28 février

 

·         LA UNE 

 

·         FRONT NATIONAL

 

Nouveau soupçon d'emploi fictif L’ex-conseiller qui accuse Marine Le Pen

 

 

Mediapart et Marianne révèlent qu'un ancien conseiller de Marine Le Pen aurait été rémunéré, pendant la campagne présidentielle de 2012, par un contrat fictif au cabinet de l'expert-comptable attitré du Front national, Nicolas Crochet. Gaël Nofri affirme n'avoir jamais travaillé dans ce cabinet.

 

·         MOYEN-ORIENT

 

Iran: les conservateurs reprennent du poids face à la menace Trump

 


L'hostilité de l'administration Trump et le « Muslim Ban » du président américain permettent aux factions conservatrices iraniennes de reprendre la main. Si le sort du président « réformiste » Rohani n'est pas encore scellé, son camp est affaibli, en particulier depuis la mort de Rafsandjani en janvier. Et les réformes sont aujourd'hui à l'arrêt

 

·         MOYEN-ORIENT

 

La bombe à retardement de la surpopulation égyptienne

 

 

Plongée dans une crise économique exceptionnelle, l’Égypte s’inquiète de l’explosion démographique. Alors que les autorités s’alarment, les familles comme les experts, en l’absence de mesures concrètes, s’impatientent.

 

·         INTERNATIONAL

 

Le processus de Genève menacé après des attentats à Homs

 

GENEVE/BEYROUTH (Reuters) - Le gouvernement syrien et l'opposition ont mis en garde samedi contre les conséquences des attentats commis dans la matinée à Homs et des raids aériens de représailles sur les négociations de paix renouées deux jours plus tôt à Genève, après dix mois d'interruption.

Les représentants des deux parties se sont assis jeudi pour la première fois autour de la même table, lors d'une cérémonie organisée pour la reprise des discussions, mais n'ont pas eu de contacts directs. L'émissaire de l'Onu, Staffan de Mistura, cherche à obtenir un accord sur les modalités de telles discussions.

Les attentats commis samedi à Homs, dans l'ouest de la Syrie, ont fait 42 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Parmi les victimes figure le général Hassan Daaboul, chef de la sécurité militaire de Homs, tué avec 29 autres personnes dans une caserne. Les 12 autres décès ont eu lieu dans une antenne de la Sécurité d'Etat. Les attentats, qui avaient été précédés de fusillades dès l'aube, n'ont pas été explicitement revendiqués, mais l'alliance rebelle Tahrir al Cham, créée en janvier et hostiles aux processus de paix, s'en est félicitée.

"Cinq kamikazes ont attaqué deux sections de la Sécurité d'Etat et de la sécurité militaire à Homs (...) Dieu soit loué", dit-elle sur le réseau Telegram.

L'aviation syrienne a ensuite bombardé le dernier quartier de la ville aux mains des insurgés, où 50 blessés ont été dénombrés, selon l'OSDH. D'autres raids aériens ont fait six morts à Douma, dans la banlieue est de Damas, et quatre à Hama, ajoute l'ONG.

Tahrir al Cham réunit plusieurs groupes djihadistes dont le Front Fateh al Cham, ex-Front al Nosra, qui dit avoir rompu en juillet avec Al Qaïda. Depuis sa création, l'alliance dont le nom signifie Libération du Levant affronte d'autres groupes insurgés, dont l'Armée syrienne libre (ASL) et ceux qui se réclament de l'Etat islamique.

"OPTIONS OPÉRATIONNELLES"

Le ministère syrien des Affaires étrangères a adressé une lettre aux Nations unies pour demander une condamnation explicite des "actes terroristes" commis à Homs. Selon Bachar Djaafari, ambassadeur de Syrie à l'Onu, ses auteurs cherchent à faire dérailler le processus de paix et leurs actes "ne passeront pas inaperçus".

Basma Kodmani, membre du Haut comité des négociations mis sur pied par l'opposition pour le processus de Genève, a quant à elle assuré que les groupes favorables au dialogue observaient scrupuleusement la trêve qui a permis la reprise des discussions, mais a douté de l'engagement de Damas.

"Le cessez-le-feu est de fait violé aujourd'hui de la plus horrible des manières (...) Le recours au napalm hier et les bombardements aériens intensifs d'aujourd'hui à Waer, dans la banlieue de Homs, nous donnent des signes très négatifs des intentions du régime", a-t-elle déploré

"Si rien ne se produit à Genève, je crains que le cessez-le-feu s'effondre aussi pour l'opposition", a averti la négociatrice, invitant la Russie à faire pression sur Damas pour le respect de la trêve et l'ouverture de discussions directes en Suisse.

"Cela démarre très lentement. Nous aimerions que les choses aillent assez vite (...) Nous avons des options opérationnelles concrètes et nous pensons que des négociations directes doivent avoir lieu, a-t-elle souligné, évoquant les propositions que l'émissaire de l'Onu a selon elle remis vendredi aux deux parties et qui doivent être validées d'ici deux à trois jours.

D'autres discussions sur les modalités de ces négociations directes devaient avoir lieu samedi, mais elles semblent hypothétiques à brèves échéances.

"Chaque fois que nous avons des discussions (...), quelqu'un essaie de les saboter. Je m'attends à ce genre de chose", a déploré Staffan de Mistura, s'adressant à la presse avant une rencontre avec la délégation gouvernementale.

Mettre les deux parties "dans la même pièce est symbolique, mais rien n'en sortira tant que leurs parrains n'auront pas commencé à s'entendre", a quant à lui commenté un diplomate occidental ayant requis l'anonymat.

·         JUSTICE

 

Blanchiment: la folle histoire de l’avocat qui fait trembler la Côte d’Azur

 

Il s’appelle Stéphane Chiaverini. Il est avocat. Mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », Chiaverini est suspecté d’être à l’origine de montages offshore qui ont permis de soustraire une centaine de millions d’euros au fisc français. Dans son giron, on retrouve du beau monde : un juge de Monaco, un milliardaire russe ou une célèbre famille de marchands d’art…

 

·         FRANCE

 

Incidents à Nantes en marge d'une manifestation anti-FN

 

NANTES (Reuters) - Treize policiers et gendarmes ont été blessés samedi à Nantes (Loire-Atlantique) par des jets de projectiles en marge d'une manifestation contre la venue de Marine Le Pen, dimanche, pour un meeting, a annoncé la police.

La manifestation, qui a rassemblé 2.200 personnes "au plus fort" selon les autorités (3.000 d'après les organisateurs), a été perturbée par environ 200 casseurs.

Les forces de l'ordre ont répondu par des tirs de gaz lacrymogènes aux bris de vitrines et aux jets de projectiles dont elles étaient la cible.

Huit individus ont été interpellés, dont quatre ont été placés en garde à vue, a fait savoir le ministre de l'Intérieur.

Bruno Le Roux a ajouté dans un communiqué qu'il souhaitait "que la pleine mobilisation des services d'investigation de la police nationale permette d'identifier et interpeller l'ensemble des auteurs de ces agressions et dégradations intolérables, afin qu'ils répondent de leurs actes devant la justice".

La présidente du Front national, Marine Le Pen, doit tenir dimanche au Zénith de Nantes Métropole un grand meeting de campagne en vue de l'élection présidentielle d'avril-mai, pour laquelle elle est en tête des sondages au premier tour.

D'autres actions sont d'ores et déjà prévues par ses opposants pour perturber l'accès à la salle de spectacles, située à Saint-Herblain, en périphérie de la ville.

 

·         FRANCE

 

Des parlementaires demandent à Hollande de reconnaître la Palestine

 

PARIS (Reuters) - Plus de 150 parlementaires français de tous bords politiques demandent à François Hollande de reconnaître l'Etat de Palestine avant la fin de son quinquennat, dans une lettre adressée au chef de l'Etat et publiée par le Journal du Dimanche.

"La France doit marquer sa volonté de sortir de l’impasse sur ce conflit [entre Israël et Palestine] en réaffirmant solennellement, au nom du droit inaliénable à l’autodétermination, que le peuple palestinien est fondé à se doter d’un État", écrivent-ils. "Il en va du respect du droit international comme de la sécurité d’Israël."

"Vous l’avez dit vous-même, Monsieur le Président, 'seules les négociations bilatérales peuvent aboutir'", poursuivent les 153 signataires. "Il est donc temps que ces négociations se déroulent sur un pied d’égalité, d’État à État. La France ne peut prôner dans ses expressions officielles la solution à deux États et n’en reconnaître qu’un seul. Nos actes doivent désormais suivre nos mots."

"Monsieur le Président, montrez-vous à la hauteur de l’enjeu et ne manquez pas ce rendez-vous avec l’Histoire, en reconnaissant dès à présent l’État de Palestine."

Parmi les élus signataires figurent des députés et sénateurs représentants la plupart des groupes politiques (Les Républicains, Le Parti socialiste, Europe-Ecologie-Les Verts ou encore le Parti communiste français).

A l'heure actuelle, 137 pays ont reconnu la Palestine en tant qu'Etat, selon la mission permanente d'observation de la Palestine auprès de l'Onu.

En France, le parlement a adopté en décembre 2014 une résolution non-contraignante invitant le gouvernement à le faire.

En janvier 2016, Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères, avait prévenu que la France reconnaîtrait l'Etat palestinien en cas d'échec de l'initiative française de relance des pourparlers entre les deux parties, au point mort depuis avril 2014.

Une position nuancée depuis par son successeur au Quai d'Orsay, Jean-Marc Ayrault, qui a assuré que la reconnaissance de l'Etat palestinien ne serait pas "automatique".

Pour l'heure, deux candidats à l'élection présidentielle d'avril-mai, Benoît Hamon (PS) et de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), ont inscrit la reconnaissance de l'Etat palestinien dans leur programme.

 

·         CORRUPTION

 

Dans les coulisses du Parquet national financier

 

Depuis le début de l’affaire Fillon, les projecteurs sont braqués sur une institution judiciaire méconnue du grand public : le Parquet national financier . Cet organe a été créé il y a trois ans, en réponse à l’affaire Cahuzac. En coulisse, 15 magistrats sont chargés de traquer les délinquants en col blanc.

Le PNF a pu ainsi enquêter sur d’anciens ministres, comme Jérôme Cahuzac ou Thomas Thévenoud, et sur des sénateurs, comme Serge Dassault. L’office anticorruption gère lui aussi des dossiers explosifs : l’affaire Paul Bismuth, qui vise Nicolas Sarkozy, ou encore l’affaire des attachés parlementaires du Front national.

Seulement, le PNF reste fragile. Avec 15 parquetiers pour plus de 400 affaires, les moyens restent limités et l’indépendance de ces magistrats luttant contre la corruption est encore à défendre. « Les magistrats du parquet ne sont pas indépendants de leur hiérarchie. Le débat est un serpent de mer, mais aucun responsable politique n’a souhaité couper ce cordon qui unit encore les parquetiers au garde des sceaux », peut-on lire dans cette enquête.

·         FRANCE

 

Croquis. Mme Propre au secours du linge sale

 

Et de deux. Après François Fillon qui dénonçait les affaires en septembre et s’en prend en février aux medias qui les révèlent, voici Marine le Pen qui réclame le silence sur ce qui la faisait hurler. Allez savoir pourquoi, elle trouve que la justice est un caillou dans sa campagne…

 

 

27 février

 

·         LA UNE 

 

 

·         FRANCE

 

La misère cachée dela lutte anticorruption

 

La médiatisation des dossiers du Parquet national financier (PNF) est l’arbre qui cache la forêt. Dans les faits, policiers et magistrats sont trop peu nombreux pour lutter efficacement contre la délinquance économique et financière, et les structures beaucoup trop dispersées sur le territoire.

 

·         FRANCE

 

L’échéance présidentielle bouscule le mercato dans les services secrets

 

 

Les principales têtes des services de renseignement partent à la retraite au printemps. Leur remplacement se télescope avec l'échéance présidentielle et aiguise les appétits.

 

·         DETTE

 

Les ex-Pages jaunes mises à sac par des créanciers insatiables

 

Depuis que l’ancienne filiale de France Télécom a été rachetée, elle a reversé 5 milliards d’euros à ses actionnaires-créanciers. Mais c’est encore insuffisant, semble-t-il, pour les fonds. Après avoir épuisé toutes les réserves financières de l’entreprise, ils ont engagé une machination pour ruiner les actionnaires minoritaires. En attendant de s’attaquer aux salariés.

 

·         INTERNATIONAL

 

La Russie opposera son veto à une résolution sanctionnant Damas

 

NATIONS UNIES (Reuters) - La Russie opposera son veto au projet de résolution sanctionnant Damas pour l'usage d'armes chimiques contre la population civile si le texte est soumis au vote du Conseil de sécurité, a annoncé vendredi l'ambassadeur russe adjoint Nations unies.

Cette fin de non recevoir a été critiquée par les Etats-Unis tandis que la France avait estimé un peu plus tôt que le Conseil de sécurité jouerait sa crédibilité dans cette affaire.

"Il ne fait aucun doute que la résolution contrevient au principe de la présomption d'innocence avant que l'enquête ne soit terminée", a déclaré le représentant russe, Vladimir Safronkov, après la réunion du Conseil.

Le diplomate russe a déclaré à la presse qu'une "pression considérable" était exercée sur la mission d'enquête conjointe de l'Onu et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) pour qu'elle produise des conclusions à charge pour le régime du président syrien Bachar al Assad.

"Nous opposerons notre veto", a-t-il conclu.

L'ambassadrice américaine à l'Onu, Nikki Haley, a dénoncé l'intransigeance de Moscou. "Combien de temps encore la Russie va-t-elle protéger et fournir des excuses au régime syrien", a-t-elle demandé.

La diplomate américaine a rappelé que le Conseil avait approuvé à l'unanimité l'ouverture de l'enquête conjointe. "Les résultats sont tombés et ils ne plaisent pas à certains. C'est ridicule", a-t-elle conclu.

Le projet de résolution préparé par la France et le Royaume-Uni prévoit de sanctionner onze responsables militaires et politiques syriens ainsi que dix entités gouvernementales impliqués dans le développement et la production d'armes chimiques. Les sanctions sont un gel des avoirs et, pour les individus, une interdiction de déplacement.

"LA CRÉDIBILITÉ DU CONSEIL DE SÉCURITÉ EST EN JEU"

Deux diplomates ont indiqué jeudi que le texte, auquel les Etats-Unis se sont ralliés en devenant co-parrains, pourrait être soumis au vote dès la semaine prochaine.

L'ambassadeur français à l'Onu, François Delattre, a estimé que le Conseil de sécurité ne pouvait pas se permettre d'étaler une fois encore son impuissance.

"Si le Conseil de sécurité est incapable de s'unir sur une question aussi vitale, littéralement vitale, que la prolifération et l'usage d'armes de destruction massive contre les populations civiles, alors quoi?", s'est interrogé le chef de la mission permanente de la France aux Nations unies.

"Ce qui est franchement en jeu ici, c'est la crédibilité du Conseil de sécurité", a-t-il dit à la presse.

L'enquête conjointe menée par l'Onu et l'OIAC a conclu que les forces gouvernementales syriennes étaient responsables de trois attaques au chlore et que les djihadistes de l'Etat islamique avaient utilisé du gaz moutarde, montrent des rapports parus l'an dernier.

Le gouvernement de Bachar al Assad nie que ses forces aient eu recours à des armes chimiques.

Les discussions au Conseil de sécurité interviennent alors que de nouvelles discussions se poursuivent sous l'égide des Nations unies à Genève entre représentants du pouvoir syrien et délégués de l'opposition.

François Delattre a jugé qu'il n'existait aucune contradiction entre les deux événements.

La guerre en Syrie, qui a débuté il y a près de six ans, a fait au moins 300.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

 

 

26 février

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

L'affaire François Fillon est confiée à un juge d'instruction

 

Le parquet national financier (PNF) ouvre une information judiciaire sur les salaires de la famille Fillon. Le sort du candidat (LR) à la présidentielle sera placé entre les mains d'un juge d'instruction.

·         FRANCE

 

À Paris, des tailleurs de pierre solidaires des migrants

 

Des tailleurs de pierre organisent samedi 25 février à Paris une action symbolique à la porte de la Chapelle, pour dénoncer la présence de blocs de pierre empêchant l'installation de migrants à proximité du centre d'hébergement aujourd'hui saturé. 

 

·         DISCRIMINATIONS

 

La France bafoue les droits des «peuples autochtones»

 

La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a rendu public, jeudi, un avis où elle appelle la France à reconnaître comme « peuples autochtones » les Kanaks de Nouvelle-Calédonie et les Amérindiens de Guyane. Ces populations subissent de graves violations de leurs droits fondamentaux.

 

·         ENTREPRISES

 

PSA veut racheter Opel: un pari risqué mais pas déraisonnable

 

Rendu confiant par des résultats 2016 en forte hausse, le groupe PSA pense qu'il peut racheter et redresser Opel, la filiale européenne chroniquement déficitaire de General Motors, donnant ainsi naissance à un nouveau champion européen.

 

·         FRANCE

 

Marine Le Pen refuse d'être entendue sur les assistants du FN

 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a refusé de se rendre mercredi dernier à une convocation de la police dans l'enquête sur les assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, a-t-on appris auprès de son avocat et de source judiciaire.

La dirigeante du parti d'extrême droite était convoquée à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre d'une audition libre, a précisé à Reuters son avocat, Me Rodolphe Bosselut, confirmant une information du Monde.

Marine Le Pen "a été convoquée mercredi par une convocation dont elle a pris connaissance le mardi soir tard à son retour du Liban", a-t-il dit, fustigeant la "précipitation" présumée des enquêteurs.

"Elle considère que le risque c'est l'instrumentalisation de la justice durant la campagne électorale", a-t-il ajouté.

"Elle se rendra à toute convocation après les élections", a assuré Me Bosselut, refusant de préciser s'il parlait des élections présidentielle ou législatives.

Selon Le Monde, le courrier qu'elle a adressé aux enquêteurs indique qu'elle ne se rendra à aucune convocation jusqu'aux législatives des 11 et 18 juin.

L'information judiciaire sur les assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, ouverte en décembre dernier par le parquet de Paris, a connu une forte accélération cette semaine, alors que Marine Le Pen était en déplacement au Liban.

Lundi, le siège du FN à Nanterre a fait l'objet d'une perquisition.

Mercredi, la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset, et son garde du corps, Thierry Légier, ont été placés en garde à vue. La justice soupçonne Catherine Griset et Thierry Légier d'avoir été employés fictivement à Bruxelles. La dirigeante d'extrême droite assure qu'ils l'assistaient à la fois au Parlement européen et au FN.

A l'issue de sa garde à vue mercredi, Thierry Légier a été relâché sans qu'il soit présenté à des juges d'instruction "en l'état", avait-on alors appris de source judiciaire. Catherine Griset a de son côté été présentée aux magistrats, et mise en examen pour recel d'abus de confiance.

C'est le même jour que Marine Le Pen était convoquée.

LA JUSTICE NE DOIT PAS "PERTURBER" LA CAMPAGNE

Ce soir-là, sur TF1, la présidente du FN avait fustigé un "risque très lourd d'instrumentalisation de la justice", ajoutant contester "formellement" les faits.

"Cette enquête a été ouverte il y a deux ans, c'est quand même assez étonnant que brutalement, deux mois avant la présidentielle, il y ait cette très forte activité judiciaire", avait-elle dit.

"La justice (...) ne doit pas venir perturber (...) la campagne présidentielle car c'est un moment démocratique fondamental pour notre pays."

Marine Le Pen est protégée par l'immunité parlementaire que lui confère son mandat de député européenne, et elle ne peut faire l'objet d'aucune mesure coercitive tant que cette immunité n'est pas levée.

Le vice-président du FN, Florian Philippot, a prévenu au début du mois que Marine Le Pen resterait candidate à la présidentielle même si elle était mise en examen.

L'enquête vise de possibles faits d'abus de confiance, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé. Tout a démarré avec un rapport de l'Office européen de lutte contre la fraude (Olaf), qui a conduit le Parlement européen a réclamer à la présidente du FN le remboursement de près de 300.000 euros, ce qu'elle refuse.

Marine Le Pen, dont la popularité n'a pas été atteinte jusqu'à présent par cette affaire, et qui caracole toujours en tête des sondages pour le premier tour de l'élection présidentielle, estime que les soupçons de l'Olaf ont été nourris par une simple régularisation comptable dont elle dit avoir fourni "toutes les preuves".

Elle dénonce une "collusion" entre l'Olaf et le Parlement européen et a déposé une plainte auprès du parquet de Bruxelles pour "faux intellectuel" visant la directrice de l'Office européen de lutte antifraude (Olaf) et le secrétaire général du Parlement européen, Klaus Welle.

·         FRANCE

 

Fillon ne pourrait être le garant des institutions, dit Macron

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, visé par une enquête judiciaire pour des emplois présumés fictifs de son épouse, n'est plus en capacité de "devenir le garant des institutions", a déclaré vendredi Emmanuel Macron.

"Quand un responsable politique de premier plan fait campagne pour la magistrature suprême en faisant siffler les médias dans ses rassemblements, qui [sont] un contre-pouvoir, (...) et qui d'autre part met en cause l'impartialité de la justice, je pense qu'il fragilise très profondément sa capacité à devenir le garant des institutions", a dit sur BFM TV et RMC le candidat d'"En Marche!"

"Aujourd'hui, sur le plan moral, sur le plan de la densité personnelle, il est évident que les choix qu'il a faits, que les propos qu'il a tenus et que l'attitude qui est aujourd'hui la sienne" ne sont pas de nature à faire de lui, "de manière sereine", le garant des institutions, a-t-il ajouté.

Le candidat de la droite et du centre à la présidentielle, fragilisé par ses démêlés judiciaires, a dénoncé un "coup d'Etat institutionnel" du pouvoir socialiste à son encontre pour l'écarter de la compétition.

·         INTERNATIONAL

 

La Slovénie célèbre son premier mariage homosexuel

 

LJUBLJANA (Reuters) - La Slovénie va procéder samedi au premier mariage homosexuel de son histoire après l'adoption il y a dix mois d'une loi autorisant l'union de deux personnes de même sexe mais ne leur ouvrant pas le droit à l'adoption d'enfants.

La célébration de l'union de deux femmes aura lieu à Maribor, deuxième ville du pays, a annoncé Ksenija Klampfer, responsable du service des mariages.

Plusieurs pays européens, dont la France, la Grande-Bretagne ou l'Espagne, ont légalisé le mariage homosexuel mais cette question demeure sensible dans de nombreux autres Etats de l'Union européenne.

La Slovénie a approuvé le mariage de deux personnes de même sexe après le rejet en décembre 2015 par référendum d'un projet ouvrant droit à l'adoption d'enfants par des couples gays.

·         FRANCE

 

Hamon accepte l'offre de dialogue de Mélenchon

 

PARIS (Reuters) - Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, a répondu vendredi favorablement à l'offre de discussions de Jean-Luc Mélenchon, tout en soulignant qu'il était "le plus en situation" d'incarner une candidature commune à gauche.

Le candidat de La France insoumise s'est dit jeudi soir, sur France 2, "ouvert à la discussion".. Les relations entre les deux hommes sont heurtées et une tentative de dialogue le week-end dernier a vite tourné court.

"Je lui dis que j'accepte volontiers sa proposition, que je lui propose même que nous ayons une discussion à quelques-uns, dont Yannick Jadot, pour voir dans quelles conditions la gauche peut se rassembler", a déclaré Benoît Hamon sur France 2.

L'écologiste Yannick Jadot a annoncé jeudi soir qu'il renonçait à sa candidature à l'élection présidentielle au profit d'une alliance avec Benoît Hamon.

"Si Jean-Luc Mélenchon le souhaite et veut y associer également les communistes, ce sera avec plaisir", a précisé l'ancien ministre de l'Education.

"Dimanche ou lundi, ce c'était pas prévu comme cela, mais je m'organiserai pour que ce le soit", a-t-il ajouté à propos du calendrier suggéré par Jean-Luc Mélenchon.

A l'évocation d'une candidature commune, Benoît Hamon a dit considérer "être aujourd'hui en situation de pouvoir l'incarner, car je peux parler à toutes les composantes de la gauche".

"Moi ma candidature, elle dépasse les appareils, c'est ma liberté qui a fait que j'ai été choisi par les électeurs de la primaire. Cette liberté-là, j'entends l'exercer jusqu'au bout", a-t-il souligné.

·         INTERNATIONAL

 

L'agent neurotoxique VX utilisé pour tuer Kim Jong-Nam

 

KUALA LUMPUR (Reuters) - L'agent neurotoxique VX, un produit chimique rangé par les Nations Unies dans la catégorie des armes de destruction massive, a été utilisé pour tuer il y a 10 jours le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a annoncé vendredi la police malaisienne.

Kim Jong-Nam est mort le 13 février après avoir été assailli par deux femmes qui ont répandu le produit chimique sur son visage au moment où il s'apprêtait à embarquer sur un vol pour Macao à l'aéroport de Kuala Lumpur.

La police malaisienne est en train d'enquêter pour savoir si le VX - considéré comme l'agent neurotoxique le plus redoutable - a été importé dans le pays ou s'il a été fabriqué sur place, les autorités passant l'aéroport, ainsi que d'autres lieux, au peigne fin pour trouver des éventuels matériaux radioactifs.

"Si la quantité de produit chimique apportée est faible, cela nous sera difficile de le détecter", a dit à des journalistes Khalid Abou Bakar, le chef de la police malaisienne.

La police a arrêté deux femmes - Une Vietnamienne et une Indonésienne - et un homme nord-coréen la semaine dernière. Elle recherche sept autres Nord-Coréens en lien avec le crime. Trois d'entre eux -- un diplomate, un responsable d'une compagnie aérienne et une autre personne -- se trouveraient toujours en Malaisie. Les quatre autres auraient quitté la Malaisie le 13 février, jour de l'assassinat.

Les agences du renseignement de Corée du Sud et des Etats-Unis estiment que la mort par empoisonnement de Kim Jong-Nam, qui vivait sous la protection de la Chine, a été le fait d'agents de Pyongyang.

Selon l'association Nuclear Threat Initiative, qui analyse les armes de destruction massive, la Corée du Nord aurait les troisièmes réserves les plus importantes au monde d'armes chimiques.

LA MORT EN 15 MINUTES

Des analystes sud-coréens ont identifié le sarin et le VX comme étant au coeur du programme d'armes chimiques de la Corée du Nord.

La police a précisé avoir fait des prélèvements sur les yeux et le visage de Kim Jong-Nam, ajoutant que d'autres éléments étaient actuellement analysés.

Khalid Abou Bakar a noté que les deux femmes qui avaient été payées pour commettre l'assassinat s'étaient lavées les mains avant de tenter de s'échapper de l'aéroport.

Mais il a ajouté que l'une d'entre elles souffrait des effets de l'agent chimique et qu'elle était sujette à des vomissements.

Le VX n'a ni goût ni odeur et, s'il est absorbé en grandes quantités, il peut entraîner la mort en 15 minutes, selon le centre chimique et biologie Edgewood (ECBC) de l'armée américaine.

Jeudi, la Malaisie a demandé à Interpol de lancer une alerte visant quatre suspects Nord-Coréens dans le cadre de l'assassinat de Kim Jong-Nam.

La police malaisienne a également envoyé une demande officielle à l'ambassade de la Corée du Nord pour pouvoir interroger le deuxième secrétaire de l'ambassade ainsi qu'un responsable de la compagnie aérienne nord-coréenne.

Les relations diplomatiques entre la Malaisie et la Corée du Nord se sont envenimées depuis cette mort, le régime de Pyongyang dénonçant l'opacité de l'enquête et doutant de la police malaisienne.

·         ÉCONOMIE

 

Pas de nouvelle fissure dans les moteurs de l'A400M

 

BERLIN (Reuters) - Airbus a fait savoir vendredi que des moteurs de l'A400M inspectés sur ordre de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (Aesa) ne présentaient aucune nouvelle fissure dans leur chambre de combustion.

"Tous les moteurs concernés ont été inspectés et c'est un incident unique", a dit à Reuters Florian Taitsch, porte-parole du constructeur aéronautique européen.

Die Welt a écrit vendredi que l'armée de l'air allemande procédait à l'inspection de dix moteurs de l'A400M à la suite de la découverte de fissures dans la chambre de combustion d'un A400M malaisien.

Ces inspections ont été ordonnées par l'Asea et elles seront suivies de nouvelles inspections habituelles après 500 heures de vol puis toutes les 250 heures, ajoute le quotidien allemand.

Taitsch a confirmé que l'Asea avait ordonné ces inspections, ainsi que des vérifications ultérieures, à la suite de la découverte de fissures inexpliquées dans l'appareil malaisien.

Aucun problème n'a été détecté dans l'un quelconque des autres moteurs concernés, qui équipent les 31 premiers A400M livrés, a ajouté Taitsch.

 

Airbus a demandé une réunion ministérielle européenne pour évoquer les derniers déboires de son avion de transport militaire, affirmant que sa propre viabilité était en jeu en raison des pertes accumulées par ce programme, le plus important en cours dans le secteur européen de la défense.

25 février

 

·         LA UNE 

 

·         EUROPE

 

Dans la «capitale du Brexit», les travaillistes luttent pour conserver leur siège

 

Deux élections législatives partielles se déroulent jeudi en Angleterre. Le scrutin qui se tient à Stoke-on-Trent pourrait produire une onde de choc. Les électeurs de cette ville, située à une heure et demie au nord-ouest de Londres, avaient voté en masse pour le Brexit.

 

·         SCIENCES

 

La découverte de sept exo planètes relance la quête d'une vie extraterrestre

 

Une équipe internationale d'astronomes vient de décrire un système planétaire exceptionnel, formé de sept exo planètes qui pourraient ressembler à la Terre. Cette découverte marque une étape importante dans la quête de nouveaux mondes habitables.

 

·         SYRIE

 

L’avenir de plus en plus incertain de la Syrie

 

Deux mois après la chute d’Alep, les perspectives d’une résolution du conflit syrien sont plus lointaines que jamais, tandis que la situation sur le terrain poursuit sa déliquescence. La conférence d’Astana en janvier a marqué l’effacement de l’opposition politique. La conférence de Genève qui débute le 23 février pourrait encore renforcer le rôle des parrains de Damas

·         INTERNATIONAL

 

Le Pakistan doit faire face à la menace grandissante de l’Etat islamique

 

Les autorités pakistanaises se refusaient jusqu’alors à l’admettre. Pourtant l’État islamique monte en puissance, pas seulement dans les districts tribaux mais dans plusieurs grandes villes du pays. L’attentat du 16 février contre un sanctuaire soufi, qui a fait 90 morts, illustre la nouvelle menace que constitue ce mouvement issu pour partie de certaines factions des talibans. 

 

·         POLICE

 

Lycéen éborgné par un tir de Flash-Ball: la Cour de cassation relance l’affaire

 

Le 7 février 2011, un Montbéliardais de 17 ans était grièvement blessé au visage par un tir de Flash-Ball en marge d'une rixe. Six ans plus tard, le 21 février 2017, la Cour de cassation casse un arrêt qui confirmait le non-lieu dont avait bénéficié le policier auteur du tir. L'affaire est renvoyée devant la cour d'appel de Lyon.

 

·         FRANCE

 

Des jeunes bloquent des lycées parisiens pour soutenir Théo

 

PARIS (Reuters) - Des jeunes ont bloqué jeudi matin l'entrée d'une dizaine de lycées parisiens pour protester contre les violences policières et apporter leur soutien à Théo, dont l'interpellation début février a ravivé des tensions en banlieue, a-t-on appris auprès de l'académie de Paris.

L'académie a précisé n'avoir été informée d'aucune violence en marge des blocages en milieu de matinée.

Plusieurs centaines de manifestants se sont ensuite retrouvés en fin de matinée place de la Nation à Paris pour participer à une manifestation non autorisée par la préfecture de police.

Des heurts ont éclaté avec les forces de l'ordre, qui ont interpellé huit manifestants pour jets de projectiles, dégradations et vols en réunion, a indiqué la préfecture de police.

Elle avait auparavant diffusé sur Twitter une note invitant les manifestants à ne pas bloquer les lycées et à ne pas s'associer aux "casseurs qui pourraient s'immiscer" dans ces attroupements.

Ce nouveau mouvement fait suite à l'interpellation violente de Théo à Aulnay-sous-Bois le 2 février dernier. Les quatre policiers présents au moment de l'arrestation ont été mis en examen, l'un pour viol, les trois autres pour violences volontaires.

·         POLICE

 

Les coups d'un policier municipal sur un jeune menotté filmés à Vias

 

Un policier municipal de Vias (Hérault) a porté deux coups de poing sur un jeune, menotté et au sol et ce, pendant qu'un second semblait l'insulter. Le frère aîné de la victime a, lui aussi, été bousculé alors qu'il était accompagné vers le poste de police. Une vidéo circule sur les réseaux sociaux et a été visionnée plus de 100 000 fois.

·         INTERNATIONAL

 

Un ex-détenu de Guantanamo devenu kamikaze en Irak

 

Un djihadiste du groupe État islamique, qui a fait exploser sa voiture contre une base irakienne à Tal Gaysum, au sud-ouest de Mossoul, fait couler beaucoup d'encre au Royaume-Uni. Le groupe État islamique l'appelle Abu-Zakariya al-Britani. Mais il s’agirait en fait du nom de guerre de Jamal Udeen al-Harith, un homme de 50 ans originaire de Manchester, dont le nom de naissance est Ronald Fiddler, patronyme qu'il aurait abandonné au début des années 1990 lors de sa conversion à l’islam.

« C'est lui, je reconnais son sourire », a déclaré son frère à la presse. Selon la chaîne de télévision britannique Channel 4 News, un autre membre de la famille, dont le nom n'est pas cité, et une source anonyme ont confirmé que l'homme figurant sur la photo publiée par SITE, le centre américain de surveillance des sites djihadistes, était bien Ronald Fiddler.

 

Ce qu’il faut savoir, c’est que Ronald Fiddler a été enfermé dans la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, en 2002, après avoir été arrêté en Afghanistan en 2001 par l’armée américaine, explique la BBC. Ronald Fiddler, selon le site du think tank conservateur Henry Jackson Society, après avoir effectué des voyages au Soudan et en Arabie saoudite dans les années 1990, s'était rendu au Pakistan, puis s'était fait enfermer par le régime des talibans dans une prison de Kandahar.

24 février

 

·         LA UNE 

 

·         NUCLÉAIRE

L’exaspération grandit contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure

 

La justice a renvoyé au 5 avril sa décision d’expulser ou non de la forêt qu’ils occupent, pour en bloquer les travaux, les opposants au projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires. Sur place, l’exaspération grandit et des heurts se sont produits avec les gardes mobiles.

·         FRONT NATIONAL

 

Les deux ex-assistants parlementaires de Marine Le Pen placés en garde à vue

 

Alors que Mediapart et Marianne ont révélé la semaine dernière les détails des contrats de deux ex-assistants parlementaires européens de Marine Le Pen, ceux-ci ont été placés en garde à vue pour être entendus par la police judiciaire ce 22 février. Lundi, de nouvelles perquisitions ont lieu au siège du FN dans le cadre de cette enquête judiciaire.

·         INTERNATIONAL

 

Des sangliers tchèques radioactifs, 30 ans après Tchernobyl

 

PRAGUE (Reuters) - La République tchèque est confrontée cet hiver à un problème inhabituel avec la viande de sanglier, particulièrement appréciée dans le pays: elle est radioactive.

En fait, ce ne sont pas les sangliers eux-mêmes qui sont radioactifs, mais ce qu'ils mangent. En raison d'un hiver froid et neigeux, ils n'ont eu d'autre recours que de déterrer certains champignons souterrains, les fausses truffes, répandus dans le massif de la Šumava.

Les champignons ont la faculté d'absorber de grandes quantités de césium 137, un isotope radioactif. Et voici trente ans, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl a libéré dans l'atmosphère des quantités de césium 137 qui ont dérivé entre autres vers le massif de la Šumava.

Désormais, les sangliers mangent les champignons et ingèrent le césium 137 qu'ils contiennent, ce qui rend leur viande radioactive, comme l'a confirmé Jiří Drapal, des Services vétérinaires nationaux.

"C'est un problème plus ou moins saisonnier", dit-il.

Mais cette saison dure. La demi-vie du césium 137 est de 30 ans. "On doit s'attendre à trouver de la viande contaminée pendant encore un bon nombre d'années", a ajouté Drapal.

La viande de sanglier est souvent utilisée dans les restaurants tchèques pour le goulasch.

De 2014 à 2016, la viande de 614 sangliers a été analysée, et dans 47% des cas, le niveau de césium dépassait la limite autorisée.

·         FRANCE

 

Mélenchon choqué d'être accusé par le Crif de véhiculer la haine

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon s'est dit "profondément choqué" mercredi de l'attitude "antirépublicaine" du Crif, qui ne l'a pas convié à son dîner annuel au motif, a expliqué son président, qu'il véhicule selon lui "la haine", au même titre que la présidente du Front national Marine Le Pen.

La plupart des candidats à l'élection présidentielle d'avril-mai sont invités mercredi soir au traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Mais ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon n'ont été conviés.

"Le Président du CRIF m'insulte ce matin. J'en suis profondément choqué", écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué.

"Me comparer au parti d'extrême droite dont l'histoire européenne est mêlée aux pires atrocités commises contre les Juifs, est une faute morale et politique", ajoute-t-il. "Je rappelle aux dirigeants de cette organisation que j'appartiens à un courant politique dont les membres ont été pourchassés, déportés, massacrés par les fascistes et les nazis."

Sur RTL, le président du Crif, Francis Kalifat, a invoqué une raison "très simple" pour expliquer que ni Marine Le Pen ni Jean-Luc Mélenchon n'aient été conviés.

"Tous les deux véhiculent la haine", a-t-il dit. "D'un côté, à l'extrême droite, c'est la haine de l'autre et le rejet de l'étranger (...) et à l'extrême gauche c'est la haine d'Israël et la délégitimation d'Israël. Donc je crois qu'ils n'ont pas leur place dans ce dîner", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Luc Mélenchon, il s'agit là d'une attitude "antirépublicaine". "Si le Crif représente le gouvernement israélien et, pour cette raison, considère que j'en suis un opposant, je confirme que, comme beaucoup d'Israéliens d'ailleurs, je ne soutiens pas le gouvernement de (Benjamin) Netanyahu (le Premier ministre israélien, NDLR), ni ceux qui ne s'offusquent pas de la violation des résolutions de l'ONU", ajoute-t-il.

·         FRANCE

 

Clap de fin pour une législature marquée par les déchirements

 

PARIS (Reuters) - La quatorzième législature de la Ve République, entamée en juin 2012, s'est achevée mercredi après cinq années particulièrement agitées pour laisser place aux campagnes présidentielles puis législatives du printemps en France, totalement indécises.

Tout au long du difficile quinquennat de François Hollande, la majorité de gauche s'est peu à peu affaiblie et l'opposition de droite a connu des moments d'extrême tension conduisant même à une brève scission de son principal groupe, celui de l'UMP rebaptisé Les Républicains (LR) en juin 2015.

La majorité présidentielle issue des élections de juin 2012, s'est progressivement désintégrée avec la prise de distance du groupe Front de gauche, l'implosion de celui des écologistes et enfin la montée en puissance des "frondeurs", aile gauche très critique du groupe PS.

Un gâchis pour certains députés socialistes comme Christophe Caresche, un légitimiste qui ne briguera pas un nouveau mandat.

"Oui il y a de l'amertume", a-t-il confié mardi avant la dernière réunion du groupe PS de la législature. "J'ai passé dix ans dans l'opposition, je pensais qu'en revenant à la majorité, aux responsabilités, on aurait pu, on aurait dû faire mieux."

Le "frondeur" Pascal Cherki a quant à lui mis les divisions de son camp sur le dos de l'exécutif.

"Le gouvernement et le président de la République se sont enfermés dans une posture qui les a privés d'une capacité d'écoute de leur majorité et donc d'écoute du pays", a-t-il dit devant la presse.

L'effritement à gauche s'est amorcé dès octobre 2012, lorsque les députés Front de gauche et certains écologistes et socialistes ont refusé de voter le pacte budgétaire européen, finalement adopté avec l'appui de la droite et du centre.

Le Front de gauche s'est abstenu avant de voter contre les projets de loi de finances (PLF) et les projets de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). De plus en plus critique, il fut plus tard rejoint par des "frondeurs" écologistes et socialistes.

Quant au premier groupe écologiste de l'Assemblée de l'histoire, créée en juin 2012, il implosa en mai 2016 avec le départ au PS de six "réformistes". L'aile gauche conduite par Cécile Duflot vint grossir les rangs des non-inscrits et retrouver plusieurs ex-socialistes comme Pouria Amirshahi.

Seuls les radicaux de gauche sont demeurés, à quelques exceptions près, de fidèles alliés de l'exécutif.

De crises en psychodrames, le groupe socialiste a vu s'éroder la confortable majorité absolue qu'il détenait seul en début de législature. D'abord avec une suite de défaites ininterrompues lors de législatives partielles. Ensuite avec la "grogne" grandissante en son sein qui s'est traduite par le départ de plusieurs élus et la montée des "frondeurs".

Une colère qui a atteint son paroxysme avec l'examen de deux projets de loi en 2015 et 2016 : celui d'Emmanuel Macron sur la libéralisation de l'économie et celui de Myriam El Khomri sur la réforme du Code du travail contestée par les syndicats.

L'UMP ET LE R-UMP

Elus Front de gauche, contestataires, écologistes et "frondeurs" socialistes ont ainsi tenté - une première sous la Ve République - de censurer le gouvernement pour protester contre le "virage libéral" et l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution permettant de faire adopter un texte sans vote.

La primaire de gauche de janvier 2016 a provoqué de nouveaux remous entre partisans de l'ancien ministre devenu "frondeur" Benoît Hamon et de l'ancien chef du gouvernement, Manuel Valls.

Plusieurs élus, comme Richard Ferrand, se sont mis en retrait pour rejoindre le mouvement En marche! de l'ancien ministre Emmanuel Macron, candidat à l'Elysée.

L'opposition de droite a connu elle aussi des tensions.

La "guerre des chefs" entre François Fillon et Jean-François Copé, qui revendiquaient chacun la victoire à la présidence de l'UMP, provoqua même une scission du groupe d'opposition.

Le 27 novembre 2012, 71 députés emmenés par François Fillon quittèrent le groupe UMP pour constituer le Rassemblement-UMP (RUMP). Un accord mit fin à l'aventure le 16 janvier 2013.

Le groupe connut de nouvelles tensions avec la primaire de novembre 2016 qui vit d'affronter "fillonistes", "sarkozystes" et "juppéiste". Des tensions ravivées début 2016 au moment de l'affaire des emplois présumés fictifs de l'épouse du vainqueur de la primaire, François Fillon.

Ces cinq années à l'Assemblée furent marquées par de longs débats, parfois très tendus, comme lors de l'examen du texte sur le mariage homosexuel, en 2012 et 2013.

ÉMOUVANTE MARSEILLAISE

Il y eut aussi de grands moments de concorde nationale.

Après les pires attentats de l'histoire du pays, en novembre 2015, plusieurs projets de loi visant à renforcer l'arsenal sécuritaire furent adoptés à la quasi unanimité et l'état d'urgence prolongé à cinq reprises.

Le 13 janvier 2015, après les tueries de Charlie Hebdo, les députés entonnèrent debout dans l'hémicycle une Marseillaise - une première depuis la fin de la Première Guerre mondiale, ce qui se répétera le 16 novembre 2015, lorsque députés et sénateurs se réunirent en Congrès à Versailles au lendemain de nouveaux attentats à Paris et en banlieue.

Mais l'annonce présidentielle sur la déchéance de nationalité pour les auteurs d'actes terroristes fut à l'origine de profondes divisions à droite comme à gauche, avant d'être abandonnée.

Le Sénat ne fut pas épargné par les tensions.

Dès le début de la législature, le groupe Front de gauche du Sénat rua dans les brancards, refusant de voter de nombreux textes. Résultat : la faible majorité de gauche issue du renouvellement de septembre 2011 devint vite virtuelle.

La victoire de la droite aux sénatoriales de septembre 2014 mis fin au faux suspense.

Les législatives des 11 et 18 juin, dans la foulée de la présidentielle des 23 avril et 8 mai, vont profondément modifier la physionomie de l'Assemblée.

De nombreux députés ont décidé de ne pas se représenter pour différentes raisons : âge, peur d'une défaite annoncée, respect de la nouvelle législation sur le cumul des mandats qui interdit d'être à la fois parlementaire et maire.

 

Le Sénat, soumis à la moitié de son renouvellement le 24 septembre, devrait lui aussi changer sans que la majorité de droite puisse être menacée. Mêmes motifs : l'âge pour certains mais aussi la règle du non cumul des mandats.

23 février

 

·         LA UNE 

·         FRONT NATIONAL

 

Marine Le Pen à l’étranger: des voyages mi-diplomatiques mi-financiers

 

Liban, Égypte, États-Unis, Canada, Russie, etc. : les voyages de Marine Le Pen sont à chaque fois entourés de mystères. À cheval entre le diplomatique et le financier, l’officiel et l’officieux, ses visites sont souvent tenues secrètes et les journalistes embarqués, minutieusement choisis.

 

·         CRISE

 

Grèce: l’Europe tente de ramener le FMI à bord

 

La réunion de l’Eurogroupe a abouti à un accord avec la Grèce. Le gouvernement grec a accepté des conditions qu’il jugeait inacceptables auparavant, comme le demandait le FMI. Mais l’Europe a oublié le deuxième volet du plan du FMI comme condition à son retour : l’annulation d’une partie de la dette grecque.

 

·         SOCIAL

 

L’inspection du travail refuse deux licenciements chez Free

 

Deux syndicalistes SUD, employés des centres d’appels du groupe Iliad-Free, sont en cours de licenciement. Le comité d’entreprise a donné son accord, mais deux inspectrices du travail ont rejeté les motifs invoqués par la direction, et refusé de valider la procédure. La tension entre direction et syndicat est très forte depuis plusieurs mois.

 

·         INTERNATIONAL

 

Un soldat israélien écope de 18 mois de prison pour homicide

 

TEL AVIV (Reuters) - Un soldat israélien qui a été reconnu coupable le mois dernier d'homicide après avoir abattu un Palestinien blessé et désarmé à la suite d'une agression au couteau il y a un an en Cisjordanie a été condamné mardi à 18 mois de prison.

Le sergent Elor Azaria, un conscrit qui possède la double nationalité franco-israélienne, était passible de 20 ans de prison pour avoir tiré une balle dans la tête du Palestinien près d'Hébron en mars 2016.

Le procureur du tribunal militaire qui l'a reconnu coupable avait réclamé entre trois et cinq ans de détention.

Le procès, le premier à viser un soldat israélien pour usage illégal de la force depuis le début de l'"intifada des couteaux" l'an dernier, a eu une grande résonance politique en Israël.

Après la condamnation d'Elor Azaria, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dit souhaiter que le soldat bénéficie d'une grâce présidentielle.

·         FRANCE

 

Le sulfureux employeur du porte-parole de Fillon

 

Le député des Hauts-de-Seine, Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, est rémunéré depuis 2011 par l'entreprise Chimirec, condamnée pour traitement frauduleux de déchets pollués.

 

·         INTERNATIONAL

 

La CIA suspend son aide aux rebelles du nord-ouest de la Syrie

 

BEYROUTH/AMMAN/WASHINGTON (Reuters) - L'aide militaire fournie par la CIA aux rebelles du nord-ouest de la Syrie a été gelée depuis une attaque islamiste le mois dernier, déclarent des sources au sein des insurgés.

Aucune explication n'a été donnée à cette décision, prise ce mois-ci, même si plusieurs sources estiment que les Américains veulent sans doute empêcher que des armes ou de l'argent tombent entre les mains des djihadistes. De mêmes sources, on s'attend à ce que cette mesure soit temporaire.

L'aide supervisée par les services secrets américains, connue sous le nom de programme MOM, bénéficie aux groupes réunis sous la bannière de l'Armée syrienne libre (ASL) et comprend le versement de soldes, un entraînement, la fourniture de munitions et dans certains cas de missiles antichars.

Son interruption n'a rien à voir avec l'arrivée d'une nouvelle administration dirigée par Donald Trump à la Maison blanche le 20 janvier, assurent deux responsables américains connaissant bien le programme de la CIA, qui s'appuie sur des contributions de la Turquie, du Qatar et de l'Arabie saoudite.

Ces trois pays n'ont pas souhaité faire de commentaires.

Avant d'être élu président en novembre, Donald Trump avait laissé entendre qu'il pourrait suspendre l'aide américaine à l'ASL et donner la priorité à la lutte contre l'Etat islamique.

Mais le nouveau gouvernement de Washington n'a toujours pas défini clairement sa politique en Irak et en Syrie et les programmes de soutien aux rebelles continuent par ailleurs d'être mis en oeuvre comme à l'accoutumée, déclare un haut responsable américain.

L'ASL a été attaquée le mois dernier par l'ex-Front al Nosra, rebaptisé Front Fateh al Cham depuis qu'il s'est officiellement séparé d'Al Qaïda l'été dernier.

Cet assaut a conduit plusieurs factions de l'ASL à fusionner avec un autre groupe islamiste, Ahrar al Cham, qui a combattu par le passé au côté d'Al Nosra.

Plusieurs sources rebelles disent s'attendre à ce que l'aide reprenne à l'issue d'ajustements.

"J'attends une réorganisation", dit un insurgé, rappelant qu'il reste quelque 15.000 combattants chapeautés par l'ASL dans le nord-ouest de la Syrie.

·         INTERNATIONAL

 

Les FDS pénètrent dans la province de Daïr az Zour en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Les rebelles des Forces démocratiques syriennes (FDS, soutenues par les Etats-Unis) ont pénétré pour la première fois dans la province de Daïr az Zour, qui est presque totalement sous le contrôle du groupe djihadiste Etat islamique (EI), a-t-on déclaré mardi à Reuters de source militaire kurde.

Cette progression s'inscrit dans le cadre d'une opération qui vise à encercler et ensuite à prendre la "capitale" syrienne de l'EI, Rakka, dans le nord du pays. Les FDS ont progressé ces derniers temps face à l'EI au nord et à l'est de Rakka.

L'un des objectifs de l'offensive est de couper les lignes de ravitaillement de l'EI entre Rakka et la province de Daïr az Zour.

"Les opérations militaires des FDS se déroulent actuellement à l'intérieur de la province de Daïr az Zour, à partir du nord, à savoir à partir de la province de Hassaka", a-t-on ajouté de même source.

Les FDS, qui englobent la milice kurde YPG (Unités de protection du peuple) et des combattants arabes, sont entrés dans la partie nord de la province de Daïr az Zour et se sont emparés d'une quinzaine de villages, a-t-on ajouté de source militaire kurde.

L'EI contrôle la totalité de la province de Daïr az Zour à l'exception d'une partie de la ville du même nom et d'une base aérienne à proximité.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté de son côté qu'une douzaine de personnes avaient été tuées et 35 autres blessées mardi dans des raids aériens contre la localité d'Al Sour, dans le nord de la province de Daïr az Zour. L'OSDH ne dit pas qui a mené ces frappes.

·         INTERNATIONAL

 

Les Irakiens préparent l'attaque de l'aéroport de Mossoul

 

AU SUD DE MOSSOUL, Irak (Reuters) - Les forces irakiennes lancées depuis dimanche à la reconquête de Mossoul-Ouest se préparent à prendre d'assaut l'aéroport de la ville et une base militaire située à proximité, afin de s'en servir comme tête de pont pour leur offensive.

Les unités d'élite du ministère de l'Intérieur et les forces de la police fédérale ont rapidement progressé ces deux derniers jours sur un terrain désertique en bordure sud de la grande ville du nord de l'Irak, dernier grand fief urbain de l'Etat islamique dans le pays.

Le porte-parole du Pentagone, Jeff Davis, a déclaré mardi à Washington que les forces irakiennes avaient reconquis plus de 125 km² depuis dimanche.

Le Pentagone, a-t-il dit, va présenter en début de semaine prochaine à la Maison blanche un plan visant à accélérer l'offensive contre l'EI, non seulement en Irak et en Syrie, mais aussi dans les autres pays où il s'est implanté.

Les forces irakiennes se sont employées mardi à assurer leurs positions dans un village situé sur une colline qui domine l'aéroport international et la base de Ghozlani. Constitué de casernes et terrains d'entraînement, ce vaste complexe militaire s'étend de l'aéroport à l'autoroute Bagdad-Mossoul.

L'aéroport et la base ont été fortement endommagés par les frappes aériennes de la coalition sous commandement américain, en prélude à l'offensive, et les troupes ne s'attendaient pas à une telle résistance des djihadistes, indique un haut responsable irakien.

Les forces spéciales du Service de contre-terrorisme, entraînées à la guérilla urbaine, se redéployent vers la partie ouest de Mossoul après avoir largement contribué à la reconquête de la partie est de la ville, achevée fin décembre. Elles sont supposées intervenir une fois que l'armée régulière aura dégagé les points d'accès.

Pour l'heure, l'offensive sur Mossoul-Ouest se déroule dans des zones à faible densité de population mais la situation changera du tout au tout à mesure que les forces de Bagdad se rapprocheront des secteurs urbains, où vivraient encore quelque 650.000 habitants.

Le 17 octobre, au déclenchement de la bataille de Mossoul, les autorités irakiennes évaluaient à 6.000 le nombre de combattants de l'EI dans la ville. Un millier d'entre eux auraient péri dans les combats pour la reprise de Mossoul-Est. Les autres se sont retranchés dans Mossoul-Ouest.

 

Le commandement militaire américain a dit lundi espérer la fin de la reconquête des deux derniers grands bastions de l'EI en Irak et en Syrie - Mossoul et Rakka - dans les six prochains mois.

22 février

 

·         LA UNE 

 

 

·         FRANCE

 

Mélenchon prévoit 273 milliards d'euros de dépenses dans son programme

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, candidat de "La France insoumise" à l'élection présidentielle, s'est engagé dimanche à un plan d'investissements de 100 milliards d'euros sur cinq ans et à 173 milliards de dépenses publiques supplémentaires axées sur l'emploi et la lutte contre la pauvreté.

Lors d'une émission de plus de cinq heures diffusée sur Youtube et Facebook, exercice sans précédent dans une campagne présidentielle en France, l'ancien ministre de Lionel Jospin a dit vouloir ramener le taux de chômage, de 10% aujourd'hui, à 6% en 2022.

Le cadrage macroéconomique du programme "L'Avenir en commun", qui se fonde sur un taux de croissance annuel supérieur à 2% dès 2018, prévoit la création de 3,5 millions d'emplois durant le prochain quinquennat, dont deux millions dans le secteur marchand, et une augmentation des salaires de six points en moyenne, avec une hausse du Smic net de 173 euros par mois.

Sur les 273 milliards d'euros de dépenses programmées sur cinq ans, Jean-Luc Mélenchon débloquerait dès son élection un plan de relance de 100 milliards d'euros financé par l'emprunt.

Sur les 173 milliards d'euros de dépenses nouvelles, 33 milliards seraient consacrés à la lutte contre la pauvreté, 32 milliards à la réforme des retraites (retraite à 60 ans à taux plein), 24 milliards à l'éducation, la culture et la jeunesse, 22 milliards à la revalorisation des salaires, ou encore 17 milliards à la jeunesse.

Un plan de 18 milliards d'euros est également prévu en vue de la construction d'un million de logements publics en cinq ans, à raison de 200.000 par an.

En parallèle, Jean-Luc Mélenchon table sur 190 milliards d'euros de recettes, avec notamment la suppression du CICE et le redéploiement du pacte de responsabilité (21 milliards), la lutte contre l'évasion fiscale (33 milliards) et la suppression de niches fiscales à hauteur de 38 milliards d'euros. Le taux d'inflation s'élèverait à plus de 4% au terme du quinquennat.

Le taux de prélèvements obligatoires passerait de 45% du produit intérieur brut aujourd'hui à 49,2% en 2022.

Le groupe d'experts qui a travaillé avec le candidat estime que l'effet vertueux de cette politique permettrait de réduire le déficit public à 3,3% du PIB en 2016 à 2,5% du PIB à la fin du quinquennat, avec un taux de 4,8% en 2018, au-delà de la règle européenne.

Selon les éléments de "L'Avenir en commun", la part de la dette publique passerait de 95,8% du PIB aujourd'hui à 87% en 2022 avec un bond à 96,8% en 2018.

 

·         FRANCE

 

L'affaire Théo et les violences policières A Aulnay, les sales méthodes d'une police de choc

 

Les témoignages de riverains comme de fonctionnaires se multiplient pour mettre en cause les méthodes trop musclées comme les violences et insultes récurrentes des forces de l’ordre à Aulnay-sous-Bois. Au-delà du cas d’un commissariat ou de certains de ses hommes, l’affaire Théo interroge sur la façon, aujourd’hui, de faire régner l’ordre en Seine-Saint-Denis.

·         FRANCE

 

Bayrou dévoilera ses intentions d'ici jeudi

 

PARIS (Reuters) - Le président du MoDem, François Bayrou, fera connaître ses intentions concernant l'élection présidentielle d'ici jeudi 23 février, a-t-on déclaré lundi à Reuters dans son entourage.

Le 23 février est la date à partir de laquelle les élus recevront les formulaires de parrainages des candidats. Ils auront jusqu'au 17 mars à 18h00 pour les retourner.

Le dirigeant centriste avait déclaré dans un premier temps qu'il dirait entre le 15 et le 20 février s'il se présente ou non pour la quatrième fois à cette élection.

"Il sait vers quoi il incline. Il annoncera sa décision avant jeudi", a dit à Reuters un membre de son entourage.

François Bayrou n'a eu de cesse ces derniers mois de critiquer la "brutalité" du programme du candidat de la droite François Fillon et dénoncé ces derniers temps "l'obstination" de l'ancien Premier ministre à maintenir sa candidature malgré les soupçons d'emplois fictifs dont aurait profité sa famille.

Le dirigeant centriste, qui a soutenu Alain Juppé dans la primaire de droite, a clairement dit la semaine dernière qu'il ne soutiendrait pas François Fillon.

Cela lui laisse trois options : se présenter, soutenir l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, avec qui il partage des convictions européennes, la volonté de casser le clivage droite-gauche et une partie de l'électorat, ou bien refuser de prendre parti pour un candidat, tout en continuant à défendre ses positions.

Il recueille en moyenne 5% à 6% des intentions de vote dans les sondages qui testent son éventuelle candidature.

·         FRANCE

 

Marine Le Pen largement en tête au premier tour, selon un sondage OpinionWay

 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen est toujours largement en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle et son retard par rapport à ses principaux concurrents pour le second tour diminue, selon un sondage OpinionWay-Orpi pour les Echos et Radio Classique publié lundi.

Créditée de 27% des voix au premier tour, la présidente du Front national gagne un point par rapport à la précédente enquête, publiée vendredi, alors que François Fillon et Emmanuel Macron stagnent derrière elle à 20% d'intentions de vote chacun.

Le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon, est lui aussi stable à 16%, alors que le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, perd un point à 12%.

Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait face à Marine Le Pen par 58-42 (contre 60-40 dans le précédent sondage) et François Fillon par 56-44 (57-43).

Le sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 1.534 personnes inscrites sur les listes électorales issu d'un échantillon de 1.603 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus interrogées en ligne entre le 17 et le 19 février.

·         FRANCE

 

Bachar al Assad est "la seule solution viable", dit Le Pen

 

BEYROUTH (Reuters) - Le président syrien Bachar al Assad est "la seule solution viable" pour empêcher l'Etat islamique de prendre le pouvoir en Syrie, a déclaré lundi Marine Le Pen après un entretien de plus d'une heure avec le Premier ministre libanais Saad Hariri à Beyrouth.

"J'ai clairement exprimé que, dans le cadre de la politique du moindre mal, qui est une politique réaliste, il m'apparaissait que Bachar al Assad était évidemment aujourd'hui une solution bien plus rassurante pour la France que l'Etat islamique si celui ci venait à prendre la tête de la Syrie comme il a pris en partie le pouvoir en Libye après la disparition de M. Kadhafi", a-t-elle déclaré à la presse.

"J'ai exprimé à M. le Premier ministre l'analyse qui était la mienne, que j'ai exprimée depuis le début de la crise syrienne, à savoir que, en l'état, il m'apparaissait n'y avoir aucune solution viable et plausible en dehors de ce choix binaire qui est Bachar al Assad d'un côté et l'Etat islamique de l'autre", a-t-elle ajouté.

Marine Le Pen, qui est arrivée dimanche au Liban, a rencontré le président libanais, l'ancien général chrétien Michel Aoun, et le Premier ministre sunnite, Saad Hariri, une manière de soigner sa crédibilité internationale à deux mois du premier tour de la présidentielle française.

La présidente du Front national, dont toute la stratégie consiste à "dédiaboliser" son parti pour apparaître comme une présidente en puissance, n'avait encore jamais rencontré publiquement de chef d'Etat en exercice.

En estimant que Bachar al Assad est pour l'instant la seule solution viable, elle contredit la position officielle de la France, qui le juge responsable de crimes de guerre.

Saad Hariri a publié à l'issue de la rencontre un communiqué dans lequel il met en garde contre tout "amalgame entre islam et terrorisme".

Le Premier ministre libanais a dit à Marine Le Pen que "les musulmans sont les premières victimes du terrorisme se réclamant de la religion, alors qu'il n'en a aucune, et que les modérés qui constituent l'écrasante majorité des musulmans dans le monde sont la cible première du terrorisme prétendu musulman car en ils sont en fait le premier rempart contre l'extrémisme".

Il a ajouté que "les Libanais et les arabes, comme la majorité du monde, considèrent que la France est la patrie des droits de l'Homme et de l'Etat républicain qui ne fait aucune distinction ethnique, religieuse ou de classe entre ses citoyens".

·         CORRUPTION

 

Des footballeurs sont soupçonnés d’avoir parié sur leur défaite en Coupe de France

 

Peu d’amateurs de football auraient parié sur le fait que le match entre Viry-Châtillon et Le Poiré-sur-Vie entrerait dans l’histoire de la Coupe de France. Une enquête préliminaire a pourtant été ouverte : des joueurs de Viry sont soupçonnés d’avoir parié sur leur propre défaite.

 

·         IMMIGRATION

 

Après deux ans de combat, le rappeur tunisien Weld el 15 pourra rester en France

 

Après avoir engagé une procédure d’expulsion contre le rappeur tunisien Weld El 15, la préfecture d’Ille-et-Vilaine lui a délivré son titre de séjour, comme le lui enjoignaient deux décisions de justice administrative. Une victoire pour cette figure de la révolution tunisienne et ses soutiens, qui se battaient depuis deux ans.

·         FRANCE

 

Perquisition au FN dans le dossier des assistants parlementaires

 

Une nouvelle perquisition a eu lieu lundi au siège du Front national à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l'enquête sur les assistants parlementaires au Parlement européen de Marine Le Pen, a annoncé la direction du parti.

PARIS (Reuters) - Une nouvelle perquisition a eu lieu lundi au siège du Front national à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l'enquête sur les assistants parlementaires au Parlement européen de Marine Le Pen, a annoncé la direction du parti.

"Pour la seconde fois a lieu une perquisition des mêmes bureaux, s’agissant des mêmes faits présumés, ce qui confirme que la première perquisition a été infructueuse", écrit le FN dans un communiqué.

La perquisition ne visait pas le siège de campagne de la candidate, situé dans le centre de Paris, mais celui du parti, implanté dans les Hauts-de-Seine.

Pour le FN, "il s’agit à l’évidence d’une opération médiatique dont le seul but est de tenter de perturber le bon déroulement de la campagne électorale présidentielle et de tenter de nuire à Marine Le Pen au moment même où sa candidature effectue une importante percée dans les intentions de vote, notamment pour le second tour".

La justice française a ouvert le 15 décembre dernier une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé dans l'enquête sur ces soupçons de fraude relative à l'emploi par le FN d'assistants parlementaires.

Cette enquête fait suite à un rapport de l'Office européen de lutte contre la fraude (Olaf), qui a conduit le Parlement européen a réclamer à la présidente du FN le remboursement de près de 300.000 euros.

Marine Le Pen, dont la popularité n'a pas été atteinte jusqu'à présent par cette affaire, récuse tout parallèle avec son adversaire de droite François Fillon, visé par des soupçons d'emplois fictifs ayant bénéficié à son épouse et à ses enfants.

Mais la publication jeudi d'extraits du rapport de l'Olaf par Mediapart et Marianne l'a placée sur la défensive, l'amenant à démentir avoir reconnu des emplois fictifs comme l'ont avancé plusieurs médias.

"Il n'y a absolument rien de fictif, ni d'emplois fictifs, ni rien de tout cela, dans ce dossier", a-t-elle déclaré vendredi dernier sur France Bleu.

Selon Marine Le Pen, les soupçons de l'Olaf ont été nourris par une simple régularisation comptable dont elle dit avoir fourni "toutes les preuves", sans pour autant être entendue par l'organisme européen.

La présidente du FN dénonce depuis le début de la procédure une "opération politique" montée notamment par l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz et par l'Olaf, contre lequel elle a porté plainte à Bruxelles.

Elle dit assumer le fait d'avoir salarié son garde du corps Thierry Légier et sa chef de cabinet Catherine Griset, affirmant qu'ils l'assistaient à la fois au Front national et au Parlement européen.

 

 

21 février

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Hamon et Mélenchon au bord de la rupture

 

PARIS (Reuters) - La perspective d'une "alliance des gauches" entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle s'éloigne à l'issue d'un week-end marqué par une brusque glaciation entre le candidat socialiste et le chef de file de "La France insoumise".

Les deux hommes avaient engagé un dialogue tardif vendredi au téléphone avec la promesse d'une rencontre prochaine, mais les prémices d'une rupture sont vite apparues.

Dès vendredi soir, Jean-Luc Mélenchon avait provoqué le vainqueur de la primaire de "La Belle alliance" en prévenant sur BFM TV qu'il n'entendait pas s'"accrocher à un corbillard", en l'occurrence le Parti socialiste.

Puis samedi, dans un billet diffusé sur Facebook, l'ancien ministre de Lionel Jospin s'insurgeait contre le projet confié par Benoît Hamon à l'économiste Thomas Piketty d'un "Parlement de la zone euro".

"La monnaie unique comme identité et projet européen? Étrange invention technocratique! Ce projet ressort tout droit des vieux cartons du PS. On le croyait abandonné dans le siècle dernier", écrit-il notamment.

"Est-ce une façon de créer un problème insurmontable entre nous en 2017? Alors autant s'épargner les simagrées unitaires actuelles!", ajoute-t-il.

En déplacement samedi à Lisbonne, où le gouvernement socialiste d'Antonio Costa est soutenu par la gauche radicale et les communistes, Benoît Hamon a répliqué aux déclarations "assez brutales" du candidat d'extrême gauche.

"Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n'oblige personne", a-t-il lancé devant la presse, s'estimant "le mieux placé" pour faire gagner la gauche à la présidentielle.

"COVOITURAGE"

Dimanche, au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, l'ancien ministre de l'Education s'est efforcé d'apaiser le climat tout en marquant sa détermination, "tenace" et "têtu".

"Moi, ma priorité, elle ne consiste pas à d'abord parler aux appareils, même si je les respecte", a-t-il dit.

"Nous ne pouvons pas nous permettre aujourd'hui d'assister passifs à un second tour entre la droite, qui est une droite dure, et l'extrême droite. (...) Je respecte les egos, ils existent, j'en ai moi-même un. Ce que je veux, c'est rassembler les électeurs, les hommes, les femmes. Et si la dynamique se confirme, vous verrez, elle parviendra à vaincre bien des réticences", a-t-il estimé.

Jean-Luc Mélenchon, a-t-il poursuivi, pose des "conditions fortes". "C'est vrai que si on fait du covoiturage et qu'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges, et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement le covoiturage dans ces conditions-là. Je dois me placer au-dessus de cela."

Réplique du candidat de La France insoumise, qui présentait dimanche le chiffrage de son programme économique : "C'est consternant. (...) J'apprends que j'aurais fermé la porte? Mais c'est quand même moi qui ai fait le pas", a-t-il dit sur BFM TV et LCI.

"Je ne vais pas passer ma vie là-dessus, je ne suis pas un amoureux éconduit. (...) Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS, mon problème, ce n'est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin avec des points et des virgules", a-t-il ajouté.

 

·         MÉDIAS

 

La directrice adjointe du «Point» est licenciée pour «motif inavouable»

 

Directrice adjointe de la rédaction du Point, Olivia Recasens a fait l’objet d’un licenciement pour faute grave, sans indemnités ni préavis. Selon son avocat, la procédure légale n’a pas été respectée parce que le motif du limogeage est « inavouable ». Mediapart a mené l’enquête sur cette mystérieuse affaire où resurgit l’ombre de Vincent Bolloré.

 

·         TRANSPARENCE

 

Transparence: l’entêtement mortifère des parlementaires

 

Au-delà d’une faute personnelle, l’affaire Fillon est aussi le produit d’un écosystème parlementaire qui favorise l’abus d’argent public au lieu de l’empêcher. Scandale après scandale, sénateurs et députés refusent que leurs enveloppes soient contrôlées.

 

·         SOCIAL

 

Assurance-chômage: l'inconnue politique facilite le dialogue entre syndicats et patronat

 

Patronat et syndicats rouvrent la négociation sur l’assurance-chômage. L’incertitude politique qui entoure l’élection présidentielle précipite ces retrouvailles. Car certains candidats, comme Emmanuel Macron qui veut étatiser le régime, donnent des sueurs froides aux partenaires sociaux.

·         MOYEN-ORIENT

 

En Syrie, «on laisse de nouveau la place aux plus fanatiques»

 

À quelques jours d’un nouveau round de négociations sur la Syrie à Genève, Abdelahad  Astepho, un des principaux responsables de l’opposition syrienne, évoque les difficultés de son mouvement après la chute d’Alep, face aux groupes djihadistes revigorés, une diplomatie russe agressive et un département d’État américain aphone pour cause de séisme présidentiel.

 

·         CRISE DE LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE TENNIS

 

La Fédération française de tennis tourne le dos à une refondation éthique

 

La Fédération française de tennis a porté à sa présidence Bernard Giudicelli, l’un des dirigeants mis en cause pour avoir passé un «pacte de silence» autour du trafic des billets. Si la FFT s’enfonce dans la crise, c’est aussi par la faute du ministre qui enterre les scandales.

 

·         FRONT NATIONAL

 

Le maire FN d'Hayange est mis en examen

 

Le maire FN d'Hayange, Fabien Engelmann, a été placé en garde à vue puis mis en examen mercredi dans le cadre d'une affaire de marché public, a rapporté samedi Le Républicain Lorrain.

Le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Nancy s'intéresse à l'achat de plusieurs photocopieurs pour les écoles de la commune, « un marché à plusieurs dizaines de milliers d'euros », précise le quotidien lorrain. Fabien Engelmann est soupçonné de ne pas avoir respecté les règles du code des marchés publics, et d'avoir permis à un intermédiaire proche du FN d'empocher une partie des sommes au passage.

D'après Le Républicain lorrain, l'élu a gardé le silence devant les enquêteurs et devant la juge d’instruction qui l’a mis en examen mercredi. « Il est possible qu’en 2015, on ait fait vite. Les appareils étaient vétustes. Ce n’était que du noir et blanc… », a seulement réagi le maire auprès du quotidien. Fabien Engelmann a expliqué qu'il en dira plus « une fois les investigations terminées » et souligné qu'il était « présumé innocent et peut-être que ça se finira par un non-lieu ». Il a également dénoncé le calendrier de l'enquête : « Je trouve ça curieux que ça arrive et sorte à quelques semaines de la présidentielle. »

Ce n'est pas la première fois que le nom du maire apparaît dans une affaire. Élu maire d'Hayange aux élections municipales de 2014, Fabien Engelmann a été condamné à un an d’inéligibilité en décembre 2014 pour des irrégularités dans ses comptes de campagne, révélées par Mediapart en septembre 2014 (lire nos enquêtes ici et là). L'élu avait fait appel de cette décision, et en juin 2015, le Conseil d'État avait annulé la sanction d'inéligibilité mais confirmé le rejet du compte de campagne du maire. 

Mediapart avait raconté (ici et là) les difficultés du Front national dans cette ville de 16 000 habitants en Moselle, plus grande commune de la vallée lorraine de l’acier, la Fensch.

·         INTERNATIONAL

 

Poursuite des bombardements de zone rebelles en bordure de Damas

 

BEYROUTH (Reuters) - Les forces gouvernementales syriennes ont poursuivi dimanche leurs bombardements de zones tenues par les rebelles au nord-est de Damas, rapportent l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et des secours sur place.

Au moins 16 personnes ont été tuées depuis samedi dans ces tirs de roquettes et d'obus visant le quartier de Barzeh et surtout celui de Qaboun, en périphérie de la capitale syrienne.

Les bombardements sur Qaboun sont les plus intenses depuis deux ans et ont touché samedi un cimetière.

Le gouvernement n'a fait aucun commentaire sur ces combats.

·         FRANCE

 

Les Français toujours hostiles à une candidature Fillon

 

PARIS (Reuters) - Près de deux Français sur trois restent hostiles à une candidature de François Fillon à l'élection présidentielle mais celle-ci recueille un soutien croissant chez les sympathisants de droite, selon un sondage Ifop publié par le Journal du dimanche.

Soixante-cinq pour cent des personnes interrogées ne souhaitent pas que l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, cible d'accusations sur des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, maintienne sa candidature.

Par comparaison, ils étaient 68% à penser de même dans un précédent sondage publié il y a deux semaines.

Dans le même temps, 70% des partisans de sa formation, Les Républicains, sont favorables au maintien de celle-ci, contre 64% précédemment.

A la question de savoir si François Fillon va se maintenir, 88% des Français pensent que ce sera le cas, contre 64% il y a deux semaines, la proportion montant à 96% (+21 points) chez les sympathisants des Républicains.

 

Le sondage a été effectué auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus de 1.004 personnes interrogées par téléphone les 17 et 18 février.

20 février

 

·         LA UNE 

 

·         FRONT NATIONAL

 

Affaire des assistants au Parlement UE Les zones d'ombre du contrat du garde du corps du FN

 

Marine Le Pen a réfuté tout « contrat fictif » de son garde du corps Thierry Légier, rémunéré fin 2011 comme assistant au Parlement européen. De nouvelles informations obtenues par Mediapart et Marianne montrent que ce contrat d'assistant de Thierry Légier est entouré de zones d’ombre. 

·         INTERNATIONAL

 

Raids aériens de l'armée syrienne sur un quartier rebelle à Homs

 

BEYROUTH (Reuters) - L'aviation syrienne a mené de nouvelles frappes aériennes contre le dernier quartier tenu par les rebelles à Homs samedi, tuant deux personnes, indiquent un combattant et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le quartier d'Al Waer, dans la partie occidentale de la ville, a longtemps été épargné par les violences, le gouvernement ayant choisi de conclure un accord avec les insurgés. Les bombardements de ce quartier ont repris en février.

Selon un membre de l'opposition, les derniers bombardements ont fait deux morts, ce qui porte à 20 le nombre de tués depuis le début du mois.

L'OSDH avance pour sa part un bilan de trois morts samedi et d'au moins trente morts sur la même période.

Les organes de presse soutenant le régime de Bachar al Assad indiquent que ces raids interviennent en réponse aux tirs des rebelles contre des quartiers résidentiels contrôlés par le gouvernement.

Les autorités de Damas ont tenté de conclure un accord avec les insurgés de Homs, les autorisant eux et leurs familles à quitter les lieux pour rejoindre d'autres rejoints dans l'ouest de la Syrie comme la province d'Idlib.

·         ÉCONOMIE

 

Merkel reconnaît que la valeur de l'euro est un "problème"

 

MUNICH (Reuters) - Angela Merkel a admis samedi que la valeur de l'euro était trop basse ce qui pose un "problème" à l'Allemagne mais a souligné que Berlin n'avait pas les moyens de le résoudre, la politique monétaire étant définie par la Banque centrale européenne (BCE).

"Nous avons en ce moment dans la zone euro bien sûr un problème avec la valeur de l'euro", a déclaré la chancelière allemande lors d'une conférence sur la sécurité à Munich à laquelle assistait le vice-président américain, Mike Pence.

L'euro a perdu environ 25% de sa valeur face au dollar au cours des trois dernières années. Il est tombé le mois dernier à 1,034 dollar, son plancher en quatorze ans, mais s'est repris depuis d'environ trois centimes.

Les propos d'Angela Merkel ont paru répondre aux commentaires d'un conseiller commercial du président Donald Trump, Peter Navarro, qui a accusé l'Allemagne de bénéficier d'un euro "largement sous-évalué" par rapport au dollar.

Dans son intervention, la chancelière n'a pas souhaité s'étendre sur la question de l'excédent de la balance commerciale de l'Allemagne, reconnaissant toutefois que ce sujet fera partie des échanges que les autorités de Berlin et Washington auront dans les semaines et mois qui viennent.

Mais elle s'est attiré les applaudissements en faisant remarquer que les Etats-Unis n'avaient aucune raison de se plaindre du niveau des importations allemandes.

"Si vous regardez dans cette salle le nombre d'iPhones et de produits Apple qu'il y a, je pense que le vice-président (Mike Pence) peut être pleinement satisfait, et il y a sans doute encore de la place dans la 5e Avenue pour des voitures allemandes".

S'agissant de la BCE et de sa politique en matière de changes, un domaine qu'elle évoque rarement, Angela Merkel a estimé que "la BCE a une politique monétaire qui n'est pas orientée vers l'Allemagne mais plutôt adaptée au Portugal, à la Slovénie ou à la Slovaquie".

"Si nous avions encore le deutsche mark, il aurait certainement une valeur différente de celle de l'euro en ce moment. Mais il s'agit d'une politique monétaire indépendante sur laquelle je n'ai pas d'influence en tant que chancelière allemande", a-t-elle ajouté.

·         SOCIAL

 

RSI: les candidats peuvent-ils transformer le plomb en or?

 

Longtemps ignoré par la gauche comme la droite, le RSI, régime de sécurité sociale des indépendants, s’est invité dans la campagne, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Depuis son lancement, le RSI a multiplié les dysfonctionnements mais les propositions des candidats pourraient ne rien arranger.

 

 

19 février

 

·         LA UNE 

 

·         CONFLITS D'INTÉRÊTS

 

Le conseiller montagne de Wauquiez rattrapé par ses multiples casquettes

 

Gilles Chabert, incontournable patron du ski français, et conseiller spécial de Laurent Wauquiez (LR) à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, est soupçonné de prise illégale d’intérêts dans le cadre de ses fonctions électives. Chabert a notamment accordé d’importants financements, dans le cadre du plan Montagne de la région, à des stations qu’il administre.

 

·         FRANCE

 

Les Français partagés sur un éventuel désistement à gauche, selon un sondage

 

PARIS (Reuters) - Les Français sont partagés sur un éventuel désistement de Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon pour limiter le nombre de candidats de gauche à l'élection présidentielle, selon un sondage Odoxa pour franceinfo publié vendredi.

Les sondés veulent à 63% que le candidat issu de la primaire socialiste et celui de la France insoumise "se présentent l'un et l'autre car il n'y a aucune raison que l'un se désiste au profit de l'autre".

Chez les sympathisants de gauche, les choses sont plus tranchées, les sondés émettant à 44% le souhait que Jean-Luc Mélenchon se désiste en faveur de Benoît Hamon, contre 16% dans le sens contraire.

Ils sont, dans cette catégorie, 40% à penser qu'il n'y a aucune raison que l'un se désiste en faveur de l'autre.

Le sondage a été réalisé les 15 et 16 février sur un échantillon de 1.016 Français âgés de 18 ans et plus, parmi lesquels 297 sympathisants de gauche (128 sympathisants de gauche hors PS et 169 sympathisants socialistes).

·         FRANCE

 

Les chers colloques de François Fillon

 

François Fillon aurait participé à au moins onze colloques à l'étranger entre 2013 et 2016, rémunérés pour sept d'entre eux, entre 20 000 et 30 000 euros par intervention. Des colloques Co organisés par Jérôme Chartier et Arnaud Vaissié, proches du candidat à la présidentielle qui ont rejoint son équipe de campagne. Problème soulevé par l'enquête de Libération: l'origine des fonds qui ont permis de rémunérer François Fillon reste inconnue.

·         FRANCE

 

Hamon et Mélenchon commencent à discuter "sur le fond"

 

PARIS (Reuters) - Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont entamé des discussions sur un éventuel rassemblement de la gauche dans la perspective de l'élection présidentielle, a annoncé vendredi le candidat issu de le primaire du Parti socialiste.

S'il reconnaît que le dialogue ne sera "pas facile", l'ancien ministre de l'Education voit des ponts avec le candidat de La France insoumise sur la question des institutions ou celle du travail mais de profondes divergences sur l'Europe.

"Nous discutons et nous continuerons à discuter", a déclaré Benoît Hamon sur France info. "Nous nous sommes parlé et nous allons encore nous parler aujourd'hui."

La veille sur BFM TV, le candidat écologiste à l'élection présidentielle, Yannick Jadot, avait lui aussi reconnu avoir entamé des discussions avec Jean-Luc Mélenchon.

A près de 90%, les écologistes ont voté cette semaine en faveur d'un dialogue de leur camp avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon en vue des scrutins présidentiel et législatifs.

Benoît Hamon appelle pour sa part de ses voeux une "discussion de fond", alors que la multiplication des candidatures à gauche favorise une accession de la candidate du Front national, Marine Le Pen, au second tour de la présidentielle.

"Ce que nous devons discuter, ce sont les conditions dans lesquelles ce rassemblement est possible et qui est au bout du compte entre Yannick Jadot, entre Jean Luc Mélenchon, moi-même, le mieux à même de représenter la gauche demain au second tour de l'élection présidentielle sur un projet qui pourrait être commun", a expliqué Benoît Hamon.

Il s'est gardé d'envisager clairement un éventuel retrait de sa part de la course à l'Elysée, ce que n'a jamais fait non plus Jean-Luc Mélenchon.

Selon un sondage Odoxa pour France info publié vendredi, les Français interrogés veulent à 63% que le candidat issu de la primaire socialiste et celui de La France insoumise "se présentent l'un et l'autre car il n'y a aucune raison que l'un se désiste au profit de l'autre".

Chez les sympathisants de gauche, les choses sont plus tranchées, les sondés émettant à 44% le souhait que Jean-Luc Mélenchon se désiste en faveur de Benoît Hamon, contre 16% dans le sens contraire.

Le candidat socialiste et celui de La France insoumise sont quatrième et cinquième dans les intentions de vote au premier tour, mais premier ou deuxième si l'on additionne leurs scores.

"Ce ne sera pas facile, il le sait comme moi", a dit Benoît Hamon à propos des discussions avec Jean-Luc Mélenchon.

Au chapitre des sujets de rapprochement, il a cité "l'aspiration à une VIe République, la volonté d'engager la conversion écologique de notre économie" ou encore "la volonté de partager le travail pour créer des emplois".

"Ce qui nous sépare sans doute, c'est la conception de la construction européenne", a-t-il ajouté.

Alors que Jean-Luc Mélenchon annonce dans son programme qu'il faudra dès sa victoire à l'élection présidentielle cesser de respecter les traités européens, l'ancien ministre de l'Education plaide quant à lui pour une relance de la construction européenne sur de nouvelles bases.

·         INTERNATIONAL

 

Al Bab en Syrie presque reprise à l'EI, dit la Turquie

 

ANKARA (Reuters) - L'armée turque a assuré vendredi qu'elle était sur le point de reprendre le contrôle de la ville d'Al Bab, dans le nord-ouest de la Syrie, aux djihadistes de l'Etat islamique (EI).

La prise d'Al Bab permettrait à la Turquie de renforcer son influence dans le nord de la Syrie.

"L'opération visant à s'assurer du contrôle complet de la région d'Al Bab touche à sa fin et la résistance du groupe terroriste Daech a été largement brisée", dit l'armée turque dans un communiqué.

Depuis son intervention militaire lancée en août dernier et baptisée "Bouclier de l'Euphrate", elle a créé une zone tampon visant notamment à contrôler la progression des miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) qu'Ankara considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

L'armée turque dans son offensive bénéficie de l'aide des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL).

Al Bab, située à 30 km de la frontière turque, est le dernier bastion de l'EI dans la province d'Alep. Les autorités turques disent qu'après Al Bab la prochaine cible sera Rakka, capitale de fait de l'EI en Syrie.

C'est dans ces deux villes, assure Ankara, qu'ont été préparés des attentats meurtriers qui ont frappé la Turquie ces derniers mois, en particulier l'attaque contre une discothèque d'Istanbul le soir du Nouvel An qui a fait 39 morts.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a exprimé le souhait cette semaine que les Turcs puissent participer aux opérations militaires de la coalition sous commandement américain contre Rakka et la ville de Manbij.

La Turquie demande l'établissement d'une "zone de sécurité" dans cette région du nord-ouest de la Syrie pour les civils déplacés par la guerre, d'où les djihadistes de l'EI et les combattants des YPG auraient auparavant été chassés.

Ankara souligne qu'une telle opération ne se conçoit pas sans être accompagnée d'une zone d'exclusion aérienne.

  

·         INTERNATIONAL

 

Un massacre signalé dans l'ouest de la Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Des islamistes syriens issus du Djound al Aksa ont exécuté 150 à 200 membres d'autres composantes de l'insurrection qu'ils avaient fait prisonniers dans la province occidentale d'Idlib, rapportent un représentant des rebelles et le groupe SITE Intelligence, qui surveille les activités des extrémistes.

Les faits se sont produits à Khan Cheikhoun, dans le sud de la province, théâtre de violents affrontements entre djihadistes, précisent-t-il.

Parmi les prisonniers exécutés il y a huit jours figurent 70 membres du Djaïch al Nasr, qui appartient à l'Armée syrienne libre (ASL), selon Abdoul Hakim al Rahmon, chef de l'aile politique du mouvement, qui a promis des représailles.

Selon lui, 160 combattants de l'ASL et 43 membres du Tahrir al Cham, auquel appartient le Front Fateh al Cham, ex-front al Nosra qui dit avoir rompu avec Al Qaïda, ont été tués au total.

Site Intelligence avait fait état mercredi de la mort de 150 rebelles syriens, dont plus de 70 membres du Djaïch al Nasr.

Les combats entre Tahrir al Cham et Djound al Aksa, jugé proche de l'Etat islamique, ont éclaté la semaine dernière et les observateurs parlent de lourds bilans. Les deux groupes combattent par ailleurs les composantes de l'ASL soutenues par des puissances étrangères, auxquelles ils reprochent d'avoir envoyé des délégués à la première conférence d'Astana, en janvier. Beaucoup de ces mouvements se sont ralliés aux islamistes jugés plus modérés d'Ahrar al Cham.

·         EUROPE

 

Glyphosate, OGM: la commission Juncker veut revoir les procédures

 

L’affaire du glyphosate est passée par là : la commission veut rendre plus transparents les « comités d’experts » qui décident de l’autorisation des OGM et autres pesticides, jusque-là dans l’opacité quasi totale. Mais la réforme est très limitée.

 

·         DISCRIMINATIONS

 

Les «Réunionnais de la Creuse» veulent obtenir réparation

 

Déportés de leur île de la Réunion vers les départements ruraux de la métropole alors qu’ils n’étaient que des enfants, ceux qu’on appelle les « Réunionnais de la Creuse » sont en train d’obtenir une reconnaissance partielle du préjudice qu’ils ont subi.

 

·         INTERNATIONAL

 

Des avions russes à long rayon d'action bombardent Rakka

 

MOSCOU (Reuters) - Des bombardiers russes à long rayon d'action ont visé des positions de l'Etat islamique aux abords de Rakka, capitale du califat proclamé par le mouvement djihadiste, dans le nord de la Syrie, rapporte vendredi le ministère de la Défense à Moscou.

Les Tupolev-95, qui ont décollé de Russie avant de survoler l'Iran et l'Irak, ont tiré une salve de missiles de croisière en direction de camps d'entraînement et de centres de commandement, précise-t-il dans un communiqué, ajoutant que les tirs ont fait mouche.

L'aviation russe avait déjà bombardé Rakka fin 2015 mais elle s'est focalisée depuis sur la région d'Alep, dont l'armée syrienne a achevé la reconquête fin 2016.

·         FRANCE

 

Cambadélis doute fort d'une entente Hamon-Mélenchon

 

PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a émis de forts doutes vendredi sur les chances d'accord entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, qui viennent d'entamer des discussions en vue de l'élection présidentielle.

Le dialogue ne sera "pas facile", a reconnu l'ancien ministre de l'Education, à qui le candidat de La France insoumise a demandé "des garanties" sur son engagement à rompre avec le quinquennat de François Hollande et exigé que Benoît Hamon accepte l'essentiel de son programme.

"Les 21 conditions de @JLMelenchon à @benoithamon chargent à ce point la mule qu'elles ne laissent pas beaucoup de chance à l'unité", écrit Jean-Christophe Cambadélis sur son compte Twitter.

·         FRANCE

 

En pleine affaire Fillon, le Parlement a-t-il voté un amendement qui «protège» les infractions «occultes»?

 

Le délai de prescription pour les infractions dites « occultes » ou « dissimulées » (abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, etc.) est désormais plafonné à douze ans à partir de la commission des faits, comme l'explique 20 minutes. Auparavant, le délai de prescription était de trois ans à partir de la révélation de l'infraction.

Autrement dit, si cette loi avait été votée avant le déclenchement de l'affaire Fillon, tous les faits antérieurs à 2005 n'auraient pu faire l'objet d'une enquête. Cependant, le vote de la loi n'a pas d'effet rétroactif et cette affaire n'est donc pas concernée, a en substance déclaré Georges Fenech, député LR co-signataire de la loi, à 20 minutes.

« Un amendement qui risque de protéger certains délinquants ? » demande le quotidien. « C’est plus protecteur, c’est vrai, mais ça l’est pour tout le monde et ça évite que la procédure dure éternellement », répond François-Noël Buffet, sénateur LR rapporteur de la loi.

·         FRANCE

 

Mis en examen ou pas, Fillon déterminé à aller jusqu'au bout

 

PARIS (Reuters) - La stratégie du "jusqu'au bout" choisie ces derniers jours par François Fillon laisse désormais peu de doute sur sa volonté de maintenir sa candidature à la présidentielle, quoi que puisse décider la justice dans l'affaire des emplois de son épouse, y compris dans l'éventualité d'une mise en examen.

Le vainqueur de la primaire de novembre 2016 avait annoncé, après les révélations du Canard enchaîné à la fin janvier, son intention de se désister en pareil cas.

Mais l'ex-Premier ministre, qui a un temps espéré un dénouement rapide de l'enquête préliminaire, a par la suite multiplié les déclarations sur sa détermination intacte à se présenter devant les électeurs au premier tour, et ses avocats ont attaqué la légitimité du Parquet national financier.

Des propos relayés par ses soutiens qui, tout en entretenant l'ambiguïté, vont dans le même sens.

"François Fillon est candidat et il ira jusqu'au bout de cette élection", a déclaré vendredi son porte-parole Thierry Solère sur LCI.

"Il a la volonté de mener cette campagne vers la victoire, quels que soient les aléas, quelles que soient les attaques qu'il subit", lui a fait écho le député Eric Ciotti sur Europe 1. "On ne se laissera voler cette victoire."

Depuis plus de trois semaines, François Fillon n'a cessé de balayer l'hypothèse d'un retrait malgré un début de fronde parmi les députés en début de semaine et malgré les derniers rebondissements judiciaires.

CASSEROLES

Jeudi, le PNF a annoncé qu'il poursuivait ses investigations et qu'il excluait pour l'heure tout classement sans suite en raison des "nombreux éléments déjà recueillis" portant sur les soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon et de deux enfants du couple.

"Cela n'entame en rien ma détermination", a aussitôt réagi le député de Paris dans une interview au Figaro, dont un extrait a été publié sur son compte Twitter. "Je m'en remets donc désormais au seul jugement du suffrage universel."

Selon RTL, il s'est montré plus catégorique encore lors de confidences faites en privé. "Même si je suis mis en examen, rien ne m'arrêtera", aurait-il dit.

Toute la difficulté pour le député de Paris consiste à mener campagne alors même qu'il n'a pas la maîtrise de son avenir judiciaire.

Trois possibilités principales s'offrent au PNF : le classement sans suite - désormais peu probable -, le renvoi devant un tribunal correctionnel ou l'ouverture d'une information judiciaire, qui pourrait alors déboucher sur une mise en examen.

A cette incertitude s'ajoutent les obstacles rencontrés au quotidien, comme vendredi devant l'hôtel de ville de Tourcoing (Nord) où l'attendait un comité d'accueil composé d'opposants, pour certains venus avec des casseroles.

"Ce sera dur, bien sûr. C'est la raison pour laquelle il faut s'engager", a estimé vendredi Alain Juppé en marge du conseil de Bordeaux Métropole.

"Au soir de la primaire, j'ai apporté mon soutien à François Fillon. Vous savez que je ne change pas d'avis au gré des vents sondagiers. Donc je soutiens François Fillon", a poursuivi le maire de Bordeaux, défait au second tour de la primaire.

·         FRANCE

 

Marine Le Pen dément avoir reconnu des emplois fictifs d'assistants

 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen, dont la popularité n'a pas été atteinte jusqu'à présent par l'affaire de ses attachés parlementaires au Parlement européen, récuse tout parallèle avec son adversaire de droite François Fillon, visé par des soupçons d'emplois fictifs.

Mais la publication jeudi d'extraits du rapport d'enquête de l'Office européen de lutte contre la fraude (Olaf) par Mediapart et Marianne, a placé la candidate à la présidentielle sur la défensive.

"Il n'y a absolument rien de fictif, ni d'emplois fictifs, ni rien de tout cela, dans ce dossier", a-t-elle déclaré vendredi sur France Bleu.

Selon Marine Le Pen, les soupçons de l'Olaf ont été nourris par une simple régularisation comptable dont elle dit avoir fourni "toutes les preuves", sans pour autant être entendue par l'organisme européen.

Le rapport de l'Olaf est désormais entre les mains de la justice française, qui a ouvert le 15 décembre dernier une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé dans l'enquête sur ces soupçons de fraude relative à l'emploi par le FN d'assistants parlementaires.

Marine Le Pen dénonce depuis le début de la procédure une "opération politique" montée notamment par l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz et par l'Olaf, contre lequel elle a porté plainte à Bruxelles.

Elle dit assumer le fait d'avoir salarié son garde du corps Thierry Légier et sa chef de cabinet Catherine Griset, affirmant qu'ils l'assistaient à la fois au Front national et au Parlement européen.

Mais le rapport de l'Olaf met à mal sa défense, selon Mediapart et Marianne, pour qui la candidate est soupçonnée d'avoir notamment fabriqué un faux contrat de travail pour Thierry Légier.

"IMPOSSIBILITE MATÉRIELLE"

Le garde du corps aurait été rémunéré par l'Union européenne de septembre à décembre 2009 - 1.620 euros net par mois pour 12 heures de travail par semaine - puis de octobre à décembre 2011 - près de 7.240 euros net par mois pour un trois quarts temps.

Mais lors de son premier contrat, Thierry Légier était également le garde du corps de Jean-Marie Le Pen, selon l'Olaf qui révèle la "contradiction" et l'"impossibilité matérielle" d'un tel emploi du temps.

Concernant la deuxième période d'embauche, Marine Le Pen aurait expliqué qu'elle "n'avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois", l'objet de cette opération ayant été d'obtenir du Parlement "la régularisation de dépenses antérieures qui n'avaient pas été payées par ce dernier."

Mais pour le Parlement européen, aucun contrat n'a été accepté comme moyen de régularisation, l'Olaf estime donc que "le bulletin de salaire (...) constituerait un faux".

L'avocat de Marine Le Pen, Me Marcel Ceccaldi, a démenti vendredi que sa cliente ait reconnu le moindre emploi fictif, répétant que le problème venait d'une régularisation comptable, dont toutes les pièces ont été fournies à l'Olaf.

"Ma cliente n'a jamais reconnu avoir salarié fictivement son assistant mais a fait procéder à une régularisation comptable", écrit-il dans un communiqué.

"Les sommes versées au tiers-payant (seul habilité à rédiger les feuilles de paie et à verser leurs salaires aux assistants) et non reversées au salarié l’ont été au titre d’une régularisation tout à fait légitime", ajoute-t-il.

Marine Le Pen avait annoncé fin janvier qu'elle ne rembourserait pas près de 300.000 euros que le Parlement européen lui réclame pour avoir notamment rémunéré comme assistante parlementaire Catherine Griset.

 

La candidate à la présidentielle devrait donc se voir retirer la moitié de son salaire et de ses indemnités journalières, ainsi que la totalité de ses frais généraux, indique une source proche du Parlement européen.

18 février

 

·         LA UNE 

 

·         FRONT NATIONAL

 

Assistants au Parlement européen Le document qui accable Marine Le Pen

 

 

Mediapart et Marianne révèlent le rapport confidentiel de l’Office antifraude européen transmis à la justice française, qui enquête sur les assistants de Marine Le Pen au Parlement. Le gendarme européen soupçonne notamment qu’« un faux contrat de travail » a été établi pour son ex-assistant et garde du corps Thierry Légier. Ce que la présidente du FN conteste.

 

·         DISCRIMINATIONS

 

Doigt dans les fesses, palpation des testicules: la banalité méconnue des contrôles d’identité

 

Après l’agression dont a été victime Théo à Aulnay-sous-Bois, les langues se délient. Si les viols sont exceptionnels, ce n’est pas le cas des palpations humiliantes sur des zones érogènes, accompagnées d’insultes homophobes, lors des contrôles d’identité effectués sur les Noirs et les Arabes. Éducateurs, avocats, victimes et chercheurs témoignent et analysent ces humiliations.

·         FRANCE

 

Manifestation contre les violences policières à Barbès

 

Près de 400 personnes se sont spontanément donné rendez-vous sous le métro aérien au nord de Paris pour dire leur exaspération après l’affaire Théo. Des tensions ont été constatées entre forces de l’ordre et manifestants.

 

·         INTERNATIONAL

 

Au Yemen, dix morts après une frappe visant un enterrement

 

SANAA (Reuters) - Neuf femmes et un enfant ont été tués et des dizaines de personnes blessées mercredi soir par des tirs d'avions de la coalition emmenée par l'Arabie saoudite visant une maison au nord de Sanaa, la capitale du Yémen, où avait lieu une cérémonie de condoléances après un enterrement, ont rapporté des habitants.

La maison touchée appartient à un chef de tribu du district d'Arhab, a précisé l'un d'eux à Reuters.

Un porte-parole de la coalition internationale au Yémen n'a pas pu être joint dans l'immédiat pour commenter ces informations.

"Les gens ont entendu le bruit des avions et ils ont commencé à sortir de la maison en courant mais c'est à ce moment-là que les bombes ont touché directement la maison. Le toit s'est effondré. Il y avait du sang partout", a dit un habitant du village, Ashira, à un caméraman de Reuters.

En octobre, la coalition emmenée par Ryad, qui regroupe principalement des pays du Golfe, a été sévèrement critiquée après des frappes aériennes visant un enterrement à Sanaa qui ont fait 140 morts selon une estimation des Nations unies.

La coalition, qui a lancé ses opérations militaires en mars 2015 avec pour objectif de remettre au pouvoir à Sanaa le président en exil Abd-Rabbou Mansour Hadi, dit ne pas prendre de civils pour cible. Elle a expliqué que l'attaque visant l'enterrement en octobre avait résulté de la transmission d'informations erronées par des militaires yéménites.

Les combats au Yémen ont fait plus de 10.000 morts et des millions de déplacés en deux ans.

·         INTERNATIONAL

 

Assad dénonce un rapport d'Amnesty "basé sur du néant"

 

PARIS (Reuters) - Bachar al Assad a rejeté le rapport d'Amnesty International accusant la Syrie d'avoir procédé à des exécutions sommaires répétées dans une prison proche de Damas, estimant qu'il était "basé sur du néant".

"Ce rapport est bâti sur des allégations ! Pas un seul document, pas une seule preuve", a déclaré le président syrien dans une interview à Europe 1 et TF1 diffusée jeudi.

"Nous n'avons que faire d'un tel rapport infantile basé sur du néant", a-t-il ajouté, en accusant Amnesty "d'avoir interrogé quelques témoins qui sont des opposants et des déserteurs."

Dans ce rapport publié la semaine passée, l'organisation de défense des droits de l'homme accuse le régime de Bachar al Assad d'avoir exécuté de 20 à 50 détenus chaque semaine dans la prison militaire de Sednaya, au nord de Damas, soit entre 5.000 et 13.000 pendant les quatre premières années de la guerre civile, souvent après les avoir torturés.

"Les victimes étaient dans leur immense majorité des civils soupçonnés de s'opposer au gouvernement", a indiqué Amnesty.

"Ils n'ont même pas parlé de 13.000 morts, ils ont dit entre 5.000 et 13.000. On passe du simple au double ! Cela veut dire qu'il n'y a pas de précision", dit le président syrien, tout en soulignant que "la peine de mort est légale" dans son pays et qu'il n'a pas besoin de procéder à des exécutions extrajudiciaires.

Il a de même nié tout recours à la torture, indiquant : "Nous avons toutes les informations qu'il nous faut. Donc nous ne recourons pas à la torture."

"Ça ne fait pas partie de notre politique. Pour une simple raison : si nous commettons de telles atrocités, cela sera dans l'intérêt des terroristes et fera leur jeu, et ils seront les gagnants. Or, il s'agit de gagner les cœurs dans la population syrienne," dit-il encore.

Bachar al Assad estime par ailleurs que l'interdiction faite aux ressortissants syriens d'entrer aux Etats-Unis prévue par le décret du président Donald Trump qu'a gelé la justice américaine, ne vise pas le peuple syrien.

"Non. Ce n'est pas le peuple syrien qui est visé ici. Ce sont les terroristes, qui pourraient s'infiltrer à travers certains immigrants venus à l'Ouest."

"Et cela s'est déjà produit, en Europe, notamment en Allemagne, et il risque de se reproduire aux Etats-Unis. Je pense que le but de Trump est d'interdire l'entrée à ces gens-là, alors il s'y est pris à sa manière", a-t-il indiqué.

·         ÉCONOMIE

 

Le taux de chômage à 9,7% au 4e trimestre

 

PARIS (Reuters) - Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est reparti en baisse au quatrième trimestre pour s'établir à 9,7% (-0,1 point) de la population active en France métropolitaine, selon les données publiées jeudi par l'Insee.

Mais l'institut a revu dans le même temps en hausse, à 9,8%, le taux du troisième trimestre qui avait été annoncé précédemment à 9,7%.

Sur un an, il affiche une baisse limitée à 0,2 point alors qu'il était tombé jusqu'à 9,6%, un plus bas depuis fin 2012, au printemps dernier.

En incluant les départements d'Outre-mer, le taux de chômage s'inscrit également en baisse de 0,1 point, à 10,0%, au quatrième trimestre.

En se fondant sur les critères du BIT, ce qui permet les comparaisons internationales, le nombre de chômeurs s'élevait à 2,783 millions en France métropolitaine en moyenne au quatrième trimestre, soit 31.000 de moins par rapport au trimestre précédent et 68.000 de moins sur un an.

A titre de comparaison, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) inscrits à Pôle emploi atteignait 3.473.100 fin décembre, soit 107.400 de moins que fin 2015.

La baisse du quatrième trimestre a concerné les jeunes (-1,7 point à 23,3%, un plus bas depuis début 2014) et les seniors (-0,4 point à 6,7%). Mais le taux de chômage chez les 25-49 ans a progressé de 0,2 point à 9,0%.

Parmi les chômeurs, le nombre de personnes déclarant rechercher un emploi depuis au moins un an s'élève à 1,2 million, relève l'Insee. Le taux de chômage de longue durée en France métropolitaine s'établit ainsi à 4,2% de la population active, reculant de 0,1 point sur le trimestre comme sur un an.

Le taux d'emploi des 15-64 ans progresse quant à lui de 0,1 point par rapport au troisième trimestre et de 0,3 point sur un an, à 64,7%.

Selon l'Insee, le taux d'emploi des 15-64 ans en contrat à durée indéterminée atteignait 48,7% au dernier trimestre, en hausse de 0,2 point sur le troisième trimestre et de 0,1 point sur un an.

Celui en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim s'établissait à 7,5% (+0,1 point).

L'Insee a par ailleurs recensé 1,5 million de personnes souhaitant un emploi sans être considérées comme des chômeurs par le BIT parce qu'elles ne sont pas disponibles dans l'immédiat ou qu'elles ne cherchent pas activement.

Cette population, qualifiée de "halo du chômage", a augmenté de 21.000 sur le trimestre et de 65.000 sur un an.

·         INTERNATIONAL

 

Le Venezuela suspend la diffusion de CNN pour "fausses" informations

 

CARACAS (Reuters) - Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a ordonné mercredi l'arrêt de la diffusion de la chaîne de télévision hispanophone de CNN, accusée par le gouvernement de travestir la vérité dans ses programmes.

La chaîne américaine "CNN en Español" a disparu des principaux services câblés quelques minutes après la publication d'un communiqué du régulateur national des télécoms, Conatel, annonçant la suspension de sa diffusion.

La chaîne avait suscité la colère du gouvernement ces dernières semaines en rapportant entre autres que des passeports et visas vénézuéliens étaient vendus illégalement à l'ambassade du pays en Irak.

Au cours du week-end, Nicolas Maduro a invité CNN à "sortir" du Venezuela, l'accusant d'avoir manipulé les propos d'une étudiante qui s'était adressée à lui à la télévision en évoquant les problèmes de son école, notamment les évanouissements de certains étudiants affamés.

"Ils faussent la vérité (...) encouragent l'agression contre la souveraineté du Venezuela et ses institutions", a annoncé le régulateur dans un communiqué. "Conatel a ordonné, à titre préventif, la suspension (...) de toutes les transmissions de CNN en Español sur le territoire national."

La chaîne a confirmé sa suspension dans un communiqué tout en précisant qu'elle resterait disponible gratuitement en ligne, sur YouTube.

"A CNN en Español, nous croyons au rôle vital joué par la liberté de la presse dans une démocratie saine", a-t-elle ajouté.

La suspension de CNN intervient dans une période déjà tendue entre le Venezuela et les Etats-Unis: Washington a pris ce week-end des sanctions contre le vice-président vénézuélien, Tareck El Aissami, soupçonné de complicité avec des trafiquants de drogue.

Nicolas Maduro assure toutefois vouloir éviter de provoquer son homologue Donald Trump. "Je ne veux pas de problèmes avec Trump", a-t-il dit mercredi à la télévision nationale, avant de qualifier CNN d'"instrument de guerre".

Une heure plus tard environ, Donald Trump a appelé sur Twitter à la libération du chef de file de l'opposition vénézuélienne Leopoldo Lopez, un message joint à une photo sur laquelle il pose avec l'épouse de ce dernier, Lilian Tintori, à la Maison blanche.

"Le Venezuela rejette l'ingérence et l'agression du président américain Donald Trump", a réagi peu après la ministre des Affaires étrangères de Nicolas Maduro, Delcy Rodriguez.

·         FRANCE

 

François Fillon est loin d’être tiré d’affaire

 

L'enquête du parquet national financier (PNF) sur les salaires de la famille Fillon se poursuit, et un classement sans suite est exclu. Que l'affaire soit confiée au tribunal correctionnel ou à un juge d'instruction, le candidat à la présidentielle n'est plus maître de son destin.

·         FRANCE

 

Plainte contre des ex-ministres dans l'affaire Kerviel-SocGen

 

PARIS (Reuters) - L'élu écologiste Julien Bayou annonce qu'il va déposer plainte devant la Cour de justice de la République (CJR) contre les anciens ministres ayant accordé un crédit d'impôt de 2,2 milliards d'euros à la Société Générale pour éponger ses pertes dans l'affaire Kerviel.

La plainte visera le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon, qui était à l'époque Premier ministre, la directrice générale du FMI Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie, et Eric Woerth, qui était ministre du Budget.

Julien Bayou, conseiller régional de Paris, est l'auteur du livre "Kerviel: une affaire d'Etat" dans lequel il demande que la banque rembourse l'argent perçu en 2009 et 2010 et ce d'une façon indue, selon lui.

Les anciens ministres "doivent rendre des comptes pour des carences, négligences et fautes passibles du délit de concussion", déclare-t-il.

Selon lui, le crédit d'impôts n'aurait jamais dû être versé avant que la justice ne se prononce dans l'affaire Kerviel, condamné en appel en septembre dernier à ne verser qu'un million d'euros de dommages et intérêts et non l'intégralité du préjudice de 4,9 milliards enregistré en 2008 par la banque.

La Cour d'appel de Versailles a reconnu la Société Générale partiellement responsable des pertes subies en raison d'un système de contrôle "déficient" que la banque a "laissé se développer".

Julien Bayou avait initialement déposé plainte auprès du parquet de Paris, mais celui-ci s'est déclaré incompétent, soulignant que seule la CJR est habilitée à juger des délits commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leur fonction.

L'administration fiscale avait lancé la procédure de redressement pour récupérer tout ou partie du crédit d'impôts de 2,2 milliards d'euros accordé à Société Générale.

La banque s'était refusée à tout commentaire en invoquant le secret fiscal.

·         FRANCE

 

Ayrault juge "préoccupante" la position américaine sur le Proche-Orient

 

BONN, Allemagne (Reuters) - Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a qualifié jeudi de "confuse et préoccupante" la position de Washington sur le dossier du Proche-Orient, après un entretien avec le nouveau secrétaire d'État Rex Tillerson.

Les deux hommes se sont entretenus pour la première fois à Bonn, en Allemagne, en marge d'une réunion des chefs de la diplomatie des pays du G20.

Devant la presse, Jean-Marc Ayrault a rapporté avoir dit à son homologue que la solution de deux Etats, palestinien et israélien, était selon lui la seule option possible.

 

Le dossier du nucléaire iranien constitue "un point de divergence" avec les Etats-Unis, a aussi déclaré Jean-Marc Ayrault en référence à la volonté exprimée par Donald Trump pendant sa campagne électorale de revenir sur l'accord conclu entre Téhéran et les grandes puissances.

17 février

 

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

Accord de paix en Libye, mais les dissensions persistent

 

LE CAIRE (Reuters) - Les deux camps qui se disputent le pouvoir en Libye ont conclu un projet d'accord de paix sous l'égide de l'Egypte, un texte qui prévoit la création d'un comité conjoint chargé de négocier la réconciliation et d'organiser des élections d'ici un an.

Cet accord conclu dans la nuit de mardi à mercredi est présenté comme l'aboutissement des mois d'efforts diplomatiques du Caire, qui ont culminé ces derniers jours avec la venue en Egypte de Fayez Seraj, le Premier ministre du gouvernement d'entente nationale (GEN) mis en place par les Nations unies à Tripoli, et du général Khalifa Haftar, soutenu par une alliance de groupes islamistes et d'anciens rebelles de l'est libyen.

Les deux hommes ont d'abord rencontré séparément de hauts responsables de l'armée égyptienne mais leur réunion prévue en fin de journée mardi a été annulée en raison de divergences de dernière minute.

Trois sources égyptiennes associées aux pourparlers ont déclaré à Reuters que Seraj et Haftar avaient accepté d'honorer l'accord en dépit des tensions persistantes entre leurs deux camps.

"Les deux parties se sont mises d'accord. J'ai des doutes sur la mise en oeuvre car l'atmosphère entre elle est (...) tendue mais nous espérons que c'est le contraire qui se passera", a dit l'une des sources.

Le comité conjoint chargé d'organiser le partage du pouvoir doit inclure au moins 15 membres du Conseil d'Etat, un organe consultatif proche du GEN, et 15 membres de la Chambre des représentants installée à Tobrouk, dans l'est, précise un communiqué de l'armée égyptienne.

Tout accord issu de ce comité devrait être intégré dans un nouvelle constitution avant des élections législatives et présidentielle censée se tenir au plus tard en février 2018.

Seraj et Haftar resteraient en poste d'ici-là, tout comme Aguila Saleh, le président de la Chambre des représentants.

Préoccupée par la montée en puissance de groupe djihadistes sur le territoire de son voisin, l'Egypte a fait de la stabilisation en Libye une priorité.

Le général Haftar, qui a été l'allié du colonel Muammar Kadhafi avant de rejoindre le soulèvement de 2011 dans le sillage des "Printemps arabes", accuse le GEN d'être sur la même ligne que certaines forces islamistes libyennes. Il entretient des liens étroits avec l'Egypte, qui s'est gardée jusqu'à présent d'apporter son soutien au GEN, expliquant qu'il appartient aux Libyens de choisir leur gouvernement.

·         FRANCE

 

Le PNF poursuit son enquête sur Fillon au vu des éléments

 

PARIS (Reuters) - Le Parquet national financier (PNF) a écarté jeudi un classement sans suite à ce stade de l'enquête ouverte sur les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié la famille du candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon.

Le procureur financier précise dans un communiqué que l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) lui a remis mercredi les premiers résultats de l’enquête préliminaire.

Cette enquête, ouverte le 25 janvier, concerne des faits "susceptibles d’être qualifiés de détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recels de ces délits, mettant en cause, notamment, M. et Mme Fillon", rappelle-t-il.

"En tant qu’autorité de poursuite, il est de mon devoir d’affirmer que les nombreux éléments déjà recueillis ne permettent pas d’envisager, en l’état, un classement sans suite de la procédure", ajoute-t-il. "Les investigations vont se poursuivre dans le strict respect des règles qui gouvernent le code de procédure pénale."

·         INTERNATIONAL

 

Assad "attend de voir" pour juger la politique de Trump

 

PARIS (Reuters) - Le président syrien Bachar al Assad attend de voir la politique de Donald Trump pour la juger mais ne vois rien à redire à sa décision, gelée par la justice américaine, d'interdire l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de plusieurs pays musulmans dont la Syrie.

Prié de dire, lors d'une interview à Europe 1 et TF1 diffusée jeudi, si Donald Trump lui convenait mieux que son prédécesseur Barack Obama, il a répondu : "Non, je ne peux me sentir à l’aise que lorsque j’aurai vu sa politique vis-à-vis de la Syrie. Je ne l’ai pas encore vue."

"Il faut être prudent avec chaque dirigeant occidental, parce qu’ils peuvent dire une chose le matin et faire le contraire le soir (...) Ils sont très pragmatiques au point de marchander leurs valeurs. Je dirais plutôt que leurs politiques ne reposent pas sur des valeurs", indique le président syrien.

Bachar al Assad estime que l'interdiction faite aux ressortissants syriens d'entrer aux Etats-Unis prévue par le décret du président Donald Trump qu'a gelé la justice américaine ne vise pas le peuple syrien.

"Non. Ce n'est pas le peuple syrien qui est visé ici. Ce sont les terroristes, qui pourraient s'infiltrer à travers certains immigrants venus à l'Ouest."

"Et cela s'est déjà produit en Europe, notamment en Allemagne, et il risque de se reproduire aux Etats-Unis. Je pense que le but de Trump est d'interdire l'entrée à ces gens-là, alors il s'y est pris à sa manière", a-t-il indiqué.

Pour lui, l'hostilité au décret du président américain relève de préoccupations de pure politique intérieure.

"Ce n’est pas parce qu’on se soucie du sort des Syriens ou d’autres pays, qu'on soulève tout ce tapage autour des décisions de Trump. C’est parce qu’on veut utiliser notre cause, ou notre problème, ou notre conflit, pour alimenter leur conflit avec Trump."

"D’autres décisions ont été prises par Obama il y a quelques mois sur le même sujet, les médias dominants aux Etats-Unis n’en ont pas parlé. Ils ont seulement commencé à parler lorsque Trump a fait son annonce d'une manière aussi flagrante."

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Damas dément avoir utilisé des armes chimiques à Alep

 

BEYROUTH (Reuters) - Le gouvernement syrien a "catégoriquement démenti" un rapport de l'organisation humanitaire Human Rights Watch (HRW) affirmant que son armée et ses alliés avaient utilisé des armes chimiques lors de la reconquête d'Alep fin 2016, rapporte la presse syrienne mercredi.

"Une source officielle au ministère des Affaires étrangères a confirmé que le gouvernement rejetait catégoriquement ces fausses affirmations", rapporte l'agence officielle Sana.

Dans un rapport publié lundi, HRW indiquait que les forces pro-Assad avaient largué des bombes au chlore "sur des quartiers résidentiels d'Alep en huit occasions" à la fin de l'année passée.

La Syrie et la Russie ont démenti à plusieurs reprises par le passé avoir eu recours à ce type d'armes et ont accusé les rebelles d'avoir fait usage de gaz toxiques.

·         FRANCE

 

Bayrou critique "l'obstination de Fillon", fait durer le suspense

 

PARIS (Reuters) - Le centriste François Bayrou a critiqué mercredi "l'obstination" de François Fillon, qui s'accroche à sa candidature à l'élection présidentielle malgré le "Penelopegate", mais il a fait durer le suspense sur ses propres intentions.

Interrogé par la chaîne LCP, le président du MoDem, qui avait soutenu Alain Juppé pendant la primaire de la droite, a confirmé qu'il ne soutiendrait en aucun cas François Fillon, dont il juge le programme "dangereux".

Ce refus est "une évidence depuis déjà longtemps (..) C'est une évidence depuis l'annonce de son programme", a-t-il dit.

Il a en revanche déclaré qu'il pourrait de nouveau soutenir Alain Juppé si les dirigeants du parti Les Républicains (LR) décidaient finalement d'en faire leur candidat à la place de l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Mais François Bayrou, qui recueille en moyenne 5% des intentions de vote dans les sondages, n'a pas non plus exclu ni sa propre candidature, ni une éventuelle alliance avec l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron.

Ce mercredi marque le début de la période (du 15 au 20 février) pendant laquelle il a dit vouloir faire connaître sa décision.

"La seule question que je me pose, c'est quelle décision dois-je prendre pour que la France s'en sorte", a expliqué le dirigeant centriste. "Pas quelle décision dois-je prendre pour me faire plaisir, pour défendre des idées ; si c'était le cas je n'aurais aucune hésitation, je serais candidat."

"Je ne prendrai ma décision qu'avec la certitude que la décision que je prends va servir l'équilibre futur du pays", a ajouté François Bayrou, pour qui il n'y a de salut possible pour la France que dans des "rassemblements sur le fond".

PRÊT À PARLER À "TOUT LE MONDE"

Il a laissé entendre que sa décision pourrait aussi dépendre de celle du Parquet national financier sur les soupçons d'emplois fictifs dont François Fillon aurait fait profiter son épouse Penelope et deux de ses enfants.

A ce jour, le candidat de la droite n'a pas réussi à relancer sa campagne, ce qui suscite des remous dans son camp. Depuis trois semaines, les sondages le donnent systématiquement éliminé du premier tour au profit d'Emmanuel Macron et de la présidente du Front national, Marine Le Pen.

"Je ne vois pas où mène le choix de l'obstination qu'a fait François Fillon", a déclaré François Bayrou, selon qui l'ancien Premier ministre aurait du mal à gouverner quand bien même un "miracle électoral" lui permettait d'être élu en mai.

"Avant cela comment faire cette campagne électorale dont tout l'axe était de demander des sacrifices aux gens ?"

Pour le président du MoDem, la "sagesse" voudrait que tous les responsables de LR se tournent vers Alain Juppé, second de la primaire de la droite.

"Si cet acte de sagesse était prononcé (...) alors moi je le soutiendrais, ou je l'aurais soutenu", a-t-il ajouté. "Mais vous voyez bien que le temps se raccourcit."

S'il nourrit des interrogations sur le programme d'Emmanuel Macron, "sur d'où il vient, où il va", sur ses soutiens et sur la "gouvernance" après l'élection, il s'est également dit prêt à parler avec l'ancien ministre, qu'il a rencontré en juillet.

 

"J'imagine qu'Emmanuel Macron ne va pas en rester au discours bienveillant", a-t-il poursuivi. "J'ai dit depuis le début que j'étais pour discuter et dialoguer avec tout le monde.

16 février

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

La cote d'adhésion de Fillon s'érode, selon sondage Odoxa

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, dont la popularité pâtit depuis trois semaines de l'affaire des emplois potentiellement fictifs de son épouse, fait une chute de dix points en un mois dans un sondage d'adhésion réalisé par Odoxa et publié mardi.

Selon cette enquête menée pour L'Express, France Inter et la presse régionale, 22% des personnes interrogées disent désormais soutenir ou avoir de la sympathie pour le principal candidat de la droite à la présidentielle et 50% déclarent le rejeter.

Seules Marine Le Pen, candidate du Front national (FN), et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen sont en butte à un taux de rejet supérieur, qui s'élève à respectivement 54% et 57%, selon ce sondage.

Auprès des seuls sympathisants de droite, François Fillon perd 14 points d'adhésion depuis la mi-janvier, mais il reste apprécié par près de deux tiers (63%) d'entre eux.

En un mois, le socialiste Benoît Hamon, qui a remporté le 29 janvier la primaire de la "Belle Alliance populaire", gagne quant à lui dix points, 33% des sondés disant le soutenir ou éprouver pour lui de la sympathie.

Ce sondage a été réalisé par internet, les 8 et 9 février, auprès d'un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française âgée de 18ans et plus.

·         INTERNATIONAL

 

Pékin veut lancer en avril son premier vaisseau-cargo

 

PÉKIN (Reuters) - La Chine prévoit de lancer dans l'espace son premier vaisseau-cargo au mois d'avril, rapporte mardi la presse d'Etat, franchissant une étape de plus en direction de la construction d'une station spatiale civile habitée en permanence d'ici 2022.

Le programme spatial chinois est l'une des priorités définies par le président chinois Xi Jinping. Il le juge primordial pour renforcer la sécurité et la défense nationales.

Le vaisseau de réapprovisionnement Tianzhou-1 (Vaisseau céleste-1) sera lancé dans l'espace à l'aide d'une fusée Longue marche-7 Y2 depuis le pas de tir de Wenchang, dans la province insulaire de Haïnan, au sud de la Chine, rapporte le Quotidien du Peuple.

Le vaisseau peut transporter six tonnes de marchandises, deux tonnes de carburant, dit le Quotidien du Peuple.

·         TÉLÉVISION

 

Bolloré supprime «Le Grand Journal» et achève Canal+

 

C’est la fin d’une institution déchue. Vincent Bolloré a décidé de supprimer « Le Grand Journal », talk-show mythique de l’avant-soirée sur Canal+. Il faut dire que le milliardaire breton, allergique à l’humour et à l’impertinence, avait déjà creusé sa tombe. Il avait viré le présentateur Antoine de Caunes, les auteurs des « Guignols de l’info », supprimé le « Zapping » et laissé partir « Le Petit Journal » de Yann Barthès, devenu « Quotidien » sur TF1. Privé de ses temps forts, « Le Grand Journal » de Canal+ a logiquement périclité, réunissant à peine plus de 100 000 téléspectateurs en janvier, contre 1,5 million il y a trois ans. Une véritable catastrophe industrielle et un échec cuisant pour Bolloré, qui s’en moque royalement : seul lui importait de tuer ce qui restait de l’esprit Canal, quitte à casser le jouet qu’il venait d’acheter.

·         FRANCE

 

Nouvelles accusations contre les policiers dans l'affaire Théo

 

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après de nouvelles accusations visant plusieurs policiers déjà mis en examen dans l'affaire Théo, a-t-on appris mardi dans son entourage.

Un ami du jeune homme victime d'une interpellation brutale le 2 février à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par quatre policiers a affirmé à L'Obs avoir été roué de coups sans motif une semaine auparavant par trois des mêmes hommes.

Le jeune homme, Mohamed K., explique ne pas avoir porté plainte, parce qu'il venait de trouver du travail et ne pouvait pas se permettre "de risquer de le perdre".

Selon lui, trois policiers, dont celui qui est accusé d'avoir violé Théo, surnommé "Barbe Rousse", ont voulu le fouiller alors qu'il venait d'assister à l'interpellation d'un mineur.

Il avance que les trois fonctionnaires lui ont fait "des croche-pattes" pour le "mettre à terre".

"Ils me frappent, coups de pied, coups de poing au visage, dans le ventre, dans le dos, je saigne parce qu’ils m’ouvrent le crâne, je leur dis que je suis essoufflé, ils me traitent de 'sale noir', de 'salope', ils me crachent dessus", dit-il.

Mohamed aurait été ensuite placé en garde à vue pour "outrage et rébellion", puis conduit au service médico-judiciaire de l’hôpital Jean-Verdier à Bondy pour y recevoir des soins avant de retourner au commissariat.

Selon L'Obs, les policiers à l’origine de l’interpellation de Mohamed K. ont porté plainte contre le jeune livreur.

Les incidents se succèdent depuis plus de dix jours en Seine-Saint-Denis et dans d'autres départements de la banlieue parisienne après l'interpellation brutale de Théo à Aulnay-sous-Bois.

Les quatre policiers présents au moment de l'arrestation le 2 février ont été mis en examen, l'un pour viol, les trois autres pour violences volontaires.

·         FRANCE

 

Des parlementaires Les Républicains mettent la pression sur Fillon

 

PARIS (Reuters) - Un groupe de parlementaires Les Républicains a estimé mardi qu'aucune clarification n'avait été apportée sur le sort juridique de François Fillon et que le candidat de la droite à la présidentielle devait convoquer un bureau politique du parti pour décider de la suite à donner à cette "crise majeure".

Ces parlementaires, emmenés par le sarkozyste Georges Fennech et qui seraient une quarantaine selon une source parlementaire, ont envoyé une lettre ouverte à leurs collègues avant la tenue d'une réunion des députés et sénateurs LR avec François Fillon, éclaboussé par des soupçons d'emplois fictifs.

Ils affirment qu'aucune clarification n'a été apportée depuis l'ouverture d'une enquête par le Parquet national financier alors que le candidat du parti avait demandé le 1er février "quinze jours" pour l'obtenir.

"Face à cette crise majeure, il est de ton devoir de réunir sans délai le bureau politique de notre mouvement, seule instance légitime pour décider des conditions dans lesquelles nous pourrions redonner espoir et confiance au pays", peut-on lire dans cette lettre obtenue par Reuters.

Sur LCP, le député Eric Ciotti s'est désolidarisé de cette initiative, souhaitant que sa famille politique "reste unie".

"Je crois que ces initiatives, je peux comprendre qu’il y ait des inquiétudes, mais je crois qu’elles sont inopportunes", a-t-il déclaré.

·         LOGEMENT

 

Des familles sans-abri menacées d’expulsion à Bordeaux

 

Plusieurs familles en grande précarité occupent une maison de retraite désaffectée du CHU de Bordeaux. La direction de l’hôpital a obtenu leur expulsion, alors qu’aucune solution de relogement n’a été trouvée. Elle a coupé électricité et chauffage.

 

·         DROITE

 

Fillon n’en finit pas de colmater les brèches

 

 

De nouveau confronté à la fronde d’une partie des parlementaires LR, François Fillon a rappelé à ses troupes qu’il n’y avait « pas de solution alternative » à sa candidature. Un peu court, pour remobiliser son camp en plein désarroi.

 

·         INTERNATIONAL

 

Incidents entre des chasseurs russes et un navire américain en mer Noire

 

WASHINGTON (Reuters) - Plusieurs avions de l'armée russe ont provoqué une série d'incidents "dangereux et peu professionnels" en volant à proximité d'un destroyer de l'US Navy croisant en mer Noire la semaine passée, a indiqué un responsable américain, mardi.

Les incidents se sont produits le 10 février et ont impliqué l'USS Porter.

Deux chasseurs russes SU-24 ont d'abord volé à proximité du navire américain, puis un autre chasseur SU-24 a répété la même opération avant un troisième incident impliquant un Iliouchine-38, avion de patrouille maritime et de détection de sous-marins.

"L'USS Porter a interrogé (par radio) tous ces appareils mais n'a reçu aucune réponse", a déclaré le capitaine Danny Hernandez, porte-parole du commandement américain en Europe. "De tels incidents sont inquiétants car ils peuvent se traduire par un accident ou une mauvaise appréciation d'une situation", a-t-il ajouté.

Le premier incident impliquant les deux chasseurs SU-24 a été jugé dangereux par le capitaine du destroyer en raison de la vitesse des appareils et de leur faible altitude.

Un autre responsable américain, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a indiqué que l'incident le plus dangereux fut le deuxième, impliquant un seul SU-24 qui s'est approché à 200 mètres de l'USS Porter à une hauteur de 90 mètres.

Ce n'est pas la première fois que de tels incidents entre des avions russes et des navires américains se produisent.

En avril 2016, deux chasseurs russes volant en attaque simulée étaient passés à proximité d'un destroyer américain à missiles guidés dans la mer Baltique.

·         FRANCE

 

Solère, porte-parole de Fillon, visé par une enquête fiscale

 

PARIS (Reuters) - Une enquête préliminaire pour suspicion de fraude fiscale a été lancée par le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) à l'encontre de Thierry Solère, porte-parole du candidat de la droite à la présidentielle François Fillon, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information du Canard enchaîné.

L'enquête a été ouverte le 6 septembre 2016 à la suite d'une dénonciation des services fiscaux, a précisé la source. Elle porte sur les années 2010 à 2013.

Thierry Solère a annoncé sur BFM TV son intention de porter plainte en diffamation contre le Canard enchaîné, affirmant avoir toujours déclaré ses revenus et être actuellement à jour de ses impôts.

Grand ordonnateur de la primaire de la droite et du centre, le député fait partie comme François Fillon des parlementaires salariant leur épouse, affirme l'hebdomadaire satirique, à paraître mercredi.

Mais l'enquête ordonnée par le parquet fait suite, elle, à un contrôle fiscal ayant établi qu'il avait omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année.

Le champ de l'enquête aurait été ensuite élargi à un possible conflit d'intérêt, Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine, ayant été salarié d'un groupe spécialisé dans le traitement des déchets, ajoute le Canard enchaîné.

Selon l'hebdomadaire, les policiers s'intéressent également à la société de conseil de l'épouse du porte-parole du candidat Les Républicains, qui ne figurerait pas dans les déclarations d'activité auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

François Fillon, fragilisé depuis trois semaines par l'affaire des emplois de son épouse, a obtenu mardi le soutien des députés de son camp face à la fronde de certains d'entre eux qui ont à nouveau réclamé une solution de secours, à un peu plus de deux mois de la présidentielle, avant de faire machine arrière.

·         FRANCE

 

Fillon évite un putsch mais reste menacé par la justice

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, fragilisé depuis trois semaines par l'affaire des emplois de son épouse, a obtenu mardi le soutien des députés de son camp face à la fronde de certains d'entre eux qui ont à nouveau réclamé une solution de secours, à un peu plus de deux mois de la présidentielle, avant de faire machine arrière.

"Le retrait aujourd'hui de ma candidature créerait une crise majeure", a-t-il déclaré aux députés Les Républicains (LR) lors de leur réunion hebdomadaire à l'Assemblée nationale.

Plusieurs parlementaires, emmenés par le sarkozyste Georges Fenech, ont auparavant fait circuler une lettre exigeant la tenue d'un bureau politique du parti, seule instance à leurs yeux capable de mettre en oeuvre un "plan B".

Mais le principal artisan de cette initiative a annoncé lors de la réunion du groupe LR qu'il renonçait à cette demande, peu soutenue malgré les doutes qui traversent les rangs de la droite depuis les premières révélations du Canard enchaîné sur les rémunérations perçues par Penelope Fillon.

"Il n'est pas question de changer de candidat aujourd'hui. D'ailleurs, personne ne l'a demandé", a assuré à la presse le président du groupe, Christian Jacob, rompu depuis plus de 20 ans aux campagnes présidentielles.

"Il y a toujours un moment où c'est dur et c'est dur en ce moment. Il n'empêche que le fait d'avoir eu cette réunion et de sonner le rassemblement derrière François Fillon, c'était nécessaire. Et maintenant en avant", a-t-il ajouté.

Le soutien des députés est "unanime", a pour sa part affirmé Thierry Solère, porte-parole du candidat.

"ÉVIDEMMENT, JE SUIS LUCIDE"

Plusieurs députés ont pris la parole devant leurs collègues pour exprimer leurs griefs sur la conduite de la campagne et faire part des difficultés rencontrées lors de leurs déplacements en circonscription.

"J'ai dit à quel point c'était difficile. Je crois que beaucoup de collègues partagent ce sentiment que cette campagne est incroyablement difficile", selon le sarkozyste Pierre Lellouche, pour qui la présidentielle reste toutefois "jouable".

"Il y a des problèmes dans l'organisation de la campagne. Il n'y a pas eu de documents pour amener la campagne sur le fond. C'est déjà très difficile d'être audible, mais si en plus on n'a pas le matériel...", a-t-il déploré devant les journalistes.

Mais, selon un participant, beaucoup ont exprimé leur soutien à François Fillon.

François Fillon leur a une nouvelle répondu qu'il n'avait aucune intention de se désister, que sa victoire à la primaire lui donnait toute légitimité pour poursuivre et qu'il avait le soutien de ses anciens concurrents à l'investiture.

Il a annoncé à cette occasion qu'il devait déjeuner mercredi avec Nicolas Sarkozy.

"Honnêtement, ça serait peut-être plus facile pour moi personnellement et ma famille de ne pas être dans cette compétition aujourd'hui", a-t-il déclaré, selon une retranscription transmise par son entourage.

Puis il a ajouté: "Cette décision, je l'ai prise, je ne reviendrai pas dessus."

"Evidemment, je suis lucide. Je vois bien les dégâts que cette affaire a causés. Les dégâts sur mon image d'abord. Et les dégâts sur la campagne présidentielle", a-t-il également dit, tout en sollicitant l'aide des députés.

"Nous n'avons pas d'autres portes de sortie aujourd'hui", a conclu Georges Fenech, qui a par la suite répondu à la presse. "Nous sommes tenus de suivre François Fillon dans cette campagne présidentielle. La chose est réglée depuis ce matin."

EPEE DE DAMOCLES

Depuis la fin janvier, l'ex-Premier ministre a multiplié les opérations destinées à faire taire les plus dubitatifs et à relancer sa campagne, comme le 7 février lorsqu'il a convoqué une conférence de presse à son siège de campagne.

Cette explication de texte, durant laquelle il a présenté ses "excuses" aux Français pour avoir salarié son épouse et deux de ses enfants avec des fonds publics, avait temporairement calmé la fronde naissante.

Mais, depuis cette date, le vainqueur de la primaire n'est pas parvenu à reprendre la seconde place dans les sondages, qui prévoient pour l'heure un duel Emmanuel Macron-Marine Le Pen au second tour au mois de mai.

"Ce que je vois, c'est qu'on risque d'aller dans le mur, c'est qu'on risque d'avoir un débat de deuxième tour surréaliste. Moi je ne souhaite pas ça pour mon pays", a jugé le sarkozyste Alain Gest après la réunion de son groupe.

De retour d'un long week-end à la Réunion, François Fillon doit tenir mercredi soir un meeting à Compiègne (Oise) en présence de Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, qui est jusqu'ici resté en retrait de la campagne.

Au calendrier politique se superpose le calendrier judiciaire.

 

Le Parquet national financier (PNF), à l'origine de l'enquête préliminaire, doit encore prendre une décision sur les suites à donner à cette procédure, suspendue au-dessus du candidat comme une épée de Damoclès.

14 février

 

·         LA UNE 

 

·         SOCIAL

 

Chez Primark, des salariés surveillés et terrorisés

 

La chaîne de vêtements, chaussures et accessoires divers Primark ouvre de plus en plus de boutiques en France. La marque est réputée pour le bas coût de ses produits. Moins connues sont les conditions de travail de ses vendeurs : cadences difficiles, pression constante, brimades et peur du licenciement non justifié.

·         INTERNATIONAL

 

La Corée du Nord teste un missile avec succès, réunion de l'Onu

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a confirmé lundi avoir procédé avec succès à un tir de missile balistique de moyenne à longue portée d'un nouveau type, provoquant l'inquiétude de la communauté internationale face aux progrès accomplis par le régime de Kim Jong-un dans ce domaine.

Cet essai, effectué en infraction des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu, est le premier auquel procède le gouvernement nord-coréen depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison blanche et apparaît comme un défi diplomatique lancé au nouveau président américain.

L'agence officielle nord-coréenne KCNA a indiqué que Kim Jong-un avait personnellement supervisé l'essai du missile Pukguksong-2, nouveau type d'arme stratégique qui serait capable de transporter une tête nucléaire.

Les Etats-Unis, le Japon et la Corée du Sud ont demandé des consultations d'urgence au Conseil de sécurité de l'Onu, avec une réunion prévue dans la journée de lundi, a indiqué un responsable de la mission américaine aux Nations unies.

Le Japon a indiqué que de nouvelles sanctions pourraient être examinées contre la Corée du Nord et Tokyo a appelé la Chine à jouer un rôle "constructif".

Pékin, principal allié et partenaire commercial de la Corée du Nord, a exprimé son opposition à ce nouvel essai conduit par le régime ermite de Pyongyang tout en réfutant pouvoir faire plus pour contrôler le gouvernement nord-coréen comme le demandent les Etats-Unis et leurs alliés.

"Nous avons demandé à la Chine, à différents niveaux, de prendre des mesures constructives en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et nous continuerons à oeuvrer dans ce sens", a commenté Yoshihide Suga, secrétaire général du Cabinet japonais.

"Toutes les parties en présence doivent observer de la retenue et maintenir ensemble la paix et la sécurité régionale", a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Le ministère russe des Affaires étrangères a, lui, fait part de son inquiétude face à cette nouvelle infraction aux règles internationales commises par le gouvernement nord-coréen.

WASHINGTON PARLE DE PROVOCATION

La Corée du Nord a mené jusqu'à présent cinq essais nucléaires, dont deux en 2016, et affirme être en mesure de miniaturiser une arme nucléaire pour qu'elle puisse équiper un missile bien que cette affirmation n'ait jamais pu être vérifiée d'une manière indépendante.

Dans son allocution du Nouvel An, Kim Jong-un avait annoncé que son pays était près de procéder à un tir de missile balistique intercontinental (ICBM) et la presse gouvernementale affirmait qu'un tel essai pouvait intervenir à tout moment.

Ce type d'arme dont la portée est d'environ 9.000 km constituerait une menace directe pour le territoire américain.

L'agence KCNA a précisé que le tir effectué dimanche a été opéré suivant un angle élevé pour respecter la sécurité des pays voisins. Une source militaire sud-coréenne a précisé que l'engin avait atteint une altitude de 550 km.

Il a volé pendant 500 km en direction du Japon avant de s'abîmer en mer au large des côtes orientales de la péninsule coréenne.

Cette initiative a été menée alors que le Premier ministre japonais Shinzo Abe se trouve en visite aux Etats-Unis où l'administration Trump a parlé de "provocation" tandis que le chef du gouvernement nippon a qualifié cet essai d'"absolument intolérable".

Avant l'essai de dimanche, les derniers tirs de missiles nord-coréens avaient été menés en octobre et concernaient des fusées Musudan à moyenne portée. Les deux tentatives avaient été des échecs, selon des responsables américains et sud-coréens.

·         INTERNATIONAL

 

Le gouvernement syrien prêt à des échanges de prisonniers

 

BEYROUTH (Reuters) - Le gouvernement syrien a indiqué lundi qu'il était prêt à accepter des échanges de prisonniers avec les groupes rebelles, un gage de bonne volonté qui pourrait aider les deux camps dans la préparation des négociations de paix.

La presse officielle syrienne a précisé que le régime de Damas était "toujours prêt" à un échange de prisonniers détenus dans ses prisons contre des personnes "enlevées par des groupes terroristes".

Les organisations en lutte contre le pouvoir de Bachar al Assad n'ont pas fait connaître leur réponse dans l'immédiat. Les opposants syriens ont, à de nombreuses reprises, demandé la libération des prisonniers comme une mesure humanitaire préalable aux pourparlers de paix.

Le ministère kazakh des Affaires étrangères a indiqué samedi que le gouvernement syrien et les délégations de l'opposition étaient invités à des réunions consacrées au conflit et prévues à Astana mercredi et jeudi.

En parallèle, le processus de négociation sous l'égide de l'Onu doit démarrer le 20 février à Genève. Le Haut Comité pour les négociations (HCN), principale instance de l'opposition, a désigné sa délégation pour les discussions dimanche.

Des échanges de femmes prisonnières et d'otages, principalement des enfants, ont eu lieu récemment entre gouvernement et rebelles dans la province d'Hama dans le nord-ouest du pays.

·         IMMIGRATION

 

Calais: l'affaire des douches pour migrants face au tribunal

 

La semaine dernière, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s'y doucher. La juge administrative a ordonné ce lundi le retrait de l'engin.

 

·         PROCHE-ORIENT

 

Le Hezbollah, géant gêné

 

Le parti chiite, à la fois milice combattante impliquée en Syrie et organisation confessionnelle implantée au Liban, est devenu la principale force politique du pays et, au-delà, une véritable puissance régionale. Il se sert aujourd’hui de cette force pour passer des alliances avec ses anciens ennemis et garantir les intérêts iraniens. Mais le Hezbollah s’interroge déjà sur l’après-Syrie…

 

·         FRANCE

 

Dîner ce lundi de députés LR pour parler de Fillon

 

PARIS (Reuters) - Plusieurs députés du groupe Les Républicains (LR) doivent se réunir ce lundi soir à Paris autour d'un dîner pour faire le point sur la campagne de François Fillon contrariée par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille.

Le député Georges Fenech, qui avait réclamé la mise en place d'un "plan B" avant que la candidat de la droite à la présidentielle ne tienne le 6 févier une conférence de presse pour annoncer qu'il entendait poursuivre sa campagne, a confirmé lundi à Reuters la tenue de ce dîner.

Il a toutefois refusé de donner des précisions sur l'objectif recherché.

"Nous avons bien le droit de dîner", a-t-il dit.

Selon plusieurs sources parlementaires, ce dîner aurait pour objet de faire le point sur le déroulement de la campagne de l'ancien Premier ministre et pourrait éventuellement déboucher sur une interpellation mardi lors de la réunion hebdomadaire du groupe LR de l'Assemblée.

Plusieurs députés de l'opposition, selon ces mêmes sources, se disent "inquiets" de la tournure prise dans les sondages.

 

Parmi les participants à ce dîner devraient notamment figurer les députés Sébastien Huyghe et Alain Gest, tous deux réputés proches de Nicolas Sarkozy.

14 février

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

L’affaire Fillon ou la destitution dela Ve République

 

 

L’affaire Fillon est un naufrage. Le naufrage d’un homme et le naufrage d’un système politique auquel il appartient depuis 35 ans. Car aujourd'hui, l’élection au suffrage universel ne suffit plus à donner la légitimité pour gouverner.

 

·         FRANCE

 

 

 Fillon, Cahuzac & Cie: «Je crois que j’ai plus de respect pour les vrais voleurs»

 

Dans un entretien avec Mediapart, l'ancien rédacteur en chef du Canard enchaîné Claude Angeli revient, en pleine affaire Fillon, sur les enjeux d'un journalisme qui sera toujours « intolérable » aux pouvoirs tentés de se dérober aux promesses de la démocratie.

 

·         BRÈVE

Fillon à La Réunion, loin de Paris mais pas des polémiques

 

SAINT-DENIS, La Réunion (Reuters) - François Fillon est arrivé samedi à La Réunion pour trois jours de campagne dans l'île, qui avait massivement voté pour François Hollande en 2012 et où l'affaire des emplois présumés fictifs de sa famille s'est immédiatement invitée dans ses déplacements.

La Réunion "est à la fois un symbole de la grandeur de la France et un résumé de tous les maux qui touchent le pays, en particulier le chômage et l'insécurité", a déclaré le candidat de la droite à l'élection présidentielle, présentant son programme comme un remède pour La Réunion et toute la France.

Peu après son arrivée, une dizaine de manifestants ont perturbé une visite, tapant sur des casseroles et scandant "Fillon, le million !". Plusieurs mouvements de ce type se sont produits depuis les révélations du Canard enchaîné sur des emplois de son épouse, Penelope, et de deux de ses enfants.

Des partisans de l'ancien Premier ministre ont arraché les pancartes des mains des manifestants, avant que des gendarmes ne s'interposent.

Après une messe dimanche à Saint-Paul, dans l'ouest de l'île, puis un pique-nique, François Fillon tiendra un meeting à Saint-Pierre, dans le sud de l'île, lors duquel il doit préciser ses propositions pour l'Outre-mer.

Dans un entretien publié samedi dans Le Quotidien de La Réunion, il dit vouloir développer des zones franches, sous douane, de transformation de produits destinés à l'exportation et abaisser le taux de l'impôt sur les sociétés pour les entreprises des secteurs jugés prioritaires.

Il qualifie par ailleurs d'"abominations" l'esclavage, la colonisation et la traite des êtres humains.

En août, sa phrase sur la colonisation - "non, la France n'est pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Nord" - avait choqué Didier Robert, homme fort de la droite locale et président du Conseil régional.

Didier Robert lui avait alors retiré son soutien et préféré Nicolas Sarkozy au premier tour de la primaire des Républicains.

Le Cran, un collectif représentant des associations noires, a demandé ces derniers jours à François Fillon de s'expliquer sur "ce discours scandaleux, odieux, provocateur et révisionniste".

·         INTERNATIONAL

 

Les USA ne veulent pas qu'un Palestinien représente l'Onu en Libye

 

NATIONS UNIES (Reuters) - Les Etats-Unis ont émis vendredi un avis défavorable à la désignation de l'ancien Premier ministre palestinien Salam Fayyad au poste d'émissaire des Nations unies en Libye.

On ignore pour l'instant si cette objection, exprimée dans un communiqué publié en fin de journée vendredi par Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'Onu, revient à barrer définitivement la route à cette nomination.

L'avis de Washington a dans l'immédiat suscité des protestations côté palestinien, un membre du comité exécutif de l'OLP, l'Organisation de libération de la Palestine, le jugeant "inadmissible".

Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, a déclaré samedi que la décision de ce dernier de proposer cette nomination "était fondée uniquement sur les qualités personnelles et la compétence reconnue de M. Fayyad pour ce poste".

"Les Etats-Unis ont été déçus de prendre connaissance d'une lettre indiquant l'intention de nommer l'ancien Premier ministre de l'Autorité palestinienne pour conduire la mission de l'Onu en Libye", déclare Nikki Haley dans son communiqué.

Elle ajoute que les Etats-Unis ne "reconnaissent actuellement pas l'existence d'un Etat palestinien et n'acceptent pas le signal que cette nomination enverrait au sein des Nations unies".

"Trop longtemps, les Nations unies ont injustement penché en faveur de l'Autorité palestinienne au détriment de nos alliés en Israël", estime-t-elle.

Stéphane Dujarric a répondu que "le personnel des Nations unies sert strictement en fonction de ses capacités personnelles" et ne représente aucun pays ou gouvernement.

"Le secrétaire général réaffirme son engagement à recruter des personnalités qualifiées en respectant la diversité régionale et note qu'entre autres, aucun Israélien et aucun Palestinien n'ont occupé un poste à responsabilité élevée aux Nations unies", a-t-il ajouté.

"C'est une situation que le secrétaire général estime devoir être corrigée, toujours en se fondant sur le mérite et les compétences individuels des candidats potentiels à des postes spécifiques."

Salam Fayyad, ancien haut dirigeant du Fonds monétaire international, a dirigé le gouvernement palestinien de 2007 à 2013. La communauté internationale a salué à l'époque sa détermination à lutter contre la corruption et à renforcer les institutions publiques palestiniennes.

·         FRANCE

 

Nouvelle charge de Bayrou contre Fillon

 

PARIS (Reuters) - Le président du MoDem François Bayrou a une nouvelle fois plaidé dimanche pour un retrait de la candidature de François Fillon en vue de la présidentielle, déclarant sur France 3 que son maintien constituait une menace non seulement pour l'alternance mais aussi pour la démocratie.

Interrogé sur le candidat Les Républicains, fragilisé depuis plusieurs semaines par des révélations dans la presse concernant des soupçons d'emplois fictifs dont sa famille aurait profité, le dirigeant centriste a une nouvelle fois appelé le député de Paris à se retirer.

"Je pense qu'il a des décisions à prendre et il aurait dû les prendre (...) parce qu'il est en train de menacer l'alternance, de menacer y compris son camp ou sa famille politique", a déclaré le maire de Pau, qui n'a toujours pas précisé ses intentions en vue du scrutin d'avril-mai.

Pour François Bayrou, qui avait soutenu Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire à droite, les répercussions vont encore au-delà.

"Il faut que nous mesurions que la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes détruit l'image de la France hors de nos frontières et détruit la confiance des citoyens à l'intérieur", a-t-il déclaré.

"Sur le fond des attitudes, des pratiques, de ce qui est accepté, de ce qui est défendu, de ce qui est revendiqué, alors je considère que ça menace notre démocratie", a encore dit François Bayrou.

Le maire de Pau, qui dénonce depuis plusieurs mois le caractère "dangereux", "très dur" et "injuste" du programme de François Fillon, a déjà appelé le député de Paris à se retirer la semaine dernière.

Il l'a également accusé d'être sous l'influence "des puissances d'argent", en ciblant les activités de conseil de l'ancien Premier ministre qui soulèvent depuis plusieurs semaines des interrogations.

François Bayrou, qui doit dévoiler dans la semaine ses intentions en vue de la présidentielle, s'est déclaré "prêt" en vue de cette échéance, sans pour autant faire d'annonce officielle sur sa décision.

"Oui je suis prêt, il faut être prêt, c'est la règle de la vie", a-t-il déclaré alors qu'il était interrogé sur sa capacité à remplir les conditions d'une éventuelle quatrième candidature à l'Elysée, à la fois en termes de parrainages et de financement.

"Je n'ai jamais été en effet aussi mûr pour cette élection", a-t-il dit. "Mais ce n'est pas au travers de moi que je pose la question. Je pose la question au travers des menaces immenses qui pèsent sur le pays", a-t-il ajouté.

 

 

13 février

 

·         LA UNE 

 

·         INTERNATIONAL

 

 «La fracture sociale en Allemagne? Une catastrophe dont on parle trop peu»

 

L'élection présidentielle en Allemagne aura lieu demain, 12 février. Christoph Butterwegge, candidat de Die Linke, a peu de chances de l'emporter face au candidat de la majorité gouvernementale, mais il veut attirer l'attention sur la précarité qui, ici, concerne un quart des actifs. Mais « la honte » d'être pauvre empêche la révolte. Entretien.

 

·         AFRIQUE

 

Le jour où Sapin et Lagarde ont fait revenir le FMI en Afrique centrale

 

Christine Lagarde et Michel Sapin se sont associés il y a quelques semaines pour faire revenir les programmes d’ajustement structurel du FMI en Afrique centrale, sur fond de menace de dévaluation du franc CFA.

 

·         INTERNATIONAL

 

L'Iran rouvre son espace aérien aux avions russes vers la Syrie

 

DUBAI (Reuters) - L'Iran a de nouveau autorisé des appareils militaires russes à entrer dans son espace aérien lors de récentes opérations en Syrie, a déclaré un haut responsable des services de sécurité iraniens cité samedi par l'agence de presse Fars.

L'aviation russe avait utilisé en août pour la première fois une base aérienne iranienne pour mener des frappes en Syrie. L'armée russe a ensuite annoncé que ses chasseurs avaient achevé leurs missions, sans exclure la possibilité d'utiliser de nouveau la base d'Hamadan en cas de besoin.

De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a expliqué à l'époque, après des critiques émanant des Etats-Unis comme de certains parlementaires iraniens, que la Russie avait cessé d'utiliser la base pour des frappes en Syrie.

Samedi, Ali Shamkhani, secrétaire général du Conseil de sécurité nationale, a déclaré à l'agence Fars: "Ils (les Russes) ont continué d'utiliser l'espace aérien iranien parce que nous menons une coopération tout à fait stratégique avec la Russie."

"Lors d'occasions récentes, des chasseurs russes ont simplement utilisé l'espace aérien iranien mais n'ont pas réalisé d'opérations de ravitaillement", a-t-il précisé.

L'agence Fars ajoute qu'Ali Shamkhani réagissait à des informations de presse selon lesquelles des bombardiers russes Tupolev-22M ont utilisé l'espace aérien iranien et une base iranienne lors de missions en Syrie.

Il n'était pas possible dans l'immédiat de préciser si, parmi ces missions, ont figuré les frappes aériennes russes qui, selon l'armée turque, ont tué accidentellement trois soldats turcs jeudi lors d'une opération contre l'organisation Etat islamique (EI) dasn le nord de la Syrie.

·         FRANCE

 

La maire d'Aix-en-Provence renvoyée devant le tribunal

 

MARSEILLE (Reuters) - Maryse Joissains-Massini, maire Les Républicains d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), est renvoyée devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Mise en examen en avril 2014, elle est soupçonnée d’avoir favorisé la promotion de son chauffeur à un poste d’agent territorial de catégorie A à la Communauté d’agglomération du Pays d’Aix (CPA), un poste auquel il ne pouvait pas prétendre selon la justice.

La cour administrative d’appel de Marseille a annulé cette nomination le 27 décembre mais Maryse Joissains-Massini a saisi le Conseil d’Etat.

La maire d’Aix-en-Provence est également poursuivie pour l’embauche à son cabinet de présidente de la CPA d’une militante de la cause animale, un domaine qui n’était pas dans les compétences de cette collectivité.

Le fils du chauffeur de Maryse Joissains-Massini est également renvoyé devant le tribunal correctionnel pour concussion pour avoir exercé un emploi présumé fictif à la CPA.

Maryse Joissains a déclaré dans un communiqué qu’elle avait "la conviction d’avoir respecté la loi" et qu'elle faisait appel de son renvoi devant le tribunal correctionnel.

Maire d’Aix-en-Provence depuis 2001, Maryse Joissains-Massini encourt 10 ans d’emprisonnement et un million d’euros d’amende.

·         INTERNATIONAL

 

Gaz lacrymogènes contre des partisans de Moktada Sadr à Bagdad

 

BAGDAD (Reuters) - Les forces de sécurité irakiennes ont utilisé samedi des gaz lacrymogènes contre plusieurs milliers de partisans du religieux chiite Moktada al Sadr qui manifestaient à Bagdad pour demander des réformes, près de la zone verte, secteur sécurisé où sont installés le gouvernement et les ambassades, ont rapporté des témoins.

Des images retransmises en direct à la télévision montrent de jeunes hommes en train de s'enfuir en courant tandis que de la fumée blanche remplit la place Tahrir dans le centre de la capitale.

Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées sur cette place pour demander un remaniement de la commission qui supervise les élections avant un vote provincial prévu en septembre.

La police anti-émeute a eu recours aux gaz lacrymogènes quand ils ont tenté de se diriger vers la zone verte. Les partisans de Sadr avaient pris d'assaut ce quartier l'an dernier à l'issue de heurts violents avec les forces de sécurité.

Moktada al Sadr soupçonne les membres de la commission électorale d'être inféodés à son adversaire l'ancien Premier ministre Nouri al Maliki, chiite lui-aussi et l'un des plus proches alliés de l'Iran en Irak.

Le Premier ministre irakien Haïdar al Abadi a appelé les manifestants à rester calmes et à "respecter la loi".

Moktada al Sadr est ouvertement hostile à la présence américaine au Proche-Orient tout en ayant parallèlement une relation difficile avec les groupes politiques irakiens alliés à l'Iran.

·         INTERNATIONAL

 

Tsipras: La Grèce n'acceptera pas les demandes "illogiques"

 

ATHENES (Reuters) - Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré samedi qu'il pensait que le passage en revue du plan de sauvetage de son pays s'achèverait de façon positive avec ses créanciers mais qu'Athènes n'était pas prête à accepter des demandes "illogiques".

"Nous sommes prêts à discuter de tout dans le cadre de l'accord (de sauvetage) et dans la limite du raisonnable, mais pas de choses au-delà du cadre de l'accord ni au-delà de la raison", a déclaré Alexis Tsipras lors d'une réunion de son parti, Syriza (gauche).

"Nous ne discuterons pas de demandes qui ne sont pas fondées sur la logique et les chiffres", a-t-il ajouté.

La Grèce et ses bailleurs de fonds ont bien avancé vendredi sur les réformes à mettre en oeuvre pour permettre à Athènes de recevoir une nouvelle tranche d'aide, sans laquelle Athènes se retrouverait en situation de défaut de paiement au mois de juillet.

Les ministres de la zone euro se réuniront le 20 février pour faire le point sur la mise en oeuvre des réformes.

·         POLITIQUE

 

Affaire Fillon: les catholiques déçus

 

Le journal La Croix est allé sonder les électeurs catholiques de François Fillon à la primaire. À la stupéfaction qui a saisi tous les partisans du candidat de droite, le 25 janvier, s’est ajoutée chez eux l’indignation. Comment celui qui a fait de sa foi chrétienne un gage de probité a-t-il pu mêler, avec tant de légèreté, intérêts privés et service du bien commun ? « Ces révélations ont instillé le doute en nous, reconnaissent Yves et Gisèle, des Hauts-de-Seine. Il est peut-être dans le droit, mais pas dans l’exemplarité ! »

Pour ce couple de retraités comme pour beaucoup de catholiques qui se sont reconnus en François Fillon, l’espoir d’une alternance avait une double saveur : la victoire de la droite avec, en prime, le retour de valeurs parfois malmenées par Nicolas Sarkozy. « Un programme fondé sur la probité », résument d’une formule Yves et Gisèle. La désillusion a donc été grande. « Beaucoup sont tombés de leur nuage », reconnaît le blogueur et essayiste catholique Erwan Le Morhedec, qui ne cache pas sa propre « déception ».

 

·         MÉDECINE

 

Le scandale Haemonetics, nouvelle affaire du sang

 

Vingt-cinq ans après l'affaire du sang contaminé, un nouveau scandale, maintenu secret jusqu'ici, menace la transfusion. La firme américaine Haemonetics commercialise des machines défectueuses qui ont causé le décès d'au moins un patient, peut-être des dizaines. Avec la bénédiction des autorités sanitaires.

 

·         INTERNATIONAL

 

Washington s'engage à respecter l'accord sur l'Iran

 

WASHINGTON (Reuters) - La porte-parole de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a dit vendredi avoir été rassurée par ses entretiens avec des membres du nouveau gouvernement américain sur l'application par Washington de l'accord sur le nucléaire iranien.

"J'ai été rassurée par ce que j'ai entendu sur leur intention de respecter pleinement la mise en oeuvre de l'accord", a déclaré la Haute Représentante pour la politique étrangère de l'UE lors d'un déplacement à Washington, à l'issue de discussions à la Maison blanche et au département d'Etat.

Federica Mogherini a rencontré le conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson et le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner.

Donald Trump a qualifié l'accord de Vienne de juillet 2015 sur le nucléaire iranien de mauvais accord.

·         FRANCE

 

Cédric Herrou condamné à 3.000 euros d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants

NICE (Reuters) - L'agriculteur Cédric Herrou, figure emblématique de l'aide aux migrants dans le sud-est de la France, a été condamné vendredi à 3.000 euros d'amende avec sursis pour avoir aidé des étrangers en situation irrégulière à franchir la frontière italienne.

Le parquet de Nice avait requis début janvier sa condamnation à huit mois de prison avec sursis.

"L'absence de contrepartie directe ou indirecte est évidente (...) Votre sincérité n'est pas remise en cause mais la preuve au cas par cas de leur situation nécessitant une sauvegarde individuelle n'a pas été apportée" a indiqué la magistrate Laurie Duca lors de la lecture du jugement.

Elle a précisé qu'elle ne pouvait pas se prononcer, en droit, sur les conditions d'accueil des réfugiés mises en place en Italie pouvant justifier ou pas l'action de l'agriculteur.

La justice l'a en revanche relaxé sur l'aide qu'il apporte depuis des mois à de nombreux migrants arrivés sur le territoire français en les transportant, les logeant et les hébergeant notamment dans sa ferme isolée de Breil-sur-Roya.

C'est là, en pleine vallée de la Roya, une zone escarpée s'étendant à la fois en Italie en France, que débarquent depuis des mois des centaines d'étrangers, parfois mineurs, en situation irrégulière souvent venus d'Érythrée. A tel point que l'homme a installé deux caravanes et cinq tentes biplaces pour faire face à l'afflux, rappelle la juge.

 UNE "ACTION DE SECOURS"

"On ne peut reprocher à quiconque d'avoir ouvert les portes de son logement" estime-t-elle pour justifier sa décision d'appliquer une immunité pénale. Elle s'appuie sur "l'état d'indignité" dans lequel se trouvent ces personnes "qui forment le projet d'un passage de la frontière au péril de leur vie."

"L'aide proposée participe bien d'une action de secours", ajoute-t-elle.

Dans son délibéré, la juge a aussi débouté la SNCF qui reprochait à Cédric Herrou d'avoir d'organisé, avec l'association Roya citoyenne, un camp d'accueil sauvage de 57 migrants dont 29 mineurs sur l'un de ses anciens sites inoccupé depuis 1991 à Saint-Dalmas-de-Tende.

L'occupation illégale s'était soldée en octobre dernier par une évacuation ordonnée par la justice.

"La justice est témoin des conditions déshumanisantes des gens qui sont sur le sol français. Nos représentants politiques ont le devoir d'assumer leur responsabilité en les accueillant avec dignité", a dit Cédric Herrou à sa sortie du tribunal où l'attendaient 300 personnes venues le soutenir.

Se félicitant "d'une justice qui n'est pas au pied d'une politique stigmatisante d'une religion, d'une race d'une couleur de peau", il a lancé qu'il "continuera à agir".

L'agriculteur trentenaire a confirmé vouloir changer de stratégie en lançant différentes procédures contre les autorités avec l'aide d'un collectif d'avocats français et italiens.

·         FRANCE

 

L'arrêt du porte-avions relance le débat sur un second

 

PARIS (Reuters) - La mise à l'arrêt pour un an et demi du Charles-de-Gaulle relance en pleine campagne présidentielle le débat sur la construction d'un second porte-avions dans un contexte à la fois de forte menace djihadiste et de contraintes budgétaires.

Fleuron de la Marine française, engagé dans les conflits en Afghanistan, en Libye et plus récemment au large de la Syrie, le Charles-de-Gaulle va subir à Toulon (Var) des travaux d'entretien et de rénovation prévus de longue date.

Cet "arrêt technique majeur" du CDG, plus de quinze ans après sa mise en service en 2001, survient deux mois après son retour de la zone irako-syrienne où il a été déployé à trois reprises notamment pour appuyer, par des frappes aériennes, les forces locales au sol en lutte contre l'Etat islamique.

Le prochain président devra donc composer avec l'absence de cet outil de projection jusqu'à l'été 2018, de quoi raviver le débat sur la nécessité de construire un second porte-avions dont le coût est estimé à entre trois et quatre milliards d'euros.

"Peut-être qu’il serait souhaitable d’avoir un deuxième porte-avions", soulignait en novembre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Peut-être que la question se posera quand on élaborera la loi de programmation militaire qui commencera en 2020."

Loin d'être nouvelle, l'idée d'un second porte-avions a émergé dès le début des années 2000.

Face aux contraintes budgétaires, la France propose à la Grande-Bretagne de coopérer sur un projet qui prévoit la construction de trois porte-avions, dont un pour la Marine française. Un accord est signé en 2006 mais le programme est suspendu en 2008 avant d'être définitivement abandonné en 2013.

Dans un rapport publié en 2014, la Cour des comptes épinglera un projet dans lequel "des sommes importantes" ont été engagées "alors que l'impasse de la coopération était très largement prévisible". Depuis, le chantier est au point mort.

"PREMIER CHANTIER" DE MARINE LE PEN

A l'heure actuelle, seule la présidente du Front national Marine Le Pen a inscrit dans son programme la construction d'un second porte-avions, le "Richelieu".

"La commande d'un second porte-avions sera l'un des premiers grands chantiers que je lancerai", a-t-elle déclaré en décembre sur son blog.

Lors d'une conférence de presse consacrée aux questions de défense le 6 janvier, Benoît Hamon a estimé que la mise à l'arrêt du Charles-de-Gaulle posait la question.

"S'il n'y a pas deux porte-avions, il n'y a pas de permanence à la mer", a dit le candidat socialiste.

"La question qui nous sera posée c'est : est-ce qu'on fait deux porte-avions, l'un pour succéder au Charles-de-Gaulle et un autre à côté, ou est-ce qu'on en fait un seul mais avec le même problème qui se posera plus tard ?", a-t-il demandé.

"Mais il est incontestable que vu le prix d'un deuxième PA, cette question doit être appréciée au regard des efforts que nous pouvons consentir sur le plan budgétaire. Je ne l'écarte pas mais je ne la retiens pas non plus".

François Fillon, candidat de la droite et du centre, s'est lui montré plus catégorique.

"Le porte-avions, accompagné du groupe aéronaval, est un instrument de projection de forces et de puissance", soulignait l'ancien Premier ministre dans un entretien à Valeurs Actuelles en novembre dernier.

"Cependant, il faut être lucide : nous n’avons pas les moyens d’en construire un deuxième", ajoutait-il. "Il nous faudra en revanche lancer dès le début des années 2020 les études pour construire le successeur du Charles-de-Gaulle, qui devra le remplacer à partir des années 2035."

POIDS DIPLOMATIQUE

La France ne peut toutefois pas faire pendant 18 mois sans porte-avions comme si elle en avait un, a souligné le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Christophe Prazuck, devant le Sénat, le 16 novembre dernier.

"Sommes-nous pour autant condamnés à l'impuissance pour ce qui concerne les moyens maritimes ? Non !", a-t-il déclaré citant notamment les "raids efficaces" menés depuis un BPC lors de l'opération Harmattan en Libye en 2011.

"Nous attendons des missiles de croisière navals qui équiperont nos FREMM, puis les Barracuda, qui auront l'allonge que nous avons aujourd'hui avec la chasse embarquée, mais évidemment en nombre plus réduit que les munitions que peuvent délivrer nos avions", a-t-il dit.

Au-delà de la dimension militaire de cet outil de projection, les défenseurs du porte-avions insistent sur son poids diplomatique et politique.

L'an dernier, le déploiement du porte-avions russe, l'amiral Kouznetsov, en Méditerranée d'où il a mené des frappes en Syrie, avait été perçu comme le grand retour de la Russie sur la scène internationale.

Plus récemment, le porte-avions chinois, le Liaoning, s'est dirigé pour la première fois vers le Pacifique pour des exercices en pleine mer, en dehors des eaux de la mer de Chine.

 

"Aujourd'hui, on voit bien que les choses changent : les Chinois veulent construire quatre porte-avions, les Indiens veulent en construire trois, les Anglais sont en train d'en construire deux", a souligné l'amiral Prazuck. "Il existe donc un intérêt largement partagé pour cet outil".

12 février

 

·         LA UNE 

 

 

 

·         CONFLITS D'INTÉRÊTS

 

Payé par Axa, Fillon en plein conflit d'intérêts

 

François Fillon a dû révéler le 6 février qu’Axa avait été client de sa société 2F Conseil. Embarrassé, le groupe d’assurances a reconnu lui avoir versé 200 000 euros entre mi-2012 et mi-2014. L’ancien premier ministre l’aurait aidé « à ouvrir des portes à Bruxelles et à Berlin » dans le cadre de la discussion concernant la directive de régulation sur les assurances. Comment justifier une telle activité avec un mandat parlementaire ? Le conflit d’intérêts est patent.

 

 

 

·         FRANCE

 

Le mensonge de Fillon sur sa permanence parlementaire

 

Pour justifier le travail de Penelope Fillon, l’avocat du candidat LR a assuré que la permanence du député de la Sarthe se trouvait à son domicile. Faux, c'est à l'hôtel de ville que travaillaient les attachés parlementaires locaux. Une partie de cette équipe était également employée par la mairie. Les enquêteurs s'interrogent sur de possibles rémunérations d’assistants sur les fonds de la collectivité locale.

 

·         ENTREPRISES

 

 «Cars Macron»: les ratés au démarrage

 

Dix-huit mois après leur lancement, les cars longue distance créés par la loi Macron ont trouvé leur public, ayant déjà transporté plus de 5 millions de passagers. Mais ce chiffre cache mal la réalité d’un secteur peu créateur d’emplois, ultra-concurrentiel et non rentable. Et financé en bonne partie par de l’argent public.

·         NUCLÉAIRE

 

La question du nucléaire en Polynésie n'est plus «négligeable»

 

 

 

L'Assemblée nationale a voté ce jeudi 9 février la suppression du facteur « risque négligeable » dans le calcul des indemnisations des victimes des essais militaires français. Pour les élus polynésiens et les associations, c'est une étape importante vers des réparations financières et la reconnaissance « du fait nucléaire » dans le Pacifique.

 

·         PSA

 

La DGCCRF transmet au parquet ses conclusions sur les moteurs PSA

 

PARIS (Reuters) - Le ministère de l'Economie a annoncé jeudi que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait transmis à la justice les conclusions de son enquête sur les moteurs des véhicules de PSA Peugeot Citroën.

Bercy évoque dans un communiqué des "manquements présumés" dans l'enquête menée par la DGCCRF sur les moteurs du groupe PSA.

"Il revient maintenant à la justice de donner les suites qu’elle jugera nécessaires à ces manquements présumés", explique le ministère.

Après le scandale des logiciels truqués chez Volkswagen à l'automne 2015, les autorités françaises ont lancé des enquêtes sur les pratiques des constructeurs automobiles relatives aux émissions d'oxyde d'azote (NOx) considérées comme très polluantes.

Des rapports d'enquêtes concernant l'allemand Volkswagen, le français Renault et l'italo-américain Fiat Chrysler ont déjà été transmis au parquet de Paris, qui a ouvert des informations judiciaires visant Volkswagen et Renault.

Réagissant à l'annonce de Bercy, le groupe PSA s'est dit "extrêmement surpris" et a réaffirmé qu'il respectait les réglementations dans tous les pays où il opère.

"PSA se battra pour défendre ses technologies, son savoir-faire et sa compétitivité au service de l'industrie française", a déclaré Gilles Le Borgne, directeur de la R&D de PSA, cité dans un communiqué.

·         FRANCE

 

Fillon demande au Parquet financier de se dessaisir de l'enquête

 

PARIS (Reuters) - Les avocats du couple Fillon ont annoncé jeudi avoir demandé au Parquet national financier (PNF) de se dessaisir de l'enquête sur des emplois présumés fictifs dont auraient bénéficié l'épouse et deux enfants de l'ex-Premier ministre au Parlement.

Ils ont par ailleurs fait savoir qu'ils avaient déposé une plainte pour violation du secret de l'instruction, après la parution dans la presse d'éléments du dossier, ajoutant "douter de l'impartialité d'une ou plusieurs personnes qui concourent à cette enquête".

"Nous avons aujourd'hui demandé au Parquet national financier de ses dessaisir de l'enquête préliminaire en cours", a déclaré lors d'une conférence de presse Antonin Lévy, qui représente François Fillon.

"Nous avons fait cette demande en conscience, afin de préserver les intérêts de nos clients, bien sûr, mais aussi et peut-être surtout au nom de l'Etat de droit démocratique", a-t-il ajouté.

Les avocats de François et Penelope Fillon estiment que le PNF n'est pas compétent puisque le délit choisi pour l'enquête, celui de détournement de fonds publics, est d'après eux inapplicable à un député, et reprochent au parquet une "grave atteinte au principe de la séparation des pouvoirs".

·         FRANCE

 

Nouveau passage de chasseurs russes au large des côtes françaises

 

PARIS (Reuters) - Des avions de chasse français ont intercepté et escorté jeudi deux bombardiers russes Tu160 Blackjack au large des côtes françaises avant de passer le relais aux F-18 espagnols, a-t-on appris auprès de l'armée de l'air française.

Il s'agit de la quatrième interception d'avions de chasse russes au large des côtes françaises en deux ans, sur fond de tensions entre la Russie et l'Occident alimentées par le conflit en Ukraine et en Syrie.

"Vers 12h30, à l’approche des deux bombardiers russes près des côtes françaises, la Haute autorité de défense aérienne (Hada) fait décoller deux Mirage 2000-5 de Lorient, pour les intercepter et les escorter", indique l'armée de l'air dans un communiqué.

"Un Rafale de la permanence opérationnelle de Saint-Dizier rejoint également la formation pour une interception à 13h", ajoute l'armée. "Descendant en direction de l’Espagne, ce dispositif a accompagné les avions russes jusqu’à l’arrivée des chasseurs espagnols F-18 avant que les bombardiers russes n’entament leur trajet retour."

Le 28 janvier 2015, deux Mirage 2000 et un Rafale français avaient décollé pour intercepter deux TU 95 Bear signalés au-dessus de la Manche.

Un an plus tard, le 17 février 2016, ce sont deux blackjack russes qui sont escortés par deux avions de chasse français.

Le 22 septembre dernier, deux Tu160 Blackjack ont longé les côtes britanniques, puis celles de la France et de l'Espagne avant de repartir vers l'Irlande et revenir se poser en Russie.

Ces incidents, qui se multiplient depuis deux ans, sont perçus en Europe comme une provocation et une démonstration de force de l'armée russe, revenue au premier plan sur la scène internationale depuis l'annexion par Moscou de la Crimée et l'engagement militaire russe en Syrie.

·         INTERNATIONAL

 

Il faut des milliers de soldats supplémentaires en Afghanistan, dit un général US

 

WASHINGTON (Reuters) - Le général américain John Nicholson, qui dirige les forces américaines et internationales en Afghanistan, a réclamé jeudi plusieurs milliers de troupes supplémentaires pour faire la différence dans la guerre interminable contre les talibans.

Le président américain Donald Trump n'a pas dit pour l'instant s'il était prêt à approuver l'envoi de forces supplémentaires en Afghanistan, où se trouvent encore 8.400 militaires américains plus de 15 ans après le renversement des taliban par l'intervention des forces anglo-américaines.

Jeudi, un soldat américain a été gravement blessé dans les combats en Afghanistan, a annoncé l'armée.

Le général Nicholson, qui s'exprimait devant la Commission des forces armées du Sénat, a reconnu l'avancée des talibans sur l'année écoulée alors que les forces américaines ont été réduites en dépit de la détérioration des conditions de sécurité. Il a dit disposer de forces suffisantes pour mener la lutte contre Al Qaïda et les autres groupes islamistes, mais pas pour conseiller efficacement les forces afghanes sur le terrain.

"Il nous en manque quelques milliers", a déclaré le général Nicholson à la Commission.

Il a précisé que ces forces supplémentaires pourraient être fournies par l'armée américaine ou par les alliés.

Le nouveau secrétaire américain à la Défense, James Mattis, s'entretiendra prochainement avec les alliés des Etats-Unis et pourrait se rendre en Afghanistan dans les semaines qui viennent, a souligné John Nicholson.

Nicholson a appelé à une "mise à plat globale" de "la relation complexe" des Etats-Unis avec le Pakistan, et rappelé l'inquiétude des Etats-Unis à propos du réseau Haqqani, qui bénéficierait de sanctuaires dans les zones tribales pakistanaises à la frontière afghane.

·         ÉCONOMIE

 

Dieselgate: un ex-ambassadeur d'Israël dément avoir informé Piëch

 

FRANCFORT (Reuters) - Avi Primor, ex-ambassadeur d'Israël en Allemagne, a déclaré jeudi à Reuters qu'il n'avait jamais discuté avec Ferdinand Piëch, l'ex-président du conseil de surveillance de Volkswagen, des difficultés auxquels le constructeur risquait de s'exposer concernant les tests d'émissions aux Etats-Unis.

Selon le Süddeutsche Zeitung, Primor est la source d'informations données à Piëch début 2015 et selon lesquelles la situation risquait de se gâter pour Volkswagen, qui avait dû, en septembre de la même année, admettre qu'il avait triché sur des tests d'émissions polluantes de moteurs diesel.

Primor a dit qu'il avait été amené à faire la connaissance de Piëch lorsqu'il était ambassadeur à Berlin, dans les années 1990. Piëch avait pris contact avec Primor, figure de proue du dialogue entre l'Allemagne et Israël, parce qu'il cherchait un appui pour ses projets universitaires.

Volkswagen a fait savoir mercredi qu'il étudiait des mesures à l'encontre de Ferdinand Piëch à la suite d'informations suivant lesquelles il avait accusé des membres du conseil de n'avoir pas réagi au scandale des tests d'émissions polluantes.

Le Bild am Sonntag avait écrit que Piëch avait soulevé la question en mars 2015 avec Martin Winterkorn, le président du directoire de l'époque, et des membres du comité directeur du conseil de surveillance, soit six mois avant que le scandale ne soit rendu public, à la suite d'une information donnée par une société de sécurité israélienne.

Winterkorn lui avait affirmé qu'il avait la situation bien en main, avaient rapporté le Bild am Sonntag et Der Spiegel.

·         SOCIAL

 

Le tabac, marqueur social

 

En 2014, 38 % des ouvriers sont des fumeurs réguliers (au moins une cigarette par jour), contre à peine un cinquième des cadres supérieurs, lit-on sur le site de l'Observatoire des inégalités, qui décortique un rapport de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). 

·         INTERNATIONAL

 

Quand la Russie intervient pour séparer Ankara et Damas en Syrie

 

BEYROUTH/ISTANBUL (Reuters) - La Russie est intervenue pour faire cesser des combats dans le nord de la Turquie entre l'armée syrienne et les rebelles syriens soutenus par la Turquie, apprend-on auprès des deux camps.

Il s'agit de la première confrontation entre les deux parties belligérantes qui luttent chacune de leur côté contre l'Etat islamique dans le secteur.

L'accrochage entre forces gouvernementales syriennes soutenues notamment par la Russie et les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), épaulés par Ankara, a eu lieu jeudi dans un village situé au sud-ouest d'Al Bab, ville tenue par l'Etat islamique.

La Russie et la Turquie soutiennent des camps opposés dans la guerre civile en Syrie mais les deux pays ont néanmoins commencé à coopérer. Ils ont notamment mis en place une trêve entre les forces du président syrien Bachar al Assad et les rebelles qui le combattent et travaillé ensemble à relancer le processus de paix.

Un responsable d'une alliance militaire combattant en soutien au gouvernement syrien a confirmé l'accrochage. "Les Russes sont intervenus pour contrôler la situation", a-t-on déclaré sous le sceau de l'anonymat.

FEU EN RETOUR

Deux représentants des rebelles ont accusé les forces gouvernementales, qui sont soutenues à la fois par des milices iraniennes et des combattants libanais issus du Hezbollah, d'être à l'origine de l'incident.

L'un d'eux affirme que les chars des forces gouvernementales se sont déplacés dans leur direction.

"Les rebelles ont tiré pour les prévenir de ne pas aller plus loin, mais le char a répondu et des heurts ont éclaté", a déclaré le premier responsable.

"La Russie est ensuite intervenue pour calmer le jeu", a-t-il ajouté. "On aurait dit que cet incident était un test."

Un deuxième commandant rebelle, de la zone d'Al Bab, a déclaré : "Ils ont ouvert le feu et on a fait feu en retour."

Des blindés ont été repris aux forces gouvernementales, ont indiqué les deux commandants rebelles.

La Russie n'a pas fait de commentaires.

On ne sait pas si les heurts décrits par les deux camps ont eu lieu au même endroit que la frappe aérienne russe qui a tué par erreur trois militaires turcs jeudi.

La Turquie et ASL ont instauré une zone tampon de fait dans les territoires pris à l'Etat islamique dans le nord de la Syrie depuis août dans le cadre de l'opération "Bouclier de l'Euphrate".

Le groupe ASL-Turquie a lancé une offensive pour prendre al Bab en décembre et a accentué la pression cette semaine en entrant dans les faubourgs de la ville.

De son côté, l'armée syrienne de Bachar al Assad avance elle aussi rapidement vers la ville. Elle est à quelques kilomètres de sa banlieue sud.

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré cette semaine que les combats avec les forces syriennes avaient pu être évités grâce à une coordination internationale, notamment entre la Turquie et la Russie.

·         FRANCE

 

Un projet d'attentat "imminent" déjoué en France

 

PARIS (Reuters) - Un projet d'attentat "imminent" a été déjoué vendredi avec l'arrestation de quatre personnes autour de Montpellier (Hérault), a annoncé le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux.

Trois hommes âgés de 20, 25 et 33 ans et une jeune fille de 16 ans ont été arrêtés vendredi matin à Montpellier et dans ses environs, a-t-on précisé de source judiciaire.

Ils étaient soupçonnés de projeter un attentat suicide contre un site touristique à Paris, d'après des sources policière et judiciaire.

"Selon les premiers éléments recueillis, (cette opération) a permis de déjouer un projet d'attentat imminent sur le sol français", écrit Bruno Le Roux dans un communiqué.

Il ajoute que trois des quatre individus étaient "directement suspectés de préparer une action violente".

Environ 70 grammes de TATP, un explosif très puissant, ainsi que le matériel qui permet d'en fabriquer ont été retrouvés au domicile du jeune homme de 20 ans, d'après les sources.

Il était connu pour sa radicalisation, de même que sa petite amie de 16 ans interpellée à ses côtés vendredi, et qui était convertie à l'islam.

C'est une enquête judiciaire menée sous l'autorité de la section anti-terroriste du parquet de Paris depuis deux semaines qui a mené à ces interpellations, a indiqué Bruno Le Roux.

En décembre, le Premier ministre Bernard Cazeneuve avait déclaré que 17 projets d'attentats avaient été déjoués en France en 2016.

·         ENVIRONNEMENT

 

La fleur est une industrie polluante

 

 « 85 % des fleurs coupées viennent de l’étranger, cultivées dans des conditions écologiques déplorables. Pour une raison simple : sous nos latitudes, on ne peut pas cultiver des roses au jardin en plein mois de février », lit-on sur le site de Reporterre. 

·         FRANCE

 

Vers le déclenchement de caméras lors des contrôles en France

 

PARIS (Reuters) - Des décrets publiés le 1er mars prochain rendront obligatoire le déclenchement d'une caméra piéton portée par les policiers lors des contrôles d'identité, a déclaré vendredi Bruno Le Roux, après plusieurs nuits de tension en banlieue à la suite de l'interpellation violente d'un jeune homme à Aulnay-sous-Bois.

Le ministre de l'Intérieur s'est en revanche dit opposé à la mise en place d'un récépissé de contrôle d'identité, visant à lutter contre les contrôles dits "au faciès".

"Je ne suis pas prêt à ce qu'il y ait dans notre pays un fichier des personnes contrôlées dont je ne sais pas avec quoi, demain, il pourrait être couplé", a déclaré Bruno Le Roux sur Europe 1.

"Ce que j'annonce, c'est la décision qui a été prise par le gouvernement (...) de doter les policiers, ils le sont déjà, de caméras piétons", a-t-il ajouté.

"À partir du 1er mars, il y aura des décrets qui seront publiés pour que, quand il y a contrôle d'identité, le déclenchement de la caméra piéton soit obligatoire", a-t-il précisé.

Le ministre de l'Intérieur a indiqué que la nuit avait été "plus calme que la nuit précédente" autour d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), après des appels au calme de la famille du jeune Théo, dont l'interpellation violente a donné lieu à plusieurs nuits de tensions.

À la question "un risque d'embrasement des banlieues comme en 2005 est-il écarté?", le ministre a répondu : "Je l'espère, parce qu'il n'y a absolument aucun intérêt à cela".

"Il n'y aura pas de déséquilibre", a promis Bruno Le Roux. "Quand il y a une intervention qui aboutit à des faits aussi graves et aussi marquants que ceux qu'a subis le jeune Théo, la justice doit établir les responsabilités clairement, sans aucune forme de pression, et je vous assure qu'elle fait et qu'elle fera son travail", a-t-il ajouté.

Les quatre policiers présents au moment de l'arrestation du jeune homme ont été mis en examen dimanche, l'un pour viol, les trois autres pour violences volontaires.

 

Le chef de l'Etat, François Hollande, s'est rendu mardi au chevet de Théo à l'hôpital et a appelé à faire confiance à la justice.

11 février

 

·         LA UNE 

 

·         JUSTICE

 

Aulnay: des peines de prison pour «délit d'embuscade»

 

Cinq jeunes majeurs étaient jugés mercredi soir à Bobigny, après les soulèvements d'Aulnay-sous-Bois liés à l'agression de Théo. La justice ne reprochait pas aux prévenus d'avoir jeté des pierres sur la police ni d'avoir mis le feu à un véhicule. Mais un « délit d'embuscade en réunion ». Autrement dit de s'être rendus dans un lieu, en vue de commettre des violences. Cela ne les a pas empêchés d'être lourdement condamnés.

·         FRANCE

 

Emploi fictif au Parlement: le précédent du sénateur Povinelli

 

Contrairement à ce qu'affirme la défense de François Fillon, il est bien possible de poursuivre un parlementaire pour un emploi fictif. L’ancien sénateur PS des Bouches-du-Rhône Roland Povinelli a ainsi été placé en examen pour détournement de fonds publics : il avait assuré « un emploi d’assistante parlementaire fictif ou sur-rémunéré » à sa belle-fille, elle-même mise en examen pour recel.

 

·         LIBERTÉS PUBLIQUES

 

Un préfet veut expulser un rappeur tunisien invité par la France

 

Condamné dans son pays pour une chanson dénonçant une police corrompue, le rappeur tunisien Weld el 15 a été accueilli en France en mars 2015 grâce à un visa « compétences et talents ». Malgré deux décisions de justice lui donnant tort, la préfecture d’Ille-et-Vilaine refuse d’honorer ce visa et veut expulser ce jeune homme de 28 ans. 

 

·         FRANCE

 

A Calais, la mairie empêche les migrants de se laver

 

Alors qu'entre 100 et 500 migrants sont de retour à Calais, parmi lesquels de nombreux mineurs, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s'y doucher. Ils n'ont pourtant pas d'autre choix : depuis le « démantèlement » de la « jungle », il n'existe plus de structure étatique d'accueil sur place.

 

·         FRANCE

 

Fillon croit qu'il peut encore gagner

 

PARIS (Reuters) - François Fillon croit qu'il peut encore gagner l'élection présidentielle et empêcher Marine Le Pen de l'emporter, même si l'enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, qui se porte jeudi sur deux de ses enfants, mine sa campagne.

Le Monde publie jeudi les confidences faites à quelques journalistes par le candidat de la droite et du centre.

François Fillon juge que la présidentielle "est encore gagnable" parce qu’"elle se joue dans les quinze derniers jours" et que les critères seront "la solidité et la stature", selon le quotidien, qui rapporte des citations partielles.

Il estime que l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui est donné présent au second tour de la présidentielle avec Marine Le Pen dans tous les sondages récents, perdra contre la présidente du Front national.

"Vous pensez que Macron l’emportera contre Marine Le Pen si je ne peux pas être candidat ? Bien sûr que non. Mes électeurs passeront vers Marine Le Pen. Il y a une colère énorme du peuple de droite qui se retrouverait privé de son candidat", dit-il.

Les sondages réalisés depuis que l'affaire Fillon a éclaté donnent pourtant Emmanuel Macron large vainqueur au second tour face à Marine Le Pen, avec un score supérieur même à celui que réaliserait François Fillon.

L'ex-Premier ministre attaque Emmanuel Macron sur le chapitre de l'argent, jugeant injuste d'être seul mis en cause.

"Macron ? Personne ne lui demande le nom de ses clients. A côté de lui, je suis un petit besogneux", dit-il. "Macron aura des problèmes, il a manié trop d’argent."

"MANOEUVRE JUDICIAIRE"

Il se dit victime d'un complot contre son camp.

"Tout était prêt pour attaquer Nicolas Sarkozy. Il n’est pas candidat, c’est donc moi", déclare-t-il en dénonçant une "manoeuvre judiciaire" et en pointant les fuites dans la presse, qui "signent le crime" selon lui.

François Fillon s'en est de nouveau pris au Parquet national financier (PNF) qui, en s’autosaisissant d’une affaire concernant un parlementaire, aurait "bafoué le principe de la séparation des pouvoirs", rapporte Le Monde.

Cet angle d'attaque est celui choisi par le candidat et ses avocats depuis le début de la semaine.

Mais le PNF, tout en reconnaissant que le contexte est délicat, s'estime compétent et poursuit son enquête au fur et à mesure des révélations.

Les deux enfants aînés de François Fillon, qui ont travaillé auprès de leur père au Sénat, devaient ainsi être entendus ce jeudi sur ces activités soupçonnées d'avoir été fictives, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Dans ce contexte, le député Les Républicains Dominique Bussereau a admis jeudi une "petite perte de moral" dans le camp du candidat de la droite à l'élection présidentielle.

Cet ancien soutien d'Alain Juppé, rival malheureux de François Fillon au second tour de la primaire de la droite, a admis que l'ambiance était "mauvaise" le week-end dernier, "sur le terrain", avant la conférence de presse de lundi dernier.

"Ça s'est amélioré lundi", a-t-il poursuivi. "Pour parler franchement, hier, à l'Assemblée, c'était déjà un peu retombé."

"Donc il faut qu'on se batte. On était archi-favori et nous sommes troisième dans les sondages. Il y a de quoi avoir une petite perte de moral", a-t-il ajouté.

Mais signe des dissensions qui subsistent sur la stratégie choisie par François Fillon, Dominique Bussereau refuse de parler de "complot" médiatique ou d'"officine", admettant simplement qu'il pouvait y avoir des "coïncidences".

"Je ne crois pas aux complots et aux officines (...) Je crois que les journalistes font leur travail", a-t-il dit.

·         INTERNATIONAL

 

Deux Palestiniens tués dans l'explosion d'un tunnel à Gaza

 

GAZA (Reuters) - Les autorités de la bande de Gaza ont accusé Israël d'avoir tué deux Palestiniens jeudi en bombardant un tunnel proche de la frontière égyptienne, mais l'armée israélienne a démenti toute implication.

Le porte-parole du ministère gazaoui de la Santé a déclaré dans un communiqué qu'outre les deux Palestiniens tués, cinq autres avaient été blessés par la frappe d'un chasseur israélien.

Une porte-parole militaire israélienne a déclaré n'avoir aucunement connaissance d'un raid, qui se serait produit avant l'aube.

L'armée israélienne avait un peu plus tôt annoncé avoir intercepté plusieurs roquettes tirées de la péninsule égyptienne du Sinaï en direction de la ville d'Eilat, dans le sud de l'Etat hébreu. Une roquette a atteint le territoire israélien sans faire ni victimes ni dégâts.

Sur l'application de messagerie cryptée Telegram, le groupe djihadiste Province du Sinaï, qui a prêté allégeance à l'organisation Etat islamique, a revendiqué le tir de "plusieurs roquettes Grad sur les rassemblements d'occupants sionistes".

Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, est accusé par l'Egypte d'aider ces cellules djihadistes dans le Sinaï, ce que dément le mouvement islamiste palestinien.

L'Egypte a détruit ces dernières années quelque 2.000 tunnels de contrebande vers la bande de Gaza.

La frontière entre Israël et Gaza est calme depuis des mois mais lundi, l'armée de l'air israélienne a mené des frappes de représailles après un tir de roquette palestinien.

·         FRANCE

 

Les écarts se resserrent mais Fillon reste éliminé, dit Opinionway

 

PARIS (Reuters) - Les écarts dans les intentions de vote entre les principaux candidats à l'élection présidentielle se resserrent mais François Fillon reste troisième, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron, selon le sondage quotidien d'Opinionway pour Les Echos et Radio Classique publié jeudi.

La présidente du Front national est créditée de 24% des intentions de vote au premier tour, l'ancien ministre de l'Economie de 21% et le candidat de la droite de 20%, dans cette enquête réalisée du 6 au 8 février auprès de de 1.454 personnes.

Le candidat socialiste Benoît Hamon (16%) et son rival de la "France insoumise", Jean-Luc Mélenchon (13%) regagnent un peu de terrain par rapport aux jours précédents.

Opinionway ne prend pas en compte une candidature éventuelle du président du MoDem, François Bayrou.

Marine Le Pen serait battue dans tous les cas de figure au second tour, par 35% des voix contre 65% face à Emmanuel Macron et 60% contre 40% face à François Fillon.

·         FRANCE

 

Pas de risque nucléaire après l'explosion à Flamanville - Préfecture

 

PARIS (Reuters) - Il n'y pas de risque nucléaire après l'explosion survenue jeudi dans la centrale de Flamanville, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Manche, confirmant une information du quotidien Ouest France.

"Il n'y a pas de risque nucléaire", a déclaré un responsable.

Contactés par Reuters, ni EDF ni l'Autorité de sûreté nucléaire n'ont fait de commentaire dans l'immédiat.

Selon Ouest France, l'explosion a été ressentie vers 10h00 (09h00 GMT) dans la salle des machines de la centrale et pourrait avoir fait des blessés.

·         FRANCE

 

Deux enfants de François Fillon entendus

 

PARIS (Reuters) - Les deux enfants aînés de François Fillon, qui ont travaillé auprès de leur père au Sénat, seront entendus ce jeudi sur ces activités soupçonnées d'avoir été fictives, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

Marie et Charles Fillon ont effectué des "missions précises" pour leur père au Sénat entre 2005 et 2007.

La révélation de ces embauches, par le candidat de la droite lui-même, sur TF1, avait suscité la polémique, François Fillon expliquant les avoir embauchés car ils étaient avocats, alors qu'ils n'avaient pas encore prêté serment à l'époque.

Le Parquet national financier (PNF) a demandé aux policiers initialement chargés d'enquêter sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon d'étendre leurs investigations aux activités de Marie et Charles.

·         INTERNATIONAL

 

Plusieurs morts dans un attentat à la bombe à Homs en Syrie

 

AMMAN (Reuters) - Une engin explosif a été actionné dans un quartier résidentiel très fréquenté de Homs en Syrie, faisant plusieurs morts et des dizaines de blessés, annoncent jeudi les médias d'Etat.

L'explosion s'est produite sur une grande place du quartier de Zahra, aux mains des forces gouvernementales, en plein centre-ville.

 

Elle intervient au lendemain du bombardement par l'aviation syrienne d'un quartier tenu par les rebelles, qui a fait neuf morts, pour la plupart des civils.

09 février

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Axa a versé 200.000 d'euros à la société de conseil de Fillon

 

Le candidat de la droite à l'élection présidentielle François Fillon a reçu 200.000 euros d'honoraires de la compagnie d'assurance Axa entre mi-2012 et mi-2014 via sa société de conseil 2F Conseil, rapporte mercredi BFM Business.

PARIS (Reuters) - Le candidat de la droite à l'élection présidentielle François Fillon a reçu 200.000 euros d'honoraires de la compagnie d'assurance Axa entre mi-2012 et mi-2014 via sa société de conseil 2F Conseil, rapporte mercredi BFM Business.

L'ex-Premier ministre a aidé Henri de Castries, alors PDG d'Axa, dans les négociations de la directive européenne dite 'Solvabilité 2' sur la nouvelle réglementation des assureurs en Europe, précise la chaîne de télévision et radio.

François Fillon a notamment ouvert des portes "au plus haut niveau à la commission européenne et en Allemagne" pour la compagnie d’assurance, selon un proche cité par BFM Business.

Henri de Castries, qui a été aux commandes d'Axa jusqu'à fin août 2016, a officialisé son soutien à François Fillon le 17 janvier. Son nom est cité comme possible ministre de l'Economie et des Finances en cas de victoire du candidat à l'élection présidentielle.

Contacté par Reuters, l'entourage de François Fillon n'était pas joignable dans l'immédiat.

Créée en 2012, l'existence de la société 2F Conseil a été révélée au grand public par le Canard enchaîné qui, fin novembre, a affirmé qu'elle avait rapporté à François Fillon plus de 600.000 euros de salaire net en trois ans, entre 2012 et 2015.

Selon Mediapart et Le Monde, l'ex-Premier ministre aurait aussi touché 200.000 euros en quatre ans du cabinet de conseil financier Ricol Lasteyrie qu'il aurait conseillé via sa société, dans ce qui pourrait constituer, selon les deux journaux, un possible conflit d'intérêt.

Lors de sa conférence de presse lundi soir, François Fillon a déclaré avoir exercé son activité de conseil "en toute légalité", évoquant aussi parmi ses clients la holding Fimalac de Marc Ladreit de Lacharrière, le propriétaire de la Revue des deux mondes qui a employé Penelope Fillon, et la banque Oddo.

·         FRANCE

 

Fillon sous l'influence "des puissances d'argent", dit Bayrou

 

Le président du MoDem François Bayrou a accusé mercredi François Fillon d'être sous l'influence "des puissances d'argent", ciblant les activités de conseil de l'ancien Premier ministre qui soulèvent depuis plusieurs semaines des interrogations.

PARIS (Reuters) - Le président du MoDem François Bayrou a accusé mercredi François Fillon d'être sous l'influence "des puissances d'argent", ciblant les activités de conseil de l'ancien Premier ministre qui soulèvent depuis plusieurs semaines des interrogations.

Le leader centriste, qui laisse toujours planer le doute sur ses intentions en vue de la présidentielle, a assuré une nouvelle fois qu'il "n'hésiterait pas à prendre [ses] responsabilités" compte tenu de la menace qui plane, selon lui, sur la démocratie.

"Jamais dans l'histoire de la République un candidat aux plus hautes fonctions, à la présidence de la République, n'a jamais été ainsi sous l'influence des puissances d'argent", a-t-il dit de François Fillon sur France 2.

"De très grandes sociétés multinationales se payent des hommes politiques, donnent de l'argent à des hommes politiques pour qu'ils les aident à ouvrir des portes, à se servir de leurs relations pour leurs intérêts", a-t-il ajouté.

"La responsabilité politique est une responsabilité qui normalement doit être mise à l'abri des intérêts".

Créée en 2012, la société 2F Conseil de François Fillon a été révélée aux yeux du grand public fin novembre lorsque le Canard Enchaîné a affirmé qu'elle avait rapporté à François Fillon plus de 600.000 euros de salaire net en trois ans, entre 2012 et 2015.

Mediapart et Le Monde ont pointé la semaine dernière un possible conflit d'intérêt avec le groupe Ricol Lasteyrie. Mercredi, BFM Business indique que la compagnie d'assurance Axa aurait versé à la société de conseil 200.000 euros entre 2012 et 2014.

Lors de sa conférence de presse, lundi, François Fillon, qui doit également composer avec des soupçons d'emplois fictifs dont auraient bénéficié sa femme et ses enfants, a déclaré avoir exercé son activité de conseil "en toute légalité".

"Il faut qu'on mesure ce qui se passe dans notre pays aujourd'hui, j'ai l'impression que certains responsables politiques ne le mesurent pas", a dit François Bayrou, évoquant un "sentiment d'exaspération, d'écœurement et de trahison".

"Je vois venir des choses qui sont tellement lourdes que je prendrai mes responsabilités", a ajouté le maire de Pau. "J'ai souhaité des rassemblements. Ce que je vois aujourd'hui est une menace telle sur la démocratie que je n'hésiterai pas à prendre mes responsabilités. Je ne laisserai pas faire ce qui est e train de se faire".

·         INTERNATIONAL

 

Erdogan et Trump d'accord pour lutter ensemble contre l'EI

 

ANKARA (Reuters) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan et Donald Trump ont convenu dans un entretien téléphonique nocturne d'agir de concert dans la lutte contre le groupe Etat islamique qui contrôle les villes d'al Bab et de Rakka en Syrie, indique une source présidentielle turque mercredi.

Les deux dirigeants ont évoqué la question de l'établissement d'une zone de sécurité en Syrie, celle de la crise des réfugiés et celle de la lutte contre le terrorisme, précise cette source.

Erdogan a demandé au président américain de mettre fin au soutien que les Etats-Unis apportent aux miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG) qu'Ankara accuse d'être une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) considéré comme une organisation terroriste.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de milices soutenues par les Etats-Unis, ont entamé samedi une nouvelle phase de leur campagne contre le bastion de l'EI à Rakka.

La Turquie, qui appartient à l'Otan, a demandé à plusieurs reprises de faire partie de cette opération de reprise de la ville tout en refusant que les milices YPG, membres des FDS, y soient associées.

A al Bab, l'armée turque et les rebelles syriens se sont rendus maîtres des faubourgs à l'ouest de l'agglomération mercredi au moment où les forces soutenant le régime de Bachar al Assad s'approchent du théâtre des combats.

"Les défenses de l'Etat islamique ont été brisées lors de l'assaut de la nuit dernière et la progression se poursuit", a déclaré un représentant des rebelles turkmènes syriens s'exprimant dans la ville turque de Gaziantep.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a annoncé que les troupes turques et leurs alliés de l'Armée syrienne libre (ASL) avaient pris possession d'une colline à la périphérie occidentale de la ville.

Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, doit se rendre en Turquie jeudi pour évoquer la question des milices YPG ainsi que la lutte contre le réseau du prédicateur turc Fethullah Gülen, qui vit en exil en Pennsylvanie.

Recep Erdogan accuse Gülen de diriger un réseau dont les membres ont infiltré l'administration turque et l'armée avec l'intention de renverser le gouvernement. Selon lui, Gülen est l'artisan du coup d'Etat manqué commis en juillet dernier.

Le gouvernement turc mène depuis cette date une répression à grande échelle dans l'administration. Plus de 4.400 enseignants, policiers et universitaires supplémentaires ont été limogés pour leurs liens présumés avec cette organisation, annonce un décret publié mardi.

Au total, plus de 125.000 personnes ont été démises de leurs fonctions et 44.000 arrêtées depuis le putsch en Turquie.

·         ÉCONOMIE

 

La Cour des Comptes très dubitative sur le déficit 2017

 

PARIS (Reuters) - La Cour des comptes émet de sérieux doutes sur la capacité de la France à atteindre son objectif d'un déficit public ramené à 2,7% du PIB fin 2017 et souligne son retard dans le rétablissement des finances publiques, qui imposera des efforts "d'une ampleur inédite" sur les dépenses dans les années suivantes.

La prévision pour 2017, qui correspond à un recul du déficit de 0,6 point de PIB par rapport à 2016 "sera très difficile à atteindre, du fait à la fois d'un risque de surestimation des recettes et d'une sous-estimation probable de certaines dépenses", note la Cour dans son rapport annuel publié mercredi.

Elle fait état d'une prévision de recettes "optimiste", car fondée sur une prévision de croissance économique jugée "un peu élevée" par le Haut conseil des finances publiques.

Pour cette année, le gouvernement table toujours sur une croissance de 1,5% du produit intérieur brut, un chiffre qui dépasse à la fois les prévisions des institutions internationales (de 1,3% à 1,4%) et les attentes des économistes interrogés par Reuters le mois dernier (1,1%).

La Cour relève également que différentes dispositions de la loi de finances pour 2017 vont se traduire par une accélération des encaissements cette année et un report sur 2018 de différentes baisses de prélèvements.

RECETTES MAJORÉES EN 2017, RÉDUITES EN 2018

Selon elle, les recettes profiteront cette année à hauteur de 1,6 milliard d'euros de la perception anticipée des échéances de certains impôts tandis que celles de 2018 seront au contraire amputées d'environ cinq milliards d'euros, principalement du fait de la hausse du crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE).

Du côté des dépenses, en dépit d'une accélération en intégrant notamment la hausse de la rémunération des fonctionnaires et les revalorisations des tarifs des consultations prévues par la nouvelle convention médicale, "la progression annoncée des dépenses publiques est probablement sous-estimée".

La Cour relève un risque "très significatif" de dépassements sur l'indemnisation du chômage - alors que la reprise des négociations sur la nouvelle convention Unedic est en suspens - et des risques "significatifs" de dépassement des dépenses d'assurance maladie.

S'ajoutent à ces aléas identifiés la persistance des "sous-budgétisations récurrentes" de certains postes comme les opérations militaires extérieures ou encore le risque "significatif" qu'une dépense de 1,5 milliard d'euros inscrite au motif de la recapitalisation d'Areva soit prise en compte dans le déficit public, parce qu'elle concerne "une entreprise publique qui a enregistré des pertes au cours des cinq derniers exercices".

RETARD FRANÇAIS

La Cour relève par ailleurs qu'il n'est pas exclu que la charge de la dette se révèle cette année supérieure au montant prévu, car "à la différence des années précédentes, la marge de bonne surprise laissée par (le scénario du gouvernement) paraît limitée".

Au-delà de 2017, la Cour estime qu'une accentuation de l'effort de maîtrise des dépenses publiques devra atteindre "une ampleur inédite", d'autant plus que la prévisible remontée progressive des taux d'intérêt va peser sur les dépenses.

Cet effort, d'autant plus nécessaire que la France a moins freiné sa dépense que la plupart de ses partenaires européens, est "indispensable pour (...) renforcer sa crédibilité financière auprès de ses partenaires de la zone euro".

Sans compter que "le niveau particulièrement élevé des dépenses publiques en France est loin de conduire à des résultats à la hauteur des moyens engagés, comme l'illustrent les politiques du logement, de la formation professionnelle ou de la santé", souligne la Cour.

Dans leur réponse à la Cour, le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin et le secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert soulignent que le gouvernement a retenu pour 2017 "un scénario central équilibré et réaliste", même "si des aléas, à la hausse comme à la baisse, ne sont pas à exclure".

Les locataires de Bercy rejoignent en revanche le diagnostic de la Cour sur "la nécessité de continuer à fournir un effort important de réduction des déficits dans les années à venir".

·         FRANCE

 

Nouvelle nuit de tensions autour d'Aulnay-sous-Bois

 

PARIS (Reuters) - Des incidents sporadiques se sont produits dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs communes de Seine-Saint-Denis autour d'Aulnay-sous-Bois, où l'interpellation violente d'un jeune homme le 2 février a suscité une vague d'indignation.

Au total, dix-sept personnes ont été interpellées dans la nuit, dont cinq à Aulnay-sous-Bois, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Des incidents se sont notamment produits à Clichy-sous-Bois, au Blanc-Mesnil, à Villepinte, à Montfermeil ou encore à Tremblay-en-France où des tentatives de dégradation du poste de police municipale et d'une école maternelle ont été constatées.

"Le phénomène a tendance à s'étendre aux communes qui sont périphériques", a dit Luc Poignant, membre du syndicat, sur LCI. "Cette nuit, on recense une école maternelle brûlée, une concession automobile, mes collègues qui sont intervenus ont dû appréhender un caddie rempli de bouteilles qui elles-mêmes contenaient de l'essence pour servir de cocktail molotov".

"Donc, pour le moment, on en est à des affrontements très violents mais sporadiques dans les communes avoisinantes", a-t-il ajouté.

Il s'agit de la quatrième nuit de violences et de tensions depuis l'interpellation violente d'un jeune homme, Théo, qui a suscité une vague d'émotion et d'indignation.

Le chef de l'Etat François Hollande s'est rendu mardi à son chevet à l'hôpital et a appelé à faire confiance à la justice.

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, et le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, ont eu insisté sur le "devoir d'exemplarité" auquel sont tenues les forces de l'ordre.

Les quatre policiers présents au moment de l'arrestation du jeune homme ont été mis en examen dimanche, l'un pour viol, les trois autres pour violences volontaires.

·         FRANCE

 

La Cour des comptes dénonce le "gâchis" de l'écotaxe poids lourd

 

PARIS (Reuters) - L'abandon de l'écotaxe constitue un "échec" et un "gâchis" aux conséquences durables qui n'est pas seulement imputable à des failles intrinsèques au dispositif ou à des facteurs conjoncturels, estime la Cour des comptes en critiquant sévèrement la gestion de ce dossier.

Dans son rapport annuel publié mercredi, la Cour des comptes évoque un renoncement "coûteux pour les finances publiques et dommageable pour la cohérence de la politique des transports et son financement", qui constitue "un gâchis patrimonial, social et industriel".

Ce dispositif avait été voté en 2009 dans le sillage du Grenelle de l'environnement, lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Reporté à plusieurs reprises, il a été suspendu en octobre 2013 face à la fronde notamment des "Bonnets rouges" bretons, avant d'être finalement abandonné un an plus tard. Son principe a été définitivement supprimé en novembre dernier lors du vote du budget 2017 à l'Assemblée.

Sur le plan financier, cet abandon a représenté une perte de recettes de près de dix milliards d'euros sur la durée du contrat de partenariat entre l'Etat et Ecomouv' (2014-2024), qui a été compensée par le relèvement de la taxe intérieure de consommation des produits énergétiques (TICPE) sur le gazole, avec un rendement de 1,1 milliard d'euros par an.

Si globalement la perte des recettes de l'écotaxe a été surcompensée, la répartition apparaît très inégale entre les différents acteurs concernés. Sur la période 2015-2024, l'Etat devrait ainsi percevoir un excédent de recette de 3,35 milliards d'euros, tandis que les collectivités territoriales seront déficitaires de 1,6 milliard d'euros, selon la Cour.

LES AUTOMOBILISTES PÉNALISÉS

Autre problème: alors que l'écotaxe visait entre autres à faire contribuer les poids lourds étrangers à l'entretien du réseau routier, ils échappent majoritairement au relèvement des taxes sur le gazole, puisque que la majorité d'entre eux se ravitaillent dans les pays frontaliers, note la Cour.

Le coût de l'abandon de l'écotaxe est donc principalement supporté par les poids lourds sous pavillon français (à hauteur de 41%) et les autres usagers, dont les particuliers (57%).

Cette décision a également entraîné des dépenses importantes pour l'Etat et les administrations: aux près de 958 millions d'euros d'indemnisation versés au prestataire Ecomouv' s'ajoutent par exemple "des coûts de défaisance non encore stabilisés" et de potentiels risques contentieux (270 millions).

Les magistrats ne sont pas plus flatteurs sur la gestion politique du dossier, déplorant une mauvaise anticipation des contestations qui ont entraîné l'abandon du projet.

Le "défaut d'explication et de pédagogie qui aurait pourtant été nécessaire pour un dispositif aussi nouveau" a largement contribué à ce que l'écotaxe, qui avait fait l'objet d'une certaine unanimité au moment de sa création, devienne à partir du printemps 2013 un "bouc émissaire" cristallisant des contestations locales et sectorielles.

La réponse à cette fronde n'a pas été plus judicieuse selon la Cour, qui pointe "la précipitation" des décisions de suspension de l'automne 2013 et d'octobre 2014. Elle souligne également que les positions divergentes de Matignon et du ministère de l'Ecologie ont compliqué la gestion du dossier et les négociations avec Ecomouv'.

Globalement, l'abandon de l'écotaxe poids lourds représente "une occasion manquée" et "laisse sans réponse les constats économiques et les objectifs qui avaient présidé à sa conception" dont le transfert du financement des charges d'infrastructures du contribuable vers l'usager ou la réduction de l'écart du coût entre le transport routier et les autres modes pour inciter au report vers le fret ferroviaire.

Avec cette décision, la France va également prendre du retard dans la mise en oeuvre de la politique européenne de la tarification routière, déplore la Cour.

·         EUROPE

 

A Bruxelles, la visite tout sourire du président de l’Azerbaïdjan

 

Ilham Aliyev a rencontré les principaux dirigeants de l’UE lundi, à Bruxelles. La visite du dictateur a irrité activistes et eurodéputés. Mais Bruxelles a besoin de Bakou pour diversifier ses importations de gaz, face à Moscou.

 

·         FRONT NATIONAL

 

Un responsable FN «choqué» d'être un immigré

 

L’équipe de la rubrique « Désintox » de Libération a appris à Jean Messiha, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, qu’il était un immigré. Une nouvelle qui a « choqué » l’intéressé.

Le site du quotidien raconte avoir eu une « discussion téléphonique » avec le dirigeant FN. « Nous parlions de l'objectif du FN de limiter à 10 000 le solde migratoire. Nous lui avons demandé : “De quel solde parlez-vous ? S'agit-il des immigrés ou des étrangers ?” Il a répondu : “On parle d'étrangers, mais c'est la même chose. Je ne comprends pas votre question” », raconte Libération.

Comme l’explique le quotidien, Jean Messiha semble tout simplement ignorer la définition du mot « immigré » telle que donnée par l’Insee. « Un immigré est une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France. Même si elle est devenue française », explique ainsi l’article. Il n’y a donc pas d’opposition à être immigré et français.

Une chose que Jean Messiha, qui se définit sur Twitter comme un « Français de souche par naturalisation », semble ne pas être capable de comprendre. « Moi je suis né à l'étranger. J'ai été naturalisé à 20 ans. Je suis français ! », aurait-il affirmé à Libé. Le quotidien lui a alors rappelé que, selon la définition de l’Insee, « vous êtes un immigré, monsieur ». « Il nous a répondu : “je suis choqué !” », raconte le quotidien.

Depuis, Jean Messiha a bloqué le compte de Libération sur Twitter au motif que « ce ne sont pas des journalistes mais des militants "antifas" avec des cartes de presse ».

·         LIBERTÉS PUBLIQUES

 

Fichier TES: le CNNum dénonce la sourde oreille du gouvernement

 

 

Le Conseil national du numérique reproche au gouvernement de « ne retenir (...) qu’une conclusion tronquée » d'un rapport rendu mi-janvier, très critique sur la mise en place du « Fichier TES » devant, à terme, centraliser les données biométriques de l’ensemble des détenteurs d’une carte d’identité.

 

 

09 février

 

·         LA UNE 

 

·         SANTÉ

 

Pas de complémentaire santé, pas de soins

 

Voici l'histoire vraie de personnes gravement malades. Chacune perçoit autour de 1 000 euros par mois, provenant des aides sociales. Elles ont dû récemment retarder des soins urgents, ou y renoncer car elles sont trop riches pour percevoir la CMU, trop pauvres pour se payer un contrat complémentaire pourtant indispensable.

 

·         FRANCE

 

Bygmalion: Sarkozy renvoyé devant le tribunal pour financement illégal

 

Dans « l'affaire Bygmalion », le juge d'instruction Serge Tournaire a ordonné le renvoi de Nicolas Sarkozy devant le tribunal correctionnel pour « financement illégal de campagne électorale ». Son avocat va interjeter appel.

 

·         EUROPE

 

 «Le gouvernement roumain a rouvert des plaies d’avant 1989»

 

La mobilisation continue en Roumanie, malgré le retrait de l'ordonnance qui visait à limiter la lutte contre la corruption et a mis le feu aux poudres. Si ces manifestations de masse rappellent le mouvement du Maïdan en Ukraine, il y a trois ans, elles ont cette fois lieu au sein même de l’Union européenne.

 

·         EUROPE

 

Les indépendantistes catalans misent sur le procès d’Artur Mas pour remobiliser leurs troupes

 

L’issue du procès de l’« ex-president » de la Catalogne pourrait encore accélérer la tenue d’un nouveau référendum sur l’indépendance, que le gouvernement catalan s’est engagé à organiser d’ici à la fin septembre. L’« opération dialogue » de Mariano Rajoy a fait long feu.*

 

·         POLICE

 

La cité des 3000 ne veut plus se résigner aux violences policières

 

Après la mise en examen, dont un pour viol, des quatre policiers qui ont grièvement blessé un jeune homme de 22 ans, une marche organisée dans la cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois, a été l’occasion pour les manifestants de témoigner ce lundi des relations très orageuses entretenues entre la police et les habitants et de réclamer « justice pour Théo ».

·         FRANCE

 

Fillon dénonce une "volonté de nuire" du Canard enchaîné

 

PARIS (Reuters) - François Fillon a dénoncé mardi une "volonté de nuire" du Canard enchaîné après la publication par l'hebdomadaire d'informations sur des indemnités s'élevant à 45.000 euros qu'aurait perçues en deux fois l'épouse du candidat de la droite à la présidentielle.

Le vainqueur de la primaire de novembre 2016, déstabilisé depuis la fin janvier par des révélations de la presse en cascade, conteste les chiffres livrés par le Canard enchaîné dans son édition du 8 février.

"Seule la volonté de nuire peut expliquer cette présentation mensongère", écrit François Fillon dans un communiqué.

"Non seulement le Canard Enchainé essaye de remettre en cause, à tort, le calcul du salaire net moyen de mon épouse mais il commet de nombreuses erreurs dans l’analyse des informations figurant sur les bulletins de paye", ajoute le député de Paris.

Selon l'hebdomadaire, Penelope Fillon a perçu 16.000 euros en août 2002 après la fin de son contrat d'attachée parlementaire auprès de son époux, puis 29.000 de primes en novembre 2013 à la suite de la rupture d'un dernier contrat.

François Fillon affirme que ces sommes sont erronées, en particulier celles concernant les primes versées en novembre 2013 qui, selon lui, s'élèvent en réalité à 7.754,02 euros "comprenant les congés payés".

Par ailleurs, les montants dont fait état le Canard enchaîné sont déjà inclus dans de précédents calculs, se défend-il.

Le Parquet national financier a ouvert le 25 janvier une enquête préliminaire pour faire la lumière sur les soupçons d'emplois fictifs de Penelope Fillon, rémunérée pour des postes d'attachée parlementaire et de collaboratrice à la Revue des deux mondes.

·         INTERNATIONAL

 

Lavrov salue la compréhension de Trump à propos de l'Ukraine

 

MOSCOU (Reuters) - Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a salué mardi l'approche de Donald Trump sur la crise en Ukraine, estimant que la position de la nouvelle administration américaine marquait une nette amélioration par rapport à la précédente.

"Trump a dit qu'il voulait comprendre et régler ce qui se passe en Ukraine. Je pense déjà que cela constitue un changement important et qualitatif par rapport à l'administration Obama", a déclaré Lavrov cité par l'agence Tass.

Selon lui, les Etats-Unis comprennent désormais que rétablir le contrôle de Kiev sur l'est de l'Ukraine ne résoudrait pas tous les problèmes dans le pays, ajoute Tass.

"Tout le monde comprend ça en Europe, y compris Paris, Berlin et Bruxelles. Et Washington comprend également ça", a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel a prié mardi le président russe Vladimir Poutine d'user de son influence pour mettre fin aux violences dans l'est de l'Ukraine. Au cours d'un échange téléphonique, les deux dirigeants ont dit leur espoir que cessent les combats dans la région.

Forces ukrainiennes et séparatistes soutenus par la Russie s'accusent mutuellement de ne pas respecter le cessez-le-feu prévu par les accords conclus à Minsk. Le conflit entamé en avril 2014 a déjà fait quelque 10.000 morts.

·         FRANCE

 

Fillon tente de regagner le terrain perdu à marche forcée

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, qui a réussi à rassembler son parti derrière sa candidature après dix jours de doutes engendrés par les soupçons d'emplois fictifs en faveur de sa famille, a sonné mardi la mobilisation pour regagner le terrain perdu dans l'opinion.

Plus question, comme il y a une semaine, de demander aux parlementaires Les Républicains 15 jours pour surmonter la crise

"Il n'y a pas de plan B, il y a juste un plan A comme attaque (...) J'ai décidé de foncer", leur a déclaré François Fillon lors d'une réunion à son QG de campagne, selon le texte de son intervention. "Je ne reviendrai pas sur cette décision. Elle est irrévocable."

En présentant lundi en conférence de presse ses "excuses" aux Français pour avoir salarié son épouse Penelope et deux de ses enfants avec des deniers publics, il s'était efforcé de tourner la page du "Penelopegate".

Selon Frédéric Dabi, de l'institut IFOP, il a du même coup "fermé complètement la porte au 'plan B' et, montré que les électeurs de droite n'avaient personne d'autre" que lui.

François Fillon joue désormais sur le registre "moi ou le chaos", quitte à faire fi de la menace toujours présente de l'enquête préliminaire ouverte par le Parquet national financier (PNF) à son encontre. Exit le candidat sonné, qui disait le 26 janvier à TF1 que seule une mise en examen le ferait renoncer.

François Fillon, qui avait demandé à ses troupes d'attendre 15 jours, le temps qu'il soit blanchi, a dit mardi qu'il serait "naïf de croire que la justice serait rendue sereinement et rapidement", une manière de relativiser cet engagement.

Son avocat a d'ailleurs poursuivi mardi l'offensive pour décrédibiliser une procédure qu'il juge nulle.

"TOUT DONNER"

Parlementaires et cadres de LR veulent croire que son acte de contrition et ses explications auront suffi à rassurer leurs électeurs, tout en admettant que la campagne sera plus dure que ne le laissait prévoir sa victoire à la primaire de droite.

Mais s'il a pu enrayer un début de fronde à LR, il lui reste à reconquérir un électorat qui commence à s'effriter.

Les deux tiers des sympathisants de LR continuent certes de le soutenir, selon un sondage Harris Interactive. Mais il a reculé à 18%-20% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle et en troisième position synonyme d'élimination.

"On a perdu dix jours", souligne un cadre du parti. "Il faut qu'il reparte sur le fond, avec peut-être de nouvelles idées, des choses un peu clivantes, pour ressouder son camp."

"Le vrai sujet, c'est que ça va changer la nature de sa campagne : il a peu de temps, il faut une sur-mobilisation électorale et muscler le dispositif de campagne", ajoute-t-il.

Une nécessité apparemment prise en compte par François Fillon, qui a lancé un appel à une "mobilisation exceptionnelle" et demandé mardi aux parlementaire de LR de "tout donner".

Il leur a ainsi demandé de multiplier les réunions, de lui proposer des déplacements et d'accueillir les orateurs nationaux de sa campagne "pour démultiplier l'offensive".

"Les deux prochaines semaines doivent être d'une intensité exceptionnelle . Il faut rétablir l'équilibre", leur a-t-il dit.

Il a annoncé la refonte d'une équipe de campagne pléthorique où les partisans de l'ex-président Nicolas Sarkozy se jugeaient sous-représentés et qui s'est révélée un de ses points faibles.

Il a ainsi promis que toutes les sensibilités seraient "parfaitement représentées". Mais un seul porte-parole officiel, le député Thierry Solère, coordonnera les interventions "de tous ceux qui ont accès aux médias", a-t-il précisé.

FILLON MUSCLE SA CAMPAGNE

L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui va multiplier les déplacements, a choisi de publier mercredi une "lettre aux Français" dans le quotidien Ouest-France.

"Désormais, c’est à vous de décider et à vous seuls", écrit-il dans ce texte qui s'inspire largement de la conférence de presse de lundi.

Tout en promettant de respecter ses "alliés du centre", il a laissé entrevoir mardi une volonté de renforcer la partie régalienne de son programme, à destination de l'électorat de droite :

"Ce sera une campagne de droite sans concession à nos valeur, une campagne populaire pour répondre au besoin de sécurité, d'ordre et de liberté que les Français réclament."

S'il reste à la merci d'une décision de justice et de nouvelles révélations, il peut espérer que le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy pour financement illégal de sa campagne de 2012 détourne un temps l'attention.

Mais l'image de probité sur laquelle il a joué pendant la primaire face au même Nicolas Sarkozy, est durablement abîmée, estiment des analystes.

"Beaucoup de mal a été fait et on n'a pas fini d'en apprendre. On attend de voir comment vont bouger la justice et l'opinion. Je pense que des plans B sont toujours à l'étude", estimait pour sa part mardi un député de LR.

Selon un cadre du parti, François Fillon pourrait cependant profiter d'une forme de "résignation" des électeurs de droite.

"La probité n'a jamais été un critère décisif dans le choix des électeurs", estime pour sa part Bruno Jeanbart, directeur général adjoint de l'institut OpinionWay. "Jacques Chirac a été réélu en 2002 avec des affaires bien plus graves."

"Chaque jour qui passe rend le remplacement de François Fillon plus difficile", renchérit le politologue Jérôme Sainte-Marie. "Mais il faut qu'il repasse très rapidement au-dessus des 20% et devant Emmanuel Macron."

 

 

08 février

·         LA UNE 

 

 

·         FRANCE

 

Fillon à la droite: c’est moi ou le chaos

 

 

·         FRANCE

 

Fillon veut contre-attaquer et "exprimer sa vérité"

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, dont la candidature à l'élection présidentielle est fragilisée par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille, entend "contre-attaquer" et "exprimer sa vérité" devant les Français, a déclaré à Reuters son entourage.

L'ancien Premier ministre a convoqué à 16h00 lundi une conférence de presse à son QG de campagne.

"Il parlera aux Français et répondra aux questions des journalistes", a déclaré à Reuters un membre de son équipe, selon qui il s'agit bien d'une "contre-attaque" de l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy : "Il souhaite exprimer sa vérité aux Français."

Interrogé sur la tonalité de la conférence de presse, un des conseillers du candidat a répondu : "Vraie et combative".

·         FRANCE

 

Remplacer Fillon ? Alain Juppé dit "définitivement" non

 

PARIS (Reuters) - Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire de la droite pour l'élection présidentielle, a répété lundi matin qu'il ne serait pas le "plan B" des Républicains si François Fillon est contraint de jeter l'éponge par le "Penelopegate".

"Aux auteurs de rumeurs infondées, une confirmation : pour moi, NON c'est NON. Je dirai pourquoi. Aujourd'hui écoutons FF, notre candidat", écrit le maire de Bordeaux dans un tweet.

"Je crois à l'esprit bordelais. Une ville fidèle à son esprit girondin, à la tempérance, à la modération. Tout ne vient pas d'en haut", ajoute-t-il.

Une position qu'il a réitérée à son arrivée à la mairie de Bordeaux : "Clairement et définitivement, c’est non !", a-t-il déclaré à des journalistes. "J’ai un peu de mal à comprendre d’où viennent ces rumeurs."

François Fillon prépare ce qui pourrait être la tentative de la dernière chance de sortir par le haut du piège ouvert par les révélations du Canard enchaîné sur les emplois fictifs présumés dont auraient profité son épouse, Penelope, et deux de ses enfants.

Selon son entourage, il pourrait réunir dans les prochaines heures son conseil stratégique et les parlementaires du parti Les Républicains (LR).

Mais surtout, il pourrait s'adresser directement aux Français, comme le pressent de le faire ses proches et des moins proches. Par exemple par une intervention à la télévision, doublée par une expression écrite.

·         ÉCONOMIE

 

Dieselgate: Une première société allemande poursuit VW

 

HAMBOURG, Allemagne (Reuters) - Le distributeur de produits de la mer Deutsche See poursuit Volkswagen qu'il accuse de l'avoir trompé en lui présentant les véhicules qu'il lui a loués comme étant prétendument conformes aux normes environnementales.

C'est la première entreprise allemande à attaquer en justice le plus important constructeur automobile européen dans le cadre du "Dieselgate".

Deutsche See, qui loue 500 véhicules à Volkswagen, a dit qu'il n'avait pu parvenir à un accord amiable. Les discussions ont été rompues lorsque VW a remplacé les managers concernés par des avocats et des experts en relations publiques.

Selon le Bild am Sonntag, Deutsche See réclame 11,9 millions d'euros de dommages et intérêts à Volkswagen. Deutsche See n'était pas joignable dans l'immédiat pour s'exprimer sur cette somme.

Volkswagen a dit qu'il n'avait pas encore connaissance du dossier et qu'il ne pouvait donc s'exprimer à ce sujet.

Le constructeur de Wolfsburg avait reconnu en septembre 2015 qu'il avait employé un logiciel permettant de fausser les tests d'émissions polluantes aux Etats-Unis.

L'affaire lui a coûté plus de 20 milliards d'euros jusqu'à présent et le parquet de Brunswick a annoncé fin janvier avoir élargi son enquête sur ce scandale, en précisant qu'il soupçonnait désormais Martin Winterkorn, ex-président du directoire du groupe automobile, d'avoir eu connaissance de cette manipulation plus tôt qu'il ne l'a dit en public.

·         INTERNATIONAL

 

Echange de tirs d'artillerie sur la ligne de front en Ukraine

 

KIEV (Reuters) - L'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses se sont mutuellement accusés samedi de pilonner leurs positions dans l'est de l'Ukraine, quelques heures avant un entretien téléphonique entre le président ukrainien Petro Porochenko et son homologue américain Donald Trump.

L'objectif affiché par le chef de la Maison blanche d'améliorer les relations avec Moscou inquiète à Kiev, alors que le conflit séparatiste dans le Donbass est loin d'être résolu.

L'Ukraine a accusé les rebelles d'avoir à nouveau bombardé des positions gouvernementales dans la zone industrielle de la ville d'Avdiyivka.

Ce secteur est au coeur d'affrontements qui ont fait plus de 40 morts au cours de la semaine écoulée et marquent les plus sérieux accrochages depuis des mois dans la région.

Un porte-parole de Porochenko a déclaré que les séparatistes avaient également tiré sur des ouvriers venus réparer des lignes électriques près de la ville.

"L'Ukraine exige que la Russie cesse le feu immédiatement", a déclaré Sviatoslav Tsegolko sur Facebook.

Les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont également signalé que des tirs avaient interrompu le travail de réparation de lignes près d'Avdiyivka, où des milliers d'habitants sont privés d'électricité depuis lundi, malgré un froid polaire.

Les séparatistes ont quant à eux déclaré que des bombardements de la partie ukrainienne en fin de matinée avaient touché des lignes électriques en territoire rebelle et provoqué une coupure totale d'électricité à Horlivka, qui abrite plus de 250.000 habitants.

L'escalade de ces derniers jours attire de nouveau l'attention sur le conflit ukrainien, marqué périodiquement par des flambées de violence en dépit de la signature des accords de paix de Minsk en février 2015.

Le conflit dans le Donbass, qui a débuté en avril 2014, a fait environ 10.000 morts.

Porochenko et Trump doivent s'entretenir au téléphone à 21h45 GMT.

Le président américain a dit la semaine dernière qu'il était encore trop tôt pour débattre d'un allègement des sanctions à l'encontre de Moscou.

Le Kremlin nie soutenir les séparatistes avec des troupes et des armes, comme l'en accusent les Occidentaux.

·         LE SCANDALE BYGMALION

 

Sarkozy renvoyé en procès dans l'affaire Bygmalion

 

PARIS (Reuters) - Le premier juge d'instruction chargé de l'enquête "Bygmalion" a ordonné le renvoi en procès de 14 personnes, dont l'ex-président Nicolas Sarkozy, poursuivi pour financement illégal de campagne électorale en 2012, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

L'ordonnance de renvoi, qui date du 3 février, n'a toutefois pas été signée par Renaud Van Ruymbeke, le deuxième juge saisi de cette enquête, ce qui ouvre la voie à un appel de la part des mis en cause, a précisé cette source.

Dans l'ordonnance, Nicolas Sarkozy est accusé d'avoir dépassé le plafond des dépenses électorales en 2012 en engageant des dépenses supérieures au plafond légal, "sans tenir compte de deux alertes adressées par les experts comptables de sa campagne les 7 mars et 26 avril 2012", indique cette source.

Ses dépenses se sont élevées à au moins 42,8 millions d'euros, soit bien au-delà du plafond légal fixé à la somme de 16,851 millions d'euros pour le premier tour et 22,509 millions pour le second tour, d'après le juge.

Le financement illégal de campagne électorale est passible d'une peine de 3.750 euros d'amende et d'un an de prison.

L'entourage de Nicolas Sarkozy n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. Sur BFM TV, Sébastien Huyghe, député LR du Nord et proche de l'ex-président, s'est montré serein. "Je ne doute pas que nous aurons un énième non-lieu", a-t-il dit.

Le parquet de Paris avait requis le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy le 30 août dernier. Mais plusieurs recours avaient été déposés par certains mis en examen, retardant la décision finale des juges.

Dans son réquisitoire, le procureur estimait que la responsabilité de l'ex-chef de l'Etat était "pleinement engagée", notamment car il avait donné des instructions en faveur d'une augmentation des dépenses, alors même que le dépassement du plafond des dépenses était acté dès la troisième semaine de campagne.

FAUSSES FACTURES ET OMISSIONS DÉCLARATIVES

En mars 2012, après une note d'alerte envoyée au directeur de campagne par les experts-comptables, le candidat et son équipe avaient ainsi décidé d'une augmentation du rythme des meetings, pour le porter à un par jour, notait-il.

Au moment de ce réquisitoire, l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, avait dénoncé une "manoeuvre politique grossière" et un "acharnement" envers son client, et rappelé que le Conseil constitutionnel avait déjà sanctionné son dépassement du plafond des dépenses électorales en 2012.

En juillet 2013, après invalidation de ses comptes de campagne, les "Sages" ont en effet estimé que Nicolas Sarkozy devait restituer au Trésor public une avance forfaitaire de 153.000 euros versée pour sa campagne perdue de 2012 et payer 363.615 euros de dépassement du plafond légal.

L'enquête dite "Bygmalion" portait à l'origine sur un système présumé de fausses factures destiné à masquer des dépassements de dépenses à l'UMP (dont le parti Les Républicains est l'héritier) durant la campagne présidentielle de 2012.

Un système de fraude "relativement simple dans son principe, et d'une ampleur considérable", selon une source judiciaire. Mais l'enquête a révélé un autre système, "plus simple encore", l'omission déclarative, selon l'accusation. Fin 2014, elle a été élargie au délit de financement illégal de campagne électorale.

Le dossier Bygmalion vise 18 millions d'euros de présumées fausses factures émises par Bygmalion, mais aussi d'autres dépenses de l'UMP, pour 13,5 millions d'euros.

Parmi les 13 autres personnes renvoyées en correctionnelle dans ce dossier figurent des responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, dont son ex-directeur de campagne Guillaume Lambert et le député Philippe Briand, et d'anciens cadres de l'UMP et de la société de communication Bygmalion.

Ils sont renvoyés pour divers chefs, parmi lesquels faux, usage de faux, abus de confiance, escroquerie, complicité de ces délits, ou encore complicité de financement illégal de campagne électorale, précise la source judiciaire.

·         FRANCE

 

L'assaillant du Louvre confirme son identité et parle

 

PARIS (Reuters) - L'homme qui a attaqué vendredi des militaires au Carrousel du Louvre, à Paris, a confirmé son identité lundi et livré sa version des faits, après s'être dans un premier temps muré dans le silence, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Vendredi soir, le procureur de Paris, François Molins, avait indiqué que l'assaillant ne portait pas de papiers sur lui, et que son identité n'avait pas été formellement établie.

Mais le suspect a confirmé lundi être Abdullah Reda El Hamahmy, un Egyptien de 29 ans, comme le laissaient penser les premiers éléments de l'enquête, dit la source judiciaire.

"À l'occasion d'une troisième audition hier, le gardé à vue a accepté de commencer à répondre aux enquêteurs, déclinant son identité et développant sa première version des faits", a-t-elle précisé. "La garde à vue se poursuit."

Le suspect, qui a été grièvement blessé par des tirs de riposte des militaires vendredi, est hospitalisé à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, où il a été placé en garde à vue samedi après avoir été jugé en état d'être interrogé.

Dimanche, il avait refusé de répondre aux premières questions des enquêteurs.

Son mode opératoire - il a attaqué les militaires armé de deux machettes aux cris d'"Allah Akbar" - a conduit le procureur de Paris à ouvrir une enquête en flagrance du chef de tentatives d'assassinats aggravées en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Abdullah Reda El Hamahmy, qui résidait aux Emirats arabes unis, est semble-t-il arrivé en France le 26 janvier en provenance de Dubaï avec un visa de tourisme d'un mois obtenu début novembre.

Il a emménagé le jour même dans un appartement loué pour une semaine rue de Ponthieu, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où des perquisitions menées vendredi après-midi ont permis de retrouver des étuis de machettes, un iPad, plusieurs cartes prépayées et un passeport égyptien.

"Les investigations se poursuivront pour déterminer le parcours mais aussi les motivations de l'auteur de l'attaque et découvrir s'il a agi seul, spontanément, ou au contraire s'il a agi sur instruction", a déclaré vendredi François Molins.

 

 

07 février

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Argent public détourné au Sénat: les chèques secrets de François Fillon

 

 

 

Exemple d'un chèque illégal perçu par le sénateur François Fillon © Mediapart

 

Quand il était sénateur, François Fillon a bénéficié d’un vaste système de détournement de fonds publics mis en place au sein du groupe UMP. Mediapart a retrouvé la trace des chèques signés à son nom et en publie deux.

 

·         EUROPE

 

Une guerre qui ne dit pas son nom continue de sévir en Ukraine

 

La violence embrase à nouveau l'est de l'Ukraine. Kiev et les séparatistes s'accusent mutuellement de la reprise des hostilités autour de la ville industrielle d'Avdiivka. Plus de 10 civils ont été tués. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) porte assistance à des milliers d'Ukrainiens. Entretien avec l'un de ses responsables, Patrick Vial, qui appelle à la création de « zones sécurisées ».

 

·         FRANCE

 

La CGT reste en tête aux élections dans les TPE

 

PARIS (Reuters) - La CGT conserve la première place aux élections professionnelles dans les très petites entreprises (TPE) marquées par un faible taux de participation et un recul des principales organisations syndicales, selon les résultats publiés vendredi par le ministère du Travail.

La CGT est créditée de 25,12% des suffrages, soit plus de cinq points et demi de moins que lors du précédent scrutin, en 2012.

La CFDT recule aussi de près de cinq points mais reste en deuxième position, avec 15,49% des voix, devant Force ouvrière (13,01%, -2,2 points).

Les autonomes de l'Unsa gagnent pour leur part plus de cinq points, avec 12,49% des suffrages et la CFTC un peu moins d'un point à 7,44%. De son côté, la CFE-CGC progresse de près de deux points chez les cadres, avec 28,83%.

Plus de 330.000 salariés des TPE (entreprises de moins de 11 salariés), sur un total de 4,5 millions - soit un taux de participation de 7,35%, ont participé au scrutin organisé entre le 30 décembre et le 13 janvier.

Par comparaison, la participation avait été de 10,24% en 2012.

Le ministère du Travail souligne que ces élections permettront pour la première fois aux salariés des TPE d’être représentés au sein des commissions paritaires interprofessionnelles au niveau régional créées par la loi  Rebsamen de 2015.

·         FRANCE

 

François Fillon entre en résistance

 

PARIS (Reuters) - François Fillon poursuit sa campagne présidentielle vaille que vaille, au risque d'un isolement fatal au sein de son propre camp où même sa garde rapprochée commence à vaciller sous le poids des non-dits du candidat et de l'enquête le visant.

Signe du trouble qui gagne jour après jour les rangs de la droite, le président du Sénat Gérard Larcher, fidèle compagnon de route de François Fillon, a été contraint de démentir vendredi sur Twitter une information de L'Obs selon laquelle il s'apprêtait à donner le coup de grâce au candidat, des "allégations extravagantes" assure-t-il.

Le sénateur LR Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne de François Fillon, s'efforce de colmater les brèches alors que des parlementaires, comme Jean-Frédéric Poisson qui concourut à la primaire, en appellent publiquement à Gérard Larcher pour qu'il se substitue à son ami ou en privé pour qu'il convainque le candidat de renoncer sous peine de mettre la droite hors-jeu.

"Il faut rester la tête froide", a déclaré le président des Pays de la Loire à la presse dans son fief, alors que l'enquête sur les emplois présumés fictifs de l'épouse et des enfants aînés de François Fillon se déplaçait vendredi au Sénat.

"Bien sûr que je soutiens sa candidature. C'est d'ailleurs la seule à être légitime puisque François Fillon a été choisi au terme d’une primaire qui a mobilisé 4,3 millions de votants. Avec un verdict clair et net. Il est le seul à avoir cette légitimité, elle ne peut être défaite par un appareil ou telle ou telle velléité", a-t-il souligné.

De fait, l'hypothèse d'un "plan B" est difficile à étayer juridiquement et politiquement.

"STOP À LA CHASSE À L'HOMME"

François Fillon, qui a déclaré jeudi soir dans les Ardennes qu'il ne plierait pas face à "une entreprise de démolition" destinée à "voler" à la droite son vote, s'arc-boute sur cette stratégie de défense sans convaincre.

"Mon énergie est intacte, ma détermination totale", a-t-il lancé, s'efforçant de galvaniser le noyau dur de ses électeurs, comme Nicolas Sarkozy en son temps.

Selon un sondage Harris Interactive publié jeudi, 58% des sympathisants LR souhaitent que François Fillon garde le flambeau, contre l'avis d'une majorité de Français.

L'équipe du candidat a élaboré un tract, tiré à plusieurs millions d'exemplaires, qui sera distribué durant le week-end pour dire "Stop à la chasse à l'homme".

"Trop c'est trop", peut-on lire notamment sous une photo de François Fillon le poing levé au meeting de La Villette. "Le traitement réservé à François Fillon par une partie de la presse est totalement déséquilibré", est-il écrit.

"Les masques sont tombés, la gauche dans toutes ses composantes, n'a plus qu'un objectif : barrer la route au seul candidat capable de la battre et de vaincre Marine Le Pen au second tour", lit-on encore.

"IMPASSE PSYCHOLOGIQUE"

François Fillon renouera avec le terrain, mardi à Troyes (Aube) au côté de François Baroin, ex-soutien de Nicolas Sarkozy dont le nom circule comme candidat de substitution, mercredi à Juvisy-sur-Orge (Essonne), jeudi à Poitiers (Vienne) sur les terres de Jean-Pierre Raffarin, qui a soutenu Alain Juppé.

Un déplacement prévu du 10 au 13 février à La Réunion est maintenu.

"François Fillon a un orgueil qu'il ne faut pas sous-estimer. Il a du sang-froid et une grande endurance", explique l'un de ses anciens ministres.

C'est sa discrétion, sa parole rare autrefois louée - son "goût pour le secret" disent certains -, son peu d'appétence au rassemblement que lui reprochent aujourd'hui ses alliés les plus vifs, qui essuient dans leur circonscription la réprobation d'électeurs et de militants déstabilisés et déçus.

"Ne rien dire alimente quelque peu la suspicion ou les interrogations", a déclaré le sénateur LR du Rhône François-Noël Buffet, soutien de la première heure.

"L'émotion publique sur la manière dont fonctionnent les parlementaires en général est là et il faut l'expliquer. Je comprends que les gens soient choqués par de telles sommes", a-t-il ajouté dans un entretien diffusé vendredi sur Télé Lyon Métropole.

Mardi soir, lors d'une intervention devant l'Electronic Business Group à Paris, François Fillon s'était prévalu de sa longévité politique, "un atout" : "Au moins je sais ce qu'il ne faut pas faire", a-t-il dit, des propos qui contrastent avec les flottements de sa communication sur le "Penelope gate".

Jeudi soir, à Charleville-Mézières, le candidat a esquissé un mea culpa moral en disant comprendre que les rémunérations évoquées - environ un million d'euros bruts - "troublent".

"C'est trop tard. Il est dans une impasse psychologique", estime un député LR.

François Fillon a été invité à s'expliquer mardi matin lors de la réunion du groupe LR à l'Assemblée. Le soir même, le comité politique de LR, présidé par Gérard Larcher, se réunira. Une réunion au QG du candidat est prévue mercredi matin comme chaque semaine.

C'est dans ce cadre que François Fillon a demandé le 1er février aux parlementaires LR et UDI de "tenir 15 jours".

·         FRANCE

 

Jadot (EELV) pourrait se retirer en cas d'accord avec Hamon

 

PARIS (Reuters) - Le candidat écologiste à l'élection présidentielle Yannick Jadot et Europe-Ecologie-Les Verts sont entrés dans un processus de consultation avec le socialiste Benoît Hamon, qui pourrait mener à une candidature unique du vainqueur de la primaire de gauche.

Yannick Jadot et le secrétaire national d'EELV posent pour cela une série de conditions, dans un courrier adressé jeudi aux adhérents du mouvement écologiste et dont Reuters a eu copie.

Ils estiment que les dernières semaines, avec notamment la victoire de Benoît Hamon, incarnation de la gauche du PS, à la primaire du Parti socialiste et les déboires du candidat de droite François Fillon, "ont montré que les jeux de l'élection présidentielle sont loin d'être faits".

"C'est la raison pour laquelle nous devons ouvrir le dialogue avec Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et tous ceux qui se retrouvent dans cet esprit de recherche de convergences pour construire un projet commun", écrivent-ils.

S'ils mentionnent le candidat de la "France insoumise" et laisse entendre qu'ils incluent les communistes dans le périmètre de ce dialogue, ils ne mentionnent en revanche pas l'ex-ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, parmi les interlocuteurs possibles.

Ils jugent nécessaire une clarification sur trois priorités : la transition énergétique, avec la sortie du nucléaire ; l'instauration d'une "sixième République", avec participation citoyenne et scrutin proportionnel généralisé ; la refondation d'une Europe "émancipée des lobbies, délivrée du dogme austéritaire" et recentrée sur l'écologie.

JADOT PEINE À DÉCOLLER

David Cormand a précisé à Reuters qu'il avait eu, avec Yannick Jadot, un premier contact avec Benoît Hamon et que des groupes de travail seraient mis en place "pour voir s'il y a des convergences". Mais il a refusé de spéculer sur un éventuel retrait de Yannick Jadot en cas d'accord avec Benoît Hamon.

Il a fait valoir que les questions de personnes ne seraient abordées que lors de l'étape suivante, "s'il y a un accord sur un projet commun".

Un autre responsable d'EELV n'a en revanche pas caché que cela pourrait être l'aboutissement logique de l'exercice.

"Ça peut échouer mais si on allait plus loin, c'est-à-dire jusqu'à un candidat qui ne serait pas Yannick Jadot, nous consulterions les adhérents ou les sympathisants", a-t-il dit.

Dans un sondage Ifop-Fiducial sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle publié jeudi, Benoît Hamon fait un bond à 17%. Jean-Luc Mélenchon perd du terrain, à 9,5%, et Yannick Jadot n'est crédité que de 1% des voix.

Selon David Cormand, le candidat écologiste a recueilli jusqu'ici un peu plus de 350 parrainages sur les 500 nécessaires pour valider sa candidature. "Il y en a entre 10 et 15 qui rentrent chaque jour. Il faut tenir sur ce rythme-là", dit-il.

Le porte-parole d'EELV Julien Bayou estime pour sa part qu'il faudrait plutôt 600 signatures "pour être à l'aise".

"On est plus optimiste qu'il y a trois semaines mais ça reste incertain", a-t-il déclaré à Reuters.

·         INTERNATIONAL

 

Avec Trump, les Iraniens craignent la guerre et l'isolement

 

ANKARA (Reuters) - Les Iraniens rêvaient d'une vie paisible et confortable après l'accord emblématique encadrant l'activité nucléaire de leur pays conclu en juillet 2015.

Mais ils commencent maintenant à se demander, pour la première fois depuis des décennies, s'ils ne vont pas se retrouver sous les bombes.

Depuis son entrée en fonction le 20 janvier, le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, a promis de se montrer ferme avec l'Iran. Il a laissé entendre que Washington pourrait se livrer à des représailles, sans en préciser la nature, après le tir de missile effectué par l'Iran dimanche dernier.

Le Trésor américain a annoncé vendredi une série de mesures contre l'Iran, touchant treize individus et douze "entités", en précisant bien que ces sanctions faisaient suite au tir de missile balistique effectué par l'Iran dimanche dernier.

L'Iran avait quelques heures auparavant dit être "indifférent" aux propos de Donald Trump.

Et, comme si l'accord nucléaire de juillet 2015 n'avait rien changé à l'antagonisme entre les deux pays, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, continue de s'en prendre aux Etats-Unis, comme Téhéran le fait depuis la révolution de 1979.

Dans ce contexte, certains Iraniens avouent se préparer à quitter leur pays, imitant ceux qui le firent durant la guerre Iran-Irak (1980-1988) quand les avions de l'Irak de Saddam Hussein pilonnaient les villes iraniennes.

"J'ai dit à mes enfants de préparer leur passeport. (...) Si l'on est attaqué par Israël ou l'Amérique, on pourra s'enfuir en Turquie en voiture parce que les aéroports seront fermés", explique Ghorbanali Azhari, 65 ans, professeure retraitée qui vit à Kermanshah, dans l'ouest de l'Iran.

"On en a assez. Une guerre de huit ans, les difficultés économiques, les sanctions. Mes petits-enfants ne peuvent pas vivre dans la peur."

CRAINTES DE BOMBARDEMENTS

Sans aller jusqu'à partir, Ali Gharveh, qui vit à Ispahan, ville du centre du pays bombardée lors de la guerre Iran-Irak, dit penser à déménager dans une ville plus petite.

"La vie est moins chère et plus sûre que dans les grandes villes qui pourraient être les principales cibles si l'Amérique veut attaquer l'Iran", fait-il valoir.

Si de nombreux Iraniens craignent une escalade avec les Etats-Unis autant que les difficultés économiques dans leur pays, ils ne sont pas non plus prêts à toutes les extrémités.

D'autant que Donald Trump a suspendu vendredi dernier pour 90 jours l'entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays musulmans, dont l'Iran.

"J'ai toujours voulu que mes deux enfants étudient en Amérique. Mais le nouveau gouvernement ne fait que répandre la haine envers les Iraniens", dit Firuzeh Hengam, ingénieur informatique qui vit à Kashan dans le centre du pays.

"L'Iran est mon pays, quels qu'en soient les dirigeants", déclare pour sa part Samira Azamzadeh, 47 ans, coiffeuse à Rasht (nord). "Regardez les Syriens qui ont quitté leur pays à cause de la guerre. Ils sont humiliés. Je ne veux pas être comme eux."

Mère célibataire de deux adolescentes, elle dit ne pas avoir de toute façon l'argent nécessaire pour se rendre à l'étranger.

Homayoun Barkhordar, 38 ans, un père de famille employé dans une banque privée, dit craindre des frappes militaires.

"Je pensais que l'isolement politique et économique de l'Iran c'était fini, mais maintenant je suis très inquiet", dit-il. "Je ne veux la guerre avec aucun pays. J'aime mon pays. Nous voulons simplement vivre en paix."

LE JEU DE L'EXTRÉMISME

Un ancien haut responsable iranien souligne que l'approche dure de Donald Trump fait le jeu des partisans d'une ligne sans concession à Téhéran, comme les paramilitaires du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), les pasdarans.

Le CGRI contrôle le programme de missiles du pays et son numéro deux a déclaré jeudi avoir de nombreux sites de missiles souterrains dissimulés dans les montagnes.

"Les extrémistes iraniens veulent la guerre. Cela va renforcer leur position dans l'establishment. Ils veulent que l'Iran soit isolé", explique ce responsable qui a requis l'anonymat. "Ils feront tout pour accroître les tensions entre l'Iran et l'Amérique, des discours incendiaires au lancement de missiles."

Les autorités iraniennes ont fait savoir aux Etats-Unis et à Israël par le passé que la réponse de Téhéran à une action militaire serait dure et que les missiles iraniens sont à même d'atteindre le territoire israélien.

Arash Kiai, un adolescent de la ville de Yazd, se dit en colère, à la fois contre Trump et contre les autorités de son pays. Mais, si conflit il devait y avoir, il a choisi son camp.

"Quoi qu'il se passe dans le monde, on accuse l'Iran. Mais pourquoi ?", demande-t-il. "Je ne suis pas un partisan du régime iranien, mais Trump n'a pas le droit d'humilier les Iraniens. Si nous sommes attaqués, je combattrai pour l'Iran."

·         POLICE

 

Aulnay-sous-Bois: un policier mis en examen pour viol, les autres pour violences volontaires

 

Des policiers ont frappé un jeune homme de 22 ans, jeudi 2 février, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Les quatre représentants des forces de l’ordre ont été mis en examen, dimanche soir, pour violences avec armes et en réunion, et l’un d’entre eux pour viol.  

 

·         POLICE

 

Pas besoin de réformer la légitime défense des policiers, affirme le Défenseur des droits

 

 

Le projet de loi alignant sur les gendarmes les cas où les policiers pourront tirer doit être examiné ce mardi 7 février par l’Assemblée. Le Défenseur des droits regrette que le texte fasse « perdre en clarté les principes simples de la légitime défense qui sont déjà mal compris ».

06  février

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

C'est la foire aux plans B et Fillon fait le dos rond

 

Écrasé par le poids des révélations, embourbé dans ses mensonges et pressé par les parlementaires, François Fillon poursuit sa campagne. Mais dans l’ombre, on s’agite pour trouver une alternative et éviter la catastrophe annoncée.

 

·         SANTÉ

 

Ces médecins qui refusent de soigner les plus pauvres

 

Avec 800 euros d’allocation d’adulte handicapé, Jean-François Krzyzaniak est bénéficiaire de l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), réservée aux personnes dont les ressources dépassent légèrement le plafond d’attribution de la couverture maladie universelle (CMU).

Lorsqu’il était SDF à Troyes, il avait eu la chance de trouver un médecin traitant qui ne lui faisait pas avancer les frais. Mais alors qu’il s’installe à Angers, grâce à une association, un véritable parcours du combattant commence.

« Systématiquement, les secrétaires sur lesquelles je tombais au téléphone me demandaient si je travaillais. Ce à quoi je répondais : “Non, je suis handicapé, mais j’ai une carte vitale.” Et là, la réponse tombait : “Le médecin ne prend plus de nouveaux patients.” Comme si je devais, à chaque fois, être en mesure de prouver que je pouvais payer cash une consultation. Je demandais simplement le renouvellement de mon ordonnance, car j’avais un traitement lourd. J’avais, à l’époque, une pancréatite aiguë. »

·         INTERNATIONAL

 

L'Iran rejette les critiques sur son programme de missiles

 

ANKARA (Reuters) - Les autorités iraniennes ont affirmé jeudi que l'essai d'un nouveau missile balistique avait été couronné de succès et ont balayé les critiques internationales, notamment américaines.

"L'essai de missile de dimanche a été un succès", a dit le ministre iranien de la Défense, Hossein Dehghan, cité par l'agence de presse Tasnim. Comme la veille, il a réaffirmé que ce test ne transgressait pas les dispositions de l'accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien et de la résolution du Conseil de sécurité qui l'appui.

Les Etats-Unis, qui avaient révélé ce tir effectué dimanche sur un site proche de Semnan, à l'est de Téhéran, ont dénoncé une "provocation".

Face à ces critiques, le principal conseiller de l'ayatollah Ali Khameneï, guide suprême de la Révolution islamique, a déclaré pour sa part que l'Iran ne céderait pas aux pressions et a défendu son droit souverain à tester des missiles.

"Ce n'est pas la première fois qu'une personne inexpérimentée menace l'Iran", déclare Ali Akbar Velayati, visant Donald Trump. "Le gouvernement américain comprendra qu'il ne sert à rien de menacer l'Iran. L'Iran n'a pas besoin de la permission d'un pays tiers pour se défendre", ajoute le conseiller de Khameneï cité jeudi par l'agence de presse Fars.

Téhéran, qui s'est engagé à "ne chercher en aucun cas à obtenir, mettre au point ou acquérir des armes nucléaires", affirme que les missiles testés ne sont pas prévus pour emporter des charges nucléaires.

Mais dans son édition de jeudi, le quotidien allemand Die Welt fait de nouvelles révélations sur le programme balistique iranien, affirmant qu'en plus du tir de ce missile de moyenne portée, la république islamique a testé un missile de croisière capable de transporter une ogive nucléaire sur une distance pouvant aller de 2.000 à 3.000 km.

Le journal, qui cite des sources au sein du renseignement, précise que ce missile dit Sumar a été conçu en Iran et qu'il a parcouru avec succès quelque 600 km.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès des autorités iraniennes ou du BND, le service du renseignement extérieur allemand.

Un expert en questions de sécurité interrogé par Die Welt souligne que les missiles de croisière, outre leurs avantages techniques sur les missiles balistiques, présentent aussi l'intérêt pour l'Iran qu'ils ne sont pas mentionnés par les résolutions de l'Onu.

Le 14 juillet 2015, l'Iran et six grandes puissances, le groupe dit P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), ont conclu un accord encadrant les activités nucléaires de l'Iran en échange d'un assouplissement des sanctions à l'encontre de la République islamique.

Adoptée six jours plus tard, la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'Onu note que "l'Iran est tenu de ne mener aucune activité liée aux missiles balistiques conçus pour pouvoir emporter des armes nucléaires".

·         INTERNATIONAL

 

Trump lance un "avertissement" à l'Iran après le tir de missile

 

WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump a déclaré jeudi dans un message publié sur son compte Twitter que "l'Iran avait officiellement reçu un premier avertissement" pour le tir de missile balistique auquel il a procédé dimanche.

Intervenant tôt jeudi matin sur le réseau social, le président américain, dont l'administration a annoncé mercredi avoir examiné une réponse à cette initiative, ajoute : "Ils (les Iraniens) devraient être reconnaissants pour le catastrophique accord que les USA ont passé avec eux".

Donald Trump fait référence à l'accord conclu entre l'Iran et le groupe P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne) prévoyant une limitation du programme nucléaire iranien en échange d'un assouplissement des sanctions économiques.

Donald Trump a dénoncé à plusieurs reprises cet accord, adoptant une position alignée sur celle d'Israël sur cette question.

Les autorités iraniennes ont affirmé jeudi que l'essai d'un nouveau missile balistique avait été couronné de succès et ont balayé les critiques internationales, notamment américaines.

"L'essai de missile de dimanche a été un succès", a dit le ministre iranien de la Défense, Hossein Dehghan, cité par l'agence de presse Tasnim. Comme la veille, il a réaffirmé que ce test ne transgressait pas les dispositions de l'accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien et de la résolution du Conseil de sécurité qui l'appui.

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Serge Dassault condamné pour blanchiment

 

PARIS (Reuters) - Le sénateur Serge Dassault a été condamné jeudi à une amende de deux millions d'euros et à cinq ans d'inéligibilité et d'interdiction d'exercer une fonction publique pour blanchiment de fraude fiscale et omissions dans ses déclarations de patrimoine.

À près de 92 ans, le tribunal correctionnel de Paris a en revanche estimé qu'il ne pouvait être condamné à une peine de prison, même avec sursis.

L'"ampleur" et "la durée" de la fraude auraient toutefois pu justifier une peine de prison ferme, a jugé le président.

Le Parquet national financier (PNF) l'accusait d'avoir dissimulé des dizaines de millions d'euros au fisc sur des comptes à l'étranger. Il lui reprochait également d'avoir omis dans ses déclarations de patrimoine onze millions d'euros en 2014 et 16 millions en 2011.

Le PNF avait requis à l'audience sa condamnation à deux ans de prison avec sursis, neuf millions d'euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

La défense avait plaidé la relaxe, affirmant que le sénateur avait régularisé sa situation fiscale et qu'il avait "hérité" de son père les comptes et structures mis en cause.

Selon ses avocats, les fonds avaient été placés à l'étranger dans les années 1950 par Marcel Dassault, qui avait "peur de revivre la guerre" et voulait "protéger sa

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Cinq soldats de l'ANL tués dans la bataille de Benghazi

 

BENGHAZI, Libye (Reuters) - Cinq militaires de l'Armée nationale libyenne (ANL) du général Khalifa Haftar ont été tués dans des combats avec les islamistes retranchés en bordure d'un quartier de Benghazi récemment repris, a annoncé un porte-parole de l'ANL.

Les forces loyales à Khalifa Haftar combattent les islamistes et d'autres opposants à Benghazi, la deuxième ville de Libye, depuis 2014. Après avoir sécurisé la plus grande partie de la grande ville côtière de l'Est, elles essaient désormais de prendre le contrôle des derniers quartiers restant aux mains de leurs opposants. Elles ont essuyé de grosses pertes humaines ce faisant.

Après avoir repris fin janvier un secteur qu'elle avait longtemps assiégé dans le quartier de Ganfouda (dans le sud-ouest de Benghazi), l'ANL cherche maintenant à déloger ses rivaux de bâtiments en construction dénommés les "12 blocs".

La "première phase" de prise de ces bâtiments a été achevée au terme de combats et de frappes aériennes intenses, a annoncé mercredi soir, Milad al Zouaï, porte-parole de l'ANL.

L'ANL fait toujours face à des poches de résistance dans deux quartiers du nord de Benghazi, Souk al Hout et Sabri.

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