31 janvier

·         LA UNE 

·         LE SÉISME DONALD TRUMP

 

Tollé mondial après le décret anti-réfugiés de Donald Trump

 

Un décret signé par Donald Trump vendredi soir interdit l’accueil des réfugiés et l’entrée des ressortissants venant de sept pays du Moyen-Orient. Ce décret, toutefois, a été partiellement suspendu par une juge fédérale, samedi soir, en attendant un jugement sur le fond. Cette décision a provoqué un tollé général dans le monde. Des milliers de personnes manifestent aux États-Unis contre la politique anti-immigration et anti-musulmane de Trump. Ce bannissement des réfugiés est l’ultime message de la première semaine délirante de la présidence Trump.

 

·         INTERNATIONAL

 

Les millions oubliés par des membres du gouvernement Trump

 

NEW YORK (Reuters) - Les membres du gouvernement du président américain Donald Trump, qui pèsent ensemble quelque 14 milliards de dollars (13,1 milliards d'euros), ont été critiqués ces dernières semaines pour leur apparente incapacité à garder un inventaire précis de leurs vastes richesses.

Steven Mnuchin, un ancien de Goldman Sachs choisi par Donald Trump pour le poste de secrétaire au Trésor, s'est vu reprocher la semaine dernière par le Sénat d'avoir omis de déclarer plus de 100 millions de dollars de biens immobiliers.

Mardi, celui qui est proposé pour diriger le budget Mick Mulvaney a dit que, avant d'examiner plus en détail ses finances, il ne s'était pas rendu compte qu'il devait verser plus de 15.000 dollars de taxes fédérales pour l'emploi d'une nounou.

Donald Trump lui-même a dit à Reuters il y a près d'un an qu'il ne prêtait guère attention à ses propres investissements dans des fonds alternatifs et des fonds mutuels.

Les spécialistes de la banque privée, qui ont comme clients des personnes ultra-riches, disent que s'ils pouvaient recevoir un dollar à chaque fois que leurs clients oubliaient un million de dollars, ils seraient presqu'aussi riches qu'eux.

·         FRANCE

 

Une perquisition menée dans l'enquête Fillon

 

PARIS (Reuters) - Une perquisition a eu lieu jeudi dans les locaux parisiens de la "Revue des deux mondes" à laquelle l'épouse de François Fillon a collaboré en 2012, a-t-on appris samedi de source proche de l'enquête, confirmant une information d'Europe 1.

Les policiers, saisis mercredi d'une enquête préliminaire, cherchent à déterminer si Penelope Fillon a bénéficié d'emplois fictifs, au sein de cette revue et en tant qu'attachée parlementaire, comme le suggère le Canard enchaîné.

Selon le Canard enchaîné, l'épouse du candidat de la droite à la présidentielle a été rémunérée 500.000 euros pour son travail auprès de son mari puis de son suppléant et 100.000 euros pour sa collaboration à la "Revue des deux mondes".

Michel Crépu, ex-directeur de cette publication mensuelle, a déclaré à la presse que l'épouse du candidat de la droite à la présidentielle n'avait rédigé en un peu plus d'un an et demi que "deux notes de lecture" de moins d'une page chacune.

Il a été entendu vendredi comme témoin au siège de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales, de même que la journaliste Christine Kelly, auteure de la première biographie de François Fillon.

L'affaire a vite pris de l'ampleur après les révélations du Canard enchaîné, qui ont filtré mardi: la polémique a aussitôt embrasé la classe politique et, mercredi, le Parquet national financier a ouvert une enquête pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits.

Toute la question pour le camp Fillon est de savoir si les enquêteurs parviendront à faire rapidement la lumière sur le dossier, le candidat ayant déclaré qu'il renoncerait à la présidentielle d'avril-mai s'il était mis en examen.

Le vainqueur de la primaire de novembre tient dimanche, à Paris, son meeting de lancement de campagne.

·         INTERNATIONAL

 

Six millions d'enfants menacés de famine en Afrique de l'est

 

NAIROBI (Reuters) - La faim, la sous-alimentation et la mort menacent 6,5 millions d'enfants vivant dans les zones arides et pauvres de la Somalie, de l'Ethiopie et du Kenya en raison de sécheresses successives, a dit une organisation non-gouvernementale, ajoutant que prévisions en matière de pluies de printemps sont en outre plutôt mauvaises.

Des déficits de pluie répétés dans ces trois pays ont placé 15 millions de personnes dans une situation de crise, en raison des pénuries d'eau et de la mort de leurs animaux, a souligné l'association Save the Children.

"La situation, déjà désespérée pour des enfants et des familles en Somalie, en Ethiopie et au Kenya, ne fera que s'empirer - des millions d'entre eux risquant ainsi la famine, voire la mort", a déclaré John Graham, directeur pour l'Ethiopie au sein de l'ONG.

Près de 500.000 enfants souffrent déjà d'une sous-alimentation aigüe, ce qui veut dire qu'ils sont susceptibles de mourir sans intervention d'urgence, ajoute Save the Children.

Des donateurs, des responsables politiques et le nouveau secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres se retrouvent à un sommet de l'Union africaine qui ouvre lundi en Ethiopie.

·         INTERNATIONAL

 

L'armée syrienne reprend les sources alimentant Damas en eau

 

BEYROUTH (Reuters) - Les forces gouvernementales syriennes ont repris le contrôle des sources qui fournissent la majorité de l'approvisionnement en eau de Damas, a annoncé un média proche de la milice chiite du Hezbollah libanais qui soutient militairement le régime Assad.

Les troupes ont pénétré dans le village d'Aïn al Fidja situé dans la vallée de Wadi Barada. Un accord a été conclu entre le gouvernement et les rebelles pour autoriser l'accès à cette zone située au nord-ouest de Damas, précise l'organe du Hezbollah.

L'accord prévoit également l'évacuation des insurgés.

·         INTERNATIONAL

 

La Colombie et les FARC veulent lutter ensemble contre la coca

 

BOGOTA (Reuters) - Le gouvernement colombien et les rebelles marxistes des Farc ont annoncé vendredi un plan visant à remplacer des cultures illégales et à éradiquer de vastes étendues de feuilles de coca, la matière première utilisée pour fabriquer la cocaïne.

Ce plan rentre dans le cadre de l'accord de paix signé fin novembre entre Bogota et la guerilla, destiné à mettre fin à 52 ans d'insurrection armée.

La Colombie, dont plus de 96.000 hectares sont semés de coca selon les Nations Unies, a manuellement détruit 17.642 hectares l'an dernier et saisi une quantité record de 378 tonnes de cocaïne.

Les plantations de feuilles de coca ont augmenté de 39% en 2015 après que le gouvernement a mis un terme à la fumigation aérienne au moyen du glyphosate, un produit chimique, une pratique qui faisait partie de la stratégie de lutte contre les narcotiques soutenue par les Etats-Unis.

La Colombie et le Pérou voisin sont les premiers producteurs mondiaux de cocaïne.

"L'objectif est de remplacer environ 50.000 hectares de cultures illicites pendant la première année de mise en oeuvre dans plus de 40 municipalités des départements les plus affectés", précisent le gouvernement et les rebelles dans un communiqué commun.

Les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) étaient considérés comme l'un des acteurs majeurs du marché de la drogue.

Le président colombien Juan Manuel Santos et la direction des Farc ont convenu du programme de substitution dans le cadre de l'accord de paix de fin 2016.

Du cacao et des arbres fruitiers figurent parmi les cultures qui seront plantées à la place des feuilles de coca.

Rafael Pardo, commissaire à l'après-conflit, a précisé que le gouvernement investirait 340 millions de dollars (318 millions d'euros) dans ce programme de substitution qui, selon lui, bénéficiera à 50.000 familles.

Dans un premier temps, les Farc avait imposé une "taxe" sur la production de coca dans les régions qu'elles contrôlaient pour finir par gérer le trafic dans ces régions.

La guérilla s'est engagée à abandonner le trafic du drogue une fois l'accord de paix conclu mais d'autres groupes, y compris des groupes paramilitaires, cherchent à remplacer les Farc sur ce marché de la drogue.

·         LES FONDS SECRETS DES SÉNATEURS UMP

 

François Fillon a bénéficié de fonds publics détournés au Sénat

 

Mediapart révèle que François Fillon, quand il était sénateur, a empoché une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d’assistants, grâce à un système de commissions occultes.

 

 

·         LA UNE 

·         FINANCEMENT DE LA VIE POLITIQUE

 

La descente aux enfers de la banque russe du FN

 

Depuis sa faillite, la banque qui a prêté 9 millions d’euros au FN est dans le viseur de la justice russe. Et à travers elle, toutes les irrégularités qui se sont déroulées en coulisses. Le curateur, l’Agence d’assurance des dépôts, a découvert que le prêt au FN avait été transféré à une obscure petite société moscovite. Un ancien vice-directeur a été arrêté, soupçonné de détournements massifs. Le FN refuse de se prononcer sur cet incroyable imbroglio.   

 

·         INTERNATIONAL

 

Le secrétaire du FN joue à cache-cache en Israël

 

Présentée comme « privée » avant d’être étalée sur son compte Twitter, la visite en Israël de Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, s’inscrit dans la tentative du parti de conquérir le vote des juifs français. Problème : la plupart des interlocuteurs rencontrés disent ignorer qui est précisément Nicol

 

·         INTERNATIONAL

 

Ankara demande à Athènes de rejuger les soldats turcs

 

ISTANBUL/ANKARA (Reuters) - La Turquie a demandé vendredi à la Grèce de revoir sa décision de ne pas extrader huit militaires qui se sont réfugiés en Grèce après le coup d'Etat manqué de juillet dernier et a menacé de prendre des mesures de représailles, notamment de mettre fin à un accord conclu avec Athènes sur les migrants.

La Cour suprême grecque s'est opposée jeudi à l'extradition des huit militaires turcs, qui ont demandé l'asile politique, en soulignant qu'ils craignaient pour leur vie en Turquie. Ankara les considère comme impliqués dans le putsch manqué du 15 juillet et les considère comme des traîtres.

"Nous avons demandé que les huit soldats soient jugés une nouvelle fois. C'est une décision politique, la Grèce protège et abrite des conspirateurs", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, à la chaîne de télévision TRT Haber.

"Nous étudions ce que nous pouvons faire. Il y a un accord migratoire que nous avons signé, qui comprend un accord de réadmission avec la Grèce, et nous sommes en train d'étudier ce que nous pouvons faire, y compris l'annulation de l'accord de réadmission avec la Grèce", a ajouté le ministre.

L'accord bilatéral de réadmission permet aux autorités grecques de remettre à leurs homologues turcs les migrants entrés illégalement en Grèce.

Interrogée sur le risque de voir la Turquie annuler également l'accord conclu avec l'Union européenne, une porte-parole de la Commission européenne s'est dite "confiante" dans le fait qu'il continuerait de s'appliquer.

Les services du Premier ministre grec Alexis Tsipras ont répondu jeudi et vendredi aux commentaires de la Turquie en expliquant que les putschistes n'étaient pas les bienvenus en Grèce mais que la justice grecque était indépendante et que les décisions de justice devaient être respectées.

"Le gouvernement grec a condamné avec véhémence (...) la tentative de coup d'Etat et a soutenu le gouvernement démocratiquement élu dans notre pays voisin", a déclaré le bureau d'Alexis Tsipras.

Il a ajouté qu'"en Grèce, la seule autorité pour les décisions pertinentes est le système judiciaire grec indépendant, dont les verdicts sont à l'évidence contraignants".

Les relations entre la Grèce et la Turquie se sont améliorées avec le temps, mais les deux voisins ont encore des différends territoriaux, notamment à propos de Chypre. Les deux ont été au bord de la guerre en 1996 à propos d'un îlot inhabité.

Les huit militaires réclamés par la Turquie - trois commandants, trois capitaines et deux sergents majors - sont arrivés par hélicoptère le 16 juillet en Grèce où ils ont demandé l'asile en disant craindre pour leur vie.

Ils nient toute implication dans la tentative de putsch, qui a été suivie de vastes purges dans l'armée et la fonction publique, notamment.

La justice grecque les a condamnés en juillet dernier à deux mois de prison avec sursis pour être entrés illégalement sur le territoire grec.

·         ÉCONOMIE

 

Le Pentagone va revoir les budgets du F-35 et d'Air Force One

 

WASHINGTON (Reuters) - Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a lancé une procédure de réduction des coûts de deux des principaux programmes d'équipement du Pentagone, le chasseur F-35 et la prochaine génération de l'avion présidentiel Air Force One, montrent des documents publiés vendredi par le Pentagone.

La revue du programme F-35, un contrat attribué au groupe de défense Lockheed-Martin que le président Donald Trump a jugé trop coûteux, se fera en deux parties: la réduction des coûts d'une part et d'autre part l'évaluation de l'opportunité de recourir au F/A-18E/F de Boeing comme alternative au F-35C, précisent ces documents.

Le coût global du programme F-35 a fortement augmenté depuis le lancement pour atteindre 379 milliards de dollars (355 milliards d'euros). Le programme représente à lui seul 20% du chiffre d'affaires total de Lockheed-Martin.

La revue de la prochaine génération d'Air Force One, un programme que Donald Trump a également jugé trop coûteux, cherchera à identifier les mesures à prendre pour réduire ses coûts d'acquisition et d'entretien.

En décembre, Trump a obtenu du PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, la promesse que le coût de remplacement d'Air Force One ne dépasserait pas les quatre milliards de dollars.

"Nous allons le faire pour moins que cela", a-t-il dit à la presse le mois dernier, "et nous nous engageons à travailler ensemble pour faire en sorte d'y arriver."

Vendredi, un représentant de Boeing a dit que la société fournissait des informations à l'administration Trump depuis quelques semaines et s'engageait à fournir des équipements militaires à des prix aussi abordables que possible.

Lockheed-Martin n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

·         INTERNATIONAL

 

Un millier de migrants sauvés vendredi en Méditerranée, un mort

 

ROME (Reuters) - Un millier de migrants entassés sur une dizaine d'embarcations ont été sauvés vendredi en Méditerranée tandis qu'un cadavre a été récupéré dans un des canots pneumatiques, ont annoncé les garde-côtes italiens.

Un navire des garde-côtes, le bateau de l'association humanitaire espagnole Proactiva Open Arms et un bâtiment enregistré aux Caraïbes se sont portés à l'aide de migrants entassés dans six canots pneumatiques et trois embarcations en bois.

La nationalité des migrants n'a pas été communiquée.

Depuis la fermeture de la route Turquie-Grèce-Balkans début 2016, la traversée de la Méditerranée entre la Libye et l'Italie est la principale voie d'entrée des migrants dans l'UE.

Plus de 180.000 migrants, principalement africains, ont atteint les côtes italiennes l'an dernier, portant le nombre total d'arrivées ces trois dernières années à un peu plus de 500.000.

·         DIPLOMATIE

 

L’armée américaine reste aux Chagos

 

Au 1er janvier 2017, Londres et Washington ont renouvelé pour vingt ans le bail d’occupation de l’archipel des Chagos. La Grande-Bretagne a déporté les habitants de ces îles de l’océan Indien en 1967, afin de permettre la construction d’une base militaire américaine, au carrefour stratégique du Moyen-Orient et de l’Asie.

 

 

·         LE SÉISME DONALD TRUMP

 

Le premier acte de Trump contre les sans-papiers, les musulmans et les «villes sanctuaires»

 

La construction « immédiate » du mur avec la frontière mexicaine, des expulsions « massives » de sans-papiers, des sanctions financières contre les « villes sanctuaires » : Donald Trump sort l’artillerie lourde.

·         FRANCE

 

Loin des «valeurs du handball», le calvaire de deux entraîneurs des Bleues

 

C’est une initiative très rare dans le sport de haut niveau : les deux anciens sélectionneurs de l’équipe de France féminine de handball dénoncent le comportement de leur fédération devant les prud’hommes. Victimes d’une cabale, ils ont été écartés de leur poste à la veille des JO, afin de mieux les « protéger ».

 

·         FRANCE

 

CORR-Fillon sur ses enfants avocats, "une imprécision de langage"

 

PARIS (Reuters) - (Bien lire au § 9 que le meeting de Fillon aura lieu dimanche)

François Fillon a fait "une imprécision de langage" en affirmant jeudi soir sur TF1 qu'il avait rémunéré par le passé deux de ses enfants pour leurs compétences d'avocat, alors qu'ils n'avaient pas encore prêté serment à l'époque, a dit vendredi son entourage à Reuters.

Marianne et Libération ont relevé que Marie et Charles Fillon effectuaient encore leurs études de droit au moment où François Fillon, alors sénateur UMP de la Sarthe, a expliqué leur avoir confié des "missions précises".

Pour preuve de sa sincérité et de sa transparence, le candidat de la droite et du centre à la présidentielle, déstabilisé par une enquête relative à des emplois présumés fictifs de son épouse - notamment un rôle d'attachée parlementaire à ses côtés dont la réalité est mal établie - a révélé sur TF1 qu'il avait également rémunéré ses deux aînés lors de son mandat de sénateur (septembre 2005-juin 2007).

"Et je vais même vous dire quelque chose que vous ne savez pas, c'est que lorsque j'étais sénateur, il m'est arrivé de rémunérer, pour des missions précises, deux de mes enfants qui étaient avocats, en raison de leurs compétences", a-t-il dit.

Or Marie et Charles Fillon sont devenus avocats après que leur père eut été nommé Premier ministre, respectivement en novembre 2007 et juin 2011, selon l'annuaire du barreau de Paris, ville où ils exercent.

"C'est une imprécision de langage, ses enfants sont avocats", a précisé l'entourage du candidat à Reuters.

"La séquence d'hier a beaucoup touché, les gens ont senti la sincérité de François Fillon, il a eu le bon ton. Nous sommes assez sereins pour la suite", a-t-on ajouté.

François Fillon, qui se trouvait vendredi à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) pour rendre hommage à Philippe Séguin, son mentor en politique, tiendra dimanche à La Villette, à Paris, le meeting de lancement de sa campagne.

Son épouse Penelope sera présente, a dit son entourage à Reuters.

François Fillon a assuré jeudi sur TF1 que le travail de son épouse était réel et qu'il fournirait toutes les pièces nécessaires à la justice pour le prouver. Il a dénoncé une accusation "abjecte" visant à "l'abattre".

·         INTERNATIONAL

 

La justice allemande précise ses soupçons sur l'ex-N°1 de Volkswagen

 

BERLIN (Reuters) - Le parquet de Brunswick a annoncé vendredi avoir élargi son enquête sur le scandale des tests d'émissions truqués de Volkswagen en précisant qu'il soupçonnait désormais Martin Winterkorn, ex-président du directoire du groupe automobile, d'avoir eu connaissance de cette manipulation plus tôt qu'il ne l'a dit en public.

Le parquet, dont le siège est proche de celui de Volkswagen, a précisé que 28 domiciles et bureaux avaient fait l'objet de perquisitions cette semaine dans le cadre de son enquête.

Il a ajouté que le nombre de personnes faisant l'objet d'un acte d'accusation dans cette affaire était passé de 21 à 37, dont Martin Winterkorn, précisant que ce dernier faisait l'objet d'une instruction du parquet pour escroquerie présumée, en plus de celle portant sur des faits présumés manipulation de cours.

"Des éléments suffisants sont apparus au cours des investigations, particulièrement lors des interrogatoires de témoins et suspects et de l'analyse des données saisies, selon lesquels le mis en cause (Martin Winterkorn) pourrait avoir eu connaissance de l'existence du logiciel de manipulation et de ses effets plus tôt qu'il ne l'a dit publiquement", a déclaré le parquet dans un communiqué.

Depuis le début de l'affaire en septembre 2015, Volkswagen déclare que ses dirigeants n'avaient pas connaissance de la manipulation des tests anti-pollution avant la fin août de cette année-là et qu'ils en avaient officiellement informé les autorités américaines au début du mois de septembre.

"Pour l'heure, Winterkorn s'en tient au communiqué qu'il a publié avant son audition par une commission parlementaire le 19 janvier", a déclaré son avocat dans un communiqué envoyé par courriel.

 

Lors de cette audition, Martin Winterkorn a refusé de dire quand il avait eu connaissance pour la première fois de l'existence du dispositif de trucage des tests anti-pollution de certains modèles diesel, tout en assurant n'avoir rien dissimulé.

29 janvier

·         LA UNE 

 

·         TERRORISME

 

L'assassinat des journalistes français au Mali Les coulisses de la libération des otages d'Arlit

 

Des notes confidentielles, obtenues par « Envoyé spécial » et consultées par Mediapart, évoquent un lien entre l'assassinat par AQMI des journalistes de RFI au Mali et le fait que des djihadistes n'auraient pas perçu l'intégralité de la rançon versée par la France pour libérer les otages d'Arlit.

 

·         INTERNATIONAL

 

AQMI a reçu 42 millions d’euros de rançon pour les sept otages d’Areva

 

Pierre-Antoine Lorenzi, ancien de la DGSE, a négocié la libération de quatre des sept otages enlevés à Arlit, au Niger, en 2010. Il revient sur sa mission et sur les conflits qu’elle a provoqués avec le patron de la DGSE Bernard Bajolet. Il révèle que 30 millions d’euros ont été mobilisés par le ministère de la défense.

 

·         INTERNATIONAL

 

Des rançons, des intermédiaires et un ancien espion de la DGSE

 

Un ancien de la DGSE, Jean-Marc Gadoullet, exige des paiements des entreprises Areva et Vinci pour la mission effectuée en faveur des trois premiers otages libérés en 2011, mais aussi pour la libération des quatre autres, qu’il n’a pas conduite. L’espion a été écarté en 2013, lorsque le ministre de la défense a repris le dossier.

·         TERRORISME

 

La sécurité des expatriés d’Arlit n'était pas du tout assurée

 

À partir de documents de l’enquête d’« Envoyé spécial », Mediapart a reconstitué l’enlèvement en 2010 des expatriés travaillant sur le site minier d’Areva à Arlit, dans le nord du Niger. Les témoignages révèlent à quel point leur sécurité n’était pas assurée et combien des procédures n'étaient pas respectées.

 

·         FRANCE

 

Après la primaire, Macron face au «piège» des ralliements

 

Après la primaire, le candidat d’En Marche risque de voir des soutiens arriver du PS. Au risque de passer pour une machine à recycler les éléphants socialistes. Difficile à assumer dans un mouvement qui prône le « renouvellement » et fustige le « système ».

 

·         FRANCE

 

De Xavière Tiberi à Penelope Fillon, un même soupçon

 

François Fillon avait sévèrement critiqué Jean Tiberi, quand l’épouse du maire de Paris, Xavière Tiberi, était jugée pour son emploi fictif. Par un curieux retour de bâton, le candidat à la présidentielle est aujourd’hui rattrapé par l’affaire des salaires de son épouse, Penelope Fillon.

·         DROITE

 

La laborieuse défense de François Fillon

 

Jeudi 26 janvier, 48 heures après les révélations du Canard enchaîné sur l’emploi présumé fictif de sa femme, François Fillon s’exprimait au 20 heures de TF1 pour assurer sa défense. Exprimant son « dégoût » face à ce qu’il a qualifié de « calomnies », l’ancien premier ministre n’a pas franchement répondu sur le fond de l’affaire, mais a tout de même précisé qu’il lui était aussi « arrivé de rémunérer » deux de ses enfants.

 

·         AFRIQUE

 

Accident de train au Cameroun: un rapport détaille la cascade de fautes

 

Selon le rapport d’expert que Mediapart a consulté, l’accident, en octobre 2016, d’un train de la société de chemin de fer camerounaise Camrail, dont le groupe Bolloré est l’actionnaire majoritaire, est dû au mauvais état des systèmes de freinage et à « une accumulation de fautes graves et de négligences ».

 

·         INTERNATIONAL

 

Les négociations de paix en Syrie repoussées à fin février

 

MOSCOU (Reuters) - La reprise des négociations de paix en Syrie sous l'égide des Nations unies qui était programmée le 8 février à Genève a été repoussée jusqu'à la fin du mois, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

La Russie a été avec la Turquie et l'Iran l'un des parrains des discussions "préparatoires" qui se sont déroulées en début de semaine à Astana, au Kazakhstan, et n'ont débouché sur aucune avancée concrète, hormis une réaffirmation du cessez-le-feu qui est violé quotidiennement.

Les trois "garants" ont aussi promis d'oeuvrer à la mise en place d'un mécanisme de supervision de cette trêve mais la déclaration finale de la conférence n'a suscité ni l'adhésion des rebelles, ni celle du gouvernement de Bachar al Assad qui a annoncé qu'il poursuivrait son offensive militaire près de Damas.

L'émissaire de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a néanmoins estimé au terme des deux jours de discussions qu'il serait possible de relancer sur cette base le processus de Genève.

·         INTERNATIONAL

 

Poutine et Trump s'entretiendront samedi au téléphone

 

MOSCOU (Reuters) - Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump devraient s'entretenir pour la première fois au téléphone samedi, rapporte l'agence de presse russe Tass en citant le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le Kremlin avait jusqu'à présent dit qu'il ne savait pas quand interviendrait le premier entretien entre les deux dirigeants.

L'élection de Donald Trump a été polluée par les accusations d'interférences russes dans la campagne présidentielle visant à favoriser la victoire de l'homme d'affaires face à Hillary Clinton. Trump a constamment rejeté ces accusations de ses propres services de renseignement.

Le nouveau président américain a annoncé jeudi son intention d'établir des "zones de sécurité" pour les civils en Syrie, ce qui devrait se heurter à l'hostilité du régime de Bachar al Assad, dont Moscou est avec l'Iran, ennemi désigné de Trump, le principal allié.

Dmitri Peskov a déclaré jeudi que le Kremlin n'avait pas été consulté à ce sujet par Washington.

·         FRANCE

 

Fillon défend son épouse et se dit "renforcé" pour l'Elysée

 

PARIS (Reuters) - François Fillon a déclaré jeudi soir sur TF1 que les "calomnies" visant son épouse le renforçaient dans sa volonté d'accéder à l'Elysée et a affirmé que Penelope Fillon travaillait à ses côtés "depuis 1981", date de son premier mandat électif.

Le candidat de la droite et du centre, déstabilisé par des allégations du Canard enchaîné sur des emplois présumés fictifs de Penelope Fillon en tant qu'attachée parlementaire et rédactrice à La Revue des deux mondes, a précisé que son seul motif de renoncement serait une mise en examen le visant.

Il a assuré qu'il fournirait à la justice "les justificatifs nécessaires" attestant des missions de son épouse.

"En réalité, ma femme travaille pour moi depuis toujours, depuis 1981, depuis ma première élection (député de la Sarthe-NDLR), elle m'a toujours accompagné dans ma vie publique et d'ailleurs je pense que je n'aurais pas fait le parcours que j'ai fait sans son soutien et sans son aide", a-t-il témoigné.

"Elle l'a fait bénévolement pendant des années : en 1997, j'ai un collaborateur parlementaire qui est parti, je l'ai remplacé par Penelope et elle est restée ma collaboratrice avec une interruption lorsque j'étais à Matignon, jusqu'en 2013, où j'ai choisi de cesser cette collaboration", a-t-il expliqué.

"Son travail est réel", a-t-il insisté en louant sa simplicité et sa disponibilité auprès des habitants de ses fiefs sarthois de Sablé et Solesmes.

Au nombre des missions de Penelope Fillon, diplômée de droit et de lettres, François Fillon a cité la relecture de discours, la réception "d'innombrables personnes qui voulaient me voir et que je ne pouvais pas voir", une fonction de représentation "dans des manifestations, des associations".

"Elle me faisait la synthèse de la presse, remonter les demandes des gens, remonter les évolutions de notre société", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas un travail qui est normé, qui répond à des règles précises, qu'on fait forcément dans un bureau."

"J'AI PRIS LES DEVANTS"

L'ancien Premier ministre a défendu la légalité de cette fonction d'attaché parlementaire et la "liberté" donnée au parlementaire de disposer comme il l'entend de "l'enveloppe" mensuelle mise à sa disposition pour ses frais.

"Les parlementaires ont une enveloppe, cette enveloppe elle est fixe et à l'intérieur de cette enveloppe ils font ce qu'ils veulent, ils choisissent les collaborateurs qu'ils souhaitent et ils fixent les missions qu'ils souhaitent. C'est fondamental, parce que c'est la liberté du Parlement", a-t-il dit, ne démentant pas le demi-million d'euros touchés par son épouse.

Le candidat, qui a fait de l'intégrité en politique et de la rigueur budgétaire deux des maîtres-mots de sa campagne, a convenu que la question de mettre un terme à une telle pratique, légale en France, se posait.

"J'ai pris les devants en 2013 (date de l'entrée en vigueur de la loi relative à la transparence de la vie publique-NDLR), parce que j'ai compris qu'au fond l'opinion publique avait évolué sur ces questions-là, qu'il y avait ces soupçons, qu'il y avait une forme d'exigence différente", a-t-il avancé.

Ainsi a-t-il révélé, pour devancer de nouvelles attaques, qu'il avait rémunéré "pour des missions précises deux de [s]es enfants qui étaient avocats en raison de leurs compétences" quand il était sénateur de la Sarthe (septembre 2005-juin 2007).

Interrogé sur des déclarations de son épouse dans la presse, française et anglo-saxonne, où elle expliquait se tenir à distance de la vie politique, François Fillon a répondu : "Elle a voulu dire, et c'est très clair, qu'elle n'a jamais fait de politique (...), qu'elle n'a jamais été engagée".

"C'est une femme discrète qui ne va pas sur les plateaux de télévision", les radios, "qui ne fréquente pas les couloirs de l'Assemblée nationale".

"JE LA DÉFENDRAI, JE L'AIME"

S'agissant des 100.000 euros perçus par son épouse émanant de La Revue des deux mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, un ami de François Fillon, ce dernier a là aussi attesté de la réalité du travail que Le Canard enchaîné met en doute.

"Elle a été sa conseillère (de Marc de Lacharrière-NDLR) pendant un an et demi et c'est à ce titre qu'elle a touché ce salaire. Elle a fait pour lui des travaux qu'il montrera à la justice", a-t-il dit.

"Mon épouse est remarquable, elle est exceptionnelle. Vous n'imaginez pas à quel point elle souffre qu'on puisse penser qu'elle n'a pas respecté les règles", a dit François Fillon avec émotion. "Je la défendrai, je l'aime, je la protégerai et je dis à tous ceux qui voudront s'en prendre à elle qu'ils me trouveront en face".

Pour preuve de sa détermination face à "une avalanche de calomnies et de critiques", "ces méthodes spécifiquement françaises", le candidat a dit se sentir renforcé par cette épreuve. "Ça me renforce dans l'idée qu'il y a quelque chose de pourri dans notre démocratie."

"Il n'y a qu'une seule chose qui m'empêcherait d'être candidat, c'est si mon honneur était atteint, si j'étais mis en examen", a-t-il dit.

·         INTERNATIONAL

 

L'armée syrienne repousse une attaque de l'EI au sud-est d'Alep

 

BEYROUTH (Reuters) - L'armée syrienne a repoussé jeudi au sud-est d'Alep une attaque du groupe Etat islamique (EI) qui avait momentanément coupé la seule voie d'approvisionnement des forces gouvernementales syriennes entre Alep et le reste des territoires sous leur contrôle, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

De source militaire syrienne, on avait en revanche démenti un peu plus tôt que la voie en question, la route Khanasser-Ithriya, ait été coupée, assurant qu'il n'y avait pas eu d'attaque des djihadistes dans la région.

"Au contraire, l'armée étend son contrôle dans ce secteur", avait-on dit de même source.

 

La route relie Alep, que l'armée et ses supplétifs tiennent intégralement depuis le mois dernier, aux villes d'Hama et de Homs, plus au sud, via Khanasser et Ithriya.

28 janvier

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Le parquet financier enquête sur les emplois de Penelope Fillon

 

500 000 euros de fonds publics entre 1998 et 2012 sur des contrats d’assistante parlementaire. Puis environ 100 000 euros pour un contrat privé en 2012 et 2013. Le parquet national financier a ouvert une enquête pour « détournement de fonds publics » et « abus de biens sociaux ».

 

·         DROITE

 

L'affaire est un accident industriel pour la droite

 

L’affaire des emplois présumés fictifs de son épouse pourrait coûter très cher à François Fillon. Celui qui avait construit sa campagne sur l’exemplarité et promis une cure d’austérité aux Français, voit ses contradictions et ses prétendus alliés se retourner contre lui. La droite s’interroge sur ses chances de l’emporter.

 

·         FRANCE

 

Ladreit de Lacharrière, le mécène riche et puissant

 

Le milliardaire qui a fait embaucher l’épouse de François Fillon à La Revue des Deux Mondes en 2012 et 2013 est un patron qui sait se montrer généreux. L’homme à la tête de la puissante agence de notation Fitch, et qui a ses entrées à l’Élysée, a toujours su aider ses amis dans le besoin. 

 

·         FRANCE

 

Primaire PS: Hamon déjoue les pièges de Valls

 

Divisés sur de nombreux sujets, comme l'économie ou la laïcité, les deux finalistes de la primaire du PS ont eu quelques échanges musclés au cours de l'ultime débat télévisé. L'ancien premier ministre, arrivé deuxième au premier tour, ne semble pas en mesure d'inverser la tendance et le rassemblement prévu à l'issue du second tour paraît hypothétique.

 

·         NUCLÉAIRE

 

Yannick Jadot: l’accord sur Fessenheim «est une escroquerie»

 

Le protocole d’accord entre l’État et EDF pour la fermeture de la centrale de Fessenheim est « cynique »« scandaleux » et mensonger, dénonce le potentiel candidat écologiste à la présidentielle. Il assure qu’il obtiendra les 500 signatures et rejette tout ralliement à Benoît Hamon.

·         JUSTICE

 

Triple assassinat de militantes kurdes: le suspect meurt, les commanditaires à l’abri

 

L’assassin des femmes tuées à Paris le 9 janvier 2013 dans les bureaux du Centre d’information du Kurdistan est décédé d’une tumeur en décembre. La cour d’assises spéciale qui devait le juger s’est réunie le 23 janvier pour constater l’extinction des poursuites. Un épilogue qui rassure les autorités françaises et turques.

 

·         BANQUES

 

Portugal: les juges sont sur la piste du pacte de corruption du premier ministre Socrates

 

Aidés par les « Panama papers », les magistrats instructeurs portugais pensent avoir mis au jour le pacte de corruption entre l'ancien premier ministre José Socrates et Ricardo Salgado, le maître de l'empire déchu du clan Espirito Santo. Ou comment la corruption a permis de changer l’or en plomb.

 

·         FRANCE

 

PARIS (Reuters) - Le camp de François Fillon a lancé la riposte jeudi, au lendemain des révélations sur les emplois de son épouse et de l'ouverture d'une enquête qui sont selon ses proches autant de signes d'une "manoeuvre politique" à l'approche de la présidentielle.

Sur le front judiciaire, d'abord : l'avocat du candidat de la droite va livrer de premiers éléments à la justice dès ce jeudi après-midi afin de prouver que Penelope Fillon a bien travaillé au service de son époux, selon le sénateur Bruno Retailleau, fidèle de l'ex-Premier ministre.

Toujours selon lui, l'avocat devait prendre contact dans la matinée avec le Parquet national financier, qui a ouvert le dossier Fillon après la parution d'un article du Canard enchaîné faisant état de possibles emplois fictifs d'attachée parlementaire et de collaboratrice au sein d'une revue.

Sur le front médiatique, ensuite: François Fillon sera l'invité du journal de 20-Heures de TF1 ce jeudi soir. Les membres de son équipe se sont pour leur part succédé ce jeudi matin sur les antennes pour s'étonner de voir cette affaire surgir dans la campagne à moins de 100 jours du premier tour.

"La justice (...) s'est saisie avec une rapidité époustouflante d'une affaire qui tombe à pic en pleine campagne présidentielle", a déclaré sur RTL Valérie Pécresse, qui a également parlé d'une "manoeuvre politique".

"Personne n'est dupe. On sait bien qui a intérêt à ce que ces faits soient révélés", a ajouté la présidente du conseil régional d'Île-de-France, sans autre précision sur la nature de ses soupçons.

"Créer ces polémiques à 90 jours de l'élection, c'est juste essayer de voler les Français du choix qui va être le leur", a renchéri sur LCI Thierry Solère, porte-parole de François Fillon.

"OFFICINES"

Cette affaire tombe d'autant plus mal pour François Fillon que celui-ci a fait campagne ces derniers mois en peaufinant son image de droiture et de probité, par opposition à celle de Nicolas Sarkozy, son adversaire de la primaire de novembre.

Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne, voit dans cette affaire la main d'"officines", qui auraient transmis des informations au Canard enchaîné.

"Avoir un certain nombre de fiches de paie etc., ça relève évidemment d'officines qui sont très, très informées, qui sont actives et qui ont un certain nombre d'accès à des informations encore une fois particulières", a estimé le sénateur sur Europe 1, là encore sans en dire plus.

Selon lui, Penelope Fillon jouait un rôle de conseillère et de "petite main" auprès de son mari.

François Fillon avait réagi dès mercredi en déplorant la "misogynie" de l'hebdomadaire satirique puis, une fois l'enquête ouverte, en dénonçant une "campagne de calomnie" et des "accusations dénuées de tout fondement".

Dans un communiqué, le vainqueur de la primaire de la droite avait également parlé d'une "décision particulièrement rapide" à propos de la procédure lancée par le Parquet national financier.

Selon le Canard enchaîné, Penelope Fillon, qui a toujours revendiqué distance et discrétion dans la carrière politique de son mari, a été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire par François Fillon puis son suppléant à l'Assemblée nationale, et pendant vingt mois par La Revue des deux mondes.

L'hebdomadaire satirique, paru mercredi, dit n'avoir guère trouvé trace de ses activités qui lui auraient rapporté plus de 500.000 euros bruts.

L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

·         INTERNATIONAL

 

Regroupement de factions rebelles syriennes face au Front Fateh al Cham

 

BEYROUTH (Reuters) - Les rebelles syriens du groupe islamiste Ahrar al Cham ont annoncé jeudi avoir fusionné avec six autres factions rebelles pour repousser une offensive lancée cette semaine dans le nord-ouest de la Syrie par les islamistes du Front Fateh al Cham, ex-Front al Nosra, contre des factions de l'Armée syrienne libre (ASL).

Pour le Fateh al Cham, anciennement affilié à Al Qaïda jusqu'à la rupture formalisée l'été dernier, des factions de l'ASL auraient conspiré contre lui lors des discussions de paix qui se sont tenues lundi et mardi à Astana, la capitale de Kazakhstan, sous l'égide de la Russie, de l'Iran et de la Turquie, et chercheraient à l'"isoler".

Ces "conférences et négociations", a ajouté l'ex-Front al Nosra, ont pour objectif de "tenter de détourner le cours de la révolution pour l'orienter vers une réconciliation avec le régime criminel" de Bachar al Assad.

A l'issue de violents combats qui se sont traduits par l'élimination du groupe Djaïch al Moudjahidine (affilié à l'ASL), les djihadistes de Fateh al Cham ont repris une zone située à l'ouest d'Alep, ont rapporté mercredi deux chefs de l'ASL.

"Al Nosra veut en finir avec l'ASL", a dit un de ces responsables de l'Armée syrienne libre. S'il y parvient, a-t-il ajouté, "les factions qui étaient présentes à Astana seront anéanties".

Ahrar al Cham, qui n'était pas présent à Astana, s'est allié à ces factions de l'ASL, accusant le Front Fateh al Cham d'avoir rejeté des initiatives de médiation pour stopper ces affrontements internes à la rébellion anti-Assad.

"Si les combats continuent et si une partie continue de commettre des injustices contre une autre, nous ne permettrons pas que cela se produise, quel qu'en soit le coût, même si nous devons en être victimes", prévenait le chef d'Ahrar al Cham, Abou Ammar al Omar dans un message mis en ligne mercredi sur YouTube.

Le communiqué d'Ahrar al Cham annonçant jeudi matin ce regroupement souligne que toute attaque contre un des membres de cette nouvelle alliance sera considérée comme une "déclaration de guerre" contre l'ensemble des factions la composant.

Reuters n'a pu obtenir confirmation de ce regroupement auprès des factions concernées.

Ahrar al Cham se présente comme un groupe islamiste sunnite. Acteur majeur de la rébellion syrienne, il est considéré comme une organisation terroriste par Moscou.

Absent d'Astana, il a toutefois exprimé son soutien aux mouvements qui y ont participé, espérant qu'ils y obtiendraient un résultat favorable à l'opposition syrienne.

·         INTERNATIONAL

 

Trump annonce la création de zones de sécurité en Syrie

 

WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a déclaré mercredi qu'il "ferait sans nul doute des zones de sécurité en Syrie" pour des réfugiés fuyant les violences du pays, ravagé par une guerre civile depuis plus de cinq ans.

Estimant que l'Europe avait commis une grave erreur en accueillant des millions de réfugiés en provenance de Syrie et d'autres pays du Moyen Orient en proie à des troubles, le président américain a dit, dans le cadre d'un entretien à ABC News :" Je ne veux pas que cela arrive ici".

"Je ferai sans nul doute des zones de sécurité en Syrie pour les gens", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Un projet de décret présidentiel qui pourrait être soumis à la signature de Donald Trump ordonne au secrétaire d'Etat et au secrétaire à la Défense de préparer la création de zones de sécurité pour les civils déplacés en Syrie et dans les pays voisins.

"Le secrétaire d'Etat, en liaison avec le secrétaire à la Défense, a ordre de soumettre dans les 90 jours suivant la signature de ce décret un plan visant à créer des zones de sécurité en Syrie et dans la région où les déplacés syriens pourront attendre une affectation définitive, comme un rapatriement ou une relocalisation dans un pays tiers", lit-on dans le document consulté par Reuters.

La création de zones de sécurité pour les civils dans le nord de la Syrie, qui supposeraient en principe d'empêcher les bombardements de l'aviation syrienne, est réclamée de longue date par la Turquie, qui a accueilli sur son territoire le plus grand nombre de réfugiés syriens.

Mais bien que cette question ait souvent été débattue par l'administration Obama, l'ancien président américain n'a jamais voulu s'engager dans cette voie par crainte que cela ne débouche sur un conflit ouvert avec le régime syrien et son allié russe.

·         INTERNATIONAL

 

Trump pourrait recréer des prisons secrètes à l'étranger

 

WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump devrait d'ici peu ordonner une étude qui pourrait permettre à la CIA d'utiliser à nouveau des prisons secrètes en territoire étranger, connues sous le nom de "sites noirs, où furent utilisées des techniques d'interrogation souvent dénoncées comme étant de la torture.

Selon deux sources proches du dossier, le président américain signera bientôt ce décret ordonnant le lancement de cette étude, qui viendrait lui dire s'il doit "relancer le programme d'interrogatoires de terroristes étrangers d'envergure", et si la CIA doit gérer ces sites, selon la copie d'un projet dont le Washington Post, premier média à révéler l'information, a eu connaissance.

Selon les deux sources de Reuters, qui s'exprimaient sous le sceau de l'anonymat, Donald Trump devrait signer dans les jours à venir un décret présidentiel intitulé "Détention et interrogatoire de combattants ennemis".

La réouverture de ces sites pourrait toutefois se heurter à l'opposition du Congrès, mais également à celle de la communauté du renseignement et de certains officiers, hostiles à ces pratiques.

Le décret permettrait également aux agents américains de recourir à des techniques d'interrogatoires musclées, de maintenir ouvert le centre de détention de Guantanamo et d'interdire au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de rendre visite aux détenus.

"Le président peut signer les décrets présidentiels qu'il veut. Mais la loi est la loi. Nous ne réintroduirons pas la torture aux Etats-Unis", a prévenu le sénateur républicain John McCain dans un communiqué.

Le porte-parole de l'administration Trump, Sean Spicer, a déclaré que le document évoqué par la presse n'émanait pas de la Maison blanche.

Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants, a dit la même chose, précisant que, selon lui, " le texte a été écrit par quelqu'un qui faisait partie de l'équipe de transition mais qui n'est pas membre de l'administration".

TRUMP PENSE QUE LE "WATERBOARDING" EST "EFFICACE"

Pendant la campagne présidentielle, Donald Trump a promis d'autoriser les services de renseignement à recourir de nouveau à la simulation de noyade ("waterboarding"), "et bien pire encore".

Cette méthode controversée, assimilée à de la torture et qu'une commission du Sénat a jugé inopérante, avait été introduite par George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001. Elle a été interdite par Barack Obama.

A la chaîne ABC qui lui demandait mercredi s'il était tenté de réintroduire la simulation de noyade, Donald Trump a répondu: "Absolument, je pense que c'est efficace".

Mais il a ajouté qu'il laisserait à son secrétaire à la Défense, l'ancien général James Mattis, et au directeur de la CIA, Mike Pompeo, le soin de décider s'il y a lieu d'utiliser cette méthode.

Une source du Congrès a déclaré que les deux hommes ne savaient pas que de tels projets étaient dans les tuyaux.

Donald Trump entend par ailleurs revenir sur deux décrets signés par Barack Obama qui ordonnaient la fermeture du centre de détention de Guantanamo et des "sites noirs" de la CIA, et autorisaient le CICR à rendre visite à tous les détenus incarcérés par les Etats-Unis.

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a condamné la tentation du recours à la torture et celle de la réouverture de "site noirs".

"La dernière fois, ces sites étaient parfois installés dans des démocraties, Pologne, Lettonie, Roumanie", mais aussi "au Maroc, en Egypte, en Jordanie, en Thaïlande et en Afghanistan", souligne Kenneth Roth, directeur de HRW, qui réclame une intervention du Congrès pour bloquer les projets présidentiels.

"J'espère que, cette fois, tous ces gouvernements (...) diront 'non', qu'ils ne se rendront pas complices d'un nouveau programme américain de torture."

En tant qu'élu conservateur du Kansas, le nouveau patron de la CIA, Mike Pompeo, avait soutenu le recours à la simulation de noyade.

Lors de son audition devant le Sénat, il a assuré qu'il ne réintroduirait pas de telles méthodes, largement décriées au sein de l'institution qu'il dirige et de la communauté du renseignement en général.

 

Mais dans ses réponses écrites aux questions des sénateurs membres de la commission du renseignement, Mike Pompeo s'est montré beaucoup moins catégorique, laissant entendre qu'il pourrait s'y montrer favorable "si les experts pensent que les lois actuelles entravent la collecte de renseignements cruciaux pour protéger le pays".

27 janvier

·         LA UNE 

·         LES FONDS SECRETS DES SÉNATEURS UMP

 

 «Ristournes», «pizzas», «étrennes»...Révélations sur les millions d’euros siphonnés par des sénateurs UMP

 

Confrontée depuis deux ans à une affaire de détournements de fonds publics, la droite sénatoriale serre les dents, espérant la circonscrire à une poignée de cas individuels. En réalité, le scandale est systémique et des millions d'euros ont été détournés de leur objet initial entre 2003 et 2014. 

 

·         DETTE

 

Vivarte ou le temps du capitalisme cannibale

 

Le groupe Vivarte (André, Kookaï, La Halle aux chaussures…) engage un nouveau plan social. Ce 24 janvier, la direction du groupe d’habillement et de textile a annoncé la mise en vente de ses enseignes André et Naf Naf, ainsi que la suppression de 700 à 800 emplois dans d’autres enseignes. Les montages successifs en LBO ont conduit le groupe à la ruine.

 

·         ÉVASION FISCALE

 

Au cœur de l'évasion fiscale, les incontournables intermédiaires

 

Ce sont des banques, des cabinets d'audit ou des cabinets d'avocats. Sans eux, les entreprises et les riches particuliers qui cherchent à éviter l'impôt seraient bien démunis. Un rapport du groupe des Verts au Parlement européen met un coup de projecteur sur ces discrets intermédiaires.

 

·         INTERNATIONAL

 

Syrie: les négociations d'Astana ne débloquent pas le processus politique

 

Les négociations d’Astana, au Kazakhstan, organisées par la Russie, la Turquie et l’Iran, ont débouché sur un accord de consolidation du fragile cessez-le-feu instauré fin décembre. Pour le reste, c’est-à-dire le démarrage d’un véritable processus politique de sortie de crise, tout reste à faire…

 

 

·         SERVICES PUBLICS

 

EDF fait payer au prix fort la centrale de Fessenheim

 

Le conseil d'administration d'EDF a entériné le principe de la fermeture de la centrale de Fessenheim contre le versement d'une indemnité de 490 millions d'euros. Mais il a subordonné l'arrêt des deux réacteurs à l'entrée en service de l'EPR et au redémarrage de la centrale de Paluel. Avec toutes ces conditions, la fermeture de la centrale n'est pas pour demain.

 

·         FRANCE

 

Les riches emplois de Pénélope Fillon

 

La femme de François Fillon a été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire par son époux puis son suppléant à l'Assemblée nationale, et pendant vingt mois par La Revue des deux mondes, révèle Le Canard enchaîné. 500 000 euros pour des emplois fictifs ? Nos enquêtes sur les « emplois familiaux » des parlementaires.

 

·         EUROPE

 

Balkans: la Serbie joue la Russie pour mieux faire pression sur l'Europe

 

L'élection de Donald Trump peut aussi changer la donne dans les Balkans. Tout comme le Monténégro, la Serbie met en scène une alliance avec la Russie pour mieux faire pression sur l'Union européenne et l'Otan. Officiellement attachée à sa neutralité militaire, Belgrade excelle dans l’art de jongler avec les rivalités des puissances et profite d'un effacement américain.

 

·         INTERNATIONAL

 

Syrie: les négociations d'Astana ne débloquent pas le processus politique

 

Les négociations d’Astana, au Kazakhstan, organisées par la Russie, la Turquie et l’Iran, ont débouché sur un accord de consolidation du fragile cessez-le-feu instauré fin décembre. Pour le reste, c’est-à-dire le démarrage d’un véritable processus politique de sortie de crise, tout reste à faire…

·         LIBERTÉS

 

Contrôles d'identité: la loi est validée avec des réserves

 

Le Conseil constitutionnel a validé les dispositions encadrant les contrôles d’identité, avec toutefois de fortes réserves pour limiter les contrôles discriminatoires. Une enquête montre que les jeunes hommes  perçus comme noirs ou arabes ont une probabilité vingt fois plus élevée d’être contrôlés.

 

·         ÉCONOMIE

 

Orange lancera sa banque mobile en France dans quelques semaines

 

PARIS (Reuters) - Orange lancera sa banque mobile en France dans quelques semaines, a déclaré mercredi le PDG de l'opérateur télécoms.

Stéphane Richard n'a pas précisé la date exacte du lancement.

"Dans quelques semaines, on va lancer notre banque en France", a-t-il dit à l'occasion du Paris Fintech Forum, manifestation dédiée à l'émergence des jeunes entreprises spécialisées dans les nouveaux services financiers.

L'opérateur historique a pris 65% du capital de Groupama Banque pour créer Orange Bank, avec l'ambition d'atteindre plus de deux millions de clients en France.

La banque mobile d'Orange sera dirigée par André Coisne, l'ancien directeur général de Bforbank, la banque en ligne du Crédit agricole.

·         INTERNATIONAL

 

Une faction de l'ASL écrasée par les djihadistes

 

BEYROUTH (Reuters) - Les djihadistes du Front Fateh al Cham (ex-Front al Nosra) ont repris à un groupe d'insurgés appartenant à l'Armée syrienne libre (ASL) une zone du nord-ouest de la Syrie, à l'issue de violents combats, ont dit mercredi deux chefs de l'ASL.

Ces affrontements, dans une zone située à l'ouest de la grande ville d'Alep, se sont traduits par l'élimination du groupe Djaïch al Moudjahiddine, ont-ils ajouté.

Ces combats illustrent les difficultés que les opposants au régime du président Bachar al Assad rencontrent pour présenter un front commun dans la guerre civile qui ravage la Syrie depuis près de six ans.

L'ASL a accusé l'organisation djihadiste d'avoir lancé dans la nuit de lundi à mardi une offensive surprise, ce que Djabbat Fateh al Cham, qui a changé de nom tout en coupant ses liens avec Al Qaïda l'an dernier, n'a pas confirmé. En réponse, l'ASL dit avoir lancé une "guerre globale" contre l'ex-Front al Nosra.

Les tensions se sont intensifiées entre Djabhat Fateh al Cham et les rebelles de l'ASL depuis que les insurgés ont perdu Alep le mois dernier.

Les djihadistes ne sont pas concernés par la trêve fragile en vigueur depuis le 30 décembre entre l'armée syrienne et les rebelles, qui ont participé lundi et mardi à des négociations indirectes avec les autorités gouvernementales syriennes à Astana, la capitale du Kazakhstan.

L'offensive des djihadistes se concentre sur des zones tenues par les rebelles à l'ouest d'Alep, mais aussi sur des secteurs contigus, situés dans la province d'Idlib, laquelle est presque entièrement aux mains des insurgés.

 

 

26 janvier

·         LA UNE 

 

·         MOYEN-ORIENT

 

Les milices chiites s'invitent dans la bataille de Mossoul

 

Personne n’en voulait mais elles sont omniprésentes. Les milices chiites participent à la bataille de Mossoul, la grande ville sunnite tenue par l’État islamique. Elles sont soutenues et encadrées par l’Iran, et leur montée en puissance complique l’offensive militaire sur la ville. Surtout, leur puissance va avoir des conséquences politiques majeures pour tout l’Irak.

 

 

·         FOOTBALL LEAKS

 

Rachat du Losc: de nouveaux documents jettent le trouble

 

Des documents confidentiels, obtenus par Mediapart, Mediacités et France 3, montrent que des proches de Gérard Lopez, le futur repreneur du club de football de Lille, ont démarché des investisseurs pour entrer au capital du club alors que Lopez avait assuré ne pas en avoir besoin. Le rachat du club n’est, lui, toujours pas bouclé.

 

·         FRANCE

 

Soutien implicite de Cazeneuve à Valls

 

PARIS (Reuters) - Bernard Cazeneuve a apporté mardi un soutien implicite à Manuel Valls pour le second tour de la primaire de la gauche en appelant à défendre l'action du gouvernement menée ces dernières années "dans un contexte extrêmement difficile".

Plutôt en retrait jusqu'ici, le Premier ministre s'est impliqué dans la campagne pour le second tour qui opposera dimanche son prédécesseur à Matignon au "frondeur" Benoît Hamon.

"On ne peut pas gagner l'élection présidentielle si on n'est pas ardemment dans la défense de l'action qui a été conduite par ce gouvernement dans un contexte extrêmement difficile au cours de ces dernières années", a déclaré Bernard Cazeneuve à la presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Sans nommer personne, le chef de la majorité s'est ainsi éloigné du projet de Benoît Hamon, en rupture avec la ligne social-démocrate de la politique menée depuis cinq ans en France.

"Il faut que nous soyons, si nous voulons gagner l'élection présidentielle, dans la fierté de ce bilan, la fierté de ce que nous avons fait car nous n'avons aucune chance de pouvoir projeter une espérance pour demain si nous ne sommes pas dans la revendication de ce que nous avons fait", a insisté Bernard Cazeneuve.

Lors du premier débat télévisé précédant le premier tour de la primaire, qui opposait sept candidats, Manuel Valls avait été le seul à dire sa "fierté" du travail accompli sous l'autorité de François Hollande.

A cinq jours du second tour, les deux finalistes ont échangé à distance mardi des piques illustrant des visions économiques et sociales antagonistes.

Selon le Parti socialiste, seulement 1,6 million d'électeurs se sont déplacés dimanche dernier, contre 2,7 millions lors de la primaire de la gauche en 2011 et 4,3 millions lors du scrutin interne de la droite, en novembre dernier.

Bernard Cazeneuve a appelé les électeurs à se déplacer massivement dimanche prochain "de manière à ce que ce grand moment démocratique soit un moment qui permette à notre sensibilité progressiste d'avoir de la force pour gagner ces élections face une droite et une extrême droite dont on connaît parfaitement aujourd'hui les projets"."

Si environ la moitié du gouvernement a apporté son soutien à Manuel Valls avant le premier tour de la primaire, les ministres ont été peu nombreux à s'exprimer depuis dimanche.

Arrivé deuxième derrière Benoît Hamon, l'ancien Premier ministre se trouve en position d'outsider.

Les deux hommes doivent se retrouver mercredi soir pour un ultime débat télévisé qui s'annonce très clivant.

·         INTERNATIONAL

 

Entre traumatisme et ruines, la vie scolaire reprend à Mossoul

 

MOSSOUL (Reuters) - Les établissements scolaires de la partie est de Mossoul, reprise à l'Etat islamique, cherchent à retrouver un semblant de normalité après deux années sous la férule des djihadistes, durant lesquelles ils ont été soit fermés soit obligés d'enseigner des notions militaires comme la fabrication d'explosifs.

Quarante mille élèves, qui pour la plupart étaient restés chez eux depuis la prise de la ville par l'Etat islamique en juin 2014, vont reprendre dans les semaines à venir les cours au sein de 70 établissements.

Des enseignants et des parents ont raconté à Reuters quelle éducation les djihadistes avaient fait dispenser aux élèves qui avaient assisté aux cours ces deux dernières années. Il importait notamment de suivre des leçons de chimie pour savoir fabriquer des bombes ou des cours de mathématiques pour apprendre à faire l'inventaire des caches d'armes.

"En maths, mon garçon âgé de six ans comptait les fusils. Dans d'autres cours, on lui parlait d'attentats suicide", explique Michouane Younis, dont le fils fréquente l'école de garçons de Koufa. "Il a perdu deux années très importantes", résume-t-il.

La vie reprend progressivement son cours dans Mossoul, la grande ville du nord de l'Irak où l'Etat islamique avait proclamé son califat. Les marchés et les échoppes rouvrent dans la partie orientale et l'on vend de nouveau au grand jour des marchandises que l'EI avait prohibées, comme les cigarettes.

SÉQUELLES PSYCHOLOGIQUES

Pourtant les traces de la guerre restent visibles partout, et les combats ne font rage qu'à quelques kilomètres de là, l'armée irakienne cherchant désormais à reprendre la partie à l'ouest du Tigre.

A l'école de Koufa, les garçons portent de nouveaux cartables bleus fournis par l'Unicef et jouent dans la cour, sur fond de bâtiments réduits à l'état de décombres. L'une des cours d'école du quartier a été transformée en cimetière, avec des dizaines de monticules de terre signalant les tombes toutes fraîches.

Le retour à la normalité ne sera pas chose facile pour les enfants, traumatisés par la vie sous le joug de l'EI puis par la bataille pour la reconquête de Mossoul.

Ils risquent de souffrir de handicaps psychologiques de la même façon que leurs enseignants, dont bon nombre ont dit à Reuters avoir été menacés de pendaison s'ils ne continuaient pas d'assurer leurs cours.

"Notre rôle est plus important maintenant qu'il ne l'était voici deux ou trois ans, parce qu'il faut tenir compte de l'état psychologique des enfants avant même de leur enseigner quoi que ce soit", explique Omar Khoudor Ali, principal de l'école de garçons de Badayel.

"Pour ce faire, nous avons besoin d'une meilleure coordination entre enseignants et au sein du système éducatif."

"Je dois leur faire oublier l'Etat islamique et les aider à redevenir libres", dit un enseignant de l'école de filles de Badayel, qui a préféré s'exprimer sous le couvert de l'anonymat, par peur de représailles des djihadistes, toujours présents à quelques kilomètres de là.

·         INTERNATIONAL

 

Israël va construire 2.500 nouveaux logements dans les colonies

 

JERUSALEM (Reuters) - Le ministère israélien de la Défense a annoncé mardi avoir donné son feu vert à la construction de 2.500 nouveaux logements dans les colonies de peuplement juives en Cisjordanie occupée.

Il s'agit de la deuxième annonce du genre depuis que Donald Trump est devenu président des Etats-Unis vendredi.

Dans un communiqué, le ministère de la Défense indique que les nouvelles constructions ont été autorisées par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et par le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman.

Elles sont, dit-il, destinées pour la plupart à répondre aux besoins de logement pour "maintenir la vie quotidienne" dans des colonies qu'Israël entend conserver dans le cadre d'un éventuel accord de paix avec les Palestiniens.

Pendant la campagne présidentielle américaine, Donald Trump a indiqué qu'il se montrerait beaucoup moins critique envers la colonisation israélienne que son prédécesseur à la Maison blanche, Barack Obama, dont les relations avec Benjamin Netanyahu étaient notoirement exécrables.

Le Premier ministre israélien s'est réjoui de ce changement de ton à venir et il a joint l'acte à la parole dès dimanche en annonçant la construction de centaines de nouveaux logements à Jérusalem-est, occupée par Israël depuis 1967.

Benjamin Netanyahu a indiqué à cette occasion à plusieurs de ses ministres que toutes les restrictions pesant sur la colonisation étaient dorénavant levées.

"Nous pouvons construire où bon nous semble, autant que nous voulons", a-t-il dit, selon des propos rapportés par un responsable israélien.

Mardi, il a confirmé sur Twitter avoir donné son feu vert à la construction de "2.500 nouveaux logements en Judée et Samarie". "Nous construisons et nous allons continuer à construire", a-t-il promis.

D'après la liste du ministère de la Défense, une centaine de ces nouveaux logements sont destinés à la colonie de Beit El, une implantation qui a selon les médias israéliens bénéficié par le passé de financements du gendre de Donald Trump, Jared Kushner.

David Friedman, que le nouveau président américain vient de nommer ambassadeur en Israël, est lui-même l'ancien président de l'association des Amis américains de Beit El, qui a levé des fonds en faveur de la colonie.

L'Autorité palestinienne, qui considère la poursuite de la colonisation comme le principal obstacle à la paix, n'a pas encore réagi à cette annonce.

·         INTERNATIONAL

 

Au Pakistan, un nouvel essai de missile balistique à capacité nucléaire

 

ISLAMABAD (Reuters) - Le Pakistan a procédé avec succès mardi au tir expérimental d'un nouveau missile sol-sol susceptible d'emporter plusieurs charges nucléaires sans se faire repérer par les radars, a annoncé le service de presse des forces armées.

Le missile testé mardi, Ababeel, a une portée de 2.200 km, soit plus de trois fois la distance séparant Islamabad de New Delhi, et l'armée a dit voir en lui un moyen de "garantir la dissuasion".

Cet essai, le deuxième depuis le début du mois, a fait suite au premier tir expérimental d'un missile de croisière à partir d'un sous-marin, effectué le 10 janvier.

L'Inde, grand adversaire du Pakistan dans le sous-continent, a quant à elle testé un système anti-missile balistique, censé pouvoir intercepter un missile balistique à ogive nucléaire.

Les autorités pakistanaises ont fait part de leur vive préoccupation face à l'essai du système anti-missile balistique indien. Pour le chef de la diplomatie pakistanaise Sartaj Aziz, la mise au point de ce système pourrait entraîner la "nucléarisation" de la région de l'océan Indien.

Les deux pays rivaux sont devenus des puissances nucléaires en 1998 et, depuis lors, testent de façon régulière des missiles balistiques. Depuis l'indépendance en 1947, l'Inde et le Pakistan se sont livré trois guerres.

·         ÉCONOMIE

 

HSBC ferme 117 agences en Grande-Bretagne, 380 postes touchés

 

LONDRES (Reuters) - HSBC a annoncé mardi son intention de fermer 117 agences et de supprimer 380 postes cette année en Grande-Bretagne, ce qu'il justifie par sa volonté de réduire ses coûts.

Environ 180 emplois disparaîtront avec la fermeture de ces agences, qui marqueront la dernière phase de la restructuration des activités britanniques, a précisé la banque.

Parallèlement, le groupe supprimera 200 postes supplémentaires dans l'informatique, qui seront transférés en Inde, en Chine et en Pologne.

"Ce jour est un jour sombre pour des centaines de salariés de HSBC", a réagi Dominic Hook, dirigeant du syndicat Unite. "Unite est très préoccupé par le fait que ce plan important de fermetures sera dévastateur non seulement pour le personnel mais aussi pour les clients loyaux de HSBC."

La banque explique pour sa part que le nombre de clients se rendant en agence pour réaliser des transactions a chuté de 40% environ en cinq ans.

HSBC a été plus rapide que ses principaux rivaux en matière de restructuration du réseau en Grande-Bretagne avec 321 agences fermées depuis 2015, soit environ un quart du total, selon une étude publiée le mois dernier par l'association de consommateurs Which?.

Le groupe devrait compter environ 625 agences en Grande-Bretagne à la fin de l'année, contre 965 fin 2016.

·         FRANCE

 

La DGSE dément toute tentative d'extorsion contre Duménil

 

PARIS (Reuters) - La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a démenti mardi toute séquestration ou tentative d'extorsion exercée à l'encontre d'un homme d'affaires franco-suisse qui a déposé plainte contre l'agence de renseignement la semaine dernière devant le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis).

Alain Duménil a porté plainte le 17 janvier contre la DGSE qu'il accuse d'avoir tenté de lui extorquer 15 millions d'euros, pour "détention et séquestration", ainsi que "tentative d'extorsion en bande organisée".

Selon Le Monde, qui avait révélé le dépôt de cette plainte lundi, la justice privilégie l'hypothèse selon laquelle la DGSE aurait eu recours à la manière forte pour récupérer un "trésor de guerre" qu'elle aurait confié, sous forme de placements, à une société dont Alain Duménil est devenu propriétaire.

Alain Duménil "est un affairiste international et un délinquant qui a déjà été condamné en France et fait l'objet de lourdes poursuites fiscales à l'étranger, avec une mise sous séquestre de ses biens", indique la DGSE dans un communiqué transmis à Reuters.

"L'intéressé a également été mis en examen au mois de novembre 2016 au sujet d'une manipulation frauduleuse ayant lésé l'Etat français", ajoute la DGSE. "C'est dans ce contexte que la DGSE avait souhaité s'entretenir avec M. Alain Duménil le 12 mars 2016 à l'occasion d'un de ses passages en France, entretien au cours duquel la DGSE dément avoir exercé la moindre menace, séquestration ou tentative d'extorsion à son encontre".

"L'enquête diligentée à cet effet par le procureur de Bobigny a d'ailleurs fait l'objet d'un classement sans suite", ajoute le service de renseignement. "Il convient de noter que la probité et la moralité d'Alain Duménil ont déjà été mises en cause par le passé, comme en atteste la décision en 2014 de confirmer la suspension durant dix ans de ses droits de titulaire de l'ordre de la légion d'honneur".

Selon son récit aux enquêteurs, Alain Duménil a été intercepté par la Police aux frontières (PAF) sur la passerelle d'un avion, le 12 mars 2016 à l'aéroport de Roissy, et conduit dans une pièce où on lui a demandé d'attendre.

Là, deux hommes en civil et armés, se disant mandatés par l'Etat français, lui auraient reproché d'avoir "volé à l'Etat" 13 millions d'euros, soit 15 millions avec les intérêts.

Les inconnus auraient ensuite indiqué à l'homme d'affaires la procédure à suivre pour restituer cet argent en le menaçant d'attenter à son intégrité physique ou à celle de ses proches.

Une première plainte déposée par Alain Duménil a été classée sans suite en novembre 2016, les enquêteurs s'étant heurtés au secret-défense invoqué par la DGSE. L'homme d'affaires a décidé de se constituer partie-civile à Bobigny pour obtenir la désignation d'un juge d'instruction.

·         JUSTICE

 

Les juges secoués par l'arrivée des algorithmes

 

La loi Lemaire du 7 octobre 2016 sur le numérique prévoit que « les décisions rendues par les juridictions judiciaires sont mises à la disposition du public à titre gratuit dans le respect de la vie privée des personnes concernées ». Cette mise en ligne en accès gratuit de toutes les décisions de justice secoue le monde judiciaire. Si les procès comme les jugements sont aujourd’hui en théorie publics, il reste tout de même peu aisé de se procurer une décision de justice.

Leur mise en ligne permettra de comparer les décisions entre juridictions et entre juges. Selon Le Monde« une bataille commerciale se profile » avec des start-up qui « se positionnent déjà sur ce qu’on appelle la justice prédictive ». « Munies de leurs algorithmes, elles vendent à leurs clients un service qui va de la probabilité de succès de telle ou telle procédure, à l’estimation des indemnités que la justice accordera dans une affaire de licenciement, d’accident, de divorce, etc. » L’autre danger, souligne le quotidien, est « celui de juges qui eux aussi s’en remettraient aux algorithmes prédictifs, espérant y trouver une sécurité pour leur office, mais oubliant la singularité de l’affaire à trancher ».

·         FRANCE

 

Le duel entre Valls et Hamon vire à l'aigre

 

PARIS (Reuters) - "Paresse intellectuelle" contre "marchand de sable" : Benoît Hamon et Manuel Valls, les deux finalistes de la primaire du Parti socialiste, ont échangé mardi des piques par médias interposés à cinq jours du deuxième tour d'un scrutin qui verra s'affronter des visions économiques et sociales antagonistes.

Deuxième du scrutin avec 31% des voix, l'ancien Premier ministre de François Hollande est l'outsider du deuxième tour d'une élection qui a vu l'ex-ministre de l'Education nationale (36%) se muer en favori.

Manuel Valls avait lancé l'offensive dès dimanche soir en accusant Benoît Hamon, qui avait quitté son gouvernement en août 2014 pour protester contre l'orientation politique du couple exécutif, de représenter "une défaite assurée" à l'élection présidentielle.

Sur France info mardi, l'ancien chef du gouvernement, qui a pour l'heure reçu mardi le soutien implicite du Premier ministre Bernard Cazeneuve [nL5N1FE540], a une nouvelle fois épinglé le programme de son adversaire, notamment le revenu minimum universel, qu'il juge irréaliste.

"Quand on propose 350 milliards d’euros même à l'horizon d'un quinquennat, c’est irréaliste", a-t-il déclaré. "Quand on bâtit le succès de sa campagne sur cette idée-là, alors on est en effet un marchand de sable, un marchand d’illusions, parce que ça va créer des désillusions".

"Moi je propose la société du travail, la défiscalisation des heures supplémentaires, la fiche de paie, l'engagement pour l'emploi, le soutien à la compétitivité des entreprises", a-t-il poursuivi. "Il y a un vrai débat, il faut qu’il soit tranché, il faut qu'il soit clarifié", a-t-il ajouté.

"PARESSE INTELLECTUELLE"

Dans une interview à Ouest France, Benoît Hamon a déploré mardi le climat "violent" dans lequel baigne selon lui la campagne, fustigeant Manuel Valls qui l'attaque "avec des accusations très graves, comme le communautarisme, le fait que je ruinerais la France, étayées par rien".

"Je m’en inquiète, car cela laissera des traces et ne servira que nos adversaires", a-t-il ajouté en regrettant que l'ancien Premier ministre ait refusé mardi de répéter qu'il voterait pour lui s'il remporte le scrutin interne.

Auparavant, Benoît Hamon avait jugé sur Europe 1 qu'il était "assez irresponsable de la part d'un ancien Premier ministre de parler comme il le fait".

"J'aimerais savoir quel est le futur qu'il propose sinon le statu quo et de continuer avec les solutions d'hier (...) je respecte ce qu'il dit mais cela ne marchera pas parce que ça n'a pas marché jusqu'ici", a-t-il dit.

"Je mets sur la table des propositions nouvelles, elles semblent aujourd'hui rassembler les électeurs de gauche très largement, et bien au-delà et parlons de cela, plutôt que de procéder par ce qui relève davantage de la paresse intellectuelle que de la volonté de faire vivre le débat démocratique", a poursuivi le député des Yvelines, qui a reçu le soutien d'Arnaud Montebourg, arrivé troisième dimanche dernier.

Autre point de discorde entre les représentants des deux lignes antagonistes au Parti socialiste, la laïcité, l'ancien Premier ministre accusant de nouveau Benoît Hamon d'"ambiguïtés" sur le sujet.

"Il y a des ambiguïtés, des risques d’accommodements, oui en effet, de sa part", a-t-il dit. "Ce débat devra être évidemment précisé (...) La laïcité est là pour protéger, pour permettre à ceux qui croient comme ceux qui ne croient pas de vivre ensemble (...) Il ne peut pas y avoir le moindre compromis avec le communautarisme."

Invité sur RFI, Benoît Hamon a riposté aux accusations de son adversaire, dénonçant un "procès".

 

"On me fait le procès de quoi ? D'être élu de banlieue, d'être confronté à la réalité de ce communautarisme que je combats, autrement que par des mots", a-t-il dit. "Ce n'est pas moi qui ai une version dévoyée de la laïcité", a-t-il ajouté, rappelant que c'était "le Conseil d'Etat qui lui a rappelé [à Manuel Valls] ce qu'était la loi sur le burkini quand il s'est porté au secours des maires interdisant le burkini".

25 janvier

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Affaire des primes en liquide Claude Guéant condamné à un an de prison ferme

 

Claude Guéant a été condamné, lundi 23 janvier, par la cour d'appel de Paris à deux ans de prison dont un ferme dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’intérieur. Une peine d’amende de 75 000 euros, assortie de l’interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans, est confirmée.

 

·         FRANCE

 

Détournements de fonds au Sénat: encore un pilier du groupe UMP mis en examen

 

Une de plus. D'après nos informations, une cinquième mise en examen a été opérée, jeudi 12 janvier, dans l’affaire des détournements de fonds publics au sein du groupe UMP du Sénat (devenu Les Républicains), en pleine accélération depuis quelques semaines. Après notamment les sénateurs Jean-Claude Carle (trésorier historique du groupe) et Henri de Raincourt (ex-président), elle vise André Dulait, dix-neuf ans de maison, un illustre inconnu qui fut tout de même président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense.

Ce septuagénaire issu des rangs centristes, surnommé « sénateur oléoduc » parce qu’il pilotait le groupe d’amitié avec l’Asie centrale (Ouzbékistan, Kazakhstan, etc.), a terminé son ultime mandat en septembre 2014 mais n'est jamais sorti des radars des policiers de la BRDA (Brigade de répression de la délinquance astucieuse) et du juge René Cros (chargé d’instruire ce dossier depuis plus de deux ans avec Emmanuelle Legrand), qui l’a finalement mis en examen pour « détournements de fonds publics » et « recel de détournements de fonds publics ».

C’est qu’André Dulait fut le trésorier de l’URS, une association satellite du groupe UMP au cœur des investigations, dénuée d’objet politique réel, qui a servi jusqu’en 2014 à récupérer une partie des fonds versés par le Sénat au groupe UMP, théoriquement destinés au travail parlementaire. En réalité, l’argent siphonné par l’URS sous différents prétextes (sur lesquels nous reviendrons prochainement) était redistribué en douce, en plus de toutes leurs indemnités légales, à des dizaines d’élus de la République qui en usaient selon leur bon vouloir, y compris pour leur train de vie. André Dulait a lui-même encaissé des chèques pendant des années.

Interrogé par Mediapart dès 2016, ce récent retraité nous avait répondu, clamant son honnêteté : « Vous êtes des fouille-merde, vous n’avez rien d’autre à faire qu’à enquiquiner un vieillard ? »

Par téléphone, l’ancien élu des Deux-Sèvres démentait toute utilisation privée de fonds publics. « C’était pour des activités politiques ; je n’ai pas pris d’argent de poche », nous assurait-il. Pourtant, les sommes n’étaient-elles pas versées sur son compte personnel ? « Oui. » De quelles activités s’agissait-il alors ? « De soutien à des associations locales. » Par exemple ? « Récemment pour des manifestations cinématographiques… » Questionné sur le montant global encaissé au fil des années, André Dulait balayait : « Je ne tenais pas de comptabilité... » Et de nous raccrocher au nez.

Sollicité par Mediapart, son avocat, Me Raphaël Gauvain, maintient qu’« aucun détournement ne peut être reproché [à André Dulait], les groupes parlementaires étant souverains et autonomes dans la détermination de l’usage des fonds qu’ils reçoivent »

On se demande, dès lors, pourquoi le groupe UMP s’est échiné à faire transiter ces fonds publics par une structure fantoche… En réalité, les chèques de l'URS distribués en pagaille permettaient tous les usages discrétionnaires, sans même parler des retraits en espèces, intraçable ou presque. 

A titre d'exemple, l’ancien secrétaire général de l’URS, François Thual, a confié à Mediapart qu’André Dulait, élu du même département que Ségolène Royal, avait un jour réclamé plusieurs milliers d’euros de liquide pour enquiquiner cette dernière : « On va emmerder Royal ! » Son idée ? Donner un coup de pouce à une ancienne assistante de l’élue socialiste, si fâchée qu’elle avait attaqué sa patronne aux prud’hommes.

Retrouvée par Mediapart en 2015, la salariée en question s’en amusait presque. « En 2007, alors que je venais de publier un livre pour raconter mon combat, mon éditeur m’a dit qu’André Dulait venait d’en commander un grand nombre d’exemplaires et qu’un chauffeur était venu les chercher. » Le juge n’aura pas manqué de revenir sur ce financement public de règlements de comptes picrocholins.

·         ÉVASION FISCALE

 

A Dax, relaxe pour le «faucheur de chaises» qui milite contre l'évasion fiscale

 

Jon Palais, le militant basque jugé pour avoir emporté quatorze chaises d'une agence parisienne de BNP Paribas en octobre 2015, a été blanchi par la justice. D'autres procès sont à venir.

 

·         FRANCE

 

Plainte contre la DGSE pour tentative de racket

 

PARIS (Reuters) - Alain Duménil, un homme d'affaire franco-suisse, a porté plainte le 17 janvier contre la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), qu'il accuse d'avoir tenté de lui extorquer 15 millions d'euros, a-t-on appris auprès de son avocat.

La plainte vise le service de renseignement pour "détention et séquestration", ainsi que "tentative d'extorsion en bande organisée", a précisé Me Nicolas Huc-Morel à Reuters, confirmant une information du Monde, daté du 24 janvier.

Sollicité par Reuters, le porte-parole de la DGSE n'était pas joignable dans l'immédiat.

Une première plainte avait été classée sans suite car les enquêteurs s'étaient heurtés au secret-défense invoqué par la DGSE, ce qui a incité Alain Duménil à se constituer partie-civile à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour obtenir la désignation d'un juge d'instruction.

"Monsieur Duménil attend maintenant du juge d'instruction que soit sollicité la déclassification des éléments relatifs à cette opération", a précisé Nicolas Huc-Morel.

Selon une source proche du dossier, le directeur général de la DGSE, Bernard Bajolet, a reconnu que son service avait bien approché Alain Duménil, mais "dans le cadre des missions relevant du secret de la défense nationale".

Selon Le Monde, la justice privilégie l'hypothèse selon laquelle la DGSE aurait eu recours à la manière forte pour récupérer un "trésor de guerre" qu'elle aurait confié, sous forme de placements, à une société dont Alain Duménil est devenu propriétaire.

L'homme d'affaires a été en effet mis en examen pour banqueroute fin 2016, précise le quotidien.

Selon son récit aux enquêteurs, Alain Duménil a été intercepté par la Police aux frontières (PAF) sur la passerelle d'un avion, le 12 mars 2016 à l'aéroport de Roissy, et conduit dans une pièce où on lui a demandé d'attendre.

Là, deux hommes en civil et armés, se disant mandatés par l'Etat français, lui auraient reproché d'avoir "volé à l'Etat" 13 millions d'euros, soit 15 millions avec les intérêts.

Les inconnus auraient ensuite indiqué à l'homme d'affaires la procédure à suivre pour restituer cet argent en le menaçant d'attenter à son intégrité physique ou à celle de ses proches.

Bien décidé à ne pas se laisser faire, Alain Duménil aurait indiqué sa volonté de dénoncer les faits au procureur, ce qui aurait incité les inconnus à quitter la pièce d'un pas rapide.

Selon Le Monde, le directeur de la PAF de Roissy a confirmé aux enquêteurs que des sous-officiers de la DGSE lui avaient demandé d'intercepter l'homme d'affaires en affirmant que l'affaire était "suivie au plus haut sommet de l'Etat".

·         INTERNATIONAL

 

Manifestation spectaculaire des producteurs de lait à Bruxelles

 

BRUXELLES (Reuters) - Des agriculteurs ont projeté lundi une tonne de lait en poudre sur la façade du bâtiment bruxellois où se déroulent les Conseils européens pour protester contre la remise sur le marché de stocks retirés pour stabiliser les cours en raison de la surproduction.

Jugeant que la situation s'était améliorée, la Commission européenne a décidé en novembre d'en remettre une partie en vente.

Les manifestants réunis lundi à Bruxelles craignent que cette mesure ne fasse repartir les cours à la baisse. A l'aide de matériel agricole, ils ont donc projeté une épaisse couche de lait en poudre sur la façade du bâtiment Justus Lipsius et ont également aspergé des policiers.

"La poudre de lait est très symbolique parce que c'est l'excédent qui nous tue, nous et les pays émergents", a fait valoir Adrien Lefèvre, un manifestant venu du nord de la France.

La Commission assure que la remise sur le marché ne concerne qu'une petite partie des 354.000 tonnes stockées et qu'elle sera sans conséquences sur les prix.

·         INTERNATIONAL

 

Abadi réclame une enquête sur les exactions signalées à Mossoul

 

BAGDAD (Reuters) - Le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi a ordonné lundi l'ouverture d'une enquête sur les exactions que les forces gouvernementales et les milices chiites qui leur prêtent main forte sont soupçonnées d'avoir commises aux dépens de civils dans le cadre de la reconquête de Mossoul.

Le chef du gouvernement a en outre invité leur état-major à faire en sorte que de tels actes ne puissent avoir lieu, selon un communiqué de ses services.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux relayée samedi par la chaîne qatarie Al Djazira montre des policiers exécutant trois hommes non armés dans un quartier de Mossoul repris aux djihadistes de l'Etat islamique, qui tiennent la métropole du Nord depuis juin 2014.

 

Dans un rapport publié le 5 janvier, Amnesty International accuse par ailleurs les miliciens chiites des Unités de mobilisation populaire d'enlèvements, d'actes de torture et d'exécution extrajudiciaires dans la communauté sunnite.

24 janvier

 

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

Syrie: Pas de délégation de Washington à la conférence d'Astana

 

WASHINGTON (Reuters) - Le département américain d'Etat a annoncé samedi qu'il n'enverrait pas de délégation aux pourparlers de paix inter syriens qui s'ouvrent lundi à Astana, la capitale du Kazakhstan, sous l'égide de la Russie et de la Turquie.

Les Etats-Unis seront simplement représentés par leur ambassadeur en poste dans ce pays d'Asie centrale, George Krol, en qualité d'observateur, a précisé le département d'Etat.

Le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner, a expliqué cette décision par les exigences de l'alternance politique en cours à Washington, où Donald Trump a été investi vendredi.

"Nous saluons et apprécions l'invitation du Kazakhstan à participer en tant qu'observateur", ajoute-t-il.

Vendredi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait dit espérer que la nouvelle administration américaine enverrait un spécialiste du dossier à Astana.

Mais les institutions du nouveau pouvoir exécutif américain ne sont pas encore opérationnelles: Rex Tillerson, l'ex-directeur du groupe pétrolier Exxon Mobil choisi par Donald Trump pour diriger le département d'Etat ne devrait pas être soumis à un vote de confirmation de la commission des Affaires étrangères du Sénat avant lundi.

 

·         AMÉRIQUE DU NORD

 

La résistance à Trump s'organise dans les rues des grandes villes américaines

 

Des millions de personnes ont manifesté dans le monde pour rejeter le nouveau président des États-Unis. Alors qu'il s'agissait au départ de défendre le droit des femmes, le mouvement est devenu une coalition de toutes les oppositions à Trump. Combien de temps durera cet élan ?

 

·         AFRIQUE

 

La Gambie échappe à son dictateur

 

Battu par Adama Barrow lors de l'élection présidentielle du 1er décembre 2016, Yahya Jammeh a fini par quitter le pouvoir, et le pays, samedi 21 janvier. Le pays attend désormais l'arrivée de son nouveau président.

 

·         FRANCE

 

Tennis: six questions sur un détournement de biens publics

 

Parmi les irrégularités commises au sein de la Fédération française de tennis, sur lesquelles la police judiciaire enquête, l'une d'elles est avérée : le trafic qui a eu lieu autour des billets de Roland-Garros constitue un détournement de biens publics.

 

·         FRANCE

 

Valls attaque Hamon, accusé de représenter une "défaite assurée"

 

PARIS (Reuters) - Manuel Valls, qualifié dimanche pour le second tour de la primaire de la gauche, a attaqué son adversaire Benoît Hamon, qui représente selon lui une "défaite assurée" à l'élection présidentielle, et a promis de se battre "jusqu'au bout".

L'ancien Premier ministre est arrivé en seconde position dimanche, et Arnaud Montebourg, troisième du premier tour, a appelé à voter pour Benoît Hamon en dénonçant l'action du gouvernement.

"Je suis heureux, oui heureux, de me retrouver face à Benoît Hamon car une nouvelle campagne commence", a dit Manuel Valls.

"Un choix très clair se présente désormais à nous et à vous mes chers compatriotes, le choix entre la défaite assurée et la victoire possible", a-t-il ajouté en poursuivant ses attaques.

"Le choix entre des promesses irréalisables et in finançables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays", une critique de l'idée de revenu universel portée par Benoît Hamon.

·         INTERNATIONAL

 

Israël approuve la construction de 560 logements à Jérusalem-Est

 

JERUSALEM (Reuters) - Deux jours après l'investiture de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, Israël a approuvé dimanche les permis de construire de plus de 560 logements dans trois implantations juives de Jérusalem-Est.

Benjamin Netanyahu, qui s'est entretenu dans la journée au téléphone avec Donald Trump, s'attend à ce que le nouveau président américain soit beaucoup plus conciliant que son prédécesseur Barack Obama à l'égard de la politique de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, capturés par Israël lors de la guerre israélo-arabe de 1967.

"De nombreux dossiers nous attendent, la question israélo-palestinienne, la situation en Syrie, la menace iranienne", a commenté le chef du gouvernement israélien avant le conseil des ministres.

Selon Donald Trump, l'entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien "s'est très bien passé".

La municipalité de Jérusalem a approuvé dans le même temps la construction de plus de 560 unités de logement dans les implantations urbaines de Pisgat Zeev, Ramat Shlomo et Ramot.

Ces quartiers ont été annexés à Jérusalem, une annexion non reconnue par la communauté internationale.

Le gouvernement israélien a toutefois voté en faveur d'un report de l'annexion de l'implantation de Maale Adumim où vivent 40.000 Israéliens. Dans un communiqué, il explique que le projet d'annexion serait gelé dans l'attente d'une rencontre entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu.

L'examen du projet, qui figurait à l'ordre du jour de la mairie le mois dernier, avait été repoussé à la demande de Netanyahu, soucieux de ne pas s'attirer de nouvelles critiques de Washington.

"On m'a dit d'attendre que Trump prenne ses fonctions parce qu'il n'a aucun problème avec les constructions à Jérusalem", a confirmé Meir Turgeman, président de la commission de planification et de construction de la municipalité, sur les ondes de la radio publique.

Les Palestiniens "condamnent fermement" la décision israélienne, a déclaré Nabil Abou Rdainah, porte-parole du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Dans les dernières semaines de son mandat, Barack Obama a provoqué la colère du gouvernement israélien en n'opposant pas son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne des territoires palestiniens.

Désignée par Donald Trump pour devenir la nouvelle représentante permanente des Etats-Unis auprès de l'Onu, Nikki Haley a dénoncé, comme l'homme d'affaires, l'attitude des Nations unies vis-à-vis d'Israël lors de son audience de confirmation la semaine dernière.

Donald Trump a également promis de transférer l'ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem, une initiative qui nuirait à la paix selon Mahmoud Abbas. Selon la Maison blanche, les discussions sur ce sujet n'en sont qu'à leurs prémices.

 

Un transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem marquerait, s'il est mené à bien, une rupture dans la diplomatie proche-orientale américaine, les administrations successives ayant estimé qu'il importait de mener des négociations sur le statut de Jérusalem, qu'Israël et les Palestiniens revendiquent comme capitale.

23 janvier

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Trois notes révèlent le malaise L'Insep dans la tempête

 

Le directeur général de l'Institut national du sport (Insep), Jean-Pierre de Vincenzi, qui arrive à la fin de son mandat en mars, est appuyé par le ministre des sports pour devenir inspecteur général de la jeunesse et des sports. Problème : cette même inspection a écrit au ministre trois notes très sévères, que révèle Mediapart, alertant le gouvernement sur sa gestion chaotique.

 

·         BANQUES

 

La banque suisse Syz & Co reconnue coupable de «travail dissimulé» en France

 

Qualifié d’« affabulateur » et de « maître chanteur » par son ancien employeur, Jérôme G. a finalement obtenu gain de cause. La banque privée genevoise Syz & Co vient d'être condamnée en appel à Paris pour « travail dissimulé » : elle avait sciemment oublié de déclarer les activités de son employé sur le territoire français.

 

·         FRANCE

 

A Brest, une justice française en souffrance

 

À Brest, la visite du garde des Sceaux est l'occasion pour le procureur de rappeler la misère de la justice française.

 « Un Français débourse 64 euros par an pour sa justice, mais il paie 136 euros pour sa redevance télé… » Au tribunal de grande instance de Brest, le procureur de la République Éric Mathais a profité de la présence du ministre de la justice Jean-Jacques Urvoas pour présenter ses doléances.

« En 2015, le tribunal de Brest était en cessation de paiement dès le mois de juin », a expliqué le représentant du parquet. À partir du second semestre, il n'a plus pu honorer ses factures : experts à régler, traducteurs à rémunérer, etc. La situation a été rétablie en 2016. Mais le prix à payer, au quotidien, dans les pôles et les services, ce sont également des « souffrances au travail » et des carences structurelles. Cinq, au moins, sont vacants à Brest, pour les magistrats du siège.

·         FRANCE

 

Inquiétudes sur l’avenir de l’usine Ford de Blanquefort

 

BORDEAUX (Reuters) - L'intersyndicale de l’usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux, organise lundi une opération "usine morte" pour alerter sur les risques de fermeture de leur installation où 930 salariés en CDI fabriquent surtout des boîtes automatiques.

Le préfet Pierre Dartout a reçu cette semaine les élus et les représentants des collectivités territoriales concernées et a insisté dans un communiqué sur la "vigilance" des autorités pour que "l’investissement annoncé par Ford Europe, le 18 juillet 2016 lors du comité de suivi de FAI, se concrétise".

"Dans cette optique, les pouvoirs publics rencontreront les dirigeants de Ford Europe à plusieurs reprises au mois de février. Ils demanderont à ces occasions leur présence à un comité de suivi pour pouvoir organiser une discussion constructive autour du futur de l’usine et s’assurer du maintien de l’emploi et de l’activité au sein de l’usine FAI de Blanquefort", ajoute le communiqué.

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a reçu vendredi les représentants syndicaux de l'usine en tant que président de Bordeaux-Métropole et a déclaré dans un communiqué avoir obtenu "la tenue urgente d’un comité de pilotage, en présence des dirigeants de Ford Europe".

"Les prochaines semaines seront décisives pour l’avenir de FAI (Ford Aquitaine Industrie)", a-t-il dit.

En mai 2013, une convention avait été signée entre les collectivités territoriales et Ford en échange d’une aide financière de 12 millions d’euros qui n’a pas à ce jour été entièrement versée. Ce plan prend fin en mai 2018.

    Lors du dernier comité de suivi le 18 juillet dernier, les représentants de Ford Europe avaient confirmé leur projet de confier à l’usine de Blanquefort la fabrication d’une nouvelle transmission automatique, la 6F15, qui devait remplacer d’ici 2019 la boîte 6F35 fabriquée depuis 2013.

NOUVELLE BOITE DE VITESSE

La décision définitive concernant ce projet doit être prise dans le courant du 2e trimestre 2017 mais d’ores et déjà le faible niveau de production prévue pour les années à venir nourrit les inquiétudes des salariés et des élus.

    Ces inquiétudes ont été alimentées par la CFE-CGC qui a eu accès à des documents internes indiquant que la situation était dégradée et notamment que les productions actuelles de boîtes de vitesse 6F35, d’enveloppes protectrices de moteur, de carters Fox et de doubles embrayages (DCT) ne sont pas conformes aux prévisions et aux engagements de leur direction.

    Le directeur de la communication de Ford France, Frédéric Devanlay, a indiqué à Reuters que "la fabrication de la boîte 6F15 passe par un cycle de validations industrielles dont la prochaine étape est fixée avant l’été".

"Il y a une feuille de route, des engagements, des projets structurants, un objectif qui nous amène à 2018. Les partenaires sociaux sont légitimement demandeurs sur ce qui va se passer après 2018", a-t-il ajouté.

    "Le maintien de 1.000 emplois est un objectif pas un engagement, et d’ailleurs les aides sont proratisées à l’atteinte de cet objectif", a-t-il dit en soulignant que "Ford sur la période a investi dix fois plus que ces aides, soit environ 120 millions de dollars".

 

 

·         AMÉRIQUE DU NORD

 

«L’Amérique d’abord!» de Trump investie à la Maison Blanche

 

Le discours inaugural du nouveau président était nationaliste, autoritaire et déconnecté de la réalité, s'inspirant du slogan isolationniste des années 1930 : « L'Amérique d'abord. » Trump entend s'appuyer sur sa base électorale blanche et populiste, mais sa première décision est en faveur des banques.

 

·         DOSSIER: TRUMP, LE 45E PRÉSIDENT

 

Les personnalités clés d'un gouvernement qui inquiète

 

Donald Trump devient officiellement le 45e président des États-Unis dans une ambiance d'inquiétude. Les deux mois et demi de transition et l'annonce de la nouvelle équipe n'ont pas rassuré. 

 

·         EUROPE

 

A Moscou, on s'enthousiasme de la page blanche qui s'ouvre

 

En Russie, hommes politiques, experts et journalistes se sont passionnés pour le « phénomène Trump ». Dans les cercles du pouvoir, l'espoir est grand de voir le milliardaire opérer une refonte cardinale des dossiers les plus conflictuels : de la Crimée à la guerre syrienne, en passant par l'OTAN.

 

 

·         FRANCE

 

Un stock d'armes découvert à Marseille

 

PARIS (Reuters) - Un stock d'armes a été saisi lors d'une enquête de la gendarmerie qui a permis de déjouer un projet d'assassinat en bande organisée, a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux.

Trois kalachnikovs, deux pistolets-mitrailleurs Skorpio, un fusil d'assaut M16, un lance-roquettes et un fusil à pompe ont notamment été découverts lors de l'opération, précise-t-il dans un communiqué.

Des gilets pare-balles, des explosifs et des grenades ont été également saisis par la section des recherches de Marseille, appuyée par l'unité d'élite du GIGN.

L'auteur du projet d'assassinat a été déféré au parquet de Marseille, qui a ouvert une information judiciaire.

Bruno Le Roux doit se rendre samedi à Marseille, où 33 règlements de comptes ont été dénombrés en 2016 dans les Bouches-du-Rhône, la plupart sur fond de trafic de drogue dans les cités sensibles.

·         INTERNATIONAL

 

Affaibli en Irak, l'EI veut asseoir son emprise en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Mis à mal en Irak, où ils viennent de céder la moitié orientale de Mossoul, les djihadistes de l'Etat islamique (EI) s'efforcent de consolider leurs positions en Syrie.

Ils cherchent en particulier à s'emparer de Daïr az Zour, dans l'Est, sans négliger les trois autres fronts sur lesquels ils sont engagés. La ville, toujours à moitié aux mains des forces gouvernementales, est l'un des derniers secteurs à leur échapper dans la province à laquelle elle donne son nom.

"Ils veulent la prendre à tout prix et maintenant. La situation à Daïr az Zour est très difficile", dit un cadre non syrien des troupes fidèles à Bachar al Assad, évoquant le sort des dizaines de milliers de civils assiégés.

L'EI semble déterminé à conserver le triangle que Daïr az Zour forme avec Rakka, capitale de son califat, et la cité antique de Palmyre, que ses hommes ont reprise en décembre après en avoir été chassés en mars.

Le mouvement, que Donald Trump a promis d'éradiquer, offre en outre une farouche résistance aux miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) soutenus par Washington et aux rebelles pros turcs engagés dans l'opération "Bouclier de l'Euphrate", dans le Nord. Sur la défensive à Mossoul, ils restent toutefois maîtres de la rive ouest, quatre mois après le début de la reconquête.

"Ils sont encore capables de se battre sur quatre fronts, ce qui serait impossible s'ils étaient dans un état de grande faiblesse", note Rami Abdoulrahman, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

UNE TUMEUR CANCÉREUSE

"La force de Daech, c'est qu'il s'agit d'une tumeur cancéreuse. Quand on en vient à bout quelque part, on la retrouve ailleurs", renchérit un commandant des forces progouvernementales syriennes, aux seins desquelles le Hezbollah libanais joue un rôle de premier ordre.

L'officier, qui n'est pas Syrien non plus, réclame l'engagement de tous les moyens aériens à Daïr az Zour, laissant entendre que l'appui de l'aviation russe est insuffisant.

La coalition sous commandement américain a certes bombardé les positions de l'EI dans la province, mais la pression militaire y est moins intense qu'ailleurs dans son "califat" autoproclamé.

Daïr az Zour n'est pas la priorité de l'armée syrienne et de ses alliés, qui s'inquiètent davantage des rebelles de l'ouest du pays, et les kurdes syriens se sont focalisés sur Rakka.

L'investiture de Donald Trump, ce vendredi, pourrait toutefois changer la donne. Le nouveau président des Etats-Unis a laissé entendre qu'il pourrait coopérer avec la Russie pour venir à bout des djihadistes.

Dans ce cas, Daïr az Zour deviendrait un objectif évident. Il s'agirait aussi d'un revirement de taille de la part de Washington, puisqu'une telle offensive ferait les affaires d'Assad, or Barack Obama refusait toute coopération avec le président syrien, y compris pour combattre l'EI.

Pour le moment, la coalition internationale ne fait rien pour empêcher les djihadistes de se rassembler en Syrie, déplore un membre du régime de Damas.

"Après la perte de Mossoul, Daech va chercher à renforcer ses capacités à Rakka et à Daïr az Zour parce qu'ils n'auront plus nulle part ailleurs où aller. La bataille finale aura certainement lieu là", ajoute-t-il.

·         FRANCE

 

Examen de passage à Berlin pour Fillon le souverainiste

 

PARIS (Reuters) - François Fillon aborde lundi l'angle international de sa campagne en se rendant à Berlin afin d'exposer à Angela Merkel ses propositions de relance de l'alliance franco-allemande au service d'une Union européenne "resserrée" sur la zone euro, perspective qui n'a guère les faveurs de la chancelière.

La dirigeante allemande, dont la préférence pour le profil plus modéré et plus "européo-communautaire" d'un Alain Juppé dans la primaire de la droite n'était pas un mystère, place désormais ses espoirs dans le candidat Fillon pour préserver l'Europe de Marine Le Pen, un scénario pris très au sérieux à Berlin au vu des sondages actuels pour la présidentielle.

Angela Merkel, qui briguera un quatrième mandat en septembre, et François Fillon, tous deux âgés de 62 ans, ont travaillé ensemble lorsque ce dernier était Premier ministre de Nicolas Sarkozy, une période marquée par les cahots du tandem "Merkozy". Ils partagent pragmatisme, réserve, souci de "dire la vérité" et volonté réformatrice.

Mais l'accord est loin d'être parfait sur les sujets diplomatiques, notamment la Russie et les modalités de relance de l'UE après le Brexit. Et les tirades gaulliennes du souverainiste François Fillon sur sa détermination à redonner à la France "la première place" en Europe interrogent.

"Il fait de la politique intérieure. Qu'on soit premier ou deuxième, ce n'est pas grave, l'important c'est qu'on soit ensemble", tempère l'eurodéputé Alain Cadec, qui dirige le "pôle Europe" dans l'équipe de campagne du candidat au côté de l'ancien ministre des Affaires européennes Bruno Le Maire.

"François Fillon va à Berlin dans des dispositions à la fois d'écoute, d'échange, mais il y va aussi pour exposer les réformes qu'il veut mettre en oeuvre s'il est élu. Et il dira qu'il faut absolument être plus fermes sur l'immigration et la sécurité", dit-il.

Le candidat s'entretiendra avec la chancelière à la mi-journée avant de rencontrer le ministre des Finances Wolfgang Schäuble et la ministre de la Défense Ursula von der Leyen. Il prononcera ensuite un discours à la fondation Konrad Adenauer.

"DES RELATIONS D'ÉGAL À ÉGAL"

"On n'y va pas en victime expiatoire. On voit bien que l'Allemagne a pris le leadership économique, au Parlement, etc., on ne peut pas rester dans cette situation-là si on veut que l'Europe avance", explique-t-on dans l'entourage du candidat.

"Fillon veut des relations d'égal à égal avec l'Allemagne, mais pour ça évidemment, on a du chemin à faire", ajoute-t-on.

C'est sur l'Europe que les dissonances du candidat conservateur sont le plus attendues à Berlin.

"Nous n'allons pas en Allemagne pour leur dire que nous sommes d'accord avec eux sur tout", a prévenu Bruno Le Maire.

La vision d'une Europe à plusieurs vitesses ou à géométrie variable qu'aime à cultiver la diplomatie française a toujours suscité la méfiance des Allemands et les propositions de François Fillon ne devraient pas déroger à la règle.

Parmi elles : recentrage sur les 19 pays de la zone euro, alors qu'Angela Merkel milite pour un sursaut "à 27", renforcement de la gestion intergouvernementale, réduction des prérogatives de la Commission, socialisation des dettes dans un Trésor européen, réforme de la BCE, dont le candidat pense qu'elle devrait se préoccuper plus de croissance et d'emploi.

"ÇA PEUT COINCER"

Plus proche des vues allemandes, le candidat français propose d'approfondir la gouvernance intergouvernementale de la zone euro avec l'instauration d'un "directoire politique" composé des chefs de gouvernement, appuyé par un "secrétariat général de la zone euro autonome de la Commission" pour assurer le suivi et la gestion de la zone.

"Je pense que c'est audible par les Allemands. Il y a certains points sur lesquels ça peut 'coincer', mais globalement je pense que Merkel et Fillon sont fondamentalement proches l'un de l'autre sur le plan idéologique", estime Alain Cadec.

Sur la BCE, dont l'Allemagne refuse qu'elle ait un autre mandat que la stabilité des prix, l'élu reconnaît "une petite divergence sur laquelle travailler." "Tout n'est pas figé. L'idée est de mettre sur la table un certain nombre de principes, de voir comment on peut les appliquer ensemble."

Comme sur la santé, l'environnement ou l'organisation territoriale, le programme du candidat est en cours de réécriture. Ainsi de l'incipit, trop "séguiniste" - "Une France souveraine dans une Europe respectueuse des nations" - devenu "Une France forte dans une Europe au service des nations".

L'état-major va également préciser la proposition de "resserrage" de la zone euro, reçue avec inquiétude par les Etats non membres. "Est-ce que tous les pays qui font partie aujourd'hui de la zone euro sont capables d'être à bord? Il faut se poser la question", souligne Patrick Stefanini, le directeur de campagne de François Fillon.

"Il ne s'agit pas d'abandonner les autres en rase campagne mais de mettre tout en oeuvre pour, à travers une harmonisation sociale et fiscale notamment, leur permettre de rattraper leur retard et intégrer la zone euro", précise Alain Cadec.

Si Bruno Le Maire "a déblayé le terrain" avec l'Allemagne en rencontrant Wolfgang Schäuble et Peter Altmaier, chef de la Chancellerie, Alain Cadec est chargé de rencontrer les ministres des Affaires étrangères de Roumanie, Bulgarie, Hongrie, etc., pour les rassurer sur les intentions de François Fillon.

 

"L'étiquette souverainiste (François Fillon a noté "non" au traité de Maastricht en 1992-NDLR) lui colle encore un peu dans le microcosme, mais les citoyens ont compris qu'il avait tourné la page et qu'il voulait une Europe dynamique", veut croire Alain Cadec.

21 janvier

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

La Syrie accorde plusieurs contrats économiques à l'Iran

 

DUBAI/BEYROUTH (Reuters) - L'Iran commence à récolter les fruits de son engagement militaire en faveur du régime de Bachar al Assad dans la guerre civile en Syrie puisque Téhéran a conclu une série d'importants contrats avec Damas dans les secteurs agricole, pétrolier et des télécommunications.

Cinq protocoles d'accord ont été signés mardi lors de la visite du Premier ministre syrien Emad Khamis dans la capitale iranienne, dont un accorde à l'Iran une licence d'exploitation d'un réseau de téléphonie mobile.

L'opposition syrienne dénonce un "pillage" du peuple syrien et des richesses du pays par "les milices extrémistes iraniennes" au moment où les deux tiers de la population vivent dans une extrême pauvreté après six années de conflit.

Emad Khamis, cité par l'agence de presse Sana, a expliqué que ces contrats reflétaient la relation particulière existant entre son pays et son puissant allié régional. "Nous apprécions grandement le rôle majeur de l'Iran dans la lutte contre le terrorisme et la défense du peuple syrien par tous les moyens politiques et économiques", a-t-il dit.

La Syrie s'engage à céder 5.000 hectares de terres agricoles et 1.000 hectares de terrains pour la construction de terminaux gazier et pétrolier, a précisé l'agence officielle iranienne Irna. Un protocole prévoit également la cession de terres pour l'élevage.

Le principal bénéficiaire de ces contrats devrait être, selon les analystes, le Corps des gardiens de la révolution islamique (GRI), unité paramilitaire d'élite qui a la main sur l'empire industriel iranien.

Ces unités qui dépendent directement du Guide de la révolution, Ali Khamenei, contrôlent la majeure partie des télécommunications en Iran et exploiteront le nouveau réseau de téléphonie mobile en Syrie.

"Les télécommunications sont un secteur très sensible. Cela permettra à l'Iran de surveiller de près les communications syriennes", explique Karim Sadjapour, membre du think tank américain Carnegie Endowment for International Peace.

Plus d'un millier de soldats du GRI ont péri lors des combats aux côtés de l'armée syrienne.

Outre son assistance militaire, l'Iran a fait bénéficier la Syrie d'une aide économique avec une ligne de crédit de 3,5 milliards de dollars en 2013, augmentée d'un milliard de dollars en 2015, maintenant l'économie syrienne à flot.

Téhéran serait prêt "à instaurer une nouvelle ligne de crédit entre la Syrian Trade Bank et l'Export Development Bank of Iran" pour faciliter les échanges commerciaux, a précisé le vice-président iranien Eshaq Jahangiri, cité par Sana.

Enfin, les deux pays ont signé un protocole sur une coopération pour l'exploitation de la mine de phosphate d'al Charkiya en Syrie.

·         FRANCE

 

Enquête après une plainte de Bercy sur Lafarge en Syrie

 

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert en octobre dernier une enquête préliminaire sur la base d'une plainte de Bercy relative à une potentielle infraction au code des douanes du groupe Lafarge en Syrie, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin a lui-même déposé cette plainte en septembre dernier, confirme-t-on à Bercy sans donner davantage de commentaire ni de précision sur le motif de la plainte.

Les activités d'une cimenterie Lafarge à Jalabiya en Syrie a déjà fait polémique.

En novembre dernier, le groupe avait rejeté des allégations selon lesquelles ses activités en 2013 et 2014 en Syrie auraient pu contribuer à financer l'organisation Etat islamique, après une plainte de l'association française Sherpa.

Le Monde avait rapporté en juin que le cimentier français avait payé des taxes à l'organisation Etat islamique (EI) en 2013 et 2014 afin de pouvoir continuer à fonctionner pendant la guerre.

Une porte-parole de Lafarge en France n'était pas joignable dans l'immédiat.

·         ÉCONOMIE

 

L'ex-n°1 de Volkswagen nie avoir su tôt sur le Dieselgate

 

BERLIN (Reuters) - L'ex-président du directoire de Volkswagen Martin Winterkorn a refusé jeudi de dire à des députés allemands quand il avait eu connaissance pour la première fois de l'existence d'un mécanisme de trucage des tests anti-pollution de certains modèles diesel du groupe, tout en assurant n'avoir rien dissimulé.

Depuis le début du scandale en septembre 2015, le constructeur automobile affirme que les membres de son directoire n'avaient pas été informés des infractions mises en cause avant la fin du mois d'août de cette année-là et qu'ils avaient eux-mêmes informé les autorités américaines au début du mois de septembre.

Prié par une commission du Bundestag de dire s'il avait été informé plus tôt de l'existence d'un logiciel visant à fausser les résultats des mesures d'émissions polluantes, Martin Winterkorn a répondu : "Ce n'est pas le cas."

Il s'est refusé à toute précision en arguant du fait qu'une information judiciaire était en cours sur le sujet.

"Moi aussi, je suis en quête de réponses satisfaisantes", a-t-il dit lors cette audition, à l'occasion de ses premières déclarations publiques sur le Dieselgate depuis son intervention à la télévision le 22 septembre 2015, 24 heures avant sa démission de la direction du numéro un européen de l'automobile.

"Il est incompréhensible que je n'aie pas été informé plus tôt et sans ambiguïté", a-t-il ajouté.

Son audition par les députés a duré environ deux heures, avec une déclaration préliminaire d'une dizaine de minutes avant qu'il soit interrogé par les parlementaires.

L'ex-dirigeant de 69 ans a répondu à toutes les questions, sans recourir à l'assistance des deux avocats qui l'accompagnaient.

Herbert Behrens, élu du parti de gauche Die Linke et membre de la commission, n'a pas caché sa frustration à l'issue de cette audition. "Nous n'avons pas pu parvenir à une meilleure compréhension sur le fond", a-t-il dit à la presse.

Un conseiller juridique de Volkswagen, Gerwin Postel, a quant à lui invoqué son droit au silence en arguant de la poursuite des investigations du parquet de Brunswick.

·         INTERNATIONAL

 

Daech utilise des "chasseurs de têtes" sur internet en Allemagne

 

BERLIN (Reuters) - Le groupe Etat islamique (EI) a recours à des "chasseurs de têtes" sur les réseaux sociaux en Allemagne pour rallier à sa cause des jeunes gens dont certains ont à peine 14 ans, a déclaré jeudi le chef des services du renseignement intérieur.

Hans-Georg Maassen a dressé un parallèle entre les méthodes de Daech et celles en leur temps des communistes ou du Parti national-socialiste d'Adolf Hitler, qui cherchaient à séduire les jeunes en rébellion contre leurs parents ou la société.

"Sur les réseaux sociaux, il y a pratiquement des chasseurs de têtes qui contactent des jeunes gens et cherchent à les intéresser à cette idéologie (islamiste)", a-t-il déclaré devant la presse étrangère à Berlin.

Hans-Georg Maassen a cité les cas d'une adolescente ayant la double nationalité marocaine et allemande, qui a poignardé un policier en gare de Hanovre en février dernier, et d'un jeune Germano-Iraquien de 12 ans, arrêté à Ludwigshafen le mois dernier en possession de deux engins explosifs.

Environ 20% des quelque 900 ressortissants allemands qui ont été recrutés par l'EI pour aller se battre dans les rangs des djihadistes en Irak ou en Syrie sont des femmes, a-t-il dit, et certaines d'entre elles n'ont que 13 ou 14 ans.

Les autorités allemandes surveillent dans le pays 548 individus radicalisés considérés comme posant une menace.

·         FRANCE

 

Pas d'infraction pénale des autorités pour l'attentat de Nice

 

NICE (Reuters) - Le parquet de Nice a annoncé jeudi avoir classé sans suite l'enquête sur le dispositif de sécurité à Nice le soir du 14 juillet 2016, ouverte à la suite de plaintes de familles de victimes de l'attentat au camion-bélier qui a fait 86 morts.

"J'ai (...) décidé du classement sans suite des 23 plaintes déposées et de l'enquête judiciaire initiée ensuite au motif de l'inexistence d'une infraction pénale", a justifié le procureur, Jean-Michel Prêtre, dans sa décision.

L'enquête n'a selon lui pas permis de conclure à une "violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité" qu'aurait pu avoir commis la préfecture ou la mairie face à cette attaque menée par un ressortissant tunisien et revendiquée par l'Etat islamique.

"Tous les postes de sécurité étaient tenus avec des effectifs suffisants" et le "dispositif était conforme aux règles de l'art de la sécurité", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en précisant qu'il relevait de la responsabilité de l'Etat compte tenu "de l'importance prévisible de son public, environ 30.000 personnes".

Au cours de l'enquête diligentée par la direction centrale de la police judiciaire et l'IGPN, il est apparu que l'hypothèse du camion fou n'avait pas été envisagée pour cet événement contrairement au dispositif mis en place lors de l'Euro 2016.

La préfecture et la mairie de Nice étaient informées par les services autorisés du risque terroriste qui n'était pas spécifique à Nice" a souligné le procureur.

Selon lui, "si erreur il y a, c'est un niveau de responsabilité, de faute, qui n'est pas suffisant pour conduire à une infraction pénale".

NOUVELLE PLAINTE

Concernant la responsabilité éventuelle du centre de vidéosurveillance de la ville de Nice à propos de la circulation du camion de 19 tonnes utilisé par l'auteur de l'attentat, le procureur a assuré que celle-ci n'était pas interdite "lorsqu'il s'agit de trajets de livraisons partant de la ville ou à destination de celle-ci."

"Ce qui s'est passé le 14 juillet, c'est le terroriste qui l'a commis et personne d'autre", a-t-il ajouté, tout en soulignant à l'adresse des personnes qui avaient porté plainte qu'un classement sans suite était "susceptible de recours".

La mairie de Nice note dans un communiqué que le magistrat indique "sans ambiguïté" que la responsabilité de la sécurité d'un tel événement "incombe bien à l’Etat et donc à son représentant dans le département" comme elle l'affirmait.

Elle souligne que cette "étape juridique n’atténue pas la légitime douleur ressentie par les victimes et leurs proches et l’exigence de vérité".

"D’autres instructions sont en cours qui, peut-être, permettront d’apporter les explications attendues par le pays tout entier", écrit-elle dans son communiqué.

Le père d'un enfant de quatre ans fauché par le camion a annoncé pour sa part son intention de porter plainte avec constitution de partie civile, ce qui permet de demander directement au juge le déclenchement d'une enquête.

"Des choses se sont passées ce soir-là et elles n’étaient pas normales, on va utiliser tous les recours possibles et aller jusqu’au bout", a dit Michaël Coviaux à des journalistes.

"On veut savoir quelles erreurs exactement se sont produites. On sait très bien que personne n’a voulu qu’il se passe un tel massacre. Malheureusement, s’il a eu lieu, c’est qu’il y a bien eu quelques dysfonctionnements", a-t-il ajouté.

Selon Michaël Coviaux, c'était la première fois qu'il y avait aussi peu de policiers présents pour un tel événement. "C’était le néant, je n’avais jamais vu ça depuis que j’habite à Nice, surtout sur la promenade des Anglais ou il y a une caméra tous les 20 mètres."

·         FRANCE

 

En meeting à Florange Mélenchon explique sa «nouvelle civilisation»

 

Le candidat de la France insoumise tenait meeting jeudi soir dans la ville symbole de la « trahison » de François Hollande. Il a centré son discours sur l'éducation et surtout l'enseignement professionnel, seul à même selon lui de produire « la masse qualifiée » dont on aura besoin demain pour sa révolution citoyenne et écologique.

 

·         FRANCE

 

En France, une étude pointe de possibles contrôles au faciès

 

PARIS (Reuters) - Les jeunes hommes noirs ou arabes ont 20 fois plus de chances d'être contrôlés que les autres, selon une enquête publiée vendredi et réalisée début 2016 par Ipsos pour le Défenseur des droits Jacques Toubon.

Les contrôles d'identité sont rares, souligne cette étude, dans laquelle 84% des personnes interrogées disent ne jamais avoir été contrôlées dans les cinq dernières années.

Mais les jeunes de 18 à 25 ans et les hommes noirs ou arabes apparaissent plus concernés par les contrôles.

"80% des personnes correspondant au profil de 'jeune homme perçu comme noir ou arabe' déclarent avoir été contrôlées dans les cinq dernières années", contre 16% pour le reste des sondés, souligne l'étude.

"Par rapport à l'ensemble de la population, et toutes choses égales par ailleurs, ces profils ont ainsi une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d'être contrôlés."

Ce groupe a aussi plus de chances d'être fréquemment contrôlé (plus de cinq fois sur les cinq dernières années).

Et si la grande majorité des personnes interrogées disent faire confiance à la police (82%), les jeunes hommes noirs ou arabes témoignent de "relations plus dégradées" avec les forces de l'ordre et font part d'un sentiment de discrimination, note le rapport.

"Cette étude conforte la position du Défenseur des droits qui, depuis 2012, recommande d'assurer une traçabilité des contrôles afin de garantir l'accès au recours des personnes qui s'estiment victimes de discriminations et de manquements à la déontologie", peut-on lire dans un communiqué de l'institution.

Dans ce but, Jacques Toubon dit vouloir être associé à l'expérimentation du déclenchement systématique des caméras-piétons lors des contrôles d'identité, prévue par le projet de loi "Egalité et citoyenneté", adopté par le Parlement en décembre dernier.

En novembre dernier, la Cour de cassation a confirmé une condamnation de l'Etat pour faute lourde pour des contrôles d'identité "au faciès".

Cette enquête a été réalisée par téléphone du 19 février au 31 mai 2016 auprès d'un échantillon de 5.117 personnes âgées de 18 à 79 ans et résidant en France métropolitaine.

·         INTERNATIONAL

 

La Turquie admet qu'il faut associer Assad au règlement syrien

 

DAVOS, Suisse (Reuters) - La Turquie ne peut plus soutenir l'idée qu'il est possible de parvenir à un règlement de la situation en Syrie sans la participation de Bachar al Assad, a déclaré vendredi le vice-Premier ministre turc Mehmet Simsek.

"Concernant notre position à propos d'Assad, nous considérons que la responsabilité des souffrances du peuple syrien et des tragédies vécues incombe clairement à Assad. Mais il nous faut être pragmatiques, réalistes", a dit Simsek lors du Forum économique mondial à Davos.

"La situation sur le terrain a changé de manière spectaculaire. La Turquie ne peut donc pas demander un règlement sans Assad. Cela n'est pas réaliste", a-t-il ajouté.

Se posant en défenseur des populations sunnites, le gouvernement d'Ankara a longtemps fait partie du camp des opposants au régime de Bachar al Assad. Sa position a peu à peu évolué à la faveur de l'intervention russe et de la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique et les combattants kurdes.

·         BRÈVE

 

Dans la vallée de la Roya, la répression redouble

 

Une vingtaine de gendarmes armés et casqués se sont rendus jeudi 19 janvier dans la ferme de Cédric Herrou, qui apporte son aide aux migrants franchissant la frontière franco-italienne. Et ce vendredi, la journaliste rédactrice en chef du mensuel L'Âge de faire a été placée en garde à vue par la police aux frontières de Menton.

La répression a passé un seuil supplémentaire contre ceux qui aident les migrants et même contre ceux qui s'intéressent à eux : ainsi que le rapporte Libération, une perquisition musclée a eu lieu jeudi 19 janvier au domicile de l'agriculteur Cédric Herrou, dans la vallée de la Roya. « Venus pour une perquisition, les gendarmes grimpent en colonne et en petites foulées sur le terrain de Cédric Herrou, raconte le journal. Quinze d’entre eux sont casqués, visières baissées, gilets pare-balles et armes à portée de main. En quelques minutes, ils écartent le photographe de Libération à l’aide d’une clef de bras (puis le mettront à terre un quart d’heure plus tard) et passent entre le tracteur, les poules et les ruches. Ils se déploient rapidement sous les oliviers avant d’encercler la maison. » Au total, cinq personnes sont embarquées, dont deux seront placées en garde à vue.

 

Ce vendredi 20 janvier, la répression s'est en outre élargie à la presse. Et c'est le mensuel militant L'Âge de faire qui fait les frais de ce nouveau tour de vis. « Nous venons d'apprendre que notre journaliste rédactrice en chef Lisa Giachino est en garde à vue à la PAF [police aux frontières] de Menton, annonce le journal sur son compte Facebook. Elle a été arrêtée pour "aide aux migrants" alors qu'elle réalisait un reportage dans la vallée de la Roya, dans le cadre d'un dossier consacré à "Cette France qui accueille". »

21 janvier

·         LA UNE 

 

·         POLITIQUE

 

En difficulté avant le premier tour, Valls refait «du Valls»

 

À Limoges (Haute-Vienne), pour sa dernière réunion publique en région avant le premier tour de la primaire du PS, Manuel Valls a torpillé dans un discours musclé la gauche qui cède à la « facilité de tribune » et à la « démagogie ». Des propos frontaux qui visent évidemment ses rivaux de la primaire socialiste, à commencer par Benoît Hamon.

 

·         EUROPE

 

Les écologistes allemands prêts à jouer la carte Merkel

 

Les très pragmatiques Katrin Göring-Eckardt et Cem Özdemir ont été élus mercredi têtes de liste du parti écologiste pour les législatives de septembre en Allemagne. Une alliance avec le parti conservateur d’Angela Merkel constitue désormais une option sérieuse dans leur stratégie.

 

·         ASIE

 

La Chine met un terme à l'expérience démocratique de Wukan

 

À la toute fin de l'année 2016, neuf habitants du village ont été condamnés à des peines de prison ferme à l'issue d'un procès expéditif et treize autres attendent de comparaître. En 2012, les revendications des villageois sur leurs terres avaient trouvé un écho favorable auprès des autorités, et attiré l'attention des médias internationaux. Un lointain souvenir.

 

·         FRANCE

 

L’agriculteur qui aide les migrants en garde à vue

 

NICE (Reuters) - Cédric Herrou, l’agriculteur de la vallée de la Roya connu pour son soutien aux migrants venus d’Italie, a été placé jeudi en garde à vue par la gendarmerie, a déclaré à Reuters le procureur de la République Jean-Michel Prêtre.

"Selon les premières investigations, il guidait trois migrants se disant Erythréens sur un chemin connu pour éviter un point de contrôle", a indiqué le magistrat. "Il a été interpellé alors qu’il tentait de se cacher dans des buissons."

Son avocat a confirmé que son client était en garde à vue pour "aide à l’entrée, au séjour et à la circulation des étrangers en situation irrégulière".

Cédric Herrou avait été jugé le 4 janvier dernier par le tribunal correctionnel de Nice pour avoir fait franchir illégalement la frontière franco-italienne à des migrants et organisé un centre d’accueil sauvage. Le parquet avait requis huit mois de prison avec sursis. Dans cette affaire, la décision sera rendue le 10 février.

·         INTERNATIONAL

 

Essai prochain de missile nord-coréen

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord pourrait préparer l'essai d'un nouveau prototype amélioré de missile balistique intercontinental (ICBM), rapporte jeudi la presse sud-coréenne, citant des sources militaires.

Dans son discours de Nouvel an, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a annoncé que le régime approchait d'un essai de missile intercontinental et les médias d'Etat ont prévenu qu'un tir était possible à tout moment, des déclarations jugées crédibles par certains experts.

L'essai est susceptible d'être imminent, voire même de coïncider avec l'investiture du président élu des Etats-Unis, Donald Trump, vendredi, précisent des médias sud-coréens.

Les services du renseignement sud-coréen ont identifié le transport récent de pièces de missiles en Corée du Nord. Les pièces sont suspectées d'appartenir à la partie inférieure d'un missile balistique intercontinental, ce qui laisse craindre un essai imminent, rapporte le journal Chosun Ilbo, de source militaire anonyme.

·         INTERNATIONAL

 

Duterte se rendra en Chine au mois de mai

 

PÉKIN (Reuters) - Le président philippin Rodrigo Duterte se rendra en Chine au mois de mai pour participer à un sommet multilatéral, a déclaré jeudi le ministère chinois des Affaires étrangères.

Les contours du sommet en question restent flous, mais des sources diplomatiques affirment que Pékin devrait inviter un grand nombre de dirigeants étrangers.

Cette visite témoigne du réchauffement des relations entre Pékin et Manille qui prend ses distances avec Washington.

Le président philippin a répété en décembre qu'il ne souhaitait aucune confrontation avec Pékin et estimé qu'il n'y avait aucune urgence à faire valoir l'arrêt rendu en juillet par la Cour permanente d'arbitrage (CPA) de La Haye. Les juges ont rejeté les revendications de Pékin en mer de Chine méridionale et donné gain de cause aux Philippines.

·         FRANCE

 

La droite risque d'aller "droit dans le mur", dit Dati

 

PARIS (Reuters) - L'ex-ministre sarkozyste Rachida Dati annonce le pire pour la droite, qui risque d'aller "droit dans le mur" si François Fillon n'amende pas son programme présidentiel pour s'adresser davantage aux classes moyennes et ne revoit pas sa méthode.

"Si on continue comme ça, il ne faut pas exclure un second tour Macron-Le Pen", déclare, dans le Parisien de jeudi, l'eurodéputée à qui a échappé l'investiture dans une circonscription considérée comme acquise pour la droite.

L'ancienne garde des Sceaux n'est pas la première sarkozyste à fustiger la campagne du vainqueur de la primaire de novembre, sur qui sont déjà tombées ces dernières semaines les critiques de Laurent Wauquiez ou de Christian Estrosi.

"Il est urgent que François Fillon corrige le cap de sa campagne sinon on va droit dans le mur (en avril-mai, NDLR). Tout le monde veut la victoire de la droite en 2017. Mais nous sommes de nombreux élus à ne pas être écoutés, car il ne s'adresse pas à tous les Français", juge Rachida Dati.

"Remettre en cause la Sécurité sociale, revenir sur l'indemnisation des demandeurs d'emploi, travailler plus pour gagner moins, augmenter la TVA... où est le message d'espoir pour les classes moyennes ?", ajoute-t-elle.

"On ne peut pas toujours demander des efforts aux mêmes car au final, ce sera encore la France qui travaille qui paiera l'addition", dit encore la maire du VIIe arrondissement de Paris, qui dénonce également la méthode de François Fillon.

"(Il) ne peut pas se contenter de dire que ce ne sera que le programme de la primaire, tout le programme de la primaire et rien que le programme de la primaire. Le sujet n'est pas l'autoritarisme, mais le rassemblement."

La députée européenne espérait obtenir l'investiture dans la deuxième circonscription de Paris, celle dont François Fillon est aujourd'hui député, mais les dirigeants des Républicains lui ont finalement préféré Nathalie Kosciusko-Morizet en vue des législatives de juin.

"Voilà une drôle de personnalité qui va d'échec en échec, de parachutage en parachutage, de trahison en trahison, même vis-à-vis de François Fillon qu'elle a traité de misogyne et de sexiste, et c'est cette personne qu'il récompense ! Quel signal", déplore Rachida Dati.

 

 

·         FRANCE

 

Soupçonné de corruption, un maire de Seine-et-Marne est en garde à vue

 

Jean-François Oneto, le maire (LR) d'Ozoir-la-Ferrière, a été placé en garde à vue ce 18 janvier. Il fait partie des élus de la région parisienne soupçonnés d'avoir été corrompus par le promoteur Antonio De Sousa. M. Oneto aurait bénéficié d’un virement de 500 000 euros pour s’acheter une villa en Corse.

 

·         INTERNATIONAL

 

Opération conjointe des aviations russe et turque à Al Bab, en Syrie

 

MOSCOU (Reuters) - Les armées de l'air russe et turque ont mené une opération conjointe sans précédent contre les djihadistes de l'Etat islamique qui tiennent Al Bab, ville de Syrie située à 40 km au nord-est d'Alep, rapporte mercredi le ministère russe de la Défense.

Elle a été effectuée avec l'aval du gouvernement syrien, a précisé le général Sergueï Roudskoï au nom du ministère, lors d'une intervention à la télévision.

L'aviation russe, a-t-il poursuivi, aide en outre les forces gouvernementales à repousser l'attaque de l'EI à Daïr az Zour, dans l'est du pays, et appuie leur offensive à Palmyre (centre), où les djihadistes pourraient à nouveau dynamiter des monuments historiques après avoir reconquis la ville antique le mois dernier.

·         JUSTICE

 

La Fédération française de tennis est placée sous tutelle partielle

 

À la suite des révélations de Mediapart sur les graves irrégularités au sein de la Fédération française de tennis, des clubs de tennis ont obtenu de la justice la nomination d'un mandataire ad hoc, chargé de prendre toute décision utile pour défendre les intérêts des licenciés.

 

·         INTERNATIONAL

 

Les USA et Cuba concluent des accords avant l'investiture de Trump

 

LA HAVANE (Reuters) - L'administration Obama et Cuba continuent de signer des accords de coopération, cette semaine, se dépêchant de boucler les négociations sur une série de dossiers avant l'investiture du prochain président américain, Donald Trump, qui pourrait bien provoquer un refroidissement des relations bilatérales.

Un accord de coopération dans le domaine des recherches aériennes et maritimes et des opérations de sauvetage dans le détroit de Floride a été signé mercredi à La Havane. Un autre, fixant des limites territoriales dans les eaux contestées du Golfe du Mexique, doit être signé ce mercredi ou jeudi, a-t-on déclaré de source diplomatique.

Un troisième accord, concernant des protocoles de santé pour faire face à des questions comme la grippe aviaire, devait initialement être signé mercredi mais a été reporté. Il sera le dernier des 22 accords à être conclu entre Etats-Unis et Cuba depuis un an et demi.

Le président Barack Obama est convenu en décembre 2014 avec son homologue cubain, Raul Castro, de normaliser les relations bilatérales. Depuis lors, les deux pays ont rétabli leurs relations diplomatiques et Barack Obama a pris un certain nombre de mesures pour favoriser le commerce et les voyages avec Cuba.

 

Donald Trump, républicain qui doit être investi dans ses fonctions vendredi, a menacé d'en finir avec la détente si Cuba ne faisait pas de nouvelles concessions, notamment dans le domaine politique.

20 janvier

·         LA UNE 

 

·         JUSTICE

 

Affaire Bauer: l’enquête policière a été piratée

 

Le domicile d'Alain Bauer et celui d'Augustin de Romanet, ainsi que les locaux du groupe Aéroports de Paris, ont été perquisitionnés, le 10 janvier, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte pour détournement de fonds publics. Au domicile du patron d'ADP, la police judiciaire a saisi une note faisant une synthèse très détaillée des auditions et des principales avancées de son enquête.

 

·         IMMIGRATION

 

Vingt-cinq mille personnes ont obtenu le statut de réfugié en 2016

 

En 2016, 227 500 étrangers ont été admis au séjour en France, selon les statistiques annuelles diffusées lundi 16 janvier, soit une augmentation de 4,6 % sur un an. Le nombre de titres délivrés pour des raisons humanitaires s’accroît. Les expulsions de ressortissants de pays tiers vers leur pays d’origine s’établissent à un niveau élevé.

 

·         LIBERTÉS PUBLIQUES

 

Les dérives sécuritaires gangrènent les démocraties européennes

 

Amnesty International publie une étude des législations de 14 États membres de l’UE ayant adopté des mesures d’exception ou des lois sécuritaires. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, ces réformes sont « dangereusement disproportionnées » et remettent en cause les libertés. La France apparaît comme le moteur de cette escalade sécuritaire.

 

·         INÉGALITÉS

 

Huit milliardaires égalent la moitié des habitants de la planète

 

Chaque année, le rapport d’Oxfam dresse un constat toujours plus accablant sur l’accumulation sans précédent des richesses entre quelques mains : la fortune de huit milliardaires correspond aujourd’hui à celle de la moitié des habitants de la planète. « Il est temps de mettre l’économie au service des 99 % », dit l’ONG.

·         FRANCE

 

Henri de Castries soutient officiellement Fillon

 

PARIS (Reuters) - Henri de Castries, qui fut à la tête de l'assureur Axa pendant près de 17 ans, a rendu public mardi son soutien à François Fillon pour la présidentielle d'avril-mai tout en affirmant n'avoir aucune prétention ministérielle.

"Je ne demande rien. Je n'attends rien. Je ferai ce qu'il souhaitera que je fasse", dit-il dans une interview au Figaro.

Jusque-là, l'ancien PDG, qui a quitté le numéro deux européen de l'assurance en septembre dernier, conseillait François Fillon dans l'ombre mais n'apparaissait pas dans l'organigramme de campagne, ni sur la scène des meetings.

Au moment de son départ d'Axa, la presse britannique l'annonçait comme possible futur président de HSBC.

·         INTERNATIONAL

 

La Grèce prête à un nouvel effort budgétaire pour aboutir

 

ATHENES (Reuters) - La Grèce est prête à garantir de nouvelles coupes budgétaires si nécessaire pour renouer des discussions dans l'impasse avec ses bailleurs de fonds internationaux et conclure un examen capital des progrès accomplis dans les réformes exigées par ces derniers, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement.

Les discussions entre Athènes et ses créanciers institutionnels calent depuis des mois en raison des divergences qui opposent les deux parties sur les réformes des marchés du travail et de l'énergie, sur les objectifs budgétaires et sur les mesures d'allègement de la dette au-delà de 2018.

L'un deux, le Fonds monétaire international (FMI), ne sait pas encore s'il participera au renflouement de la Grèce, le troisième depuis la crise de la dette de 2009.

Ce plan, d'un montant de 86 milliards d'euros, est versé par tranches en fonction de la mise en oeuvre des réformes promises par la Grèce en août 2015 en échange de ces fonds.

Le porte-parole Dimitris Tzanakopoulos a dit que la Grèce était disposée à discuter de mesures budgétaires d'urgence, à savoir un "mécanisme de garantie", qui ne s'appliqueraient que dans le cas où elle raterait ses objectifs budgétaires au-delà de 2018.

"Le calendrier de la revue (examen) dépendra de la décision définitive du FMI concernant ce qu'il veut faire avec le programme grec", a expliqué Tzanakopoulos.

"Si tout est bouclé, soit la trajectoire budgétaire après 2018 et les mesures d'allègement de la dette à moyen terme, la seule question qui restera en suspens sera le refus du FMI d'accepter la réalité; nous pourrions discuter d'un mécanisme de garanties renforcées", a-t-il ajouté.

"Il n'y aura aucune raison d'activer ce mécanisme (...) les objectifs seront remplis (...) On ne le ferait que pour apaiser un FMI exagérément pessimiste sur l'évolution de l'économie grecque".

La Commission européenne exige de la Grèce un excédent budgétaire primaire de 3,5% au-delà de 2018, conformément à ce qui est convenu, mais le FMI pense que cette dernière serait obligée de prendre de nouvelles mesures d'austérité et aurait besoin d'un allègement de la dette d'ampleur pour y parvenir.

Le gouvernement affirme que les Grecs ne supporteraient pas un nouveau plan de rigueur avec un taux de chômage de 23% et des revenus réduits d'un tiers au terme de sept années de crise. Athènes ne veut pas non plus d'une réforme du marché du travail impopulaire, alors que le FMI l'exige.

L'Allemagne, principal bailleur européen, veut que le FMI participe au renflouement, estimant que le plan d'aide ne peut qu'y gagner en crédibilité, mais elle rejette le principe d'un allègement de la dette important.

Athènes espère à présent que le salut viendra d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) à Bruxelles ce mois-ci.

Tzanakopoulos a répété que la Grèce espérait intégrer le programme de rachats d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE) d'ici mars et ce afin de prendre le pouls du marché obligataire et d'être en mesure d'ici août 2018, lorsque le renflouement en cours sera achevé, de refinancer intégralement sa dette sans le secours des institutions internationales.

·         INTERNATIONAL

 

Un Palestinien abattu par l'armée israélienne en Cisjordanie

 

JERUSALEM (Reuters) - Un Palestinien qui avait tenté de poignarder un soldat israélien à un point de contrôle en Cisjordanie a été abattu par les forces de l'ordre, a annoncé une porte-parole de l'armée israélienne, mardi.

"Réagissant à une menace immédiate, les forces (de sécurité) ont ouvert le feu sur l'assaillant entraînant sa mort", a déclaré la porte-parole dans un communiqué.

Au moins 233 Palestiniens ont été tués depuis le début de "l'intifada des couteaux" en octobre 2015, dont 159 étaient des agresseurs, selon les autorités israéliennes. Les autres ont péri dans des heurts avec les forces israéliennes ou au cours de manifestations violentes.

Trente-sept Israéliens et deux Américains ont perdu la vie dans cette vague de violences.

·         FRANCE

 

Gattaz invite Fillon à plus de nuance sur les fonctionnaires

 

PARIS (Reuters) - Le président du Medef, Pierre Gattaz, a invité mardi le candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon, a plus de nuance dans sa promesse de réduire le nombre de fonctionnaires de 500.000 en cinq ans.

"Dit comme ça, vous mettez le feu au pays, aux fonctionnaires. Ce n'est pas bon", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle. «L’objectif quantitatif est louable à terme, c'est possible mais (...) il faut le faire avec les fonctionnaires eux-mêmes", a-t-il ajouté. "Il y a des endroits où il faudra sans doute renforcer et d'autres où on sait qu'il y a de la gabegie, il y a de la démotivation, des problèmes de management, de processus et ça, il faut les détecter (...) avec les fonctionnaires."

Pierre Gattaz a estimé que la réduction du nombre de fonctionnaires pourrait se faire ainsi "presque naturellement (...) sans créer de drame", par des départs en retraite non remplacés et l'utilisation d'outils numériques.

Le président du Medef a également critiqué à mots couverts l'idée que le programme économique de François Fillon puisse se traduire par une augmentation des déficits publics au début du quinquennat, si le candidat de la droite est élu.

"Il faut absolument respecter" les règles européennes en matière de limitation des déficits publics sous le seuil de 3% du PIB, a-t-il dit, estimant qu'il en allait de la crédibilité de la France.

Il a par ailleurs regretté que les candidats à la primaire de la gauche ne parlent pas, "ou très peu", selon lui, de retour au plein emploi et à la croissance.

Il a également qualifié d'"ineptie" et d'"hérésie totale" l'idée de revenu universel, défendue par l'un de ces candidats, l'ancien ministre socialiste Benoît Hamon, qui part de l'hypothèse d'une diminution de l'emploi.

Pierre Gattaz a en revanche dit trouver intéressante la démarche de l'ancien ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, candidat hors parti et hors primaire à la présidentielle.

"Emmanuel Macron a une autre approche. Je trouve que c'est tout à fait intéressant, ce qu'il dit", a déclaré le président du Medef. "Le problème, c'est qu'il faut qu'il entre dans le détail des propositions, maintenant."

·         ÉCONOMIE

 

Vif rebond de la livre, May promet un vote au Parlement

 

LONDRES (Reuters) - Le sterling a enregistré mardi sa plus forte hausse en une séance depuis 1998, après la promesse de la Première ministre Theresa May de soumettre l'accord final sur le Brexit à un vote du Parlement.

Lors d'un discours très attendu, la chef du gouvernement a ajouté que Londres chercherait à rester un partenaire clé de l'UE même en ne faisant plus partie du marché unique.

La livre, déjà en hausse de plus de 1% en réaction aux extraits du discours publiés plus tôt dans la presse, a porté son avance à 2,5% dans l'heure qui a suivi, à 1,2390 dollar, puis a atteint un pic à 1,2398 avant de revenir à 1,2371 vers 15h45 GMT, en hausse de 2,7% sur la journée.

La devise britannique, en baisse de près de 20% face au dollar depuis le référendum du 23 juin, avait touché lundi un creux de 1,1983 dans la crainte d'un "Brexit dur".

Face à la monnaie unique, elle a gagné près de 2% à 86,38 pence pour un euro sur des rachats de positions courtes, autrement dit vendeuses, qui avaient été prises les jours précédents dans l'anticipation d'un nouvel accès de faiblesse de la devise.

Citée dans la presse, une source de Downing Street avait prédit que le discours de Theresa May déclencherait une correction de la livre.

"En exposant les 12 principes qui guideront le gouvernement dans les négociations à venir, Mme May a levé certains points d'interrogation au sujet de l'approche du gouvernement et promis que les deux chambres du Parlement auraient à se prononcer par vote", relève Stephanie Flanders, analyste chez JPMorgan Asset Management.

"Cela semble avoir rassuré les investisseurs."

"L'information que l'on retiendra est l'intention de soumettre tout accord au Parlement, ce qui en théorie devrait permettre à la balance de ne pas pencher du côté d'un 'hard Brexit'", ajoute Craig Erlam, stratège chez Oanda à Londres.

Le rebond de la livre a en revanche pénalisé l'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres, en baisse de 1,1% à moins d'une heure de la clôture.

·         FRANCE

 

Une nouvelle plainte relance l’affaire Rémi Fraisse

 

Une plainte pour « faux témoignages » visant des gendarmes mobiles vient d’être déposée par la famille de Rémi Fraisse. Aucune mise en examen n’a été prononcée après la mort du jeune homme en 2014 à Sivens, et l’enquête s’achève. Un gendarme vient en revanche d’être poursuivi pour « violences volontaires » après avoir blessé une jeune fille avec une grenade sur le même site

 

 

·         NUCLÉAIRE

 

A Bure, la lutte contre le nucléaire s’enracine et vise le long terme

 

Pour lutter contre le projet de site d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo, des dizaines de personnes se sont installées temporairement ou pour longtemps autour du village de Bure, dans la Meuse. Contre l’atome, elles veulent habiter le territoire et « empaysanner » la lutte, espérant ainsi fonder une nouvelle manière de militer.

 

 

19 janvier

·         LA UNE 

 

·         JUSTICE

 

Affaire Bauer: l’enquête policière a été piratée

 

Le domicile d'Alain Bauer et celui d'Augustin de Romanet, ainsi que les locaux du groupe Aéroports de Paris, ont été perquisitionnés, le 10 janvier, dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte pour détournement de fonds publics. Au domicile du patron d'ADP, la police judiciaire a saisi une note faisant une synthèse très détaillée des auditions et des principales avancées de son enquête.

 

·         IMMIGRATION

 

Vingt-cinq mille personnes ont obtenu le statut de réfugié en 2016

 

En 2016, 227 500 étrangers ont été admis au séjour en France, selon les statistiques annuelles diffusées lundi 16 janvier, soit une augmentation de 4,6 % sur un an. Le nombre de titres délivrés pour des raisons humanitaires s’accroît. Les expulsions de ressortissants de pays tiers vers leur pays d’origine s’établissent à un niveau élevé.

 

·         LIBERTÉS PUBLIQUES

 

Les dérives sécuritaires gangrènent les démocraties européennes

 

Amnesty International publie une étude des législations de 14 États membres de l’UE ayant adopté des mesures d’exception ou des lois sécuritaires. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, ces réformes sont « dangereusement disproportionnées » et remettent en cause les libertés. La France apparaît comme le moteur de cette escalade sécuritaire.

 

·         INÉGALITÉS

 

Huit milliardaires égalent la moitié des habitants de la planète

 

Chaque année, le rapport d’Oxfam dresse un constat toujours plus accablant sur l’accumulation sans précédent des richesses entre quelques mains : la fortune de huit milliardaires correspond aujourd’hui à celle de la moitié des habitants de la planète. « Il est temps de mettre l’économie au service des 99 % », dit l’ONG.

·         FRANCE

 

Henri de Castries soutient officiellement Fillon

 

PARIS (Reuters) - Henri de Castries, qui fut à la tête de l'assureur Axa pendant près de 17 ans, a rendu public mardi son soutien à François Fillon pour la présidentielle d'avril-mai tout en affirmant n'avoir aucune prétention ministérielle.

"Je ne demande rien. Je n'attends rien. Je ferai ce qu'il souhaitera que je fasse", dit-il dans une interview au Figaro.

Jusque-là, l'ancien PDG, qui a quitté le numéro deux européen de l'assurance en septembre dernier, conseillait François Fillon dans l'ombre mais n'apparaissait pas dans l'organigramme de campagne, ni sur la scène des meetings.

Au moment de son départ d'Axa, la presse britannique l'annonçait comme possible futur président de HSBC.

·         INTERNATIONAL

 

La Grèce prête à un nouvel effort budgétaire pour aboutir

 

ATHENES (Reuters) - La Grèce est prête à garantir de nouvelles coupes budgétaires si nécessaire pour renouer des discussions dans l'impasse avec ses bailleurs de fonds internationaux et conclure un examen capital des progrès accomplis dans les réformes exigées par ces derniers, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement.

Les discussions entre Athènes et ses créanciers institutionnels calent depuis des mois en raison des divergences qui opposent les deux parties sur les réformes des marchés du travail et de l'énergie, sur les objectifs budgétaires et sur les mesures d'allègement de la dette au-delà de 2018.

L'un deux, le Fonds monétaire international (FMI), ne sait pas encore s'il participera au renflouement de la Grèce, le troisième depuis la crise de la dette de 2009.

Ce plan, d'un montant de 86 milliards d'euros, est versé par tranches en fonction de la mise en oeuvre des réformes promises par la Grèce en août 2015 en échange de ces fonds.

Le porte-parole Dimitris Tzanakopoulos a dit que la Grèce était disposée à discuter de mesures budgétaires d'urgence, à savoir un "mécanisme de garantie", qui ne s'appliqueraient que dans le cas où elle raterait ses objectifs budgétaires au-delà de 2018.

"Le calendrier de la revue (examen) dépendra de la décision définitive du FMI concernant ce qu'il veut faire avec le programme grec", a expliqué Tzanakopoulos.

"Si tout est bouclé, soit la trajectoire budgétaire après 2018 et les mesures d'allègement de la dette à moyen terme, la seule question qui restera en suspens sera le refus du FMI d'accepter la réalité; nous pourrions discuter d'un mécanisme de garanties renforcées", a-t-il ajouté.

"Il n'y aura aucune raison d'activer ce mécanisme (...) les objectifs seront remplis (...) On ne le ferait que pour apaiser un FMI exagérément pessimiste sur l'évolution de l'économie grecque".

La Commission européenne exige de la Grèce un excédent budgétaire primaire de 3,5% au-delà de 2018, conformément à ce qui est convenu, mais le FMI pense que cette dernière serait obligée de prendre de nouvelles mesures d'austérité et aurait besoin d'un allègement de la dette d'ampleur pour y parvenir.

Le gouvernement affirme que les Grecs ne supporteraient pas un nouveau plan de rigueur avec un taux de chômage de 23% et des revenus réduits d'un tiers au terme de sept années de crise. Athènes ne veut pas non plus d'une réforme du marché du travail impopulaire, alors que le FMI l'exige.

L'Allemagne, principal bailleur européen, veut que le FMI participe au renflouement, estimant que le plan d'aide ne peut qu'y gagner en crédibilité, mais elle rejette le principe d'un allègement de la dette important.

Athènes espère à présent que le salut viendra d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) à Bruxelles ce mois-ci.

Tzanakopoulos a répété que la Grèce espérait intégrer le programme de rachats d'actifs de la Banque centrale européenne (BCE) d'ici mars et ce afin de prendre le pouls du marché obligataire et d'être en mesure d'ici août 2018, lorsque le renflouement en cours sera achevé, de refinancer intégralement sa dette sans le secours des institutions internationales.

·         INTERNATIONAL

 

Un Palestinien abattu par l'armée israélienne en Cisjordanie

 

JERUSALEM (Reuters) - Un Palestinien qui avait tenté de poignarder un soldat israélien à un point de contrôle en Cisjordanie a été abattu par les forces de l'ordre, a annoncé une porte-parole de l'armée israélienne, mardi.

"Réagissant à une menace immédiate, les forces (de sécurité) ont ouvert le feu sur l'assaillant entraînant sa mort", a déclaré la porte-parole dans un communiqué.

Au moins 233 Palestiniens ont été tués depuis le début de "l'intifada des couteaux" en octobre 2015, dont 159 étaient des agresseurs, selon les autorités israéliennes. Les autres ont péri dans des heurts avec les forces israéliennes ou au cours de manifestations violentes.

Trente-sept Israéliens et deux Américains ont perdu la vie dans cette vague de violences.

·         FRANCE

 

Gattaz invite Fillon à plus de nuance sur les fonctionnaires

 

PARIS (Reuters) - Le président du Medef, Pierre Gattaz, a invité mardi le candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon, a plus de nuance dans sa promesse de réduire le nombre de fonctionnaires de 500.000 en cinq ans.

"Dit comme ça, vous mettez le feu au pays, aux fonctionnaires. Ce n'est pas bon", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle. «L’objectif quantitatif est louable à terme, c'est possible mais (...) il faut le faire avec les fonctionnaires eux-mêmes", a-t-il ajouté. "Il y a des endroits où il faudra sans doute renforcer et d'autres où on sait qu'il y a de la gabegie, il y a de la démotivation, des problèmes de management, de processus et ça, il faut les détecter (...) avec les fonctionnaires."

Pierre Gattaz a estimé que la réduction du nombre de fonctionnaires pourrait se faire ainsi "presque naturellement (...) sans créer de drame", par des départs en retraite non remplacés et l'utilisation d'outils numériques.

Le président du Medef a également critiqué à mots couverts l'idée que le programme économique de François Fillon puisse se traduire par une augmentation des déficits publics au début du quinquennat, si le candidat de la droite est élu.

"Il faut absolument respecter" les règles européennes en matière de limitation des déficits publics sous le seuil de 3% du PIB, a-t-il dit, estimant qu'il en allait de la crédibilité de la France.

Il a par ailleurs regretté que les candidats à la primaire de la gauche ne parlent pas, "ou très peu", selon lui, de retour au plein emploi et à la croissance.

Il a également qualifié d'"ineptie" et d'"hérésie totale" l'idée de revenu universel, défendue par l'un de ces candidats, l'ancien ministre socialiste Benoît Hamon, qui part de l'hypothèse d'une diminution de l'emploi.

Pierre Gattaz a en revanche dit trouver intéressante la démarche de l'ancien ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, candidat hors parti et hors primaire à la présidentielle.

"Emmanuel Macron a une autre approche. Je trouve que c'est tout à fait intéressant, ce qu'il dit", a déclaré le président du Medef. "Le problème, c'est qu'il faut qu'il entre dans le détail des propositions, maintenant."

·         ÉCONOMIE

 

Vif rebond de la livre, May promet un vote au Parlement

 

LONDRES (Reuters) - Le sterling a enregistré mardi sa plus forte hausse en une séance depuis 1998, après la promesse de la Première ministre Theresa May de soumettre l'accord final sur le Brexit à un vote du Parlement.

Lors d'un discours très attendu, la chef du gouvernement a ajouté que Londres chercherait à rester un partenaire clé de l'UE même en ne faisant plus partie du marché unique.

La livre, déjà en hausse de plus de 1% en réaction aux extraits du discours publiés plus tôt dans la presse, a porté son avance à 2,5% dans l'heure qui a suivi, à 1,2390 dollar, puis a atteint un pic à 1,2398 avant de revenir à 1,2371 vers 15h45 GMT, en hausse de 2,7% sur la journée.

La devise britannique, en baisse de près de 20% face au dollar depuis le référendum du 23 juin, avait touché lundi un creux de 1,1983 dans la crainte d'un "Brexit dur".

Face à la monnaie unique, elle a gagné près de 2% à 86,38 pence pour un euro sur des rachats de positions courtes, autrement dit vendeuses, qui avaient été prises les jours précédents dans l'anticipation d'un nouvel accès de faiblesse de la devise.

Citée dans la presse, une source de Downing Street avait prédit que le discours de Theresa May déclencherait une correction de la livre.

"En exposant les 12 principes qui guideront le gouvernement dans les négociations à venir, Mme May a levé certains points d'interrogation au sujet de l'approche du gouvernement et promis que les deux chambres du Parlement auraient à se prononcer par vote", relève Stephanie Flanders, analyste chez JPMorgan Asset Management.

"Cela semble avoir rassuré les investisseurs."

"L'information que l'on retiendra est l'intention de soumettre tout accord au Parlement, ce qui en théorie devrait permettre à la balance de ne pas pencher du côté d'un 'hard Brexit'", ajoute Craig Erlam, stratège chez Oanda à Londres.

Le rebond de la livre a en revanche pénalisé l'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres, en baisse de 1,1% à moins d'une heure de la clôture.

 

 

 

18 janvier

·         LA UNE 

 

 

·         LIBERTÉS

 

Une enquête de «Zero Impunity» Comment les Etats-Unis ont choisi la torture sexuelle

 

Au lendemain du 11-Septembre, le gouvernement Bush systématise le recours à la torture. Les prisonniers de la « guerre contre le terrorisme » seront privés de leur humanité, frappés, « waterboardés ». Mais pas seulement : ils seront aussi humiliés, violés et agressés sexuellement, selon des méthodes validées au plus haut niveau du pouvoir américain. Cette enquête est publiée dans le cadre de l’opération « Zero Impunity », contre l’impunité qui protège les auteurs de violences sexuelles en conflit armé.

 

·         PROCHE-ORIENT

 

L’initiative française au Proche-Orient s'achève sans avancées

 

Lancée il y a un an, l’Initiative française au Proche-Orient entendait réanimer le processus de paix israélo-palestinien et soutenir la solution à deux Etats. Mais le refus obstiné de Benjamin Netanyahou, malgré les nombreuses concessions de François Hollande, a transformé la conférence internationale organisée ce dimanche 15 janvier à Paris en forum largement symbolique.

 

·         ENTREPRISES

 

Hinter, la filiale très rentable et illégale d’Uber

 

Depuis 2014, par l’intermédiaire de sa filiale Hinter, le géant des applications de VTC a loué à des centaines, voire à des milliers de chauffeurs « partenaires » une licence temporaire leur donnant le droit de travailler. En deux ans, ce discret business lui a rapporté plus de 440 000 euros net. Mais pour le gouvernement, « cette pratique est illégale ». Nos révélations.

 

·         PROCHE-ORIENT

 

L’initiative française au Proche-Orient s'achève en naufrage

 

La conférence internationale organisée ce 15 janvier à Paris se tient sans les principaux intéressés, Netanyahou qui s'y est refusé avec constance malgré les concessions de François Hollande, et Abbas décommandé par l'Elysée à la dernière minute.

 

·         CORRUPTION

 

Les manœuvres de Netanyahou pour obtenir des articles plus favorables

 

L’extrait d’un enregistrement sonore détenu par la justice et dévoilé par la télévision israélienne prouve que Benjamin Netanyahou a proposé au patron d’un journal d’opposition de faire passer une loi pour affaiblir un de ses concurrents, en échange d'un traitement plus favorable.

 

·         FRANCE

 

La solution à deux Etats réaffirmée à Paris par 70 pays

 

PARIS (Reuters) - Les participants à la conférence sur la paix au Proche-Orient, organisée dimanche à Paris, ont réaffirmé dans une déclaration finale leur attachement à la solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien et prévenu qu'ils ne reconnaîtraient pas les mesures unilatérales qui pourraient être prises par l'une ou l'autre partie.

Le texte, publié à l'issue d'une journée d'échanges entre délégations de quelque 70 pays et organisations internationales, ne fait aucune mention explicite des propositions de la nouvelle administration américaine, notamment la volonté de Donald Trump de transférer l'ambassade américaine en Israël à Jérusalem.

Une réunion de suivi de la conférence se tiendra avec les pays qui le souhaitent d'ici la fin de l'année, précise la déclaration finale.

·         INTERNATIONAL

 

"Attention à ce que vous dites", dit le chef de la CIA à Trump

 

WASHINGTON (Reuters) - L'actuel directeur de la CIA, John Brennan, a conseillé dimanche à Donald Trump de faire attention à ce qu'il dit, en particulier lorsqu'il s'agit de la Russie.

Invité de l'émission de télévision "Fox News Sunday", John Brennan s'est inquiété du penchant manifesté par le futur président des Etats-Unis à communiquer via Twitter.

"La spontanéité n'est pas quelque chose qui protège les intérêts de la sécurité nationale, donc quand il s'exprime ou réagit, il faut être sûr qu'il comprend bien les implications et l'impact profonds que cela peut avoir sur les Etats-Unis", a-t-il dit à propos du magnat de l'immobilier, qui deviendra vendredi le 45e président des Etats-Unis.

"Cela ne concerne pas juste M. Trump, cela concerne les Etats-Unis d'Amérique".

John Brennan est revenu sur la controverse née de la publication la semaine dernière par certains organes de presse d'un rapport contenant des informations compilées par la Russie et apparemment compromettantes pour Donald Trump.

Le futur locataire de la Maison blanche s'est offusqué de la publication de ces documents, qu'il a jugés faux ou inventés de toutes pièces, et a accusé les agences de renseignement américaines de pratiques rappelant l'Allemagne nazie.

Ce qui a particulièrement déplu à John Brennan. Il a jugé pareille comparaison "infamante", disant "en prendre fort ombrage", et s'est demandé s'il était souhaitable que le futur président des Etats-Unis déclare publiquement qu'il n'a pas confiance dans les services de renseignement de son pays.

·         INTERNATIONAL

 

Quatre ans après l'intervention française, la guerre au Mali se déplace

 

Ce n'est plus vraiment la guerre, mais pas encore la paix. Quatre ans après le début de l'opération Serval, lancée par la France en janvier 2013, le conflit prend d'autres formes, s'étend comme une tache d'huile vers le sud du pays. Au centre, les Peuls attendent d'être invités à la table des négociations.

 

·         INTERNATIONAL

 

Trump veut un accord de désarmement nucléaire avec Moscou

 

LONDRES (Reuters) - Donald Trump annonce dans un entretien à la presse qu'il proposera de lever les sanctions imposées à la Russie pour avoir annexé la Crimée en échange d'un accord de réduction des armes nucléaires avec le président russe Vladimir Poutine.

Dans cette interview au quotidien The Times, mise en ligne dimanche soir, le prochain président républicain des Etats-Unis, se montre très critique à l'égard de la politique étrangère menée par ses prédécesseurs.

Il décrit la guerre lancée contre l'Irak en mars 2003 par son prédécesseur républicain George W. Bush, comme étant peut-être la plus grave erreur de l'histoire des Etats-Unis.

Mais, à quatre jours de son investiture comme 45e président des Etats-Unis, Donald Trump laisse entrevoir la première initiative d'importance en matière de contrôle des armes nucléaires depuis la conclusion par Barack Obama en 2010 d'un "New START" (Strategic Arms Reduction Treaty) avec la Russie.

"Il y a des sanctions sur la Russie. Voyons si nous pouvons faire de bons accords avec la Russie", déclare le milliardaire new-yorkais au quotidien britannique.

"D'abord, je pense que les armes nucléaires doivent être (...) réduites de façon très importante. La Russie est très mal actuellement en raison des sanctions, mais je pense qu'il peut se passer quelque chose qui bénéficiera à beaucoup de gens."

Les Etats-Unis et la Russie sont les deux principales puissances nucléaires. Les Etats-Unis détiennent 1.367 têtes nucléaires sur des bombardiers et des missiles stratégiques déployés, tandis que la Russie en a 1.796, selon le dernier état de la question publié par le département d'Etat américain.

Les parlementaires russes ont accueilli avec prudence cette proposition de Donald Trump, Konstantin Kossatchev, président de la Commission des affaires étrangères du Conseil de la Fédération, estimant que la levée des sanctions ne justifiait pas des concessions sur la sécurité.

Un autre sénateur, Oleg Morozov, cité par l'agence de presse Ria, a toutefois indiqué que Moscou était prêt à discuter de cette option à laquelle la Russie, selon lui, est favorable.

Pendant la campagne pour l'élection présidentielle du 8 novembre denier et après, Donald Trump a dit à plusieurs reprises vouloir améliorer les relations des Etats-Unis avec la Russie bien que certains lui reprochent de vouloir se faire trop vite un allié de Vladimir Poutine.

BLÂMÉ

L'affaire a récemment rebondi après des informations non confirmées selon lesquelles la Russie aurait collecté des données compromettantes sur le milliardaire new-yorkais.

Dans l'interview au Times, Trump critique l'intervention de la Russie dans la guerre civile en Syrie qui, avec l'aide fournie par l'Iran, a permis de faire basculer l'équilibre des forces en faveur du président syrien Bachar al Assad.

L'intervention de Vladimir Poutine en Syrie est "une très mauvaise chose" qui a débouché sur "une situation humanitaire terrible", déclare Donald Trump.

A propos de l'Otan, Donald Trump réaffirme sa position selon laquelle l'Alliance atlantique est obsolète, tout en soulignant qu'elle reste importante à ses yeux. L'homme d'affaires républicain estime que de nombreux membres de l'Otan n'assument pas leur participation financière.

"Beaucoup de ces pays ne paient pas ce qu'ils sont censés payer, ce qui, je pense, est très injuste envers les Etats-Unis", déclare-t-il. "Cela dit, l'Otan est très importante pour moi. Il y a cinq pays qui paient ce qu'ils sont censés payer. Cinq. Ce n'est pas beaucoup."

Trump déclare également qu'il nommera son beau-fils, Jared Kushner, pour négocier un accord de paix au Proche-Orient, appelle le Royaume-Uni à mettre son veto à toute nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui critiquerait Israël et critique la gestion par Barack Obama de l'accord d'encadrement des activités nucléaires de l'Iran.

A propos du Brexit, le futur président affirme que "le Brexit va se révéler une grande chose" et se dit impatient de conclure un accord commercial avec le Royaume-Uni.

Le prochain locataire de la Maison blanche estime aussi que d'autres membres de l'UE décideront de quitter le bloc comme le Royaume-Uni l'a décidé en juin dernier.

·         FRANCE

 

Le cannabis divise les candidats de la primaire de la gauche

 

PARIS (Reuters) - Manuel Valls et Benoît Hamon se sont opposés dimanche sur le projet de ce dernier de légaliser le cannabis, un produit interdit mais largement consommé en France, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon ne donnant pas de réponse définitive.

Après un premier débat de la primaire de la gauche sans heurt jeudi, l'ex-chef du gouvernement et l'ancien ministre de l'Education nationale ont exprimé des visions opposées lors du deuxième débat, comme ils l'avaient fait plus tôt sur l'accueil des migrants.

La prohibition n'est efficace ni contre la consommation ni contre le trafic, a assuré Benoît Hamon, qui prône de légaliser la distribution du cannabis pour pouvoir la contrôler.

"Le cannabis peut conduire à des addictions extrêmement graves" et sa consommation doit être combattue, a-t-il insisté, promettant de consacrer à la prévention les 500 millions d'euros consacrés actuellement selon lui à la répression.

Manuel Valls a au contraire jugé qu'"il faut des interdits dans une société".

"Si vous légalisez le cannabis, vous aurez de toutes façon un cannabis plus dur, coupé autrement, qui alimentera d'autres trafics", a-t-il dit. "Donc, de toute façon, les trafics vont continuer et ce sera encore plus difficile en matière de santé publique."

Vincent Peillon a quant à lui évoqué "les échecs" de la prohibition. "J'ouvrirai sérieusement ce débat, qui mérite une grande conférence nationale", a-t-il dit.

Arnaud Montebourg a estimé que "nous avons un débat à ouvrir" et présenté comme nécessaire "au moins une conférence de consensus". "Je pense inutile que l'élection présidentielle se déroule autour d'un sujet de cette nature", a-t-il ajouté.

Jean-Luc Bennahmias, du parti Front démocrate, a pour sa part dénoncé "40 ans d'hypocrisie" sur le cannabis et jugé qu'il fallait faire évoluer la loi même si "on peut toujours continuer à faire l'autruche".

·         FOOTBALL LEAKS

 

Enquête sur Gérard Lopez Les manœuvres offshore du repreneur du Losc

 

Spéculation sur des joueurs mineurs, acquisition du Losc via une coquille aux îles Vierges, sociétés-écrans au Panama et à Hong Kong, soupçons de blanchiment : Mediapart, France 3 et Mediacités ont enquêté sur les méthodes troubles du financier luxembourgeois Gérard Lopez, en passe de racheter le club lillois.

 

·         INTERNATIONAL

 

Des rebelles syriens vont participer aux négociations de paix

 

BEYROUTH (Reuters) - Plusieurs groupes d'insurgés syriens ont décidé de participer aux négociations de paix organisées par la Russie et la Turquie au Kazakhstan afin de mettre en oeuvre un cessez-le-feu très peu respecté, ont indiqué des responsables rebelles, lundi.

La décision a été prise lors de réunions qui se déroulent à Ankara et les différents groupes travaillent à la création d'une délégation différente de celle qui avait participé aux négociations organisées l'an passé à Genève avec le soutien de l'Arabie saoudite.

Les négociations doivent débuter le 23 janvier à Astana, la capitale du Kazakhstan.

"Les factions vont participer et la première chose dont elles parleront sera la question du cessez-le-feu et de ses violations par le régime", a dit un dirigeant de l'Armée syrienne libre (ASL) qui a souhaité rester anonyme en attendant la désignation d'un porte-parole.

Zakaria Malahifdji, porte-parole du groupe rebelle Fastakim, a déclaré que la majorité de son organisation "avait décidé de participer. Les discussions porteront sur le cessez-le-feu - les questions humanitaires - la livraison d'aide, la libération des détenus".

La Russie, principale alliée du régime de Bachar al Assad, a lancé cette initiative après la prise par les forces syriennes de la partie est d'Alep, revers majeur enregistré par la rébellion le mois dernier.

La Turquie avait, dans un premier temps, été un soutien important aux insurgés opposés à Assad mais Ankara a révisé sa position pour se concentrer sur la lutte contre les miliciens kurdes et contre les djihadistes de l'Etat islamique opérant dans le nord de la Syrie.

Le Haut comité pour les négociations (HCN), organe d'opposition formé en décembre 2015 à Ryad et soutenu par l'Arabie saoudite, a annoncé samedi soutenir les efforts en vue des pourparlers prévus à Astana.

Le HCN, qui réunit des opposants politiques et des groupes armés en lutte contre le régime d'Assad, a précisé que la réunion au Kazakhstan constituait une étape préliminaire à un nouveau tour de table politique à Genève.

 

Malahifdji a dit que la nouvelle délégation serait composée en concertation avec le HCN mais qu'elle serait différente de celle qui siégeait à Genève car "les Russes se focalisent beaucoup sur les factions militaires".

 

17 janvier

·         LA UNE 

 

·         DROITE

 

A peine lancée La campagne de Fillon «torpillée» de l’intérieur

 

Quelques semaines après son plébiscite, François Fillon semble avoir déjà perdu les bénéfices de la primaire. Peinant à défendre un projet « radical » qui inquiète jusque dans son propre camp, le candidat LR doit aussi composer avec les bourdes de ses porte-parole, les hésitations des centristes et l’amertume des sarkozystes qui l’attaquent publiquement.

 

 

·         JUSTICE

 

Les frères Traoré ont été condamnés pour «rétablir l’autorité des forces de l’ordre»

 

Au terme d’une audience interminable de près de onze heures, les deux frères d’Adama Traoré ont été condamnés, le 14 décembre 2016, pour des faits de violences et d’outrages contre les forces de l’ordre. Mediapart publie les motivations de la décision. 

 

·         FRANCE

 

Fillon affirme son autorité face aux "vapeurs" à droite

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, confronté à une fronde dans les rangs sarkozystes, a appelé samedi son camp à "la responsabilité" et à "la discipline", opposant à la "dispersion" et au "calcul" sa détermination à "oser le maximum" pour la présidentielle.

Lors du premier conseil national des Républicains depuis son plébiscite à la primaire, le candidat de la droite et du centre a affirmé sèchement son autorité sur ses troupes et délivré une fin de non-recevoir à ceux des anciens soutiens de Nicolas Sarkozy qui prônent des amendements "sociaux" à son programme libéral pour ne pas s'aliéner l'électorat populaire.

"Ce projet, je vais l'expliquer, je le vais le préciser, l'enrichir de vos meilleures idées, mais pas de zigzags, pas de camomille. Je m'appelle François Fillon pas François Hollande", a-t-il lancé devant 2.500 personnes, selon les organisateurs, rassemblées dans la salle de la Mutualité à Paris.

"Il m'arrive d'entendre certains à droite utiliser les mêmes mots que la gauche. Que ma victoire ait pu décevoir certains je puis le concevoir, mais j'attends de mon parti de la responsabilité et de la discipline", a-t-il souligné en l'absence de Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, ses deux principaux rivaux pour l'investiture.

"Nous n'avons pas d'autre choix que d'aller à fond, pas d'autre alternative que d'oser le maximum", a martelé l'ancien Premier ministre en fustigeant les "demi-mesures" de la gauche.

"Je ne sous-estime pas, a-t-il poursuivi, les efforts de mon plan mais il est raisonnable et totalement tourné vers l'amélioration de la vie des Français. La souffrance ne fait pas une politique, mais le renoncement pas davantage".

"Je ne vais pas changer ce que je crois et ce que je veux en fonction des vapeurs des uns et des autres", a-t-il insisté à l'intention de Christian Estrosi, absent samedi, et de Laurent Wauquiez, qui a de nouveau fait entendre sa différence après avoir plaidé cette semaine pour le retour aux heures supplémentaires défiscalisées, mesure phare de Nicolas Sarkozy.

"Si on réintroduit la défiscalisation des heures supplémentaires, alors l'intérêt de négocier un allongement de la durée du travail disparaît", a justifié François Fillon.

A la tribune, le président d'Auvergne-Rhône-Alpes avait auparavant invité le candidat à "parler à la France qui travaille". "Le travail et l'effort ne sont pas des gros mots".

"L'unité n'est pas l'uniformité!", a-t-il lancé. "Que les choses soient claires : François, tu as tout notre soutien", mais "tu n'as pas besoin de clones autour de toi".

Avant lui, Brice Hortefeux, qui ne s'est pas exprimé à la tribune, avait répété devant la presse son vœu de voir le programme "enrichi sur les questions sociales".

Gérald Darmanin, ancien coordinateur de la campagne de Nicolas Sarkozy, a corrigé le tir en portant le "message d'unité" de l'ancien chef de l'Etat, dont le nom a été ovationné à l'ouverture d'un conclave traversé d'éclairs de nostalgie sarkozyste.

"Nicolas Sarkozy n'a pas d'héritier (...) mais il a engagé la famille politique qu'il a construite à rester unie", a dit le maire de Tourcoing. "Ce message doit être entendu, (...) ne pas rester unis serait un crime contre notre pays".

Luc Chatel, président du conseil national et ancien conseiller politique de Nicolas Sarkozy, lui a fait écho : "Ne tombons pas dans le piège de nos adversaires. Utiliser les mots de la gauche, c'est céder à leur idéologie".

Les fillonistes se sont chargés de répéter l'avertissement.

"Quand on a une suggestion à faire à notre candidat, c'est à lui que nous la faisons, pas devant un micro", a déclaré Bernard Accoyer, le nouveau secrétaire général des Républicains.

"La diversité n'a de sens que si elle orientée vers un projet collectif", a souligné pour sa part Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne de François Fillon.

·         INTERNATIONAL

 

L'EI attaque l'armée syrienne à Daïr az Zour

 

BEYROUTH (Reuters) - Les djihadistes de l'Etat islamique (EI) se sont attaqués samedi aux positions de l'armée syrienne à Daïr az Zour, ville de l'est du pays où plusieurs dizaines de civils ont été tués, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Au moins six explosions ont ébranlé la ville sur fond de combats, précise l'OSDH, organisation proche de l'opposition syrienne, qui est basée à Londres et dont le réseau d'informateurs sur le terrain rend compte du conflit syrien.

L'aviation syrienne a riposté en bombardant plusieurs positions de l'EI, selon les autorités. L'organe de presse de l'aile militaire du Hezbollah, qui prête main-forte à l'armée, assure que les militaires ont repoussé les djihadistes sur plusieurs fronts, notamment dans l'est de la ville et autour de l'aéroport.

D'après la télévision publique, les bombardements de l'EI ont a fait trois morts et neuf blessés dans les quartiers aux mains des forces gouvernementales.

Le mouvement tient l'essentiel de la province de Daïr az Zour et assiège depuis près de deux ans les derniers quartiers aux mains de l'armée dans son chef-lieu, qui porte le même nom.

Le contrôle de la province permet aux djihadistes de circuler entre Rakka, capitale de leur "califat", et les territoires qu'ils tiennent en Irak.

·         INTERNATIONAL

 

Combats à l'université de Mossoul, substances chimiques découvertes

 

MOSSOUL, Irak (Reuters) - De violents affrontements étaient en cours samedi, pour la deuxième journée consécutive, entre des unités spéciales de l'armée irakienne et les djihadistes de l'Etat islamique sur le campus de l'université de Mossoul, ont fait savoir des officiers.

"Il y a toujours des combats. Nous avons pénétré dans l'université et dégagé l'institut de technologie, ainsi que les départements d'études dentaires et des antiquités", a dit à Reuters le lieutenant Abdelwahab al Saadi, du Service anti-terroriste, assurant que "dans les heures qui viennent, la totalité des lieux sera libérée".

Les forces irakiennes ont découvert sur les lieux des substances chimiques utilisées par l'EI pour fabriquer des armes, a dit un autre officier, Sami al Aridhi.

Selon les Nations unies, les djihadistes se sont emparés dans l'université de matériaux nucléaires destinés à la recherche scientifique, lors de la chute de Mossoul à la mi-2014. L'Etat islamique a par ailleurs déjà utilisé du gaz moutarde lors de plusieurs attaques, en Irak et en Syrie, selon des habitants, des ONG des droits de l'homme et les autorités américaines.

A Mossoul, reprendre l'université serait un gain stratégique essentiel qui permettrait aux forces spéciales irakiennes de progresser plus vite en direction du Tigre, d'où elles pourraient ensuite lancer des attaques contre la partie ouest de la ville, toujours aux mains de l'EI.

Des civils - peut-être jusqu'à 30 - ont péri jeudi dans un raid aérien qui a visé un quartier de Mossoul aux mains de l'Etat islamique, ont déclaré vendredi soir des habitants. Ces habitants ont dit avoir vu au moins trois missiles frapper le quartier d'Al Djadida, dans la partie ouest.

·         PROCHE-ORIENT

 

La Turquie se dirige vers «le règne d’un seul homme»

 

Les députés turcs ont entamé cette semaine les débats sur un projet de réforme constitutionnelle qui étend considérablement les pouvoirs du président de la République, tout en réduisant la capacité de contrôle du parlement et des juges sur l’exécutif. Le texte, taillé sur mesure pour le président Erdogan, donne des sueurs froides aux plus grands juristes du pays.

 

·         INTERNATIONAL

 

Le HCN favorable à la conférence d'Astana sur la Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Le Haut Comité des négociations (HCN) formé par l'opposition syrienne a exprimé samedi son soutien à la conférence de paix parrainée par la Turquie et la Russie qui doit avoir lieu avant la fin du mois à Astana, au Kazakhstan.

Le HCN dit en outre considérer l'événement comme "une étape préalable" à la reprise des négociations de Genève sous l'égide de l'Onu, prévue le 8 février.

"Le Comité exprime son soutien à la délégation militaire chargée des négociations (...) et espère que cette rencontre va consolider la trêve", écrit-il.

La Russie, à l'origine de l'initiative annoncée après la conclusion du cessez-le-feu entré en vigueur le 30 décembre, assure que le processus d'Astana n'est pas concurrent mais complémentaire de celui de Genève.

Les Etats-Unis n'ont pas été associés au processus, mais le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a dit samedi s'être entendu avec son homologue russe Sergueï Lavrov pour inviter une délégation américaine à Astana.

Les insurgés regroupés sous la bannière de l'Armée syrienne libre (ASL) se sont quant à eux retirés début janvier des discussions sur leur participation à la conférence, en raison des violations de la trêve qu'ils imputent aux forces gouvernementales.

·         FRANCE

 

Fillon affirme son autorité face aux "vapeurs" à droite

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, confronté à une fronde dans les rangs sarkozystes, a appelé samedi son camp à "la responsabilité" et à "la discipline", opposant à la "dispersion" et au "calcul" sa détermination à "oser le maximum" pour la présidentielle.

Lors du premier conseil national des Républicains depuis son plébiscite à la primaire, le candidat de la droite et du centre a affirmé sèchement son autorité sur ses troupes et délivré une fin de non-recevoir à ceux des anciens soutiens de Nicolas Sarkozy qui prônent des amendements "sociaux" à son programme libéral pour ne pas s'aliéner l'électorat populaire.

"Ce projet, je vais l'expliquer, je le vais le préciser, l'enrichir de vos meilleures idées, mais pas de zigzags, pas de camomille. Je m'appelle François Fillon pas François Hollande", a-t-il lancé devant 2.500 personnes, selon les organisateurs, rassemblées dans la salle de la Mutualité à Paris.

"Il m'arrive d'entendre certains à droite utiliser les mêmes mots que la gauche. Que ma victoire ait pu décevoir certains je puis le concevoir, mais j'attends de mon parti de la responsabilité et de la discipline", a-t-il souligné en l'absence de Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, ses deux principaux rivaux pour l'investiture.

"Nous n'avons pas d'autre choix que d'aller à fond, pas d'autre alternative que d'oser le maximum", a martelé l'ancien Premier ministre en fustigeant les "demi-mesures" de la gauche.

"Je ne sous-estime pas, a-t-il poursuivi, les efforts de mon plan mais il est raisonnable et totalement tourné vers l'amélioration de la vie des Français. La souffrance ne fait pas une politique, mais le renoncement pas davantage".

"Je ne vais pas changer ce que je crois et ce que je veux en fonction des vapeurs des uns et des autres", a-t-il insisté à l'intention de Christian Estrosi, absent samedi, et de Laurent Wauquiez, qui a de nouveau fait entendre sa différence après avoir plaidé cette semaine pour le retour aux heures supplémentaires défiscalisées, mesure phare de Nicolas Sarkozy.

"Si on réintroduit la défiscalisation des heures supplémentaires, alors l'intérêt de négocier un allongement de la durée du travail disparaît", a justifié François Fillon.

A la tribune, le président d'Auvergne-Rhône-Alpes avait auparavant invité le candidat à "parler à la France qui travaille". "Le travail et l'effort ne sont pas des gros mots".

"L'unité n'est pas l'uniformité!", a-t-il lancé. "Que les choses soient claires : François, tu as tout notre soutien", mais "tu n'as pas besoin de clones autour de toi".

Avant lui, Brice Hortefeux, qui ne s'est pas exprimé à la tribune, avait répété devant la presse son vœu de voir le programme "enrichi sur les questions sociales".

Gérald Darmanin, ancien coordinateur de la campagne de Nicolas Sarkozy, a corrigé le tir en portant le "message d'unité" de l'ancien chef de l'Etat, dont le nom a été ovationné à l'ouverture d'un conclave traversé d'éclairs de nostalgie sarkozyste.

"Nicolas Sarkozy n'a pas d'héritier (...) mais il a engagé la famille politique qu'il a construite à rester unie", a dit le maire de Tourcoing. "Ce message doit être entendu, (...) ne pas rester unis serait un crime contre notre pays".

Luc Chatel, président du conseil national et ancien conseiller politique de Nicolas Sarkozy, lui a fait écho : "Ne tombons pas dans le piège de nos adversaires. Utiliser les mots de la gauche, c'est céder à leur idéologie".

Les fillonistes se sont chargés de répéter l'avertissement.

"Quand on a une suggestion à faire à notre candidat, c'est à lui que nous la faisons, pas devant un micro", a déclaré Bernard Accoyer, le nouveau secrétaire général des Républicains.

"La diversité n'a de sens que si elle orientée vers un projet collectif", a souligné pour sa part Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne de François Fillon.

·         INTERNATIONAL

 

L'approvisionnement en eau de Damas à nouveau menacé

 

BEYROUTH (Reuters) - Le rétablissement complet de l'approvisionnement en eau de Damas pourrait être retardé en raison de nouveaux combats qui ont éclaté dans la vallée de Wadi Barada, au nord-ouest de la capitale syrienne.

Le gouverneur de la province de Damas avait annoncé vendredi que des ingénieurs étaient entrés en zone rebelle pour réparer la pompe de la principale station qui alimente Damas, à Aïn al Fidja.

Mais, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des combats font rage depuis samedi soir dans la banlieue de la ville entre rebelles et l'armée gouvernementale, aidée par les miliciens du Hezbollah libanais.

La pompe de la station d'Aïn al Fidja a été endommagée par les affrontements entre les insurgés et les forces pro-Assad fin décembre.

Les dégâts ont entraîné une réduction de l'approvisionnement en eau dont bénéficient 70% des habitants de la capitale et des zones alentour. Environ 5,5 millions de personnes n'ont désormais accès qu'au strict nécessaire en eau potable, estime l'Onu.

·         INTERNATIONAL

 

Le ton monte entre la Serbie et le Kosovo

 

BELGRADE (Reuters) - Le ton est monté d'un cran belliqueux dimanche entre la Serbie et le Kosovo au lendemain du blocage à la frontière d'un train peint aux couleurs du drapeau serbe et sur lequel était inscrit "le Kosovo est serbe".

Le président serbe, Tomislav Nikolic, a estimé que les deux voisins "s'étaient retrouvés hier au bord du conflit". Il a jugé que les autorités du Kosovo avaient montré "qu'elles veulent la guerre".

A l'inverse, le Premier ministre du Kosovo, Isa Mustafa, a estimé que le déplacement de ce train était un acte de "provocation" qui avait "envoyé un message d'occupation".

Le convoi, qui venait de Belgrade et avait pour destination finale Mitrovica, dans le nord du Kosovo, a été bloqué samedi à la frontière par des unités spéciales de la police.

La Serbie n'a jamais reconnu la sécession du Kosovo peuplé à 90% d'Albanais de souche. Ni son indépendance acquise en 2008. Le conflit armé de 1998-99 fut stoppé après une intervention militaire de l'Otan, qui y maintient toujours 5.000 soldats.

Belgrade continue d'occuper de fait la partie nord du Kosovo, où vivent environ 50.000 Serbes qui ne considèrent pas Pristina comme étant leur capitale.

 

Les deux pays s'efforcent toutefois de normaliser leurs relations, un préalable aux yeux de l'Union européenne s'ils veulent envisager un jour d'adhérer au bloc communautaire.

 

16 janvier

·         LA UNE 

 

 

·         ISRAEL

 

Israël : violente explosion aujourd’hui sur la base aérienne de Hatzor au sud d’Israël

Partager la publication "Israël : violente explosion aujourd’hui sur la base aérienne de Hatzor au sud d’Israël"

Selon le site Dimpenews.com, se référant à des sources libanaises (Addounia TV) une forte explosion a été entendue aujourd’hui à la base aérienne de Hatzor, dans le sud d’Israël. Pour l’instant cette information n’a filtré qu’à travers le réseau Twitter grâce à des activistes israéliens. C’est le blackout de la part de l’armée, des autorités et des médias.

Quelques-unes des explications suggérées par les tweeters parlent de problèmes techniques, d’accident au dépôt de carburant de la base. D’autres voient la main du Hezbollah et font un lien avec la récente attaque de la base militaire syrienne de Mazzeh par Israël.

 

Ces deux évènements sont trop rapprochés pour ne pas y penser. De plus, le silence complet autour de l’explosion de Hatzor prouve que ce n’est pas un simple accident ordinaire. Y a-t-il eu des morts, des blessés, des dégâts ? Que s’est-il passé ? Ce sont, habituellement, des informations que des journalistes essaient d’obtenir, à moins que le secret-défense ne leur ait été imposé. Ce qui serait le cas s’il s’agissait d’une riposte syrienne, qui révélerait l’impuissance du dôme de fer tant vanté auprès du public israélien et mondial.

 

·         FRANCE

 

Feu vert de l'ASN au redémarrage de 9 réacteurs nucléaires d'EDF

 

PARIS (Reuters) - L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné son accord au redémarrage de neuf des douze réacteurs d'EDF concernés par des vérifications de sécurité décidées à la suite d'une anomalie de concentration en carbone de l'acier utilisé dans les générateurs.

L'ASN, dans un communiqué diffusé jeudi soir, ajoute qu'elle a aussi accepté la demande d'EDF de reporter de deux semaines, jusqu'au 3 février, l'échéance des contrôles prescrits pour le réacteur 2 de la centrale nucléaire du Tricastin, en raison de risques de sécurité du réseau électrique liés à la vague de froid attendue la semaine prochaine.

L’ASN examine en outre la demande d'EDF de reporter à fin mars l’échéance des contrôles prescrits pour le réacteur 1 de la centrale de Civaux et va analyser les conditions de redémarrage du réacteur 2 de Civaux, sur lequel les contrôles ont été réalisés.

Les neuf réacteurs dont le redémarrage est autorisé sont: le réacteur 4 de la centrale du Bugey (Bugey 4), Dampierre 3, Fessenheim 1, Gravelines 2 et 4, Saint-Laurent-des-Eaux B1 et Tricastin 1, 3 et 4.

L’ASN avait demandé le 18 octobre à EDF de réaliser sous trois mois des contrôles complémentaires sur des générateurs de vapeur, fabriqués par le japonais JCFC (Japan Casting and Forging Corporation), après la mise en évidence d'un risque de rupture lié à une teneur anormalement élevée en carbone dans l'acier de leur fond.

·         INTERNATIONAL

 

Condamnation de la journaliste hongroise qui a frappé des migrants

 

BUDAPEST (Reuters) - La journaliste hongroise Petra Laszlo, ex-cadreuse de la chaîne de télévision NTV1, a été condamnée jeudi soir à trois ans de mise à l'épreuve pour avoir frappé et fait tomber des migrants en septembre 2015 alors qu'elle filmait le passage de réfugiés à la frontière serbe, rapporte le site d'information Index.hu.

Son croc en jambe sur un homme portant un enfant dans ses bras et ses coups de pied portés contre une fillette et un jeune homme avaient été filmés et diffusés en boucle, suscitant un tollé. Il lui avaient déjà valu d'être licenciée par sa chaîne.

Le tribunal de Szeged, dans le sud de la Hongrie, l'a déclarée coupable de troubles publics. Petra Laszlo, absente à l'audience, a fait appel.

Lors de sa déposition par visioconférence, la journaliste a dit avoir été prise de panique.

·         INTERNATIONAL

 

Les forces irakiennes atteignent un deuxième pont de Mossoul

 

MOSSOUL, Irak (Reuters) - Les forces spéciales irakiennes engagées dans l'offensive sur Mossoul ont atteint un deuxième pont sur le Tigre, a annoncé l'armée vendredi.

Le Deuxième Pont, également nommé Pont de la liberté, est l'un des cinq ouvrages sur le fleuve qui sépare la grande ville du nord de l'Irak en deux. Les quartiers situés sur sa rive droite, à l'ouest, sont encore entièrement contrôlés par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Les forces gouvernementales avaient déjà atteint il y a quelques jours un premier pont, le plus au sud de la ville.

Des combats se déroulent par ailleurs dans le secteur de l'Université de Mossoul, dans le nord-est, rapporte un journaliste de Reuters. Sa capture par les unités d'élite du Service de contre-terrorisme (CTS) faciliterait la progression des troupes gouvernementales vers les autres ponts sur le Tigre.

Depuis le déclenchement de la contre-offensive, le 17 octobre dernier, les cinq ponts de Mossoul ont été touchés par des frappes des avions de la coalition sous commandement américain engagée en soutien aux forces de Bagdad. L'objectif était de freiner la circulation des djihadistes de l'EI dans la ville.

Près de trois mois après le début de l'opération lancée pour reprendre la ville tenue par l'EI depuis juin 2014, les forces pro-gouvernementales contrôlent l'essentiel des quartiers situés dans l'est, sur la rive gauche du Tigre.

Les assauts contre les quartiers ouest ne pourront débuter qu'une fois la rive orientale du fleuve sécurisée.

·         INTERNATIONAL

 

 

Alerte de l'Onu pour les réfugiés victimes du froid en Europe

 

GENEVE (Reuters) - L'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est alarmée vendredi du sort des réfugiés et migrants, particulièrement vulnérables face à la vague de froid qui s'est abattue sur une partie de l'Europe.

L'agence onusienne exhorte les gouvernements européens à en faire davantage pour les aider et à cesser de les repousser aux frontières ou de les soumettre à des violences.

Au moins cinq décès liés au froid ont été enregistrés parmi les réfugiés, a dit Cécile Pouilly, porte-parole du HCR.

Les corps de deux Irakiens et d'une jeune Somalienne ont été découverts en Bulgarie, près de la frontière turque. Un Afghan de vingt ans est mort après avoir franchi à la nage le fleuve Evros, entre la Grèce et la Turquie, en pleine nuit, par une température inférieure à -10°C. Les circonstances du cinquième décès n'ont pas été précisées.

"Il s'agit de sauver des vies humaines, et pas de paperasserie ou de conformité avec des arrangements bureaucratiques", s'est émue de son côté Sarah Crowe, porte-parole de l'Unicef, le Fonds des Nations unies pour l'enfance, lors du même point de presse à Genève.

"La situation la pire se produit aujourd'hui en Grèce", a-t-elle ajouté.

Pour les agences onusiennes, accentuer l'aide aux réfugiés en Grèce et en Serbie est une nécessité. Et le reste de l'Europe doit s'associer à cet effort.

Le HCR demande notamment aux autorités grecques d'accélérer le transfert des réfugiés depuis les îles de la mer Egée vers la Grèce continentale.

Sur les îles de Lesbos et de Chios, des centaines d'entre eux ont été conduits ces tout derniers jours vers des centres d'hébergement offrant de meilleures conditions de vie. Mais un millier d'autres, y compris des enfants, vivent dans des tentes ou des dortoirs non chauffés en Grèce sur l'île de Samos.

En Serbie, les agences de l'Onu rapportent que 80% environ des 7.300 réfugiés, demandeurs d'asile et migrants sont hébergés dans des centres chauffés ouverts par les autorités. Mais 1.200 hommes sont exposés à des conditions extrêmes dans des camps de fortune à Belgrade, la capitale serbe.

Certains réfugiés et migrants affirment en outre être soumis à des violences policières ou victimes de confiscation de leurs téléphones portables.

"Compte tenu de ces circonstances hivernales rigoureuses, nous sommes extrêmement préoccupés par les informations signalant que les autorités dans tous les pays situés le long de la route des Balkans occidentaux continuent de repousser des réfugiés et des migrants vers les pays voisins", a poursuivi la porte-parole du HCR.

"Certains ont même indiqué qu'on leur avait confisqué des vêtements, les rendant encore plus vulnérables à la rigueur de l'hiver. Ces pratiques sont tout simplement inacceptables et doivent cesser."

·         BANQUES

 

Affaire Kerviel: «Si c’était à refaire, je le referais», dit la commandante de police

 

Le doyen des juges d’instruction du pôle financier, Roger Le Loire, a requis un non-lieu pour toutes les plaintes déposées par Jérôme Kerviel contre la Société générale. La commandante de police, Nathalie Le Roy, qui avait dénoncé l’instrumentalisation de la justice, se dit peu surprise de ces décisions « dans la lignée des précédentes ».

 

·         FRANCE

 

Peut-on critiquer les magistrats?

 

Le premier président de la Cour de cassation Bernard Louvel trouve légitime de questionner le travail des magistrats. Le procureur général Jean-Claude Marin, lui, se plaint d'attaques venant des responsables politiques et des médias. Les magistrats sont-ils intouchables ?

 

·         FRANCE

 

RTE n'exclut pas des mesures pendant le grand froid

 

PARIS (Reuters) - RTE, gestionnaire du réseau français de transport d'électricité, a fait savoir vendredi qu'il pourrait prendre des mesures exceptionnelles à partir de mardi prochain pour assurer l'approvisionnement en électricité pendant la vague de froid.

Un porte-parole de RTE a ajouté lors d'un point de presse téléphonique que la situation pourrait être fragile à partir de mardi mais que des coupures de courant n'étaient pas envisagées pour le moment.

La consommation d'électricité pourrait atteindre des niveaux record. Météo France prévoit une semaine glaciale inédite depuis la vague de froid de février 2012, avec des minimales de -5°C à -10°C et des journées sans dégel dès mardi dans de nombreuses régions.

La première mesure, a dit le porte-parole de RTE, pourrait être d'envoyer une alerte générale aux consommateurs pour les encourager à réduire leur consommation, à éteindre les lumières dans les pièces non utilisées, à éteindre les imprimantes dans les bureaux, etc.

Ces mesures simples, a-t-il expliqué, pourrait permettre de réduire la consommation d'électricité de 2 à 3 gigawatts, soit la capacité de deux réacteurs nucléaires.

En novembre, RTE avait indiqué que les mesures exceptionnelles à sa disposition comprenaient des coupures de courant dans certaines zones géographiques et dans certaines industries lourdes.

Vendredi matin, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a fait savoir qu'elle acceptait qu'EDF reporte l'arrêt programmé de deux réacteurs afin de permettre au fournisseur d'électricité de faire face au surcroît de consommation attendu la semaine prochaine avec le froid.

Les opérateurs du marché de l'énergie se sont réunis dans la matinée au ministère de l'Energie et de l'Environnement pour faire le point dans la perspective des températures nettement inférieures aux normales saisonnières attendues à partir de mardi.

·         FRANCE

 

Jean-Luc Mélenchon sonne la charge contre Marine Le Pen

 

PARIS (Reuters) - Fort de ses 500 promesses de parrainages et porté par les sondages qui le placent devant le candidat socialiste, le co-fondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon sonne la charge contre la présidente du Front national Marine Le Pen à moins de 100 jours de l'élection présidentielle.

"Sa campagne n'est pas bonne (...) ce qu'elle raconte est à peine audible", a déclaré le candidat de "La France insoumise", qui brigue pour la seconde fois l'Elysée, lors d'une rencontre avec des journalistes européens à Paris, vendredi.

"Elle patauge, c'est pour cela qu'elle est revenue dans un registre très violent, très violemment raciste et xénophobe", a-t-il ajouté. "Alors moi j'en rajoute pour lui nuire, mon intention est de les mettre mal à l'aise".

Et d'occuper le terrain. Dernier coup d'éclat en date de l'eurodéputé de 65 ans, la tenue d'une réunion publique à Lyon le 5 février prochain, où Marine Le Pen a prévu de lancer sa campagne le même week-end.

Jean-Luc Mélenchon, crédité de 11,5 à 13% des intentions de vote au premier tour du scrutin selon les sondages, sera simultanément à Paris sous la forme d'un hologramme.

"Le symbole, c'est que quoi que veuille ou que dise Mme Le Pen, tout le monde peut circuler, même sans y être", a-t-il expliqué jeudi lors d'une conférence de presse.

"Et deuxièmement, quoi qu'ils puissent espérer tous, je peux me dupliquer en plusieurs exemplaires, si bien que l’embêtement permanent que je représente pour eux est quasiment inextinguible."

Réagissant sur Twitter, le vice-président du FN Florian Philippot a ironisé sur la dernière sortie du candidat de l'extrême gauche.

"Tout tourne autour de Marine : Macron vient à Lyon lors de notre lancement de campagne, idem pour Mélenchon. Que feraient-ils sans nous ?", a-t-il écrit, en référence à l'ex-ministre de l'Economie et candidat du mouvement "En Marche!" qui sera également à Lyon le premier week-end de février.

"SINGER"

La bataille se joue également sur internet où Jean-Luc Mélenchon a renforcé depuis plusieurs mois sa présence sur les réseaux sociaux et notamment sur Youtube où sa chaîne compte plus de 160.000 abonnés.

L'équipe de l'ex-ministre délégué à l'Enseignement professionnel de Lionel Jospin reconnaît volontiers s'être inspirée de la campagne menée aux Etats-Unis par Bernie Sanders, ex-challenger d'Hillary Clinton dans la course à l'investiture démocrate.

"Je ne renonce à aucune technique d'expression, toutes m'intéressent", a dit Jean-Luc Mélenchon vendredi. "L'ancienne conception de la politique purement rationnelle, essayant de se débarrasser absolument tout le temps des affects, a vécu".

"Les affects comptent, moi je fais de la politique qui joue sur la raison et les affects", a-t-il ajouté. "Je crois que la poésie dit les choses, les mêmes choses que la froide politique, des fois mieux et souvent d'une façon qui atteint plus directement l'esprit des gens en passant par leur coeur".

Fort de son succès numérique, Jean-Luc Mélenchon s'est empressé de railler cette semaine le FN qui a lancé sa propre chaîne Youtube.

"Marine Le Pen nous singe, elle reprend des phrases entières de mes discours et Florian Philippot me copie sur Youtube. Ils paniquent", a-t-il dit mercredi soir lors d'un meeting public au Mans.

A trois mois de l'élection présidentielle qui se tiendra les 23 avril et 7 mai, la candidate du FN est systématiquement qualifiée pour le second tour avec François Fillon (Les Républicains).

 

Le candidat de "La France insoumise" arriverait lui en quatrième position derrière Emmanuel Macron. Dans le dernier baromètre de confiance Kantar Sofres-OnePoint de janvier diffusé mercredi, il arrive en deuxième position (32%, +6 points) derrière le leader d'"En marche!"

15 janvier

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

Jonction des forces irakiennes dans le nord de Mossoul

 

BAGDAD/ERBIL, Irak (Reuters) - Les forces irakiennes engagées sur deux fronts à Mossoul ont effectué jeudi leur jonction dans le nord de la ville et d'autres ont chassé les djihadistes de l'Etat islamique d'un quartier du sud-est.

Les Services antiterroristes (CTS), unité d'élite des forces gouvernementales, se sont emparés des quartiers de la 7e Nissane et de Sadiq, où ils ont rejoint les effectifs qui ont repris celui d'Al Habda, selon un porte-parole militaire.

"C'est considéré comme la jonction entre les troupes du front nord et les CTS. Cela (...) va permettre de combler les vides sur les axes que l'ennemi pouvait utiliser. L'ennemi n'est plus présent maintenant que devant les troupes, plus sur leurs flancs", a souligné Sabah al Nouman, porte-parole des CTS.

Selon lui, les forces gouvernementales tiennent désormais 85% de la moitié orientale de la ville, soit 10% de plus qu'il y a une semaine.

Pour Brett McGurk, représentant des Etats-Unis au sein de la coalition internationale formée pour combattre l'EI, la jonction des forces engagées dans le nord Mossoul marque une étape importante de sa reconquête et témoigne de l'affaiblissement de la résistance des djihadistes.

Lors du déclenchement de l'offensive, à la mi-octobre, le Premier ministre irakien avait dit espérer que la métropole du Nord serait reprise avant la fin de l'année, mais il a jugé en décembre que trois mois seraient encore nécessaires.

·         INTERNATIONAL

 

La grogne monte chez les habitants de Gaza, privés d'électricité

 

GAZA (Reuters) - Les habitants de la bande de Gaza n'ont plus depuis des semaines que trois à quatre heures d'électricité par jour, deux fois moins que d'ordinaire, ce qui a provoqué jeudi des heurts avec la police dans le camp de réfugiés de Djabaliya.

En temps normal, l'enclave palestinienne bénéficie de huit heures de lumière par jour et les habitants qui en ont les moyens complètent le cycle grâce à des générateurs.

Mais la demande a explosé en raison des températures glaciales cet hiver et face à la pénurie d'électricité et à l'explosion du coût des générateurs, nombre de Gazaouis en sont réduits à s'éclairer à la chandelle et à sa chauffer au bois.

Le constat est simple : la bande de Gaza qui aurait besoin de 450-500 MegaWatts par jour ne reçoit qu'environ un tiers de ce total, fourni en petite partie (30 MW) par sa seule centrale électrique, vieillissante et endommagée par les bombardements israéliens en 2006, en proportion similaire par l'Egypte et pour les deux tiers restants par Israël (120 W).

La responsabilité l'est beaucoup moins. Certains habitants dénoncent l'incurie du Hamas, au pouvoir dans l'enclave et qui n'a même plus les moyens d'acheter du fuel supplémentaire pour augmenter un peu la production de sa centrale électrique ; le mouvement islamiste accuse l'Autorité palestinienne de chercher à saper son autorité ; et d'autres jugent que le premier responsable est le blocus imposé par Israël et l'Egypte.

Tous sont d'accord sur une chose : "Si une solution n'est pas rapidement trouvée, la crise va s'aggraver et le nombre d'heures sans électricité va augmenter", résume le porte-parole de la société d'électricité de l'enclave, Tarek Loubbad.

Avec un risque réel de voir les boulangeries, magasins ou autres usines dont les factures de fioul ont explosé en raison du recours accru aux générateurs, tourner à leur tour au ralenti.

 

 

·         FRANCE

 

Violences contre migrants: la Préfecture de police de Paris reste sourde aux accusations

 

Après Bruno Le Roux, Bernard Cazeneuve refuse de répondre sur le fond aux questions concernant des faits de harcèlement policier constatés par plusieurs collectifs et ONG à l’encontre de migrants à Paris. La mairie vient de demander des explications à la préfecture de police. 

 

·         FRANCE

 

Tennis: le naufrage d’une fédération, l’incurie d’un ministre

 

Le gouvernement a mis des bâtons dans les roues aux inspecteurs chargés d'enquêter sur les irrégularités au sein de la Fédération française de tennis. Tout comme il s’accommode que cette fédération soit dirigée par une camarilla sur laquelle les licenciés n’ont aucun contrôle.

 

·         FRANCE

 

Procès Wildenstein: relaxe générale pour l’évasion fiscale du siècle!

 

Drôle de surprise : les milliardaires Guy et Alec Wildenstein, ainsi que les six autres prévenus jugés pour fraude fiscale, complicité ou blanchiment, ont tous été relaxés ce 12 janvier par le tribunal correctionnel de Paris. Mediapart publie le jugement.

 

·         FRANCE

 

Le Pen à la Trump Tower sans voir le président élu

 

NEW YORK (Reuters) - Marine Le Pen s'est rendue jeudi à la Trump Tower de New York, où réside le futur président américain, mais ne devait pas le rencontrer, selon un porte-parole de Donald Trump.

A son arrivée, la candidate du Front national à la présidentielle française d'avril-mai a refusé de préciser aux journalistes présents l'objet de sa venue, qui n'était pas inscrite à son agenda de campagne.

"Aucune rencontre n'est prévue avec personne (...) C'est un bâtiment public", a déclaré à Reuters le futur directeur de la communication de la Maison blanche, Sean Spicer.

Marine Le Pen a été photographiée à l'intérieur du bâtiment de Manhattan où le vainqueur de la présidentielle américaine a ses bureaux, en compagnie de Louis Aliot, son compagnon et vice-président du FN, et de deux autres personnes, dont l'homme d'affaires italien Guido Lombardi, qui vit dans la Trump Tower.

Plus tôt dans la journée, son entourage avait confirmé à Reuters ce voyage aux Etats-Unis, tout en le présentant comme un simple "déplacement privé".

Durant la campagne américaine, qui s'est achevée le 8 novembre dernier, la présidente du FN est l'un des seuls responsables politiques français à avoir affiché sa préférence pour Donald Trump face à la démocrate Hillary Clinton.

·         FRANCE

 

Violences contre migrants: la préfecture de police de Paris reste sourde aux accusations

 

Après Bruno Le Roux, Bernard Cazeneuve refuse de répondre sur le fond aux questions concernant des faits de harcèlement policier constatés par plusieurs collectifs et ONG à l’encontre de migrants à Paris. La mairie vient de demander des explications à la préfecture de police. 

 

·         ÉCONOMIE

 

Le vaccin fantôme de Xavier Beulin pour les canards

 

À l’occasion de ses vœux à la presse, le président de la FNSEA a vanté les perspectives de la vaccination des canards par la société Ceva, dont Sofiprotéol, qu’il préside, est actionnaire. Problème : le vaccin n’existe pas.

 

·         CLIMAT

 

Le musée du Louvre appelé à «se libérer» de l’argent du pétrole

 

Le réseau militant 350.org appelle le conseil d’administration du Louvre à renoncer au mécénat du pétrolier Total au nom de sa « responsabilité morale incontournable face à la crise climatique ». Le musée défend ce soutien.

 

·         INTERNATIONAL

 

Tirs de roquette sur une base militaire près de Damas, Israël accusé

 

AMMAN (Reuters) - L'état-major de l'armée syrienne a accusé vendredi les forces israéliennes de défense d'avoir tiré dans la nuit plusieurs roquettes contre la base aérienne militaire de Mezzah, aux abords de Damas.

Cité par la télévision publique, l'armée syrienne met en garde Israël contre les répercussions de cette agression "flagrante".

Selon l'armée, ces roquettes auraient été tirées d'un secteur situé près du lac de Tibériade dans le nord d'Israël, juste après minuit. Les roquettes ont atterri sur le site de l'aéroport.

Plusieurs détonations ont été entendues jusque dans la capitale et des habitants des faubourgs sud-ouest de la ville, où se trouve la base militaire, ont dit avoir vu une épaisse colonne de fumée s'élever dans le ciel. Des vidéos montrant des structures en flammes ont été publiées sur les réseaux sociaux.

La base aérienne de Mezzah est un site stratégique majeur utilisé principalement par la garde républicaine syrienne, corps d'élite chargé de protéger la capitale. Elle a servi de base pour bombarder des secteurs qui étaient autrefois tenus par les rebelles dans la banlieue de Damas.

Israël a par le passé visé des positions du Hezbollah à l'intérieur de la Syrie, où le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran participe massivement aux combats aux côtés de l'armée syrienne.

Des responsables de la défense israélienne ont dit craindre un renforcement du Hezbollah dû à l'expérience acquise dans la guerre civile syrienne.

Mais l'armée israélienne, fidèle à sa ligne, n'a fait aucun commentaire sur l'attaque présumée de la nuit. "Nous ne commentons pas les informations de ce genre", a dit une porte-parole militaire.

·         FRANCE

 

Ex-ministre et patron du rugby français Les aventures offshore de Bernard Laporte

 

Pendant des années, l’ancien secrétaire d’État et nouveau président de la fédération française de rugby (FFR) a vendu des équipements confectionnés en Inde. Actionnaire de la société Be Rug Be, il s’est lié à un investisseur étranger mystérieux pour s’ouvrir à l’international par le biais d’une holding luxembourgeoise ayant des ramifications au Panama, aux îles Vierges britanniques ou encore à Belize. Que des paradis fiscaux…

 

·         FRANCE

 

Le PNF fait appel de la relaxe dans le procès Wildenstein

 

PARIS (Reuters) - Le parquet national financier a annoncé vendredi faire appel du jugement de relaxe générale rendu par le tribunal correctionnel de Paris en faveur de la famille Wildenstein, de riches marchands d'art poursuivis pour fraude fiscale et blanchiment.

Le PNF avait requis la condamnation du principal prévenu, Guy Wildenstein, 71 ans, à quatre ans de prison dont deux avec sursis et à 250 millions d'euros d'amende.

Les prévenus - des héritiers, leurs conseillers et des sociétés gestionnaires de trusts - étaient accusés d'avoir minoré deux déclarations de successions (celle de Daniel Wildenstein, le père de Guy, en 2008, et celle d'Alec Wildenstein, son frère, en février 2009), en omettant plusieurs centaines de millions d'euros de biens logés dans des trusts.

 

Le président du tribunal a estimé jeudi qu'il ne disposait pas de suffisamment d'éléments de preuves pour considérer que ces trusts étaient "purement fictifs".

14 janvier

·         LA UNE 

 

·         IMMIGRATION

 

À la frontière franco-italienne Des cheminots résistent à la «chasse aux migrants»

 

Le rétablissement des contrôles à la frontière italienne tue : cinq morts depuis août 2016, dont un sur la voie ferrée allant de Vintimille à Nice. Dans deux notes, la SNCF demande aux cheminots de la région Paca de signaler les « groupes » de migrants à bord des trains. Et de réacheminer en Italie les migrants arrêtés dans la journée. Plusieurs agents refusent cette « délation » et cette « chasse aux migrants ».

 

 

·         INTERNATIONAL

 

Pour le futur chef du Pentagone, les USA doivent se préparer à faire face à la Russie

 

WASHINGTON (Reuters) - L'ex-général James Mattis, choisi par Donald Trump pour diriger le Pentagone dans la prochaine administration, a déclaré jeudi au Congrès que les Etats-unis devaient se préparer à faire face au comportement de la Russie dans les domaines où les deux pays ne peuvent pas coopérer.

Le militaire issu du corps des Marines, qui était entendu par la commission sénatoriale des Forces armées, n'en apporte pas moins son soutien à la volonté du futur président des Etats-Unis de renouer des liens avec Moscou.

"Nous avons noué un dialogue avec la Russie même aux heures les plus sombres de la Guerre froid, et je soutiens le désir du président élu de nouer un dialogue avec la Russie à présent", écrit-il dans des propos adressés au Congrès avant son audition dans le cadre du processus de confirmation de sa nomination.

"Dans le même temps, lorsque nous identifierons d'autres domaines où nous ne pouvons pas coopérer, nous devrons affronter le comportement de la Russie et nous défendre si la Russie choisit d'agir à l'encontre de nos intérêts", ajoute-t-il.

Trump, qui prêtera serment le 20 janvier, a admis mercredi lors de sa première conférence de presse organisée en tant que président élu que la Russie était vraisemblablement à l'origine des cyberattaques contre la direction du Parti démocrate lors de la campagne présidentielle.

Mattis a évoqué l'implication russe dans ces cyber intrusions de même que dans la "guerre de l'information" au nombre des défis que soulève la Russie. Il a aussi énuméré des violations de traités, des opérations de déstabilisation de pays tiers et les "messages alarmants émanant de Moscou concernant l'utilisation d'armes nucléaires".

En plus de la procédure classique de confirmation de sa nomination, l'ex-général Mattis, 66 ans, va devoir obtenir une dérogation du Congrès: il n'a en effet quitté les rangs de l'armée qu'en 2013, quand la loi rend techniquement inéligible à la tête du Pentagone les ex-militaires n'ayant pas été rendus à la vie civile depuis au moins sept ans.

"Je reconnais que mon potentiel rôle civil diffère en essence et en substance de mon ancien rôle sous l'uniforme", indique Mattis dans son propos liminaire dont le texte a été diffusé à l'avance.

·         INTERNATIONAL

 

Asile potentiel au Nigeria pour le président gambien

 

ABUJA (Reuters) - Les députés nigérians ont approuvé jeudi une résolution offrant l'asile au président gambien Yahya Jammeh s'il accepte l'issue de la présidentielle du mois dernier et se retire du pouvoir.

Ce texte a été voté par la Chambre des représentants à la veille du déplacement en Gambie du président nigérian Muhammadu Buhari et de ses homologues du Liberia et de la Sierra Leone. Cette "troïka" mandatée par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) tentera de convaincre Jammeh d'accepter le verdict des urnes.

Au pouvoir depuis le coup d'Etat de 1994, Yahya Jammeh, dont le mandat expire le 18 janvier, a dans un premier temps reconnu la victoire de l'opposant Adama Barrow lors de l'élection du 1er décembre avant de la récuser et de réclamer un nouveau scrutin. Il refuse de céder le pouvoir.

·         FRANCE

 

Les syndicats dénoncent le coût d’un arrêt de Fessenheim

 

FESSENHEIM, Haut-Rhin (Reuters) - Les syndicats d’EDF ont dénoncé jeudi le coût, selon eux exorbitant, d’une fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, promesse de campagne que François Hollande s’était engagé à mettre en œuvre avant le terme de son mandat.

Les représentants du personnel s'appuient sur trois études commandées par le comité central d’entreprise (CCE), qui a donné mardi un avis unanimement négatif au projet.

"C’est une centrale sûre dont la fermeture serait coûteuse et socialement dangereuse", a affirmé Jean-Luc Magnaval, secrétaire CGT du CCE, à Fessenheim.

Les études, technique, financière et sociale, tablent sur une hypothèse d’exploitation de la doyenne du parc électronucléaire français durant encore 20 ans, soit 60 ans au total, la durée d’exploitation des centrales américaines.

Le manque à gagner pour EDF, qui devrait acheter ailleurs les 12 térawatts/heure produits les bonnes années par la centrale alsacienne, serait compris entre 1,6 et 6 milliards d’euros, en fonction du prix de gros de l’électricité, estime le rapport financier Secafi.

L’Etat propose actuellement à l’entreprise publique une indemnisation de 400 millions d’euros pour la seule fermeture, à laquelle pourra s’ajouter une part variable.

Selon le rapport technique, dû à Energie et développement, le fait de substituer à l’électricité nucléaire alsacienne des térawatts issus du gaz ou du charbon reviendrait à générer 7,89 millions de tonnes de CO2 supplémentaires chaque année.

FILLON NE FERMERAIT PAS FESSENHEIM

L’étude sociale, réalisée par Syndex, évalue à 2.000 les emplois supprimés par un arrêt de l’activité, soit les 1.000 emplois sur le site augmentés de ceux qui seraient touchés chez les fournisseurs et entreprises sous-traitantes.

La perte fiscale annuelle serait de 48 millions dont un quart au détriment des collectivités locales.

Quant à la sûreté de la centrale, cible des écologistes qui dénoncent sa vétusté et son implantation dans une zone inondable et soumise à un risque sismique, elle reste attestée par l’Autorité de sûreté nucléaire, rappelle le premier rapport.

L’arrêt depuis juin du réacteur numéro 2, en raison d’une irrégularité dans la fabrication d’un élément d’un générateur de vapeur, ne serait pas non plus un problème si la conclusion de l’expertise en cours se révélait négative : le changement du générateur reviendrait à 200 millions d’euros.

Un arrêt de la centrale implicitement prévu par la loi de transition énergétique qui fixe un plafond à la production d’électricité issue du nucléaire, ne devrait toutefois pas intervenir avant la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), une centrale nouvelle génération, prévue pour 2018.

La direction d'EDF doit se prononcer auparavant sur l’accord conclu avec l’Etat quant à l’indemnisation de son préjudice.

François Fillon, candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle, s'est quant à lui engagé à "stopper la fermeture" de la centrale s'il est élu.

·         FRANCE

 

Les propositions polémiques de François Fillon sur la Sécurité sociale sont toujours sur son site internet

 

Mi-décembre, la proposition la plus contestée du programme de François Fillon sur la Sécurité sociale a été retirée de son site internet. Il s'agissait de faire une distinction entre les « gros risques », couverts par l'assurance maladie, et les « petits risques », à la charge des mutuelles.

Mais  cette proposition figure toujours sur le site internet de François Fillon, fillon2017.fr. Le candidat avait publié un abécédaire de son programme établi en septembre 2016, bien avant sa victoire à la primaire de la droite, bien avant que ses adversaires ne s'intéressent à ses propositions, bien avant qu'ils ne les attaquent. Et que trouve-t-on page 90 de cet abécédaire, sous l'onglet « Santé » ? La proposition que le candidat Les Républicains dit avoir retirée.

·         FRANCE

 

Mélenchon annonce avoir obtenu ses 500 signatures

 

PARIS (Reuters) - Le co-fondateur du Parti de Gauche et candidat de "La France insoumise" à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a annoncé jeudi avoir obtenu les 500 promesses de signatures d'élus requises pour se présenter.

"Nous avons recueilli à cette heure 517 parrainages pour présenter ma candidature à l'élection présidentielle", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Paris.

"Il aura fallu pas loin d'un an, j'en suis conscient, pour réunir ces parrainages et ce fut une très rude tâche", a poursuivi l'eurodéputé, crédité de 11,5 à 13 % des intentions de vote au premier tour du scrutin selon les sondages.

"Ces parrainages du coup stoppent un débat : je serai candidat, quoi qu'il arrive et quelque coup de téléphone qu'on veuille me passer", a-t-il ajouté.

La date limite de dépôt des 500 parrainages d'élus locaux a été fixée au 17 mars. L'élection présidentielle se tiendra les 23 avril et 7 mai prochains.

A 65 ans, Jean-Luc Mélenchon est candidat pour la seconde fois consécutive à la présidence de la République après avoir remporté 11,1% des voix en 2012.

Il a obtenu fin novembre le soutien du Parti communiste français et a refusé de participer à la primaire organisée par le Parti socialiste fin janvier.

·         INTERNATIONAL

 

Le Kremlin dit espérer de bonnes relations entre Trump et Poutine

 

MOSCOU (Reuters) - Le Kremlin a dit, jeudi, espérer que Vladimir Poutine et le futur président américain Donald Trump parviennent à s'entendre et que s'instaure plus de respect mutuel dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie que cela n'était le cas avec l'administration Obama.

"Moscou souhaite sincèrement que nos présidents puissent s'entendre", a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe interrogé après la conférence de presse tenue par le président élu Trump la veille à New York.

"Au moins, Trump a fait part de sa volonté de dialogue. Cette volonté ne signifie pas être prêt à être d'accord sur tout l'un avec l'autre. Cela n'est pas vraiment possible et Moscou ne s'attend pas à cela", a poursuivi le porte-parole.

"Mais, a-t-il poursuivi, le dialogue est une base pour l'espoir et peut nous aider à trouver des solutions à de nombreuses situations complexes".

Peskov a toutefois déclaré ne pas être d'accord avec l'analyse faite par le futur secrétaire d'Etat Rex Tillerson mercredi qui a jugé illégale l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

·         INTERNATIONAL

 

La Russie modifie sa force militaire opérationnelle en Syrie

 

MOSCOU (Reuters) - La Russie a modifié la structure de sa force militaire opérationnelle en Syrie dans le cadre d'un retrait partiel entamé avec le départ du porte-avions Amiral Kouznetsov la semaine passée, a annoncé le ministère russe de la Défense cité par les agences de presse.

Six bombardiers Soukhoï SU-24 ont été rapatriés et remplacés par quatre chasseurs d'attaque au sol SU-25 sur la base aérienne de Hmeymim dans la province de Lattaquié.

D'autres appareils seront également retirés ainsi que le personnel nécessaire à leur maintenance, a ajouté le ministère.

Vladimir Poutine a annoncé fin décembre un cessez-le-feu en Syrie et indiqué que la Russie allait y alléger son dispositif militaire après avoir rétabli la situation en faveur du président syrien Bachar al Assad.

 

Le président russe a discuté au téléphone avec son homologue kazakh Noursoultan Nazerbaïev des préparatifs pour les négociations de paix sur la Syrie qui doivent se tenir à Astana, capitale du Kazakhstan, a annoncé le Kremlin.

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Tarnac: la fin du mythe terroriste

 

La chambre criminelle de la cour de cassation a validé, ce mardi 10 janvier, la décision d'abandonner toute qualification terroriste dans le dossier « Tarnac »

 

·         FRANCE

 

Mélenchon appelle à ne pas "amnistier" les socialistes

 

LE MANS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a exhorté mercredi ses sympathisants à ne pas prendre part à la prochaine "primaire de la gauche" pour ne pas "amnistier" les anciens ministres de François Hollande, lors d'un meeting au Mans (Sarthe) devant plus de 2.000 personnes.

"Il faut avoir du respect pour soi-même : vous ne pouvez pas dire d'un côté que les politiques sont des cyniques, et de l'autre voter pour quelqu'un qui n'est pas de votre bord", a lancé le candidat de la "France insoumise".

"Ce n'est pas honnête !", a ajouté celui qui est crédité de 11,5 à 13 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle selon les sondages.

"Voter à cette primaire, c'est les amnistier, rien d'autre ! Moi, je ne les amnistie pas."

"Si vous abandonnez vos convictions à la porte du bureau de vote, il ne faut pas vous étonner si vous ne les retrouvez pas à la sortie", a ajouté Jean-Luc Mélenchon, qui s'exprimait à la veille du premier débat télévisé organisé dans le cadre de la "primaire de la gauche" par le Parti socialiste et ses partenaires de la "Belle alliance populaire".

Le député européen a ainsi appelé les électeurs à exprimer un "vote nécessaire", par opposition au traditionnel "vote utile".

"Je n'ai jamais aimé le vote utile", a dit Jean-Luc Mélenchon, qui, selon les sondages, pourrait arriver en quatrième position de l'élection présidentielle, derrière François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, mais devant le candidat issu de la primaire de la "Belle Alliance Populaire".

 

·         ÉDUCATION

 

Le FN souhaite mettre fin à la scolarisation gratuite des enfants d’étrangers

 

Le Front national veut mettre fin à la scolarisation gratuite des enfants d’étrangers en situation régulière. Une telle mesure bafouerait tous les textes juridiques qui affirment ce droit à la scolarisation, quelle que soit la situation des parents. 

 

·         SOCIAL

 

Après deux mois de grève, les soignantes de Tarbes parviennent à leurs fins

 

Un protocole d'accord de fin de grève a été validé par les grévistes de la polyclinique de l'Ormeau, à Tarbes. Un dénouement heureux pour un personnel en lutte qui, grâce au soutien de la population a finalement réussi par convaincre la direction.

 

·         FRANCE

 

Marine Le Pen en tête au 1er tour, largement devancée au 2e tour, selon un sondage

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen est repassée en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle devant François Fillon mais sera largement battue par l'ancien Premier ministre au second, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud Radio publié mardi.

L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron est un solide troisième dans cette enquête qui retient l'hypothèse, pas confirmée à ce jour, d'une candidature du président du MoDem François Bayrou.

Marine Le Pen est créditée de 26% à 26,5% des voix au premier tour en fonction du candidat socialiste qui sortira vainqueur de la primaire organisée à la fin du mois.

François Fillon, qui était en tête dans l'enquête précédente, recueillerait de son côté de 24% à 25% des suffrages.

Quant à Emmanuel Macron, de 17% à 20% des Français lui accorderaient leurs voix, son score le plus haut étant atteint dans l'hypothèse où Vincent Peillon serait candidat du PS. Ce dernier ne récolterait que 2,5% des suffrages contre 5,5% pour Arnaud Montebourg, 6% pour Benoît Hamon et 10,5% pour Manuel Valls, ses adversaires de la primaire.

Emmanuel Macron gagne ainsi trois points par rapport à l'édition précédente de la même enquête publiée avant Noël, avec un François Bayrou qui se situe entre 5,5% et 7%.

L'ancien ministre de l'Economie de François Hollande a creusé un net écart avec le quatrième, Jean-Luc Mélenchon, crédité de 11,5% à 13% des voix.

Le second tour verrait François Fillon très large vainqueur de Marine Le Pen, avec 64% contre 36% des suffrages.

S'il passait le premier tour, Emmanuel Macron ferait mieux contre Marine Le Pen (65% contre 35%) et s'imposerait même face à François Fillon (52% contre 48%).

L'enquête a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1.860 personnes inscrites sur les listes électorales, elles-mêmes extraites d’un échantillon de 1.964 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées par questionnaire auto-administré en ligne du 3 au 6 janvier.

·         FRANCE

 

Macron pour un contrôle des investissements étrangers en Europe

 

BERLIN (Reuters) - L'ex-ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a souhaité mardi que la France et l'Allemagne coopèrent pour protéger leurs secteurs stratégiques et mettre en place un système européen de contrôle des investissements étrangers.

Candidat à l'élection présidentielle hors primaire de la gauche, l'ancien conseiller de François Hollande à l'Elysée prononçait un discours à l’Université Humboldt de Berlin sur les enjeux européens et l’avenir des relations franco-allemandes.

"Pour protéger nos secteurs stratégiques et vérifier l'équité des conditions de concurrence, nous devons mettre en place un dispositif européen de contrôle des investissements étrangers", a-t-il notamment déclaré.

"La juste concurrence ne doit pas être seulement assurée entre les entreprises européennes mais aussi et surtout entre elles et leurs concurrentes hors de l’Union", a-t-il ajouté. "Dès 2017, une initiative franco‑allemande pourrait voir le jour, pour proposer à nos partenaires ce dispositif."

Emmanuel Macron a également souhaité que la France et l'Allemagne proposent ensemble à leurs partenaires la création d'une "agence européenne pour la confiance numérique" pour assurer la souveraineté de l'Union européenne dans ce domaine et la protection des données personnelles sur le continent.

Cet organisme serait chargé de vérifier au niveau européen le respect par les grandes entreprises du numérique de leurs obligations de transparence et d'accès "sans discrimination" à leurs services.

·         FRANCE

 

Fillon, la "radicalité" face au "système"

 

PARIS (Reuters) - François Fillon a réaffirmé mardi qu'il ne renoncerait pas à "la radicalité" de son programme pour l'élection présidentielle, accusant la gauche d'"instrumentaliser la peur contre tout changement" avec le Front national pour "acolyte".

Lors de ses voeux aux parlementaires et à la presse, François Fillon s'est paradoxalement posé en candidat anti «establishment" et anti «système" face aux accusations de brutalité sociale dont il fait l'objet.

"Je vais riposter, m'expliquer, préciser mes objectifs, les compléter, mais pas de zigzags", a-t-il affirmé, alors qu'il a déjà expurgé son plan de réforme du système de santé d'un de ses chapitres les plus controversés - la modulation des remboursements entre "gros" et "petits" risques.

"La démocratie, ce n'est pas un programme pour les primaires, un autre pour les présidentielles et pourquoi pas un programme pour les législatives!", a-t-il lancé en présence de parlementaires sarkozystes, juppéiste, désormais fédérés au sein de son état-major de campagne.

"Il y a une volonté commune de redresser le pays, les divergences sont marginales", assure une proche d'Alain Juppé, que François Fillon devrait rencontrer à Bordeaux fin janvier-début février.

Fort de son plébiscite surprise à la primaire de la droite et du centre, l'ancien Premier ministre, dont la cote marque le pas dans les sondages, a de nouveau mis en garde contre "les grilles de lecture du microcosme" face à "l'insondable" : une "France silencieuse et fiévreuse".

"La radicalité et la franchise de mon projet m'exposent aux critiques et aux caricatures de ceux qui sont mous et flous."

UN GAULLISTE EN MAI

"Quels brevets nos adversaires ont-ils pour jouer les professeurs d'économie, les sauveteurs de notre modèle social ou les vigies de la République? Aucun!", a-t-il lancé en visant les socialistes, qui ont selon lui rendu la France "inaudible" en Europe.

François Fillon a confirmé qu'il se rendrait le 23 janvier à Berlin pour parler Europe avec Angela Merkel.

Se moquant de la primaire de la gauche - "la course à celui qui dépensera le plus, qui réformera le moins" - il a montré cette confiance qui lui valait des sourires condescendants durant la campagne de la primaire : "Il se peut (...) qu'un gaulliste prenne les commandes au mois de mai."

Une assurance qu'il a affichée ensuite auprès des journalistes, estimant que son investiture "n'est pas étrangère à la renonciation de François Hollande".

De l'ex-Premier ministre Manuel Valls, candidat à la primaire de la gauche, il critique "les dérives". Emmanuel Macron? Il pose un oeil vigilant mais serein sur un candidat qui "dit des choses générales et sympathiques, mais ne s'avance pas plus. C'est pour cela qu'il plaît", balaye-t-il.

Thierry Solère, porte-parole du candidat, explique que l'état-major ne sous-estime pas l'ancien ministre de l'Economie "qui est capable de prendre des voix sur la droite". "On ne le prend pas à la légère : il y a une bulle, va-t-elle éclater?"

Quant à François Bayrou, François Fillon juge "ridicule" ses attaques contre l'affirmation de ses convictions chrétiennes et rejette tout marchandage. "Je n'échangerai pas des morceaux de programmes contre des circonscriptions", dit-il.

"Il y a des circonscriptions qu'on peut négocier, pas mon programme", a-t-il souligné.

Un programme dont il admet qu'il devra être enrichi sur des sujets tels que l'environnement, l'organisation territoriale, les banlieues, la culture.

·         FRANCE

 

Fillon reconnaît une absence de clarté sur la Sécu

 

PARIS (Reuters) - "On n'a pas été bons, on n'a pas été clairs" sur la réforme de la Sécurité sociale, a déclaré mercredi François Fillon à la suite de la polémique sur ses propositions en matière de santé.

C'est la première fois que le candidat de la droite et du centre à la présidentielle concède une erreur de fond et de méthode sur son plan de refonte du système de santé, qu'il s'est résolu à expurger de sa mesure la plus controversée - une modulation des remboursements entre "gros" et "petits" risques -face aux critiques.

"Cette affaire de Sécurité sociale, on n'a pas été bons, on n'a pas été clairs dans nos propositions", a-t-il reconnu sur BFM TV et RMC Info.

"Ce que nous avions écrit a été mal compris, je l'ai retiré. (...) Je referai des propositions avant la fin du mois de janvier ou au début du mois de février", a-t-il précisé.

"Ce que je veux, c'est qu'il y ait une meilleure répartition entre les mutuelles et la Sécurité sociale et que les mutuelles soient plus contrôlées", a réaffirmé François Fillon.

"Il va bien falloir réorganiser notre système de protection sociale et notre système de santé", a-t-il poursuivi, évoquant l'épidémie de grippe actuelle.

"Une simple épidémie de grippe est en train de paralyser complètement le système. Ce qui montre que quand Mme (Marisol)Touraine explique que tout va bien, que c'est formidable et que c'est le programme de François Fillon qui menace la Sécurité sociale, ça n'a juste aucun sens", a-t-il dit.

·         INTERNATIONAL

 

La Russie aurait des informations compromettantes sur Trump

WASHINGTON (Reuters) - Des documents confidentiels présentés la semaine dernière par les agences américaines du renseignement à Donald Trump indiquent que des agents russes détiendraient des informations personnelles et financières compromettantes à son sujet, a-t-on appris mardi soir auprès de deux responsables américains.

Ces informations non corroborées par les agents américains figurent dans un résumé de deux pages annexé au rapport sur les ingérences russes présumées dans la campagne présidentielle américaine que les services de renseignement ont remis la semaine dernière au futur président des Etats-Unis et au président sortant, Barack Obama, précisent ces responsables américains, confirmant des informations d'abord révélées par CNN.

"Fausse information, chasse politique totale aux sorcières!", a répliqué Trump dans un tweet rédigé en lettres capitales et publié dans la soirée.

Son équipe de transition n'a pas répondu à nos sollicitations mais le futur président, qui prêtera serment le 20 janvier, aura l'occasion de revenir sur ce sujet ce mercredi lors de la conférence de presse qu'il donnera à sa Trump Tower de New York, la première depuis près de six mois.

Programmé à 11h00 (16h00 GMT), ce rendez-vous avec la presse, le premier depuis son élection le 8 novembre, doit théoriquement porter sur les initiatives que le milliardaire entend prendre pour s'écarter de la gestion de son empire financier et éloigner les risques de conflit d'intérêt.

 

EX-AGENT BRITANNIQUE DU MI6

D'après l'une des sources interrogées par Reuters, les agents fédéraux de la police judiciaire (FBI) et d'autres administrations américaines n'ont pas encore établi la véracité des affirmations contenues dans cette note, que le site BuzzFeed a intégralement mise en ligne.

Ils n'ont pas davantage pu confirmer la matérialité des relations financières et personnelles de Trump avec des hommes d'affaires russes et d'autres que les analystes du renseignement américain estiment être des agents russes du renseignement ou qui travaillent pour le compte des renseignements russes.

En outre, ajoute une des sources contactées par Reuters, une partie des informations compilées par l'ancien espion britannique s'est révélée fausse.

Les chefs du renseignement américain, dont le Directeur du renseignement national James Clapper, ont néanmoins pris l'initiative très inhabituelle d'en informer Trump pour qu'il soit conscient de l'existence de ces allégations et de leur circulation dans les sphères du renseignement, souligne CNN.

Les informations relatives au "dossier Trump" des Russes proviennent notamment de notes émanant d'un ancien agent britannique du MI6, le renseignement extérieur britannique, qui a été en poste à Moscou dans les années 1990 et dirige aujourd'hui une société privée de renseignement, précise CNN. Son travail passé a en général été considéré comme crédible par les agences américaines.

Le New York Times rapporte de son côté que ces informations "compromettantes et salaces" ont été compilées à la demande de républicains opposés à la candidature de Trump puis de démocrates.

Ces mémos, ajoute le journal, suggèrent que l'administration russe de Vladimir Poutine s'efforce depuis des années de trouver des leviers d'influence sur Donald Trump. L'homme d'affaires aurait été la cible d'opérations visant à le piéger pour réunir des "kompromat", du matériau compromettante susceptible de servir ensuite à des tentatives de chantage.

L'idée que la Russie aurait tenté de discréditer Donald Trump circule depuis plusieurs mois à Washington et a été présentée au FBI et à d'autres responsables du gouvernement américain l'été dernier.

Le FBI a pris l'affaire au sérieux, expliquent les personnes interrogées par Reuters, mais il n'y pas eu de suivi concret par la suite et l'ancien agent britannique a rompu le contact environ trois semaines avant l'élection de novembre.

 

"PLUS FACILE DE CONCLURE UN ACCORD" AVEC TRUMP

Le Directeur du renseignement national James Clapper a évoqué ces derniers temps l'influence russe "aux multiples facettes" dans les opérations d'espionnage en Europe et aux Etats-Unis.

Auditionné mardi par la commission du renseignement du Sénat, il a déclaré que la Russie avait tenté d'influencer le résultat des élections dans une "vingtaine" de pays.

Les Russes, a-t-il ajouté lors de cette audition, sont parvenus à la conclusion que l'élection de Donald Trump leur serait favorable parce qu'étant un homme d'affaires, "il serait plus facile de conclure un accord avec lui" qu'avec les dirigeants démocrates. [nL5N1F05MX]

Le directeur du FBI James Comey a déclaré devant la même commission qu'il y avait des preuves que la Russie avait piraté la campagne du Parti républicain au niveau de certains Etats, mais que rien ne prouvait que la Russie se soit introduite dans les serveurs utilisés par Donald Trump pendant la campagne électorale.

Selon les services de renseignement américains, la Russie ne se contente pas de pirater les réseaux informatiques et de diffuser de la propagande et de fausses informations mais recherche aussi des informations compromettantes personnelles, financières ou autres sur un certain nombre de personnalités.

Dans la version publique de leur rapport diffusée vendredi dernier, les agences disent avoir la quasi-certitude que leurs homologues russes, notamment le GRU (renseignements militaires), ont mené des cyberattaques contre des cibles dans les deux camps et utilisé Guccifer 2.0 (qui a revendiqué le piratage du Parti démocrate), DCLeaks.com et WikiLeaks pour rendre publiques certaines données piratées. [nL5N1EW44W]

 

·         FRANCE

 

Fillon a "une idée en tête" pour son Premier ministre

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, candidat de la droite et du centre à la présidentielle, a déclaré mercredi avoir désormais "une idée en tête" pour le ou la titulaire du poste de Premier ministre s'il accède à l'Elysée en mai prochain.

Interrogé sur BFM TV et RMC Info, l'ancien Premier ministre n'a livré qu'un seul indice sur son choix : le candidat putatif le soutenait dès le premier tour de la primaire des 20 et 27 novembre derniers. "Ce serait préférable", a-t-il dit d'un sourire.

"J'ai une idée en tête, vous n'en saurez pas plus, je ne vous dirai ni son sexe, ni sa provenance régionale", a-t-il précisé.

François Fillon a confirmé que "les deux ou trois principaux ministres" chargés de mener les premières réformes du prochain quinquennat -- "essentiellement le droit du travail, le marché du travail et la réforme de la fiscalité" -- seraient connus "un peu à l'avance pour qu'ils soient prêts à appuyer sur le bouton de la réforme."

Quant au reste de son gouvernement, le candidat se donne le temps de former le cabinet idéal.

"Je ne vais pas m'enfermer dans des délais ou dans des dates", a-t-il déclaré.

 

·         SOCIAL

 

Le procès des ex-Goodyear en appel Prison avec sursis pour sept des huit salariés

 

En appel, sept des huit ex-Goodyear écopent de 3 à 10 mois de prison avec sursis pour séquestration ou violences en réunion, de cinq ans de mise à l'épreuve et d'une inscription au casier judiciaire. Un seul salarié est relaxé. L'entreprise a depuis longtemps retiré sa plainte et c'est le parquet seul qui poursuivait. Le monde syndical s'indigne.

·         MÉDIAS

 

Les journalistes du «Monde» vont perdre leur minorité de blocage

 

Selon nos informations, les journalistes du groupe Le Monde vont perdre la minorité de blocage dont ils disposent et ne plus conserver qu'une « golden share ». Les trois milliardaires Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse renforcent donc leur pouvoir sur le journal, dont les garanties d'indépendance, issues du passé, deviennent de plus en plus fictives.

·         FRANCE

 

Fraude fiscale et sociale: une expertise accable le maire de Tarbes

 

Déjà mis en examen dans deux affaires judiciaires distinctes, Gérard Trémège (LR) est désormais visé par des soupçons de blanchiment de travail illégal et de fraude fiscale. Une expertise judiciaire révèle que l’élu, ancien expert-comptable, aurait continué à exercer illégalement sans même déclarer une partie de ses activités au fisc.

 

·         INTERNATIONAL

 

Londres envisage une taxe pour l'embauche d'Européens qualifiés

 

LONDRES (Reuters) - Une taxe annuelle de 1.000 livres pourrait être prélevée pour l'embauche de tout employé qualifié venant d'un Etat membre de l'Union européenne lorsque la Grande-Bretagne n'en fera plus partie, a déclaré mercredi le ministre de l'Immigration.

La mesure devrait entrer en vigueur en avril pour les expatriés qui ne viennent pas de l'UE et Londres envisage donc de l'étendre à ceux du bloc, a précisé Robert Goodwill.

"Si quelqu'un veut par exemple recruter un programmeur informatique indien pour un contrat de quatre ans, il y aura une taxe de 1.000 livres par an en plus du prix du visa et des coûts administratifs", a-t-il expliqué devant une commission parlementaire.

"Cela s'applique pour le moment aux (expatriés) hors UE. Il se pourrait qu'on nous suggère de l'appliquer aux (expatriés) de l'UE, mais nous ne sommes pour le moment pas vraiment en mesure de spéculer sur l'issue des négociations post-Brexit", a ajouté le ministre.

L'Institute of Directors (IoD), une organisation patronale, a exhorté le gouvernement a renoncer au projet. "Cette taxe ne fera que nuire à l'emploi au moment où de nombreuses entreprises sont dans l'incertitude", a déploré l'un de ses membres.

 

 

 

11 janvier

·         LA UNE 

 ·         ÉVASION FISCALE

 

Le procès du faucheur de chaises devient celui de la BNP

 

 

Jon Palais était jugé pour avoir « réquisitionné » 14 chaises dans une agence parisienne de BNPParibas en 2015, afin de dénoncer l'évasion fiscale à laquelle participe la banque. Des centaines de personnes étaient présentes toute la journée pour le soutenir, et les juges ont semblé très compréhensifs envers son geste.

 

·         ÉCONOMIE

 

PSA: Les Peugeot à 12,9% du capital après l'exercice de BSA

 

PARIS (Reuters) - La participation de la famille Peugeot dans le groupe PSA est passée de 13,7% du capital à 12,9% à la suite de l'augmentation du nombre total d'actions du constructeur automobile après l'exercice de bons de souscription d'actions (BSA).

Cette baisse de la participation, en pourcentage mais pas en nombre de titres, a conduit la société familiale FFP à franchir à la baisse le seuil de 10% du capital, selon un avis de l'Autorité des marchés financiers (AMF) diffusé lundi.

Le concert composé de FFP, de la holding familiale qui la contrôle Etablissements Peugeot Frères (EPF) et de la société Maillot 1, également contrôlée par EPF, n'a quant à lui franchi aucun seuil, a indiqué l'AMF.

L'augmentation de capital d'environ trois milliards d'euros lancée en 2014 pour sauver PSA de la banqueroute comprenait l'attribution gratuite de BSA pouvant représenter jusqu'à 800 millions d'euros. Elle prévoyait aussi une clause de "standstill" entre les trois grands actionnaires du groupe, les Peugeot, l'Etat français et le chinois Dongfeng.

Chacun détenait jusqu'ici 13,7% du capital, contre 14,1% début 2014, et cet équilibre devrait maintenant ressortir à 12,9% pour chacun des trois après l'exercice des BSA.

·         FRANCE

 

Un groupe palestinien inconnu revendique l'attaque de Jérusalem

 

JERUSALEM (Reuters) - Un groupe palestinien inconnu a revendiqué lundi l'attaque au camion bélier qui a tué quatre soldats israéliens dimanche à Jérusalem.

Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a attribué dimanche cette attaque à l'Etat islamique (EI), bien que l'organisation djihadiste n'ait pas de présence connue en Cisjordanie, et son ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, l'a comparée aux attentats de Nice et Berlin.

Dans le message de revendication en arabe diffusé sur les réseaux sociaux, les "Groupes du martyr Baha Eleyan" disent cependant être constitués exclusivement de Palestiniens qui n'ont "aucune relation en dehors de la Palestine".

"Ce n'est pas la première opération menée par nos groupes et elle sera suivie par une multitude d'autres opérations pour défendre notre Jérusalem et venger nos martyrs et nos détenus", dit le texte.

Reuters n'a pas été en mesure d'authentifier cette revendication.

Le nom "Baha Eleyan" pourrait se référer à un jeune Palestinien qui a été tué au début de la vague de violences, notamment des attaques au couteau, qui ont entraîné la mort de 231 Palestiniens, 37 Israéliens et deux Américains depuis octobre 2015.

Dans un message publié sur sa page Facebook avant sa mort, le jeune homme avait émis le souhait que les groupes armés palestiniens ne s'attribuent pas son "martyre" en expliquant qu'il allait mourir "pour cette terre, pas pour eux".

L'attribution de l'attaque menée dimanche à Jérusalem à l'EI a laissé perplexes la plupart des experts israéliens de la sécurité.

DOUTES SUR LES LIENS AVEC L'EI

"Les attaques palestiniennes sont très majoritairement motivées par le nationalisme, pas par la religion", relève Orit Perlov, spécialiste des réseaux sociaux et chercheur associé à l'Institut pour les études sur la sécurité nationale à Tel Aviv.

"Israël essaie de généraliser le phénomène en disant que tout le monde fait face à la même menace. Mais si les symptômes peuvent être les mêmes, les causes sont totalement différentes", souligne-t-il.

Yossi Melman, un expert écrivant dans les colonnes du journal Ma'ariv, juge lui aussi bien ténu le lien entre la dernière attaque et l'EI et rappelle que les Palestiniens ont utilisé des voitures béliers bien avant que l'organisation djihadiste ne soit créée.

"Il s'agit essentiellement de terroristes sans affiliation, de jeunes gens qui n'appartiennent à aucune organisation et qui décident seuls, souvent sur une impulsion et sans aucune préparation, de mener une attaque terroriste", insiste-t-il.

Un porte-parole des services de sécurité de l'Autorité palestinienne, Adnan al Dmairi, a nié de son côté toute présence organisée de l'EI en Cisjordanie, tout en reconnaissant que des Palestiniens ont pu exprimer leur sympathie pour l'organisation djihadiste sur les réseaux sociaux.

Mais même ce soutien est sur le déclin, note Orit Perlov, selon qui les statistiques établies par les services de sécurité israéliens montrent que le soutien affiché par les Palestiniens à l'EI est passé de 14% en 2014, après la prise de Mossoul en Irak, à 8% l'an dernier, en pleine flambée des attaques au couteau.

·         INTERNATIONAL

 

Ouverture à Dakar du procès en appel de Hissène Habré

 

DAKAR (Reuters) - Les avocats de l'ancien président tchadien Hissène Habré ont réclamé l'annulation de la condamnation de leur client à la prison à vie pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, lundi à l'ouverture de son procès en appel.

Arrêté en juin 2013, Hissène Habré a été condamné en mai dernier à Dakar par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), une juridiction spéciale créée en février 2013 dans le cadre d'un accord entre l'Union africaine et le Sénégal.

Agé de 74 ans, l'ancien président a été condamné pour viols et pour avoir fait torturer et tuer des milliers d'opposants politiques pendant les huit années où il a été à la tête de son pays entre 1982 et 1990.

Ses avocats ont réclamé la tenue d'un nouveau procès en dénonçant des irrégularités de procédure et la composition du jury. "Les décisions doivent être annulées et invalidées", a déclaré l'avocat Mounir Ballal. "Je ne suis pas fier des conditions dans lesquelles l'accusé a été jugé."

L'un des magistrats n'avait pas l'expérience de dix ans requise pour siéger aux CAE, ont souligné les avocats.

L'avocat américain Reed Brody, qui travaille avec les victimes de l'ex-président tchadien depuis dix-huit ans, a jugé très faible la possibilité d'une annulation du verdict.

"Je pense que la défense se raccroche aux branches", a-t-il dit.

Habré, exilé au Sénégal depuis qu'il a été renversé par un coup d'Etat, n'était pas présent à l'audience. Le verdict définitif est attendu en avril.

·         FRANCE

 

L’encombrant soutien de Bachar al-Assad à François Fillon

 

Pour la troisième fois en l’espace d’une année, le dictateur syrien a reçu une délégation de parlementaires français menée par le député Thierry Mariani. Assad en a profité pour dire tout le bien qu’il pense du candidat LR à la présidentielle.

 

·         MÉDECINE

 

Essai clinique à Rennes: une nouvelle enquête judiciaire ouverte

 

Cette nouvelle procédure a été ouverte par le parquet de Paris après un AVC chez un volontaire ayant participé à un essai clinique à Rennes.

Le parquet de Paris a décidé d'enquêter sur les causes de l'AVC d'un volontaire qui avait participé à un programme de l'essai clinique de Rennes marqué en janvier 2016 par le décès, inédit, d'un autre patient, apprend-on ce mardi de source judiciaire.

·         SOCIAL

 

Retraites: des réformes inégalitaires

 

Le site d'AlterEcoPlus revient sur une étude de la Drees, qui simule les trajectoires sur le marché du travail de quatre générations nées en 1950, 1960, 1970 et 1980, pour analyser les effets des réformes des retraites en France.

Recul de l’âge légal de départ (de 60 à 62 ans), allongement de la durée de cotisation requise pour toucher une retraite à taux plein (de 41,5 à 43 ans), augmentation du taux de cotisation… les réformes menées en 2010 et 2014 ont radicalement transformé le système de retraite français.

·         FRANCE

 

Fillon va voir Merkel pour parler d'Europe

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, principal candidat de la droite à la présidentielle française, a annoncé mardi qu'il allait rencontrer Angela Merkel "dans quelques jours" pour lui faire part de ses propositions sur l'Europe.

Ce rendez-vous est prévu le lundi 23 janvier à Berlin, précise l'entourage de l'ex-Premier ministre.

Selon le vainqueur de la primaire de la droite, l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et l'attaque au camion-bélier qui a fait 12 morts le mois dernier à Berlin "changent la donne" en Europe.

"Pour les Etats-Unis, notre continent ne sera sans doute plus la priorité et, pour l'Allemagne, une certaine idée du pacifisme a vécu", a-t-il déclaré lors de ses voeux à la presse et aux parlementaires.

"La France devra se saisir de cette occasion pour remobiliser l'Union européenne autour de priorités stratégiques: la sécurité collective, la défense, l'innovation, le resserrage de la zone euro", a poursuivi François Fillon.

"Je vais rencontrer dans quelques jours Angela Merkel pour lui détailler mes orientations pour l'Europe."

Il a par ailleurs plaidé pour une "diplomatie française active et imaginative" qui aurait pour mission de redonner au pays sa "place d'acteur indépendant et d'acteur écouté, entre les Américains et les Russes, entre les sunnites et les chiites (les deux branches principales de l'islam-NDLR)".

 

Lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière allemande, François Fillon avait déjà eu l'occasion, en décembre, d'exprimer "son souhait de travailler avec l'Allemagne au renforcement de la lutte anti-terroriste".

 

11 janvier

·         LA UNE 

 

·         PROCHE-ORIENT

 

L’enregistrement qui pourrait faire tomber Netanyahou

 

Dans un enregistrement sonore aux mains de la justice, Benjamin Netanyahou et un magnat de la presse négocieraient une couverture favorable au premier ministre en échange d’avantages financiers. Une preuve qui pourrait précipiter sa démission.

·         INTERNATIONAL

 

Brexit: 46% des Britanniques donnent priorité à l'immigration

 

LONDRES (Reuters) - Un contrôle accru de l'immigration est plus important aux yeux des Britanniques que le maintien du libre-échange avec l'Union européenne, montre un sondage publié lundi.

Selon l'institut ORB, 46% des Britanniques (contre 39%) sont d'accord pour dire que le contrôle de l'immigration doit prévaloir sur l'accès au marché unique lors des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, que la Première ministre Theresa May a promis d'ouvrir d'ici la fin mars.

En novembre dernier, 43% des personnes interrogées donnaient la priorité au libre-échange et 41% au contrôle de l'immigration, rappelle l'institut ORB.

Theresa May n'a rien dit encore de ses priorités lors des négociations avec l'UE, mais les marchés redoutent la perspective d'un "Brexit dur" qui limiterait les échanges avec l'UE.

L'enquête, réalisée en ligne auprès de 2.075 personnes entre les 6 et 8 janvier, montre également que 62% des Britanniques désapprouvent la manière dont le gouvernement gère le dossier Brexit, un niveau quasiment inchangé depuis novembre.

 

·         FRANCE

 

Appel à la légalisation du cannabis, "non" de Le Roux

 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement n'entend pas légaliser le cannabis, a répondu dimanche le ministre de l'Intérieur aux 150 personnalités marseillaises, dont des élus, qui réclament la fin de la prohibition dans cette ville.

"Le gouvernement n'envisage pas, ni sur injonction d'une tribune, ni sur proposition de sa part, de modifier la loi et de légaliser le cannabis", a dit Bruno Le Roux au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI.

Dans une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche, des élus comme les députés socialistes Patrick Menucci et Marie-Arlette Carlotti, des magistrats, des médecins, des enseignants, des artistes, notamment, dénoncent la législation actuelle sur le cannabis qui est selon eux "directement responsable" à Marseille "de réseaux, de trafics très organisés, qui brassent des sommes considérables et gangrènent de nombreux quartiers".

Ils appellent à "une légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation" de cette drogue.

"C'est pourquoi nous lançons de Marseille cet appel à la France pour que, dans la période électorale qui arrive, le débat sur la légalisation du cannabis soit ouvert", écrivent-ils.

·         INTERNATIONAL

 

Les forces spéciales irakiennes atteignent le Tigre à Mossoul

 

MOSSOUL, Irak (Reuters) - Les forces spéciales irakiennes ont atteint dimanche la rive est du Tigre à Mossoul, pour la première fois depuis le lancement de leur offensive pour reconquérir la grande ville du nord de l'Irak le 17 octobre dernier, a déclaré un porte-parole du Service de Contre-terrorisme (CTS), Sabah al Numan.

Le Tigre coupe la ville de Mossoul en la traversant du nord au sud. Les forces du CTS progressent dans Mossoul par l'est, les quartiers ouest étant toujours sous le contrôle des djihadistes du groupe Etat islamique.

Les forces du CTS, soutenues par des raids aériens américains, ont également affronté les combattants de l'EI sur un site antique proche du Tigre, a déclaré un officier.

"Ce matin, les troupes du CTS ont progressé sur deux directions, vers les quartiers de Baladiyat et Sukkar", a déclaré le général Abdelwahab al Saadi.

"Pendant cette avancée, Daech a tenté de nous affronter depuis une colline historique", a-t-il dit, faisant apparemment référence à une hauteur située près des ruines de l'ancienne cité assyrienne de Ninive, qui se trouve à l'est du Tigre, dans les faubourgs de Mossoul.

Les forces irakiennes et l'aviation de la coalition ont eu raison de ces djihadistes, dont plusieurs dizaines ont été tués, a ajouté le général.

Le CTS et les unités de l'armée régulière ont progressé dans Mossoul ces derniers jours grâce à de nouvelles tactiques et une meilleure coordination, après avoir été bloqués pendant plusieurs semaines dans leur progression par les djihadistes.

·         INTERNATIONAL

 

Un éclatement de l'UE n'est plus impensable

 

BERLIN (Reuters) - L'accent mis par l'Allemagne sur la nécessité de politiques d'austérité dans la zone euro a laissé l'Europe plus divisée que jamais, au point qu'un éclatement de l'Union européenne n'est plus aujourd'hui de l'ordre de l'impensable, déclare Sigmar Gabriel, vice-chancelier allemand.

Ce dernier, dont le Parti social-démocrate (SPD) est le partenaire de la "grande coalition" dirigée par la chancelière Angela Merkel, note que les mesures difficiles prises par des pays tels que la France et l'Italie pour réduire leurs déficits budgétaires ne sont pas sans risques politiques.

"Un jour j'ai demandé à la chancelière : Qu'est-ce qui serait le plus dommageable pour l'Allemagne ? De laisser la France avoir un demi-point de pourcentage de déficit de plus ou d'avoir une Marine Le Pen comme présidente ?" dit-il dans un entretien publié par le magazine Der Spiegel, en référence à la dirigeante française d'extrême droite.

"A ce jour, je n'ai toujours pas eu de réponse", a ajouté Sigmar Gabriel, dont le parti préconise une plus grande place aux investissements publics tandis que les conservateurs dirigés par Angela Merkel estiment que la discipline budgétaire est la clef de voûte de la prospérité économique.

Il y a plus d'un an, Sigmar Gabriel avait déjà accusé Angela Merkel d'avoir alimenté la montée du Front national en France en insistant sur la rigueur budgétaire pendant la crise de la dette dans la zone euro.

Le SPD devrait choisir Sigmar Gabriel, le chef de file de longue date du parti qui est également ministre de l'Economie, comme le candidat au poste de chancelier face à Angela Merkel lors des élections législatives de septembre, ont dit jeudi des sources du parti.

Prié de dire s'il pensait être en mesure de remporter davantage de suffrages en transférant plus de fonds allemands vers d'autres pays européens, il a répondu : "Je sais qu'il s'agit d'un débat hautement impopulaire."

"Mais je sais aussi où en est l'Union européenne. Il n'est plus impensable qu'elle puisse éclater. Si cela devait arriver, nous serions maudits par nos enfants et nos petits-enfants. Parce que l'Allemagne est la plus grande bénéficiaire de la communauté européenne, d'un point de vue économique et politique."

·         PROCHE-ORIENT

 

Egypte: l’état de grâce selon Sissi

 

Le président égyptien accorde l’amnistie à des dizaines de jeunes prisonniers politiques. Une main tendue qui ressortit moins à une volonté réelle de réconciliation nationale qu’à une tentative d’adoucir l’image d’un régime fébrile et répressif.

 

·         INTERNATIONAL

 

La Côte-d’Ivoire en zone de turbulences

 

Une mutinerie des militaires a créé durant 48 heures la panique en Côte-d’Ivoire, avant qu’un accord financier ne soit conclu avec le gouvernement. Ces événements se sont produits alors qu'une grève des fonctionnaires commence lundi.

 

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang prêt à tirer à tout moment un missile intercontinental

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a affirmé dimanche être prête à tirer un missile balistique intercontinental "à tout moment et à tout endroit désigné par le dirigeant Kim Jong-un".

"Le missile sera lancé à tout moment et tout endroit déterminé par le quartier général suprême de la Corée du Nord", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse officielle KCNA.

Kim Jong-un a annoncé le 1er janvier que la Corée du Nord était en passe de procéder à un tir expérimental de missile balistique intercontinental.

Le pays est sous le coup de sanctions des Nations unies depuis 2006, en raison de ses essais nucléaires et de missiles balistiques. Les sanctions ont été renforcées en décembre, dans la foulée du cinquième et plus important essai nucléaire nord-coréen, qui remonte au 9 septembre.

Les Etats-Unis ont constaté jeudi un saut "qualitatif" des capacités nucléaires et de missiles de la Corée du Nord, après une année marquée par un nombre d'essais sans précédent.

Les experts estiment toutefois que même si le pays est près de tester un missile intercontinental (ICBM selon l'acronyme anglais), il lui faudra encore des années pour perfectionner son arme.

Une fois mis au point, un tel missile pourrait menacer le continent nord-américain, qui est à 9.000 km de la Corée du Nord. Les ICBM ont une portée moyenne d'environ 5.500 km mais certains sont capables de parcourir 10.000 km ou plus.

Le secrétaire américain à la Defense Ashton Carter a estimé que le programme nucléaire nord-coréen constituait une "menace grave" pour la sécurité des Etats-Unis.

La défense anti-aérienne américaine est prête, a-t-il ajouté, à abattre tout missile nord-coréen "s'il s'approche de notre territoire ou du territoire de nos amis et alliés".

Le président américain élu Donald Trump a réagi aux propos du dirigeant nord-coréen en déclarant que la Corée du Nord ne se doterait jamais d'une arme nucléaire menaçant les Etats-Unis. "Ça n'arrivera pas!", a-t-il lancé lundi sur son compte Twitter.

"Les Etats-Unis sont les seuls à blâmer pour avoir poussé la Corée du Nord à développer ses ICBM en s'accrochant de manière désespérée à une politique hostile anachronique vis-à-vis de la Corée du Nord", a commenté le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères cité par l'agence KCNA.

 

"Quiconque veut négocier avec la Corée du Nord serait bien avisé de changer sa manière de penser", a ajouté le porte-parole.

10 janvier

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Hollande étrillé par son ancien conseiller Aquilino Morelle

 

PARIS (Reuters) - L'ancien conseiller politique de François Hollande Aquilino Morelle étrille, dans une interview au Monde publiée samedi, le chef de l'Etat, un "faux gentil et vrai méchant" qui ne voulait pas exercer le pouvoir mais être "seulement" président de la République.

Aquilino Morelle, qui soutient Arnaud Montebourg dans la course à l'élection présidentielle, profite de la parution prochaine de son livre - "L'Abdication" - pour revenir sur son expérience du pouvoir, trois ans après sa démission sur fond de soupçons de conflits d'intérêts et d'affaire de "cireur de chaussures".

François Hollande a fait dès 2012 "le choix de la résignation", estime l'énarque de 54 ans dans les colonnes du Monde. "Il n’a jamais voulu devenir ce leader d’une nouvelle Europe (...) Il a enterré tout espoir de changement en se résignant à l’austérité, en acceptant, sans véritable renégociation, le pacte budgétaire européen imposé par Merkel et signé par Sarkozy. Ce renoncement inaugural a précédé et déterminé tous les autres."