30 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Jean-Marie Le Pen critique l'hommage au policier "homosexuel"

 

PARIS (Reuters) - Jean-Marie Le Pen juge que l'hommage national rendu mardi au policier Xavier Jugelé, assassiné la semaine dernière sur les Champs-Elysées par un présumé djihadiste, célébrait plus "l'homosexuel" que "le policier".

Dans son dernier journal de bord vidéo, diffusé vendredi, le président d'honneur du Front national se dit "étonné" et "un peu choqué" par la dimension donnée à la cérémonie, présidée mardi par François Hollande.

"Il m'a semblé qu'il y avait dans cette cérémonie une équivoque. On rendait plutôt hommage à l'homosexuel qu'au policier, car la participation de son conjoint et le long discours qu'il a prononcé institutionnalisaient en quelque sorte le mariage homosexuel, l'exaltaient de façon publique", dit-il.

"Je pense que cette particularité familiale doit être tenue à l'écart de ce genre de cérémonie qui gagnerait elle-même à plus de discrétion", ajoute-t-il.

Si le cofondateur du Front national concède que Xavier Jugelé "mérite certainement l'estime et l'attachement de nos compatriotes comme membre de ces forces de l'ordre chargées de nous protéger", il regrette d'avoir vu "une équivoque" dans la cérémonie.

Le compagnon de la victime avait livré un discours émouvant, reprenant le "Vous n'aurez pas ma haine" d'Antoine Lieiris, veuf depuis les attentats du 13 novembre 2015.

Jean-Marie Le Pen a été exclu le 20 août 2015 du parti qu'il a contribué à fonder en raison de ses propos polémiques, notamment sur les chambres à gaz, "détail" de la Seconde Guerre mondiale selon lui, ou sa défense du maréchal Pétain.

Ces propos ont été jugés pénalisants pour la stratégie de "dédiabolisation" du parti voulue par sa fille Marine Le Pen, qui a pris la tête du Front national en 2011 et s'est qualifiée pour le second tour de la présidentielle.

Le député européen a néanmoins obtenu devant la justice d'en rester président d'honneur.

·         FRANCE

 

Martinez (CGT) accuse Macron de culpabiliser les électeurs du FN

 

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a accusé vendredi Emmanuel Macron de "culpabiliser" les électeurs du Front national plutôt que de s'interroger sur les raisons de leur vote.

Le syndicat a appelé mardi à "faire barrage à l'extrême droite" sans se prononcer ouvertement pour Emmanuel Macron, adversaire de Marine Le Pen le 7 mai.

"On a un double message : aucune voix pour le Front national et en même temps on attire l'attention des salariés, plus globalement de la classe politique, sur la nécessité de proposer des alternatives sociales", a expliqué Philippe Martinez sur CNEWS.

"Aucune voix pour le Front national", a-t-il insisté. "Quelqu'un qui ne fait aucune voix, il n'est pas élu", a-t-il dit pour justifier le choix de la CGT.

"Nous, nous disons que si on ne s'attaque pas aux vraies raisons de la crise, on continuera à se plaindre et à faire monter le Front national", a estimé le dirigeant syndical.

"M. Macron, mais comme d'autres, culpabilise les électeurs - en gros c'est eux qui n'ont rien compris - plutôt que d'essayer de comprendre pourquoi, dans la détresse, dans le désarroi, avec le chômage qui monte, on fait ce choix-là", a-t-il jugé.

·         ÉCONOMIE

 

Nouveau recul de la consommation des ménages en mars en France

 

PARIS (Reuters) - La consommation des ménages français en biens a reculé de 0,4% en mars, à l'encontre des attentes des économistes qui tablaient sur une inversion de tendance après le repli marqué de février, selon les données publiées vendredi par l'Insee.

Sur l'ensemble du premier trimestre, les dépenses de consommation des ménages en biens se sont également contractées de 0,4%, après une progression de 0,9% au trimestre précédent.

L'institut national de la statistique a parallèlement légèrement relevé l'évolution de février, à -0,7% contre -0,8% précédemment.

Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,5% des dépenses de consommation le mois dernier.

"En mars comme sur l'ensemble du trimestre, la baisse de la consommation d'énergie pèse fortement sur la dépense globale", souligne l'Insee, en lien avec les températures particulièrement douces de février et mars.

La consommation d'énergie des ménages a poursuivi sa baisse en mars, a un rythme toutefois moins marqué qu'en février (-1,8% après -10,9%) et elle s'est nettement repliée sur l'ensemble du trimestre (-3,8%).

Les achats de biens représentent près de la moitié de la consommation totale des ménages qui contribue à son tour à un peu plus de la moitié du produit intérieur brut français.

·         FRANCE

 

Le Pen ramenée aux racines du FN par son entourage et Macron

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron s'efforce de mobiliser les électeurs indécis à neuf jours du second tour de l'élection présidentielle en désignant Marine Le Pen comme l'héritière des ennemis de la République, aidé en cela par les accusations portées contre une partie de l'entourage de la dirigeante du Front national.

Le candidat d'En Marche ! vise l'électorat de droite comme de gauche, notamment celui de Jean-Luc Mélenchon, dont une partie refuse de voter pour lui après avoir combattu les mesures libérales prises pendant le quinquennat de François Hollande dont l'ex-ministre de l'Economie fut souvent l'inspirateur.

Parti de la "haine", "xénophobe", Emmanuel Macron multiplie les attaques contre le Front national depuis quelques jours, tentant de faire exploser la "dédiabolisation" opérée depuis la prise en main du parti par la fille de Jean-Marie Le Pen.

Comme pour marquer davantage sa différence avec l'héritage qu'il prête à son adversaire, Emmanuel Macron se rend ce vendredi à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), dont la population a été massacrée par la division SS Das Reich, en juin 1944.

Jeudi soir, le favori des sondages a lancé un message à la droite gaulliste, accusant le Front national d'être l'héritier de l'Organisation armée secrète (OAS), un groupe extrémiste pro-Algérie française qui tenta d'assassiner Charles de Gaulle.

"Mme Le Pen défend les couleurs d'un parti qui a conduit des attentats contre le général de Gaulle, qui a encore les enfants de ces protagonistes dans ses rangs, qui s'est construit sur l'anti-gaullisme et contre la République française", a-t-il dit.

REMOUS À LA TÊTE DU FN

Vendredi, le Front national a été rappelé à l'histoire la plus douloureuse de l'Europe, avec le retrait de sa présidence par intérim de Jean-François Jalkh, mis en cause pour des propos négationnistes présumés.

Des journalistes ont exhumé des déclarations de ce cadre historique dans lesquels il cite le théoricien négationniste Robert Faurisson, notamment concernant l'usage du gaz Zyklon B dans les chambres à gaz nazies.

Promu à la tête du FN en début de semaine après la décision de Marine Le Pen de se mettre en congé de la présidence pour se consacrer à la campagne, il "conteste fermement et formellement ce qu'on lui reproche", a déclaré vendredi Louis Aliot, vice-président du parti.

Jean-Marie Le Pen a lui-même donné des munitions aux adversaires du FN, en critiquant l'hommage national rendu cette semaine au policier tué sur les Champs Elysées.

"Il m'a semblé qu'il y avait dans cette cérémonie une équivoque et qu'on rendait plutôt hommage qu'au policier à l'homosexuel", a déclaré le père de Marine Le Pen dans son "journal de bord" vidéo le plus récent, jugeant que le discours prononcé par le conjoint du policier "institutionnalisait le mariage homosexuel et l'exaltait en quelque sorte d'une façon publique et cela ça m'a un peu choqué".

Marine Le Pen tente quant à elle de rassurer les électeurs sur son programme, insistant jeudi sur le difficile sujet de la sortie de l'Union européenne qu'elle appelle de ses voeux.

Elle a assuré lors d'un meeting à Nice que son élection serait "une chance pour l'Europe" et souligné qu'avec le référendum qu'elle compte organiser six mois après son élection, "c'est vous au final qui déciderez".

Quinze ans après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour, qui avait jeté des centaines de milliers de personnes dans les rues, la présence de sa fille dans le duo final mobilise peu et le "front républicain" semble oublié.

Les syndicats de salariés ne défileront pas unis le 1er mai alors que plus d'un million de personnes avaient défilé pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen à l'occasion de la Fête du Travail en 2002.

Tous les sondages réalisés depuis le premier tour donnent Emmanuel Macron gagnant face à Marine Le Pen avec environ 60% des voix.

·         ÉCONOMIE

 

La Norvège maintient l'interdiction de vol des Super Puma

 

OSLO (Reuters) - La Norvège ne va pas lever l'interdiction de vol de certains modèles d'hélicoptères Super Puma d'Airbus, a annoncé vendredi l'autorité norvégienne de l'aviation civile après la confirmation de la cause de la chute d'un appareil de ce type l'an dernier.

Les modèles récents du Super Puma, un appareil très utilisé dans l'industrie pétrolière en mer, ont été interdits de vols commerciaux en Norvège et en Grande-Bretagne à la suite d'un accident qui a fait 13 morts en avril 2016 au large d'une plate-forme exploitée par Statoil dans les eaux norvégiennes. Les pales principales s'étaient alors séparées de l'appareil.

La chute de l'hélicoptère a été provoquée par l'usure métallique dans son système de transmission, écrit le comité d'enquête norvégien dans un rapport publié vendredi, qui confirme les conclusions initiales.

L'autorité norvégienne de l'aviation civile a besoin de plus de temps pour examiner ce rapport en détail et elle réfléchira à d'éventuelles initiatives en mai.

"L'autorité de l'aviation civile ne lèvera pas l'interdiction frappant l'appareil tant que nous ne serons pas complètement certains que ce type d'hélicoptère peut voler en toute sécurité", a déclaré Lars Kobberstad, directeur général de l'autorité norvégienne, à Reuters.

 

 

29 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Assistants parlementaires FN: Préjudice évalué à 5 millions d'euros

 

PARIS (Reuters) - Le Parlement européen estime désormais à près de cinq millions d'euros le préjudice potentiel qu'il a subi dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national, a-t-on appris jeudi auprès de cette institution européenne.

Ce préjudice n'était évalué au début de l'enquête qu'à environ 1,9 million d'euros.

"Nous avons fait une mise à jour du préjudice potentiel subi en fonction de l'évolution de l'enquête et des éléments mis au jour et l'avons transmise aux autorités judiciaires françaises", a dit à Reuters le service de presse du Parlement européen.

Cette nouvelle évaluation porte le montant en question à 4.978.122 euros, précise-t-on de même source.

Le Parlement européen avait fait part aux autorités judiciaires françaises de suspicions de fraude en avril 2015. Ses soupçons concernaient alors une vingtaine d'assistants parlementaires locaux ou accrédités.

Le Parquet de Paris a ouvert une information judiciaire sur cette affaire le 15 décembre 2016.

A ce jour, les juges français ont mis en examen deux assistants parlementaires frontistes, dont la chef de cabinet de Marine Le Pen, elle-même convoquée.

La candidate du FN à l'élection présidentielle a refusé de se rendre à cette convocation le temps de la campagne électorale en arguant de son immunité parlementaire.

La réévaluation du préjudice indique que des éléments incriminants ont pu notamment être réunis sur d'autres personnes.

·         FRANCE

 

Le FN émet des doutes sur le rapport français sur la Syrie

 

PARIS (Reuters) - Le vice-président du Front national Florian Philippot a émis des doutes jeudi sur le rapport déclassifié des services de renseignement français incriminant le régime syrien pour l'attaque chimique menée contre la ville de Khan Cheikhoune le 4 avril dernier.

Cette position tranche avec celle d'Emmanuel Macron, qui affrontera Marine Le Pen le 7 mai prochain lors du second tour de la présidentielle et qui s'est dit prêt, s'il était élu, à mener des frappes militaires contre des installations syriennes dans le cadre de la coalition.

"Je pense que la communauté internationale peut douter, tant qu'il n'y a pas d'enquête vraiment internationale sous l'égide de l'Onu", a estimé Florian Philippot sur France Inter. "Je n'ai aucun moyen de savoir ce qui est vrai ou faux à mon niveau."

"On a des précédents", a-t-il ajouté, évoquant des rapports faisant état de la présence - jamais avérée - d'armes de destruction massive en Irak qui avaient conduit l'armée américaine à intervenir dans le pays en 2003.

L'attaque de Khan Cheikhoune, qui a fait plus de 80 morts et suscité une vague d'émotion et d'indignation, a conduit le président américain Donald Trump à riposter en bombardant une base militaire syrienne trois jours plus tard.

Selon les informations des services de renseignements français, l'attaque chimique "porte la signature du régime" syrien [nL8N1HX7XA].

Le président syrien Bachar al Assad a démenti mi-avril toute implication de son armée dans l'attaque et a accusé les pays occidentaux d'avoir "monté toute cette histoire", assurant que la Syrie ne possédait pas d'armes chimiques.

"FERME CONDAMNATION"

"Il est tout à fait possible que ce soit le régime mais (...) qu'est-ce que ça change?", a dit Florian Philippot. "Est-ce qu'on doit quand même faire des frappes? C'est quoi le plan B?".

"Je suis juste raisonnable. On met qui au pouvoir? Vous avez un homme providentiel ? démocrate? Non, vous aurez le chaos", a-t-il ajouté. "Je pense que Bachar lutte contre Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique-NDLR).

La veille, Emmanuel Macron, le leader d'En Marche! arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle, avait condamné "avec la plus grande fermeté l'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar al Assad."

"Cela contrevient d'une part au droit international, d'autre part aux accords de 2013", a estimé l'ancien ministre de l'Economie lors d'un déplacement à Amiens. "Et donc si je suis élu président de la République, je prendrai les dispositions, en lien avec la coalition et si possible sous mandat de l'Onu, mais même sans mandat de l'Onu, pour neutraliser ces capacités chimiques du régime de Bachar al Assad."

Dans un communiqué à l'agence de presse Sana, le ministère syrien des Affaires étrangères a rejeté jeudi les conclusions des services de renseignements français, évoquant une campagne de "supercherie et de mensonges éhontés".

·         FRANCE

 

Mélenchon sortira de son silence vendredi

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, dont le choix de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour de l'élection présidentielle malgré la présence de Marine Le Pen fait l'objet de critiques, s'exprimera vendredi sur sa chaîne Youtube, a annoncé jeudi son directeur de campagne.

Le leader de La France insoumise, éliminé au premier tour malgré un score historique pour sa famille politique, devrait toutefois s'en tenir à sa ligne adoptée dès dimanche soir et ne pas révéler son choix pour le second tour, a précisé Manuel Bompard sur RMC.

Il ne votera pas pour la candidate du Front national "c'est évident (...) et il ne s'abstiendra pas, étant attaché à la participation citoyenne", a-t-il dit.

Le choix se fera donc entre un vote blanc ou un vote pour Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche ! et ex-ministre de l'Economie de François Hollande dont la politique économique a régulièrement été épinglée par Jean-Luc Mélenchon.

L'eurodéputé, qui disputait sa deuxième élection présidentielle, ne s'est pas exprimé et n'est pas apparu en public depuis sa défaite dimanche soir et sa déclaration à la presse qui a fait polémique.

Son choix de ne pas appeler clairement à voter contre Marine Le Pen a été vivement critiqué au sein de la classe politique, essentiellement à gauche où une majorité d'élus ont pris position en appelant à faire barrage au Front national en déposant un bulletin Macron dans les urnes le 7 mai prochain.

Jean-Christophe Cambadélis (PS) a dénoncé une "faute", le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a regretté un manque de "clarté", le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) Pierre Laurent a pointé une "erreur" et le secrétaire général d'En Marche! Richard Ferrand (En Marche!) a évoqué une "marche de l'histoire" ratée.

"PETIT PROBLÈME" AVEC LE PCF

Pour tenter d'éteindre la polémique, l'équipe de campagne de Jean-Luc Mélenchon a tenu mercredi une conférence de presse en réaffirmant la ligne de La France insoumise : "Pas une voix ne doit aller" à Marine Le Pen et au Front national, ont martelé ses porte-parole.

Jeudi matin sur Europe 1, Alexis Corbière a une nouvelle fois enfoncé le clou.

"Je ne suis pas du tout dans une position de ni ni", a-t-il dit. "Les donneurs de leçon, je pense à M. Sapin, à Mme El Khomri qui sont des fabricants de voix au Front national, devraient se taire à jamais et disparaître de la scène politique parce que eux, leur bilan, c'est l'extrême droite au deuxième tour".

Une consultation sur internet a été lancée mardi auprès des 430.000 soutiens de Jean-Luc Mélenchon qui sont invités à se prononcer sur leur choix pour le second tour de la présidentielle d'ici mardi prochain. Les résultats seront annoncés le même jour.

A plus d'un mois des élections législatives, les discussions s'annoncent par ailleurs compliquées entre La France insoumise, qui aborde le scrutin en position de force, et ses alliés communistes avec lesquels les relations se sont tendues.

Le PCF a appelé mardi à une entente, mettant en garde contre une concurrence qui pourrait selon lui se révéler "mortelle".

"Nous allons avoir un rendez-vous vendredi pour discuter de cette question, je dis que le temps presse et qu'il ne faut pas attendre la fin du second tour de la présidentielle", a dit Pierre Laurent sur RFI jeudi.

"Si le Parti communiste veut qu'on le soutienne là où il a des députés sortants, il va de soi que le Parti communiste doit aussi nous soutenir dans d'autres endroits", lui a répondu Alexis Corbière par radios interposées. "Pour l'instant il ne veut pas, c'est un petit problème mais on va en discuter avec lui."

·         INTERNATIONAL

 

La Chine salue une ouverture américaine sur la Corée du Nord

 

PEKIN (Reuters) - La Chine a salué jeudi ce qui s'apparente à une position plus souple de l'administration américaine vis-à-vis de la Corée du Nord, tout en réaffirmant son opposition au déploiement du bouclier antimissile américain THAAD en Corée du Sud.

La Chine est favorable au dialogue pour régler la "question nucléaire coréenne", alors que Pyongyang menace régulièrement de détruire les Etats-Unis, qui répondent en disant examiner "toutes les options" face aux provocations nord-coréennes.

Mercredi, l'administration de Donald Trump a dit qu'elle comptait amener Pyongyang à démanteler son programme nucléaire et balistique, développé en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, via un durcissement des sanctions internationales et des pressions diplomatiques, semblant ainsi moins mettre en avant l'option militaire.

"Les Etats-Unis veulent la stabilité et la dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne. Nous sommes ouverts à la négociation en vue d'atteindre cet objectif. Nous restons toutefois prêts à nous défendre et à défendre nos alliés", a déclaré la Maison blanche dans un communiqué.

"Nous avons relevé ces expressions et relevé le message contenu dans ces expressions", a déclaré Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

 

"Nous pensons que ce message est positif et doit être soutenu", a-t-il ajouté.

28 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         GAUCHE(S)

 

Les électeurs de gauche se déchirent sur le second tour

 

 

Exaspération face aux injonctions, critiques du programme d'En Marche!, sentiment de répétition… Depuis dimanche soir, de nombreux électeurs de gauche font part de leurs profonds tiraillements, voire de leur refus de voter Macron au second tour.

 

·         FRANCE

 

La France insoumise sonde ses troupes

 

 

La consultation des 440 000 soutiens de la France insoumise démarre ce mardi. Les militants pourront dire s’ils veulent voter Emmanuel Macron, blanc ou nul, ou s’abstenir. Le candidat ne devrait pas s’exprimer avant le résultat. De leurs côtés, le PCF et Ensemble appellent à battre le Front national.

 

·         DROITE

 

Entre Le Pen et Macron, la droite joue avec le feu

 

Le second tour de la présidentielle divise la droite entre les partisans d’un appel à voter Macron, ceux qui préfèrent s’abstenir et ceux qui se disent prêts à voter FN. Confrontés à l’extrême droitisation d’une large partie de leur base, nombre d’élus LR craignent de voir Marine Le Pen l’emporter.

·         FRANCE

 

Nicolas Sarkozy annonce qu'il votera Emmanuel Macron

 

PARIS (Reuters) - L'ancien président Nicolas Sarkozy a annoncé mercredi sur les réseaux sociaux qu'il voterait pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle pour faire barrage à la candidate du Front national.

"Je considère que l'élection de Marine Le Pen et la mise en oeuvre de son projet entraîneraient des conséquences très graves pour notre pays et pour les Français", écrit-il dans un message.

"Je voterai donc au second tour de l'élection présidentielle pour Emmanuel Macron. C'est un choix de responsabilité qui ne vaut en aucun cas un soutien à son projet", ajoute-t-il.

Il estime que les élections législatives de juin seront l'occasion pour les Français de faire "le choix d'une alternance véritable" en votant pour les candidats de la droite et du centre investis par LR.

"J'ai décidé il y a quelques mois de me retirer de la vie politique active. Je n'ai pas l'intention de revenir sur ce choix", précise Nicolas Sarkozy, qui a tenté un retour lors des primaires de la droite mais a été battu par son ancien Premier ministre François Fillon, lui-même désormais éliminé.

L'ancien chef de l'Etat appelle cependant "tous les responsables de la droite et du centre au rassemblement des énergies, des talents et des compétences" face à une situation qu'il juge "exceptionnelle".

"Tout autre comportement serait irresponsable. La division n'est pas une option face à l'extrême gravité de la situation de la France", conclut Nicolas Sarkozy.

·         FRANCE

 

Lellouche quitte la politique après une campagne "épouvantable"

 

PARIS (Reuters) - Le député Les Républicains Pierre Lellouche, qui fut secrétaire d'Etat sous Nicolas Sarkozy, a annoncé mercredi son retrait de la vie politique après une campagne présidentielle vécue comme "épreuve épouvantable" par la faute de François Fillon.

Il précise, dans une lettre adressée ses "concitoyens" et publiée sur son site personnel, qu'il ne se représentera pas aux législatives du mois de juin et qu'il s'apprête à rendre sa carte du parti.

"A bientôt 66 ans, et après 24 années de mandat à l'Assemblée nationale, j'ai la conviction que le moment est venu pour moi de laisser la place à la génération suivante", écrit le député sarkozyste dans ce courrier.

Durant la campagne, il avait plaidé pour le désistement de François Fillon, fragilisé par sa mise en examen dans une affaire d'emplois fictifs, qui a finalement été éliminé dès le premier tour, avec 20% des voix, dimanche dernier.

"Le candidat Fillon, fort de son élection à la primaire, entouré d'une camarilla de fidèles et d'ambitieux, conforté par l'hystérie d'une secte, a tenu à toute force à aller jusqu'au bout du suicide personnel et collectif", fustige-t-il.

"Ainsi donc, on dénonçait à la vindicte publique la justice et la presse, en invoquant complots et autre 'cabinet noir', le tout avec la complicité de dirigeants qui ont laissé faire", ajoute le député, qui juge avoir une part de responsabilité "dans l'échec collectif de (sa) génération".

"L'heure est donc venue de quitter la scène, après une campagne que j'ai vécue comme une épreuve épouvantable des mois durant, comme la preuve définitive de la décomposition de nos partis politiques traditionnels", conclut-il.

Il estime par ailleurs "incohérente" la position consistant à soutenir Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, comme de nombreux dirigeants de LR, avant de faire campagne contre lui aux législatives.

·         FRANCE

 

Les députés européens lancent le processus de levée de l'immunité de Le Pen

 

BRUXELLES (Reuters) - Les députés européens ont entamé mercredi la procédure de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, pour l'utilisation présumée frauduleuse de fonds européens qui lui est reprochée, a annoncé mercredi le président de l'assemblée.

Elle ne sera toutefois pas convoquée avant le second tour de l'élection présidentielle française du 7 mai prochain, lors duquel elle défiera Emmanuel Macron.

Des magistrats français ont demandé aux parlementaires européens de lever l'immunité de la candidate à l'élection présidentielle afin qu'ils puissent poursuivre leur enquête dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national.

Marine Le Pen a jusqu'à présent fait valoir son immunité parlementaire et refusé de se rendre aux convocations de la police en février et des juges d'instruction en mars, expliquant qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer devant les enquêteurs avant les législatives du mois de juin.

La demande de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen a été "transmise à la commission des affaires juridiques du Parlement européen, chargée de ces questions", a déclaré le président du Parlement, Antonio Tajani, à l'ouverture de la séance.

Le parti d'extrême droite dément avoir mis sur pied un système frauduleux et dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

En plus du dossier des assistants parlementaires, le Parlement doit établir si Marine Le Pen doit également être privée de son immunité pour diffamation.

Les responsables du Parlement ont annoncé que l'audition de la candidate à l'élection présidentielle serait repoussée au-delà du 7 mai, le calendrier de la commission des affaires juridiques étant particulièrement chargé.

La procédure de levée de l'immunité parlementaire des députés européens prend traditionnellement plusieurs mois. Dans la majeure partie des cas, elle débouche sur une privation de l'immunité.

Marine Le Pen a déjà vu son immunité levée en mars dans une autre affaire, après l'ouverture en France d'une enquête pour diffusion "d'images violentes".

Les parlementaires européens ont en outre déjà sanctionné la candidate dans le dossier des assistants parlementaires en lui réclamant de restituer 300.000 euros. Devant son refus d'obtempérer, il a été décidé de réduire son traitement de moitié, à environ 3.000 euros.

·         FRANCE

 

Le Pen et Macron ne retiennent plus leurs coups

 

AMIENS, Somme (Reuters) - "Heures sombres", "petits fours" et visites à l'improviste de Marine Le Pen et Emmanuel Macron sur un piquet de grève : la campagne pour le second tour de l'élection présidentielle s'est brusquement durcie, mercredi, après deux jours de flottement.

C'est un déplacement de Marine Le Pen sur le parking du site Whirlpool d'Amiens (Somme), dont le numéro un mondial de l'électroménager veut délocaliser la production, qui a déclenché cette poussée de fièvre à une semaine et demie du dénouement.

Son adversaire, qui était initialement venu à Amiens pour rencontrer des représentants syndicaux à la chambre de commerce, a répondu au défi en se rendant à son tour à l'entrée de l'usine, une fois Marine Le Pen partie, dans un climat d'abord houleux, puis plus propice aux échanges avec les salariés.

"Quand j'ai appris qu'Emmanuel Macron n'entendait pas rencontrer les salariés (...) mais qu'il allait à l'abri dans je-ne-sais-quelle salle de la chambre de commerce pour rencontrer deux ou trois personnes triées sur le volet, j'ai trouvé que c'était une preuve de mépris", a attaqué Marine Le Pen.

La présidente en congé du Front national, qui a organisé cette visite à la dernière minute, a été reçue pendant une vingtaine de minutes par un comité d'accueil chaleureux, composé pour une part de personnes visiblement déjà acquises à sa cause.

"Je suis à ma place (...) Je ne suis pas en train de manger des petits fours avec des représentants qui en réalité ne représentent qu'eux-mêmes", a raillé l'eurodéputée, qui occupait quasiment à elle seule le terrain médiatique depuis lundi.

"Emmanuel Macron, on sait de quel côté il est. Il est du côté de l'oligarchie, il est du côté du Medef."

RETRECISSEMENT DANS LA HAINE

Réplique immédiate de l'ancien ministre de l'Economie, natif d'Amiens : "Je ne suis pas né dans un château et je ne suis l'héritier d'aucun système pour ma part", a-t-il décoché en préambule d'une conférence de presse, après sa rencontre avec les syndicalistes de Whirlpool.

"La France n'a jamais été ce qu'elle propose. La France n'a jamais été ce rétrécissement dans la haine, sauf à quelques heures sombres", a-t-il poursuivi, dans une allusion aux années 1930 et 1940. "Le choix qui est fait, c'est le choix d'un clan, qu'on connaît bien, celui de son père (Jean-Marie Le Pen-NDLR)", a encore déclaré Emmanuel Macron.

Au passage, il a présenté le cofondateur du FN comme un dirigeant "qui s'est (...) constamment érigé contre l'histoire de France, contre la grande France, qui s'est construit contre le général de gaulle et l'esprit de la Ve (République-NDLR), qui s'est construit ensuite contre les valeurs humanistes (...), qui s'est construit avec le ressentiment, la haine et le rejet".

Il s'est ensuite rendu sur le parking de Whirlpool, où son arrivée a provoqué une cohue longue de plusieurs dizaines de minutes, contrastant avec le calme des images lors du passage de Marine Le Pen.

Dans la confusion, les sifflets et les "Marine présidente" ont d'abord fusé. Puis l'atmosphère s'est apaisée et Emmanuel Macron a pu entamer des discussions avec ses interlocuteurs, avant de repartir, 1h30 plus tard, en serrant des mains.

DESCENTE DANS L'ARÈNE

Dans la foule, se trouvaient de nombreux journalistes, des gardes du corps, des salariés, des militants du Front national ainsi que le journaliste et militant de gauche François Ruffin, qui a débattu avec le candidat pendant quelques minutes.

Aucun des deux candidats ne s'était jusqu'à présent rendu à l'usine Whirlpool, dont le géant de l'électroménager a annoncé la fermeture en janvier.

Au-delà de son aspect spectaculaire, cette descente dans l'arène a permis aux deux adversaires du second tour d'illustrer leur opposition de fond, l'une dénonçant les dégâts d'une "mondialisation sauvage", l'autre craignant les risques pour l'économie d'une fermeture des frontières.

Se joue notamment l'enjeu de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon, que Marine Le Pen espère en partie capter par ses prises de position contre la "concurrence déloyale" ou le "libre échange intégral".

Jusque-là, Marine Le Pen avait donné le tempo de la campagne d'entre-deux-tours, en multipliant les déplacements et en profitant de la controverse causée par le dîner d'Emmanuel Macron le soir du premier tour à la Rotonde, une brasserie réputée de Paris.

"Eh, Manu, tu redescends ?", l'a apostrophé le journal Libération en une de son édition de mercredi.

Le fondateur d'En marche ! a par ailleurs reçu l'appui de Nicolas Sarkozy, qui a annoncé dimanche qu'il voterait pour lui, sans pour autant soutenir son projet.

Mais la droite n'a pas renoncé à l'idée de prendre sa revanche lors des législatives et de contraindre le vainqueur de la présidentielle à une cohabitation, auquel cas François Baroin pourrait postuler au poste de Premier ministre.

Les sondages continuent à placer Emmanuel Macron largement en tête, avec 60% des intentions de vote dans la dernière étude d'Opinionway-Orpi et 60,5% dans celle d'Ifop-Fiducial.

·         INTERNATIONAL

 

La pollution de l'air serait nocive pour le système cardiaque

 

LONDRES (Reuters) - Les nanoparticules contenues dans les gaz d'échappement des automobiles et inhalées par l'homme passent à travers les poumons jusque dans le système sanguin, augmentant les risques d'accident cardiaque, montre une étude publiée mercredi.

Pour parvenir à ce constat, des scientifiques ont utilisé des nanoparticules inoffensives d'or dont ils ont observé le cheminement une fois qu'elles étaient inhalées par l'homme.

Ces particules, ont-ils constaté, se propageaient dans les poumons et, de là, accédaient au système sanguin. Une fois présentes dans le sang, elles ont tendance à s'accumuler sur les vaisseaux endommagés et fragiles des patients ayant déjà été victimes d'un accident cardiaque.

"Il ne fait aucun doute que la pollution atmosphérique est mortelle. Et cette étude est un pas supplémentaire vers la compréhension des dommages que l'air pollué provoque sur le système cardio-vasculaire", a expliqué le professeur Jeremy Pearson, membre de l'organisation caritative British Heart Foundation qui a en partie financé l'étude.

Les experts savent depuis longtemps que la pollution atmosphérique est dangereuse pour la santé et qu'elle peut engendrer des accidents cardiaques mortels.

Mais jusqu'à présent, les scientifiques n'avaient pas établi la manière dont les nanoparticules inhalées dans les poumons pouvaient menacer la santé cardiaque.

"Si des particules réactives, comme celles contenues dans la pollution de l'air, atteignent des zones fragiles du corps, un nombre même limité de ces particules peut avoir des conséquences graves", a dit Mark Miller, chercheur à l'Université d'Edimbourg qui a dirigé la recherche.

 

 

27 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Le PCF appelle Mélenchon à une entente sur les législatives

 

PARIS (Reuters) - Le Parti communiste français a appelé mardi le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon à une discussion commune sur les élections législatives des 11 et 18 juin, mettant en garde contre une concurrence qui pourrait s'avérer "mortelle".

"Si nous sommes ensemble, la victoire est possible dans des dizaines et dizaines de circonscriptions, si nous sommes divisés nous n'en gagnerons qu'une poignée", a dit le secrétaire national du PCF Pierre Laurent lors d'une conférence de presse à Paris.

"J'appelle les forces qui ont contribué au score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle à envoyer très vite un signal fort de mise en commun de leurs énergies dans cette nouvelle bataille législative", a-t-il ajouté. "Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s'avérerait mortelle."

"Je lance un appel notamment à la France insoumise dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche et c'est l'appel que je lance à toutes les forces de gauche qui sont prêtent à s'en saisir".

Les discussions sur un tel rapprochement ont achoppé ces derniers mois sur la question d'une charte que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon souhaite faire signer à tous les candidats. Le PCF, hostile à toute logique de "fusion", a dénoncé en janvier l'attitude "rigide" de ses partenaires.

L'équipe de Jean-Luc Mélenchon, qui a remporté 19,6% des voix dimanche au premier tour de la présidentielle, écarte pour l'heure tout "arrangement" avec d'autres formations politiques au nom de la "cohérence" du mouvement.

 

·         FRANCE

 

Affaire Fillon: la justice demande à la presse sarthoise de fouiller ses archives sur Penelope

 

 

Dans l'affaire Fillon, la justice demande à la presse locale sarthoise de lui adresser tout article relatant la participation de Penelope Fillon à des événements locaux, a fait savoir mardi 25 avril un site d'info local.

Cinq journaux sarthois du groupe Publihebdos, dont Les Nouvelles de Sablé, ont reçu une réquisition des juges d'instruction chargés de l'affaire Fillon leur demandant de fouiller leurs archives pour rechercher tout article évoquant d'éventuelles activités de Penelope Fillon dans la circonscription de son mari ou de son suppléant, Marc Joulaud, a fait savoir mardi 26 avril au soir le site actu.fr, édité par le même groupe.

La justice réclame « tout article publié évoquant Mme Penelope Fillon et notamment tout article relatant sa participation à des événements locaux (inaugurations, cérémonies officielles, visites d’hôpitaux, de maisons de retraite, vernissages, concours divers, etc.) publié entre 1998 et 2016 ».

·         FRANCE

 

Bruxelles va lancer la procédure de levée d'immunité de Le Pen

 

BRUXELLES (Reuters) - Le Parlement européen devrait lancer mercredi après-midi la procédure de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen pour détournement présumé de fonds européens, a-t-on appris mardi auprès de responsables du Parlement.

Des juges français ont demandé la levée de l'immunité de Marine Le Pen, ainsi que d'une autre représentante du FN au Parlement européen, Marie-Christine Boutonnet, qui sont soupçonnées d'avoir fait salarier par le Parlement européen des assistants qui travaillaient en réalité pour le FN.

La procédure de levée de l'immunité parlementaire d'un eurodéputé, qui s'étale généralement sur quelques mois, passe par un examen en commission puis en séance plénière.

Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour de l'élection présidentielle française, pourrait être convoquée par le Parlement dès le début de la semaine prochaine afin de fournir des explications, mais pourrait refuser de s'y rendre, en attendant l'échéance du vote du 7 mai.

Le parti d'extrême droite dément avoir mis sur pied un système frauduleux et dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Le Parlement européen a déjà sanctionné Marine Le Pen pour avoir rémunéré comme assistante parlementaire européenne Catherine Griset, à une époque où cette dernière était la secrétaire, puis la chef de cabinet de la dirigeante du Front national.

Faute de s'être acquittée de la somme de près de 300.000 euros réclamée par le Parlement à ce titre, la candidate du FN à la présidentielle a vu depuis février son salaire d'eurodéputée être réduit de moitié, à environ 3.000 euros, et ses autres indemnités lui ont été retirées.

L'immunité de la candidate frontiste a été levée le 2 mars dans un dossier distinct, celui de la publication sur Twitter par Marine Le Pen de photographies d'exécutions menées par le groupe Etat islamique (EI).

·         FRANCE

 

Baroin prêt à diriger un gouvernement de cohabitation

 

PARIS (Reuters) - François Baroin, qui devrait mener la campagne des élections législatives des Républicains (LR), s'est déclaré prêt mercredi à être un Premier ministre de cohabitation avec Emmanuel Macron, grand favori des sondages pour l'élection présidentielle.

Alors que la droite de gouvernement a été éliminée dimanche au premier tour de la présidentielle pour la première fois de la Ve République, il a jugé les législatives de juin "gagnables" par LR et ses alliés du centre droit.

"Si les Français veulent une alternance sans équivoque, s'ils veulent tourner la page de Hollande et de Macron (...) alors dans ce cas-là les Français choisiront un gouvernement de droite et de centre droit", a-t-il dit.

"Et, dans ce cas-là, je suis disponible pour (...) diriger le gouvernement, sur la base de la volonté des Français", a ajouté François Baroin, qui a en revanche exclu d'appartenir à une coalition "sous quelque forme que ce soit".

·         FRANCE

 

Liberté de la presse: la France 39e dans le classement de RSF

 

Reporters sans frontières (RSF) publie mercredi 26 avril son classement mondial et annuel de la liberté de la presse, marqué par « la banalisation des attaques contre les médias et le triomphe d’hommes forts qui font basculer le monde à l’ère de la post-vérité, de la propagande et de la répression, notamment dans les démocraties ».

« Plus rien ne semble enrayer la chute des démocraties, écrit l'organisation. L’obsession de la surveillance et le non-respect du secret des sources contribuent à faire glisser vers le bas de nombreux pays considérés hier comme vertueux : les États-Unis (43e, – 2), le Royaume-Uni (40e, – 2), le Chili (33e, – 2) ou encore la Nouvelle-Zélande (13e, – 8). » La France, elle, remonte légèrement par rapport à l'année dernière, mais à la 39e place seulement.

·         ÉCONOMIE

 

Caisse des dépôts: le versement des indemnités illégales est suspendu

 

 

Le scandale des indemnités de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) rebondit. Le directeur général, Pierre-René Lemas, a décidé de saisir le Secrétariat général du gouvernement et de suspendre tout versement.

 

·         EUROPE

 

Les socialistes espagnols jouent leur avenir dans une primaire très ouverte

 

 

Le duel entre l’Andalouse Susana Díaz, soutenue par l’appareil du parti, et l’ex-économiste Pedro Sánchez, qui plaide pour un « retour aux origines » du socialisme, domine la consultation des militants du PSOE, prévue le 21 mai.

 

·         ÉCONOMIE

 

EDF est soupçonné d’avoir exporté du matériel amianté à Madagascar

 

Dans le cadre du démantèlement d’une centrale thermique à La Réunion, Électricité de France aurait vendu des turbines contenant de l’amiante à une entreprise malgache, ce qui est interdit par la loi.

 

·         FRANCE

 

Estrosi demande l'exclusion des élus LR qui votent FN

 

PARIS (Reuters) - Christian Estrosi a demandé mardi l'exclusion des Républicains de Christine Boutin et Françoise Hostalier, qui ont appelé à voter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, ainsi que des membres de "Sens commun" qui laissent aux électeurs "leur liberté de conscience".

Dans une lettre ouverte à Laurent Wauquiez, François Baroin et Christian Jacob, tous trois pressentis pour mener la campagne de LR pour les élections législatives, le président de Provence-Alpes-Côte d'Azur souligne qu'"aucune voix républicaine" ne doit manquer à Emmanuel Macron, qui affrontera la candidate du Front national.

Il déplore un deux poids deux mesures au sein de LR envers les élus qui s'engageraient pour le chef de file d'En Marche! dans la campagne de l'entre-deux-tours et ceux qui refusent le front républicain contre l'extrême droite.

Selon l'ex-maire de Nice, les soutiens de Nicolas Sarkozy ont indiqué mardi matin lors de leur petit-déjeuner habituel leur volonté d'exclure "celles et ceux qui engageraient des discussions avec Emmanuel Macron ou même qui feraient publiquement campagne en sa faveur".

"Cette propension à sanctionner les uns ne s'applique pas à ceux qui, dans notre famille, se rapprochent de l'extrême droite", poursuit-il dans une lettre ouverte publiée sur son compte Twitter.

Christine Boutin, présidente d'honneur du Parti démocrate-chrétien (PDC), associé aux Républicains, et l'ex-députée LR du Nord François Hostalier ont annoncé qu'elles voteraient pour Marine Le Pen pour "faire battre Macron".

"Sens commun", émanation de La Manif pour tous qui a fait campagne activement pour François Fillon, a refusé par ailleurs de donner des consignes de vote, jugeant "délétères" les deux "options" du second tour.

Christian Estrosi, qui avait fait polémique à droite en recevant début avril Emmanuel Macron au siège de la région Paca, assure que son soutien vaut seulement pour le second tour de la présidentielle et qu'il fera campagne aux côtés des candidats LR pour les législatives. Mardi, plusieurs élus LR se sont interrogés sur les arrière-pensées de l'ex-maire de Nice.

"Il n’est pas concevable de laisser s’installer la moindre porosité avec le Front national. Nous risquons d’avoir un second tour difficile aux législatives, les risques de triangulaire sont importants. Il est important que nous soyons très clairs pendant la présidentielle pour que des retraits républicains puissent s’opérer", déclare-t-il dans Le Monde.

·         FRANCE

 

Les étranges absences de Macron dans la campagne

 

PARIS (Reuters) - Excès de confiance ou erreur de communication, Emmanuel Macron, grand favori du second tour de l'élection présidentielle, a accumulé depuis dimanche des maladresses reprises en boucle par les médias et laissé le terrain à sa rivale Marine Le Pen.

En dehors d'un hommage, lundi, aux Arméniens victimes du génocide de 1905 et de sa participation, mardi, à la cérémonie à la mémoire du policier tué jeudi dernier sur les Champs-Elysées, il a pratiquement été absent, alors que la présidente du Front national arpentait rues et marchés. [L8N1HX4WU]

Son équipe de campagne a annoncé à la dernière minute un déplacement "surprise" à l'hôpital de Garches (Val-de-Marne) sur le thème de la prise en charge du handicap mardi.

Mais face aux images montrant la dirigeante d'extrême droite enchaîner les bains de foule, les chaînes de télévision ont surtout abondamment diffusé ces deux derniers jours celles d'Emmanuel Macron célébrant dimanche son score du premier tour à la Rotonde, une brasserie parisienne réputée.

Un rappel de la fête organisée par les amis de Nicolas Sarkozy au Fouquet's, au soir de sa victoire de 2007, un faux pas qui a nui d'emblée à l'image de l'ancien président de la République et l'a suivi tout son quinquennat.

"La Rotonde c'est une erreur", estime le directeur de la revue du CNRS Hermes, Dominique Wolton. "C'est invraisemblable d'avoir répété le Fouquet's."

Ce spécialiste de la communication politique juge aussi maladroites les images d'Emmanuel Macron saluant de la main ses supporters par la fenêtre ouverte de sa voiture, lundi, comme s'il était déjà élu, à l'instar de Jacques Chirac en 1995.

La drôle de campagne de second tour d'Emmanuel Macron a commencé dès dimanche soir avec un discours de victoire qui enjambait l'échéance du 7 mai.

"Pourquoi a-t-il fait un si mauvais discours ? C'était trop long, trop plat, sans relief, sans perspective, atone", estime également Dominique Wolton.

"IL FAUDRA VOUS HABITUER"

"La question centrale, c'est quand il va rebouger", ajoute-t-il. "Il ne peut pas rester dans son QG à recevoir des coups de téléphone (...) Il faut qu'il fasse de la grande politique et tout le reste attendra."

L'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, pratiquement au régime du silence radio depuis plusieurs jours, n'a annoncé que deux véritables déplacements conclus par des meetings : mercredi dans la Somme et le Pas-de-Calais, territoires où le FN est très présent, et vendredi en Haute-Vienne. Jeudi, dit un membre de son équipe, "il restera à son QG".

Agacé, le candidat a répliqué qu'il ne se laisserait pas dicter sa conduite par les médias.

"Je vais continuer comme vous m'avez toujours connu. Je serai le maître de mes propres horloges. Je suis depuis un an en campagne, je n'ai jamais suivi le tempo des médias. J'allais pour les uns trop vite, pour les autres trop lentement", a-t-il dit à la presse en marge de sa visite à Garches.

"Il faudra vous habituer, je ne suivrai pas le rythme qui plaît aux médias. Je suivrai le rythme que j'ai décidé pour faire des choses utiles pour mon pays", a-t-il ajouté.

Si le triomphalisme d'Emmanuel Macron dimanche soir a été épinglé lundi par ses adversaires, certains de ses alliés potentiels ou déclarés ne l'ont pas non plus épargné.

"Chacun doit avoir en tête, y compris les principaux intéressés, que ce n'est pas encore fait, que ça n'est pas encore construit (...) que Mme Le Pen n'est pas encore battue", a averti le ministre PS de l'Economie et des Finances, Michel Sapin. Une forme de rappel à l'ordre relayé par François Hollande.

"TROP TÔT"

Face aux commentaires acides des médias et des réseaux sociaux, le député PS Richard Ferrand, soutien de la première heure d'Emmanuel Macron et secrétaire général de son mouvement En Marche ! a dénoncé une "caricature".

Il a assuré qu'En Marche ! et son candidat n'avaient pas l'intention de "faire l’économie du combat face à Marine Le Pen" et qu'ils allaient se "démultiplier", arpenter les marchés et faire les sorties d'usines.

Si les sondages le créditent unanimement d'une large victoire le 7 mai, le score qu'il réalisera pèsera ensuite sur sa capacité à obtenir une majorité aux législatives de juin, puis à gouverner et à réformer le pays.

Or, pour être bien élu, il doit avant tout convaincre dans la France "périphérique" des petites villes, de zones rurales ou sinistrées par la crise industrielle, qui concentrent environ 60% de l'électorat, selon le géographe Christophe Guilluy.

Une France périphérique où le FN fait ses meilleurs scores et où les images de la soirée de La Rotonde sont plutôt de nature à éloigner les électeurs d'Emmanuel Macron.

"Cet homme est encombré de tous les appuis dont il bénéficie maintenant", juge Dominique Wolton qui dénonce aussi la "folie" médiatique autour du benjamin des candidats (39 ans). "Ça le plombe, pas politiquement mais humainement. Là on retrouve sa jeunesse et son impréparation."

 

"Ça vient trop tôt", ajoute ce directeur de recherche au CNRS. "Pour faire un homme politique ou un grand entrepreneur, il faut beaucoup d'échecs, de difficultés, pour qu'il s'humanise. Il n'a rien eu de tout cela. Peut-être avait-il besoin de ces 48 heures pour digérer tout ça."

26 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         BANQUES

La justice tape dur sur les prêts toxiques en francs suisses

 

 

Trois décisions viennent de porter des coups sévères, au pénal comme au civil, contre les prêts immobiliers vendus entre 2007 et 2009 par une filiale de la BNP, par le Crédit agricole et par le Crédit mutuel. Gagés sur le franc suisse et censés être très compétitifs, ils sont devenus des gouffres financiers pour les emprunteurs.

 

·         FRANCE

 

Sarkozy à la manoeuvre en vue des législatives

 

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'active avec les ténors des Républicains pour préparer la bataille des législatives après la défaite de François Fillon au premier tour de l'élection présidentielle mais, selon ses proches, n'entend pas y jouer un rôle actif.

La défaite du candidat de la droite et du centre a ravivé le débat récurrent au sein du parti entre l'aile modérée et le flanc droitier en vue du scrutin des 11 et 18 juin, comme l'a montré le bureau politique de LR qui s'est tenu lundi soir.

Les Républicains ont appelé à voter le 7 mai "pour faire battre Marine Le Pen", candidate du Front national, au second tour, s'abstenant d'un soutien explicite à Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche !, favori des sondages.

Nicolas Sarkozy, lui, devrait être clair lorsqu'il s'exprimera, a dit mardi l'un de ses fidèles.

"Nicolas Sarkozy ne fait généralement pas les choses à moitié, parfois ça lui est reproché, donc ne doutez pas, son engagement sera totalement clair", a déclaré mardi l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux sur Europe 1.

Pour Eric Woerth, qui a été chargé de la préparation du projet "législatives" du parti avec un programme modifié par rapport à celui présenté par François Fillon, l'ancien président "a évidemment un rôle à jouer parce qu'on parle avec lui mais il n'a pas de rôle actif, ni direct à jouer, certainement pas".

"Je pense que notre famille politique doit se reconstruire en elle-même, elle a suffisamment de talents pour le faire, je pense que Nicolas Sarkozy doit garder un peu de distance et en même temps, qui peut penser le contraire, il suit les choses de très près", a ajouté l'ancien ministre du Budget sur France 2.

"On parle avec lui, mais ce n'est pas un acteur direct de la vie politique, je ne crois pas qu'il le souhaite."

L'ancien chef de l'Etat, candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre en novembre, a réuni lundi pour déjeuner plusieurs ténors du parti, tous des fidèles.

"PAS DE LEADER NATUREL"

On y trouvait Brice Hortefeux, François Baroin, pressenti pour prendre la tête de la campagne et donc, en cas de victoire LR aux législatives, être un Premier ministre potentiel, Laurent Wauquiez, Eric Woerth ou encore Christian Jacob, chargé d'établir "une direction de campagne" pour les législatives.

Mardi matin, les "sarkozystes" se sont de nouveau réunis pour leur petit-déjeuner rituel dans un restaurant parisien.

"Je souhaite que Nicolas Sarkozy s'exprime, parce que dans le choix que nous devons faire pour les cinq prochaines années, l'expérience d'un chef de l'Etat est essentielle", a souligné Brice Hortefeux.

"Il a une légitimité particulière puisque Nicolas Sarkozy est le dernier chef de l'État à avoir été élu, à avoir gagné en portant nos valeurs donc sa parole pèsera", a ajouté l'ancien ministre de l'Intérieur.

A deux semaines du second tour, Les Républicains s'expriment de nouveau depuis dimanche en ordre dispersé.

Tout l'enjeu pour le parti d'opposition est désormais de parvenir à se mettre en ordre de bataille pour pouvoir espérer peser lors des élections législatives des 11 et 18 juin.

"Il faut qu'il y ait une équipe pour conduire la bataille législative", souligne Brice Hortefeux. "Il faut s'appuyer sur ceux dont la voix porte : François Baroin naturellement qui se préparait à être Premier ministre, qui était prêt dans sa tête et ses idées, et Laurent Wauquiez qui a indiqué qu'il était prêt, disponible".

"Aujourd'hui il n'y a pas de leader naturel", complète Eric Woerth. "Il y a un tremblement de terre il faut reconstruire complètement mais en même temps si on veut être crédible il faudra je crois afficher quelqu'un qui prendra la tête de ce combat aux élections législatives qui pourrait être premier ministre de cohabitation".

François Baroin? "Pourquoi pas? François a beaucoup travaillé", a dit l'ancien ministre.

·         INTERNATIONAL

 

En Grande-Bretagne, le Labour veut garantir les droits des ressortissants de l'UE

 

LONDRES (Reuters) - L'opposition travailliste britannique a annoncé mardi qu'elle garantirait les droits des ressortissants de l'Union européenne qui vivent au Royaume-Uni si elle remporte les élections législatives du mois de juin pour laquelle les conservateurs au pouvoir sont donnés favoris.

Après la décision surprise de Theresa May d'organiser des élections anticipées le 8 juin prochain pour renforcer sa marge de manoeuvre dans les négociations sur la sortie de l'UE, le Parti travailliste, qui a environ 20 points de retard selon les sondages d'opinion, a critiqué la politique "irresponsable", selon ses termes, de la Première ministre dans les négociations sur le Brexit.

"On dit souvent que les ressortissants de l'UE contribuent à notre société, et c'est le cas, mais ils font partie de notre société (...) et ils ne doivent pas servir de monnaie d'échange", a déclaré le porte-parole du Labour pour les questions relatives au Brexit, Keir Starmer, lors d'un discours à Londres.

"Aussi, dès le premier jour d'un gouvernement travailliste, nous garantirons immédiatement que tous les ressortissants de l'UE vivant actuellement au Royaume-Uni ne verront aucun changement à leur situation juridique en conséquence du Brexit. Cela ne veut pas dire (...) que nous ne combattrons pas également dur pour les ressortissants britanniques dans l'UE."

Il a expliqué que la stratégie travailliste en matière de Brexit viserait à conserver les avantages du marché unique européen et de l'union douanière et que la protection de l'emploi et de l'économie serait la priorité plutôt que la lutte contre l'immigration.

Le parlementaire conservateur Dominic Raab a déclaré qu'à son avis, seule Theresa May était à même de fournir "le leadership fort et stable" nécessaire pour organiser le Brexit et que chaque suffrage en sa faveur renforcerait sa position dans les négociations à venir.

Theresa May a pour l'instant refusé de répondre aux interrogations des ressortissants des pays de l'UE habitant le Royaume-Uni sur leurs droits après le Brexit. Elle s'est bornée à dire qu'elle ne s'engagerait que quand elle aurait obtenu les mêmes garanties pour les Britanniques vivant dans les autres pays de l'Union européenne.

Cela a fait dire à plus d'un que la chef du gouvernement se sert des millions de ressortissants des pays de l'UE vivant au Royaume-Uni - certains depuis des années - comme monnaie d'échange dans les discussions qui vont s'avérer extrêmement complexes, mêmes pour les négociateurs les plus chevronnés.

Cette position, a dit Keir Starmer, fait partie de sa stratégie "rigide" et "irresponsable" qui lui aliène les négociateurs de l'UE dès avant le début des discussions. Garantir les droits des ressortissants de l'UE serait "accueilli chaleureusement" dans le reste de l'UE comme signe de ce que veut le Royaume-Uni comme genre de relation post-Brexit, a souligné le porte-parole travailliste.

"Nous devons aussi reconstruire nos relations avec nos partenaires de l'UE parce qu'elles ont été mises à mal par le ton et l'approche adoptés jusqu'ici", a dit Keir Starmer.

·         FRANCE

 

Le vote de Fillon pour Macron, une "trahison" juge Le Pen

 

PARIS (Reuters) - Le vote de François Fillon en faveur d'Emmanuel Macron au deuxième tour de l'élection présidentielle constitue une "trahison" des électeurs de droite, a déclaré mardi Marine Le Pen, qui tente de trouver des réserves de voix au-delà de son camp en vue du scrutin, dans moins de deux semaines.

"J'ai quand même une petite pensée (...) pour les électeurs de François Fillon", a dit la présidente du Front national en marge d'une visite au marché de Rungis (Val-de-Marne).

"Est-ce que vous vous rendez compte quelque part, la trahison dont tous ces gens sont victimes ?", a poursuivi la candidate frontiste, qualifiée pour le second tour avec un score en deçà de ses espérances (21,30%) et toujours isolée politiquement.

Elle faisait là allusion au choix de François Fillon de se tourner vers Emmanuel Macron après sa défaite, dimanche, au terme d'une campagne marquée par les démêlées judiciaires.

"Je pense que c'est un manque de respect total de la part de M. Fillon à l'égard de ceux qui l'ont soutenu (...) contre vents et marées qui sont restés fidèles jusqu'au bout et qui se voient ainsi trahis (...) par leur chef de la pire des manières", a insisté Marine Le Pen.

De nombreux élus, à droite comme à gauche, ont appelé à faire barrage à la présidente du parti d'extrême droite, qui doit pour sa part compter essentiellement sur ses propres forces pour espérer l'emporter le 7 mai.

·         INTERNATIONAL

 

Sergueï Lavrov dément toute livraison d'armes russes aux talibans

 

MOSCOU (Reuters) - Les accusations américaines voulant que la Russie fournisse des armes aux taliban en Afghanistan sont sans fondement, a estimé mardi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Il réagissait à des propos tenus lundi par le chef des forces américaines et internationales en Afghanistan, le général américain John Nicholson, qui n'a pas démenti les informations selon lesquelles la Russie apporterait différentes formes de soutien aux talibans afghans, notamment par la fourniture d'armes.

"Oh non, je ne réfute pas cela", a déclaré l'officier en réponse à une question d'un journaliste à l'occasion d'une visite à Kaboul du secrétaire américain à la Défense, James Mattis.

Un responsable américain, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, a déclaré à la presse à Kaboul que d'après les renseignements américains, la Russie fournit une aide financière mais aussi des armes au taliban, notamment des mitrailleuses. Une hausse des livraisons d'armes a été constatée au cours des 18 derniers mois, a-t-il ajouté.

·         INTERNATIONAL

 

Corée: Exercices d'artillerie au Nord, un sous-marin US au Sud

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a procédé mardi à d'importants exercices d'artillerie à munitions réelles, tandis qu'un sous-marin américain venait mouiller dans le grand port de Busan en Corée du Sud, dans le cadre de la démonstration de force de Washington face au discours belliciste de Pyongyang.

L'armée du Nord, rapporte l'agence sud-coréenne Yonhap, semble avoir déployé mardi un grand nombre de batteries d'artillerie dans la région de Wonsan, sur la côte est, et avoir procédé à un exercice de tir.

L'état-major interarmes sud-coréen a confirmé mardi dans un communiqué laconique les exercices d'artillerie du Nord. "Notre armée suit de près les mouvements de l'armée nord-coréenne", a indiqué l'état-major.

De son côté, dans une tribune que publient les médias officiels à l'occasion du 85e anniversaire de la fondation de l'armée populaire du Nord, le régime de Pyongyang déclare que son armée est prête à "en finir avec les manigances et le chantage nucléaire des Américains".

"La force de frappe de l'Armée populaire, équipée de notre matériel militaire de pointe, dont des armes nucléaires miniaturisées et de précision et des missiles balistiques à bord de sous-marins, est sans limite", écrit le Rodong Sinmun, quotidien du Parti des travailleurs (au pouvoir) dans un éditorial de première page.

La marine sud-coréenne a déclaré qu'elle menait mardi des manoeuvres à munitions réelles avec des contre-torpilleurs américains dans les eaux à l'ouest de la péninsule, et qu'elle rejoindrait prochainement le groupe aéronaval du porte-avions américain Carl Vinson, dépêché par Donald Trump dans le Pacifique ouest.

En attendant l'arrivée du Carl Vinson, un sous-marin à propulsion nucléaire américain, l'USS Michigan, a fait son entrée mardi dans le port de Busan, sur la côte méridionale de la Corée du Sud, a déclaré la marine américaine. Ce submersible a été conçu pour emporter et lancer des missiles balistiques ainsi que des missiles de croisière Tomahawk.

L'escale du sous-marin a coïncidé avec une réunion prévue à Tokyo d'experts nucléaires américains, japonais et sud-coréens, consacrée à la manière de faire face au refus de Pyongyang d'abandonner son programme nucléaire.

RISQUE DE "CONFLIT GÉNÉRALISÉ" ?

L'émissaire japonais sur la Corée du Nord, Kenji Kanasugi, a déclaré à l'issue de ses discussions avec ses homologues américain et sud-coréen qu'ils s'accordaient tous pour dire que Pékin devait jouer un rôle concret dans la résolution de la crise et pourrait user d'un embargo pétrolier pour faire pression sur Pyongyang.

"Nous pensons que la Chine a un rôle très très important à jouer", a déclaré l'émissaire américain sur la Corée du Nord, Joseph Yun.

L'émissaire chinois sur les questions nucléaires, Wu Dawei, devait avoir mardi des discussions avec des fonctionnaires du ministère japonais des Affaires étrangères, a déclaré le secrétaire général du gouvernement nippon, Yoshihide Suga. Et Wu Dawei, dit-on au ministère japonais des Affaires étrangères, devrait voir mercredi son homologue nippon chargé du nucléaire.

A Washington, le département d'Etat a annoncé lundi que le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, présiderait vendredi une réunion ministérielle spéciale du Conseil de sécurité de l'Onu consacrée à la Corée du Nord.

Rex Tillerson, ainsi que le chef du Pentagone James Mattis, le directeur du Renseignement national Dan Coats et le président de l'état-major interarmes Joseph Dunford, tiendront en outre mercredi à la Maison blanche un point exceptionnel sur la Corée du Nord en présence des cent élus du Sénat américain.

Pour le ministère nord-coréen des Affaires étrangères, ces réunions convoquées par les autorités américaines reflètent clairement les pressions de Washington, qui risquent de déclencher un "conflit généralisé" dans la péninsule coréenne.

Lundi, le président américain, Donald Trump, a estimé que Le Conseil de sécurité des Nations unies devait se préparer à adopter de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord.

"Le statu quo en Corée du Nord est inacceptable et le Conseil doit être prêt à imposer des sanctions supplémentaires, plus musclées, contre les programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord", avait-il dit aux journalistes.

Dans un éditorial, le journal chinois en langue anglaise China Daily écrit mardi qu'il est temps que Pyongyang et Washington marquent une pause dans l'escalade des tensions, appelant de ses voeux une solution pacifique.

 

Lors d'une conversation qu'a eue lundi Xi Jinping avec Donald Trump, le président chinois a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue.

25 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

Trump s'entretient de la Corée du Nord avec Tokyo et Pékin

 

TOKYO (Reuters) - Après le Japon, la Corée du Sud pourrait à son tour effectuer des exercices militaires conjoints avec un groupe aéronaval américain en approche des eaux entourant la péninsule coréenne alors que Donald Trump a appelé ses homologues japonais et chinois pour évoquer les tensions avec la Corée du Nord.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a dit lundi qu'il avait convenu avec le président américain de rester en contact étroit au sujet de la Corée du Nord, tout en exhortant Pyongyang à faire preuve de retenue, certains craignant un nouvel essai nucléaire nord-coréen.

Selon des médias d'Etat, le président chinois Xi Jinping a dit à Donald Trump qu'il avait bon espoir de voir toutes les parties concernées faire preuve de retenue, ajoutant que la Chine s'opposerait à toute initiative contraire aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Après un coup de téléphone avec Donald Trump, Shinzo Abe a dit qu'il appréciait la position du président américain consistant à montrer que toutes les options étaient sur la table concernant la Corée du Nord.

Dimanche, Pyongyang a menacé dimanche de couler le porte-avion à propulsion nucléaire USS Carl Vinson, dont l'arrivée dans la région pourrait coïncider avec le 85e anniversaire de la création de l'Armée populaire de Corée (du Nord), mardi, célébration qui pourrait être l'occasion d'une nouvelle démonstration de force de la part du régime nord-coréen, voire d'un sixième essai nucléaire.

Deux contre-torpilleurs japonais ont entamé dimanche un exercice militaire avec le groupe aéronaval emmené par l'USS Carl Vinson. Et, lundi, la Corée du Sud a dit être en pourparlers avec le gouvernement américain en vue d'effectuer des exercices militaires communs avec ce groupe aéronaval.

Donald Trump a ordonné il y a deux semaines au Carl Vinson de faire route vers la Corée en pleine escalade des tensions avec Pyongyang. Washington n'a pas précisé depuis cette date où se trouvait l'escadre américaine, le vice-président Mike Pence se contentant de dire samedi qu'il serait "d'ici quelques jours" en mer du Japon, qui baigne les côtes coréennes et japonaises.

Un responsable du gouvernement japonais a précisé que le coup de fil entre Shinzo Abe et Donald Trump n'avait pas été la conséquence d'une évolution de la situation dans le dossier nord-coréen.

Le Premier ministre japonais a qualifié sa conversation avec le président américain d'"échange de points de vue approfondi".

Les deux hommes sont également d'accord pour dire que la Chine, voisin et seul allié de poids de la Corée du Nord, doit jouer un rôle de premier plan dans le dossier nord-coréen, a poursuivi Shinzo Abe.

A l'occasion d'un entretien accordé à Reuters, Ahn Cheol-soo, candidat à la présidence sud-coréenne, a dit qu'il tenterait de relancer les pourparlers à six visant à dénucléariser la péninsule coréenne s'il est élu le 9 mai.

Ces pourparlers, réunissant les deux Corées, la Chine, les Etats-Unis, le Japon et la Russie, sont au point mort depuis 2008 à la suite d'un tir de roquette de la Corée du Nord.

·         FRANCE

 

Des alliés de Fillon refusent de choisir entre Macron et Le Pen

 

PARIS (Reuters) - Le mouvement Sens commun, qui avait activement soutenu François Fillon durant la campagne présidentielle, et le Parti chrétien-démocrate, allié des Républicains, ont refusé dimanche de choisir entre les deux qualifiés pour le second tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

La décision de ces deux mouvements conservateurs contraste avec celle de François Fillon, qui a annoncé sa préférence pour l'ancien ministre de l'Economie face au Front national, dépeint par l'ex-Premier ministre comme le dépositaire d'une tradition de "violence" et d'"intolérance".

"Nous laisserons à chacun sa liberté de conscience", estime le président de Sens Commun, Christophe Billan, dans une interview publiée sur le site de Famille Chrétienne.

"Les deux options qui sont devant nous m’apparaissent délétères. D’un côté le régime étatiste de Marine Le Pen, de l'autre la déconstruction irréaliste d'Emmanuel Macron", justifie-t-il.

Dans un registre proche, Jean-Frédéric Poisson, président du Parti chrétien-démocrate, a dit ne pouvoir "soutenir ni l'un ni l'autre" et invité "les Français à choisir en conscience, sans se soumettre à aucune pression ou chantage moral".

"Emmanuel Macron est le héraut du libéralisme libertaire et le fils spirituel de François Hollande, avec l'expérience et la majorité parlementaire en moins", a estimé ce candidat malheureux à la primaire de la droite, dans un communiqué.

L'ex-ministre Christine Boutin, fondatrice du PCD, a pour sa part exprimé sur Twitter sa "honte" à la suite de l'appel de François Fillon. "Je sens nos valeurs trahies (...) Je ne serai pas du côté de la Mondialisation", a-t-elle écrit.

Au sein des Républicains (LR), de nombreux ténors ont appelé à voter pour Emmanuel Macron, voire à l'aider, et certains représentants de l'aile la plus à droite, à l'image de Laurent Wauquiez, ont plaidé pour une position moins catégorique, consistant à faire battre Marine Le Pen.

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a quant à lui publié un communiqué dans lequel il ne prend parti pour aucun des deux candidats du second tour.

Selon les derniers résultats encore partiels, François Fillon est arrivé troisième, avec un peu moins de 20% des voix.

·         FRANCE

 

François Fillon, naufrageur de la droite

 

PARIS (Reuters) - C'est l'histoire d'un naufrage sans précédent pour la droite sous la Ve République. L'amorce d'un aggiornamento douloureux pour un parti, Les Républicains, déchiré par ses ambiguïtés idéologiques et ses querelles d'egos face au Front national.

Favori pour l'Elysée jusqu'à un fatidique 25 janvier qui vit la révélation, par Le Canard enchaîné, des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon incarnera dans les annales historiques, qu'il aime à invoquer, l'élimination de la droite républicaine au premier tour d'une élection présidentielle depuis la réélection au suffrage universel direct du général de Gaulle en 1965.

"Cette défaite est la mienne et c’est à moi et moi seul qu’il revient de la porter", a souligné dimanche soir le candidat lors d'une déclaration solennelle à son QG de campagne.

Un mea culpa tout relatif puisque l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, vainqueur surprise de la primaire de la droite en novembre 2016, a invoqué au soir de la défaite les "obstacles" mis sur sa route - "trop nombreux, trop cruels".

"Le moment venu, la vérité de cette élection sera écrite".

Tout au long de sa campagne, quasiment empêchée par l'enquête judiciaire dont lui-même et sa famille sont toujours l'objet pour détournements de fonds publics, notamment, François Fillon aura dénoncé "un complot", "une conjuration des impuissants", un "coup d'Etat institutionnel" du pouvoir socialiste sortant pour empêcher l'alternance, l'oeuvre d'un "cabinet noir" pour l'"assassiner" politiquement.

"Ça n'a pas été une campagne, ça a été un procès", a estimé Bruno Retailleau, le coordinateur de sa campagne.

Au fil de meetings perturbés par des opposants au rythme de concerts de casseroles, de slogans hostiles ("Rends l'argent!", "Fillon en prison!"), le député de Paris s'était dit malgré tout convaincu de pouvoir "stupéfier le système", de faire mentir les sondages, qui le donnaient éliminé dès le premier tour, et les médias dont il avait fait une cible.

LES PREMIERS CLOUS

Le candidat déchu aura non seulement maille à partir avec la justice - il a été mis en examen le 14 mars - mais aussi avec sa famille politique.

Dès dimanche soir, les premiers clous de la "crucifixion" redoutée par un haut responsable LR il y a peu l'égratignaient.

"Ce n'est pas la droite et le centre qui ont perdu, c'est François Fillon", a déclaré sur Europe 1 Eric Woerth, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy durant la primaire et contribué bon an mal an à la nouvelle mouture du programme de la droite.

Ceux qui avaient poussé pour son retrait au plus fort de la crise, en mars, et plébiscité Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire, pour le remplacer, étaient sans indulgence.

"Après le choc et la déception, les Français, comme je m’y attendais, ont tranché. Comme François Fillon lui-même l’avait dit, on ne peut pas être poursuivi par la justice et être candidat à la magistrature suprême", a déclaré le député Pierre Lellouche dans un communiqué.

Le député LR George Fenech, qui avait tenté sans succès de prendre la tête d'une fronde anti-Fillon, a dénoncé dans un communiqué "l'obstination de François Fillon et de tous ceux qui lui ont apporté un soutien aveugle".

Mais si la colère et la réprobation étaient vives en coulisses, les hauts responsables de LR se sont abstenus d'accabler ouvertement le candidat, préférant insister sur la nécessité de tirer les leçons de la défaite en attendant un bureau politique, lundi à 18h00, qui promet d'être douloureux.

Très critique à son endroit, Alain Juppé a salué sobrement dimanche soir "le combat de François Fillon".

"C'est une défaite globale", a réagi sur RTL Brice Hortefeux, lieutenant de Nicolas Sarkozy. "C'était une élection imperdable qui s'est transformée en une élection ingagnable".

L'eurodéputé a pressé la droite de s'imposer "un devoir de reconstruction (...) qui prendra du temps".

"QUE VOULONS-NOUS?"

L'examen de conscience est précipité par la perspective du duel entre Emmanuel Macron et la présidente du Front national au second tour de la présidentielle, le 7 mai.

Et il a produit dès dimanche soir une première conséquence notable : les responsables de LR se sont affranchis de la consigne du "ni ni", doctrine édictée pour les cantonales de 2011 par Nicolas Sarkozy, qui consistait à ne prendre parti ni pour le Front national ni pour le front républicain.

Face à la menace d'un FN "violent", "intolérant", "désastreux" pour la France, François Fillon a appelé, "pas de gaieté de coeur", à voter pour le candidat d'En Marche! Le message a été relayé de l'aile modérée du parti à son flanc le plus droitier, de Jean-Pierre Raffarin à Laurent Wauquiez.

Dans la lutte qui va s'engager pour le contrôle du parti, avec en arrière-plan un Nicolas Sarkozy qui n'a pas renoncé, et la campagne pour les élections législatives des 11 et 18 juin, les tenants des deux lignes vont s'affronter.

Conscient de l'écueil, François Fillon, qui a fait campagne sur une ligne droitière, les a appelés dimanche soir à l'union, avec l'espoir que la droite se relève lors de ce troisième tour.

Jean-François Copé, héraut de "la droite décomplexée", a souhaité un renouvellement générationnel après "le 21 avril de la droite". "C'est un moment historique, c'est une reconstruction complète qu'il va falloir imaginer pour l'avenir", a estimé sur France 2 le député-maire de Meaux, qui ne se représentera pas à la députation.

"Je ne crois pas que la personne de François Fillon soit centrale dans cette affaire, la question est programmatique", a jugé le "juppéiste" Edouard Philippe sur BFM TV.

"Je constate que tout le monde s'affranchit du 'ni ni'. Que voulons-nous? Le bureau politique sera peut-être la première étape de ce questionnement", a-t-il ajouté, estimant que la priorité, pour les deux semaines qui viennent, était d'"aider" Emmanuel Macron, position qui ne fait pas l'unanimité chez LR.

Rachida Dati a mis en garde sur France 2 contre la volonté de "faire barrage pour faire barrage". "On ne fait que ça depuis 2002!" La question posée, a-t-elle poursuivi, c'est "comment Emmanuel Macron va répondre aux aspirations du peuple de droite qui est majoritaire dans notre pays".

"Qui vous dit que la droite ne va l'emporter majoritairement aux législatives?", a-t-elle lancé, tablant, comme certains autres à droite dimanche soir, sur une possible cohabitation.

·         FRANCE

 

Mélenchon battu mais en position de force à gauche

 

PARIS (Reuters) - Bien qu'éliminé dès le premier tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a confirmé dimanche la dynamique observée autour de sa candidature ces dernières semaines et s'impose désormais comme un acteur incontournable de la recomposition à gauche face à un Parti socialiste laminé.

A 65 ans, le leader de La France insoumise, qui disputait sa deuxième présidentielle, avait espéré pouvoir créer la surprise à l'issue d'une campagne inédite, marquée par une série de rebondissements, notamment en matière d'affaires judiciaires, et d'un nombre d'électeurs indécis sans précédent.

"Le résultat annoncé depuis le début de la soirée n’est pas celui que nous espérions", a déclaré l'eurodéputé à la presse, reconnaissant à demi-mot sa défaite tout en refusant de prendre acte des estimations avant l'officialisation des résultats.

Pour autant "nous pouvons être fiers de ce que nous avons entrepris et réalisé", a-t-il poursuivi. "Nous sommes une force consciente et enthousiaste".

"Je vous appelle à rester groupés, à rester en mouvement et à être un mouvement car les défis que nous avons nommés sans en cacher aucun ni aucune des difficultés qu'ils soulèvent pour les régler, ces défis restent à relever", a lancé Jean-Luc Mélenchon à ses sympathisants. "Vous êtes un matin tout neuf qui commence à percer".

Crédité de 19% des suffrages, le co-fondateur du Parti de gauche réalise un score sans précédent dans l'histoire de l'extrême gauche depuis la percée du communiste Jacques Duclos en 1969, qui avec 21,3% de voix, avait largement devancé les candidats de la gauche Michel Rocard et Gaston Defferre.

Jean-Luc Mélenchon, qui avait recueilli 11,1% des voix en 2012, a réalisé un "score et une percée spectaculaire" qui lui permet de "devenir incontournable", a estimé le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent.

"Il y a une gauche qui se réinvente dans cette élection et qui a un avenir important et sans laquelle rien de bon ne se fera", a-t-il dit sur France 2.

LÉGISLATIVES A VALEUR DE TEST

A deux semaines du second tour qui verra s'affronter Emmanuel Macron (En Marche!) et Marine Le Pen (Front national), Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu'il ne donnerait aucune consigne de vote, soulignant n'avoir reçu aucun mandat pour s'exprimer à la place de ses électeurs.

"Chacun, chacune d'entre vous sait en conscience quel est son devoir, dès lors je m'y range", a-t-il souligné. "Je n'ai reçu aucun mandat des 450.000 personnes qui ont décidé de présenter ma candidature, pour m'exprimer à leur place sur la suite, elles seront donc appelées à se prononcer sur la plateforme et le résultat de leur expression sera rendu public".

Le PCF a lui, comme le 21 avril 2002, appelé à faire barrage au Front national tout en prévenant qu'un vote Macron ne vaudrait pas adhésion au programme de l'ancien ministre de l'Economie de François Hollande.

Au QG de campagne de Mélenchon dimanche soir, où plusieurs dizaines de militants étaient réunis scandant "Le Pen, piège à merde, Macron piège à cons", la déception dominait.

"J'ai le coeur déchiré", a dit à Reuters Sonia, une infirmière de 52 ans. "C'est la pire campagne que j'ai vécue, avec tout ce qui s'est passé, mais la campagne de Mélenchon était géniale. Il a réellement représenté le peuple."

Les élections législatives des 11 et 18 juin prochains auront valeur de test pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon mais également pour le Parti socialiste, qui ressort considérablement affaibli de l'élection présidentielle avec le score historiquement bas de Benoît Hamon.

 

·         INTERNATIONAL

 

Un soldat philippin décapité par les islamistes d'Abu Sayyaf

 

MANILLE (Reuters) - Un soldat philippin enlevé la semaine dernière dans le sud de l'archipel a été retrouvé décapité, dimanche, quelques heures après des affrontements entre l'armée et les insurgés du groupe islamiste Abu Sayyaf.

Selon un officier de l'armée philippine, le soldat a sans doute été exécuté par ses ravisseurs en raison de son implication dans le processus de paix engagé dans la région.

Plus tôt dans la journée, l'armée annonçait que les troupes gouvernementales avaient tué trois membres du groupe Abu Sayyaf sur l'île de Bohol.

L'armée a déclaré une guerre tous azimuts à Abu Sayyaf sur dans le Sud, mais son offensive est rendue difficile par le fait que les activistes se fondent au sein de la population civile.

A l'origine inspiré par des idées séparatistes, Abu Sayyaf se finance grâce aux enlèvements et à la piraterie et réinvestit son butin dans des armes modernes et des bateaux rapides. Il a prêté allégeance au groupe Etat islamique.

Selon l'armée philippine, le groupe, qui a exécuté l'an dernier deux Canadiens et en février un Allemand, détient toujours une dizaine de ressortissants étrangers sur l'île de Jolo.

·         INTERNATIONAL

 

Les forces de Damas et leurs alliés progressent près de Hama

 

BEYROUTH (Reuters) - L'armée gouvernementale syrienne et ses alliés gagnent du terrain au détriment des rebelles près de Hama, a-t-on appris dimanche auprès de sources militaires et de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les forces de Damas se sont emparées de la ville de Halfaïa et de villages situés dans les alentours un an après leur capture par les insurgés.

"Nous avons pris le contrôle de Halfaïa et de plusieurs collines des environs", a déclaré la source gouvernementale syrienne.

Appuyées par des frappes aériennes russes et par des milices soutenues par l'Iran, les forces gouvernementales syriennes ont pénétré en territoire rebelle au nord de Hama, étendant leur présence dans la province du centre de la Syrie.

Selon l'OSDH, un organisme basé en Grande-Bretagne, qui s'appuie sur un réseau d'informateurs en Syrie, l'armée de Damas a avancé dans des zones situées près de Halfaïa après le départ de rebelles.

Située à mi-chemin entre Damas et Alep, Hama fut un des bastions du soulèvement contre Bachar al Assad en 2011. L'avancée de l'armée ces derniers jours dans ses alentours a presque totalement effacé les gains territoriaux qu'avaient enregistrés les insurgés, dont des groupes djihadistes, le mois dernier dans ce secteur.

·         INTERNATIONAL

 

Un membre de l'OSCE tué dans l'est de l'Ukraine

 

KIEV (Reuters) - Un membre de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a été tué et une autre a été tué blessée dans l'est de l'Ukraine lorsque leur véhicule a sauté sur une mine près de Louhansk, a annoncé dimanche un porte-parole du gouvernement autrichien.

Les victimes, un Américain et une Allemande ont péri dimanche matin, près du village de Pryshyb, contrôlé par les séparatistes, a dit l'armée ukrainienne.

L'Autriche occupe la présidence tournante de l'OSCE, qui regroupe tous les pays du continent européen et qui vise à favoriser le dialogue entre l'Est et l'Ouest. Elle entretient une mission dans l'est de l'Ukraine depuis trois ans.

·         ÉCONOMIE

 

Le patron de LafargeHolcim proche du départ en raison de la Syrie-presse

 

ZURICH (Reuters) - LafargeHolcim est sur le point d'annoncer la démission du président de son directoire, Eric Olsen, à la suite d'une enquête interne sur les activités d'une ancienne cimenterie en Syrie soupçonnée d'avoir financé des groupes armés, rapporte dimanche le Financial Times, citant des sources proches de l'entreprise.

Le groupe cimentier a refusé de s'exprimer sur le sujet.

Le Figaro, se fondant sur des "sources concordantes", a lui aussi rapporté dès samedi qu'Eric Olsen était "proche du départ" et qu'une annonce pourrait intervenir "dans les jours qui viennent, et vraisemblablement dès ce lundi".

Les deux journaux soulignent néanmoins que les négociations se poursuivent sur le sort du président du directoire de LafargeHolcim.

Le cimentier a annoncé en mars qu'une enquête interne avait révélé que sa cimenterie en Syrie avait contribué au financement de groupes armés dans ce pays en guerre. Cette ancienne cimenterie de Lafarge à Jalabiya avait conclu des arrangements avec certains groupes armés et des parties visées par des sanctions en 2013 jusqu'à ce que l'usine soit évacuée en septembre 2014, avait alors précisé le premier cimentier mondial.

L'ONG française Sherpa a déposé en novembre une plainte avec constitution civile car elle soupçonne cette cimenterie d'avoir pu contribuer au financement du terrorisme en entretenant des relations commerciales avec le groupe Etat islamique.

·         INTERNATIONAL

 

La Corée du Nord menace de couler un porte-avions américain

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a menacé dimanche de couler le porte-avions à propulsion nucléaire américain Carl Vinson alors que deux contre-torpilleurs japonais ont entamé un exercice militaire avec le groupe aéronaval dans le Pacifique.

Le président Donald Trump a ordonné il y a deux semaines au Carl Vinson de faire route vers la Corée en pleine escalade des tensions avec Pyongyang. Washington n'a pas précisé depuis cette date où se trouvait l'escadre américaine, le vice-président Mike Pence se contentant de dire samedi qu'il serait sur zone "d'ici quelques jours".

L'arrivée du Carl Vinson pourrait coïncider avec le 85e anniversaire de la création de l'Armée populaire de Corée (du Nord), mardi, célébration qui pourrait être l'occasion d'une nouvelle démonstration de force de la part de Pyongyang et peut-être d'un sixième essai nucléaire.

"Nos forces révolutionnaires sont en ordre de combat pour couler le porte-avions américain à propulsion nucléaire d'une seule frappe", a assuré dimanche le journal du parti unique au pouvoir en Corée du Nord, Rodong Sinmun.

Comparant le navire de guerre à un "gros animal", le journal ajoute que sa destruction servirait "d'exemple pour montrer notre force militaire". La menace est publiée en page 3, les deux premières étant consacrées à une visite du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, dans un élevage de porcs.

AU LARGE DE LA CORÉE DANS TROIS JOURS?

La montée des tensions entre Pyongyang et Washington inquiète les pays de la région.

Après la Corée du Sud, qui a annoncé le déploiement prochain du système antimissile américain THAAD, des députés du parti au pouvoir au Japon ont appelé le Premier ministre, Shinzo Abe, à équiper le pays d'armes capables de détruire les capacités de lancement de missiles nord-coréens.

En attendant, deux bâtiments de la marine nippone, le Samidare et l'Ashigara, ont quitté la côte Ouest du Japon vendredi pour aller à la rencontre du groupe aéronaval américain pour mener des exercices conjoints, a annoncé l'armée japonaise dans un communiqué.

La marine japonaise n'a pas précisé combien de temps les deux navires allaient passer avec le groupe Carl Vinson, ni où allaient se dérouler ces exercices.

Depuis leur départ vendredi, les deux contre-torpilleurs peuvent avoir parcouru jusqu'à 2.500 km, ce qui pourrait par exemple les mener au large des Philippines. De là, il faudrait environ trois jours à l'escadre pour atteindre les eaux de la péninsule coréenne.

De source au fait des manoeuvres, on indique que les bâtiments japonais devraient escorter le groupe naval américain au moins jusqu'en mer de Chine orientale, ce qui constituerait aussi un moyen d'accroître la pression sur Pékin, dont Donald Trump a salué jeudi les efforts accrus pour contrôler "la menace nord-coréenne".

 

 

Lettre aux électeurs

Lettre aux indécis, aux dégoûtés, aux anarchistes, et pire, à tous ceux qui veulent voter Macron, Le Pen ou Fillon...

Je n'ai pas pour habitude de m'épancher sur les réseaux sociaux, mais l'horloge tourne et les sondages donnent les candidats aux coudes à coudes ! Donc si je peux contribuer à convaincre quelques personnes de réfléchir pour le vote de dimanche, j'aurais fait ma part de boulot. 

Au départ je pensais ne pas voter, ne pas prendre part à la grande mascarade des élections présidentielles.
Mais comme la politique m'intéresse toujours, j'ai observé, écouté, échangé, lu. Et j'ai fini par regarder le meeting de Mélenchon (celui du 18 avril, et j'invite toute personne ne l'ayant pas regardé à en prendre connaissance avant dimanche prochain !) vite le temps presse...
Certains médias et ses adversaires véhiculent depuis longtemps une image négative de Mélenchon, le taxant de populiste, d'arrogant, d'extrémiste... 
Or il faut toujours se fier à son propre jugement !  
C'est ainsi que j'ai découvert un homme authentique, juste, plein de bon sens, optimiste et philosophe. Enfin pour conclure : un homme INTELLIGENT ! 
Donc évidemment un homme qui fait peur, qui dérange, notamment tous ces gens qui ne veulent pas que l'on bouscule ce vieux monde de croissance et de PIB, qui de toute façon est destiné à disparaître...
Alors autant prendre les devants !

Mélenchon c'est un homme ultra-conscient du monde dans lequel nous vivons, et de la société telle qu'elle est aujourd'hui. Il n'est pas dans le déni des problèmes et des enjeux environnementaux et sociaux qui sont les nôtres aujourd'hui. 
Il est accessible, profond, grave, et parfois très drôle également. 
Aussi il est le SEUL à parler d'écologie, d'agriculture biologique, de la 6ème extinction de masse des espèces, de l'écosystème qu'il faut préserver, du nucléaire qu'il faut démanteler, des énergies renouvelables qu'il faut développer ! Du droit des animaux, du droit à l'accès à l'eau, de l'alimentation, de la santé publique, de l'éducation, de la culture, etc... Là sont les sujets qui préoccupent les citoyens Français et au-delà les Européens !
Il est le seul à parler de l'inégalité des richesses, des inégalités entre les hommes et les femmes, du droit à l'IVG qu'il faut inclure dans la constitution pour ne plus revenir là-dessus. 

Qu'y a-t-il de plus IMPORTANT pour notre humanité qu'une politique comme celle-ci aujourd'hui ?

La France est un merveilleux pays, elle mérite un homme de qualité pour la gouverner. 
Ne la laissons pas aux assoiffés du pouvoir, aux lobbyistes, aux financiers, aux haineux. Donnons-lui la chance de faire autrement, d'insuffler aux autres pays une autre vision possible de la politique, d'être porteuse d'espoir, voir même de devenir un modèle.

Il est URGENT de construire aujourd'hui le monde de demain pour nos enfants et les générations futures !

Macron défend les pires valeurs du système capitaliste actuel, Fillon est un menteur et un arriviste conservateur.
Quant à Le Pen, elle ne prône que la haine de l'autre dans un état policier et fascisant.
Hamon est foutu, il a lui-même appelé à voter Mélenchon. Ne risquons pas un second tour Macron/Le Pen !

Il en va de notre responsabilité de voter intelligent ! Pour faire barrage aux capitalistes véreux, aux haineux et aux escrocs. Parfois les 3 ;)

 

Votons Mélenchon au premier et au second tour ! 

23 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Sondage Ipsos: Macron toujours en tête devant Le Pen, Mélenchon et Fillon à égalité

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron est toujours en tête des intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle devant Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, selon un sondage Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France publié vendredi et réalisé avant la fusillade des Champs-Elysées.

A deux jours du premier tour, le candidat du mouvement En Marche! est crédité de 24% d'intentions de vote (+1), devant la présidente du Front national (22%, -0,5).

Le candidat de La France insoumise est à égalité (19%) avec celui des Républicains, qui cède 0,5 point.

Benoît Hamon, investi par le Parti socialiste, est pour sa part crédité de 7,5% des intentions de vote (-0,5%).

L'enquête a été réalisée en ligne les 19 et 20 avril auprès d'un échantillon de 2.048 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 1.401 certaines d’aller voter et exprimant une intention de vote, constituant un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

·         MÉDIAS

 

Les «fake news» en hausse en France, selon une étude d’Oxford

 

Pas moins d'un article sur quatre à contenu politique qui circulent sur Twitter à l'approche du premier tour de la présidentielle est construit sur de « fausses nouvelles » ou « fake news », qui véhiculent des points de vue « extrémistes, hyper-partisanes, ou conspiratoires », selon une étude publiée vendredi par un institut rattaché à l'université d'Oxford.

·         ÉCONOMIE

 

France: Nette hausse de la dette des ménages et des entreprises

 

PARIS (Reuters) - La dette des ménages et des entreprises a nettement progressé au quatrième trimestre en France pour atteindre l'équivalent de 128,2% du produit intérieur brut (PIB), soit 2,1 points de plus qu'au troisième trimestre et 3,5 points de plus que fin 2016, selon des données publiées jeudi par la Banque de France.

Celle des seules sociétés non financières s'élevait à 71,3% du PIB, en hausse de 1,6 point sur le trimestre et de 2,5 points sur un an.

La progression de la dette des ménages a été un peu moins forte moins, progressant de 0,5 point (+1,0 point sur un an) à 56,9% du PIB.

L'encours de la dette des acteurs économiques privés français s'élevait à 2.849,8 milliards d'euros fin 2016, dont 1.265,4 milliards pour les ménages et 1.584,4 milliards pour les entreprises non financières.

 

La dette publique de la France s'inscrivait elle à 2.147,2 milliards d'euros à la fin de l'an passé, soit l'équivalent de 96,0% du PIB.

22 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Croquis. Et soudain un douzième homme…

Sur France 2, les candidats se succédaient quand la nouvelle de l’attentat des Champs-Élysées est tombée, glaçante. C’est comme si un douzième candidat s’était emparé du débat présidentiel, non par les mots, mais par le meurtre, aussitôt récupéré par deux des concurrents.

L’ultime exposition médiatique des onze candidats à l’élection présidentielle ne promettait pas d’entrer dans l’histoire. France 2 n’ayant pas réussi à mettre en place un débat, elle proposait une espèce de compilations de ses « interviews politiques » d’après journal. Il régnait donc une languissante atmosphère de déjà-vu et déjà entendu. Au lieu d’un invité par soir, on les avait invités en même temps, mais à la queue leu leu, chacun étant convié à amener avec lui un objet emblématique, puis disposant d’une carte blanche pour traiter du sujet qu’il choisissait, avant d’être confronté à une photo de sa jeunesse.

Jean-Luc Mélenchon avait ouvert l’émission en insistant sur la mise en place de la Constituante qui « refondera le peuple » et en rappelant sa volonté d’en finir avec « la monarchie présidentielle ».

Nathalie Arthaud avait exprimé son intention de « transformer les salariés en lanceurs d’alerte ».

Marine Le Pen avait amplifié sa campagne sur « le laxisme »« les frontières »« les étrangers » et « le terrorisme » avec son sens habituel de la nuance : « Il n’y a pas de risque zéro, mais ce qui est scandaleux, c’est de laisser le risque à 100 %. »

François Asselineau était arrivé avec un rameau d’olivier à la main.

Benoît Hamon avait brandi sa carte vitale pour symboliser l’un des enjeux de l’élection, puis sa carte d’électeur afin de demander aux Français de voter « en fonction de leurs convictions et pas des stratégies », donc d’oublier le vote utile.

Nicolas Dupont-Aignan avait fait monter la tension en lisant en direct le mail d’un patron de presse qui promettait de ne plus le boycotter s’il retirait sa candidature en faveur de François Fillon.

Philippe Poutou avait brandi le drapeau de la Guyane et regretté que l’absence de débat ne lui permette pas de « redire à Fillon et Le Pen qu’ils sont des voleurs et des menteurs »

C’est à ce moment que David Pujadas a interrompu l’émission pour annoncer les nouvelles qui tombaient sur les smartphones : une fusillade sur les Champs-Élysées, un policier tué, l’agresseur abattu, des complices enfuis peut-être… L’hypothèse d’un attentat.

Dès lors, les entretiens pouvaient continuer, mais l’attention était ailleurs. Emmanuel Macron, invité à montrer l’objet qu’il avait choisi, expliquait que le livre de grammaire que lui avait offert sa grand-mère était resté dans sa loge, car l’heure n’était plus à l’anecdote mais à la gravité. Il rendait hommage aux victimes et aux policiers, promettait de poursuivre les auteurs d’attentats, de les punir et les empêcher de nuire, puis passait en revue les grands thèmes de sa campagne.

Idem pour Jacques Cheminade, et Jean Lassalle, mais pas pour François Fillon. Lui, il balayait d’emblée les questions des journalistes, renvoyant même Léa Salamé à son absence récente, pour cause de maternité. Le seul sujet qui comptait pour lui était « l’attentat »« la lutte contre le terrorisme » qui devait être « la priorité du futur président ». Cinq bonnes minutes d’introduction sur ce seul thème, visage grave et fermé, avec la promesse de déchoir de la nationalité « les jeunes Français partis faire le djihad »« d’interpeller et de juger tous les fichiers S »« d’interdire les mouvements salafistes », et sur le plan diplomatique de s’allier à la Russie et à l’Iran « pour en finir avec le fondamentalisme », en discutant si nécessaire avec Bachar al-Assad.

Arrivait le moment de sa carte blanche, c’est-à-dire du sujet choisi par lui. Et ce fut le même que son entrée en matière. Cinq nouvelles minutes à répéter ce qu’il venait de marteler, en pimentant son propos d’« informations » alarmantes à propos de complices enfuis dans Paris et de tirs dans d’autres quartiers. Des rumeurs sans fondement rapidement démenties dans la soirée. Dans son élan, François Fillon annonçait aussi qu’il arrêtait sa campagne.

C’était le moment des deux minutes de conclusion accordées à chacun. Neuf candidats ont adressé leurs premiers mots aux victimes : Jean-Luc Mélenchon pour inviter « à ne pas nous abaisser à des polémiques inutiles », Benoît Hamon pour souligner que « nous sommes au cœur d’une crise avec des forces qui nous haïssent », Emmanuel Macron pour confier que « le meilleur hommage qu’on puisse rendre aux victimes était d’agir pour vaincre les barbares ». Puis tout le monde est revenu aux autres thèmes de la campagne.

Tous sauf deux, pour qui le seul objet de l’élection s’arrêtait désormais au crime des Champs-Élysées qui renvoyait à la longue liste des assassinats terroristes, de Charlie à l’Hyper Cacher, du Bataclan à Nice… Marine Le Pen, transcendée par l’événement, se lançait dans sa diatribe favorite : « Tout n’est pas fait pour mettre nos compatriotes à l’abri, je veux en finir avec le laxisme. » Et François Fillon condensait son propos au point de l’interrompre : « Il n’y a pas lieu de poursuivre une campagne électorale. »

L’État islamique qui a revendiqué l’attentat venait ainsi de s’inscrire dans le rendez-vous électoral, à la manière d’un douzième homme, pour semer la division. Quels candidats pourraient être avantagés par cette intrusion sanglante ? Impossible de le savoir. Deux d’entre eux ont en tout cas, si l’on ose dire, sauté sur l’occasion. Marine Le Pen, qui espère redonner du tonus à sa campagne en la dopant à la peur, et François Fillon, dans une partition voisine, en interrompant solennellement la sienne au moment où elle s’achève pour tous. Dans la foulée le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles et chroniqueur au Figaro Yves de Kerdrel lançait d’ailleurs ce message sur Twitter, à 23 h 22 : «Honte à Macron qui poursuit sa campagne quand les autres candidats la stoppent par respect pour le policier tué. Aucun sens de l’État.»

C’est ce qui s’appelle saisir les balles au bond…        

 

 

·         FRANCE

 

Candidats et mis en examen Le Pen et Fillon inquiètent les magistrats

 

 

Aux prises avec les juges, Marine Le Pen et François Fillon ne cachent pas leur intention de régler des comptes, si l’un ou l’autre était élu à la présidence de la République. Les magistrats s’en inquiètent, autant pour la justice que pour leur métier.

 

·         CULTURE

 

Quand la CIA s'attelait à démanteler la gauche intellectuelle française

 

 

Dans un rapport écrit en 1985 et qui vient d'être rendu public, on découvre que la CIA a suivi de près la vie intellectuelle française. Un Sartre sous surveillance, des « nouveaux philosophes » appréciés, Foucault et Derrida analysés… Des agents secrets se sont ainsi plongés dans l'étude de la French Theory. Objectif : aider aux fractures de la gauche intellectuelle et alimenter la guerre culturelle mondiale.

 

·         FRANCE

 

A son procès, Thomas Thévenoud réfute toute fraude fiscale

 

 

L'éphémère secrétaire d'État comparaissait mercredi 19 avril aux côtés de sa femme pour fraude fiscale. Dénonçant des « faits graves », la procureure a requis douze mois de prison avec sursis à son encontre, assortis de cinq ans d'inéligibilité.

 

·         ÉCONOMIE

 

Dépakine: Des milliers de malformations chez les enfants exposés

 

PARIS (Reuters) - Entre 2.150 et 4.100 enfants ayant été exposés in utero au valproate, la substance active de l'antiépileptique Dépakine de Sanofi, et à ses dérivés sur la période 1967-2016 seraient atteints d'au moins une malformation congénitale majeure, selon une estimation pour la France établie par une étude des autorités sanitaires publiée jeudi.

"Le nombre total d'enfants exposés in utero à l'acide valproïque atteints d'au moins une malformation congénitale majeure en France sur l'ensemble de la période depuis la commercialisation de l'acide valproïque (1967 à 2016) se situerait dans une fourchette entre 2.150 et 4.100", peut-on lire dans les conclusions de cette étude menée par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts).

Ce chiffre a été obtenu par extrapolation d'une analyse portant sur près de deux millions de grossesses sur la période 2011-2015.

La base de données nationale de l'assurance maladie a permis aux auteurs de cette étude de rechercher, chez des enfants ayant été exposé in utero au valproate et à ses dérivés, 26 malformations congénitales majeures parmi lesquelles figuraient notamment des atteintes sévères du cerveau ou du coeur.

Leurs résultats "confirment le caractère hautement tératogène (qui provoque des malformations-NDLR) du valproate", précise l'ANSM dans un communiqué.

Ils mettent également un degré de risque différent selon l'affection traitée, probablement du fait d'un niveau d'exposition variable en fonction de l'indication.

"Le risque de malformations congénitales majeures, par rapport à la population générale, est globalement quatre fois plus élevé chez les enfants nés d'une femme traitée par valproate pour une épilepsie, alors qu'il est deux fois plus élevé lorsqu'elle est traitée par valproate pour un trouble bipolaire", explique l'ANSM.

Sanofi n'était pas joignable dans l'immédiat pour un commentaire.

Les risques de malformations liés à la prise d'acide valproïque pendant la grossesse ont été établis dès le début des années 80 mais le renforcement de l'information des patientes n'a commencé à être mis en place que trente ans plus tard.

Un premier volet de cette étude portant sur le valproate et ses dérivés, publié l'été dernier, avait mis en évidence que 14.000 femmes enceintes avaient été exposées à cette molécule entre 2007 et 2014 alors que les dangers pour les enfants à naître étaient déjà connus.

Une troisième analyse, dont les résultats sont attendus pour le second semestre, portera sur les troubles neurodéveloppementaux chez les enfants exposés in utero.

·         FRANCE

 

Europe: Une étude montre l'étendue du harcèlement des journalistes

 

STRASBOURG (Reuters) - Une étude publiée jeudi par le Conseil de l’Europe révèle l’ampleur des pressions exercées par les pouvoirs publics ou des groupes d’intérêts sur les professionnels des médias au sein des 47 Etats membres.

Réalisée par des experts de l’université de Malte auprès de 940 journalistes, elle fait apparaître des formes de harcèlement qui, pour 40% d’entre eux, ont "affecté leur vie personnelle" au cours des trois dernières années.

Si les "interférences" les plus fréquemment signalées relèvent des violences psychologiques, signalées par 69% d’entre eux, ou du cyber-harcèlement (53%), 46% dénoncent des menaces physiques et 31% des violences.

Treize pour cent disent en outre avoir été victimes de violences ou de harcèlement sexuels.

Les cas de menaces et d’agressions physiques concernent plus particulièrement les pays du Caucase du sud (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) et la Turquie, où ils sont rapportés par plus de la moitié des répondants.

La Turquie est également le pays où les journalistes dénoncent le plus grand nombre de tentatives d’intimidation exercées par la police, par des partis politiques ou des groupes d’intérêts.

Trente-sept pour cent des journalistes interrogés admettent que les pressions subies ont affecté leur pratique professionnelle en les amenant à pratiquer une forme d’autocensure.

Les auteurs soulignent toutefois les limites de leur étude basée sur un échantillon de professionnels dont la représentativité ne peut être établie.

Les participants, qui ont répondu anonymement - pour des raisons de sécurité -, via un questionnaire en ligne, ont été pour la plupart sollicités parmi les membres de cinq associations internationales de défense des droits des journalistes : Association des journalistes européens, Fédération européenne des journalistes, Index on Censorship, International News Safety Institute et Reporters sans frontières.

Les données recueillies doivent permettre au Conseil de l’Europe d’améliorer ses instruments existants pour répondre aux menaces pesant sur la liberté de la presse au sein des Etats membres.

·         INTERNATIONAL

 

Nucléaire iranien: Des Chinois vont reconfigurer le réacteur d'Arak

 

PEKIN (Reuters) - Des entreprises chinoise et iranienne doivent signer ce week-end les premiers contrats commerciaux visant à réorienter l'usage du réacteur nucléaire iranien d'Arak, à la lumière de l'accord international conclu en 2015 sur le programme atomique de Téhéran, a annoncé jeudi le ministère chinois des Affaires étrangères.

L'avenir du réacteur d'Arak, situé dans le centre de l'Iran, fut l'un des points d'accroc les plus délicats lors des longues négociations qui ont débouché sur un accord, signé par l'Iran et les puissances "5+1" - les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Chine, Russie) et Allemagne.

En vertu de la reconfiguration d'Arak, le réacteur à eau lourde sera modifié de sorte qu'il ne puisse pas produire de plutonium fissible utilisable en vue de fabriquer une bombe atomique.

Les contrats en vue de la reconfiguration d'Arak seront signés dimanche à Vienne, a déclaré Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

L'Iran assure que son réacteur à eau lourde, de 40 mégawatts, a pour objet de produire des isotopes à usages médicaux, et a toujours démenti avoir voulu se doter de l'arme nucléaire.

L'annonce concernant Arak survient alors que le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a accusé l'Iran de se livrer actuellement à des "provocations alarmantes" visant à déstabiliser certains pays du Moyen-Orient.

·         INTERNATIONAL

 

Les médias nord-coréens menacent de nouveau les Etats-Unis

 

SEOUL (Reuters) - Les médias officiels nord-coréens ont mis en garde une nouvelle fois, jeudi, les Etats-Unis contre une "frappe préventive super-puissante", après les déclarations du secrétaire d'Etat Rex Tillerson qui a indiqué que Washington étudiait les moyens d'obtenir que Pyongyang renonce à son programme nucléaire.

"Si notre frappe préventive super-puissante est lancée, elle éradiquera complètement et instantanément non seulement les forces d'invasion impérialistes américaines en Corée du Sud, et les zones environnantes, mais aussi le territoire américain, le tout étant réduit en cendres", écrit le Rodong Sinmun, organe officiel du Parti des travailleurs, au pouvoir.

Cette mise en garde intervient alors que se déroulent les manoeuvres militaires annuelles américano-sud-coréennes, ce jusqu'au 28 avril. La Corée du Nord taxe traditionnellement ces manoeuvres de "préparatifs d'une invasion".

La Corée du Nord menace régulièrement de détruire le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis. Dimanche, elle a procédé à un nouveau tir de missile, qui a échoué, au lendemain d'un grand défilé militaire à Pyongyang, à l'occasion du 105e anniversaire de la naissance de son dirigeant fondateur, Kim Il-sung.

"Nous réexaminons tous les statuts en ce qui concerne la Corée du Nord, que ce soit en termes de soutien d'Etat au terrorisme ou en vue de faire pression pour que le régime de Pyongyang reprenne les discussions avec nous, mais dans une configuration différente des derniers pourparlers en date", a déclaré mercredi Rex Tillerson à la presse Washington.

Dans le cadre de sa tournée en Asie, le vice-président américain, Mike Pence, a dit à plusieurs reprises que la "phase de patience stratégique" de Washington envers la Corée du Nord était révolue.

·         FRANCE

 

Rencontre Fillon-Sarkozy à l'approche du premier tour

 

PARIS (Reuters) - François Fillon et Nicolas Sarkozy se sont rencontrés jeudi matin en tête à tête pour marquer l'unité de la droite à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, a-t-on appris dans l'entourage du candidat.

Les deux hommes ont pris un petit déjeuner durant environ une heure au domicile de l'ancien président, a-t-on précisé , confirmant une information de BFM TV et RTL.

Une photo de la rencontre, loin des médias, devrait être diffusée sur les réseaux sociaux.

"Compte tenu de la gravité des enjeux, de l'importance de cette élection, il m'est apparu que tous les signes de rassemblement devaient être donnés", a déclaré l'ancien chef de l'Etat sur RTL.

"Je soutiens la candidature de François Fillon. C'était normal qu'on parle, qu'on discute, qu'on se voie et que tous ceux qui m'ont fait confiance ou qui ont voté pour moi sachent que je considère que, pour la France, compte tenu de l'importance des enjeux et des problématiques que nous avons à affronter, pas une voix ne doit manquer à François Fillon", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, qui avait déjà marqué le 7 avril son soutien à François Fillon, fragilisé par ses ennuis judiciaires, a appelé mardi les électeurs de La droite et du centre à voter sans "états d'âme" pour son ancien Premier ministre.

"C'est un message d'unité, d'union, de mobilisation", a-t-on déclaré dans l'entourage de François Fillon.

Alain Juppé, pourtant très critique envers le candidat, s'est affiché avec lui mercredi lors d'un déplacement à Paris au nom de cette même unité, qui se manifeste tardivement.

·         FRANCE

 

Sondage Elabe: Macron, Le Pen, Fillon et Mélenchon dans la marge d'erreur

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron, stable à 24%, reste en tête des intentions de vote à deux jours du premier tour devant Marine Le Pen, 21,5%, François Fillon, 20%, et Jean-Luc Mélenchon, 19,5%, selon un sondage Elabe pour L'Express et BFMTV publié vendredi.

Dans cette enquête réalisée avant l'attaque survenue jeudi soir sur les Champs-Elysées, à Paris, la candidate du Front national perd 1,5 point quand ses concurrents Les Républicains et de La France insoumise gagnent respectivement 0,5% et 1,5% d'intentions de vote.

L'institut précise que par rapport à la taille de l'échantillon interrogé, les quatre candidats de tête se tiennent dans la marge d'erreur.

Derrière eux, Benoît Hamon est crédité de 7% des intentions de vote, en baisse d'1 point, son plus bas score depuis le début de cette enquête fin janvier.

Au second tour, Emmanuel Macron gagnerait, quel que soit son opposant. Face à Marine Le Pen et François Fillon, le leader d'En Marche ! l'emporterait avec 65%, contre 35% pour concurrent. Avec 59% des voix, il gagnerait aussi contre Jean-Luc Mélenchon, crédité de 41% des votes.

L'homme fort de La France insoumise l'emporterait face à François Fillon avec 56% des voix, contre 44%. Jean-Luc Mélenchon battrait aussi la présidente du Front national sur le score de 60%-40%.

Dans le dernier duel, Marine Le Pen s'inclinerait contre François Fillon, 59% pour le député de Paris contre 41% pour la candidate d'extrême droite.

L'enquête a été réalisée en ligne les 19 et 20 avril auprès d'un échantillon représentatif de 1.500 personnes.

 

 

21 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

Plus de cent économistes soutiennent le programme de Mélenchon

Pour une politique économique sérieuse et à la hauteur des enjeux, plus d’une centaine d’économistes de dix-sept pays à travers le monde appellent les citoyens à se prononcer, dimanche, pour Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise.

 

·         MÉDIAS

L'Italie met un coup d'arrêt à l'offensive de Bolloré

Accusé d’enfreindre la loi sur les concentrations par l’autorité de régulation des médias et des télécoms italiens, l’homme d’affaires est obligé de choisir entre les télécommunications et les médias. Au nom de la liberté de la presse.

 

·         PROCHE-ORIENT

 

Guerre en Syrie: Israël campe sur ses positions

 

Si Israël a vivement dénoncé l’attaque à l’arme chimique du 4 avril, le pays n’entend pas modifier sa politique vis-à-vis du conflit syrien. Depuis 2011, l’État hébreu s’en tient à des frappes ciblées pour protéger sa frontière et empêcher les convois d’armes à destination du Hezbollah, allié du régime syrien.

 

·         FRANCE

 

Macron et Le Pen toujours en tête, Fillon rattrapé par Mélenchon

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote en vue du premier tour de la présidentielle française devant Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon se situant légèrement en retrait, selon un sondage Harris Interactive pour France Télévisions publié jeudi, à trois jours du scrutin.

Crédité dans cette enquête de 25% des intentions de vote, le candidat du mouvement En Marche ! Progresse d'un point en une semaine, alors que le score de la présidente du Front national est stable, à 22%.

François Fillon et Jean-Luc Mélenchon se retrouvent ex aequo à 19%, l'ex-Premier ministre abandonnant un point pour rejoindre le candidat de La France insoumise, au score inchangé sur une semaine.

Le candidat socialiste Benoît Hamon continue quant à lui de reculer, cédant 0,5 point à 7,5%.

Dans les configurations testées pour le second tour, Emmanuel Macron s'imposerait face à Marine Le Pen (avec 66% des suffrages), face à François Fillon (68%) et à Jean-Luc Mélenchon (60%).

Marine Le Pen est également donnée perdante face à François Fillon (qui réunirait 58% des voix) et face à Jean-Luc Mélenchon (60%).

En cas de duel de second tour opposant Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, le candidat de La France insoumise l'emporterait avec 58% des suffrages.

Ce sondage, effectué par internet les 18 et 19 avril, porte sur 2.812 inscrits sur les listes électorales issus d'un échantillon de 3.064 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Pour un échantillon de 3.000 personnes, la marge d'erreur est de plus ou moins 1,5 point pour un résultat de 20%, précise l'institut de sondage.

·         FRANCE

 

A Marseille, Marine Le Pen appelle à l'"insurrection nationale"

 

MARSEILLE (Reuters) - Marine Le Pen a appelé les Français à une "insurrection nationale", mercredi lors d'un meeting à Marseille, martelant les thèmes fondateurs du Front national, comme l'identité nationale et la sécurité, pour remobiliser le coeur de son électorat à quatre jours du premier tour de l'élection présidentielle.

Au lendemain de l'arrestation à Marseille de deux hommes soupçonnés de préparer des attentats contre la campagne présidentielle, la salle de spectacle accueillant la rencontre avait été placée sous haute surveillance.

Une vingtaine de blocs de bétons avaient été disposés devant le bâtiment pour éviter l'intrusion d'un véhicule et l'accès à la salle était encadré au niveau de deux points de contrôle et d'un portique de sécurité.

Près de 500 manifestants ont pourtant tenté de rejoindre la salle pour protester contre la tenue du meeting mais ils ont été stoppées à distance par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène selon un photographe de Reuters.

La présidente du FN a adressé aux 5.000 militants présents un "message d'insurrection nationale pour rendre la France à son peuple", prédisant la "fin d’un cycle" qui va balayer, selon elle, les "faiseurs de rêve" comme le "filandreux M. Macron" ou Jean-Luc Mélenchon, le "communiste de plus en plus rose".

Elle a réaffirmé sa volonté de mettre fin à la "libre circulation des délinquants et des terroristes" par la restauration des frontières, une mesure qu'elle prendra  "dès le premier jour de (son) élection".

"Je serai une présidente qui protège", a-t-elle souligné, estimant que le terrorisme n'était pas une "fatalité".

Elle a réaffirmé sa volonté "d'embaucher 6.000 douaniers pour protéger les frontières", "d'expulser immédiatement les fichés S étrangers dans leurs pays", "d'instaurer la déchéance de nationalité pour les binationaux fichés S" et encore de "fermer les mosquées radicales et d'expulser les prêcheurs de haine".

Elle a de nouveau fait le lien entre "immigration massive et délinquance qui augmente", et a promis la mise en place d’un moratoire sur l'immigration légale si elle est élue, de même que la fin du rapprochement familial et l’expulsion de tous les clandestins.

Durant plus d'une heure, Marine Le Pen a décliné les thèmes chers à son parti, la préférence française, la priorité nationale à l'emploi et le patriotisme économique, édictant les mesures d'économies qu'elle préconise pour sauvegarder la protection sociale.

Elle a exhorté ses militants à transformer "la victoire idéologique en victoire politique", dimanche lors du premier tour du scrutin présidentiel.

"Il me faut dimanche le plus haut score possible, c'est la condition de notre victoire au second tour. Pas d'abstention, pas de dispersion, tous au rendez-vous", a-t-elle conclu.

Longtemps donnée en tête du premier tour de l'élection présidentielle par les sondages, la présidente du Front national n'est désormais plus certaine de se qualifier pour le second tour, alors que les enquêtes la donnent au coude-à-coude avec Emmanuel Macron, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon.

·         FISCALITÉ

 

Prélèvement à la source, cadeau empoisonné pour le prochain président

 

Sujet invisible pendant la campagne, le débat pourrait réapparaître brutalement cet été : le nouveau pouvoir poursuivra-t-il la réforme voulue par le gouvernement socialiste ? Elle est programmée pour janvier 2018, et les syndicats des impôts crient au désastre annoncé.

 

 

20 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Un attentat "certain" contre la campagne évité

 

PARIS (Reuters) - Deux hommes soupçonnés de préparer des attentats "imminents" contre la campagne présidentielle en France et placés depuis peu sous surveillance ont été arrêtés mardi matin à Marseille, a déclaré le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl.

Selon des sources proches de l'enquête, le candidat de la droite, François Fillon, était une de leurs cibles potentielles et la sécurité de l'ancien Premier ministre a été renforcée, comme celle de ses principaux adversaires.

"Ces deux hommes radicalisés (...) avaient l'intention de commettre à très court terme, c'est-à-dire dans les tout prochains jours, un attentat sur le sol français", à la veille de la présidentielle, a déclaré à la presse Matthias Fekl.

Il a salué "le travail remarquable, acharné, sans relâche (...) de plusieurs dizaines d'enquêteurs qui (...) ont permis de prévenir un acte terroriste certain".

Le premier tour de l'élection a lieu dimanche prochain.

Le ministre a précisé que les suspects avaient été arrêtés par des policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) entre 10h00 et 11h00 dans le IIIe arrondissement de Marseille, un quartier peu sensible.

Des perquisitions dans la résidence où ils avaient loué un appartement, près de la Gare Saint-Charles, ont apporté des éléments "permettant de matérialiser (leur) projet d'attentat terroriste", a-t-il précisé.

Selon des sources proches de l'enquête et la maire des IIe et IIIe arrondissements de Marseille, Lisette Narducci, des produits explosifs ont été retrouvées. Des sources proches de l'enquête font également état d'au moins deux armes à feu.

Un étudiant, locataire de la résidence, a dit à Reuters que les policiers étaient intervenus au septième étage et avaient effectivement sorti des armes à feu de l'appartement.

Ces arrestations ont été effectuées dans le cadre d'une enquête diligentée par la section anti-terroriste du Parquet de Paris, a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Selon une source judiciaire, une enquête en flagrance pour association de malfaiteurs terroristes criminelle et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste avait été ouverte la semaine dernière.

MACRON ET FILLON NE CHANGENT RIEN

Les services de la police nationale avaient diffusé le 8 avril une fiche de recherche à l'encontre du plus âgé des deux hommes, Mahiedine Merabet, né le 10 juillet 1987 à Croix, dans le Nord. Le 13 avril, une deuxième fiche avait été diffusée pour Clément Baur, né à Ermont (Val d'Oise), converti à l'islam.

Selon une source policière, ces deux fiches avaient en fait été émises par la DGSI dès le 4 et le 8 avril.

Ces documents, que Reuters a pu consulter, qualifient les deux hommes de dangereux. "Ce sont des délinquants de droit communs radicalisés qui ont fait des séjours en prison", précise-t-on de source proche de l'enquête.

L'entourage de François Fillon, qui a tenu un meeting à Marseille le 11 avril, a confirmé qu'il avait bien été informé "de risques avérés" le concernant. Une de ses porte-parole, Valérie Boyer, a déclaré à BFM TV qu'il était visé en raison de ses prises de position contre le "totalitarisme islamique".

"Si c'est le cas, ça ne me fera pas reculer d'un centimètre carré", a dit le candidat à la presse en marge d'un déplacement.

Matthias Fekl a rappelé que 50.000 policiers, gendarmes et militaires seraient déployés en France lors de chacun des deux tours de l'élection présidentielle.

"Les services du ministère de l'Intérieur sont totalement mobilisés pour assurer la sécurité des meetings, des candidats et de leurs quartiers généraux de campagne", a-t-il dit.

Des proches d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen ont confirmé que ces deux candidats avaient aussi été avertis en milieu de semaine dernière d'un risque d'attentat et avaient reçu la photo des deux hommes identifiés.

Selon l'ex-ministre de l'Economie, la sécurité des candidats a en fait été renforcée ces dernières semaines.

"Je veux continuer à aller au contact, à me déplacer", a dit cependant Emmanuel Macron à des journalistes.

"Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour sécuriser la campagne", a pour sa part dit à BFM TV le vice-président du FN, Florian Philippot, à la veille d'une réunion publique de Marine Le Pen à Marseille, mercredi.

 

·         FISCALITÉ

 

Le prélèvement à la source, un casse-tête à venir

 

 

Sujet invisible pendant la campagne, le débat pourrait réapparaître brutalement cet été : le nouveau pouvoir poursuivra-t-il la réforme voulue par le gouvernement socialiste ? Elle est programmée pour janvier 2018, et les syndicats des impôts crient au désastre annoncé.

 

·         SPORTS

 

Les quotas de nationalité persistent dans le sport amateur

 

 

Malgré une décision du Défenseur des droits, qui dénonçait en 2013 l'application de quotas discriminatoires dans le monde amateur, plusieurs fédérations maintiennent des règlements empêchant aux joueurs étrangers de pratiquer librement un sport. L’association Agir pour l’égalité tire la sonnette d’alarme face à des procédés « illégaux ». Le ministère promet une réforme qui ne vient pas.

 

·         CORRUPTION

 

Kazakhgate: l’Elysée de Sarkozy a manipulé les services secrets

 

 

Sous la présidence Sarkozy, les services secrets français ont été instrumentalisés pour le profit personnel d'un oligarque proche du pouvoir kazakh, selon une enquête du Soir et de Mediapart. Ce milliardaire, Patokh Chodiev, aidait à l'époque la France à vendre des hélicoptères à Astana sur fond de pots-de-vin présumés.

 

·         ENVIRONNEMENT

 

Le «tribunal Monsanto» plaide pour la reconnaissance de l’«écocide»

 

 

 

Six mois après les audiences, les cinq juges de ce tribunal citoyen ont rendu leurs conclusions mardi à La Haye. Leur constat est sans appel : l’activité du géant des OGM bafoue des droits humains fondamentaux.

 

19 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Les écarts se resserrent entre Le Pen, Macron et Fillon, selon un sondage Opinionway

 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen et Emmanuel Macron restent en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle avec 22% mais sont talonnés par François Fillon (21%), selon le sondage quotidien Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio Classique publié lundi.

La présidente du Front national perd un point par rapport à la précédente enquête publiée vendredi, le chef de file d'En Marche est stable et le candidat de la droite et du centre en gagne un.

Jean-Luc Mélenchon (la France insoumise) progresse également d'un point et recueille 18% des intentions de vote.

Loin derrière, le socialiste Benoît Hamon (8%) perd un point.

Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen par 64% contre 36% des voix et François Fillon l'emporterait aussi sur la candidate du FN par 60%-40%.

Le sondage a été réalisé auprès de 2.168 personnes inscrites sur les listes électorales issues d'un échantillon représentatif de 2.217 personnes de 18 ans et plus interrogées en ligne du 14 au 16 avril.

 

·         EUROPE

 

En Europe, la campagne française inquiète et intrigue

 

 

Mediapart a interviewé plusieurs chercheurs européens sur la campagne présidentielle française. Si celle-ci s’inscrit dans des recompositions politiques à l’œuvre dans différents pays du continent, elle étonne aussi nombre d’interlocuteurs par le contenu des programmes des candidats.

 

·         POLITIQUE

 

Eric Fassin: «La stratégie du populisme sera inefficace»

 

 

Dans un court essai, Populisme : le grand ressentiment, le sociologue Éric Fassin prend à contre-pied le projet politique de Chantal Mouffe d’élaborer un « populisme de gauche ». Il met en garde sur la manière dont le populisme tend à effacer les vrais enjeux de lutte de classes et empêche de penser un nouveau projet de gauche. « Avant de prétendre construire un peuple, il faut construire une gauche », dit-il.

 

·         FRANCE

 

Légion d’honneur: dernières promotions sur le ruban

 

 

Dévoilée ce dimanche, la promotion de Pâques de la Légion d’honneur est la dernière du quinquennat de François Hollande. L’ancien premier ministre Laurent Fabius, l’actuel directeur de la DGSE Bernard Bajolet et plusieurs représentants de l’industrie de défense sont décorés ou promus, ainsi que quelques revenants. C’est le cas de Michel Roussin, l’ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac, pourtant condamné en 2008 dans l’affaire des marchés truqués d’Île-de France.

 

·         INTERNATIONAL

 

Plus d'un millier de Marines débarquent en Australie

 

DARWIN, Australie (Reuters) - Plus de 1.200 Marines américains ont commencé à arriver dans le nord de l'Australie mardi dans le cadre d'un déploiement de six mois qui doit voir les forces américaines mener des exercices conjoints avec l'Australie et la Chine.

Le programme annuel lancé par Barack Obama en 2011 fait partie de la stratégie du "pivot" de l'administration démocrate en Asie, conçue pour contrebalancer la présence croissante de la Chine dans la région.

Cette mission est la preuve de l'importance de la région pour les Etats-Unis, a déclaré mardi le colonel Brian Middleton lors de l'arrivée des premières troupes à Darwin, dans le nord de l'Australie.

Les Marines américains participeront à "un exercice important au côté de nos partenaires chinois" et de l'Australie, a-t-il déclaré.

Sur ordre de Donald Trump, le groupe aéronaval Carl Vinson qui devait faire route vers l'Australie a changé de cap, et se dirige vers la péninsule coréenne, signe du haussement de ton de Washington face au régime nord-coréen.

La Corée du Nord a tenté de lancer un missile dimanche mais a échoué. Samedi, de nouveaux missiles balistiques de longue portée ont été présentés lors d'un défilé militaire géant organisé à Pyongyang pour le 105e anniversaire de la naissance de son fondateur Kim Il-sung.

En visite en Corée du Sud, le vice-président américain Mike Pence, a déclaré que les récentes frappes américaines en Syrie et en Afghanistan démontraient qu'il ne fallait pas abuser de la patience et de la détermination de Donald Trump.

·         FRANCE

 

Immigration: Le moratoire de Le Pen durerait "quelques semaines"

 

PARIS (Reuters) - Le moratoire sur l'immigration légale que propose d'instaurer Marine Le Pen si elle accède à l'Elysée durerait quelques semaines, a précisé mardi la candidate du Front national, à cinq jours du premier tour de la présidentielle.

La présidente du parti d'extrême droite, qui a vu s'éroder ces dernières semaines la courbe des intentions de vote en sa faveur, a choisi d'axer sa dernière semaine de campagne sur les thèmes de prédilection de sa formation, comme l'immigration.

Lors de son grand meeting parisien, au Zénith, lundi, elle a déclaré vouloir imposer un moratoire sur la question.

"Pendant quelques semaines, il va falloir que nous fassions un bilan. Car la réalité, c'est que l'immigration est massive dans notre pays et que la submersion migratoire que nous vivons n'est pas un fantasme", a-t-elle dit mardi sur RTL.

Cette mesure ne figure pas dans son programme, dans lequel apparaît en revanche la proposition de ramener le solde migratoire en France à 10.000 personnes par an.

"Je ferai un moratoire dans l'attente précisément de la mise en oeuvre de ces mesures qui vont permettre d'obtenir ce solde de 10.000. C'est un moratoire sur les visas de longue durée", a encore déclaré Marine Le Pen sur RTL.

"C'est un sujet dont aucun candidat n'a parlé et qui est un sujet de très vive inquiétude", a estimé la présidente du FN.

Jusqu'à présent, elle n'a pas réussi à attirer ses adversaires dans la course à la présidentielle sur les thèmes traditionnels du FN, en particulier la sécurité et l'immigration, et a surtout dû défendre sa volonté de sortir de la zone euro, une mesure loin de faire consensus dans l'opinion.

·         FRANCE

 

Fillon se voit au second tour face à Macron, Le Pen sûre de virer en tête

 

PARIS (Reuters) - François Fillon estime qu'Emmanuel Macron sera son "probable concurrent" du second tour de la présidentielle tandis que Marine Le Pen est "convaincue" d'arriver en tête du premier tour dimanche prochain.

A six jours du scrutin, le candidat de la droite et du centre a assuré une nouvelle fois lundi, lors d'un meeting à Nice, qu'il ferait mentir les sondages qui le placent en troisième position derrière ses concurrents d'En Marche et du Front national même si les écarts se sont resserrés depuis une semaine.

"Mes opposants de tous bords (...) ont voulu nous faire croire que la nomination des sondages valait élection", a-t-il dit. "Je les ai surpris une fois lors de la primaire (NDLR de la droite et du centre), nous les surprendrons une seconde fois à la fin de la semaine."

Dans une interview à La Croix à paraître mardi, François Fillon va plus loin dans ses pronostics en parlant de "(son) probable concurrent au second tour, Emmanuel Macron" pour critiquer son programme économique.

Même si elle affiche son plus bas score depuis le début de la campagne dans un sondage Ifop Fiducial diffusé lundi, Marine Le Pen distance encore François Fillon de trois points et talonne Emmanuel Macron.

"Le tassement des grands blocs est un phénomène tout à fait classique lorsque les dénommés 'petits candidats' émergent", explique la présidente du Front national dans une interview à paraître mardi dans Le Figaro.

"Je suis sereine, confiante (...) je terminerai en tête du premier tour. J'en suis convaincue", ajoute-t-elle en indiquant qu'un second tour face à Emmanuel Macron aurait sa préférence.

"M. Macron est un mondialiste décomplexé là où M. Fillon est un mondialiste honteux. Je préfère toujours avoir un mondialiste décomplexé face à moi, au moins les choses sont claires."

Et Marine Le Pen de souligner que, dans l'hypothèse d'un second tour face à Emmanuel Macron, elle fait mieux que François Fillon. "Le vote en ma faveur est plus utile que le vote Fillon", en conclut-elle.

Une enquête Elabe pour BFMTV et L'Express publiée lundi donne le chef de file d'En Marche vainqueur à 65%-35% dans l'hypothèse d'un second tour face à François Fillon et à 62%-38% s'il y affrontait Marine Le Pen.

 

 

18 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

Abe exhorte la Corée du Nord à s'abstenir de nouvelles provocations

 

TOKYO (Reuters) - Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a appelé lundi la Corée du Nord à s'abstenir de nouvelles provocations, à respecter les résolutions des Nations unies et à abandonner son programme de missile nucléaire, au lendemain du tir de missile raté mené dimanche par le régime de Pyongyang.

Dans un discours au Parlement japonais, Shinzo Abe a déclaré que le Japon continuerait de coopérer avec les Etats-Unis et la Corée du Sud sur la situation en Corée du Nord.

Le dirigeant japonais a ajouté qu'il discuterait de la question avec le président russe, Vladimir Poutine, lors d'un sommet ce mois-ci, et appellerait la Chine à endosser un rôle plus important.

Un essai de missile a rapidement tourné court dimanche, peu avant l'arrivée à Séoul du vice-président américain, Mike Pence, pour discuter du programme nucléaire nord-coréen.

Tokyo étudie des mesures d'urgence en cas de crise dans la péninsule coréenne, notamment pour gérer l'afflux de réfugiés et évacuer les citoyens japonais résidant en Corée du Sud.

"Nous considérons une série de réponses en cas d'évacués vers le Japon, comme des mesures de protection, un processus d'arrivée, de logement (...) et des mesures de contrôle pour déterminer si notre pays doit les protéger", a déclaré Abe.

Le Conseil de sécurité national japonais a discuté de la possibilité de l'évacuation des quelque 60.000 Japonais vivant en Corée du Sud en cas de crise, a-t-on appris vendredi d'un responsable japonais.

Le vice-président américain, Mike Pence, a souligné lundi la fin de la politique de "patience stratégique" des Etats-Unis à l'égard de Pyongyang lors d'une visite dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées.

·         INTERNATIONAL

 

A la frontière coréenne, Pence souligne la fin de la "patience" des USA

 

ZONE DÉMILITARISÉE (Reuters) - Le vice-président américain, Mike Pence, a souligné lundi la fin de la politique de "patience stratégique" des Etats-Unis à l'égard de Pyongyang lors d'une visite dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées.

Au lendemain d'un tir raté de missile de Pyongyang, le vice-président est arrivé lundi matin en hélicoptère dans une base militaire américaine en Corée du Sud, à proximité de la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

Un essai de missile a tourné court dimanche après quelques secondes, peu avant l'arrivée à Séoul du vice-président, dans le cadre d'une tournée asiatique de dix jours destinée à souligner l'engagement de Washington dans la région.

La zone coréenne démilitarisée (DMZ), une bande de terre large de 4 km semée de mines et bordée de fils barbelés, partage en deux la péninsule coréenne. Des soldats sont constamment postés de part et d'autre.

Mike Pence, dont le père est un ancien combattant de la guerre de Corée de 1950 à 1953, a salué l'"alliance à toute épreuve" entre les Etats-Unis et la Corée du Sud et a déclaré que Washington rechercherait la paix par la force.

"Toutes les options sont sur la table pour établir ces objectifs et garantir la stabilité du peuple de ce pays", a-t-il déclaré. Le président Trump a dit clairement qu'aucune stratégie militaire spécifique ne serait évoquée, a-t-il ajouté.

"Il y a eu une période de patience stratégique mais cette ère de patience stratégique est finie", a dit Mike Pence à des journalistes, alors que le faible son d'une musique de propagande s'échappait du côté nord-coréen.

"CONSENSUS INTERNATIONAL"

Les Etats-Unis et leurs partenaires, y compris la Chine, étudient un éventail d'options après le dernier test de missile balistique effectué par la Corée du Nord, a déclaré dimanche le conseiller américain à la sécurité nationale, Herbert Raymond McMaster, citant un "consensus international" face au régime de Pyongyang.

Trump n'envisage pas d'action militaire pour le moment, a précisé McMaster, malgré le changement de cap annoncé le 9 avril du groupe aéronaval Carl Vinson, qui se dirige vers la péninsule coréenne.

"Il est temps pour nous d'entreprendre toutes les actions possibles, sauf l'option militaire, pour essayer de résoudre ceci pacifiquement", a-t-il dit à l'émission "This Week" de ABC.

"Nous sommes en train de travailler conjointement avec nos alliés et nos partenaires et les dirigeants chinois pour développer un éventail d'options", a-t-il poursuivi.

Mike Pence a déclaré que le président Trump espérait voir la Chine "prendre les mesures nécessaires pour apporter du changement dans la politique" en Corée du Nord.

"Mais comme l'a dit très clairement le président, soit la Chine s'occupera de ce problème, soit les Etats-Unis et nos alliés le feront", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a appelé lundi la Corée du Nord à s'abstenir de nouvelles provocations, à respecter les résolutions des Nations unies et à abandonner son programme de missile nucléaire.

"Le Japon va coopérer de manière rapprochée avec les Etats-Unis et la Corée du Sud sur la Corée du Nord et va appeler la Chine à endosser un rôle plus important", a dit le Premier ministre au Parlement.

Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a annoncé mi-mars que la diplomatie de la "patience stratégique" vis-à-vis de Pyongyang avait vécu et qu'une série de mesures était à l'étude pour aborder différemment la question nord-coréenne.

·         FRANCE

 

Le sprint final d'un match à quatre au sommet de l'incertitude

 

PARIS (Reuters) - Les candidats à l'élection présidentielle Marine Le Pen, Emmanuel Macron, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon s'apprêtent à jeter toutes leurs forces dans l'ultime semaine d'un match à quatre au sommet de l'incertitude.

A sept jours du premier tour, d'où sortiront les deux finalistes, les candidats du Front national et d'En Marche ! demeurent en pole position dans les sondages. Mais leur avance sur ceux de la droite et de la France insoumise a fondu.

"Je serai au deuxième tour", clame Jean-Luc Mélenchon dans le Parisien dimanche. "Je sais que je serai au second tour. J'ai cette conviction profonde", dit en écho au Journal du dimanche (JDD) François Fillon.

Les proches de d'Emmanuel Macron affichent une relative sérénité mais prennent soin de dire que "rien n'est gagné".

"On a la conviction qu'il est normal que les courbes se rapprochent dans la dernière ligne droite", a déclaré dimanche à Reuters un membre de son équipe rapprochée.

Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop, deux facteurs expliquent cette situation inédite.

"Les conditions jamais vues de cette présidentielle exacerbent l'incertitude", dit-il à Reuters : "Pas de sortant, pas de bipolarisation, faiblesse des représentants des partis de gouvernement, une abstention qui s'annonce forte."

L'autre facteur est la perte de dynamique des deux premiers, ajoute cet analyste, selon qui Marine Le Pen rate sa fin de campagne - "Elle n'a pas été convaincante pendant les débats".

Si le socle électoral de la présidente du FN paraît à ce jour le plus solide, un sondage d'Ifop-Fiducial pour le JDD met le doigt sur des faiblesses qui pourraient jouer dans l'isoloir.

COMBINAISON DE VOTES UTILES

Sur 966 électeurs du FN interrogés du 31 mars au 5 avril, 43% disent avoir fait ce choix dans le passé pour exprimer leur mécontentement. Ils ne sont que 19% à évoquer une adhésion aux solutions économiques et sociales du FN, 11% à citer la capacité des dirigeants du FN à gouverner, 9% le profil de Marine Le Pen.

La position centrale d'Emmanuel Macron le rend pour sa part sensible à "la réactivation du clivage gauche-droite" en fin de campagne, estime Frédéric Dabi.

Selon le responsable de l'Ifop, le candidat d'En Marche ! est en outre "gêné par la dynamique Mélenchon, qui installe un autre vote utile à gauche, concurrent du vote Macron".

Cette même dynamique peut aussi favoriser un vote utile à droite, en faveur de François Fillon, qui estime dans le JDD que si la "peur d'un second tour Le Pen-Mélenchon (...) existe, elle conduira la droite et le centre à voter" pour lui.

Il n'y a plus un vote utile mais "des combinaisons multiples de votes utiles", souligne Frédéric Dabi. Pour corser le tout, près de 30% des électeurs restent indécis et les instituts de sondage prédisent un taux d'abstention aux alentours de 30%.

Indécis et abstentionnistes seront cette semaine le coeur de cible de ces quatre candidats, qui devront aussi, pour les deux premiers, consolider un socle en cours d'effritement.

Il seront trois à s'affronter lundi à distance à Paris.

Emmanuel Macron tiendra meeting dans la salle omnisports de Paris Bercy, qui peut accueillir jusqu'à 20.000 personnes. "Ce sera un discours de président de la République", croit savoir le député PS Christophe Castaner, un de ses soutiens.

INDÉCIS ET ABSTENTIONNISTES

Après un déplacement mardi en région parisienne qui le mènera notamment au marché international de Rungis, le candidat tiendra trois autres meetings, à Nantes mercredi, à Rouen et Arras vendredi. Son équipe annonce aussi pour cette semaine 63 meetings régionaux d'En Marche ! et 90 réunions départementales.

Jean-Luc Mélenchon fera lundi campagne à bord d'une péniche qui naviguera de Bobigny à la bibliothèque François Mitterrand avec animations et discours lors de six escales.

Cible d'attaques redoublées depuis sa percée dans les sondages, il a mis en garde dimanche ses partisans contre "la calomnie permanente" et les "fables invraisemblables" proférées pour "dissuader les braves gens" de voter pour lui.

Marine Le Pen donne rendez-vous lundi à 20h00 au Zénith de Paris-La Villette et a demandé vendredi à ses partisans de mettre à profit cette semaine pour convaincre chacun un indécis "ou prendre par la main un abstentionniste, afin de doubler la puissance du sursaut patriote dans les urnes" le 23 avril.

François Fillon a pour sa part choisit une terre de droite et d'extrême-droite pour entamer lundi cette semaine cruciale par une réunion publique à Nice, avant d'aller à Calais et Lille mardi, de faire "quelque chose" mercredi avec son adversaire malheureux de la primaire Alain Juppé, d'intervenir à TF1 le même jour et sur France 2 jeudi, selon un membre de son équipe.

Tenté de mettre à l'écart ceux de ses "amis" qui l'ont lâché au plus fort de la crise déclenchée par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait profité sa famille, il se montre désormais plus enclin au pardon, nécessité de rassembler oblige.

Il insinue dans le JDD qu'il ferait appel à certains d'entre eux pour former un gouvernement, s'il est élu : "Je rassemblerai tout le monde. On ne peut pas gouverner avec de la rancœur."

·         INTERNATIONAL

 

L'armée syrienne reprend une ville de la province de Hama

 

AMMAN (Reuters) - L'armée syrienne et ses alliés ont repris dimanche la ville de Soran, près de Hama, capitale de la province du même nom dans le centre-ouest de la Syrie, grâce à un soutien aérien massif de la Russie, ont déclaré des rebelles et des habitants.

La ville était déjà retombée aux mains des forces de Damas l'an dernier avant d'être reprise par les insurgés lors de leur récente offensive dans cette région.

Les rebelles s'en sont retirés dimanche après avoir subi depuis l'aube des bombardements aériens incessants, a dit un membre du groupe Djaïch al Izza, très présent dans la province de Hama.

La ville de Soran est stratégiquement située à l'entrée nord de celle de Hama, un des bastions du soulèvement contre Bachar al Assad en 2011.

Sa reprise par l'armée efface presque totalement les gains territoriaux qu'avaient enregistré les insurgés, dont des groupes djihadistes, le mois dernier dans ce secteur.

Avant de battre en retraite, les rebelles ont tiré des dizaines de roquettes sur l'aéroport militaire voisin.

·         FRANCE

 

Mélenchon met en garde ses partisans contre des "fables"

 

TOULOUSE (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, qui se dit certain d'être au second tour de l'élection présidentielle, a mis en garde dimanche à Toulouse (Haute-Garonne) ses partisans contre la "calomnie permanente" dont l'accablent, selon lui, ses rivaux pour l'en empêcher.

A une semaine du premier tour, il dispute au candidat de la droite, François Fillon, la troisième place dans les intentions de vote et s'est rapproché de représentants du Front national et d'En Marche !, Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Au coeur de la "Ville rose", au bord de la Garonne, le candidat de la France insoumise a d'entrée fait huer ses trois principaux adversaires par quelque 70.000 personnes selon les organisateurs, 40.000 selon la police.

"Nous ne sommes pas, comme le voudrait M. Fillon, cette paroisse du XIXe siècle. Nous ne sommes pas la France qui serait ce sac à puces d'agités que nous propose M. Macron en voulant faire de nous des start-ups ni cette machine à haine que nous propose d'être Mme Le Pen", a-t-il lancé. "Nous sommes la France, belle et généreuse."

Il a promis à François Fillon, dont les costumes de luxe offerts par l'avocat franco-libanais Robert Bourgi ont défrayé la chronique, "une veste électorale cousue main".

L'ancien fondateur du Parti de gauche (2009), qui constitua avec le Parti communiste le Front de gauche, a effectué ces dernières semaines une remontée spectaculaire dans les sondages, au détriment notamment du candidat socialiste, Benoît Hamon.

Il a dénoncé les "fables invraisemblables" proférées par des "menteurs professionnels" et des "bourreurs de crâne" sur ses sympathies pour le Venezuela, Cuba ou le Parti communiste et sur son projet, "pour dissuader les braves gens" de voter pour lui.

"M. Fillon me reproche d'être communiste. Eh bien c'est un reproche tout à fait supportable (...) mais je ne le suis pas", a lancé Jean-Luc Mélenchon, qui récuse par ailleurs dans une interview publiée par Le Parisien Dimanche l'étiquette d'extrême gauche que lui collent ses adversaires.

PAS DE "MONARQUE" AU 14 JUILLET

"La semaine prochaine peut-être allons-nous encore entendre des choses inouïes", a-t-il poursuivi. "Il est possible qu'on vous annonce que je veux quitter l'euro pour adopter la monnaie chinoise. Que sais-je encore ?"

"Je vous mets en alerte, je vous demande de faire preuve de sang-froid, d'argumenter, toujours en mettant de l'humour autant que vous le pouvez", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

Dans son interview au Parisien Dimanche, il affiche la certitude qu'il sera au deuxième tour et assure qu'il saura "exactement par quoi commencer" s'il est élu le 7 mai.

"J'ai de quoi faire cinq, six gouvernements avec des gens qui sont dans tous les métiers et parfaitement capables de diriger l'Etat", ajoute-t-il.

Il promet d'interdire le travail précaire "partout où c'est possible", de rétablir la retraite à 60 ans, de renforcer la progressivité de l'impôt sur le revenu en créant 14 tranches et d'abolir "la monarchie du Medef". Il propose aussi de supprimer les brigades anticriminalité (BAC) "imprégnées d'une mentalité de cow-boys" et de rétablir la police de proximité.

En matière européenne, il veut un nouveau traité, notamment pour favoriser l'harmonisation sociale et fiscale en Europe, et menace, "si les Allemands ne veulent pas bouger", de sortir de l'Union avec les pays "d'accord pour faire une relance".

A Toulouse, il a promis, s'il était élu, qu'aucun "monarque" ne serait "invité à la fête de la République", le 14 juillet, et qu'il interdirait la présence de ministres et de préfets aux manifestations religieuses.

Son discours de près d'une heure et demie a été scandé par des "dégagez ! dégagez !" lancé par la foule à l'adresse des partis qui gouvernent la France depuis des décennies.

Lundi, il fera campagne sur l'eau, d'une péniche, de Bobigny à la bibliothèque François Mitterrand à Paris. "Six escales accueilleront des animations", explique son équipe. "Une fanfare ainsi que des prises de parole seront organisées à bord, à destination des promeneurs présents sur les berges."

·         FRANCE

 

Allaitement refusé au commissariat: la pétition

 

 « Je tiens à faire savoir à ce commissariat ainsi qu’à tous les autres que l’allaitement d’un enfant ne peut être refusé ou reproché à une femme. Je demande au ministère de l’intérieur et plus particulièrement au commissaire du IIE arrondissement de dénoncer cette forme de misogynie ainsi que de soutenir publiquement l’allaitement au sein des commissariats et des lieux publics en général. Une femme ne devrait jamais avoir à choisir entre citoyenneté et maternité », résume Sophie sur la pétition intitulée Faites respecter le droit à l’allaitement dans les lieux de la République et lancée après l’incident, le 10 avril.

La préfecture a précisé à Rue89 « qu’au vu de l’affluence forte au commissariat ce jour-là du fait des procurations ainsi que des conditions d’intimité et d’hygiène non adaptées à la situation, le policier en charge de l’accueil du public a fait part à cette famille de l’impossibilité de pouvoir donner une suite favorable à leur requête »« Cette situation est exceptionnelle et la préfecture de police regrette de n’avoir pas pu donner satisfaction à cette famille dont la demande était bien compréhensible. » Malgré ces regrets, 31 094 personnes ont signé la pétition en cinq jours…

·         FRANCE

 

Hollande juge sévèrement Mélenchon, veut défendre son bilan

 

PARIS (Reuters) - François Hollande a jugé sévèrement le candidat de la France Insoumise à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, dont il a mis en doute la capacité à gouverner, dans une interview diffusée dimanche par France 5.

Jean-Luc Mélenchon, ex-figure de l'aile gauche du Parti socialiste qu'il a quitté en 2008 pour créer le Parti de gauche, a opéré ces derniers jours une percée dans les sondages, qui le placent dans le carré de tête derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron et parfois devant François Fillon.

"Il ne représente pas la gauche que je considère comme celle qui permet de gouverner et il a des facilités qui, quelquefois, tombent dans le simplisme", a dit le chef de l'Etat.

"On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de responsabilité dans les massacres chimiques en Syrie, on ne peut pas considérer que (le président russe Vladimir) Poutine peut faire n'importe quoi, on ne peut pas sortir de l'Otan sans que ça ait des conséquences, on ne peut pas mettre en cause ce qui a été la grande construction européenne", a-t-il ajouté.

Autant d'allusion à de récentes prises de positions de Jean-Luc Mélenchon sur ces sujets. François Hollande a cependant précisé que le candidat de la France insoumise et celle du Front national, Marine Le Pen, n'étaient pas "la même chose".

Il vouloir alerter jusqu'au bout des dangers d'une éventuelle accession au pouvoir de la dirigeante d'extrême-droite et de son parti, et souligné qu'il se sentirait en partie responsable si c'était le cas.

"Chacun serait responsable. Un parti n'arrive pas au pouvoir sans que les citoyens ne l'aient choisi, dans une démocratie, et le premier d'entre eux, le chef de l'Etat, s'il n'avait pas averti, s'il n'avait pas prévenu, s'il n'avait pas agi (...), se sentirait le premier responsable", a-t-il déclaré.

"Mon rôle c'est dire voilà les risques que l'on peut prendre et voilà aussi l'acquis que je laisse"", a-t-il ajouté. "Il y a un bilan et je ne veux pas que ce bilan soit saccagé, soit mis en cause. Je pense que tout candidat devrait avoir à coeur de partir de ce bilan pour essayer de faire mieux."

Il a regretté que la campagne n'ait pas permis jusqu'ici un véritable débat sur les programmes des candidats.

 

"On parle de quoi dans cette campagne ? Des affaires, des mises en examen, des pseudo-cabinets noirs, on fait des spectacles, on fait des shows sur des places publiques (...) on fait en sorte de créer des événements de communication."

17 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

François Fillon est soupçonné de ne pas avoir rendu les bons costumes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

François Fillon, le 28 mars 2017. © Reuters

 

La police a engagé des vérifications sur les costumes de luxe offerts, fin 2016, à François Fillon par l’un des derniers survivants des vieux réseaux de la Françafrique, l’avocat Robert Bourgi. Les enquêteurs soupçonnent le candidat LR de ne pas avoir restitué les bons.

 

·         POLICE

 

LBD: un manifestant blessé au visage à Bordeaux

 

 

Quinze points de suture et deux fractures à la pommette : voilà le bilan de la manifestation contre le fascisme le 2 avril, à Bordeaux, pour un étudiant de 21 ans qui dit avoir été atteint par un tir de lanceur de balles de défense. Pourtant, pour la police, les heurts entre antifas et forces de l’ordre n’ont pas causé de blessés.

 

·         MOYEN-ORIENT

 

L'Arabie saoudite traque une ressortissante jusqu'aux Philippines

 

 

Parvenue à sortir de son pays, ce qui est interdit pour une femme non accompagnée d'un homme de sa famille, Dina Ali Lasloom, 24 ans, se trouvait à l'aéroport de Manille quand elle a été remise par les autorités locales à deux hommes qui l'ont reconduite à Riyad. 

 

·         FRANCE

 

Le Parlement européen pourrait convoquer Le Pen avant le 7 mai

 

BRUXELLES (Reuters) - Une commission du Parlement européen pourrait convoquer Marine Le Pen avant le second tour de la présidentielle pour débattre d'une éventuelle levée de son immunité dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national, a déclaré samedi une eurodéputée.

Les juges français chargés de cette enquête ont demandé la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, ainsi que d'une autre représentante du FN au Parlement européen, Marie-Christine Boutonnet, qui sont soupçonnées d'avoir fait salarier par le Parlement européen des assistants qui travaillaient en réalité pour le FN.

"La commission des affaires juridiques du Parlement européen a convenu que (Marine) Le Pen soit convoquée pour une audition à la première date possible en mai", a déclaré à Reuters Laura Ferrara, vice-présidente de cette commission.

Elle a précisé que cette audition pourrait se tenir dès la première semaine de mai, soit avant le second tour prévu le dimanche 7 mai.

Longtemps donnée en tête du premier tour de l'élection présidentielle par les sondages, la présidente du Front national n'est désormais plus certaine de se qualifier pour le second tour, dont elle sortirait battue quel que soit son adversaire.

Laura Ferrara, membre du Mouvement 5 étoiles (M5S), parti eurosceptique italien, a précisé que Marine Le Pen pourrait refuser d'être entendue par cette commission.

Marine Le Pen a fait valoir son immunité parlementaire et refusé de se rendre aux convocations de la police en février et des juges d'instruction en mars, expliquant qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer devant les enquêteurs avant les législatives du mois de juin.

Le parti d'extrême droite dément avoir mis sur pied un système frauduleux et dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Le Parlement européen a déjà sanctionné Marine Le Pen pour avoir rémunéré comme assistante parlementaire européenne Catherine Griset, à une époque où cette dernière était la secrétaire, puis la chef de cabinet de la dirigeante du Front national.

Faute de s'être acquittée de la somme de près de 300.000 euros réclamée par le Parlement à ce titre, la candidate du FN à la présidentielle a vu depuis février son salaire d'eurodéputée être réduit de moitié, à environ 3.000 euros et ses autres indemnités lui ont été retirées.

Dans ce dossier, deux assistants parlementaires FN ont été mis en examen pour recel d'abus de confiance, dont la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset.

La procédure de levée de l'immunité parlementaire d'un eurodéputé, qui s'étale généralement sur quelques mois, passe par un examen en commission puis en séance plénière.

L'immunité de la candidate frontiste a été levée le 2 mars dans un dossier distinct, celui de la publication sur Twitter par Marine Le Pen de photographies d'exécutions menées par le groupe Etat islamique (EI).

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang présente des missiles à l'approche du porte-avions américain

 

PYONGYANG/SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a déployé samedi ce qui semble être de nouveaux missiles de longue portée et des missiles mer-sol tirés à partir de sous-marins pour le 105e anniversaire de naissance de son fondateur, Kim Il-sung, au moment où un porte-avion américain à propulsion nucléaire fait route vers la péninsule coréenne.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, petit-fils du fondateur, a présidé ce défilé géant, en ce "Jour du soleil". Il est apparu détendu dans un costume sombre, riant avec ses conseillers.

Une action militaire des Etats-Unis contre la Corée du Nord, qui a continué ses essais nucléaires et ses tirs de missiles au mépris des sanctions internationales, apparaît plus plausible depuis le bombardement par l'armée américaine en fin de semaine dernière d'une base aérienne syrienne en réponse à une attaque chimique contre un village, dont Washington estime Damas responsable.

La place principale de Pyongyang, la place Kim Il-sung, était remplie de soldats marchant au pas de l'oie et de fanfares, en cette journée ensoleillée de printemps. Suivaient des chars, des lance-roquettes multiples et autres armes de guerre. Des avions survolaient la scène.

A la différence de certains défilés précédents, il ne semblait pas y avoir de haut dirigeants chinois dans l'assistance. La Chine voisine, seule alliée de la Corée du Nord, s'est toutefois exprimée contre les essais nucléaires et les tests de missiles de Pyongyang et soutient les sanctions prises par les Nations unies.

REPRÉSAILLES

La Corée du Nord affirme avoir développé un missile susceptible d'atteindre les Etats-Unis et promis de le tester. Mais les experts estiment qu'elle ne maîtrise pas encore toute la technologie nécessaire.

Les spécialistes de l'armement estiment que les missiles qui ont été présentés samedi lors du défilé sont de nouveaux types de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM).

Deux sortes d'ICBM ont été montrées, insérés dans des systèmes de lancement montés à l'arrière de camions, ce qui suggère que Pyongyang travaille à un "nouveau concept" d'ICBM, estime Melissa Hanham, du Middlebury Institute of International Studies basé à Monterey, en Californie.

"Toutefois, dit-elle, la Corée du Nord a pour habitude de présenter de nouvelles armes lors des défilés avant de les avoir testées ou lancées."

La Corée du Nord est toujours techniquement en guerre avec les Etats-Unis et leur allié sud-coréen, après le conflit qui a opposé le Nord et le Sud de 1950 à 1953 et qui s'est terminé par un cessez-le-feu sans traité de paix.

A l'occasion de certains grands événements politiques, elle a mené des tests de missiles ou des essais nucléaires.

Samedi, elle a prévenu les Etats-Unis que toute provocation serait suivie de représailles.

"Les actions scélérates des Etats-Unis dans les domaines politique, économique et militaire, conformément à leur politique hostile envers la RPDC, seront totalement déjouées par les contre-attaques les plus dures de l'armée et du peuple de la RPDC", a déclaré un porte-parole de l'état-major de l'armée cité par l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) est le nom officiel de la Corée du Nord.

"PHASE DANGEREUSE"

"Notre contre-attaque la plus dure contre les Etats-Unis et ses forces vassales sera prise d'une façon si impitoyable qu'elle ne permettra pas aux agresseurs de survivre", ajoute le porte-parole.

La "grave hystérie militaire" de l'administration Trump a atteint une "phase dangereuse qui ne peut plus être ignorée", dit ce porte-parole.

Les Etats-Unis ont fait savoir que leur politique de "patience stratégique" était terminée. Le vice-président Mike Pence est attendu en Corée du Sud dimanche dans le cadre d'une tournée de dix jours en Asie prévue de longue date.

Des missiles balistiques stratégiques mer-sol Pukuksong ont également été montrés lors du défilé. C'était la première fois que la Corée du Nord montrait ces missiles, qui ont une portée de plus de 1.000 km, à un défilé militaire.

Le fait d'exhiber ces missiles indique que la Corée du Nord s'estime proche de parvenir à son objectif de déployer des missiles à bord de sous-marins, ce qui les rend difficiles à détecter, estime Joshua Pollack, de la revue Non-prolifération basée à Washington.

Choe Ryong Hae, proche conseiller de Kim Jong-un, s'est adressé à la foule sur la place bondée et a réitéré son avertissement aux Etats-Unis.

"Si les Etats-Unis mènent une provocation imprudente contre nous, notre pouvoir révolutionnaire répliquera dans l'instant par une frappe destructrice et nous répondrons à la guerre totale par la guerre totale et à la guerre nucléaire par notre style de guerre nucléaire", a-t-il déclaré.

 

 

16 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Bourgi accuse Fillon de lui avoir intimé le silence sur les costumes

PARIS (Reuters) - François Fillon et son entourage auraient fait pression sur Robert Bourgi pour qu'il ne révèle pas être l'auteur du cadeau vestimentaire, deux costumes d'une valeur de 13.000 euros, qui ont compromis la campagne du candidat de la droite après la révélation des emplois présumés de son épouse et ses enfants.

Dans un entretien publié vendredi sur le site d'informations Mediapart, l'avocat franco-libanais, retiré à Beyrouth en raison de la "charge médiatique très forte", affirme qu'il votera malgré tout pour François Fillon, "un ami de très longue date", au premier tour de la présidentielle mais que les électeurs de Nicolas Sarkozy pourraient lui faire payer ses attaques contre l'ancien chef de l'Etat durant la campagne de la primaire.

L'avocat de François Fillon n'a pas répondu dans l'immédiat aux demandes de réaction formulées par Reuters.

La révélation, le 12 mars par Le Journal du Dimanche, des cadeaux vestimentaires consentis à François Fillon, par Robert Bourgi notamment, figure controversée de la "Françafrique", a contribué à abîmer un peu plus l'image du candidat, qui sera mis en examen le 14 mars pour détournements de fonds publics.

L'identité du mécène a été révélée par Le Monde le 17 mars, poussant Robert Bourgi à confirmer. Face à la controverse, François Fillon a annoncé le 23 mars sur France 2 avoir rendu les costumes à son ami, concédant "une erreur de jugement".

"Je l'ai eu personnellement à plusieurs reprises. Et à plusieurs reprises, il a fait appel à ma solidarité de gaulliste. Gaulliste ou pas, je sais ce que j’ai fait et je n’ai pas à m’en cacher", raconte Robert Bourgi dans Mediapart.

"Pendant six jours, du samedi ayant précédé les révélations du Journal du dimanche au vendredi suivant, François Fillon et sa très grande papesse de la communication, Anne Méaux, ont souhaité que je ne dise rien concernant l’identité de la personne qui a offert les costumes : moi", explique-t-il.

Il explique qu'il avait choisi de marquer la victoire "inespérée" de l'ancien Premier ministre à la primaire, le 27 novembre dernier, par ce cadeau chez un tailleur de luxe parisien, sans que l'intéressé le sache.

LE SCÉNARIO DE 1981

L'avocat affirme que François Fillon et Anne Méaux l'ont appelé la veille de la parution du JDD "pour que je ne dise pas que c’était moi". "Je leur ai demandé pourquoi. Ils m’ont dit : 'Tu sais, c’est la Françafrique, on va penser que...'"

"J’ai été contraint pendant une semaine de mentir. Finalement, lorsque Le Monde a sorti mon nom, j’ai confirmé."

François Fillon a téléphoné à Robert Bourgi la veille de l'émission du 23 mars sur France 2 pour lui annoncer qu'il avait décidé de rendre les deux costumes, qu'il a portés, et un blazer et un pantalon offerts pour Noël 2014. Un collaborateur du candidat les lui a apportés le 24 mars. "Ils sont entre les mains de la police à Nanterre", précise l'avocat.

Soulignant que, dans un pays anglo-saxon, un candidat mis en examen ne pourrait se maintenir, Robert Bourgi dit craindre le "scénario de 1981 lorsque M. Chirac ou ses partisans ont fait payer lourdement à Valéry Giscard d'Estaing (l'affaire des diamants offerts par le dirigeant centrafricain Jean-Bedel Bokassa-NDLR) le sort qu'il avait réservé à Jacques Chirac".

Il explique que les électeurs sarkozystes n'ont pas pardonné à François Fillon sa phrase assassine d'août 2016 contre l'ancien chef de l'Etat : "Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen?"

"Aujourd’hui, l’électorat de Nicolas Sarkozy, qui est puissant et solide, pourrait avoir de la mémoire pour ces paroles", estime-t-il.

Il précise qu'il votera néanmoins pour François Fillon le 23 avril, parce que c'est sa "tribu".

·         FRANCE

 

Dupont-Aignan dénonce des pressions de l'équipe de Fillon

 

PARIS (Reuters) - Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui est crédité de 3% à 4,% des intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle, a affirmé vendredi être sous la pression de soutiens de François Fillon pour se retirer.

"Un jour je publierai des SMS ahurissants. Je leur ai répondu que je n'étais pas à vendre. J'ai une autre conception de mon rôle", a dit le candidat de Debout la France sur BFM TV et RMC.

Selon Le Parisien, le maire d'Yerres (Essonne), qui menace de priver François Fillon de suffrages déterminants pour une éventuelle qualification au second tour, a reçu plusieurs SMS de soutiens du candidat de la droite et du centre pour qu'il renonce et a rencontré à ce sujet "un proche de Fillon dans un café parisien".

"Pipeau!", a répliqué Florence Portelli, porte-parole de François Fillon, sur LCP.

"S'il n'a que ça à faire comme effet de com'...", a-t-elle dit, invitant Nicolas Dupont-Aignan à "se calmer".

"Sa candidature n'était pas peut-être pas si nécessaire que ça", a-t-elle ajouté.

 

·         FRANCE

 

Demande de levée de l'immunité de Le Pen dans l'affaire des assistants

 

PARIS (Reuters) - Les juges chargés de l'enquête sur les assistants parlementaires européens du Front national ont demandé la levée de l'immunité parlementaire des eurodéputés Marine Le Pen et Marie-Christine Boutonnet, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de France Inter.

Les juges ont signé une demande de mainlevée le 29 mars pour la présidente et candidate du FN à l'élection présidentielle et le 30 mars pour Marie-Christine Boutonnet, précise-t-on de même source.

Ces demandes ont été transmises au parquet et à la Chancellerie, qui doit les transmettre au Parlement européen.

Marine Le Pen et Marie-Christine Boutonnet sont soupçonnées d'avoir fait salarier par le Parlement européen des assistants qui travaillaient en réalité pour le FN.

La demande de levée d'immunité parlementaire est la réponse des juges à leur refus de se rendre à leur convocation en vue d'une possible mise en examen, précise-t-on de source judiciaire.

La présidente du FN, qui était attendue en février par la police et le 10 mars par les juges d'instruction, a alors fait savoir qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer devant les enquêteurs avant les législatives du mois de juin.

Le parti d'extrême droite dément avoir mis sur pied un système frauduleux et dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Interrogée vendredi sur France info, Marine Le Pen s'est bornée à dire que la demande de levée d'immunité n'avait rien de surprenant. "C'est normal, c'est la procédure classique, je ne suis pas étonnée" a-t-elle déclaré.

"C'est un débat que nous aurons devant la commission juridique du Parlement européen. C'est un débat juridique", a-t-elle ajouté.

Il y a peu de chance que cette procédure, qui doit être examinée en commission puis en séance plénière, aboutisse avant le premier tour de la présidentielle, dans neuf jours.

"En règle générale, c'est un processus assez long", souligne-t-on de source judiciaire.

Dans ce dossier, deux assistants parlementaires ont été mis en examen pour recel d'abus de confiance, dont la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset.

L'immunité de la candidate frontiste a été levée le 2 mars dans une tout autre affaire, celle concernant la publication, sur Twitter, de photographies d'exécutions menées par le groupe Etat islamique (EI).

·         BRÈVE


La curieuse théorie qui veut faire croire que François Fillon a été « blanchi »

 

Un argumentaire circule largement en ligne qui affirme que François Fillon ne serait plus inquiété par les affaires. Une théorie fumeuse. Explications.

 « Fillon blanchi ! Mais les médias n’en parlent pas. » Le blog LeScrutateur.com a publié le 11 avril un étrange article qui tente de faire croire, analyse juridique à l’appui, que le candidat Les Républicains (LR) n’est plus inquiété par les affaires. Une théorie partagée environ 20 000 fois sur Facebook et relayée par plusieurs chaînes d’e-mails et dans les commentaires de nombreux sites Internet d’information. Avec des arguments qui défient l’entendement, alors que l’intéressé et son épouse restent tous les deux mis en examen.

 

·         ÉCONOMIE

 

Cinquante chauffeurs de VTC demandent leur requalification en CDI

 

 

Exaspérés par les méthodes des plateformes, une poignée de chauffeurs grimpent une marche en attaquant Uber et certains concurrents pour travail dissimulé. Après les blocages d'aéroports et les grèves de 2016, ce nouveau bras de fer, principalement orienté contre le leader du VTC en France, confirme une colère qui s'étend désormais à toute l'Europe.

 

·         EUROPE

 

Cristian Bagiu, «détaché» roumain, blessé à Dunkerque, puis oublié

 

 

Mécanicien et chauffeur de poids lourds, Cristian Bagiu a travaillé deux ans, détaché sur le chantier du terminal méthanier de Dunkerque, dans le nord de la France. Après un grave accident du travail, ce Roumain a dû batailler pour faire valoir ses droits, piégé par les failles du système.

 

·         INTERNATIONAL

 

Air China suspend ses vols vers Pyongyang

 

PEKIN (Reuters) - La compagnie aérienne nationale chinoise Air China a annoncé l'interruption de ses vols à destination de Pyongyang à compter de vendredi soir, dit la chaîne de télévision publique CCTV.

Aucune explication n'a été fournie à l'appui de la suspension de ces vols aller-retour à partir de Pékin. Ils sont généralement assurés les lundi, mercredi et vendredi.

Air China effectue la liaison Pékin-Pyongyang depuis 2008 mais il n'est pas rare que des vols soient annulés pour des raisons diverses mais jamais expliquées officiellement.

 

La Chine est le principal allié politique de la Corée du Nord. Cette suspension des vols intervient en pleine crise diplomatique autour de la tension dans la péninsule coréenne.

15 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

Damas fait état d'un bombardement de dépôts de gaz toxique

 

BEYROUTH (Reuters) - Les forces de la coalition sous commandement américain ont, selon l’armée syrienne, bombardé des dépôts de gaz toxique du groupe Etat islamique mercredi soir dans l'est de la Syrie faisant "des centaines de morts, dont de nombreux civils".

Ceci démontre que les djihadistes de l'EI et tous les militants liés à Al Qaïda "possèdent des armes chimiques", dit l'armée dans un communiqué retransmis par la télévision d'Etat.

Le bombardement s'est produit dans la province de Daïr az Zour, dans l'est du pays, dit le texte. Aucune confirmation n'a pu être obtenue auprès de sources indépendantes.

Les Etats-Unis ont tiré des missiles de croisière la semaine dernière sur une base aérienne syrienne après une attaque à l'arme chimique le 4 avril dans la province d'Idlib.

Washington et d'autres puissances occidentales accusent l'armée syrienne d'avoir effectué ce bombardement d'un village qui a fait 87 morts, dont de nombreux enfants. Damas et son allié russe démentent avoir effectué pareille attaque.

·         ÉCONOMIE

 

L'ASN vérifiera le plan d'Areva avant toute reprise au Creusot

 

PARIS (Reuters) - Areva NP ne pourra pas reprendre les opérations de forgeage de composants d'équipements nucléaires dans son usine du Creusot avant que son plan d'action visant à garantir la qualité des pièces n'ait été validé, a déclaré jeudi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

"L'ASN vérifiera préalablement à la reprise des fabrications le caractère complet du plan d'action et l'efficacité des actions qui ont déjà été menées", écrit le gendarme du nucléaire dans un communiqué où il précise qu'il "maintiendra par la suite un contrôle renforcé de l'usine Areva NP de Creusot Forge".

L'ASN précise avoir défini, dans un courrier envoyés à Areva NP et à EDF le 12 avril, les conditions préalable à la reprise des opérations demandée par Areva.

Le spécialiste du nucléaire a dû interrompre en 2016 la production commerciale du Creusot - qui a fourni des pièces pour les centrales d'EDF et pour des dizaines d'autres à travers le monde - après y avoir découvert de possibles falsifications de documents pendant plus de 40 ans.

Le sujet est très sensible car l'usine du Creusot doit fournir des pièces pour les EPR, notamment pour deux exemplaires de ce réacteur de nouvelle génération qu'EDF prévoit de construire et d'exploiter à Hinkley Point, en Grande-Bretagne.

Or le couvercle et le fond de la cuve de l'EPR en cours de construction à Flamanville (Manche) ont été produits par l'usine du Creusot et, fin 2014, Areva a découvert que ces pièces contenaient des teneurs en carbone trop importantes et pouvaient s'en trouver plus fragiles que prévu.

·         FRANCE

 

L'hôpital au bord du burn-out

 

Quelque 20 000 postes ont été supprimés dans les hôpitaux français en quinze ans. Sur le terrain, le travail s’intensifie, les soignants ne cessent de courir après des objectifs intenables et finissent souvent par s’effondrer. Ils ont l’impression de négliger les patients et perdent le sens de leur travail. Ils craignent de commettre des erreurs et tirent la sonnette d’alarme : la qualité des soins diminue dangereusement et la mortalité des patients s’accroît. Mais cette sévère cure d’austérité devrait se poursuivre : le dernier plan de financement des hôpitaux présenté par l’actuel gouvernement promet 20 000 suppressions supplémentaires. L’avenir de l’hôpital se jouera aussi lors de ces élections présidentielles.

 

·         INTERNATIONAL

 

La FNSEA dicte les réponses à une consultation européenne

 

 

Le syndicat agricole a diffusé à ses adhérents un « guide de réponse » à une consultation lancée par la Commission européenne sur la politique agricole commune (PAC). 80 cases sont pré cochées et les réponses préécrites. Il s’agit de contrer la position des ONG sur le réchauffement climatique.

 

·         INTERNATIONAL

 

Les USA disposés à agir sans la Chine sur la question coréenne

 

WASHINGTON (Reuters) - Le président américain, Donald Trump, a déclaré mercredi que les Etats-Unis étaient disposés à régler la crise coréenne, éventuellement en se passant du concours de la Chine.

Donald Trump tenait ces propos en présence du secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et après avoir rencontré son homologue chinois Xi Jinping la semaine dernière et s'être entretenu avec lui par téléphone plus tôt dans la journée.

"Le président Xi veut faire ce qui est bien. Le contact a été très bon, je pense qu'il y a eu une bonne alchimie, je pense qu'il nous aidera avec la Corée du Nord", a-t-il dit.

"Nous avons discuté commerce, nous avons discuté de beaucoup de chose et je pense que la manière dont nous allons conclure un bon accord commercial sera utile pour nous aider (à aborder) la Corée du Nord, autrement, nous irons seuls, ce sera aussi bien", a ajouté le président américain.

La tension est fortement montée ces derniers jours dans la péninsule coréenne. Certains observateurs estiment que la Corée du Nord pourrait effectuer son sixième essai nucléaire alors que les Etats-Unis ont annoncé ce week-end qu'ils déroutaient le groupe aéronaval Carl Vinson vers la péninsule coréenne.

·         INTERNATIONAL

 

La presse étrangère présente en Corée du Nord invitée à un "événement majeur"

 

PYONGYANG (Reuters) - Les journalistes étrangers présents en Corée du Nord se sont regroupés jeudi à Pyongyang, invités par le pouvoir communiste à se préparer à un "important événement", sans que l'on puisse dire avec certitude que cette invitation soit liée au programme nucléaire nord-coréen.

La Corée du Nord s'apprête à célébrer samedi le 105e anniversaire de la naissance de son fondateur, Kim Il-sung, grand-père de l'actuel dirigeant Kim Jong-un.

En 2012, le régime communiste avait lancé une fusée de longue portée transportant un satellite pour marquer l'événement.

En ce jeudi, quelque 200 journalistes étrangers sont présents dans la capitale nord-coréenne, Pyongyang, pour la plus importante fête nationale, le "Jour du soleil". Aucun détail n'a été donné aux journalistes, ni sur la nature de l'événement ni sur son lieu.

Ce n'est pas la première fois que le régime de Kim Jong-un se livre à de telles mises en scènes, mais cette invitation intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques avec Washington.

Certains observateurs estiment que la Corée du Nord pourrait effectuer son sixième essai nucléaire alors que les Etats-Unis ont annoncé ce week-end qu'ils déroutaient le groupe aéronaval Carl Vinson vers la péninsule coréenne. Le groupe comprend le porte-avions à propulsion nucléaire USS Carl Vinson, deux destroyers et un croiseur. Il devait à l'origine se rendre en Australie.

Cette démonstration de force est destinée à dissuader Pyongyang de procéder à un nouveau tir de missile.

Les médias nord-coréens ont menacé mardi les Etats-Unis d'une attaque nucléaire, qui, disent-ils, serait déclenchée au moindre signe d'agression de Washington.

RÉSOLUTION DES "PROBLÈMES"

La Corée du Nord reste en guerre d'un point de vue technique avec les Etats-Unis et leur allié sud-coréen. La guerre qui a opposé le Nord et le Sud entre 1950 et 1953 s'est terminée par un cessez-le-feu mais sans traité de paix.

Les présidents chinois Xi Jinping et américain Donald Trump se sont entretenus mercredi par téléphone de la situation en Corée du Nord, quelques jours après s'être rencontrés pour la première fois lors d'un sommet en Floride.

Trump a déclaré sur Twitter avoir eu une "très bonne" discussion avec Xi à propos de la "menace de la Corée du Nord".

"Le président Xi veut faire ce qui est bien. Le contact a été très bon, je pense qu'il y a eu une bonne alchimie, je pense qu'il nous aidera avec la Corée du Nord", a déclaré Donald Trump.

"Nous avons discuté commerce, nous avons discuté de beaucoup de choses et je pense que la manière dont nous allons conclure un bon accord commercial sera utile pour nous aider (à aborder) la Corée du Nord. Autrement, nous irons seuls, ce sera aussi bien", a ajouté le président américain.

Xi a pour sa part déclaré que la Chine était "déterminée" à s'engager sur la voie de la dénucléarisation de la péninsule coréenne et qu'elle était pour la résolution des "problèmes" via "des moyens pacifiques", a rapporté la chaîne de télévision publique CCTV.

L'influent tabloïd chinois Global Times, estime pour sa part que la Corée du Nord ferait bien d'arrêter ses projets en matière d'armement nucléaire et de missiles "pour sa propre sécurité".

Selon le groupe 38 North, qui assure une suivi de la Corée du Nord à partir de Washington, des images satellitaires prises mercredi montrent une activité autour du site d'essais nucléaires de Punggye-ri près de la côte Est, ce qui montre que le pays est prêt pour un nouvel essai.

Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Yun Byung-se, a déclaré jeudi qu'à son avis, les Etats-Unis consulteraient la Corée du Sud s'ils devaient envisager une frappe préventive contre la Corée du Nord.

Une action militaire des Etats-Unis contre la Corée du Nord semble plus plausible après les frappes de Washington menées en Syrie la semaine dernière en riposte à une attaque chimique attribuée au régime syrien de Bachar al Assad.

·         INTERNATIONAL

 

Veto de la Russie à la résolution sur l'attaque chimique syrienne

 

NATIONS UNIES (Reuters) - La Russie a comme prévu opposé son veto à l'adoption d'un texte présenté par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France pour faire avancer l'enquête sur l'attaque chimique du 4 avril en Syrie.

La Chine, qui a opposé son veto à six précédentes résolutions sur la Syrie depuis le début du conflit, s'est cette fois abstenue, comme l'Ethiopie et le Kazakhstan.

Dix pays ont voté en faveur du texte, contrairement à la Russie et la Bolivie qui ont voté contre.

Washington, Londres et Paris ont proposé un projet de résolution amendé, proche du texte présenté aux 15 membres du Conseil la semaine dernière, qui condamne l'attaque du 4 avril et demande au gouvernement syrien de coopérer à l'enquête.

Les puissances occidentales estiment qu'il s'agit d'une attaque au gaz sarin et qu'elle est imputable aux forces du président Bachar al Assad, ce que Damas dément.

·         FRANCE

 

Hollande en appelle à "l'intelligence des Français"

 

PARIS (Reuters) - A 11 jours d'un premier tour de l'élection présidentielle incertain, François Hollande en appelle à "l'intelligence des Français", à qui il donnera une consigne de vote pour le second tour du 7 mai.

Dans un entretien à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Le Point, le président, dont le mandat s'achève le 15 mai, revient sur ses cinq ans à l'Elysée et sur la campagne en cours.

"J'appellerai à voter pour un candidat avant le second tour. En attendant, je fais confiance à l'intelligence des Français qui veulent qu'une action nouvelle se construise à partir de ce que j'ai fait", dit-il dans l'interview réalisée par le journaliste Franz-Olivier Giesbert.

Au terme d'une campagne marquée par de multiples rebondissements, dont les victoires surprises de François Fillon et Benoît Hamon aux primaires de la droite et de la gauche, le chef de l'Etat considère que ces scrutins internes n'ont plus lieu d'être.

"Il ne doit plus y avoir de primaires dans des partis de gouvernement", estime le vainqueur de la primaire de 2011 du Parti socialiste. "Sinon, il n'y aura bientôt plus de parti de gouvernement dans ce pays. Ils sont devenus fragiles et doivent retrouver une légitimité par eux-mêmes, pas en choisissant leurs candidats à vau-l'eau, comme aurait dit le général de Gaulle".

Le président, qui a renoncé à briguer un second mandat le 1er décembre, juge en outre qu'une primaire "est totalement antinomique de la fonction présidentielle".

"Il est impossible d'être président et en même temps candidat à une primaire, dans les formes que nous avons connues", ajoute-t-il.

François Hollande revient sur le choix "audacieux" de son ancien ministre Emmanuel Macron de créer son mouvement En Marche!, le 1er avril 2016, puis de quitter le gouvernement pour se lancer - hors primaire - dans la course à l'Elysée, dont il est aujourd'hui l'un des favoris.

"LA POLITIQUE A BESOIN DE RENOUVELLEMENT"

"Quand Emmanuel Macron est venu me dire qu'il voulait lancer un mouvement, je ne l'ai pas découragé", raconte le président. "Je considère que la politique a besoin de renouvellement et il n'y avait pas de raisons de s'opposer à sa tentative. Son pari d'être candidat m'a ensuite paru pour le moins audacieux."

Interrogé sur les propos présidentiels par BFM TV, en marge d'un meeting à Pau (Pyrénées-Atlantiques), Emmanuel Macron a botté en touche.

"Je n'ai pas de contact avec le président de la République. Non, je ne lui parle pas", a-t-il dit. "Je ne suis pas celui qui peut le mieux faire l'exégèse de ses propos".

Revenant dans Le Point sur le paysage politique actuel, François Hollande déplore un climat de "suspicion" qui "mine la démocratie" et "fait le jeu du Front national".

"Et il y a péril face aux simplifications et aux falsifications qui font que l'on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte. Moi, ce que j'ai voulu faire, face à tous ces délires, c'est faire prévaloir la raison", dit-il.

Une remarque qui peut aussi être considérée comme une pique à l'encontre du candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, auteur d'une forte remontée ces derniers jours, au point de disputer au candidat de la droite, François Fillon, la troisième place dans les intentions de vote, derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

François Hollande ne fait quasiment aucun commentaire sur le candidat socialiste, l'ancien "frondeur" Benoît Hamon, dont il se contente de rappeler la victoire à la primaire.

Le président repousse également les allégations de François Fillon sur la présence d'un "cabinet noir" à l'Elysée, que le candidat de la droite soupçonne d'être à l'origine de ses récents démêlés judiciaires.

"En France, il y a des règles, des procédures : nul ne peut empêcher la justice d'ouvrir une enquête. Ni le garde des Sceaux ni le président de la République", dit-il. "Il faut se mettre ça dans la tête, la justice est indépendante".

Interrogé sur son avenir post-élyséen, François Hollande est resté mystérieux.

"Si je me demandais ce que j'allais faire après, je ne serais pas capable de faire ce que j'ai à faire", a-t-il répondu.

 

·         FRANCE

 

Fillon fait la promotion de la "clause Molière"

 

RILLIEUX-LA-PAPE, Rhône (Reuters) - François Fillon a plaidé mercredi aux côtés du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, en faveur de la "clause Molière" qui impose aux travailleurs d'autres pays de l'UE de parler français sur les chantiers de France.

En visite sur un chantier où la région fait appliquer cette clause jugée illégale par le gouvernement et la Commission européenne, le candidat de la droite à la présidentielle a dit vouloir renégocier la directive sur les travailleurs détachés s’il est élu à l’Elysée.

"J’ai choisi de venir ici à l’invitation de Laurent Wauquiez pour affirmer ma volonté de faire renégocier de fond en comble la directive sur les travailleurs détachés" a-t-il dit, en se disant opposé à "un dumping social aussi lourd".

"Dans un premier temps, je soutiens la clause Molière car c’est une façon d’envoyer un message très fort à l’Union européenne en leur disant qu’on ne peut pas continuer comme ça. Et ensuite, lorsque nous aurons gagné les élections, nous exigerons sa renégociation complète avec une règle simple : le coût du travail doit être le même pour des travailleurs détachés et pour des travailleurs nationaux dans un pays, ce qui suppose que les travailleurs détachés aient des entreprises qui payent les cotisations sociales."

Laurent Wauquiez, qui défend bec et ongles l’application de cette clause Molière dans la région qu’il préside, ceci malgré l’opposition du préfet qui a fait jouer le contrôle de légalité, a même créé en mars une brigade dédiée à la vérification du respect de la clause sur les chantiers.

"Il s’agit de redonner nos chantiers en priorité à nos entreprises locales, et sortir du système des travailleurs détachés", a-t-il expliqué. "C’est pour nous un signal très fort que [François Fillon] soit présent ici sur un chantier où la région applique la clause Molière."

·         FRANCE

 

Blanchard et Wyplosz cauchemardent sur une victoire de Mélenchon

 

PARIS (Reuters) - Les économistes Olivier Blanchard et Charles Wyplosz imaginent les 100 premiers jours d'un quinquennat de Jean-Luc Mélenchon comme un cauchemar, avec une France précipitée dans la crise financière et économique.

Le candidat de La France insoumise grimpe dans les intentions de vote à un peu plus d'une semaine du premier tour, accédant parfois à la troisième place derrière Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En Marche !).

Dans un texte publié mercredi sur le site internet de l'hebdomadaire L'Obs, Olivier Blanchard, ancien chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), et Charles Wyplosz, professeur à l'Institut des hautes études de Genève, imaginent Jean-Luc Mélenchon battre Marine Le Pen le 7 mai.

Immédiatement, écrivent-ils, il augmente le smic de 20%, baisse l'âge de la retraite à taux plein à 60 ans, revalorise les salaires des fonctionnaires et les aides sociales et se brouille avec Angela Merkel.

La rupture avec la chancelière allemande provoque une envolée des taux d'emprunt de la France, des particuliers et des entreprises, poussant le président à évoquer une nationalisation des banques, ce qui provoque une fuite des capitaux.

La Banque centrale européenne refusant l'appel à l'aide de la Banque de France, un contrôle des changes - qui figure dans le programme de Jean-Luc Mélenchon pour accompagner une sortie de l'euro - est instauré.

La crise s'aggravant, le chef de l'Etat est tenté de sortir rapidement de l'euro mais l'opinion ne semble pas prête à le voter par référendum et il n'a pas la majorité au Parlement pour l'obtenir.

"L'été sera long. La rentrée sera dure", concluent les deux économistes, dont le texte, manifestement humoristique, montre le vertige que provoque chez de nombreux observateurs la force de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages.

Quelques heures avant eux, le prix Nobel d'économie Paul Krugman avait pris la plume pour affirmer que rien de ce que propose Marine Le Pen ne conduirait la France dans la bonne direction.

Olivier Blanchard, désormais chercheur au Peterson Institute for International Economics et professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a dit récemment sa préférence pour Emmanuel Macron dans la course à la présidence.

·         INTERNATIONAL

 

Washington a largué une bombe d'une puissance inédite en Afghanistan

 

WASHINGTON (Reuters) - L'armée américaine a annoncé avoir largué jeudi dans l'est de l'Afghanistan une bombe GBU-43, la bombe non-nucléaire la plus puissante jamais utilisée dans des combats par Washington, sur des grottes du groupe Etat islamique.

C'est la première fois que les forces américaines utilisent ce type de bombe dans des combats, a précisé le porte-parole du Pentagone Adam Stump.

L'engin a été largué depuis un avion de transport MC-130 dans le district d'Achin de la province de Nangarhar, à proximité de la frontière pakistanaise, a-t-il ajouté.

Qualifié de "mère de toutes les bombes" pour sa puissance, l'engin de plus de neuf tonnes guidé par GPS a été testé pour la première fois en mars 2003, quelques jours avant le début de la guerre en Irak.

Le général John Nicholson, commandant du corps expéditionnaire américain en Afghanistan, a précisé que la bombe visait des grottes et des bunkers abritant des combattants de l'EI en Afghanistan, une branche parfois appelée "ISIS-K" par les forces américaines.

"C'est le bon type de munition pour réduire ces obstacles et maintenir l'élan de notre offensive contre ISIS-K", a-t-il déclaré dans un communiqué.

On ignore encore l'étendue des dégâts causés par la bombe.

 

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Marine Le Pen se dit "fâchée avec l'Eglise"

 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen se déclare "fâchée avec l'Eglise" qui aurait le tort de se mêler "de tout sauf de ce qui la concerne" et taxe le pape François d'"ingérence" dans une interview à paraître vendredi dans le quotidien catholique La Croix.

Au cours de ce même entretien, la présidente du Front national, candidate à l'élection présidentielle, se dit croyante et assure éprouver du respect "pour certains religieux qu'(elle) rencontre".

"Mais c'est vrai, je suis fâchée avec l’Église dont je pense qu'elle se mêle de tout sauf de ce qui la concerne. J'ai trouvé que dans certaines circonstances personnelles, elle avait manqué de compassion", ajoute-t-elle, sans autre précision sur les circonstances personnelles auxquelles elle fait allusion.

Elle se déclare par ailleurs prête à accueillir le souverain pontife, si elle devait être élue en mai, mais précise qu'elle aborderait le cas échéant ses points de divergences, en particulier concernant la politique d'accueil des réfugiés.

 

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Le Pen devance Macron, Fillon et Mélenchon à égalité, selon un sondage Ifop

 

PARIS (Reuters) - Avec 19% des intentions de vote au premier tour, Jean-Luc Mélenchon fait jeu égal avec François Fillon pour la première fois dans le sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio, derrière Marine Le Pen (23,5%) et Emmanuel Macron (22,5%), selon l'édition de cette enquête quotidienne publiée jeudi.

En hausse de 0,5 point, le candidat de La France insoumise obtient son meilleur résultat dans ce sondage réalisé depuis début février. Ses trois principaux concurrents sont stables.

Le socialiste Benoît Hamon est également stable, à 8,5%.

Au second tour, Emmanuel Macron (En Marche !) battrait Marine Le Pen (Front national), avec 58,5%.

Le sondage a été réalisé en ligne du 10 au 13 avril auprès d'un échantillon de 2.797 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d'un échantillon de 3.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

"Qu'il exige des États qu’ils aillent à l’encontre de l’intérêt des peuples en ne mettant pas des conditions à l’accueil d’une migration importante relève pour moi de la politique et même de l’ingérence", juge Marine Le Pen.

La présidente du parti d'extrême droite s'en prend également à la Conférence des évêques de France, coupable à ses yeux de se mêler "parfois de ce qui ne la regarde pas, notamment en donnant des instructions politiques".

Fin mars, le président de la Conférence des évêques, Georges Pontier, a évoqué, lors d'un discours prononcé à Lourdes, un "devoir de solidarité" et d'hospitalité" des chrétiens et déploré un "dangereux regard de méfiance" à l'encontre des musulmans, sans se prononcer directement sur la présidentielle.

 

 

14 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         FRANCE

 

Mélenchon, personnalité politique préférée des Français

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, en pleine ascension à moins de deux semaines du premier tour de l'élection présidentielle, figure désormais en tête du classement des personnalités politiques préférées réalisé par Ifop-Fiducial, selon la dernière livraison parue mercredi.

Le candidat de La France insoumise fait un bond de 22 points en un mois, à 68% de bonnes opinions, selon ce baromètre publié par Paris Match et Sud Radio.

Il détrône Alain Juppé, deuxième avec 60% de bonnes opinions (stable), et devance également un concurrent direct dans la course à l'Elysée, Emmanuel Macron, crédité de 55% (+3).

Parmi les autres candidats en lice, le socialiste Benoît Hamon est classé en huitième position (48%), Marine Le Pen est 27e (32%) et François Fillon 37e (27%).

La plupart des enquêtes d'opinion placent pour l'instant Emmanuel Macron et Marine Le Pen en tête des intentions de vote en vue du premier tour de la présidentielle, prévu le 23 avril, avec quelques points d'avance sur le duo Mélenchon-Fillon.

Le tableau de bord de l'Ifop-Fiducial a été réalisé par téléphone, les 7 et 8 avril, auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

·         FRANCE

 

Royal salue la percée de Mélenchon, Le Foll pointe les risques

 

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a salué mercredi la percée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et la "passion" qu'il apporte en politique, alors que le succès du candidat de La France insoumise s'accompagne d'une chute du socialiste Benoît Hamon.

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a quant à lui mis en garde sur les conséquences du projet de Jean-Luc Mélenchon, en particulier la probabilité d'une sortie de l'euro et de l'Union européenne.

Priée de dire si la percée de Jean-Luc Mélenchon l'inquiétait, la ministre socialiste de l'Environnement a répondu : "Non, pourquoi ? Pourquoi une inquiétude ? Non, au contraire, je pense qu'il vaut mieux une personne de ce côté-là que du côté de l'extrême droite".

"Et puis, c'est une authenticité, une passion, je pense, que les Français trouvent dans son message. Et la politique a besoin de passion", a-t-elle ajouté à la sortie du conseil des ministres.

Interrogé sur ces déclarations lors du compte rendu du conseil, Stéphane Le Foll a critiqué le programme de Jean-Luc Mélenchon.

"C'est 270 milliards de dépense publique supplémentaire avec des conséquences sur les impôts, c’est bien sûr hors cadre européen donc on est bien dans l’hypothèse d’un plan B (...) c'est-à-dire qu’on quitte l’Europe et qu’on quitte la zone euro", a-t-il dit.

Les personnes modestes seraient les premières victimes d'une telle situation, a assuré le porte-parole du gouvernement.

Au sein même de l'Europe, "les pays du Sud qui commencent à sortir des difficultés voient le risque de remise en cause de la zone euro et de l'Europe comme une menace, donc c'est les plus fragiles qui seront les plus touchés", a-t-il insisté, en invitant à dépasser "les discours" de Jean-Luc Mélenchon.

Ce dernier devance nettement Benoît Hamon dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, arrivant en quatrième voire en troisième position, derrière Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En Marche !).

·         INTERNATIONAL

 

Poutine nie l'attaque et la présence d'armes chimiques en Syrie

 

MOSCOU (Reuters) - Vladimir Poutine a maintenu mercredi sa version selon laquelle l'armée syrienne n'a pas mené d'attaque au gaz sarin la semaine dernière dans la province d'Idlib et assuré que le régime de Bachar al Assad avait respecté sa promesse de se débarrasser de son arsenal chimique.

Dans une interview télévisée dont le Kremlin a diffusé la retranscription, le président russe avance deux explications à la mort de 87 personnes par contamination chimique à Khan Cheikhoune : soit le bombardement de l'aviation syrienne a touché un entrepôt des rebelles -- une explication jugée irréaliste par de nombreux experts --, soit l'attaque a été purement et simplement inventée.

Interrogé sur les relations avec les Etats-Unis depuis que Donald Trump est arrivé à la Maison blanche, Vladimir Poutine répond : "On peut dire que le niveau de confiance au niveau opérationnel, en particulier sur le plan militaire, ne s'est pas amélioré mais plutôt détérioré."

Le Kremlin a diffusé le script de cette interview au moment où le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, entamait un entretien avec son homologue américain, Rex Tillerson, visant notamment, selon Moscou, à éviter de nouveaux bombardements "illégaux" des Etats-Unis en Syrie.

Alors que Washington accuse désormais la Russie de chercher à "couvrir" le régime de Damas, le porte-parole du Kremlin a jugé "possible" que Vladimir Poutine reçoive le secrétaire d'Etat américain plus tard dans la journée de mercredi.

Dmitri Peskov a ajouté que les appels au départ du président syrien Bachar al Assad revenait à "laisser les mains libres aux terroristes".

 

·         INTERNATIONAL

 

Tollé après des déclarations sur Hitler du porte-parole de Trump

 

WASHINGTON (Reuters) - Le porte-parole de la Maison blanche, Sean Spicer, a provoqué une nouvelle polémique en déclarant mardi à la presse qu'Adolf Hitler n'avait pas utilisé d'armes chimiques.

Des adversaires ont immédiatement souligné que Sean Spicer passait ainsi sous silence le recours aux chambres à gaz au cours de la Seconde Guerre mondiale et les plus de six millions de Juifs tués dans les camps d'extermination.

Sean Spicer a fait cette déclaration au cours de son point presse quotidien alors qu'il évoquait l'attaque chimique commise le 4 avril dernier contre le village syrien de Khan Cheikhoune et dans laquelle 87 personnes ont péri. Selon Washington, cette attaque a été commise par le régime syrien.

"Même quelqu'un d'aussi méprisable qu'Hitler n'a pas utilisé d'armes chimiques", a déclaré Sean Spicer.

Prié de clarifier ses propos, Sean Spicer a déclaré: "Je pense que lorsque l'on évoque le gaz sarin, il n'y a pas eu, il n'a pas utilisé le gaz contre son propre peuple de la même manière qu'Assad le fait".

Prononcées en pleine Pâque juive, les déclarations de Sean Spicer ont déclenché une tempête sur les réseaux sociaux et provoqué les critiques des organisations du souvenir.

"Sean Spicer n'a plus la dignité suffisante pour servir de porte-parole de la Maison blanche et le président Trump doit le congédier", a déclaré Steven Goldstein, directeur général du Centre Anne Frank pour le respect mutuel.

Sean Spicer a ensuite adressé un courriel aux journalistes qui lui ont demandé de nouvelles explications.

"Je n'ai en aucun cas tenté de minimiser la nature effroyable de l'Holocauste. J'ai essayé de mettre en lumière les différentes utilisations d'avions pour larguer des armes chimiques sur la population. Toute attaque contre des innocents est répréhensible et inexcusable."

·         FRANCE

 

Macron ne sera pas candidat aux législatives en cas de défaite

 

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron annonce dans une interview au Parisien publiée mercredi qu'il restera "un temps" dans la vie politique française en cas de défaite à l'élection présidentielle, tout en excluant d'être candidat aux prochaines législatives.

"Je resterai dans la vie politique, j'y resterai un temps", indique le candidat du mouvement En Marche!, âgé de 39 ans. "Le temps de ce que j'estime être la mission qui est la mienne. Mais je ne serai plus dans la vie politique dans vingt ans".

"Je ne me présenterai pas aux élections législatives parce que ce n'est pas mon souhait. Mais je continuerai à présider en Marche! et je défendrai les couleurs des candidats aux législatives dans toutes les circonscriptions", ajoute l'ancien ministre de l'Economie, en tête avec Marine Le Pen des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, prévu le 23 avril.

Enarque et ancien banquier d'affaires, Emmanuel Macron a fait son entrée dans le monde politique en 2012 comme secrétaire adjoint de l'Elysée auprès de François Hollande, avant d'être nommé ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique en août 2014.

Il a démissionné deux ans plus tard, en août 2016, pour lancer son mouvement En Marche! avant d'annoncer en novembre sa candidature à l'Elysée, hors de la primaire organisée par le Parti socialiste.

·         INTERNATIONAL

 

Préparatifs avant l'évacuation de quatre villes assiégée en Syrie

 

BEYROUTH (Reuters) - Des préparatifs étaient en cours en vue d'évacuer la population chiite de deux villes syriennes assiégées par les rebelles en contrepartie de celle de deux localités tenues par les insurgés mais encerclées par Damas, a-t-on appris auprès de l'observatoire syrien des droits de l'homme et d'un commandant pro-gouvernemental.

Les villes de Foua et Kefraïa, dans la province d'Idlib, sont encerclées par des combattants insurgés tandis que les villes de Zabadani et Madaïa, près de la frontière libanaise, sont assiégées par des combattants progouvernementaux, le Hezbollah notamment.

Selon l'OSDH, des convois font route en direction des quatre villes et les évacuations devraient commencer mercredi matin.

Un commandant militaire membre de l'alliance, combattants aux côtés des forces gouvernementales syriennes a déclaré que des bus étaient en route et que des échanges d'otages seraient organisés.

 

"Il a été décidé que l'accord serait appliqué demain", a déclaré le commandant qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.

13 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Mélenchon (19%) devance Fillon (18,5%) au 1er tour, selon un sondage Ifop-Fiducial

 

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon (19%) devance François Fillon (18,5%) à la troisième place dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle en France, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris-Match et Sud Radio publié mardi.

Avec 24%, Marine Le Pen est en tête devant Emmanuel Macron (23%).

La taux de participation serait de 68%, toujours selon ce sondage.

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.845 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 2.005 personnes, représentatif de la population résidant en France métropolitaine âgée de 18 ans et plus.

·         FRANCE

 

Le duel à distance entre Fillon et Macron tourne à l'aigre

 

PARIS (Reuters) - François Fillon, engagé dans un duel acrimonieux avec Emmanuel Macron, favori des sondages pour la présidentielle, l'a accusé mardi de mensonge et d'inconstance, s'attirant une réplique du candidat d'En Marche! sur son "peu de valeur" morale.

Distancé dans les sondages sous le poids des affaires judiciaires et des révélations sur son train de vie, voire détrôné de la troisième place par Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la droite et du centre n'a de cesse d'attaquer Emmanuel Macron, rival dont l'électorat est jugé le plus volatil à l'approche du premier tour du 23 avril.

L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, dont le socle électoral se maintient entre 17% et 20% malgré les turbulences, est convaincu de pouvoir refaire son retard dans les ultimes moments de cette campagne inédite, comme il y est parvenu pour la primaire de novembre 2016.

Son directeur de campagne, Vincent Chriqui, évoque une possible "remontée spectaculaire" au vu de l'indécision qui domine encore.

Dans ce scénario, Emmanuel Macron est jugé le plus à même de décrocher pour l'équipe de François Fillon, qui y voit la promesse d'une qualification pour le second tour.

Les soutiens du candidat veulent croire que le retour dans le giron filloniste d'électeurs de droite tentés, par dépit ou adhésion, de voter Emmanuel Macron, Marine Le Pen ou Nicolas Dupont-Aignan, est encore possible, notamment grâce à la promotion inlassable du programme du député de Paris.

En 2012, le président sortant Nicolas Sarkozy avait recueilli 27,18% au premier tour de la présidentielle, un score semble-t-il hors de portée pour François Fillon à ce stade.

Qu'à cela ne tienne, le candidat pilonne le fondateur d'En Marche!, ancien ministre de l'Economie de François Hollande, dans l'espoir d'éroder sa cote de popularité.

Il insiste sur son inexpérience présumée, son incapacité à former, selon lui, une future majorité cohérente, et la "supercherie" de son aspiration au renouvellement des pratiques politiques, lui "l'héritier" de François Hollande qu'il a surnommé "Emmanuel Hollande".

"UN HOMME DE PEU DE VALEUR"

A ces griefs, l'ancien Premier ministre a ajouté le mensonge et la versatilité en évoquant dimanche un échange privé avec Emmanuel Macron prouvant selon lui ses revirements sur la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité.

La réplique d'Emmanuel Macron, invité de Public Sénat et Sud Radio, a été cinglante : "François Fillon est un homme de peu de valeur, (...) Il a perdu tout repère : éthique, moral, de comportement."

Officiellement peu enclin à céder aux "petites phrases", Emmanuel Macron a usé du même registre dimanche dernier sur France 3 en baptisant son adversaire "François Balkany", une allusion au député LR des Hauts-de-Seine Patrick Balkany, condamné plusieurs fois par la justice.

Pour François Fillon, c'est le signe que le candidat d'En Marche! "perd ses nerfs". "Il ne supporte pas les critiques, dès qu'on le critique, il s'énerve, et il insulte ses adversaires", a-t-il dit mardi sur France 2.

"Moi je l'ai appelé Emmanuel Hollande, c'est assez différent, non? Moi je me place sur le plan de la politique et de son projet. Ça montre une chose, c'est qu'il n'a pas la carrure pour être président de la République."

Il a en outre dénoncé en lui une incarnation du "marketing politique".

"J'ai toujours défendu cette idée que la volonté de se faire aimer des hommes politiques aboutissait à l'impuissance, parce que pour se faire aimer, il faut essayer de satisfaire tout le monde, il faut être gentil avec tout le monde, il faut répondre à toutes les revendications."

"C'est exactement la situation d'Emmanuel Macron, un petit truc à gauche, à un petit truc à droite, un programme qui change en permanence, et à la fin, c'est du marketing politique", a-t-il estimé.

"François Fillon a perdu l'autorité morale qui lui permettrait d'être président de la République", a répliqué Emmanuel Macron en référence aux affaires judiciaires.

"Si le jour d'après, on a quelqu'un qui n'est pas aimé, qui est disqualifié moralement, est-ce qu'on pense une seule seconde qu'il peut présider?"

 

·         INTERNATIONAL

 

Deux soldats russes tués en Syrie, un troisième blessé

 

MOSCOU (Reuters) - Le ministère russe de la Défense a annoncé mardi que deux soldats russes avaient été tués et un troisième avait été grièvement blessé par un tir de mortier en Syrie, rapporte l'agence de presse russe Ria.

Le ministère a précisé qu'il s'agissait de deux "instructeurs militaires" et d'un "conseiller militaire" qui participaient à une opération contre des rebelles au sein d'une unité de l'armée syrienne.

·         INTERNATIONAL

 

L'EI a perdu la plus grande partie de son territoire en Irak

 

BAGDAD (Reuters) - Le groupe Etat islamique (EI) a perdu la plus grande partie du territoire dont il s'était emparé en Irak en 2014, a déclaré mardi un porte-parole de l'armée irakienne.

Selon le général Yahia Rassoul, les djihadistes ont contrôlé jusqu'à 40% du territoire irakien au faîte de leur progression, une estimation à nuancer par le fait qu'une grande partie de ce territoire était constitué de zones désertiques inhabitées.

Aujourd'hui, la zone d'influence de l'EI a été réduite à 6,8% de l'Irak par les opérations militaires de reconquête, dont celle qui se déroule à Mossoul, a dit le porte-parole lors d'une conférence de presse à Bagdad.

Les djihadistes ne tiennent plus que quelques villes de taille significative qui commandent l'accès aux territoires limitrophes : Kaïm, Tal Afar et Haouidja en Irak, et Rakka en Syrie.

Le général Rassoul a reconnu que la reconquête de la partie occidentale de Mossoul était difficile en raison de la configuration des lieux et de la résistance acharnée des combattants de l'EI.

La police fédérale irakienne, l'une des unités participant à l'opération des forces gouvernementales, a dit mardi dans un communiqué renforcer ses positions dans la vieille ville avant de lancer l'assaut contre la mosquée Al Nouri, d'où le chef de l'EI, Abou Bakr al Baghdadi, a proclamé le "califat" en 2014.

Présent lui aussi à la conférence de presse, le porte-parole de la coalition formée par les Etats-Unis pour lutter contre l'EI a souligné que la reconquête prenait du temps parce qu'il s'agit d'un combat à mort.

"Ne perdez pas de vue le fait que même si les combats vont être très durs, l'ennemi est complètement encerclé. Il n'a nulle part où aller", a insisté le colonel John Dorrian.

·         POLICE

 

Mort de Wissam El-Yamni: la justice ordonne une nouvelle expertise médicale

 

 

Cinq ans après la mort de Wissam El-Yamni, décédé à 30 ans après son interpellation par des policiers à Clermont-Ferrand, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Riom vient de donner raison à sa famille, qui réclamait une vraie expertise médicale indépendante sur les causes de sa mort.

Dans l'affaire Wissam El-Yamni, un chauffeur routier décédé le 9 janvier 2012 suite à son interpellation à Clermont-Ferrand, la chambre de l'instruction a ordonné le 4 avril 2017 une nouvelle expertise médicale sur les causes de sa mort, qui sera faite par un collège d'experts incluant un toxicologue. Ce sera la quatrième dans cette information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique », qui a rapidement tourné à la bataille d’expertises médicales.

Comme nous l’avions raconté, la dernière expertise, confiée à un radiologue, une cardiologue et un médecin légiste de Reims, exonérait les policiers. C’est « un trouble du rythme ventriculaire grave induit par la consommation simultanée d’éthanol en grande quantité et de cocaïne » qui a causé l’arrêt cardiaque, écrivaient les médecins, le 21 mars 2015. Ces deux substances, « favorisant les troubles du rythme, ont pu voir leur rôle pathologique majoré par le stress » de l’interpellation. Mais le caractère scientifique de cette analyse était douteux : à aucun moment les médecins ne se préoccupaient du fait que la cocaïne n’est présente qu’à l’état de traces, sans principe actif, dans le corps de la victime. Et ils bondissaient à la conclusion, en s'appuyant sur les dépositions des policiers, sans apporter aucune argumentation scientifique.

L’examen de ce rapport « fait apparaître que les experts procèdent, concernant les causes de la mort de Wissam El-Yamni, plus par affirmation que par démonstration scientifique », a critiqué, le 4 avril 2017, la chambre de l’instruction dans un arrêt que nous avons pu consulter. Les magistrats reprochent aux experts, dont « aucun […] n’est spécialisé en toxicologie », de privilégier la thèse d’un arrêt cardio-respiratoire causé par l’alcool et la cocaïne, « sans cependant se référer à une quelconque analyse quantitative des quantités absorbées à partir des résidus découverts »« Ils ne font référence pour justifier leurs affirmations à aucune recherche concernant la toxicité du mélange », insiste l’arrêt.

Pour lever tout doute, la famille de Wissam El-Yamni avait sollicité un expert en toxicologie, Pascal Kintz, toxicologue à l’institut de médecine légale de Strasbourg. Selon ce médecin légiste, Wissam El-Yamni n’était plus sous influence de la cocaïne au moment de son interpellation. « Même si la cocaïne présente un risque de toxicité cardio-vasculaire, connue et décrite pour se manifester pendant 60 à 90 minutes après l’administration, il est hautement improbable que cette toxicité ait pu se manifester 6 à 8 heures après l’exposition », concluait-il en janvier 2016.

La chambre de l’instruction souligne que ce rapport, « qui émane d’une personne ayant autorité en matière de toxicologie et qui est appuyé sur des données techniques, semble exclure cette hypothèse compte tenu de la quantité de résidu de cocaïne présente dans le sang de l’intéressé ». Et qu’il est donc « impossible de clôturer le dossier sans qu’un collège d’experts, comportant un expert en toxicologie, ne se prononce à nouveau sur les causes de la mort »

Dans ce dossier, Pascal F. et Arnaud P., les deux policiers de la brigade canine ayant interpellé Wissam El-Yamni, avaient été mis en examen pour coups mortels en 2014. Mais en janvier et septembre 2015, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Riom avait annulé ces mises en examen. Les deux policiers, toujours en fonction à Clermont-Ferrand, sont désormais simples témoins assistés. Le 1er décembre 2016, la juge d’instruction Myriam Fenina, quatrième magistrat à prendre en charge ce dossier, a signifié la fin de l’enquête, faisant craindre un non-lieu à la famille de la victime.

 

 

12 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         L'AFFAIRE FILLON 

 

Un nouveau mensonge du candidat LR Penelope Fillon était rémunérée depuis 1982

 


Contrairement à ce qu’il a déclaré, François Fillon a commencé à rémunérer son épouse Penelope dès 1982, comme chargée de mission à l’Assemblée nationale, et non pas depuis 1986, comme il l’a affirmé. La justice vérifie aujourd’hui la réalité des prestations fournies.

 

·         ÉDUCATION

 

La question des contrôles au faciès s’invite au lycée

 

 

Après le contrôle subi devant toute la classe par trois de ses élèves noirs ou maghrébins, le 1ermars, gare du Nord à Paris, une professeure d’un lycée professionnel de Seine-Saint-Denis veut obtenir l’interdiction des contrôles d’identité lors des sorties scolaires. Les ministères de l’éducation nationale et de l’intérieur font la sourde oreille.

·         INTERNATIONAL

 

Face à la Chine, Trump baisse d’un ton

 

 

Xi Jinping, invité du président des États-Unis dans sa résidence de Floride, a offert une réduction des barrières tarifaires sur les importations de voitures américaines, plus de souplesse pour les prises de participations dans les entreprises chinoises et l’ouverture du marché des produits agricoles.

 

·         FRANCE

 

Mélenchon gagne deux points et se rapproche de Fillon, selon un sondage Opinionway

 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle mais perd un point, à 24%, devançant Emmanuel Macron (23%, -1 point) et François Fillon (19%, -1 point), selon un sondage Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio classique publié lundi.

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, continue sa progression et gagne deux points, à 18%. Le socialiste Benoît Hamon perd un point et passe sous la barre des 10% des intentions de vote (9%).

Dans l'hypothèse d'un second tour opposant le candidat d'En Marche ! et la présidente du Front national, le premier l'emporterait avec 62% des voix contre 38%.

En cas de duel entre François Fillon et Marine Le Pen au second tour, le candidat de la droite et du centre s'imposerait par 57% des voix contre 43%.

L'enquête a été réalisée en ligne du 7 au 9 avril, auprès de 1.565 personnes inscrites sur les listes électorales issues d'un échantillon de 1.606 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

·         FRANCE

 

"On ne peut plus douter" que Le Pen soit d'extrême droite-Hamon

 

PARIS (Reuters) - "On ne peut plus douter" que Marine Le Pen soit d'extrême droite, a déclaré lundi Benoît Hamon au lendemain de propos polémiques de la présidente du Front national sur la rafle du Vél d'Hiv.

Sur RTL, le candidat socialiste à la présidentielle a critiqué son opposante frontiste qui "n'aime pas l'Histoire".

Marine Le Pen a déclaré dimanche que la France n'était "pas responsable du Vél d'Hiv", rafle au cours de laquelle plus de 13.000 juifs furent arrêtés les 16 et 17 juillet 1942 à Paris et dans sa banlieue, provoquant de vives réactions.

"Si on doutait que Marine Le Pen est d'extrême droite, on ne peut plus en douter," a réagi Benoît Hamon sur RTL.

"Le président de la République, Jacques Chirac, a fait un choix important, en rupture avec ce qui avait pu être dit auparavant. Moi je l'approuve et c'est le sens de l'Histoire," a-t-il poursuivi.

Pour le ministre des Affaires étrangères, Marine Le Pen "vient à nouveau de montrer son vrai visage".

"Pour Mme Le Pen comme pour son père, la honte du Vél d'Hiv, c'est au fond un détail de l'Histoire, mais un détail tragique", a réagi Jean-Marc Ayrault lundi sur France Inter.

Le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste, Philippe Poutou, a quant à lui estimé sur BFMTV et RMC que "ça ne change pas, le parti reste le même".

"Dans l’entourage, même s’ils ne sont pas forcément dans le FN, il y a une frange très fasciste, très dangereuse qui tourne autour," développe le candidat-ouvrier.

La responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs, longtemps passée sous silence dans la France de l'après-guerre, a été reconnue en 1995 par le président Jacques Chirac qui rompait alors avec la position de ses prédécesseurs.

"Marine Le Pen ne conteste rien de ce qui a été choquant ou atroce de cette période, elle dit juste que ce n'est pas la France qui est en cause," a expliqué lundi Nicolas Bay sur Public Sénat et Sud Radio.

Selon le secrétaire général du FN, "si on dit que la France est responsable de ce qui s'est passé pendant la seconde guerre mondiale, ça revient à donner une légitimité au gouvernement de Vichy et c'est extrêmement dangereux".

Plusieurs dirigeants du Front national ont remis en cause ces dernières années la responsabilité de l'Etat français dans la déportation de juifs, à l'image du fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, qui en 2010 a jugé scandaleux de rendre responsable le maréchal Pétain de la "persécution" des Juifs.

 

Frappes US : Les missiles Tomahawk auraient bel et bien été interceptés (vidéo)

34 des 59 missiles Tomahawk interceptés

Depuis le tir de 59 missiles Tomahawk vendredi contre un aérodrome de Homs, une question ne cesse de revenir dans toutes les analyses : 23 des 59 missiles de croisière US ont atteint leur cible. Et le reste des engins ? Qu’est-il advenu de 34 autres Tomahawk tirés depuis deux navires de guerre US déployés en Méditerranée ? La réponse, c’est cette vidéo diffusée ce samedi par Al-Alam qui pourrait l’apporter : la DCA syrienne a intercepté et détruit les 34 missiles Tomahawk avant qu’ils n’atteignent la base aérienne de Shayrat. 

L’information souligne le décret de la présidence syrienne pour l’interception et la destruction en vol des missiles américains à la minute où l’attaque a commencé. D’autres analystes relèvent le rôle des radars russes qui seraient immédiatement entrés en fonction, après le tir du premier missile. S’agit-il de S-300 syriens ou de S-400 russes déployés en Syrie ? Pourquoi avoir caché cette « riposte cinglante » et n’en parler que deux jours après l’attaque ?

La vidéo publiée par les sources militaires syriennes prouve une chose : si la Syrie et son allié russe ont évité de la publier dans les heures suivant les frappes US, c’était pour éviter une escalade. Mais au regard de la campagne intense de menace contre la Syrie et la Russie, il n’existerait peut-être plus aucune raison pour dévoiler « les faiblesses des missiles US » et « la puissance de la DCA syrienne ».

Les États-Unis ont annoncé ce dimanche par la voix du porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, n’avoir pas averti au préalable la Russie de l’attaque qu’ils allaient lancer contre le territoire syrien. Interrogé par Fox News, le porte-parole a affirmé que « nous n’avons eu aucun contact avec les dirigeants politiques russes », ce qui revient à dire que les États-Unis ont effectivement voulu « prendre de court » les Russes. Mais la surprise semble ne pas « avoir trop bien fonctionné » !

Les analystes affirment encore que la Russie, dont les navires de guerre viennent de regagner la Méditerranée, a fait preuve de retenue pour éviter « une guerre balistique » qui aurait pu déboucher sur un « conflit nucléaire ».

 

Source de la vidéo : Al-Alam

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/04/09/517371/Frappe-US–les-S400-ont-fonctionn

 

·         INTERNATIONAL

 

Un émissaire chinois à Séoul pour discuter de la Corée du Nord

 

SEOUL/TOKYO (Reuters) - Un émissaire chinois est attendu en Corée du Sud ce lundi pour discuter du programme d'armement nord-coréen, sur fond d'inquiétudes renouvelées quant à un nouvel essai nucléaire du régime de Pyongyang.

Reuters a appris samedi qu'un groupe aéronaval américain faisait route vers la péninsule coréenne afin d'assurer une "présence accrue" dans la région.

La Corée du Nord célèbre ce mois-ci plusieurs anniversaires et de telles fêtes ont déjà servi par le passé de prétexte à des démonstrations militaires de grande ampleur.

La possibilité d'une action directe de l'armée américaine contre la Corée du Nord a été évoquée ces derniers jours, après les frappes américaines qui ont visé vendredi une base aérienne syrienne.

Le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a déclaré lui-même que les frappes en Syrie étaient un avertissement lancé aux autres pays, et notamment à la Corée du Nord.

A Tokyo, on minimise la possibilité d'une telle intervention, tandis qu'à Séoul, on souligne que la priorité reste de dissuader toute action et de se préparer à toute éventualité.

"Ce n'est probablement pas réaliste pour les Etats-Unis d'attaquer la Corée du Nord", a déclaré un responsable du ministère de la Défense japonais. "Si l'Amérique dit qu'elle va attaquer, le Japon et la Corée du Nord y mettront probablement un coup d'arrêt", a-t-il ajouté sous couvert d'anonymat.

"Si vous constituez une menace pour les autres (...) une réaction est à attendre", a déclaré le chef de la diplomatie américaine samedi.

"Le président Xi le comprend clairement, et je pense qu'il est d'accord, la situation s'est aggravée et a atteint un niveau de menace tel qu'une mesure doit être prise", a poursuivi Rex Tillerson dans une interview à CBS.

Lundi, le représentant spécial de Pékin pour les Affaires de la péninsule coréenne, Wu Dawei, devrait discuter de la question avec son homologue sud-coréen, a annoncé le ministère des Affaires étrangères à Séoul.

Ce déplacement intervient dans la foulée du premier sommet sino-américain, en Floride, où Donald Trump a pressé Xi Jinping d'exercer son influence auprès de Pyongyang pour contenir son programme nucléaire.

La Corée du Nord a effectué deux essais nucléaires et une série de tirs de missiles depuis début 2016, au mépris des résolutions des Nations unies. Elle est soupçonnée de travailler au développement de missiles de longue portée équipés de têtes nucléaires susceptibles d'atteindre les Etats-Unis.

DÉMONSTRATION DE FORCE

Le groupe aéronaval américain USS Carl Vinson a annulé ses escales prévues en Australie pour faire route vers la péninsule coréenne, a appris Reuters samedi d'un responsable américain, qui précisait: "Nous avons le sentiment qu'une présence accrue est nécessaire."

Les forces navales sud-coréennes et américaines participent en outre à des manoeuvres militaires communes annuelles jusqu'à la fin du mois d'avril. Pyongyang estime que ces exercices visent à préparer la guerre.

Plusieurs anniversaires du régime commémorés en avril sont susceptibles de fournir l'occasion de nouveaux tests nucléaire ou de missiles, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense nord-coréen, Moon Sang-kyun.

Kim Jong-un a invité de nombreux représentants de la presse internationale cette semaine, notamment à l'occasion du "Jour du Soleil" le 15 avril (samedi), qui marque le 105e anniversaire de la naissance du fondateur de la république démocratique populaire, Kim Il-sung.

Le responsable sud-coréen Moon Sang-kyun a toutefois refusé de se prononcer sur la possibilité d'une frappe américaine.

"Etant donné la possibilité de provocations stratégiques de la Corée du Nord, comme un essai nucléaire et des tirs de missiles, nous avons mis en place une (stratégie de) dissuasion contre les provocations du Nord et nous nous tenons prêts", a-t-il déclaré lundi lors d'une conférence de presse.

Des émissaires sud-coréen, japonais et américain se rencontreront bientôt pour discuter de leur réponse coordonnée, a-t-il ajouté.

 

·         INTERNATIONAL

 

Intensification des frappes russes dans la province syrienne d'Idlib

 

AMMAN (Reuters) - Des avions attribués à l'armée russe ont mené huit raids dimanche sur le village syrien de Khan Cheikhoune frappé mardi par une attaque au gaz, ont rapporté des habitants et des rebelles, qui précisent qu'aucune victime n'est à déplorer.

Des raids aériens ont ciblé d'autres villages tenus par les rebelles dans la province d'Idlib, notamment Sarakeb et Sarmin, où des bombes incendiaires ont été larguées selon des rebelles et des activistes.

Le bilan de la frappe de samedi à Ouroum al Djoz s'est alourdi, 19 personnes dont six enfants ont été tuées selon des résidents et des opposants.

A Deraa, dans le sud-ouest de la Syrie, des avions attribués à la Russie ont intensifié leurs frappes sur l'Armée syrienne libre (ASL) et des groupes djihadistes samedi et dimanche, afin de les repousser du quartier de Manchiya, où de violents combats font rage depuis près de deux mois.

 

·         INTERNATIONAL

 

Les frappes en Syrie sont un avertissement adressé aux autres, prévient Rex Tillerson

 

WASHINGTON (Reuters) - Les frappes aériennes menées contre des infrastructures syriennes par l'armée américaine sont un avertissement lancé aux autres nations, la Corée du Nord notamment, a prévenu dimanche le secrétaire d'Etat Rex Tillerson à la chaîne ABC.

"Le message que toutes les nations doivent recevoir est le suivant: 'si vous violez les normes internationales, si vous violez les accords internationaux, si vous ne respectez pas vos engagements, vous constituez une menace pour les autres et une réaction est à attendre'", a déclaré le chef de la diplomatie américaine.

"En ce qui concerne la Corée du Nord (...) nous avons clairement fait savoir que l'objectif était celui d'une péninsule dénucléarisés", a-t-il ajouté.

Reuters rapportait samedi qu'un groupe aéronaval américain allait faire route vers l'océan Pacifique, à proximité de la péninsule coréenne, quelques dizaines d'heures après la frappe aérienne américaine contre une base aérienne de l'armée gouvernementale syrienne.

 

·         FRANCE

 

La France n'est pas responsable de la rafle du "Vel d'Hiv", estime Marine Le Pen

 

PARIS (Reuters) - La France n'est pas responsable de la rafle du "Vel d'Hiv", au cours de laquelle plus de 13.000 juifs furent arrêtés les 16 et 17 juillet 1942, a estimé dimanche la candidate du Front national à l'élection présidentielle, Marine Le Pen.

Face à l'émoi suscité par ses propos, la présidente du parti d'extrême droite a précisé dans la soirée que sa position faisait suite "à l’ordonnance du 9 août 1944 qui a frappé d'inexistence juridique le régime de Vichy, régime collaborateur et illégal."

"Elle n'exonère en rien la responsabilité effective et personnelle des Français qui ont participé à l’ignoble rafle du Vel d'Hiv et à toutes les atrocités commises pendant cette période", a-t-elle indiqué dans un communiqué, dénonçant une "instrumentalisation politique indigne".

Dans l'émission "Le Grand Jury" (RTL-Le Figaro-LCI), diffusée dans la matinée, la candidate avait estimé que la France avait été "malmenée dans les esprits depuis des années".

"En réalité, on a appris à nos enfants qu'ils avaient toutes les raisons de la critiquer, de n'en voir que peut-être les aspects historiques les plus sombres, donc, je veux qu'ils soient à nouveau fiers d'être Français."

Ces déclarations ont provoqué l'indignation de l'Union des étudiants juifs de France (Uejf) qui a dénoncé des propos "révisionnistes" s'inscrivant "dans la lignée révisionniste du Front National".

L'Uejf, qui s'exprimait dans un communiqué, a appelé "les citoyens français à se mobiliser pour faire barrage à Marine Le Pen et l'empêcher de salir à nouveau l'honneur de la France" à l'occasion de l'élection présidentielle.

Les propos de Marine Le Pen ont également fait réagir au sein de la classe politique, Christian Estrosi (Les Républicains) estimant que la candidate rejoignait "son père sur le banc de l'indignité et du négationnisme" et Emmanuel Macron (En Marche!) évoquant sur BFM TV "une faute grave".

"D'aucuns avaient oublié que Marine Le Pen est la fille de Jean-Marie Le Pen, ils n'ont pas changé et il ne faut pas avoir de complaisance ou minimiser ce qu'est le Front national aujourd'hui dans notre pays", a dit le candidat à la présidentielle.

REMISE EN CAUSE

La responsabilité de l'Etat français dans la déportation des Juifs, longtemps passée sous silence dans la France de l'après-guerre, a été reconnue en 1995 par le président Jacques Chirac qui rompait alors avec la position de ses prédécesseurs.

En 2012, deux mois après son arrivée à l'Elysée, François Hollande a pour sa part qualifié la rafle du Vélodrome d'hiver de "crime commis en France par la France".

Plusieurs dirigeants du Front national ont remis en cause ces dernières années la responsabilité de l'Etat français dans la déportation de Juifs, à l'image du fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, qui en 2010 a jugé scandaleux de rendre responsable le maréchal Pétain de la "persécution" des Juifs.

Plus récemment, le vice-président du FN Florian Philippot a estimé que la responsabilité de l'Etat français dans la collaboration n'était pas "un fait historique".

La responsabilité "de Français oui, ça c'est évident, de l'Etat français non, je mets la France et la République à Londres", a-t-il dit la semaine dernière au "Grand Rendez-vous" (Europe 1-CNews-Les Echos).

Dans son programme présidentiel, Marine Le Pen, qui est à l'heure actuelle en tête des intentions de vote pour le premier tour au coude-à-coude avec Emmanuel Macron, s'engage à "renforcer l'unité de la nation par la promotion du roman national et le refus de la repentance".

·         FRANCE

 

A Marseille, Mélenchon prône la paix et vise le second tour

 

MARSEILLE (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a organisé dimanche une nouvelle "démonstration de force" à Marseille, en présence de plusieurs dizaines de milliers de personnes, pour rallier à lui les indécis de gauche à quinze jours du premier tour de la présidentielle, avec un discours axé sur la paix qui, espère-t-il, doit lui ouvrir les portes du second tour.

"Les rôles devaient être distribués et la France était vouée, paraît-il, à devoir choisir entre les deux extrêmes : l’extrême droite condamnant notre peuple multicolore à se haïr lui-même (...) et de l’autre côté l’extrême marchand, sorte de magie noire qui transforme la souffrance, la misère et l’abandon en or et en argent", a lancé le candidat de la France insoumise, visant Marine Le Pen (Front national) et Emmanuel Macron (En Marche!).

"Ca s’entend, ça se sent : la victoire est à portée de nos efforts", a estimé l'eurodéputé, évoquant une "incroyable et magnifique démonstration de force" qui a attiré, selon les organisateurs, quelque 70.000 personnes sur le Vieux-Port de Marseille.

Galvanisé par sa marche pour une VIe République du 18 mars et par plusieurs enquêtes d'opinion récentes qui le donnent à un souffle de François Fillon, Jean-Luc Mélenchon a choisi le thème de la paix pour nourrir une dynamique qui, semble-t-il, a réussi à capter l'attention d'une opinion déboussolée.

"Il est temps par-dessus tout de mettre un terme aux guerres qui ravagent les pays", a-t-il dit, quelques jours seulement après une attaque au gaz imputée au régime syrien qui été suivie d'une riposte militaire américaine.

"Dans la confusion, personne ne sait à cette heure qui utilise (les armes chimique-NDLR). Qui que ce soit, ce sont des criminels et nous voulons qu’ils soient condamnés”, a souligné l'eurodéputé. "Cette intervention est irresponsable, elle ne mène à rien et ne fait qu’aggraver les tensions et les surenchères guerrières".

“Si vous voulez la paix, ne vous trompez pas de bulletin de vote”, a lancé le candidat qui souhaite faire sortir la France de l'Otan et qui exclut à l'avenir une participation de la France à toute alliance militaire, hors opération de maintien de la paix de l'Onu.

"CHÂTIMENT ÉLECTORAL EXEMPLAIRE"

Au niveau national, Jean-Luc Mélenchon a fustigé la gestion du dossier des chantiers navals de Saint-Nazaire par le gouvernement incapable "de mettre la main à la poche pour acheter les actions qui sont disponibles" et a appelé à infliger un "châtiment électoral exemplaire" pour ceux qui "nous poussent à nous haïr", dans une allusion au FN.

A deux semaines du premier tour, le co-fondateur du Parti de gauche entend désormais accélérer le rythme de cette campagne, qui dans les sondages reste dominée par le duo Marine Le Pen - Emmanuel Macron, mais où le candidat de la droite et du centre, François Fillon, semble désormais à sa portée.

Deux mois après son meeting hologramme du 5 février à Lyon qui avait fait sensation, le candidat tiendra un meeting le 18 avril à Dijon qui sera cette fois-ci doublé, toujours par hologramme, dans six autres villes (Nantes, Clermont-Ferrand, Montpellier, Grenoble, Nancy et Le Port à la Réunion).

"Nous pouvons encore écrire l’histoire et modifier le scénario que certains aimeraient écrit à l’avance, nous pouvons gagner", estime une militante d’une cinquantaine d’années, déjà présente en 2012 lors du meeting de Mélenchon qui avait réuni près de 80.000 personnes sur les plages de Marseille.

En 2012 pourtant, ses meetings à succès et ses bons scores dans les sondages n'avaient pas empêché Jean-Luc Mélenchon de finir sur un score de 11%, nombre d'électeurs ayant finalement voté pour François Hollande.

Le premier tour de l'élection présidentielle est prévu le 23 avril, le second le 7 mai.

 

 

11 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

Le candidat «insoumis» à Marseille. Mélenchon juge «la victoire à la portée de nos efforts»

 

 

Lors d’un meeting en plein air sur le Vieux Port, le candidat de la France insoumise s’est montré déterminé. Porté par une forte dynamique, il a lancé à ceux qui étaient venus l’écouter : « Ne comptez que sur vos propres forces, je ferai ma part de travail, faites la vôtre. » Son discours, centré sur la paix et l’écologie, a été porté par une foule déterminée.

 

·         FRANCE

 

Hamon appellera à voter Mélenchon s'il perd au premier tour

 

PARIS (Reuters) - Benoît Hamon a annoncé qu'il appellerait à voter pour Jean-Luc Mélenchon pour le second tour de l'élection présidentielle en cas d'affrontement final entre le candidat de la France insoumise et la présidente du Front national Marine Le Pen.

A la question de savoir s'il préférerait appeler à voter François Fillon (Les Républicains), Emmanuel Macron (En Marche!) ou Jean-Luc Mélenchon, le candidat investi par le Parti socialiste a répondu : "Moi, je vais vous répondre franchement : Mélenchon."

"Pourquoi? Parce qu'aujourd'hui je considère qu'il y a, sur le fond, des proximités politiques sinon nous n'aurions pas essayé de nous rassembler", a dit l'ancien ministre de l'Education dans l'émission "On n'est pas couché" diffusée dans la nuit de samedi à dimanche sur France 2. "Sinon nous n'aurions pas essayé de construire ce qui pouvait être un rassemblement, c'était la proposition que je lui avais faite."

Le candidat socialiste et le leader de la France insoumise, dont le rassemblement sous une candidature commune était espéré par une partie de la gauche pour éviter une élimination dès le premier tour, ont acté en février leur impossible union.

Les deux hommes s'étaient mis d'accord à cette occasion sur un pacte de non-agression, pacte qui a volé en éclats cette semaine lors du débat télévisé à onze candidats qui a donné lieu à une passe d'armes entre les deux candidats sur la question de l'Europe.

Longtemps en quatrième position dans les intentions de vote, Benoît Hamon, qui doit composer avec l'aile droite du PS tentée par le vote Macron, décroche depuis plusieurs semaines dans les sondages au profit de Jean-Luc Mélenchon et est récemment passé sous la barre des 10%.

"RÉPUGNANTS

A deux semaines du premier tour, le co-fondateur du Parti de gauche, qui avait recueilli 11,1% des voix en 2012, est désormais au coude-à-coude avec François Fillon, le candidat de la droite et du centre dont la campagne a été fragilisée sa mise en examen.

Benoît Hamon "mène son combat, il le fait courageusement avec des gens absolument répugnants qui lui font le supplice chinois de l'abandonner l'un après l'autre, jour après jour, des gens qui sont totalement déloyaux", a estimé Jean-Luc Mélenchon, dans la même émission "On n'est pas couché". "Ils sont en train de le poignarder, et il n'y a que lui qui tient parole, parce que tous les autres..."

Plusieurs membres du Parti socialiste, dont le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et l'ancien Premier ministre Manuel Valls, ont apporté ces dernières semaines leur soutien à Emmanuel Macron, invoquant notamment le risque d'une victoire du Front national.

Le ministre de l'Economie, Michel Sapin, a lui annoncé cette semaine qu'il voterait pour Benoît Hamon, par loyauté pour le Parti socialiste et non par adhésion.

·         INTERNATIONAL

 

Des raids aériens font 18 morts dans la province d'Idlib

 

BEYROUTH (Reuters) - Des raids aériens ont fait au moins 18 morts, dont cinq enfants, dans une ville de la province syrienne d'Idlib contrôlée par les rebelles, ont rapporté samedi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et la Défense civile syrienne.

Le bilan des bombardements à Ouroum al Djoz devrait s'alourdir, précise l'OSDH.

Selon la Défense civile, les deux raids menés samedi après-midi ont fait 19 morts et 22 blessés.

Mardi, près de 90 personnes sont mortes à Khan Cheikhoune, un village de la province d'Idlib, dans un bombardement présumé au gaz chimique attribué à l'armée de Bachar al Assad, qui a nié toute responsabilité.

Cette attaque a incité les Etats-Unis à tirer des missiles de croisière sur la base aérienne d'où aurait décollé l'avion incriminé.

·         ENVIRONNEMENT

 

Les émissions de carbone sont liées aux inégalités de revenus

 

Une étude de deux chercheurs du Boston College fait pour la première fois le lien entre les émissions de carbone et les inégalités de revenus dans aux Etats-Unis, rapporte vendredi 7 avril Phys.org.

Le site d’information scientifique rappelle que de nombreux travaux avaient déjà établi le lien direct entre la richesse d’un pays et ses émissions de carbone. L’étude du Boston College, réalisée par les sociologues Andrew Jorgenson et Juliet Schor, montre que plus les inégalités de revenus sont fortes au sein d’un pays, plus celui-ci émettra de gaz.

Les chercheurs ont analysés les données économiques et environnementales des Etats américains sur la période allant de 1997 à 2012. Les résultats de leurs travaux montrent que les émissions de carbone sont directement liées aux 10% les plus riches de la population. Plus le revenu de ce décile sera élevé, plus les émissions seront importantes.

·         SOCIAL

 

Les travailleurs sans-papiers de Rungis en grève obtiennent gain de cause

 

Après trois semaines de lutte, les 128 travailleurs sans-papiers qui occupaient un bâtiment du marché de Rungis, dans le Val-de-Marne, ont finalement obtenu gain de cause et ont levé, dimanche 9 avril, leur piquet.

« Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans-papiers, des militants de la CGT, des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer », s’est félicité la CGT dans un communiqué.

Les grévistes occupaient la tour de la Semmaris, la société gérant le marché de Rungis, depuis le 16 mars pour réclamer une pérennisation de leur situation. Mediapart avait, ce jour-là, suivi l’opération d’occupation organisée par la CGT. Les militants étaient des travailleurs sans-papiers employés parfois depuis des années dans les secteurs du nettoyage ou de la manutention du marché. La plupart étaient en intérim. Leur slogan était : « On bosse ici, on vit ici, on reste ici. »

L’accord trouvé vendredi prévoit la remise aux grévistes par la préfecture de récépissés avec autorisation de travail. Dans un deuxième temps, les autorités étudieront les 128 dossiers de régularisations. « Les dossiers ont bien été déposés »a confirmé la préfecture à l’AFP« Ils sont à l’étude, on est en train de vérifier qu’ils sont complets pour pouvoir délivrer les récépissés. »

·         POLITIQUE

 

Le Medef prend position pour François Fillon

 

Le président du Medef Pierre Gattaz s’est engagé, dans un entretien publié dimanche 9 avril par Le Parisien, dans la campagne présidentielle en faveur de François Fillon.

« Voter Mélenchon, Le Pen, Hamon, c’est ruine, désespoir et désolation, pauvreté généralisée », assène Pierre Gattaz pour qui seul François Fillon et Emmanuel Macron sont des candidats valables. Mais le candidat des Républicains serait le « seul » à vouloir « vraiment aller au plein emploi ». Emmanuel Macron « ne va pas au bout de ses réformes », estime le président du syndicat patronal.

 

·         ÉCONOMIE

 

Le décret sur la fermeture de Fessenheim signé et publié

 

PARIS (Reuters) - Le décret actant le principe de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) et la conditionnant à la mise en service de l'EPR de Flamanville par EDF a été signé et publié dimanche au Journal Officiel.

La mise à l'arrêt définitive des deux réacteurs de 900 mégawatts du site, qui avait été promise par François Hollande pour 2016 puis pour "la fin du quinquennat", n'interviendra pas avant 2020.

Le décret abroge "l'autorisation d'exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim dont EDF est titulaire, à compter de la date de mise en service de l'EPR de Flamanville 3 dès lors que cette abrogation est nécessaire au respect du plafonnement de la capacité nucléaire et que la mise en exploitation de l'EPR de Flamanville 3 intervient avant le 11 avril 2020."

Le texte reprend les conditions contenues dans la motion adoptée jeudi par le conseil d'administration d'EDF portant sur le sort de la doyenne des centrales françaises.

"Le décret sur la fermeture de la centrale de Fessenheim est signé et publié ce matin au JO, c'est dit c'est fait", s'est félicitée sur Twitter la ministre de l'Energie Ségolène Royal qui avait assuré cette semaine que le décret serait signé avant la fin du quinquennat.

·         L'ADIEU AUX ARMES DE L'ETA

 

A Bayonne, «rien n'est plus comme avant!»

 

 

Les « artisans de la paix » ont réuni samedi à Bayonne 10 à 15 000 personnes, après avoir mené à bien le désarmement total de l’ETA. Huit dépôts d’armes ont été exhumés par les autorités sous le contrôle de représentants de la société civile.

 

·         INTERNATIONAL

 

Russie, Iran et Hezbollah promettent un soutien accru à Assad

 

AMMAN (Reuters) - L'alliance militaire constituée par la Russie, l'Iran et le Hezbollah libanais a promis dimanche d'apporter un soutien accru à l'armée du président syrien Bachar al Assad après les tirs de missiles américains contre une base aérienne syrienne.

Dans un communiqué, le centre de commandement conjoint des alliés de Damas accuse Washington d'avoir franchi une "ligne rouge" en bombardant la Syrie.

L'alliance, dit le communiqué relayé par l'organe médiatique Ilam al Harbi, s'engage à "répondre à partir de maintenant avec force à tout agresseur ou tout franchissement de ligne rouge par qui que ce soit".

"L'Amérique connaît notre capacité à répondre comme il se doit", ajoute-t-elle en qualifiant d'"illégale" la présence de soldats américains dans le nord de la Syrie, qu'elle qualifie de "forces d'occupation".

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien Hassan Rouhani se sont entretenus dimanche au téléphone à ce sujet et ont convenu que les "actes agressifs" des Etats-Unis contre la Syrie étaient "inacceptables", rapporte pour sa part le Kremlin.

Moscou et Téhéran réclament une enquête "impartiale" sur l'usage présumé d'armes chimiques contre des civils dans la province d'Idlib, invoqué par Washington pour justifier ses bombardements, poursuit la présidence russe.

Les deux pays sont prêts à renforcer leur coopération pour lutter contre le terrorisme et assurer la stabilité du Proche-Orient, ajoute le Kremlin.

A Washington, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a pour sa part répété dimanche pendant l'émission "This Week" de la chaîne ABC que les Etats-Unis avaient décidé de frapper l'armée syrienne en raison de l'inaction russe et de "l'échec de Moscou à respecter ses engagements auprès de la communauté internationale" en matière de contrôle des armes chimiques.

 

 

10 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         AFRIQUE

 

Face à l'accaparement des terres. L’interminable bras de fer avec le groupe Bolloré

 

 

Samedi, des opposants à la politique africaine de Bolloré se réunissent à Paris. Au Cameroun, en Côte d’Ivoire ou en Sierra Leone, les riverains des plantations d’hévéas et de palmiers à huile du groupe luttent toujours pour vivre mieux. Deux de leurs représentants étaient récemment en Europe.

 

·         FRANCE

 

L'ETA remet à la France une liste de caches d'armes

 

BAYONNE, Pyrénées-Atlantiques (Reuters) - Les séparatistes basques de l'ETA ont fait parvenir samedi aux autorités françaises une liste de huit caches d'armes situées en France, une opération qu'ils présentent comme le symbole de leur volonté de renoncer à quarante ans de lutte armée.

Le porte-parole de la Commission internationale de vérification mise en place pour s'assurer du respect du cessez-le-feu décrété depuis 2011 par l'organisation, le Sri-Lankais Ram Manikkaligam, a annoncé qu'il avait reçu une liste des caches de l'ETA des mains d'un représentant de la société civile basque, Jean-Noël Etcheverry.

"Cette information a été immédiatement transmise aux autorités françaises compétentes", a-t-il déclaré devant la presse réunie au théâtre municipal de Bayonne.

Elles vont maintenant "sécuriser et collecter l’arsenal de l'ETA", a-t-il ajouté.

Le président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme, Michel Tubiana, qui a joué un rôle dans ce processus au sein du groupe de "Artisans de la paix", a précisé que les caches étaient au nombre de huit.

"L'arsenal est composé de 120 armes à feu, plus ou moins trois tonnes d'explosifs et plusieurs milliers de munitions et détonateurs", a-t-il dit lors d'une conférence de presse organisée par les "Artisans de la paix".

Il a indiqué que 172 observateurs avaient été déployés autour des caches pour s'assurer "que ce sont bien les autorités françaises qui prennent possession de ces stocks."

"A l'heure où on parle (11h00) tout se passe bien (...) et sur plusieurs sites, les forces de l’ordre sont entrées en action", a dit Michel Tubiana.

Le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, a confirmé à Paris que des opérations étaient menées après la remise des renseignements sur les caches.

"En ce jour incontestablement important, j'ai bien sûr une pensée particulière pour toutes les victimes, pour leurs familles, pour leurs proches et notamment pour les policiers et les membres de la garde civile" espagnols, a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

JOUR DE DÉSARMEMENT

L'ETA a voulu faire de ce samedi 8 avril un "jour du désarmement", une initiative accueillie avec prudence en France et scepticisme, voire hostilité, en Espagne, où le gouvernement doute de la possibilité d'un désarmement complet d'une organisation dont la lutte contre Madrid a fait plus de 800 morts en quarante ans.

Lors d'une opération présentée comme une amorce du désarmement de l'ETA, cinq personnes avaient été interpellées le 16 décembre à Louhossoa (Pyrénées-Atlantiques), où un stock d'armes représentant 15% de l'arsenal de l'organisation avait été saisi.

Les cinq, parmi lesquels figuraient certains des "Artisans de la paix", intermédiaires dans le processus, avaient été mis en examen par un juge antiterroriste du parquet de Paris pour port, transport et détention d'armes, de munitions et de produits explosifs", puis remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Jean-Noël Etcheverry, leader du mouvement écologiste Bizi, appartient à ce groupe de personnalités.

En visite dans le Sud-Ouest fin mars, le Premier ministre français Bernard Cazeneuve avait indiqué que le gouvernement ne pouvait s'opposer à la restitution d'armes à l'origine d'actes de violences. Mais il avait ajouté que l'opération devait se faire "dans le cadre du respect des procédures judiciaires qui ont été engagées après que les crimes ont été commis".

En Espagne, le président du gouvernement, Mariano Rajoy, a déclaré de son côté que "l'ETA a fait une énième annonce de désarmement (...) cela se fera en échange de rien".

Le porte-parole au Parlement basque des élus du Parti populaire au pouvoir à Madrid a indiqué de son côté voir dans l'opération de samedi une reddition finale après six années de promesses non tenues.

"L'ETA que nous avons connu disparaît pour toujours, a déclaré Borja Semper, "il reste à éradiquer la haine que l'ETA a instillée dans une grande part de la société basque".

Le dirigeant du parti indépendantiste basque espagnol EH Bildu, Arnaldo Otegi, a assuré vendredi que "nous entrons dans une situation irréversible. La violence ne sera plus utilisée pour obtenir l'autodétermination et l'indépendance".

·         INTERNATIONAL

 

Pyongyang dénonce l'"impardonnable" raid américain en Syrie

 

SEOUL (Reuters) - La Corée du Nord a estimé samedi que les tirs de missiles américains contre une base aérienne syrienne la veille constituaient un "acte d'agression impardonnable".

Ce raid, ajoute Pyongyang, conforte "un million de fois" le gouvernement nord-coréen dans sa décision de développer un arsenal nucléaire pour se protéger des menaces américaines.

Cette réaction, formulée par le ministère nord-coréen des Affaires étrangères, est rapportée par l'agence officielle KCNA.

"L'attaque américaine contre la Syrie est un acte d'agression clair et impardonnable contre un Etat souverain et nous le condamnons fermement", a déclaré un porte-parole du ministère cité par KCNA.

"La réalité d'aujourd'hui prouve que notre décision de renforcer notre puissance militaire pour répondre à la force par la force était le bon choix", a-t-il ajouté.

Régime isolé sur la scène internationale, la Corée du Nord considère la Syrie comme un précieux allié.

Selon KCNA, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président syrien Bachar al Assad ont récemment échangé, avant les frappes américaines, des messages d'amitié et de coopération.

·         FRANCE

 

L'offensive de charme de Le Pen en Corse contestée

 

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a lancé une offensive de charme samedi en Corse, une île où le Front national est en forte progression et dont elle a vanté les particularismes, à commencer par la "belle langue corse" qu'elle entend défendre.

Venue à Ajaccio porter un "langage de respect, de vérité et d'amour", la présidente du parti d'extrême droite s'est pourtant heurtée à l'opposition de jeunes nationalistes, qui ont perturbé son meeting.

Celui-ci a débuté avec plus d'une heure de retard, la salle du palais des congrès d'Ajaccio où Marine Le Pen devait s'exprimer ayant été évacuée à la suite d'échauffourées provoquées par des manifestants qui ont jeté des gaz lacrymogènes.

Dans un message sur son compte Twitter, David Rachline, le responsable de la campagne de Marine Le Pen, a accusé le préfet de Corse-du-Sud d'avoir "laissé les milices d'extrême-gauche avancer à quelques mètres de l'entrée du meeting".

Il a ajouté qu'un militant du Front national avait été "sérieusement blessé" dans les échauffourées.

Dans un communiqué, l'organisation A Ghjuventù Independentista a revendiqué les incidents qui ont impliqué quelques dizaines de personnes, déclarant qu'elle ne pouvait "accepter que la candidate du Front national vienne sur notre terre distiller son discours marqué du sceau de la haine et de l'anticorsisme primaire."

"Jamais nous ne laisserons ce parti, dont l'ancien leader avait demandé la peine de mort pour les prisonniers politiques corses, venir en tout sécurité dans notre pays", a-t-elle ajouté en référence à Jean-Marie Le Pen, le père de Marine.

Celle-ci n'a pourtant pas ménagé ses efforts de séduction à l'adresse des Corses, annonçant que si elle entrait à l'Elysée, elle organiserait le rapprochement dans l'île des prisonniers corses emprisonnés sur le continent, une revendication de longue date des acteurs locaux.

LARGEMENT EN TÊTE DANS LES INTENTIONS DE VOTE

Elle s'est engagée en outre à rapatrier les cendres de Napoléon III de Grande-Bretagne en Corse et à interdire tout match de football en France chaque 5 mai, jour anniversaire de la catastrophe du stade de Furiani à Bastia, où l'effondrement d'une tribune avait provoqué la mort de 18 personnes en 1992.

Longtemps à la peine dans l'île, le Front national y est aujourd'hui en pleine ascension et un sondage Paroles de Corse-Opinion of Corsica – C2C Corse place Marine Le Pen en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle avec 29%, loin devant François Fillon, en deuxième position avec 21%.

"Soyez fiers d'être Corses, soyez fiers d'être Français", a-t-elle lancé au début de son discours, prononcé dans une autre salle du palais des Congrès d'Ajaccio.

"La richesse de la France, c'est d'avoir su depuis 1.000 ans réunir dans une alchimie intime cette extraordinaire harmonie entre le particulier et le commun (...). Chacune des composantes, chacune des cultures régionales est un apport supplémentaire, un élément constitutif, une richesse", a-t-elle ajouté.

Elue présidente de la République, elle serait "la garante de la défense de nos patrimoines historiques et culturels si divers et si riches (...) et ici, en Corse, je serais notamment soucieuse de votre belle langue corse".

Marine Le Pen a ensuite déroulé son traditionnel discours sur le "protectionnisme intelligent", hostile à l'immigration et à l'Europe en l'adaptant là aussi aux spécialités locales, estimant que la politique de Bruxelles fragilisait les appellations d'origine comme le brocciu, le miel, l'huile d'olive et tous ces vins corses "qui garnissent les tables et égayent nos palais".

·         INTERNATIONAL

 

Les terroristes se réjouissent des frappes US en Syrie, dit Rohani

 

DUBAI (Reuters) - Les terroristes se réjouissent des frappes aériennes américaines en Syrie, a déclaré samedi le président iranien, Hassan Rohani qui a demandé l'ouverture d'une enquête indépendante après l'attaque chimique contre un village du nord-ouest de la Syrie.

"L'homme qui gouverne désormais l'Amérique avait coutume de dire qu'il souhaitait combattre les terroristes (...) mais tous les terroristes de Syrie saluent à présent l'attaque américaine et s'en réjouissent", a déclaré Hassan Rohani à la télévision d'Etat iranienne.

"Nous réclamons qu'une commission d'enquête impartiale soit créée pour déterminer d'où venaient ces armes chimiques", a-t-il ajouté, évoquant l'attaque de Khan Cheikoune.

L'armée américaine a tiré vendredi 59 missiles sur une base aérienne du gouvernorat d'Homs depuis deux navires de guerre en Méditerranée.

Ces frappes, lancées par le président Donald Trump au nom de l'intérêt "de la sécurité nationale", ont été ordonnées trois jours après l'attaque au gaz contre Khan Cheikhoune, dans le nord-ouest de la Syrie, qui a fait au moins 70 morts, dont de nombreux enfants.

·         INTERNATIONAL

 

L'EI tue des dizaines de civils fuyant Mossoul

 

ERBIL, Irak (Reuters) - Des membres du groupe Etat islamique ont tué des dizaines de civils cherchant à fuir Mossoul ces derniers jours, rapportent des témoins.

Plusieurs de ces habitants ont été pendus à des poteaux électriques.

L'Etat islamique est retranché dans une partie de Mossoul-Ouest, où il livre une résistance acharnée aux forces irakiennes lancées depuis octobre dernier à la reconquête de la métropole du nord de l'Irak, capturée par les djihadistes en juin 2014.

Un homme contacté par téléphone a dit à Reuters qu'il avait trouvé le cadavre mutilé d'un proche pendu à un poteau électrique dans le quartier de Tenek, avec trois autres hommes jeunes.

"Leur aspect était choquant. On n'a pas pu les décrocher et ils étaient là depuis deux jours", a-t-il dit.

Le conseil de sécurité de la région du Kurdistan a déclaré que le nombre de personnes tuées par les djihadistes lundi et mardi s'élevait à 140.

Dans la vieille ville, plus de 40 civils ont été tués alors qu'ils cherchaient à fuir, a déclaré un habitant du quartier de Farouk, où se situe la mosquée Al Nouri, toujours contrôlée par l'EI.

Un autre habitant de la vieille ville, dans le quartier de Chahouane, a déclaré qu'une famille de six personnes, dont une femme âgée, avait été tuée pour la même raison.

Une habitante du quartier de Yarmouk a dit avoir échappé de peu à la mort avec son mari et ses enfants, les djihadistes les ayant appréhendés alors qu'ils tentaient de fuir avec un groupe d'une trentaine de personnes.

"Ils ont pris nos sacs en pensant qu'il y avait de l'or ou de l'argent à l'intérieur et pendant qu'ils étaient affairés à vérifier le contenu, on a couru à travers les maisons en profitant de l'obscurité", a-t-elle dit.

"J'ai peur que les familles qui sont restées sous la coupe de Daech aient subi un terrible sort."

 

 

09 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         SOCIAL

 

Licenciés en arrêt maladie, humiliés...Les assistants brisés de la députée Lemorton

 

 

Catherine Lemorton est la présidente de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Cela ne l’a pas empêchée de licencier à deux reprises des assistantes parlementaires en arrêt maladie. D’autres parmi ses anciens collaborateurs ont été humiliés. Et choqués par le comportement d’une députée, chantre de la transparence, qui n’hésite pas à faire profiter ses enfants de l’argent public.

 

·         FRANCE

 

La frappe américaine en Syrie divise les prétendants à l'Elysée

 

 PARIS (Reuters) - Les cinq principaux candidats à l'élection présidentielle française ont exprimé des avis contrastés sur la frappe américaine menée dans la nuit de jeudi à vendredi en Syrie en réponse aux soupçons d'attaque chimique perpétrée par le régime.

Emmanuel Macron et Benoît Hamon ont confirmé la ligne dure face au régime du président Bachar al Assad qu'ils prônent depuis le début de la campagne, François Fillon, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon exprimant pour leur part des doutes ou des réserves.

Cette fracture reflète les désaccords exprimés ces dernières semaines entre ces mêmes candidats sur l'attitude à avoir vis-à-vis de la Russie, alliée du régime syrien.

"Je suis un peu étonnée, parce que (le président américain) Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu'il n'entendait plus faire des Etats-Unis le gendarme du monde et c'est exactement ce qu'il a fait hier", a dit Marine Le Pen, déplorant sur France 2 que la frappe ait eu lieu avant que la responsabilité du régime syrien ait été établie par l'Onu.

"Ce que je voudrais, c'est qu'on ne retrouve pas le même scénario qu'on a pu voir en Irak, en Libye, qui en réalité sont des processus qui ont entraîné le chaos, qui ont fini par conforter le fondamentalisme islamiste et les structures terroristes qui, du coup, ont profité de ce renforcement pour venir nous frapper sur notre sol", a ajouté la candidate du Front national.

Une inquiétude partagée par François Fillon, qui se présente en champion d'une lutte contre le "totalitarisme islamique".

"Cette riposte américaine, que l'on peut comprendre au vu de l'horreur des attaques chimiques, ne doit pas conduire à une confrontation directe des forces occidentales avec celles de la Russie et de l'Iran", a déclaré le candidat de la droite et du centre dans un communiqué. "Ce serait un terrible danger pour la paix."

La France doit "exiger que le conseil de sécurité des Nations Unies mette tout en oeuvre pour trouver les voies d’un accord qui évite les risques d’un embrasement dangereux pour la paix mondiale", poursuit l'ancien Premier ministre.

"DIPLOMATIE DE COW-BOY"

Alors que le président français et la chancelière allemande ont jugé que Bachar al Assad portait la responsabilité de la frappe américaine (), Jean-Luc Mélenchon a déclaré sur Twitter que "Hollande et Merkel portent l'entière responsabilité de donner à Trump le pouvoir solitaire de frapper qui il veut quand il veut".

Le porte-parole du candidat de La France insoumise s'était auparavant élevé contre "une diplomatie de cow-boy".

"Cette violence ne fait qu'entretenir la violence, avec en dessous un peuple qui prend des bombes sur le visage", avait ajouté Alexis Corbière sur Radio Classique. "Ça ne règle rien", avait-il ajouté, en appelant à remettre l'Onu "dans le jeu".

Les négociations inter syriennes menées sous l'égide de l'Onu à Genève ont jusqu'à présent achoppé sur les questions de l'avenir de Bachar al Assad et de la mise en place de la transition démocratique.

Emmanuel Macron a répété la position qu'il avait exprimée quelques heures avant que la frappe américaine soit connue.

"Mon souhait, c'est qu'il y ait une action coordonnée sur le plan international en représailles au régime de Bachar al Assad et aux crimes qui ont été commis", a dit le candidat d'En Marche ! lors d'un déplacement en Corse.

"Ma volonté pour la Syrie est double, c'est d'éradiquer tous les mouvements djihadistes qui se sont attaqués à notre pays" et "construire la feuille de route diplomatique et politique qui permettra la sortie de crise", a-t-il ajouté.

"Nous avons un ennemi : Daech et l'ensemble des mouvements djihadistes. Le peuple syrien a un ennemi : Bachar al Assad", a-t-il encore déclaré.

Le candidat socialiste Benoît Hamon a repris à son compte les mots de François Hollande et d'Angela Merkel, jugeant que Bachar al Assad était responsable de la frappe américaine.

"Il est maintenant temps que la Russie de M. Poutine qui protège Bachar al Assad comprenne que la solution politique c'est (...) sans Bachar al Assad. Il n'y a pas de solution avec un criminel", a-t-il ajouté d'un déplacement dans la Nièvre.

"J'espère que ça amènera celles et ceux qui trouvent toutes les excuses à M. Poutine à réviser leur jugement quand aujourd'hui sa seule réaction, à M. Poutine, c'est de condamner la mise en cause de l'intégrité territoriale de la Syrie."

·         INTERNATIONAL

 

Six ans après, l'ETA se sépare de son arsenal

 

 

Ce samedi 8 avril, les « artisans de la paix » prévoient d’achever en un seul jour le désarmement de l’ETA. Des élus socialistes se disent optimistes sur l’attitude de l’exécutif. Mais le ministère de l’intérieur maintient une position officielle de fermeté.

 

·         INTERNATIONAL

 

L'EI tue des dizaines de civils fuyant Mossoul

 

ERBIL, Irak (Reuters) - Des membres du groupe Etat islamique ont tué des dizaines de civils cherchant à fuir Mossoul ces derniers jours, rapportent des témoins.

Plusieurs de ces habitants ont été pendus à des poteaux électriques.

L'Etat islamique est retranché dans une partie de Mossoul-Ouest, où il livre une résistance acharnée aux forces irakiennes lancées depuis octobre dernier à la reconquête de la métropole du nord de l'Irak, capturée par les djihadistes en juin 2014.

Un homme contacté par téléphone a dit à Reuters qu'il avait trouvé le cadavre mutilé d'un proche pendu à un poteau électrique dans le quartier de Tenek, avec trois autres hommes jeunes.

"Leur aspect était choquant. On n'a pas pu les décrocher et ils étaient là depuis deux jours", a-t-il dit.

Le conseil de sécurité de la région du Kurdistan a déclaré que le nombre de personnes tuées par les djihadistes lundi et mardi s'élevait à 140.

Dans la vieille ville, plus de 40 civils ont été tués alors qu'ils cherchaient à fuir, a déclaré un habitant du quartier de Farouk, où se situe la mosquée Al Nouri, toujours contrôlée par l'EI.

Un autre habitant de la vieille ville, dans le quartier de Chahouane, a déclaré qu'une famille de six personnes, dont une femme âgée, avait été tuée pour la même raison.

Une habitante du quartier de Yarmouk a dit avoir échappé de peu à la mort avec son mari et ses enfants, les djihadistes les ayant appréhendés alors qu'ils tentaient de fuir avec un groupe d'une trentaine de personnes.

"Ils ont pris nos sacs en pensant qu'il y avait de l'or ou de l'argent à l'intérieur et pendant qu'ils étaient affairés à vérifier le contenu, on a couru à travers les maisons en profitant de l'obscurité", a-t-elle dit.

 

"J'ai peur que les familles qui sont restées sous la coupe de Daech aient subi un terrible sort."

08 AVRIL

 

·         LA UNE 

 

·         FRANCE

 

La dynamique Mélenchon ne faiblit pas

 

PARIS (Reuters) - A 17 jours du premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon s'accroche au peloton des candidats en lice pour une place de finaliste grâce à une campagne innovante qui a su capter l'attention d'une opinion déboussolée.

Plusieurs enquêtes récentes donnent le candidat de La France insoumise à un souffle de François Fillon à la troisième place, dont le sondage Harris Interactive pour France Télévisions publié ce jeudi.

Jean-Luc Mélenchon est à 17% des intentions de vote, à un point du principal candidat de la droite, soit un bond de 3,5 points depuis la précédente enquête, il y a 15 jours.

"On ne peut exclure qu'il dépasse François Fillon grâce à une dynamique certaine et un débat qui a été bien réussi aux yeux des téléspectateurs, encore plus que la fois précédente", a dit à Reuters Jean-Daniel Lévy, de Harris Interactive.

Talentueux tribun, l'ancien ministre a en effet été considéré comme le plus convaincant lors de la rencontre entre les onze candidats à l'élection présidentielle de mardi dernier sur les chaînes d'information continue.

"Je suis prêt à gouverner", déclarait ce soir-là le chantre de la VIe République, qui propose à longueur de réunions publiques bien remplies d'"en finir avec l'argent roi, parce que c'est lui qui divise les êtres humains et qui épuise la nature".

Très présent sur Youtube, où il compte 263.000 abonnés, capable de mener deux meetings en même temps grâce à son hologramme, le candidat à la veste ouvrière et au verbe fleuri a placé sa campagne sous le signe de la modernité populaire.

UNE CAMPAGNE "VISIBLE"

Cet engouement peut-il durer, voire bousculer le scénario final ?

"Aujourd'hui la campagne de Mélenchon est visible, à la différence de celle du candidat socialiste Benoît Hamon. Le score final dépendra notamment de la capacité de ce dernier à se relancer ou non", analyse Jean-Daniel Lévy.

En 2012, ses meetings à succès et ses bons scores dans les sondages n'avaient pas empêché Jean-Luc Mélenchon de finir sur un score de 11%, nombre d'électeurs ayant finalement penché pour François Hollande. Une déception dont il avait mis du temps à se remettre.

Le phénomène actuel aura du mal à se traduire dans les urnes, affirment ses détracteurs, tel ce proche d'Emmanuel Macron qui le décrit comme "une sorte de Georges Marchais, une grande gueule dont on ne fera pas un président".

"Mélenchon a atteint un plafond", voulait croire la semaine dernière le candidat socialiste Benoît Hamon, dont le recul sous la barre des 10% d'intentions de vote consterne la majorité sortante.

La énième demande de l'ancien "frondeur" à Jean-Luc Mélenchon de se retirer en sa faveur est restée lettre morte.

"Non. Je ne m'occupe pas de lui. Je ne veux pas être dans une bataille de bac à sable entre deux personnes qui se disputent le même seau ! Les électorats ne s'additionnent pas", a répliqué l'intéressé dans le Journal du dimanche.

Dans les rangs du PS, on oscille entre "vote utile" pour contrer le Front national et fidélité à un parti en passe d'imploser.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a apporté son soutien à Emmanuel Macron, tout comme l'ancien chef du gouvernement Manuel Valls.

Le ministre de l'Economie, Michel Sapin, votera Hamon par loyauté pour le PS, non par adhésion.

"C'est toujours mieux un petit soutien que pas du tout", a sobrement commenté Benoît Hamon devant la presse.

Face à cette défaite annoncée, l'atmosphère du Bureau national du PS de jeudi soir au siège du parti promet d'être lourde entre les partisans du candidat, "aubrystes" en tête, et ceux qui lui reprochent de s'être trompé de stratégie.

"A la sortie de la primaire, il était à 18%. Il a perdu dix points en deux mois", se désole un haut responsable. "Il a passé trop de temps à tenter des alliances avec les Verts et Mélenchon, puis il a survendu l'accord avec les écologistes. En oubliant que les socialistes, ça existe..."

·         SYRIE

 

Les Etats-Unis bombardent une base aérienne syrienne

 

 

Donald Trump a décidé, dans la nuit de jeudi à vendredi, de lancer une opération militaire en Syrie. Cinquante-neuf missiles tirés depuis deux navires ont détruit une base aérienne syrienne, en réponse à l’attaque chimique du 4 avril attribuée au régime de Damas. Vladimir Poutine dénonce « l’agression contre un pays souverain ». Hollande et Merkel jugent que « le recours continu d’Assad aux armes chimiques et aux crimes de masse ne peut rester impuni ».

 

 

·         FRANCE

 

Accusé par des jeunes, l'évêque de Dax démissionne

 

BORDEAUX (Reuters) - L'évêque d'Aire et Dax dans les Landes, Hervé Gaschignard, a présenté sa démission à la demande du Vatican pour avoir eu des attitudes et des paroles déplacées vis-à-vis de jeunes, a annoncé jeudi l'archevêque de Bordeaux.

   Jean-Pierre Ricard "se tient à la disposition de la justice pour toutes les informations qu’il a pu avoir concernant ces événements. Mais, à notre connaissance et à ce jour, aucune plainte n'a été déposée", peut-on lire dans un communiqué.

   Le cardinal avait reçu le 21 mars deux personnes du diocèse en contact avec des jeunes. Elles lui ont fait part "de leurs interrogations et même du malaise ressenti devant des attitudes et des paroles de Mgr Hervé Gaschignard vis-à-vis de jeunes. Son comportement a provoqué émotion et trouble chez un certain nombre de ces jeunes, qui en ont parlé à leur famille".

   Hervé Gaschignard "très affecté" a "souhaité prendre du recul et un temps de repos", selon un communiqué du 31 mars.

Dans un communiqué distinct, la conférence des évêques de France indique que le pape François a accepté jeudi la démission de Mgr Hervé Gaschignard et précise que l'épiscopat français "mesure la gravité" de cette décision.

·         INTERNATIONAL

 

Bachar al Assad : "pas d'autre choix que la victoire"

 

BEYROUTH (Reuters) - Le président syrien Bachar al Assad déclare dans une interview publiée jeudi qu'il n'y a "pas d'autre choix que la victoire" dans la guerre civile qui ravage la Syrie depuis six ans, expliquant ne rien attendre des pourparlers de paix qui se tiennent par intervalles à Genève et à Astana au Kazakhstan.

Dans cette interview, accordée au quotidien conservateur croate Vecernji List (Journal du soir) et diffusée par l'agence de presse syrienne Sana, Assad n'est pas interrogé sur l'attaque chimique de mardi dans la province d'Idlib qui a fait au moins 70 morts.

Le président américain Donald Trump a accusé Bachar al Assad d'avoir "dépassé les limites" avec l'attaque de Khan Cheikhoune, attribuée par les pays occidentaux au régime syrien. L'interview semble avoir été accordée avant ces événements.

Le gouvernement syrien a démenti être à l'origine de l'attaque. La Russie, son principal allié, affirme que les morts ont été causés par une fuite dans un dépôt d'armes où les rebelles fabriquaient des armes chimiques, après une frappe aérienne syrienne. Les rebelles ont démenti cette version.

Bachar al Assad semble inattaquable militairement dans les secteurs de l'ouest de la Syrie où il a consolidé son pouvoir avec l'aide décisive de l'armée russe et des milices soutenues par l'Iran chiite.

Dans l'interview diffusée jeudi, Bachar al Assad réaffirme son objectif d'infliger une défaite totale à l'insurrection. Il réaffirme aussi son rejet de création d'un Etat fédéral réclamé par les groupes kurdes dans le nord de la Syrie.

"Comme je l'ai dit il y a un certain temps, nous avons un grand espoir qui augmente. Et cet espoir est construit sur la confiance, car, sans confiance, il n'y aurait pas d'espoir. Dans tous les cas, nous n'avons d'autre choix que la victoire", déclare le président syrien.

"LE SENS PERVERTI DU DJIHAD"

"Si nous ne remportons pas cette guerre, cela voudra dire que la Syrie sera rayée de la carte. Nous n'avons pas d'autre choix que de faire face à cette guerre et c'est la raison pour laquelle nous sommes confiants, nous sommes persévérants et nous sommes déterminés", a-t-il déclaré.

Les rebelles ont ces dernières semaines lancé deux grandes offensives contre les forces gouvernementales en attaquant la capitale Damas et au nord de la ville de Hama. L'armée syrienne affirme que ces deux offensives ont été repoussées.

Evoquant ces offensives, Bachar al Assad déclare que "l'opposition qui existe est une opposition djihadiste dans le sens perverti du djihad".

Le gouvernement syrien qualifie tous les groupes qui le combattent de "terroristes" et les accusent de prendre leurs ordres à l'étranger, notamment en Turquie, en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis.

"C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas, dans la pratique, parvenir à un résultat concret avec cette partie de l'opposition (par des discussions)", déclare le président syrien. "La preuve en est que, lors des négociations à Astana, ils ont lancé leur attaque des villes sur les villes de Damas et Hama et d'autres parties de la Syrie, répétant le cycle du terrorisme et le meurtre d'innocents."

Les négociations d'Astana ont été lancées sous l'égide de la Russie et de la Turquie, laquelle soutient l'opposition au président Assad. Les deux pays ont mis en place une trêve entre l'armée syrienne et les rebelles qui a été violée depuis.

D'autres discussions, sous l'égide de L'Onu, se tiennent régulièrement à Genève mais elles n'ont rien donné.

·         FRANCE

 

Fillon réitère ses accusations contre le "cabinet noir"

 

PARIS (Reuters) - François Fillon a réitéré jeudi ses accusations contre un "cabinet noir" présumé qu'il estime être à l'origine des révélations sur les emplois potentiellement fictifs de membres de sa famille, mettant à nouveau en cause François Hollande et menaçant de poursuites judiciaires.

"Cette opération a été montée, je le prouverai", a déclaré le candidat de la droite et du centre sur France Inter.

"Le moment venu, je poursuivrai tous ceux qui sont à l'origine de cette affaire", a-t-il ajouté en précisant disposer de "toutes les indications" qui lui permettront "de poursuivre ceux qui ont fait ça".

"J'ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents. Parce qu'il ne faut pas croire que je vais lâcher les accusations que j'ai lancées contre ceux qui ont déclenché cette affaire", a lancé François Fillon.

Le député de Paris, qui avait déjà laissé entendre que François Hollande pourrait être à l'origine de ce dossier, a de nouveau mis en cause le chef de l'Etat. A la question "c'est François Hollande qui a déclenché l'affaire ?", il a répondu "oui, bien sûr".

François Fillon, qui a menacé d'un procès Philippe Poutou lors du débat télévisé mardi soir entre les onze candidats à la présidentielle, après les allusions du candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) sur les affaires dans lequel le nom de l'ex-Premier ministre est évoqué, a réaffirmé sa position.

"Je me réserve la possibilité de poursuivre toute personne qui piétine ma présomption d'innocence", a-t-il indiqué.

Réagissant sur France info aux propos de François Fillon, le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a dénoncé "des accusations diffamatoires".

"Il n'y a jamais eu de cabinet, ni noir, ni blanc, ni gris, ni jaune, jamais !", a-t-il déclaré.

François Fillon, pour l'instant distancé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron dans les sondages, et talonné par Jean-Luc Mélenchon, a été mis en examen, notamment pour détournement de fonds publics, dans l'enquête sur ces soupçons d'emplois fictifs familiaux.

Son épouse, Penelope Fillon, a également été mise en examen dans ce dossier, ainsi que son ancien suppléant à l'Assemblée, Jean-Marc Joulaud.

·         FRONT NATIONAL

 

 

Le trésorier de Marine Le Pen se déchaîne sur Facebook

Derrière sa page Facebook officielle et lisse, le trésorier du microparti de Marine Le Pen étale ses idées radicales sur plusieurs comptes anonymes. Mediapart et Marianne ont retrouvé les multiples pages Facebook d'Axel Loustau, bien loin de la fameuse « dédiabolisation » de la candidate du FN.

·         FRANCE

 

La famille corse qui murmure à l’oreille de Macron

 

 

Macron se rend en Corse ce vendredi. Sur l'île, un de ses amis et soutiens, Pierre Ferracci, PDG du groupe Alpha, a bâti deux grandes villas avec piscine jugées illégales. Il comparaîtra devant la cour d’appel de Bastia le 24 mai.

 

·         ÉCONOMIE

 

Fessenheim: Il faut respecter la loi de transition énergétique, déclare Sapin

 

PARIS (Reuters) - La centrale de Fessenheim doit être fermée parce qu'il faut respecter la loi de transition énergétique, qui plafonne la production d'énergie d'origine nucléaire en France, a déclaré jeudi le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin.

"Une loi a été votée, la loi de transition énergétique. C'est une très bonne loi. Elle doit être appliquée, elle doit être respectée par tous, c'est l'intérêt de la France", a-t-il dit sur BFM TV et RMC.

Le conseil d'administration d'EDF se réunit jeudi pour acter la fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille centrale du parc nucléaire français. Mais sa décision, déjà critiquée par les salariés, pourrait se heurter aux réticences des administrateurs indépendants du groupe, inquiets de l'impact financier d'une telle décision, qui auront le dernier mot.

Pour Michel Sapin, l'Etat, qui détient plus de 80% du capital d'EDF, doit pouvoir imposer ses vues. "Qui peut penser l'inverse ?", a-t-il indiqué.

Il a ajouté que l'Etat avait respecté ses engagements vis-à-vis d'EDF en assumant sa part de l'augmentation de capital de quatre milliards d'euros que l'électricien vient de boucler.

Mercredi, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a mis en garde les administrateurs d'EDF contre toute décision négative sur la fermeture de Fessenheim, qui "serait un coup porté à EDF (...) pour des raisons idéologiques."

·         POLITIQUE

 

Affaires: des journalistes et des magistrats ciblés par des menaces de mort

 

 

 

Les enquêtes journalistiques et judiciaires exaspèrent certains. Les rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart ainsi que les bureaux de quatre magistrats du pôle financier en charge de l’affaire Fillon ont reçu une lettre de menaces accompagnée d’une balle de .22 Long Rifle.

07 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         INTERNATIONAL

 

Moscou accuse les rebelles après l'attaque de Khan Cheikhoune

 

MOSCOU (Reuters) - La contamination aux gaz observée mardi dans le village syrien de Khan Cheikhoune est imputable à des fuites provenant d'un dépôt d'armes chimiques appartenant aux rebelles et bombardé par les forces gouvernementales syriennes, a déclaré mercredi le ministère russe des Affaires étrangères.

"Hier, de 11h30 à 12h30, heure locale, l'aviation syrienne a conduit une frappe contre un important dépôt de munitions des terroristes (...) à Khan Cheikhoune", a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Igor Konochenkov.

"Sur l'emplacement du dépôt, il y avait des ateliers de fabrication d'armes chimiques", a-t-il encore affirmé.

Selon lui, ces armes ont été utilisées l'année denière par les rebelles à Alep. "Les symptômes d'empoisonnement des victimes de Khan Cheikhoune montrées sur les réseaux sociaux sont les mêmes que ceux qui ont été vus à l'automne dernier à Alep."

Le Conseil de sécurité des Nations unies a annoncé qu'il se réunirait mercredi à 14h00 GMT. Auparavant, la France avait, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, réclamé la tenue d'une telle réunion d'urgence.

Les bilans diffèrent selon les sources. Selon l'Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM), un groupement d'organisations internationales basé à Paris qui finance des hôpitaux en Syrie, il y aurait eu 100 morts et 400 personnes intoxiquées.

·         FRANCE

 

Information judiciaire sur la sécurité après l'attaque de Nice

 

PARIS (Reuters) - Une information judiciaire sur d'éventuelles failles du dispositif de sécurité mis en place le soir de l'attentat de Nice, qui a fait 86 morts le 14 juillet, a été ouverte, a annoncé mercredi le procureur de la ville.

Les plaignants, parents d'un enfant de quatre ans tué lors de l'attaque au camion-bélier, estiment que la sécurité prévue par l'Etat et la mairie sur la promenade des Anglais "était manifestement insuffisante", a précisé Jean-Michel Prêtre à Reuters, confirmant une information de France Bleu Azur.

Le magistrat avait dans un premier temps classé leur plainte sans suite, le 19 janvier, considérant qu'aucun élément ne pouvait constituer une infraction pénale.

Les parents avaient alors déposé un recours contre cette décision en s'adressant directement au doyen des juges d’instruction et en se constituant partie civile.

"Dans ce cadre, j'ai dû vérifier que leur plainte était légitime. Il n'y a aucune raison pour que le parquet s'y oppose", avait estimé Jean-Michel Prêtre, lundi, devant la presse.

Deux juges d'instruction ont été nommés par le tribunal de grande instance de Nice pour mener l'information judiciaire.

·         FRANCE

 

Rachline reconnaît avoir été salarié de la région Nord

 

PARIS (Reuters) - David Rachline, proche collaborateur de Marine Le Pen, a reconnu mercredi avoir été rémunéré pendant trois mois par le conseil régional de Nord-Pas-de-Calais, tout en affirmant que l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs du parti d'extrême droite relevait de la manoeuvre politique.

Le Canard enchaîné révèle que le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire sur des fraudes présumées destinées, notamment, à préparer la présidentielle de 2012 avec des fonds normalement alloués au travail des élus régionaux.

Les enquêteurs ont commencé à travailler sur le sujet en janvier 2016, à la suite d'un courrier anonyme portant sur trois emplois potentiellement fictifs, a précisé le procureur de Lille, joint par Reuters.

Selon le Canard enchaîné, l'un des emplois suspects a été occupé par David Rachline, à une époque où celui-ci siégeait au conseil Municipal de Fréjus (Var) et au conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur, à l'autre bout de la France.

"Ça a duré trois mois (...), le contrat dans la région du Nord-Pas-de-Calais, et c'était il y a sept ans", a répondu l'actuel directeur de campagne de Marine Le Pen sur la chaîne LCP, sans plus de précision sur la nature de son travail.

"Et aujourd'hui, on vient faire du bruit autour de ce dossier à 15 jours du premier tour de l'élection présidentielle", a-t-il poursuivi. "On aurait souhaité mettre sur écoute le directeur de campagne de la première opposante au système, on ne s'y serait pas pris autrement."

"Tout le monde sait que je travaille depuis longtemps avec Marine, ça ne surprendra personne", a encore dit David Rachline.

Le FN est soupçonné, dans une enquête distincte instruite à Paris, d'avoir mis sur pied un système similaire de fraude au Parlement européen, qui aurait consisté à rémunérer des employés du parti avec des fonds publics.

·         JUSTICE

 

Pédophile condamné, Bruno est resté professeur pendant des années

 

 

Déjà condamné pour détention d'images pédopornographiques en 2006, un professeur d'éducation physique d'Ille-et-Vilaine a pu continuer d'exercer pendant des années comme si de rien n'était – y compris après une perquisition en 2011 attestant qu'il avait récidivé. Ce mardi, il comparaissait devant le tribunal pour une agression sexuelle sur son fils. L'audience a mis en relief les défaillances de la justice et de l'éducation nationale.

 

·         SOCIAL

 

A LCL, ces suicides que la direction ne veut pas voir

 

 

Entre septembre 2016 et mars 2017, quatre salariés de la banque LCL (ex-Crédit lyonnais) se sont suicidés ou ont tenté de le faire. Dans cette filiale du groupe Crédit Agricole qui vit au rythme des restructurations massives, les risques psychosociaux sont préoccupants. Face aux alarmes lancées depuis plusieurs années par les syndicats et les médecins du travail, la direction pratique l’omerta.

 

·         ASILE

 

Le préfet des Alpes-Maritimes condamné pour «atteinte grave au droit d’asile»

 

 

Saisi du cas d’une famille érythréenne empêchée de déposer sa demande d’asile, le tribunal administratif de Nice a enjoint le 31 mars 2017 au préfet des Alpes-Maritimes d’enregistrer sa demande dans les trois jours. La famille a été à nouveau interpellée lundi, alors qu’elle tentait de rejoindre Nice pour déposer son dossier.

 

·         FRANCE

 

Information judiciaire sur la mort de Shaoyao Liu

 

PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert mercredi une information judiciaire pour faire la lumière sur la mort d'un père de famille chinois tué fin mars lors d'une opération de police à Paris, a-t-on appris de source judiciaire.

Cette enquête a été ouverte contre X du chef de "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l'autorité publique, avec usage d'une arme", précise-t-on de même source.

La mort de Shaoyao Liu, dans des circonstances controversées, a amené la Chine à réclamer des explications au consul général de France à Pékin et soulevé l'indignation de la communauté chinoise.

Plusieurs manifestations ont eu lieu à Paris depuis le soir de l'incident, le 26 mars, pour réclamer justice, dont l'une a rassemblé dimanche dernier environ 6.000 personnes sur la place de la République, à Paris.

Les deux versions de la mort de Shaoyao Liu, celle de la police et celle de la famille, divergent du tout au tout.

Selon la version des policiers, rapportée par une source judiciaire, la brigade anti-criminalité s'est rendue dans un immeuble du XIXe arrondissement de Paris car cet homme, âgé 56 ans, déambulait dans les parties communes avec une arme blanche.

A son appartement, où il vivait avec sa femme et quatre de ses cinq enfants, le ressortissant chinois aurait accueilli les trois policiers, ciseaux en main, et essayé de porter un coup au thorax de l'un d'entre eux, puis un autre à la tête.

Un des policiers aurait alors ouvert le feu pour protéger son collègue.

 

Selon la famille, les forces de l'ordre sont entrées dans l'appartement familial sans raison puis ont tiré sans sommation, alors que Shaoyao Liu était en train de découper un poisson avec des ciseaux.

06 AVRIL

 

·         LA UNE 

·         FINANCEMENT DE LA VIE POLITIQUE

 

Les affaires convoquées aux pupitres de Fillon et Le Pen

 

 

Contrairement au premier débat, François Fillon et Marine Le Pen n’ont cette fois-ci pas échappé aux questions sur les affaires. Et c’est sur ce sujet que les deux candidats ont été le plus mis en difficulté par leurs adversaires.

 

·         FRANCE

 

Philippe Poutou, l’irruption du réel

 

 

Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste a bousculé le débat. Considéré comme « petit candidat », il s’est montré au naturel comme le représentant de la classe ouvrière, porteur de la voix des gens normaux pour s’en prendre aux politiques professionnels.

 

·         FRANCE