31 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         TRANSPARENCE

 

A Saint-Denis, la candidate LREM a agi en propriétaire voyou

 

Dans la deuxième circonscription de Seine-Saint-Denis, se présente pour La République en marche (LREM) Véronique Avril. Cette « humanitaire en politique » a acheté puis loué un appartement dans un immeuble insalubre, à un prix exorbitant. Digne d'un marchand de sommeil ? En tout cas, illégal. La candidate le reconnaît, mais plaide la bonne foi.

 

·         SPORTS

 

La Fédération de taekwondo, symbole du naufrage des instances du sport

 

Un rapport confidentiel de l’Inspection générale de la jeunesse et des sports recense les dysfonctionnements de la Fédération française de taekwondo, qui traverse une grave crise. Utilisation douteuse des ressources financières, centralisation des décisions et manque de relations avec les autorités de tutelle : la mission dénonce un « système qui transgresse la règle de droit et, à tout le moins, les principes déontologiques ».

·         FRANCE

 

Le torchon brûle entre Mélenchon et Cazeneuve

 

PARIS (Reuters) - La tension est à son comble entre Jean-Luc Mélenchon et Bernard Cazeneuve, au point que l'ancien Premier ministre socialiste a annoncé une plainte en diffamation contre le porte-parole de La France insoumise, qui l'accuse notamment d'être responsable de la mort d'un militant écologiste en 2014.

"Parce que je crois que le débat d'idée implique du respect et doit prévaloir sur l'invective, la manipulation et le mensonge, j'ai décidé de porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour diffamation", a déclaré Bernard Cazeneuve dans un communiqué publié dimanche soir.

Le chef de La France insoumise avait entamé les hostilités dans un meeting à Montreuil (Seine-Saint-Denis) le 24 mai dernier en qualifiant l'ancien ministre de "gars qui s’est occupé de l’assassinat de Rémi Fraisse".

"Le gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petite sainte-nitouche pour me dire que c’est moi qui ne sais pas choisir entre le Front national et je ne sais pas qui", a poursuivi le quatrième homme du premier tour de l'élection présidentielle.

Le militant écologiste Rémi Fraisse a été tué par une grenade lancée par un gendarme alors qu'il protestait contre la construction du barrage de Sivens (Tarn), en 2014. Bernard Cazeneuve était à l'époque ministre de l'Intérieur.

La tension est vive entre les deux hommes depuis que Bernard Cazeneuve a soutenu que le refus de Jean-Luc Mélenchon de ne pas voter pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen était une "impardonnable faute morale".

Pour Bernard Cazeneuve, la réaction de Jean-Luc Mélenchon "démontre que l'insulte est devenue son mode de pensée et d'expression".

"Le combat politique appelle de la dignité. Rien ne saurait justifier l'instrumentalisation des drames les plus douloureux pour atteindre de médiocres objectifs politiques."

Le Parti socialiste a aussi condamné lundi les propos, selon lui, "diffamatoires et volontairement provocateurs" du député européen, estimant que "le leader de La France insoumise, en perte de vitesse, tente de relancer grossièrement sa campagne".

La France insoumise n'a pas réagi dans l'immédiat à l'annonce de la plainte en diffamation.

·         FRANCE

 

Ferrand aurait signé la promesse de vente des locaux loués

 

PARIS (Reuters) - Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, aurait signé la promesse de vente des locaux loués par sa compagne aux Mutuelles de Bretagne alors que le ministre dirigeait au même moment la mutuelle, révèle lundi Le Parisien.

La promesse de vente comportait une condition suspensive, "la conclusion d'un bail commercial avec une SCI devant substituer Richard Ferrand et les Mutuelles de Bretagne", précise dans le quotidien l'avocat à l'origine de l'opération immobilière.

"Le 23 décembre 2010, un compromis de vente est signé (...) (par) Richard Ferrand en son nom propre", dit Alain Castel dans Le Parisien.

Dans son édition de mercredi, le Canard enchaîné a révélé que les Mutuelles de Bretagne, que le ministre de la Cohésion des territoires a dirigées jusqu'en 2012, avaient loué à partir de 2011 des locaux commerciaux appartenant à sa compagne pour un loyer annuel de 42.000 euros.

Richard Ferrand répond avoir signé le compromis uniquement "parce que les parties adverses avaient besoin de l'engagement d'un acquéreur pour lever un problème".

"J'ai hésité", rapporte le ministre, précisant avoir accepté sachant que "cela n'engageait ni la mutuelle, ni moi-même".

"Il n'y avait pas de conflit d'intérêt", se défend le ministre.

"Je ne suis ni marié, ni pacsé avec Sandrine Doucen. Avec ma compagne, nous ne vivons pas sous le régime matrimonial. Nous n'avons pas de patrimoine commun. On peut se séparer demain, chacun gardera ses biens. Je ne suis pas partie de l'affaire."

Le Premier ministre Edouard Philippe a exclu vendredi la démission de Richard Ferrand, renvoyant aux électeurs le choix de sanctionner ou non le ministre de la Cohésion des territoires fragilisé par les révélations du Canard enchaîné. [nL8N1IS24Q]

Outre l'affaire des locaux de la mutuelle, ce proche d'Emmanuel Macron est fragilisé par le fait qu'il avait embauché son fils pendant plusieurs mois, en 2014.

Ni le Parquet national financier, ni le parquet de Brest n'entendent ouvrir d'enquête sur ces deux volets.

·         INTERNATIONAL

 

Le MI5 enquête sur ses pratiques après l'attentat de Manchester

 

LONDRES (Reuters) - Le Royaume-Uni a annoncé lundi que son service de renseignement intérieur, le MI5, avait décidé de se pencher sur ses pratiques après l'attentat suicide qui a fait 22 morts lundi dernier à Manchester.

Le MI5 a lancé deux enquêtes en urgence sur les raisons pour lesquelles il n'a pas réalisé le danger représenté par Salman Abedi, l'auteur de l'attentat, rapporte le quotidien The Guardian. Selon la BBC, le MI5 été alerté au moins trois fois sur les positions extrémistes du jeune Britannique d'origine libyenne.

La ministre de l'Intérieur Amber Rudd, interrogée à plusieurs reprises lundi matin sur ce qui était connu précisément sur Abedi, a refusé de répondre.

Mais, fait inhabituel de la part des autorités britanniques, elle a confirmé que le MI5 enquêtait sur son mode de fonctionnement.

"Je pense vraiment que le MI5 a raison de se pencher sur ses pratiques pour s'assurer qu'elles fonctionnent le mieux possible (...) et que nous assurons la sécurité des gens", a déclaré la ministre sur une chaîne de télévision de la BBC.

Dimanche, Amber Rudd avait indiqué que les services de sécurité s'intéressaient à 500 projets potentiels d'attentats concernant 3.000 personnes en "première liste" avec 20.000 personnes supplémentaires de moindre importance.

Selon une source interrogée lundi par Reuters, Abedi faisait partie des 20.000 personnes connues du MI5 mais pas des 3.000 qui faisaient l'objet d'une enquête active.

La police britannique a annoncé lundi l'arrestation d'une seizième personne dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Manchester.

Des élections législatives anticipées ont lieu le 8 juin au Royaume-Uni. Plusieurs sondages publiés après l'attentat de Manchester, montrent une réduction de l'avance de Theresa May dans les sondages par rapport aux travaillistes.

·         IMPÔTS

 

Redressement fiscal pour la filiale française d'Apple

 

 

La filiale française du géant de l'informatique qui gère les Apple Stores a dû passer une provision de 12,2 millions d'euros à la suite d'un redressement fiscal notifié par Bercy.

Les problèmes d'Apple avec le fisc français se multiplient. Cette fois-ci, ce sont les Apple Stores qui sont dans le collimateur de Bercy. Le fisc leur a notifié un redressement fiscal portant sur les exercices 2012 à 2014. Interrogé, Apple refuse d'indiquer quel en est le montant. Mais, à la suite de ce redressement, la filiale du groupe californien a passé une provision de 12,2 millions d'euros, ce qui permet d'avoir un ordre de grandeur du montant réclamé par le fisc.

Précisément, la filiale redressée est Apple Retail France EURL, la filiale qui gère les Apple Stores français. Cette filiale a été créée en 2005, quelques années avant l'ouverture du premier Apple Store au Louvre en 2009. Déficitaire jusqu'en 2013, elle n'a commencé à payer des impôts qu'à partir de cette année-là. Sur l'exercice clos fin septembre 2016, elle est retombée dans le rouge (à cause de la provision pour redressement fiscal), perdant 9,4 millions d'euros, sur un chiffre d'affaires de 623 millions (+ 12 %).

·         INTERNATIONAL

 

Le déploiement secret de systèmes THAAD "scandalise" le président sud-coréen

 

SEOUL (Reuters) - Le président sud-coréen Moon Jae-in a fait savoir mardi qu'il avait ordonné une enquête sur le déploiement non signalé à son administration de quatre batteries anti-missile THAAD de conception américaine.

Son porte-parole a précisé que le nouveau président, investi le 10 mai, avait été "scandalisé" en découvrant que ces quatre batteries, en plus des deux autres déployées avant son élection, avaient été installées sans que lui-même ni la population n'en soient informés.

Négocié entre l'administration précédente et les Etats-Unis, le déploiement de ces missiles anti-missile THAAD est censé répondre à la menace balistique nord-coréenne.

Leur installation a provoqué l'inquiétude de Pékin, qui redoute que les systèmes de radar dont sont équipés ces systèmes d'interception de missiles en haute altitude ne servent aussi à surveiller les mouvements de troupes en Chine.

Yoon Young-chan, le porte-parole de la Maison bleue, le siège de la présidence sud-coréenne, a souligné que le déploiement de ces quatre batteries supplémentaires n'avait pas été porté à la connaissance de la nouvelle administration présidentielle.

 

 

30 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         AFRIQUE

 

Accident de train au Cameroun: la filiale de Bolloré reconnue «responsable»

 

Premier revers au Cameroun pour le groupe Bolloré : une commission nationale d’enquête a établi « la responsabilité à titre principal » de sa filiale ferroviaire Camrail dans le terrible accident d’un train de voyageurs survenu en octobre 2016. Le gouvernement camerounais annonce son intention de rediscuter la concession ferroviaire attribuée au groupe Bolloré.

·         ASIE

 

L’armée chinoise se modernise et vise les champs de bataille extérieurs

 

 

Diminuer le nombre de soldats et renouveler les équipements : tel est l’objectif que s’est fixé le président Xi Jinping, dans un contexte régional tendu. Plus habitués au maintien de l’ordre à l’intérieur des frontières, les militaires chinois s’entraînent en fournissant à l’ONU de gros contingents pour le maintien de la paix.

·         PROCHE-ORIENT

 

Grand rassemblement à Tel-Aviv pour la fin de l’occupation

 

En Israël, le camp de la paix n’a pas de véritable leader, ni de stratégie claire, mais il se fait enfin entendre. Près de 10 000 personnes se sont réunies samedi 27 mai sur la place Rabin, à Tel-Aviv, à l’occasion du 50e anniversaire de l’occupation qui sera commémoré au début de juin, relate Piotr Smolar pour Le Monde.

La soirée, organisée par plusieurs organisations dont La Paix maintenant, visait à donner de la voix aux partisans de la solution à deux Etats, à un moment diplomatique important. Les 22 et 23 mai, Donald Trump s’est rendu à Jérusalem et à Bethléem pour rencontrer Benyamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas. L’administration américaine attend des gestes des deux leaders, afin de faciliter une reprise des négociations directes.

Le rassemblement samedi soir a vu affluer les orphelins de la paix, refusant d’en faire le deuil, croyant possible le renouveau de la solution à deux Etats, que la droite nationale religieuse veut enterrer à jamais. Un message transmis par Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, a été lu au public.

·         FRANCE

 

La tombe du général de Gaulle endommagée

 

PARIS (Reuters) - La tombe du général de Gaulle a fait l'objet de déprédations, a annoncé samedi le maire de Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), où l'ancien président français, décédé en 1970, est enterré.

La mairie avait annoncé dans un premier temps sur Twitter que la tombe de l'ancien chef de l'Etat avait été "vandalisée".

Le président de la République Emmanuel a fait part de son "émotion" dans un communiqué et dit s'être "assuré" auprès des autorités préfectorales "de la prompte réparation de la sépulture".

Le maire de Colombey Pascal Babouot a déclaré qu'"a priori", l'affaire n'avait "pas de caractère politique".

"On n'est pas sûr de la profanation, on est sûr de la dégradation", a-t-il dit sur France info.

C'est la première fois depuis 1970 que ce type d'incident se produit, a-t-il ajouté.

Auparavant, le compte Twitter de la municipalité avait annoncé :"Tombe du Général de Gaulle vandalisée ce soir, 27 mai...l'enquête se poursuit", sans autre précision sur la nature des dégâts.

Selon la chaîne de télévision France 3 Grand-Est, deux hommes auraient pénétré dans le cimetière de la ville de Haute-Marne aux alentours de 17 heures. L'un d'entre eux serait monté sur la tombe du fondateur de la Ve République et aurait poussé la croix qui aurait fini par céder.

"Honte à ceux qui ont profané la tombe du général de Gaulle. Mon cœur de patriote est blessé", a réagi sur Twitter Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des comptes publics.

·         AFRIQUE

 

Le contrat opaque d’une PME française pour la protection de la forêt congolaise

 

Cerene Services a récemment remporté un marché de 10 millions d’euros attribué par le ministère de l’environnement de la République démocratique du Congo. Hasard, le frère de Ségolène Royal, ministre de l’environnement au moment de la signature, y est « directeur de l’innovation ». Ce contrat, qui a pour but de cartographier une partie de la forêt congolaise, reste en partie obscur, comme souvent dans les projets censés protéger les forêts d’Afrique centrale.

·         FRANCE

 

A quoi servira la «flat tax» de Macron sur les revenus du capital?

 

Pour faire repartir l’économie tricolore, Emmanuel Macron entend relancer l’investissement productif. C’est un chantier crucial pour relever le défi de la compétitivité. La nouvelle équipe entend utiliser principalement le levier fiscal en introduisant un impôt à taux unique sur le capital de 30 %. Une solution qui va satisfaire les grands investisseurs et les marchés financiers, mais qui pourrait bien manquer sa cible principale. 

 

·         INTERNATIONAL

 

La Corée du Nord a effectué un nouveau tir de missile

 

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a procédé lundi au tir d'un missile de courte portée qui a fini sa course au large de sa côte est, a annoncé la Corée du Sud.

Tiré depuis la région de Wonsan, sur la côte orientale de la Corée du Nord, le missile de type Scud a parcouru 450 km et atteint une altitude de 120 km, a annoncé l'armée sud-coréenne.

Lors d'une conférence de presse, un porte-parole sud-coréen a ajouté que l'armée continuait d'examiner le tir, indiquant que plusieurs missiles avaient pu être tirés.

Le commandement américain dans le Pacifique a confirmé avoir suivi un missile nord-coréen ayant effectué un vol de six minutes avant de finir sa course en mer du Japon. Le président Donald Trump a été informé du nouvel essai.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a immédiatement convoqué une réunion de son conseil de sécurité nationale, a indiqué l'état-major des armées sud-coréennes dans un communiqué.

La Corée du Nord détient un large stock de missiles Scud, développés à l'origine par l'Union soviétique. Le tir intervient dans un contexte d'intensification des essais de Pyongyang, qui tente de développer des missiles balistiques de longue portée capables d'atteindre les Etats-Unis.

Il s'agit du troisième essai balistique depuis l'entrée en fonction du nouveau président sud-coréen partisan du dialogue avec le Nord, Moon Jae-in, le 10 mai dernier. et

La série d'essais du Nord est vue comme une tentative de faire pression sur Séoul, afin d'infléchir sa politique étrangère, a ajouté le porte-parole de l'armée sud-coréenne.

Depuis le début de l'année 2016, Pyongyang a mené des dizaines d'essais de missiles et deux essais nucléaires au mépris des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.

NOUVELLES CAPACITÉS

Interrogé dimanche sur la possibilité d'un conflit avec la Corée du Nord en cas d'échec de la diplomatie, le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, a jugé qu'il s'agirait "probablement du pire type de combat" de notre époque.

"Le régime nord-coréen a des centaines de canons d'artillerie et des lanceurs de fusées à portée de l'une des villes les plus densément peuplées de la terre, la capitale de la Corée du Sud", a-t-il déclaré sur la chaîne américaine CBS.

"Et en cas de guerre, ils mettront aussi en danger la Chine et la Russie", a-t-il ajouté.

Donald Trump et le Premier ministre japonais Shinzo Abe se sont dits d'accord vendredi, en marge du sommet du G7, pour étendre les sanctions contre la Corée du Nord et la Chine y est elle aussi ouverte si Pyongyang refuse de venir à la table des négociations.

Le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a dénoncé un tir contraire aux résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu. Le missile semble avoir abouti dans les eaux territoriales du Japon.

Le Premier ministre Shinzo Abe a promis d'agir de concert avec la communauté internationale.

"Comme convenu au récent G7, la question de la Corée du Nord est une priorité de premier rang pour la communauté internationale", a-t-il dit à des journalistes. "En travaillant avec les Etats-Unis, nous allons prendre des mesures spécifiques pour dissuader la Corée du Nord".

La Corée du Nord a mené plusieurs essais de missile Scud, mais certains experts estiment qu'elle cherche désormais à tester de nouvelles capacités de longue portée. Des versions modifiées de missiles Scud sont susceptibles d'atteindre 1.000 km.

 

Les Etats-Unis s'apprêtent à essayer mardi pour la première fois un système de défense anti-missile en vigueur, en vue d'intercepter d'éventuels missiles de longue portée, a-t-on appris la semaine dernière de responsables américains.

29 MAI

 

·         BRÈVES

·         FRANCE

 

Affaire libyenne: les policiers remontent la piste des espèces de Sarkozy 2007

 

L’enquête s’accélère. Éric Woerth, l’ancien trésorier de la campagne de 2007, a été entendu comme suspect par les enquêteurs et plusieurs secrétaires et responsables au QG de Nicolas Sarkozy ont été placés en garde à vue et perquisitionnés. Ils ont confirmé des rétributions en espèces et l’abondance de cash.

Au bout d’un moment, ils en sont venus à se demander s’il ne fallait pas brûler les billets, selon l’expression d’Éric Woerth. Interrogé début mai sous le statut de « suspect libre », ce proche de Nicolas Sarkozy a lâché une petite bombe lors de son audition devant les policiers de l’Office anticorruption (OCLCIFF).

Bien sûr, le député (LR) de l’Oise et maire de Chantilly n’a pas remis en cause la régularité des comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, mais il a – c’est une première à un tel niveau – confirmé la quantité importante d’espèces qui a circulé entre les mains de la trésorerie, basée rue d’Enghien, à Paris. Éric Woerth cumulait alors les fonctions de trésorier de l’UMP, l’ancêtre des Républicains, et de trésorier de la campagne présidentielle de Sarkozy.

Les juges Serge Tournaire et Aude Buresi ont relancé, ces dernières semaines, l’enquête sur les financements politiques venus de Libye (voir notre dossier complet). Les policiers travaillant sous leur autorité ont mené une série de gardes à vue et de perquisitions visant les membres de la campagne de 2007, ce qui a suscité un certain émoi à droite.

Les enquêteurs cherchent à vérifier l’utilisation d’espèces, hors comptabilité, dans la gestion des affaires courantes du siège de campagne de Nicolas Sarkozy, qui pourrait notamment venir corroborer les dépôts d’argent libyen que l’intermédiaire Ziad Takieddine a affirmé avoir opérés en novembre et décembre 2006 – ou d’autres. Des fonds qu’il a déclaré avoir remis à Claude Guéant, futur directeur de la campagne, et au ministre de l’intérieur d’alors, Nicolas Sarkozy.

Comme dans l’affaire Karachi et les financements occultes de la campagne Balladur en 1995 par les ventes d’armes de son gouvernement, les juges et les policiers ont mis en place, dans le dossier libyen, une stratégie d’enquête visant à prendre les faits en étau. En amont, des versements présumés venus de la Libye de Kadhafi et, en aval, l’abondance de cash dans la trésorerie de la campagne de 2007.

L’ancien trésorier Éric Woerth a contesté durant son audition l’existence de financements en relation avec un gouvernement étranger. Sollicité à plusieurs reprises, il n’a pas répondu à Mediapart, se contentant de faire savoir qu’il était « en pleine campagne électorale » et que « son agenda était un peu chargé ».

En janvier dernier, Jérôme Lavrilleux, directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy en 2012, mis en examen dans l’affaire Bygmalion, avait expliqué aux enquêteurs que des salariés de l’UMP lui avaient confié avoir touché des primes en liquide cinq ans plus tôt, à l’issue de la campagne présidentielle de 2007. « L’équivalent de un à trois mois de salaire », a-t-il précisé à Mediapart. Il suggérait aussi que l’écart des coûts des campagnes présidentielles de 2007 et 2012 – 20 millions d’euros pour la première et 50 millions pour la seconde – pouvait s’expliquer par l’engagement de fonds en espèces en 2007.

Alors qu’Éric Woerth a été entendu librement bien que « suspect », son ancien bras droit, Vincent Talvas, ex-directeur administratif et financier de l’UMP et trésorier adjoint de la campagne de 2007, un ancien du cabinet Arthur Andersen, et son assistante d’alors, Manoëlle Martin, aujourd’hui vice-présidente du conseil régional Hauts-de-France, ont été placés en garde à vue et perquisitionnés la semaine dernière.

D’autres anciens employés du QG ont été entendus, notamment Nathalie Gonzalez-Prado, secrétaire de Claude Guéant au siège de campagne, qui se trouvait au « cœur du réacteur », elle aussi perquisitionnée ; Chantal Spano, qui était à la communication avec Franck Louvrier, avant de rejoindre la cellule de presse à l’Élysée ; et d’autres ex-petites mains de l’UMP, notamment la secrétaire de Cécilia Sarkozy.

Plusieurs salariés ont confirmé avoir reçu les primes en espèces évoquées par Jérôme Lavrilleux. À hauteur de plusieurs milliers d’euros, pour certains à la fin de la campagne. « Talvas et Woerth géraient ces sujets avec Guéant », commente un ancien salarié, qui se souvient que le QG de la rue d’Enghien était en open space, excepté l’étage de la direction de la campagne, où se trouvaient les bureaux de Claude Guéant et de Nicolas Sarkozy, ainsi que ceux de la trésorerie.

En octobre 2014, un militant recruté en 2007 par l’association de financement de la campagne avait expliqué aux enquêteurs qu’il avait reçu une partie de son salaire en espèces, sous forme « d’avances ». Lors de son embauche, en février 2007, il avait été reçu par Éric Woerth : « Il m’a tendu une feuille blanche et m’a demandé d’inscrire ce que je souhaitais comme salaire, a raconté Kamel E. Je lui ai demandé 2 000 euros, il m’a dit que 2 000 euros ce n’était pas possible mais 1 500 euros, oui. » Il intègre l’équipe de communication de l’UMP, au siège du parti, rue La Boétie, où il est affecté à la préparation de meetings. Alors qu’il est payé par l’association de financement et l’UMP, ses feuilles de paie affichent parfois trois fois moins d’argent que prévu, mais il reçoit des « compléments en espèces ».

C’est rue La Boétie, dans l’ancien bureau de Vincent Talvas, qu’il reçoit « avances » ou « compléments »« Il y avait une armoire qui contenait de l’argent en espèces, rapporte le militant. Il s’agissait d’une armoire grise de la taille d’un homme et d’environ 1,50 m de largeur. Dans cette armoire, il y avait des liasses de billets de toutes coupures selon moi, des billets de 10, de 20 et de 50. Les liasses étaient déposées sur une seule étagère. »

Questionné en 2015, Claude Guéant s’est déclaré « très surpris » que des « compléments de salaire » aient pu être versés en liquide sous son autorité. « Le trésorier de la campagne était Éric Woerth, mais j’ignore quelle était la personne qui s’occupait de la paie. Je n’ai jamais vu d’espèces au siège de campagne », déclare-t-il en outre.

Les enquêteurs s’étaient d’ailleurs intéressés à la location d’une chambre forte à la BNP par Claude Guéant durant la campagne de 2007. « Il s’agissait de stocker en sécurité, ce qui n’était pas le cas du siège de campagne, des archives personnelles appartenant à M. Sarkozy et à moi-même, provenant de nos fonctions au ministère », s’était-il justifié. Selon lui, le coffre de banque loué le 21 mars 2007 et restitué le 31 juillet 2007 n’avait servi qu’à stocker « une cantine » de documents. Selon la banque, Claude Guéant s’y était rendu à sept reprises. « Pour consulter des documents, a-t-il précisé. Je pense aux discours que M. Sarkozy avait pu faire. » Plutôt dubitatifs, les enquêteurs ont demandé à l’ancien ministre de l’intérieur s’il ne disposait pas d’archives numérisées pour ces discours. Il a répondu qu’il « ne travaillait pas comme cela à l’époque »

Claude Guéant est aujourd’hui mis en examen pour avoir reçu 500 000 euros d’une caisse noire alimentée par des fonds libyens en 2008. Poursuivi dans l’affaire Bettencourt, pour une remise d’argent liquide destinée à la présidentielle, Éric Woerth a finalement été relaxé en mai 2015. « Il existe une forte suspicion de remise d’argent des fonds Bettencourt, sans que la démonstration de la remise soit totalement acquise », avait conclu le tribunal.

 

·         INTERNATIONAL

 

Mort d'un commandant des gardiens de la révolution en Irak

 

BAGDAD (Reuters) - Un commandant des gardiens de la révolution, unité paramilitaire d'élite iranienne, a été tué dans des combats contre le groupe Etat islamique à l'ouest de la ville de Mossoul en Irak, a annoncé l'agence de presse Tasnim basée à Téhéran, samedi.

C'est la première fois qu'est annoncée la mort d'un haut gradé iranien depuis le lancement en octobre de l'offensive contre la grande ville du nord de l'Irak dans laquelle des combattants djihadistes sont retranchés dans plusieurs quartiers de la partie ouest.

"Le commandant Shaaban Nassiri est mort en martyr lors d'opérations de libération d'une zone à l'ouest de Mossoul", rapporte Tasnim citant le Corps des gardiens de la révolution islamique.

Ce groupe d'élite placé directement sous l'autorité du guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khameini, apporte son soutien à la milice chiite de Mobilisation populaire, une force paramilitaire qui combat l'EI en Irak dans des zones à l'ouest de Mossoul.

Nassiri a été tué près de Baadj, l'une des dernières localités encore contrôlées par le groupe djihadiste près de la frontière syrienne, précise pour sa part le site d'information Mashregh.

Selon des responsables américains et irakiens, le chef de l'EI Abou Bakr al Baghdadi se cacherait dans cette région.

Le commandant Nassiri avait participé à la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988 avant de s'engager dans le conflit syrien en soutenant le régime de Bachar al Assad, précise Mashregh.

·         INTERNATIONAL

 

Pas de repas de rupture du jeûne au secrétariat d'Etat américain

 

WASHINGTON (Reuters) - Rex Tillerson, a refusé qu'un repas de rupture du jeûne soit organisé au secrétariat d'Etat américain, rompant avec une tradition instaurée il y a près de 20 ans, ont déclaré deux sources de Reuters.

Depuis 1999, les secrétaires d'Etat américains, républicains et démocrates, ont presque toujours organisé l'iftar, le repas qui marque chaque soir la rupture du jeûne, ou une réception pour l'Aïd el Fitr qui clôt la longue période d'ascèse à laquelle s'astreignent les musulmans pratiquants.

Le service des Religions et des Affaires internationales du secrétariat d'Etat a été cette année éconduit par le chef de la diplomatie américaine, ont dit les sources de Reuters.

Prié de commenter ce refus, un représentant du département d'Etat a déclaré: "nous réfléchissons aux solutions permettant la célébration de l'Aïd el Fitr qui marque le terme du mois de ramadan. Les ambassadeurs américains sont encouragés à célébrer le ramadan par le biais d'un vaste éventail de manifestations."

Les organisations de défense des musulmans américains déplorent l'hostilité que manifeste à leur encontre le gouvernement de Donald Trump, notamment lorsqu'il a cherché à interdire les ressortissants de plusieurs pays musulmans de se rendre aux Etats-Unis.

En refusant d'organiser la moindre réception au cours du mois de ramadan, Rex Tillerson adresserait le message selon lequel "il n'est pas primordial de dialoguer avec les musulmans", a estimé Farah Pandith, ancienne diplomate américaine.

·         INTERNATIONAL

 

Nouveaux raids égyptiens en Libye après l'attaque anti-coptes

 

LE CAIRE (Reuters) - L'aviation égyptienne a mené de nouveaux raids contre des camps libyens abritant des islamistes radicaux soupçonnés d'être liés à l'attaque meurtrière contre des pèlerins coptes menée vendredi, rapporte samedi la télévision d'Etat.

L'attaque contre la minorité chrétienne, qui a fait 29 morts et 24 blessés, dont de nombreux enfants, près de la ville de Minya, en Moyenne-Egypte, n'a pas été revendiquée. Elle fait suite à une série d'attentats contre des églises coptes revendiqués par le groupe Etat islamique.

De plus en plus critiqué par les coptes pour son incapacité à assurer leur sécurité, le président Abdel Fattah al Sissi a ordonné vendredi six raids aériens contre des camps situés près de Derna, en Libye.

La télévision d'Etat n'a pas dit pas où ont eu lieu les nouveaux bombardements dont elle s'est fait l'écho samedi.

·         INTERNATIONAL

 

Une commission du Sénat exige les documents de campagne de Trump

 

WASHINGTON (Reuters) - La commission du renseignement du Sénat américain, qui enquête sur une possible interférence de la Russie dans la présidentielle de 2016, a réclamé la communication de tous les documents de la campagne de Donald Trump depuis son lancement, en 2015, rapporte vendredi le Washington Post.

Citant deux sources informées, le quotidien précise que la commission sénatoriale a exigé la semaine dernière la transmission de l'intégralité des documents, courriels et registres d'appels téléphoniques au trésorier de la campagne de Donald Trump.

·         ÉCONOMIE

 

Le TGV va changer de nom et devenir "inOui"

 

PARIS (Reuters) - Le TGV, marque historique des trains à grande vitesse de la SNCF, va "progressivement" changer de nom à partir du mois de juillet, devenant inOui, a dit à Reuters un porte-parole de l'entreprise de transports, confirmant une information parue samedi dans Le Parisien.

InOui, qui promet wifi, wagon bar et voitures confortables, doit être le pendant premium de Ouigo, la marque de train low-cost de la SNCF lancée en 2013.

Les nouvelles rames doivent être présentées officiellement lundi après-midi à la Gare Montparnasse, à Paris.

Elles seront inaugurées le 1er juillet, en même temps que les lignes à grande vitesse du TGV Atlantique reliant Paris à Rennes et Bordeaux, précise la SNCF.

Le déploiement des nouvelles rames se fera "progressivement" d'ici à la fin de l'année 2018.

Le site internet voyages-sncf, premier site de e-commerce français, sera de son côté renommé oui. Sncf.

Avec cette nouvelle appellation, la SNCF entend clarifier son offre, après avoir lancé Ouigo, ses services d'autocars Ouibus et de location de voitures OuiCar.

·         INTERNATIONAL

 

Des centaines de Palestiniens suspendent leur grève de la faim

 

JERUSALEM (Reuters) - Des centaines de détenus palestiniens emprisonnés en Israël ont mis fin samedi à leur grève de la faim entamée il y a 40 jours, ont annoncé les services pénitentiaires israéliens et un responsable palestinien.

Plus de 800 prisonniers ont suspendu le mouvement entamé le 17 avril à la suite de discussions avec le Comité international de la Croix-Rouge et l'Autorité palestinienne qui ont permis de parvenir à un accord sur leurs conditions de détention, ont précisé les services pénitentiaires dans un communiqué.

Issa Karaka, le ministre de l'Autorité palestinienne chargé du dossier des prisonniers, a confirmé que ces détenus avaient accepté de suspendre leur grève de la faim.

En tout, environ 1.100 des 6.500 détenus palestiniens en Israël avaient répondu à un appel de Marwan Barghouti, le plus célèbre d'entre eux, à dénoncer le maintien à l'isolement de certains prisonniers et les détentions administratives qui ont permis à Israël de garder derrière les barreaux des milliers de Palestiniens sans jugement depuis les années 1980.

Le comité de la Croix-Rouge avait mis en garde cette semaine contre la dégradation de l'état de santé des grévistes de la faim à l'approche du mois de jeûne musulman du ramadan et le commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeïd Ra'ad al Hussein, avait appelé mercredi Israël à améliorer leurs conditions de détention.

Aucune précision n'a été fournie sur le contenu de l'accord mais les services pénitentiaires israéliens ont indiqué qu'une seconde visite mensuelle des familles des détenus serait rétablie après avoir été supprimée.

·         INTERNATIONAL

 

Duterte plaisante à nouveau sur le viol en pleine loi martiale

 

MANILLE (Reuters) - Le président philippin Rodrigo Duterte a tenu vendredi à rassurer ses soldats qui pourraient être accusés d'abus et de crimes dans le cadre de la loi martiale en leur déclarant que si l'un d'eux se rendait coupable de viol, il en assumerait seul la responsabilité.

Rodrigo Duterte a déjà dit qu'il serait l'unique responsable de ce qui se passerait sur l'île de Mindanao après y avoir décrété l'état d'urgence pour lutter contre des rebelles liés au groupe djihadiste Etat islamique, mais il a aussi assuré qu'il ne tolérerait aucun abus.

Vendredi, il s'est cependant montré moins catégorique sur ce dernier point, selon la retranscription de ces propos rapportés samedi par ses services.

"Si vous tombez, je tombe. Mais en ce qui concerne la loi martiale et ses conséquences (...) je serai le seul responsable. Faites votre travail et je m'occuperai du reste. Si vous en avez violé trois (femmes), je plaiderai coupable, ça sera pour mon compte", a-t-il déclaré sur le ton de la plaisanterie.

Ce n'est pas la première fois que Rodrigo Duterte fait du viol un sujet de dérision.

Pendant la campagne présidentielle de l'an dernier, il avait suscité l'indignation en évoquant une mutinerie qui avait eu lieu en 1989 dans une prison de la ville de Davao dont il était maire, pendant laquelle une missionnaire australienne avait été victime d'un viol collectif et assassinée. Sur le ton de la plaisanterie, il avait ajouté que la missionnaire étant "belle", il aurait été le premier à en profiter.

Il avait par la suite présenté ses excuses, assurant ne pas avoir voulu manquer de respect aux femmes et aux victimes de viol.

·         INTERNATIONAL

 

Aux Etats-Unis, des contacts secrets entre l'ambassadeur russe et Kushner

 

WASHINGTON (Reuters) - Jared Kushner, gendre de Donald Trump et proche conseiller de ce dernier, a pris contact à au moins trois reprises avec l'ambassadeur de la Russie aux Etats-Unis dans le plus grand secret, pendant et après la campagne électorale de 2016, ont déclaré à Reuters sept responsables américains.

Entre avril et novembre dernier, Jared Kushner s'est entretenu par téléphone à deux reprises au moins avec Sergueï Kislyak, ont dit deux des sources.

Sollicité, un avocat du gendre de Donald Trump a dit à Reuters que son client avait reçu des milliers d'appels au cours de la campagne électorale et qu'il n'avait aucun souvenir d'entretiens avec l'ambassadeur russe.

Le Washington Post et la chaîne de télévision NBC ont révélé jeudi que le FBI s'intéressait de près à Jared Kushner dans le cadre de l'enquête qu'il mène sur des soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump.

Jared Kushner était dans le viseur du FBI depuis que la police fédérale américaine a commencé à enquêter sur Michael Flynn, général américain à la retraite et conseiller de Donald Trump.

Nommé par Donald Trump pour diriger le conseil de sécurité nationale, Michael Flynn a été contraint de démissionner le 13 février, 24 jours seulement après l'investiture du président républicain, à la suite de révélations sur ses contacts avec l'ambassadeur russe à Washington.

Selon six des sources de Reuters, les contacts confidentiels entre Sergueï Kislyak, Michael Flynn et Jared Kushner ont porté sur la lutte antiterroriste, l'amélioration des relations économiques entre Moscou et Washington.

Après l'élection du 8 novembre, Jared Kushner, Michael Flynn ont également évoqué l'idée de la création d'un canal de communication direct entre Donald Trump et Vladimir Poutine qui permettrait de contourner les agences de renseignements et les canaux diplomatiques habituels.

Reuters n'a pas été en mesure de déterminer les dates exactes de ces entretiens.

Selon des membres de l'administration américaine et des proches de Donald Trump, ce dernier a décidé d'instaurer un "conseil de guerre" pour faire face aux questions suscitées par l'enquête concernant les liens entre certains responsables de son équipe de campagne et la Russie.

Une source proche de la Maison blanche a expliqué que l'administration Trump avait besoin d'une nouvelle structure pour faire face à "la nouvelle réalité" alors que le département de la Justice a désigné un procureur spécial, Robert Mueller, pour poursuivre les investigations entamées par le FBI.

La présidence américaine doit composer avec une multiplication des fuites relayées par la presse, une tendance qui s'est accentuée depuis que Donald Trump a décidé de limoger James Comey, le directeur du FBI dont les services enquêtaient sur les liens entre l'entourage de Trump et Moscou.

·         INTERNATIONAL

 

Abaissement du niveau d'alerte terroriste en Grande-Bretagne

 

LONDRES (Reuters) - Les autorités britanniques ont abaissé samedi le niveau d'alerte de "critique" à "sévère" en Grande-Bretagne, cinq jours après l'attentat suicide qui a coûté la vie à 22 personnes à la sortie d'un concert lundi soir à Manchester.

Le niveau d'alerte "critique" signifie que les services de sécurité considèrent qu'une autre attaque terroriste est imminente. Le niveau "sévère" signifie que ce risque demeure hautement probable.

La conséquence de cette mesure est que les militaires qui étaient venus prêter main forte aux forces de police pour patrouiller dans les rues des grandes villes britaniques retourneront dans leurs casernes à partir de lundi minuit.

La police britannique a, en outre, annoncé avoir procédé samedi aux arrestations de deux hommes lors d'une perquisition dans le nord de Manchester.

Les deux suspects sont soupçonnés d'appartenir au réseau qui a aidé Salman Abedi, un jeune Britannique d'origine libyenne, à mener son attaque lundi à la sortie d'une salle de concert.

En tout, onze personnes sont désormais interrogées par les enquêteurs et le patron de l'antiterrorisme britannique s'est dit confiant dans le fait que le réseau avait été "en grande partie" démantelé ces derniers jours.

La Grande-Bretagne reste néanmoins en état d'alerte et la sécurité des quelque 1.300 évènements publics programmés lors de ce week-end prolongé a été sensiblement renforcée.

Selon l'édition de samedi du Times, les services de renseignement britanniques ont identifié pas moins de 23.000 sympathisants djihadistes au Royaume-Uni.

 

De source proche du dossier, on indiquait cette semaine à Reuters que 500 opérations de surveillance active concernant quelque 3.000 personnes susceptibles de représenter une menace étaient en cours.

28 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         FRANCE

 

Le gouvernement remet le sort de Ferrand entre les mains des électeurs

 

 PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Edouard Philippe a exclu vendredi la démission de Richard Ferrand, renvoyant aux électeurs le choix de sanctionner ou non le ministre de la Cohésion des territoires fragilisé par les révélations du Canard enchaîné.

"Il n'y a aucune procédure juridictionnelle en cours. Il n'y a donc pas d'affaire, il y a un débat", a-t-il dit à la presse lors d'un déplacement à Paris pour soutenir la candidature aux législatives de Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au Numérique.

Le Premier ministre a repris mot pour mot les termes utilisés quelques heures plus tôt sur France info par le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, des éléments de langage qui montrent qu'Emmanuel Macron a décidé de garder dans son équipe ce soutien de la première heure.

"Ce débat, il est politique et il sera tranché par ceux qui sont les plus à même et les mieux à même de trancher dans les débats politiques, qui sont les électeurs et citoyens français", a dit Edouard Philippe en réponse aux appels à sa démission.

"Et les électeurs de la circonscription dans laquelle Richard Ferrand se présente pourront dans deux semaines dire si, comme moi, ils ont confiance en Richard Ferrand, et ce sera le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser dans une démocratie", a-t-il ajouté.

Richard Ferrand est candidat à sa réélection comme député en Bretagne et Emmanuel Macron a annoncé qu'un ministre battu dans les urnes devrait quitter le gouvernement.

La publication par le Canard enchaîné de révélations sur les anciennes activités professionnelles de Richard Ferrand et l'emploi d'assistant parlementaire dont a bénéficié son fils, ont entraîné des appels à la démission du ministre, notamment de la part de la présidente du Front national Marine Le Pen.

Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire satirique rapporte que les Mutuelles de Bretagne, qu'il a dirigées jusqu'en 2012, ont loué à partir de 2011 des locaux commerciaux appartenant à sa compagne pour un loyer annuel de 42.000 euros.

"PAS DE TENSIONS" AU GOUVERNEMENT

Christophe Castaner a souligné que Richard Ferrand n'était à l'époque "pas en politique" et que l'appel d'offres répondait aux règles en vigueur, ce qui explique que le Parquet national financier refuse de se saisir de ce dossier.

Interrogé sur la question de savoir si le parquet de Brest pourrait malgré tout s'en saisir, comme le demandent les Républicains, le porte-parole a répondu : "Si le parquet juge utile d'intervenir, il a toute liberté de le faire."

Le Canard enchaîné a en outre révélé que l'ex-député avait embauché son fils pendant plusieurs mois, en 2014, comme collaborateur parlementaire.

Richard Ferrand, qui a dit jeudi n'avoir "pas une seconde" songé à se retirer, a donc une nouvelle fois obtenu le soutien du gouvernement.

Christophe Castaner, qui avait reconnu mercredi que ce dossier tombait "mal", en pleine préparation de la loi sur la moralisation de la vie publique, a démenti vendredi l'existence de tensions internes au gouvernement.

Le ministre de la Justice, François Bayrou, chargé de préparer le projet de loi qui, selon le porte-parole du gouvernement, devrait être présenté le 7 juin - "c'est l'objectif" - est en effet resté silencieux.

"Il n'y a pas de tension particulière", a dit Christophe Castaner en précisant qu'une réunion avait eu lieu jeudi sur le texte afin d'"aller vite et loin".

Pour Edouard Philippe, le "débat" sur Richard Ferrand démontre "encore plus clairement et fortement la nécessité d'avoir des règles d'une très grande clarté afin de pouvoir les respecter de façon extrêmement stricte".

"Et tout l'objectif du gouvernement dans la loi que nous sommes en train de préparer, c'est justement de proposer des règles extrêmement strictes qui permettront à l'ensemble des parlementaires et en vérité à l'ensemble de ceux qui exercent des responsabilités publiques de ne pas se placer dans des situations qui seraient légales mais contestées."

·         INTERNATIONAL

 

"Immense" avancée dans l'enquête sur l'attentat de Manchester, selon la police

 

LONDRES (Reuters) - L'enquête sur l'attentat suicide de Manchester qui a fait 22 morts lundi soir connaît une avancée "immense" et "une grande partie" des membres du "réseau" derrière cet attentat ont été arrêtés, a annoncé vendredi la police britannique sur la chaîne de télévision Sky News.

D'autres arrestations devraient suivre, a précisé le responsable de la lutte anti-terroriste Mark Rowley.

"Les arrestations effectuées sont très importantes. Nous sommes très heureux d'avoir resserré l'étau autour de personnages centraux dans l'affaire, mais je confirme qu'il reste encore un peu de chemin à faire", a dit Mark Rowley à la presse.

Huit suspects restent pour l'instant en garde à vue. Les enquêteurs cherchent à établir si l'auteur de l'attentat, Salman Abedi, 22 ans, s'est appuyé sur un vaste réseau.

Le niveau d'alerte au Royaume-Uni reste à son niveau le plus élevé, à savoir "critique", a déclaré plus tôt dans la journée la ministre britannique de l'Intérieur Amber Rudd.

Le niveau de "critique" signifie qu'un attentat est imminent.

Le niveau estimé de la menace, qui est fixé par un organisme indépendant, le Joint Terrorism Analysis Centre (JTAC), a été porté à "critique" au lendemain de l'attentat. C'est la troisième fois qu'il est porté à ce niveau et la première fois depuis juin 2007, après un attentat manqué à la bombe, à l'aéroport de Glasgow, en Ecosse.

"Le JTAC a estimé que le niveau de menace devait rester à critique tant que les opérations se poursuivent", a expliqué Amber Rudd sur Sky News.

·         FRANCE

 

Le parquet de Brest n'ouvrira pas d'enquête sur Ferrand

 

PARIS (Reuters) - Le procureur de la République de Brest a indiqué vendredi que les révélations du Canard enchaîné concernant les anciennes activités professionnelles de Richard Ferrand et l'emploi d'assistant parlementaire dont a bénéficié son fils ne permettaient pas d'ouvrir une enquête.

"Il apparaît qu'en l'état, aucun des faits relatés n'est susceptible de relever d'une ou plusieurs qualifications pénales permettant d'ouvrir une enquête préliminaire", annonce le procureur, Eric Mathias, dans un communiqué.

Le Parquet national financier (PNF) a déjà dit qu'il ne se saisirait pas non plus après les révélations de l'hebdomadaire satirique.

Selon le Canard enchaîné de mercredi, les Mutuelles de Bretagne, que Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, a dirigées jusqu'en 2012, ont loué à partir de 2011 des locaux commerciaux appartenant à sa compagne pour un loyer annuel de 42.000 euros.

Le procureur de Brest précise avoir reçu ce vendredi un signalement de la part de l'avocat du parti Les Républicains.

George Fenech, député des Républicains, a annoncé vendredi avoir saisi, de son côté, l'autorité de contrôle prudentiel et de résolution, organe de supervision des banques et des assurances, pour "forte suspicion" sur "les conditions d'occupation, de fixation des loyers et des montants des travaux".

·         INTERNATIONAL

 

Découvrez le nouveau QG de l’Otan, un bâtiment à 1,1 milliard d’euros

 

L’Otan vient tout juste de prendre possession de son nouveau siège à Bruxelles. Un ensemble futuriste de verre et d’acier qui aurait coûté 1,1 milliard d’euros dont 300 millions dus à des retards de chantier. Le Figaro présente la chose en détail…

Encore dépourvu d’une partie de ses équipements de communication, le nouveau siège de l’Otan à Bruxelles a été officiellement remis, clés en main, jeudi à l’Alliance atlantique par la Belgique, maître d’œuvre de l’ouvrage, en présence du président américain Donald Trump. « Je n’ai jamais demandé combien coûtait ce nouveau siège, je refuse de faire ça, mais c’est magnifique », a jugé lors de la cérémonie, sur un ton aigre-doux, l’ancien magnat de l’immobilier. « C’est un quartier général du 21e siècle pour une Alliance du 21e siècle », proclame l’Otan sur son site internet.

Visibles de loin, les huit ailes effilées du nouveau QG, dont le coût est estimé à 1,1 milliard d’euros, constituent en effet un nouveau repère visuel audacieux. La forme du bâtiment de verre et d’acier – long de 240 mètres, haut de 32 m (7 étages) et large de 45 – évoque deux mains croisées, symbole du lien transatlantique. Elle fait plutôt songer à l’insigne des SS, a commenté la Russie, avec qui l’Otan entretient des relations tendues.

Sous une coupole de verre, la chancelière allemande Angela Merkel et le président Trump ont dévoilé tour à tour un morceau du Mur de Berlin et un débris du World Trade Center, en souvenir des attentats du 11 septembre 2001 et de la « lutte commune contre le terrorisme », qui pour Donald Trump doit être une «priorité» de l’Alliance.

·         INTERNATIONAL

 

Bombardements dans l'est de la Syrie : plus de 100 morts, selon l'OSDH

 

BEYROUTH (Reuters) - Les frappes aériennes qui ont lieu depuis jeudi soir contre une ville de l'est de la Syrie tenue par les djihadistes ont fait plus de 100 morts, notamment parmi les proches de combattants de l'Etat islamique, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Ces bombardements sur al Mayadin, localité située près de Daïr az Zour, ont été menés par des avions de la coalition internationale contre l'EI dirigée par les Etats-Unis et ont tué plus de 40 enfants, d'après l'OSDH, une ONG basée à Londres qui dispose d'un réseau d'informateurs en Syrie.

Un porte-parole de la coalition a déclaré que celle-ci avait effectué des bombardements jeudi et vendredi près d'Al Mayadin et que leurs résultats étaient en cours d'évaluation.

Selon des habitants, des avions de reconnaissance et des avions de guerre ont tournoyé autour de Mayadin jeudi à 19h25 (16h25 GMT) avant de tirer des missiles qui ont touché deux bâtiments, dont l'un de quatre étages où vivaient des familles marocaines et syriennes de membres de Daech. D'autres frappes ont été entendues après minuit.

A Genève, le Haut-Commissaire pour les droits de l'homme de l'Onu, Zeid Ra'ad al Hussein, a une nouvelle fois invité les forces en présence en Syrie à ne pas confondre cibles militaires et civils, en particulier dans le nord-est du pays.

"Le nombre croissant de victimes civiles lors de bombardements aériens à Daïr az Zour et Rakka suggère que toutes les précautions nécessaires n'ont pas été prises", dit-il dans un communiqué émis par ses services.

La plupart des familles ont fui Rakka, bastion de l'EI dans le nord de la Syrie, d'où les Kurdes syriens, soutenus par les Etats-Unis, et des combattants arabes tentent de chasser les djihadistes, a rappelé l'OSDH.

·         INTERNATIONAL

 

Un officier de police exécuté en Chine pour meurtre et corruption

 

PÉKIN (Reuters) - Un haut gradé de la police de la province de Mongolie intérieure a été exécuté après avoir été reconnu coupable de meurtre, corruption et de possession d'armes à feu et d'explosifs, rapportent vendredi les médias d'Etat.

Une juridiction de la ville de Taiyuan, dans la province de Shanxi (Nord), a annoncé que Zao Liping avait été exécuté après le feu vert de la Cour suprême.

Zao Liping a été condamné l'année dernière pour le meurtre "particulièrement cruel" d'une jeune femme de 26 ans, que les médias d'Etat ont présenté comme sa maîtresse.

Il a en outre été reconnu coupable d'avoir reçu plus de 2 millions de yuans (260.000 euros) de pots-de-vin entre les années 2008 et 2010, alors qu'il dirigeait la police de Mongolie intérieure.

Le président Xi Jinping a fait de la lutte contre la corruption l'un de ses principaux combats, promettant de pourchasser autant les "tigres" que les "mouches", les plus hauts dirigeants que les employés subalternes.

 

·         SANTÉ

 

Crises et harcèlements dans un hôpital de la Fondation Hopale

 

 

Le ministère de la santé a lancé un plan de prévention « des risques psychosociaux dans les hôpitaux ». La Fondation Hopale, grosse institution des Hauts-de-France, pourrait l’appliquer. Sur son site de Berck-sur-Mer se sont déroulées en quelques semaines deux affaires de harcèlement sexuel et moral. Affaires dont les infirmières sont les premières victimes.

27 MAI

 

·         BRÈVES

·         FRANCE

 

"Il n'y a pas d'affaire Ferrand", dit Castaner

 

PARIS (Reuters) - Il n'y a pas d'affaire Richard Ferrand, a déclaré vendredi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, excluant une nouvelle fois la démission du ministre de la Cohésion des territoires fragilisé par les révélations du Canard enchaîné.

"Il y a un débat Ferrand, il n'y a pas une affaire Ferrand", a-t-il dit sur France info, ajoutant que ce qu'on reproche à ce soutien de la première heure d'Emmanuel Macron ne "relève absolument pas d'une illégalité quelconque".

La publication par le Canard enchaîné de révélations sur les anciennes activités professionnelles de Richard Ferrand et l'emploi d'assistant parlementaire dont a bénéficié son fils, ont entraîné des appels à la démission du ministre, notamment de la part de la présidente du Front national Marine Le Pen.

Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire satirique rapporte que les Mutuelles de Bretagne, qu'il a dirigées jusqu'en 2012, ont loué à partir de 2011 des locaux commerciaux appartenant à sa compagne pour un loyer annuel de 42.000 euros.

Christophe Castaner a souligné que Richard Ferrand n'était à l'époque "pas en politique" et que l'appel d'offres répondait aux règles en vigueur, ce qui explique que le Parquet national financier refuse de se saisir de ce dossier.

"Il n'y a pas de base légale dans cette affaire et c'est la raison pour laquelle les juges ne s'en saisissent pas", a-t-il dit

Interrogé sur la question de savoir si le parquet de Brest pourrait malgré tout s'en saisir, comme le demandent les Républicains, le porte-parole a répondu : "Si le parquet juge utile d'intervenir, il a toute liberté de le faire."

Le Canard enchaîné a en outre révélé que l'ex-député avait embauché son fils pendant plusieurs mois, en 2014, comme collaborateur parlementaire.

Richard Ferrand, qui a dit jeudi n'avoir "pas une seconde" songé à se retirer, a donc une nouvelle fois obtenu le soutien du gouvernement.

Christophe Castaner, qui avait reconnu mercredi que ce dossier tombait "mal", en pleine préparation de la loi sur la moralisation de la vie publique, a démenti vendredi l'existence de tensions internes au gouvernement.

Le ministre de la Justice, François Bayrou, chargé de préparer le projet de loi qui, selon le porte-parole du gouvernement, devrait être présenté le 7 juin - "c'est l'objectif" - est en effet resté silencieux.

"Il n'y a pas de tension particulière", a dit Christophe Castaner en précisant qu'une réunion avait eu lieu jeudi sur le texte afin d'"aller vite et loin".

 

·         INTERNATIONAL

 

L'Iran a construit une troisième usine pour produire des missiles

 

ANKARA (Reuters) - L'Iran a construit une troisième unité souterraine de production de missiles balistiques et va continuer son programme d'armement dans ce domaine, rapporte l'agence de presse Fars jeudi.

"Les gardiens (de la révolution) ont construit une troisième usine souterraine au cours des dernières années. Nous allons continuer avec vigueur à développer nos capacités balistiques", a déclaré Amirali Hajizadeh, chef des unités aériennes de ce corps d'élite militaire, cité par Fars.

Cette annonce devrait contribuer à irriter les Etats-Unis qui, comme l'a dit cette semaine le président Donald Trump lors de ses visites en Arabie saoudite et en Israël, considèrent l'Iran comme une menace pour la stabilité dans la région.

Téhéran ignore les rappels à l'ordre et les attaques verbales de Washington et le président Hassan Rohani, fraîchement réélu pour un second mandat, a rappelé lundi que "l'Iran n'a pas besoin de la permission des Etats-Unis pour mener des tests de missiles".

Amirali Hajizadeh, toujours cité par l'agence Fars, a jugé "naturel que nos ennemis, l'Amérique et le régime sioniste (Israël), s'inquiètent de notre programme de missiles parce que ce qu'ils veulent c'est un Iran faible".

L'Iran affirme que son programme de développement de missiles ne viole en rien la résolution de l'Onu lui interdisant de mettre au point pendant huit ans des missiles balistiques pouvant éventuellement emporter une charge nucléaire.

·         INTERNATIONAL

 

May va exiger de Trump que cessent les fuites US sur Manchester

 

BRUXELLES (Reuters) - Theresa May, furieuse des fuites sur l'enquête de Manchester émanant des services américains, a rappelé jeudi que la coopération avec les Etats-Unis en matière de renseignement reposait sur la confiance.

Le gouvernement britannique et les chefs des services de sécurité ont été effarés devant l'ampleur des fuites relayées par la presse américaine sur les progrès de l'enquête sur l'attentat suicide commis lundi soir à la sortie d'un concert d'Ariana Grande à Manchester.

A son arrivée à Bruxelles où elle participait avec Donald Trump à un sommet de l'Otan, Theresa May a rappelé les bases de la coopération entre les deux alliés.

"Pour ce qui est du partage du renseignement avec les Etats-Unis d'Amérique, nous entretenons une relation spéciale avec les USA. Il s'agit de notre partenariat le plus profond pour ce qui est de la défense et de la sécurité", a-t-elle dit.

"Naturellement, ce partenariat est construit sur la confiance et cette confiance réside en partie dans le fait que nous savons que des renseignements peuvent être partagés confidentiellement", a-t-elle poursuivi. "Je dirai clairement au président Trump que les renseignements partagés entre nos agences doivent rester confidentiels."

Donald Trump a reconnu que ces fuites étaient "profondément troublantes". Dans une déclaration rendue publique à son arrivée à Bruxelles, le président américain promet de traduire en justice tout individu surpris en train de divulguer des informations confidentielles.

"Je demande au département de la Justice et aux autres agences concernées de lancer une enquête complète sur ce sujet et, si cela est approprié, les coupables devront être poursuivis avec toute la rigueur de la loi", dit Donald Trump, qui n'a de cesse de dénoncer les fuites portant sur l'enquête en cours aux Etats-Unis sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale et sur d'éventuels liens entre des membres de son équipe de campagne et Moscou.

Mais ses propres capacités à gérer des informations sensibles l'ont précipité au coeur d'une controverse pour avoir fourni au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et à l'ambassadeur russe à Washington, qu'il recevait le 10 mai à la Maison blanche, des renseignements confidentiels sur le groupe Etat islamique émanant des services d'un pays tiers.

COOPÉRATION SUSPENDUE

Les enquêteurs britanniques redoutent que la diffusion de ces informations ne compromette leurs opérations, étant apparu que le kamikaze, Salman Abedi, était soutenu par un réseau.

Reuters a appris jeudi matin auprès des services britanniques de l'antiterrorisme que la police britannique avait suspendu le partage d'informations avec les Etats-Unis.

Cette décision est une mesure hors du commun, étant donné les liens qui existent entre les communautés britannique et américaine du renseignement. D'après cette source, elle restera en vigueur "tant que nous n'aurons pas l'assurance qu'aucune autre divulgation non autorisée ne se produira".

Dès mercredi matin, la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, avait dit son "irritation" devant ces fuites, soulignant que la police britannique souhaite "contrôler le flux d'informations afin de préserver l'intégrité des opérations et de conserver l'élément de surprise".

PHOTOS DU NEW YORK TIMES

Au même moment, son homologue français, Gérard Collomb, déclarait tenir des enquêteurs britanniques que Salman Abedi avait des liens "avérés" avec Daech et qu'il s'était rendu "en Libye puis sans doute en Syrie".

Depuis l'attentat, des sources au sein des services américains du renseignement ont rendu public un nombre considérable d'informations.

Ils ont été les premiers à fournir mardi l'identité du kamikaze présumé, une demi-heure avant confirmation par la police de Manchester. Les éléments biographiques proviennent également de sources américaines.

La diffusion par le New York Times de photos prises sur les lieux de l'attaque, qui a fait selon le dernier bilan 22 morts et 116 blessés, montrant notamment ce qui pourrait être le détonateur utilisé pour déclencher la charge explosive, a fini d'ulcérer les responsables de l'enquête britannique.

Outre l'impact sur les familles des victimes, confrontées à ces clichés violents sur lesquels sont visibles des traces de sang, la police britannique craint que les éventuels complices d'Abedi ne puissent avoir un coup d'avance sur les enquêteurs lancés à leurs trousses.

"C'est encore plus dommageable quand cela porte sur la divulgation non autorisée de preuves potentielles en pleine enquête antiterroriste majeure", a condamné dans un communiqué la National Counter Terrorism Policing, l'unité de coordination des forces de police britanniques en matière de lutte contre le terrorisme.

D'après le Financial Times, les photographies publiées par le New York Times proviennent d'une base de données cryptées partagées par les experts en explosifs d'une vingtaine de pays alliés à la Grande-Bretagne.

·         POLITIQUE

 

La retraite de nabab de François Hollande

 

 

L’ex-chef de l’État va profiter d’une retraite globale de 15 100 euros mensuels net. Dans le privé, il faut avoir obtenu un salaire brut annuel de 353 000 euros, soit une addition géante de 8,8 millions d'euros sur 25 ans, pour parvenir à obtenir une pension aussi mirobolante.

Selon une enquête du Point, François Hollande va percevoir une pension proprement mirobolante. Voici les calculs du magazine : « François Hollande, pour ce qui le concerne, depuis une loi de 2007, ne pourra pas cumuler autant que ses prédécesseurs, anciens fonctionnaires élus, mais il aura droit tout de même, hors Conseil constitutionnel – il a fait savoir qu'il n'irait pas –, à une retraite globale de 15 100 euros mensuels, à comparer aux 18 000 de Giscard et de Chirac. Ces 15 100 euros net cumulent officiellement quatre pensions : 5 184 euros pour la présidence de la République, 6 208 euros au titre de sa fonction de parlementaire, 3 473 euros au titre de sa retraite de conseiller référendaire de la Cour des comptes et 235 euros comme ancien élu local. »

Le Point ajoute : « Pour bien comprendre ce que représente de nos jours une retraite de 15 000 euros net, il faut savoir que, pour en bénéficier, un cadre du privé devra avoir cotisé pendant 25 ans sur un salaire brut moyen de 29 420 euros, soit le plafond actuel de la Sécu, plus 8 fois la tranche A, montant maximum sur lequel sont assises les cotisations ouvrant droit à prestations : au-delà il faut cotiser à titre privé auprès d'un assureur. Ces 29 420 euros, sur lesquels les cotisations mensuelles de retraite, salariales et patronales cumulées, sont de 4 100 euros, ce qui est considérable, correspondent à un salaire brut annuel de 353 000 euros, soit une addition géante de 8,8 millions d'euros sur 25 ans. Avec ses 15 000 euros net par mois, François Hollande qui, dans la pratique, n'a jamais rien fait d'autre que de la politique aux frais du contribuable touchera vraiment une retraite de nabab ! »

Ces chiffres prennent d’autant plus de relief que François Hollande avait fait mine d’être vertueux en accédant à l’Élysée, en diminuant ses rémunérations, en même temps que celles des ministres. Cinq ans plus tard, la vertu n’est plus de mise.

·         INTERNATIONAL

 

La Chine met en garde les USA contre des patrouilles maritimes

 

PEKIN (Reuters) - Des navires de guerre chinois ont adressé un avertissement à un bâtiment de la marine américaine qui naviguait à proximité d'une île artificielle construite par la Chine en mer de Chine méridionale.

Les autorités chinoises ont exprimé une ferme mise en demeure aux autorités américaines, dénonçant la présence de l'USS Dewey dans la zone des 12 miles nautiques de l'archipel des Spratleys, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère chinois de la Défense.

S'exprimant sous le sceau de l'anonymat, des responsables américains ont expliqué que le bâtiment de l'US Navy naviguait librement près des récifs coralliens de Mischief.

La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale comme faisant partie de ses eaux territoriales, une position contestée par plusieurs des pays de la région.

Selon l'Asia Maritime Transparency Initiative (AMTI), la Chine a fait installer ce qui semble être des systèmes de défense antiaériens et antimissiles sur les sept îles artificielles qu'elle a fait construire sur des récifs en mer de Chine méridionale.

L'administration Trump juge illégale la construction de ces îles artificielles.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a appelé les autorités américaines à ne plus organiser de telles patrouilles maritimes, affirmant que ce genre d'initiatives pouvait se traduire par des accidents maritimes ou aériens.

 

·         ÉCONOMIE

 

Harley-Davidson veut construire une usine en Thaïlande

 

BANGKOK (Reuters) - Le constructeur américain de motos Harley-Davidson a annoncé jeudi son intention d'ouvrir une usine en Thaïlande, destinée à desservir le marché en pleine croissance d'Asie du Sud-Est, une initiative critiquée par un syndicat de travailleurs aux Etats-Unis.

Le montant de l'investissement sur ce site, prévu dans la province de Rayong, au sud-est de Bangkok, n'a pas été divulgué.

Katie Whitmore, directrice des relations publiques de Harley-Davidson, a noté que le constructeur avait enregistré en 2016 ses meilleures performances en Asie-Pacifique en 2016, sans toutefois donner de chiffres.

Le site en Thaïlande "nous permettra d'être plus réactifs et compétitifs dans la région de l'Asean et en Chine", a-t-elle déclaré.

"Renforcer l'accessibilité et proposer des prix plus abordables pour nos clients dans la région est essentiel à la croissance de l'entreprise dans son ensemble", a ajouté Katie Whitmore, disant n'avoir aucune intention de réduire le travail dans les usines aux Etats-Unis avec cette expansion.

La nouvelle usine permettrait à Harley-Davidson d'éviter des droits de douane de 60% liés à l'importation de ses motos en Thaïlande et d'obtenir des allégements fiscaux lorsque le groupe exporte ses véhicules vers les pays voisins, en vertu d'un accord commercial entre les pays membres de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean).

Harley-Davidson a ouvert une usine en Inde en 2011 et le groupe assemble également des motos dans une usine au Brésil.

L'information sur l'investissement en Thaïlande a été initialement rapportée mardi par le New York Times.

Le président du syndicat United Steelworkers International(USW), Leo W. Gerard, avait alors réagi en déclarant que la décision du constructeur constituait "un affront au travailleur américain et à des centaines de milliers de motards Harley à travers le pays."

USW, qui compte 850.000 membres en Amérique du Nord, a des représentants dans des usines Harley situées dans des deux Etats américains.

Leo W. Gerard estime également qu'une délocalisation de la production hors des Etats-Unis "met en péril le succès qui a propulsé Harley durant des années".

Katie Whitmore a cependant dit que les motos assemblées en Thaïlande auront le même "aspect authentique, son et sensation" que celles fabriquées aux Etats-Unis.

 

La demande pour des motos Harley-Davidson aux Etats-Unis ralentit en raison du vieillissement des "baby-boomers", son coeur de cible, et de la concurrence de la marque indienne Polaris Industries ou du japonais Honda Motor, dont les tarifs sont plus compétitifs.

26 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         POLICE

 

Contrôles au faciès: six Français saisissent la Cour européenne des droits de l'homme

 

Cinq ans après leur action collective auprès de la justice française, six citoyens ont attaqué le 8 mai 2017 l'État français devant la Cour européenne des droits de l'homme, pour des contrôles d'identité jugés discriminatoires et attentatoires à leurs libertés fondamentales.

·         TERRORISME

 

Le commando du 13-Novembre avait fait des repérages à Manchester

 

Durant l’été 2015, Mohamed Abrini, impliqué dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 22 mars 2016 à Bruxelles, avait voyagé à Londres, Birmingham et… Manchester. Les terroristes n’ont jamais cessé de vouloir frapper la Grande-Bretagne.

·         INTERNATIONAL

 

Un tournant dans la stratégie de l'Etat islamique

 

L'attentat de Manchester, après celui de Londres, est sans doute le signe que l’EI a compris que la base territoriale dont il disposait, à cheval sur l’Irak et la Syrie, était amenée à disparaître. Dès lors, il ne lui reste plus que les attentats.

·         FRANCE

 

L'affaire Ferrand "tombe mal" avant la loi de moralisation

 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement et La République en Marche ont fait front mercredi pour soutenir Richard Ferrand, ministre de la Cohésion du territoire, au lendemain de révélations du Canard enchaîné sur ses anciennes activités professionnelles.

"Ça tombe mal", a reconnu sur Europe 1 le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, alors qu'une loi sur la moralisation de la vie publique doit être présentée au conseil de ministres avant les législatives du 11 et 18 juin.

"Une chose est sûre, il n'y a rien d’illégal, il n'y a rien qui ne serait pas moral", a-t-il ajouté, faisant écho à la réaction, mardi, des services du Premier ministre.

Richard Ferrand a dirigé les Mutuelles de Bretagne entre 1990 et 2012. Depuis 2011, l'entreprise loue des locaux à Brest à une société appartenant à sa compagne, rapporte le Canard enchaîné dans son édition datée de ce mercredi.

Benjamin Griveaux, porte-parole de LREM, dont Richard Ferrand a été le secrétaire général, estime que le ministre n'a enfreint "aucune" loi.

"On est dans le cadre d'une entreprise privée, il n'y a pas d'argent public qui est en jeu", a-t-il dit sur France info, interrogé sur la concordance entre cette affaire et la loi prévue par le ministre de la Justice, François Bayrou.

Richard Ferrand s'est défendu dans la nuit de mardi à mercredi, dénonçant dans un communiqué "des dénonciations calomnieuses".

"Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre", déclare le ministre, mettant en avant que le loyer proposé par l'entreprise de sa compagne est inférieur au prix du marché.

L'actuel président des Mutuelles de Bretagne, Rémi Salaün, a apporté son soutien au ministre, insistant, dans une lettre adressée au directeur de l'hebdomadaire, sur le fait que Richard Ferrand a "pris une large part au redressement de [l'] Union mutualiste".

La coïncidence entre cette affaire et le début, lundi, des consultations de François Bayrou pour moraliser la vie publique provoque les interrogations chez les opposants au gouvernement.

"Nous soutenons également la loi sur la transparence, encore faudrait-il qu’elle soit appliquée à Richard Ferrand", a réagi sur Radio Classique le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis qui demande que le Premier ministre et le ministre de la Justice s’expriment à ce sujet.

·         INTERNATIONAL

 

Huit personnes sur dix redoutent le changement climatique

 

LONDRES (Reuters) - Plus de huit personnes sur dix jugent que le changement climatique représente un "risque mondial catastrophique", montre un sondage réalisé auprès de 8.000 personnes en Afrique du Sud, en Allemagne, en Australie, au Brésil, en Chine, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Inde.

Cette préoccupation est désormais l'une des plus importantes pour les sondés, juste derrière la crainte d'une catastrophe environnementale majeure et celle d'une guerre provoquée par des violences politiques, dit la Global Challenges Foundation.

Selon cette enquête publiée mercredi, neuf personnes sur dix disent être prêtes à modifier leurs habitudes de vie pour éviter une catastrophe climatique.

Sur les questions climatiques et environnementales, "il y a sans aucun doute un fossé entre ce que la population attend de ses responsables politiques et ce que font ces derniers. C'est stupéfiant", a commenté Mats Andersson, vice-président de la Global Challenges Foundation dans un entretien accordé à la Thomson Reuters Foundation.

·         INTERNATIONAL

 

France: Collomb veut prolonger l'état d'urgence après Manchester

 

PARIS (Reuters) - L'état d'urgence devrait être prolongé en France après l'attentat qui a fait 22 morts lundi soir à la sortie d'un concert à Manchester, a estimé mercredi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

"L'événement qui a surgi hier montre évidemment que le niveau d'alerte est grand dans tous nos pays. On en peut pas comme ça s'arrêter de manière brutale", a-t-il dit sur BFMTV juste avant la tenue d'un conseil de défense à l'Elysée qui doit décider d'une prolongation de l'état d'urgence au-delà du 15 juillet.

"Peut-être effectivement faut-il prolonger l'état d'urgence et en même temps voir les conditions pour en sortir", a ajouté le ministre, en évoquant des mesures qui permettraient de prolonger certaines de ses dispositions.

Il a plus spécifiquement mentionné le fait que l'état d'urgence permettait que les préfets se substituent aux maires des communes pour des questions de sécurité, jugeant que cette disposition pourrait être maintenue "pour des cas particuliers".

Dès mardi, le gouvernement français a annoncé le renforcement de la sécurité autour des événements sportifs et culturels.

A l'approche des festivals d'été, Gérard Collomb a indiqué qu'aucune manifestation n'était pour l'instant annulée. "Tout est maintenu", a-t-il dit.

·         FRANCE

 

La concertation sociale se déplace à Matignon

 

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Édouard Philippe, commence à recevoir ce mercredi les partenaires sociaux, au lendemain de leurs rencontres avec le président de la République pour préparer les réformes sociales des premiers mois de son quinquennat.

Deux dirigeants d'organisations patronale et syndicale ont déclaré mardi que le chef de l'État souhaitait boucler la réforme du droit du travail, pour laquelle il compte procéder par ordonnances, en septembre.

Édouard Philippe et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, recevront le président du Medef, Pierre Gattaz, à 15h00 (13h00 GMT), le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, à 16h00 et le président de la CFE-CGC, François Hommeril, à 18h30.

Les rencontres à Matignon se poursuivront lundi, avec le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (15h00), le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger (16h00), le président de l'U2P, Alain Griset (17h00), le président de la CPME, François Asselin (18h00) et le président de la CFTC, Philippe Louis (19h00). 

L'entourage du chef de l'Etat a déclaré mardi qu'il appartiendrait au Premier ministre et à la ministre du Travail "d'établir un calendrier opérationnel et de discuter dans le détail des mesures".

·         FRANCE

 

LREM à 33% des intentions des vote, devant LR (20%) et le FN (19%), selon un sondage Elabe

 

PARIS (Reuters) - Les candidats de La République en marche (LREM) alliés au MoDem sont crédités de 33% des intentions de vote pour le premier tour des élections législatives, devant les Républicains et l'UDI (20%) et le Front national (19%), selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi.

La France Insoumise est créditée de 12% des intentions de vote, et le PS et leurs alliés de 6,5% pour le scrutin du 11 juin, qui sera suivi d'un second tour une semaine plus tard.

Les autres forces politiques obtiennent moins de 3% des intentions de vote exprimées par les sondés : 2,5% pour EELV, devant le Parti Communiste (2%), Debout La France (1,5%) et LO/NPA (0,5%).

Les partis doivent obtenir au moins 289 sièges à l'Assemblée nationale pour détenir la majorité absolue.

L'enquête a été réalisée en ligne les 23 et 24 mai auprès d'un échantillon de 1.051 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, comprenant un échantillon de 1.011 inscrits sur les listes électorales.

·         INTERNATIONAL

 

Les USA accentuent les bombardements aériens en Afghanistan

 

KABOUL (Reuters) - L'aviation américaine a largué plus de bombes sur l'Afghanistan en avril que pendant n'importe quel autre mois depuis 2012, montrent les dernières données du Pentagone publiées au moment où des responsables de l'armée américaine pressent Donald Trump de donner son feu vert à l'envoi de renforts au sol.

La multiplication des raids aériens s'explique en partie par la volonté de Washington d'empêcher l'implantation durable du groupe Etat islamique en Afghanistan, a déclaré un porte-parole de l'armée.

L'US Air Force a largué 460 bombes et missiles le mois dernier, plus de deux fois plus qu'en mars et sept fois plus qu'en avril 2016.

Donald Trump n'a pas encore annoncé sa décision concernant l'envoi des 3.000 à 5.000 soldats supplémentaires que lui réclament ses principaux conseillers militaires.

Les Etats-Unis ont actuellement 8.400 militaires en Afghanistan et les autres pays de la coalition sous commandement de l'Otan quelque 6.500. Ils sont principalement chargés de former les forces de sécurité afghanes depuis le départ des troupes combattantes fin 2014.

L'intensification des bombardements aériens à un niveau jamais vu depuis août 2012, quand 80.000 soldats américains étaient encore déployés dans le pays, illustre la difficulté des forces de Kaboul à faire face seules à la résurgence des taliban et à l'émergence de la branche afghane de l'Etat islamique (EI).

Les deux groupes extrémistes ont multiplié les offensives et les attentats ces derniers mois, notamment dans le nord et l'est du pays ainsi que dans la capitale Kaboul.

 

Le mois dernier, les Etats-Unis ont largué sur une cache de l'EI dans les montagnes la "mère de toutes les bombes", la plus grosse bombe conventionnelle jamais utilisée au combat.

 

 

25 MAI

 

·         BRÈVES

·         FRANCE

 

La France insoumise espère au moins un groupe à l'Assemblée

 

PARIS (Reuters) - La France insoumise attaque frontalement le "gouvernement du Medef" d'Edouard Philippe en vue des élections législatives, où le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère traduire en députés le bon score qu'il a obtenu à la présidentielle.

Forte des 19,6% des voix recueillies le 23 avril, l'organisation arrivée en quatrième position vise officiellement une cohabitation, plus raisonnablement la constitution d'un groupe à l'Assemblée, qui requiert un minimum de 15 élus.

"Si on n'a pas de groupe, on sera déçus", a déclaré à Reuters Eric Coquerel, candidat en Seine-Saint-Denis, dans l'une des 67 circonscriptions où la France insoumise est arrivée en tête au premier tour du scrutin présidentiel.

Pour ce proche de Jean-Luc Mélenchon, lui-même candidat à Marseille, le gouvernement pluriel d'Edouard Philippe mis en place la semaine dernière par Emmanuel Macron est composé "de gens soit libéraux, soit réactionnaires".

"C'est le Medef qui avance masqué", dit-il. "Il faut voir ce qui se prépare dans les cabinets des ministres. Les gens voient ce qui se passe : Emmanuel Macron n'aura pas la majorité absolue à l'Assemblée."

Pour l'heure, les sondages accordent une large avance aux candidats de la République en marche, loin devant Les Républicains et le Front national.

567 CANDIDATS

Selon un sondage Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio Classique diffusé le 18 mai, LREM obtiendrait entre 280 et 300 sièges à l'Assemblée nationale, les Républicains et leurs alliés centristes de l'UDI entre 150 et 170 sièges, le Parti socialiste et ses alliés entre 40 et 50 sièges, la France insoumise alliée au Parti communiste entre 20 et 25 sièges, et le Front national entre 10 et 15 sièges.

La majorité absolue est de 289 sièges à l'Assemblée.

La France insoumise compte sur ses milliers de militants en soutien à ses 567 candidats - dont la moyenne d'âge est de 41 ans - pour "refuser les pleins pouvoirs au gouvernement Macron", qui prévoit notamment d'engager sans tarder une réforme du Code du travail.

"C'est un gouvernement que l'on pourrait qualifier de gouvernement du Medef, offensif contre les droits des travailleurs, l'école, la santé", a déclaré mardi devant la presse Bastien Lachaud, directeur de la campagne de la France insoumise pour les législatives.

A ceux qui comparent la situation de La France insoumise à celle du MoDem en 2007 - le parti centriste n'avait eu que quatre députés malgré le score de 18,6% des voix obtenu par François Bayrou au premier tour de la présidentielle -, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon réplique que le paysage politique a totalement changé en 10 ans.

"On est en pleine recomposition, donc la comparaison ne fonctionne pas. Personne aujourd'hui ne peut dire ce qui va sortir de ces élections", pense Martine Billard, porte-parole de la France insoumise.

Le mouvement, qui a lancé un appel aux dons dans l'espoir de recueillir un million d'euros pour financer sa campagne, ne prévoit pas pour l'instant de meeting national d'ici le premier tour du 11 juin.

·         FRANCE

 

Gattaz presse Macron de baisser le coût du travail et de réformer

 

PARIS (Reuters) - Le président du Medef, Pierre Gattaz, a pressé mardi Emmanuel Macron de changer ses projets qui risquent selon lui d'accroître le coût du travail et de mener des réformes fortes et rapides qui permettront de redresser la confiance et donc l'économie.

Après un entretien avec le chef de l'Etat, le dirigeant patronal a estimé que "la réforme du marché du travail devrait aller vite et je crois que c’est essentiel d’aller vite sur ce gros problème français. Il faut déverrouiller ce marché du travail".

Il a dit avoir demandé au président de supprimer de façon urgente le dispositif de pénibilité et le prélèvement de l'impôt à la source, qui pèsent sur les entreprises.

Il a prié le chef de l'Etat d'améliorer son projet de transformation du CICE en baisse des cotisations, qui augmentera selon lui le coût du travail de 7 milliards d'euros.

Ce débat, qui a eu lieu pendant la campagne, semblait avoir été tranché, l'entourage d'Emmanuel Macron assurant que l'intégralité des sommes aujourd'hui économisées par les entreprises le serait également à l'avenir.

Si des mesures fortes et rapides sont prises, en particulier sur le marché du travail, l'économie peut repartir et la confiance des acteurs et des investisseurs augmenter, a assuré Pierre Gattaz, qui a dit avoir des divergences avec Emmanuel Macron sur l'amplitude et la rapidité des réformes.

·         JUSTICE

 

Action de groupe contre les discriminations: Safran premier visé

 

La loi du 18 novembre 2016 autorise les actions de groupe pour lutter contre les discriminations. La CGT annonce lancer une première tentative, à l'encontre du groupe Safran, pour discrimination syndicale. Mais les conditions d'application sont cependant si restrictives que les cas ne devraient pas pulluler.

·         EURO

 

Les Européens continuent de mettre la Grèce au supplice

 

Une nouvelle fois, la Grèce repart les mains vides de Bruxelles. Les dirigeants européens ont décidé de jouer encore la montre dans l’espoir que l’Allemagne et le FMI trouvent un terrain d’entente sur la restructuration de la dette de la Grèce, alors que le pays continue de s'effondrer. 

·         FRANCE

 

Les abus de notes de frais d'un député proche de Macron

 

Mediapart révèle que le député Alain Tourret, soutien d'Emmanuel Macron, a utilisé son indemnité IRFM, censée couvrir des frais de mandat, à des fins beaucoup plus personnelles. À la suite de nos questions, l'élu nous a fait savoir qu'il remboursait d'ores et déjà plus de 16 000 euros.

 

·         FRANCE

 

Allié ou non avec le FN, Dupont-Aignan risque de tout perdre

 

YERRES, Essonne (Reuters) - Au comptoir du bar PMU de Yerres, on s'échange bruyamment un numéro du Parisien daté de ce mardi. En page six du quotidien, une photo de Nicolas Dupont-Aignan, inamovible figure de cette ville de l'Essonne et candidat malheureux à la présidentielle.

"Il a vraiment fait une connerie", attaque l'un des clients. "Oui, surtout que ça a surpris tout le monde", lui répond une autre.

Au coeur des débats, l'alliance du président de Debout la France, gaulliste autoproclamé, avec Marine Le Pen, présidente du Front national, entre les deux tours de la présidentielle.

Avec ses 4,7% au premier tour, il serait devenu le Premier ministre de la première présidente française d'extrême droite.

"Nous sommes tous tombés du haut de l'armoire", dit Jacqueline à quelques mètres du bar.

Cette septuagénaire, habite Yerres, ville de 29.000 habitants située à 23 kilomètres de Paris, depuis près d'un demi-siècle. Elle a voté pour Dupont-Aignan pendant 20 ans "parce qu'il a bien remonté la commune". Aujourd'hui, elle ne veut plus entendre parler de lui.

Elu en 1995 à la tête d'une commune surendettée, Nicolas Dupont-Aignan est devenu un personnage local prépondérant en redressant les finances de la ville, et cumule les postes de maire, de député et de président d'agglomération.

En 2012, il était réélu député avec plus de 61% des voix. Lors de la dernière présidentielle, il est arrivé en tête au premier tour dans sa ville, devançant Emmanuel Macron de plus de 5 points.

"IDIOTS UTILES"

Mais avec son éphémère accord avec le parti d'extrême droite, le maire de Yerres a soulevé la contestation de ses administrés. Plusieurs manifestations ont eu lieu dans cette ville d'habitude très calme.

Nicolas Dupont-Aignan s'est un peu plus coupé de ses électeurs, le 3 mai dans Le Parisien, en qualifiant les manifestants "d'idiots utiles du système" et de "gauchistes". Des accusations réitérées à Reuters.

"On se réunissait sur la place de la mairie, rebaptisée 'Place de la honte'", se souvient Jacqueline, ancienne électrice du maire qui a gardé un écriteau "Idiot utile" dans son portefeuille et l'exhibe avec fierté.

Nicolas Dupont-Aignan parle de "manipulation médiatique" et de "procès en sorcellerie" au sujet de son "soutien" à Marine Le Pen et des manifestations qui l'ont suivi.

Tous les habitants de Yerres ne lui ont pas tourné le dos.

Marjolaine, 24 ans, a voté pour lui à la présidentielle et votera pour lui à nouveau pour les législatives "pour ses idées à lui, pas pour un parti politique".

FIN DU PACTE DE NON AGRESSION AVEC LA DROITE

Reste qu'avec ces remous, la 8e circonscription de l'Essonne est vue comme de nouveau gagnable par ses opposants.

Jusque-là, le président de Debout la France, membre du RPR lors de son élection et qui a quitté l'UMP en 2007, bénéficiait d'une "compréhension au niveau local" de la droite, se souvient, François Durovray président LR du Conseil départemental et ancien soutien. Un pacte de non-agression qui n'est plus d'actualité.

Plusieurs ténors de la droite francilienne, comme la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ou le sénateur de l'Essonne, Serge Dassault, se sont déplacés à Yerres pour aider Irvin Bida, le candidat de l'UDI et des Républicains.

"J'ai beaucoup d'espoirs sur mes épaules", reconnaît ce proche de Jean-Louis Borloo qui veut croire à une possible défaite de l'inamovible Dupont-Aignan.

D'autant que le candidat de Debout la France doit faire face à une candidature du Front national.

Nicolas Dupont-Aignan est aussi contesté dans ses mandats locaux.

Au sein du conseil municipal, plusieurs membres de la majorité ont affiché leur distance avec le maire lors des célébrations du 8 mai. Lui veut croire que cet épisode est terminé.

Bousculé au comité d'agglomération, Nicolas Dupont-Aignan affirme qu'il ne quittera pas son poste de président.

"Il n'y a pas de délit d'opinion en France", dit-il.

·         FRANCE

 

Philippot s'est exclu du FN, selon un dirigeant du parti

 

PARIS (Reuters) - Les débats au sein du Front national s'apparentent de plus à une controverse sur la personne de Florian Philippot qui, selon l'eurodéputé Jean-Richard Sulzer, s'est de facto exclu du parti par ses prises de position perçues comme des bravades.

"Florian Philippot (...) veut être calife à la place du calife et il ne se rend pas compte qu'il n'est pas très populaire au sein du Front", a tonné mardi cet élu, membre du bureau politique et du comité central, interrogé par le Figaro.

Depuis la présidentielle, plusieurs initiatives du vice-président frontiste, dont l'influence sur Marine Le Pen était déjà mal acceptée par une partie des dirigeants, ont ulcéré ses opposants internes.

Ce pourfendeur de la monnaie unique a menacé de quitter le parti d'extrême droite si celui-ci devait abandonner son projet de quitter la zone euro, comme certains le souhaitent, et lancé parallèlement son propre mouvement, Les Patriotes, présenté comme un laboratoire de la refondation du FN.

"Ce chantage intervenu le premier jour pratiquement de la campagne législative est plutôt malvenu", a jugé Jean-Richard Sulzer, qui n'en est pas à ses premières récriminations anti-Philippot.

"Je considère que son cas est classé puisqu'il s'est placé de lui-même en dehors des statuts du parti", a-t-il ajouté. "Il est hors du parti, il est ailleurs (...) Je crois que beaucoup de gens au Front national commencent à parler de lui au passé."

Traditionnellement, les courants sont interdits au FN, où l'on suit la ligne du chef.

Jean-Richard Sulzer, qui siège avec Florian Philippot au Parlement européen, a par ailleurs exhorté Marine Le Pen à réunir un bureau politique au mois de juillet, dans la foulée des législatives de juin, sans attendre un congrès qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.

"On a besoin d'air, on a besoin de modernisation, on a besoin que ça bouge, on a besoin d'ouvrir, on a besoin de rassembler", a dit Florian Philippot sur France Inter, mardi, pour justifier la création des Patriotes. "Je pense que c'est voulu par nos militants, c'est voulu par nos électeurs."

Plusieurs figures de la galaxie FN, comme Nicolas Bay, Robert Ménard et Gilbert Collard, ont exprimé sur des registres différents une forme d'exaspération devant son attitude.

La présidente du FN, dont le score face à Emmanuel Macron (33,9%) a déçu dans ses rangs, a elle-même évoqué à haute voix un possible départ de son conseiller qui irait ainsi "au bout de ses convictions".

Elle a par ailleurs affirmé que "tout" serait soumis à la discussion lors du congrès à venir, y compris la question de l'euro.

·         FRANCE

 

Hamon soutient les adversaires de Valls et El Khomri

 

PARIS (Reuters) - Le candidat socialiste dans la course à l'Elysée, Benoît Hamon, a annoncé mardi qu'il soutenait les adversaires de Manuel Valls et de Myriam El Khomri dans la perspective des élections législatives pour lesquelles il est lui-même candidat.

"Je suis cohérent", a dit à Reuters le député sortant, qui a recueilli 6,3% des voix à la présidentielle après avoir remporté la primaire du PS sur une ligne en désaccord avec la politique menée durant le quinquennat de François Hollande.

Benoît Hamon apporte son soutien à Michel Nouaille, candidat communiste opposé à Manuel Valls dans la première circonscription de l'Essonne.

Finaliste malheureux de la primaire, l'ancien Premier ministre n'avait pas respecté sa promesse de soutenir le vainqueur et avait appelé à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle.

Candidat à sa réélection, Manuel Valls n'est investi ni par le PS ni par La République en Marche, qui n'ont pas présenté de candidats contre lui.

Dans la 10e circonscription de l'Essonne, Benoît Hamon soutient le candidat communiste Philippe Rio plutôt que le député sortant Malek Boutih, estampillé "majorité présidentielle".

Opposant à la loi Travail défendue l'année dernière par la ministre Myriam El Khomri, Benoît Hamon ne soutient pas cette dernière dans la 18e circonscription de Paris, lui préférant la féministe Caroline de Haas, candidate sous la bannière EELV/PCF.

Dans la deuxième circonscription de Haute-Garonne, Benoît Hamon appuie le candidat EELV Salah Amokrane, qui l'a conseillé sur les questions d'égalité et de justice sociale durant la campagne, au détriment du député socialiste sortant Gérard Bapt, qui brigue un dixième mandat.

Benoît Hamon est candidat à sa réélection dans la circonscription de Trappes, dans les Yvelines, où il a été dépassé par le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, au premier tour de l'élection présidentielle.

L'ancien ministre de l'Education nationale et le député européen écologiste Yannick Jadot organisent le 1er juillet prochain en Ile-de-France un évènement appelé à lancer une réflexion sur l'avenir de la gauche, alors que le PS est en pleine déliquescence après l'échec de la présidentielle.

Yannick Jadot avait renoncé à se présenter à l'élection présidentielle et s'était rallié à Benoît Hamon.

·         INTERNATIONAL

 

L'auteur de l'attentat de Manchester s'appelle Salman Abedi, selon la police

 

LONDRES (Reuters) - L'auteur de l'attentat suicide qui a fait 22 morts lundi soir à la sortie d'un concert à Manchester s'appelle Salman Abedi et était âgé de 22 ans, a déclaré mardi la police britannique.

"Je suis en mesure de confirmer que l'homme soupçonné d'avoir commis l'atrocité d'hier soir est Salman Abedi, 22 ans", a déclaré Ian Hopkins, chef de la police de Manchester, à la presse. Il a ajouté qu'il ne déclarerait rien de plus dans l'immédiat au sujet de cet homme.

 

"Notre priorité, avec la police antiterroriste et nos partenaires des services de sécurité, est de continuer de déterminer s'il a agi seul ou dans le cadre d'un réseau plus large", a-t-il dit.

24 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         SOCIAL

 

L’exécutif en ordre de bataille pour lancer sa loi sur le travail

 

Le trio de conseillers chargés de la réforme du code du travail à l'Élysée, à Matignon et au ministère du travail vient d'être nommé. Les trois hommes partagent la volonté de changer rapidement les règles, ce qui devrait être fait par le biais d'ordonnances d'ici à cet automne. Le Medef applaudit, les syndicats sont plus circonspects.

·         SOCIAL

 

Le labo pharmaceutique Avadel licencie à la faveur d'un exil fiscal

 

À Vénissieux, la filiale française de recherche du laboratoire Avadel va supprimer la moitié de ses effectifs, suite au transfert du siège social à Dublin, en Irlande, pays à la fiscalité avantageuse. Dans le même temps, le groupe a créé une filiale aux îles Caïmans pour y héberger sa trésorerie.

·         PÉDOPHILIE DANS L’EGLISE FRANÇAISE

 

Le nombre d’évêques accusés d’avoir couvert des abus sexuels passe à 27

 

Deux mois après nos révélations, le compteur de la honte continue de tourner au sein de l’Église de France. Selon nos informations, ce sont désormais 27 évêques qui ont couvert des faits d’abus sexuels. Alors que l’archevêque de Besançon, Mgr Bouilleret, est au cœur d’une nouvelle affaire, l’institution reste paralysée face aux dérives de ses évêques.

·         FRANCE

 

Marine Le Pen évoque le possible départ de Philippot

 

PARIS (Reuters) - Le sort du vice-président du Front National, Florian Philippot, partisan d'une sortie de l'euro, dépendra de l'issue du débat interne au parti d'extrême droite sur l'opportunité de maintenir ce point dans le programme, a déclaré lundi Marine Le Pen.

"Si demain les adhérents du FN décidaient qu’ils devaient abandonner cette partie-là, il ne se sentirait plus en accord avec ses convictions", a dit sur franceinfo la présidente du FN.

"Il ira au bout de ses convictions", ajoute-t-elle. "C'est tout à son honneur."

Marine Le Pen admet ainsi la possibilité du départ de son bras droit, qui a en partie inspiré le programme du FN depuis des années, avec une montée correspondante des scores du parti.

Les tensions sur l'abandon de l'euro ont redoublé d'intensité au Front National vendredi, lorsque Marine Le Pen a dit vouloir attendre la tenue du congrès du FN, après les législatives, pour discuter de la question.

Plusieurs cadres ont estimé que l'abandon de l'euro était en partie responsable de la défaite de Marine Le Pen contre Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle.

"Ce retour à la souveraineté monétaire inquiète les Français", a-t-elle répété sur France info, précisant devoir "ouvrir le chantier de cette discussion" pour savoir comment faire pour que "les Français ne soient pas terrorisés par la souveraineté monétaire."

Florian Philippot avait estimé vendredi dernier sur BFMTV que "promettre aux Français le patriotisme économique, (...) mais en même temps rester pieds et poings liés (à l'euro-NDLR), ça serait mentir", assurant qu'il démissionnerait si la question l'abandon de l'euro était éludée.

Ses propos ont conduit le directeur de la campagne des législatives, Nicolas Bay, à parler de chantage.

Florian Philippot a lancé mardi un nouveau mouvement, Les Patriotes, qu'il a présenté comme une association au sein du FN mais que certains opposants ont vu comme un pas de côté.

Selon lui, "c'est juste une boite à idées pour le parti qui a pour vocation d’aider à la refondation ainsi que de perpétuer cette dynamique de rassemblement des patriotes", a-t-il indiqué lundi sur Radio Classique.

Le vice-président du FN ne voit pas sa position au sein du parti menacée. "Malgré ce qu’on peut entendre, je vois aussi l’accueil que j’ai au sein des fédérations. Je suis un des cadres qui tournent le plus au sein du FN. Les militants en sont très heureux", a-t-il indiqué sur Radio Classique.

·         INTERNATIONAL

 

Rohani répond aux accusations de Trump sur l'Iran

 

DUBAI/LONDRES (Reuters) - Le président iranien Hassan Rohani a déclaré lundi en conférence de presse que l'équilibre du Moyen-Orient ne pourrait pas être atteint sans l'aide de Téhéran, répondant ainsi aux critiques énoncées par Donald Trump ce week-end en Arabie saoudite puis ce lundi en Israël.

Hassan Rohani, largement réélu vendredi pour un second mandat, a jeté le discrédit sur le sommet auquel le président américain a assisté à Ryad, parlant d'un "cérémonial qui n'avait aucune valeur politique et ne produira aucun résultat."

"Qui peut dire que l'équilibre de la région peut être rétabli sans l'Iran ? Qui peut dire que la région connaîtra un parfait équilibre sans l'Iran ?", s'est interrogé le président iranien, considéré comme un modéré et un pragmatique.

"Les Américains ont recouru à différentes méthodes contre l'Iran, mais ils ont à chaque fois échoué... Nous attendons que le nouveau gouvernement trouve la stabilité et la continuité dans sa politique", a-t-il poursuivi.

"Le problème est que les Etats-Unis ne connaissent pas notre région, et ceux qui conseillent les responsables américains les induisent en erreur."

"Le peuple iranien a voté pour la modération, car il sait que la prospérité économique et les emplois ne peuvent venir que des investissements, et que les investissements ne peuvent venir que grâce à la liberté et aux échanges avec le monde."

"La nation iranienne a décidé d'être puissante. Nos missiles sont pour la paix et la défense... Les responsables américains doivent savoir qu'à chaque fois que nous devrons tester techniquement un missile, nous le ferons et nous n'attendrons pas leur permission."

"Le rêve américain consistant à mettre fin au programme de missiles iraniens ne deviendra jamais réalité."

Rohani s'en est également pris à l'Arabie saoudite, puissance sunnite et principal adversaire régional de l'Iran chiite, estimant qu'elle serait plus forte si elle laissait son peuple décider de l'avenir de leur pays.

·         INTERNATIONAL

 

Rohani à Macron: que l'Europe ne suive pas les USA sur l'Iran

 

LONDRES (Reuters) - Emmanuel Macron et Hassan Rohani ont eu ce lundi une conversation téléphonique au cours de laquelle le président iranien a exprimé auprès de son homologue français son espoir que l'Europe ne s'alignerait pas sur la position de Donald Trump vis-à-vis de l'Iran.

En Arabie saoudite ce week-end puis en Israël ce lundi, le président américain a multiplié les attaques verbales contre l'Iran, lui réclamant notamment de cesser immédiatement son soutien aux "terroristes".

"La République islamique est prête à coopérer à tous les niveaux avec les autres pays, dont la France, pour combattre le terrorisme et résoudre la crise syrienne", a dit Hassan Rohani à Emmanuel Macron selon des propos rapportés par l'agence de presse iranienne Irna.

Le président français a appelé son homologue iranien pour le féliciter de sa réélection, selon Irna.

"Nous devrions ramener la paix et la stabilité dans la région. Nous espérons que l'Europe ne tombera pas dans le piège de pays qui défendent leurs mauvaises interprétations de la région", a également déclaré Hassan Rohani lors de cette conversation.

Dans un communiqué publié samedi soir, Emmanuel Macron a salué la réélection d'Hassan Rohani, qui renforce selon lui l'espoir d'une application rigoureuse de l'accord international sur le nucléaire iranien.

Donald Trump est très critique de cet accord conclu en 2015 par plusieurs puissances internationales, dont les Etats-Unis et la France, sur un arrêt du programme nucléaire militaire iranien en échange de la levée de sanctions internationales contre Téhéran.

Alors dirigée par François Hollande, la France s'était montrée particulièrement ferme à l'égard de l'Iran dans les négociations ayant abouti à cet accord.

 

Depuis le début de la crise en Syrie, Paris prône la mise à l'écart de Bachar al Assad alors que Téhéran appuie le président syrien.

23 MAI

 

·         BRÈVES

·         FRANCE

 

Macron verra les partenaires sociaux mardi sur le Code du Travail

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron rencontrera les partenaires sociaux mardi, a-t-on appris dimanche auprès de la présidence de la République, l'occasion pour le nouveau président d'aborder avec eux la réforme du droit du travail qu'il veut mener très rapidement.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a d'ores et déjà prévenu qu'il refuserait une loi El Khomri "XXL".

Emmanuel Macron souhaite présenter durant l'été un projet de loi d'habilitation pour simplifier le droit du travail par ordonnances et décentraliser la négociation sociale en donnant davantage de place aux accords d'entreprises et de branches.

Il entend en outre encadrer les décisions des prud'hommes, une hypothèse combattue par les syndicats, réformer l'assurance chômage pour que tous les travailleurs en bénéficient, et donner plus de place à l'Etat dans son pilotage.

"Pour nous, pas question d'accepter ce que certains appellent la 'loi Travail XXL'", a dit Philippe Martinez sur CNEWS.

Dans Le Journal du Dimanche, le numéro un de la CGT souhaite que l'exécutif prenne le temps du dialogue.

"Ces ordonnances sont complètement irrecevables", dit-il. "Nous on est prêts, on soumettra au Premier ministre une dizaine de mesures urgentes", précise-t-il.

Sur CNEWS, Philippe Martinez a évoqué "un Code du travail allégé qui renforce les droits des salariés", sans plus de précisions. Si la réforme consiste à aller "plus loin" que la loi El Khomri, "forcément nous serons vent debout contre une telle réforme", prévient-il.

DES "MARGES DE MANOEUVRE" POUR FO

Dans un entretien à paraître lundi dans Les Echos, son homologue de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, estime au contraire que "légiférer par ordonnance n'est pas un problème" si "on est d'accord sur le contenu, comme ça a par exemple été le cas en 1981 pour la cinquième semaine de congés payés".

Le secrétaire général de FO met toutefois en garde contre la teneur des discussions que mèneront Emmanuel Macron et son Premier ministre, Edouard Philippe.

"La discussion dont il (le Premier ministre-NDLR) parle ne saurait être une consultation. Elle doit être une vraie concertation sur le fond avec le temps nécessaire. Je ne comprendrais pas qu'elle soit bouclée à toute vitesse avant la rédaction de la loi d'habilitation", souligne-t-il.

"De ce que j'ai pu entendre et lire, le message qu'envoie l'exécutif est que sur le Code du travail, il y a des marges de manoeuvre, de vraies marges de discussion. Si c'est le cas, Force ouvrière est prête à discuter", précise-t-il, en pressant le gouvernement de ne pas avoir "d'interlocuteur privilégié". "Ça finit toujours mal".

Dans le même quotidien, Laurent Berger affirmait le 16 mai que la CFDT "n'est ni une opposante ni une alliée par principe".

Le secrétaire général de la CFDT mettait en garde contre des méthodes "à la hussarde". Emmanuel Macron "se trompe s'il croit que légiférer par ordonnance dès la rentrée lui permettra d'éviter un conflit social", disait-il.

 

·         NUMÉRIQUE

 

Etats, NSA et entreprises en cause Le virus WannaCry révèle les ratés de la cyber sécurité

 

Une dizaine de jours après l'apparition du logiciel-rançon, de nombreuses responsabilités peuvent être pointées : celle de la NSA qui a directement inspiré le virus, celle des États qui laissent se développer un véritable marché des failles informatiques et celle des entreprises qui avaient été prévenues d'une attaque.

 

·         ÉCONOMIE

 

PSA et Renault s'engagent à augmenter leurs commandes à GM&S Industry

 

PARIS (Reuters) - Le ministère de l'Economie a annoncé dimanche que les constructeurs automobiles français PSA et Renault s'étaient engagés à augmenter leurs commandes auprès de l'équipementier GM&S Industry de la Souterraine (Creuse) afin d'assurer la continuité de l'exploitation.

L'usine, qui emploie 277 salariés, est menacée de liquidation judiciaire.

Bruno Le Maire, qui avait fait de ce dossier la "priorité" du nouveau gouvernement, s'est entretenu durant le week-end avec le PDG de Renault, Carlos Ghosn, et le président du directoire de PSA, Carlos Tavares.

"Il leur a demandé de s’engager sur un montant de commandes supplémentaires permettant la continuité de l’exploitation de l’entreprise et la poursuite des discussions avec les repreneurs", précisent les services de Bercy dans un communiqué.

"Le groupe PSA s’est engagé à augmenter ses commandes de 10 à 12 millions d’euros. Le groupe Renault s’est engagé pour sa part à doubler ses commandes pour les porter de 5 à 10 millions d’euros", indiquent-ils.

"Ces engagements permettront d’atteindre un niveau de chiffre d’affaires sur 2017 proche de 25 millions d’euros, et rendent possible la continuité de l’exploitation et la poursuite des discussions sur la reprise de l’entreprise", ajoutent-ils.

·         INTERNATIONAL

 

Fin de l'évacuation des derniers rebelles syriens de Homs

 

HOMS, Syrie (Reuters) - Les derniers rebelles syriens encore présents dans la ville de Homs l'ont évacuée dimanche, la replaçant de fait sous contrôle des forces gouvernementales pour la première fois depuis le début du conflit il y a six ans.

Des autocars ont, comme la veille et vendredi, emmené hors de l'ultime secteur de la ville qui était encore tenu par les insurgés des combattants rebelles et leurs familles. Environ 1.700 personnes, dont 700 combattants, devaient partir dimanche.

Au total, plus de 14.000 personnes auront été évacuées d'Al Waer, en plusieurs vagues depuis mars, dans le cadre d'un accord d'évacuation, l'un des plus importants du genre conclus entre le régime et les forces de l'opposition depuis 2011.

Comme nombre d'accords similaires ces derniers mois, il tend à rendre au gouvernement syrien le contrôle de parties de l'ouest du pays longtemps aux mains de l'opposition mais qui étaient assiégées par l'armée syrienne et ses alliés.

La plupart des rebelles quittant Homs ont gagné la province d'Idlib, au nord, ou la ville de Djarablous, près de la frontière turque, ont dit des médias syriens. Un millier d'entre eux resteront à Al Waer et remettront leurs armes à l'armée syrienne et à ses alliés.

Ces accords d'évacuation, également mis en place dans des secteurs assiégés autour de Damas et à Alep à la fin de l'an dernier, sont appelés accords de réconciliation par le gouvernement syrien qui y voit le moyen de rétablir les services et l'ordre publics.

L'opposition les critique car, pour elle, ils équivalent à des déplacements forcés d'opposants à Bachar al Assad hors des principaux centres urbains de la Syrie, souvent après des années de siège et de bombardements.

Le gouvernement syrien, soutenu militairement par la Russie depuis septembre 2015, a négocié ces accords en position de force et a ainsi ramené de grands secteurs urbains de l'ouest du pays sous son contrôle.

Les rebelles occupent encore quelques poches autour de Damas et dans le Sud, et la quasi-totalité de la province d'Idlib.

Le groupe Etat islamique, combattu à la fois par l'armée syrienne, les rebelles et par la coalition internationale sous commandement américain, contrôle pour sa part de vastes territoires dans l'est de la Syrie.

·         FRANCE

 

Boris Boillon, un "Sarko-boy" en correctionnelle

 

PARIS (Reuters) - Un ancien conseiller diplomatique et protégé de Nicolas Sarkozy, Boris Boillon, répond lundi et mardi d'accusations de faux et usage de faux, blanchiment de fraude fiscale et abus de biens sociaux devant le tribunal correctionnel de Paris.

Cet arabophone de 47 ans a fait un temps figure d'étoile montante de la diplomatie française, quand il a participé aux tractations sur la libération d'infirmières bulgares détenus en Libye et au rapprochement entre la France et le leader libyen Mouammar Kadhafi au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Mais l'étoile a pâli après un passage contesté au poste d'ambassadeur en Irak (2009-2011), puis en Tunisie (2011-2012), suivi par une tentative de reconversion dans le privé, avec la création d'une société de conseil en affaires, Spartago.

Il a été interpellé le 31 juillet 2013 par la douane à la gare du Nord, à Paris, alors qu'il partait pour Bruxelles en possession de 350.000 euros et 40.000 dollars en liquide.

La loi française interdit le transfert dans un autre pays de l'Union européenne de sommes supérieures à 10.000 euros sans déclaration préalable, sous peine d'une amende qui peut être égale au quart de la somme sur laquelle a porté l'infraction.

Boris Boillon a déclaré que ces sommes, alors consignées par les autorités françaises, provenaient de ses activités professionnelles de conseil, en Irak.

Selon son avocat, Me Jean Reinhart, il avait transmis au procureur de la République des documents sur la provenance de ces sommes, qu'il a déclarées à l'administration fiscale comme étant des revenus provenant de la société Spartago. "Il a même payé des impôts dessus", a précisé l'avocat à Reuters.

L'AVOCAT DE BOILLON PLAIDERA LA NULLITÉ

Ses déclarations et les documents fournis n'ont cependant pas convaincu les enquêteurs et le Parquet de Paris, qui a décidé fin 2016 de le renvoyer au tribunal correctionnel pour manquement aux obligations déclaratives, faux et usage de faux, blanchiment de fraude fiscale et abus de bien sociaux, ce qui peut être passible de cinq de prison et de lourdes amendes.

"Au bout de trois ans, il a été interrogé à deux reprises par les services de police", précise Me Reinhart. "Ces explications ne semblent pas satisfaire le procureur, qui a considéré qu'il y avait une quadruple infraction."

Boris Boillon avait entre-temps réintégré durant l'été 2016 le Quai d'Orsay, qui l'avait envoyé en mission auprès de la représentation française à l'Onu.

Compte tenu des suites judiciaires de cette affaire, le ministère des affaires étrangères l'a rappelé en France fin 2016 et l'a suspendu. Selon son avocat, cette suspension a cependant pris fin et il a repris des activités au Quai d'Orsay.

L'audience était initialement prévue le 23 mars dernier mais a été reportée à ce lundi 22 mai à la demande de son avocat.

"Je considérais que cela tombait pendant une période présidentielle et je ne voulais pas que cela trouble le débat, et on avait un temps trop court d'explication", dit Me Reinhart.

L'avocat a précisé à Reuters qu'il entendait plaider l'irrégularité et la nullité de la procédure, ainsi que "l'inexistence des délits" reprochés à Boris Boillon.

Il reproche au procureur de n'avoir fait enquêter qu'à charge contre son client. "Ce qui rend nulle la procédure et la poursuite", a-t-il expliqué.

·         EXTRÊME DROITE

 

Des proches de Marine Le Pen soupçonnés d’avoir financé leurs activités privées grâce à de l’argent public

 

 « Entre politique et affaires, certains proches de Marine Le Pen flirtent avec un dangereux mélange des genres. Jusqu’à éveiller les soupçons de la justice, qui se demande si des amis de la présidente du Front national n’ont pas financé certaines activités privées avec de l’argent public versé au parti d’extrême droite pour rembourser les frais de campagne des élections régionales de 2015. C’est l’hypothèse suivie par la justice financière, qui a mis au jour de nouveaux transferts d’argent suspects entre l’une des sociétés prestataires du FN et le groupe Carré français, une entreprise privée pilotée par des anciens du GUD, un groupuscule étudiant d’extrême droite. Le parquet de Paris a ouvert, le 9 novembre 2016, une enquête préliminaire pour escroquerie au préjudice de l’État, abus de biens sociaux et blanchiment de ces délits » : voici ce que raconte ce samedi le journal Le Monde.

Le quotidien poursuit : « Le groupe Carré français, dirigé par Jildaz Mahé O’Chinal, le bras droit de Frédéric Chatillon, ami de Marine Le Pen, est à l’origine du lancement à Rome, en octobre 2015, d’un projet gastronomique et culturel, le très chic ”Carré français”. Un lieu raffiné de 600 m2, avec commerces de bouche, café et lieu d’expositions, qui se revendique comme l’ambassade du ”made in France” en Italie. Selon des documents que Le Monde a pu consulter, le Groupe Carré français a reçu d’importantes sommes d’argent de la part de la Financière de la pépinière, l’une des nombreuses sociétés qui ont gravité parmi les prestataires de la campagne régionale du FN en 2015. Les enquêteurs se sont aperçus que cette ”financière” avait touché la coquette somme de un million d’euros, sur les 4,7 millions d’euros remboursés, en février et mars 2016, par l’État au FN – plus précisément au grand ordonnateur de sa campagne, Les Presses de France – pour les frais engagés. Un paiement présenté comme un ”remboursement”, lié à de supposées prestations effectuées pour le parti frontiste. »

La société Les Presses de France, dit encore le journal, a été créé en juillet 2015 par Axel Loustau, un homme devenu par la suite conseiller régional FN d’Île-de-France, pour contourner l’interdiction faite à la société Riwal – dirigée par Frédéric Chatillon – de travailler avec le Front national.

·         FRANCE

 

Vente de sous-marins au Brésil, le PNF enquête sur une corruption présumée

 

PARIS (Reuters) - Le parquet national financier a ouvert en octobre dernier une enquête préliminaire du chef de "corruption d'agents étrangers" sur le contrat signé en 2008 par la France et le Brésil pour la fourniture de sous-marins à Brasilia, a-t-on appris dimanche de source proche de l'enquête, confirmant une information du Parisien Dimanche.

Lors d'une visite officielle au Brésil en décembre 2008, Nicolas Sarkozy et son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva avaient signé plusieurs contrats de vente de matériel militaire français, dont quatre sous-marins d'attaque conventionnels Scorpène, fabriqués par les chantiers navals DCNS en coopération avec l'espagnol Navantia.

Le contrat avait été évalué à l'époque à 6,7 milliards d'euros, dont 4,1 milliards pour la France.

Selon Le Parisien Dimanche, "les magistrats français se demandent si des pots-de-vin n'ont pas été versés pour décrocher ce marché. Et si l'opération n'a pas ensuite donné lieu au versement de rétro commissions".

Le porte-parole de DCNS, Emmanuel Gaudez, a déclaré à Reuters que l'entreprise "partout dans le monde respecte scrupuleusement les règles de droit".

"On n'a rien à voir avec l'affaire 'lava jato'", a-t-il ajouté.

Le scandale de corruption "lava jato" ("lavage express") fait l'objet d'une vaste enquête au Brésil, avec des investigations transnationales. Selon Le Parisien Dimanche, le contrat de sous-marins a été évoqué dans le cadre de cette enquête.

Eliane Houlette, procureur de la République financier, s'est rendue la semaine dernière au Brésil en compagnie du patron de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Elle a rencontré notamment la présidente de la Cour suprême et le procureur général du Brésil, selon le compte Twitter du PNF.

·         INTERNATIONAL

 

Les Suisses approuvent l'abandon progressif du nucléaire

 

ZURICH (Reuters) - Les Suisses ont approuvé dimanche par référendum une nouvelle loi sur l'énergie qui vise à remplacer progressivement le nucléaire par des énergies renouvelables.

Le texte a été approuvé lors de cette votation par plus de 58,2% des électeurs, selon des résultats provisoires.

Cette loi cherche à promouvoir et à financer par le biais de subventions les énergies renouvelables comme l'hydraulique, le solaire, la géothermie et la biomasse.

L'objectif est d'en quadrupler la contribution à la production de l'électricité nationale, ce qu'on appelle le "mix énergétique", d'ici à 2035.

Elle vise en outre à fermer progressivement les cinq centrales nucléaires que compte la Suisse, à partir de 2019. Elles fournissent aujourd'hui 35% de la production d'électricité du pays, contre moins de 5% pour le solaire et l'éolien.

La Suisse, a déclaré la ministre de l'Energie, Doris Leuthard, a choisi la voie "d'une énergie moderne".

Les résultats, a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse, montrent que "la population veut une nouvelle politique énergétique et ne veut plus de nouvelles centrales nucléaires".

Cette "Stratégie énergétique 2050", qui se mettra en place par étapes, est le résultat d'un processus lancé après l'accident nucléaire de Fukushima en mars 2011 au Japon.

Quelques semaines après la catastrophe, la Suisse avait annoncé qu'elle entendait sortir du nucléaire vers 2034. L'Allemagne voisine veut le faire d'ici à 2022.

En France, le débat est en cours sur la réduction de la part du nucléaire, aujourd'hui importante, dans la production d'électricité.

En Suisse, le débat autour de la réforme énergétique a porté notamment sur son coût pour les 8,5 millions d'habitants de la Confédération helvétique.

Ses opposants, en particulier Toni Brunner, chef de file de l'Union démocratique du centre (UDC), le parti d'opposition qui a mené la campagne du "non", estiment qu'il en coûtera 3.200 francs suisses (2.935 euros) de plus par an pour une famille de quatre personnes.

Il affirme en outre que l'usage des énergies solaire et éolienne, à la production moins uniforme que les énergies classiques, accroîtra la dépendance de la Suisse envers ses fournisseurs. Le pays est un pays importateur net d'énergie.

Le gouvernement conteste ces chiffres. Pour Doris Leuthard, la transition énergétique ne représentera en moyenne pour les foyers suisses qu'un surcoût annuel de 40 francs.

·         INTERNATIONAL

 

La Corée du Nord procède à un nouveau tir de missile

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a procédé dimanche après-midi au tir d'un missile balistique qui est tombé au large de sa côte est, ont annoncé la Corée du Sud et le Japon, une semaine après le lancement d'un missile de portée intermédiaire.

Le projectile a été lancé à 07h59 GMT d'un lieu situé près de Pukchang, à 60 km au nord-est de la capitale Pyongyang, secteur dans lequel la Corée du Nord a tenté sans succès de lancer un missile le mois dernier, précise un communiqué de l'état-major interarmes sud-coréen.

Le missile a parcouru environ 500 km, selon le communiqué mais il est néanmoins tombé en dehors de la zone économique exclusive (ZEE) du Japon, a précisé le secrétaire général du gouvernement Yoshihide Suga. Il ne semble pas avoir causé de dégâts. La ZEE s'étend sur 200 milles marins (370 km) à partir des côtes d'un pays.

L'engin a atteint une altitude de 560 kilomètres, a indiqué un responsable militaire sud-coréen. Il ressemblait au Pukguksong-2 développé par la Corée du Nord.

La Maison blanche a été informée du lancement, a-t-on déclaré dans l'entourage du président Donald Trump qui se trouve en Arabie saoudite. Le missile avait une portée inférieure à celle des trois précédents tests effectués par la Corée du Nord, note-t-on.

La Chine n'a pas fait de commentaire. La Corée du Sud et le Japon ont organisé des réunions d'urgence.

Il s'agit du second essai de missile effectué par le régime communiste de Pyongyang depuis la prise de fonctions du président sud-coréen il y a 11 jours.

Dimanche dernier, la Corée du Nord a mis à feu un missile de portée intermédiaire qui a parcouru une distance plus importante et s'est élevé à une altitude supérieure aux projectiles testés auparavant.

 

Samedi, la Corée du Nord a annoncé qu'elle avait désormais la capacité de frapper le territoire américain, mais les spécialistes occidentaux dans le domaine des missiles estiment cette affirmation exagérée.

22 MAI

 

·         BRÈVES

·         EMPLOI

 

La CGT dénonce les annonces frauduleuses publiées sur le site de Pôle emploi

 

 

Le quotidien Le Figaro détaille les accusations portées par la confédération syndicale et les démentis de Pôle emploi.

 « Le site de Pôle emploi regorge d'annonces frauduleuses. C'est ce que dénonce une étude de la CGT, menée sur 1298 offres et quatre villes (Lyon, Rennes, Marseille et Créteil). Selon le syndicat, une annonce sur deux est ”illégale, incohérente, mensongère ou malhonnête”. En cause: ”Le soi-disant contrôle par logiciel est une vraie passoire.” Un constat qui rejoint celui de Nathalie Tissot, journaliste pour Le Lanceur, qui a longuement enquêté sur le sujet. ”Aujourd'hui, plus de 60% des annonces mises en ligne sur Pole-emploi.fr viennent de sites privés comme Vivastreet, Jobijoba, Keljob, Monster... 110 partenaires au total”, explique-t-elle. »

C’est Le Figaro qui raconte de la sorte les critiques qui fusent contre le service public de l’emploi. Le journal poursuit : « Pôle emploi a choisi de mettre en place des algorithmes qui filtrent les plus de 600.000 offres publiées tous les jours sur son site. Si ces outils d'analyses sémantiques rejettent des annonces, ils laissent toutefois passer des offres illégales ou fallacieuses, assure le syndicat. Ainsi, Nathalie Tissot a trouvé, sur pole-emploi.fr, une annonce pour un emploi de ”masseuse naturiste” à domicile ”sans aucune expérience” mais avec un ”bon physique” requis ».

Le quotidien raconte toutefois que l'établissement public conteste catégoriquement l'ensemble des résultats de l'étude de la CGT. Il assure que « les offres jugées suspectes sont systématiquement bloquées ».

 

·         POLITIQUE ÉCONOMIQUE

 

Le gouvernement se rallie à une politique économique de droite

 

 

Moins d’une semaine après son investiture, l’équation économique tenue par Emmanuel Macron s’est déjà sérieusement simplifiée. En nommant deux ministres de droite à Bercy, le nouveau président de la République opte pour un programme classique de droite, fait de réformes structurelles et d’austérité budgétaire.

 

·         L'AFFAIRE TAPIE

 

Adidas: la Cour de cassation condamne définitivement Bernard Tapie à payer

 

 

La Cour de cassation a définitivement condamné Bernard Tapie à rendre les 404 millions d'euros, intérêts compris, issus de l'arbitrage frauduleux. Mais un jugement à huis clos, mis en délibéré au 6 juin, par le tribunal de commerce sur la sauvegarde du groupe Tapie pourrait encore faire entrave à l'exécution de l'arrêt rendu par la plus haute juridiction.

 

·         MOYEN-ORIENT

 

A Washington, Erdogan mesure l’échec de sa politique syrienne

 

 

Le président turc n’est pas parvenu à convaincre Donald Trump de renoncer à armer les milices kurdes. Considérées par Ankara comme des adversaires de la Turquie, elles sont choisies par Washington pour mener l’assaut contre l’ÉI à Raqqa.

 

·         LIBERTÉS PUBLIQUES

 

Une bouffée d'air pour Julian Assange

 

 

La justice suédoise a annoncé la suspension de l'enquête pour viol et l'abandon du mandat d'arrêt européen visant le fondateur de WikiLeaks. Celui-ci reste cependant sous le coup d'un mandat d'arrêt britannique et est également visé par une enquête américaine pour espionnage.

 

·         FRANCE

 

Retour sur le 1er Mai à Paris: le maintien de l'ordre à la française en question

 

 

Un an après les dizaines de blessés de la mobilisation contre la loi sur le travail, les affrontements entre policiers et cortège de tête du 1er Mai à Paris montrent que rien n'a été réglé dans la gestion du maintien de l'ordre dans la capitale.

·         FOOTBALL LEAKS

 

Cristiano Ronaldo est sous la menace de la justice espagnole

 

 

Cinq mois après la publication des Football Leaks, l'administration fiscale espagnole a décidé de transmettre le cas Ronaldo à la justice, selon le site El Confidencial. L'entourage du joueur reconnaît que celui-ci n'a pas déclaré tout ce qu'il aurait dû, mais assure qu'il n'avait pas l'intention de frauder.

 

·         TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

 

Contre le méga centre commercial EuropaCity: les nouveaux visages d’une mobilisation

 

Si la notion de transition écologique et solidaire mise en avant par le ministre d'État Nicolas Hulot a un sens, c’est ici qu’elle doit s’éprouver : sur le triangle de Gonesse, territoire déshérité de la banlieue nord de Paris, où Immochan veut construire un méga centre commercial sur des terres agricoles. Une manifestation a lieu dimanche 21 mai.

·         MOYEN-ORIENT

 

Deux visions pour l'Iran: Rohani gagne la présidentielle

 

 

Le scrutin qui s'est déroulé le 19 mai a opposé frontalement le président sortant Hassan Rohani (vainqueur avec 57 % des voix), négociateur de l'accord nucléaire et favorable à l'ouverture sur le monde, et son principal rival, Ebrahim Raïssi, conservateur et gardien de l'identité révolutionnaire du pays.

·         MALTA FILES

 

Des milliards d'euros évaporés

 

 

Paradis fiscal méconnu qui préside jusqu’en juin l’Union européenne, la petite île de Malte (430 000 habitants) prive les autres pays de 2 milliards d’euros de recettes fiscales par an, selon une enquête de Mediapart et l'EIC.

 

·         MALTA FILES

 

Xavier Niel pris dans le roman noir du «Phocéa»

 

 

Le propriétaire de Free a acheté 50 % du Phocéa, l'ex-voilier mythique de Bernard Tapie, en passant par une société maltaise. Mais au lieu des profits espérés, il n'a récolté que des ennuis dignes d'un polar.

 

·         MALTA FILES

 

Voyage fiscal au paradis des yachts

 

 

Révélations sur les patrons français qui, à l’image de Jean-François Decaux, Olivier Bertrand ou Stéphane Courbit, ont choisi de jeter l’ancre sur l’île, paradis fiscal au cœur de l'Europe.

 

 

18 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         SOCIAL

·          

La France des plans sociaux attend le gouvernement

 

Ils travaillent pour des sous-traitants de l'industrie automobile, des fabricants de matériel pharmaceutique, des cigarettiers ou des enseignes spécialisées dans le commerce du textile. Ces salariés ont un point commun : leur activité ne tient plus qu'à un fil, parfois juste à une signature pour valider un plan social ou à un jugement pour confirmer une fermeture d'usine. Le gouvernement va devoir rapidement leur faire des signes pour qu'ils puissent espérer.

·         INTERNATIONAL

 

Le président sud-coréen voit un risque de conflit "élevé"

 

SEOUL (Reuters) - Le nouveau président sud-coréen, Moon Jae-in, a estimé mercredi qu'il y avait un risque important de conflit armé avec la Corée du Nord, dont les moyens nucléaires et balistiques semblent se développer rapidement, rapporte le journal sud-coréen Edaily.

"La réalité, c'est qu'il y a un risque élevé de conflit militaire le long de la NLL (Ligne de limite du Nord) et de la ligne de démarcation", a déclaré Moon Jae-in, cité par le journal.

La Ligne de limite du Nord est la frontière maritime entre les deux Corées, située en mer Jaune, à l'ouest de la péninsule. La ligne de démarcation constitue la frontière terrestre.

Elu il y a une semaine à la présidence de la Corée du Sud, le modéré Moon Jae-in est partisan d'un dialogue avec Pyongyang. Pendant la campagne électorale, il avait notamment réclamé la suspension du déploiement du système de défense antimissile américain THAAD.

·         FRANCE

 

GM&S La Souterraine sera un dossier prioritaire du gouvernement

 

PARIS (Reuters) - Le sort de l'équipementier GM&S Industry de La Souterraine (Creuse), menacé de fermeture, sera l'un des dossiers prioritaires du nouveau gouvernement, a déclaré mercredi Christophe Castaner, qui a exhorté l'industrie automobile française à prendre ses responsabilités.

Les 277 salariés de l'entreprise, qui risque la liquidation judiciaire, ont reçu mardi le soutien de Jean-Luc Mélenchon, chef de la file de La France insoumise, et de Nicolas Poutou, porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

"Je pense que ce sera un des dossiers prioritaires du nouveau ministre ou de la nouvelle ministre de l'Economie et des Finances", a dit sur BFM TV et RMC Christophe Castaner, porte-parole d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle.

"Il faut traiter d'urgence cette situation, cette entreprise, ces employés, dans le cadre d'un groupement avec les donneurs d'ordre, les grands groupes automobiles que nous connaissons", a-t-il dit.

"Il faut que l'industrie automobile française assume aussi ses responsabilités", a souligné le député, qui pourrait se voir confier un portefeuille ministériel dans le futur gouvernement.

"C'est un dossier symbolique et prioritaire sur lequel il nous faut intervenir", a-t-il insisté.

Interrogé mardi à ce sujet, l’entourage d'Emmanuel Macron a dit se donner "quelques jours" pour traiter ce dossier, dans la mesure où il n'y a pour l’instant ni conseiller industrie, ni ministre ad hoc.

·         INTERNATIONAL

 

Grève générale en Grèce contre les nouvelles mesures d'austérité

 

ATHENES (Reuters) - Les services de ferries, de bus et de trains étaient perturbés mercredi en Grèce, où fonctionnaires et médecins ont cessé le travail alors que les députés débattaient des nouvelles mesures d'austérité que le gouvernement s'est engagé à mettre en oeuvre sous la pression de ses créanciers internationaux.

L'appel à la grève générale a été lancé par les syndicats des secteurs public et privé à la veille du vote prévu par le Parlement des réformes qui devraient permettre le déblocage d'une tranche du plan d'aide de 86 milliards d'euros, et l'ouverture de discussions sur un allègement de la dette grecque.

Le gouvernement d'Alexis Tsipras a consenti au début du mois à de nouvelles coupes budgétaires pour sortir les négociations avec ses créanciers de l'impasse dans laquelle elles s'étaient enlisées depuis décembre.

L'adoption rapide de ces mesures par le Parlement grec permettra aux ministres des Finances de la zone euro de débloquer les fonds dont Athènes a besoin au plus tard en juillet lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, lundi prochain à Bruxelles.

Au rang de ces mesures impopulaires figure une diminution des pensions de retraite en 2019 et une réduction des exemptions fiscales en 2020.

Lors de sa victoire aux législatives de 2015, Alexis Tsipras s'était pourtant engagé à mettre fin à l'austérité. Mais il a dû renoncer à cette promesse pour obtenir un nouveau plan d'aide.

"On a été abusé. On croyait à ses promesses", a réagi Nikos Moustakas, 71 ans, un mécanicien à la retraite participant aux manifestations de ce mercredi. "Il a perdu un électeur."

·         INTERNATIONAL

 

Séoul veut rouvrir les lignes de communication avec le Nord

 

SEOUL (Reuters) - Une semaine après l'investiture du modéré Moon Jae-in à la présidence sud-coréenne, Séoul a souhaité mercredi la réouverture des lignes de communication avec Pyongyang alors que le nouveau chef de l'Etat juge "élevé" le risque de conflit avec la Corée du Nord.

"Notre principe de base, c'est que les lignes de communication doivent ouvrir. Le ministère de l'Unification examine des options à ce sujet mais rien n'a encore été décidé", a déclaré Lee Duk-haeng, porte-parole du ministère, lors d'un point de presse régulier.

Les lignes de communication entre les deux Corée ont été fermées par le Nord en février 2016 lors de l'imposition d'une nouvelle vague de sanctions contre Pyongyang consécutive à un essai nucléaire effectué par le régime communiste.

Mais Moon Jae-min, qui a largement remporté l'élection présidentielle, est partisan de longue date d'un dialogue avec le régime nord-coréen. Il s'était notamment dit favorable, pendant la campagne électorale, à une suspension du déploiement du système de défense antimissile américaine THAAD.

Mercredi, le président sud-coréen a mis en garde contre le "risque élevé" de conflit armé dans la péninsule, selon des propos rapportés par le journal sud-coréen Edaily.

"La réalité, c'est qu'il y a un risque élevé de conflit militaire le long de la NLL (Ligne de limite du Nord) et de la ligne de démarcation", a déclaré Moon Jae-in.

La Ligne de limite du Nord est la frontière maritime entre les deux Corées, située en mer Jaune, à l'ouest de la péninsule. La ligne de démarcation constitue la frontière terrestre.

·         FRANCE

 

Un contre-appel des Républicains contre Macron

 

PARIS (Reuters) - Les membres du bureau politique des Républicains ont dénoncé "à 95%" la main tendue à Emmanuel Macron par plusieurs élus de droite et ont lancé un "contre-appel", a-t-on appris mardi soir dans l'entourage du secrétaire général du parti, Bernard Accoyer.

A la suite de la nomination d'Edouard Philippe, député-maire LR du Havre, au poste de Premier ministre, une vingtaine d'élus de la droite et du centre avaient appelé lundi soir leur camp à répondre favorablement "à la main tendue par le président de la République".

"Cet appel est un coup de poignard dans le dos de nos 577 candidats aux législatives", a dénoncé Eric Woerth pendant le bureau politique, selon des propos rapportés par un participant.

Le contre-appel, qui sera soumis aux candidats investis par l'alliance LR-UDI pour les législatives des 11 et 18 juin, les invite à s'engager "à défendre résolument les valeurs et le projet politique de la droite et du centre". "Ce projet n'est évidemment pas celui des candidats En Marche", poursuit le texte.

Seuls deux membres du bureau politique, le maire de Nice Christian Estrosi et la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, tous deux signataires de l'appel lancé lundi, ont soutenu cette démarche devant l'instance dirigeante du parti.

En revanche, plusieurs proches d'Alain Juppé ont apporté leur soutien au "contre-appel". "Juppéiste ne rimera pas avec opportuniste", a déclaré Virginie Calmels, proche du maire de Bordeaux, dont les propos étaient également rapportés.

·         FRANCE

 

Philippe a voté contre la loi sur la transparence en 2013

 

PARIS (Reuters) - Edouard Philippe, nommé lundi à Matignon par Emmanuel Macron qui a fait de la moralisation de la vie publique une des priorités de son quinquennat, a voté en 2013 contre la loi sur la transparence de la vie publique.

Le député de Seine-Maritime Les Républicains (LR) a voté contre ce texte le 25 juin 2013, comme la quasi-totalité du groupe UMP (devenu depuis Les Républicains-NDLR), à l'exception de six députés ayant voté pour, dont Laurent Wauquiez.

Le projet de loi avait été adopté par 328 voix contre 193. Les groupes PS, écologiste et Front de gauche avaient voté pour. L'UDI (centriste) s'était majoritairement abstenu et celui des radicaux avait majoritairement voté contre.

Parmi les non-inscrits les deux députés frontistes avaient voté pour de même que Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France.

Cette loi a rendu obligatoire la déclaration de patrimoine et d'intérêts pour les parlementaires, les ministres et les élus locaux entre autres, et leur vérification par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Cette autorité avait été mise en place après l'affaire Cahuzac qui avait provoqué une onde de choc au printemps 2013 en France et contraint le chef de l'Etat de l'époque François Hollande à préparer une série de mesures visant à "moraliser" la vie politique.

L'opposition d'Edouard Philippe à ce texte a été rappelée lundi par le chef de file des députés socialistes Olivier Faure.

"Avec Edouard Philippe, le président Macron fait le choix d’un premier Ministre conservateur qui n’a jamais jusqu’à aujourd’hui manifesté son ralliement au projet 'En Marche'", a-t-il dit dans un communiqué.

Il a rappelé que le maire du Havre avait voté "contre les lois sur la transparence de la vie politique, contre le compte pénibilité, contre le tiers payant, contre la loi sur la transition énergétique, contre les textes sur l’égalité femme/homme".

Selon Mediapart, le nouveau Premier ministre aurait par ailleurs écopé d'un blâme de la part de la HATVP pour avoir refusé de fournir des précisions dans sa déclaration de patrimoine en 2014.

"Comme beaucoup de parlementaires sans doute, j’ai essayé de concilier le respect de la loi et une forme de mauvaise humeur", a expliqué Edouard Philippe, interrogé à ce sujet par le site d'informations.

 

·         FRANCE

 

La composition du gouvernement repoussée à mercredi 15h00

 

PARIS (Reuters) - La composition du gouvernement d'Edouard Philippe, initialement prévue pour mardi, sera annoncée mercredi à 15h00, le temps de procéder aux vérifications fiscales et déontologiques des futurs ministres, indique l'Elysée dans un communiqué.

"Conformément à ses engagements de moraliser la vie publique, le Président de la République, en lien avec le Premier ministre, a souhaité introduire un temps de vérification", précise la présidence française.

·         FRANCE

 

Finistère: deux obstacles à la construction d'une centrale à gaz viennent de tomber

 

Deux obstacles à la construction de la centrale à gaz de Direct-Energie et Siemens à Landivisiau (Finistère) viennent de tomber coup sur coup. La Commission européenne vient d’autoriser l’aide que la France souhaite octroyer au site de production d’électricité, alors que ce type de centrales rencontre de lourdes difficultés économiques en Europe.

Paris prévoit de verser une subvention de 94 000 euros par mégawatt produit, prélevée sur la contribution au service public sur l'électricité (CSPE) acquittée par les consommateurs d’électricité, pendant vingt ans. Les opposants à la centrale en dénoncent le coût et l’inutilité, alors qu’ils ont développé un plan alternatif de fourniture de la péninsule bretonne en courant, à base d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie.

En novembre 2015, la Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur l'aide envisagée par Paris, craignant qu’elle ne déroge aux règles de l’Union en matière d'aides d'État en faveur des mécanismes de capacité. Elle en présente aujourd’hui les conclusions : « La construction de la centrale électrique de Landivisiau, en Bretagne, contribuera à garantir l'absence de coupures de courant dans cette région, tout en préservant la concurrence sur le marché de l'électricité, explique Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de la concurrence. « La Commission a travaillé en étroite collaboration avec la France afin de s'assurer que l'aide octroyée en vue de la construction de cette centrale satisfait aux règles de l'UE en matière d'aides d'État. »

L’autorisation de Bruxelles est soumise à une condition : que la Compagnie électrique de Bretagne (CEB), le consortium qui porte le projet de centrale, ne vende pas l'électricité produite dans la centrale de Landivisiau sur la base de contrats à long terme à des entreprises détenant plus de 40 % du marché français de la capacité de production d'électricité. 

Par ailleurs, la cour administrative d’appel de Nantes vient de rejeter le recours déposé par l’association Force 5 contre l’autorisation d’exploitation. Le rapporteur public avait considéré que l’association n’avait pas d’intérêt à agir. Cinq autres recours ont été déposés par des opposants (CLCV, agriculteurs bio du Finistère et le Syndicat des simples). Ils devraient être jugés le 24 mai. S’ils sont rejetés, la construction de la centrale pourrait démarrer début 2018.

Une manifestation est prévue à Landivisiau samedi 20 mai. Les opposants dénoncent un « rouleau compresseur »  à leur encontre et « un leurre démocratique ». L’enquête publique s’est conclue par un avis favorable à la centrale. Ils déplorent qu’aucune réunion publique n’ait eu lieu lors de l’enquête et la non prise en compte par les autorités des scénarios alternatifs à la construction de cette centrale d’électricité.

·         FRANCE

 

Peine aggravée pour Rouillan, pour apologie du terrorisme

 

PARIS (Reuters) - La Cour d'appel de Paris a aggravé mardi la peine infligée en 2016 à l'ancien dirigeant du groupe Action directe Jean-Marc Rouillan pour apologie du terrorisme et l'a condamné à 18 mois de prison dont huit mois ferme.

Son avocat, Me Christian Etelin, a déclaré à Reuters qu'il allait se pourvoir en cassation.

Jean-Marc Rouillan avait notamment qualifié de "courageux" les auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts, dans un entretien au mensuel marseillais Le Ravi. Il avait été condamné à huit mois de prison ferme en première instance. L'avocat général avait requis en appel deux ans de prison dont un ferme.

Action directe, organisation armée d’extrême gauche, a commis plusieurs assassinats et attentats dans les années 1980. Condamné pour assassinats, Jean-Marc Rouillan est actuellement en liberté conditionnelle et n'a pas assisté à la lecture de la décision de la cour d'appel.

"Nous sommes satisfait que la cour ait reconnu que nous subissions un préjudice dans notre action de prévention auprès des jeunes", a déclaré à Reuters Guillaume Denoix de Saint-Marc, fondateur et directeur général de l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT), une des parties civiles.

"Nous sommes heureux que Jean-Marc Rouillan ne puisse pas continuer à s'épancher dans les médias", a-t-il ajouté.

Me Olivier Morice, avocat d'autres parties civiles, a pour sa part estimé que l'aggravation de la peine était justifiée par le passé de Jean-Marc Rouillan et le contexte de menace terroriste dans lequel il a tenu ses propos.

"On ne peut pas faussement vouloir se protéger derrière la liberté d'expression dans des propos qui font autant l'apologie du terrorisme. C'est une dénaturation du concept même de liberté d'expression", a-t-il déclaré à Reuters.

Selon l'avocat de Jean-Marc Rouillan, sa condamnation est aménageable et il ne sera pas nécessairement contraint de retourner en prison. Me Christian Etelin continue en outre de contester la constitution du délit d'apologie du terrorisme pour lequel son client a été condamné. "Il y aura un pourvoi en cassation", a-t-il déclaré à Reuters.

·         INTERNATIONAL

 

Damas rejette les accusations américaines sur un incinérateur

 

BEYROUTH (Reuters) - Le régime syrien a démenti mardi les accusations américaines selon lesquelles un incinérateur a été construit dans l'une de ses prisons dans le but de faire disparaître les corps de détenus exécutés.

L'administration américaine a conçu "une nouvelle histoire hollywoodienne sans rapport avec la réalité" en affirmant qu'un crématorium avait été bâti dans la prison militaire de Sednaïa, près de la capitale Damas, affirme le ministère syrien des Affaires étrangères, dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle SANA.

Selon Stuart Jones, secrétaire d'Etat adjoint américain aux affaires proche-orientales, l'incinérateur en question pourrait servir à éliminer toute trace des corps des milliers d'opposants qui ont été détenus, torturés et exécutés depuis six ans dans ce centre pénitentiaire.

"Des sources dignes de foi pensaient que beaucoup de ces corps avaient été inhumés dans des fosses communes", a dit Stuart Jones à la presse.

"Nous pensons maintenant que le régime syrien a installé un crématorium dans le complexe de la prison de Sednaïa qui permet de se débarrasser des restes des détenus en laissant peu de traces", a-t-il poursuivi, photos aériennes de la prison à l'appui.

Les atrocités commises à Sednaïa, à 30 km au nord de Damas, ont valu à la prison d'être surnommée l'"abattoir humain" par Amnesty International, dans un rapport publié en début d'année. L'ONG estime que jusqu'à 13.000 opposants y ont été sommairement exécutés pendant les quatre premières années du conflit. Le gouvernement syrien nie torturer et exécuter sommairement des détenus.

 

·         FRANCE

 

La «société civile» de Macron ou la République des gens qui vont bien

 

 

 

Qui sont les candidats de la « société civile » présentés par La République en marche, le parti présidentiel ? Mediapart les a passés en revue. Verdict : pas d’ouvriers, très peu d’employés mais beaucoup de chefs d’entreprise et de cadres du privé. Et aussi des avocats, lobbyistes et collaborateurs d’élus.

17 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         FRANCE

 

Berger (CFDT) craint des violences si Macron échoue

 

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dit craindre des affrontements violents en France si le nouveau président, Emmanuel Macron, ne réussit pas à redresser le pays.

"Personne n'a intérêt à ce qu'il échoue. On ne sait pas ce qui se passerait alors, je pense même au risque d'affrontements violents", déclare le leader de la première centrale syndicale française dans une interview publiée mardi par Les Echos.

"Face à une société angoissée, le nouveau chef de l'Etat doit être vigilant sur la méthode", ajoute-t-il. "Il n'a aucun intérêt à y aller 'à la hache' en déroulant un programme technocratique sans concertation. Ce serait perdant pour le pays et perdant pour lui."

Emmanuel Macron veut notamment lancer dès cet été une réforme du marché du travail, dans le prolongement de la loi Travail qui a suscité au printemps 2016 l'un des mouvements sociaux les plus importants depuis 1968.

Pour aller vite, le nouveau chef de l'Etat entend légiférer par la procédure accélérée des ordonnances.

Si Laurent Berger souhaite pour sa part que le patronat français s'inspire de la cogestion à l'allemande, il estime qu'une réforme du code du travail ne peut à elle seule créer de l'emploi, et qu'elle serait même "contre-productive" si elle était "hâtive".

"Nous croyons au renforcement du dialogue social dans l'entreprise mais pas dans n'importe quelles conditions. Il faut y renforcer le pouvoir des salariés. Il faut dans le même temps que le socle garanti par la loi en l'absence d'accord reste à un niveau élevé, voire plus élevé qu'aujourd'hui", dit-il.

"Le temps de la concertation est indispensable. Si Emmanuel Macron veut passer à la hussarde, ça ne marchera pas. Il se trompe s'il croit que légiférer par ordonnances dès la rentrée lui permettra d'éviter un conflit social", ajoute-t-il.

"Le gouvernement devra commencer par évaluer, écouter, parler. Il devra jouer la transparence et la concertation et donner du sens à son projet. Et ne pas se focaliser sur le seul code du travail", insiste Laurent Berger.

Le secrétaire général de la CFDT, réputé proche du Parti socialiste, prend acte de la nomination d'un Premier ministre de droite, Edouard Philippe, qu'il dit ne pas connaître.

"Il faudra qu'on le rencontre très vite pour entrer dans le fond des dossiers", ajoute-t-il.

·         INTERNATIONAL

 

Séoul: Le tir nord-coréen, signe d'un succès du programme de missile

 

SEOUL (Reuters) - Le dernier essai de missile de la Corée du Nord peut être considéré comme un succès en matière de mise au point d'un missile balistique de moyenne portée, a annoncé mardi au Parlement le ministre de la Défense sud-coréen.

Des signes avant-coureurs de l'essai avaient été détectés par l'armée sud-coréenne avant le tir de dimanche, a ajouté le ministre de la Défense, Han Min-koo.

Le programme de missile nord-coréen progresse plus rapidement que prévu, a-t-il estimé.

La Corée du Nord a annoncé avoir mené avec succès, dimanche, un essai de missile d'une portée moyenne à longue et a précisé que le tir visait à vérifier la capacité du missile à porter "une puissante ogive nucléaire".

 

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang: Le tir de missile visait à tester sa capacité nucléaire

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a annoncé lundi avoir mené avec succès un essai de missile d'une portée moyenne à longue sous la supervision de Kim Jong-un, et précisé que le tir visait à vérifier la capacité du missile à porter "une ogive nucléaire de grande ampleur".

Le dirigeant nord-coréen a accusé les Etats-Unis d'"intimider" les pays dépourvus de l'arme nucléaire et a mis en garde Washington, déclarant que le territoire américain était "à portée de visée" d'un tir, a rapporté l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

La Corée du Nord a tiré dimanche un missile balistique qui a atterri en mer du Japon, à proximité de la Russie, quatre jours après l'élection du président sud-coréen Moon Jae-in, soucieux de dialoguer avec le Nord.

Le missile a été tiré à un angle élevé afin de ne pas altérer la sécurité des pays voisins et a parcouru 787 kilomètres, atteignant une altitude de 2.111,5 kilomètres, a précisé KCNA.

Ces informations sont concordantes avec les rapports de l'armée sud-coréenne et du Japon, qui ont fait état d'un tir surpassant, sur la distance et l'altitude, le dernier essai de missile de moyenne portée mené depuis la même base en février.

"L'essai de tir visait à vérifier les spécifications tactiques et technologiques de la fusée balistique nouvellement développée, capable de transporter une ogive nucléaire de grande ampleur", a dit KCNA.

"Si les Etats-Unis tentent maladroitement de provoquer la RPDC, ils n'échapperont pas au plus grand désastre de l'histoire, a déclaré Kim, mettant en garde fermement les Etats-Unis contre une (...) mauvaise évaluation de la réalité, qui est que son continent et sa région d'activité dans le Pacifique sont à portée de visée d'un tir de la RPDC, et que (la RPDC) a tous les moyens de puissance pour une frappe de rétorsion", a déclaré l'agence officielle.

Dimanche, le commandement régional américain a estimé que la trajectoire ne "correspondait pas à un missile balistique intercontinental", dont la portée minimale est de 6.000 km.

Des experts estimaient que ce missile, s'il avait été tiré à un angle normal, aurait pu parcourir plus de 4.000 km, signe des progrès du programme d'armement nord-coréen.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a prévu de se réunir mardi pour étudier la situation dans la péninsule coréenne après ce nouveau tir de missile balistique mené au mépris de ses résolutions.

Le régime nord-coréen est soupçonné de chercher à développer des missiles de longue portée à ogive nucléaire capables d'atteindre les Etats-Unis.

·         TERRORISME

 

 

De Tataouine à Bamako Les confessions du «stagiaire» d’Al-Qaïda

Capture d'écran de l'annonce de la fusion des mouvements djihadistes de la zone sahélienne. © DR

 

Auteur d’un attentat en 2011 contre l’ambassade de France au Mali, un terroriste tunisien a raconté dans une audition fleuve comment il avait rejoint les rangs d’AQMI, sa vie quotidienne et ses combats au Sahara. Il a révélé comment est mort l’otage français Michel Germaneau. Des aveux pleins d’enseignements, alors que la filiale maghrébine d’Al-Qaïda est en train de se renforcer.

·         SOCIAL

 

Dans le commerce de l’habillement, la casse sociale continue en silence

 

 

 

Les plans sociaux dans le commerce de vêtements et de chaussures ont, depuis fin 2015, détruit au moins 3 000 emplois. Ce naufrage social, qui s’éparpille sur l’ensemble du territoire, pourrait bientôt concerner la mythique enseigne Tati, aujourd’hui en cessation de paiement. Le chausseur André, et ses 780 salariés, attend un potentiel nouveau propriétaire, tout comme Naf-Naf et Kookaï.

16 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         TÉLÉVISION

 

La passation sur France 2: ce qui passe, casse et lasse

 

 

Passation de pouvoir entre MM. Hollande et Macron, ce dimanche 14 mai, à Paris, au palais de l’Élysée. Avec la télévision publique en accélérateur de ridicules. Un spectacle à la fois inaugural, récapitulatif et avertisseur d’un avenir évasif. À bon regardeur, salut !…

 

·         INTERNATIONAL

 

La Corée du Nord a tiré un nouveau missile balistique

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a procédé dimanche à un nouveau tir de missile balistique, ont annoncé les autorités sud-coréennes et américaines, quatre jours après l'élection du président sud-coréen Moon Jae-in, soucieux de dialoguer avec le Nord.

Le missile, tiré vers 05h27 locales depuis Kusong, au nord-ouest de Pyongyang, a effectué un vol de 700 km et atteint une altitude de plus de 2.000 km avant d'atterrir en mer du Japon à 400 km des côtes nord-coréennes, selon des responsables sud-coréen et japonais.

Le missile a ainsi surpassé la distance et l'altitude du tir de missile de moyenne portée mené depuis la même base en février dernier.

Le commandement régional américain a estimé que le vol ne "correspondait pas à un missile balistique intercontinental".

Au Japon, on redoute que ce missile représente un nouveau type d'arme du régime nord-coréen, a expliqué le ministre de la Défense Tomomi Inada.

Pékin a de son côté appelé toutes les parties à la retenue sans épargner son allié. "Les résolutions du Conseil de sécurité encadrent strictement l'utilisation de missiles balistiques par la Corée du Nord. La Chine s'oppose aux tirs auxquels la Corée du Nord a procédés qui sont contraires aux résolutions du Conseil de sécurité", a dit le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

"La situation dans la péninsule est complexe et sensible, et nous invitons toutes les parties concernées à la retenue et à ne rien faire qui puisse accentuer les tensions régionales."

La Corée du Nord est soupçonnée de chercher à développer des missiles de longue portée à ogive nucléaire capables d'atteindre les Etats-Unis.

Dimanche, des experts estimaient que ce nouvel essai, d'une portée supérieure à celle des tirs passés, signalait des progrès dans le programme d'armement nord-coréen, depuis février.

David Wright, membre de l'Union of concerned Scientists (UCS) et spécialiste balistique, estime que si le missile avait été tiré à un angle normal (et non selon la trajectoire haute constatée), il aurait pu parcourir 4.500 km au plus.

Kim Dong-yub, spécialiste de l’Extrême-Orient à la Kyungnam University de Séoul, juge lui que le missile aurait pu atteindre 6.000 kilomètres, soit une distance suffisante pour toucher Hawaï. On parle généralement de missile de longue portée à partir de trajectoires supérieures à 6.000 km.

Il y a deux semaines, un précédent essai de missile avait échoué, le projectile ayant explosé en vol après quelques minutes. C'était le quatrième échec consécutif essuyé par l'armée nord-coréenne depuis mars.

"VIOLATION CLAIRE"

Le président américain Donald Trump "ne peut imaginer que la Russie soit satisfaite" du nouvel essai de missile nord-coréen, le missile ayant atterri plus près de la Russie que du Japon, a annoncé la Maison blanche dans un communiqué.

Ce nouvel essai doit encourager tous les pays à mettre en oeuvre des sanctions plus fortes contre la Corée du Nord, estime l'administration américaine.

"Le commandement américain dans le Pacifique est pleinement engagé pour travailler étroitement avec nos alliés de république de Corée et du Japon pour maintenir la sécurité", ont déclaré en outre les autorités militaires américaines.

Le Japon, la Corée du Sud, et les Etats-Unis se sont entretenus au téléphone lors d'appels bilatéraux, ont annoncé Tokyo et Séoul.

Le président sud-coréen élu mardi, Moon Jae-in, a convoqué une réunion d'urgence du conseil national de sécurité et "condamné fermement" ce premier tir de missile nord-coréen depuis son investiture, qualifié de "violation claire" des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

"Le président a dit que, quoique la Corée du Sud reste ouverte à la possibilité d'un dialogue avec la Corée du Nord, cela n'est possible que si la Corée du Nord fait montre d'un changement d'attitude", a déclaré un porte-parole de la Maison bleue lors d'une conférence de presse.

Le nouveau chef de l'Etat, dont les parents sont nés au nord de l'actuelle zone démilitarisée (DMZ) mais ont fui vers le sud pendant la guerre, prône une politique d'apaisement avec la Corée du Nord.

Le tir intervient en outre au premier jour du sommet de la "nouvelle Route de la soie" à Pékin, où sont conviées des délégations américaine, nord-coréenne, russe et sud-coréenne.

Le régime de Pyongyang a multiplié ces derniers mois les tirs de missiles balistiques susceptibles de transporter une charge nucléaire, considérés comme des provocations par la communauté internationale.

L'émissaire nord-coréenne Choe Son-hui a déclaré samedi que son pays était disposé à dialoguer avec les Etats-Unis "si les conditions sont réunies".

·         INTERNATIONAL

 

L'armée syrienne a repris un quartier dans le nord-est de Damas

 

AMMAN (Reuters) - L'armée syrienne et ses alliés étaient sur le point de reprendre totalement le quartier rebelle de Kaboun, dans le nord-est de l'agglomération de Damas, après deux mois de bombardements aériens et de tirs d'artillerie, ont annoncé dimanche des rebelles et les médias d'Etat.

Les rebelles disent tenir une dernière poche de résistance dans le quartier, pratiquement réduit en ruines après avoir été frappé par des centaines de bombardements pendant près de 80 jours.

L'armée syrienne a repris les bombardements mercredi, à l'issue d'un ultimatum d'un jour donné aux rebelles, pour déclencher leur reddition et leur évacuation vers les zones contrôlées par les insurgés dans le nord de la Syrie.

"Le régime a menacé de détruire ce qui reste de Kaboun et n'acceptera rien d'autre qu'une solution militaire", a déclaré à Reuters Abdullah al Qabouni, membre du conseil local du quartier.

Des centaines de rebelles ont été évacués avec leurs familles après avoir déposé les armes cette semaine dans le quartier voisin de Barzeh, en direction de la province d'Idlib, dans le nord du pays. Certains d'entre eux étaient issus de Kaboun.

Une source locale affirmait dimanche qu'un accord d'évacuation avait été conclu pour évacuer les rebelles de Kaboun. Environ 1.500 combattants et leurs familles sont désormais retranchés dans une enclave d'un kilomètre carré.

La plupart des résidents de la zone, qui a accueilli au cours des six années du conflit des réfugiés venus d'autres régions syriennes, ont déjà fui les bombardements des deux derniers mois.

Après Barzeh, la perte de Kaboun représente un nouveau revers pour les rebelles dans la capitale syrienne, opposés aux soldats du gouvernement soutenus par l'aviation russe ainsi que des milices soutenues par l'Iran.

Les avancées de l'armée ont été rendues possibles par l'interruption des tunnels des rebelles reliant Kaboun et Barzeh, et les deux quartiers ont en outre été coupés de l'enclave insurgée de la Ghouta orientale, qui a été le théâtre d'âpres combats avec les soldats syriens ces derniers mois.

·         FRANCE

 

Le mécène des Fillon mis en examen

 

Le Journal du dimanche révèle ce 14 mai que Marc Ladreit de Lacharrière, PDG de la société Fimalac et propriétaire de La Revue des deux mondes, a été mis en examen vendredi 12 mai dans l’affaire Fillon pour abus de biens sociaux. Ce patron proche de l’ancien premier ministre avait fait embaucher Penelope Fillon de mai 2012 à décembre 2013 dans son magazine, sur un emploi possiblement fictif d’après les indices graves et concordants rassemblés par les trois juges d’instruction chargés du dossier. Seules deux recensions de livres dues à Penelope Fillon ont été publiées.

 

À l’époque, l’épouse de François Fillon était rémunérée quelque 5 000 euros brut par mois, alors même qu’elle était déjà payée comme assistante de son mari à l’Assemblée sur fonds publics.

15 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         FRANCE

 

Une cyberattaque bloque des milliers d’ordinateurs dans le monde

 

Dans des dizaines de pays autour du monde, un virus a touché des dizaines de milliers d’ordinateurs, dont les propriétaires sont rançonnés. En France, où le constructeur Renault a été visé, la justice a ouvert une enquête. En Grande-Bretagne, cette cyberattaque a touché le système de santé national, paralysant le fonctionnement d’hôpitaux entiers.

·         SOCIAL

 

Chauffeurs VTC et livreurs à vélo bientôt un peu mieux traités

 

À partir du 1er janvier, les indépendants travaillant grâce aux plateformes numériques pourront leur demander de rembourser les cotisations qu’ils payent pour se protéger des accidents du travail. Un premier pas timide vers une protection sociale digne de nom. Mais les principaux concernés sont plus que méfiants.

·         FRANCE

 

Enquête sur les montages financiers d'une déléguée d’En Marche!

 

Déléguée nationale d’En Marche!, et patronne des boulangeries Paul et de la maison Ladurée, Françoise Holder est parfois citée comme possible ministre. Elle se targue d'avoir « résisté à la tentation de l’exil fiscal ». Des documents consultés par Mediapart prouvent toutefois que la cheffe d’entreprise a largement su optimiser la gestion de son groupe via le Luxembourg.

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang dialoguera avec les USA si les conditions sont réunies

 

SEOUL (Reuters) - Pyongyang pourrait dialoguer avec l'administration Trump si les conditions sont réunies, a déclaré samedi une diplomate nord-coréenne chargée des questions américaines, citée par l'agence sud-coréenne Yonhap.

Choe Son Hui, chargée des affaires américaines pour le ministre des Affaires étrangères nord-coréen, s'exprimait à Pékin, d'où elle devait rejoindre la Corée du Nord après un voyage en Norvège, a précisé l'agence.

Selon des médias japonais, elle y a participé à des discussions avec d'anciens responsables américains.

"Nous mènerons un dialogue si les conditions sont là", a-t-elle dit à des journalistes qui l'interrogeaient sur l'organisation de discussions avec Donald Trump, selon Yonhap.

Questionnée sur un éventuel dialogue avec le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, élu mardi, ou son gouvernement, elle a répondu: "Nous verrons".

Ces commentaires de la part d'une figure majeure de l'équipe de négociateurs sur le programme nucléaire du pays, interviennent dans un contexte de renforcement des tensions dans la péninsule.

Donald Trump s'est dit prêt, début mai, à rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un si les circonstances le permettaient.

Il avait précédemment estimé qu'un "conflit majeur" menaçait d'éclater avec la Corée du Nord, tout en disant privilégier une approche diplomatique pour résoudre le différend lié au programme nucléaire et balistique de la république populaire démocratique.

·         ÉCONOMIE

 

Enquête en France sur la vague de cyberattaques, Renault touché

 

La justice française a ouvert une enquête sur la vague de cyberattaques qui touche plusieurs pays et institutions depuis vendredi, dont le constructeur automobile Renault en France, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

PARIS (Reuters) - La justice française a ouvert une enquête sur la vague de cyberattaques qui touche plusieurs pays et institutions depuis vendredi, dont le constructeur automobile Renault en France, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

L'enquête, ouverte dès vendredi soir, porte sur les chefs "d'accès et maintien frauduleux dans des STAD (services de traitement automatisés des données), entraves au fonctionnement de STAD, extorsions et tentatives d'extorsions", a-t-on indiqué.

Elle a été confiée par le parquet de Paris à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) et concerne l'attaque lancée contre "Renault et d'éventuelle autres victimes", a-t-on précisé de même source.

Renault a mis à l'arrêt samedi plusieurs de ses sites de production par précaution.

"Nous avons mis en place des mesures préventives, dont la suspension temporaire de l'activité de certains sites", a indiqué un porte-parole du groupe à Reuters, "c'est pour empêcher la propagation du virus."

Un délégué syndical FO de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime) a déclaré à BFMTV que le site était à l'arrêt.

"Il y a juste la partie emboutissage qui devait tourner ce week-end. Ils ont essayé de la faire repartir mais elle est pour l'instant à l'arrêt", a-t-il dit.

Un porte-parole de PSA, l'autre grand constructeur automobile français, a déclaré à Reuters que le groupe n'était apparemment pas touché par cette cyberattaque qui a démarré vendredi en fin de journée chez Renault.

Une porte-parole de Renault avait indiqué auparavant à Reuters que le virus en cause semblait "a priori le même" que celui signalé dans d'autres pays, du type "rançongiciel", qui bloque les ordinateurs jusqu'au versement d'une rançon.

"Comme on a pu le voir, le virus n'est pas focalisé sur la France et chez nous, de la même façon, il ne touche pas que la France", a encore dit la porte-parole.

Renault est le premier groupe français à annoncer être visé par ces attaques qui ont notamment créé d'importantes perturbations vendredi dans le système de santé publique britannique.

·         FRANCE

 

Les comptes fantastiques de la Fondation Louis-Vuitton

 

Dans une enquête mise en ligne samedi 13 mai, Marianne dévoile comment LVMH a réussi, à coups d’astuces légales, à faire peser sur l’État 80 % du coût de la construction de la Fondation Louis-Vuitton.

L’inauguration de la Fondation Louis-Vuitton, grand bâtiment tout en transparence, avait fait grand bruit en 2014 au bois de Boulogne. « C’est un cadeau de Bernard Arnault aux Parisiens », avait osé un conseiller du patron du groupe de luxe, en soulignant que l’ouvrage reviendrait à la Ville de Paris (propriétaire du foncier), au terme du bail emphytéotique de 50 ans qui lie les deux parties.

 

Mais dans une enquête mise en ligne samedi 13 mai, Marianne raconte par le menu comment LVMH a réussi à faire peser sur l’État 80 % du coût de construction du bâtiment, soit plus de 610 millions d’euros, grâce à des avantages fiscaux et divers tours de passe-passe. Le journal y voit « une dérive du mécénat façon grand luxe ».

14 MAI

 

·         BRÈVES

 

 

·         SPORTS

 

JO 2024: des conflits d'intérêts minent le dossier de Paris

 

 

L’agence d’événementiel Keneo a déjà reçu plus de 2 millions d’euros de contrats de la candidature française aux Jeux olympiques, expertisée par le CIO durant cinq jours, du 13 au 17 mai. Cette agence a été fondée par l’actuel directeur général de Paris 2024. Et dispose depuis peu d'une autre recrue de choix pour faire fructifier ses affaires : l’ancien responsable aux grands événements sportifs de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve à Matignon.

 

·         CHÔMAGE

 

Zone euro: le chômage «caché», un défi pour la BCE

 

 

La BCE s’est interrogée sur les raisons de la faible croissance salariale en zone euro. Pour elle, le marché de l’emploi est plus préoccupant que ce que les chiffres officiels du chômage peuvent laisser penser, notamment en raison du sous-emploi.

 

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang veut l'extradition du chef du renseignement sud-coréen

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a exigé vendredi l'extradition du chef des services de renseignement sud-coréens, l'accusant d'être le cerveau d'un complot visant à assassiner le leader Kim Jong-un à l'aide d'une substance biochimique.

Ces accusations ont été portées contre la CIA et les services de renseignement sud-coréens il y a une semaine, et sont intervenues dans un climat de fortes tensions géopolitiques dans la péninsule coréenne.

Jeudi, la Corée du Nord avait exigé le transfert des "terroristes présumés" ayant ourdi ce complot, censé être exécuté le 15 avril, sans fournir de nom.

Vendredi, l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA en donne un, celui du chef des services sud-coréens de renseignement, Lee Byung-ho. Elle y ajoute deux agents sud-coréens et un ressortissant chinois.

Lee Byung-ho avait été nommé par l'ancienne administration. Le nouveau président sud-coréen, Moon Jae-in, qui a pris ses fonctions cette semaine, a désigné une autre personne à sa place mais sa nomination doit encore obtenir le vote du Parlement.

·         ÉCONOMIE

 

Le fisc condamné à verser 315 millions d'euros à Vivendi

 

PARIS (Reuters) - Le tribunal administratif de Montreuil a condamné Bercy à verser à Vivendi la somme de 315 millions d'euros pour règlement d'un conflit portant sur la suppression d'une niche fiscale, rapporte BFM Business vendredi.

Le différend avec Bercy portait sur une niche fiscale baptisée "bénéfice mondial consolidé" (BMC).

"Le ministère des Finances s'est déjà exécuté et a envoyé son chèque à Vivendi", indique BFM.

Personne n'était joignable dans l'immédiat auprès du groupe de communication contrôlé par Vincent Bolloré.

·         FRANCE

 

5,5 millions d'emplois étrangers pour les multinationales françaises

 

PARIS (Reuters) - Les multinationales françaises (hors secteur bancaire) employaient 5,5 millions de salariés à l'étranger en 2014, soit plus de la moitié (56%) de leurs effectifs, et y réalisaient 54% de leur chiffre d'affaires, selon des données publiées vendredi par l'Insee.

Ces sociétés contrôlaient au total 37.000 filiales étrangères dans plus de 190 pays.

Leurs effectifs à l'étranger ont progressé en 2014 de 2,4% (+127.000 après +90.000 en 2013).

Les grandes firmes multinationales concentrent 83% du chiffre d'affaires et 80% des effectifs des sociétés françaises à l'étranger.

·         FRANCE

 

Le Pen appelée à trancher sur l'euro

 

PARIS (Reuters) - Les débats qui se sont réveillés au Front national à la faveur de la dépression post-présidentielle placent Marine Le Pen dans un rôle d'arbitre, appelé à trancher dans les semaines ou les mois à venir entre les courants rivaux sur la sortie de l'euro.

La discussion, sur laquelle se cristallisent des luttes de pouvoir au sein du parti d'extrême droite, s'est rapidement envenimée entre les plus hostiles à la monnaie unique et les autres, pour qui il faut à tout prix éviter de brandir cette mesure impopulaire.

Au point que le vice-président Florian Philippot a menacé jeudi de claquer la porte si la disparition de la monnaie unique ne figurait plus au programme.

"S'il veut partir, qu'il parte", a réagi vendredi un cadre frontiste auprès de Reuters. "Il remet en cause le programme parce que sa majesté a décidé que ça ne lui plaisait pas. Qu'il le remette en cause en interne, c'est bien. Mais qu'il aille colporter ça en externe nous apparaît comme désastreux."

Au FN, beaucoup s'entendent sur l'opposition à la devise européenne, moins sur la stratégie.

Certains dirigeants reprochent à Florian Philippot, collaborateur de confiance de Marine Le Pen, d'en avoir fait un sujet "anxiogène" en plaidant sur les plateaux de télévision pour une sortie rapide de la zone euro.

Un autre cadre interrogé par Reuters voit là la première raison de l'échec de la candidate face à Emmanuel Macron (33,9%) au second tour de l'élection présidentielle.

"Je fais un constat. Ça fait deux présidentielles où on parle de la sortie de l'euro. On sait que l'euro est déjà mort, tout le monde le sait. On est là comme lanceurs d'alerte. Mais manifestement, les électeurs ont rejeté en bloc la question", juge Bernard Monot, l'un des économistes du FN.

"A nous d'en tirer toutes les conséquences", ajoute ce député européen.

"UN MOMENT OU LA MARMITE EXPLOSE"

Partant de là, des figures influentes dans la galaxie frontiste estiment que le parti aurait tout intérêt à passer le sujet sous silence.

"Pour nous, la question de l'euro, c'est terminé, le peuple a fait son référendum dimanche dernier", a déclaré le député Gilbert Collard (apparenté FN) au Parisien.

Mais le parti risquerait d'y perdre son "âme", juge en retour Jean Messiha, qui a supervisé la rédaction du programme présidentiel.

Voilà donc Marine Le Pen contrainte de rendre un arbitrage, au risque de mécontenter toute une frange de l'appareil, un peu plus d'un an après avoir réaffirmé son attachement à la sortie de l'euro lors d'un séminaire en partie consacré au sujet.

Deux échéances se profilent : les législatives des 11 et 18 juin et un congrès, attendu fin 2017 ou début 2018.

"Il est évident que Marine devra trancher très rapidement", selon Jean-Richard Sulzer, conseiller régional des Hauts-de-France et concepteur, avec d'autres, du programme économique du FN. "On ne peut pas attendre le congrès et les élections législatives arrivent."

Pour Bernard Monot, le noeud gordien devra être tranché au congrès ou "peut-être avant".

"C'est un des classiques du FN, que l'on avait vu déjà avec l'affrontement Jean-Marie Le Pen-Bruno Mégret (qui avait abouti à une scission en 1998-1999-NDLR), selon Gilles Ivaldi, chercheur à l'université de Nice et au CNRS.

"Dans ce parti très centralisé et autocratique, on se retrouve à un moment ou la marmite explose parce qu'on a trop fait taire les dissensions internes. La virulence des propos et leur caractère public montrent les tensions au sein du parti", relève-t-il.

 

·         FRANCE

 

Alain Juppé dément tout accord avec Emmanuel Macron

 

BORDEAUX/PARIS (Reuters) - Alain Juppé a démenti vendredi soir la conclusion d'un accord avec Emmanuel Macron en vue de la formation du futur gouvernement et des élections législatives, comme l'affirme RTL.

"Alain Juppé dément absolument cette information", a déclaré à Reuters une source proche du maire de Bordeaux.

L'ancien Premier ministre a ensuite réagi avec véhémence dans pas moins de trois tweets.

"La capacité d'invention et de mensonge de certains médias n'a aucune limite. Il n'y a évidemment aucun accord Juppé/Macron!!!!", a-t-il écrit.

Avant de préciser : "En Gironde, chez moi, 12 circonscriptions, 12 candidats En marche face aux 12 candidats LR/UDI que je soutiens. Alors assez d'intox".

Un troisième message, au ton inhabituel, témoignait de sa colère : "Je demande solennellement à RTL de démentir son info bidon sur l'accord prétendument conclu le 12 mai entre E. Macron et moi. J'hallucine!"

Selon RTL, un accord aurait été scellé vendredi avec le nouveau chef de l'Etat avec à la clé : la nomination du député-maire Les Républicains du Havre Edouard Philippe au poste de Premier ministre, des postes ministériels pour d'autres "juppéistes", comme Franck Riester et Benoist Apparu, ainsi que des circonscriptions en vue des législatives des 11 et 18 juin.

La formation du prochain gouvernement nourrit les spéculations depuis l'élection d'Emmanuel Macron, notamment s'agissant du degré "d'ouverture" au centre-droit auquel le nouveau président serait disposé.

Ainsi le nom d'Edouard Philippe est-il régulièrement cité dans les médias au nombre des prétendants au poste de Premier ministre.

Le secrétaire général de "La République en marche", Richard Ferrand, a tendu la main sans ambiguïté jeudi aux tenants de l'aile centriste de LR, particulièrement les "juppéistes", en soulignant que "des espaces de rassemblement" étaient disponibles en vue des législatives.

REM ne présente personne pour l'instant dans les circonscriptions d'Edouard Philippe, Benoist Apparu, Arnaud Robinet, Franck Riester ou encore Gilles Boyer.

Ce dernier, ancien directeur de campagne d'Alain Juppé durant la campagne de la primaire de la droite, a réagi vendredi soir avec l'humour caustique dont il est coutumier : "Tout le monde dément (le verbe, pas l'adjectif)".

Benoist Apparu a également démenti auprès de Reuters tout arrangement entre les "juppéistes" et "La République en marche".

Emmanuel Macron, qui dit avoir choisi son Premier ministre "in petto", devrait annoncer sa décision lundi, au lendemain de la passation de pouvoir.

 

 

·         FRANCE

 

Juppé et Macron auraient conclu un accord, selon RTL

 

PARIS (Reuters) - L'ancien Premier ministre Les Républicains (LR) Alain Juppé a passé un accord avec le président élu Emmanuel Macron en vue de la formation du prochain gouvernement, rapporte vendredi RTL qui ne cite pas ses sources.

"Les deux hommes se sont parlé au téléphone ce vendredi 12 mai et auraient scellé un accord", écrit la radio sur son site internet. Le maire LR du Havre Édouard Philippe, dont le nom circule depuis plusieurs jours comme potentiel Premier ministre, prendrait la tête du prochain gouvernement, ajoute RTL.

Des figures de la droite, comme Franck Riester ou Benoist Apparu, pourraient elles aussi tenir un rôle dans le prochain gouvernement, selon la radio.

 

Contacté par Reuters, l'entourage d'Emmanuel Macron n'était pas joignable dans l'immédiat.

13 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         FRANCE

 

Dans la Creuse, des ouvriers à bout Les salariés de GM&S menacent de faire sauter leur usine

 

Les ouvriers de GM&S de La Souterraine, dans la Creuse, ont décidé ce matin d'installer des bonbonnes de gaz, prêtes à exploser, pour protester contre l'inaction des constructeurs donneurs d'ordres pour sauver leur activité. Malgré près de six mois de lutte, aucune solution n'a été trouvée avant la décision du tribunal le 23 mai qui décidera de la liquidation ou non de leur outil de production.

·         ASIE

 

L'ancien chef de guerre Hekmatyar revient à Kaboul

 

Au terme d’un accord signé avec le pouvoir afghan, l'ancien chef de guerre, des plus sanguinaires, se retrouve blanchi de tous ses crimes. Des centaines de ses combattants emprisonnés vont être libérés, et son parti autorisé.

 

·         INTERNATIONAL

 

Le Hezbollah évoque un possible conflit en territoire israélien

 

BEYROUTH (Reuters) - Le chef du Hezbollah libanais a affirmé jeudi qu'un éventuel conflit engageant son organisation contre Israël pourrait avoir lieu sur le territoire israélien à l'avenir.

Dans une déclaration télévisée en direct, Sayyed Hassan Nasrallah a précisé que son groupe avait démantelé ses positions militaires le long de la frontière orientale du Liban avec la Syrie. Cette zone sera désormais surveillée par la seule armée libanaise.

Israël a "peur et s'inquiète de toute confrontation future et sait que celle-ci pourrait avoir lieu dans les territoires palestiniens occupés", a déclaré Nasrallah.

"Il n'y aura pas de territoires inaccessibles pour les roquettes de la résistance ou pour les bottes des soldats de la résistance", a-t-il ajouté.

Au cours des dernières semaines, l'aviation israélienne a mené deux raids contre des positions du Hezbollah en Syrie, provoquant un regain de tension entre les deux ennemis.

Le Hezbollah qui est allié à la fois au régime iranien et au pouvoir syrien a pris une part active dans le sauvetage du clan de Bachar al Assad et dans le maintien de ce dernier à la tête de la Syrie.

Plusieurs guerres ont opposé le Hezbollah et Israël dont la dernière s'est déroulée en 2006. Depuis cette date, Nasrallah a régulièrement proféré des menaces contre Israël en mettant en exergue les capacités militaires de son organisation.

Cette stratégie fait, selon les experts, partie intégrante d'une politique de dissuasion du Hezbollah.

Israël, qui considère l'organisation islamiste comme l'une des menaces les plus sérieuses contre sa sécurité, est déterminé à l'empêcher de profiter du conflit syrien pour renforcer ses capacités militaires.

Les raids israéliens menés en territoire syrien ont pour premier objectif de détruire des armes qui pourraient être employées contre l'Etat hébreu mais également d'éliminer des dirigeants de l'organisation.

Concernant les positions occupées en territoire libanais, Nasrallah a expliqué : "notre présence n'est plus nécessaire le long de la frontière orientale libanaise et nous avons démantelé des positions militaires et nous allons continuer à démanteler celles encore présentes".

Nasrallah a expliqué que le conflit syrien était entré dans une "nouvelle phase critique" dans laquelle les insurgés avaient été très fortement affaiblis et qui voit "une harmonie politique et militaire jusqu'alors inconnue" entre Damas, Moscou, Téhéran et le Hezbollah.

·         FRANCE

 

Législatives-Bayrou conteste les choix de l'équipe Macron

 

PARIS (Reuters) - François Bayrou, soutien d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle, a contesté jeudi la liste des candidats aux législatives dévoilée par le mouvement du président élu, souhaitant davantage de places pour son parti, le MoDem.

Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement d'Emmanuel Macron, a précisé que ces candidatures étaient définitives mais qu'il restait de la place pour la discussion puisque près de 150 autres investitures doivent être accordées d'ici mercredi.

"Nous faisons chemin commun avec François Bayrou. Qu'au sein du MoDem il puisse y avoir quelques turbulences, cela s'explique", a dit Richard Ferrand sur France 2. "Il nous reste encore du chemin à faire et nous allons l'accomplir ensemble."

Prié de dire s'il y avait une marge de manoeuvre sur les investitures restant à donner, il a répondu : "Bien sûr."

Benjamin Griveaux, porte-parole d'Emmanuel Macron, a confirmé cette orientation. "Il reste 150 circonscriptions, ça se fera en bonne intelligence", a-t-il dit à Reuters, en assurant que "le MoDem a(vait) été associé à tout".

François Bayrou avait auparavant déclaré à l'AFP que la liste dévoilée par La République en marche (REM) jeudi n'avait pas "l'assentiment" du MoDem.

Il a annoncé la convocation du bureau politique de son parti vendredi, "en souhaitant que dans les heures qui viennent, un mouvement de raison permette des investitures communes dans toutes les circonscriptions comme Emmanuel Macron et moi en sommes convenus depuis le premier jour de notre entente".

Benjamin Griveaux a jugé que la déclaration de François Bayrou et la réunion de son bureau politique étaient d'abord à usage interne, pour calmer des troupes déçues que des noms proposés par le MoDem n'aient pas été retenus parce qu'ils ne répondaient pas aux critères.

"Il doit les voir pour leur expliquer, c'est surtout un bureau politique d'explication", a dit le porte-parole. "Ça sera apaisé demain."

Un proche d'Emmanuel Macron avait auparavant déclaré, à propos de François Bayrou, "il pense qu'il n'est pas bien servi". "Ils avaient des prétentions qui s'approchaient de la centaine d'investitures, ils ne représentent pas ça."

Selon deux membres de la commission d'investiture de REM, la liste de 428 candidats publiée jeudi comprend environ 90 noms proposés par le MoDem, dont une quarantaine dans des circonscriptions gagnables.

 

"Qu'il y ait un moment de tension lié à l'urgence où l'on se trouve, oui. Mais je ne pense pas qu'on soit devant une crise majeure. Je pense qu'on n'est pas loin du but", a déclaré à Reuters l'un de ces responsables.

12 MAI

 

·         BRÈVES

·         FRANCE

 

La CGT met en garde Macron contre des "reculs sociaux"

 

PARIS (Reuters) - La direction de la CGT a lancé mercredi une mise en garde à Emmanuel Macron contre la mise en oeuvre de "reculs sociaux" par le biais de son projet de réforme du marché du travail.

La commission exécutive confédérale de la CGT rappelle dans une déclaration au successeur de François Hollande qu'il a été en partie élu par des Français qui s'étaient mobilisés contre sa loi sur la croissance et l'activité et contre la loi El Khomri sur le travail sous ce quinquennat finissant.

"Il doit en prendre acte. Considérer qu'il s'agirait là uniquement d'un vote d'adhésion et d'un blanc-seing à son programme (...) serait irresponsable", poursuit la deuxième centrale syndicale française après la CFDT.

"La CGT appelle solennellement Emmanuel Macron à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49-3."

Emmanuel Macron veut présenter dès cet été à l'Assemblée nationale qui sortira des élections législatives de juin un projet de loi d'habilitation pour amplifier par ordonnances la réforme du droit du travail engagée par la loi El Khomri.

Il souhaite aussi déposer dès la fin du printemps ou le début de l'été un projet de loi d'habilitation permettant de simplifier par ordonnances les relations avec l'administration, notamment en introduisant un droit à l'erreur des administrés.

L'ex-ministre de l'Economie a par ailleurs fait savoir pendant la campagne présidentielle qu'il conserverait la possibilité, prévue par l'article 49-3 de la Constitution, de faire adopter un projet de loi sans vote solennel.

La CGT dit se placer "résolument dans une dynamique revendicative offensive pour agir contre tout projet régressif" et appelle les syndicats, salariés et retraités "à amplifier les luttes pour gagner de nouvelles conquêtes sociales".

Les principales autres grandes centrales syndicales ont adressé ce type d'avertissement à Emmanuel Macron, qui souhaite notamment généraliser les accords d'entreprises et plafonner les indemnités prud'homales pour licenciement abusif.

"S'il persiste dans l'idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu'il va balayer le dialogue social et la concertation. Il y aura problème d'une manière ou d'une autre", a ainsi déclaré lundi sur France Info le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.

Laurent Berger, son homologue de la CFDT, première confédération syndicale française dont la ligne réformiste est en principe plus compatible avec le projet du président élu, l'a pour sa part mis en garde contre la tentation de présider seul et de réformer sans concertation.

Selon un sondage Elabe pour BFM TV réalisé mardi et mercredi auprès de 1.000 personnes, les Français sont partagés entre l'impératif d'apaiser la société et la volonté de réformer sans délai le pays en profondeur.

Ainsi, 50% des sondés souhaitent que le nouveau président rassemble et apaise la société, quitte à reporter des réformes qui ne font pas consensus, et 48% veulent qu'il réforme en profondeur, quitte à provoquer d'importants mouvements sociaux.

·         FRANCE

 

PCF et France insoumise se renvoient l'échec d'un accord

 

PARIS (Reuters) - La France insoumise et le Parti communiste français (PCF) se sont renvoyé mercredi la responsabilité de l'échec des négociations sur une entente en vue des élections législatives des 11 et 18 juin que la "gauche de la gauche" abordera donc, sauf surprise, en ordre dispersé.

Pressentie depuis plusieurs mois, la rupture des discussions a été annoncée par le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, mardi soir, par voie de communiqué.

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui a tenu une conférence de presse mardi, a "décidé de rompre les discussions sur les candidatures", a dit Manuel Bompard, estimant que le parti avait "lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un 'Front de Gauche' pourtant aujourd’hui inexistant. J’en prends acte et je le déplore", a-t-il ajouté.

Mercredi matin, Jean-Luc Mélenchon a enfoncé le clou, sur BFM TV, étrillant l'attitude de son homologue communiste qu'il a accusé de n'avoir jamais vraiment voulu conclure un accord électoral et de sacrifier, par sa position, "ses camarades".

"Il y a plus de dix candidats communistes investis, j'étais prêt, et nous l'avons dit aux communistes qui ne l'ont pas voulu, à investir les cinq députés communistes sortants, y compris quatre qui ne m'ont pas parrainé" à la présidentielle, a dit l'eurodéputé, arrivé quatrième à l'issue du premier tour.

Le PCF a répliqué par communiqué et médias interposés pour dénoncer une "rupture unilatérale" et "irresponsable" face à des élections législatives "cruciales".

"Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF ne l’avons ni décidée, ni souhaitée", souligne Pierre Laurent dans un communiqué. "Ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités."

"RECOMPOSITION PARTISANE"

Les dirigeants nationaux de La France insoumise "privilégient manifestement sans le dire un intérêt de recomposition partisane à la possibilité d’une ample victoire" , ajoute-t-il, avant de renouveler un appel au rassemblement.

"Je demande aux candidats que nous avons investis d’entrer en campagne partout, en maintenant la main tendue et ouverte à tout accord qui permettra localement ou nationalement de dépasser cette situation", écrit Pierre Laurent.

A quelques jours du dépôt des déclarations de candidatures pour les législatives, la guerre larvée de ces derniers mois est désormais ouverte entre les deux alliés traditionnels dont les candidats respectifs vont se retrouver en concurrence dans les circonscriptions le 11 juin prochain.

Faute d'accord national, la FI et le PCF vont désormais s'employer à convaincre au niveau local ou candidat par candidat de briguer l'investiture sous leurs couleurs respectives.

"Dans le cadre de la France insoumise, nous avons d'ores et déjà investi entre 15, 20 candidats issus du PCF, nous espérons que dans les prochains jours il y en aura encore davantage", a souligné Manuel Bompard, lors d'une conférence de presse.

"Si des militants issus du PCF ou d'Europe Ecologie-Les Verts souhaitent se présenter dans le cadre de La France insoumise, ils sont bien évidemment les bienvenus, nous étudierons leurs candidatures très positivement", a-t-il ajouté.

La règle est claire, souligne-t-on au QG de Jean-Luc Mélenchon. Les candidats peuvent rester membres de leur parti d'origine mais il doivent accepter une "campagne nationale sur un programme national", L'Avenir en commun, en signant une charte - une condition qui a toujours été refusée par le PCF.

Côté communiste, des discussions auraient été entamées avec le Parti socialiste et EELV, dans plusieurs départements. Le PCF a prévu de présenter ses candidats investis jeudi à Paris lors du lancement de la campagne des législatives.

La France insoumise tiendra samedi une convention à Paris en présence de Jean-Luc Mélenchon qui devrait confirmer à cette occasion sa candidature aux élections législatives dans la ville de Marseille [nL8N1IC20B], présentée mercredi comme probable.

·         nucleaire usa

 

 

Effondrement sur le site nucléaire de Hanford (USA): une situation préoccupante

 

L'effondrement hier d'un tunnel qui contient des déchets radioactifs nous rappelle que la situation est particulièrement préoccupante sur le site nucléaire américain de Hanford, un des sites les plus contaminés des Etats-Unis.

 

·         EUROPE

 

Tafta: la Commission épinglée faute de «débat démocratique»

 

L’exécutif bruxellois avait refusé en 2014 d’étudier une Initiative citoyenne européenne contre le traité de libre-échange avec les États-Unis, signée par plus d’un million de citoyens. Le Tribunal de l’UE a annulé mercredi cette décision, au nom du « débat démocratique ».

 

·         JUSTICE

 

Le plan de Tapie pour ne pas rembourser tout de suite

 

Bernard Tapie va présenter vendredi à ses créanciers, et notamment à l’État, un plan de sauvegarde de son groupe passablement fantaisiste. Objectif : gagner du temps, pour ne rien rembourser à court terme des 440 millions d’euros liés à l'arbitrage.

 

·         ÉVASION FISCALE

 

Evasion fiscale: un document implique le PSG

 

 

L’attaquant argentin Angel di Maria a créé une société dans un paradis fiscal pour y percevoir les millions d'euros gagnés grâce à ses droits à l'image. Non seulement le PSG savait, mais il a signé un contrat avec cette société pour toucher une partie des gains.

 

·         FOOTBALL LEAKS

 

La Fifa enquête sur le transfert de Paul Pogba

 

 

La Fédération internationale de football a ouvert une enquête sur la vente de Paul Pogba à Manchester United par la Juventus de Turin pour 105 millions d'euros. Les documents Football Leaks révèlent que l'agent de l’international français, Mino Raiola, a perçu 49 millions d’euros sur ce seul transfert, grâce à un conflit d’intérêts hors norme : il était à la fois l’agent de la Juventus, de Manchester et du joueur.

 

·         FRANCE

 

Lobbying: le gouvernement a édulcoré la réforme

 

 

Les lobbyistes devront bientôt déclarer leurs activités dans un registre public. Mais le gouvernement a renoncé in extremis, sous la pression du Medef, à exiger de ces professionnels de l'influence qu'ils dévoilent leurs cibles – élus ou fonctionnaires.

 

 

 

11 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         FRANCE

 

Mélenchon candidat aux législatives, probablement à Marseille

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, qui rêve de prendre la tête d'une cohabitation face au "monarque" Emmanuel Macron, a annoncé mercredi qu'il serait candidat aux élections législatives de juin, probablement à Marseille.

Le candidat malheureux de La France insoumise au premier tour de l'élection présidentielle, dont l'état-major a rompu mardi les négociations avec le Parti communiste pour un accord électoral en vue des législatives, choisirait ainsi l'une des quatre grandes villes de France où il est arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle, avec 24,82% des voix.

"Les amis ont dit 'tu ne peux pas aller dire aux gens nous repartons à la bataille, nous allons être majoritaires aux élections législatives et tout le monde y est sauf toi, ça ne tient pas debout' donc il faut y aller", a expliqué Jean-Luc Mélenchon sur BFM TV et RMC.

"Reste dans la courte liste, deux ou trois villes en France et en particulier la ville de Marseille", a-t-il ajouté.

A 65 ans, Jean-Luc Mélenchon a précisé avoir hésité en raison de la "fatigue", tout en disant "convaincu".

En 2012, alors candidat du Front de Gauche (alliance du Parti de Gauche et du PCF), il s'était lourdement incliné face à la candidate du Front national Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) lors des législatives.

Cinq ans plus tard, l'ancien sénateur de l'Essonne espère pouvoir transformer l'essai de la présidentielle - où il a réalisé un score historique pour sa famille politique avec 19,58% des voix - lors des législatives.

"Nous partons conquérants nous voulons renverser la situation", a-t-il dit, après avoir assuré dimanche qu'une nouvelle majorité était possible autour de son mouvement.

"SIX POINTS, CAC SE RATTRAPE"

Dans sa ligne de mire, l'ancien ministre de l'Economie et nouveau président, Emmanuel Macron, qu'il entend "combattre implacablement" en se "portant à la tête si les électeurs le veulent d'une cohabitation s'il est possible de la réaliser".

"La première condition, c'est que les sept millions de personnes qui ont voté pour le programme Avenir en commun restent fidèles à cet engagement", a-t-il ajouté.

Face à certains sondages qui donnent son mouvement à six points de la République en Marche (REM) d'Emmanuel Macron, dont il a fustigé le "style monarchique", le leader de la France insoumise s'est voulu confiant.

"Ce n'est rien, six points, ça se rattrape", a-t-il dit. "Je dis aux gens 'ne donnez pas les pleins pouvoirs à M Macron. Votez pour les candidats de La France insoumise'".

Des candidats qui devraient être investis dans la quasi totalité des 577 circonscriptions après l'échec des négociations entre la FI et le Parti communiste, acté mardi soir par le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon qui en a imputé la responsabilité au PCF.

A l'heure actuelle, dix élus Front de Gauche siègent à l'Assemblée au sein du groupe la Gauche démocrate et républicaine (GDR) et une vingtaine au Sénat au sein du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC).

L'élection présidentielle a rebattu les cartes à gauche avec l'effondrement du Parti socialiste, qui a fini avec un peu plus de 6% sous l'égide de Benoît Hamon.

Mercredi, l'ex-candidat socialiste a annoncé sur France Inter qu'il lancerait le 1er juillet un mouvement "large" et "transpartisan" destiné à régénérer la gauche, tout en restant lui-même membre de sa formation d'origine.

 

·         FRANCE

 

Valls pas dans les "critères" d'En marche pour l'investiture

 

PARIS (Reuters) - Manuel Valls ne remplit pas les "critères d'acceptation" pour obtenir l'investiture de la République en Marche (REM) aux législatives des 11 et 18 juin, a déclaré mercredi le président de la commission du mouvement fondé par Emmanuel Macron.

L'ancien Premier ministre socialiste a fait part mardi de son souhait de représenter la "majorité présidentielle" dans sa circonscription de l'Essonne.

"A ce jour, il n'est pas dans les critères d'acceptation de sa demande d'investiture et donc (...) la commission nationale d'investiture que je préside ne peut pas analyser la candidature de M. Valls", a dit Jean-Paul Delevoye sur Europe 1.

La République en marche doit annoncer jeudi la liste des candidats retenus.

"Il y a aura aussi la lecture politique. (...) Nous mesurons bien le courage qu'il a eu de quitter un Parti socialiste aujourd'hui en décomposition et nous voyons bien aujourd'hui qu'il n'est pas forcément opportun pour le mouvement En marche ! d'intégrer cette candidature, quel que soit le passé", a encore déclaré Jean-Paul Delevoye.

Il a rappelé qu'un candidat ou une candidate" avait été "prédéterminé" dans la circonscription où Manuel Valls a été élu pour la première fois en 2002 sous l'étiquette du PS.

Selon lui, l'adhésion au parti d'Emmanuel Macron est un critère indispensable pour postuler.

Le choix de Manuel Valls, qui fait le diagnostic d'une mort du PS, a amplifié la crise au sein de l'appareil, déjà ébranlé par la défaite de Benoît Hamon au premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril, avec un peu plus de 6% des voix.

"Manuel Valls aurait dû attendre un peu avant de polluer une semaine extrêmement importante qui est regardée dans le monde entier et qui fait la fierté de la France", a jugé mercredi la ministre socialiste de l'Environnement Ségolène Royal sur RTL.

François Hollande vit sa dernière semaine à l'Elysée avant la passation de pouvoir avec Emmanuel Macron, prévue dimanche.

 

·         INTERNATIONAL

 

La grève de la faim accentue les tensions israélo-palestiniennes

 

JERUSALEM/GAZA (Reuters) - La grève de la faim suivie par plus de 1.000 prisonniers palestiniens en Israël pour protester contre leurs conditions de détention a pris un tour houleux autour du chef de file du mouvement, Marwan Barghouti.

Dirigeant historique du Fatah et principale personnalité palestinienne actuellement en détention, Barghouti, condamné à cinq peines de réclusion à perpétuité pour meurtre durant la seconde intifada (2000-2005), est à l'origine de la grève lancée le 17 avril.

Mais le ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan, l'a accusé dimanche d'avoir rompu secrètement son jeûne de protestation et de se nourrir de barres et de biscuits chocolatés. "Il a menti à l'opinion palestinienne en prétendant être en grève de la faim. Israël ne cédera pas à l'extorsion et à la pression de terroristes", a-t-il dit.

A l'appui de ses dires, le gouvernement a diffusé des images de l'administration pénitentiaire, deux captures d'écran d'enregistrements d'une caméra de vidéosurveillance installée dans sa cellule. Leur qualité ne permet pas de déterminer si le leader palestinien, qui est âgé de 58 ans, s'alimente ou non.

Son épouse, Fadwa, a dénoncé la diffusion de ces images dont le seul but, dit-elle, est de discréditer l'action de son mari et a suggéré qu'elles dataient peut-être de 2004.

"Ce qu'a fait la puissance occupante et les mensonges qu'elle tente de propager ne sont pas surprenants", a-t-elle déclaré à Reuters. "Un tel acte a dévoilé le visage affreux de l'occupant israélien", a-t-elle ajouté.

ABBAS APPELLE ISRAËL À LA RAISON

Fadwa Barghouti et les autres épouses et proches des prisonniers ne peuvent pas leur rendre visite, une situation que le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les Nations unies et d'autres organisations tentent de régler avec les autorités israéliennes.

Les grèves de la faim de prisonniers palestiniens ne sont pas rares, mais le mouvement actuel est l'un des plus importants et il survient à quelques jours de la venue en Israël du président américain Donald Trump, attendu le 22 mai.

"J'ai peur que des événements malheureux arrivent à ces prisonniers qui pourraient compliquer encore plus les choses, j'enjoins par conséquent au gouvernement israélien d'accepter leurs exigences humanitaires", a déclaré le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d'une conférence de presse à Ramallah.

Les prisonniers en grève de la faim entendent protester contre leurs mauvaises conditions de détention et contre la pratique israélienne de détention administrative, qui a été appliquée à des milliers de personnes depuis les années 1980 et qui touche actuellement 500 détenus.

Aux yeux des autorités israéliennes, leur jeûne est motivé par des considérations politiques.

Près de 6.500 Palestiniens sont actuellement détenus dans 22 prisons israéliennes, d'après Kadoura Farès, qui dirige l'Association des prisonniers palestiniens.

·         INTERNATIONAL

 

L'Allemagne sous le choc des révélations sur le lieutenant Franco A.

 

BERLIN (Reuters) - Alors que l'enquête sur un projet d'attentat fomenté par des militaires de la Bundeswehr a pris de l'ampleur avec l'arrestation ce mardi d'un troisième suspect, l'Allemagne s'interroge sur les failles qui ont permis au lieutenant Franco A. de gravir les échelons.

Cet officier de 28 ans, qui servait dans la Brigade franco-allemande d'Illkirch, en Alsace, a été arrêté le 26 avril dernier.

La justice allemande a révélé qu'il s'était fait enregistrer comme réfugié syrien - alors qu'il ne parle pas arabe - et le soupçonne, avec ses complices, d'avoir projeté un attentat contre une personnalité de la classe politique allemande impliquée dans la politique d'accueil des réfugiés décidée en septembre 2015 par la chancelière Angela Merkel.

Parce que le lieutenant A. s'était fait inscrire comme demandeur d'asile, et que ses empreintes digitales figuraient comme tel dans les fichiers, les enquêteurs auraient été mis sur la piste d'un acte commis par un réfugié syrien, une manipulation à même de raviver le débat sur les liens entre immigration et insécurité qui a saisi l'Allemagne en 2015-2016.

Dans une interview accordée à la télévision, la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, a précisé ce "scénario de l'horreur": "Une arme aurait été retrouvée sur les lieux avec des empreintes digitales. Nous les aurions entrées dans le système et elles auraient coïncidé avec celles d'un réfugié syrien."

Dès l'annonce de l'arrestation de Franco A., l'Allemagne s'est demandée comment un homme ne parlant pas arabe et n'ayant pas d'origine étrangère avait réussi à se faire inscrire en janvier 2016 comme réfugié syrien à Giessen, près de Francfort. "Je ne peux pas dire pourquoi cela n'a pas été remarqué", avait commenté la procureure Nadja Niesen pendant une conférence de presse à Francfort à l'annonce de son arrestation.

"GÉNOCIDE DES RACES OCCIDENTALES"

D'autres éléments troublants sont apparus depuis, mettant en lumière le laxisme dont a bénéficié le lieutenant Franco A.

En janvier 2014, alors qu'il suit un cursus de deuxième cycle dans l'école militaire française de Saint-Cyr, l'officier présente une thèse dans laquelle il avance que la culture des droits de l'homme risque de conduire au génocide des races occidentales.

Le commandant français appelé à évaluer son travail rejette sa thèse et prévient les supérieurs allemands de son élève. "Si c'était un élève français, nous l'aurions limogé", leur dit-il.

Mandaté pour examiner à son tour les travaux théoriques du lieutenant A., un universitaire confirme à de hauts gradés de la Bundeswehr que sa thèse contient des éléments racistes et radicalement nationalistes.

Mais les supérieurs du lieutenant préfèrent passer l'affaire sous silence pour ne pas mettre en danger la carrière d'une recrue jugée prometteuse. Ils se contentent d'un avertissement verbal et lui permettent de réécrire sa thèse avant de l'affecter à la Brigade franco-allemande d'Illkirch.

Or les règles en vigueur dans l'armée allemande obligent à signaler au renseignement militaire tout signe d'extrémisme parmi les soldats de la Bundeswehr.

"Quand sa thèse de maîtrise dit que l'immigration conduit au génocide génétique des peuples occidentaux, il aurait dû être clair pour tout le monde que nous étions face à des idées nazies", a souligné Ursula von der Leyen.

SOUVENIRS DE LA WEHRMACHT

Les avertissements du commandant français ayant été ignorés, il a fallu un renseignement de la police autrichienne en début d'année pour mettre au jour les projets de Franco A. et de ses complices, parmi lesquels un autre militaire, Maximilian T., arrêté ce mardi.

Car le lieutenant a été interpellé en janvier par des policiers autrichiens alors qu'il tentait de récupérer une arme chargée dissimulée dans les toilettes de l'aéroport international de Vienne, où il avait participé à un bal des officiers.

Les enquêteurs allemands ont découvert par la suite qu'il avait frauduleusement sorti un millier de balles des stocks de munitions de la Bundeswehr et les avait entreposées au domicile d'un de ses complices, un étudiant de 24 ans. Un troisième complice, soldat comme le lieutenant A., a été arrêté, a annoncé la justice ce mardi.

On ignore encore son degré de participation dans le projet. "L'accusé est fortement soupçonné d'avoir planifié un acte grave de violence contre l'Etat par conviction d'extrême droite", a simplement indiqué le bureau du procureur de Karlsruhe dans un communiqué.

La présence de sympathisants d'extrême droite est un sujet de préoccupation pour nombre d'armées. Pour la Bundeswehr, créée en 1955 sur la promesse d'une armée de "soldats-citoyens" à jamais immunisée contre une résurgence du nazisme, la question est particulièrement sensible.

Des députés Verts ont réclamé une enquête sur la possible présence d'un réseau d'extrême droite au sein de l'armée allemande.

La découverte dans sa caserne d'Illkirch puis dans un autre baraquement de l'armée allemande, à Donaueschingen, dans le sud-ouest du pays, d'objets de collection de la Wehrmacht, l'armée du régime nazi, a conduit le chef d'état-major de l'armée allemande à ordonner une fouille généralisée de toutes les casernes du pays.

 

D'après le ministère de la Défense, 18 militaires de la Bundeswehr ont été démis, au moins temporairement, de leurs fonctions entre 2012 et 2016 en raison d'opinions néo-nazies. Un chiffre à comparer aux 250.000 soldats qui forment les effectifs des forces armées allemandes.

10 MAI

 

·         BRÈVES

 

·         FRANCE

 

Défilé à Paris en forme d'avertissement social à Macron

 

PARIS (Reuters) - Environ 1.600 personnes, selon la police, ont défilé lundi entre les places de la République et de la Bastille, à Paris, pour lancer un premier avertissement social à Emmanuel Macron, au lendemain de son élection à la présidence de la République.

La manifestation a donné lieu à quelques incidents avec les forces de l'ordre qui n'ont pas fait de blessé. Du mobilier urbain a été légèrement dégradé et deux personnes ont été interpellées, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

En ce jour férié en raison du 8-Mai, plusieurs syndicats dont la CGT, Sud et l'Unef, réunis dans le collectif Front social, avaient appelé à lancer un message au fondateur du mouvement En Marche !, élu dimanche avec 66,1% des voix contre la candidate d'extrême droite, Marine Le Pen.

"En Marche vers la guerre sociale", "Nos voix ne rentrent pas dans leurs urnes", "L'Etat n'est pas une entreprise", pouvait-on lire sur des banderoles brandies par les manifestants, encadrés par un important dispositif de sécurité.

Dès l'annonce des résultats dimanche soir, les centrales syndicales ont mis en garde le président élu contre un "troisième tour social", en particulier s'il légifère par ordonnances sur le droit du travail.

"S'il persiste dans l'idée de faire des ordonnances au mois de juillet, ça veut dire qu'il va balayer le dialogue social et la concertation : il y aura problème d'une manière ou d'une autre, donc on attend de voir", a déclaré lundi sur France info le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly.

"Je ne vois pas quelle est l'organisation syndicale, quelle qu'elle soit aujourd'hui, sans parler du fond, qui peut accepter que ça passe à la schlague avec des ordonnances", a-t-il ajouté.

 

·         FRANCE

 

Les salariés de Whirlpool arrachent un accord sur les conditions de départ

 

Le bras de fer aura duré 12 jours mais Cécile Delpirou, déléguée CFE-CGC et principale négociatrice pour l’intersyndicale, l’avait dit bien avant l’annonce de la fermeture de l’usine de sèche-linge Whirlpool : ses camarades et elles se battront bec et ongles pour placer le groupe américain devant ses responsabilités et arracher un accord digne de ce nom sur les indemnités de départ. « Je n’ai absolument pas envie d’être le fossoyeur d’un site industriel qui a déjà connu plusieurs plans sociaux. Je travaille ici depuis 27 ans, j’ai énormément d’attaches », nous confiait-elle, en janvier.

Quatre mois plus tard, le pari, amer car l’usine fermera bien en 2018, est gagné, l’intersyndicale ayant trouvé un terrain d’entente avec la direction. En particulier sur les indemnités (légales et supra légales), pouvant atteindre jusqu’à 80 000 euros pour une ancienneté de 25 ans. Ce qui est la moyenne dans l’usine.

 

·         FRONT NATIONAL

 

FN: les règlements de comptes ont commencé

 

 

En recueillant 33,9 % des voix, Marine Le Pen déçoit son camp. Dès l'annonce des résultats, la candidate a pris les devants en annonçant « une transformation profonde » de son parti. Plusieurs cadres remettent en cause sa stratégie et celle de son vice-président, Florian Philippot.

 

·         FRANCE

 

Estrosi quitte la région Paca pour redevenir maire de Nice

 

NICE (Reuters) - Christian Estrosi (Les Républicains) a annoncé lundi qu'il démissionnait de la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) pour redevenir maire de Nice, et qu'il avait refusé de devenir ministre sous la présidence d'Emmanuel Macron.

"Ma seule ambition c'est de servir ma ville et ma région, pas d'entrer au gouvernement", a-t-il déclaré devant des militants réunis au siège des Républicains à Nice.

Christian Estrosi a fait part de son souhait de se consacrer à sa ville, meurtrie par un attentat au camion fou qui a fait 86 morts le 14 juillet dernier sur la promenade des Anglais.

"Mon objectif, c'est résolument Nice. C'est toujours Nice", a-t-il dit, indiquant que l'actuel maire, Philippe Pradal, avait remis sa démission au préfet des Alpes-Maritimes.

Christian Estrosi lui avait transmis les rênes de la ville après son élection au conseil régional, en décembre 2015, et son obligation de se conformer au non cumul des mandats.

"Nous allons donc réunir un conseil municipal afin d'élire un nouveau maire en début de semaine prochaine", a-t-il dit. "Concomitamment au conseil municipal, je démissionnerai donc de mon poste de président de région pour redevenir le maire de Nice".

L'ancien secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, Renaud Muselier, pourrait lui succéder, dans les 30 jours, à la présidence de la région Paca.

COMMÉMORATIONS DU 14 JUILLET

"En désertant le mandat pour lequel il s'est engagé, M. Estrosi donne une piètre image de la politique", a réagi dans un communiqué le président du groupe socialiste au conseil municipal de Marseille, Benoît Payan, qui rappelle qu'il avait été élu président de région grâce au retrait de la liste PS pour faire barrage au Front national.

Après avoir salué l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, Christian Estrosi a dit vouloir s'engager pleinement dans le combat des élections législatives des 11 et 18 juin prochains.

Il a également déclaré avoir "refusé d'exercer toute responsabilité gouvernementale" dans le futur gouvernement.

Une affirmation démentie par l'entourage du président élu. "Nous démentons toute proposition", a dit un porte-parole d'Emmanuel Marcon.

L'entourage de Christian Estrosi a précisé que ce dernier avait refusé plusieurs postes de ministres dans l'équipe que le nouveau président est en train de constituer après sa victoire.

"La seule chose qui motive son action politique, c'est d'être maire de Nice et préparer les commémorations du 14 juillet prochain", a déclaré cette source.

Le 1er avril dernier, Christian Estrosi, un proche de l'ancien président conservateur Nicolas Sarkozy, s'était entretenu avec le candidat Emmanuel Macron à Nice.

"Lorsque j'ai reçu Emmanuel Macron par courtoisie républicaine, certains ont estimé que c'était un marchandage de poste", a-t-il dit lundi devant les journalistes. "Lorsque j'ai appelé à voter pour lui (..), ces mêmes-là ont dit que c'était une forfaiture".

"Nous entrons dans un nouveau cycle politique", a aussi estimé Christian Estrosi.

 

·         INTERNATIONAL

 

L'EI dit avoir décapité un agent russe en Syrie

 

DUBAI (Reuters) - L'Etat islamique a diffusé mardi une vidéo montrant la décapitation d'un homme que le groupe djihadiste présente comme un agent des services de renseignement russes capturé en Syrie, rapporte mardi l'ONG SITE, qui surveille les activités djihadistes sur internet.

Ni le ministère russe de la Défense ni les services de sécurité (FSB) n'ont pu être joints dans l'immédiat pour un commentaire.

La vidéo, d'une durée de 12 minutes et en langue russe, a été publiée le jour de la célébration par la Russie de la victoire sur les nazis en 1945.

L'homme y apparaît à genoux, dans un paysage désertique, vêtu d'une combinaison noire. Il appelle d'autres agents russes à se rendre.

"Cet idiot a cru aux promesses de son Etat de ne pas l'abandonner s'il était capturé", déclare-t-il avant que son bourreau, un homme barbu, ne lui tranche la tête à l'aide d'un couteau.

L'authenticité de l'enregistrement et l'identité de l'homme n'ont pu être vérifiées, ni la date à laquelle remonte cette exécution.

La Russie est alliée au régime syrien de Bachar al Assad.

 

Selon le ministère russe de la Défense, une trentaine de militaires russes ont été tués depuis le début de l'intervention de Moscou en Syrie en septembre 2015.

08 MAI

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Macron remporte plus de 66% des suffrages, selon des chiffres provisoires

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron devrait avoir remporté l'élection présidentielle avec plus de 66% des suffrages exprimés, selon les derniers résultats publiés par le ministère de l'Intérieur sur la base de la quasi-totalité des résultats reçus.

Le candidat d'En Marche !, qui avait d'abord été donné vainqueur avec un score de plus de 65%, a remporté 66,06% des suffrages exprimés, soit plus de 20,7 millions de voix, selon un décompte fourni par le ministère de l'Intérieur sur la base de 99,99% des suffrages reçus.

Sa rivale Marine Le Pen aurait remporterait 33,94% des suffrages, soit plus de 10,6 millions de voix, toujours selon ce même décompte non encore définitif.

 

·         INTERNATIONAL

 

Nouvelle découverte d'objets nazis dans une caserne de l'armée allemande

 

BERLIN (Reuters) - Des objets de collection datant du régime nazi ont été découverts dans une caserne de l'armée allemande, a annoncé samedi le ministère de la Défense, déjà pris dans une affaire embarrassante après l'arrestation d'un officier soupçonné de préparer des attaques xénophobes.

Ces souvenirs nazis, parmi lesquels des casques, des pistolets et des photos de soldats de la Wehrmacht précise le Spiegel sur son site internet, se trouvaient à l'intérieur d'une cantine et sur les murs d'une pièce de la caserne de Fürstenberg, à Donaueschingen, dans le sud-ouest du pays.

Des objets similaires ont été découverts dans la caserne d'Illkirch, localité française au sud de Strasbourg, abritant la Brigade franco-allemande où était affecté Franco A., ce lieutenant de 28 ans arrêté la semaine dernière après s'être faussement enregistré comme réfugié syrien en janvier 2016.

L'officier est soupçonné d'avoir projeté un attentat à motivation raciste. D'après les médias allemands, le ministre de la Justice Heiko Maas, l'ancien président Joachim Gauck de même que des organisations représentatives des communautés juive et musulmane d'Allemagne figuraient parmi ses cibles potentielles.

En déplacement à Illkirch, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, a annoncé mercredi qu'elle ne tolérerait aucun signe de vénération de la Wehrmacht dans les rangs de l'armée allemande.

La ministre, membre de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel, a par ailleurs dû présenter des excuses après avoir critiqué la "faiblesse" de l'état-major de l'armée, auquel elle a reproché de ne pas avoir intenté plus tôt de procédure disciplinaire contre ce sympathisant d'extrême droite. 

·         INTERNATIONAL

 

Deux millions d'enfants du Soudan du Sud ont fui à cause de la guerre

 

KIGALI (Reuters) - La guerre et la famine ont contraint plus de deux millions d'enfants du Soudan du Sud à fuir loin de chez eux, ce qui a créé la crise des réfugiés la plus préoccupante du monde depuis le génocide rwandais en 1994, ont annoncé lundi les Nations unies.

Deux ans après son indépendance en 2011, le pays est entré en guerre civile après le limogeage par le président Salva Kiir de son vice-président Riek Machar en 2013.

"Aucune crise de réfugiés ne m'inquiète plus que celle au Soudan du Sud", a déclaré Valentin Tapsoba, responsable pour l'Afrique du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Dans ce pays de 12 millions d'habitants, près de trois enfants sur quatre ne sont pas scolarisés, indiquent le HCR et l'Unicef. Plus d'un million d'enfants ont quitté le pays et un million sont déplacés à l'intérieur des frontières.

Plus d'un millier d'enfants ont été tués dans les combats, indiquent les deux agences de l'Onu.

Les pays voisins qui accueillent les réfugiés, Ouganda, Kenya, Soudan ou Ethiopie, ont déjà du mal à nourrir leurs propres populations.

·         FRANCE

 

Macron rassure l'Europe mais n'aura pas d'état de grâce

 

PARIS (Reuters) - L'élection d'Emmanuel Macron à la présidence française rassure l'Europe en donnant un coup d'arrêt à la montée du populisme mais le plus jeune président de la Ve République sait qu'il ne pourra pas miser sur un état de grâce dans le pays.

C'est le paradoxe d'un scrutin qui fait de l'ex-ministre de l'Economie un des chefs d'Etat français les mieux élus, un an après la création de son mouvement En Marche!, mais dont le score (plus de 65% des voix) est en partie en trompe l'oeil.

"Vu de l'étranger, c'est excellent parce que ça rajeunit le pays, qui en avait besoin, et ça envoie un signal extrêmement fort en Europe, sur l'équilibre de la construction européenne", estime le constitutionnaliste Philippe Cossalter.

Le porte-parole d'Angela Merkel a félicité Emmanuel Macron dans les minutes qui ont suivi l'annonce de sa victoire - "Une victoire pour une Europe unie et forte et pour l'amitié franco-allemande", a-t-il écrit dans un tweet.

L'euro a franchi dimanche soir le seuil de 1,10 dollars pour la première fois depuis l'élection de Donald Trump.

Il n'en reste pas moins que plus de 10 millions d'électeurs ont voté pour Marine Le Pen, le meilleur score du FN, près de deux fois plus que son père, Jean-Marie, face à Jacques Chirac en 2002. Quelque 11 millions d'autres électeurs se sont abstenus et quatre millions ont voté blanc ou nul.

Emmanuel Macron va devoir présider un pays qui a voté au premier tour à près de 50% pour des candidats anti-européens et anti-libéraux et dont une partie des électeurs du second tour, ont voté pour lui par rejet du FN plus que par adhésion.

Tout sauf un "blanc-seing", comme l'a reconnu lui-même après sa victoire Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas refaire l'erreur de Jacques Chirac en 2002, présider avec une majorité et un gouvernement limités à sa famille politique.

EN QUÊTE DE MAJORITÉ

"Je ne ferai pas comme si rien ne s'était passé", jurait il y a quelques jours le successeur de François Hollande, qui a fait du renouvellement politique son image de marque.

Sa première tâche sera la constitution d'un gouvernement faisant appel à des femmes et des hommes expérimentés sans dénaturer son projet.

Mais son premier vrai défi sera de convertir sa victoire en majorité, lors des législatives des 11 et 18 juin, avec des candidats désormais étiquetés "République en marche".

"Emmanuel Macron revendique une majorité de plein exercice. C'est notre objectif", confie le député Christophe Castaner, un soutien de la première heure, qui n'exclut cependant pas une majorité relative.

S'il ne paraît pas hors d'atteinte, cet objectif reste un pari, à en juger par les premiers sondages sur les législatives.

Selon une enquête Harris interractive-M6 publiée dimanche soir, l'alliance En Marche !-MoDem recueillerait 26% des intentions de vote, devant la coalition Républicains-UDI (22%), le Front national (22%) et la France insoumise (13%).

"Je n'aurai pas d'état de grâce", admettait Emmanuel Macron sur Europe 1 deux jours avant le verdict des urnes.

"C'est pour cela qu'il faut aller vite", complète Christophe Castaner. "Y compris en assumant l'impopularité d'outils comme les ordonnances. Il n'est pas question qu'on mette deux ans pour être efficace sur les politiques en faveur de l'emploi."

Le nouveau chef de l'Etat entend ainsi dès cet été lancer une réforme par ordonnances du marché du travail, qui fait déjà grincer les dents des syndicats, en particulier la CGT et FO, ainsi que des mesures de simplification des relations avec l'administration, dont un droit à l'erreur en matière fiscale.

"TENIR"

"On peut s'attendre à une mobilisation syndicale et populaire extrêmement forte" contre la réforme du marché du travail, estime l'économiste Nicolas Bouzou.

"On sous-estime complètement le fractionnement du pays. Une très grande partie de la population déteste Emmanuel Macron et ce qu'il représente. Et il faudra quand même réformer pour eux", ajoute le directeur du cabinet d'études Asteres. "Il va falloir une seule chose pour que ça marche : tenir."

Pour Emmanuel Macron, l'enjeu n'est pas seulement d'obtenir des résultats rapidement en France, il est aussi de convaincre ses partenaires européens que la France a bien changé d'époque.

Ces réformes, ainsi que celles de l'assurance chômage et de la formation professionnelle, qui suivront, et le plan quinquennal de finances publiques que le gouvernement présentera à l'automne avec un effort de 60 milliards d'euros sur cinq ans, "sont la condition de notre crédibilité sur le plan européen", expliquait-il pendant la campagne.

Pour l'économiste Ludovic Subran, la voix de la France peut de nouveau être entendue en Europe si Emmanuel Macron joue à la fois sur les craintes des Européens, après la poussée populiste de ces dernières années, et le retour d'une France plus forte.

"Il peut faire changer les choses de l'intérieur de l'Union européenne", ajoute cet analyste d'Euler Hermes. "On peut très vite enclencher une dynamique positive."

Celui qui fut le plus européen des candidats à cette élection a un programme ambitieux en matière de réformes européennes, avec notamment l'instauration d'un budget de la zone euro, des mesures anti-dumping et d'harmonisation fiscale ou un renforcement des capacités de défense européennes.

Pour ces sujets européens, les discussions devront cependant attendre les élections allemandes du 24 septembre, dit-on dans son entourage, "ce qui n'interdit pas de formuler des idées".

En attendant, Emmanuel Macron n'aura guère le temps de souffler sur le front international. Il enchaînera dès les prochain jours un voyage auprès des forces françaises en opération extérieure, une visite à Angela Merkel à Berlin, un sommet de l'Otan à Bruxelles le 25 mai, un sommet du G7 les 26-27 mai à Taormina, en Italie, un Conseil européen les 22-23 juin, un sommet du G20 les 7 et 8 juillet à Hambourg.

Entretemps, la Commission européenne publiera le 11 mai ses prévisions économiques de printemps et le 17 mai l'évaluation du déficit public français. De quoi éclairer Emmanuel Macron sur ses marges de manoeuvre.

·         FRANCE

 

Le Pen et le FN à un moment critique

 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a obtenu dimanche, au second tour de l'élection présidentielle, un résultat paradoxal qui place le Front national à un moment critique de son histoire et peut-être, si la volonté de la candidate aboutit, à la veille d'une mue destinée à faire oublier ses faiblesses traditionnelles.

La présidente "en congé" du parti n'a pas franchi le seuil de 40% qu'elle espérait atteindre face à Emmanuel Macron mais elle a dans le même temps récolté plus de 10 millions de voix, un record dans l'histoire de l'extrême droite française.

"C'est un score historique mais, d'un autre côté, Marine Le Pen a fait monter les attentes d'une partie de ses électeurs depuis son accession à la tête du FN (en 2011-NDLR)", juge Joël Gombin, doctorant à l'université de Picardie et spécialiste du FN.

"Elle se trouve dans un paradoxe, celui d'un véritable succès vécu comme un échec par ses partisans et les cadres de son parti", ajoute-t-il.

Elle le doit en partie à sa campagne d'entre-deux-tours, rythmée par une série d'impairs qui ont en partie sapé les efforts fournis ces dernières années par Marine Le Pen pour se donner l'image d'une candidate "apaisée".

Durant le débat, l'eurodéputée a notamment opté pour une tactique offensive marquée par la véhémence des propos.

"On a vu réapparaître certaines faiblesses du FN : son caractère radical, populiste, son incapacité à présenter un programme social et économique cohérent, ses divisions internes et son image de parti d'extrême droite", selon Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS et à l'université de Nice.

Voilà donc le FN à nouveau contraint de faire oublier son passé.

Dès l'annonce des premières estimations, dimanche, Marine Le Pen est apparue devant la presse pour annoncer une "transformation profonde" de son parti, sans dire à quoi il pourrait ressembler demain.

"LEÇONS" À TIRER

Selon Florian Philippot, vice-président, un changement de nom paraît inéluctable - une idée qui traverse depuis longtemps l'esprit des cadres dirigeants.

"Un nouveau nom, pourquoi pas. De nouvelles têtes, très certainement", estime Gaëtan Dussausaye, directeur du Front national de la jeunesse, qui ne remet cependant pas en cause la légitimité de Marine Le Pen.

Au-delà de la vitrine, la présidente "en congé" et ses proches conseillers voient dans le scrutin de cette année le grand accélérateur de la recomposition du paysage autour d'un clivage qu'ils ont théorisé : "patriotes" contre "mondialistes".

Marion Maréchal-Le Pen, qui incarne au sein du parti une ligne concurrente de celle de Florian Philippot, a pour sa part estimé sur France 2 et BFM TV que des "leçons" devaient être tirées de la défaite, par exemple sur la ligne anti-monnaie unique qui effraie une partie de l'électorat.

Mais, pour l'heure, cette métamorphose se fera sous l'égide de la conseillère régionale des Hauts-de-France, qui garde la main sur l'appareil malgré les doutes de certains et entend conduire la campagne pour les législatives des 11 et 18 juin.

LE DÉFI DES LEGISLATIVES

"Marine Le Pen est la seule à être à la tête d'une opposition et d'une grande famille politique qui restera disciplinée, mais qu'il nous faut retransformer", selon Jean-Lin Lacapelle, Secrétaire national aux fédérations.

"Il y a beaucoup de déception en interne même si personne ne conteste le leadership", relève par ailleurs Sylvain Crépon, chercheur à l'université de Tours.

Pour réussir sa métamorphose, l'eurodéputée espère à plus ou moins brève échéance attirer à elle de nouveaux alliés, après le député Nicolas Dupont-Aignan bombardé "premier ministrable" de Marine Le Pen dans l'entre-deux-tours.

Mais, l'urgence est aux législatives, qui pourraient faire tomber le FN d'un côté ou de l'autre de la crête sur laquelle se trouve le parti après le résultat en demi-teinte de dimanche.

La formation rêve de se constituer un groupe d'au moins 15 députés, un minimum qui lui garantirait une plus large exposition médiatique, davantage de financements et des facilités logistiques.

"Ça pourrait amener progressivement le FN dans ce qui est la trajectoire de tous les partis populistes de droite. En France, la droite populiste a été maintenue longtemps a l'écart des cercles du pouvoir", relève Gilles Ivaldi.

"Mais, en Autriche, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège, en Italie, les droites populistes sont, à un moment donné, entrées dans des coalitions", ajoute-t-il. "Dans la plupart des cas, ça ne s'est pas très bien passé pour elles."

·         FRANCE

 

Mélenchon appelle Macron à être "obsédé" par les démunis

 

PARIS (Reuters) - Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé dimanche soir Emmanuel Macron, tout juste élu président de la République, à être "obsédé" par la pensée des démunis au cours de son quinquennat.

L'eurodéputé, qui était arrivé quatrième à l'issue du premier tour de l'élection le 23 avril, a également exhorté ses partisans à rester mobilisés en vue des élections législatives des 11 et 18 juin.

"Le nouveau président est élu, la courtoisie et l'amour de notre démocratie commandent d'en prendre acte sans barguigner et de lui présenter nos voeux", a dit l'ancien sénateur de l'Essonne à la presse à Paris.

"Puisse le sens du destin de notre patrie vous habiter M. Le président et la pensée des démunis, sans droit, sans toit, sans emploi, vous obséder", a-t-il ajouté. Puisse la France y trouver son compte mais mieux vaudrait y veiller par nous-même".

Le programme du "nouveau monarque président est connu", a-t-il ajouté. "C'est la guerre contre les acquis sociaux du pays et l'irresponsabilité écologique".

"Nous n'y sommes pas condamnés, les élections législatives doivent montrer qu'après un vote de refus et de peur le moment est venu d'un choix positif", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon, appelant les "7 millions de personnes qui se sont regroupées" autour de son programme "à rester unies".

"Fédérez-vous les gens sans vous éparpiller", a-t-il lancé. "Ne lâchez rien, ne renoncez à rien".

·         INTERNATIONAL

 

Escalade verbale entre Ryad et Téhéran

 

DUBAI (Reuters) - L'Iran ne laissera intacte aucune partie de l'Arabie saoudite, à l'exception des lieux saints de l'islam, si Ryad "fait une idiotie", a déclaré dimanche le ministre iranien de la Défense en réponse à des propos tenus cette semaine par le vice-prince héritier saoudien Mohamed ben Salman.

"Si les Saoudiens font une idiotie, nous ne laisserons aucune région intacte à l'exception de La Mecque et Médine", a déclaré Hossein Dehghan, cité par l'agence de presse officieuse Tasnim.

 

Mardi, le vice-prince héritier et ministre de la Défense saoudien Mohamed ben Salman a déclaré que toute lutte d'influence entre le royaume sunnite et la république chiite devait avoir lieu "en Iran, pas en Arabie saoudite".

07 MAI

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Emmanuel Macron a choisi son Premier ministre

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron, favori des sondages pour la présidence de la République française, a choisi son Premier ministre et dévoilera, s'il est élu, la composition de son gouvernement après la passation de pouvoir - une équipe alliant nouveaux visages et personnalités d'expérience.

Le candidat d'En Marche! a précisé sur RTL qu'il avait désigné "in petto" son chef du gouvernement putatif. L'intéressé(e) est-il(elle) au courant? "Non, puisque c'est dans ma tête", a-t-il répondu.

"Si je suis élu, je travaillerai sur la finalisation d'un gouvernement la semaine prochaine mais il sera annoncé après la passation de pouvoir", a-t-il dit.

Le Premier ministre "aura une expérience dans le champ politique, les compétences pour diriger une majorité parlementaire et les compétences pour animer un collectif gouvernemental profondément renouvelé où il y aura aussi quelques femmes et hommes d'expérience."

Il mènera en outre la campagne pour les élections législatives de 11 et 18 juin.

"La semaine prochaine, il y aura les investitures pour nos candidats aux législatives, toutes les investitures", a encore précisé Emmanuel Macron. "Il y aura dans la foulée un directeur de campagne".

Au nombre des personnes d'expérience, il a cité le responsable centriste François Bayrou, qui "aura un rôle important, évidemment, (...) dans le projet gouvernemental et politique."

Interrogé par la suite sur Europe 1, Emmanuel Macron n'a pas écarté les noms de Gérard Collomb, François Patriat ou Anne-Marie Idrac qu'on lui citait également. "Ils auront un rôle dans l'action à venir", a-t-il glissé.

Le gouvernement sera "un alliage de femmes et d'hommes neufs qui ont une légitimité dans la vie civile et quelques responsables qui ont une expérience un peu supérieure", a-t-il confirmé.

Son adversaire du second tour de la présidentielle, Marine Le Pen, lui a reproché sur RTL de ne pas dévoiler le nom de son Premier ministre "pour des raisons électoralistes".

L'ex-présidente du Front national a d'ores et déjà annoncé que le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, avec lequel elle a conclu un accord, dirigerait son gouvernement si elle est élue.

"Les ministres ne proviendront pas tous du Front national", a-t-elle précisé.

Dans un entretien publié vendredi dans La Provence, elle écarte de nouveau l'hypothèse d'un ministère pour sa nièce Marion Maréchal-Le Pen ou son compagnon Louis Aliot.

·         FRANCE

 

Macron prend acte de la fin du front républicain

 

MARSEILLE (Reuters) - Emmanuel Macron juge que la "radicalisation" de François Fillon et de Jean-Luc Mélenchon est en partie responsable de la disparition du front républicain qui, selon lui, ne pèsera pas dimanche sur le second tour de l'élection présidentielle.

Dans un entretien paru vendredi dans La Provence, le candidat d'En Marche!, favori des sondages, évoque aussi les "pudeurs de gazelle" des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à son égard, reprenant une expression du chef de file de la France insoumise qui a refusé de dévoiler son choix pour le second tour.

"J'entends les pudeurs de gazelle de ceux qui hésitent à voter pour moi alors qu'ils étaient aller voter Chirac en 2002", souligne-t-il.

Près des deux tiers des électeurs de Jean-Luc Mélenchon envisagent de voter blanc, nul ou de s'abstenir dimanche dans le duel opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen.

"J'avais conscience que la radicalisation de François Fillon et de Jean-Luc Mélenchon pouvait conduire une partie de leurs électeurs à tellement s'éloigner qu'ils auraient du mal à revenir dans une offre républicaine classique", explique par Emmanuel Macron dans La Provence.

"Les gens de Sens commun ne peuvent pas se rallier à moi. Les électeurs de l'extrême gauche non plus", ajoute-t-il.

Il estime que la reconstitution du front républicain qui avait prévalu pour le second tour de l'élection présidentielle de 2002, opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen, est plus difficile autour d'une candidature comme la sienne, "qui s'est construit[e] en déjouant les règles du système".

"C'est ma grande différence avec Mme Le Pen. Elle est avec le système comme le pique-boeuf sur l'hippopotame: elle mange sur son dos, prospère de son inefficacité. Le jour où se met en place une organisation politique efficace, elle s'éteint", affirme Emmanuel Macron.

"Si je suis élu, ce sera sans front républicain, mais je vais pour ma part mener cette recomposition (politique, ndlr), de la social-démocratie au gaullisme".

·         FRANCE

 

Participation modeste attendue dimanche, selon un sondage Odoxa

 

PARIS (Reuters) - La participation pourrait s'élever à 75% au second tour de la présidentielle, opposant dimanche Marine Le Pen à Emmanuel Macron, ce qui constituerait un niveau historiquement bas, selon un sondage Odoxa pour franceinfo publié vendredi.

Il faut remonter au scrutin de 1969, pour trouver une participation plus faible (69%) à un second tour.

Le 23 avril dernier, elle s'était élevée à 77,77%.

Traditionnellement, l'affluence est plus forte au second tour, mais l'élection de cette année n'obéit pas aux règles habituelles, comme en témoigne la qualification d'une candidate du Front national et celle d'un prétendant encore jamais élu.

"C'est auprès des sympathisants des partis de la gauche du PS (essentiellement Les Insoumis) que l'abstention atteint ses plus hauts niveaux avec 34%, alors qu'elle n'est que de 10% auprès des sympathisants du PS et de 28% auprès des sympathisants de la droite", relève l'institut Odoxa.

"C'est là un effet probable du refus de Jean-Luc Mélenchon de donner une consigne claire de vote en faveur de l'un des candidats", ajoute-t-il.

Ce sondage a été réalisé jeudi auprès d'un échantillon de 998 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 959 personnes inscrites sur les listes électorales.

·         ENTREPRISES

 

Un gérant de supérettes aux prud’hommes contre Casino

 

 

Thierry Gautier est responsable de deux magasins du groupe français dans le Nord. Comme bien d’autres gérants, il accuse le groupe de se livrer à des manipulations comptables et espère voir son contrat requalifié en contrat de travail. Il passait mercredi devant les prud’hommes, et continuera le combat au pénal.

·         EUROPE

 

Pologne, Hongrie Ce que font les droites extrêmes au pouvoir

 

A Varsovie et Budapest, des droites ultraconservatrices sont aux manettes. Deux pays au cœur de l’Europe, et deux gouvernements qui ont imposé le repli national et une législation ultraconservatrice. Nul besoin d’aller très loin pour se rendre compte de ce que ferait le Front national une fois au pouvoir… et de ce qu’il pourrait mettre en place pour y rester.

 

·         ELYSÉE 2017: UN ENTRE-DEUX-TOURS SOUS TENSION

 

Champagne et vins fins: Le Pen père fait payer le Parlement européen

 

Mediapart révèle que l’eurodéputé Jean-Marie Le Pen a utilisé une partie des fonds alloués à sa communication pour se faire livrer une centaine de bouteilles de grands crus dans son manoir de Saint-Cloud. Coût de l’opération : plus de 8 500 euros.

 

·        
ELYSÉE 2017: UN ENTRE-DEUX-TOURS SOUS TENSION

 

Six enquêtes judiciaires visent le FN et Marine Le Pen

 

Patrimoine, financement des campagnes, assistants au Parlement européen et au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais : Marine Le Pen et/ou son parti sont visés par pas moins de six enquêtes judiciaires.

·         FRANCE

 

Le FN se plaint de bulletins de Marine Le Pen déchirés

 

PARIS (Reuters) - Le Front national a saisi vendredi la Commission nationale de contrôle des élections en dénonçant la dégradation de bulletins de vote au nom de Marine Le Pen dans les envois de propagande électorale adressés aux électeurs avant le deuxième tour de la présidentielle.

"De nombreux administrés ont réceptionné chez eux, au titre de la propagande électorale, les deux bulletins de vote des deux candidats à l’élection présidentielle, le bulletin de notre candidate étant systématiquement déchiré et celui de notre opposant, M. (Emmanuel) Macron intact", indique David Rachline, le directeur de la campagne de Marine Le Pen, dans un communiqué.

"Ces graves irrégularités et infractions au code électoral en vigueur ont été constatées dans les départements suivants : Ardèche, Allier, Savoie, Loire, Yvelines, Eure-et-Loir, Hérault", ajoute-t-il.

David Rachline se plaint en outre des courriers envoyés par certains maires à leurs administrés "portant des consignes de vote, plus ou moins directes, sur papier à en-tête de la commune, et probablement avec les moyens de celle-ci."

"De telles pratiques constituent une infraction claire de l'article L 116 du code électoral, qui sanctionne toute manœuvre ayant pour but d'altérer la sincérité du scrutin", dit-il.

Dans sa réponse, la Commission nationale de contrôle indique avoir "immédiatement demandé au ministère de l'Intérieur de prendre toutes les mesures pour que ces faits, s'ils étaient avérés, n’altèrent pas la sincérité du scrutin, en particulier en invitant les électeurs à utiliser les bulletins mis à leur disposition dans les bureaux de vote".

Elle lui a également demandé "de bien vouloir lui donner toute information qu’il pourra recueillir sur l’origine de ces faits."

S'agissant de "l’éventuelle utilisation de moyens publics au profit d’un candidat", la Commission indique qu'"elle saisit d’office la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques à chaque fois qu’elle est informée de faits précis susceptibles d’être regardés comme des manquements aux règles relatives au financement des campagnes électorales".

·         INTERNATIONAL

 

Le procès d'"El Chapo" Guzman fixé au 16 avril 2018

 

NEW YORK (Reuters) - Le procès de l'ancien baron mexicain de la drogue, Joaquin "El Chapo" Guzman, poursuivi pour trafic et conspiration, a été fixé au 16 avril 2018 par un juge américain du tribunal fédéral de Brooklyn.

La date du procès est pour l'instant "provisoire" et pourrait être reportée en raison de la complexité de l'affaire et du nombre d'éléments contenus dans le dossier que devront étudier les avocats du narcotrafiquant.

Le juge Brian Cogan a refusé jeudi une motion de la défense demandant que "El Chapo" ne soit plus soumis à l'isolement dans la prison fédérale de New York où il est détenu.

Les avocats faisaient valoir que leur client subissait des conditions de détention restrictives qui l'empêchaient de préparer convenablement sa défense.

Le magistrat a toutefois accepté que Joaquin Guzman puisse recevoir des lettres de sa femme, Emma Coronel, après vérification du contenu de ces courriers.

Guzman, impliqué dans le trafic de drogue au Mexique depuis les années 70, a été arrêté en 2016 et a été extradé vers les Etats-Unis le 19 janvier dernier.

Déjà arrêté par le passé, il avait réussi à s'évader deux fois de prisons dans lesquelles il avait été incarcéré au Mexique.

 

 

06 MAI

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Voter ou s’abstenir: le «cas de conscience» des quartiers populaires

 

Oubliés de la campagne présidentielle, les habitants des quartiers populaires, plus abstentionnistes que la moyenne nationale, constituent une des clefs du deuxième tour. Exaspérés par les consignes de vote, ils rappellent que les pratiques racistes font partie de leur quotidien.

 

·         INÉGALITÉS TERRITORIALES

 

A Montpellier, la Paillade dit adieu au front républicain

 

 

Dans ce quartier populaire, l’abstention a pris des allures de sanction, et devient même parfois militante et revendicative. Lors du premier tour, 40 % ne se sont pas déplacés. Face aux inégalités sociales, aux discriminations ou à l’état d’urgence, le risque FN n’effraie plus.

 

·         FRANCE

 

Macron porte plainte contre X pour faux et fausses nouvelles

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a porté plainte contre X pour faux, usage de faux et diffusion de fausses nouvelles à la suite d'allégations diffusées sur les réseaux sociaux et évoquées par Marine Le Pen lui attribuant un compte dans un paradis fiscal, a appris Reuters jeudi, auprès du Parquet de Paris.

Lors de leur débat télévisé de mercredi soir, la candidate du Front national à l'élection présidentielle a lancé à son adversaire d'En Marche !, favori des sondages : "J'espère qu'on n'apprendra pas que vous avez un compte offshore aux Bahamas."

Au même moment, des comptes Twitter réputés proches des militants pro-Donald Trump ou liés à la Russie diffusaient des messages prétendant pointer vers des documents accusant l'ex-ministre de l'Economie d'"évasion fiscale".

"Il va de soi que toutes les suites judiciaires requises seront données à cette manoeuvre et sont d'ores et déjà diligentées", avait déclaré en tout début de matinée le conseiller en communication d'Emmanuel Macron, Sylvain Fort.

·         FRANCE

 

Le débat présidentiel à couteaux tirés se poursuit dans les médias

 

PARIS (Reuters) - Le débat d'entre-deux-tours le plus violent de l'histoire de la Ve République a été vécu de manière très différente par les deux protagonistes, Emmanuel Macron le jugeant de piètre qualité en raison des attaques de Marine Le Pen, qui estime avoir "bousculé les codes" pour "lever le voile" sur son adversaire.

Le candidat d'En Marche ! et la dirigeante du Front national se sont affrontés mercredi soir dans une joute rugueuse et désordonnée où le favori des sondages s'est efforcé, face aux invectives répétées de son adversaire, de débusquer l'"irréalisme" et le "vide" du programme du FN.

"Quand vous vous faites insulter toute une soirée, vous en sortez rarement grandi", a dit jeudi l'ancien ministre de l'Economie sur France Inter. "Parce que les mots ont un pouvoir, parce qu’il y a des gens qui écoutent la télévision et qui ne vont pas aller vérifier", a-t-il poursuivi, faisant allusion aux différentes allégations de son opposante.

Emmanuel Macron et son mouvement ont ainsi accusé Marine Le Pen et des alliés du Front national de propager de fausses informations lui attribuant un compte dans un paradis fiscal et annoncé l'engagement de poursuites judiciaires.

"Je crois qu’il faut débattre avec le Front national", a-t-il toutefois déclaré. "Parce qu’on n’arrive pas à tordre le cou à tous les mensonges, mais on en tue quelques-uns."

De son côté, Marine Le Pen a estimé que le débat a été "sévère" mais "nécessaire".

"Il ne faut pas avoir peur du débat, y compris quand il est féroce, c’est utile", a-t-elle dit sur BFMTV et RMC. "On ne venait pas pour prendre une tasse de thé ensemble."

16,5 MILLIONS DE TÉLÉSPECTATEURS

Elle a dit avoir levé le voile "avec succès" sur "qui est vraiment" Emmanuel Macron.

Accusés de ne pas s'être intéressés suffisamment aux questions de fond, les candidats se sont renvoyé la responsabilité de cette situation.

"Je ne crois pas être celui qui [a] lancé les hostilités", s'est défendu Emmanuel Macron. "J’ai essayé à chaque fois de ramener le débat vers des sujets de fond, mais je me devais, parfois, de répondre."

Pour la candidate du FN, le ton des échanges s'explique parce que c'était "la première fois qu’il y a véritablement un débat présidentiel avec deux personnes qui ont une vision aussi opposée des choses (...) Avant, il s’agissait de choisir entre A et A’."

"C’est peut-être cela qui a bousculé un peu les codes."

Le débat de mercredi soir a été suivi par près de 16,5 millions de téléspectateurs d'après Médiamétrie, ce qui le place à une place modeste par rapport aux autres débats.

Emmanuel Macron, favori des sondages, est sorti vainqueur des échanges. Selon un sondage Elabe pour BFMTV, publié dans les minutes qui ont suivi le débat, 63% des téléspectateurs ont jugé l'ancien ministre de l'Economie plus convaincant que son adversaire du Front national, et 64% ont estimé que son projet était le meilleur.

Le verdict des ténors politiques qui ne font pas partie des deux écuries en lice épouse ce sondage.

"LA FAUTE A LE PEN", DIT JUPPE

L'ancien Premier ministre Alain Juppé a déploré que le débat n'ait pas été "à la hauteur des enjeux".

"Mais la faute en incombe totalement à Mme Le Pen qui l’a constamment tiré vers le bas par la violence de ses attaques, souvent personnelles, par l’accumulation de ses erreurs ou de ses mensonges, par l’absence ou l’inconsistance de ses propositions", a-t-il écrit jeudi sur son blog.

"Face à cette furie, E. Macron a gardé son sang-froid, ce qui est en soi une performance."

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise dont les électeurs, à en croire le sondage Elabe, ont jugé Emmanuel Macron le plus convaincant à 66% dans le débat, a fustigé les positions de Marine Le Pen.

Il a estimé sur Sud Radio et Public Sénat que l'accusation de complaisance d'Emmanuel Macron vis-à-vis de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) était "ridicule".

L'ancien chef du gouvernement socialiste Manuel Valls a jugé sur CNEWS que son ancien ministre avait été "à la hauteur, pugnace, précis compétent, face à une Marine Le Pen qui avait décidé, au fond, de montrer son vrai visage".

Jean-Marie Le Pen, qui avait lui aussi été qualifié pour le deuxième tour en 2002 mais avait été privé de débat, a eu lui aussi un jugement sévère sur sa fille, avec laquelle il est en guerre ouverte depuis des années, même s'il la soutient.

"C'était peut-être à l'avantage d'Emmanuel Macron, mais ça n'était pas à celui de Marine Le Pen qui peut-être a manqué de hauteur", a-t-il dit sur RTL. "Je pense que c'est son entourage qui l'a conseillée de cette sorte, espérant peut-être un effondrement ou un écroulement psychologique de la part d'un homme qui n'apparaît pas forcément comme étant très solide."

·         CORRUPTION

 

Kazakhgate: le demi-aveu de Claude Guéant

 

 

L’ancien bras droit du président Sarkozy a reconnu mercredi devant une commission d’enquête parlementaire belge que l’Élysée s’est démené pour éviter à un oligarque un procès pour corruption en Belgique, afin que de juteux contrats soient signés entre la France et le Kazakhstan. Mais il a démenti avoir fait changer la loi outre-Quiévrain.

·         LIBERTÉS

 

A Blois, un travailleur social sanctionné après avoir organisé une manifestation

 

 

Travailleur social dans un CAO auprès de migrants à Blois (Loir-et-Cher), Sidi Boussetta a été menacé de licenciement puis s'est vu signifier une interdiction de remettre les pieds sur son lieu de travail après avoir déclaré en préfecture une manifestation le 22 avril 2017 en hommage à Angelo Garand, tué par les gendarmes

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·         FRANCE

 

La tension monte d'un cran entre France insoumise et PCF

 

PARIS (Reuters) - Les tensions déjà vives entre La France insoumise et le Parti communiste français (PCF) sont encore montées d'un cran jeudi avec la décision du mouvement de Jean-Luc Mélenchon d'engager des poursuites contre ses alliés communistes pour "usurpation" d'image en vue des élections législatives de juin.

"Le PCF cherche à semer la confusion chez les électeurs qui ont voté pour le candidat de la France Insoumise en faisant croire que les candidats du PCF aux législatives ont le soutien de Jean-Luc Mélenchon", écrit le mouvement dans un communiqué.

"Il n'en est rien. Les seuls candidats qui ont ce soutien sont ceux validés par la France Insoumise", ajoute-t-il. "En conséquence nous exigeons du Parti communiste l'arrêt immédiat de l'utilisation de la photo de Jean-Luc Mélenchon ainsi que de tous les éléments graphiques appartenant à la France Insoumise."

Face à ce qu'elle considère comme une "usurpation", La France insoumise (FI) annonce sa "décision d'engager des poursuites judiciaires" afin de "faire cesser cette situation puisque nos rappels à l'ordre répétés ne sont suivis d'aucun effet".

"Nous déplorons un procédé qui, au nom de 'l'identité communiste', refuse tout accord national mais s’approprie l’image de la France insoumise et de son candidat dans le but de gonfler artificiellement le score du PCF", peut-on lire dans le communiqué.

Le PCF n'a pas tardé à réagir en exprimant son incompréhension face à la charge lancée à son encontre.

"Nous ne comprenons pas l’agacement soudain exprimé" par la France insoumise, a dit Olivier Dartigolles, porte-parole du parti dans un communiqué. "L’heure est au rassemblement, pas à la polémique."

DISCUSSIONS AU POINT MORT

Dans les faits, le rassemblement en est encore au stade de la chimère malgré les mises en garde, place du Colonel Fabien, contre une concurrence qui pourrait s'avérer "mortelle".

Les discussions sur une entente entre les deux mouvements en vue des élections législatives des 11 et 18 juin sont au point mort. Deux réunions, organisées vendredi et mardi, se sont achevées sans avancées concrètes.

Les échanges achoppent toujours sur la question d'une charte que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon souhaite faire signer à tous les candidats mais que refuse le PCF.

La France insoumise, forte du score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle (19,6%), entend présenter des candidats dans l'ensemble des circonscriptions, y compris dans celles des communistes sortants.

Le mouvement de l'eurodéputé, qui est arrivé en tête dans 67 circonscriptions et dans quatre des dix plus grandes villes de France le 23 avril dernier, se montre pour l'heure réticent à "tout arrangement" avec d'autres forces politiques au nom de la "cohérence".

Mardi, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a regretté dans une tribune publiée sur Mediapart que "les premières propositions discutées vendredi (lors d'une réunion entre les deux mouvements-NDLR) envisagent un accord limité à un petit nombre de circonscriptions".

Les déclarations de candidatures pour les législatives doivent être déposées entre le lundi 15 et le vendredi 19 mai.

A l'heure actuelle, dix élus Front de Gauche siègent à l'Assemblée nationale au sein du groupe la Gauche démocrate et républicaine (GDR) et une vingtaine au Sénat au sein du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC).

 

 

05 MAI

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Marine Le Pen «trumpise» le débat

 

Alternant insinuations, contrevérités et formules chocs, la candidate du Front national n'a pas cherché à dérouler une quelconque vision face à Emmanuel Macron, préférant le résumer à l'« héritier » d'Hollande. Le candidat d'En Marche! l'a de son côté poussée à se positionner.

 

·         FRANCE

 

 

 

Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daech en Syrie

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé le marchandage financier avec l’État islamique, permettant au géant du ciment de poursuivre son activité en Syrie en 2013 et 2014, est un fervent soutien de Marine Le Pen, dont il a défendu les couleurs lors des dernières municipales à Paris.

 

·         AFRIQUE

 

Au Burkina, Blaise Compaoré échappe au procès de sa soif de pouvoir

 

 

Trente-deux ministres doivent être jugés à partir de ce jeudi 4 mai, à Ouagadougou. La justice leur reproche d’avoir fait appel à l’armée pour mettre fin aux manifestations contre la volonté du président Compaoré de prolonger encore son mandat. La répression aurait fait jusqu’à une vingtaine de morts. Mais Compaoré, lui, coule des jours tranquilles en Côte d’Ivoire.  

·         SOCIAL

 

La loi Macron, nouvelle brique qui éloigne les salariés des prud’hommes

 

 

L’entrée en vigueur, l’été 2016, du volet de la loi Macron consacré aux prud’hommes entraîne des interrogations sur la chute des saisines par les salariés ou les chômeurs observée dans plusieurs villes. Des avocats en droit social sont vent debout contre les nouvelles procédures, qui compliquent fortement l’accès aux juges. 

·         JUSTICE

 

Racisme en entreprise: EDF refuse de faire la lumière

Said Ali est employé chez EDF. En janvier 2016, son casier a été ouvert, son fascicule avec des extraits de prières du Coran brûlé et recouvert de l’inscription « FN 2017 ». Aux prud’hommes, il reproche à l’entreprise de n’avoir rien fait contre un climat raciste et de l’avoir discriminé dans son évolution de carrière. 

·         INTERNATIONAL

 

Une faille en Antarctique menace de créer un iceberg géant

 

SEATTLE (Reuters) - Une faille susceptible de créer un gigantesque iceberg, de la taille du département de la Creuse, s'est formée dans la banquise en Antarctique et s'élargit rapidement, a rapporté un scientifique américain.

Cette faille se dirige en effet vers l'océan, ce qui pourrait accélérer la création d'un iceberg, a expliqué mercredi Dan McGrath, un géophysicien de l'Institut géologique américain, partenaire du groupe de surveillance britannique Projet Midas, qui a révélé la nouvelle faille lundi.

Située sur la barrière de Larsen C, une formation de glace le long de la côte orientale de la péninsule Antarctique, la faille émane d'une précédente rupture identifiée en 2014.

Les scientifiques ont estimé l'an dernier qu'elle pourrait causer la séparation d'un iceberg d'environ 5.000 km2. C'est 300.000 fois la taille de l'iceberg qui a coulé le Titanic, 125 m2, ce qui en ferait l'un des plus grands jamais enregistrés.

La faille s'élargit d'environ un mètre par jour et Dan McGrath estime que la séparation d'un iceberg est imminente. Cela diminuerait la surface de la banquise de 10%, qui serait alors à sa plus petite superficie jamais enregistrée.

 

Les scientifiques craignent que le recul de la banquise dû au réchauffement climatique ne provoque une accélération du glissement des glaciers vers la mer, ce qui pourrait se traduire par une élévation du niveau des mers à l'échelle mondiale.

04 MAI

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

·          

Second tour: au sein de La France insoumise, le blanc et l’abstention dominent

 

 

240 000 militants, sur environ 450 000, se sont prononcés lors de la consultation organisée par La France insoumise sur le second tour de l’élection. 36,12 % souhaitent voter blanc ou nul, 34,83 % voter pour Emmanuel Macron et 29,05 % comptent s’abstenir. Un statu quo assez fidèle au refus de se prononcer clairement de Jean-Luc Mélenchon. 

 

·         FRANCE

 

Fillon a porté plainte contre le Canard enchaîné

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, candidat malheureux de la droite et du centre à l'élection présidentielle, a porté plainte contre le Canard enchaîné pour "fausses nouvelles", a-t-on appris mardi auprès de son avocat et de l'hebdomadaire satirique.

Un des rédacteurs en chef et un journaliste vont être entendus par la police judiciaire le 11 mai, précise sur son compte Twitter le Canard, à l'origine des révélations sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié l'entourage de l'ancien Premier ministre.

Contacté par Reuters, l'avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, a confirmé le dépôt d'une plainte pour "fausses nouvelles", basée sur l'article L97 du code électoral.

Cet article punit d'un an de prison et d'une amende de 15.000 euros ceux qui "à l'aide de fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages, déterminé un ou plusieurs électeurs à s'abstenir de voter".

L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 14 mars dernier dans l'enquête sur de potentiels emplois fictifs dont auraient bénéficié sa femme et ses enfants.

Il a accusé à plusieurs reprises ces derniers mois le chef de l'Etat François Hollande d'avoir mis en place un "cabinet noir", qui serait à l'origine des affaires judiciaires qui ont fragilisé sa campagne.

Saisi fin mars par des soutiens de François Fillon, le parquet national financier (PNF) leur a opposé début avril une fin de non-recevoir, estimant qu'aucun élément probant ne justifiait l'ouverture d'une enquête préliminaire sur l'existence ou non d'un "cabinet noir" à l'Elysée 

François Fillon est arrivé en troisième position à l'issue du premier tour de la présidentielle le 23 avril avec 20,01% des voix et a annoncé son retrait du "combat" pour les élections législatives de juin.

 

·         PROCHE-ORIENT

 

Le Hamas annonce faire peau neuve

 

 

Le mouvement islamique qui dirige Gaza a publié un document politique infléchissant sa position sur les frontières de la Palestine et sa relation à l'Égypte. Au même moment, le président palestinien Mahmoud Abbas s'apprête à rencontrer Donald Trump. Véritable changement ou adaptation stratégique ?

 

·         INTERNATIONAL

 

La malnutrition aiguë menace de plus en plus d'enfants somaliens

 

GENEVE (Reuters) - Quelque 1,4 million d'enfants somaliens risquent de souffrir cette année de malnutrition aiguë sévère, soit 50% de plus que ce qui était estimé en début d'année, a annoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Dans ces chiffres, figurent plus de 275.000 enfants susceptibles de souffrir d'une malnutrition extrêmement grave, mettant leur vie en danger, a expliqué Marixie Mercado, porte-parole de l'Unicef. Les enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère ont neuf fois plus de chances de mourir d'une maladie qu'un enfant bien nourri, explique l'Unicef.

Depuis le début de l'année, quelque 56.000 enfants somaliens présentant des signes de malnutrition aiguë sévère ont été soignés par l'Unicef, soit 88% de plus que l'an dernier, a-t-elle ajouté.

L'agence ne dispose pour l'heure d'aucun bilan du nombre d'enfants morts de la famine et de maladies en Somalie, mais Marixie Mercado relève qu'en 2011, la famine avait tué 258.000 personnes, dont 133.000 enfants.

Depuis novembre dernier, quelque 615.000 Somaliens ont quitté leur domicile en raison de la sécheresse et de l'insuffisance des récoltes, s'ajoutant au million de déplacés déjà comptabilisés, selon les chiffres de l'Onu.

·         FRANCE

 

Un candidat du FN a supervisé la collaboration de Lafarge avec Daech en Syrie

 

 

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé le marchandage financier avec l’État islamique, permettant au géant du ciment de poursuivre son activité en Syrie en 2013 et 2014, est un fervent soutien de Marine Le Pen, dont il a défendu les couleurs lors des dernières municipales à Paris.

 

·         FRANCE

·          

La douane décapite son service national d’enquêtes

 

Le patron de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières a quitté son poste vendredi 28 avril, après l’annonce d’un « changement de l’équipe dirigeante » justifié par de « graves événements ». Enquêtes judiciaires sur plusieurs équipes, perquisition du siège et « dysfonctionnements » dans la « gestion des projets sensibles » : cinq cadres sont limogés.

 

·         POLITIQUE

 

Dix anciens “grands flics” disent non à Le Pen

 

Dix anciens “grands flics” publient une tribune dans Le Figaro pour dire les inquiétudes que leur inspire le programme sécuritaire de la candidate du Front national. 

Mediapart l'a écrit à plusieurs reprises : le programme sécuritaire de Marine Le Pen, en se dotant des apparences de la fermeté, répond aux aspirations de ceux qui sont effrayés par la menace que fait peser le terrorisme, et la vague d'attentats ayant fait quelque 250 morts en deux ans. Mais ce ne sont que des apparences. La plupart des mesures préconisées par le Front national sont jugées contre-productives par les policiers interrogés par Mediapart, compliquant au contraire la tâche des enquêteurs qui cherchent à empêcher les prochains attentats. Ce mercredi 3 mai, dix anciens hauts fonctionnaires de la place Beauvau le disent publiquement dans une tribune publiée dans Le Figaro et intitulée « En matière de sécurité, Mme Le Pen ne nous rassure pas »...

Sous la plume de l'ancien préfet de police Pierre Mutz, et de l'ancien directeur central de la sécurité publique Gilles Sanson, les grands flics remettent les pendules à l'heure : « Il est vain d'imaginer qu'on répondra [aux menaces contre notre sécurité] par une tendance excessive à la simplification. Les imprécations sont inutiles, la brutalité est irresponsable et l'amateurisme inquiétant. »

« Le programme de la candidate du Front national est pernicieux. Sa brutalité foncière ne peut conduire qu'à de nouvelles et vaines spirales d'affrontements, son “tout-répressif” qu'à un engorgement sans perspectives de la chaîne pénale. (...) La méconnaissance qu'il traduit des institutions en charge de la sécurité et de leur mode de fonctionnement ne peut aboutir qu'à une pagaille assurée et une perte d'efficacité. » 

Outre les auteurs déjà cités, elle est signée d'anciens directeurs de la police judiciaire, d'un ancien patron de la DST, d'un ex-directeur des Renseignements généraux, et de la police aux frontières.

 

 

03 MAI

 

·         LA UNE 

 

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang se dit "au bord de la guerre" après le survol de bombardiers US

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a accusé mardi les Etats-Unis d'amener la péninsule coréenne au bord de la guerre nucléaire, après le survol de deux bombardiers américains dans la zone, dans le cadre d'exercice conjoints avec Séoul.

Le porte-parole de la défense sud-coréenne, Moon Sang-gyun, a annoncé mardi le déploiement de deux bombardiers américains B-1B lors d'une conférence de presse, ajoutant que l'exercice s'inscrivait dans le cadre des efforts de dissuasion face à la Corée du Nord.

La tension autour de la Corée du Nord est vive depuis des semaines et la situation s'est détériorée en raison de la poursuite par Pyongyang de tests de missiles balistiques et de son programme nucléaire.

Donald Trump s'est cependant dit prêt, lundi, à rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un si les circonstances le permettaient.

La Corée du Nord a déclaré que les avions avaient mené un exercice de "largage de bombe nucléaire contre des objets majeurs" de son territoire, et estime que Trump "et d'autres bellicistes américains réclament une frappe nucléaire préventive" sur le Nord.

"La provocation militaire irresponsable pousse la situation dans la péninsule coréenne au bord de la guerre nucléaire", a déclaré mardi l'agence officielle nord-coréenne, KCNA.

·         FRANCE

 

Fillon appelle ses électeurs au "bon sens" contre Le Pen

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, qui avait appelé ses électeurs à voter pour Emmanuel Macron dès son élimination au soir du premier tour de l'élection présidentielle, a renouvelé mardi son appel pour "éviter de voir la France présidée par l'extrémisme".

Le candidat de la droite et du centre a confirmé lors d'un pot d'adieu avec ses soutiens parlementaires, à la Maison de la Chimie à Paris, qu'il allait désormais "prendre du recul" et qu'il abandonnait la présidence de son micro-parti, Force Républicaine.

"Je demande à nos électeurs de faire preuve de bon sens", a déclaré l'ancien Premier ministre, selon le texte de son discours transmis par son service de presse.

"Je sais leur amertume, leur colère - je la ressens aussi! - mais notre devoir est de penser d'abord à l'avenir de notre pays. L'avenir, c'est d'éviter de voir la France présidée par l'extrémisme", a-t-il souligné.

"L'avenir, c'est immédiatement après de placer la droite et le centre en situation de peser de toutes leurs forces sur l'action gouvernementale et parlementaire du quinquennat", a-t-il poursuivi, validant à demi-mot le scénario d'une cohabitation défendue notamment par François Baroin.

Le député de Paris ne s'est pas prononcé cette fois explicitement pour Emmanuel Macron, alors que les Républicains sont divisés sur leur positionnement en vue du second tour, qui opposera dimanche le candidat d'En Marche! à Marine Le Pen.

Au lendemain du premier tour de la présidentielle, le 24 avril, le bureau politique du parti a adopté par consensus une déclaration commune appelant à "voter contre Marine Le Pen pour la faire battre", sans mentionner son adversaire du second tour.

"Je l'ai dit et je le redis, le programme économique du Front national appauvrirait la Nation de façon irrémédiable; la violence idéologique de ce parti diviserait les Français; son hostilité obsessionnelle à l'égard de l'Europe nous isolerait", a souligné François Fillon mardi.

"STRAPONTIN"

"Il est alarmant de voir notre société et plus d'un électeur sur deux prêts à consentir aux solutions les plus extrêmes. C'est le signe que notre pays est malade de son déclin : ce terme de 'déclin' qu'on me reprochait autrefois prend tout son sens aujourd'hui", a-t-il plaidé.

"Mais ça n'est pas parce que la France va mal qu'il faut se jeter dans le vide", a insisté François Fillon.

Il a pressé la droite et le centre de rester unis pour les élections législatives des 11 et 18 juin, mettant en garde contre la tentation de rallier la nébuleuse "En Marche!".

"Il faut rester unis, il faut aller aux législatives sous nos couleurs, il faut se battre pour des convictions plutôt que pour des places isolées sur un strapontin", a-t-il dit, dans une pique voilée à ceux qui, comme Bruno Le Maire, n'excluent pas de travailler avec Emmanuel Macron si ce dernier n'obtenait pas la majorité absolue au Parlement.

"Plus vous resterez groupés, plus vous pèserez, plus vous pèserez plus vous serez incontournables, plus vous serez incontournables, mieux la France sera gérée", a-t-il estimé.

"Je vais désormais prendre du recul", a conclu François Fillon, confiant "à d'autres" la mission "de définir les conditions dans lesquelles se poursuivra l'activité de Force républicaine."

Selon Paris Match, le sénateur LR Bruno Retailleau, ex-coordinateur de la campagne de François Fillon, reprendrait les rênes de Force Républicaine. Quant à l'ex-candidat, il aurait "plusieurs pistes dans le privé", précise l'hebdomadaire.

·         FRANCE

 

L'Eglise aborde le second tour en ordre dispersé

 

 

PARIS (Reuters) - Les catholiques de France abordent le second tour de l'élection présidentielle en ordre dispersé, tiraillés entre la défense des valeurs familiales qu'incarnerait selon une partie d'entre eux Marine Le Pen et le traditionnel "front républicain" qui passerait par un appel clair à voter pour Emmanuel Macron.

Contrairement aux institutions juives, protestantes et musulmanes qui ont appelé à faire barrage à la candidate du Front national dimanche prochain, l'Eglise a semblé tergiverser ces derniers jours, une prudence qui a suscité l'incompréhension et un certain agacement dans ses rangs.

Dès les résultats du premier tour connus, la Conférence des évêques de France (CEF) a publié un communiqué dans lequel elle a appelé "à construire une société plus juste, plus fraternelle dans ses diversités et plus respectueuse de chacun".

L'Eglise, a-t-elle souligné, n'a pas vocation à appeler à "voter pour l'un ou l'autre candidat" mais à "donner à chacun des éléments pour son discernement propre", citant notamment la question de la famille, de l'Europe ou des migrants.

Une note qui tranche avec la position claire prise en 2002 par Mgr Jean-Pierre Ricard, président de la CEF, et de nombreuses figures de l'Eglise, avant le second tour opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen.

A l'époque, le président de la commission sociale de l’épiscopat français, Mgr Olivier de Béranger, estimait qu'aucun "catholique clairvoyant ne p[ouvait] voter Le Pen héritier d’une tradition totalitaire et antichrétienne".

PRISES DE POSITION INDIVIDUELLES

Quinze ans plus tard, l'appel officiel a cédé la place à des prises de positions individuelles.

Premier à réagir, l'évêque de Troyes (Aube) Marc Stenger a mis en garde mercredi dernier, sur son compte Twitter, contre un vote Front national.

"Quel bulletin de vote le 7 mai? Pas celui de la peur, de la haine, du rejet, du mensonge, de l'exclusion, du repli : c'est l'opposé de l'Evangile", a-t-il écrit.

"Affaiblir l’Europe et diviser les Français ? Non à Mme Le Pen. Je choisis plus que jamais l'espérance", a renchéri Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier (Côtes d'Armor).

L’archevêque de Poitiers, Mgr Pascal Wintzer, a annoncé pour sa part qu'il ne voterait pas pour Marine Le Pen, estimant que "vouloir fermer les portes d’un pays est totalement illusoire" et serait "à l’évidence contre-productif".

A Paris, le centre pastoral de Saint-Merry a publié un communiqué intitulé "Nous sommes catholiques et au second tour nous voterons Macron" face au "danger d'un vote Front national".

"Face à un risque majeur, le chrétien ne peut se taire. Il doit s’engager", peut-on y lire.

Côté politique, le président socialiste de l'Assemblée Claude Bartolone a dénoncé la semaine dernière "le prêchi-prêcha de l'Eglise catholique", disant préférer "l'Eglise de 2002, qui a eu le courage de nommer, de dénoncer l'extrême droite".

Mardi, c'est au tour du quotidien catholique La Croix de prendre position et d'appeler à voter pour le leader d'En Marche! "avant qu'il ne soit trop tard".

"Notre journal n'a pas coutume d'exprimer une préférence parmi les candidats à une élection", écrit Guillaume Goubert dans son éditorial.

"Parce que l'enjeu est considérable pour la France et l'Europe, parce que trop de responsables politiques ont adopté une position sibylline, parce qu'il y a le risque d'un résultat acquis par inadvertance, il nous paraît nécessaire de dire clairement ce que nous jugeons préférable", ajoute-t-il.

LE PAPE BOTTE EN TOUCHE

Ces dernières années, les digues entre la droite catholique conservatrice et le Front national ont cédé, notamment sous l'effet de la Manif pour tous, organisation à la pointe de la contestation contre le mariage homosexuel.

Le mouvement a exprimé la semaine dernière son opposition à Emmanuel Macron, "candidat ouvertement anti-famille" et son émanation politique, Sens Commun, s'est-elle refusée à donner une consigne de vote en évoquant la "liberté de conscience".

Le blog traditionaliste Salon Beige a de son côté relayé l'appel du collectif Antioche, qui réunirait plusieurs évêques, à voter pour Marine Le Pen.

Cette frange de l'électorat catholique s'est réjouie des déclarations du pape François ce week-end, qui, interrogé sur le scrutin présidentiel français, a botté en touche et refusé de se prononcer.

"Je sais qu'un des candidats est un représentant de la droite forte mais l'autre, vraiment, je ne sais pas d'où il vient et c'est pour cela que je ne peux pas donner une opinion tranchée sur la France", a dit le souverain pontife, qui avait critiqué ouvertement Donald Trump lors de la campagne présidentielle américaine.

Au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen a séduit 23% des catholiques, soit un peu moins qu'Emmanuel Macron (24%) et loin derrière le candidat de la droite et du centre François Fillon ((28%) selon un sondage Harris Interactive.

Un autre sondage, IFOP cette fois, donnait la candidate du FN et le leader d'En Marche! à égalité, à 22%.

A cinq jours du second tour, Emmanuel Macron reste le favori des sondages face la candidate du parti d'extrême droite.

 

·         INTERNATIONAL

 

Le Hamas accepte un Etat palestinien dans les frontières de 1967

 

DOHA (Reuters) - Le Hamas s'est dit lundi favorable à l'établissement d'un Etat palestinien de transition à l'intérieur des frontières héritées de la guerre des Six-Jours en 1967.

Ce découpage est celui prôné par le Fatah, dirigé par le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et rival du Hamas, qui administre la bande de Gaza depuis dix ans.

"Le Hamas lutte pour la libération de toute la Palestine mais est disposé à soutenir un Etat dans les frontières de 1967, sans toutefois reconnaître Israël ou céder le moindre droit", a déclaré à Doha le chef politique du mouvement islamiste, Khaled Mechaal.

Lors du conflit éclair il y a cinquante ans contre les pays arabes, Israël avait occupé Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est. L'Etat hébreu s'est retiré de la bande de Gaza en 2005.

·         FRANCE

 

Ce qu’incarne le FN perpétue ce contre quoi de Gaulle a élevé sa stature

 

M. Dupont-Aignan vient, pour sa courte honte, de franchir un gouffre. Car ce qu’incarne le FN, le parti de Jean-Marie Le Pen emmené aujourd’hui par sa fille, perpétue exactement tout ce contre quoi de Gaulle a élevé sa stature : on ne doit pas se lasser de le rappeler aux générations nouvelles (...).

Il ne reste plus qu’à espérer que M. Dupont-Aignan, prétendument gaulliste, se trouve réduit bientôt, pour sa courte honte, à se répéter le propos de Montaigne : « Je me fais plus d’injure en mentant que je n’en fais à qui je mens. »

·         INTERNATIONAL

 

Trump rencontrerait Kim Jong-un si les conditions étaient réunies

 

WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump s'est dit prêt, lundi, à rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un si les circonstances le permettaient.

"Je serais honoré de le faire", a déclaré le président américain dans un entretien à l'agence de presse Bloomberg, ajoutant qu'il faudrait pour qu'une telle entrevue ait lieu "que les conditions soient réunies". "Mais je le ferais", a-t-il dit.

La tension autour de la Corée du Nord est vive depuis des semaines et la situation s'est détériorée en raison de la poursuite par Pyongyang de tests de missiles balistiques et de son programme nucléaire, tous deux interdits en vertu de résolutions des Nations unies.

Interrogé sur les propos tenus par le président Trump, le porte-parole de la Maison blanche, Sean Spicer, a tenu à souligner que plusieurs conditions devraient être remplies pour qu'une rencontre entre les deux hommes puisse se tenir.

Notamment que le régime communiste nord-coréen, l'un des plus isolés de la planète, renonce immédiatement à ses provocations.

 

"Manifestement, ces conditions n'existent pas aujourd'hui", a déclaré Sean Spicer.

02 MAI

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

"La partie n'est pas finie", prévient Jean-Luc Mélenchon

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a mis en garde les électeurs de la France insoumise contre la "terrible erreur" que représenterait selon lui un vote en faveur du Front national et s'est déclaré prêt à devenir Premier ministre, estimant son mouvement capable de remporter les élections législatives en juin.

Arrivé quatrième du premier tour de l'élection présidentielle dimanche dernier avec 19,58% des suffrages, le député de gauche européen n'a pas donné de consigne de vote pour le second tour qui opposera dimanche prochain la candidate du Front national Marine Le Pen à celui d'En marche ! Emmanuel Macron.

Le fait que Jean-Luc Mélenchon n'ait pas appelé explicitement à voter contre la candidate d'extrême droite au soir du premier tour a suscité de nombreuses critiques à gauche.

Invité dimanche soir du journal télévisé de TF1, le fondateur de la France insoumise a récusé toute ambiguïté dans sa position pour le second tour.