Belgique

La Belgique, en forme longue royaume de Belgique, en néerlandais België et Koninkrijk België, en allemand Belgien et Königreich Belgien, est un pays d’Europe de l'Ouest, bordé par la France, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Luxembourg et la mer du Nord. Politiquement, il s'agit d’une monarchie constitutionnelle fédérale à régime parlementaire. Elle est l’un des six pays fondateurs de l’Union européenne dont elle accueille, dans sa capitale Bruxelles, les principales institutions (le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne), ainsi que celles d’autres organisations internationales comme l’OTAN. La Belgique couvre une superficie de 30 528 km2 avec une population de 11 358 357 habitants au 1er janvier 2018, soit une densité de 372 habitants/km2.

Située à mi-chemin entre l’Europe germanique et l’Europe romane, la Belgique abrite principalement deux groupes linguistiques : les néerlandophones, membres de la Communauté flamande (qui constitue 57 % de la population), et les francophones, membres de la Communauté française (qui représente 43 % des Belges). De plus, il y a également un petit groupe de germanophones, officiellement reconnu, qui forme la Communauté germanophone. Les deux plus grandes régions belges sont la région néerlandophone de Flandre au nord et la région francophone de Wallonie au sud. La Région de Bruxelles-Capitale, officiellement bilingue, est une enclave majoritairement francophone dans la Région flamande. La Communauté germanophone se situe dans l’est de la Wallonie. La diversité linguistique de la Belgique et ses conflits politiques connexes sont reflétés dans son histoire politique et son système de gouvernement complexe.

 

Historiquement, la Belgique, le royaume des Pays-Bas et le grand-duché de Luxembourg étaient connus, aux xve-xviie siècles, sous le nom de Pays-Bas, région qui correspondait à un territoire un peu plus vaste que l’actuel Benelux, puisque les régions de Lille, Arras, Douai, Valenciennes, Montmédy, Thionville… en faisaient encore partie. La région était généralement qualifiée de Belgica dans les documents rédigés en latin, d’après les deux provinces romaines de Gallia Belgica, centrées sur les villes de Trèves et de Reims, et qui couvraient une partie de la Belgique ainsi que le nord de la France. De la fin du Moyen Âge jusqu’au xviie siècle, le territoire correspondant à la Belgique était un centre commercial et culturel prospère et relativement cosmopolite dans les principales villes. Du xvie siècle jusqu’à la Révolution belge en 1830, quand la Belgique fit sécession des Pays-Bas, le territoire belge fut le théâtre de nombreuses batailles - essentiellement diplomatiques - entre différentes puissances européennes, ce qui l’amena à être qualifié de « Champ de Bataille de l’Europe », une réputation qui fut renforcée par les Guerres mondiales. Depuis son indépendance, la Belgique participa à la révolution industrielle et, durant le cours du xxe siècle, elle posséda plusieurs colonies en Afrique. La deuxième moitié du xxe siècle a été marquée par des tensions entre les Flamands et les Wallons en raison des différences de langues et du développement économique inégal des deux régions. Ce conflit a mené à plusieurs réformes de grande envergure, dont une transition d’un État unitaire à un État fédéral.

L’histoire des bières

belges en quelques

dates

Poursuivons par quelques anecdotes historiques, afin de résumer ce long cheminement qui a conduit nos chers amis belges à devenir les rois de la bière, titre qu’ils se disputent avec leurs voisins allemands et anglais.

Sans remonter dans les plaines de Mésopotamie il a 8000 ans, lors de l’élaboration des premières versions de bières, (versions qui s’apparentaient davantage à de la pâte à crêpes qu’à notre bière d’aujourd’hui), cette tradition s’enracine au moyen-âge, en 1308 plus précisément, data à laquelle la fameuse Guilde des Brasseurs de Bruges voit le jour.

Un peu comme les chevaliers de la table ronde, les brasseurs s’organisaient en guildes, chacune avec ses points distinctifs et plus-values aromatiques, chaque recette avec ses ingrédients secrets, qu’elle protégeait jalousement.

Puis, en 1851, tout ce savoir-faire va largement se diffuser grâce au Traité sur la Fabrication des Bières et la Distillation des Grains. Un grand coup de pied aux traditions et une vulgarisation sur les méthodes de fabrication de la bière.

En 1869, on compte 200 brasseries en Belgique. Depuis ce jour, de plus en plus de brasseries ont vu le jour, avec un petit passage à vide pendant le Deuxième Guerre Mondiale, situation géopolitique oblige.

En 1954, on brasse la première Leffe, en 1966, nous assistons à la naissance de la première bière blanche, la fameuse Hoegaarden. Les années 70 sont marquées par les débuts des premières micro-brasseries, en 1982 née la première Chouffe, produite à seulement 47 litres.

En 2012, la Belgique produit quasiment 20 millions d’hectolitres de bière, dont 60% sont exportés, pour notre plus grand plaisir.

 

 

Bière belge : histoire et origines

Fin 2016, La Belgique a obtenu que la culture de la bière en Belgique rentre au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.1 Il est vrai que nos voisins belges sont connus dans le monde entier pour le nombre remarquable de bières qu’ils produisent.2 De par la variété de leurs saveurs, leurs couleurs, et leurs modes de fabrication, les bières belges se déclinent sous tous les styles.

Mais pourquoi et comment la Belgique est-elle devenue le « pays de la bière » ? Nous vous proposons une petite plongée au cœur d’une tradition brassicole vieille de plusieurs siècles !

 

 

Un peu d’histoire :

Au Moyen-âge, l’eau était souvent contaminée. Les moines ont donc commencé à utiliser leurs connaissances en agriculture pour produire du vin. Le climat belge étant peu propice à la culture du raisin, les moines du plat pays, se sont naturellement orientés vers la production de bière.

 

Pour s’assurer de la qualité des  bières, des règles sont progressivement mises en place. Les bières belges gagnent en notoriété. Les 2 guerres mondiales et la crise économique vont néanmoins contrarier cette dynamique car de nombreuses brasseries belges mettent la clef sous la porte. En 1946, seul ¼ des brasseries belges a survécu ! Néanmoins, les brasseurs belges ne se sont pas laissés aller et dans les années 70, la bière belge connait un second souffle : le grand public la redécouvre.

 

Aujourd’hui, les bières belges demeurent reconnues dans le monde entier pour leur diversité impressionnante: fortes, fines, typiques, d’abbaye, trappistes, aromatisées, lagers… On a presque du mal à s’y retrouver ! Pas très étonnant lorsque l’on sait que le Belgique compte près de 1100 marques de bières pour environ 160 brasseries !

 

Mais s’il y a une chose importante à retenir c’est que la Belgique demeure le pays où la tradition des bières monastiques s’est perpétuée à travers les siècles. Il existe d’ailleurs différentes sortes de bières monastiques : les plus connues sont les bières d’abbaye et les bières trappistes.

 

 

Bière trappiste et bière d’Abbaye mais quelle est la différence ?

 

Bière d’abbaye ou bière trappiste ? La confusion est fréquente. Nous vous aidons à démêler le vrai du faux !

 

 

Les bières d’Abbaye

Les bières d’Abbaye sont des bières ayant un lien avec une Abbaye existante ou ayant existé. Grimbergen, par exemple, est une bière d’Abbaye. Elle est développée en collaboration avec les pères Prémontrés. Ces derniers vivent toujours dans l’Abbaye de Grimbergen située dans une petite ville des Flandres en Belgique. 

 

Les bières trappistes

Les bières trappistes sont des bières d’abbaye spécifiques. Ces dernières sont en effet brassées au sein des abbayes dites « trappistes » (c’est-à-dire appartenant à l’ordre cistercien de la stricte observance) par ou sous le contrôle des moines trappistes. Cette appellation est très contrôlée et seules 10 brasseries dans le monde (dont 6 belges) peuvent produire de la bière trappiste. Pour découvrir davantage ces bières d’exception, partez sur la piste des bières trappistes !

 

 

 

 

Bières belges

La Belgique est le paradis des amateurs de bière, avec plus de 1500 variétés différentes, dont beaucoup ont leurs propres verres personnalisés dans lesquels la bière -et uniquement la bière- peut être servie. La forme de chaque verre est pensée pour rehausser la saveur de la bière pour lequel il a été conçu. Cette stricte distinction des verres à bière peut passer pour du snobisme, mais en Belgique, on ne rigole pas avec la bière! C'est dès le Moyen-Age que la Belgique acquiert une réputation inégalée en matière de bières. 

Les connaisseurs apprécient notamment leur variété, leur saveur et leur caractère: bière à la framboise, bière blanche, bière au chocolat, gueuze, bière à la cerise, bière brune, bière trappiste... et bien sûr lambic. Suite à une règlementation de l'Union européenne, la bière lambic ne peut être brassée que dans une petite zone de Belgique.

La combinaison d’une tradition brassicole vieille de plusieurs siècles et de la passion qui anime les brasseurs d’aujourd’hui, dans leur quête de la recette parfaite, a fait de la Belgique la capitale mondiale de bières exceptionnelles. Des bières au caractère unique et brassées selon un savoir-faire innovant. Pas étonnant donc que les brasseurs belges remportent régulièrement les plus grands concours internationaux.

Chaque naissance commence avec une femme

L’art brassicole remonte à la nuit des temps, plus précisément en 9 000 avant Jésus-Christ en Mésopotamie. Au fil des siècles, la bière a été introduite en Gaule passant par l’Égypte et l’empire romain. Le brassage étant à l’origine une tâche ménagère, les premiers brasseurs étaient des femmes.

Abbayes et moines

Au Moyen-âge, les abbayes ont concentré de nombreuses connaissances en matière d’agriculture et d’élevage,  et sur certains métiers artisanaux, notamment l’art brassicole. Les moines étaient autorisés à boire des quantités limitées de leur boisson régionale en raison de la très mauvaise qualité de l’eau potable. Dans le sud de l’Europe, le vin étant la boisson quotidienne, les moines de cette région axaient leurs activités sur la culture de la vigne et la vinification. Mais le climat de notre région n’étant pas propice à la production de vin, ses habitants se sont tournés vers l’activité brassicole. C’est donc grâce aux moines que le brassage de la bière, une activité domestique à l’origine, est devenu un véritable artisanat.

Gruyt et houblon

Au cours du Moyen-âge, les bières ont été aromatisées pour la première fois à l’aide d’un mélange à base de plantes appelé « gruit ». Les brasseurs devaient acheter ce mélange à la « gruithuis » (voir le Musée Gruuthuse à Bruges). Les abbayes étaient toutefois exemptées de cette obligation et ont opté pour le houblon pour ses propriétés de conservation de la bière. Au 11e siècle, l’abbaye bénédictine d’Affligem a joué un rôle essentiel dans l’introduction de la culture du houblon en Flandre. 

En 1364, l’Empereur Charles IV a promulgué le décret « Novus Modus Fermentandi Cerevisiam » destiné à améliorer la qualité de la bière avec sa « nouvelle » méthode brassicole qui imposait aux brasseurs l’usage du houblon. Ce décret était en vigueur dans l’ensemble du Saint-Empire romain de la nation germanique auquel appartenaient le Brabant et la Flandre impériale, la région située à l’est de l’Escaut. En Flandre, la région à l’ouest de l’Escaut, le droit d’utiliser le gruit a toutefois été maintenu. Cette distinction est à l’origine de la diversification de la culture brassicole belge. Les brasseurs de Flandre impériale et du Brabant produisaient de la bière à base de houblon, dont la durée de conservation était plus longue, tandis que les bières au gruit étaient toujours brassées en Flandre où les brasseurs acidifiaient leur production afin d’en permettre la conservation. C’est ainsi que sont apparues les bières rouge-brunes.

Premiers pas vers la qualité et l'export

De plus en plus de règles ont été introduites au 16e et au 17e siècle afin de garantir la qualité des bières. En Allemagne, le « Reinheitsgebot » (1516) précisait que seuls l’orge, le houblon et l’eau pouvaient intervenir dans le processus brassicole. À Hal, dans le Brabant flamand, une chronique datant de 1559 évoque un brassin pour la production de la bière « lambic ». Le brassage des bières régionales a débuté au 17e siècle, notamment la « gerstenbier » (bière d’orge) anversoise, la « Leuvense witte » (bière blanche de Leuven), les bières brunes de Diest et Audenarde et les « caves » (bières mises en celliers) à Lier. Progressivement, les brasseurs ont commencé à « exporter » leurs bières en dehors de leur région. 

La fin du 18e siècle a sonné le glas des privilèges réservés aux abbayes lorsqu’en 1783, l’Empereur Joseph II a ordonné leur dissolution car elles empiétaient sur les brasseries. Plusieurs abbayes et leurs brasseries ont par ailleurs été détruites au cours de la Révolution française. 

Le 19e siècle a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire de la bière avec l’introduction de la pils tchèque (1839). Le succès fut immédiatement au rendez-vous dans un monde jusqu’alors dominé par des bières (régionales) troubles et foncées. Au cours de la Révolution industrielle, les scientifiques ont approfondi leurs connaissances en matière de brassage et de culture de la levure en général.

Brassage pendant la guerre

La Première Guerre mondiale a donné le coup de grâce à plusieurs brasseries belges lorsque les troupes allemandes ont saisi les cuves en cuivre, leur matériel et leurs véhicules. Sur près de 3 200 brasseries, seule la moitié a subsisté. Et alors que les brasseries se relevaient doucement, elles ont subi un nouveau coup dur à la suite de la crise économique des années 1930 et de la Seconde Guerre mondiale. En 1946, seules 775 brasseries existaient encore. 

Dans les décennies qui ont suivi, de plus en plus de microbrasseries ont mis la clé sous la porte en raison d’une concurrence féroce et de coûts d’investissement élevés pour l’installation de nouveau matériel, tandis que les plus grandes brasseries ont renforcé leur marché national au moyen d’importantes acquisitions.

Bières de spécialité

Sous l’impulsion du mouvement Flower Power de la fin des années 1960, les bières spéciales belges ont été redécouvertes. En 1977, le gourou britannique de la bière, Michael Jackson (1942-2007) a définitivement popularisé la culture de la bière belge, générant une reconnaissance mondiale dans les années qui ont suivi. 

Entre 1985 et 2000, de grandes et moyennes brasseries se sont mises à fusionner et des microbrasseries locales ont ouvert leurs portes, axées majoritairement sur l’exportation, dans certains cas à la demande d’importateurs étrangers à la recherche de bières belges uniques. 

Depuis le début du siècle, l’intérêt envers des bières spéciales authentiques n’a cessé de croître. Aujourd’hui, les bières les plus connues et les plus populaires sont proposées par le secteur brassicole belge. Par ailleurs, les bières trappistes ont acquis un caractère de plus en plus exclusif en raison des quantités limitées produites au sein des monastères. Les bières spéciales uniques produites par des brasseries locales et familiales sont elles aussi populaires. Cette tendance s’est d’abord révélée pour les bières lambic mais elle s’étend à présent aux bières flamandes rouge-brunes, aux bières brunes, aux blondes fortes et aux bières fortement houblonnées. 

Depuis quelques années, des brasseurs passionnés commencent à partager leurs bières avec le public. Ils vendent directement leur production à leurs clients ou à des restaurants et bars locaux.

 

Les types de bières belges

Traditionnellement, la bière est produite à base d’eau, d’orge et de houblon.

Les ingrédients et le processus de brassage

On y ajoute parfois du blé afin de créer un arôme rafraichissant et citronné. De la levure est ajoutée au brassin issu de ce mélange, qui transforme alors les sucres en dioxyde de carbone et en alcool. Chaque brasserie dispose de sa propre souche de culture de levure, caractérisée par des propriétés spécifiques. Combinées à la sélection de différentes sortes de malts et de houblon, ces souches contribuent à définir le type de bière propre à leurs brasseries respectives. Les bières peuvent fermenter dans des tonneaux en bois ou subir une fermentation secondaire en bouteille.

Finishing touch

Plusieurs brasseries belges ajoutent des « céréales dures », telles que du riz et du maïs, afin de garantir le goût et l’équilibre de la bière. Bien entendu, le houblon est un ingrédient essentiel dans le processus brassicole car non seulement il confère à la bière son amertume, mais il contribue aussi à sa préservation. Outre les bières classiques au houblon amer, les brasseurs belges se tournent de plus en plus vers des variétés de houblon plus aromatiques afin de créer leurs saveurs typiques, généralement fruitées. Les brasseurs de lambic atténuent quant à eux l’amertume de leurs bières au moyen de houblon vieilli et séché. 

Suivant l’exemple des recettes médiévales à base de « gruit », les brasseurs ajoutent en plus du houblon diverses variétés d’herbes et d’épices afin de créer un goût plus particulier. La coriandre et le curaçao (écorce d’orange séchée) sont fréquemment utilisés pour donner aux bières spéciales une touche plus citronnée.

Les types de bières belges

Les bières et les types de bières sont classés selon la méthode de fermentation utilisée, soit quatre au total : basse, haute, spontanée et mixte. Les deux styles de bières uniques et typiquement belges sont celles issues de la fermentation spontanée et mixte.

 

Bière belge trappiste et d'abbaye

Trappiste est le nom de l'ordre de cisterciens de stricte observance, également connus sous le nom d'ordre trappiste. L'ordre doit son nom à l'abbaye de Trappe, située dans la région française de la Normandie. Il s'agit d'un ordre religieux de catholiques romans de moines contemplatifs reclus qui suivent de manière stricte la règle de St. Bénédict. De nombreuses règles ont été assouplies depuis qu'elles ont été écrites au 6ème siècle. Toutefois, un principe fondamental, selon lequel les monastères doivent subvenir eux-mêmes à leur besoins, est toujours observé par ces groupes. Suivant cette règle, la plupart des monastères trappistes produisent un grand nombre de produits qui sont vendus pour fournir des revenus au monastère. Ils sont probablement plus connus pour leurs bières, qui sont uniques dans le monde de la bière. 

Il y a douze brasseries trappistes dans le monde dont six se trouvent en Belgique: Westmalle, Westvleteren, Achel, Chimay, Orval et Rochefort. Leurs bières sont faciles à reconnaître grâce au logo hexagonal certifiant qu'il s'agit d'un authentique produit trappiste (
www.trappist.be), ce qui signifie que la bière a été brassée au sein des murs d'un monastère trappiste ou dans son proche voisinage sous la supervision de moines trappistes

La brasserie doit être d'importance secondaire au sein du monastère et il ne doit y avoir aucune intention de faire des bénéfices. Les marges sont dans cette philosophie moins importante et les moines trappistes ont moins de pression pour réduire leurs coûts. Ils n'ont aucun problème pour utiliser les meilleurs ingrédients, les plus coûteux, garantie d'un produit de première qualité. Le principal objectif est de couvrir les dépenses des moines trappistes, et ce qui reste doit être donné à une œuvre de bienfaisance. Boire une bière trappiste est par conséquent toujours un peu un acte de charité (en plus du plaisir qu'elle offre). 

L'association trappiste a un statut juridique, et son logo donne au consommateur certaines informations et garanties sur le produit. Le nom n'infère en aucun cas le type de bière. 
L'importante concentration de bières trappistes en Belgique est une partie importante de la spécificité de la culture belge de la bière.

 

La bière d'abbaye

La bière d'abbaye est également un dénominateur collectif (donc pas un type de bière spécifique) pour les bières dont la marque commerciale fait référence à une abbaye norbertine ou bénédictine existante ou dissoute. La bière n'a pas à être brassée dans une abbaye ou près d'une abbaye mais il doit y avoir un lien démontrable historique avec le site de l'abbaye auquel la bière se réfère. De plus la brasserie doit payer des royalties à l'abbaye et l'abbaye peut également contrôler la stratégie marketing et le matériel publicitaire. 

Afin de garantir que le nom ne soit pas utilisé à mauvais escient à des fins marketings, les brasseries et les ordres religieux ont créé un logo d'authenticité, qui dit ceci: « Erkend Belgisch Abdijbier » (bière d'abbaye belge reconnue, voir  
www.belgianbrewers.be). Pour utiliser le logo les bières doivent se conformer à un minimum de conditions. Il s'agit d'un label belge et il s'applique uniquement à la bière belge

Il est bon de savoir que chaque bière trappiste est également une bière d'abbaye étant donné que les conditions pour porter le logo Produit Trappiste Authentique sont plus strictes que celles pour une bière d'abbaye. Mais cela ne marche pas dans l'autre sens étant donné que les bières d'abbaye ne doivent pas être brassées près d'un monastère actif. Même si boire une bière d'abbaye est également un peu une bonne action étant donné que les royalties payés à la brasserie vont à des activités culturelles et/ou de bienfaisance.

Dubbel and Tripel beer

Ces termes proviennent d'une coutume du Moyen-Âge. La bière normale (ordinaire) était appelée « simple » et était bue par les travailleurs ordinaires et les moines. Cette bière était assez bien pour eux, mais les personnes plus respectées et plus fortunées souhaitaient un meilleur produit. Pour répondre aux désirs de ces clients fortunés les brasseurs ont créé une bière plus forte (en utilisant plus de malt). 

Les transporteurs et les propriétaires de bars ne savaient souvent pas lire à cette époque. Par conséquent le brasseur marquait ses fûts avec des croix (à la craie). Une croix sur les fûts ordinaires, deux sur les fûts contenant une bière plus forte (bière double) et trois sur les bières les plus fortes (bière triple). 

Les termes simple, double (dubbel) et tripple (tripel) n'ont rien à voir avec le processus de fermentation ou de maturation de la bière, comme on le suppose souvent. Il fait référence à la quantité de matières premières (malts et céréales) utilisée. Plus il y a de matières premières, plus la bière est forte. Une double est plus forte qu'une simple mais elle n'est pas deux fois plus forte et l'on utilise pas non plus deux fois plus de quantité de matière première. 

En fait le terme de « simple » tombe en désuétude mais certaines brasseries utilisent le terme « extra » à la place pour désigner leurs bières légères et désaltérantes. En outre certains brasseurs ont également lancé les « quadruples » avec encore plus d'alcool. 

De nos jours nous associons habituellement la double à la bière brune et la triple à la bière blonde, mais ce n'est pas toujours le cas. La plupart des brasseurs suivent ce « code couleur » mais certains d'entre eux n'en tiennent pas compte. De la même manière la bière quadruple est habituellement une bière brune. 

Prenez le temps de 
profiter des abbayes, de leurs environs et de leurs produits.

 

Bières à fermentation spontanée

Dans le cadre de la fermentation spontanée, le brasseur n’inocule pas le moût de lambic houblonné à l’aide de levure. À la place, le moût houblonné est exposé à l’air libre et frais, ce qui provoque la fermentation spontanée. Bien qu’en théorie ces bières peuvent être brassées à n’importe quel endroit, la microflore la plus adaptée se trouve dans l’air du sud-ouest de Bruxelles.

 

Le Lambic

Le Lambic est une bière de froment plate aigre fermentée à l’aide de levures présentes dans l’air et vieillie dans des tonneaux de bois. Traditionnellement, le lambic jeune et le lambic vieux sont assemblés avant d’être refermentées en bouteille afin d’obtenir une gueuze pétillante.

 

La Gueuze

La Vieille gueuze (5 - 7 vol. %) est un mélange de lambics à fermentation spontanée d’âges différents dont le plus vieux a au moins trois ans et la moyenne minimum un an. L’assemblage est ensuite refermentée en bouteille. 
Seul ce type de bière peut porter le nom de « vieille gueuze » car il est protégé en tant que « spécialité traditionnelle garantie » au niveau européen. 

La Gueuze est généralement une variété plus commerciale, soit qui ne consiste pas en un assemblage de lambic d’un, deux ou trois ans d’âge, soit produite à l’aide d’un mélange de bière à fermentation spontanée et de bière à haute fermentation. Dans ce cas, l’adjectif « vieille » ne peut pas être utilisé.

 

Le Faro

Le Faro est une bière adoucie à faible teneur en alcool obtenue de l’assemblage de lambic et d’une bière plus légère fraîchement brassée à laquelle a été ajouté du sucre brun (ou parfois du caramel ou de la mélasse). L’utilisation de la bière plus légère (voire d’eau) et de lambic de qualité inférieure ont donné lieu à une bière bon marché, légère et sucrée, destinée à une consommation quotidienne. À l’origine, le sucre était ajouté juste avant que la bière soit servie, ce qui empêchait l’addition de gaz ou d’alcool à la boisson et lui donnait un goût sucré.

 

La Vieille Kriek

La Vieille Kriek est la bière fruitée la plus traditionnelle, brassée à 100 % à base de lambic. Cette bière est obtenue à la suite de la macération de cerises dans le lambic (ex. Mort Subite, Boon, Lindemans, Timmermans, De Troch, Cantillon, Drie Fonteinen, De Cam, etc.). Son nom, comme celui de la Vieille Gueuze, est protégé au niveau européen.

 

 

 

 

Les bières à fermentation mixte

Diverses cultures de levure sont utilisées dans la production de bières à fermentation mixte. Le premier brassin est généralement une bière à haute fermentation dont une partie est stockée dans des fûts de chêne durant au moins un an et demi. Pendant ce temps, un processus de fermentation d’acide lactique intervient et cette bière est ensuite mélangée avec une bière jeune à haute fermentation.

 

La versnijbier

La versnijbier (6 - 8 vol.%), ou bière mélangée, est obtenue par l’assemblage de jeune et vieille bière ou en mélangeant des bières à fermentation spontanée avec des bières à haute et basse fermentation (ex. Petrus Aged Pale, Cuvée Watou, Vicardin Tripel Geuze, etc.). La variété la plus traditionnelle de ce type de bière mélangée est la « oud bruin » (vieille brune).

 

La Vlaams Bruin / Brune flamande

La Vlaams Bruin / Brune flamande (4,5 – 8 vol.%) est liée à la région d’Audenarde. Ces bières contiennent volontairement de l’acide lactique et sont généralement subtilement sucrées. Elles sont le fruit de l’assemblage de bière jeune et « vieille » vieillie dans des cuves métalliques ou des tonneaux en bois.

 

 

 

 

 

La bière flamande rouge-brune

La bière flamande rouge-brune (5 - 6,5 vol.%) est brassée à l’aide d’orge malté rougeâtre et est associée au sud-ouest de la Flandre. Elle est le fruit d’un mélange de bière jeune et « vieille » vieillie dans des tonneaux de bois. Cette bière est relativement épicée et non amère et se caractérise par une note fraîche, légèrement citronnée (ex. Rodenbach, Duchesse de Bourgogne, Vander Ghinste Oud Bruin, etc.).

 

 

Oud Bruin / vieille brune flamande

La « Oud Bruin » / vieille brune flamande est une dénomination collective désignant les bières flamandes brunes et rouge-brunes.

 

 

 

Bière belge

 

Le Top 10 des meilleures

Aujourd’hui, on vous propose de découvrir la bière belge par le Top 10 des meilleures, d’après le très sérieux classement RateBeer, histoire de perfectionner nos connaissances et d’affûter nos papilles pour les futures dégustations Une Petite Mousse ;-)

Avec plus de 2500 variétés de bières différentes, voici la sélection ultime, la crème de la crème, le best of des bières belges à commander chez 1PM et à déguster tranquillement chez vous, pour un plaisir en solitaire ou un apéro entre amis.

La bière belge et ses 10 pépites

 

 

 

 

 

 

Chimay Bleue

La Chimay Blue a été élue meilleure bière belge par RateBeer, avec une note maximale de 100 sur 100. Cette bière trappiste (bière brassée par ou sous contrôle des moines trappistes) à 9% vol. Semble avoir atteint la perfection, du moins selon l’avis des experts.

Bière d’initié aux arômes fruités, elle a une amertume longue et des saveurs de caramel et fruits noirs. Comme un bon millésime de Champagne, elle peut se faire oublier dans une cave et se laisser bonifier quelques années.

 

A la base, exclusivement conçue comme une bière de Noël, la Chimay Bleue est la petite soeur de la Chimay Dorée et   de la Chimay rouge.

 

 

 

 

 

Westmalle Tripel

Avec une note de 99/100, la Westmalle Tripel se partage la deuxième place du podium avec la Triple Karmeliet et la Gouden Carolus. Aussi appelée « Mère de toutes les triples », la Westmalle est aussi une bière de trappiste à tout de même 9,5% vol. Parfumée avec de notes d’agrumes, elle est bien levurée et amère. Manu kiffe la Westmalle, à croire qu’il est de mèche avec RateBeer, alors que nos abonnées lui ont donné une note de 3,6/5.

 

 

 

 

 

Triple Karmeliet

Encore une triple en deuxième position avec la Triple Karmelite. Moins forte que la précédente, elle arbore un taux d’alcool à 8,4%vol., honorant son titre de triple. Sa particularité ? Une mousse impressionnante et crémeuse et la même recette depuis 1679. Véritable coup de coeur de notre communauté, elle recueille une note de 4,2/5. Si nous devions faire un classement Une Petite Mousse, elle remporterait, haut la main, la palme de la meilleure bière belge !

 

4. Gouden Carolus


Et pour finir le podium de la deuxième place des meilleures bières belges on trouve la Gouden Carolus, une bière blonde à 9%vol., élue meilleure Triple du monde en 2012. Moins amère que ces compatriotes précédentes, elle a des saveurs douces et quelques touches de caramel et d’épices. Elle recueille une note de 3,7/5 par la communauté 1PM. Vous pouvez aussi retrouver la Goulden Carolus dans sa version ambrée, moins forte que la blonde, à « seulement » 8% ;-)

 

5. Rodenbach Grand Cru

En troisième position, à égalité avec La Chauffe, la Duvel et la Gulden Draak, avec une note de 98/100 on trouve la Rodenbach Grand Cru, une bière brune à 6%vol. Pour la petite histoire, la Rodenbach Grand Cru est composée de 1/3 de bière jeune et de 2/3 de bière vieillie 2 ans en fut de chêne. Les abonnées lui ont donné une note de 3,2/5 et Manu nous conseille de la découvrir d’urgence ;-)

 

6. La Chouffe

Toujours en troisième position, on retrouve l’incontournable Chouffe, une douce et belle blonde de 8% vol. avec des notes d’agrumes, de coriandre et de houblon. Son histoire commence en 1982 avec deux passionnés et seulement 5 000 € en poche, pour finir aujourd’hui par exporter leur bière dans plus de 20 pays. Nos abonnés lui donnent un 3,6/5.

 

7. Gulden Draak

Avec son look sexy, la Goulden Draak est une bière brune à 10,5%vol. Aux arômes de café et chocolat noir, assez complexe, mais selon les dires de Manu, terriblement bien équilibrée ;-) Son conseil pour une dégustation qui déchire : la boire en fin de repas, accompagnée de quelques carreaux de chocolat. Nos abonnés restent constants avec une note de 3,5/5. Vous pouvez aussi trouver la Gulden Draak Quadruple, plus portée sur des notes de caramel. 

 

8. Duvel

La Duvel n’est pas en reste. Dernière bière blonde de ce podium, avec un taux d’alcool à 8,5%vol. Ronde, équilibrée, avec des arômes de citron et d’épices, elle a su conquérir le cœur de Manu et peut-être aussi un peu, grâce à son amertume. La communauté lui donne une note de 3,4/5 pour cette bière belge aux accents écossais.

 

 

9. Troubadour Westkust

En quatrième position avec une note de 97/100, comme la St Feuillien Blonde qui va suivre. La Troubadour Westkust est une bière noire IPA à 9,2%vol. à base exclusivement de houblon belge. Aux notes de vanille et café, un poil amère, et donc, coup de cœur de Manu, notre cher bièrologue 1PM ^^ Les abonnés lui donnent la note de 3,6/5. Dans les Troubadours on trouve également la blonde  et l’ambrée.

 

 

10. St Feuillien Triple

Pour conclure ce top 10 des meilleures bières belges, on trouve la St Feuillien Triple, une blonde à 8,5% vol. Selon Manu l’une des meilleures Triples, elle est fruitée, ronde en bouche et légèrement amère. Les internautes lui attribuent la note de 3,8/5.

En savoir plus sur les bieres

 

belges

 

1.  Une bière brassée avec savoir ...

 

 

Saviez-vous que :

La bière existe depuis plus de 1000 ans dans nos contrées ? 
Les plus anciennes recettes de fabrication de bière datent de l’Antiquité. Au Moyen-âge, la consommation de bière était estimée à 500 litres par habitant par an. A cette époque, l’eau, souvent contaminée, était à l’origine de nombreuses épidémies; la bière constituait donc l’alternative la plus sûre, une sorte d’antidote.

- La bière est un remède contre les ulcères à l’estomac ? 
Qu’en est-il de la “panse de bière” – Une consommation de bière modérée et réfléchie cadre dans un mode de vie sain et peut agir préventivement contre certaines maladies. La bière ne fait pas grossir et par conséquent, « la panse de bière » n’existe pas. Ce sont surtout les en-cas servis très souvent en accompagnement à une bière qui favorisent la prise de poids. Pour plus d’informations à ce sujet, consultez la rubrique « Santé ».

- Pour produire 1 litre de bière, 2 à 7,5 l d’eau suffisent? 
Les brasseurs belges ont beaucoup investi, au cours des dernières années, dans leurs brasseries. Ainsi la consommation d’eau et d’énergie a diminué considérablement. Vous en saurez plus en consultant la rubrique « Bière et environnement ». 

- Il existe plus de 750 bières belges? 
La Belgique est LE pays de la bière. Nous ne figurons peut-être pas parmi les pays les plus productifs, mais sommes uniques de par la diversité inégalée de nos bières. Chaque ville a sa propre bière. Il y a aussi des bières de saison et des dizaines d’autres types de bière. Pour plus d’informations, consultez la rubrique « Diversité ». 

- N’importe quelle bière ne peut arborer le label « bière belge » ! 
Afin de garantir l’origine et la qualité des véritables bières belges, les Brasseurs Belges protègent cette appellation. Pour plus d’infos, lisez le chapitre « Belgian Style ».

- Une bière sur deux est destinée à l’exportation ? 
Dans le chapitre “Exportation”, vous serez informé du parcours de nos bières.

 

2.  ...se déguste avec sagesse

 

 

Suivant l’Organisation Mondiale de la Santé, un verre de bière (pils – 25cl) correspond à une unité alcool ou 10 grammes d’alcool pur. A titre de comparaison, un verre de vin (15 cl) comporte 1,4 unité alcool (soit 14 grammes) et un tumbler whisky (4 cl) équivaut à 1,3 unité alcool (soit 13 grammes). La bière est la boisson rafraîchissante idéale compte tenu de sa faible teneur en alcool. Si vous voulez apprécier paisiblement une bière, savourez une bière de dégustation. La bière reste évidemment une boisson alcoolisée à boire avec modération !

 

3.  Exportation

 

 

Compte tenu de l’intérêt croissant pour nos bières, les brasseurs belges se sont naturellement tournés dans les années 1990 vers l’étranger. Pour que les exportations rencontrent le succès, il a fallu s’adapter et investir. Ainsi, les brasseries ont fait le nécessaire pour que les conditions inhérentes au transport, telles que les variations de température, n’altèrent pas le  goût et la qualité de la bière. En d’autres termes, la bière a dû apprendre à voyager! L’exportation stimule également les innovations. De nombreuses brasseries produisent de nouvelles bières avec des goûts exotiques! 

Au Moyen-âge, les brasseurs chargeaient leur bière sur des charrettes tirées par des chevaux. Ils livraient ainsi leur brassin dans les villages avoisinants. Entre-temps, les brasseurs ont exploré de nouveaux horizons. A la fin du 20ème siècle, 33 % de la production de bière belge était exportée. A présent, l’exportation s’élève à 56 %, soit 1 bière sur 2 !

La majeure partie de la bière exportée (81 %) reste au sein de l’U.E. La France, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni sont nos meilleurs clients. Le marché américain se laisse séduire par nos bières. Au cours des huit dernières années, l’exportation vers les Etats-Unis s’est accrue de 1449 %! Le marché asiatique présente également diverses opportunités pour nos bières mondialement réputées.

 

4.  Belgian style, méfiez-vous de la contrefaçon!

 

 

Le revers de la médaille est évidemment le risque de contrefaçon. Si n’importe quelle brasserie peut qualifier sa bière de ‘belge’, ceci peut entraîner la confusion auprès des consommateurs. Au cas où cette dénomination est utilisée pour des bières de moindre qualité, l’image des véritables bières belges peut être lésée.

C’est pourquoi, la fédération des Brasseurs Belges est déjà intervenue contre l’utilisation erronée de la dénomination « bière belge ». Seules les bières brassées par une brasserie établie en Belgique et redevable d’accises ou les bières brassées par un détenteur d’une licence d’une telle brasserie qui brasse et commercialise ces bières en Belgique ou encore les bières brassées par la filiale d’une brasserie établie en Belgique et redevable d’accises (en Belgique) qui brasse ces bières en Belgique, peuvent porter la dénomination « bière belge ». Nous pouvons ainsi garantir au consommateur l’authenticité et la qualité de nos bières.

 

5.  Servir la bière, tout un rituel!

 

 

Comment servir la bière correctement chez soi?

1. Conserver les bouteilles de bière dans le noir et au sec.  
2. Refroidir les bouteilles: les placer dans le réfrigérateur au moins 24 h. avant de servir.
3. Température
bière désaltérante : +/- 3° C
bière de dégustation : +/- 6 à 8° C 
4. Bien dégraisser les verres à l’aide d’un bon détergent et rincer ensuite à l’eau claire. Seuls les verres à l’usage des bières de dégustation seront essuyés. 
5. Servir
Bière désaltérante:
Vider la bouteille en une fois. Incliner légèrement le verre, puis le redresser. Laisser déborder la mousse. Enlever immédiatement les bulles de la surface de la mousse à l’aide d’un couteau propre. Rincer l’extérieur du verre.
Bière de dégustation:
Servir la bière lentement. Former un riche col de mousse. Laisser une petite quantité de bière dans la bouteille pour ajouter éventuellement par la suite. Pour les bières refermentées en bouteille, laisser le dépôt de levure au fond de la bouteille et présenter la bouteille avec le verre.  

A votre santé !

 

6.  La bière et l’environnement

 

 

Emballage
Saviez-vous que près de 79 % des emballages de bière sont réutilisables? Tout est réutilisé sauf 19,46 % de cannettes et 1,91 % de bouteilles non réutilisables. Une bouteille en verre a une durée de vie qui se situe entre 9 et 15 ans. En fin de vie, les bouteilles sont à nouveau recyclées de sorte que les nouvelles bouteilles sont produites avec plus de 80 % de verre recyclé. Les fûts vides en acier inoxydable sont repris par les brasseries et nettoyés à fond avant de procéder au remplissage. Les meilleurs conditionnements pour une parfaite conservation de la bière sont les bouteilles vertes et brunes ainsi que les fûts. Le produit est à l’abri de la lumière. Ni le goût ni l’arôme ne sont altérés. Pour les 21,37 % d’emballages non réutilisables, le secteur brassicole verse plus de 538.000 € à Fost Plus qui est chargé du ramassage sélectif, du triage et du recyclage des emballages domestiques.

Eau
Pour le processus de brassage et pour le nettoyage des installations, l’eau doit être d’une très haute qualité. Saviez-vous qu’il faut en moyenne entre 2 et 7,5 l d’eau pour un litre de bière ? En 1990, la consommation d’eau se situait encore entre 10 et 20 litres. Les brasseries ont pris de multiples mesures pour diminuer leur consommation d’eau. Nous purifions toute l’eau utilisée dans nos stations d’épuration d’ eaux avant de la réintégrer dans le circuit naturel. On en extrait le limon, un sous-produit de l’épuration des eaux aerobe qui sera utilisé comme fertilisant.

Energie
Le secteur brassicole est conscient que l’énergie est une matière première restreinte d’une valeur inestimable. Les brasseurs s’efforcent d’en user consciencieusement et parcimonieusement. Dans le cadre de diverses initiatives gouvernementales, le secteur brassicole tente d’utiliser l’énergie aussi efficacement que possible dans un délai relativement court (2012 et 2015).

 

Déchets
Les entreprises d’alimentation pour bétail rachèteront la drêche ou les restes du moût. Tous les autres déchets seront triés et recyclés conformément à la réglementation.

Une diversité unique

 

 

Les brasseurs belges combinent une tradition séculaire avec une soif  de renouveau et ce faisant avec un bel éventail de bières. Personne ne connaît avec précision le nombre de bières belges, mais on  les estime à plus de 750 ! Le ‘Beer Hunter’ Michaël Jackson écrivait : 
 

“Aucun pays ne peut concurrencer la Belgique en matière de diversité des bières. C’est la force de la Belgique en tant que nation brassicole.”


Face à cette diversité, il y a une bière belge pour chacun. Outre les bières désaltérantes connues, il y a d’innombrables types de bières de dégustation. Celles-ci répondent parfaitement à l’intérêt actuel pour les produits locaux de qualité. Une petite bière en accompagnement d’un repas est la manière idéale pour se détendre sans perturber votre rythme de travail. Une des valeurs essentielles des brasseurs est la suivante : 

« La qualité prime sur la quantité » !

 

Le brassage

Le brassage

 

 

1. Le malt est moulu jusqu’à être réduit en une poudre fine et entreposé dans des silo.

2. Puis il est mélangé à de l’eau dans une cuve de brassage. Cette pâte est alors réchauffée. Les enzymes peuvent à présent transformer en sucres l’amidon contenu dans les grains de malt. Ces sucres vont ensuite subir une fermentation.

3. Après cette étape, les résidus de malt excédentaires sont filtrés. Ne subsiste alors qu’une solution pure, composée de sucres fermentables que l’on appelle le moût. La quantité de houblon voulue est ajoutée afin de conférer à la bière son arôme spécifique. Le moût est bouilli. Après la cuisson, on filtrera une fois encore afin d’éliminer les résidus de houblon.

4. Le moût est ensuite refroidi jusqu’à ce qu’il atteigne la température ad hoc pour la fermentation. De la levure est ajoutée au moût afin d’enclencher le processus de fermentation. La levure transforme alors les sucres en alcool et en gaz carbonique (CO2). On laissera le moût fermenter et acquérir son goût durant quelques semaines – celles-ci étant fonction du type de levure utilisé.

5. Maturation: C’est au cours de cette phase que naîtra une bière possédant le bon pourcentage d’alcool, avec tout son ampleur de goût et l’arôme désiré.

6. Si l’on parle déjà de bière à ce stade, il faut préciser qu’elle est encore trouble en raison des traces de levure. Certaines bières spéciales ne sont pas filtrées et restent troubles (surtout pour les blanches et les bières spéciales refermentées en bouteille).

7. Une dernière filtration la rendra limpide, prête à être conditionnée en bouteille, canette ou fût.

 

 

Afin de garantir la qualité de la bière, des échantillons sont prélevés lors de chaque phase du brassage. Grâce aux installations de brassage modernes, tout le processus se déroule dans des conditions d’hygiène optimales.

Sortes de bières

 

BIERES D’ABBAYE: Dès le Haut Moyen Age, les bières des établissements religieux affichaient une qualité supérieure. La tradition séculaire de brasser de la bière dans les abbayes prit fin avec la Révolution Française, lorsque toutes ces maisons furent supprimées. Après l’indépendance de la Belgique, seuls les Trappistes reprirent la tradition brassicole. Les bières d’abbaye “modernes” datent pour la plupart d’après la Seconde Guerre Mondiale. Les brasseurs essayèrent alors de profiter eux aussi de l’image de qualité des trappistes en choisissant pour leurs bières des noms qui renvoyaient à une abbaye.
Les bières d’abbaye sont en effet comparables aux bières trappistes, mais elles ne sont pas brassées dans une abbaye par des- ou sous la direction de- moines. Il s’agit toutes de bières de dégustation plus ou moins fortes de fermentation haute. La variété d’arômes et de saveurs est cependant plus grande que chez les trappistes- il existe en effet beaucoup plus de bières d’abbaye- mais elles manquent leur saveur acide.
Les bières d’abbaye sont et restent provisoirement un phénomène presque exclusivement belge.

 

 

Bière belge d’Abbaye reconnue. La marque collective ne peut être utilisée que par les membres de l’Union des Brasseries belges (ayant signé une convention écrite avec l’Union des Brasseries belges).

 

 

 

 

 

ALE: En Grande-Bretagne, on opère une distinction entre ale et beer: beer est à fermentation basse, et ale est à fermentation haute. C’est surtout après la Première Guerre Mondiale qu’un certain nombre de brasseries belges ont commencé à brasser des bières de style anglais parce que ces bières d’outre-mer connaissaient alors une grande vogue. Les bières brassées dans le style anglais possèdent généralemen tune teint cuivrée et contiennent peu d’acide carbonique. D’après leur amertume, on  parle de “mild” et “bitter”, mais la dénomination “IPA” (India Pale Ale) est souvent employée elle aussi.

 

BLONDE/DOUBLE/TRIPLE: Les indications “double” (pour une bière brune) et “triple” (pour une bière blonde) sont très répandues en Belgique, surtout dans le créneau des bières d’abbaye. Elles s’inspirent de la Westmalle Double et Triple, commercialisées respectivement depuis 1922 et 1934. L’indication “blonde” par contre ne provient pas des trappistes, mais bien des bières d’abbaye. Pour de nombreux consommateurs, ces bières d’abbayes blondes constituent d’ailleurs le passage depuis les bières de fermentation basse, à savoir les pils, vers le monde des bières spéciales. Elles sont considérées comme plus luxueuses ( déjà rien que le verre) et donc meilleures qu’une pils, dont ces “petites blondes” ne diffèrent pas beaucoup par leurs couleur, clarté, mousse ou teneur en alcool. L’idée de brasser une bière d’abbaye blonde provient de France, où la Leffe (qui n’y était disponible qu’en une version brune) ne connaissait pas le succès, jusqu’à ce qu’on en commercialise une version blonde dans les années 1980, avec un grand succès. A partir de 1990, les autres brasseurs de bières d’abbaye commencèrent eux aussi à commercialiser des “petites blondes” de ce type, de sorte qu’il existe désormais des bières blondes qui ne sont plus associées à la notion de bière d’abbaye.

 

BOCK: Le brassage de bocks ne constitue pas une tradition en Belgique, bien qu’il existe quelques brasseurs belges qui les produisent. Aux Pays-Bas par contre, ce type de bière est devenu la bière spéciale la plus brassée du pays. Ce bock a été introduit aux Pays-Bas pendant la seconde moitié du XIXe siècle en provenance d’Allemagne. A l’origine, en raison de sa durée de maturation de plusieurs mois, la bière n’était commercialisée que vers février/mars, mais pendant l’entre-deux-guerres, elle était déjà livrée en décembre. Au cours de ces dernières décennies, cette date a encore été avancée jusqu’à fin septembre, de sorte qu’elle peut être considérée comme une bière d’automne. C’est une bière brune de fermentation haute avec l’accent sur l’amertume maltée et le caractère caramel.

 

 

BIERES BRUTES: Une manière de conditionner la bière qui a été adoptée ces dernières années par quelques brasseurs belges est l’application complète de la méthode champenoise. Il s’agit de bières qui ont subi une refermentation en bouteille et sont soumises en suite à un remuage et un dégorgement, tout comme le champagne. Ces bières sont donc conditionnées exclusivement dans des bouteilles à  champagne qui sont fermées avec un bouchon à champagne et un muselet. Elles sont surtout consommées comme apéritif.

FARO: Le faro est aussi ancien que le lambic et provient de la seconde passe lors du brassage de ce dernier. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le faro était la bière la plus consommée dans la région bruxelloise parce qu’elle était bon marché et peu alcoolisée. A l’heure actuelle, le faro est fabriqué en ajoutant du sucre brûlé ou du sucre candi liquide au lambic de fermentation spontanée, de sorte que la bière prend une saveur douce-amère. A l’époque où le faro était une bière pour tous les jours, le faro fraîchement brassé était livré aux cafés en fûts de bois; le débit était suffisamment important pour éviter que le sucre additionné ne se mette à fermenter. Actuellement, avec beaucoup moins de débit, le faro est mis en bouteilles. Pour éviter une fermentation en bouteille, la bière est pasteurisée. Mais attention: bien que la dénomination de “faro” jouisse d’une protection européenne, il reste des brasseurs qui continuent à appeler “faro” leurs bières de table foncées sucrées. Avec le lambic, la vieille gueuze et la vieille kriek, le faro fait partie des bières à fermentation spontanée qui sont produites exclusivement en Belgique.

 

 

 

BIERES FRUITEES: Bien que cela fasse déjà quelques siècles qu’on ajoute des fruits- et surtout les griottes de Schaarbeek- au lambic dans la région autour de Bruxelles, la plus ancienne recette de bière fruitée ne date que de 1886. A l’origine cette bière était produite par les habitants des communes périphériques de Bruxelles comme une forme de travail au foyer; mais à partir de 1900 environ, des brasseurs se mirent également à produire de la kriek et de la framboise.
Ces dernières décennies, les fruits sont de plus en plus remplacés par de la pulpe ou du jus de fruit, et ces bières sont édulcorées. Voilà pourquoi, depuis 1992, on opère une distinction entre la kriek édulcorée et la vieille kriek ( ou à l’ancienne) qui ne l’est pas. Surtout ces dernières années, les brasseurs ont créé de nouvelles bières
fruitées (cassis, banane, pomme, fraise, pêche…) qui visent surtout les jeunes. Pour pouvoir profiter un peu de ce succès des bières fruitées, les brasseurs proposent de plus en plus des bières fruitées à base d’autres sortes de bière, souvent de la bière blanche ou de la brune.

 

 

 

BIERES AUX EPICES: Lorsqu’une bière est aromatisée avec d’autres épices que le houblon, on parle de bière aux épices, bien que cette indication figurera rarement sur l’étiquette. Avant l’introduction du houblon pour le brassage de la bière, on utilisait dans les Pays-Bas des herbes connues sous le nom de “gruit”. Lorsqu’il apparut plus tard que le houblon améliorait considérablement la garde de la bière, les brasseurs utilisèrent de moins en moins les autres herbes. Dans certains pays, l’emploi en fut même interdit, par exemple en Allemagne par le Reinheitsgebot (ordonnance sur la pureté) de 1516. Ce n’est qu’en Belgique que les brasseurs restèrent fidèles à l’adjonction d’herbes.

 

 

 

LAMBIC: Le lambic est une bière de fermentation spontanée- donc sans l’adjonction d’une culture de levure pure- à base de mout préparé avec un minimum de 30% de froment non malté en plus de - bien entendu – mout d’orge. La plus ancienne recette de cette bière a été mise par écrit par Remey le Mercier, le receveur de la ville de Hal, en 1559: “ six parts de froment en dix parts d’orge, comme on a l’habitude de faire depuis toujours.”
Les caractéristiques de cette bière sont un temps de cuisson important ( jusqu’à trois heures), l’utilisation de grandes quantités de houblon suranné et le refroidissement dans des bacs refroidisseurs ouverts. Cette dernière phase est cruciale: les bactéries provenant de l’air ambiant (entre autres Brettanomyces bruxellensis et Brettanomyces Lambicus) se greffent sur le mout de sorte que la fermentation puisse démarrer(en fûts de bois). Le lambic est une véritable bière de saison: il est brassé uniquement en hiver. La bière est traditionnellement plate, c.-à-d. qu’elle est servie et bue sans CO2. Depuis quelques décennies, on l’utilise comme bière de base pour la vieille gueuze, la gueuze et la bière fruitée.

 

 

 

VIEILLE BRUNE ET BRUNE ROUGE: Hendrik Verlinden écrivait en 1916: “ les bières d’orge jeunes mélangées avec des bières vieilles ou acidifiées présentent une aptitude exceptionnelle à la conservation et s’améliorent même par l’entreposage. Ces bières sont les véritables bières flamandes, fort recherchées avant 1914.” A l’époque, ces bières vieilles brunes étaient brassées partout en Belgique, mais depuis lors, leur zone de production s’est réduite à la province de Flandre Orientale, avec Oudenaarde comme centre principal.
Ces bières sont traditionnellement de fermentation mixte- aussi bien avec une culture de levure pure qu’avec des bactéries (d’acide lactique) – et se caractérisent pa rune acidité aigrelette en combinaison avec de la douceur. Cette acidité aigrelette est due au vieillissement de la bière en foudres (grands fûts de bois). Les bières de fermentation mixte sont brassées uniquement en Belgique. Ce que la vieille brune est pour la Flandre Orientale, la brune rouge l’est pour la Flandre Occidentale. Le cahier des charges de la bière brune rouge  de la Flandre Occidentale montre clairement qu’il existe une différence de technique entre les bières du type” Bière brune rouge de Flandre du Sud-Ouest” (dénomination et label de produit régional donné par le VLAM) et leurs soeurs vieilles brunes de Flandre Orientale, ben qu’elles descendent du même type de bière.

VIEILLE GUEUZE/GUEUZE: La vieille gueuze naît du mélange de lambic jeune et vieux, qui subit ensuite une refermentation en bouteille. Comme les saveurs caractéristiques des sortes de lambic sont transmises à la gueuze, leur choix est très important. La proportion de jeune et de vieux peut varier de 30-70 à 15-85 pour une vieille gueuze classique. Le jeune lambic fournit les sucres indispensables et les cellules de levure vivantes pour permettre au mélange de refermenter en bouteille.
La gueuze moderne ne subit pas de refermentation en bouteille, mais elle est filtrée, saturée, pasteurisée et généralement édulcorée. La vieille gueuze est proposée le plus souvent en bouteilles de 37,5 et 75 centilitres avec bouchon – la gueuze en bouteilles de 25 centilitres avec capsule.
La vieille gueuze possède un goût aigrelet et également sûr, ce qui la rend idéale pour étancher la soif par temps estival. La gueuze est  plutôt douce-amère et donc plus accessible à un  public plus large.

 

PILS: La pils est la bière la plus consommée, non seulement en Belgique, mais également dans le monde entier. Cette bière est née en 1842 à Plzen (Pilsen) dans l’actuelle Tchéquie, avec la percée de la fermentation basse. La belle robe blonde dorée de cette bière était particulièrement bien mise en valeur par les verres à bière, qui faisaient alors leur apparition en Bohème, à une époque où, dans notre pays, on buvait encore la bière dans des pots en bois, en grès, en étain….Via les stations thermales de Bohème (Karlovy Vary et Marianské Lazné), où les grands de la terre venaient se faire soigner à cette époque, la pils se diffusa rapidement en Bavière, en Autriche et au Danemark, et de là dans toute l’Europe.

 

SAISON: C’est surtout la province du Hainaut qui est le berceau de ce type de bière difficile à décrire. La plus ancienne recette d’une saison date de 1785. La bière était brassée à la ferme pour fournir du travail en hiver aux valets et étancher leur soif en été. La bière devait être assez forte pour se conserver plusieurs mois, sans être trop lourde comme boisson désaltérante en été. Voilà pourquoi ces bières contenaient une forte dose de houblon ou étaient fortement épicées.
Les bières de Saison présentent une robe blonde à orangée et un col de mousse dense. Les producteurs actifs du Hainaut sont souvent le prolongement des anciennes brasseries de fermes. Comme ce type de bière n’est pas très connu, les saisons comptent parmi les sortes de bière les plus menacées du pays.

 

SPECIALE BELGE: La dénomination de “Spéciale Belge” est inconnue auprès du grand public. Pourtant, de nombreuses bières de consommation belges appartiennent à ce type de haute fermentation. De teinte ambrée à cuivrée, elles ont une teneur en alcool tournant autour des 5% en vol., tout comme les pils. La première “Belge” a vu le jour en 1904 (Belge du Faleau) et fut lauréate d’un concours organisé par les écoles brassicoles belges à Liège en vue d’améliorer la qualité de la bière belge.
En raison de ce succès, l’original fut rapidement copié, surtout dans les provinces du Brabant et d’Anvers. Ces bières reçurent le préfixe “spéciale” ou le suffixe “ale” en référence à la pale ale britannique, qui a environ la même teinte. Les Spéciales Belges sont des bières à la saveur de levure et d’épices. A la couleur près, ces bières ont peu de choses en commun avec les ales anglaises.

 

BIERES SPECIALES: Bien que la Belgique connaisse de nombreuses sortes et types de bières et de modes de brassage, il reste un certain/grand nombre de bières qui ne relèvent pas des catégories traitées ci-dessus. C’est pourquoi nous classons ces bières, pratiquement toutes de fermentation haute avec un potentiel important d’arôme, de saveur, de couleur et d’alcool, sous le dénominateur de “bières spéciales”. Elles peuvent être blondes, ambrée ou brunes, et leur teneur en alcool peut varier d’environ 5% jusqu’à 13%. Cette catégorie comprend toutes les saveurs possibles (surtout douces et amères) dans toutes les intensités et combinaisons possibles.

 

 

BIERE BLANCHE: En Europe, seules deux régions étaient historiquement assez opulentes pour convertir en bière le coûteux froment destiné en priorité à l’alimentation humaine: la Bavière et le Brabant. En Belgique, l’épicentre de la bière blanche ou de la bière de froment était la région de Hoegaarden-Louvain. Jusqu’au XIXe siècle, la bière de froment représentait 75% de la production belge, un rôle qui fut repris par la suite par les pils. Après la Seconde Guerre Mondiale, la bière blanche perdit les faveurs des consommateurs, entre autres à cause de son aspect trouble. En 1958, le dernier brasseur de bière blanche de Hoegaarden, Tomsin, ferma ses portes. Qu’on brasse encore de la bière blanche en Belgique est à mettre à l’actif de Pierre Celis, qui insuffla une dizaine d’années plus tard une nouvelle vie à cette tradition ancestrale.
Cette bière se caractérise par une robe blanc-jaune, l’aspect trouble et sa saveur fraîche et épicée. La bière est brassée avec une proportion presque égale de malt d’orge et de froment non malté, et épicée avec entre autres de la coriandre et des zestes d’orange amère.