L’amitié franco-russe, ce n’est pas du flan

 

Le roi (telet) – soleil reçoit le tsar de toutes les Russies ! En cela, Macron se montre bien plus fin politique que ses deux prédécesseurs. Pragmatique le jeunot ! Il a compris que se couper d’une puissance à la fois européenne et asiatique comme la Russie était non seulement ridicule au point de vue de la géographie et de l’histoire, mais improductif au niveau économique et éminemment dangereux côté militaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Macron reçoit donc le grand méchant ours, Vlad-le-terrible, ce Poutine que la propagande ultralibérale affuble de tous les défauts et traite d’infâme dictateur liberticide. Pire encore : protecteur de Bachar el Assad, suppôt de l’enfer !

Ne faisons pas d’angélisme : Poutine est loin d’être un gentil. Mais y a-t-il place pour les gentils en matière de géopolitique où tout n’est que rapport de force ?

Il ne faut pas méconnaître le rôle que peut jouer le sentiment de l’humiliation ou de la dignité blessée dans l’Histoire des peuples. Lorsqu’il a été élu, en 2000, Poutine, va prendre en main un pays humilié, en pleine désintégration, saccagé par des oligarques avides cornaqués par des officines occidentales - surtout yankees ou allemandes - leur déléguant des « experts » préconisant des thérapies ultralibérales. Résultat : une chute du PIB russe de près de la moitié entre 1990 à 1998, la paupérisation de la moitié de la population accrue par les privatisations et l’accaparement des richesses par une mafia. C’était la grande époque de la curée de ce pays « dirigé » par l’ivrogne Elsine, pantin des Étasuniens.

Poutine va changer tout ça. Il va rétablir l’État frappé par une profonde crise de légitimité. Il oblige les grandes sociétés à payer leurs impôts. Les rentrées fiscales se redressent sensiblement de 24 % du PIB en 1998 à 32 % en 2004. La décennie 2 000 à 2 010 est marquée par une croissance annuelle remarquable de 7 %.

Il est populaire chez lui Poutine parce qu’il a mis un terme à la désagrégation du pays et aux humiliations infligées à la Russie par l’extension de l’OTAN (trahissant les promesses faites à Gorbatchev) mais aussi à travers les bombardements de la Yougoslavie et l’occupation du Kosovo en 1 999. Les relations politiques vont se détériorer avec les « révolutions de couleur » fomentées par les États-Unis en Géorgie et en Ukraine avec velléités d’intégrer ces marches de la Russie dans l’Otan. L’encerclement militaire de la Russie par les forces belliqueuses de l’Otan justifie les réactions de Poutine, tant en Crimée qu’en Ukraine. S’ensuivent les attaques économiques contre la Russie à travers la baisse du prix du pétrole orchestrée par l’Arabie saoudite et les États-Unis et les sanctions économiques. Celles-ci s’avèrent contre-productives tant pour la Russie que pour l’Europe. Mais pas trop pour le principal fauteur de trouble, les États-Unis…

Ces sanctions sont une faute géopolitique grave, car elles rejettent la Russie vers l’Asie et principalement vers la Chine. Macron osera-t-il les dénoncer ? Ce serait faire preuve de pragmatisme économique car l’effet d’éviction du marché russe pour les entreprises européennes sera durable. Or, le peuple russe est un grand peuple européen. La Russie est un acteur majeur de la politique européenne depuis la fin du XVIIIe siècle.

La Russie est évidemment européenne. De Gaulle ne parlait-il pas de « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural » ? Elle est européenne par la géographie, par la population, par la (les) religion(s), par la civilisation, par l’histoire. Cette grande nation qui a donné au monde les écrivains Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski, mais aussi les musiciens Borodine, Rimski-Korsakov, Moussorgski, Rachmaninov, Tchaïkovski, mais encore Mendeleïev, génie de la physique qui a réalisé la classification des éléments de la nature, etc., etc. et - cerise sur le vatrouchka – le pays qui a envoyé le premier homme dans l’espace et le seul actuellement capable de ravitailler la station internationale orbitale !

C’est une civilisation jumelle, imbriquée depuis toujours à la nôtre. Ils connaissent nos penseurs, nos artistes, nos idées. Ils ont parlé français dans les hautes sphères pendant deux siècles.

Les Russies, ce sont des terres infinies, de l’Arctique au Pacifique, de la Sibérie à la Mer Noire. C’est une mosaïque de peuples mêlant les blonds vikings des terres du froid aux yeux obliques des steppes d’Asie. Et nous les méprisons ?

Vous imaginez la puissance d’une entité Europe Russie de Lisbonne à Vladivostok ? Un bloc continu, possédant toutes les matières premières voulues, fort d’une population de 700 millions de personnes éduquées, dynamiques, fruit de la filiation civilisationnelle allant d’Athènes, Rome et Byzance à la Renaissance, aux Lumières, à la Science moderne, aux Droits de l’Homme, à la Liberté. Le cœur, la quintessence de la civilisation occidentale. La Russie ne devrait-elle pas être invitée à la réalisation de ce grand dessein ? La Russie manque à l’Europe comme l’Europe manque à la Russie. Si on ne l’y invite pas, c’est par lâcheté, veulerie, vassalité, servitude volontaire envers ces États-Unis lointains, méprisants et nuisibles prédateurs du globe.

En fait, ce que nous reprochons aux Russes, c’est d’être ce que nous ne sommes plus : un pays fier, conscient de sa force. Un pays qui croit encore à l’instruction, au savoir, en ses institutions. Qui croit en son destin quand nous confions le nôtre aux cours de la Bourse et aux banquiers de Wall Street, de Francfort et de la City.

Il a su tenir tête au bouffon yankee, on verra vite si ce n'est pas du flan et s’il y a du De Gaulle dans Macron !

 

 

Illustration X - Droits réservés

L’ennemi principal

Le capitalisme est bâti sur un mensonge, celui de l’abondance. Faire un tour chez Disney permet de comprendre très précisément comment ce mythe fonctionne.

Ce que Disney et les parcs d’attractions construits sur le même modèle vendent, c’est l’idée d’un réservoir pratiquement infini d’amusements, de jeux, de sensations et de plaisir.
Ce que l’on obtient très concrètement dans ces paradis de la distraction, c’est la gestion industrielle d’un ennui incommensurable que nous refuserions dans toute autre circonstance. Pour chaque bribe d’amusement dont la durée n’excède pratiquement jamais 5 minutes et qui est plutôt de l’ordre du paquet de secondes, il est imposé à tous d’interminables files d’attente — d’ennui profond — où l’on piétine facilement pendant une heure, souvent plus, sans rien d’autre avoir à faire que supporter les très rationnelles récriminations des enfants. Pourtant, à la fin d’une journée interminable digne des emplois du temps des ménagères de l’ère soviétique, tout ce que retiendront les participants, ce sont les quelques minutes de sensations fortes et la frustration de n’avoir pas pu « tout faire », ce qui leur donnera l’envie dévorante d’y revenir et de payer une nouvelle journée à s’ennuyer très fort et très longtemps.

Exactement comme Disney vend fort cher un ennui organisé et inacceptable en prétextant une profusion de distractions, le capitalisme vend hors de prix la pénurie organisée dans un monde d’abondance.

Chacun de nous fait régulièrement l’expérience d’aller pousser son charriot dans l’un des incontournables temples de la consommation, d’abord, parce qu’« on y trouve tout » et ensuite parce qu’il est de moins en moins possible de trouver des équivalences ailleurs. Et pourtant, chacun de nous, se promenant au milieu de l’abondance des produits, expérimente la privation, la frustration et la limitation en tous points. Parce que nos possibilités, elles, sont sévèrement rationnées par la laisse monétaire.

« L’ennemi principal des hommes, conclut-il, est aujourd’hui la dictature mondiale des oligarchies du capital financier globalisé et l’ordre absurde qu’elle impose à la planète, avec son cortège d’humiliés, d’affamés et de vies fracassées. »
Jean Ziegler, in « 
Tentative d’évasion (fiscale)« , Michel Pinçon & Monique Pinçon-Charlot

Le monopole radical

L’autre jour, je regardais une émission américaine où le présentateur vedette brocardait la nouvelle mode chez ses très riches compatriotes : vouloir absolument s’embarquer pour Mars.

Il est vrai que découvrir un monde totalement nouveau peut reproduire l’excitation des pionniers qui ont fondé l’Amérique, de tous les découvreurs et voyageurs.
Sauf que, comme le fait remarquer astucieusement le show man, à quoi bon se taper deux ans de voyage pour aller dans un endroit où il n’y a absolument rien, alors qu’ici, nous avons déjà tout ? Par exemple, sur Mars, il n’y a ni air, ni eau, ni nourriture, c’est-à-dire rien de ce qui est indispensable à la vie.

Ce qui est précisément le point essentiel qui doit faire tilter tous les riches de la planète : absolument tout doit y être produit, ce qui signifie qu’absolument tout y est une marchandise. Il s’agit là du rêve ultime du monopole radical tel qu’Ivan Illich l’a patiemment décrit dans toute son œuvre.

Au stade avancé de la production de masse, une société produit sa propre destruction. La nature est dénaturée. L’homme déraciné, castré dans sa créativité, est verrouillé dans sa capsule individuelle. 
Ivan Illich, 
La convivialité, 1973

L’intérêt de l’industrialisation du monde, c’est que les gens doivent passer par les produits pour satisfaire leurs besoins et pour accéder aux produits, il leur faut accéder à la monnaie, celle-là même qui est généralement détenue par les possédants, les capitalistes, les propriétaires de la machine industrielle.
Plus le monde est artificialisé, plus la dépendance est forte et plus grand est le pouvoir de celui qui détient la source du produit. Et rien ne peut être plus artificialisé qu’un vaisseau spatial ou une base martienne, puisque même l’air devra y être acheté !

Ainsi, le capitalisme commence par nous vendre l’abondance pour tous. Mais comme son principe structurel est l’accumulation, il tend à ériger des barrages sur toutes les ressources, jusqu’au moment inévitable de l’apparition des despotes hydrauliques chers à la vision de Franck Herbert, c’est à dire de ceux qui détiennent en exclusivité la source d’un besoin qui ne peut plus être satisfait par soi-même, ce qui est la définition du monopole radical.

La condition du pauvre peut être améliorée si le riche consomme moins, tandis que celle du riche ne peut l’être qu’au prix de la spoliation mortelle du pauvre. Le riche prétend qu’en exploitant le pauvre il l’enrichit puisqu’en dernière instance il crée l’abondance pour tous. Les élites des pays pauvres répandent cette fable.
Ivan Illich, 
La convivialité, 1973

Le monopole radical, qu’il soit détenu par une personne physique ou morale, ou même une entité administrative, n’a pas pour objet la distribution équitable d’une ressource, mais bien le contrôle absolu de tous ceux qui en dépendent. Et ce contrôle est d’autant plus absolu que les communs sont détruits ou incorporés au monopole radical et que toutes les alternatives d’autoproduction sont interdites ou elles-mêmes contrôlées.

Qu’importe la quantité de la ressource, son abondance, le monopole radical en fait une rareté, il crée la pénurie.

La création du manque

Comme le castor sur la rivière, le monopole radical fait barrage à l’usage de la ressource, assèche tous les effluents et construit une dépendance totale aux propriétaires du barrage.

L’excitation de la conquête de Mars est à voir comme le pendant de l’indifférence à l’écologie terrestre affichée par les détenteurs de capitaux massifs : leur seul concurrent est la nature et ce qu’elle prodigue sans distinction, sans sélection, sans valeur. Un monde artificialisé — que ce soit par l’absence constitutive d’un écosystème ou par la destruction programmée d’un biotope trop généreux — est la voie du pouvoir absolu de ceux qui contrôlent la technologie qui produit les ersatz vitaux.

Il suffit de se souvenir de la réaction de certains à la disparition massive des abeilles et surtout de leur immense (et gratuit) travail de pollinisation : notre ingéniosité y pourvoira et produira des abeilles artificielles !
Bien sûr, le non-dit est dans la manière dont seront allouées les vaillantes travailleuses synthétiques : il faudra payer pour être pollinisé.

Tout comme il faut déjà payer pour avoir de l’eau potable, un environnement pas trop hostile, des soins suffisants, une nourriture pas trop malsaine… car la société industrielle détruit notre substrat tout en rendant rares et chères les conditions naturelles de notre survie.

Ainsi le capitalisme n’est pas menacé par ses externalités destructrices, il en sort toujours plus renforcé dans sa mainmise sur le vivant en général et les êtres humains en particulier. Le monopole radical crée la pénurie là où il promettait l’abondance et son message à l’humanité est sans équivoque : « Seuls ceux qui se soumettent vivront ! »

On comprend mieux l’absence de préoccupation écologique de ceux qui servent déjà le capitalisme radical, tout en déclarant abondamment le contraire.

La pénurie comme mode de gouvernement implique pour tous ceux qui sont dominés qu’ils sont en concurrence les uns contre les autres.

Les supermarchés étalent leurs richesses factices, mais le langage commercial se décline à l’envi dans toute la société civile et il martèle son mantra fondamental et clivant :

Il n’y en aura pas pour tout le monde !

Compétition pour tous

Dans le monde de pénurie créé par le monopole radical du capitalisme, la survie est conditionnée par l’adéquation aux critères de sélection choisis par les despotes économiques. De cette manière, les dominés n’ont guère le loisir de s’interroger sur la manière dont le manque est créé ou sur l’injuste répartition des ressources, au grand banquet capitaliste, ils se battent pour les quelques miettes qui tombent encore de la table.

Depuis le berceau, la compétition est la règle incontournable. Nous sommes sélectionnés comme du bétail pour la foire de Paris et nous ne décidons de rien, surtout pas des critères de choix et donc des discriminations mises en place sans notre consentement.

L’esprit de compétition, c’est la fabrique industrielle des perdants, des exclus, des surnuméraires, de ceux qui ne méritent pas l’accès aux ressources nécessaires et vitales. Dans cette course à l’échalote, la solidarité est vaine, la fraternité est un obstacle. L’autre est un ennemi et plus on est exposé à cette rivalité, plus il convient de déshumaniser ses concurrents, de les essentialiser, de les mettre hors jeu de manière préalable.
Ceci est la fonction principale des discriminations.

Le monde actuel est divisé en deux : il y a ceux qui n’ont pas assez et ceux qui ont trop ; ceux que les voitures chassent des routes et ceux qui conduisent ces voitures. Les pauvres sont frustrés et les riches toujours insatisfaits.
Ivan Illich, 
La convivialité, 1973

Soyez sexiste et la moitié de vos compétiteurs sont derrière vous. Soyez racistes et vous aurez le privilège blanc de pouvoir continuer à vous écharper pour un logement moins exigu, moins exposé, de meilleure qualité.

Quand la table est mise et qu’il y a assez de couverts pour tout le monde, alors il importe assez peu que le voisin soit petit ou grand, valide ou non, clair ou foncé, avec ou sans vagin, gros, moche ou même simplement introverti. Mais que la fête se transforme en jeu des chaises musicales et alors tout ce qui pourra vous donner un avantage subjectif sera le bienvenu.

La compétition rend nécessaire les hiérarchies qui elles-mêmes justifient sans autre forme d’explication les inégalités de traitement, d’avoirs ou de possibilités.

On accepte une croissance disparité des niveaux d’énergie et de pouvoir, car le développement de la productivité requiert l’inégalité.
Ivan Illich, 
La convivialité, 1973

 

En créant de toutes pièces la pénurie institutionnalisée, le capitalisme radical construit les inégalités qui le renforcent. Il crée la nécessité impérieuse de discriminer les populations afin de trier toujours plus et toujours plus en amont ceux qui auront les privilèges de caste, de place, de possession et ceux qui en seront privés et devront intérioriser cette privation comme étant intégralement de leur fait, de par leur faible mérite ou par leur nature même.

Voilà revenu le temps des enfumages de l’été

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est reparti. Non, je ne veux pas parler des élections législatives mais des traditionnelles manifestations de bourrage de crâne du début de l'été : le festival de Cannes puis Roland-Garros.

Cannes, j'y ai habité lorsque j'étais un peu plus jeune. Beaucoup de Cannois fuient leur ville quand débarquent les hordes de shootés à la péloche. Comme les Avignonnais durant le festival de théâtre. Et – pas kons – ils louent à tarif salé leurs turnes aux festivaliers.

Cannes, c'est le festival de l'illusion, du mensonge, du m'as-tu-vu, de la niaisitude triomphante où s'exposent, où s'étalent des montagnes de vanité, des tombereaux de nullités à paillettes. Et les merdias de nous rebattre les esgourdes avec les insignifiances de quelque « star », de nous goinfrer les mirettes avec les images fugitives du calbar en dentelles d'une « vedette ». Les états d'âmes des gens du vide ! Bof…

Puis dans la foulée, on va subir les « exploits » de quelques klampins qui se renvoient laborieusement une petite baballe jaune en criant, à Roland-Garros.

Ah ! N'oublions pas les mononeuronnés qui vont rouler à fond la caisse, comme un pet sur une toile cirée, devant le plus beau ramassis d'escrocs que le monde puisse porter : le grand prix de Monaco…

Enfumage général. Occuper l'esprit de la « populasse » (c'est ainsi qu'ils parlent de nous entre eux, les parasites qui nous gouvernent si mal) avec de l'émotionnel, du fait divers, des « peoples », du sport. On va savoir de quelle couleur est la culotte de Bella Hadid. On va flasher sur les nichons d’Elizabeth Olsen ou les cuisses de je ne sais quelle belle nana. Parait même que les nazislamistes vont profiter de la caisse de résonance cannoise pour ressortir leur burkini.

Faire la Une avec ces couenneries ou les douleurs de dos de Tsonga et les crampes de Nadal, voilà ce qui est important ! Et insinuer au « populo », sournoisement, la peur via l'insécurité sociale organisée. La peur via les risques d'attentat. Et avant tout la peur du chomdu. La peur incite à la soumission envers ceux qui prétendent pouvoir les « protéger »... Tremblez, braves gens, et obéissez servilement : Big Brother et Big Bâton veillent sur vous !

Et puis, ça évite de parler d'une réalité qui n'a pas changée malgré la nouvelle donne politique : problèmes de chômage récurrents, de rabotage des libertés, de hausse des prix, des escroqueries sans vergogne des politicards de tous bords, de léchage du cul des banques, de la montée des nationalismes partout dans le monde, du terrorisme de plus en plus présent, du flicage généralisé, de la volonté de manipulation des « Zélites », des cleptocraties qui font main basse sur le monde à travers la mondialisation ultralibérale.

Nous allons pourtant encore voter dans trois semaines. Et ça, c'est important. Enfin, ça devrait l'être… Le suffrage universel dit que c'est le peuple qui doit décider. Tè ! Fumes... Aujourd'hui nous n'élisons plus nos représentants mais nos maîtres, quasi inamovibles, tout puissants et juridiquement intouchables. Ceux-ci – les politiques - n'étant que les marionnettes interchangeables des « maîtres du monde » occultes : les mafieux de la finance. Bref, c'est le retour vers la féodalité avec les techniques d'abrutissement en plus…

Faudra tout de même aller le mettre notre petit bulletin, seul moyen qui nous est octroyé épisodiquement pour faire entendre notre (petite) voix. Et virer les sortants en continuant la saine œuvre de dégagisme commencé à la présidentielle.

Après, on aura le Tour de France et le mois de bronzage de cul traditionnel. D'autres, nouveaux venus sur la scène politique, seront – eux – au boulot pour détricoter...le code du boulot !

 

 

Illustration : merci à Luc Arnault

La force transforme le mensonge en vérité !

« Toute notre action est un cri de guerre contre l’impérialisme et un appel vibrant à l’unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain : les Etats-Unis ». »
(Ernesto Che Guevara)

L’ONU est la première organisation internationale qui regroupe tous les états de la terre sinon tous les pays de la planète. Cette organisation a pour finalité d’assurer la paix internationale et pour but de garantir la sécurité internationale. Ses objectifs sont de faciliter la coopération dans le cadre du droit international, la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social, les droits de l’homme et la réalisation de la paix mondiale. L’ONU a été créée dans le but d’arrêter et de mettre fin aux guerres entre pays et de fournir une assise de dialogue. Cette organisation Onusienne contient plusieurs organismes annexes pour mener à bien ses missions. L’ONU est dotée d’instruments de droit international pour faire face aux situations ou le plus fort n’utilise pas sa force en toute impunité en dehors du droit, laissant la force du droit en tant que valeur et non l’inverse.

Celui qui donne ordonne

Par conséquent cette institution Onusienne devrait assurer un équilibre dans ce monde et ce conformément aux dispositions contenues dans sa charte des Nations Unies pour éviter des violations de la paix et de la sécurité internationale. Le principe de ladite organisation est clair, l’objectif de l’ONU reste encore à définir depuis les violations restant impunies…

La charte des Nations Unies interdit les actions unilatérales, quelle que soit la nature de l’action, l’aval du conseil de sécurité se fait conformément aux dispositions de la charte des Nations Unies et du droit international.

La force en général piétine les lois

Devant cet état de logique des choses, il y a eu les attaques de missiles sur la base militaire de « Khan Cheikhoun » de la Syrie, se sont des actions unilatérales, la logique dite simple issue du bon sens sans se référer au droit ou autre désignation. Ces attaques représentent des actions non justifiées et expriment largement une menace très très grave pour la paix d’une part et d’autre part pour la sécurité internationale. Ces actions ont été menées unilatéralement par les USA sans attendre les résultats de l’enquête diligentée par l’ONU pour déterminer la responsabilité du fauteur et puis procéder à la punition via un tribunal.

Les Amériques se sont comportés avec une arrogance de première puissance économique, politique, informationnelle et militaire semblables aux « Yankees » face au génocide des Peaux Rouges ; alors que l’ONU était en train de s’efforcer de trouver des alternatives et de parvenir à un consensus au sein du conseil de sécurité pour mettre en place une commission d’enquête indépendante et impartiale.

Les USA se sont érigés et ont agi dans le même temps en tant qu’enquêteur partial et unilatéral, mais aussi en qualité de procureur, de juge et jury ne respectant point les lois, les valeurs universelles, la morale des règles et les normes de cette institution.

L’enquête permet au moins d’un côté d’établir de façon très objective la responsabilité matérielle du fauteur c’est-à-dire identifier les auteurs de cette attaque.

Voilà le fait, c’est une violation du droit international commis par les USA ; Les Amériques ne sont pas la première fois dans l’histoire que cela se produit, l’agression de l’Irak sans l’aval du conseil de sécurité (du 20 mars 2003 au 18 décembre 2011), la guerre en Libye (19mars 2011 au 31actobre 2011) sont des violations flagrantes bien récentes que l’histoire retiendra.

Le mensonge est une vérité pour le plus fort

Le même tableau du conseil de sécurité de ce vendredi 07/avril/2017, c’était en 2003 lorsque le secrétaire d’état Colin Powell dans la même salle du conseil de sécurité venant présenter en tant que justicier les « preuves » irréfutables et concluantes de l’existence d’armes de destruction massives en Irak (Mr. SACHA Liorenti « ambassadeur de Bolivie à l’ONU » brandissant la photo de Colin Powell et de son prétendu flacon d’Anthrax) c’était le motif incontestable de l’invasion de l’Irak.

Les armes chimiques en Syrie ne sont qu’une excuse pour une éventuelle intervention militaire.
Les actions unilatérales sont des actions sionistes et impérialistes.

Cette action militaire qui viole le droit international a été applaudie par ses fidèles vassaux occidentaux et les gouvernements du golfe.

Les Etats Unis s’en fichent éperdument et s’en moquent bien du droit international, lorsque ça arrange les intérêts américains, ces derniers ignorent la morale, les valeurs et les normes universelles, Franklin Delanoe Roosevelt disait : « En politique rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi ».

Alors les braves gens de la planète dont un certain nombre se soulent encore par des paroles trompeuses, des écrits venimeux et des images interpolées des médias à ordre et à sous. Ces médias faiseurs d’opinions sont très puissants et ont ce pouvoir de rendre les innocents coupables et vice-versa, ils contrôlent l’esprit des masses, tout en ignorant encore une fois que ces officines de propagandes ( « pressetituées »-« idiots visions » et « rats- idiots ») sont au service des oligarchies (politico-financière et les militaro-financières) pour nous abreuver de mensonges, de fausses informations et d’intox afin de façonner une opinion qui épouse les thèses des oligarchies. L’opinion publique a été totalement manipulée par la révolution de « couleur » et celle des « printemps arabes », ce n’était qu’une instrumentalisation des oligarchies dont le rôle principal est « Daech » (groupes terroristes islamistes), un scenario hollywoodien écrit depuis bien longtemps. Les penseurs à sous de BUSH avait signifié cela en 2002 : « Nous devons en finir avec les régimes terroristes, à commencer par les trois grands Iran-Irak et Syrie puis nous nous occuperons de l’Arabie Saoudite…. Nous nous voulons de stabilité ni en Irak, ni en Syrie ni au Liban, ni en Irak ni en Arabie Saoudite. Nous voulons que les choses changent…. »

« C’est une véritable overdose de mensonges enrobés de sensibleries pour un niveau de manipulation exceptionnel »

Le plus frappant dans l’affaire de l’attaque chimique d’Idlib (Syrie) c’est la condamnation unanime de la presse internationale mettant en cause (sans enquête) une responsabilité non vérifiée de Bachar Al Assad. Avant même la constitution d’une enquête permettant de déterminer si vraiment il s’agissait de munitions chargées de gaz ou bien encore comme l’affirme les responsables de la Syrie qu’une bombe aurait frappé un atelier des rebelles ou se trouve du gaz de combat. Il n’y avait ni ONG, ni journalistes indépendants sur place, l’OSDH (basé à Londres) et l’association internationale de médecins syriens seule habilitée à travailler dans la zone aux mains des terroristes qui représentent des sources de l’information pour l’occident. Beaucoup de choses sombres restent à éclaircir ?

Enfin à qui profite ce crime, That is the question ?

Étant la première question à se poser avant toute analyse logiquement parlant, la réponse première : ce crime ne vient certainement pas des Syriens, ni des Russes qui les mettent dans une situation embarrassante.

Les terroristes dont la situation sur le terrain s’est considérablement dégradée par les victoires militaires syriennes sur le terrain, les négociations d’Astana et de Genève et le revirement de D. Trump (voir la fable : Le loup, la mère et l’enfant) qui estimait que le départ de Bachar n’est plus une condition préalable.

Les enquêtes antérieures n’ont pas fait l’objet de publication de résultats tout simplement parce que l’enquête avait probablement écarté la responsabilité du régime syrien.
Le jeu est par essence très simple :

* Il faut éliminer à tout prix ce régime pour des raisons économiques et stratégiques au service d’Israël et des USA, les pays du golfe sont les prostitués financiers sous la coupe des proxénètes des USA.

* il est politico stratégique c’est-à-dire l’impérialisme et le sionisme veulent mettre en place un régime soumis aux ordres des Amériques et des sionistes pour arriver à mettre en place la doctrine de « Wolfowritz » (domination globale) et le plan de Feltman (abroger la souveraineté du peuple Syrien)

* il est géopolitique, pour l’instauration du nouveau projet du Moyen Orient qui permet d’atomiser tous les états de la région.

* Cette agression vise également l’élimination du fameux « arc chiite » dont l’objectif passe par la destruction de la Syrie ensuite celle de l’Iran.

*l’axe de la résistance ne laisserait pas faire, il se consolide davantage en éliminant le terrorisme (fabrication de l’impérialisme et du sionisme) en Syrie, en Irak, en Egypte, au Liban et au Yémen. Le monde sans terrorisme retrouvera un nouveau visage plus sain que celui d’aujourd’hui.

* enfin l’attaque chimique de ce mardi 04/04/2017 à Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, n’était qu’une mise en scène bien orchestrée par l’occident. « Un missile avec du gaz sarin aurait affecté un territoire beaucoup plus grand. Au moins un kilomètre carré. Le gaz a été utilisé autrement. Encore un argument qui démontre que cela ressemble à une mise en scène. A regarder, des hommes et des enfants touchés, mais point de femmes. Le gaz n’a aucun effet sur elles? Tout cela fait penser à la possibilité d’une mise en scène ».

* les Suédois viennent de mettre à nu les accusations américaines concernant les attaques chimiques en Syrie.

Enfin, l’opération menée par les Etats Unis est une agression contre un pays souverain, la ligne rouge étant franchie tel est le fond du communiqué publié ce dimanche 09 avril 2017 par l’alliance militaire qui soutient la Syrie «Désormais, toute agression, quel qu’en soit l’auteur, fera l’objet d’une réponse par la force – et les Etats-Unis connaissent les moyens dont nous disposons pour cela», précise le communiqué.

 

Pour terminer, la gratitude revient à la Bolivie qui a porté un coup homérique aux Amériques lors de la réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU en rappelant à tous ce prétexte des armes de destruction massive jamais retrouvées que les « Yankees » avaient avancé pour agresser et envahir l’Irak ,je dirai un grand merci à Mr. SACHA Liorenti (ambassadeur de la Bolivie à l’ONU).

Macron tend un piège

Les français ont la mémoire courte, et la nomination de Nicolas Hulot au ministère de l’environnement n’est pas sans rappeler celle de Brice Lalonde, lors de la présidence de François Mitterrand.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’hebdo « Le Point » ne s’y est pas trompé en faisant sa une avec le titre « Génération Macron »...tant les convergences sont évidentes.

Mais tournons une page d’histoire...

À l’époque EELV n’existait pas, ils s’appelaient « les Verts », et Mitterrand avait besoin de capter l’électorat écolo pour s’assurer d’une majorité législative.

Il avait donc choisi en connaissance de cause de mettre Lalonde dans son gouvernement, lequel représentait l’écologie pour les français mal informés...

Auparavant, la première étape de la création des Verts s’était passé du 2 au 4 mai 1980, à Lyon, et à cette époque, il y avait 3 composantes : les « diversitaires » représentant l’écologie de terrain, le RAT (rassemblement des amis de la terre), mouvement présidé par Brice Lalonde, et le MEP (mouvement d’écologie politique), au cours de laquelle Brice Lalonde avait été élu, d’autant plus facilement que les membres de son mouvement étaient venus en masse à Lyon pour le soutenir. 

Cette étape avait été suivie par une autre, à Couiza, dans l’Aude, en décembre 1981, au cours de laquelle, il avait été décidé de mettre à la tête du mouvement 13 personnes, c'est-à-dire une par région, lesquelles étaient destinées à remplacer Lalonde, et j’ai eu l’honneur d’être désigné pour la région Rhône-Alpes.

C’était la Confédération Ecologique.

Lalonde avait accepté ces règles, votées tout à fait démocratiquement lors d’une assemblée exceptionnelle, et le groupe d’écologistes élus était destiné à remplacer Brice Lalonde.

Hélas, tout ne se passa pas comme décidé, et Lalonde, refusant de céder sa place s’ajouta autoritairement au groupe des 13 représentants des régions.

À la suite de ça, je provoquais un référendum dans ma région pour connaitre les vœux du plus grand nombre, lesquels me confortèrent dans mon choix de ne pas participer à cette farce.

Plus tard Brice Lalonde fut plus tard rejeté du mouvement, et il ne représentait plus que lui-même quand, en 1988Mitterrand le choisi comme secrétaire d’état. 

Or Mitterrand était profondément anti écolo, ne jurant que par le nucléaire... « Rien n’est plus sur  » affirmait-il alors en évoquant le nucléaire.

« Il ne s’est jamais intéressé aux dommages crées sur l’environnement, les marées noires, l’envahissement des déchets, les pollutions automobile... », écrivait alors dans son blog du Monde, Marc Ambroise-Rendu

Il titrait son article : « Mitterrand, un cancre de l’écologie à l’Élysée ».

Pour en revenir à Lalonde, son parcours est révélateur : celui qui était surnommé à l’époque, le Dandy de l’Écologie, avait hérité de la fortune de son père, chef d’entreprise dans le textile, et Yves Cochet avait dit de lui : « il était élégant, avait de l’autorité verbale, des convictions, mais il vivait la politique comme une mise en scène de sa vie personnelle  ».

Il avait donc, après sa nomination, crée « Génération Écologie », clin d’œil à la « Génération Mitterrand », véritable arme de guerre pour affaiblir « Les Verts », et défendait une « écologie libérale », véritable réservoir de voix pour le président socialiste. 

Voilà qui nous rappelle étrangement la situation d’aujourd’hui, où Nicolas Hulot, ressenti comme écolo par la majorité des français, mais qui ne représente que lui-même, est choisi par Macron, un président pro-nucléaire. 

En effet, même si le nouveau président affirme vouloir, comme son prédécesseur, vouloir fermer Fessenheim, n’avait-il pas déclaré le 30 juillet 2016 : « le nucléaire, ca n’est pas simplement un choix du passé, c’est un choix résolument moderne qui correspond pleinement aux enjeux du 21ème siècle ». 

Le choix d’avoir mis à la tête de son gouvernement Édouard Philippe, dont le parcours professionnel montre l’attachement au nucléaire, n’est donc pas un hasard.

Or Nicolas Hulot a une fondation, laquelle est sponsorisée entre autres par Areva et EDF, le bétonneur Vinci, ainsi que par de gros pollueurs comme Rhône-Poulenc, et on a quelque peine à se convaincre de la cohérence de son engagement. 

Déjà, en 2012Éva Joly, avait exprimé sa critique à peine voilées visant Nicolas Hulot : « l’écologie n’est pas consensuelle, EDF et Areva ne sont pas des entreprises écologiques, et ont des intérêts particuliers qui ne sont pas l’intérêt général ». 

Comme l’écrit l’économiste Maxime Combes : « la confusion générée par la nomination au gouvernement de Nicolas Hulot est une très mauvais nouvelle pour l’avenir de l’écologie politique en France ».

Il ajoute : « en acceptant aujourd’hui d’entrer dans un gouvernement dirigé par un élu de droite pro-nucléaire et pro-charbon (...) Nicolas Hulot brouille les messages qu’il avait envoyé à l’opinion publique depuis plusieurs années ».

N’avait-il pas déclaré dans son livre « Osons » que le libéralisme n’était pas compatible avec l’écologie (...) que la violence capitaliste avait colonisé tous les cercles du pouvoir, et dans cet ouvrage il établissait un réquisitoire sans appel contre les politiques néo-libérales faisant primer le business sur l’ensemble des autres domaines de l’existence.

À la puissance des marchés, il brandissait la reconnaissance « de la finalité sociale et écologique de l’écologie », comme alternative au Business as usual.

Or on a pu constater dans les déclarations du nouveau président qu’il était à des années-lumière de la position de Nicolas Hulot.

Et Maxime Combes de conclure : « en acceptant d’entrer dans ce gouvernement libéral, Nicolas Hulot contribue à un coup bassement politicien d’Emmanuel Macron visant à empêcher que l’écologie politique, qui est loin d’avoir disparu des radars du jour au lendemain de la présidentielle, puisse se recomposer sereinement dans les semaines et les mois à venir...  ». 

Stéphane Lhomme, de l’Observatoire du nucléaire, a lui aussi, fait le tour de la question.

Il affirme qu’Hulot est aux ordres, et qu’il devra appliquer la feuille de route de Macron sur le nucléaire, validant par exemple la cuve défectueuse de l’EPR de Flamanville

Rappelons que l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) avait pointé du doigt les malfaçons de cette cuve, fabriquée au Creusot, et ne répondant pas aux normes imposées.

Or cette centrale nucléaire accumule les déboires depuis des années, et a franchi les 10 milliards de coût, alors qu’elle ne devait en coûter que 3... Accumulant aussi les retards, puisqu’elle devait être inaugurée en 2012

Pourtant, certains électeur ayant la fibre environnementale sont tentés de croire que quelque chose de bon pourrait sortir de cette nomination, espérant tout au moins que NDDL soit abandonnée au profit d’une extension de l’aéroport actuel, mais, même si ce dossier est important, quid des autres dossiers ?

Les boues rouges de Gardanne, dont Valls avait empêché la fermeture voulue par Ségolène Royal... les nouveaux compteurs Linky, considérés à juste titre dangereux par la pollution magnétique qu’il engendre, Lyon-Turin fermement défendu par tous les gouvernements qui se sont suivis, projet pourtant inutile, d’après quasi tous les rapports qui se sont succédés, la Cour des Comptes en tête, projet de 30 milliards minimum, qui ne saurait résoudre la problématique du fret ferroviaire, et puis bien sur le dossiers des énergies, nucléaire ou énergies propres ?... Pour Linky, on a déjà la réponse : Nicolas Hulot est pour. 

Quant au nucléaire, on sait que Macron, tout comme Philippe, ont foi dans cette énergie mortifère et plus chère aujourd’hui que les énergies propres...Hulot pourrait-il inverser les choix... ou finalement démissionnera-t-il après les législatives, étant devenu « l’idiot inutile » si l’on en croit l’Observatoire du Nucléaire 

Alexis Corbière, porte-parole des Insoumis, dit de lui : « il est dans ce gouvernement comme un ours polaire au Sahara ».

Il est plus que probable que Nicolas Hulot a donc été choisi pour servir de « caution environnementale  » à ce gouvernement, manifestement peu sensible à la cause écologique, cette manœuvre consistant à capter les voix des écologistes pour les législatives prochaines, tout comme l’avait fait François Mitterrand à l’époque, en nommant Brice Lalonde dans son gouvernement.

Le piège grossier fonctionnera-t-il cette fois encore ?

L’avenir nous le dira.

En tout cas, nos voisins Helvètes ont finalement abouti, après 6 ans de luttes, à imposer l’abandon progressif du nucléaire, remplacé au fur et à mesure par les énergies propres, suite à un référendum gagné à 58%. 

Combien d’années faudra-t-il attendre encore en France pour que cette énergie si dangereuse soit enfin abandonnée ?

Faudra-t-il un nouveau Fukushima ?

 

Comme disait mon vieil ami africain : « qui frappe les buissons fait sortir les serpents »...

Libéral ! Ça veut dire quoi ?

Libéral, le mot sonne bien, il semble parler de liberté, mais il s’agit d’une liberté à sens unique, comme l’expliquait le grand historien Henri Guillemin.

C’est aussi peut-être pour cette raison que les partisans de l’école privée l’avait appelée à tort « école libre », laissant sous-entendre que l’école républicaine ne l’était pas...

Mais revenons au sens du mot libéral expliqué par Henri Guillemin.

Pour bien comprendre, il faut remonter aux premiers jours de la révolution française, et particulièrement à ceux des Girondins.

Ils étaient les premiers libéraux, et ne voulaient pas que l’État, la collectivité, interviennent dans les affaires privées, surtout dans les affaires commerciales.

En 1791, le ministre de l’intérieur et girondin Rolland (Jean Marie Roland de la Platière, de son vrai nom), s’était trouvé aux prises avec le problème du « maximum ».

À l’époque, les plus pauvres réclamaient l’intervention de l’État afin qu’il fixe un prix maximum pour le pain.

Ça ne faisait pas les affaires du girondin lequel avait fait une déclaration capitale, toujours d’actualité : « tout ce que le pouvoir, tout ce que l’État peut décider en matière économique, c’est qu’il n’interviendra jamais ».

D’un côté, du côté des profits, de la vente et des commerçants, l’État à les mains liées, et de l’autre ces mêmes industriels, ces mêmes commerçants, n’hésitent pas à se tourner du côté de l’État pour lui demander des avantages.

Par exemple, des concessions de mines, des concessions de chemin de fer, des primes à l’exportation...

Et Guillemin de conclure : « ce sont ces libéraux qui vont être au pouvoir pendant des décennies, costumés en républicains et qui ne pensent en réalité qu’à la protection des grands intérêts. Leur république, c’est la république des riches, dirigés par les riches, et au bénéfice des riches ».  (curseur à 8 minutes)

C’est gagnant/gagnant pour les libéraux, puisque d’un côté l’État ne doit pas se mêler des affaires, mais de l’autre, ce même État fait l’objet de sollicitations permanentes afin d’avoir de l’argent.

Lamartine avait donné, dans son « histoire des girondins » une définition de la liberté économique : « la liberté économique c’est la liberté pour le commerçant et le riche de s’enrichir indéfiniment, et c’est la liberté pour le pauvre de mourir de faim, s’il ne peut faire autrement  ». 

Voilà qui nous ramène dans notre bon 21ème siècle, ou ces paroles lucides et cyniques sont plus que jamais d’actualité, alors qu’en 2017 les 500 français les plus riches ont vu leur magot augmenter de 25% en 1 an

L’expression « social-libéral » serait donc une incongruité, le mot « social » n’étant qu’une façade populiste destinée à masquer le mot « libéral », ce qui explique la politique ouvertement libérale qu’a mené l’ex-président, dont le relais est assuré aujourd’hui par le « ni gauche, ni droite » du nouveau président.

Il suffit de regarder de plus près la liste des 511 candidats de LREM, afin de constater qu’elle est constituée en majorité de personnes issues de la grande bourgeoisie, et autre classe moyenne privilégiée, liste dans laquelle on aura du mal à trouver le moindre ouvrier, même si quelques « employés » y sont maigrement parsemés, comme l’a constaté dans un article récent « Médiapart ».

Avocats, docteurs, lobbyistes, patrons, cadres, ils sont du « dessus du panier », la crème de cette « société civile », des gens « qui vont bien », et sont bien à l’image du nouveau président, même si le secrétaire général d’En Marche affirme que « nos candidats signent le retour définitif des citoyens au cœur de la vie politique  ». 

Une république de privilégiés donc...

Pour ceux qui en douteraient encore, un détour par le Festival de Cannes s’impose afin de constater à quel point les privilèges perdurent, ne serait-ce qu’en remarquant que les invités arborent des badges de couleurs différentes, selon que l’on est « de l'intelligentsia », ou pas.

Le badge blanc est le top avec lequel tout vous est ouvert, des cocktails aux soirées privées, alors que le rose, moins valorisant, est destiné aux journalistes les plus réputés, ce qui leur permet d’éviter de poireauter des heures pour assister aux projections.

Quant au badge bleu, c’est un peu moins bien, au point que certains préfèrent ne pas le montrer ouvertement, tandis que le badge orange est destiné à ces professionnels qui font le pied de grue, avec leurs caméras, leurs appareils photos, au pied des marches.

Ne parlons pas du badge jaune qui ne sert quasi à rien, a part aux férus de la collection, fiers de l’ajouter à celui obtenu l’année précédente. 

Bel exemple de libéralisme avancé...

C’est le moment de faire un tour du coté de Jean-Jacques Rousseau, plus que jamais d’actualité, lui qui écrivait : « le luxe nourrit cent pauvres dans nos villes, et en fait périr cent mille dans nos campagnes. L’argent qui circule entre les mains des riches et des artistes pour fournir à leur superfluité, et perdu pour la subsistance du laboureur ; et celui-ci n’a point d’habit, précisément parce qu’il faut du galon aux autres. Le gaspillage des matières qui servent à la nourriture des hommes, suffit seul pour rendre le luxe odieux à l’humanité. Il faut du jus dans nos cuisines ; voilà pourquoi tant de malades manquent de bouillon. Il faut des liqueurs sur nos tables ; voilà pourquoi le paysan ne boit que de l’eau. Il faut de la poudre à nos perruques ; voilà pourquoi tant de pauvres n’ont pas de pain ». 

Des lignes qui n’ont pas pris une ride...

comme le disait récemment sur l’antenne de France CultureAdèle Van Reeth, dans son émission « les chemins de la philosophie », citant le philosophe : « sitôt que le service public cesse d’être la principale affaire des Citoyens, et qu’ils aiment mieux servir de leur bourse que de leur personne, l’État est déjà près de sa ruine (...) c’est le tracas du commerce et des arts, c’est l’avide intérêt du gain, c’est la mollesse et l’amour des commodités, qui changent les services personnels en argent ».

« Dès lors que votre intérêt privé passe avant l’intérêt public, l’État court à sa perte ». concluait l’animatrice de France Culture

Des mots qui ne plairaient pas aux libéraux girondins d’alors, et encore moins à nos libéraux d’aujourd’hui, prêts avec le duo Macron/Philippe à mettre le pays en coupe réglée, pour le plus grand profit des nantis, banques, entrepreneurs, et autres élites.

L’occasion de féliciter les éditions Slatkine qui remettent au-devant de la scène le grand philosophe du 18ème siècle, en publiant un ouvrage essentiel « Les pensées de Jean-Jacques Rousseau, analyse matérielle textuelle », livre signé par Michel Termolle.

Cette production de 553 pages est essentielle, et bizarrement n’avait jamais été imaginée sous cette forme, car elle permet de décrypter la pensée Rousseauiste, présentant entre autre une mise en parallèle des maximes choisies par Jean-Jacques Rousseau et leur présence dans l’édition des Pensées, mais aussi des détails passionnant sur la vie du grand humaniste.

Un ouvrage qui pourrait être très utile aux candidats du prochain BAC littéraire.

Mais revenons aux libéraux...et aux législatives pour relever quelques situations qui promettent d’être gratinées.

En effet, Valls, humilié par le refus de son ex-ministre alors qu’il voulait se mettre à la Marche, se présente dans son fief d’Evry comme candidat, et va se retrouver face à 3 candidats des plus singuliers : Dieudonné, qu’on ne présente plus, le célèbre chanteur aux bottes de 7 lieuesFrancis Lalanne en l’occurrence, pour le compte de son mouvement « écologiste et citoyen », mais aussi face à celui qui l’avait giflé lors d’un passage en Bretagne.

Celui-ci n’a manifestement pas digéré la punition que lui offert l’ex premier ministre, 3 mois de prison.

Il s’appelle Nolan Lapie, et nous donne rendez-vous le 18 juin prochain

Un autre combat promet d’être passionnant, celui mené par François Ruffin, l’auteur du célèbre « merci Patron », co-initiateur des « nuits debout  », et rédacteur en chef de « Fakir  » lequel évoque la surdité sociale du nouveau président, face à l’« humoriste » frontiste, Franck Delapersonne, à l’humour discutable, comme l’a déclaré un certain Zohra Bitan, membre éminent des « Grandes Gueules ». 

Sur l’air de « ils ont l’argent, on a les gens », Ruffin a rassemblé récemment 2000 personnes à Amiens, porté par son mouvement « Debout Picardie  » et sera soutenu par les Insoumis, par les écologistes d’EELV, par « Ensemble » de Clémentine Autain, et par le PCF... 

Il affirme qu’une fois élu, il se mettra au SMIC, et se dit révocable, et fera gérer sa réserve parlementaire par un jury populaire. 

On pourra aussi regarder de plus près la rencontre choc entre le représentant de la cause animale Aymeric Caron, et l’ex-torera à cheval Marie Sara

 

Comme disait Alphonse Allais, brulant la politesse pour une fois à mon vieil ami africain : « il faut prendre l’argent où il se trouve, c'est-à-dire chez les pauvres... bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent mais il y a beaucoup de pauvres »...

Ils ont donc tout perdu !

Ce quinquennat enfin terminé, les principaux partis du pays ne peuvent faire qu’un seul constat : ils ont tout perdu... ou presque !

C’est le constat que faisait Stéphane Le Foll, sur l’antenne de France Inter, interviewé par Patrick Cohen, le 15 mai dernier.

Le PS a en effet pratiquement tout perdu : sa présence au 2ème tour, et par conséquent la présidence de la république, mais aussi un grand nombre de municipalités, de départements, de régions, le Sénat, et fatalement un grand nombre d’adhérents. 

En 10 ans, le Parti Socialiste a perdu les 2/3 de ses adhérents, et en date d’avril 2016, ils n’étaient plus que 100 000

Les promesses non tenues de l’ex président n’y sont probablement pas étrangères.

Constat réaliste et cruel alors que Hollande n’a pas hésité à assurer « j’ai laissé un pays dans un état bien meilleur que celui que j’ai trouvé »... 

Propos quasi surréaliste, quand on voit l’augmentation du nombre de chômeurs, près de 600 000 de plus, depuis le début de son mandat. 

Arrivent maintenant les législatives, et le PS va finalement découvrir qu’en lâchant en rase campagne leur candidat, pourtant légitimement choisi, il s’est tiré une balle dans le pied, passant de justesse le seuil fatal des 5%...

Si, par malheur pour eux, lors des législatives, les socialistes ne passaient pas la barre des 20%, seuil nécessaire pour jouer le deuxième tour, ils se retrouveraient dans une impasse : soit donner leurs voix au président nouvellement élu, soit les donner aux insoumis, ces insoumis dont l’animateur a déclaré récemment qu’il ne voulait pas affaiblir le PS, mais seulement le remplacer. 

Leur malheureux candidat, Benoit Hamon en l’occurrence, prétend ne pas baisser les bras, et annonce la formation d’un nouveau mouvement en juillet... délaissant manifestement son parti pour les législatives...anticipant peut-être un nouvel échec du PS.

Mais le temps des bilans ne concerne pas que le PS... les LR le font aussi, et ils ont bien compris que les législatives allaient faire des dégâts supplémentaires dans leurs rangs...

Ils ont déjà perdu leur principaux leaders, et ils sont déjà 25 à avoir rejoint le camp présidentiel où la soupe semble meilleure, et de NKM à Borloo, en passant par Le Maire et quelques autres, le siphonage est bel et bien en train de s’opérer d’autant qu’ils ont connu la défaite humiliante du candidat qu’ils s’étaient choisi lors de leur primaire, un certain François Fillon, obligé de quitter la tête basse la scène politique, et à renoncer à exercer des responsabilités.

Pire, en nommant dans son gouvernement un premier ministre de droite, Macron leur porte un coup supplémentaire...

Même si Juppé et quelques autres affirment vouloir soutenir encore les LR, on sent bien que le cœur n’y est plus... 

Quant au parti d’extrême droite, c’est la grande désillusion : arrivé aux portes du pouvoir, et chuter lamentablement pour le dernier tour, ce n’était pas le scénario espéré.

Il faut dire que MLP avait été intelligemment piégée par le candidat d’EM, lequel avait glissé subrepticement auprès des médias qu’il quitterait le plateau si son adversaire était trop agressive.

C’est donc apparemment la stratégie que s’était donnée MLP, en passant les ¾ de son temps à tenter de déstabiliser agressivement le leader de EM... lequel, en continuant de garder son calme, et en déroulant son programme, a ringardisé cruellement la patronne du FN.

Philippot menace de quitter le parti, s’il recule sur la sortie de l’euro, et la petite nièce a déjà tourné la page. 

La déception des électeurs qui avait choisi le FN, plutôt que EM, va-t-elle provoquer un recul du score frontiste lors des législatives ?

L’avenir nous le dira.

Quant au nouveau président, il aurait réussi son entrée, d’après l’ex ministre de l’agriculture, lequel n’ayant cessé de le flatter, s’étonne de ne pas avoir d’adversaires de REM face à lui, pour les législatives.

 

Pourtant cette investiture a été jugée pour certains plutôt insolite, surtout lorsque Emmanuel Macron, debout dans un véhicule militaire, saluait une foule fantôme.

Avec un peu de retard à l’allumage, il nous a donc proposé son premier ministre, un certain Edouard Philippe, maire du Havre, et député.

Ce notable n’est pas un inconnu pour les écologistes...

En effet, s’il faut en croire Stéphane Lhomme, l’animateur de l’Observatoire du Nucléaire, le nouveau premier ministre est impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva.

C’est en octobre 2007 qu’il avait été nommé directeur de la communication et directeur des affaires publiques d’Areva, afin de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome.

Alors qu’il était en poste pour l’entreprise nucléaire, un accord avait été signé entre Areva et le président nigérien, accord qui a été contesté par le mouvement des nigériens pour la justice, dénonçant un accord qui ne bénéficie en rien aux populations, d’autant que le pourcentage qui revient au Niger est plus que modeste, et que les Touaregs qui habitent à proximité du site nucléaire n’ont finalement que la pollution pour seule récompense. 

Mais ce n’est pas tout...

Alors que le nouveau président a promis un gouvernement exemplaire, l’Observatoire du Nucléaire nous apprend que de 2007 à 2010Édouard Philippe a cumulé sans état d’âme son poste chez Areva et son mandat d’adjoint au maire du Havre, à quoi s'ajoute un blâme de la HATVP (Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique), qui lui a reproché d’avoir refusé de fournir des informations sur sa déclaration du patrimoine de 2014, alors que la loi l’exige. 

Ajoutons pour faire bon poids que le nouveau 1er ministre pourrait aussi être impliqué dans l’affaire Uramin, qui a fait perdre 3 milliards à la France.

Il s’agit du scandale de 3 gisements fantômes d’uranium, et à cette époque, même s’il semble qu’il n’était pas en position de décision, et que son nom n’ait jamais apparu dans le dossier, il devait rendre compte de ses activités à Anne Lauvergeon, alors présidente du directoire d’Areva, ainsi que l’écrit Vincent Crouzet dans les colonnes de Médiapart

Signalons au passage l’épisode foireux des 52 éoliennes off-shore au large du Havre, (260 Mégawatts) voulue par Edouard Philippe, lequel s’est terminé provisoirement en eau de boudin. 

Pour être tout à fait complet, Areva, qui portait ce projet, a cédé ses activités dans les énergies propres à Siemens, et tout n’est peut-être pas perdu. 

À l’époque, Édouard Philippe avait rencontré justement Emmanuel Macron, comptant sur lui pour sauver le projet, et il attendait la réponse de Bercy pour septembre 2016... 

Espérons toute fois que le nouveau chef du gouvernement sera plus actif à ce poste qu’il ne l’a été à l’Assemblée Nationale, car avec seulement une dizaine d’intervention en 5 ans, il figure parmi les moins bien classés d’après les données du site nosdéputés.fr. 

On peut quand même s’étonner de l’hommage que Juppé a rendu à son collègue, affirmant qu’il connaissait parfaitement le fonctionnement des institutions. 

Les quelques écolos qui ont voté par défaut pour Macron, vont peut-être commencer à douter de leur choix... choix se basant probablement sur l’illusion d’une victoire de l’épouvantail FN...

Quand on voit comment la promesse de fermer Fessenheim a du mal à être tenue, et le retard qu’accumule notre pays à se tourner vers la transition énergétique, avec un tel 1erministre, il est probable que l’environnement sera le parent pauvre de ce gouvernement.

Chacun avait pu constater le peu de cas qu’avait fait le candidat Macron de l’environnement, ne serait-ce que lors du débat présidentiel final.

Lorsqu’il était ministre, la défense de l’environnement n’était apparemment pas sa préoccupation première, d’autant qu’il est un ardent défenseur du projet d’Hinkley Point pour lequel l’électricien national doit investir 16 milliards d’euros.

Pour mémoire, il n’a pas voté en faveur de la loi pour la transition énergétique. 

Comme l’écrit Emilie Massemin, chez Reporterre : « de belles promesses, un lourd passif  ». 

Il est probable que le projet d’enfouissement à Bures va être réactivé, avec un tel 1erministre si ouvertement pro nucléaire, et que dans la région de Nantes, les opposants au nouvel aéroport s’inquiéteront, d’autant que le nouveau président n’a jamais caché sa volonté de faire aboutir ce projet. 

Mais avant de laisser la conclusion à mon vieil ami africain, il faut se remettre en mémoire la déclaration du nouveau 1er ministre, datant de janvier dernier au sujet du candidat d’EM, devenu depuis peu son « patron » : « tribun adepte d’un populisme désinvolte, (...) qui n’assume rien, mais promet tout, avec la fougue d’un conquérant juvénile et le cynisme d’un vieux routier ». 

Aujourd’hui choisi par ce dernier, qui aura quelques doutes sur la qualité de la relation de ces deux politiques ?... Et le champion en éolienne semble avoir les qualités nécessaires pour faire tourner les girouettes, si pratiquées dans le petit monde politique.

 

Comme dit mon vieil ami africain : « Les paroles sont comme l’œuf, à peine écloses, elles s’envolent »...

BHL en Serbie : Monsieur Sans-Gêne ou l’importance d’être inconscient

Bernard-Henri Lévy, dès qu’il s’agit de promouvoir sa personne, à défaut d’œuvre réelle, ne recule, décidément, devant rien. Il est vrai que l’arrogance intellectuelle, si ce n’est sa fatuité, lui a toujours servi d’impitoyable marchepied pour écraser les autres, surtout ceux qui ne partagent pas ses idées, pour autant qu’il en ait. Ainsi, il y a quelques jours seulement, l’a-t-on vu se pavaner à Belgrade, capitale de cette Serbie qu’il ne cessa pourtant de diaboliser tout au long de la guerre en ex-Yougoslavie, afin d’y présenter avec un rare aplomb, comme si ses anciens anathèmes n’avaient jamais existé à l’encontre de ce pays, son dernier navet cinématographique : un documentaire sobrement intitulé Peshmerga, mais dont les commentateurs les plus avisés auront néanmoins remarqué quelques impostures, notamment dans l’emprunt éhonté, sans citer ses sources, de clichés photographiques (http://www.20minutes.fr/high-tech/1953407-20161102-quand-bernard-henri-levy-emprunte-photos-presse-alimenter-compte-instagram).

Certes sait-on depuis longtemps que cet imprécateur venu tout droit des beaux quartiers de Paris, de Neuilly à Saint-Germain-des-Prés, est à la philosophie ce que son épouse, Arielle Dombasle, est à l’opéra : il pense aussi mal qu’elle chante faux. Il a même les idées tellement courbes, plus encore que courtes, que c’est probablement là le motif pour lequel il tourne tant, et depuis tant d’années maintenant, en rond. Mais enfin : quelle que fût l’ampleur de cet égo hypertrophié, on ne l’imaginait cependant pas encore à ce point indécent. Pas vite gêné, ce narcissique Lévy, que le doute n’effleure jamais, toujours sûr de son bon droit et dénué de tout scrupule. BHL en Serbie, c’est, pour paraphraser le titre de l'une des plus brillantes comédies théâtrales de mon cher Oscar Wilde, l’importance d’être inconscient !

UN ANTISERBISME VIRANT AU RACISME

Et, surtout, que l’on n’aille pas croire là que ce grand amateur de guerres en tous genres qu’est BHL ne faisait ainsi, lorsqu’il appelait l’OTAN à bombarder unilatéralement les Serbes, que fustiger l’obsolète et dictatorial régime de Milosevic, décédé depuis lors, en des circonstances jamais élucidées, dans sa cellule du Tribunal Pénal International de La Haye. Car, ardent défenseur de ce fondamentaliste islamique que fut l’ancien président de la Bosnie-Herzégovine, Alija Izetbegovic, quant à lui mort de sa belle mort malgré son radicalisme idéologique, c’est à un « antiserbisme » aussi primaire que scandaleux, à l’instar de cet abject antisémitisme qui déferla durant la Seconde Guerre mondiale, que ce même BHL s’adonna, tandis qu’il prenait systématiquement parti pour les Bosniaques, sans pudeur ni réserve, encore moins de nuances. Preuve en est, parmi bien d’autres exemples tout aussi honteux, cet extrait, particulièrement ignoble, du livre, intitulé Le Lys et la Cendre, qu’il publia pendant la guerre de Bosnie. Ainsi y écrit-il textuellement, à la date du 16 janvier 1993, alors que, terré dans une tranchée bosno-musulmane, par ailleurs infestée de combattants djihadistes importés par Al Qaïda, il scrutait, méprisant et narquois, des soldats serbes :

« Un Serbe. Première fois, depuis Lukavica, que je vois un Serbe de si près. (…) Nous sommes (…) sur une des collines qui ceinturent Sarajevo, dans une tranchée bosniaque. Le responsable de l’unité, Mohamed, m’a prêté une paire de jumelles à travers lesquelles je vois, dans une tranchée d’en face (…), un gros homme très affairé qui, malgré la neige et le vent, paraît avoir trop chaud (…). Il a la peau grasse. Les lèvres trop fines, qui trahissent la bouche édentée. Une verrue sur la joue. Un bouton de fièvre sur la paupière. Une barbe de huit jours, bizarrement grise pour un homme qui ne doit pas avoir plus de trente ans. Je pourrais presque compter les points noirs qu’il a sur le nez, ou suivre la sueur qui lui goutte dans la nuque, ou même lire dans ses yeux – ses pauvres petits yeux, trop écartés, un peu idiots (…) mais qui ont déjà leur expression ahurie d’yeux de futur cadavre. »

UNE NOUVELLE TRAHISON DES CLERCS

Sidérant, de la part d’un intellectuel se disant attaché à la concorde entre les peuples, à des valeurs morales telles que la paix ou la fraternité, à des principes aussi nobles et universels que la justice ou la vérité ! Et pourtant, oui, c’est bien cela - une agressivité verbale, sinon un véritable appel au meurtre, indigne d’un philosophe qui se respecte - que Lévy note, dans son journal de guerre, avec ce même souci du détail physionomique, sur un mode exclusivement négatif et d’autant plus suspect, dont les plus infâmes des antisémites français d’antan (Barrès, Drumont, Maurras, Rebatet, Brasillach, Giraudoux, Céline, Drieu la Rochelle, etc.) se rendirent alors coupables à l’encontre des Juifs, qu’ils ne cessaient, eux aussi, de conspuer, de railler et de stigmatiser, avec un même acharnement, sinon une identique hargne. Julien Benda, pour nommer ce genre de dérive, eut, dans un essai resté célèbre, une expression admirable et qui, depuis lors (en 1927), a fait date : la trahison des clercs.

Si bien que, face à ce genre de racisme, à des propos aussi odieux et à des insinuations aussi graves, à cet incommensurable mal qu’il infligea à la Serbie avec cette entreprise de diabolisation dont il fut ainsi le funeste champion, la tarte à la crème que Bernard-Henri Lévy, toujours aussi convaincu de ses choix du passé, reçut en plein visage, ces jours derniers à Belgrade, lors de la présentation de son film Peshmerga, n’apparaît encore que comme anecdotique, sinon folklorique, bien que je désapprouve ce type d’ « attentat pâtissier » et le trouve même, pour tout dire, de mauvais goût (https://www.rtbf.be/info/medias/detail_bernard-henri-levy-entarte-a-belgrade?id=9602803). C’est même là, suivant en cela une veine plutôt comique, voire burlesque, dans le registre du septième art, ce qui pouvait lui arriver de moins désobligeant. En un autre pays que la Serbie, où le peuple est plutôt tolérant et la société relativement libre, Bernard-Henri Lévy aurait probablement du subir de bien plus sérieux désagréments, comme de se voir accusé, par les autorités compétentes, d’apologie de la violence, de propagation de mensonges et d’incitation à la haine.

UNE SERBIE CIVILE, PACIFIEE ET DEMOCRATIQUE

Vive, donc, cette Serbie civile et démocratique, aujourd’hui si peu rancunière envers ses ennemis d’hier : un exemple, en l’occurrence, de modernité dans les Balkans comme au sein de l’Europe, et, en définitive, bien plus progressiste, apaisée et pacifiée, contrairement à ce que prétendit toujours le démagogique Lévy, que cette Bosnie qui, il y a deux ans seulement, faillit lyncher publiquement, hostile et vindicative, le premier-ministre serbe, Aleksandar Vucic, alors qu’il venait pourtant s’incliner respectueusement, tout en demandant pardon pour le massacre de Srebrenica, au mémorial de Potocari, cimetière bâti à la mémoire des milliers de victimes de cette horrible guerre fratricide (http://www.courrierinternational.com/article/20-ans-srebrenica-la-presse-denonce-une-tentative-de-lynchage-du-premier-ministre-serbe) !

Quant à l’un de mes plus vieux et fidèles amis serbes, Nebojsa Radojevic, ce n’est pas une simple et inoffensive tarte à la crème qu’il reçut sur lui, en cette maudite journée du 30 mai 1999, en plein conflit au Kosovo, mais un engin de bien plus redoutable ampleur et criminelle portée : un missile à l’hélium qui, largué par un avion américain lors des bombardements de l’OTAN à l’encontre de l’ex-Yougoslavie de ce temps-là, le tua, tragiquement, sur le coup. Aujourd’hui encore, après que je lui aie dédié nommément un de mes propres journaux de guerre, Le Testament du Kosovo, je le pleure. Moi, qui n’étais alors pas très loin de lui, je ne me suis sauvé, ce dramatique jour-là, que par miracle (http://www.espace-livres.be/Le-journal-de-guerre-de-Daniel). Honte aussi, pour cet assassinat en forme de « dommage collatéral » comme le qualifie hypocritement le jargon politico-militaire de l’Alliance Atlantique, à BHL ! 

DANIEL SALVATORE SCHIFFER*

 

*Philosophe, auteur, notamment, de Requiem pour l’Europe – Zagreb, Belgrade, Sarajevo (Editions L’Âge d’Homme), La Philosophie d’Emmanuel Levinas – Métaphysique, esthétique, éthique (Presses Universitaires de France), Critique de la déraison pure – La faillite intellectuelle des « nouveaux philosophes » et de leurs épigones (Editions François Bourin), Le Testament du Kosovo – Journal de guerre (Editions du Rocher), Oscar Wilde (Gallimard-Folio Biographies).

En marche... arrière

C'est à peine croyable, Hollande le président le plus honni de la cinquième république à réussi à se cloner. C'était pas gagné d'avance, mais entre le Peneloppe-Gate, l'effondrement du Sarkozy de droite puis de celui de « gauche » (qui propose l'abrogation du 49-3 alors qu'il l'avait imposait à quatre reprises). C'est presque à se demander si cela n'était pas fait exprès pour faire monter un Hamon pour priver Mélenchon d'un second tour.

Et c'est donc ce même Macron qui a directement inspiré la loi El Khomry et le CICE, mais aussi qui a lancé des ballons d'essais contre les 35 heures, contre le statut de la fonction publique qui rafle la mise. On ne doit pas non plus oublier ses formules provocatrices : « il vaut mieux être payé à 3,5euros de l'heure que d’être un dealer » ou « la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié » ainsi que « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires.» et enfin l'inoubliable «les employées de l'abattoir Gad sont pour beaucoup illettrées ». Ce florilège devrait suffire à situer macron. Si son programme s’inscrit en grande partie dans la continuité d'Hollande, sa « marche » l’emmène d'une rupture franche avec le social-libéralisme (cher au PS) à un libéralisme pur mais habillé de présentations trompeuses. Prenons deux exemples : le chômage et les retraites. Dans les deux cas, Macron fait miroiter des arguments de justice, voire d’égalité. L’assurance-chômage deviendrait universelle, ouverte aux salariés démissionnaires et aux travailleurs indépendants. Quant aux régimes de retraite, ils devraient être harmonisés selon le principe: «pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous». Ces propositions peuvent séduire mais, si on gratte un peu, on s’aperçoit qu’elles sont un moyen détourné de mettre en place les réformes libérales de Bruxelles.

Macron propose en effet de changer le mode de financement du chômage en basculant les cotisations sociales salariées vers la CSG. Or même si cet impôt est applicable à toutes les formes de revenus, il n'a rien d'équitable car le même taux s'applique à tous, riches ou pauvres. Les revenus du patrimoine et des placements ne contribuent que pour 10% de son financement. En revanche, cet impôt est supporté par les salariés, qu'ils soient actifs, chômeurs ou retraités puisque ils l'ont financé à plus de 75%.

Sous prétexte d’harmonisation des retraites, Macron veut introduire un système de «comptes notionnels » qui est un régime fonctionnant par répartition, qui permet d’assurer l’équilibre entre les cotisations versées et les pensions reçues par chaque génération. Ce principe est que les cotisations sont fixées tandis que le niveau de la pension versée dépend de l’âge de départ individuel à la retraite, mais aussi de la conjoncture et des évolutions démographiques. Ce principe de justice n’est qu’apparent puisqu’il prend difficilement en compte les différences de déroulements des carrières mais aussi d’espérances de vie. Ce type de système vise en réalité à définir une enveloppe globale qui sera répartie entre les retraités.

Macron veut pérenniser le CICE. Or il est évident que les entreprises ont consacré une grande partie du CICE à la reconstitution de leurs marges. Il est donc parfaitement clair que le CICE n’est rien d’autre qu’un très gros cadeau aux entreprises qui comme on l'aura remarqué, est sans effet sur le chômage. De plus il y a de nombreuses entreprises qui en ont bénéficié, tout en licenciant. Alors qu’avec les 80 milliards (accumulées depuis 2013) on aurait pu créer 3 millions d'emplois, payés 1 500 euros par mois, cotisation sociales incluses.

En décidant d'exonérer à nouveau les heures supplémentaires, Macron cherche à contourner la durée légale du travail de 35h. Mais cette mesure perçus par les salariés comme une augmentation du pouvoir d'achat est en fait un cadeau aux entreprises : des augmentations salariales peuvent être maquillées en heures supplémentaires fictives, au bénéfice du salarié et de l'employeur exonérés d'impôts et de cotisations mais au détriment du contribuable. En période de crise, ce dispositif est défavorable à l'emploi puisque les entreprises sont incitées à avoir recours à leurs salariés plutôt qu'embaucher. Comme ministre, il a fait adopter une loi qui a étendu le travail du dimanche, facilité les licenciements économiques et réduit les recours aux prud’hommes pour les salariés. Il a ensuite inspiré la loi El Khomri, dans ses aspects les plus anti-ouvriers, comme le plafonnement des indemnités prud’homales, que le gouvernement a dû retirer face à la colère du monde du travail. Macron veut maintenant poursuivre cette offensive, y compris par ordonnances (à côté le 49-3 paraîtra comme démocratique) pour éviter un débat parlementaire. Il veut réduire l’assiette de l'ISF au seul patrimoine immobilier alors qu'actuellement les actions boursières en font aussi parti. Avec toutes ces garanties, il est logique que la bourse ait flambé après le premier tour !

 

Certains nous reprocherons de s’être abstenu au second tour mais après le spectacle pitoyable du débat de l'entre deux tours que Le Pen nous a infligé, on ne pouvait pas imaginer que le banquier de Rothschild ne l'emporte. En outre, il aurait été souhaitable que l’écart soit le plus faible possible pour montrer aux stratèges de pacotille qui voyait en Macron le barrage le plus robuste à Le Pen que ce n'est pas le cas, c'est même le contraire car si on combattait le chiendent avec de l'engrais, cela se saurait.

Nouveau Gouvernement Macron, ce que la Presse ne dira pas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouveau Gouvernement Macron,

Ce que la Presse ne dira pas

Par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

 

Nous avons un nouveau gouvernement. Qu'importe, d'ailleurs ! C'est Macron qui gouvernera, ou plutôt l'éminence noire Attali ; l'un des maîtres du monde les plus redoutables, Rothschild ; l'UE des banksters et l'Amérique profonde des néo-conservateurs. Et ce gouvernement, sans doute très provisoire, n'est là que pour flouer les futurs électeurs aux Législatives.

D'ores et déjà, quatre tendances :

- Ultra libéralisme,

- Soumission à Bruxelles,

- Mise en place du Nouvel Ordre Mondial, totalitaire (un seul Parti), liberticide, asexué..

- Préparation aux guerres...

L'ultra libéralisme saute aux yeux. Peu importe d'ailleurs que l'on se dise de gauche, de droite, du centre, il suffit de voir arriver Gérard Collomb, grand bourgeois partisan de la mondialisation malheureuse, ou au Travail (quelle provocation !) Muriel Pénicaud, engagée dans les multinationales notamment du CAC40. La contestation sera dans la rue, et de masse ! Surtout avec le grand perdant de la Primaire, Bruno Le Maire, parrain des jobs à 5 euros (http://www.lepoint.fr/presidentielle/et-bruno-le-maire-crea-le-job-a-5-euros-22-09-2016-2070334_3121.php), qui hérite de l'Economie. L'homme est choisi par Macron pour son libéralisme impitoyable...

La TOTALE soumission à Bruxelles passera entre autres par deux Européistes acharnées, la Modem De Sarnez pour toujours plus d'UE des banksters, et horreur suprême, pour le TAFTA (https://www.libre-echange.info/veille/article/vote-desastreux-au-parlement), et la "centriste" Goulard, ne voyant pas l'austérité dans les politiques actuelles, et adversaire résolue de la liberté d'information sur le Net. Cette politique de folle soumission à Bruxelles sera totalement contraire aux intérêts des Français. Et au numérique, voici un homme issu de la diversité, d'une famille marocaine, pour créer des "French Bureau". On est loin d'un Montebourg...

Le Nouvel Ordre Mondial (NWO) cher à Attali se met INSIDIEUSEMENT en place, dès ce mercredi matin avec l'annonce du choix des rythmes scolaires par nos écoles, pour pas après pas, mener à l'autonomie des établissements, et à la PRIVATISATION de l'enseignement public ; qui le voit ? Tout est si bien présenté pour nous berner ! Le NWO est totalitaire, avec un seul Parti - comme celui que le pion Macron prépare discrètement -, des médias collabos (ainsi, C dans l'Air annonce déjà "la palme d'or du casting" pour ce gouvernement), des lois liberticides (Macron a prévu la poursuite de la loi d'Urgence, et qu'il gouvernera par ordonnances ; Mme Goulard veillera à bâillonner la ré-information), la préparation à un monde asexué (la féministe Marlène Schiappa travaillera au respect de l'égalité des femmes et des hommes, prélude d'un futur monde asexué)...

Pire que tout, des va-t’en guerres réputés rentrent dans le nouveau gouvernement Macron-Rothschild, de Mme De Sarnez mettant sur le même plan l'humaniste (http://eva-coups-de-coeur.eklablog.com/assad-n-est-pas-un-dictateur-la-video-bombe-qui-derange-arte-et-qui-pe-a128011256) Assad et les égorgeurs de Daesh, à Sylvie Goulard (on peut s'attendre avec elle à un déploiement en Syrie voire contre la Russie, et à une Défense européenne soumise à l'OTAN), et ne parlons pas de Le Drian, qui a fait ses preuves en ciblant obsessionnellement le Président Assad, en osant soutenir et armer (au nom, l'hypocrite, de la "lutte contre le terrorisme") EI, en laissant prospérer Boko Haram, en jouant au pompier-pyromane en Afrique, pour après avoir délégué des mercenaires islamistes, proposer les services de la France afin de "rétablir l'ordre", comprenez : contrôler la politique d'Etats africains, et piller leurs ressources. Le Drian ne va-t-il pas aussi se confronter à Poutine ? Alerte, la France sera sur un volcan...

De toutes façons, même si nous avons là une idée de la politique qui sera menée par Macron-Rothschild, il s'agit certainement d'un gouvernement provisoire, mélangeant individus de Droite, de Gauche, du Centre, au bilan désastreux, recyclés pour donner aux Français l'illusion de "rassemblement", alors que le but est de draguer les Electeurs déboussolés par tous les bouleversements, en particulier par les difficultés que connaissent actuellement les Partis traditionnels, victimes du machiavélisme du pouvoir actuel appuyé en coulisses par le plus perfide, François Hollande, et les médias aux ordres du Système.

Pour séduire les Electeurs, on fait miroiter un rassemblement harmonieux, alors qu'il a en son sein un Bayrou qui sera vite floué (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426), le leurre provisoire Hulot prié de collaborer avec un gouvernement pour qui le profit prime sur tout, sur la défense de l'environnement en particulier, et qui défendra les centrales nucléaires comme le gaz de schiste !

 

 

"Un pathétique pitre dont la veste est évidemment réversible vient d'être nommé premier sinistre" (AbdalahGeronimoCohen)

La vie politique moralisée ? Foutaises ! Le Premier Ministre lui-même traîne plusieurs boulets (https://www.legrandsoir.info/edouard-philippe-implique-dans-le-pillage-de-l-uranium-du-niger-par-areva-et-dans-un-conflit-d-interet.htmlhttp://www.lexpress.fr/actualite/politique/edouard-philippe-a-matignon-les-boulets-du-nouveau-premier-ministre_1908326.html..), et le travail de la Haute Autorité est toujours contestable, car elle n'a jamais dénoncé, par ex, les multiples casseroles de Macron (voir mon dossier http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426).

Ainsi, tout est imposture : Gouvernement au casting fourre-tout pour berner les indécis, ministres leurres, pseudo renouveau, buts réels masqués dont le plus important est de "diviser pour régner"... Et la menace Macron est plus que jamais d'actualité (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/la-menace-macron-par-chantal-dupille-dite-eva-r-sistons-a130126832).

Les Français vont-ils mordre à l'hameçon, ou enfin démasquer l'imposteur Macron ?

Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

 

http://actualiteevarsistons.eklablog.com/nouveau-gouvernement-macron-ce-que-la-presse-ne-dira-pas-a130190374

E. Macron: top chef ou Big Mac ? Les saveurs incertaines de la « nouvelle cuisine » électorale

Voilà une semaine que le nouveau président et ses troupes travaillent à deux chantiers majeurs : la composition du nouveau gouvernement, et la sélection des candidats En Marche aux législatives.

Et ces travaux donnent l'occasion de voir des manoeuvres humaines qui peuvent sembler étranges, pour un mouvement qui prétend vouloir moraliser et rénover. "On vous l'avait bien dit, tous les mêmes, rien ne change", songeront les "sceptiques". Pas du tout, diront les "réalistes", "En Marche vit ses valeurs, mais on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs".

Alors, quel diplôme de cuisinier les électeurs attribueront-ils en juin au nouveau président : top chef ou Big Mac ? 

Les lumières de la fête se sont à peine éteintes, sur la place du Louvre, que déjà les combats suivants se mettent En Marche.

 

Les combats avec les adversaires clairement déclarés, ceux du Front National, de la France insoumise, les fidèles de M Fillion. ou les Mélenchonistes. Sur ces fronts, rien de nouveau, les codes sont connus, on s’affronte sans pitié,

 

Mais il y a d’autres luttes, internes au mouvement ou en périphérie et, dans ces zones troubles, la forme des batailles est, bien plus qu’ailleurs, un révélateur des pratiques de ce jeune mouvement.

Et là, entre les égards réservés à certains des ministres du gouvernement, la mise en attente des candidats internes dans 140 circonscriptions, les cris d’orfraie poussés par les caciques du Modem, les dénégations du porte-parole d’EM, et les détails des nominations, tant le processus même que certains des profils, un vrai feu d’artifice se déroule sous les yeux des Français.

Or ceux-ci ont finalement élu M Macron largement, mais pas triomphalement, à l’instar de certains citoyens qui sont entrés dans les bureaux de vote en marche… À reculons. Aussi, du résultat de ces approches qui visent à attirer les Républicains du centre, et de la lecture qu’en feront les électeurs, dépend peut-être le sort des élections qui viennent, le critique « 3ème tour ».

 

Alors, que se passe-t-il vraiment dans les cuisines d’En Marche ? Priorité au respect strict des valeurs, ou à la souplesse au nom du « réalisme » ? Voyons d’abord les faits, et tentons de donner les deux lectures, pour chacun d’entre eux :

·         1°) l’appel aux candidatures  : un appel ouvert, lancé quelques mois avant les présidentielles, qui a attiré plus de 15.000 réponses. La lecture positive : une vraie innovation, en ligne avec l’objectif de renouveler l’arène politique. La lecture critique : malgré les nominations annoncées récemment, l’exercice est au moins autant de la communication qu’une réalité, et les candidats sont en fait des pions d’un jeu dont certains pourront croire être des gagnants.

De fait, cet appel, qui a sans doute rencontré plus de succès qu’anticipé, fait mathématiquement bien plus de dépités que de députés. Il faudra donc pondérer les critiques négatives, si elles ne sont pas étayées par des faits spécifiques. Mais il faut reconnaître qu’il y a des exemples troublants. Ainsi dans la 10ème circonscription du Val d’Oise, où j’habite, le candidat choisi est un jeune loup socialiste, conseiller de ministre, au cursus classique d’homme d’appareil en devenir. Une tête nouvelle, mais pas à l’évidence un goût de changement de système. Et puis, le processus a été conduit sans égard pour les citoyens évinces. Ils n’ont été prévenus, par un message bien fait mais très impersonnel, qu’après les annonces dans la presse. Les croyants diront que, quand on s’engage dans un mouvement, on se met à sa disposition et on attend le retour, un jour, peut-être. Les sceptiques diront que ce manque de respect est un symptôme certain de pratiques d’une élite qui est déjà en place et tire les ficelles.

·         2°) Les règles de sélection et d’élimination des personnes éligibles à la candidature  : il faut, pour y prétendre, ne pas être trop ancien dans les fonctions électives (toujours le renouvellement), et un engagement clair à soutenir le mouvement en particulier dans les moments clés qui déterminent le poids à l’Assemblée et les finances futures du parti. Il y faut également une absence de casier judiciaire. Les croyants y verront une vraie avancée, une mécanique qui amènera naturellement un air toujours frais dans nos représentations. A Lyon, au sein des candidats de la société civile, une certaine frustration se fait montre pourtant. M G Collomb, poids lourd et vieux de la vieille, a joué des coudes, avec un certain succès, pour faire nommer sur place des poulains de son écurie. Argument : face aux candidats solides des autres partis, il faut de l’expérience. Les sceptiques diront que cet argument aurait interdit à M Macron de se présenter à la présidentielle. Et, même si M Collomb a un casier judiciaire vierge à titre personnel, ce n’est pas le cas au titre de son action à la tête de la métropole. Il a là-bas été condamné par le tribunal administratif, pour surfacturation des déchets, après avoir été attaqué par une association de contribuables. Condamné, mais apparemment indifférent à ses devoirs envers les citoyens, puisque les pratiques de facturation n’ont pas changé ensuite.

·         3°) Affinités sélectives à gauche : trois ministres du dernier gouvernement Hollande n’auront pas d’opposant En Marche. Le petit feuilleton de non et oui à Manuel Valls a permis de nourrir la presse et les télés. Les croyants diront qu’il est normal, pour une pointure de ministre, de faire des exceptions, d’autant que ces poids lourds ont des sympathisants, et ont fait preuve d’allégeance. Les sceptiques rappelleront l’appel ouvert à candidature, dont rien n’indiquait qu’il n’était qu’une option. Ils seraient curieux de savoir comment on a expliqué à ces candidats qu’on les remerciait de leur engagement, mais qu’aucun ne valait mieux que des crocodiles qui étaient en lutte contre En Marche il y a encore quelques semaines.

·         4°) Chamboule-tout à droite – quitte ou double : le PS a eu le bon goût d’imploser tout seul, plus proche il est vrai de M Macron que les Républicains. La droite elle, semble encore tenir bon. De ce côté là il faut donc tenter autre chose, du moins c’est la décision des Marcheurs. Alors on choisit sur une carte des circonscriptions où on attend que des têtes d’affiche, comme ce fut le cas à gauche, se soumettent en échange d’une non adversité. Les croyants diront « c’est comme ça, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. ». Les sceptiques demanderont comment on expliquera aux candidats de l’appel public des circonscriptions, pour celles où En Marche ne nommera personne. Les éliminés du processus avorté demanderont peut-être pourquoi ils valent moins que rien, et à ceux des autres circonscriptions, si et pourquoi on les aime vraiment après avoir failli leur préférer rien.

·         5°) Accord ou pas accord, comment l’entendez-vous ? M/. Bayrou aurait, selon certains observateurs, été un atout maître dans la dernière ligne droite de E Macron vers le pouvoir. Comme G Collomb à Lyon, sa façon de conduire la politique est le donnant-donnant. Alors il a cru entendre une promesse de places pour les législatives. Et le voilà déçu, ou faisant semblant de l’être plus qu’il ne l’est vraiment. En face on lui répond qu’il n’y a jamais eu de promesses d’entente. Apparemment, juste du jus de boudin politique classique. Les croyants diront que M Bayrou a dû entendre ce qu’il voulait entendre, ou qu’en fait il s’appelle Blairou, et que c’est bien fait pour lui. Les sceptiques se diront qu’il n’y a pas de fumée sans feu, et que sans doute les équipes d’En Marche sont aussi rouées mais également aussi lestes dans l’usage des mirages et de la parole sans poids.

 

L’élection présidentielle l’a montré, En Marche détient plus ou moins un cinquième des voix qui s’expriment (pour nous les blancs et les nuls sont bien évidemment une expression valide), avec d’importantes variations locales. Dans les semaines qui viennent, les mouvements aux marges des électorats peuvent avoir un impact majeur pour la suite des opérations.

 

 

Alors, en matière de cuisine électorale, Macron, top chef ? Ou plutôt Big Mac ? Êtes-vous sceptique, êtes-vous croyant ? Cette question pourrait bien peser lourd dans le jugement des Français au moment de voter. Une question aussi que les mitrons d’En Marche feraient sans doute bien de se poser, en prenant le regard des électeurs d’aujourd’hui.

Pas d’état de grâce pour Macron, la résistance c’est tout de suite

S’il est heureux que le peuple français ait très majoritairement rejeté la candidature xénophobe et fascisante de Le Pen (« la France en ordre » : l’ordre du CAPITAL !), la victoire de Macron n’est pas une bonne affaire pour les citoyens épris de justice sociale et d’indépendance nationale. En effet, Macron veut, non seulement transférer encore plus de souveraineté vers Berlin (« défense européenne ») et vers Bruxelles (« gouvernement de la zone euro »), mais accélérer l’ubérisation du monde du travail (casse des statuts, des conventions collectives nationales…), démolir les cotisations Sécu au profit de la CSG, fliquer au maximum les salariés privés d’emploi, démanteler les retraites par répartition issues de la Résistance pour instituer la funeste « retraite à points ».

 

La bonne nouvelle pour le camp du progrès, c’est d’abord les 7 millions de voix réunies au 1er tour par Mélenchon (JLM) sur un programme de gauche critique envers l’Union européenne (UE), franchement opposé à l’OTAN et en rupture avec le PS en faillite. Le PRCF a apporté à JLM un soutien critique mais dynamique tout en menant une campagne 100% communiste et anti-UE à l’entrée des usines. Au second tour, le PRCF a combattu le FN sans cautionner Macron, contrairement aux pseudo-communistes R. Hue et Pierre Laurent. Bien qu’officiellement soutenu par la droite LR, le PS, le MEDEF, la Bourse, Merkel, Bruxelles et Obama, Macron est très minoritaire : il représente moins de 43% des inscrits (vu l’abstention et les bulletins blancs et nuls) ; près de la moitié des personnes qui l’ont choisi par défaut, l’a fait contre Le Pen et sans adhérer au programme des marchés financiers dont Macron est la créature.

Aux législatives, le PRCF appelle donc à refuser tout soutien, non seulement au FN et aux LR – fanatiquement hostiles aux syndicats ouvriers -, mais aux candidats d’En Marche (arrière toute ?) et à ceux du PS inféodés à l’UE. Le PRCF appelle à s’unir les candidats qui se réclament de JLM et, là où malgré tout il y aura deux candidats se réclamant de JLM, à soutenir celui des deux qui ouvrira sans frilosité un vrai débat sur l’indispensable sortie progressiste de l’UE du capital, cette machine à broyer la France et les acquis sociaux.

Face aux « ordonnances » (un super 49-3 court-circuitant les nouveaux députés !) prévues par Macron pour liquider le code du travail dès cet été, face aux entreprises guerrières de Trump (Corée, Syrie, Ukraine…) que soutiennent les dirigeants de l’UE, l’heure est à la résistance civique et sociale.

 

L’avenir n’est ni à la xénophobie des Le Pen, dont la mission de classe est de bloquer l’alternative progressiste en France, ni à l’euro-dissolution de la France qui ferait table rase des acquis, de l’emploi productif, des services publics, voire de notre langue française de plus en plus sacrifiée au tout-anglais transatlantique…

L’avenir est au tous ensemble en même temps contre le MEDEF et le pouvoir à son service, contre l’UE et l’étouffante zone euromark, pour les salaires, la paix, les libertés, l’indépendance nationale, la coopération avec tous les pays du monde. L’avenir est au syndicalisme de classe qui nous a tant apporté (1936, 45, 68…) alors que le faux dialogue social type CFDT accompagne les régressions.

Construisons un large Front de Résistance Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique pour un Frexit progressiste (sortie par la gauche de l’UE/euro/OTAN), pour la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie et la relance planifiée du produire en France, sans crainte de rouvrir la perspective du pouvoir des travailleurs dans notre pays.

Pour cela il faut reconstruire un vrai parti communiste. Tant que le PCF méritait ce nom, les capitalistes reculaient tant ils craignaient la révolution ! Avec le PRCF, reconstruisons ce parti. C’est vital pour remettre la classe ouvrière au centre de la vie politique nationale !

http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/detat-de-grace-macron-resistance-cest-de-suite-prcf/

 

 

Au fait, pourquoi un gouvernement avant les législatives?

Constitutionnellement, le président choisit son premier ministre dans la majorité. Or celle-ci est issue du scrutin des législatives. La logique voudrait donc que le président attende les résultats de ces élections pour former son gouvernement.

Rien ne presse en effet : l'administration est en place, le gouvernement sortant n'est pas obligé de donner sa démission. Certes l'usage veut que le premier ministre en fonction le fasse, mais rien sauf erreur de ma part ne l'y contraint, et il peut sans problème et avec retenue expédier les affaires courantes. Les expériences récentes de l'Espagne et de la Belgique montrent à l'envi que l'on peut sans dommage (si ne n'est avec bénéfice ? Non, je plaisante!) fonctionner des mois durant sans gouvernement.

Alors quoi ? Certes le président élu a tout pouvoir de nommer sans délai un premier ministre. Mais pourquoi donc, puisqu'encore une fois il ne sait pas quelle majorité sortira des urnes quelques semaines plus tard, l'obligeant peut-être à changer d'équipe ?

On assiste en fait à une course à l'échalotte et aux places de député, sur fond de subventions publiques allouées aux partis. Il n'est plus question de programmes, mais de personnalités, de marchandages. Comme des maisons d'édition poussant leurs poulains pour un prix littéraire, nonobstant la qualité des textes ou de leurs auteurs. Ça n'est plus la formation du gouvernement, mais de l'équipe de France de rugby. Paris de PMU, paillettes et clinquant en lieu et place de fond politique.

 

Déjà bien pressé au plan de son action (il n'échappera à personne l'urgence qu'il y a pour le réchauffement climatique à limiter les indemnités prud'hommales en court-circuitant le parlement et les syndicats), pourquoi le président élu si féru de nouveauté n'innove-t-il pas en la matière, en attendant le verdict des urnes pour nommer son premier ministre ? À courir au lieu de marcher, ne risque-t-il pas de se prendre les pieds dans le tapis ?

Moutons, pigeons, dindons... Le Cheptel de Macron ?

 

Trop, c'est trop... Passe encore d'avoir dû se farcir une énième campagne présidentielle digne d'un grand carnaval comme le chantait si bien notre ami François Béranger dans son album Magouille Blues (1), mais depuis que le " grand homme " est élu, les médias continuent à nous gaver d'intoxs doublées d'une hagiographie galopante de Macron le seul, le bon, le vrai, capable de redresser ce pays envers et contre tous. 

Revenons un peu à son élection. Du grand art. Vraiment ! Pour qui connaît le club très fermé des "relations publiques et des réseaux", chapeau bas. Comment faire passer quelqu'un du stade "inconnu au bataillon" au sommet de l'état en quelques mois ? Voici la recette. 

- Avoir un noyau dur : 
L'institut Montaigne (fondé par Bébéar, avec entre autres Gérard Collomb, maire de Lyon et piloté aujourd’hui par Henri de Castries), et le think-tanks Terra Nova. On passe sur des ex-conseillers de DSK en 2006, pour atterrir à Julie de la Sablière, patronne de l'agence de communication Little Wing (spécialiste du digital) et Adrien Taquet de l'agence de publicité Jésus et Gabriel. Quelques soutiens de plusieurs députés PS doublés de personnalités de la société civile. Entre autres, Marc Simoncini, fondateur de Meetic et le patron de Mozaik RH, Saïd Hammouche. (2)

- Être propulsé par des réseaux : 
À sa sortie de l'ENA en 2004, il débute au sein du cabinet de Jean-Pierre Jouyet, qui le propulse ensuite dans le giron de la fondation Saint-Simon, puis la banque Rothschild. Ensuite, Jouyet est devenu ministre de Nicolas Sarkozy, puis secrétaire général de l'Élysée de François Hollande. (Un petit coup à droite, un petit coup à gauche... Pourquoi se gêner, la soupe est bonne) 
En 2006, il rejoint le PS et la fondation Jean-Jaurès dont le financement est assuré en partie par des trotskistes néo-conservateurs de National Endowment for Democracy, (NED). 
Puis en 2007, il entre chez les Gracques, un groupe d'anciens patrons et hauts fonctionnaires. En 2010, il rejoint l'équipe de campagne de François Hollande adoubé par Attali. 
En 2012, il devient Young leader de la French American Foundation, qui a deux administrateurs connus (Philippe Manière, directeur de l'institut Montaigne et Alain Minc (trésorier de la fondation Saint-Simon). Alain Minc, le propulse Research Fellow à la London School of Economics lorsqu'il quitte l'Élysée en 2014.
( Quand Macron quitte la banque en mai 2012, il a atteint son objectif : il est « à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours », confie-t-il une fois à l’Elysée. La transaction de 9 milliards d’euros qu’il vient de boucler pour le compte du PDG de Nestlé, Peter Brabeck, avec lequel il a sympathisé à la commission Attali, porte à 2,5 millions d’euros ses revenus bruts sur les dix-huit mois précédents.)

En mai-juin 2014, Emmanuel Macron est invité à la réunion annuelle du Groupe de Bilderberg. Cette institution a été créé en marge de l’OTAN qui en assure directement la sécurité, quel que soit le pays où elle se réunit. Son président actuel est le Français Henri de Castries, PDG d’AXA et président de l’Institut Montaigne. (vous remarquerez que c'est toujours les mêmes)

En 2016, dans les locaux de l’Institut Montaigne, Emmanuel Macron créé son propre parti, En Marche !, avec l’aide d’Henry Hermand (un des principaux mécènes de la Fondation Saint-Simon, puis de Terra Nova). Après s’être largement expliqué sur les plateaux de télévision, l’homme décède en novembre 2016, à 92 ans. 

L’originalité de ce parti est que, durant ses huit premiers mois, il n’aura ni programme, ni proposition, juste un candidat à la présidentielle. 

Cela ne l’empêchera pas d’être rejoint par toutes sortes de personnalités politiques qui n’eurent pas besoin qu’on leur précise ce qu’elles savaient déjà : le programme de Macron, c’est celui de Delors et de Strauss-Kahn. En février 2017, la girouette François Bayrou, apporte son soutien à Emmanuel Macron

- Soutien inconditionnel des médias à la solde des grands patrons du CAC 40 et des réseaux :
Pour exemple, Libération, l'Obs, le Monde et l'Express totalisent plus de 8000 articles évoquant Macron entre janvier 2015 et janvier 2017. 
Alors que la totalité des articles évoquant Mélenchon, Montebourg et Hamon dans les mêmes quotidiens ne s'élève qu'à 7400. (3)
Même François Fillon qui déchaînait les "passions" n'arrivait pas à surclasser le jeune poulain. Une descente aux enfers sur médiatisé. Impossible d'échapper aux tirs de DCA éditoriaux. 

En 2016, Macron était très peu connu. Mais il a été choisi. Par les réseaux, les grands patrons, et l'intelligentsia politique. Tout ce beau monde a ordonné aux médias de mettre le turbo et l'injection. Et pour éviter un éventuel essoufflement, il y avait en réserve les fameuses bonbonnes de protoxyde d'azote destiné à transformer en bolide n'importe qu'elle banale Dacia. 
Le parachute ascensionnel était en marche. (Tiens, c'est le même nom que son parti). Pourquoi lui ? Parce qu'il est assez Bright et qu'il représente aux yeux des Français une voie de sortie d'une gauche/droite molle et inconsistante dont plus personne ne veut. 

C'est très fin. Comment garder le pouvoir avec les mêmes, tout en présentant soi-disant un Homo Novis en politique ? Avec son élection, nous y sommes. Nous gardons les mêmes au pouvoir, mais sans que ce soit clairement annoncé. Terminé, le clivage gauche/droite. Nous sommes dans un parti unique Républico/libéralo/socialo//bobo. 1/4 de chaque, dans un shaker. Bien mélanger le tout et servir frais avec glaçons. 

Et le FN dans tout ça ? Comme d'habitude, il se saborde. À chaque élection, c'est la même chose. Sabordage. On se demande s'ils ne sont pas payés pour cela. C'est, en effet, très étrange. Marine Le Pen aurait pu faire son entrée à l'Élysée, mais voilà, elle a agité le spectre de la sortie de l'Euro. La seule chose à ne pas faire. Comment effrayer (à juste titre d'ailleurs) la classe moyenne ? En agitant le retour au franc. Comme repoussoir, rien de mieux. Alors qu'il fallait juste annoncer que le retour au franc ne se ferait qu'avec l'assentiment de la majorité des Français avec un référendum ? 
Dernier coup de Jarnac pour MLP, sa nièce qui à la veille des législatives se retire de la vie politique. Exit le FN, jusqu'à la prochaine présidentielle ou ce dernier rejouera la même partition. 

Reste Mélenchon. Ma foi. Outre le fait que c'est un bon tribun, il est au Grand Orient de France depuis 1983… Est-ce vraiment le candidat le mieux placé pour faire voler en éclats un système vérolé alors que ce même système a fait de lui un millionnaire ? Je ne le pense pas non plus. 

Cette république est complètement verrouillée. Comment se sortir de tout ce micmac ? 
Redonner le pouvoir à des gens de la société civile, qui savent gérer un budget, et qui ne seraient là que pour servir le peuple. Car après tout, tel est normalement le but d'un politicien. 

En attendant, nous sommes encore les dindons de la farce et on va devoir faire avec. Reste la contestation, avec comme devise : je râle donc je suis...

https://www.youtube.com/watch?v=9pMM8IquS0g (1)

http://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron (2)

https://www.challenges.fr/politique/ceux-qui-se-cachent-derriere-la-start-up-macron_29092(3)

https://www.contrepoints.org/2016/09/28/267204-macron-derniere-sortie-tempete

 

http://www.voltairenet.org/article196012.html

A ceux qui n’ont plus le droit de se plaindre de notre nouveau président

 

A tous ceux qui ont mangé leur chapeau, renié leurs convictions , mis leur idéal au rencart et ont voté MACRON.

Tout s'est joué au premier tour, si 41% n'avaient pas voté MACRON par défaut alors qu'ils ne pouvaient évoquer aucun risque ni avoir l'excuse da faire barrage, et que dans les autres partis les votes par défaut évoluaient entre 15% et 22%.

Macron n'aurait jamais été présent au deuxième tour donc président, le duel eut été différent.

Surement Mélenchon Marine Le Pen.

Ces 20% de votes supplémentaires par défaut injustifiables qui se sont reportés sur Macron ont tué l'élection.

Au second tour rebelote, ils ont réussi à faire de la victoire de Macron un triomphe inutile.

Alors quel droit à contester ont-ils aujourd'hui ?

Expliquez-moi, au premier tour 58% de votes de conviction pour MACRON

Entre 78% et 84% de votes de conviction pour les autres candidats.

Où est l'erreur ? où est la manipulation ?

 Les Français regardent la télévision 4H00 par jour,

Ceci explique peut-être cela, leur influençabilité vis à vis de la publicité que ce soit pour un produit vaisselle ou un Président de la République a joué.

 Ceux qui ont voté Macron ne peuvent pas se contredire sans cesse ? abandonner leurs convictions en votant Macron et trahir en désavouant au bout de quelques jours celui pour qui ils ont voté.

 Silence dans les rangs, attendez au moins que Macron lui, trahisse son programme comme Hollande l'avait fait, alors là vous pourrez arguer du fait qu'il n'a pas appliqué le programme pour lequel vous aviez voté et descendre dans la rue manifester, ce sera justifiable, pas maintenant, pas vous, laissez la place à ceux qui ont eu le courage et la lucidité de ne pas voter Macron.

 Les girouettes commencent à faire grincer des dents.

 On commence par le bal des faux culs des partis politiques et de leurs encartés ou partisans.

 Les Vallsistes.

Valls en tête, de trahisons en trahisons, de compromissions en compromissions, on le retrouve demandant asile à Macron debout sur le cadavre encore chaud du PS, entraînant avec lui ses fidèles.

 Les 51% Fillonistes qui ont voté Macron. Dès les résultats, messire Fillon qui a été étripé, calomnié, lynché par le pouvoir qui a mis en place Macron demande à ses électeurs de voter pour ses tortionnaires.

Revirement mystère, nombre de ses partisans ont avalé leur carte LR

 

Les 54% de Mélenchonistes

Qui à des années lumières du programme Macrollande sont allés voter Macron, Pour le lendemain déclarer, derrière Mélenchon que la principale opposition à Macron ce serait eux. Où est la logique ?

 Les 80% des partisans de Hamon

Cocufiés par le pouvoir, sacrifiés à l'hôtel du Macronisme et qui se sont rués en masse le bulletin macron à la main.

Les pourcentages si élevés de votes par défaut sont injustifiables. Si, ils avaient été au niveau de tous les autres partis, la donne eut été différente.

Je persiste et signe, le matraquage des médias en est le moteur.

 Tous les Syndicats de toutes sortes qui ont appelé à voter Macron comme FO, UNSA, ALLIANCE, des comités CGT, etc, ou appeler à ''faire barrage'' position plus équivoque, mais identique.

 Le MEDEF par la voix de Pierre GATTAZ, et là on comprend pourquoi.

C'est quand le MEDEF vote la main dans la main avec le PC que cela devient burlesque. On ne sait plus si l'on doit en rire ou en pleurer.

 Normalement si on ne marchait pas sur la tête si on était conséquent, si on ne s’asseyait pas sur ses convictions, comme sur un coussin péteur, pour faire marrer sur des choses graves, il faudrait que ceux qui ont voté Macron donnent une majorité à celui qu’ils ont fait élire NON ?

Eh bien ce n'est pas leur volonté, ils veulent avoir une majorité de députés dans un seul but, entrer en cohabitation si possible, et créer un foutoir dès le départ pour que le candidat qu'ils ont élu ne puisse appliquer son programme. Est-ce logique ?

Ajouter le bordel institutionnel, au désastre économique, aux problèmes de sécurité, aux problèmes sociétaux, n'est pas irresponsable ?.

Certains ont décidé le lendemain de l'élection après avoir voté et fait voter Macron de contester dans la rue et dans la violence, les mesures du président pour lequel certains venaient de voter.

 

Le jour d'après

Les manifestations ont commencé le jour d'après, le Front Social a ouvert le bal, composé de militants de base, CGT, SUDPTT92, UNEF, SUD EDUCATION, CNT DAL et d'autres.

''Macron on aura ta peau'' sur les banderoles, de belles journées en perspectives.

Alors tous ceux qui ont appelé à Voter Macron, ou demandé à faire barrage au FN ce qui revient au même, en moins franc, vont maintenant déclarer la guerre à Macron ?

La politicaillerie nous a tourneboulé l'esprit, Machiavel nous a contaminé.

Allons-nous être aussi retors et pervers que ceux qui nous gouvernent ?

 Ils nous ont déjà fait le coup avec Hollande ça suffit !

A la fin du quinquennat c'est marrant plus personne n'avouait avoir voté Hollande. Honteux et lâches, et ils recommencent pour Hollande bis.

Quand demain certains de ceux que je viens de citer diront

‘‘Mais je n'ai pas voulu çà''

Permettez que je leur rie au nez.

 

Si vous avez voté MACRON, assumez, laissez le gouverner, ne vous plaignez pas des problèmes dont vous êtes la cause.

La poissonnière et le financier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En cette fin de campagne, les fabulistes nous manquent.

Ils savent prendre du recul, et jeter un autre regard sur cette campagne présidentielle si brutale, si pestilentielle, en la colorant d’un peu d’humour et d’amour.

Ce bon De La Fontaine aimait user de la métaphore animale pour démasquer les travers humains, et, en ces temps où il ne faisait pas bon de s’en prendre aux puissants, il proposait les fables pour les décrypter, voire les critiquer.

L’une des plus osée est peut-être "l’homme et la couleuvre", dans laquelle il narre la triste fin du reptile, capturé par un homme, qui, sans la moindre raison, lui ôtera la vie en le fracassant contre un mur, avec en guise de conclusion cette chute courageuse et lucide : « on en use ainsi chez les grands : la raison les offense ; ils se mettent en tête que tout est né pour eux, quadrupèdes et gens, et serpents. Si quelqu’un desserre les dents, c’est un sot, j’en conviens, mais que faut-il donc faire ? Parler de loin, ou bien se taire ?  »

Les fables refont surface par ces temps présidentiels, et Anne Roumanoff a tiré la 1ère en écrivant une fable singulière : sur l’air de « on voit toujours les mêmes, il faut changer de système », elle met en scène un hibou taciturne, aux sourcils bien fournis, un oiseau rêveur, de la famille des Hamon, et un bouledogue insoumis... puis surgit une louve déguisée en brebis, fille d’un loup borgne, qui avait échoué dans sa volonté de prendre le pouvoir, et un renard qui se faisait passer pour un agneau gentil.

Pour la découvrir entièrement, voici sur ce lien

Séduit par cette approche, à mon tour, je me suis lancé dans l’exercice, et j’ai commis cette modeste fable : « la poissonnière et le financier  ».

Une ample poissonnière, aux allures de matrone

Trônait majestueuse derrière son étal.

Vulgaire et populiste, elle harangue le chaland

Et vante ses merlus, ses sardines, ses harengs,

« Ils sont frais mes poissons », hurle-t-elle à la ronde,

 

Alors qu’à l’évidence, ils ne l’étaient pas tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mouches tournoyaient, attirées par l’odeur

Et les rares clients qui s’en venaient par là

Repartaient aussitôt, comprenant leur erreur.

Alors la poissonnière changea de stratégie,

et parsema son stand de fougères et d’algues

Pendant qu’un ventilo dispersait un parfum

Iodé et délicat, aux effluves de marine.

Le chaland est séduit, ouvre son portefeuille

Et tombe dans le piège tendu par la « poissonne ».

Après avoir mangé les poissons achetés,

Il tombera malade, les organes abimés

Songeant, mais bien trop tard,

Qu’on ne l’y prendrait plus.

À quelques enjambées, siégeait un financier,

 

Il tenait dans ses mains les destins d’une banque dont le but avoué était de s’enrichir.

L’argent n’a pas d’odeur, au contraire du poisson

Mais pourtant il fait peur, le client se fait rare.

Non pas qu’il soit frileux, ou prudent ou avare,

Mais il est méfiant, le doute l’accapare.

Certains, dans ce milieu, évoquent une crise...

Alors notre banquier va faire des promesses,

Dispensant au client, sourires et largesses.

Le client est séduit, dépose son magot,

Sans douter un instant qu’il est pris pour ballot.

La crise qui s’en vint transforma en poussière

Ses lingots, ses billets, ses bijoux et ses pierres.

La banque a fait faillite, tout le monde a perdu,

Sauf le banquier bien sûr...

Les pieds en éventail, dans un lieu monacal,

Il se dore au soleil d’un paradis fiscal.

Le lecteur attentif qui s’interrogerait

Du lien qui unirait poissonnière et banquier,

A déjà la réponse :

Qu’ils vendent du poisson, de l’or ou de l’argent, les férus de puissance en sont arrivés là.

Ils veulent le pouvoir et pour y parvenir,

Tous les moyens sont bons pour enfin l’emporter...

À l’opposé des fables, ils n’ont pas de morale.

Jacques Chirac ne disait-il pas : « les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui y croient  », même si cette phrase est aussi attribuée à Charles Pasqua

Ceci dit, le nouveau Roi de France s’appelle Macron 1er, mais il ne devrait pas trop se réjouir, car, tout compte fait, seulement 43,6% des inscrits ont voté pour lui, et 42% de ceux-ci affirment avoir voté pour lui, afin de faire barrage au FN, ce qui est loin de lui donner une légitimité. 

Si on pousse le raisonnement un peu plus loin, sachant que seulement 66% des français ont voté, que Macron a recueilli 66% de ces voix, et que les médias assurent que seulement 42% de ces voix sont des votes d’adhésion, finalement, le nouveau président ne peut revendiquer que 18% de voix pour lui.

En effet, si l’on ajoute aux abstentions, les votes blancs ou nuls, on atteint un total de près de 15 millions d’électeurs...face aux 11 millions de voix que Macron avait obtenu au 1ertour, auxquels se sont ajoutés 9 millions de « barragistes »

Au second tour,  la situation du nouvel élu pourrait s’avérer délicate, surtout si l’on se souvient que MLP avait tout de même récolté 7,6 millions de voix au 1er tour. 

 

Jean Luc Mélenchon en avait récolté presque autant au 1er tour, et les législatives qui viennent pourraient bien contrecarrer les plans présidentiels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant aux superstitieux, ils pourraient s’interroger sur le score final de Macron66%...qui n’est pas si éloigné d’un autre chiffre, celui du diable, d’autant qu’entre Mamon, ce démon qui nous pousse à posséder toujours plus de richesses, et Macron, la différence n’est que de deux petites lettres..

 

Comme dit mon vieil ami africain : « le présomptueux devient raisin sec avant d’avoir été raisin mur ».

La dame de coeur mérite bien une petite pique et le roi de trèfle d’être mis au carreau

Elle l'a forgé, elle est son Pygmalion, elle en a fait un banquier, à l'image de son premier mari/amour.

Derrière la dame du jeu d'échec, se cache en réalité un vizir, chacun le sait, la première dame ad-ministre tant l'affaire de coeur que les affaires qui devraient lui être étrangères, sous la jupe courte, madame porte la culotte, elle veut en faire le premier de la classe dirigeante.

Il faut tout de même mettre la dame en perspective, la grande humanité de la finance est légendaire, ça va donner des leçons de morale en se vautrant dans le lucre, ça côtoie le monde de la culture et cultive l'art de compter ses sous sur le dos des autres, c'est beau comme du grand Zola qui aurait avalé un petit Beigbeder.

Une dame de coeur ? Un couple d'amour ?
Qui méprise les gens qui ne sont pas de leur hauteur phantasmée.

On voit le coeur quand on l'a sur la main, pas sur le porte-monnaie.

Leur histoire de papier glacé est glaciale et glaçante, faite de communication, de coup de bluff et d'arnaque commerciale, on nous vend du rêve quand on va nous refourguer un cauchemar social.

La magie Macron est celle d'être lapin sorti du chapeau du Medef. Sur la "société civile" de Macron, combien d'encartés au Club gattazeux ? Et Les journalistes et leurs pudeurs, pourquoi ne pas avoir invité Parisot qui s'est dite prête pour Matignon (quand y'a l'la gêne, y a pas d'plaisir ...) ou l'Yvon Junior, sur les plateaux quand cette victoire était surtout la leur !

Pendant que Macron fait sonner les trompettes d'Aida, le peuple entonne le chant des esclaves.
Mais du haut de cette pyramide, trois siècles nous contemplent et au-delà, ça va mal finir cette histoire.

Notre république, notre France, si souvent invoquées, n'ont rien des paradigmes européens, hiérarchies des normes encore et toujours inversées.

Notre république n'est pas une chimère, elle s'adosse à nos institutions, il n'y a plus de chose publique dans l'Europe libérale des banques, forcément libérale et des banques.

Qui ne comprend pas qu'il n'y a pas de république française sans France, Etat-Nation doté d'attributs propres dont l'Europe la défait. 

Macron, l'envoyé des dieux de la finance, le messie du marché.

Le Traité de Lisbonne à l'honneur au soir du second tour, passé par les fenêtres après avoir été rejeté par la porte par les Français, il revient en force sur le tapis rouge de l'Elysée macronien.

Selon Macron et les européistes, la sortie de l'Europe serait la fin de la pêche française, la fin de l'agriculture française, la fin de l'économie française, etc. Quelle est donc cette Europe qui aurait droit de vie et de mort sur tout ce qui NOUS concerne. Raison de plus d'en sortir.

Et ceux-là d'assumer, et d'arrêter de dire : « Vive la république, vive la France », qu'ils disent juste « Vive l'Europe », ce sera plus juste et plus honnête, et même dire : « Vive l' Europe libérale » car c'est bien la seule qui puisse exister et qu'ils souhaitent, vous imaginez la tête de leurs soutiens s'il en était autrement.

La France qui va bien n'a pas de coeur, son ascension vient d'avoir écrasé tous les autres et son maintien de pérenniser ce saccage.

Le coup de fouet de la maîtresse et le sourire du bellâtre en sucre qui aide la médecine à couler.
La nouvelle Claire Chazal va permettre de vendre du papier jusqu'à ce que de la gravure de mode passe sa crise, en attendant, l'inversion de la hiérarchie des normes, ce sera leur truc sur lequel ils veulent nous aligner.

Leur roman à l'eau de rose (qui explique sûrement le vote vieille rombière dont Macron a été gratifié) versus la réalité d'un Zola.

On s'en fout de leur romance qui ne démontre qu'un malaise à la limite de la légalité, la dame a détourné le mineur, en a fait un banquier, un homme de pouvoir et pavane dans les magazines de mode quand les Français sont abandonnés par ceux-là mêmes qui leur doivent protection.

Salauds, vous serez traités de salaud parce que vous n'avez pas les moyens de voter Macron, salauds de pauvres toujours.

Certains ont dû voter avec une pince-à-linge sur le nez en 2002, cette fois, ils ont dû se rendre ... aux urnes en serrant les fesses.

 

C'est doté d'un cul sans nom qu'il se positionne en tête quand la France entière rejetait les prémices de son projet, comme Napoléon répondait que la première des qualités de ses généraux était la chance, c'est bordé de nouilles que le jeune coq en pâte a abordé la bataille.
Le coup d'Etat démocratique, le Hold up républicain, ça marche.

Il existe un vote fasciste en démocratie qui consiste à voter contre ses idées à cause du théâtre en fascisme de l'adversaire.

Au lieu de donner les moyens à l'État de contrôler l'économie et de donner du travail et un salaire décent à tous, le bourgeois, qui a du mal à voir au-delà de son petit intérêt personnel, dira qu'un travail sous-payé suffira bien, en ajoutant du pain pourri refourgué par les associations caritatives, il dira en plus que c'est écologique et que ça évite le gaspillage.

Il n'y a pas plus que coeur que d'âme chez cette dame du Touquet, que du toupet, elle ne sait plus sur quelle rive habiter, entre Café de Flore et avenue Montaigne, du nom des véritables mentors du Bel Ami/Rastignac.

C'est un couple Dorian Gray, il faut aller voir de l'autre côté du miroir.


Un Français sur trois s'est abstenu, sur les deux tiers restants, la moitié des électeurs Macron a voté contre Le Pen, soit 16 % d'adhésion dont la plupart admettent ne même pas connaître du projet.

Marine Le Pen réunit plus de vote d'adhésion que les adhérents d'En Marche.

La France avec Macron, mourra de l'inversion des paradigmes, comme elle serait morte sous le joug identitaire.
Inversion de la hiérarchie des normes, décentralisation, démantèlement de l'Etat, tout y est.

Et d'aller en banlieue ou envoyé à Canossa à Alger pour le compte de la Silicon Valley qui a besoin d'esclaves consentants pour ubériser la société.

Macron est là pour forcer les Français à s'aligner sur des bas revenus, des moindres protections, un travail aléatoire, il leur vend une servitude volontaire.

En échange, il leur file trois cacahuètes à avaler à grand coups de schlague pour jouer les bons Samaritains, mais derrière le visage de peinture sur toile, se cache l'âme damnée de Dorian Gray, l'inhumanité.

A côté, l'extrême-droite folklorique qui rôde autour de Marine Le Pen, c'est du pipi de chat, même si l'amorce d'Union des droites tend à rejoindre le même exact axe destructeur de res publica, l'extrême-droite sérieuse est En Marche, aidé par les saloperies des dirigeants frontistes qui servent de repoussoirs pour nous pousser tous dans les bras de l'esclavage.

Au sommet de la pyramide, au sommet de l'oligarchie, la saloperie règne en maître, elle n'est pas à un petit racisme près, un goût d'herbe amère que tous les peuples opprimés connaissent bien, maror, maror.

Si Macron gagne, pas besoin de quitter la France, c'est elle qui nous quitte.

Macron, le président qu’il leur fallait

Avant j'étais optimiste, je me disais qu'on ne pouvait pas tomber plus bas. Depuis je suis devenu pessimiste et je me dis que le pire est toujours à venir. Eh oui, cette élection présidentielle m'accable, m'a accablé du début de la campagne (en fait c'était quand ? en mai 2012 sans doute), jusqu'au résultat de ce 7 mai 2017, encore une date sombre pour la France.

Macron président ! Pourquoi pas Fekl, intérimaire à l'Intérieur. Au moins, comme c'est un binational, il parle le Teuton couramment, et c'est un avantage en cette période de soumission, le même que celui qu'on nous avait vendu pour justifier la nomination de l'ex-prof d'allemand au poste de premier ministre, il y a 5 ans. Pourquoi pas Najat, une autre bi-nationale, très certainement en phase avec cette nouvelle croyance en l'inexistence d'une culture française et qui n'aurait sans doute pas rechigné non plus à nous accuser de crime contre l'humanité à Alger. Et puis elle a un passé aussi catastrophique que celui de Macron au sein de ce gouvernement qui fait ses bagages, enfin. Et aussi un beau sourire que Mimi Marchand, conseillère en communication des pipeules et de Macron, aurait su exploiter.

C'est sans doute les appuis des Attali, Minc, Bergé, Drahi et les autres qui ont fait la différence, qui ont fait que ce ne pouvait être que lui. Ils l'ont testé, l'on aidé à grandir, ont façonné ses réseaux, vérifié ou développé son appétence au libéralisme et à l'atlantisme. Le clone de Trudeau sur cette rive droite de l'Atlantique va pouvoir enfin servir, les servir, eux et leurs intérêts qui ne sont pas les nôtres, enfin ceux de beaucoup d'entre nous. C'est une valeur sûre qui ne les laissera pas tomber. En fait s'il s'agit d'analyser ça en termes de rapport de force, lui ne peut pas les laisser tomber, mais eux si. Les moyens qu'ils ont mis à sa disposition pour remporter cette élection, ils peuvent les utiliser contre lui, le jour où ils le décideront, le jour où il les décevra, le jour où ils n'auront plus besoin de lui ou auront trouvé mieux. Car Macron, c'est du consommable, du jetable. Des Macron il y en a un plein réservoir à la sortie de l'ENA par exemple. Il suffit ensuite d'en assurer la formation, d'emplumer la marionnette de chiffons. Et après un adoubement passant par le stage de cooptation des "youngs leaders" et l'imprimatur du groupe Bilderberg, le produit est enfin présentable. Reste à trouver la Mimi Marchand du moment, avant c'était Séguéla, pour le rendre désirable à un peuple avachi par le foot et Koh Lanta. En fait Juppé aurait pu faire l'affaire. Avec lui on aurait vendu la soumission pépère, avec Macron c'est la soumission audacieuse. Parait qu'il veut faire la révolution. Brave petit !

Cela dit, il convient ici de faire une parenthèse, au moins pour souligner la performance, pas de Macron, mais de ceux qui ont aidé à la promotion du produit. Et parmi ceux-ci ces gens brillants qui sont parvenus à priver quelques millions de Français de tout sens critique. Certes on pourrait parler des discours vides du début à la fin comme celui prononcé au Louvre après cette arrivée ridicule dans la nuit censée sans doute nous rappeler la marche de Mitterrand vers et dans le Panthéon, donc de ces discours chargés de tout et de rien, mais surtout de rien ou chacun pouvait aller puiser ce qu'il espérait trouver mais sans jamais vraiment le trouver, de ces discours dont le contenu laisse pourtant pantois celui qui prend la peine de les écouter, de ces discours qui font que je mets au défi quiconque de dire ce que veut faire le nouveau président. Et c'est normal parce que faire est moins son truc que laisser faire. C'est un vrai libéral. Donc oui on pourrait parler des discours, de ces discours ponctués de slogans et de contrevérités du style "les patriotes, c'est nous", cela le ramenant dans cette filiation discursive orwellienne où comme "la guerre c'est la paix", eh bien "la poursuite des abandons de souveraineté et la continuation de la dilution dans l'Europe et le monde libéral, c'est le patriotisme". Mais quand même la plus forte performance des communicants a été, à mon avis, cette capacité à faire avaler à des millions de gogos que l'ancien conseiller pour les choses économiques du candidat à la primaire socialiste Hollande, puis du candidat à la présidentielle Hollande, puis du président Hollande qui finira par le nommer ministre de l'économie, n'a rien à voir, mais alors là rien du tout, avec les désastres qui touchent la France, et incarne le renouveau. Houdini ou Copperfield ont trouvé leurs maitres. Cela dit il n'y a pas meilleur public pour les illusionnistes que ces gens qui veulent être illusionnés.

Mais ce n'est pas fini. Il faut maintenant persuader que le vote de second tour a un autre sens que celui qu'il a réellement, que c'est un vote d'adhésion plutôt que de rejet. Et on aura donc vite fait sans doute d'oublier que plus d'un électeur sur trois ne s'est pas déplacé ou a déposé un bulletin blanc ou nul, le nombre élevé de bulletins blancs ou nuls ayant d'ailleurs un sens important, et que parmi les électeurs de Macron, 57% (sondage Ipsos) ont voté avant tout contre Le Pen, ce qui fait que le vote d'adhésion soit à la personnalité de Macron, soit à son programme (!), soit à l'idée de renouveau qu'il représente correspond à moins de 25% du corps électoral. Et il s'agit là d'un second tour ! Ce qu'on tente de nous vendre comme une grande victoire, même si parfois c'est un peu nuancé, la nuance donnant de la crédibilité au mensonge, est en fait une bérézina.

 Mais après tout qu'importe ! Qu'importe que le président davantage qu'être élu soit finalement le premier d'une compétition truquée au cours de laquelle l'enjeu était d'éliminer Fillon du premier tour pour mieux éliminer Le Pen du second et donc laisser la place à celui choisi ailleurs, dans des antichambres où caviar, champagne (pour le Taittinger s'adresser à Jouyet) et coups tordus font bon voisinage. Bon, je dis Fillon, mais ça aurait pu être n'importe qui d'autre, Sarkozy dont la barque avait déjà été bien chargée à titre préventif ou Juppé avec ses vieilles affaires de financement du RPR ou de facilités de logement accordées à sa famille quand il était premier ministre, l'essentiel étant que le candidat choisi soit au second tour face à Le Pen, ce qui est évidemment un gage de victoire…encore. En fait vive la famille Le Pen, qui garantit la pérennité d'un mouvement entamé depuis déjà pas mal d'années et destiné à nous anéantir en tant que nation, en tant que Français. Enfin je m'entends, il s'agit juste de nous priver de notre identité, pas de nos existences de consommateurs et parfois, sans doute de moins en moins, producteurs, quoique pour les bouches inutiles il faudra sans doute y réfléchir un jour ou l'autre. Mais rassurez-vous, on fera ça bien et surtout ça sera présenté comme un progrès, un truc destiné à garantir la dignité de l'être humain. Que du positif, quoi ! Comme l'Europe qui nous apporte la prospérité ainsi que les traités inégaux qui nous assureront des assiettes pleines de malbouffe, mais pleines quand même, et c'est ce qui importe, l'essentiel étant de vendre le produit. Car la pub, ou la com, c'est bien ça, c'est rendre désirable de la merde, que ce soit de la bouffe, des fringues, des tas de trucs inutiles mais pour lesquels on fera la queue pendant des heures, sinon des jours pour être les premiers à être servis, ou des individus censés nous guider, tandis que leur rôle est davantage de capter l'attention et de servir de boucs-émissaires à nos colères légitimes mais aussi idiotes puisque nous les dirigeons toujours vers les mauvaises personnes. Cela dit rassurez-vous, celles-là, même si elles partent sous les huées ou les quolibets, sont toujours récompensées grassement de leur (in)action et de leur fidélité au système. Et même elles deviennent un jour populaire, ce qui est finalement logique puisque le pire est toujours à venir et qu'elles représentent forcément un état antérieur d'une même situation qui a empiré.

 C'est peut-être tout ça qu'on appellera pour faire moderne ou post-moderne, ne soyons pas avares de ces expressions dont personne ne saisit le sens et surtout pas ceux qui les utilisent, la post-démocratie, ce qui doit vouloir dire un truc après la démocratie, donc que ce n'est déjà plus la démocratie mais quelque chose sans doute plus en phase avec une époque où on peut se glorifier d'avoir plein d'amis et davantage encore mais juste sur facebook. On peut donc penser à une démocratie virtuelle utilisant quelques repères stables, comme le vote papier à l'urne, tandis que les meilleures techniques de désinformation et de manipulation auront été utilisées pour orienter collectivement le vote ou du moins pour garantir de façon déloyale un certain résultat. Qui aura observé l'utilisation des médias, et même de la justice lors de cette élection m'aura compris. Inutile d'entrer dans le détail, d'autres l'ont déjà fait. Ce n'est pas le cabinet noir au service d'un président dont il s'agit, c'est bien davantage que cela, une collusion devant nos yeux avec ses grands-prêtres, conseillers éternels de tous les présidents, l'intendance constituée de ceux à qui profite en premier le système libéral de plus en plus délivré de ses entraves, ils sont de grands patrons et ont investi dans des médias qui perdent de l'argent, devinez pourquoi, quelques hauts fonctionnaires, grands spécialistes des aller et retour entre haute fonction publique, cabinets ministériels et présidentiel, et grandes entreprises, et pour finir, parce qu'il faut bien donner une apparence démocratique à tout ça des politiques qui ne sont plus là qu'en tant que prête-noms quand, soi-disant, ils ont un pouvoir décisionnaire, ou animateurs de ce grand jeu qu'est la post-démocratie. Et puis il y a nous, le public auquel on voudrait faire croire qu'il est encore acteur de son destin, mais auquel on n'hésite pas à le voler sans retenue et avec la bénédiction de tous ceux cités au-dessus quand il se prend au sérieux, comme en 2005. Un public finalement assez sympa, d'autant plus sympa qu'on l'instruit de moins en moins, qu'on lui ôte tout doucement ses identités nationale (on dénigre), culturelle (on en nie l'existence), même sexuelle (on sème le doute dans les petites têtes), un public qui subit ou qui renonce, qui sait bien qu'il se fait avoir mais qui attribue ça à ses dirigeants politiques qui ne sont plus rien. Alors on lui fait plaisir maintenant, on lui propose de nouvelles têtes qui n'en sont pas vraiment, on lui fait croire, et dans 5 ans puisqu'il faut désormais considérer que le second mandat fait partie du passé, on lui vendra un nouveau produit. Ainsi soit-il !

 

 "Il n'y a pas d'alternative !", comme disait l'autre. Ça devient de plus en plus vrai car plus on avance, c'est une image, moins on n'existe, surtout en tant que peuple. Le peuple n'est d'ailleurs plus qu'une illusion, un mot qu'on sort dans les grandes occasions, tandis qu'au quotidien on préfère parler des jeunes des quartiers, des Français de confession musulmane ou juive, des homosexuels et homosexuelles, parité du vocabulaire oblige, etc., etc., chacun pouvant se réclamer de la communauté qui lui plaira du moment que ça lui permet de revendiquer des droits, et même les plus improbables, parce que pas vraiment prévus par la nature dont on pourra dénoncer à juste titre la tyrannie, bien qu'en même temps on nous demandera de la protéger. Tout ça, ça occupe bien les esprits, on fait tout pour entre un match de foot et une émission de téléréalité, et ça empêche sinon de comprendre l'essentiel de savoir qu'il n'est pas là où on nous invite à le voir ou que le misérable Somalien qui vient de débarquer à Lampedusa et sera demain en train de franchir les Alpes et la délocalisation de Whirpool Amiens appartiennent à une problématique commune.

 

 J’ai voté blanc et je l’assume !

 La pauvreté remplit plus les bistrots que les musées !

Les entretiens du Professeur VaZlin’. Le 8 Mai 2017 N° 257 vazlin@laposte.net

Depuis deux ou trois décennies, à chaque élection, c’est : «  votez pour moi, sinon c’est le FN ! »

Résultat : 5 ans après, plus de pauvres qu’avant !

L’élection suivante : FN en progression : « il faut faire barrage au FN ! votez pour moi ! » 

Résultat : 5 ans après encore et encore plus de pauvres ! et « il faut faire barrage » à encore plus de FN

5 ans après, rebelote ; même topo ! He ho, ça va s’arrêter quand ?

Vous voulez des chiffres ?

-Entre 2008 et 2012, en seulement 4 ans,

-Entre 2004 et 2010 : nombre de pauvres en plus : 1 million ([ii])

-Score du FN : entre 2002 et 2012 : voix en plus : 1 million ([iii])

Moi je n’ai pas besoin d’un institut de sondage pour y voir une certaine corrélation ! je dirai même une corrélation directe car le désespoir ne rend pas sensible à la raison mais à la colère !

Aujourd’hui 2017, nous élisons l’archétype de tout ce que nous reprochons à l’Europe : son libéralisme sans trippes !

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, quel sera le résultat dans 5 ans ? Encore plus de riches triomphants ! Et les pauvres ? Va-t-on leur demander « de faire barrage au FN  » ?

Non, après belote et rebelote, ce sera le vrai dix de der pour le FN qui ramassera la mise auprès d’un peuple encore plus pauvre et plus abêti !

Ainsi, rendez-vous dans 5 ans, avec quelques centaines de milliers de pauvres en plus, et Marine Présidente !

Sauf s’il se passe quelque chose avant. Déjà aux législatives, ne plus donner à un seul parti la majorité absolue ! Si Marine avait été élue ce coup-ci, elle n’aurait pas de majorité à la chambre ! Dans 5 ans, qu’en sera-t-il ?

 


[i] http://dailygeekshow.com/pauvrete-chiffres-monde/

 

[ii] http://www.inegalites.fr/spip.php?article270

 

[iii] http://www.votrejournaliste.com/progression-du-front-national-analyses-et-infographies/

 

PCF, FI, pour que cessent nos divisions : un appel pour gagner les législatives !

Les législatives arrivent à grand pas. La réussite politique du mouvement porté par la France insoumise ne peut et ne doit pas s'arrêter. Il nous faut arriver unis en juin, pour battre la droite molle, la droite dure et l'extrême-droite. Nous lançons un appel aux dirigeants de la FI, du PG, du PCF et d'Ensemble pour l'union afin de porter le programme des Insoumis à l'Assemblée.

 

A Clémentine Autain, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon

Cher.es camarades,

Nous sommes des électeurs anonymes qui avons voté pour le programme de la France insoumise au 1er tour des présidentielles et pour son porte-parole, Jean-Luc Mélenchon.

Passée la déception de ne pas être au second tour, le résultat de la France insoumise nous rend profondément heureux et motivés. Le moment est historique : le mouvement rassemble 3 millions de voix en plus par rapport au Front de Gauche de 2012, il entame une reconquête des voix des classes populaires, des précaires et des jeunes. Il constitue l’une des grandes forces politiques du pays, à « seulement » 600 000 voix du FN. Et il s’affirme enfin comme première force de la gauche, une gauche de combat, qui ne cède pas aux sirènes du social-libéralisme, se tourne résolument vers l’écologie et entend rompre enfin avec une Union Européenne devenue un carcan libéral.

Désormais, tous nos efforts doivent être dirigés vers les législatives, qui arrivent à grand pas. A l'Assemblée, si nous y sommes en nombre, nous pourrons combattre toutes les politiques réactionnaires et libérales voire, qui sait, parvenir à convoquer une Constituante. Dans ce contexte, nous nous désolons de voir que les négociations entre les forces de notre gauche — et notamment entre la FI et le PCF — sont au point mort.

Que cela soit clair : si nous n’arrivons pas aux législatives en tant que force unique et unifiée, c’est la défaite assurée. Dans des dizaines et des dizaines de communes, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête des suffrages. Nous avons l’opportunité d’envoyer énormément de députés à l’Assemblée : de potentiels élu.es dont la plupart ne sont pas des professionnelles de la politique et donc beaucoup ne sont pas des vieux hommes blancs aisés, cette catégorie de la population tant et tant sur-représentés à l'Assemblée. Nous avons l’occasion de renouveler l’Assemblée, tant d’un point de vue politique que sociologique. Cette occasion, nous ne pouvons pas nous permettre de la rater.

Nous demandons solennellement à Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Clémentine Autain et à tous les cadres des différents mouvements politiques qu’ils et elles représentent de s’accorder pour des candidatures communes et uniques aux législatives. Pour gagner :

·         Il faudra une candidature pour une circonscription. Cette candidature devra être supportée de façon commune par la FI, le PCF, Ensemble, le PG, et éventuellement avec le NPA s’il le souhaite.

·         Dans les circonscriptions où les candidats socialistes ou écologistes ne se résolvent pas à l’idée de devenir les supplétifs d’Emmanuel Macron au sein d’un grand groupe parlementaire du centre (ce qui est déjà prévu par les instances dirigeantes du PS : voir ici, notamment), tendons leur la main, quitte à se désister vis-à-vis d’eux s’ils décident de quitter le PS pour nous rejoindre.

·         La stratégie mise en œuvre par la France insoumise a fonctionné, en dépassant la structure de cartel de partis auquel le Front de Gauche s’était limité. Cette stratégie doit diriger notre action : qu’on le veuille ou non, les intérêts propres à chaque parti de notre gauche doivent être dépassés et les relations entre chacun se pacifier.

·         Dans ce contexte, on ne peut pas rejouer encore et encore la carte des identités partisanes, des alliances alambiquées et à géométrie variable. Nous comprenons notamment que le PCF tienne à son identité : ce grand parti a mené tant et tant de luttes pour les travailleurs et les travailleuses de ce pays, nous lui devons tant. Mais nous ne pouvons pas sacrifier l'émergence d'un mouvement large au nom de la préservation de cette identité-là : le PG et Ensemble ont su se mettre en retrait pour favoriser ce mouvement, le PCF peut et devrait entrer dans l'espace politique de la FI, sans rien renier de sa singularité et de sa liberté de ton. Faisons tous et toutes partie d'un même mouvement, plus ouvert et moins rigide que le Front de Gauche, tout en gardant les spécificités propres à chacun : c'est ce qui nous a manqué ces dernières années !

·         Il est hors de question de proposer des accords qui seraient humiliants pour l’un ou l’autre des partis : absents de l’Assemblée sortante, la FI, le PG et Ensemble doivent avoir des députés. Mais dans le même temps, il est nécessaire de faire sa juste place au PCF, depuis longtemps investi dans les luttes et dont les militant.es ont toujours constitué une force précieuse pour notre gauche. Plutôt que de parachuter n’importe qui dans n’importe quelle circonscription, laissons les camarades locaux décider de qui est le ou la plus légitime.

·         La charte de la France insoumise doit être signée : elle permet d'arriver devant les électeurs et électrices avec clarté et transparence. Elle comporte des avancées majeures pour la transparence de la vie politique et le respect du mandat donné aux député.es. Amendons-la pour ne pas rebuter nos camarades : oui au respect du programme et des engagements électoraux, qui sont la racine même de la légitimité du mandat, tout en laissant une place à la possibilité de faire évoluer, dans une certaine limite, les positions futures au sein de l’Assemblée (positions qui devront être collectivement et démocratiquement élaborées).

·         La question du reversement des indemnités, et de l’association qui les recueille, ne peut pas continuer à crisper les relations entre la France insoumise et le PCF. Que soit trouvée au plus vite une solution, qui permette au PCF de continuer à alimenter son budget grâce à ses élus, puisqu’il semble que ce soit là le point de négociation.

·         La plainte déposée par la France insoumise contre le PCF doit être retirée. Cela crée encore plus de tensions, de frustrations, d'inimitiés entre les militants de nos organisations : ce n'est pas comme cela que nous gagnerons quoi que ce soit.

·         Enfin, la propagande doit être unifiée au niveau national : les affiches, tracts, argumentaires de campagne devront mettre en avant l’appartenance à la France insoumise (affiche blanche et bleue, photo de JLM…), même si ils pourront comporter, en format réduit, les logos des forces politiques en présence. Qu’on le veuille ou non, le résultat de la FI est fortement associé à la capacité qu’a eu Jean-Luc Mélenchon de mobiliser toute une partie de la population autour d’un programme, d’une image, d’un vocabulaire, d’un ensemble de symboles. Pour gagner aux législatives, nous ne pouvons pas mettre tout cela à la poubelle. Nous devons nous appuyer sur ce qui a fonctionné, sur ce qui a pu nous porter jusqu’aux 20%. Nous devons apparaître comme une force immédiatement reconnaissable et comme une force unie. Ce n’est qu’au prix d’une uniformisation du matériel de campagne que nous pourrons être identifiés et que nous pourrons remporter des suffrages.

Encore une fois, le moment est historique. Nous pouvons entrer en nombre à l’Assemblée : en fonction du taux de participation aux législatives, ce sont entre une et plusieurs centaines de circonscriptions dans lesquelles nous pouvons nous maintenir. Et 67 dans lesquelles Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête. Cette chance doit être saisie, et tous les moyens pour y parvenir doivent être mis en œuvre.

Dirigeant.es de la France insoumise, du PG, du PCF, d’Ensemble, cadres et militants de toutes les forces qui composaient le Front de Gauche : ne reproduisez pas les erreurs qui ont été commises ces 5 dernières années, qui ont fait retomber la dynamique lancée par les 11% de 2012. Nous, non-encartés, ne voulons plus des querelles partisanes, des affrontements stériles pour la répartition des postes, qui résonnent encore comme des échos de la vieille politique, et qui repoussent toujours plus loin notre objectif d’émancipation de toutes et tous.

 

Vous avez une responsabilité historique, 7 millions de Français vous font confiance et vous regardent. Camarades, soyez dignes de nos luttes, de nos espoirs et de nos volontés de rompre avec ce vieux monde !

Jean-Claude Juncker: arriver au sommet de l’Onu à Genève bourré, c’est fait!

On a tous eu dans la vie des moments embarrassants, où l’on sait qu’on a bu «un coup de trop». Mais lorsqu’il s’agit du président de la Commission européenne lors d’un sommet important, cela fait vraiment tâche. Qui plus est, M. Juncker semble être coutumier du fait…

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker est arrivé au sommet de Genève en état d’ivresse, relate le tabloïde britannique The Sun en se référant à des « sources diplomatiques ». Ainsi, d’après les informations, M. Juncker s’est cogné aux meubles et a percuté des personnes tout en se comportant de manière désinvolte avec les collègues plus jeunes.

« Son comportement était bizarre et un peu embarrassant pour tout le monde », relatent les sources, citées par le média britannique. Et de conclure :

« C’était clair, Juncker était bien bourré ».

 

Ce n’est pas la première fois que l’on soupçonne le chef de la Commission européenne d’abus d’alcool. Par exemple, lors du Sommet du Partenariat oriental à Riga en 2015, Jean-Claude Juncker, plutôt de très bonne humeur, comme on peut l’observer sur la vidéo publiée sur les réseaux sociaux, semble être très détendu lorsqu’il accueille tous les participants au sommet. Ainsi, chacun de ceux qui arrivaient, recevaient de la part du président de la Commission européenne des bisous sur la joue ou sur la nuque et même des gifles amicales.

Le sommet dont parle le Sun au cours duquel le président de la Commission européenne s’est fait remarquer était consacré au règlement du problème chypriote. Depuis 1974, Chypre est divisée en deux parties, turque et grecque.

 

Source: https://fr.sputniknews.com/societe/201705051031249382-juncker-sommet-bourre/

Les inégalités à l'origine du malaise social

 

La montée des populismes est la résultante de nos échecs économiques. Le travail se retrouve de plus en plus exclu du partage des richesses créées au profit du capital. Jamais les inégalités n’ont été aussi grandes. Un effondrement historique depuis l’avènement de l’ère industrielle.

Il est parfois des graphiques qui disent plus que des milliers d’analyses aussi bonnes et éclairées soient-elles. Début avril, le Fonds monétaire international a publié sur son blog l’évolution de la part du revenu national versée aux travailleurs depuis 1970. Ce seul graphique résume à lui seul l’origine du malaise social et sociétal qui secoue toutes les économies avancées voire toutes les économies du monde. C’est l’effondrement. Un effondrement historique dont on peine à trouver des comparaisons depuis l’avènement de l’ère industrielle. En 45 ans, la part des revenus du travail a baissé de plus de 5 points pour tomber à 50 % à peine dans les économies avancées. Dans les pays en développement, elle atteint désormais à peine 36 %.

Là se trouve sans nul doute la source de tout le malaise occidental, de cette colère des laissés-pour-compte, de ce sentiment d’exclusion, de ce pessimisme de parents persuadés que leurs enfants vivront moins bien qu’eux, de cette montée des populismes qui ébranlent les uns après les autres les pays avancés : de ces échecs économiques évidents. Alors que le PIB mondial a été multiplié par plus de 25 fois sur la période (de 2 900 milliards de dollars à 74 100 milliards de dollars selon la Banque mondiale), que la productivité a été multipliée par 30, les personnes tirant leurs revenus de leur seul travail sont de moins en moins associées à l’augmentation des richesses produites.

Cette baisse tendancielle a été engagée dès les années 1970. Les entreprises ont commencé à peser sur les salaires pour reconstituer les marges. Mais le mouvement n’a cessé de s’amplifier et de s’accélérer au fil des décennies. L’âge de la grande compression, documentée par des économistes comme Thomas Piketty, Joseph Stiglitz ou Paul Krugman, a commencé, amenant à réduire tant et plus la part du travail dans le partage de la valeur ajoutée ou des PIB. Les salaires moyens en monnaie constante aux États-Unis et dans une moindre mesure en Europe n’ont quasiment pas bougé depuis 1980. Au Royaume-Uni, la croissance des revenus réels durant la dernière décennie a été la plus faible depuis l’époque des guerres napoléoniennes.

La mesure de ce choc se dit en quelques chiffres. Pendant les années 1960, les 90 % des ménages américains les moins aisés recueillaient 67 % des gains réalisés dans un cycle économique. Durant les années Reagan, ils n’en obtenaient que 20 %. Depuis les années 2000, cette part est tombée à 2 %, les 10 % les plus riches raflant tout le reste. Pour l’économiste américain Thomas Palley, le cercle vertueux de la croissance économique, « où les bénéfices de la productivité étaient reconvertis en salaires alimentant la croissance de la demande », s’est cassé dans cette période des années 1970.

Les causes de cette rupture sont multiples, insiste le FMI. Pour l'organisme, les technologies sont le facteur premier de ce divorce. « Dans les pays avancés, près de la moitié du déclin de la part du travail est due à l’impact de la technologie. La diminution s’explique à la fois par la propagation rapide de l’information et des télécommunications et par la proportion élevée d’occupations qu’il était facile d’automatiser », assure-t-il.

 Cette révolution technologique qui bouscule les frontières classiques de l’espace et du temps a sans aucun doute amplifié le mouvement de mondialisation à l’œuvre. Une nouvelle organisation de la production s’est mise en place, conduisant à la recherche des coûts toujours plus bas. Les tâches demandant le plus de main-d’œuvre ont été délocalisées vers les pays toujours moins chers, d’abord vers l’Europe du Sud pour les entreprises européennes, puis vers le bassin méditerranéen, puis vers la Chine, etc. « La conjonction de la technologie et de l’intégration internationale explique pour près de 75 % le déclin de la part du revenu qui échoit aux travailleurs en Allemagne et en Italie et 50 % aux États-Unis », analyse le FMI. Avant d’ajouter : « Le progrès technologique et l’intégration économique internationale ont certes été des moteurs essentiels de la prospérité mondiale, mais leurs effets sur les revenus des travailleurs compliquent la tâche des gouvernants. »

Mais peut-on parler de cette grande rupture, en évitant de mentionner la financiarisation de l’économie, avec en fond de décor le néolibéralisme qui la sous-tend, comme le fait le FMI ? Impossible, répond l’économiste Petra Dünhaupt dans une étude sur les effets de la financiarisation dans le partage des revenus du travail. La financiarisation a, selon elle, était le principal moteur de la captation au profit du capital.

La prééminence donnée à partir des années 1980 à un management à court terme, dont le but unique est de satisfaire les actionnaires, en augmentant les dividendes, les salaires des dirigeants « au nom de l’alignement des intérêts », en multipliant les opérations financières (fusion-acquisition), a provoqué un prélèvement croissant sur les richesses. Le mouvement a été poussé si loin que les grands groupes qui auparavant étaient emprunteurs de capitaux sont désormais prêteurs. Ils préfèrent racheter leurs actions plutôt que d’investir. Quant à la bourse, elle n’est plus le lieu de financement de l’économie – moins de 10 milliards d’euros ont été levés sur la place de Paris en 2015 – mais celui du recyclage en circuit fermé des profits et de la spéculation.

 

Tout cela s’est fait au détriment des salariés dont le pouvoir de négociation dans l’entreprise et même plus simplement l’apport sont de plus en plus contestés. Partant du principe que plus le travail est dérégulé, plus le pouvoir des négociations sur les salaires est amoindri, voire réduit à néant, plus l’efficacité économique est grande.

La distribution des richesses aux États-Unis depuis 1917

La réalité vient de rattraper la théorie. Aujourd’hui, c’est la machine économique, sociale et politique tout entière qui est en train de se briser, avec l’application aveugle de ces principes. Les perdants du néolibéralisme se comptent en millions, en centaines de millions. Les inégalités ont atteint des sommets, la concentration des richesses entre quelques mains est à des niveaux sans précédent.

 

« La part des revenus nationaux allant aux détenteurs de capitaux à travers les profits des entreprises ne cesse de monter. La part allant au travail est en baisse. Ce n’est pas de cette façon qu’une démocratie est supposée fonctionner », prévenait l’économiste Stephen Roach, ancien président de Morgan Stanley en Asie – inventeur du concept sur les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) – à la fin des années 1990. Oui, ce n’est pas comme cela qu’une démocratie est supposée fonctionner. Les erreurs économiques commises nous ramènent aujourd’hui à cette question politique essentielle.

Macron, piège à cons

On ne peut pas voter pour Marine Le Pen pour des raisons évidentes, qu’il n’est pas utile de développer ici. Mais ceux qui pensent voter Macron avec la bonne conscience de s’opposer à un quelconque « fascisme » se trompent lourdement. Ce ne sont pas les rêveries pseudo révolutionnaires qui font le fascisme, c’est la volonté de l’oligarchie financière de commander sans partage. Le représentant, aujourd’hui, sous nos yeux, de cette oligarchie financière s’appelle Emmanuel Macron.

Comment peut-on s’apercevoir qu’il est l’homme de l’oligarchie ? Simplement en ouvrant les yeux sur ceux qui le soutiennent. La presse, qui est gérée par l’oligarchie, et ses principaux éditorialistes, n’ont que des mots d’amour à son égard tout en listant soigneusement ses ralliements. Pis, ils s’offusquent de ce que certains, tels Jean-Luc Mélenchon, osent ne pas se soumettre.

Macron se voit entouré de tout ce que la politique anti populaire, depuis cinquante ans, a pu créer comme dirigeants réactionnaires, c’est-à-dire toute la droite, toute la gauche, tout le centre ! On peut ajouter des « antifascistes » bien connu comme Gattaz, président du Medef ou Laurence Parisot, qui en est l’ancienne présidente. Bonjour le progrès social !

Vous avez sans doute remarqué que notre petit banquier gère les ralliements sur le mode psychorigide : il n’envisage aucune négociation programmatique. Mieux, il nous a expliqué qu’il gouvernerait par ordonnances. Tous ceux qui s’apprêtent à voter pour lui en se réservant pour les élections législatives peuvent déjà commencer à pleurer.

Macron représente non seulement l’oligarchie en France mais aussi l’oligarchie mondialisée : il a été faire allégeance à Berlin, à New-York, à Tel-Aviv, à l’Otan. Il a aussi déclaré qu’il interviendrait en Syrie, même sans mandat de l’ONU, tout en affirmant son hostilité à la Russie.

Évidemment, il s’enthousiasme pour l’Union Européenne, qui est précisément le syndicat de l’oligarchie, et il soutient la mondialisation, les deux mâchoires à broyer les intérêts populaires.

 

Les élections, organisées par la bourgeoisie, avaient pour but de nous demander de choisir un Président, mais sans nous permettre de choisir sa politique : on l’a clairement vu lorsque, pour se débarrasser de Sarkozy, François Hollande fut élu. On a vite compris qu’il a fait pire. Cette élection est une nouveauté, parce que le candidat explique clairement sa politique : « je vous écraserai… » La moindre des choses est de répondre : « sans moi ! »

Le bal des faux culs

 

Dans un article d’une rare malhonnêteté mais somme toute normale venant d’un journal « le nouvel Obs « qui n’a jamais hésité - surtout ces dernières semaines quand l’ascension de Mélenchon devait être à tout prix contenue - à relayer des contre-vérités sur la France des Insoumis et a caricaturer le programme de Mélenchon déclassé sans autre forme de procès, un certain Sylvain Courage trouve que Mélenchon est un sans-culotte sans c…

Raison de cette diatribe maladroite : Mélenchon a préservé son espace de liberté et il ne s’est pas rangé avec une fausse spontanéité derrière cet unanimisme indécent visant à sauver la mise de ceux qui régissent l’espace économique et ses excroissances politiques et médiatiques, il a pris le temps de digérer sa défaite – une situation dont il sait à qui il la doit - et accessoirement de la réflexion personnelle et collective.

A ma connaissance, personne jusqu’ici n’a eu le toupet d’embrigader Danton et son fameux « la patrie est en danger » mais c’est tout juste si Mélenchon n’est pas accusé de forfaiture par ceux qui sont à l’origine du séisme.

Les plumitifs au service de la victoire à défaut de triomphe du Wonderboy de l’oligarchie se sont multipliés comme autant de clones dans tout l’espace médiatique pour soumettre Mélenchon à d’intolérables pressions morales venant de ceux pour qui l’éthique est un vain mot.

Ils commettent tous une lourde erreur s’ils pensent pouvoir orienter ou désorienter l’électorat de Mélenchon qui décidera en son âme et conscience de son comportement de second tour.

Le silence de Mélenchon est au demeurant tout relatif puisqu’il a récusé tout vote personnel pour la candidate frontiste mais laisse planer le doute sur son attitude quant aux autres options et il refuse de toute manière de donner à son électorat la moindre consigne, chacun étant laissé libre de ses choix, ce qui est à la fois démocratique et réaliste : il n’est pas le propriétaire des voix qui se sont portées sur lui.

La seule indication qu’il a consenti à donner est tout aussi logique, il recommande que chacun reste cohérent et cette cohérence exclut de toute manière le vote pour le FN, remède pire que le mal et en plus aux antipodes de ses engagements de toujours.

Mélenchon prend en compte cette autre réalité qui veut que chacun fait en l’occurrence ce qu’il entend des consignes données par de soi-disant faiseurs d’opinion.

 Alors je trouve qu’il en a, au contraire, des c… pour résister à la déferlante intéressée de tous ces conseilleurs qui voudraient le piéger dans leur Front républicain qui n’est en fait qu’un Front des Ripoublicains qui espèrent sauver la mise avec leur chouchou Macron.

Car c’est en fait cela qui est derrière les grands mots de la défense des institutions républicaines qui ont toujours toléré qu’un parti supposé opposé à leur bon fonctionnement n’ait non seulement pas été interdit par salubrité publique mais ait au contraire été encouragé dans sa surenchère xénophobe par de piètres imitateurs qui n’ont pas hésité à reprendre ses thèmes de prédilection en leur donnant ainsi par électoralisme imbécile un retentissement encore plus considérable.

Ce sont ceux-là qui ont, par leurs politiques de Gribouille, favorisé son implantation et l’accroissement démesuré de son poids électoral qui sont aujourd’hui occupés à vouloir faire rentrer le monstre dans sa tanière après l’avoir oh combien nourri. 

Les apprentis sorciers, en l’occurrence mauvais sorciers et apprentis à l’avenir incertain, sont maintenant, toute honte bue, dans la posture de donneurs de leçons à quelqu’un dont le combat de toute sa vie militante fut de s’opposer au FN et à sa politique mortifère pour ceux qui se laissent prendre à ses chants et abuser par ses recettes miracles.

 Le conformisme moutonnier eût pourtant voulu que Mélenchon s’enflammât comme en 2002 pour défendre la république des entreprises destructrices du FN, sauf que ceux-là mêmes qui n’ont pas profité à l’époque de l’unanimité pour mettre en place des garde-fous efficaces ont au contraire tout fait pour dérouter les classes laborieuses de leurs vrais combats.
Il est piquant de les voir aujourd’hui l’appeler lourdement, grossièrement à les rejoindre dans leur pathétique combat d’arrière-garde, eux qui sont les premiers responsables du désarroi de cette population déclassée qui soutient Marine Le Pen.

 Nous ne sommes plus en 2002. Des années ont passé qui ont donc vu ceux qui jouent aujourd’hui les gros bras mener des politiques engraissant le vote frontiste.

Quinze ans où tout ce qui a été fait et mal fait a permis d’accroître la prospérité du Front National. Depuis l’enterrement sans tambour ni trompette du résultat du référendum sur la constitution européenne en 2005 dont le vote hostile des Français a été honteusement bafoué y compris par ceux qui avaient prôné le NON et qui n’ont mis que quelques mois pour se dédire.

Les palinodies de ceux qui se faisaient fort d’amener l’Allemagne à résipiscence et qui, pour peu qu’ils aient évoqué avec elle les sujets qui fâchent ce qui est loin d’être sûr, est piteusement revenus de Berlin la queue entre les jambes, tous ces petits jeux politiciens de bas étage ont amené effectivement la république dans les sous-sols qu’affectionnent les rats.

 Pourtant, pour la première fois depuis des lustres, la résistible ascension de Marine Le Pen a été contenue par le mouvement de la France Insoumise que seules les manœuvres dilatoires de la social-démocratie hollandaise et de son candidat Hamon ont tenu à l’écart de la qualification.

Mélenchon n’est redevable d’aucune reconnaissance à qui que ce soit et en plus il représente un mouvement où toutes les décisions sont collectives et dont la majorité n’est pas disposée à choisir entre la peste brune et le choléra ultra-libéral qui la nourrit.

Les prochains combats seront d’abord les législatives où il faudra traduire le résultat des présidentielles en députés de Gauche, c’est à cela que va s’attaquer maintenant Mélenchon et non à la défense d’une république dont il voulait, rappelons-le, abolir la constitution.

 

Il faut maintenant à l’assemblée des élus de la France Insoumise pour s’opposer dans une vraie opposition à la mise en œuvre de politiques liberticides ou annonciatrices de lendemains qui risquent de déchanter de la pire des manières en 2022

Ni Macron, ni Le Pen, guerre sociale

Le candidat du Cac 40 sera probablement Président de la République. Il s'agit d'un « coup d'Etat » habilement orchestré par le pouvoir financier et patronal au profit d'une minorité d'exploiteurs. Si Macron est élu, il prolongera l’œuvre de destruction et de liquidation, entamée par Sarkozy et Hollande, de ce qui reste encore des avancées sociales arrachées de haute lutte aux patrons par des générations successives de travailleurs. Macron appliquera avec zèle une politique de paupérisation systématique des classes populaires et l’enrichissement d’une minorité d'oppresseurs.

Pour produire l'illusion du changement et donner l'impression de créer quelque chose de tout à fait nouveau, Macron et son équipe doivent travestir la réalité. Les nouveaux serviteurs pour se distinguer des autres, doivent jouer une nouvelle comédie sur la scène politique française.

La classe dominante peut s’estimer heureuse ! Après le chiraquisme, le sarkozysme et le hollandisme qui l’ont comblée au- delà même de ses espérances, voilà le macronisme qui s’apprête à son tour avec un dévouement singulier à servir les mêmes maîtres. Étrange démocratie qui, avec la complicité d'une majorité, sert toujours les intérêts d'une minorité !

 Le discours, le style, les apparences de ces serviteurs de la bourgeoisie sont différents. Mais il ne s'agit là que d'un déguisement qui reflète plus ou moins nettement le fond commun : servir la même classe sociale qui les place à tour de rôle, dans des circonstances différentes, à la tête de l’État.

Pour la classe dirigeante, Macron est l'homme de la situation d'autant plus qu'il est présenté comme un rempart contre le Front national. Il est capable de préserver les intérêts des riches tout en faisant croire aux masses populaires qu’il entreprend des réformes en leur faveur. Le sarkozysme et le hollandisme ont fait leur temps. Ils ne correspondent plus à la nouvelle réalité de la lutte des classes. Place au macronisme, aux nouveaux serviteurs de l'ordre établi.

 Pour placer Macron à la tête de l'Etat, la classe dominante, à travers ses médias et ses instituts de sondages exerce une terrible pression sur les citoyens. Hommes et femmes politiques, journalistes, artistes, sportifs et autres intellectuels sont ainsi mobilisés pour « faire barrage » au Front national. La propagande bat son plein. Les grands médias, tous entre les mains des groupes industriels et financiers, incitent la population à voter plutôt Macron que Le Pen. Le joker Front national sera utilisé le moment venu pour servir les mêmes intérêts. Les valeurs républicaines sont brandies de manière incantatoire. Toute voix discordante qui appelle au boycott, à l'abstention et au vote blanc est suspectée, marginalisée ou tout simplement censurée. Il faut, vaille que vaille, voter Macron.

Tous les moyens, petits et grands, sont utilisés pour répandre « la vérité » de la classe dirigeante et faire élire le candidat des riches perpétuant ainsi les privilèges et les injustices de l'ordre établi.

 Le parti d'extrême droite était présenté durant toute la campagne électorale comme un parti normal et son nationalisme xénophobe et antisémite, édulcoré, banalisé. Les sondages annonçaient Marine Le Pen présente au deuxième tour d'une manière continue. Le parti d'extrême droite bénéficiait d'une couverture médiatique impressionnante. L'hydre Front national était grassement nourri pour servir d'éventail entre les deux tours, facilitant ainsi l'élection du candidat des puissants, Emmanuel Macron. La classe dirigeante après avoir tout fait pour que Marine Le Pen soit présente au deuxième tour, « diabolise » hypocritement maintenant le Front national. La bourgeoisie dont le fascisme et le nazisme sont sortis de ses entrailles, en période de crise, feint de découvrir que le Front national peut être dangereux.

 Macron, Le Pen sont deux têtes du même monstre, le capitalisme. Ils sont le produit authentique de la dictature du capital. Ils sont les ennemis du peuple. Les travailleurs et les salariés en général doivent s'attendre, après Chirac, Sarkozy et Hollande, à un quinquennat effroyable avec la poursuite des politiques d'austérité et de liquidation des acquis sociaux. Les conséquences seront terribles pour la population : chômage de masse, précarité, destruction des services publics, démantèlement de ce qui reste encore du droit du travail et du système de retraite par répartition basé sur la solidarité entre générations entraînant inévitablement l'augmentation du nombre de personnes cumulant vieillesse et pauvreté. Cette misère des classes populaires n'a d'égale que la richesse d'une classe de parasites dont Macron est aujourd'hui le porte-parole politique. Sombre avenir pour une partie de la population de plus en plus importante.

Macron ou Le Pen utiliseront l'Etat et son appareil idéologique et répressif pour masquer cette cruelle réalité afin d'éviter toute révolte et toute résistance d'envergure. Macron ou Le Pen maintiendront l'état d'urgence et rétabliront le service militaire. La guerre et la négation de la vie est une caractéristique fondamentale du système qu'ils servent, le capitalisme. Ils vont contrôler, surveiller, ficher, réprimer, bref il vont terroriser les citoyens qui refusent de courber l’échine. Les richesses doivent, sous le règne de Macron ou de Le Pen, rester concentrées entre les mêmes mains.

 

 Sous le régime de Macron ou de Le Pen, Les travailleurs, les salariés en général, la jeunesse et tous les progressistes doivent partout amplifier la guerre sociale. Car l'un ou l'autre, même si il y a une différence de degré et non d'essence, sont les ennemis du peuple et du progrès. Il faut éviter de reproduire l'erreur de 2002. Les partis et les organisations qui se réclament de la classe ouvrière doivent mener des luttes quotidiennes pour améliorer temporairement la situation des masses populaires sans jamais renoncer au combat politique de classe contre classe.

Panurge est de retour

Les vieilles histoires ne meurent jamais. Les grandes tragédies reviennent sur le devant de la scène sans qu’on y prenne garde. Le bon peuple, toujours aussi réfractaire aux leçons du passé, se laisse berner par les magiciens et les illusionnistes. Cette fois, il est vraiment gâté : il y a, d’un côté, un prestidigitateur magnifique qui a transformé sa baguette magique en bâton de berger, et de l’autre, la vilaine sirène qui ne cesse de se faire aimable pour prendre dans ses rets les naïfs et les crédules, les désespérés et les exaltés.

Ainsi, nous serions tous sur le même bateau, embarqués pour une aventure qui risque de tourner au naufrage. Les plus optimistes prétendent qu’il convient de tenir la barre, de ramer tous dans le même sens pour sauver l’esquif et éviter le pire. Les autres affirment que le nouveau capitaine nous conduira dans les hauts fonds de la Finance, sans se soucier des pauvres moutons que nous sommes.

La sirène charmeuse sort parfois des profondeurs marines pour entonner son chant envoûtant, sa mélodie de séduction. Ses intentions sont, bien sûr, tout autres ; elle est cette hydre marine, cette bête féroce qui avale les équipages entiers pour les digérer dans les abysses de la haine. Elle est le monstre hideux qui, au fil des siècles, a pris bien des déguisements pour conduire les civilisations à la ruine.

Nous bêlons ; nous n’avons jamais autant bêlé que depuis quelques jours. Les uns se rangent derrière Panurge, le joli berger aux yeux bleus comme l’océan d’indécision sur lequel nous voguons. Les autres suivent les recommandations des béliers et des vieux boucs derrière lesquels ils se sont rangés. Tous, nous montrent une seule direction : celle du bon sens et de la duperie.

Car il n’y a pas d’illusions à se faire. Nous fûmes, en une autre vie, des pigeons; consciencieusement plumés par des taxes, des impôts, des dépenses ; contraintes qui n’ont eu de cesse d'augmenter, sans que rien ne se passe pour nous, les pauvres volatiles qu’on pense versatiles. Nous sommes restés le bec dans l’eau, échaudés par des promesses, toutes plus vaines les unes que les autres !

 

Puis nous sommes devenus des moutons à tondre et à mener par le bout du museau. Nous aimons ainsi suivre le grand chef : celui qui détient la vérité et se permet de penser à notre place. Il est le sauveur, la libérateur, il pointe du doigt un horizon nouveau, un pays de cocagne dans lequel nous devons nous jeter les yeux fermés. Le pâtre s’enflamme, il s’exalte et nous dit : « Suivez mon beau panache blanc ! »

 Pour nous convaincre il agite un joli chiffon rouge, une peur ancestrale : celle du loup, du monstre mystérieux, de l’ogre ou bien du Diable. En vérité je vous le dis : si vous ne voulez pas être de mon troupeau, vous allez être dévorés par la bête immonde, le vilain monstre qui, régulièrement, revient déployer son empire maléfique sur les pauvres bêtes que nous sommes. On tremble d’effroi à cette évocation terrible, à cette perspective qui nous glace les sangs.

Alors, comme un seul homme, les moutons se jettent, les uns après les autres, dans le piège du joli pâtre. Son doigt pointe une terre promise, une prairie verdoyante, sans prédateurs ni tempêtes. Il leur parle d’un monde nouveau, d’un nouvel espoir, d’une autre manière de garder les moutons. Les animaux, ainsi hypnotisés, se mettent en marche et se jettent à l’eau, pensant atteindre ce paradis caprin. La noyade sera la récompense suprême de cette fidélité aveugle.

La sirène se désespère. Une fois encore, son piège n’aura pas fonctionné. Pourtant, elle n’aura pas longtemps à attendre. Bientôt, le désespoir sera tel, le mensonge sera si patent, qu’un nouveau bateau lui apportera l’occasion de cueillir le pouvoir. Les tempêtes seront de plus en plus violentes, le désespoir de plus en plus présent. Bientôt nous tomberons tous dans son piège maléfique.

Quand rien n’est organisé pour que nous devenions de véritables citoyens lucides, quand le mensonge et la tromperie sont les seuls moyens de mener le troupeau, quand il n’y a d’autre choix que de d'accepter d'être plumés, tondus ou bien dévorés, l’espoir n’est plus permis ; et souvent le pire devient l’issue vers laquelle se précipitent les agneaux de lait. Prenez-y garde : cette victoire à la Pyrrhus annoncée pourrait bien être le point de départ des tourments qui se préparent. Le cataclysme est pour demain.

 

Cassandrement vôtre.

Le grand cirque continu

Entre deux tours, l’actualité ne désemplit pas. Bien sûr il y a toujours l’affaire Fillon qui continue de faire couler de l’encre puisque l’intéressé, troisième de l’élection peut dire adieu à l’immunité et va devoir désormais répondre de ses actes. Je ne sais pas comment va finir ce feuilleton mais je doute qu’il soit condamné à quoi que ce soit tant il sera difficile d’apporter des preuves concrètes de la non-activité de Penelope Fillon, de plus je pense que l’homme aux gros sourcils a encore le bras assez long pour esquiver les sanctions dans ce genre d’affaire.

 Pendant ce temps

 La Syrie accuse Israël d’avoir bombardé des positions situées dans une zone contrôlée par le gouvernement de Bachar al Assad à seulement 25 kilomètres de Damas. Ce n’est pas la première fois que l’armée Israélienne frappe la Syrie dans des zones toujours tenues par le pouvoir légitime sous prétexte de se protéger contre l’Iran et le Hezbollah qui prête main-forte à Assad dans la guerre qu’il mène contre Daesh. Cela bien sûr ne se dit que discrètement dans les grands médias Occidentaux, pourtant il paraît évident que si l’armée régulière Syrienne frappait le sol Israélien ce serait un tôlé international et probablement le début d’un conflit mondial. Israël a colonisé le plateau de Golan dans l’indifférence générale et rêve de voir tomber al Assad pour voir le pouvoir Syrien entre les mains de dirigeants plus prompts à s’aligner sur la politique Américaine et donc la leur, tout en affaiblissant l’Iran du même coup. Les crimes de guerre du véritable axe du mal Amérique du nord-Europe-Israël ne cessent de semer la mort en des proportions indescriptibles. Le président al Assad va s’équiper en bouclier antimissile mais tant que Daesh sera sur son territoire il reste dans une position fragile. Il va falloir trouver une solution au conflit, j’espère que Trump et les Américains vont desserrer l’étau parce que je pense que Poutine ne lâchera rien et je lui donne raison.

 Pendant ce temps

 Mim, célèbre point de vente de prêt-à-porter pour femmes va fermer les portes de ses 162 boutiques et laisser encore la bagatelle de 791 employés sur le carreau. Quelle politique nous propose-t-on pour remédier à ce genre de problème ? Aucune.

 Pendant ce temps

Obama la superstar qui devait se tenir éloigné des débats politiques s’autorise une petite conférence rémunérée 400 000 dollars sur invitation de grand ponte de la finance à la sauce Wall Street… les masques tombent.

 

Dans une semaine nous aurons un nouveau ou une nouvelle chef de l’État, mais pour agir, encore faudrait-il qu’il ou elle se détache de l’emprise de ce qui aujourd’hui surclasse les états : le dollar.

 « Chacun de nos choix scelle une partie de notre destin et de nos destins. »

http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-hebdos-de-la-sarthe-n-ont-pas-le-temps-de-prouver-l-activite-de-penelope-fillon-27-04-2017-6895596.php

http://www.huffingtonpost.fr/2017/04/27/la-syrie-accuse-israel-davoir-bombarde-un-aeroport-de-damas_a_22058745/

http://www.journaldemontreal.com/2017/04/27/assad-veut-acheter-la-derniere-version-dun-systeme-anti-missiles-russe

http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2017/04/26/l-enseigne-d-habillement-mim-placee-en-liquidation-judiciaire_5118034_1656968.html

http://www.journaldemontreal.com/2017/04/27/barack-obama-critique-pour-avoir-accepte-une-conference-remuneree-par-wall-street

 

https://www.youtube.com/channel/UCKpctdrmDm3ZkCzveO5v3nw