Un cigare est un cylindre formé de feuilles de tabac : une feuille à rouler est enroulée en spirale sur d'autres feuilles pliées, roulées (ensemble que l'on nomme « liga » ou « ligada » pour les Cubains), ou hachées en petits morceaux (pour les cigares de moindre qualité). Le bout appelé « pied » est porté à incandescence, et l'autre extrémité, que l'on coupe, est appelée « tête ». Le mode de consommation vise soit à inhaler la fumée produite, soit à la garder en bouche. Les effets du tabac sur la santé sont nombreux et favorisés par la dépendance liée à la nicotine. Ils comportent notamment un risque de survenue de cancers et de maladies cardiovasculaires.

Comme beaucoup de substances organiques végétales, les cigares s'humidifient ou se dessèchent en prenant ou rendant de l'humidité à l'atmosphère ambiante.

 

 

L'Histoire du

 

Cigare Cubain

1492
Christopher Colomb, découvre le nouveau monde. Rodrigo de Jerez et Luis de Torres débarquent à Cuba. A leur retour ils notent: " Ces envoyés ont rencontré un grand nombre d'Indiens, des hommes et des femmes qui tenaient un morceau de bois fumant avec lequel ils allumaient certaines herbes pour se parfumer avec, selon leurs tradition"

1493
Dès son retour en Europe, l'envoyé espagnol Luis de Torres, ayant allumé ces étranges feuilles de tabac ramenées du Nouveau Monde, fut arrêté et condamné à 10 années d'emprisonnement pour sorcellerie.


1519
Cortez arrive à Mexico où il est confronté aux Aztèques, qui sont également des fumeurs de tabac mais qui mettent les feuilles dans des pipes.


1520
Le tabac transite en Europe par les ports espagnols de Séville), Cadiz, Carthagène et Moguer ainsi que par le port de Lisbonne au Portugal.


1525
La première documentation écrite, faisant les louanges du tabac, le fut par Jean d'Ango, un fameux constructeur de navires qui disait:
« J'ai rencontré hier un vieux marin avec qui j'ai bu un pot de vin de Bretagne. Tout en buvant, il prit soudainement de sa sacoche un objet en argile qui m'a semblé à première vue être un genre d'encrier d'écolier. On aurait dit un encrier avec une longue tige et une petite bouche qu'il remplit avec des feuilles d'arbres marron, qu'il avait préalablement écrasées dans ses paumes, puis y mit le feu au moyen de bois sec. Puis ayant mis cette pipe entre ses lèvres, il se mit à aspirer de la fumée dans sa bouche, ce que je trouvais assez stupéfiant. Il m'informa que les portugais lui avaient appris cela, l'ayant eux-mêmes appris d'indiens mexicains. Ils appelaient cela « fumer » et me dit que cette fumée aiguisait les sens et donnait d'heureuses pensées. »

 

1530
Le tabac servit de première monnaie d'échange pour le commerce côtier africain des marchés d'esclaves

 

 

1542
Bartolomé de Las Casas, un écrivain dominicain, écrivit dans son Breve Relacion dela Destrucion de las Indias (Une brève notice sur la destruction des Indiens, donne une description plus précise du tabac: « C'était des herbes séchées roulées dans une sorte d'enveloppe séchée également, formant une sorte de fusée de papier, tel que les enfants en préparaient pour la fête de la Pentecôte. On les allumait à un bout et les suçaient par l'autre, absorbant ainsi une fumée que l'on inhalait. Cette fumée les empêchait, disaient-ils, de se sentir somnolents. Ces « fusées » où quel que soit le nom que l'on veut bien leur attribuer, étaient appelées par eux « Tabacs ».

1556
Les premiers plants de tabacs furent plantés en Angoulême par André Thevet, un moine de l'ordre des Cordelier.


1560
Jean Nicot découvre les mystérieux pouvoirs de guérison des feuilles de tabac et soigne la Reine en lui administrant du tabac sous formes d'inhalations pour la soulager de sévères migraines.


1567

Jean Liébault, fils d'un fameux imprimeur, en publiant Agriculture et Maison Rustique, se réfère officiellement au plan de tabac comme « Nicotiana » en hommage à Jean Nicot, qui le premier avait étudié ce plan, acquis des jardins royaux du Portugal.


1580
Les anglais amènent le tabac en Russie et les Italiens en Turquie.


1590
Le tabac atteint les côtes nipponnes grâce aux navigateurs portugais.

 

1595
L'Empire Mogol Indien introduit ses plants de tabac au Maroc, en Perse, en Egypte et aux Philippines.


1610
Sir Francis Bacon (Fig. 14) écrit que le tabac devient une habitude, dont il sera difficile de se débarrasser.

1612
John Rolfe le fameux époux de la Princesse Pocahontas
introduit le tabac en Virginie.


Suite à un décret du roi d'Angleterre Philippe III , l'île de Cuba devient le centre d'expédition de tabac pour tout l'Empire espagnol incluant le Costa Rica, le Mexique et les Iles Canaries.


1717
Madrid construit la première usine de tabac à Cuba pour des exportations à destination de Séville.


1729-1796

La Grande Catherine était une adepte du cigare. Pour ne pas jaunir ses doigts à cause du tabac, on lui prête la première invention de la bague au tour du cigare.


1748-1753
Cuba exporte une moyenne de 800 tonnes de tabac vers l'Espagne.


1779

Le Pape Pie VI autorise un fabricant allemand de produire des
« bâtonnets de tabac » (Bastoni di tabacco).


1788

La production et la distribution de cigares commence en Allemagne. Le cigare est considéré comme le dernier cri du bien-être réservé à la bourgeoisie.

 

1810
Les Etats Unis rejoignent le marché en roulant un cigare de 30cm en Pennsylvanie.

 

 

1816
La France rejoint le marché du cigare, puis l'Autriche qui nomme ses cigares « Virginien » pour le marché américain.


1827
Don Jaime Partagás fonde sa société de tabac qui existe toujours à la Havane.

1834
Por Larranaga (Fig. 22) apparaît comme marque de cigare cubain.


1837
Ramón Allones (Fig. 23) apparaît comme marque de cigare cubain, alors que la production totale de Cuba atteint les 6.000 tonnes.


1840
Manuel López de Cuba enregistre « Punch » (Fig. 24) comme marque pour faciliter son implantation sur le marché anglais.

Le nom cubain Havane, tiré du nom de la capitale de Cuba donne son nom au « puro » ou « cigare ».


1844
H.Upmann (Fig. 25) et Partagás (Fig. 26) enregistrent officiellement leur marque.


1848
El Rey del Mundo (Fig. 27) et Sancho Panza (Fig. 28) sont enregistrés comme marques par le grossiste allemand Emilio Ohmstedt.


1850
Romeo y Julieta (Fig. 29) est créé par Inocenci Alvarez et Manin Garcia.


1851
Le catalan José Gener fonde Hoyo de Monterrey (Fig. 30).

Les bagues de cigares (Fig. 31) font leur apparition et les sociétés de tabac sont bientôt commandités par des politiciens fameux, des artistes et de grandes figures de la société.


1920s
Bonnie et Clyde (Fig. 32) fumaient des cigares cubains lorsqu'ils ravageaient le Sud Est américain durant la crise.


1935
Montecristo (Fig. 33), la marque la plus populaire est créée.


1959
Lors de la révolte castriste, Castro nationalise l'industrie du tabac et la place sous les puissants auspices d'une société parastatale « Cubatabaco ».


1963
Cohíba (Fig. 34), un terme utilise par les indiens Taino pour décrire les cigares et le tabac en général, est lancé comme nom de choix du cigare exclusif de Fidel Castro (Fig. 35) et des amis de la Révolution.

 

1992
La Ligne Siglo 1492 est lancée afin de commémorer l'anniversaire du 5ème siècle de la découverte du tabac par Christophe Colomb.

  

1992
La Ligne Siglo 1492 (Fig. 36) est lancée afin de commémorer l'anniversaire du 5ème siècle de la découverte du tabac par Christophe Colomb.

Le plus grand club de fumeuses de cigares, Le George Sand Society est fondé à Santa Monica, Californie. La fameuse écrivain française George Sand (1804-1870) était connue pour arpenter Paris en pantalon d'hommes, portant cravate et fumant le cigare (Fig. 37), quelquefois jusqu'à 7 par jour !


2000
Les premières séries de Edición Limitada (Fig. 38) sont mis en vente et incluent les marques de Romeo y Julieta Exhibición No.2 Double Corona, de Partagás Pirámides et des Montecristo Robustos. Ces cigares se remarquent par leur cape huileuse, foncée ou maduro et sont d'excellente façon. Une bague supplémentaire y est ajoutée, marquant la date de la série de ces Edición.


2001
Année de présentation de la seconde série d'Edición Limitadas. Celles-ci incluent les Hoyo Particulares, les Partagás Série D No.3, les Cohíba Pirámides, les Montecristo Double Corona ainsi que les Romeo y Julieta Robustos.


2002
Cohíba met en vente un humidor commémoratif, le X Anniversary Linea 1492 (Fig. 39), pour célébrer le 10 ème anniversaire. Depuis la mise en circulation de cet Humidor, 500 pièces ont été produites, chacune contenant la sélection 1492, soit: Siglo I, II, III, IV, V, avec en supplément le nouveau Siglo VI.


2003
Le Siglo VI (Fig. 40) est mis en vente individuellement, en quantité limité, comme membre de la collection Cohíba. Connu comme « Canonazo », ce cigare exclusif mesure 150mm avec un diamètre 52.

C'est également l'année de la troisième série des Edición Limitadas, qui sont mis sur le marché, incluant les Romeo y Julieta Hermosos No.1, les Partagás Série D No.2, le Hoyo de Monterrey Pirámides, le Montecristo « C » ainsi que les Cohíba Double Coronas.


2004
Edmundo, tiré du prénom du célèbre Comte de Montecristo est mis sur le marché (Fig. 41). Comme la dernière et première nouveauté de Montecristo, depuis plus de 30 ans ! Avec un large diamètre de 52 et une longueur de 135mm. ou 5,3 inches.

La même année, la quatrième série des Edición Lmitadas (Fig. 42) voit le jour, ajoutant à son palmarès les Romeo y Julieta Hermosos No.2 et les Partagás Série D No.1.