31  mars

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Penelope Fillon mise en examen

 

PARIS (Reuters) - Penelope Fillon a été mise en examen mardi, notamment pour complicité et recel de détournement de fonds publics dans l'affaire de ses emplois présumés fictifs, a-t-on appris de source judiciaire.

L'épouse du principal candidat de la droite à la présidentielle, qui a été entendue dans la journée par les juges chargés de l'enquête, est également mise en examen des chefs de complicité et recel d'abus de biens sociaux, et recel d'escroquerie aggravée, précise-t-on de même source.

François Fillon avait été lui-même mis en examen il y a deux semaines dans ce dossier qui empoisonne sa campagne électorale depuis les premières révélations parues dans le Canard enchaîné à la fin du mois de janvier.

Le "Penelopegate" a depuis lors projeté cette femme de l'ombre, âgée de 61 ans, en pleine lumière.

Les magistrats cherchent à déterminer si elle a bien travaillé comme attachée parlementaire, au service de son mari et de son suppléant Marc Joulaud, et comme collaboratrice à La Revue des deux mondes en contrepartie de ses rémunérations, d'un montant total de près d'un millions d'euros brut.

Contrairement à son mari qui s’était contenté devant les juges d’une brève déclaration, Penelope Fillon était décidée à s’expliquer, avaient fait savoir les avocats du couple avant l'audition.

Penelope Fillon a été employée par son mari de 1988 à 1990 puis de 1998 à 2002 et de mai 2012 à novembre 2013, un poste qui n'a pourtant jamais été "officialisé", comme elle l'a elle-même reconnu devant les enquêteurs lors d'une précédente audition, selon un procès-verbal d'audition révélé par Le Monde.

L'ex-Premier ministre a déclaré début février qu'elle avait été employée par ses soins pendant quinze ans, pour un salaire mensuel moyen de 3.677 euros nets. Un salaire qu'il juge "parfaitement justifié" compte tenu de ses diplômes.

Marc Joulaud, lui aussi mis en examen ce mois-ci, l'a pour sa part employée comme collaboratrice parlementaire de mai 2002 au 31 août 2007.

Penelope Fillon a été employée comme "conseiller littéraire" de la prestigieuse Revue des deux mondes, propriété d'un "ami de la famille", l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, entre mai 2012 et décembre 2013.

Le Canard enchaîné a évalué le total de ces rémunérations à 930.000 euros brut.

Penelope Fillon était sortie de son silence début mars dans une interview au Journal du dimanche pour apporter son soutien sans failles à son mari et affirmer qu'elle a "confiance en la justice".

Revenant sur les accusations dont elle fait l'objet, Penelope Fillon affirmait avoir bel et bien effectué des "tâches très variées". "J'ai fait donner par mon avocat des documents aux enquêteurs, des courriers avec des notations prouvant qu'ils étaient passés par moi, des échanges de mails avec les autres collaborateurs de mon mari".

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang achèverait les préparatifs d'un 6e essai nucléaire

 

WASHINGTON (Reuters) - Des images satellites du principal site d'expérimentations atomiques de la Corée du Nord, obtenues au cours du week-end, laissent penser que Pyongyang en est sans doute aux derniers préparatifs de son sixième essai nucléaire, a déclaré mardi un "think tank" américain.

Selon 38 North, site internet qui suit ce qui se passe en Corée du Nord, les images en question, datant de samedi, dénotent la présence de véhicules et de remorques sur le site de Punggye-ri et laissent penser que des câbles de communications ont été déroulés jusqu'à un tunnel devant servir à cet essai.

De l'eau est pompée hors du tunnel et évacuée en aval, "sans doute pour que le tunnel reste à sec dans le but d'accueillir du matériel de contrôle ou de communication", ajoute 38 North.

"La conjonction de ces facteurs laisse fortement penser que des préparatifs d'essai sont en cours, englobant l'installation du matériel. Les images, toutefois, n'apportent pas la preuve absolue de la présence d'un engin nucléaire et ne permettent pas de dire quand un essai pourrait intervenir", écrit 38 North.

L'absence d'activité sur le reste du site "pourrait signifier que les préparatifs de l'essai en sont à leurs dernières phases", lit-on sur le site 38 North. "Depuis que la Corée du Nord sait que le monde regarde, et depuis qu'elle est capable de simulacres, la prudence doit être de mise avant de conclure qu'un essai nucléaire est imminent", nuance cependant le think tank.

Durant le week-end, 38 North avait estimé que les véhicules et les remorqueurs présents sur le site pourraient avoir servi à acheminer un engin nucléaire en vue d'un essai souterrain.

La Corée du Nord a déjà mené cinq essais nucléaires et une série de tirs expérimentaux de missiles, malgré les sanctions des Nations unies, et chercherait, à en croire des experts, à mettre au point des missiles à ogive nucléaire en mesure d'atteindre le territoire américain.

·         INTERNATIONAL

 

Axa et des banques françaises participent à la colonisation israélienne

 

 

Huit organisations révèlent dans un rapport que quatre banques et une compagnie d’assurances françaises participent au capital d’entreprises israéliennes impliquées dans la colonisation de la Cisjordanie. Elles violent le droit international.

 

·         POLICE

 

Pas de détention provisoire pour le policier Mort de Shaoyo Liu: la police est une fois de plus désignée

 

Un homme est mort cité Curial, dans le XIXe arrondissement de Paris, tué par la balle d'un policier. La communauté chinoise dénonce une bavure et plusieurs centaines de personnes ont encore manifesté mardi soir. Mais contrairement à beaucoup d'autres auteurs présumés de crimes et délits, l'auteur ne sera pas, sauf énorme surprise, placé en détention provisoire. Explications.

 

·         EUROPE

 

Brexit: les grands travaux ne font que commencer

 

 

 

Londres déclenche la procédure de divorce avec l’UE. Alors que la bataille sur la « facture du Brexit » bat déjà son plein, retour sur les enjeux des négociations : ils s’annoncent d’une redoutable complexité pour les Européens et pour Theresa May.

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·         EUROPE

 

Le SPD allemand soutient Hamon du bout des lèvres et préfère Macron

 

 

Le candidat socialiste a rencontré le président du SPD Martin Schulz. Ce dernier a assuré Benoît Hamon de son soutien. Quelques heures plus tard, le ministre allemand des affaires étrangères et vice-chancelier SPD Sigmar Gabriel réitérait son soutien à Emmanuel Macron. Ce dernier reste le candidat favori des sociaux-démocrates allemands.

 

·         SOCIAL

 

Les plus précaires et les plus âgés vont payer la réforme de l’assurance-chômage

 

 

Neuf mois après un tonitruant fiasco, le patronat et quatre syndicats sur cinq ont abouti à un accord pour réformer le régime de l’assurance-chômage. Il prévoit près de 1,2 milliard d’euros d’économies.

 

·         FRANCE

 

Le choix de Valls pour Macron scelle l'implosion du PS

 

PARIS (Reuters) - Le choix de Manuel Valls, annoncé mercredi, de voter Emmanuel Macron à l'élection présidentielle entérine au Parti socialiste le divorce entre deux gauches irréconciliables, possible prélude à une scission du parti fondé en 1971.

La tentative de "mise à mort" anticipée dimanche par le candidat issu de primaire organisée par le PS, Benoît Hamon, est donc advenue, signant en quelque sorte la fin de la séquence ouverte le 1er décembre par le renoncement de François Hollande à briguer un deuxième mandat au nom du "rassemblement".

Prenant acte de ce "grand coup de plus" porté à la démocratie, Benoît Hamon a dénoncé un "jeu morbide" et, dans un nouvel appel quasi désespéré, invité le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui le précède désormais dans les sondages, à se rallier à sa candidature, jugeant sa position "centrale".

"Je fais cette adresse forte et fraternelle pour que nous ne laissions pas les forces de destruction, les forces de l'argent présider aux destinées de notre pays", a-t-il lancé lors d'une brève déclaration à son siège de campagne, à Paris.

Le communiste Pierre Laurent a proposé pour sa part une rencontre entre Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et lui-même pour "créer les conditions de la victoire" autour d'un projet profondément ancré  à gauche, d'une campagne et d'une candidature commune", écrit-il dans un communiqué.

En campagne à Douai (Nord), Benoît Hamon a accepté cette invitation à former "un contrat de gouvernement, un contrat de législature" sur des "bases claires".

A ses côtés, la maire de Lille, Martine Aubry, a dit n'être ni "surprise" ni "triste" face au rapprochement Valls-Macron.

"Quand les valeurs et les idées passent au second plan, quand les intérêts personnels et l'envie du pouvoir pour le pouvoir sont en premier lieu, eh bien on se ressemble et on s'assemble", a déclaré aux journalistes l'ex-Première secrétaire du PS qui avait rallié François Hollande après sa défaite à la primaire du PS en 2011.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a refusé devant la presse d'"ajouter de la division à la division" au sein d'un PS où il milite "depuis 46 ans".

"MINABLE"

La décision de Manuel Valls a outré certains partisans de Benoît Hamon, qui ont crié au déshonneur, tandis que le camp de l'ancien Premier ministre invoquait l'impérieuse nécessité de lutter contre l'extrême droite.

"Face au danger que représente le Front national, on ne peut pas hésiter", a fait valoir Manuel Valls sur BFM TV et RMC.

"Ce n'est pas un ralliement c'est le choix de la raison", a ajouté celui que beaucoup soupçonnent de lancer, par ce geste, la bataille pour la direction du Parti socialiste, qui devrait faire l'objet d'un congrès avant la fin de l'année.

Le sénateur socialiste Alain Richard a d'ailleurs jugé la situation clarifiée : "La ligne politique du PS sera soit celle de Manuel Valls soit celle de Benoît Hamon", a-t-il dit.

Pour ses partisans comme Harold Hauzy, responsable de sa communication à Matignon, Manuel Valls a fait le choix de la "dignité", sans "chichis". "@Emmanuel Macron face au risque de l'extrême droite: dignité, clarté, responsabilité, valeurs #pasdechichis", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Dans le camp Hamon, les avis sont amers, à l'image du tweet de l'ancien ministre Arnaud Montebourg qualifiant Manuel Valls d'"homme sans honneur". "Minable", a renchéri la députée Karine Berger.

Anticipant ces critiques, Manuel Valls a estimé n'avoir aucune leçon à recevoir de "ceux qui n'ont respecté aucune règle pendant cinq ans". "Mais c'est vrai le Parti socialiste ne sera plus comme il a été jusqu'à maintenant après cette élection", a-t-il reconnu.

Dans ce climat de guerre civile à 25 jours du premier tour, le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a tenté un appel au calme qui a peu de chances d'être entendu.

Dans une lettre aux militants, il demande de se méfier des sondages "qui ont déjà démontré qu'ils pouvaient être démentis par la réalité" et rappelle que "ceux qui ont rejoint En Marche ! ne sont plus au Parti socialiste".

·         INTERNATIONAL

 

Une Palestinienne abattue par la police israélienne à Jérusalem

 

JÉRUSALEM (Reuters) - Des policiers israéliens ont abattu mercredi une Palestinienne qui menaçait de les attaquer à l'aide d'un couteau à l'entrée de la vieille ville de Jérusalem, ont indiqué des porte-parole de la police.

L'incident s'est produit porte de Damas, une des voies fortement gardée donnant accès à Jérusalem-Est, qui a été le théâtre d'agressions du même type par le passé.

"La police a répondu à une situation qui présentait une menace vitale et elle a abattu la terroriste sur place", a déclaré Mickey Rosenfeld.

Luba Samri, une autre porte-parole de la police, a précisé que l'assaillante, une habitante de Jérusalem-Est âgée de 49 ans, s'est approchée d'un groupe de policiers avec un couteau et a tenté de les poignarder.

Au moins 241 Palestiniens ont été tués dans des violences depuis octobre 2015 et le début d'un nouveau cycle de violences en Israël et dans les territoires occupés.

Selon un bilan fourni par les autorités israéliennes, 161 Palestiniens ont été tués en tentant de commettre des agressions à l'arme blanche ou à la voiture bélier, principalement à Jérusalem. Les autres ont trouvé la mort dans des heurts avec les forces de sécurité.

Deux Américains et 37 Israéliens ont été tués dans des incidents de cette nature au cours de cette période.

·         FRANCE

 

Le FN conteste l'interprétation de documents embarrassants

 

PARIS (Reuters) - Le Front national a contesté mercredi des informations du Monde qui fait état de documents aux mains de la justice fragilisant, selon le quotidien, la défense du parti d'extrême droite dans l'affaire des soupçons de fraude au Parlement européen.

Dans ce dossier, les magistrats, saisis d'une information judiciaire, s'interrogent en particulier sur la nature des activités de plusieurs assistants d'eurodéputés, qu'ils soupçonnent d'avoir en réalité travaillé indûment pour le FN.

Autrement dit, selon cette hypothèse, la formation aurait pu prendre en charge des frais de fonctionnement interne avec des fonds normalement dévolus au travail parlementaire afin de pallier des difficultés financières.

Le Monde publie en partie le contenu d'un courrier saisi, selon le journal, par les enquêteurs au siège du FN, à Nanterre, dans lequel le trésorier Wallerand de Saint Just s'inquiète d'une hausse des dépenses.

"Ma chère Marine, voici les comptes 2013 et une présentation un peu différente faite par moi-même. En 2013, les dépenses ont été mensuellement de 100.000 euros plus élevées que prévu", écrit Wallerand de Saint Just dans cette lettre, telle que Le Monde la retranscrit.

"Ces postes sont difficiles à contrôler", ajoute-t-il, tout en soumettant à la présidente frontiste une solution.

"Dans les années à venir et dans tous les cas de figure, nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen et si nous obtenons des reversements supplémentaires", propose le trésorier.

"GRAVE DIFFAMATION"

Ce courrier serait daté du 16 juin 2014, peu après les élections européennes, qui se sont soldées par l'attribution de 24 sièges au FN au Parlement européen.

Il "fragilise la défense du parti d'extrême droite, qui est accusé d'avoir détourné des fonds européens pour financer son train de vie", conclut Le Monde, qui évoque la découverte par les enquêteurs d'autres documents allant dans le même sens.

"Grave diffamation", a répondu Wallerand de Saint Just dans un communiqué.

Selon lui, les "économies importantes grâce au Parlement européen" s'expliquent non pas par la mise au point d'un système frauduleux mais par le fait que "les salariés du Front National devenus députés français au Parlement européen allaient voir leurs contrats de travail s'interrompre".

"Les 'reversements supplémentaires' étaient ceux attendus des élus départementaux et régionaux dont le nombre devait augmenter considérablement vu les enquêtes d'opinion", poursuit le trésorier.

Joint par Reuters, il a dit vouloir porter plainte en diffamation contre Le Monde.

Dans le cadre de cette enquête, les juges français ont mis en examen deux assistants parlementaires frontistes, dont la chef de cabinet de Marine Le Pen, et convoqué la présidente du parti - laquelle refuse d'y répondre, comme son immunité parlementaire le lui permet, le temps de la campagne électorale.

 

 

30  mars

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Mélenchon ne participera pas au débat télé du 20 avril

 

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle, a annoncé mardi qu'il ne participerait pas au dernier débat télévisé organisé par France 2 si la date du 20 avril était maintenue, invoquant une question d'agenda et une absence de concertation.

"En toute hypothèse, pour ma part je ne crois pas possible de participer à une émission de cette nature au-delà du lundi 17 avril, compte tenu de mon programme d’activité et de la construction de ma campagne", écrit le co-fondateur du Parti de Gauche dans un billet publié sur son blog.

France 2 "ne s’est pas demandé si nous sommes d’accord pour mettre en jeu toute notre campagne 48 heures avant le vote", souligne-t-il, "ni ce que nous avions prévu de faire à cette date, ni s’il est décent et conforme qu’une campagne électorale s’achève par un événement auquel il est impossible de répliquer le cas échéant".

Un premier débat a réuni le 20 mars sur TF1 cinq des onze candidats à l'élection présidentielle - Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon. L'exercice, inédit dans l'histoire politique française, a été suivi par 9,8 millions de téléspectateurs.

Deux autres débats sont prévus d'ici au 23 avril : l'un sur BFM TV et CNews le 4 avril, l'autre sur France 2 le 20 avril.

"La date est annoncée et nous sommes en quelque sorte sommés de nous y plier sous peine de passer pour je ne sais quel affreux déserteur qui mépriserait ses concurrents et les téléspectateurs", estime Jean-Luc Mélenchon qui exprime également des réserves sur le second débat sur BFM TV et CNews.

"Nous serons 11 participants ! Pour 15 minutes de temps de parole à chacun d’entre nous, les deux chaînes d’information en continu BFMTV et CNews ont prévu une durée de 3h30 pour l’émission. Ce seraient donc quatre heures sans aucun doute !", souligne-t-il.

L'organisation du premier débat sur TF1, qui avait duré 3h30, avait été vivement critiquée par les prétendants à l'Elysée qui n'avaient pas été invités à participer, à l'image de Nicolas Dupont-Aignan.

Saisi par le candidat de Debout la France!, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait estimé le 1er mars que le choix d'une chaîne d'organiser un débat n'associant qu'une partie des candidats déclarés à un scrutin électoral relevait "de sa responsabilité éditoriale".

Le Conseil s'était toutefois interrogé "sur l'opportunité de maintenir l'organisation de ce débat à la date retenue", estimant qu'en cas de déséquilibre des temps de parole, "aucun rattrapage ne serait possible".

·         INTERNATIONAL

 

Utilisation des bases iraniennes par la Russie "au cas par cas"

 

 (Reuters) - Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a indiqué mardi que la Russie serait autorisée "au cas par cas" à utiliser des bases aériennes en Iran pour mener des opérations en Syrie.

La question de la Syrie, ainsi que d'autres sujets régionaux, seront discutés lors d'une rencontre avec Vladimir Poutine dans la journée au Kremlin, a ajouté le ministre.

Une délégation iranienne, conduite par le président Hassan Rohani, est arrivée lundi à Moscou.

L'Iran et la Russie ont été des alliés déterminants dans le soutien au régime syrien au cours des 18 derniers mois qui ont vu la tendance s'inverser en faveur de Bachar al Assad dans la guerre civile.

La Russie a utilisé au cours de l'été dernier des bases aériennes iraniennes afin de lancer des opérations contre les rebelles syriens. C'était la première fois qu'une puissance étrangère bénéficiait des infrastructures militaires en Iran depuis la Seconde Guerre mondiale.

Cette coopération militaire fut interrompue brutalement après l'intervention de parlementaires iraniens qui ont fait valoir que cette pratique était contraire à la constitution. Le ministère iranien de la Défense était également mécontent de la publicité faite par Moscou à cette collaboration.

"La Russie ne possède pas de base militaire (en Iran). Nous avons une bonne coopération, au cas par cas. Lorsque les Russes devront utiliser des installations iraniennes pour combattre le terrorisme, nous prendrons une décision", a expliqué Zarif.

·         FRANCE

 

Affaire Rémi Fraisse: la famille met en cause l’impartialité des juges

 

Une requête en suspicion légitime est déposée par les avocats de la famille Fraisse, qui demande que le dossier soit repris par d’autres magistrats que ceux de Toulouse. Orientée dès le départ, l'instruction s'achève en effet sans aucune mise en examen.

·         FRANCE

 

Un ancien directeur de cabinet de Valls bientôt jugé pour «fraude fiscale»

 

 

 

D’après nos informations, l’ancien préfet Jean Daubigny, directeur de cabinet de Manuel Valls en 2012, sera bientôt jugé pour « fraude fiscale ». Le parquet de Paris a décidé de le faire citer devant le tribunal correctionnel en compagnie de sa femme.

29  mars

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Moyens, déconsidération et pressions La colère inédite de la police anticorruption

 

Manque de moyens, déconsidération de la haute hiérarchie policière et multiplication des pressions politiques : vingt-cinq fonctionnaires de l’Office anticorruption, le service d’élite de la PJ française dans la lutte contre la “délinquance en col blanc”, ont adressé au directeur général de la police nationale un courrier alarmant. Mediapart le publie.

 

·         ÉVASION FISCALE

 

Les paradis fiscaux restent au centre des activités bancaires européennes

 

 

En 2015, les vingt premières banques européennes ont réalisé 26 % de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux. Le dernier rapport de l’ONG Oxfam, qui reprend les données des établissements pays par pays, prouve combien les territoires au cœur de l’évasion fiscale – surtout en Europe – continuent à jouer un rôle central dans les activités bancaires.

 

·         CORRUPTION

 

La Russie manifeste contre la fortune cachée du premier ministre

 

 

Il y a un mois, le Fonds anticorruption de l’opposant Alexeï Navalny publiait une enquête sur la fortune cachée du premier ministre, Dmitri Medvedev. Ce dimanche 26 mars, des dizaines de milliers de manifestants anticorruption sont descendus dans la rue en Russie. Plus d’un millier d'entre eux ont été interpellés, dont Alexeï Navalny qui écope de 15 jours de détention et d'une amende.

 

·         FRANCE

 

Le sort des négociations Unedic entre les mains du Medef

 

PARIS (Reuters) - Le sort des négociations sur l'assurance chômage (Unedic) est entre les mains du Medef, dont le conseil exécutif avait rendez-vous lundi après-midi pour une réunion décisive à la veille d'une ultime séance de discussions entre patronat et syndicats.

Ces discussions butent sur le traitement des contrats de travail de moins d'un mois, dont les syndicats font un préalable et sur lequel ont échoué en juin les précédentes négociations.

Le patronat, hostile à une mesure générale de type bonus-malus, propose dans le projet d'accord qu'il a mis sur la table début mars d'"inciter" les secteurs économiques concernés à ouvrir des négociations pour mettre en place des dispositifs permettant de "modérer l'utilisation des contrats très courts (...) lorsque cela est possible".

Une proposition jusqu'ici jugée insuffisante par les cinq centrales syndicales gestionnaires de l'Unedic avec le Medef, la CPME (ex-CGPME) et l'U2P (ex-UPA).

Jeudi dernier, le négociateur du Medef, Alexandre Saubot, s'est dit prêt à revoir la rédaction de cet article, tout en en gardant l'"esprit", et a promis "une mesure complémentaire pour crédibiliser le dispositif".

"On a quelque chose qui est à peu près calé, un chemin possible", a déclaré lundi à Reuters un responsable patronal après un week-end d'échanges informels.

"On va chercher à donner un gage aux organisations syndicales sur la fiabilité de l'invitation, que nous allons faire aux secteurs concernés par les contrats de moins d'un mois, à engager des négociations pour trouver des solutions économiques et sociales à cette situation", a-t-il ajouté.

GATTAZ "PAS COMPLÈTEMENT CONFIANT"

Il n'a pas précisé la nature de ce gage. Mais des négociateurs syndicaux évoquaient dès jeudi une hausse générale minime des cotisations patronales, compensée par une baisse de celles versées par les entreprises à l'Assurance garantie des salaires (AGS), qui prend en charge les salaires et indemnités de licenciement des sociétés défaillantes.

Le Figaro avance dans son édition de lundi le chiffre de 0,05 point pour cette augmentation de la cotisation patronale.

Une piste qui paraît cependant en contradiction avec les "lignes rouges" réitérées lundi par le président du Medef, Pierre Gattaz, sur le site internet Boursorama.

"Il n'y aura pas d'augmentation du coût du travail, ça c'est sûr", a-t-il dit quelques heures avant la réunion du conseil exécutif. "On va mettre quatre ou cinq options sur la table cet après-midi, on en choisira une pour tenter une négociation."

"Je ne suis pas complètement confiant, je reste optimiste. Mais aujourd'hui, je peux vous dire que ce sont des débats importants au sein du Medef", a-t-il ajouté.

Les partenaires sociaux sont sous la pression de l'élection présidentielle, alors que plusieurs candidats, Emmanuel Macron et François Fillon en tête, ne cachent pas leur intention de remettre en cause le mode de fonctionnement et de gestion de l'assurance chômage, quitte à en confier le pilotage à l'Etat.

"Aujourd'hui, la suite est dans les mains du Medef (...). J'ai compris que la présidence du Medef était acquise à l'issue possible de cette négociation. Mais maintenant c'est le conseil exécutif qu'il s'agit d'emmener", dit une source patronale.

·         FINANCES PUBLIQUES

 

Caisse des dépôts: les indemnités illégales des parlementaires

 

 

Les parlementaires qui siègent à la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts perçoivent depuis longtemps des indemnités illégales. La Cour des comptes a omis de le signaler dans un récent référé. Interpellé par Mediapart, son premier président, Didier Migaud, prétend qu’il ne peut rien faire. Ce qui est inexact.

 

·         LIBERTÉS PUBLIQUES

 

L’interdiction de séjour devient un instrument de répression

 

 

 

Le code pénal permet d’interdire à une personne de se rendre sur une partie du territoire. Mais lorsque cette interdiction vise des militants – notamment zadistes –, porte sur tout un département et s’étale sur plusieurs années, l’objectif semble être surtout de briser un mouvement social.

28  mars

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Le Pen prédit la mort prochaine de l'Union européenne

 

LILLE (Reuters) - Marine Le Pen a prédit dimanche la mort de l'Union européenne et la défaite des "mondialistes", en présentant ses concurrents Emmanuel Macron et François Fillon en suppôts d'une "oligarchie" oeuvrant contre les Français.

Lors d'un meeting à Lille, la candidate du Front national a promis de renverser le pouvoir européen pour rendre à la France sa souveraineté législative, territoriale et monétaire.

"L'heure de la défaite des mondialistes est venue", a-t-elle déclaré, en attaquant "ces oligarques de l'ordre mondial qui, de leur immeuble de verre à Bruxelles, nous administrent comme si nous étions leurs colonies".

Emmanuel Macron et François Fillon, "mes deux principaux adversaires sont une incarnation parfaite de cette oligarchie qui décide, de ce système qui oppresse et brutalise", a-t-elle ajouté.

Les candidats d'En Marche ! et des Républicains, que les sondages voient battre Marine Le Pen au second tour de la présidentielle sont, selon elle, "les représentants d'intérêts privés (...) des courroies de transmission de la finance".

"Les politiciens du système, a-t-elle ajouté, leur vraie patrie, c'est le marché planétaire de masse."

"Leur trahison, c'est le prix de leur admission dans la caste mondiale", a-t-elle poursuivi, en faisant allusion aux parcours professionnels d'Emmanuel Macron et de François Fillon, présentés comme des candidats qui devront "donner un jour un coup de pouce dans ses affaires" à tel ou tel grand patron.

"L'Union européenne va mourir, a annoncé Marine Le Pen, déclenchant un tonnerre d'applaudissement, parce que les peuples n'en veulent plus."

Elle a ensuite évoqué sa rencontre cette semaine avec le président russe Vladimir Poutine, "vrai homme d'Etat", les victoires du Brexit en Grande-Bretagne et de Donald Trump aux Etats-Unis, et jugé que "partout dans le monde les patriotes parlent la même langue".

Si elle remporte l'élection présidentielle le 7 mai, Marine Le Pen compte négocier pendant six mois avec les partenaires européens pour restaurer la souveraineté monétaire, législative, territoriale et économique de la France.

Elle promet que cette négociation, quelle qu'en soit l'issue, sera suivie d'un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union européenne et qu'elle quittera le pouvoir si elle est désavouée.

Dans un entretien avec les lecteurs du quotidien Le Parisien publié dimanche, elle précise qu'elle attendra le résultat des élections allemandes fin septembre pour négocier sur la question de l'euro.

·         INTERNATIONAL

 

L'étau se resserre autour de Rakka, fief syrien de l'EI

 

BEYROUTH (Reuters) - Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de miliciens kurdes et de combattants arabes soutenue par les Etats-Unis, ont annoncé dimanche avoir pris le contrôle d'une localité située à une vingtaine de kilomètres seulement de Rakka, le fief de l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie.

Karama, sur les rives de l'Euphrate, est la dernière ville d'importance avant Rakka, distante de 18 km.

Sur un autre front, ouvert au nord-est de Rakka, les FDS ne sont plus qu'à quelques kilomètres du fief des djihadistes.

Interrogé lors d'une conférence de presse organisée à Karama, Dejwar Khabat, un des commandants des FDS, a dit s'attendre à ce que l'assaut sur Rakka soit lancé début avril.

A l'ouest de Rakka, les FDS tentent de prendre Tabka. Située à une quarantaine de kilomètres en amont de Rakka, sur l'Euphrate, la ville occupe une position stratégique, sur le lac Assad, avec la présence d'un barrage et d'une base aérienne conquise par les djihadistes de l'EI en août 2014, au plus fort de leur expansion.

Selon le commandant Khabat, cette base serait encerclée. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte pour sa part que les forces arabo-kurdes en sont encore à plusieurs kilomètres.

Dans des messages diffusés via les réseaux sociaux, l'EI a affirmé dimanche que le barrage de Tabka, fragilisé par des frappes aériennes, menaçait de s'effondrer.

Les FDS tentent depuis vendredi de s'emparer de cette structure.

·         AMÉRIQUE DU SUD

 

Face au protectionnisme de Trump, l’industrie automobile mexicaine serre les dents

 

Donald Trump veut faire revenir les constructeurs automobiles aux États-Unis, et taxer les importations en provenance du Mexique. Un néomercantilisme qui menace l’industrie la plus globalisée de l’Alena, et qui pourrait avoir de lourdes conséquences pour le « joyau » de l’industrie mexicaine, lequel exporte aux États-Unis 77 % de ses véhicules et fait travailler 1,6 million de personnes.

·         FRANCE

 

Le train de vie dérangeant de la Fédération de karaté

 

 

Appartement privatisé, voiture de fonction, scooter de fonction offert pour un départ… Une enquête préliminaire a été ouverte à la suite d’une inspection sur le fonctionnement de la Fédération française de karaté.

 

·         FRANCE

 

Le président de la Fédération de tennis jugé le 13 juin pour favoritisme

 

Le président de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli, est convoqué le 13 juin devant le tribunal correctionnel de Bastia pour y être jugé pour un possible délit de favoritisme. La crise au sein de la Fédération risque de se renforcer encore davantage.

 

·         EUROPE

 

60 ans après Rome, l’UE et le spectre de l’arbitraire

 

Ces derniers mois, plusieurs juristes et politistes ont produit des analyses dénonçant des politiques européennes à la limite de la constitutionnalité. Les gestions de la crise des dettes souveraines et de celle des réfugiés sont pointées du doigt. 

·         FRANCE

 

La Guyane entre en crise

 

Samedi 25 mars, 37 organisations syndicales ont voté la grève générale à compter de lundi, malgré l’appel à « l’apaisement » et au « dialogue » lancé par le premier ministre Bernard Cazeneuve. Depuis jeudi, la Guyane est bloquée par des barrages routiers et un mouvement de colère sociale de grande ampleur.

 

·         ETATS-UNIS

 

Revers total de Trump sur la réforme santé

 

 

 

L’abandon du projet de loi visant à remplacer l’Obamacare, vendredi 23 mars, est un ratage spectaculaire pour le président américain. En voulant forcer la main des représentants ultraconservateurs, il s’est heurté à un mur. Son agenda législatif est compromis par cet échec patent.

27  mars

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Casseroles et jets d'oeufs pour Fillon au Pays basque

 

CAMBO-LES-BAINS, Pyrénées-Atlantiques (Reuters) - François Fillon, en campagne au Pays basque, a été accueilli samedi matin par des jets d'oeufs et un concert de casseroles.

L'ancien Premier ministre, mis en examen pour les emplois présumés fictifs dont aurait profité sa famille, avait programmé une rencontre avec des producteurs de piments d'Espelette à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques, où il était attendu par une trentaine de manifestants et militants basques.

Ils ont hué le candidat de la droite à l'élection présidentielle et martelé des casseroles en scandant "Fillon en prison".

A ce concert devenu habituel lors de ses déplacements s'est ajouté le jet d'une dizaine d'oeufs, qui n'ont cependant pas atteint le candidat, protégé par des parapluies.

"Ces manifestations, c'est une insulte à la démocratie, c'est une insulte aux millions de Français qui me soutiennent", a réagi François Fillon. "Plus ils manifesteront, plus les Français me soutiendront."

Alors qu'il tenait un pot de piments d'Espelette à la main il a ironisé en déclarant à ses interlocuteurs: "Surtout ne me faites pas de cadeau, il va falloir que j'en déclare la valeur."

François Fillon a notamment été épinglé pour avoir accepté des costumes sur mesure de luxe, offerts par l'avocat franco-libanais Robert Bourgi, une figure de la "Françafrique", système de relations mêlant clientélisme et affairisme entre la France et ses anciennes colonies africaines.

L'ex-Premier ministre a déclaré jeudi soir sur France 2 que ces cadeaux s'inscrivaient "dans une relation strictement privée, sans la moindre contrepartie" mais a confessé une "erreur de jugement" et dit les avoir rendus à Robert Bourgi.

Le Parquet national financier a délivré un réquisitoire supplétif contre X pour "trafic d’influence" afin de prendre en compte ce cadeau vestimentaire, d'une valeur de 13.000 euros.

Dans sa déclaration de patrimoine, publié mercredi par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), il fait état par ailleurs de deux montres de valeur, l'une de 15.000 euros et l'autre de 12.000 euros.

L'une lui a été offerte par l'hommes d'affaires italo-suisse Pablo Victor Dana, gestionnaire d'un fonds financier et fondateur de la marque Instruments et Mesures du Temps, aujourd'hui disparue, qui a dit à France Info avoir fait cadeau de cette montre de manière "absolument désintéressée".

Selon France Info, la deuxième a été offerte en 2013 à l'ancien Premier ministre, passionné de courses de voitures, par le manufacturier suisse Rebellion à l'occasion des 24 Heures du Mans, où le patron de cette entreprise était à la tête d'une écurie automobile. Un cadeau là encore qualifié de geste "amical" par la source citée par la radio.

"MACHINATION"

Après Cambo, François Fillon est allé à Arbonne, près de Biarritz, déjeuner avec des agriculteurs.

En début de matinée il avait parcouru, sans journalistes, le quartier des halles de Biarritz, ville où il avait tenu vendredi soir un meeting et réitéré ses accusations contre François Hollande, présentant le président de la République comme le chef d'une "machination" destinée à l'abattre.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, au coude à coude avec la présidente du Front national, Marine Le Pen, en tête de sondages qui prédisent l'élimination de François Fillon dès le premier tour, faisait campagne à La Réunion.

Le candidat socialiste, Benoît Hamon, s'est pour sa part plaint, lors d'une visite au Salon du Livre, de la tournure actuelle de la campagne présidentielle.

"J'aimerais bien que la campagne présidentielle quitte la rubrique polar si c'était possible et qu'on se consacre à des choses un peu plus sérieuses", a-t-il dit à des journalistes.

Filant la métaphore, il a admis que sa campagne peinait à décoller. "Il y a des livres dans lesquels on rentre et dans lesquels, au début, on se dit, 'est-ce que c'est le bon livre'. Et puis finalement, passé le premier effort, on découvre que c'est un très bel ouvrage. C'est un peu la campagne électorale que je mène", a-t-il expliqué.

Le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, est pour sa part allé soutenir les salariés d'un établissement de restauration rapide de la gare de l'Est, à Paris, qui demandent de meilleures conditions de travail.

Quant à Marine Le Pen, c'est dimanche après-midi à Lille qu'elle entend marquer les esprits par un grand meeting.

·         FRANCE

 

L'UDI excommunie l'Alliance centriste ralliée à Emmanuel Macron

 

PARIS (Reuters) - L'Union des démocrates et indépendants (UDI) a exclu samedi une de ses composantes, l'Alliance centriste (AC), qui a décidé il y a une semaine de soutenir l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle.

Le Conseil national de l'UDI a adopté samedi matin l'accord électoral conclu avec Les Républicains (LR), parti du candidat de la droite, François Fillon, à la traîne dans les sondages derrière Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron.

Selon un responsable du parti centriste, il n'y a eu que neuf abstentions et 10 votes contre cet accord, qui octroie à l'UDI plusieurs dizaines de circonscriptions pour les élections législatives de juin prochain.

Le Conseil national de l'UDI a aussi approuvé à la quasi unanimité (six abstentions et une voix contre) son "socle programmatique", précise-t-on de même source.

Selon l'ancien président de l'Alliance centriste, Jean Arthuis, qui a rejoint le mouvement En Marche ! d'Emmanuel Macron fin 2016, la décision d'exclure l'AC a été prise par le bureau exécutif de l'UDI juste avant le conseil national.

Cette décision, publiée sur twitter par l'actuel président de l'AC, Philippe Folliot, "prend acte du fait que l'Alliance centriste (...) n'est plus membre de l'UDI".

Cette motion précise cependant qu'un courrier sera adressé aux membres de l'AC afin qu'ils "fassent connaître leur souhait ou non de quitter ce mouvement et de rester membres de l'UDI".

Philippe Folliot qualifie d'"illégale" cette motion et de "pitoyable" la "politique d'exclusion" du président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde. "La base est avec nous", ajoute-t-il.

La décision de l'UDI est "pathétique", a renchéri Jean Arthuis dans une déclaration à Reuters. Pour l'ancien ministre centriste, elle est "d'autant plus grotesque que l'UDI optera pour Emmanuel Macron au soir du premier tour".

Il estime que la "grande majorité" du millier de militants et d'élus d'AC a rejoint En Marche ! et que les seuls qui resteront à l'UDI sont ceux qui craignent pour leur investiture pour les législatives. Il estime également qu'une bonne partie de la base de l'UDI "est déjà En Marche !".

Les sondages prédisent un duel Macron-Le Pen au second tour de la présidentielle, début mai, et la victoire du candidat d'En Marche ! sur la présidente du Front national.

La campagne de François Fillon s'est enlisée, depuis sa victoire dans la primaire de la droite, dans les révélations à répétition sur son train de vie et des emplois présumés fictifs au profit de sa famille, qui lui valent une mise en examen.

 

·         DROITE

 

Fillon radicalise son noyau dur sur fond de complotisme

 

Toujours en peine de faire parler d’autre chose que des affaires, François Fillon pousse d’une octave supplémentaire la ritournelle du complot. Le candidat LR est persuadé d’être la victime d’un « cabinet noir » de l’Élysée. Une stratégie qui fait mouche auprès du noyau dur de LR, mais inquiète bon nombre d’élus à droite.

·         INTERNATIONAL

 

Les pertes civiles incitent l'armée à marquer une pause à Mossoul

 

MOSSOUL (Reuters) - Les forces gouvernementales irakiennes ont une nouvelle fois stoppé leur offensive dans la partie occidentale de Mossoul où sont retranchés les combattants de l'organisation Etat islamique, en raison du nombre élevé de pertes civiles constaté ces derniers jours, a-t-on appris auprès d'un porte-parole.

Selon des habitants qui ont fui les zones de combat, l'armée irakienne et la coalition conduite par les Etats-Unis ont détruit plusieurs bâtiments faisant des dizaines de victimes parmi les civils. Les civils sont également menacés par les djihadistes qui les utilisent comme boucliers humains dans la vieille ville de Mossoul.

"Le nombre élevé de morts parmi les civils dans la vieille ville nous a forcés à arrêter nos opérations pour revoir nos plans", a déclaré un porte-parole de la police fédérale. "Nous devons à présent réfléchir à de nouveaux plans et à de nouvelles tactiques", a-t-il dit.

Des responsables locaux et des habitants affirmaient jeudi que des dizaines de personnes ont été ensevelies dans l'effondrement de plusieurs bâtiments après un raid aérien qui a provoqué une gigantesque explosion.

Les Nations unies ont exprimé samedi leur préoccupation devant ces informations. "Nous sommes stupéfaits par ces décès", a déclaré Lise Grande, coordinatrice humanitaire pour l'Irak.

·         INTERNATIONAL

 

Maduro appelle l'Onu à l'aide sur les pénuries de médicaments

 

Caracas (Reuters) - Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé vendredi avoir demandé aux Nations unies de l'aider à remédier aux pénuries de médicaments qui se sont aggravées au fil de la crise économique dans le pays producteur de pétrole.

Dans un contexte d'inflation à trois chiffres, doublé d'un modèle économique dirigiste, de nombreux médicaments allant de simples anti-inflammatoires aux traitements de chimiothérapie sont devenus inabordables pour la plupart des Vénézuéliens.

Le président socialiste n'a pas précisé le type d'aide demandée aux Nations Unis, mais a souligné que l'organisation connaissait l'industrie pharmaceutique.

"Je leur ai demandé leur soutien pour continuer à faire des progrès permanent dans la régularisation des médicaments pour les hôpitaux", a-t-il dit.

Dans la journée de vendredi, Maduro a rencontré Jessica Faieta, l'administratrice adjointe et directrice du programme des Nations unies pour le développement dans la région, selon la télévision nationale.

La fédération pharmaceutique vénézuélienne estime que les Vénézuéliens sont privés d'environ 85% de la gamme des médicaments.

·         MÉDIAS

L’Obs: après l’affaire Aude Lancelin, l’affaire Cécile Amar

 

 

Pour avoir écrit un livre d’entretien avec Jean-Luc Mélenchon, la journaliste de L’Obs, Cécile Amar, est sanctionnée. L’affaire plonge de nouveau le magazine dans les turbulences.

 

·         FRANCE

 

Luxembourg: le paradis fiscal préféré de proches de Macron

 

 

Le programme d’Emmanuel Macron est assez taiseux en matière de lutte contre les paradis fiscaux. Est-ce parce qu’il connaît trop bien la « grammaire des affaires » ? Plusieurs de ses proches – membres de la campagne, conseillers ou soutiens – ont eu, en qualité de dirigeant d’entreprise ou pour leur propre compte, des activités transitant par le Luxembourg, paradis fiscal au cœur de l’Europe.

 

 

26  mars

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Fillon n'est victime d'aucune machination, estime Hamon

 

PARIS (Reuters) - François Fillon n'est victime d'aucune machination de l'Elysée, a estimé vendredi Benoît Hamon, après les accusations portées par le candidat Les Républicains envers François Hollande.

"On cherchait un cabinet noir, on l'a trouvé ce cabinet, en tout cas à travers ces allégations", a dit François Fillon jeudi, citant un livre de journalistes, dont l'un des auteurs a dit ne rien avoir écrit de tel.

François Hollande a immédiatement condamné "les allégations mensongères de François Fillon" et affirmé n'avoir été informé "que par la presse" des "affaires particulièrement graves" touchant l'ancien Premier ministre.

"C’est un grand classique des responsables politiques quand ils sont mis en cause par la justice, ils dénoncent des machinations, le lynchage", a déclaré Benoît Hamon sur Europe 1. "Il n’est pas victime de quoi que ce soit."

Dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de bien sociaux, et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

L'enquête a ensuite été élargie aux chefs d'escroquerie aggravée et de faux et usage de faux.

·         FRANCE

 

Hollande "condamne" les "allégations mensongères" de Fillon

 

PARIS (Reuters) - François Hollande a condamné jeudi "avec la plus grande fermeté" les "allégations mensongères" de François Fillon, accusé par ses dires de provoquer un "trouble insupportable" dans la campagne présidentielle.

Sur France 2, le candidat de la droite à l'élection présidentielle d'avril-mai a accusé le chef de l'Etat d'être derrière les fuites ayant alimenté les affaires le concernant sur lesquelles enquêtes la justice.

"Le Président de la République condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon ce soir sur France 2", a fait savoir l'entourage de François Hollande.

"Depuis 2012, et c'est un fait établi, l'exécutif n'est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire et a toujours respecté strictement l'indépendance de la magistrature", ajoute-t-on dans un communiqué.

François Fillon a réclamé une "enquête" sur le contenu d'un livre écrit par deux journalistes du Canard enchaîné qui, a-t-il dit pour en avoir lu des extraits, "explique comment François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l'intéressent à son bureau, ce qui est une illégalité totale".

Ce à quoi l'Elysée réplique : "Sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, parce qu'elles touchent à l'intégrité et à l'exemplarité, le président de la République n'en a été informé que par la presse."

"Le seul scandale ne concerne pas l'Etat, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice", ajoute l'Elysée.

Pour le président, "les propos de M. Fillon, qui s'ajoutent aux révélations des dernières semaines, n'ont donc aucun fondement et provoquent un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité".

·         FRANCE

 

Fillon met en cause Hollande dans ses affaires, l'Elysée réplique

 

PARIS (Reuters) - François Fillon a accusé jeudi le président François Hollande d'être impliqué dans la "machination" dont il se dit victime, provoquant une réaction immédiate de l'Elysée contre des "allégations mensongères".

Lors de l'Émission politique sur France 2, le candidat de la droite à l'élection présidentielle a ouvertement soupçonné le chef de l'Etat d'avoir œuvré pour alimenter les affaires le concernant, sur lesquelles la justice enquête.

"Je vais mettre en cause le président de la République", a-t-il affirmé.

François Fillon a réclamé une "enquête" sur le contenu d'un livre écrit par deux journalistes du Canard enchaîné qui, a-t-il dit pour en avoir lu des extraits, "explique comment François Hollande fait remonter toutes les écoutes judiciaires qui l'intéressent à son bureau, ce qui est une illégalité totale".

"Comment il est branché directement sur Bercy, sur Tracfin, sur les informations qui lui sont apportées en permanence. Comment il est au courant des moindres faits, filatures", a poursuivi François Fillon.

"On cherchait un cabinet noir, on l'a trouvé ce cabinet, en tout cas à travers ces allégations", a-t-il insisté.

"Ce soir, je demande solennellement qu'il y ait une enquête d'ouverte sur les allégations portées dans ce livre parce que c'est un scandale d'Etat", a dit l'ancien Premier ministre.

"Quand je vois qu'en deux heures, on a ouvert une enquête sur l'emploi de ma femme, je pense qu'en quelques jours on peut ouvrir une enquête sur un livre qui accuse gravement le chef de l'Etat".

FILLON ÉVOQUE BÉRÉGOVOY

François Hollande a répliqué peu après dans un communiqué sévère où il "condamne avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon".

Le président affirme n'avoir été informé "que par la presse" des "affaires particulièrement graves" de François Fillon, "parce qu’elles touchent à l’intégrité et à l'exemplarité".

"Le seul scandale ne concerne pas l'Etat, mais une personne qui aura à en répondre devant la justice", ajoute-t-on.

L'Elysée va plus loin, accusant le candidat de la droite de provoquer, à 31 jours du premier tour, "un trouble insupportable à la campagne présidentielle qui appelle dignité, sérénité et responsabilité".

L'un des auteurs du livre cité par François Fillon a fait part de sa surprise de voir son ouvrage ainsi utilisé.

"On sent quelqu'un qui est aux abois, c'est étonnant", a déclaré sur France info Didier Hassoux, co-auteur de "Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat" (Editions Robert Laffont).

Dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de bien sociaux, et manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

L'enquête a ensuite été élargie aux chefs d'escroquerie aggravée et de faux et usage de faux.

Dénonçant l'"acharnement" dont il se dit victime, François Fillon a évoqué jeudi le souvenir de l'ex-Premier ministre socialiste Pierre Bérégovoy, qui s'est suicidé en 1993.

A la question de savoir s'il avait envisagé de mettre fin à ses jours, le candidat a répondu : "En tout cas j'ai compris pourquoi on pouvait être amené à cette extrémité quand tout d'un coup l'image qui est donnée de vous n'est pas une image de ce que vous êtes, en tout cas de ce que vous croyez être."

L'ancien Premier ministre a aussi évoqué le sentiment d'être "dans une impasse, face à un mur, de n'avoir aucune porte de sortie, aucune manière de faire triompher la vérité, son innocence. On est acculé d'une certaine façon".

François Fillon a dit avoir tiré "la force de continuer" grâce à l'appui de sa famille et au soutien populaire.

·         FRANCE

 

Les dix boulets du candidat Fillon

 

L’actuel candidat de la droite à la présidentielle apparaît aujourd’hui comme un homme d’argent et un dissimulateur. Un homme politique en même temps qu’un homme d’affaires, aussi soucieux d’exercer le pouvoir que de s’enrichir discrètement. 

·         FRANCE

 

Ouverture d'une enquête sur la gestion de Garges-lès-Gonesse

 

La justice vient d’ouvrir une enquête préliminaire sur des soupçons de marchés publics illégaux passés par la commune de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) et son maire divers droite Maurice Lefèvre.

 

·         FRANCE

 

La Guyane entre en crise

 

 

Depuis jeudi 23 mars, des barrages routiers et des rassemblements populaires agitent la Guyane. Une « mobilisation générale » ce vendredi a été lancée, tour à tour, par des collectifs citoyens, des syndicats, des organisations professionnelles. Le centre spatial, le port de commerce et l’aéroport sont figés depuis plusieurs jours.

 

·         LIBERTÉS

 

A Avesnes-sur-Helpe, l’état d’urgence «détruit des vies»

 

 

Le 1er décembre 2015, Adriano Aversente, gérant d’un cinéma à Avesnes-sur-Helpe (Nord), a été perquisitionné dans le cadre de l’état d’urgence. La justice administrative a depuis annulé l’ordre de perquisition du préfet. Mais les dégâts demeurent pour ce musulman 

 

·         NTERNATIONAL

 

Affaire Sangaris: les méthodes singulières des gendarmes enquêteurs

 

 

La justice française a-t-elle sérieusement enquêté sur les viols et abus sexuels possiblement commis par des soldats français en Centrafrique ? Alors que le parquet de Paris a annoncé mardi 21 mars qu’il requérait un non-lieu, plusieurs éléments du dossier interrogent sur les méthodes des gendarmes qui ont mené les investigations.

 

·         FRANCE

 

L'ex-suppléant de Fillon entendu en vue de sa mise en examen

 

PARIS (Reuters) - Marc Joulaud, l'ex-suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale, est entendu vendredi par des juges d'instruction en vue d'une mise en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs visant Penelope Fillon, a-t-on appris de source proche du dossier.

Marc Joulaud avait employé de 2002 à 2007 l'épouse du candidat de la droite à la présidentielle comme assistante parlementaire, selon des révélations du Canard enchaîné à l'origine de l'enquête.

Les enquêteurs cherchent à déterminer si Penelope Fillon a réellement exercé une activité auprès de Marc Joulaud, aujourd'hui maire Les Républicains de Sablé-sur-Sarthe et député européen.

François Fillon a été mis en examen le 14 mars dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié sa famille.

L'ex-Premier ministre est mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives.

 

 

25  mars

 

·         LA UNE 

 

·         SANTÉ

 

Servier arrête enfin le Protelos, médicament inutile et dangereux

 

 

Le groupe Servier, fabricant du Mediator, vient d’annoncer qu’il cesserait en août 2017 de commercialiser le Protelos, traitement de l’ostéoporose dénoncé depuis des années comme inutile et dangereux par les autorités et la revue Prescrire.

 

·         JUSTICE

 

La juge Isabelle Prévost-Desprez définitivement relaxée

 

 

La magistrate Isabelle Prévost-Desprez est relaxée par la cour d’appel de Bordeaux, comme en première instance. Elle était jugée pour violation du secret professionnel, sur fond de règlements de comptes en marge de l’affaire Bettencourt.

 

·         SOCIAL

 

La «clause Molière», une invention discriminatoire contre les travailleurs détachés

 

 

Plusieurs collectivités locales, dont l'Île-de-France de Valérie Pécresse et l'Auvergne-Rhône-Alpes de Laurent Wauquiez, ont décidé de réserver leurs chantiers à des ouvriers parlant le français.

 

·         ÉCONOMIE

 

Zone euro: l’affrontement Nord/Sud prêt à resurgir à tout moment

 

 

La demande portugaise de démission de Jeroen Dijsselbloem, le président néerlandais de l’Eurogroupe accusé d’avoir insulté les pays du Sud, a peu de chances d’aboutir, face au soutien affiché de l’Allemagne. L’incident démontre que la fracture Nord/Sud, plâtrée mais non soignée, peut se rouvrir à tout moment. 

 

·         FRANCE

 

Corruption en Essonne: des patrons avouent une entente

 

 

Mediapart a eu accès aux dépositions de plusieurs chefs d’entreprise de l’Essonne devant la police judiciaire de Versailles. « Aujourd’hui, dans l’Essonne, tout est entente », a révélé l’un d’eux. Poursuivi pour corruption passive, Serge Poinsot, le maire (LR) de Vigneux, vice-président de l'agglomération présidée par Nicolas Dupont-Aignant, comparaîtra en octobre devant le tribunal correctionnel d'Évry.

 

·         INTERNATIONAL

 

Les pauvres en Allemagne sont de plus en plus pauvres

 

BERLIN (Reuters) - Les riches en Allemagne sont de plus en plus riches mais les pauvres sont aussi de plus en plus pauvres, selon un rapport du ministère du Travail et des Affaires sociales.

Dans la première économie d'Europe, sur la période 1995-2015, les gens dont les rémunérations figurent parmi les 40% plus basses du pays ont vu leur salaire brut horaire reculer de 4 à 7% en termes réels.

A l'inverse, les 60% restants ont connu des augmentations allant de 1 à 10% sur la même période.

Le rapport, auquel Reuters a eu accès, n'a pas encore été publié officiellement et doit au préalable obtenir l'approbation d'autres ministères.

Les réfugiés sont pris en compte dans ce rapport - au total, 890.000 d'entre eux sont arrivés en Allemagne en 2015 - ce qui selon le ministère a contribué à la hausse du taux de pauvreté.

Le rapport note que le taux de pauvreté parmi les enfants nés dans les années 1980 avait augmenté de six points par rapport à ceux nés durant la décennie précédente.

Aujourd'hui, la proportion d'enfants qui risquent de vivre dans la pauvreté en Allemagne se situe entre 15 et 21%.

Le thème des inégalités apparaît de plus en plus dans la campagne en vue des élections législatives de septembre.

Le candidat du Parti social-démocrate (SPD) à la chancellerie, l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz, veut réformer en profondeur le marché du travail et revenir sur les réformes en matière d'aide sociale mises en place par l'ancien chancelier SPD Gerhard Schröder en 2003.

Beaucoup d'Allemands considèrent que ces réformes ont pénalisé les classes les plus défavorisées.

Une étude de l'Institut Leibniz de recherche économique RWI parue ce mois-ci montre que sur les 7,5 millions d'Allemands ayant un emploi peu rémunéré - ce qu'on appelle les "mini-jobs" en Allemagne - environ 13% gagnent moins que le salaire minimum légal de 8,50 euros de l'heure.

·         INTERNATIONAL

 

Un général US évoque un soutien russe aux taliban afghans

 

WASHINGTON (Reuters) - L'influence russe sur les taliban afghans s'est accrue et il est possible que Moscou les approvisionne, a déclaré jeudi le général américain Curtis Scaparrotti, commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur).

"J'ai vu récemment l'influence de la Russie, une influence croissante en termes d'association et peut-être même d'approvisionnement des taliban", a-t-il dit lors d'une audition devant la commission des Services armés du Sénat des Etats-Unis.

Il n'en a pas dit davantage, restant muet sur le type de livraisons ou sur ce que pourrait être une éventuelle implication de la Russie dans le conflit afghan.

Les autorités russes critiquent régulièrement le rôle des Etats-Unis en Afghanistan, où l'armée américaine est intervenue à la fin 2001 après les attentats du 11-Septembre.

Mais par le passé, des responsables russes ont démenti toute aide aux insurgés, qui se montrent de plus en plus menaçants pour les autorités afghanes et les forces étrangères toujours présentes dans le pays. Ils ont en revanche reconnu des contacts limités avec les taliban visant à les amener à la table des négociations.

Ce n'est pas la première fois que Washington s'émeut publiquement de l'attitude de la Russie en Afghanistan.

A la fin de l'année dernière, le général John Nicholson, commandant du corps expéditionnaire américain, déplorait que la Russie vienne s'ajouter à l'Iran et au Pakistan parmi les pays ayant une "influence néfaste" en Afghanistan.

D'après des chefs taliban interrogés par Reuters, ces contacts avec Moscou remontent au moins à 2007, mais se limitent à un "soutien moral et politique".

·         ÉCONOMIE

 

Les syndicats alertent sur la sûreté du site de La Hague d'Areva

PARIS (Reuters) - Les réductions d'effectifs et les mesures d'économies compromettent la sûreté du site de recyclage de combustibles nucléaires usés d'Areva à La Hague (Manche), selon des mises en garde syndicales diffusées dans un document interne.

Dans une note non signée et non datée du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de La Hague, obtenue par Reuters, les syndicats estiment que la direction du site "au travers de sa course effrénée aux économies met à mal (le) système de défenses en profondeur" censé prévenir des difficultés techniques et des erreurs humaines.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué avoir reçu une copie de cette note et avoir en conséquence procédé à une inspection du site qui a conclu à des niveaux de sûreté acceptables.

L'ASN a toutefois confirmé un incident, mis en avant par les syndicats, qui a abouti à un mauvais conditionnement de plusieurs conteneurs lors du processus de vitrification consistant à incorporer les déchets nucléaires dans du verre.

"Nous lançons (...) un véritable message d'alerte : jusqu'à encore récemment, nous recherchions l'excellence en matière de sûreté et de sécurité, maintenant notre secteur nucléaire cherche simplement à être bon, ce qui est un non-sens vis-à-vis de notre industrie qui n'a pas le droit à l'erreur", a écrit le CHSCT de La Hague.

Hélène Héron, responsable de l'antenne de l'ASN de Caen (Calvados) qui supervise La Hague, a précisé à Reuters que le gendarme du nucléaire avait inspecté le site et rencontré sa direction mi-décembre après avoir reçu la note en novembre.

"Effectivement il y a eu des réorganisations importantes sur le site, (mais) on n'a pas observé (...) de dégradation de la sûreté", a-t-elle dit, ajoutant que l'ASN n'avait pas non plus constaté de problèmes d'effectifs.

Areva emploie près de 4.000 personnes sur son site de La Hague. Dans le cadre d'un plan de départ volontaire lancé en 2015, 346 postes y ont été supprimés.

AREVA ASSURE DU "STRICT RESPECT DES RÈGLES"

Une porte-parole du groupe a indiqué que le site mettait en oeuvre depuis 2015 un plan de transformation majeur afin d'améliorer sa compétitivité tout en garantissant le plus haut niveau de sûreté et qu'Areva continuait d'investir 200 millions d'euros "pour assurer la pérennité de ses activités et garantir la sûreté de ses installations" de La Hague.

"L'exploitation du site Areva La Hague se fait dans le strict respect des règles de sûreté et le concept de défense en profondeur n'est absolument pas remis en cause", a-t-elle dit.

Les syndicats jugent pour leur part que "seule la performance économique guide la façon dont est gérée l'usine" et dénoncent "un problème récurrent et généralisé de sous-effectif sur l'ensemble des postes de l'établissement".

Selon un membre de la CGT, qui n'a pas souhaité être nommé, l'usine a aujourd'hui la même production qu'il y a deux ans mais avec des effectifs réduits.

"Les salariés ont plus de mal à analyser les situations (...), ça augmente les risques", a-t-il dit.

La note du CHSCT dénonce en outre "de nombreux postes (...) avec un effectif respectant les minimas de sécurité (ou à peu près)", le recours à des personnels d'astreinte qui n'ont pas les compétences requises, ou encore le choix de compléter les effectifs par des personnels en formation.

Le document du CHSCT est très inhabituel pour le secteur nucléaire, dans lequel les syndicats sont plus proches des équipes de direction que dans la plupart des industries et ne sont pas enclins à critiquer la sûreté de leurs usines.

Toujours selon le CHSCT de La Hague, "le nombre de consultations de salariés vers la psychologue du travail a explosé" et "la totalité des médecins tire la sonnette d'alarme à propos de la santé mentale des salariés du site".

Areva a répondu à ces accusations en indiquant que les cadres de La Hague s'assuraient que toutes les unités du site étaient correctement pourvues en effectifs pour satisfaire aux critères de sûreté.

 

 

24  mars

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Fillon: L'enquête sur les emplois présumés fictifs encore élargie

 

PARIS (Reuters) - L'enquête sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de deux enfants du candidat de la droite à la présidentielle a été élargie aux chefs "d'escroquerie aggravée" et de "faux et usage de faux", a-t-on appris de source proche du dossier.

Les enquêteurs se demandent si des documents signés par François Fillon et son épouse ne sont pas des faux établis a posteriori et destinés à justifier la réalité du travail effectué, précise le Monde, qui a révélé l'information.

Le parquet national financier a accordé le 16 mars aux juges d'instruction chargés de l'affaire un réquisitoire supplétif pour qu'ils élargissent leurs investigations à des soupçons "d'escroquerie aggravée, de faux et usage de faux", souligne la source proche du dossier.

Le même réquisitoire supplétif concerne également un possible trafic d'influence, mais seul ce dernier chef avait alors été révélé.

Selon Le Monde, les enquêteurs s'interrogent notamment sur une feuille de calcul retrouvée à l'Assemblée nationale et qui comporte les nombres d'heures effectuées par Penelope Fillon à une date indéterminée.

Après l'affaire concernant Penelope Fillon et de deux ses enfants, la justice s'est emparé de l'affaire des costumes de luxe offerts à François Fillon, le PNF ayant accordé le 16 mars un réquisitoire supplétif pour trafic d'influence.

 

·         INTERNATIONAL

 

La Corée du Nord tente sans succès de lancer un missile

 

SEOUL (Reuters) - Un tir de missile nord-coréen a échoué mercredi, le projectile ayant explosé peu après son lancement, ont déclaré des responsables militaires américains et sud-coréens.

L'essai a eu lieu près de Kalma, une base aérienne située sur la côte Est de la Corée du Nord.

"Le commandement Pacifique des Etats-Unis a détecté ce que nous considérons comme une tentative manquée de lancement d'un missile nord-coréen (...) aux alentours de Kalma", a déclaré dans un communiqué le commandant Dave Benham, porte-parole du Pacific Command.

Le missile semble avoir explosé quelques secondes après son lancement, a-t-il ajouté.

Interrogé par Reuters, un responsable de l'armée sud-coréenne a fourni les mêmes informations. "Il a peut-être explosé immédiatement après avoir décollé du pas de tir", a-t-il dit sous couvert d'anonymat.

Le type de missile testé n'a pas encore été établi par les analystes du ministère sud-coréen de la Défense.

L'an dernier, la Corée du Nord avait lancé plusieurs missiles de portée intermédiaire de sa côte Est, mais seul un tir avait réussi.

Cet essai manqué intervient au moment où l'émissaire des Etats-Unis pour le programme nucléaire nord-coréen, Joseph Yun, rencontre son homologue sud-coréen à Séoul pour discuter de la réponse à apporter au programme militaire de Pyongyang.

La Corée du Nord a effectué deux essais nucléaires et une série de tirs de missiles depuis le début 2016 au mépris des résolutions des Nations unies. Elle est soupçonnée de travailler sur le développement de missiles équipés de têtes nucléaires susceptibles d'atteindre les Etats-Unis.

Pyongyang a annoncé dimanche avoir testé un nouveau moteur de fusée très puissant.

De source proche de l'administration américaine, on indiquait lundi qu'un renforcement des sanctions contre la Corée du Nord était à l'étude avec pour objectif de couper Pyongyang de ses financements internationaux.

Cela a semble-t-il laisse de marbre le régime communiste, qui a fait savoir qu'il travaillait à une "accélération" de son programme nucléaire et de missiles.

Il s'agira notamment de développer "une capacité préventive de première frappe" et un missile balistique intercontinental, a déclaré Choe Myong-Nam, ambassadeur adjoint auprès de la mission de la Corée du Nord aux Nations unies à Genève.

·         FRANCE

 

La "République exemplaire" ne tolère aucune "suspicion", selon Hollande

 

PARIS (Reuters) - La "République exemplaire" ne tolère aucune "suspicion", a déclaré mercredi François Hollande au lendemain de la démission du ministre de l'Intérieur, mis en cause pour l'emploi de ses filles comme collaboratrices parlementaires.

La décision de se séparer de Bruno Le Roux a été prise "rapidement" et "au-delà des sentiments personnels", a souligné le chef de l'Etat, dont les propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

"La République exemplaire, c'est celle qui n'accepte pas qu'il puisse y avoir de la suspicion à l'égard des personnes qui exercent les plus hautes fonctions ou qui briguent les plus hautes responsabilités", a dit le chef de l'Etat en conseil des ministres.

"C'est l'image de la démocratie qui est en jeu, c'est la qualité et la dignité du débat électoral qui est menacé", a ajouté François Hollande, qui faisait également référence aux démêlés judiciaires de deux candidats à l'élection présidentielle, François Fillon (Les Républicains) et Marine Le Pen (Front national).

Bruno Le Roux, un proche de François Hollande, a été remplacé au ministère de l'Intérieur par l'ancien secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl.

·         FRANCE

 

L'épiscopat s'élève contre une enquête sur les abus sexuels

 

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Mgr Olivier Ribadeau Dumas, a reconnu mercredi des "erreurs coupables dans la gestion des cas de pédophilie dans l'Eglise", mais a dénoncé "une enquête à charge" de plusieurs médias.

Selon le site d'informations Mediapart et l'émission "Cash Investigation" de France 2, 25 évêques auraient caché des agressions sexuelles commises par 32 prêtres, et cinq d'entre eux, dont le cardinal Philippe Barbarin, exerceraient toujours.

Dix-huit prêtres condamnés pour agressions sexuelles sur mineurs ou viols en France seraient " toujours en activité au sein de l'institution catholique", ajoute cette enquête diffusée mardi. Voir

Les autorités de l'Eglise ont refusé de se rendre au débat organisé sur le plateau en dénonçant "les méthodes utilisées pour les interviews ainsi que divers renseignements obtenus sur cette émission".

"C'est une enquête à charge dans laquelle il n'y a rien de nouveau", a déclaré Mgr Ribadeau Dumas sur BFM TV. "Il n'y a pas aujourd'hui en fonction des évêques qui ont couvert des actes pédophiles", a-t-il ajouté.

Dans La Croix, le directeur de la communication de la CEF, Vincent Neymon, a accusé les responsables de l'émission de menaces avant l'Assemblée plénière des évêques de novembre à Lourdes.

"Ils ont menacé de venir sous le nom d’un autre média si nous refusions de les accréditer, ce que nous avons perçu comme une sorte de chantage", a-t-il affirmé.

Dans un communiqué publié par le quotidien, l'équipe de "Cash Investigation" dénonce "avec la plus grande fermeté ces déclarations à caractère diffamatoire et pour le moins inexactes qui jettent le discrédit sur le sérieux de notre enquête". "Nous n'avons jamais menacé nos interlocuteurs de la CEF de venir sous le nom d'un autre média, ou exercé toute forme de chantage", affirme-t-elle.

·         FRANCE

 

Le couple Fillon n'a pas produit de faux documents, dit l'avocat de Penelope Fillon

 

PARIS (Reuters) - Tous les documents saisis par la justice dans l'enquête visant la famille Fillon sont authentiques, assure mercredi l'avocat de Penelope Fillon, qui dément "la prétendue facticité des documents" après des révélations sur un élargissement de l'enquête les visant à des faits de "faux et usage de faux".

L'enquête sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de deux enfants du candidat de la droite à la présidentielle a été élargie aux chefs "d'escroquerie aggravée" et de "faux et usage de faux", a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Selon Le Monde, qui a révélé l'information, cet élargissement fait suite à la saisie, à l'Assemblée nationale, de documents "laissant penser que les époux Fillon ont pu produire des faux pour justifier les salaires de Penelope Fillon".

Dans un communiqué, Me Pierre Cornut-Gentille, avocat de Penelope Fillon, "dément avec la plus grande fermeté les informations rapportées concernant de nouveaux documents saisis par la justice dans le cadre de la procédure qui concerne sa cliente".

"Tous les documents, sans la moindre exception, qui ont été transmis à la justice ou saisis par elle,  sont des documents strictement authentiques et (...) le doute n'est pas permis à ce sujet", ajoute-t-il.

L'avocat insiste par ailleurs sur le fait que "la prétendue facticité des documents n'a en aucun cas été attestée et qu'il s'agit de pures rumeurs".

Le parquet national financier a adressé le 16 mars aux juges d'instruction chargés de l'affaire un réquisitoire supplétif pour qu'ils élargissent leurs investigations à des soupçons d'escroquerie aggravée, de faux et d'usage de faux, notamment.

D'après Le Monde, les enquêteurs s'interrogent sur l'authenticité de feuilles de calcul retrouvées à l'Assemblée nationale comportant les nombres d'heures effectuées par Penelope Fillon à une date indéterminée.

"Les enquêteurs se demandent si ces calculs ne constituent pas des faux, établis pour justifier a posteriori les salaires versés à l'épouse du député de Paris et conforter la réalité de son travail d'assistante parlementaire", écrit le quotidien.

Me Cornut-Gentille déplore mercredi "une nouvelle violation du secret de l'instruction".

·         FRANCE

 

Les proches de Fillon dénoncent un "feuilletonnage"

 

PARIS (Reuters) - Les proches de François Fillon ont dénoncé mercredi le "feuilletonnage" des révélations contre l'ancien Premier ministre, qui n'a d'autre but selon eux que d'éviter tout débat sur le fond dans la campagne présidentielle.

"C'est un feuilletonnage, on cherche chaque jour, chaque semaine à nous faire tomber de nouvelles informations qu'on ne peut même pas vérifier", a dit sur RTL Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne du candidat de la droite.

"On voit bien qu'il y a des fuites organisées (...) il y avait un problème avec M. (Bruno) Le Roux et on nous sort de nouvelles affaires, il y a de nouvelles fuites", a-t-il ajouté en référence à la démission mardi du ministre de l'Intérieur après des révélations sur l'emploi de ses filles lorsqu'il était député.

De source proche du dossier, on a appris mardi soir que l'enquête sur les emplois présumés fictifs de l'épouse et de deux enfants de François Fillon avait été élargie aux chefs "d'escroquerie aggravée" et de "faux et usage de faux".

Les enquêteurs se demandent si des documents signés par François et Penelope Fillon ne sont pas des faux établis a posteriori et destinés à justifier la réalité du travail effectué

Le Canard Enchaîné a rapporté de son côté que l'ancien Premier ministre avait reçu 50.000 dollars, par le biais de sa société de conseil, d'un industriel libanais pour lui présenter le président russe Vladimir Poutine et le PDG de Total

"TRIBUNAL INTÉRIEUR"

Bruno Retailleau a réfuté tout parallèle entre les situations de Bruno Le Roux et François Fillon. "C'est une décision prise en son âme et conscience", a-t-il dit de la démission du ministre de l'Intérieur.

Quant à François Fillon, "il est innocent et il montrera son innocence", a-t-il assuré, ajoutant : "On a chacun un tribunal intérieur et c'est ce tribunal qu'on doit questionner en permanence, y compris lorsqu'on est élu."

S'agissant des activités de la société de conseil de François Fillon, le président de la région Pays-de-la-Loire a démenti tout problème de conflit d'intérêts en faisant valoir qu'elle n'avait pas de contrat avec Total, "ni avec l'État russe ou une entreprise russe".

Selon lui, il n'y a "pas de problème de conflit d'intérêts".

"Je pense que les Français ont le droit qu'on leur parle du fond", a-t-il encore dit.

Sur RFI, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a déploré que, avec ces affaires, "il n'y a[it] plus de campagne électorale".

"Moi, tout ce que m'inspire cette situation, c'est une forme de nausée", a déclaré le responsable de la mobilisation de la campagne du candidat de droite.

"On est au coeur du grand rendez-vous démocratique pour élire le président de la République et qu'est-ce qui se passe ? On assiste chaque jour à l'organisation d'une manipulation globale pour faire en sorte que la campagne soit confisquée, qu'on ne parle pas du fond", a-t-il ajouté.

 

"Il n'y a plus de campagne électorale (...) on voit que toutes les règles, tous les usages sont violés, violation du secret de l'instruction tous les jours, sans aucune restriction (...) on balaie la présomption d'innocence".

23  mars

 

·         LA UNE 

 

Cinq candidats restés chacun dans son couloir

 

·         FRANCE

 

Ce qu'il faut retenir du premier débat présidentiel

 

 

Les trois heures d'un débat inédit entre cinq candidats à la présidentielle n'ont pas donné lieu aux feux d'artifice annoncés. Emmanuel Macron, en se positionnant au centre-droit, et Jean-Luc Mélenchon, en explicitant son programme de rupture, ont donné le rythme.

 

·         FINANCEMENT DE LA VIE POLITIQUE

 

Le Pen, Fillon: leurs affaires sont restées au placard

 

 

Ni François Fillon ni Marine Le Pen n'ont été directement interrogés sur les enquêtes qui les visent. Ils n'ont pas eu à se justifier sur le fond de leurs démêlés avec la justice. L’immense éléphant a trôné toute la soirée au milieu du plateau.

 

·         POLITIQUE

 

Hamon en demi-teinte, Mélenchon offensif, Macron braconne à droite

 

 

Le candidat de La France insoumise et celui du PS sont souvent tombés d’accord. L’ancien ministre, lui, s’adresse clairement aux déçus de François Fillon.

 

·         RELIGION

 

Vingt-cinq évêques français ont couvert des abus sexuels

  

 

C’est le fruit d’un an d’enquête : 25 évêques, dont cinq sont toujours en poste, ont méthodiquement couvert pendant des années 32 auteurs d’abus sexuels, qui ont laissé derrière eux 339 victimes présumées. Un Spotlight français.

 

·         FRANCE

 

Les nouvelles affaires du cardinal Barbarin

 

 

Selon nos informations, le cardinal Philippe Barbarin a eu connaissance de cinq cas de prêtres accusés d’abus sexuels dans son diocèse, sans pour autant en saisir la justice. Trois autres cas complètent cette liste de négligences, dont deux clercs condamnés mais laissés en poste jusqu’en 2016 par l’archevêque de Lyon.

 

·         FRANCE

 

Des dizaines de prêtres exfiltrés à travers le monde

 

 

Afin d’échapper aux autorités judiciaires ou éviter des scandales médiatiques, l’Église, depuis 1990, a déplacé plus de 90 prêtres impliqués dans des affaires de pédophilie, révèlent Mediapart et l'émission Cash Investigation (France 2). Pour la France, une destination fétiche: l’Afrique.

 

·         INTERNATIONAL

 

Le père Rivoire: recherché au Canada, caché en France

 

 

Sous le coup d’un mandat d’arrêt pour agressions sexuelles sur mineurs au Canada depuis 20 ans, un religieux français est toujours réfugié à Strasbourg, sans jamais avoir été jugé. Son parcours met en lumière le sombre passé des pensionnats autochtones du Grand Nord.

 

·         FRANCE

 

Le Roux sommé de s'expliquer sur l'emploi de ses filles

 

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a été sommé mardi matin par des membres de l'opposition de s'expliquer après les révélations sur l'emploi de ses filles à l'Assemblée nationale par l'émission "Quotidien", qui s'interroge sur la réalité d'une partie du travail effectué.

L'ex-chef de file des députés socialistes, qui a confirmé avoir embauché ses deux filles comme collaboratrices parlementaires lorsqu'elles étaient lycéennes puis étudiantes, doit être reçu dans la journée par le Premier ministre Bernard Cazeneuve à ce sujet.

Au micro de l'émission "Quotidien", qui a révélé l'information lundi soir, il a nié tout "amalgame" avec l'affaire Fillon, qui a conduit à la mise en examen de l'ex-Premier ministre Les Républicains (LR) dans l'enquête sur des emplois présumés fictifs dont auraient bénéficié sa femme et ses enfants.

"Il faut que l'intéressé s'explique, il faut qu'il soit vérifié que les choses ont été faites ou pas dans les règles, dans la loi, si ce n'est pas le cas il faut que les choses soient examinées et transmises à qui de droit", a estimé le secrétaire général du mouvement En Marche! Richard Ferrand sur BFM TV.

Prié de dire s'il pensait que le Parquet national financier (PNF) devait se saisir de ces informations, il a répondu : "si c'est de sa compétence, et s'il y a une matérialité des faits qui le justifie oui évidemment. Mais je ne suis pas juge, c'est les juges qui font le droit, par contre ce sont les citoyens qui apprécient les comportements."

Un peu plus tôt, le président des Centristes (ex-Nouveau centre) Hervé Morin avait estimé sur RTL qu'il faudrait qu'il y ait "immédiatement une procédure judiciaire" s'il s'agissait d'emplois fictifs.

Créé fin 2013 après le scandale Cahuzac, le PNF est actuellement chargé de l'enquête visant François Fillon et de celle portant sur des soupçons d'emplois fictifs au Front national. Le PNF n'était pas joignable dans l'immédiat.

"INSTRUCTIF"

Invité sur France 2, le coordinateur de campagne de François Fillon, Bruno Retailleau, a estimé qu'il serait "instructif" de voir si le PNF allait se saisir rapidement des informations de "Quotidien".

"Je ne demande rien, simplement on va observer", a-t-il dit. Concernant François Fillon, "l'article était paru le mercredi matin dans le Canard Enchaîné et quelques heures après, le Parquet national financier se saisissait et ouvrait une enquête préliminaire. On va regarder, ça va être, comment dirais-je, instructif."

Selon l'émission de TMC, le montant cumulé des contrats des deux filles de Bruno Le Roux atteindrait 55.000  euros.

"Je ne connais pas la conclusion de l'affaire mais est-ce qu'il y a une suspicion d'enrichissement personnel ou familial? Je n'en sais rien, il s'expliquera", a réagi le vice-président du Front national Florian Philippot sur BFM TV. "Il sera peut être amené à démissionner ou à être démissionné si l'affaire est avérée, il s'en expliquera."

Au total, selon "Quotidien", les filles de Bruno Le Roux, âgées aujourd'hui de 23 et 20 ans, auraient cumulé chacune 14 et 10 contrats à durée déterminée (CDD), effectués pendant les vacances scolaires, entre 2009 et 2016.

Selon l'émission présentée par Yann Barthès, lors de deux contrats spécifiques, l'aînée était en stage à plein-temps chez Yves Rocher en Belgique et la benjamine était en cours en classe préparatoire à Paris.

"Pour l'instant rien ne me permet de dire que ce sont des emplois fictifs", a dit le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis sur RTL. "Si le travail n'a pas été effectué, c'est un complément de salaire et là c'est un vrai problème et moral et politique et éthique".

"Si les gens ont travaillé, d'abord c'est légal et ensuite il n'y a pas de quoi critiquer", a-t-il poursuivi.

Bruno Le Roux doit-il se mettre en retrait du ministère de l'Intérieur? "Bruno Le Roux n'est pas candidat à l'élection présidentielle, il fait très bien son travail", a estimé le patron des socialistes." Ne faisons pas démissionner les gens ou mettre en retrait les gens à partir d'un soupçon."

·         INTERNATIONAL

 

Une affaire de prêtre pédophile rattrape le pape

 

 

En 2010, alors qu’il était archevêque de Buenos Aires, le pape François a commandé une contre-enquête pour innocenter un célèbre prêtre argentin condamné pour pédophilie. Pour la première fois, un juge argentin confirme à Mediapart et Cash Investigation avoir fait l’objet d’une tentative d’influence de la part de l’Église.

 

·         FRANCE

 

Décès d'Henri Emmanuelli, figure de l'aile gauche du PS

 

PARIS (Reuters) - L'ancien président de l'Assemblée nationale Henri Emmanuelli, figure historique de l'aile gauche du Parti socialiste, est décédé à l'âge de 71 ans, a-t-on appris mardi auprès du groupe socialiste de l'Assemblée.

Le député des Landes, qui avait annoncé en décembre 2015 souffrir de neuropathie, avait été hospitalisé vendredi dernier à Bayonne pour une "double bronchite infectieuse", selon le quotidien Sud-Ouest.

L'ex-Premier secrétaire du Parti socialiste, pilier de la commission des Finances de l'Assemblée dont il a été le rapporteur général et le président, avait apporté son soutien en janvier à Benoît Hamon, investi depuis candidat du PS à l'élection présidentielle d'avril-mai.

Il avait été réélu en 2015 président du conseil départemental des Landes.

"Ça me bouleverse, c’était comme on dit une forme d’âme sœur pour moi", a réagi l'ancien ministre de l'Education en marge d'un déplacement à Bruxelles. "Il a joué un rôle extrêmement important dans ce que je suis, je lui dois beaucoup".

"Il était plus vieux que moi mais comme un frère en politique", a-t-il ajouté.

Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a pour sa part exprimé sur Twitter sa "stupeur et émotion", saluant un "homme de gauche, de convictions".

"La mer a emporté le rocher", a quant à lui écrit le candidat de La France insoumise et co-fondateur du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon.

L'ancien Premier ministre Alain Juppé, maire (Les Républicains) de Bordeaux, a salué dans un communiqué "un homme politique qui savait assumer ses responsabilités jusqu'au bout".

"Il était chef de parti, Premier secrétaire du Parti socialiste, et il en a subi les conséquences. Cela avait créé entre nous une forme de compréhension mutuelle. Dans les moments difficiles, nous nous étions échangé des mots plutôt sympathiques", ajoute-t-il dans un communiqué.

Banquier de profession, Henri Emmanuelli est nommé en mai 1981 secrétaire d'Etat aux DOM-TOM dans le gouvernement de Pierre Mauroy puis secrétaire d'Etat au Budget en mars 1983.

Il est confirmé à ce poste en juillet 1984 par le nouveau Premier ministre Laurent Fabius. Président de l'Assemblée nationale de juin 1992 à avril 1993, il devient premier secrétaire du PS de juin 1994 à octobre 1995.

Henri Emmanuelli est condamné en décembre 1997 dans le cadre de l'affaire de financement occulte du Parti socialiste - dite "affaire Urba" - à 18 mois de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civiques.

Le 17 juillet 2012, il est nommé président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

·         FRANCE

 

Bruno Le Roux annonce sa démission, Fekl le remplace

 

BOBIGNY, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a présenté mardi sa démission à François Hollande après les révélations sur l'emploi de ses filles à l'Assemblée nationale par l'émission "Quotidien", qui s'interroge sur la réalité d'une partie du travail effectué.

Il est remplacé par Matthias Fekl, jusqu'ici secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, annonce l'Elysée dans un communiqué.

"J'affirme mon honnêteté", a souligné Bruno Le Roux lors d'une déclaration à la préfecture de Bobigny. "Ces contrats (…) correspondaient tous bien sûr à des travaux effectivement réalisés", a-t-il dit.

Mais "je ne veux à aucun prix que ce débat fait d’amalgames puisse porter atteinte au travail du gouvernement", a-t-il poursuivi.

"Ma responsabilité est aussi de préserver totalement l’action gouvernementale, c’est pourquoi j’ai adressé au président de la République ma démission", a-t-il ajouté.

L'ex-chef de file des députés socialistes a confirmé avoir embauché ses deux filles comme collaboratrices lorsqu'elles étaient lycéennes puis étudiantes et nié tout "amalgame" avec l'affaire Fillon, qui a conduit à la mise en examen du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle.

Le Parquet national financier a ouvert mardi une enquête préliminaire sur ces faits

·         ÉCONOMIE

 

Le "Frexit" promis par Marine Le Pen inquiète les banques

 

PARIS (Reuters) - L'enjeu de l'élection présidentielle se résume pour les banques françaises à une seule question existentielle: la France restera-t-elle dans la zone euro ?

Le scénario d'un "Frexit", s'il apparaît relativement peu probable en raison des sondages qui placent systématiquement Marine Le Pen perdante au second tour, n'en donne pas moins des sueurs froides dans les milieux financiers.

Les responsables de ce secteur n'en sont plus, comme lors des élections précédentes, à éplucher les programmes pour y décortiquer les mesures qui pourraient affecter leurs marges.

Elles se préparent plutôt à faire face à deux issues diamétralement opposées, soit le statu quo, soit un saut dans l'inconnu.

"Il y a le scénario catastrophe, avec le Front national qui gagne", résume un dirigeant d'une banque française, pour qui les conséquences d'une sortie de l'euro seraient "incalculables".

S'il reconnaît que l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis et la décision du Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne n'ont pas conduit aux chocs attendus, il estime qu'il en serait cette fois autrement.

Dans le cas du "Brexit", les banques françaises et leurs clients devaient se préparer à une dévaluation de 15 à 30% d'une monnaie d'un pays sur lequel ils n'étaient pas très exposés, un scénario contre lequel il était assez facile de se couvrir.

Mais comment, dans le cas d'un "Frexit", se protéger contre sa propre monnaie, contre une implantation dans son propre pays?

Pour Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis AM, la victoire d'une Marine Le Pen déterminée à quitter la zone euro se traduirait instantanément par une fuite des capitaux.

CRISE DE LIQUIDITÉS

Les épargnants et les entreprises auraient en effet comme priorité de mettre leurs euros à l'abri, par exemple au Luxembourg, avant qu’ils ne soient transformés en nouveaux francs dévalués.

"Il y aurait une vraie problématique de crise de liquidité", souligne l'économiste, qui ajoute que les banques françaises pourraient être exclues du marché interbancaire, laissant à la Banque centrale européenne (BCE) le choix d'intervenir.

Se poserait alors la question de savoir si cette dernière aurait la volonté et les moyens de secourir un pays en passe de quitter son giron et dont les banques, dont quatre systémiques, pèsent plusieurs fois le produit intérieur brut français.

La secousse d'une élection de Marine Le Pen serait aussi ressentie sur les emprunts d'Etat français, détenus à 60% par des non-résidents, avec un probable bond des taux d'intérêt.

La volonté du FN de financer la dette et les déficits directement via la Banque de France renforcerait aussi la crainte d'une forte inflation, alors que les banques ont accordé en masse des prêts à des taux d'intérêts historiquement bas.

VENDRE DE LA PEUR POUR RÉCOLTER DES 'FEES'

Compte tenu de toutes ces incertitudes, se poserait également une problématique de solvabilité devant l'extrême complexité pour les banques d'équilibrer leur bilan avec autant d'inconnues.

Le Front national conteste les prédictions de crise financière et estime par exemple que l'Etat pourra défendre la nouvelle monnaie via les réserves de la Banque de France, mais ses arguments peinent à convaincre.

"Si Marine Le Pen arrive au pouvoir, les banques françaises vont dévisser, LVMH continuera à vendre des sacs à main mais pour les banques...", soupire un analyste financier.

La tension est palpable et les rebondissements de la campagne électorale se font régulièrement ressentir à travers l'écart de rendement entre l'OAT française et le Bund allemand à 10 ans.

Mardi, au lendemain du premier débat entre les principaux candidats à la présidence, ce spread diminuait de près de trois points, les investisseurs jugeant que Marine Le Pen n'avait pas été particulièrement convaincante.

Les cours des banques françaises ont repris également quelques couleurs à l'issue du débat, le scénario d'une victoire du FN semblant s'éloigner un peu plus, alors que l'effet Marine Le Pen a pesé ces derniers mois sur leurs actions, qui ont sous-performé celles de leurs homologues européennes.

Un analyste français fait état d'un "plafond de verre" que les banques françaises n'arrivent plus à franchir, certains investisseurs se positionnant systématiquement à la baisse quand leurs cours franchissent certains seuils.

La capitalisation boursière des banques françaises pourrait ainsi être amputée d'un quart en cas de victoire de Marine Le Pen, estime Citigroup, qui donne à la dirigeante du Front national 20% de chances de devenir présidente.

De nombreux établissements bancaires étrangers y vont de leur analyse en donnant des probabilités de victoire qui peuvent parfois sembler élevées, comme UBS qui assignait dans une note une possibilité de 40% à une victoire de Marine Le Pen.

Des analystes français estiment toutefois que certains brokers étrangers instrumentalisent la peur de voir Marine Le Pen devenir la huitième président de la Ve République.

"Ne faisons pas ce que font les brokers anglo-saxons, vendre de la peur pour récolter des 'fees' (commissions)", peste ainsi l'analyste d'un investisseur institutionnel, alors qu'au sein des banques, on rapporte que les départements de relations investisseurs sont fortement sollicités par des clients inquiets.

PAS DE PLAN B

Certains financiers parisiens estiment que le risque est surévalué à l'étranger en raison d'une méconnaissance du système institutionnel français et qu'ils doivent ainsi faire preuve de pédagogie.

Le scrutin majoritaire à deux tours des élections législatives rendrait l'acquisition d'une majorité parlementaire par le FN difficile, comme l'ont montrées les élections régionales de 2015, où le parti d'extrême droite, malgré des scores très importants, n'a pu s'imposer dans aucun exécutif régional.

Le dirigeant d'un assureur explique en outre que l'engagement de Marine Le Pen de soumettre à un référendum une éventuelle sortie de l'euro constitue un filet de sécurité supplémentaire, vu l'attachement des Français à la monnaie unique.

Si le Haut Conseil de stabilité financière français note, sans référence explicite au Frexit, "la persistance d’une forte incertitude (...) face aux risques susceptibles de se matérialiser à court et moyen terme", l'Etat reste muet sur la manière dont il se prépare à l'impact d'une éventuelle sortie de la France de la zone euro.

"Je ne ferai de façon générale, comme mes prédécesseurs, aucun commentaire sur toute disposition de crise que la Banque de France peut être amenée à prendre", a ainsi déclaré le 13 mars dernier le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

En privé, les langues ne sont pas plus déliées : "Il n'y a pas de plan B (sur un éventuel Frexit) et si on en avait un je n'en parlerais pas" indiquait aussi un autre responsable public.

·         FRANCE

 

Le PDG de Vinci préfère ne pas "toucher" au mur de Trump

 

 

PARIS (Reuters) - Le PDG du groupe de travaux public Vinci a déclaré mardi qu'il préférait ne pas participer à la construction du mur que le président américain Donald Trump souhaite construire à la frontière de son pays avec le Mexique.

"Ce n'est pas du tout un jugement de valeur, ni des Etats-Unis, ni du mur, nous, nous préférons plutôt ne pas toucher à ce mur", a dit Xavier Huillard, invité de BFM Business.

Il a notamment expliqué qu'il devait prendre en compte la sensibilité de ses collaborateurs à la fois aux Etats-Unis et dans le reste du monde.

"Si nous décidons de faire quelque chose qui est susceptible de choquer une majorité de nos salariés, je crois qu'il vaut mieux l'éviter", a-t-il estimé.

Le groupe Lafarge-Holcim a récemment déclenché une polémique en se disant prêt à participer à la construction du mur promis par Donald Trump pour lutter contre l'immigration clandestine.

Le chef de la diplomatie française avait notamment appelé publiquement le cimentier franco-suisse à ses responsabilités.

Le projet de construction de ce mur est à l'origine de fortes tensions diplomatiques entre Washington et Mexico, en raison notamment de la volonté de la Maison-Blanche de faire payer ce mur par le Mexique.

 

 

22  mars

 

·         LA UNE 

 

 

·         FRONT NATIONAL

 

La justice enquête sur la maison du trésorier de Marine Le Pen

 

La justice s’interroge sur le financement de la maison d’Axel Loustau, le trésorier du microparti de Marine Le Pen, acquise à l’automne 2015 pour plus d’1,5 million d’euros. Les enquêteurs soupçonnent un enrichissement personnel de l’élu frontiste, par le biais des sociétés prestataires de la campagne des régionales.

·         FRANCE

 

Les favoris minimisent l'importance du premier débat

 

PARIS (Reuters) - La campagne pour l'élection présidentielle entre vraiment dans le dur lundi avec un débat télévisé réunissant sur TF1 et LCI les cinq principaux candidats, une première dans l'histoire politique française.

A un peu plus d'un mois du scrutin, l'exercice a presque des allures de dernière chance pour les prétendants décrochés dans les sondages, François Fillon et Benoît Hamon, alors que ceux qui font la course en tête des intentions de vote, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, s'évertueront de préserver leur capital.

La présidente du Front national a voulu en minimiser la portée dimanche, y voyant non "pas un tournant", mais "un des éléments de la campagne".

"Ce débat, je l'espère, permettra d'aborder le fond des propositions" dans un débat présidentiel jusqu'ici plombé par les affaires, a-t-elle dit sur France 3.

"Ce qui est sûr, c'est qu'il montrera à l'évidence que les propositions qui sont les miennes sont très différentes de celles de mes adversaires, qui s'inscrivent en réalité dans une politique qui a déjà été menée en France depuis des décennies".

Emmanuel Macron, cible de tirs croisés de plus en plus nourris depuis qu'il a creusé l'écart sur ses adversaires de la droite et de la gauche classiques dans les enquêtes d'opinion, va dans le même sens.

"Je ne pense pas que ces débats changent tout", a-t-il dit au JDD, "ils permettent de cristalliser des choses qui sont déjà là".

Le chef de file d'En Marche!, novice en politique, évoluera en terre inconnue, ayant choisi de boycotter la primaire de la gauche et ses débats qui ont consacré Benoît Hamon aussi nettement que celle de droite a permis de faire émerger la candidature de François Fillon.

Selon le JDD, il entend utiliser son temps de parole "'pour tordre le cou à quelques idées', en particulier celle selon laquelle son programme ne serait qu'une version de gauche de celui de François Fillon."

HAMON SOUS LA MENACE DE MELENCHON

Côté François Fillon, on veut aussi minimiser l'enjeu du débat de lundi. "Il y aura plusieurs débats avant l'élection et les Français sont encore très loin de leur choix", déclare Bruno Retailleau, bras droit de l'ancien Premier ministre, toujours dans les colonnes du JDD.

Pour le candidat LR, dont l'image a été sérieusement entamée par le "Penelopegate" et ses suites, - la derrière en date l'affaire des costumes offerts par l'homme d'affaires franco-libanais Robert Bourgi, l'enjeu est de retrouver l'aura de crédibilité qui lui a permis de terrasser ses adversaires à la primaire de la droite et du centre.

Si sa baisse dans les sondages a été enrayée, l'ampleur de son retard sur Emmanuel Macron lui offre pour l'instant peu de perspectives de présence au second tour.

Benoît Hamon est lui en net recul dans les dernières intentions de vote et sous la menace directe sur sa gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui a réussi une démonstration de force en réunissant des dizaines de milliers de sympathisants samedi à Paris.

Le candidat socialiste, qui a réussi son grand meeting parisien de Bercy dimanche, est en quête d'un nouvel élan pour éviter que le sentiment du vote utile ne se renforce au profit d'Emmanuel Macron.

Prévu pour durer deux heures et demie, le débat de TF1comportera trois thèmes : quel modèle social pour la France ? (éducation, écologie, sécurité, immigration...), quel modèle économique (fiscalité, temps de travail et chômage) et quelle place pour la France dans le monde (construction européenne, rapports vis-à-vis de la Russie et des Etats-Unis, rôle de la France dans la lutte contre le terrorisme international).

Deux autres débats sont programmés avant le premier tour, l'un par les chaînes d'information BFMTV et CNews et l'autre par France 2, qui réuniraient cette fois l'ensemble des onze candidats validés par le Conseil constitutionnel

 

·         FRANCE

 

Appel à l'anonymat des auteurs d'attentats

 

TOULOUSE, Haute-Garonne (Reuters) - La ville de Toulouse a honoré cinq ans après, dimanche, la mémoire des sept victimes de Mohamed Merah, avec un appel pour que les auteurs de tels actes restent anonymes.

La cérémonie, qui a réuni plus d'un millier de personnes, s'est déroulée pour la première fois dans l'enceinte de l'école juive Ohr Torah, anciennement Ozar Hatorah, où quatre victimes, dont trois enfants, sont tombées le 19 mars 2012 sous les balles du tueur djihadiste.

Celui-ci avait abattu trois militaires à Toulouse et Montauban (Tarn-et-Garonne) les jours précédents.

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Midi-Pyrénées, Franck Touboul, a réclamé "l'anonymat des terroristes qui privent de noms ceux qui ont été privés de vie".

"Notre demande est simple : c'est une simple modification du droit existant", a-t-il dit en présence du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.

"Il n'y aura jamais de refuge sur le sol national pour les terroristes qui s'en prennent à nos enfants, à nos proches, à nos amis, à nos policiers et à nos soldats", a dit le ministre.

Une sculpture de l'artiste israélien Charles Stratos, comportant quatre fleurs de couleurs différentes pour chacune des victimes, a été inaugurée en présence de représentants des différentes communautés religieuses.

Lors de son meeting de Bercy, le candidat socialiste Benoît Hamon a fait observer dimanche une minute de silence en mémoire des victimes de Mohammed Merah, dont il a énuméré les noms, et de celles des attentats de Paris et Nice.

·         INTERNATIONAL

 

Ryad veut placer un port du Yémen sous tutelle de l'Onu

 

DUBAI (Reuters) - La coalition sous commandement saoudien qui combat au Yémen a souhaité dimanche que le port de Hodeidah, d'où un bateau de réfugiés est parti vendredi avant d'être coulé par un tir d'hélicoptère, soit placé sous la tutelle des Nations unies.

L'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré que 42 ressortissants somaliens avaient péri dans l'incident.

Hodeidah, un port de la mer Rouge stratégiquement situé près du détroit de Bab al Mandab, est contrôlé par les milices chiites houthistes, combattues par les forces gouvernementales yéménites avec le soutien, depuis deux ans, de la coalition.

L'alliance du Golfe a nié être impliquée dans la mort des réfugiés, tout en appelant à ce que le contrôle du port soit supervisé par l'Onu.

"Cela faciliterait la livraison de fournitures humanitaires à la population yéménite tout en mettant fin à l'utilisation du port pour la contrebande d'armes et le trafic d'êtres humains", a dit la coalition dans un communiqué.

Elle n'a pas donné suite à la demande de la Somalie, qui a réclamé samedi l'ouverture d'une enquête sur la destruction du bateau de réfugiés.

·         FRANCE

 

L'ex-patron des stupéfiants de nouveau en garde à vue

 

PARIS (Reuters) - L'ancien directeur de l'Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (Octris), François Thierry, a été de nouveau placé lundi en garde à vue, a-t-on appris de source judiciaire, confirmant une information de Libération.

Trois autres personnes sont également en garde à vue dans cette enquête conduite par des juges d'instruction parisiens, a-t-on précisé de même source.

François Thierry avait déjà fait l'objet d'une garde à vue le 1er mars, mais celle-ci avait été levée dans la soirée.

Le nom de l'ex-patron de l'Octris, actuellement en poste à la sous-direction antiterroriste de la PJ (Sdat), apparaît dans une enquête ouverte à l'été 2013 sur un trafic de stupéfiants laissant soupçonner une provocation policière.

L'ex-commissaire anti-drogue fait par ailleurs l'objet d'une plainte d'un ancien informateur pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "escroquerie en bande organisée".

Le parquet de Paris a ouvert en 2015 une enquête sur les pratiques de l'office de police chargé de la lutte anti-drogue à la suite du témoignage d'un homme se présentant comme un "infiltré" - un indicateur ne venant pas du "milieu".

Celui-ci a assuré dans Libération avoir "gardé" début 2012 une villa espagnole à la demande de François Thierry.

De mars à avril, 19 tonnes de cannabis en provenance du Maroc auraient transité par cette villa, où la drogue était déchargée par des "policiers français" avant d'être convoyée en voiture vers la France où seule une partie était interceptée.

Cette enquête s'ajoute à une information judiciaire distincte, ouverte en octobre 2015 après la saisie, le 17 octobre, de 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois fourgonnettes garées dans le XVIe arrondissement de Paris.

Dans ce cadre, l'informateur et trois autres personnes ont été mises en examen.

·         FRANCE

 

Le renouvelable pourrait réduire les émissions C02 de 70%, d'après une étude

 

LONDRES (Reuters) - Les émissions de dioxyde de carbone liées à l'énergie pourraient être réduites de 70% d'ici 2050 et progressivement supprimées d'ici 2060, montre une étude de l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) publiée lundi.

Pour atteindre cet objectif, il faudrait que la part du renouvelable (éolien, solaire, etc.) dans les sources d'énergie primaire soit portée à 65% en 2050, contre 15% en 2015, souligne le rapport de cette organisation intergouvernementale.

Il faudrait également investir à l'horizon 2050 29.000 milliards de dollars (26.933 milliards d'euros) supplémentaires dans l'énergie, soit l'équivalent de 0,4% du produit intérieur brut mondial.

De tels investissements participeraient, avec d'autres politiques de soutien de la croissance, à une hausse de 0,8% de ce même PIB mondial à la même date, assure l'Irena.

En 2015, 32 gigatonnes (milliards de tonnes) de CO2 liée à l'énergie ont été émises. Il faudrait qu'elles soient ramenées à 9,5 gigatonnes d'ici 2050 pour limiter la hausse des températures mondiales à un maximum de 2°C au-dessus de la moyenne pré-industrielle, ajoute le rapport.

·         ÉCONOMIE

 

BNP réduira ses effectifs via les "départs naturels"

 

PARIS (Reuters) - BNP Paribas a annoncé lundi dans la présentation de son plan stratégique à horizon 2020 que les effectifs de la banque de détail en France seraient réduits à travers "les départs naturels".

Pour atteindre les objectifs de son plan dans un contexte de taux d'intérêt faibles, BNP Paribas prévoit notamment d'adapter son réseau d'agences bancaires, de plus en plus délaissées par les clients.

Selon les informations du journal Le Monde, BNP prévoit de fermer 200 des 1.964 agences de France d'ici 2020 et de baisser de 2 à 4% les effectifs de son réseau.

Contacté par Reuters, une porte-parole de BNP n'a pas souhaité commenter ces chiffres mais a rappelé que le nombre d'agences avait baissé depuis 2012 de 12% à travers ses marchés dits domestiques (France, Belgique, Italie et Luxembourg) et que la direction avait déjà fait savoir que ce rythme devrait se poursuivre.

La banque de détail en France doit faire face à l'irruption prochaine d'Orange Bank sur le marché, ce qui fait craindre à certains observateurs une guerre de prix et un effondrement des marges similaire à celui qui a suivi l'entrée de l'opérateur Free sur le marché de la téléphonie mobile.

La loi Macron, qui facilite désormais les démarches des particuliers pour changer de banque, pourrait aussi favoriser les banques en ligne, aux tarifs moins élevés, au détriment des établissements traditionnels.

Malgré ces vents contraires, BNP Paribas vise l'acquisition de 600.000 nouveaux clients par an en 2020 et une hausse de sa part de marché tout en poursuivant les économies.

Au quatrième trimestre 2016, le produit net bancaire de la banque de détail en France a baissé de 3,4% à 1,548 milliard d'euros et ses résultats avant impôts, de 36% à 177 millions d'euros.

 

 

 

21 mars

 

 

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

Chuck Berry, pionnier et légende du rock'n'roll, meurt à 90 ans

 

LOS ANGELES (Reuters) - Chuck Berry, l'une des plus grandes figures du rock'n'roll et auteur de standards inoubliables comme "Johnny B. Goode", "Roll Over Beethoven" ou "Sweet Little Sixteen", est mort samedi dans sa maison du Missouri à l'âge de 90 ans.

Le chanteur guitariste a été retrouvé inconscient par les services d'urgence, rapporte la police du comté de St Charles.

Considéré comme l'un des fondateurs du rock'n'roll dans les années 50, Charles Edward Anderson Berry en a été sa première star avec son rockabilly mâtiné de blues et de jazz.

Son style, qui a su d'emblée séduire la jeunesse blanche fascinée par le rock, a été imité par la suite par nombre d'artistes blancs qui ont finalement dominé la pop américaine.

"Shakespeare du rock'n'roll" selon Bob Dylan, il a été l'un des premiers à écrire et interpréter ses propres chansons. Son influence a été considérable sur une génération de musiciens, de Keith Richards, le guitariste co-fondateur des Rolling Stones, aux Beatles en passant par Bruce Springsteen.

Même si les thèmes étaient simples - la fête, le flirt, les voitures - les textes étaient très travaillés, empreints d'humour, parfois un rien paillards.

Les plus grands artistes du rock et de la pop ne s'y sont pas trompés et ont très largement repris ses succès : des Beatles aux Rolling Stones en passant par les Beach Boys, sans oublier le roi du rock lui-même, Elvis Presley.

"Si vous voulez donner un autre nom au rock'n'roll", a un jour déclaré John Lennon, "vous devez l'appeler Chuck Berry."

Et quand Keith Richards a accueilli l'artiste au Rock and Roll Hall of Fame en 1986, il l'a présenté comme "le monsieur à l'origine de tout cela."

Lui rendant hommage sur Twitter à l'annonce de son décès, Bruce Springsteen a vu en lui "le plus grand des rockers, le plus grand guitariste de rock et le plus grand parolier de pur rock'n'roll qui ait jamais vécu." Le chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger, a tweeté : "Chuck, tu étais extraordinaire, ta musique est gravée en nous à jamais."

4.000 FOIS

Il y a cinq mois, pour son 90e anniversaire, Chuck Berry avait annoncé la sortie dans le courant de l'année d'un nouvel album, le premier depuis 38 ans. Intitulé "Chuck", il était dédié à sa femme, Themetta "Toddy" Berry, à laquelle il était marié depuis 68 ans. "Ma chérie, je me fais vieux ! Je travaille sur ce disque depuis longtemps. Maintenant je peux raccrocher", avait-il écrit à cette occasion.

Chuck Berry s'est fait connaître alors que la ségrégation raciale était encore de mise aux Etats-Unis.

Mais pour les jeunes, quelle que soit la couleur de leur peau, il était difficile de résister à un rythme si entraînant et à l'irrésistible "marche en canard" (jambes pliées, mouvement saccadé de la tête d'avant en arrière) qu'il avait inventée et qui a été copiée par maints artistes.

Le chanteur guitariste affirme avoir effectué sa "duck-walk" plus de 4.000 fois sur scène. Il a raconté avoir inventé cette pantomime quand il était enfant pour faire rire sa mère alors qu'il cherchait une balle sous la table.

Certains critiques ont suggéré qu'il n'écrivait que les paroles de ses chansons et que c'était son ancien pianiste, Johnnie Johnson, qui composait les airs. Ce dernier a poursuivi Chuck Berry en justice en 2000 pour obtenir des royalties, en disant que les deux hommes avaient collaboré à égalité sur de très nombreux succès. Il a été débouté.

C'est en tout cas avec Johnnie Johnson que Chuck Berry a commencé à monter sur scène. En 1953, à 27 ans, il joue dans les clubs noirs de la région de St Louis avec le Sir John's Trio. Rendant hommage au talent, au charisme et au sens des affaires de Chuck Berry, le groupe devient le Chuck Berry Trio.

Sur les conseils de la légende du blues Muddy Waters, Chuck Berry auditionne pour Chess Records, célèbre maison de disques de Chicago. Il en sort le très rockabilly "Ida Red", devenu succès mondial une fois rebaptisé "Maybelline".

SCANDALE

A la sortie du disque, Chuck Berry s'est dit stupéfait de voir que deux autres personnes étaient inscrites comme coauteurs de "Maybellene". Ce qui l'a privé de certaines royalties.

Il s'agissait du système dit "payola" selon lequel les maisons de disques versaient des sommes à des stations de radio dans les années 1950 pour que leurs morceaux soient diffusés en priorité. Il a par la suite récupéré tous les droits.

Chuck Berry et Johnnie Johnson ont travaillé ensemble pendant une trentaine d'années sur de très nombreux airs, notamment "Roll Over Beethoven", "Reelin' and Rockin'", "No Particular Place to Go", "Memphis" et "Sweet Little Sixteen".

Mais un seul single de Chuck Berry se hissa en tête des hit-parades, "My Ding-a-Ling" (1972). La chanson a fait scandale en son temps car elle faisait apparemment référence à la sexualité des jeunes. Beaucoup de radios refusèrent de la diffuser.

L'héritage de Chuck Berry a été terni par sa réputation d'avare au caractère difficile et par ses ennuis judiciaires.

Cette réputation apparaît dans un documentaire de 1987, "Hail! Hail! Rock and Roll", centré sur le concert organisé par Keith Richards pour le soixantième anniversaire de Chuck Berry. Selon les réalisateurs, Chuck Berry refusait d'être filmé si on ne lui donnait pas un sac de billets.

"D'une certaine façon, c'était un personnage étrangement bas de gamme", dira Mick Jagger au magazine Mojo. "Toujours grossier. Il est vraiment devenu une parodie de lui-même."

"YOU NEVER CAN TELL"

Né le 18 octobre 1926 à Saint-Louis, dans le Missouri, Chuck Berry était le troisième d'une famille de six enfants. Son père était entrepreneur et diacre, sa mère institutrice. Ils habitaient la Ville, un quartier noir relativement prospère.

Les démêlés du jeune Berry avec la justice commencent assez tôt. Adolescent, il est envoyé dans un établissement d'éducation surveillée pour vol à main armée. A sa libération à l'âge de 21 ans, il travaille en usine automobile, puis en tant que photographe. Il suit aussi une formation de coiffeur.

Il est renvoyé en prison en 1962, pour 18 mois, pour avoir engagé au club de St Louis une jeune Apache de 14 ans, rencontrée au Texas. Elle a ensuite été arrêtée pour prostitution. Il est condamné pour avoir enfreint la loi interdisant de faire passer une mineure d'un Etat à l'autre pour l'exploiter.

Il écrit plusieurs chansons pendant son incarcération, notamment "No Particular Place to Go" et "You Never Can Tell".

En 1979, il est condamné à quatre mois de prison pour fraude fiscale. Dans les années 90, un certain nombre de femmes l'accusent de les avoir filmées dans les toilettes de son restaurant-club de Mentzville, dans le Missouri.

Si les succès cessent, les hommages continuent. Chuck Berry jouait une fois par mois dans une discothèque de St. Louis a plus de 80 ans passés.

Ultime illustration de son influence, une version de "Johnny B. Goode" a été placée dans la série d'enregistrements envoyés dans l'espace à bord de la sonde Voyager 1 lancée par la Nasa en 1977 à la rencontre d'éventuels extra-terrestres.

·         FRANCE

 

La "clause Molière" contraire à la législation UE, dit une commissaire

 

PARIS (Reuters) - L'imposition d'une clause imposant l'usage du français sur les chantiers publics est discriminatoire et contraire à la législation européenne, estime la commissaire européenne à l'Emploi.

"Ce n'est pas par un repli sur soi que l'on peut régler les problèmes de l'emploi", déclare Marianne Rhyssen dans une interview publiée dimanche par Le Parisien-Aujourd'hui en France.

"Sur le plan juridique, je pense que cette clause est une discrimination contraire à la législation européenne", ajoute-elle.

Le gouvernement et les syndicats ont dénoncé l'annonce de la mise en oeuvre de cette clause dite "Molière" par les présidents de quatre régions dirigées par la droite : Île-de-France, Hauts-de-France, Normandie et Auvergne-Rhône-Alpes.

"Ce type de protectionnisme n'est pas dans votre intérêt", dit encore Marianne Rhyssen. "Imaginez que, demain, on oblige les Français qui veulent décrocher de gros marchés publics en Allemagne ou aux Pays-Bas à parler allemand ou néerlandais !"

La commissaire belge met d'autre part en garde contre toute les menaces de suspension unilatérale de la directive européenne sur les travailleurs détachés, brandies par plusieurs candidats à la présidentielle française.

"C'est une loi européenne qui découle du principe de la libre circulation. Aucun pays membre ne peut décider unilatéralement de ne plus l'appliquer sans encourir une procédure pour infraction", indique-t-elle en rappelant qu'une révision de cette directive pourrait être votée avant l'été.

·         INTERNATIONAL

 

Mélenchon galvanise ses soutiens et vise les indécis

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a organisé samedi une démonstration de force à Paris, en présence de plusieurs milliers de personnes, destinée à galvaniser ses sympathisants et à rallier à lui les indécis de gauche à un peu plus d'un mois de la présidentielle.

"Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire à l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en avait vue, ceci est une manifestation politique, une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a-t-il lancé depuis l'estrade installée sur la place de la République.

"Si tant de gens se sont rassemblés ici, c'est qu'ils savent combien l'heure est grave pour leur pays, entre l'extrême droite qui voudrait la nation ethnique et les serviteurs de l'argent roi", a poursuivi le candidat de la France insoumise.

Selon les organisateurs, "au moins 130.000 personnes" se sont réunies dans l'Est parisien, cinq ans jours pour jour après un précédent rassemblement du même genre, place de la Bastille. La préfecture de police n'a pas communiqué d'estimation.

Durant une heure, Jean-Luc Mélenchon, à qui les sondages prêtent environ 11% des intentions de vote, a cité certaines mesures de son programme, en commençant par sa volonté d'instaurer une VIe République.

Il a proposé, entre autres, que soit inscrits dans la Constitution le droit à l'avortement et celui de mourir dans la dignité ou que soit créé un droit de révoquer les élus en cours de mandat par référendum.

Tout l'enjeu pour l'ex-socialiste, au coude-à-coude avec Benoît Hamon, est de s'imposer comme le principal candidat de la gauche dans une campagne pour l'instant dominée par le trio Marine Le Pen-Emmanuel Macron-François Fillon.

"Le paysage politique peut encore changer. Un Français sur deux n'a pas encore fait son choix. Il y a encore beaucoup de Français qui vont maintenant s'intéresser au débat politique", a déclaré son porte-parole, Alexis Corbière, sur BFM TV.

"Nous pouvons modifier un peu ce qu'on voudrait nous imposer comme second tour", a-t-il insisté.

Jusqu'à présent, les discussions de fond ont été éclipsées par les ennuis judiciaires de François Fillon et, dans une moindre mesure, de Marine Le Pen mais le débat télévisé prévu lundi entre les cinq premiers des sondages, Jean-Luc Mélenchon compris, pourrait donner une autre tournure à la campagne.

Dimanche, c'est au tour de Benoît Hamon de tenir un grand meeting, dans l'ex-Palais omnisports de Bercy, présenté au Parti socialiste comme un "moment fort" de sa campagne.

Le premier tour est prévu le 23 avril, le second le 7 mai.

·         FRANCE

 

Le terroriste d’Orly montait au feu avec une arme inoffensive

 

 

Un homme a été abattu, samedi 18 mars, par des militaires de l’opération Sentinelle, après avoir dérobé le fusil d’assaut de l’un d’entre eux, à l’aéroport d’Orly-Sud. Au départ, le terroriste était muni d’un simple revolver à grenaille, un équipement qui témoigne des difficultés actuelles des djihadistes pour se procurer des armes.

 

·         INTERNATIONAL

 

La Corée du Nord dit avoir testé un moteur de fusée très puissant

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a annoncé dimanche avoir testé un nouveau moteur de fusée très puissant sur le pas de tir de Tongchang-ri.

Le dirigeant du pays, Kim Jong-un, cité par l'agence de presse officielle KCNA, a qualifié cet essai de "nouvelle naissance pour l'industrie de la fusée".

Ce moteur permettra à la Corée du Nord de se hisser au niveau des pays les plus performants dans le lancement de satellites, a ajouté KCNA. Ce qui suggère que ce test est vraisemblablement celui d'un nouveau type de moteur de fusée pour missiles de longue portée.

Vendredi à Séoul, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a adressé à la Corée du Nord un avertissement particulièrement ferme, n'excluant plus la possibilité d'une opération militaire si Pyongyang menaçait les forces sud-coréennes et américaines.

Rex Tillerson s'est rendu samedi à Pékin où il a promis d'oeuvrer avec la Chine pour que la Corée du Nord choisisse une "voie différente" de celle du nucléaire militaire.

La Corée du Nord a déjà procédé à cinq essais nucléaires et à plusieurs lancements de missiles au mépris des sanctions imposées par les Nations unies. Les experts estiment que le régime communiste dynastique travaille au développement de missiles à tête nucléaires capables d'atteindre les Etats-Unis.

Kim Jong-un lui-même a dit début janvier que son pays était sur le point de tester un missile balistique intercontinental.

Selon KCNA, le lancement s'est fait de la base de lancement de satellites de Sohae, où la Corée du Nord a mené ses tests de fusées à longue portée.

Selon le groupe de réflexion 38 North basé à Washington, des images de la semaine dernière prises par satellite indiquent une activité à l'endroit du site où se font les lancements verticaux, ce qui peut indiquer des préparatifs pour un test de moteur de fusée.

L'importance du test apparaîtra sous peu, a indiqué Kim Jong-un, selon l'agence KCNA.

"Il a noté que le succès réalisé dans le test en cours marquait un grand événement d'importance historique car il déclare une nouvelle naissance pour l'industrie de la fusée fondée sur le Juche", écrit KCNA. Le Juche est la doctrine fondée sur les idées du communisme en vigueur en Corée du Nord.

"Il a souligné que le monde entier serait bientôt témoin de l'importance événementielle que porte la grande victoire remportée aujourd'hui", ajoute KCNA.

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Vers un procès UBS pour blanchiment de fraude fiscale

 

PARIS (Reuters) - Les juges d'instruction chargés de l'enquête ouverte contre UBS pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale devraient rendre une ordonnance de renvoi de la banque suisse en correctionnelle dans les jours à venir, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.

"L'ordonnance de renvoi est attendue en début de semaine", a-t-on dit, confirmant une information du Journal du Dimanche.

Une telle décision entérinera l'échec des négociations engagées par UBS avec le Parquet national financier (PNF) pour éviter un procès dans le cadre d'une "convention judiciaire d'intérêt public (CJIP)", une possibilité ouverte par la loi Sapin 2 adoptée fin 2016 et dont le décret d'application est attendu début avril.

Selon le JDD, la banque refuse le montant de la transaction proposée par la justice française, qui serait de 1,1 milliard d'euros, soit le montant de la caution qu'elle a déjà versée.

De source proche du dossier, on dit toutefois que la somme réclamée pour l'abandon des poursuites "est bien supérieure" à 1,1 milliard.

Cité dans le journal, le responsable des affaires juridiques d'UBS, Markus Diethel, déclare que "ce qu'on nous a proposé n'est pas raisonnable".

"Une telle somme est impensable vis-à-vis de nos actionnaires comme des autres justices avec lesquelles nous avons négocié", ajoute-t-il, "ce n'est pas du tout le prix du marché".

Les juges soupçonnent UBS d'avoir mis en place un système de blanchiment permettant à des résidents français de dissimuler leurs avoirs au fisc. Le blanchiment aurait eu lieu de 2004 à 2012, une pratique aggravée par son "caractère habituel", selon les enquêteurs.

Le PNF a requis le renvoi en correctionnelle de la banque suisse pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale, et de sa filiale française pour complicité de ces délits. Il a aussi requis le renvoi de six anciens cadres de la banque : trois de chez UBS France, et trois de chez UBS AG.

La banque a dû verser une caution de 1,1 milliard d'euros dans cette affaire - un montant jugé par la Cour européenne des droits de l'homme comme respectant le principe de proportionnalité.

Elle encourt en cas de procès une amende de la moitié de la valeur des fonds sur lesquels ont porté les opérations présumées frauduleuses pour blanchiment.

Toujours selon le JDD, les magistrats instructeurs les évaluent à "un minimum de 9,7 milliards d'euros", un montant contesté par UBS.

Markus Diethlem fait valoir qu'"aucun client n'a jamais déclaré qu'il avait placé de l'argent après un démarchage" et que la majorité des actifs découverts avaient été placés bien avant les années 2000.

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Les rebelles syriens à l'offensive en banlieue nord de Damas

 

BEYROUTH/AMMAN (Reuters) - Les forces gouvernementales syriennes affrontent dimanche des groupes rebelles à la périphérie nord de Damas, rapportent les insurgés et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les combats, précise l'OSDH, sont concentrés dans le quartier de Djobar, quelque deux km au nord-est de l'enceinte de la vieille ville de Damas.

Un chef rebelle, Abou Abdo, du groupe Failak al Rahman, a expliqué que cet assaut contre la dernière ligne de défense gouvernementale avant les quartiers résidentiels de la capitale syrienne visait à soulager les insurgés qui ont cédé du terrain dans les communes de Kaboun et Barzeh, au nord de Djobar.

Dans le centre de Damas, on entend le bruit des explosions et fusillades, a témoigné un habitant.

Des avions de combat de l'armée de l'air syrienne ont bombardé Djobar et l'artillerie rebelle pilonne plusieurs quartiers tenus par le gouvernement, dont Bab Touma, Rukn al Din et le quartier de la place des Abbassides, totalement déserté, rapporte l'OSDH.

Selon les rebelles, l'armée syrienne a progressé au cours des deux derniers jours, après des semaines de bombardements et de frappes aériennes, sur une route entre Kaboun et Barzeh, deux quartiers rebelles assiégés où vivent toujours des dizaines de milliers d'habitants.

 

"La prise de cette route isolerait complètement Barzeh et Kaboun", a commenté Abou Abdoullah, un autre combattant du groupe Failak al Rahman.

20 mars

 

·         LA UNE 

 

 

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Les arrangements de Bruno Retailleau avec l'argent du Sénat

 

 

D’après nos informations, le nom de Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne de François Fillon et l'un de ses principaux lieutenants, apparaît parmi les bénéficiaires du système occulte des « ristournes » qui a permis à des sénateurs UMP, jusqu’en 2014, de récupérer des fonds théoriquement destinés à la rémunération d’assistants.

 

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L'armée israélienne tue un jeune Palestinien en Cisjordanie

 

RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Un jeune Palestinien de 16 ans a été tué en Cisjordanie vendredi par l'armée israélienne qui a ouvert le feu sur des manifestants qui leur lançaient des pierres, rapporte le ministère palestinien de la Santé.

Une porte-parole de l'armée israélienne a expliqué que les protestataires lançaient des cocktails Molotov sur des voitures près de la ville d'Hébron et que les soldats estimant être en danger ont tiré.

Depuis octobre 2015, une vague d'attaques palestiniennes en Israël et dans les territoires palestiniens de Cisjordanie et Gaza ont coûté la vie à 37 Israéliens et deux Américains.

Commises le plus souvent à l'aide d'armes rudimentaires ou de véhicules-béliers, ces attaques ont toutefois nettement diminué en nombre ces derniers mois.

Côté palestinien, 239 personnes ont été tuées, dont au moins 159 étaient des assaillants, selon les autorités de l'Etat hébreu.

·         SOCIAL

 

 

Amiens ou l'agonie de la France industrielle

L’usine Whirlpool de la capitale picarde va mettre la clé sous la porte mi-2018. Quelque 290 salariés et 400 sous-traitants et intérimaires risquent de perdre leur emploi. Cette fermeture intervient après une dizaine d’autres dans l’agglomération et ses environs lors de ces quinze dernières années. Dans cette ville qui concentrait nombre d’entreprises emblématiques, l’emploi industriel s’effondre, comme partout en France.

 

·         FRANCE

 

Robert Bourgi avait fait un don au parti de Fillon

 

PARIS (Reuters) - Robert Bourgi, l'"ami" qui a offert à François Fillon des costumes de luxe, a confirmé samedi à Reuters qu'il avait auparavant effectué un don légal de 7.500 euros à la formation de l'ex-Premier ministre.

Cet avocat franco-libanais, pilier controversé de la "Françafrique" et ancien conseiller occulte, notamment, de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, s'est retrouvé au coeur de l'affaire Fillon, pour qui il a réglé en février une facture de 13.000 euros de costumes.

Selon Le Parisien, il avait versé en 2013 ou en 2014 7.500 euros, le plafond légal de dons aux partis politiques, à Force républicaine, le mouvement créé par François Fillon, aujourd'hui candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle.

"Je vous confirme la réalité de ce don effectué en toute légalité", a-t-il dit à Reuters par courrier électronique.

Après les révélations du Journal du Dimanche sur les dons de costumes, le parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d'instruction chargés de l'enquête sur la famille Fillon un réquisitoire supplétif contre X pour "trafic d’influence".

Selon Robert Bourgi, cité vendredi par BFM TV, les cadeaux vestimentaires ont été faits sans attendre de contrepartie.

L'ancien Premier ministre, affaibli depuis la fin janvier par l'enquête sur des emplois présumés fictifs dont auraient bénéficié des membres de sa famille, a été mis en examen mardi, notamment pour détournement de fonds publics.

·         INTERNATIONAL

 

Madrid ne donnera rien en échange si l'ETA désarme

 

MADRID (Reuters) - Le gouvernement espagnol n'offrira rien en échange du désarmement que le groupe séparatiste basque ETA s'apprêterait à annoncer, a déclaré samedi Mariano Rajoy.

"L'ETA a fait une énième annonce de désarmement (...) cela se fera en échange de rien", a dit le président du gouvernement lors d'une réunion de sa formation politique, le Parti populaire, tenue au Pays basque.

Selon le journal Le Monde, une opération d'une "ampleur inédite" de l'ETA est prévue le 8 avril. A Madrid, l'agence espagnole Europa Press dit avoir eu confirmation de l'information d'une annonce de désarmement auprès de sources proches des services espagnols de l'anti-terrorisme.

Dans son édition publiée vendredi, Le Monde, qui cite un militant de Bizi, organisation basque intervenant sur des thèmes sociaux et environnementaux, écrit qu'"une initiative d'ampleur permettant de restituer l'ensemble de l'arsenal d'ETA – le stock de dix caisses saisi en décembre ne représente que 15% de l'ensemble de l'armement de l'organisation – est prévue le samedi 8 avril".

"ETA nous a confié la responsabilité du désarmement de son arsenal et, au soir du 8 avril, ETA sera totalement désarmée", a déclaré ce militant au quotidien français.

L'ETA (Euskadi Ta Askatasuna) a annoncé en octobre 2011 l'abandon définitif d'une lutte armée contre l'Etat espagnol qui a fait plus de 800 morts en quarante ans.

 

Aucun accord avec les autorités espagnoles et françaises n'a jusqu'à présent été trouvé sur les modalités de son désarmement.

19 mars

 

·         LA UNE 

 

 

·         FRANCE

Un parfum de Françafrique s'empare de l'affaire Fillon

 

 

Avec la confirmation par Le Monde de l’identité du généreux donateur du candidat de la droite à la présidentielle pour ses costumes de luxe – en l’occurrence l’avocat Robert Bourgi –, l'affaire Fillon vient désormais percuter le monde des réseaux occultes de la Françafrique

 

·         MOYEN-ORIENT

 

La bataille de Mossoul tourne au carnage pour les civils

 

 

Après cinq mois de combats, les forces irakiennes appuyées par l’aviation américaine se fraient un chemin coûte que coûte dans l’ouest de Mossoul, vers sa vieille ville étroite et surpeuplée, encore tenue par les djihadistes de l’État islamique. Mardi 14 mars, une frappe aérienne a tué 26 civils. Ils s’ajoutent à des centaines de victimes « collatérales » déjà documentées, alors que près de 100 000 personnes ont fui la zone

 

·         FRANCE

 

Mélenchon exclut de renoncer

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a catégoriquement exclu de renoncer à se présenter à la présidentielle pour rejoindre Benoît Hamon, comme l'y invitait Arnaud Montebourg, qui a loué l'"intelligence, l'extrême culture et la vision de la société française et de ses risques" du candidat de La France insoumise.

"Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute", a-t-il répondu sur BFMTV, en citant La Fontaine. "Si j'avais la sottise de croire à de tels arguments, je ne serais pas digne de ce que je suis en train de faire."

"Imaginez-vous que, quarante jours avant le premier tour de l'élection, je vienne et je vous apprenne 'ça y est, c'est fini, tout ce que j'ai raconté depuis cinq ans ça n'existe plus, le programme que j'ai préparé pendant huit mois, n'en parlons plus, nous nous sautons au cou l'un de l'autre".

"Ce serait absurde et la seule chose que ça ferait serait de créer des milliers, peut-être des millions d'abstentionnistes de plus", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

Prié de dire s'il voterait au second tour s'il devait être éliminé dès le 23 avril, il a répondu : "J'irai voter en toute hypothèse car c'est le devoir d'un citoyen (....) le devoir civique, on ne doit jamais y renoncer".

Il a souligné sur ce point qu'il prônait un système de vote obligatoire où les bulletins blancs seraient comptabilisés.

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang est venu à bout de la patience des Etats-Unis, dit Tillerson

 

SEOUL (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a annoncé vendredi que la diplomatie de la "patience stratégique" vis-à-vis de Pyongyang avait vécu et qu'une série de mesures était à l'étude pour aborder différemment la question nord-coréenne.

"Que les choses soient claires, la politique de la patience stratégique a pris fin. Nous examinons de nouvelles pistes en matière de sécurité et de diplomatie. Toutes les options sont sur la table", a déclaré le chef de la diplomatie américaine lors d'une conférence de presse organisée à Séoul.

Une "réponse appropriée" sera apportée à toutes les initiatives qui menaceraient le Sud, a-t-il ajouté.

"S'ils intensifient la menace que constitue leur programme d'armement à un niveau justifiant une action de notre part, cette option sera sur la table", a déclaré Rex Tillerson.

Le secrétaire d'Etat américain a également demandé à la Chine d'instaurer des sanctions contre la Corée du Nord tout en jugeant injustifiées les mesures que Pékin a dit vouloir prendre contre Séoul en réaction au déploiement en Corée du Sud du système de défense antimissile THAAD perçu par la Chine comme une menace pour sa propre sécurité.

La Maison blanche a annoncé au début du mois que la livraison de ce système de défense, initialement prévue à l'automne, allait être accélérée.

Quatre missiles tirés début mars par la Corée du Nord sont tombés en mer au large des côtes nord-ouest du Japon. Ces tirs ont été effectués quelques jours après la promesse par Pyongyang de représailles contre des manoeuvres militaires entre les Etats-Unis et la Corée du Sud dans la péninsule.

·         ÉCONOMIE

 

Une 2e association va se porter partie civile dans le dossier Renault/Diesel

 

PARIS (Reuters) - La CLCV (Association nationale de défense des consommateurs et usagers) a annoncé son intention de se constituer à son tour partie civile dans la procédure pour tromperie présumée sur les émissions diesel de Renault.

C'est la deuxième association de consommateurs à engager cette démarche après l'UFC Que Choisir en janvier.

"La CLCV, qui représente et défend l'intérêt des consommateurs, a porté plainte (en octobre 2015) afin d'obtenir la condamnation pour pratiques déloyales du groupe Volkswagen qui a contourné les tests anti-pollution par des manœuvres frauduleuses", a indiqué la CLCV dans un communiqué publié jeudi.

"Pour des pratiques dont les conséquences semblent en l'état analogues, nous préparons aussi une constitution de partie civile sur l'action pénale qui devrait s'engager à l'encontre de Renault", a-t-elle ajouté.

La CLCV a pris cette décision à la suite de la publication cette semaine d'extraits du rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui avait conduit la justice à ouvrir sur Renault une information judiciaire pour tromperie présumée en janvier.

"Ces faits sont susceptibles de porter préjudice aux centaines de milliers de consommateurs concernés, qui devront avoir réparation de leur préjudice", poursuit l'association.

Elle estime aussi que les automobilistes pourraient être en mesure de déposer à titre personnel dans le courant de l'année "une plainte pour tromperie et pratiques commerciales déloyales auprès du procureur". Cette affaire, ajoute-t-elle, démontre à nouveau que "l'époque des tests en laboratoire calibrés pour satisfaire les constructeurs automobiles doit être une bonne fois pour toutes révolue".

900.000 VÉHICULES POURRAIENT ÊTRE CONCERNÉS

L'action Renault a chuté deux jours d'affilée, mercredi et jeudi, après la publication d'extraits du rapport de la DGCCRF où celle-ci dénonce une stratégie visant à fausser la performance des systèmes antipollution et pointe la responsabilité directe du PDG Carlos Ghosn. Renault a démenti à nouveau avoir enfreint les règles et équipé ses véhicules d'un logiciel truqueur.

Vendredi, le titre du groupe automobile cède 0,6%, en ligne cette fois avec l'indice des valeurs automobiles européennes.

Particulièrement montré du doigt pour l'écart entre les niveaux d'émission d'oxydes d'azote (NOx) enregistrés à l'homologation et sur route par plusieurs de ses véhicules, Renault a annoncé en avril dernier un plan d'amélioration de son système de dépollution.

La plage de température retenue pour un fonctionnement optimal, limitée jusqu'ici à 17-35 degrés au nom, a expliqué Renault, de la fiabilité de ses moteurs, a été élargie progressivement à 10-45 degrés à partir de juillet sur la quasi totalité de la production.

En ce qui concerne les véhicules déjà en circulation, la plupart des automobilistes concernés ont commencé à recevoir en mars un courrier leur proposant un patch logiciel pour améliorer la performance environnementale de son moteur.

L'opération, gratuite et volontaire, devait initialement commencer en octobre. Elle doit être bouclée d'ici mai en France et d'ici six mois dans le reste de l'Europe.

Début 2016, Renault avait indiqué que le volume de véhicules concernés serait au final "certainement bien inférieur" à 700.000. Sur la base de la production récente de véhicules diesel du groupe, environ 900.000 véhicules pourraient finalement être concernés, dont un tiers en France.

·         FRANCE

 

Pour trois quarts des Français, Fillon a tort de se maintenir

 

PARIS (Reuters) - Trois quarts des Français (75%) jugent que François Fillon, fragilisé par une enquête sur des emplois potentiellement fictifs de sa famille, a tort de maintenir sa candidature à la présidentielle, selon un sondage Odoxa publié vendredi.

D'après cette enquête réalisée pour France info, 25% des sondés ont un avis contraire sur le vainqueur de la primaire de la droite qui n'a cessé, depuis les premières révélations parues fin janvier, de réitérer son intention d'aller au bout.

En revanche, une majorité des seuls sympathisants de droite (58%) approuve la décision de François Fillon.

Cette étude a été effectuée par internet auprès d'un échantillon de 1.006 personnes, mercredi et jeudi, soit après sa mise en examen par les juges, notamment pour détournement de fonds publics et complicité et recel d'abus de biens sociaux.

Selon ce même sondage, 22% des personnes interrogées déclarent avoir une bonne opinion de François Fillon, 46% le jugent courageux, 23% convaincant, et 10% honnête.

Le premier tour de l'élection présidentielle est prévu le 23 avril, le second tour le 7 mai.

·         INTERNATIONAL

 

Israël intercepte un missile antiaérien tiré vers ses avions

 

JERUSALEM/BEYROUTH (Reuters) - L'armée israélienne a annoncé avoir intercepté un des missiles antiaériens tirés vendredi en direction de ses forces aériennes, qui étaient en mission en Syrie et assure qu'aucun de ses avions n'a été touché par la DCA syrienne.

Des sirènes d'alarme se sont déclenchées vendredi dans des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, et deux témoins Reuters rapportaient avoir entendu une explosion.

Dans un communiqué, l'armée a annoncé que l'un des missiles anti-aérien avait été intercepté. L'explosion a été entendue jusqu'à Jérusalem, à des dizaines de kilomètres. Aucune victime, ni dégât n'a été signalé.

"Cette nuit, l'IAF (Force aérienne israélienne) a ciblé différentes cibles en Syrie. Plusieurs missiles antiaériens ont été tirés depuis la Syrie après la mission et les systèmes de défense aérienne de l'IDF (Force de défense d'Israël) ont intercepté l'un des missiles", a dit l'armée dans un communiqué.

Le haut commandement de l'armée syrienne a de son côté affirmé ultérieurement avoir abattu un appareil israélien qui était entré dans son espace aérien pour viser des cibles près de Palmyre. Un autre avion israélien a été touché, a dit Damas.

Ces deux affirmations ont été démenties par Israël.

Israël a mené des dizaines d'attaques aériennes visant l'approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, groupe chiite soutenu par l'Iran, qui combat aux côtés de l'armée syrienne.

Des responsables de la défense israélienne ont dit craindre un renforcement du Hezbollah dû à l'expérience acquise dans la guerre civile syrienne.

L'Iran chiite, grand ennemi d'Israël, est un ardent soutien du régime du président syrien Bachar al Assad, et des combattants iraniens appuient l'armée syrienne sur le terrain.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré à Moscou le président russe Vladimir Poutine pour discuter du rôle de l'Iran en Syrie. Israël accuse Téhéran de vouloir y établir une présence militaire permanente.

·         FRANCE

 

Bourgi est l'"ami" qui a offert deux costumes à Fillon

 

PARIS (Reuters) - L'"ami" qui a offert deux costumes à François Fillon en février pour une valeur de 13.000 euros est Robert Bourgi, pilier controversé de la "Françafrique" et ancien conseiller occulte, notamment, de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, a-t-on confirmé vendredi de source judiciaire.

Selon Le Monde, qui a révélé l'information, les enquêteurs sont en possession de documents attestant que l'avocat franco-libanais avait commandé deux costumes le 7 décembre chez un tailleur de luxe parisien pour le vainqueur de la primaire de la droite et du centre.

Les vêtements ont été réglés le 20 février au profit du candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle.

"Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors?", avait confirmé aux Echos François Fillon, après que Le Journal du Dimanche eut dévoilé l'information, sans nommer le mécène.

Le parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d'instruction chargés de l'enquête sur la famille Fillon un réquisitoire supplétif contre X pour "trafic d’influence" afin de prendre en compte ce cadeau vestimentaire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

François Fillon a été mis en examen mardi pour détournement de fonds publics, notamment, dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont son épouse et deux de ses enfants auraient bénéficié. Le "trafic d'influence" ne figurait pas parmi les chefs retenus.

Robert Bourgi, cité par BFM TV, a affirmé qu'il avait fait à l'ancien Premier ministre un "cadeau", "sans rien attendre en retour".

L'avocat avait précédemment dit à Reuters vouloir donner la "priorité aux juges s'ils venaient à (l)'interroger."

Né en 1945 au Sénégal dans une famille libanaise, Robert Bourgi est considéré comme l'héritier de Jacques Foccart, figure de la "Françafrique", mélange de clientélisme, d'affairisme et de diplomatie parallèle qui a régi des décennies durant les relations entre Paris et ses ex-colonies africaines.

"DISCRÉTION"

Egalement conseiller occulte et intermédiaire de plusieurs ministres de droite, il était notamment proche des anciens président gabonais, sénégalais et congolais Omar Bongo, Abdoulaye Wade et Denis Sassou-Nguesso.

On lui prête un rôle décisif dans l'éviction, en 2008, du secrétaire d'Etat à la Coopération de Nicolas Sarkozy Jean-Marie Bockel, qui avait souhaité la fin de la "Françafrique".

Il est réputé proche de Claude Guéant, ancien secrétaire général de l'Elysée et ministre de l'Intérieur à l'époque de Nicolas Sarkozy, qui l'a décoré de la Légion d'honneur le 27 septembre 2007, quelque mois après le début de son quinquennat.

Le chef de l'Etat avait alors salué un "grand serviteur de l'Etat" et un "défenseur infatigable" de la France.

Il avait dit pouvoir "continuer à compter sur (sa) participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion".

Une discrétion dont Robert Bourgi est sorti en 2011 : il a notamment raconté dans un livre et des interviews avoir remis des "mallettes" d'argent liquide venant de dirigeants africains à Jacques Chirac quand il était maire de Paris, puis à l'Elysée, en présence de son collaborateur, puis ministre, Dominique de Villepin. Ce qui a valu à l'époque à l'avocat d'être poursuivi en diffamation par l'ancien chef de l'Etat.

Dans une interview accordée le 11 septembre 2011 à Europe 1, Robert Bourgi avait admis ne pas avoir de preuves de ses allégations, qu'il avait toutefois réitérées. "C'est ma conscience qui m'a dicté le devoir de parler", avait-il alors expliqué. "Je veux une France propre à droite et à gauche."

 

 

18 mars

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

 «Marine Le Pen n'est pas libre»

 

L’ancien conseiller de la présidente du FN, Aymeric Chauprade, se confie pour la première fois sur les affaires du FN dans un livre, Marine est au courant de tout…, et un documentaire diffusé ce jeudi dans « Envoyé spécial », en partenariat avec Mediapart et Marianne. Pour l'eurodéputé, la candidate « est tenue » par le groupe des anciens du GUD. « Si elle arrive au pouvoir, ces gens seront le pouvoir. »

 

·         JUSTICE

 

Surprise en plein dérapage à l'audience La justice censure France Culture

 

Une journaliste avait exceptionnellement obtenu le droit d'enregistrer des audiences du tribunal de Marseille pour France Culture. Mais lors d'un procès en comparution immédiate, les magistrats ont tellement dérapé, dans l'expression et dans la sanction, que le tribunal a pris peur et rompu l'accord. Un miroir a été tendu à la justice. Elle a préféré le casser. 

 

·         FRANCE

 

Plus de cent travailleurs sans papiers occupent Rungis pour «bosser et vivre ici»

 

 

 

En pleine nuit, plus d'une centaine de travailleurs sans papiers ont investi le siège de l'entreprise qui gère l'immense marché national de Rungis, en Île-de-France. Ils réclament leur régularisation, soutenus par la CGT.

 

·         INTERNATIONAL

 

Pays-Bas: victoire de la droite de Mark Rutte sur l'extrême droite

 

La droite du premier ministre Mark Rutte est arrivée en tête des élections législatives néerlandaises, et devance largement l'extrême droite de Geert Wilders selon les premiers décomptes, lors d'un scrutin qui avait valeur de test pour les partis traditionnels en Europe.

·         AMÉRIQUE DU NORD

 

Immigration, écoutes: Trump taillé en pièces par les contre-pouvoirs

 

Un juge fédéral a suspendu le deuxième décret antimusulmans de Trump. Le président fulmine face à ce nouveau camouflet, alors que ses accusations d'avoir été mis sur écoute par Obama font flop. Le président est pris au mot et contré par les institutions et la presse.

·         FRANCE

 

Alerte attentat déclenché après une fusillade dans un lycée

 

Les autorités françaises ont déclenché jeudi l'alerte attentats à Grasse (Alpes Maritimes) où, selon plusieurs médias, une fusillade a éclaté dans un lycée de la ville, faisant plusieurs blessés.

PARIS (Reuters) - Les autorités françaises ont déclenché jeudi l'alerte attentats à Grasse (Alpes Maritimes) où, selon plusieurs médias, une fusillade a éclaté dans un lycée de la ville, faisant plusieurs blessés.

Sur son compte Twitter, la protection civile des Alpes-Maritimes recommande aux habitants de la ville de rester chez eux.

Selon des sources policières citées par BFM TV, un homme en possession de plusieurs armes a tiré sur le proviseur du lycée Tocqueville de Grasse. Une personne a été interpellée et plusieurs personnes ont été blessées, précise la chaîne.

 

 

17 mars

 

·         LA UNE 

 

 

·         FRANCE

 

Un livre d'enquête accable la candidate Front national

 

L’ouvrage Marine est au courant de tout… (Flammarion) documente pour la première fois l’implication personnelle de Marine Le Pen dans les financements litigieux du FN, dont elle a confié les clefs à un réseau d’hommes d’affaires qui n’ont rien renié de leurs anciennes sympathies pronazies.

 

·         FRANCE

 

La «GUD connection», l’équipe bis

 

Mediapart publie un chapitre de Marine est au courant de tout…, le livre enquête de Marine Turchi et Mathias Destal, consacré aux dérives et à l’ascension du premier cercle de Marine Le Pen. Composé d’anciens activistes du GUD, il tire aujourd’hui toutes les ficelles financières du FN. 

 

·         FRONT NATIONAL

 

 «Soirées nazies»: le témoignage qui accuse

 

Dans une enquête diffusée jeudi par « Envoyé spécial » sur France 2, en partenariat avec Mediapart, Marianne et Flammarion, un ancien membre de la « GUD connection » qui entoure la présidente du FN témoigne des soirées ponctuées de « saluts nazis » et d’une obsession vis-à-vis des juifs.

 

·         FILLON 

 

Le milliardaire libanais qui embarrasse François Fillon

 

Mediapart révèle qu'un homme d'affaires libanais figure parmi les clients de François Fillon. À quelques mois de la primaire, le candidat à l'élection présidentielle a signé un contrat, via sa société « 2F Conseil », avec le milliardaire Fouad Makhzoumi.

 

·         ENTREPRISES

 

Affaire OlkyPay: le responsable eau de Veolia était au cœur de la corruption

 

En dépit de sa volonté de circonscrire l’affaire, Veolia ne pourra pas minimiser le choc : Alain Franchi, l'ancien responsable de l’activité eau en France, a été l’élément moteur d’une entreprise de détournement et de corruption au sein du groupe. Mediapart révèle la lettre dans laquelle il accorde un prêt à son frère pour devenir en son nom actionnaire d’OlkyPay.

 

·         FRANCE

 

Fédération française de tennis: le nouveau président renvoyé en correctionnelle

 

À peine porté à la présidence de la Fédération française de tennis, Bernard Giudicelli va être renvoyé en correctionnelle, sur décision du parquet de Bastia, pour un possible délit de favoritisme. L'un de ses principaux opposants au sein de la fédération, Alexis Gramblat, souhaite que le nouveau président soit contraint à la démission.

 

·         FRANCE

 

Soirée à Las Vegas: «Pas d'affaire Macron», selon son entourage

 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur une soirée de la « French Tech » à Las Vegas. Il soupçonne un délit de favoritisme. Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, était la vedette de l’événement.

 

·         FRANCE

 

Migrants: à Calais, la distribution de repas recommence

 

Pour la première fois depuis le « démantèlement » de la « jungle » de Calais, en octobre 2016, plusieurs associations ont décidé de recommencer à servir des repas aux exilés, pour beaucoup mineurs, qui se retrouvent dans les parages en espérant rejoindre la Grande-Bretagne.

 

·         EUROPE

 

L’Albanie menace de devenir la décharge de l’Europe

 

Alors que l’Albanie a déjà du mal à traiter ses propres ordures, le gouvernement veut favoriser l’importation de déchets étrangers, théoriquement afin de développer l’industrie du recyclage. De puissants réseaux sont en place, en lien avec les « rois des poubelles » italiens.

·         INTERNATIONAL

 

Perquisition sur les principaux sites d'Audi en Allemagne

 

INGOLSTADT, Allemagne (Reuters) - Le parquet de Munich a fait procéder mercredi à des perquisitions sur les deux principaux sites d'Audi en Allemagne et dans plusieurs autres lieux dans le cadre du scandale des émissions polluantes affectant le groupe automobile Volkswagen.

Le parquet munichois a précisé avoir ouvert une information judiciaire contre X relative à la vente aux Etats-Unis entre 2009 et 2015 d'environ 80.000 véhicules diesel de la marque Audi soupçonnés d'être équipés de logiciels de trucage des émissions polluantes.

Cette enquête ne porte pas sur les ventes en Europe, a-t-il souligné.

Audi a déclaré que les enquêteurs fouillaient son siège à Ingolstadt, en Bavière, et son usine à Neckarsulm, dans le Bade-Wurtemberg, deux sites sur lesquels le constructeur emploie au total environ 60.000 personnes.

Les enquêteurs se sont rendus dans des bureaux et des appartements mais pas au domicile du président du directoire de la marque, Rupert Stadler, qui la dirige depuis 2007, a dit une source proche du dossier.

Volkswagen a pour sa part déclaré que des fouilles étaient en cours à son siège de Wolfsburg, en Basse-Saxe. Un porte-parole a refusé d'en dire plus.

Il s'agit des premières perquisitions organisées par le parquet depuis qu'a éclaté le scandale de la manipulation des émissions polluantes des véhicules diesel de Volkswagen en septembre 2015.

Audi a reconnu en novembre 2015 que ses moteurs diesel 3,0 litres V6 étaient équipés de logiciels de contrôle des émissions polluantes illégales aux Etats-Unis.

La marque haut de gamme du groupe automobile allemand assure qu'il est dans son intérêt de faire la lumière sur ces pratiques et elle dit coopérer pleinement avec les autorités effectuant les perquisitions.

"Le chemin vers la résolution (de cette affaire) est loin d'être terminé", a déclaré mercredi Rupert Stadler lors de la présentation des résultats annuels de la marque. "Nous allons nous atteler à la tâche jusqu'à ce qu'elle soit terminée."

Audi a porté l'an dernier ses provisions pour le scandale des émissions polluantes à 1,63 milliard d'euros.

Ses résultats pour 2016 montrent une chute de 37% de son bénéfice d'exploitation à 3,1 milliards d'euros, ce qui ramène la rentabilité de ses ventes à 5,1% contre 8,3% en 2015.

·         FRANCE

 

La justice établira mon innocence, affirme Fillon

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, mis en examen pour détournement de fonds publics notamment, s'est dit mercredi convaincu que la justice établirait son "innocence".

Invité de Radio classique, le candidat de la droite et du centre à la présidentielle a affirmé subir une procédure judiciaire "qui n'est pas normale". "Même le juge l'a reconnu", a-t-il soutenu à propos du premier magistrat instructeur Serge Tournaire, chargé de l'information judiciaire le visant avec deux autres juges d'instruction.

"Je suis innocent, ma femme a travaillé avec moi pendant des années comme c'est le cas de centaines et de centaines de parlementaires, dans le passé et en ce moment même", a-t-il dit à propos de l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont sa famille aurait bénéficié.

"Je suis convaincu que la justice, même si ça prendra du temps, établira cette innocence", a-t-il souligné. "Je suis parfaitement tranquille avec ma conscience", a-t-il ajouté ensuite.

"Nous sommes devant une procédure judiciaire qui n'est pas normale, même le juge l'a reconnu, elle est exceptionnelle, elle est adossée à un calendrier politique", a poursuivi François Fillon, dénonçant de nouveau "une instrumentalisation des affaires" pour l'"empêcher" d'être candidat à l'Elysée.

Parlant d'un "calendrier diabolique", l'ancien Premier ministre a de nouveau justifié le maintien de sa candidature, décision contraire à ses engagements initiaux qui a provoqué une fronde au sein de son camp.

"Je considère que ce calendrier exceptionnel, qui n'est pas celui d'un justiciable normal, me délivre de l'engagement que j'avais pris de ne pas être candidat si j'étais mis en examen."

Evoquant l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris sur une soirée de promotion de start-up françaises à laquelle Emmanuel Macron avait participé en janvier 2016 à Las Vegas, François Fillon en a déduit qu'"une certaine gêne" s'emparait désormais du "milieu médiatique" et "peut-être (...) [d]es cercles du pouvoir".

"J'ai le sentiment (...) qu'on cherche désormais à équilibrer un peu les choses", a-t-il commenté.

·         NUMÉRIQUE

 

Les Sleeping Giants veulent attaquer les «fake news» au portefeuille

 

Un collectif d’internautes demande aux marques de retirer toutes leurs publicités de Breitbart News, le site d’information de référence de cette droite populiste et xénophobe qui a porté Donald Trump au pouvoir, devenu le symbole du phénomène dit des « fake news ». Plus de 1 400 entreprises ont déjà accepté.

 

·         FRANCE

 

Fillon, simple candidat, en meeting dans le Vaucluse

 

PERTUIS, Vaucluse (Reuters) - Au lendemain de sa mise en examen pour détournement de fonds publics, notamment, François Fillon a tenu mercredi soir un meeting hâtivement organisé dans le Vaucluse, une réunion surtout destinée à redonner l'image d'un simple candidat en campagne et à faire oublier le poids des affaires.

"Je ne baisse pas la tête devant les balles de mes adversaires. On veut nous faire taire. Eh bien je persiste et je signe", a affirmé le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle devant plusieurs centaines de personnes entassées dans la salle des fêtes de Pertuis, contraintes pour la plupart à demeurer debout.

"Ces dernières semaines, on a mis à l'épreuve ma vie", a-t-il dit. "J'ai pu faire des erreurs, mais qui n'en a pas fait ? (...) Je dis aux Français: 'jugez moi sur mon parcours'".

À son arrivée et à sortie, l'ancien Premier ministre a été sifflé par une trentaine de personnes venues avec des casseroles. "Fillon en prison", ont crié des manifestants.

Dans la salle, le candidat a rapidement recentré son discours sur les mesures de son programme pour redresser un pays "au bord de la faillite", enseveli selon lui sous une "montagne de dettes et de déficits".

"J'assume les phrases qui réveillent plutôt que celles qui nous endorment devant le précipice", a dit François Fillon.

"Je dis qu'il faut nous moderniser à fond, qu'il faut se retrousser les manches, qu'il faut balayer toutes ces politiques filandreuses qui depuis trop longtemps nous empêchent d'être la patrie du travail, de l'audace et du progrès", a-t-il enchaîné.

Il a demandé aux électeurs hésitants de choisir le côté de "la France qui se redresse" et non celui des "illusionnistes" au rang desquels il place la présidente du Front national, Marine Le Pen, "qui veut sortir de l'Europe", le socialiste Benoît Hamon "qui veut passer aux 32 heures" et le candidat de la "France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, "qui veut laisser filer les déficits".

"LA FERMETÉ SERA À L'ÉLYSÉE"

Il a surtout stigmatisé "l'absence de culture française" d'Emmanuel Macron, qui le devance dans les intentions de vote.

"Dur, trop dur de défendre Molière, Victor Hugo, Proust. Bien plus facile de mélanger toutes les cultures dans la marmite à fondre l'identité de la France", a-t-il raillé.

"Etre français est un privilège. Ce privilège ne peut être bradé", a-t-il ajouté.

Il a rappelé sa volonté de réduire de 40 milliards les charges sociales des entreprises, d'aligner la fiscalité du capital sur celle de l'Allemagne, de reformer le Régime social des indépendants (RSI), de fixer la retraite à 65 ans ou encore de baisser de 8% les agents publics sur le quinquennat.

"Il y a quelque chose de cassé dans notre République", dit-il en évoquant "les émeutes dans les banlieues".

"L'ordre n'est pas une option, c'est une nécessité pour vivre en paix. La sécurité n'est pas un luxe, c'est un droit fondamental", a-t-il ajouté. "Si je suis élu, la fermeté sera à l'Elysée".

Au plan international, le candidat à la présidentielle a dressé le portrait d'une France "indépendante", qui rappelle aux Américains "qu'être leurs alliés n'est pas être leurs vassaux", qui propose aux Russes un "nouveau partenariat" pour sortir de la "guerre froide qui divise le continent européen" et à la Chine une "réciprocité" dans les échanges commerciaux.

François Fillon a été mis en examen mardi dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié sa famille, une nouvelle péripétie judiciaire aux effets potentiellement dévastateurs pour le candidat de la droite à la présidentielle.

Depuis le 25 janvier et la révélation des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, François Fillon est plongé dans une procédure qui le condamne pour l'heure à une élimination dès le premier tour si l'on en croit les sondages.

·         FRANCE

 

Renault/Diesel: La DGCCRF pointe la responsabilité de Ghosn, d'après une source

 

PARIS (Reuters) - La Répression des fraudes, dans son rapport transmis à la justice, estime que le PDG de Renault, Carlos Ghosn, devrait être tenu responsable de la tromperie présumée aux émissions polluantes de certains moteurs diesel du constructeur, a déclaré mercredi à Reuters une source judiciaire.

Après l'éclatement de l'affaire de trucage des émissions d'oxydes d'azote (NOx) de véhicules Volkswagen, à l'automne 2015, le gouvernement français a confié une enquête à la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) sur toutes les marques commercialisées en France.

Le quotidien Libération a révélé mardi des extraits de ce rapport transmis en novembre 2016 à la justice, qui a conduit le parquet à ouvrir une information judiciaire en janvier pour tromperie présumée.

Selon la source judiciaire, si la DGCCRF estime dans son rapport que "l'ensemble de la chaîne de direction de la société qui rend compte en dernier ressort à son PDG Carlos Ghosn" est impliquée, elle "retient la responsabilité de la personne morale".

"Aucune délégation de pouvoir n'a été établie par Carlos Ghosn concernant l'approbation des stratégies de contrôle utilisées pour le fonctionnement des moteurs", ajoute la source, citant le rapport.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de Renault ou du ministère de l'Economie.

 

Le groupe automobile avait publié mercredi matin un communiqué pour répéter qu'il n'avait pas enfreint les règles d'homologation et que ses véhicules ne sont pas équipés de logiciels permettant de contrer les contrôles de pollution.

16 mars

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

François Fillon est mis en examen

 

Le candidat de la droite à la présidentielle a été mis en examen, ce mardi, dans l’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope. Il doit par ailleurs faire face à de nouvelles révélations embarrassantes depuis 48 heures.

·         POLITIQUE

 

Le «candidat de fait divers» ou l’affaissement de la politique

 

 

Mis en examen, François Fillon prend donc l'élection présidentielle en otage pour régler ses déboires avec la justice. Le choix de la droite de maintenir ce candidat est le carburant du désastre à venir.

 

·         FRANCE

 

Le camp Fillon s'insurge des nouvelles révélations

 

PARIS (Reuters) - Les soutiens de François Fillon se sont indignés mardi des dernières révélations sur le train de vie et les sommes perçues par le candidat de la droite à la présidentielle, fragilisé depuis la fin janvier par une enquête judiciaire.

Dernier épisode en date: Le Parisien fait état dans son édition de mardi d'interrogations des enquêteurs sur des virements effectués par Marie et Charles Fillon sur un compte bancaire de leurs parents, François et Penelope Fillon.

Selon le quotidien, ils se demandent si ces opérations, qui atteignent un total de 33.000 euros dans le cas de Marie Fillon, ont pu servir de rétrocessions en échange des rémunérations reçues en leur qualité d'assistants parlementaires de leur père au Sénat, entre 2005 et 2007.

Cité par Le Parisien, l'avocat de la fille du couple, Kiril Bougartchev, affirme que les virements ont servi à rembourser ses parents pour les frais engagés à l'occasion de son mariage, en 2006.

Deux jours plus tôt, le Journal du dimanche publiait des informations sur des vêtements sur-mesure que se serait fait offrir François Fillon pour un total de plusieurs milliers d'euros.

"Tout ce qui se passe depuis maintenant cinq ou six semaines, ces attaques répétées, incessantes, inédites par leur caractère généralisé (...), tout ça n'a qu'un but, c'est d'empêcher François Fillon de faire campagne", a jugé mardi Eric Ciotti (Les Républicains) sur Public Sénat et Sud Radio.

Le député des Alpes-Maritimes a également parlé d'une "complaisance de certains médias, qui alimentent en permanence ce tombereau d'insultes, cette campagne de caniveau pour empêcher l'alternance".

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui avait soutenu Alain Juppé lors de la primaire de novembre, a pour sa part refusé de répondre aux questions sur le sujet, renvoyant aux avocats de la famille Fillon.

"Je refuse de mettre la campagne à ce niveau-là", a-t-il déclaré sur RTL.

La candidature de François Fillon traverse une zone de fortes turbulences depuis les révélations du Canard enchaîné sur des emplois potentiellement fictifs dont aurait bénéficié Penelope Fillon et deux enfants du couple.

Ces soupçons sont au coeur d'une information judiciaire, actuellement entre les mains de trois juges d'instruction qui ont convoqué ce mercredi l'ex-Premier ministre en vue d'une possible mise en examen.

Le vainqueur de la primaire de la droite a fait savoir qu'il poursuivrait sa campagne s'il devait être effectivement mis en examen.

 

·         FRONT NATIONAL

La menace d'un Etat FN Si Marine Le Pen était présidente

 

Marine Le Pen, élue présidente de la République, pourrait parfaitement s’accommoder de la Ve République. Nominations, référendums, état d’urgence déjà en vigueur : quelques semaines lui suffiraient pour mettre en place un État FN. Peu d’institutions seraient en capacité de résister.

·         FRANCE

 

Macron dit ne pas avoir fondé de "maison d'hôtes"

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron, candidat d'En marche ! à la présidentielle, a ironisé mardi sur un éventuel rapprochement de Manuel Valls en affirmant qu'il n'avait "pas fondé une maison d'hôtes".

L'ancien Premier ministre et ses partisans ne font pas mystère de leur scepticisime vis-à-vis du candidat investi par le Parti socialiste, Benoît Hamon, laissant ouverte l'hypothèse d'une vague de ralliements à Emmanuel Macron.

Manuel Valls, représentant de l'aile droite du PS, a lui-même déclaré, dans une interview à Paris Match, qu'il refusait d'offrir son parrainage d'élu au vainqueur de la primaire de janvier.

"Je n'ai pas fondé une maison d'hôtes", a réagi l'ancien ministre de l'Economie devant la presse, lors d'un déplacement à Lille, tout en disant ne pas vouloir commenter les "vicissitudes" des autres partis.

"La candidature à la présidence de la République, c'est le rapport entre un homme, un projet, un peuple. Il ne faut pas se tromper. On n'est pas encore aux législatives", a poursuivi Emmanuel Macron.

"Ce que je constate, c'est que les progressistes, c'est un rassemblement large comme je l'avais dit et il appartient à chacune et chacun de dire s'il s'y retrouve et s'y reconnaît", a-t-il encore dit.

Pour l'heure favori des sondages en vue du scrutin d'avril-mai, l'ex-protégé de François Hollande a attiré à lui des personnalités issues des rangs de la droite, du centre et de la gauche, dont l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë.

·         POLITIQUE

 

"Qui imagine le général De Gaulle se faire offrir des costumes ?" René Dosière intraitable sur la nouvelle affaire Fillon

 

François Fillon avait-il le droit de se faire offrir pour 48.500 euros de costumes depuis 2012 ? Selon le député René Dosière, spécialiste du financement de la vie publique, cette affaire révélée par le "JDD" ce dimanche 12 mars dénote d'un cadre légal insuffisant autant que d'une dérive personnelle.

 

François Fillon a décidément un train de vie qui sort de l'ordinaire. Ainsi, le Journal du dimanche a révélé ce 12 mars que le candidat de Les Républicains (LR) à l'élection présidentielle s'est fait offrir pour près de 48.500 euros de costumes depuis 2012, dont 13.000 euros rien qu'en février dernier. Le tout émanant d'un "ami" dont le député de Paris refuse de révéler l'identité. Dans Les Echos de ce lundi, il balaye le sujet d'un "Et alors ?" et s'offusque d'une atteinte répétée à sa "vie privée".

Ce cadeau somptuaire pose pourtant quelques questions : en tant que représentants du peuple et de l'intérêt général, les députés ne sont-ils pas censés refuser de tels présents ? Quelles sont les règles prévues par l'Assemblée nationale pour prévenir les conflits d'intérêts ? Éléments de réponses avec René Dosière, député PS et spécialiste du financement de la vie publique.

Marianne : Interrogé dans Les Echos sur les 48.500 euros de costumes qu'il s'est fait offrir, François Fillon a répondu "et alors ?". S'agit-il vraiment d'un non-sujet ?

René Dosière : Il y a au contraire matière à s'interroger. Comme tous les députés, François Fillon a l'obligation de déclarer au déontologue de l'Assemblée nationale tout cadeau reçu en lien avec son mandat, si la valeur de celui-ci dépasse 150 euros. Et ce, afin de prévenir d'éventuels conflits d'intérêts entre son bienfaiteur et sa mission de législateur.

Les costumes correspondent-il à des cadeaux en lien avec le mandat ?

Dans le cas des costumes, il peut y avoir plusieurs interprétations. Mon collègue Charles de Courson (UDI) considère par exemple que l'habillement relève de la vie privée. Ce n'est pas mon opinion. A partir du moment où on est photographié, filmé, le costume est un élément de représentation, à plus forte raison pour un candidat à la présidence de la République. De nombreux députés, dont je suis, financent d'ailleurs l'achat de costumes avec leur indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). La contrepartie logique est de signaler au déontologue tout cadeau concernant ce poste de dépense.

Le costume est un élément de représentation

René Dosière

Que peut faire le déontologue si un député "oublie" de lui faire part d'un cadeau reçu ?

Le déontologue est censé prévenir les conflits d'intérêts, en amont. Il a un rôle de conseil mais aucun pouvoir de sanction et aucun moyen de mettre l'élu devant ses responsabilités. C'est sans aucun doute une limite du cadre juridique actuel. Dans son dernier rapport, le déontologue a proposé que les cadeaux reçus par les députés soient communiqués au public. Il faudrait aussi prévoir des sanctions en cas de dissimulation.

Pour de nombreux citoyens, il est assez édifiant qu'il n'y ait toujours pas de loi sur le sujet…

Il y a eu une prise de conscience pendant cette législature, mais il est évident que la France n'est pas en avance sur les questions de transparence. C'est un problème culturel, on a longtemps eu le culte du secret. En Suède, on peut au contraire connaître jusqu'au montant des impôts payés par son voisin. Cependant, il faut se rendre compte que la loi ne pourra jamais régler le fonctionnement interne du cerveau du parlementaire qui manque d'éthique personnelle.

Vous considérez que c'est le cas de François Fillon ?

Je constate que, même s'il n'y a pas de sanction prévue, rien n'obligeait François Fillon à accepter un tel cadeau. Personnellement, il m'est déjà arrivé qu'un lobbyiste propose de me payer un costume. Eh bien, j'ai refusé ! Cela devrait aller de soi pour un parlementaire

Dans le cas de François Fillon, il y a un vrai problème de rapport à l'argent

René Dosière

Au-delà du conflit d'intérêts potentiel, on découvre avec cette affaire le train de vie fastueux de certains élus...

Dans le cas de François Fillon, il y a un vrai problème de rapport à l'argent. Cette affaire dénote un train de vie inacceptable dans la période actuelle de la part de responsables publics. Qui imagine le général De Gaulle se faire offrir 48.500 ou 13.000 euros de costumes ? Ce comportement est un héritage de la tradition monarchique qui imprègne encore certains élus. Cela me rappelle Roland Dumas qui se faisait offrir des chaussures Berluti à 13.000 francs dans les années 1990. Pour ma part, j'ai toujours plaidé et je plaide encore pour plus de modestie dans les comportements des représentants de la nation. C'est une condition indispensable pour rétablir la confiance entre les citoyens et leurs élus.

 

·         POLITIQUE

 

Macron snobe certains ralliements

 

D’aucuns diront que c’est le privilège des forts. D’autres y verront une forme d’arrogance, un signe qu’Emmanuel Macron ne doute plus de sa victoire. Il y a quelques semaines encore, l’ex-ministre accueillait chaque ralliement d’un élu avec le sourire. La moindre annonce était vécue comme une prise de guerre. « Tous les soutiens sont bienvenus, de gauche comme de droite », jurait-on alors chez En marche !.
Aujourd’hui, le ton a changé. Fini les déclarations enamourées. « Que des femmes et des hommes disent “je soutiens” ne signifie ni qu’ils auront une investiture aux législatives, ni qu’ils seront membres d’un gouvernement, ni qu’ils infléchiront sur la ligne politique », a mis en garde Emmanuel Macron, le 10 mars, lors d’un déplacement à Bordeaux. « On ne sert pas le couvert et le repas gratuit ! », a-t-il ajouté, cassant.

Après des mois de disette, le candidat de 39 ans voit les ralliements politiques se multiplier. Ces quinze derniers jours, Bertrand Delanoë, Robert Hue, Jean-Louis Bourlanges, Patrick Braouezec ou Daniel Cohn-Bendit ont annoncé se mettre en marche derrière lui. Sans parler des indécis, comme le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone ou le ministre des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, qui s’interrogent tout haut.

Mais après avoir été longtemps espéré, cet afflux est aujourd’hui considéré avec méfiance au sein d’En marche !, où l’on y voit de l’opportunisme. « Il y a des gens qui nous rejoignent par intérêt, il ne faut pas être dupe, parce qu’ils trouvent que la soupe est bonne (…), il y avait beaucoup de gaullistes au lendemain de la Libération », a raillé M. Macron dans l’émission « Dimanche politique », dimanche sur France 3.

·         INTERNATIONAL

 

Des millions d'Américains vont perdre leur couverture santé, dit le CBO

 

WASHINGTON (Reuters) - Quatorze millions d'Américains vont perdre leur couverture santé dès l'année prochaine si les républicains honorent leur promesse de démantèlement de "l'Obamacare", a estimé lundi le Congressional Budget Office (CBO), une instance non-partisane du Congrès.

Selon le rapport du CBO, qui précise que le projet des républicains devrait réduire le déficit budgétaire, ce chiffre sera porté en 2026 à 24 millions de personnes supplémentaires qui ne seront pas assurées si le projet se matérialise.

Le CBO, qui fournit des estimations officielles sur l'impact budgétaire des projets de loi, a été chargé de publier un rapport sur la proposition législative présentée en début de semaine dernière par les dirigeants républicains de la Chambre des représentants.

Quelques heures après la publication du rapport, la commission du Budget de la Chambre des représentants a reporté de mercredi à jeudi l'examen du projet de loi.

Les républicains prévoyaient de voter rapidement en faveur du texte à la Chambre des représentants, où il a de fortes chances d'être adoptée, avant de l'envoyer au Sénat, où sa réception est plus incertaine.

Evoquant deux scénarios parallèles, le CBO estime que 52 millions de personnes seraient dépourvues de couverture santé en 2026 si le projet de loi devenait effectif. Dans le cas où l'Affordable Care Act actuel restait en place, elles seraient près de moitié moins, 28 millions.

Le rapport précise par ailleurs que le projet républicain réduirait les déficits fédéraux de 337 milliards de dollars (317 milliards d'euros) au cours de la période 2017-2026.

Le texte, présenté la semaine dernière, a été approuvé par deux commissions parlementaires, mais fait face à l'opposition démocrate ainsi qu'aux critiques du corps médical et de certains conservateurs.

LES RETRAITÉS DÉSAVANTAGÉS

Les dirigeants démocrates au Congrès ont dénoncé un projet qui menacerait de priver des personnes âgées de maisons de repos, tout en concédant des coupes fiscales aux Américains les plus aisés.

L'AARP, un groupe de défense des retraités, a déclaré lundi après lecture du rapport, que le projet républicain pesait de manière "disproportionnée" sur les Américains âgés de 50 à 64 ans.

"Comment peuvent-ils regarder en face leurs électeurs quand ils disent que 24 millions d'entre vous n'auront plus de couverture et que, pour ceux d'entre vous qui en avez, vous aurez une couverture moindre, plus un coût plus grand", a dit la chef des démocrates à la Chambre, Nancy Pelosi.

Si Donald Trump ne s'est pas exprimé en personne sur le sujet, son administration a défendu le projet, assurant qu'il serait assorti d'une deuxième et d'une troisième phase pour attirer de nouveaux assurés.

Le secrétaire à la Santé, Tom Price, a déclaré que le plan de Trump permettrait d'assurer plus de personnes pour un moindre coût et qu'il était "pratiquement impossible" de penser que 14 millions d'Américains perdraient leur couverture santé d'ici l'année prochaine.

Votée en 2010, l'Affordable Care Act, plus connue sous le nom d'Obamacare car l'ancien président américain en avait fait une réforme emblématique de son premier mandat, a fourni une assurance santé à 20 millions d'Américains qui en étaient dépourvus.

L'agence de notation Standard & Poor's a estimé que 6 à 10 millions d'Américains devraient perdre leur assurance santé en cas d'adoption du projet républicain.

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang prévient Washington de frappes "sans merci"

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a prévenu mardi les Etats-Unis de frappes "sans merci" si le groupe aéronaval américain qui manoeuvre aux côtés des forces sud-coréennes portait atteinte à la souveraineté ou à la dignité de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Pyongyang, qui a mené deux essais nucléaires et une série de tirs de missiles depuis 2016, estime que l'arrivée du groupe de porte-avions USS Carl Vinson dans la région participe d'un "complot dangereux" pour attaquer la Corée du Nord.

"S'ils portent atteinte à la souveraineté et à la dignité de la RPDC, ne serait-ce qu'un peu, son armée lancera des frappes ultra-précises sans merci, du sol, aériennes, en mer et sous-marines", a annoncé l'agence d'Etat KCNA.

"Au cours de la seule journée du 11 mars, de nombreux avions embarqués ennemis ont volé le long d'une trajectoire proche de l'espace aérien et maritime de la RPDC pour organiser des exercices de largage de bombes et mener des attaques surprise sur des objectifs au sol de son armée", poursuivait l'agence.

Un porte-parole de l'U.S. Navy a déclaré que le Carl Vinson participait à une opération standard, programmée dans la région, au cours de laquelle le navire participera à des exercices avec les forces alliées de la Corée du Sud.

La semaine dernière, la Corée du Nord a tiré quatre missiles balistiques dans la mer au large des côtes nord-ouest du Japon, suscitant la réprobation de la communauté internationale.

Les Etats-Unis ont annoncé le lendemain avoir entamé le déploiement en Corée du Sud des premiers éléments de leur système de défense antimissile THAAD.

 

 

15 mars

 

·         LA UNE 

 

 

 

·         FRANCE

 

Fillon tente de se relancer avec un programme remanié

 

PARIS (Reuters) - François Fillon s'est engagé lundi à "profondément" rénover la vie publique française en détaillant un programme amendé dont il fait son dernier atout pour surmonter ses ennuis judiciaires et des sondages obstinément négatifs.

A deux jours d'une possible mise en examen dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié sa famille, le candidat de la droite et du centre, qui fait face à une nouvelle polémique sur des cadeaux vestimentaires, a balayé les questions sur sa capacité à faire campagne et à convaincre les Français de consentir des efforts.

"Il n'y a qu'une seule chose qui existe en démocratie, c'est la volonté du peuple. Les Français, ce sont eux qui choisiront, ce sont eux qui se détermineront, ce n'est pas vous, ce n'est pas moi", a-t-il dit lors d'une conférence de presse sur son projet, retardée en raison de la crise qui a saisi la droite.

"Libérer, protéger, réconcilier" sont désormais les mots d'ordre du programme de l'ancien Premier ministre qui s'estime "le seul candidat à proposer un projet global, cohérent et financé" face aux "demi-mesures" d'Emmanuel Macron et aux "propositions folles" de Marine Le Pen, qui le devancent actuellement dans les intentions de vote pour le premier tour.

Rejetant à nouveau les accusations de "purge", François Fillon s'est efforcé de mettre en valeur les aspects "sociaux" de son programme dont il a conservé le noyau libéral (100 milliards d'euros de coupes dans les dépenses publiques, abolition des 35 heures, suppression de 500.000 postes de fonctionnaires, 50 milliards de baisse de prélèvements) tout en y apportant des amendements "redistributifs".

POUVOIR D'ACHAT

Ainsi a-t-il finalement décidé de porter son forfait de cotisations salariales à 350 euros par salarié et sans plafond de rémunération, comme il le précisait dans Les Echos, une mesure estimée à 7,7 milliards d'euros financée par la baisse des dépenses publiques et le relèvement de deux points du taux normal de TVA. L'augmentation de deux points du taux intermédiaire est abandonnée.

"La stratégie économique choisie consiste dès juillet à créer un climat de confiance et à donner du pouvoir d'achat qui se transforme le plus vite possible en consommation", souligne-t-on dans son équipe, en précisant que l'augmentation de la TVA aura "une répercussion très faible sur les prix".

"Un autre candidat propose de transférer cette protection sociale vers la CSG, je pense que c'est une très mauvaise décision", a déclaré François Fillon en visant Emmanuel Macron.

Le porte-parole du candidat d'"En Marche!" a répliqué que François Fillon était "le plus mal placé pour demander des efforts aux Français". Il est "doux avec les forts et durs avec les faibles", estime pour sa part l'équipe de Benoît Hamon.

Confronté à un procès en "radicalisation" au sein de son camp, le candidat a précisé avoir retenu "beaucoup des amendements" des centristes de l'UDI qui lui avaient retiré leur soutien au plus fort de la crise avant de réintégrer son équipe.

"Nous sommes parfaitement prêts à affronter le suffrage universel et à gouverner ensemble", a assuré François Fillon.

"Je parle avec tout le monde, avec Charles Millon comme avec le centre-gauche", a-t-il ajouté par la suite, démentant au passage que l'ex-ministre de la Défense de Jacques Chirac, qui fit alliance avec le Front national lors des élections régionales de 1998, ait intégré son équipe.

"CODE DE BONNE CONDUITE"

Un ancien responsable de la campagne d'Alain Juppé soupire : "On est embarqués dans la campagne de François Fillon dont on partage 95% du programme mais de moins en moins les slogans et la populisme. On va perdre cette élection."

Le candidat, qui a affirmé lundi matin sur Europe 1 qu'il se qualifierait pour le second tour de la présidentielle, s'est de nouveau engagé, s'il est élu, à un unique mandat présidentiel.

Les stigmates de la crise récente, où le scénario d'une candidature alternative a manqué de balayer François Fillon, transparaissent dans le programme même : le candidat ne dévoilera pas, comme il s'y était engagé, la composition de son gouvernement "commando" appelé à gouverner par ordonnances.

"Pour des raisons évidentes de solidarité, d'apaisement des conflits dans ma famille politique, je n'irai pas jusqu'à désigner à l'avance les membres de mon gouvernement", a-t-il dit.

"Les ministres seront choisis sur un critère exclusif, celui de la compétence", a-t-il expliqué, soulignant que chacun sera soumis à un code de conduite garantissant notamment "la prévention des conflits d'intérêt et la bonne utilisation des moyens publics". "Les ministres qui n'atteindront pas leurs objectifs ne resteront pas au gouvernement", a-t-il prévenu.

Quant aux parlementaires, leur statut, ainsi que "celui de leurs collaborateurs", sera modernisé, a-t-il dit, dans une immanquable résonance avec le bruit de fond judiciaire qui continue malgré tout de parasiter sa campagne.

 

·         FRANCE

 

Fillon fera campagne même s'il est mis en examen mercredi

 

PARIS (Reuters) - François Fillon a réaffirmé lundi matin qu'il ne se retirerait pas de la campagne présidentielle s'il est mis en examen dans l'affaire des emplois fictifs présumés dont aurait profité sa famille, contrairement à ce qu'il avait dit le 26 janvier dernier.

L'ex-Premier ministre est convoqué mercredi par les juges chargés de ce dossier en vue de son éventuelle mise en examen.

"Je ne peux pas dire que je m'y rende avec plaisir; depuis le début, je ne suis pas traité comme un justiciable comme les autres", a déclaré sur Europe 1 le candidat de la droite. "Tout ça est conduit avec une précipitation qui n'est pas normale."

"J'ai dit que si j'étais mis en examen je ne serais pas candidat. Mais à condition que les conditions de cette mise en examen soient normales, que ce soit les mêmes pour tout le monde", a poursuivi François Fillon.

"A partir du moment où je fais face à quelque chose qui ressemble à une instrumentalisation (...), je ne vais pas déférer aux ordres de ceux qui instrumentalisent la justice en renonçant à ma candidature et en privant la droite et le centre du candidat qui porte leur espoir et leurs valeurs."

Le 26 janvier, après les révélations du Canard enchaîné sur des emplois présumés fictifs, notamment au profit de son épouse Penelope, il avait déclaré que seule une mise en examen pourrait l'amener à renoncer à la course à l'Elysée.

Mais il est revenu sur cette déclaration après l'annonce de sa convocation, ce qui a provoqué une crise dans son camp et de nombreuses défections dans son équipe de campagne.

Le rassemblement qui a réuni plusieurs dizaines de milliers de ses partisans le 5 mars sur la place du Trocadéro à Paris l'a cependant remis en selle.

COSTUMES

François Fillon s'est de nouveau plaint lundi d'être la cible d'une "chasse à l'homme", au lendemain de nouvelles révélations, dans le Journal du dimanche, sur quelque 48.500 euros de costumes et autres vêtements sur mesures qui lui auraient été offerts, notamment par un mystérieux "ami".

Selon le JDD, la dernière facture a été réglée en février par cet ami, qui l'a confirmé au journal.

"C'est tout à fait faux", a déclaré lundi François Fillon sur Europe 1, qui s'est élevé contre cette "intrusion" dans sa vie privée, avant d'ajouter qu'il avait "parfaitement le droit" de se "faire offrir un costume par un ami".

"Qu'est-ce qui explique qu'il y ait des centaines, des dizaines en tout cas, de journalistes qui fouillent dans les poubelles pour s'occuper de mes costumes, demain de mes chemises et pourquoi pas de mes caleçons ?" a-t-il demandé.

"Il y a un moment où les Français voient bien qu'il y a une personnalité dans cette compétition (...) qui est la cible de toutes les attaques (...) Où sont les autres ? Pourquoi est-ce que le scanner n'existe que pour une seule personnalité ?"

François Fillon a expliqué qu'en raison du retard pris par sa campagne à cause du "désordre" provoqué par ces attaques, il ne pourrait sans doute pas annoncer avant le premier tour de la présidentielle, le 23 avril, le nom de son Premier ministre et de ses ministres, comme il l'avait promis.

"Compte tenu du calendrier qui a été, en raison de ce désordre, repoussé, j'ai aujourd'hui une priorité, qui est de rassembler la famille politique", a-t-il dit.

"Et donc ça ne me permet pas de faire sereinement, comme j'aurais voulu le faire, l'annonce d'un certain nombre de membres du gouvernement", a-t-il ajouté. "Mais je vous assure que je n'ai pas de mal à en trouver, c'est plutôt le contraire."

 

·         FRANCE

 

Fillon minimise les informations sur ses costumes

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, fragilisé depuis fin janvier par des soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille, a minimisé dimanche les informations selon lesquelles il se serait fait offrir des vêtements sur-mesure de plusieurs milliers d'euros, dont certains auraient été réglés en liquide.

"Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors ?", a réagi le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle dans une interview aux Echos publiée sur le site internet du quotidien.

"J'observe que ma vie privée fait l'objet d'enquêtes en tous sens et que ce traitement m'est réservé", ajoute-t-il. "Mes faits et gestes sont scrutés tous les jours dans l'intention évidente de me nuire pour m'écarter de la course à la présidentielle."

"Qui cherche à me nuire, je ne le sais pas et je n'ai pas de cabinet noir qui mènerait des enquêtes parallèles pour démasquer mes ennemis", poursuit-il. "Ce n'est pas ma conception de la démocratie. Mon temps et mon énergie, je les consacre à mon projet de redressement de la France."

Selon le Journal du Dimanche, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy aurait commandé pour près de 48.500 euros de vêtements sur-mesure depuis 2012 à la maison Arnys, dont 35.500 euros auraient été réglés en liquide.

Un "mécène" anonyme indique pour sa part à l'hebdomadaire avoir signé "à la demande de François Fillon" un chèque de 13.000 euros pour le règlement de deux costumes.

"François Fillon depuis presque deux mois est passé au scanner tous les jours, je pose la question: on va continuer jusqu'où ?", a déclaré le porte-parole du candidat, Luc Chatel, sur Europe 1. "On va regarder si sa grand-mère avait des emprunts russes ? Si elle les a déclarés dans sa déclaration de patrimoine ?"

"ÇA SUFFIT"

"Notre pays est en état d'urgence, il est sous la menace terroriste, il y a six millions de chômeurs, il est au bord de la faillite", a-t-il poursuivi. "On est à six semaines du premier tour de l’élection présidentielle et on va continuer à avoir une campagne de caniveau ? Ça devient insupportable."

"Il y en a marre, ça suffit, les François ont le droit d'avoir un débat sur le fond, ils vont élire leur chef de l'Etat, ce qui est important c'est qu'ils élisent celui qui est le mieux préparé à cette fonction", a-t-il ajouté.

Cette nouvelle révélation, qui survient à trois jours d'une possible mise en examen du député de Paris dans l'enquête sur les emplois fictifs présumés qu'auraient occupés sa femme et ses enfants, a fait réagir dans les rangs des parlementaires de l'opposition.

"Fillon a-t-il déclaré ces dons au déontologue de l'Assemblée?", écrit le député Christophe Castaner, soutien du candidat d'"En Marche!" Emmanuel Macron, sur son compte Twitter. "C'est obligatoire. Sinon Claude Bartolone doit agir."

"Que pense le déontologue d'un député qui se fait offrir 50.000 euros de costumes quand la règle est de refuser les cadeaux de plus de 150 euros?", renchérit le chef de file des députés PS Olivier Faure.

Le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a pour sa part ironisé, dans une allusion aux critiques émises par François Fillon sur la décision des autorités françaises d'autoriser un meeting turc à Metz dimanche.

"François Fillon tente de tailler un costard à François Hollande sur le meeting turc à Metz pour faire oublier les siens... Gros !", a-t-il écrit, sur Twitter.

Quant au candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à l'élection présidentielle, Philippe Poutou, il a estimé que ce "sont bien les mœurs du monde des politiciens qui sont en cause".

 

François Fillon se serait fait offrir près de 48.500 euros de costumes

 

35.500 euros de vêtements auraient été réglés en liquide, selon des informations du "JDD".

Qui a payé les costumes de François Fillon ? C'est la question que se pose le Journal du Dimanche (JDD) qui révèle ce dimanche 12 mars que l'ancien Premier ministre se serait fait offrir, depuis 2012, près de 48.500 euros de costumes sur mesure chez le très chic Arnys de la rue de Sèvres. 35.500 euros auraient été payés en cash.

L'hebdomadaire détaille : quinze jours après le début du "Penelopegate", deux costumes ont été payés en chèque (13.000 euros) par un "ami généreux". Celui-ci, qui n'a pas souhaité donné son identité, l'admet :

"J'ai payé à la demande de François Fillon. Et sans d'ailleurs avoir le moindre remerciement depuis."

En septembre, François Fillon a passé commande de trois costumes sur mesure et d'une veste forestière. Selon le JDD, au moins un ensemble et la veste ont été payés en liquide (11.950 euros). Depuis 2012, ce seraient deux autres vestes forestières (10.000 euros), un blazer (4.500 euros), deux pantalons (5.000 euros) et deux pulls en cachemire (4.000 euros) qui ont été réglés en espèces. En quatre ans, 35.500 euros ont été dépensés en liquide. 

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"Et alors ?", rétorque Fillon

Manifestement agacé, le candidat de la droite à la présidentielle rétorque ce dimanche soir dans "Les Echos" :

"Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors ?"

Avant de poursuivre : "J'observe que ma vie privée fait l'objet d'enquêtes en tous sens et que ce traitement m'est réservé. Mes faits et gestes sont scrutés tous les jours dans l'intention évidente de me nuire pour m'écarter de la course à la présidentielle". 

De son coté, Benoit Hamon qui est en déplacement en Guadeloupe a réagi à cette (nouvelle) polémique, selon des propos rapportés par Europe 1 :  "Personne ne me fait des chèques pour me payer mes costumes. Mes costumes, je les achète moi-même et si possible pendant la période des soldes, cela me revient moins cher."

Dans le JDD, l'entourage du candidat à la présidentielle s'est dit "surpris". "On se demande jusqu'où iront ces intrusions malveillantes dans sa vie privée. Il est exact qu'un de ses amis lui a offert des costumes en février. Ça n'a rien de répréhensible. Quant à l'affirmation que certains costumes auraient été payés en espèces, c'est totalement extravagant. Aucune maison sérieuse n'accepte des paiements en espèces pour de tels montants."

"On va continuer jusqu'où ?"

Quant au responsable de la boutique, il n'a pas souhaité répondre aux questions du "JDD". "Ça devient insupportable", a pour sa part réagi le porte-parole du candidat, Luc Chatel, qui a dénoncé sur Europe 1 "une campagne de caniveau". "On va continuer jusqu'où? On va vérifier si sa grand-mère n'avait pas un emprunt russe et s'il l'a bien déclaré dans sa déclaration de patrimoine?", a ajouté Luc Chatel, qui s'est indigné de voir que François Fillon, "depuis presque deux mois, est passé au scanner tous les jours".

Le candidat de la droite à la présidentielle est convoqué mercredi par les juges d'instruction en vue d'une possible mise en examen dans l'enquête sur les emplois fictifs présumés de son épouse et de deux de ses enfants, dont la révélation fin janvier a plombé sa campagne.

Sollicité par l'AFP sur le fait de savoir si l'enquête des juges portait aussi sur les dons de costumes au candidat Fillon, le parquet national financier (PNF) n'a pas fait de commentaire.

 

·         FRANCE

 

Ouverture du procès de Carlos pour l'attentat de Saint-Germain

 

PARIS (Reuters) - Le procès de "Carlos", jugé pour l'attentat à la grenade contre le drugstore Publicis du boulevard Saint-Germain, à Paris, le 15 septembre 1974 s'est ouvert lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris, plus de 40 ans après les faits.

Cet attentat, pour lequel l'ancien "ennemi numéro un" des années 1970 et 1980 nie aujourd'hui toute implication, avait fait deux morts et 34 blessés.

Désormais âgé de 67 ans et condamné deux fois à perpétuité pour d'autres faits, Ilich Ramirez Sanchez de son vrai nom s'est présenté dans le box des accusés entouré de trois gendarmes. les débats doivent s'achever à la fin du mois".

Veste sur le dos, lunettes à monture métallique et cheveux blancs, celui qu'on surnommait "le Chacal" a ensuite décliné son identité, en se disant âgé de 17 ans, à "plus ou moins 50 ans", avant de laisser la parole à ses avocats, décidés à mener une bataille de procédure.

Figure mythique de l'activisme armé d'extrême gauche, "Carlos" s'est fait connaître dans le monde entier avec l'enlèvement en décembre 1975 à Vienne de onze ministres de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, en compagnie d'un commando.

"Les charges qui pèsent contre lui sont inexistantes", avait dit à Reuters, avant l'audience, son conseil Me Francis Vuillemin.

L'avocat fustige notamment des témoignages "contradictoires et malhonnêtes" (17 témoins sont attendus à l'audience), et une procédure "qui n'a pas respecté le droit", notamment en matière de prescription.

Après de multiples rebondissements judiciaires et deux non-lieux prononcés en 1983 puis en 1999, faute d'auteur identifié d'abord, puis de charges suffisantes ensuite, l'affaire a finalement été relancée par le parquet général et une association de victimes du terrorisme.

La prescription alors avancée par la défense a été rejetée par la justice, au titre de la "connexité" entre les différents dossiers visant le Vénézuélien, emprisonné depuis 23 ans en France.

"AUCUNE AUTRE PISTE"

Le 15 septembre 1974, à 17h10, une grenade était lancée dans la galerie marchande du Drugstore Publicis.

A l'époque, "Carlos" évoluait entre Paris, Londres, la Suisse et les Pays-Bas.

L'enquête a établi des liens entre cet attentat, "Carlos" et la prise d'otages, commencée deux jours auparavant, de 11 personnes à l'ambassade française de La Haye, aux Pays-Bas, par des Japonais de l'"Armée rouge japonaise".

L'engin explosif utilisé au drugstore Publicis - une grenade à main défensive d'origine américaine - provenait d'un même lot que les trois grenades utilisées lors de la prise d'otages, et qu'une autre grenade retrouvée dans un appartement parisien ayant servi de repaire à "Carlos".

Par ailleurs, quelques années plus tard, dans une interview publiée dans Al Watan puis dans Le Figaro Magazine, "Carlos" a revendiqué la paternité de l'attentat du drugstore, faisant lui-même le lien avec la prise d'otages de La Haye.

D'après ses explications dans cette interview, dont il conteste l'authenticité, l'attentat visait à faire pression sur les autorités françaises pour faire aboutir les négociations engagées par les preneurs d'otages de La Haye, dont l'objectif était de faire libérer un membre de l'"Armée rouge japonaise" arrêté à Orly.

Remis à la France par le Soudan en août 1994, "Carlos" a été condamné deux fois à perpétuité : en 1997 d'abord pour les assassinats de deux policiers français et de leur informateur en 1975 à Paris, puis en 2011 (une peine confirmée en juin 2013) pour sa complicité dans quatre attentats qui ont fait onze morts et près de 150 blessés en 1982 et 1983.

·         FRANCE

 

Les forces irakiennes face à la résistance de l'EI à Mossoul

 

MOSSOUL, Irak (Reuters) - Les forces irakiennes ont rencontré lundi une vive résistance des combattants de l'Etat islamique dans la vieille ville de Mossoul et autour d'un pont sur le Tigre, dans le cadre de leur offensive pour reprendre la partie occidentale de la ville.

L'avancée des forces de réaction rapide a été ralentie dans la matinée par de fortes pluies mais les troupes d'élite du ministère de l'Intérieur ne sont plus qu'à une centaine de mètres du pont de Fer qui relie la vieille ville à la partie orientale de Mossoul.

L'opération de reconquête de Mossoul, qui mobilise quelque 100.000 soldats et policiers irakiens, miliciens chiites et peshmergas kurdes contre quelque milliers de djihadistes, a été lancée le 17 octobre dernier.

Les forces irakiennes ont commencé par attaquer Mossoul-Est, reprise en janvier, avant de se lancer à l'assaut de Mossoul-Ouest en février. Selon l'armée, un tiers de la partie occidentale de la grande ville du nord de l'Irak est désormais sous leur contrôle.

Les forces de police ont pénétré au cours du week-end dans Bab al Tob, un quartier de la vieille ville, où les combats s'annoncent particulièrement acharnés en raison de l'étroitesse des ruelles, auxquelles les véhicules blindés n'ont pas accès.

"En raison du mauvais temps, les opérations ont été suspendues. Nous rencontrons une vive résistance des combattants de Daech", a déclaré un officier des forces de réaction rapide, évoquant des tirs de snipers et de mortiers.

Un envoyé spécial de Reuters a signalé des affrontements dans la zone du musée, que les forces irakiennes ont capturée il y a quelques jours.

Les troupes s'emploient à installer des rideaux ou des couvertures à travers les rues pour cacher leurs mouvements à l'ennemi.

"Nous nous dirigeons vers le vieux pont (...). Nous allons libérer cette zone et, j'espère dans quelques jours, libérer la partie ouest de Mossoul", a déclaré un capitaine de l'armée irakienne.

La prise du pont de Fer signifierait que les forces irakiennes contrôlent trois des cinq ponts qui traversent le Tigre à Mossoul, le fleuve qui sépare la ville du nord au sud.

Les deux ponts les plus au sud ont déjà été repris.

·         FRANCE

 

Anticor saisit la Haute autorité sur le patrimoine de Macron

 

PARIS (Reuters) - L'association de lutte contre la corruption Anticor a demandé lundi à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATPV) de vérifier la déclaration de patrimoine d'Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle.

Selon Anticor, il résulte de la déclaration de patrimoine faite par Emmanuel Macron, lors de sa nomination au poste de ministre de l'Economie en 2014, qu'il a gagné 3,3 millions d'euros entre 2009 et 2014.

"Or sa déclaration fait état d'un patrimoine de 1,2 million d'euros et un endettement d'un million d'euros, soit un patrimoine net de seulement 200.000 euros", écrit dans un communiqué l'association.

Après le Canard enchaîné, les "Décodeurs du Monde" et Médiapart, elle s'interroge sur ce qu'elle estime être un "manque de cohérence" et demande à la HATVP "de vérifier le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration du patrimoine de M. Macron".

Interrogé par Reuters, l'entourage du fondateur et candidat d'"En Marche !" a décliné tout commentaire.

Attaqué plusieurs fois sur son patrimoine par le Front national et Les Républicains, dont les candidats sont mis en cause par la justice (), l'ex-ministre de l'Economie s'explique dans une interview publiée lundi par La Croix.

"Comme banquier d'affaires, j'avais le statut d'indépendant. J'ai donc payé sur le montant brut de ma rémunération des cotisations sociales patronales, salariales, puis l'impôt sur le revenu", déclare Emmanuel Macron, qui a travaillé près de quatre ans pour la banque Rothschild avant de devenir conseiller de François Hollande à l'Elysée en 2012.

UN FONDATEUR D'ANTICOR SOUTIENT MACRON

"Ces cotisations ont augmenté et frappé mon dernier revenu de référence, au point que je ne gagnais plus assez pour payer mes impôts", ajoute-t-il. "La même année, j'ai en effet à la fois divisé ma rémunération par 15 tout en expérimentant les engagements fiscaux du président de la République."

Il explique également qu'il a partiellement financé des travaux dans la maison de famille de son épouse par des emprunts bancaires déclarés en 2011 et 2012.

"Tout cela est connu de la Haute autorité de la vie publique, qui aurait transmis au parquet depuis longtemps si elle avait relevé un problème", ajoute-t-il.

L'un des fondateurs d'Anticor n'est autre que le juge Eric Halphen, qui n'est plus membres aujourd'hui de l'association mais soutient en revanche le candidat d'"En Marche !"

Le Canard enchaîné avait par ailleurs évoqué la semaine dernière des soupçons de favoritisme lors de l'organisation d'une soirée de promotion de la French Tech le 6 janvier 2016, lors du Salon CES de l'électronique grand public à Las Vegas.

Après le ministre des Finances Michel Sapin (), l'organisme de promotion Business France a publié lundi un communiqué blanchissant l'ex-ministre de l'Economie, qui avait assisté au titre de sa fonction de l'époque à cette soirée de gala à plus de 380.000 euros.

 

L'organisme reconnaît avoir fait appel pour l'aider dans l'organisation de cet événement à l'agence Havas mais précise que les ministres et leurs cabinets "n'interviennent pas dans les procédures d'appel d'offres et donc dans la relation contractuelle entre Business France et Havas".

14 mars

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Fillon sans illusion sur sa mise en examen mercredi

 

PARIS (Reuters) - François Fillon indique, dans une interview aux Echos, ne pas avoir beaucoup d'illusions sur son éventuelle mise en examen à trois jours de sa convocation devant les juges dans l'enquête sur les emplois fictifs présumés dont aurait bénéficié sa famille.

A la question de savoir s'il pense être mis en examen mercredi, le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle répond: "Compte tenu de la précipitation avec laquelle cette procédure est conduite, je ne me fais pas beaucoup d'illusions."

"Mais je suis convaincu que mon innocence sera reconnue in fine", ajoute-t-il dans cette interview à paraître lundi et disponible dimanche sur le site internet du quotidien économique.

L'ancien Premier ministre, dont la campagne est fragilisée depuis les révélations du Canard enchaîné fin janvier sur les emplois présumés fictifs qu'auraient occupés sa femme et ses enfants, avait dans un premier temps annoncé qu'il se retirerait de la course à l'Elysée s'il était mis en examen.

Il avait ensuite indiqué qu'il s'en remettrait "au seul jugement du suffrage universel", une position qu'il a réaffirmée le 1er mars en annonçant sa convocation judiciaire.

"Il est inimaginable que la manière dont l'instruction a été conduite aboutisse, de fait, à priver la famille politique que je représente de la possibilité d'avoir un candidat à l'élection présidentielle", souligne François Fillon dans Les Echos.

"J'ai donc pris mes responsabilités. Si les Français en concluent que j'ai une capacité de résistance considérable, tant mieux", ajoute-t-il.

Prié de dire comment il compte ramener vers lui les électeurs partis après sa volte-face sur la question de la mise en examen, le député Les Républicains (LR) de Paris répond: "Je vais leur demander s'ils veulent le redressement du pays, s'ils veulent que les valeurs de la droite et du centre soient défendues ou s'ils veulent la poursuite de la politique de François Hollande."

 

·         INTERNATIONAL

 

A Rome, Mélenchon en tribun du peuple européen

 

Le candidat de la France insoumise participait samedi au quatrième sommet du plan B. L’occasion pour lui, en pleine campagne, de montrer que son projet – sortir des traités – est partagé en Europe. À une quarantaine de jours du premier tour, Mélenchon estime qu’un vent favorable s’est levé.

 

·         FRANCE

 

Caisse des dépôts: selon que vous serez puissant ou misérable

 

La Cour des comptes vient d’interpeller la Caisse des dépôts sur des avantages consentis aux salariés et aux membres du conseil de surveillance, qui poseraient un problème de légalité. Les indemnités dont profitent les premiers risquent d’être supprimées, mais pas les avantages des seconds.

·         INTERNATIONAL

 

L'armée irakienne dit avoir repris un tiers de Mossoul-Ouest

 

MOSSOUL (Reuters) - Les forces irakiennes ont repris environ un tiers de la partie ouest de Mossoul dans laquelle sont retranchés les combattants de l'Etat islamique (EI), a déclaré dimanche un commandant du Service du contre-terrorisme (CTS).

La police fédérale irakienne et les unités de la Force de réponse rapide sont entrées dans le quartier de Bab al Tob dans la Vieille Ville de Mossoul où les combats s'annoncent comme les plus violents en raison de la topographie des lieux faits de petites rues interdisant l'accès de blindés.

Dépassés en nombre et en puissance de feu, les djihadistes opposent une résistance farouche aux forces gouvernementales à l'aide de voitures piégées, de tireurs embusqués et de mortier.

Environ 600.000 personnes se trouvent dans cette partie de la ville répartie sur les deux rives du Tigre.

Les hommes du CTS ont investi dimanche les quartiers d'al Djadida et d'al Aghawat, a déclaré le général Maan al Saadi à la presse, ajoutant que les combattants de l'EI montraient des signes épuisement malgré leur résistance "féroce".

"L'ennemi a perdu de sa puissance de combat et sa détermination est en train de faiblir. Ils commencent à perdre leur commandement et leur contrôle", a-t-il ajouté.

Au total 17 des 40 quartiers formant la partie occidentale de la ville ont été repris.

Selon le général Saadi, la reconquête de Mossoul-Ouest devrait prendre moins de temps que celle de la partie orientale de l'agglomération qui avait exigé une centaine de jours de combats.

Les opérations à l'ouest du Tigre, qui partage la ville en deux du sud au nord, ont débuté il y a trois semaines.

Environ 65.000 personnes ont fui les combats au cours des deux dernières semaines portant à 200.000 le nombre de réfugiés depuis le début de l'offensive, précise l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

·         FRANCE

 

Fillon veut des sanctions après une caricature de Macron

 

PARIS (Reuters) - François Fillon a demandé samedi soir des sanctions contre les responsables de la publication la veille sur le compte Twitter des Républicains d'une "caricature inacceptable" et "reprenant les codes de la propagande antisémite" pour représenter Emmanuel Macron.

Dans ce dessin, rapidement retiré vendredi, l'ex-ministre de l'Economie, candidat à l'élection présidentielle, est affublé d'un nez crochu et d'un haut-de-forme, un cigare à la main et muni d'une faucille rouge en guise de coupe-cigare.

"Je ne saurais tolérer que mon parti diffuse des caricatures reprenant les codes de la propagande antisémite", déclare François Fillon dans un communiqué diffusé samedi soir.

Le candidat de la droite et du centre précise également avoir demandé au secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, "de prendre les sanctions qui s'imposent" contre les responsables de la diffusion de cette "caricature inacceptable".

Bernard Accoyer avait présenté vendredi soir ses excuses, se disant "conscient que la caricature d'Emmanuel Macron" avait pu être "mal interprétée".

Cette caricature, au centre d'un visuel intitulé "la vérité sur la galaxie Macron" et montrant des photographies des principaux soutiens de l'ex-banquier d'affaires, est désormais remplacée par une photographie de candidat du mouvement "En Marche !" à la présidentielle.

·         SCIENCES

 

Les six cas les plus scandaleux de fraude scientifique

 

En­tre 1908 et 1912, dans un petit village nommé Piltdown, à 60 kilomètres au sud de Lon­dres, le paléontologue amateur Charles Dawson avait mis au jour des ossements prétendument déterminants pour la vision de l’origi­ne de l’hom­­me élaborée par les pa­léoan­thro­­po­lo­gues : un crâne humain, associé à une mâchoire très proche de celle du sin­ge. Plus de 40 ans après, en 1953, on découvrait une supercherie éhontée : le crâne était d’homme moderne et la mâ­choi­re d’un orang-outang dont les dents avaient été limées. Les deux dataient de quel­ques siècles, mais avaient été artificiellement vieillis par un traitement chimi­que.

Plus récemment, en 2005, un biologiste sud-coréen de l’Université de Séoul parvenait à produire 11 lignées de cellules sou­ches embryonnaires humaines à partir de cellules de peau. La prouesse était annoncée dans la revue Science et ce tout premier clonage humain laissait entrevoir des opportunités thérapeutiques révolutionnaires. Le gouvernement coréen faisait du biologiste un véritable héros national et le prix Nobel lui semblait tout naturellement destiné, jusqu’à ce que de sérieux manquements à l’éthique et le caractère frauduleux de la recherche soient mis au jour. Les lignées provenaient ainsi d’une banale féconda­tion in vi­tro, dont les em­prein­tes ADN avaient été falsifiées !

·         NUCLÉAIRE

 

Un photographe sur les traces de la radioactivité à Fukushima

 

Au Japon, la vaste opération de décontamination continue jour après jour. Elle mobilise des milliers de travailleurs pour des travaux simples mais fastidieux, à savoir retirer cinq centimètres de terre, élaguer les arbres et laver au nettoyeur haute pression plus de 600 000 maisons et bâtiments, ainsi que 120 000 hectares de terres agricoles. Ces travaux pourraient générer 22 millions de tonnes de déchets.

Masamichi Kagaya est un photographe japonais. Depuis 2011, il arpente les communes d’Itate et de Namie (situées dans un rayon de moins de 40 kilomètres de la centrale) contaminées par les rejets de la centrale de Fukushima-Daichii. Lors de la catastrophe, survenue le 11 mars 2011, cette zone a été totalement évacuée par les autorités.

À chacun de ses voyages, Masamichi Kagaya a collecté des échantillons contaminés par les rejets de la centrale : faune, flore et objets divers de la vie quotidienne. Son projet vise à rendre visible « l’invisible » de la catastrophe, ces radiations dont pâtissent l’environnement et les personnes, grâce à un procédé appelé « autoradiographie ». Cette technique produit des images sur un support photographique à partir d’un objet émettant des radiations, avec un résultat en noir et blanc aux contours fantomatiques.

·         FRANCE

 

Les questions de société ne sont pas prioritaires, dit Macron

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron estime, dans une interview à La Croix à paraître lundi, que les questions de société ne sont pas prioritaires et prévient qu'il ne se précipitera pas pour légiférer, notamment sur la question de la fin de vie.

Les questions éthiques de société "ne sont pas prioritaires sur le plan de l’action politique", estime le candidat du mouvement "En Marche!" à l'élection présidentielle d'avril-mai dans les colonnes du quotidien.

"Il faut sortir d’une espèce de dogme où le politique pourrait décider de tout et aurait vocation à trancher des sujets éthiques, sociétaux, parfois anthropologiques", poursuit-il. "Le rôle d’un président de la République est de donner un cadre aux débats sur ces sujets et de s’assurer que la société mûrit."

"Je considère que la priorité dans l’action à venir n’est pas dans la réouverture de ces débats. Elle est dans la transformation économique et sociale du pays, dans la modernisation de l’action publique et dans une initiative forte au niveau européen."

·         INTERNATIONAL

 

Une fosse commune découverte près de Mossoul

 

BAGDAD (Reuters) - Des miliciens chiites irakiens engagés dans la bataille de Mossoul ont annoncé avoir découvert une fosse commune renfermant les restes de plusieurs centaines de détenus chiites tués il y a plus de deux ans par les djihadistes de l'Etat islamique (EI).

Le charnier a été mis au jour dans la prison de Badosh, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Mossoul.

"Les premières vérifications menées sur une partie de cette fosse commune ont dévoilé des corps en uniforme carcéral alignés d'une manière indiquant qu'ils ont été abattus par groupes", a déclaré Karim Nouri, porte-parole des milices chiites Hachid Chaabi.

Après la conquête de Mossoul par les djihadistes de l'EI en juin 2014, la prison de Badosh a servi à regrouper des milliers de prisonniers, dont des membres de la communauté yazidie. Face à la progression des forces irakiennes dans la contre-offensive lancée en octobre, les djihadistes ont fait exploser la prison.

Mais dans un rapport, l'organisation Human Rights Watch affirme que jusqu'à 600 détenus de cette prison, très majoritairement chiites, ont été massacrés par les djihadistes au moment où l'EI s'emparait de Mossoul.

Ils ont été conduits par camions dans une zone désertique à deux kilomètres de la prison et séparés selon leur religion. Alignés le long d'un ravin, ils ont été exécutés à la mitrailleuse, ajoute HRW qui se base sur des témoignages recueillis auprès d'une dizaine d'hommes ayant survécu en se faisant passer pour morts.

"Nous attendons que des équipes médico-légales et des représentants des droits de l'homme commencent à dégager la fosse pour révéler comment les criminels de Daech les ont tués de sang froid en raison de leur religion", a ajouté Nouri.

 

Sur la question de la fin de vie, l'ancien ministre de l'Economie de François Hollande estime que "céder aux oukases des uns ou des autres n'est pas une bonne chose".

"Il faut tirer les enseignements des cas spécifiques aujourd’hui débattus, respecter les convictions personnelles et religieuses de chacun, entendre aussi ce que disent les professionnels de santé", dit-il.

"Le cadre actuel de la loi permet déjà à chacun d’exprimer ses volontés, il faut que cela soit expliqué et utilisé pleinement, ce qui n’est pas encore le cas."

"Je suis favorable à ce que ce débat avance mais je ne me précipiterai pas pour légiférer", indique Emmanuel Macron.

Quant à la question de la gestation pour autrui (GPA), il assure qu'il n'ouvrira pas ce débat mais juge nécessaire de clarifier la circulaire sur les enfants nés ainsi à l'étranger afin d'éviter des "situations absurdes de non-droit".

Le quinquennat de François Hollande a été marqué sur le plan sociétal par l'adoption de la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe - qui a provoqué de nombreuses manifestations - et par l'adoption à l'unanimité d'une loi sur la fin de vie instaurant un droit à la "sédation profonde et continue".

 

Fin février, Emmanuel Macron avait provoqué un tollé à gauche et chez les associations LGBT en déclarant que les adversaires du mariage homosexuel avaient été "humiliés" lors du quinquennat de François Hollande. Face à l'indignation soulevée par ses propos, il avait par la suite assuré que la communauté homosexuelle "trouverait toujours en [lui] un défenseur".

 

13 mars

 

·         LA UNE 

 

 

·         FRANCE

 

Jean-Luc Mélenchon dit avoir réuni 500 parrainages

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, candidat de la "France insoumise" à l'élection présidentielle, a annoncé samedi avoir réuni 500 parrainages d'élus, le minimum requis pour participer à ce scrutin.

"Nous avons nos 500 parrainages ! Merci aux élus qui ont défendu la démocratie", a indiqué le candidat de "La France insoumise" sur son compte Twitter.

Le député européen cumulait 432 parrainages dans le dernier décompte publié vendredi par le Conseil constitutionnel. [nL5N1GN1PD]

Selon ce décompte, sept candidats ont déjà réuni au moins 500 parrainages : François Asselineau (Union populaire républicaine), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France !), François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti socialiste), Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En Marche !).

Le seuil des 500 parrainages ne constitue cependant pas une garantie absolue de qualification pour le scrutin d'avril-mai, puisque les formulaires doivent notamment provenir d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer pour être validés par le Conseil constitutionnel.

·         INTERNATIONAL

 

L'EI libère des prisonniers à Mossoul

 

BAGDAD (Reuters) - Le groupe Etat islamique a libéré vendredi des dizaines de prisonniers qu'il détenait dans des geôles des quartiers de Mossoul encore sous son contrôle, rapportent samedi des habitants.

Cette libération souligne la baisse de l'emprise de l'EI sur la ville du nord de l'Irak, dont les forces irakiennes ont déjà repris la partie orientale en janvier et qui se sont lancées depuis le 19 février à l'assaut de sa partie occidentale.

La télévision publique irakienne a déclaré vendredi que les forces de Bagdad contrôlaient désormais la moitié de Mossoul-Ouest et que les djihadistes étaient retranchés dans le centre historique et des quartiers plus au nord.

Les prisonniers libérés par l'EI avaient été enfermés pour vente de cigarettes ou possession d'un téléphone portable, ont déclaré des habitants.

L'un des hommes relâchés vendredi a raconté que deux djihadistes l'avaient sorti d'une cave où il était détenu avec d'autres individus. Tous ont eu les yeux bandés et ils ont été conduits en bus à une certaine distance avant d'être libérés. Environ 25 prisonniers se trouvaient dans le véhicule, a-t-il dit, précisant avoir été enfermé pendant deux semaines.

Un habitant de Mossoul a dit que son frère était soudainement réapparu après un mois de captivité pour possession d'un téléphone portable.

·         INTERNATIONAL

 

La Turquie veut une coopération militaire avec la Russie en Syrie

 

MOSCOU/ANKARA (Reuters) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan souhaite instaurer une coopération militaire entre son pays et la Russie pour des opérations en Syrie afin de parvenir à la création d'une "zone de sécurité" débarrassée des djihadistes de l'Etat islamique et des miliciens kurdes YPG.

Dans une conférence de presse commune avec Vladimir Poutine à Moscou, Erdogan a répété que le "véritable objectif maintenant était Rakka", dernier bastion des combattants de l'EI en Syrie.

Les Américains qui ont augmenté leur présence militaire au sein de la coalition qu'ils soutiennent semblent vouloir utiliser les combattants kurdes des Unités de protection du peuple pour assurer le siège de Rakka. Les Kurdes se sont révélés comme un bras armé efficace dans la guerre contre les djihadistes.

La Turquie, qui estime que les YPG sont une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), veut être associée à cette offensive et demande que les Kurdes n'en fassent pas partie. Ankara demande que les Kurdes ne soient pas autorisés sur la rive occidentale de l'Euphrate.

Les forces syriennes de Bachar al Assad soutenues par la Russie opèrent également dans le nord de la Syrie, près de la frontière de la Turquie.

Américains et Russes s'inquiètent de la rapide évolution militaire sur le terrain qui pourrait aboutir à des affrontements entres les troupes turques et les miliciens YPG.

"Nous devons admettre désormais qu'une organisation terroriste ne peut pas être vaincue en employant une autre organisation terroriste", a plaidé Erdogan. "Nous conservons toutes les lignes de communication ouvertes.

"Que ce soit la Turquie ou la Russie, nous travaillons en totale coopération militaire en Syrie. Nos chefs d'état-major, nos ministres des Affaires étrangères et les agences de renseignement coopèrent constamment", a-t-il ajouté.

·         EUROPE

 

Aux Pays-Bas, l’opposant en chef au xénophobe Wilders est un écologiste

 

À l'approche des législatives du 15 mars, où en est la gauche aux Pays-Bas, face à l’offensive Wilders ? Si les sociaux-démocrates traversent une crise profonde, la dynamique est du côté des écologistes, emmenés par le jeune Jesse Klaver. Quant à Sylvana Simons, une femme noire née au Surinam, elle incarne, elle aussi, le renouveau de la contestation.

·         FRANCE

 

Estrosi veut interdire Dieudonné le 14 juillet à Nice

 

NICE (Reuters) - Christian Estrosi, président Les Républicains de la métropole de Nice, a demandé samedi au Premier ministre Bernard Cazeneuve d'interdire un spectacle du polémiste Dieudonné prévu le 14 juillet prochain à Nice (Alpes-Maritimes), un an après l'attaque au camion-bélier ayant fait 86 morts.

"M. M'Bala M'Bala franchit une nouvelle étape dans la provocation en annonçant qu'il se produira (...) au moment où la Nation et la ville de Nice commémoreront ce drame, cet attentat sanglant qui a fait tant de victimes !", indique dans un communiqué Christian Estrosi, qui est également président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca).

"Je demande au Premier ministre d'interdire ce rassemblement organisé le jour de l'hommage national", ajoute-t-il.

L'élu Les Républicains reproche notamment à Dieudonné des "propos abjects et scandaleux" tenus après l'attentat du 14-juillet.

La ville de Nice avait opposé jeudi un premier refus à Dieudonné, s'opposant à ce qu'il se produise à l'automne dans un site municipal, près de la Promenade des Anglais.

Assurant qu'il jouerait son one man show "quoi qu'il arrive", "même s'il doit le faire dans un bus", le polémiste a ouvert vendredi sur son site internet la billetterie en ligne pour la date du 14 juillet, "en signe de protestation".

"Il répondra à Christian (sic) la semaine prochaine par vidéo interposée", a-t-il indiqué sur son site.

Il ne s'agit pas de la première polémique opposant Christian Estrosi et Dieudonné, dont l'un des spectacles avait été interdit en 2015 à Nice.

Dieudonné à déjà été condamné à de nombreuses reprises pour injure ou provocation antisémite.

·         FRANCE

 

Bar PMU de Sevran: la contre-enquête du Bondy Blog

 

Le reportage a été montré le 7 décembre dernier, au journal de 20 heures, sur France 2. La séquence d’1 minute 25, en caméra cachée, a été réalisée par deux militantes de l’association « La Brigade des mères », Nadia Remadna et Aziza Sayah, au bar PMU le Jokey-Club de Sevran, avec cette conclusion : ce bar interdit l’entrée aux femmes.

Pour tous ceux qui connaissent le bar et le fréquentent, femmes comprises, il s’agit d’un mensonge éhonté. Le 8 mars, Amar Salhi, le propriétaire des lieux a organisé un apéritif-buffet ouvert à tout le monde pour « casser cette fausse image ». Il avait informé quelques journalistes de cet événement, mais à part le Bondy Blog, aucun média n’a fait le déplacement.

 

Des élus de droite et de gauche, des femmes et des hommes, ont ainsi pu trinquer pour battre en brèche « ces traitements journalistiques qui tapent toujours sur les mêmes ». « Ce qu’on a vécu, c’est une blessure, une souffrance, parce que je suis, parce que nous sommes à des années lumières de cette image qui a été donnée de nous, de moi. Ils ignorent le mal que cela fait. D’autres, nombreux, auraient pété les plombs, heureusement que je suis solide », raconte Amar Salhi, le patron d'origine algérienne du Jokey-Club, dont les deux filles qui étudient à l’université ont, elles aussi, souffert de la polémique.

12 mars

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Deuxième mise en examen dans l'affaire des assistants du FN

 

PARIS (Reuters) - Un assistant d'une eurodéputée Front national (FN) au Parlement européen a été mis en examen lundi dernier dans le cadre de l'enquête sur des emplois présumés fictifs du parti d'extrême droite, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Charles Hourcade, présenté comme graphiste dans un organigramme du FN diffusé en 2015, est le deuxième mis en examen pour recel d'abus de confiance dans cette affaire.

Dans ce même dossier, la présidente du FN, Marine Le Pen, était elle-même convoquée ce vendredi par les juges d'instruction en vue d'une possible mise en examen mais, précise-t-on de source judiciaire, elle ne s'est pas présentée.

Protégée par son immunité parlementaire de députée européenne, la candidate à la présidentielle avait auparavant fait savoir dans un courrier aux magistrats qu'elle ne se rendrait à aucune convocation pendant la campagne.

Les juges s'interrogent sur la nature des activités de plusieurs assistants frontistes, qu'ils soupçonnent d'avoir en réalité travaillé pour le parti.

A la suite d'un signalement du Parlement, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire puis, le 15 décembre 2016, une information judiciaire.

Les dirigeants du parti, Marine Le Pen en tête, réfutent toute fraude et dénoncent une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Les enquêteurs s'intéressent notamment au cas de la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, mise en examen le 22 février dernier, et à celui du garde du corps Thierry Légier, placé en garde à vue fin février et relâché sans charge retenue contre lui à ce stade.

·         FRANCE

 

Soupçons de corruption sur de nombreux mondiaux d'athlétisme

 

PARIS (Reuters) - L'enquête préliminaire du Parquet national financier sur les conditions d'attribution des Mondiaux d'athlétisme de 2021 à la ville américaine d'Eugene vise de nombreux autres Mondiaux d'athlétisme et remonte jusqu'aux finales de Stuttgart en 2006-2008, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Les enquêteurs s'intéressent ainsi de près aux conditions d'attribution de ces Mondiaux à Doha (Qatar) en 2019, Londres en 2017, Pékin en 2015, Moscou en 2013 et les finales mondiales de l'athlétisme en 2006-2007-2008 en Allemagne, a-t-on précisé.

"L'enquête remonte jusqu'à Stuttgart", a dit la source.

La justice française a ouvert plusieurs enquêtes sur des soupçons de corruption en marge de l'attribution d'événements sportifs internationaux.

L'attribution des Jeux olympiques à Rio en 2016 et à Tokyo en 2020 est aussi entachée de soupçons de fraude.

Les enquêteurs soupçonnent six membres actuels ou passés du Comité olympique international, parmi lesquels le Namibien Frankie Frederiks et le Sénégalais Lamine Diack, ex-président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), d'avoir touché des pots-de-vin en échange de votes pour l'attribution d'événements sportifs, indique la source.

Quatre enquêtes sont aujourd'hui ouvertes en France sur ce sujet : deux enquêtes préliminaires, sur les mondiaux d'athlétisme d'une part, et sur les JO de Rio d'autre part, et deux informations judiciaires, sur les JO de Tokyo pour l'une, et sur des soupçons de corruption pour passer sous silence des résultats de tests antidopage positifs d'athlètes russes pour l'autre.

MANDAT D'ARRÊT INTERNATIONAL CONTRE DIACK

C'est cette dernière affaire qui est à l'origine de toutes les autres. Dans celle-ci, Lamine Diack est soupçonné d'avoir reçu en 2011 1,5 million d'euros de pots-de-vin pour taire les résultats positifs d'athlètes russes dopés.

Il a été mis en examen corruption passive et blanchiment aggravé. Deux autres personnes ont été mises en examen dans cette affaire : son conseiller juridique Habib Cissé et Gabriel Dollé, ex-administrateur anti-dopage de la Fédération internationale d'athlétisme, soupçonné d'avoir touché 190.000 euros. Papa Massata Diack, fils de Lamine Diack, est quant à lui visé par un mandat d'arrêt international. Lui et ses sociétés sont au coeur de toutes les enquêtes françaises.

En mai 2016, une commission rogatoire internationale a été adressée par les autorités judiciaires françaises aux autorités judiciaires sénégalaises, visant notamment la mise en examen de Papa Massata Diack, qui ont fait savoir en juillet 2016 qu'elles ne l'exécuteraient pas, dit la source proche du dossier.

Le Monde a révélé la semaine dernière qu'une société liée à un richissime homme d'affaires brésilien avait versé, le 29 septembre 2009, trois jours avant l'élection de Rio comme ville hôte des JO de 2016, 1,5 million de dollars à Papa Massata Diack, alors président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) et membre du Comité international olympique (CIO).

L'une des sociétés de Papa Massata Diack est aussi au coeur de l'enquête sur Tokyo. Les enquêteurs la soupçonnent d'avoir reçu 1,7 million d'euros par le comité de candidature de Tokyo 2020.

·         FINANCES PUBLIQUES

 

Dans le détail du programme de Macron Un copier-coller des recommandations de l'UE

 

Finances publiques, retraites, chômage, droit du travail et même grands projets comme le développement numérique, toutes les réformes structurelles que le Conseil européen demande à la France depuis plusieurs années se retrouvent dans le programme d’Emmanuel Macron. Mot pour mot.

 

·         DROITE

 

Vie et mort de la «fusion des droites» Le «peuple du Trocadéro» enterre quinze ans d'UMP

 

Ce qui s’est joué autour du maintien de François Fillon dépasse la valse des défections, des retournements de vestes, des grandes déclarations et des bruits de couloir. Le rassemblement du Trocadéro, l’abandon d’Alain Juppé et les atermoiements des centristes, marquent la fin définitive de l’UMP (devenue LR) telle qu’elle avait été conçue en 2002, comme une fusion des « droites républicaines ».

 

·         INTERNATIONAL

 

Une partie du commandement de l'EI quitte Rakka, disent les FDS

 

BEYROUTH (Reuters) - Une partie du commandement de l'organisation Etat islamique quitte Rakka, a déclaré vendredi une porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans un communiqué.

"Nous avons reçu des informations selon lesquelles l'ennemi déplace une partie de son commandement hors de la ville et creuse des tunnels. Nous nous attendons à ce qu'ils fortifient la ville et qu'ils adoptent une stratégie de guérilla urbaine", a dit Jihan Sheikh Ahmed.

"Nous avons désormais suffisamment de forces pour libérer Rakka avec le soutien des forces de la coalition."

Les Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis) ont pris position sur la dernière grande route permettant de sortir de Rakka, coupant l'axe routier entre la "capitale" de fait de l'Etat islamique (EI) et son fief de la province de Daïr az Zour.

·         FRANCE

 

Macron fait jeu égal pour la 1ère fois avec Le Pen dans un sondage Opinionway-Orpi

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron fait jeu égal avec Marine Le Pen dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle pour la première fois dans le sondage quotidien Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio classique, publié vendredi.

Sur 1.571 personnes interrogées du 7 au 9 mars, l'ancien ministre de l'Economie recueille 26% d'intentions de vote (+1), comme la présidente du Front national, devant le candidat de la droite, François Fillon (20%, -1).

Le candidat socialiste, Benoît Hamon, est à 14% (-1) et son rival de la "France insoumise", Jean-Luc Mélenchon, à 11% (+1).

Pour le second tour, Emmanuel Macron est donné vainqueur de Marine Le Pen avec 65% des voix. Si la candidate d'extrême droite était confronté à François Fillon, celui-ci l'emporterait également, avec 60% des suffrages.

·         INTERNATIONAL

 

La police malaisienne confirme la mort de Kim Jong-Nam

 

KUALA LUMPUR (Reuters) - La police malaisienne a confirmé vendredi que l'homme assassiné le mois dernier à l'aéroport international de Kuala Lumpur est bien Kim Jong-nam, demi-frère du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un.

Khalid Abu Bakar n'a donné aucune précision sur les méthodes ayant permis l'identification de Kim Jong-nam dont la mort est imputée au régime nord-coréen.

L'agression s'est produite le 13 février dernier à l'aéroport international de Kuala Lumpur où Kim Jong-nam s'apprêtait à prendre un avion pour Macao, territoire chinois où il vivait en exil, sous la protection de Pékin. L'autopsie a démontré qu'il avait été victime d'une attaque au VX, un agent neurotoxique.

Kim, qui critiquait la dynastie au pouvoir à Pyongyang, s'était montré critique envers le régime communiste dynastique incarné par son demi-frère.

La Malaisie a identifié huit Nord-Coréens soupçonnés d'implication dans le meurtre, dont l'un est en détention mais n'a pas encore été inculpé.

Les accusations portées par la Malaisie des Nord-Coréens ont déclenché la colère de Pyongyang et endommagé les relations entre les deux pays. Kuala Lumpur a interdit aux ressortissants nord-coréens de quitter son territoire en riposte à une mesure similaire de la Corée du Nord.

Les tensions entre les deux pays ont par ailleurs conduit à l'annulation d'une rencontre de football opposant les équipes nationales des deux pays le 28 mars à Pyongyang.

Ce match, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d'Asie des Nations, a été reporté à une date pour l'heure inconnue.

·         INTERNATIONAL

 

Damas demande à l'Onu de forcer la Turquie à se retirer de Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Le gouvernement syrien a demandé aux Nations unies de contraindre la Turquie à retirer ses forces présentes sur son sol, rapportent vendredi les médias d'Etat.

Le ministère des Affaires étrangères a enjoint au secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, et au Conseil de sécurité "de contraindre la Turquie de retirer ses forces d'invasion du sol syrien et de cesser les attaques", précise l'agence de presse Sana.

Le régime de Damas, ajoute l'agence, accuse Ankara d'être responsable de "la mort de dizaines de milliers de ses fils innocents et de la destruction d'infrastructures syriennes".

La Turquie a déclenché en août dernier l'opération "Bouclier de l'Euphrate" visant à repousser les djihadistes de l'Etat islamique (EI) des zones frontalières et à empêcher les milices kurdes syriennes de s'établir à l'ouest de l'Euphrate. L'armée a déployé des chars et des moyens aériens en soutien à des groupes rebelles appuyés par Ankara.

L'implication de la Turquie, qui se retrouve face à des groupes armés soutenus par les Etats-Unis, a amplifié la complexité de la guerre civile syrienne.

Redoutant un renforcement de la position militaire des Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie, Ankara presse Washington de l'associer à l'offensive finale contre Rakka, le fief de l'EI en Syrie.

Mais les YPG font partie des Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance constituée avec des rebelles arabes qui a clairement signifié jeudi qu'elle refusait tout engagement de la Turquie dans l'offensive contre Rakka.

·         INTERNATIONAL

 

Le supporter Sarkozy en a-t-il trop fait ?

 

 

Jeudi, une radio catalane, Catalunya Radio, a affirmé qu'après le but d'Edinson Cavani, qui devait, croyait-on à ce moment-là, qualifier le PSG, Nicolas Sarkozy aurait vivement manifesté sa joie, repris par les supporters catalans autour de lui, il aurait alors scandé le cri de ralliement des supporters (honnis) du Real Madrid: "Hala Madrid", ce qui aurait amené à son exfiltration de la tribune. L'entourage de Nicolas Sarkozy dément catégoriquement l'incident ce vendredi.

11 mars

 

·         LA UNE 

 

 

·         FRANCE

 

Fillon nomme une nouvelle équipe de campagne très sarkozyste

 

PARIS (Reuters) - Le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle, François Fillon, a annoncé jeudi la composition de sa nouvelle équipe de campagne, qui fait la part belle aux personnalités "sarkozystes".

Bruno Retailleau, fidèle de l'ancien Premier ministre, coordonnera la campagne avec Christian Jacob, le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, selon un communiqué publié jeudi.

Ce dernier, un proche de Nicolas Sarkozy, est rejoint par deux autres partisans de l'ancien président : François Baroin, désigné responsable du rassemblement politique, et Luc Chatel, porte-parole et président des comités de soutien.

Le comité politique des Républicains a renouvelé lundi à l'unanimité sa confiance à la candidature de François Fillon, affaibli par l'affaire des emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille et vivement contesté dans son camp.

·         INTERNATIONAL

 

Washington a déployé 400 marines supplémentaires en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - La coalition conduite par les Etats-Unis a confirmé jeudi le déploiement de 400 marines supplémentaires chargés de donner un coup d'accélérateur à l'offensive menée contre Rakka, capitale de fait de l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie.

Le colonel John Dorian, porte-parole de la coalition, a précisé que les militaires travailleront avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), les rebelles soutenus par les occidentaux, et la Coalition arabe syrienne, composante des FDS, mais ne seront pas présents sur la ligne de front.

"On parle là d'environ 400 hommes supplémentaires et ils seront sur place pour une période temporaire" a-t-il déclaré.

Ces 400 hommes viendront s'ajouter aux 500 déjà sur place, a-t-il ajouté.

Les FDS, soutenues par les Etats-Unis, ont coupé la dernière grande route permettant de sortir de Rakka, en Syrie, coupant de fait l'axe routier entre la "capitale" de fait l'Etat islamique EI et son fief de la province de Daïr az Zour.

Selon John Dorian, les manoeuvres d'encerclement de Rakka se "déroulent très très bien" et elles pourraient s'achever d'ici quelques semaines.

Les renforts américains apporteront une "puissance de feu supplémentaire et hâteront la défaite de l'EIIL (ancien nom de l'EI)", a-t-il dit.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une frappe arienne visant une localité proche de Rakka, a tué jeudi 14 personnes dont six enfants. L'OSDH dit penser que le bombardement est imputable à la coalition conduite par les Etats-Unis.

·         SCIENCES

 

L’énigme des «Néandertaliens de Chine»

 

Deux crânes vieux de plus de 100 000 ans, retrouvés en Chine, suscitent une vive controverse parmi les paléoanthropologues : s’agit-il d’une variante locale de l’homme de Neandertal ou des premiers ossements fossiles identifiés d’une population connue jusqu’ici par son seul ADN, les Denisoviens ? 

 

·         MOYEN-ORIENT

 

Protégés de Washington, les Kurdes se tournent vers Damas et Moscou


Les Kurdes syriens du PYD viennent d’annoncer un accord avec Moscou et Damas, laissant l’armée de Bachar al-Assad se déployer près de Manbij. L’accord illustre la complexité et les revirements d’alliances pour le contrôle futur des territoires syriens. Protégés des Américains, les Kurdes n’ont qu’un seul objectif : contrer l’armée turque et développer le « Rojava », ce Kurdistan syrien autonome.

 

·         FRONT NATIONAL

 

 

Soupçon d’emploi fictif: Marine Le Pen savait

Mail adressé par Gaël Nofri à Marine Le Pen © Mediapart et Marianne

Des mails obtenus par Mediapart et Marianne démontrent que Marine Le Pen a été informée de la situation problématique de son ancien conseiller Gaël Nofri, soupçonné d'avoir été rémunéré pendant la campagne de 2012 par un contrat « fictif ». La justice a été saisie de ce cas le 3 mars, dans l'affaire des assistants parlementaires du FN.

 

·         INTERNATIONAL

 

Les FDS refusent la Turquie dans l'offensive contre Rakka

 

BEYROUTH (Reuters) - Les milices syriennes soutenues par les Etats-Unis dans le nord de la Syrie ont informé leurs partenaires américains qu'elles refusaient l'idée que la Turquie joue un rôle dans la reconquête de Rakka, capitale de fait de l'Etat islamique (EI) dans le pays.

"La Turquie constitue une force d'occupation et ne peut pas être autorisée à occuper plus de territoire syrien", a commenté Talal Silo, porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS).

Il a précisé que cette position avait été présentée au sénateur américain John McCain et à des responsables de l'US Army lors d'une réunion le mois dernier.

Talal Silo a précisé que les FDS devraient atteindre les faubourgs de Rakka dans quelques semaines après avoir pris le contrôle d'un important axe routier reliant la ville au fief de Daïr az Zour.

"Nous estimons que le siège de la ville commencera dans les prochaines semaines", a-t-il dit.

·         ÉCONOMIE

 

SFR à nouveau épinglé par l'Autorité de la concurrence

 

PARIS (Reuters) - L'Autorité de la concurrence a adressé jeudi un nouveau rappel à l'ordre à SFR, sanctionné à hauteur de 40 millions d'euros pour ne pas avoir respecté des engagements pris lors de son rachat par Numericable en octobre 2014.

Le numéro deux français des télécoms a immédiatement annoncé son intention de faire appel, contestant "la teneur de cette décision totalement à charge, les arguments qui la fondent et le montant de la sanction".

C'est la troisième fois en moins d'un an que l'opérateur est réprimandé par le gendarme de la Concurrence avec à la clef un total de sanctions atteignant désormais 135 millions d'euros.

"Peut-être que dans de très grandes opérations, les entreprises doivent comprendre que l'engagement souscrit n'est pas une clause de style", a souligné la présidente de l'Autorité de la concurrence à des journalistes.

Le passif de SFR n'a cependant pas joué dans le calcul de l'amende, a précisé Isabelle de Silva, expliquant que les trois affaires sont distinctes même si elles se rapportent à la même opération: le rachat de la filiale mobile de Vivendi par le câblo-opérateur Numericable qui a donné naissance au nouveau numéro deux français des télécoms, SFR Group.

En novembre, SFR avait dû s'acquitter de 80 millions d'euros pour avoir mis en oeuvre le projet de fusion avant d'avoir reçu le feu vert de la concurrence. En avril 2016, il avait reçu une première sanction de 15 millions pour ne pas avoir respecté ses engagements dans le cadre de la cession des activités mobiles d'Outremer Telecom.

Dans le troisième dossier, l'Autorité s'est intéressée au volet investissements des promesses de l'opérateur.

Le régulateur craignait qu'avec l'opération, SFR, désormais doté du vaste réseau câblé de Numericable, ne mette la pédale douce dans le déploiement de la fibre optique.

Le risque portait en particulier sur la mise en oeuvre du contrat de co-investissement "Faber" conclu avec le concurrent Bouygues Telecom (Bouygues) dans le cadre duquel SFR devait assurer le raccordement d'immeubles et la maintenance.

Des engagements ont à l'époque été pris par SFR qui n'ont été que partiellement remplis depuis, a estimé jeudi l'Autorité.

"Le rythme des adductions s'est très fortement ralenti après la réalisation de l'opération, et n'a véritablement repris qu'au bout d'un an, générant un retard substantiel par rapport aux engagements pris", constate le régulateur selon lequel 58% des raccordements prévus n'ont pas été réalisés.

 

Le gendarme de la concurrence accompagne sa décision d'une série d'injonctions pour contraindre la filiale d'Altice à respecter ses engagements. Un calendrier lui a été imposé, assorti d'astreintes financières en cas de retard.

10 mars

 

·         LA UNE 

 

 

·         FRANCE

 

Distribution de fruits gratuits grâce au trafic de drogue

 

LYON (Reuters) - La banque alimentaire de Saint-Etienne (Loire) vient de recevoir 13 tonnes de fruits frais saisis par les services des douanes du Rhône et qui servaient à cacher 310 kilos de résine cannabis transportés dans un camion frigorifique en provenance d’Espagne.

"Le cannabis était enfermé dans des 'valises marocaines', c’est-à-dire des ballots de toile fermés par une ficelle et cachés dans des caisses sous les fruits", explique la Direction régionale des douanes de Lyon.

    Le chauffeur du camion frigorifique a été interpellé le 2 mars lors d’un contrôle routier effectué sur l’autoroute A7.

    Cette saisie est qualifiée "d’extraordinaire" par les douanes sous plusieurs aspects, le modus operandi étant rare, comme le procédé utilisé pour détecter la cargaison illégale.

"La douane a utilisé un scanner mobile pour radiographier le chargement. Il a permis de détecter la présence des valises marocaines contenant les stupéfiants", ajoute la direction régionale des douanes.

·         FRANCE

 

Hollande souligne la menace Le Pen devant les ministres

 

PARIS (Reuters) - François Hollande s'est exprimé mercredi devant le conseil des ministres sur la menace que représente l'extrême droite, pour le projet européen en particulier, à moins de deux mois de l'élection présidentielle, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

Le président de la République a par ailleurs déclaré que le gouvernement n'accepterait pas la remise en cause des institutions, a poursuivi Stéphane Le Foll, une allusion aux attaques du candidat Les Républicains, François Fillon, contre le pouvoir judiciaire.

François Hollande, a dit Stéphane Le Foll lors du compte rendu du conseil des ministres, "il avait souhaité réunir l’ensemble du gouvernement parce qu’il voulait faire passer un message".

"Le message, c’est que le contexte dans lequel nous sommes est sous la menace de l’extrême droite, et sous la menace explicite en particulier vis-à-vis du projet européen."

"Pour la première fois est dit clairement qu’il faudrait envisager la sortie de l’euro, la sortie de l’Europe, la fin du projet européen. Cette menace qui est là dans ce débat politique nécessite plus que jamais que le gouvernement soit bien entendu présent, acteur pour protéger les Français", a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

Par ailleurs, "il a indiqué que le gouvernement était un lieu qui devait être un lieu de cohésion, même si chacun est aussi une personnalité politique, ça doit rester un lieu de débat et de cohésion", a ajouté Stéphane Le Foll.

·         FRANCE

 

Procès requis pour Tapie et Richard pour l'arbitrage de 2008

 

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a requis lundi le renvoi en correctionnelle des six personnes mises en examen dans l'enquête sur l'arbitrage dit Tapie, parmi lesquelles Bernard Tapie et le PDG d'Orange Stéphane Richard, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le parquet souhaite que Bernard Tapie soit jugé pour escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics et que Stéphane Richard soit poursuivi pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds publics, a-t-on précisé.

Personne n'était joignable dans l'immédiat dans l'entourage du PDG d'Orange.

Joint Par Reuters, Bernard Tapie a refusé de s'exprimer.

Un arbitrage a accordé en 2008 404 millions d'euros à l'homme d'affaires pour solder son litige avec le Crédit lyonnais sur la revente d'Adidas.

Les juges d'instruction chargés de ce dossier soupçonnent l'arbitrage de n'avoir été qu'un "simulacre". Ils avaient clos leur enquête fin juin 2016.

Après les réquisitions du parquet, c'est à eux que reviendra la décision finale sur la tenue éventuelle d'un procès.

·         FRANCE

 

Fillon dénonce une "opération de déstabilisation politique"

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, dont la candidature à l'élection présidentielle est fragilisée depuis plusieurs mois par une affaire d'emplois fictifs présumés, a dénoncé mercredi une "opération de déstabilisation politique" au lendemain de nouvelles révélations du Canard enchaîné sur un prêt non déclaré.

Selon une information publiée par l'hebdomadaire satirique et confirmée par la suite par son avocat, le candidat de la droite et du centre a omis de déclarer à la Haute autorité de la vie publique (HATVP) un prêt reçu en 2013 de 50.000 euros de son ami Marc Ladreit de Lacharrière.

Interrogé dans les couloirs de l'Assemblée nationale à ce sujet par Public Sénat/LCP, l'ancien Premier ministre a répondu : "Ce n'est pas un sujet, interrogez mes avocats".

"Ce feuilleton ne m'intéresse plus, et en tout cas je ne me laisserai pas entraîner dans une opération qui est clairement une opération de déstabilisation politique", a-t-il ajouté.

Son avocat, Me Antonin Lévy, avait souligné mardi que le prêt avait été intégralement remboursé et que François Fillon en avait parlé "spontanément" aux enquêteurs.

Le député de Paris est convoqué le 15 mars par des juges d'instruction en vue de sa mise en examen dans l'affaire des emplois fictifs dont aurait profité sa famille.

Il a estimé dimanche que le débat sur son éventuel remplacement dans la course à l'Elysée était "clos" après avoir reçu la confiance du comité politique des Républicains et après le refus de son ancien rival Alain Juppé de constituer un recours.

·         INTERNATIONAL

 

L’Italie propose des travaux «socialement utiles» aux migrants

 

Entretien d’espaces verts, petits travaux de voirie, cours de langue : l'Italie s'apprête à proposer aux migrants des « travaux socialement utiles ». Mais non rétribués.

 

·         L'AFFAIRE TAPIE

 

Affaire de l'arbitrage Adidas Le parquet accable Tapie et Richard, mais épargne Guéant

 

Dans ses réquisitions rendues dans le cadre de l’arbitrage frauduleux de l’affaire Adidas, le parquet demande le renvoi en correctionnelle de Bernard Tapie, de Stéphane Richard (actuel patron d'Orange) et de quatre autres personnalités. En revanche, Claude Guéant est épargné, même si son rôle clef tout comme celui de Nicolas Sarkozy sont pointés.

 

·         INTERNATIONAL

 

Israël voudrait faire taire l'appel du muezzin

 

JÉRUSALEM (Reuters) - Deux propositions de loi visant à restreindre l'usage de haut-parleurs dans les mosquées pour appeler les fidèles à la prière en Israël et à Jérusalem-Est ont reçu mercredi une approbation de principe du Parlement israélien.

Les textes, soutenus par les partis de l'extrême droite israélienne, doivent maintenant être discutés en commission avant un éventuel vote des députés de la Knesset au terme d'un parcours parlementaire qui s'annonce long et houleux.

Les partisans de la mesure font valoir que les appels à la prière lancés chaque jour, pour le premier d'entre eux un peu avant 05h00 du matin, des minarets des mosquées troublent la tranquillité des riverains.

Les opposants, dont l'ancienne ministre des Affaires étrangères et chef de file de l'Union sioniste (centre gauche) Tzipi Livni, jugent que cela remet en cause la liberté religieuse de la minorité musulmane en Israël.

"Vous commettez un acte raciste", a déclaré le député d'origine arabe Ahmed Tibi à ses collègues de la Knesset porteurs des deux projets.

Le premier texte prévoit l'interdiction d'utiliser des haut-parleurs entre 23h00 et 07h00 pour procéder à l'appel du muezzin, ce qui aurait pour conséquence de réduire au silence le premier des cinq appels quotidiens à la prière.

Le second veut interdire les haut-parleurs, quelle que soit l'heure, dans les quartiers résidentiels et imposer une amende de 10.000 shekels (environ 2.600 euros) en cas d'infraction.

"C'est une proposition de loi motivée par des considérations sociales afin de préserver le sommeil des citoyens sans, à Dieu ne plaise, entraver la foi religieuse de quiconque", a expliqué le député Motti Yogev, un des promoteurs du projet.

Les débats préliminaires ont été animés et le parcours législatif s'annonce tendu. Un député arabe, Ayman Odeh, a déchiré en séance le texte avant d'être expulsé de la Knesset.

·         INTERNATIONAL

 

Al Baghdadi aurait quitté Mossoul et se cacherait dans le désert

 

MOSSOUL, Irak (Reuters) - Le chef de l'organisation Etat islamique et calife autoproclamé Abou Bakr al Baghdadi a abandonné le commandement opérationnel à ses lieutenants et quitté Mossoul pour se dissimuler dans le désert, croient savoir des responsables américains et irakiens.

Sa seule préoccupation désormais est sa survie, disent-ils.

S'il est impossible de le localiser, l'absence de communication officielle de l'EI et la perte annoncée de Mossoul laissent entendre qu'Abou Bakr al Baghdadi, Ibrahim al Samarraï de son vrai nom, a quitté la grande ville du nord de l'Irak.

Visé par un nombre incalculable de frappes aériennes et donné pour mort ou blessé à de multiples reprises, Abou Bakr al Baghdadi reste insaisissable. On le dit toujours en mouvement.

Il ne reste jamais plus de 24 heures au même endroit, explique-t-on de mêmes sources, et préfère se cacher parmi les civils dans des villages reculés que se mêler aux combattants.

A son apogée, il y a deux ans, l'EI exerçait son emprise sur une population de plusieurs millions d'habitants, sur un territoire allant du nord de la Syrie aux faubourgs de Bagdad en passant par les rives de l'Euphrate et du Tigre.

Les forces irakiennes, soutenues par la coalition conduite par les Etats-Unis, ont depuis reconquis peu à peu l'ouest et le nord du pays jusqu'à Mossoul, plus grande ville jamais contrôlée par l'EI.

ISOLEMENT

Bagdad a aligné 100.000 hommes pour reprendre la métropole défendue par quelques milliers de djihadistes.

Après avoir reconquis en janvier la partie orientale, l'armée gouvernementale et ses appuis kurdes et iraniens ont entamé le 19 février l'offensive contre le secteur occidental de la ville et ne sont plus qu'à un jet de pierre de la Grande mosquée où Abou Bakr al Baghdadi avait proclamé en 2014 l'avènement du "califat".

La coalition l'assure : la victoire est inéluctable et elle sera une étape décisive dans le démantèlement de l'EI.

Les sources de Reuters affirment que la nette diminution de la diffusion de la propagande de l'EI sur les réseaux sociaux atteste de l'isolement de plus en plus grand dans lequel se trouvent Abou Bakr al Baghdadi et son entourage.

Dans sa dernière intervention, en novembre, il appelait dans un enregistrement audio ses partisans à combattre les "mécréants" et à faire "couler leur sang comme des rivières".

Depuis, l'EI se borne à mentionner les attaques suicides que commettent ses combattants en Irak et en Syrie et Mossoul n'a plus la place prépondérante que la ville avait auparavant dans la communication du groupe.

SILENCE RADIO

Ni Abou Bakr al Baghdadi ni personne de son entourage n'ont commenté la chute de la partie orientale de Mossoul et l'EI a quasiment disparu de Telegram, l'application de messagerie préférée des djihadistes.

Selon des estimations de la coalition, l'activité de l'EI sur Twitter a chuté de 45% depuis 2014. Le réseau social a fermé quelque 360.000 comptes se réclamant de l'EI et les comptes nouvellement créés survivent rarement plus de 24 heures.

La dernière communication officielle concernant Abou Bakr al Baghdadi remonte au 13 février et provient de l'armée irakienne qui disait avoir bombardé une maison où il se trouvait peut-être.

Selon Hicham al Hachimi, auteur de l'ouvrage "Le Monde de Daech", Abou Bakr al Baghdadi se déplace désormais dans des zones contrôlées par des tribus sunnites au nord de l'Euphrate. La zone s'étend du nord de la ville de Baadj, dans le nord-ouest de l'Irak, à en Syrie la ville d'Albou Kamal.

"C'est leur région historique, ils connaissent la population et le terrain, on s'y procure facilement nourriture, eau et carburant et les espions sont plus faciles à repérer que dans les zones densément peuplées", explique Hicham al Hachimi.

Le gouvernement américain a créé une équipe composée de forces spéciales, d'agents de la CIA et d'autres organismes de renseignement dédié à la traque d'Abou Bakr al Baghdadi.

Mais ce dernier semble avoir tiré les leçons de la mort d'Oussama Ben Laden. Contrairement au fondateur d'Al Qaïda, il dispose d'une équipe de messagers, quand le Saoudien se reposait sur un seul.

Il change de véhicule plusieurs fois par trajet, pour éviter d'être tué par un drone comme le fut Anouar al Aoulaki, chef de file d'Aqpa (Al Qaïda dans la péninsule arabique).

Si Abou Bakr al Baghdadi n'a pas publiquement désigné de successeur, on estime, de sources proches du renseignement irakien, qu'il s'agit d'Iyad al Obeïdi, ex-officier de sécurité de Saddam Hussein, également connu sous le nom de Fadel Haifa.

 

 

09 mars

 

·         LA UNE 

 

 

 

·         FRANCE

 

Compte en Suisse et blanchiment Le député anti-fraude sociale bientôt au tribunal

 

D'après nos informations, le député Dominique Tian (LR), membre de l'équipe de campagne de François Fillon et grand pourfendeur de la fraude sociale et des “assistés”, fait l'objet d'une citation directe devant le tribunal correctionnel de Paris pour « blanchiment de fraude fiscale » et « omission dans sa déclaration de patrimoine ».

 

·         FRANCE

 

A Orléans, Fillon répète qu'il ne se soumettra pas

 

ORLEANS (Reuters) - François Fillon a répété mardi qu'il ne se "soumettrait" pas, malgré l'enquête le visant et les défections en série, et appelé ses soutiens à braver à ses côtés "la mitraille des attaques".

Le candidat de la droite a par ailleurs invité "solennellement et amicalement" ses partenaires centristes à rejoindre sa campagne.

"A Orléans, le mot soumission, cela fait des siècles qu'on l'ignore! Moi non plus je ne me soumets pas!", a lancé François Fillon lors d'un meeting au Zénith d'Orléans (Loiret), devant 2.500 personnes parmi lesquelles de nombreux élus locaux.

"Je repense à cette réplique de Jeanne d'Arc face à ses juges : passez outre, je vous prie!", a ajouté l'ex-Premier ministre, faisant allusion à la libératrice de la ville en 1429. "C'est à ses mots que je pense aujourd'hui: passez outre les attaques dont je suis la cible!".

François Fillon, qui a imposé sa candidature à un camp fracturé, s'est félicité que "le peuple" ait répondu présent, dimanche, à son appel au rassemblement au Trocadéro, rejetant les propos de son ancien rival Alain Juppé selon lesquels "le noyau des militants et sympathisants LR s'est radicalisé".

"JE NE VAIS PAS COMMENCER UNE CARRIÈRE DE PUTSCHISTE"

"Certains annonçaient et espéraient un flop, d'autres prédisaient des tensions et des bagarres, certains même me soupçonnaient de vouloir attaquer nos institutions, comme si à 63 ans, j'allais commencer une carrière de putschiste", a-t-il dit devant une foule qui scandait "Fillon président!".

"Si les rangs avaient été clairsemés, si la place avait été vide, j'en aurais tiré les conclusions", a ajouté François Fillon, pour qui ce rassemblement a conforté sa légitimé.

"Mais voilà, cette vague immense, cette vague tricolore, était là, prête à tout donner pour la victoire", a-t-il poursuivi, estimant, dans une réplique directe à Alain Juppé, que "les 200.000 Françaises et Français qui sont venus au Trocadéro n'étaient pas des extrémistes".

Après avoir égrené les détails de son programme sur l'école, le temps de travail ou encore la diminution du nombre de fonctionnaires, François Fillon a appelé ses soutiens à se réapproprier le scrutin présidentiel.

"Vous voulez que ces élections soient vraiment les vôtres? Alors affirmez vos convictions, bravez la mitraille des attaques, soyez plus forts que les autres, ayez le coeur plus grand que les autres, debout contre tous les vents et prenez la liberté pour étendard, tenez ferme le drapeau tricolore, le drapeau des rebelles!", a-t-il dit.

En marge du meeting, une vingtaine de militants de gauche arboraient des casseroles et des poêles, en référence à l'information judiciaire qui vise le candidat de la droite en raison notamment d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille.

·         INTERNATIONAL

 

Wikileaks dit s'être procuré le manuel de piratage de la CIA

 

WASHINGTON (Reuters) - Wikileaks affirme s'être procuré les méthodes ultrasecrètes utilisées par la CIA pour pirater des téléphones, des applications de messagerie, et jusqu'à des téléviseurs, dont il a diffusé mardi des premiers éléments.

Ces documents, dont Reuters n'a pu vérifier l'authenticité, montrent notamment que la CIA, en association avec d'autres agences de renseignement américaines ou étrangères, a réussi à décrypter les applications de messagerie comme WhatsApp, Telegram et Signal.

Les services secrets américains seraient également en mesure d'utiliser le système Android de Google pour capter des données ou des conversations. Google a dit enquêter sur ce point.

Si l'information est avérée, il s'agirait d'une nouvelle fuite potentiellement embarrassante de matériel confidentiel émanant du renseignement américain, sept ans après la diffusion par Chelsea Manning de plus de 700.000 documents confidentiels de l'armée, quatre ans après l'affaire Snowden.

Le site dirigé par Julian Assange (www.wikileaks.org) assure avoir obtenu un ensemble de données comprenant au total plusieurs centaines de millions de lignes de code et "l'ensemble des moyens de piratage" de l'Agence centrale américaine de renseignement.

Les documents diffusés mardi n'en sont qu'une partie et le reste sera rendu public par étapes, dit-il.

Wikileaks précise cependant qu'il n'a pas souhaité diffuser des documents sur des "cyberarmes 'activées' jusqu'à ce qu'un consensus émerge sur la nature technique et politique du programme de la CIA et sur la manière dont de telles 'armes' devraient être analysées, désactivées et divulguées".

UNE FUITE JUGÉE CRÉDIBLE

Les agences de renseignement américaines accusent Wikileaks d'avoir des liens avec les services secrets russes, ce que dément le site.

Pendant la campagne présidentielle 2016, Wikileaks a publié des courriels internes de hauts responsables du Parti démocrate fournis, selon le renseignement américain, par la Russie dans le but de déstabiliser Hillary Clinton et de favoriser une victoire de Donald Trump.

Dans un communiqué, le porte-parole de la CIA Jonathan Liu a refusé d'émietter un commentaire "sur l'authenticité ou le contenu de prétendus documents du renseignement".

Plusieurs experts en cyber sécurité ont jugé crédibles ces documents, qui datent de 2013 à 2016.

"Les gens des deux côtés du fleuve sont furieux", a déclaré un consultant, par allusion aux sièges de la CIA et la NSA, (Agence nationale de sécurité), situés de chaque côté du Potomac. "Ce n'est pas une situation à la Snowden. Cela a été dérobé sur une longue période puis remis à Wikileaks."

L'ancien technicien de la NSA Edward Snowden s'est fait connaître en révélant en 2013 des documents confidentiels sur les programmes de surveillance des Etats-Unis.

Wikileaks écrit notamment que des agents de la CIA ont effectué des recherches pour pirater et prendre le contrôle d'appareils électroniques connectés à internet autres que des ordinateurs ou des smartphones.

Il raconte ainsi que des opérateurs américains et britanniques agissant dans le cadre d'un programme baptisé "Weeping Angel" ont développé des méthodes pour prendre le contrôle d'un téléviseur Samsung "intelligent", en faisant croire qu'il est en veille alors qu'il continue à enregistrer des conversations dans une pièce.

·         FRANCE

 

Fillon prisonnier d'une équation électorale étriquée

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, qui a imposé sa candidature à un camp fracturé, est désormais confronté au défi de reconstruire l'unité de la droite et du centre tout en resserrant sa campagne sur le noyau dur de l'électorat de droite dans l'espoir d'accéder au second tour de l'élection présidentielle.

Entre des "sarkozystes" divisés, des "juppéistes" désabusés et des centristes défiants, le candidat a entamé dès lundi, avant son adoubement contraint par Les Républicains , des consultations en vue de constituer une nouvelle équipe rassemblant les "sensibilités" de la droite.

L'entreprise est d'abord rhétorique car les soutiens d'Alain Juppé et Bruno Le Maire qui ont fait défection, sans compter les "sarkozystes" comme Sébastien Huyghe, Nadine Morano ou Georges Fenech qui continuent de contester la légitimité du candidat repêché, sont majoritairement peu enclins à s'investir dans une campagne bringuebalante suspendue à une possible mise en examen.

"S'il y une mise en examen le 15 mars, une nouvelle lame de fond va nous arriver. Mais bon, nous n'avons plus le choix", a dit Georges Fenech à des journalistes.

Quant aux centristes de l'UDI, déchirés sur le cas Fillon au point que des cadres s'inquiètent d'un schisme, ils devaient se prononcer mardi soir. Dans la balance, la quarantaine de circonscriptions gagnables accordées par LR au parti centriste, qui compte par ailleurs 28 sortants en ses rangs.

"Les centristes doivent revenir, c'est de cette manière que l'on gagnera", a dit mardi Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée nationale.