Carrefour City : Travaille le 1er mai

Ce matin j'entre dans un des Carrefour city de Vaise, à Lyon, sur la caisse je lis : "On est tout vert" (quel humour !), il y a un dessin avec des légumes au cas où nous serions trop demeurés pour comprendre l'astuce ; de plus ca fait passer la pilule : ouvert donc le lundi 1er mai, jour de la fête du travail de 9h à 13 heures...

Derrière la caisse une dame entre 40 et 50 ans, volontaire désignée d'office, n'est pas trop contente de son sort ; car, elle aurait pu passer trois jours avec ses grands enfants et petits-enfants.

Il y a bien sûr eu du "dialogue social" ; le boss convoque, et demande comme ça, qu'une personne soit présente derrière sa caisse en ce 1er mai, il est évident que l'employée va envoyer sur les roses ce tyran de supermarché... Mais bon, ya eu dialogue et négociations non ?

Selon Lafargue (pas les ciments hein !) : "Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. … Cette folie est l’amour du travail, la passion fusionnelle du travail poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… »" [i]

Dire que 1 français sur cinq parmi les votants a intronisé le Macron, le véritable "père" de la loi travail, car la el Khomri n'est que l'épouvantail, ça me laisse pantois et "tout vert". Mais comme dit si bien l'Emanuel, "les jeunes se réaliseront dans leur travail, dans l'entreprise"... Aux chiottes, les expériences amoureuses, l'amitié, les rencontres, les voyages, les lectures ; tirez la chasse ! C'est dans le boulot ou un homme, une femme se construiront selon ces damnés du productivisme ; produisez, consommez, les deux mamelles de la France. Et oui, certains haranguaient déjà planqués derrière leur petit moustache : "le travail c'est la liberté", d'autres plus intelligent, plus tolérant, plus humain tel Raoul Vaneigem [ii] théorisait « Le travail a été ce que l’homme a trouvé de mieux pour ne rien faire de sa vie.  » Et notre président Macron (le 2eme tour n'est qu'une mascarade), donc le président Macron lui, ben pourrait dire "sans l'entreprise, sans le travail, l'homme n'est rien !" en fait, "vous êtes ce que vous faites"...[iii] Pourtant, André Gorz prédisait que « jamais la fonction irremplaçable, indispensable du travail en tant que source de lien social, de cohésion sociale, d’intégration, de socialisation, d’identité personnelle, de sens n’aura été invoquée aussi obsessionnellement que depuis qu’il ne peut remplir aucune de ces fonctions.  » [iv]...Mais l'auteur de cette phrase était lui, un vrai philosophe, pas un de pacotille tel le Macron et son pote BHL...

10000 ans de civilisation pour en arriver là : le servage accepté par la masse, qui en plus porte au pinacle le maitre qui les asservira.

En me référant à Etienne de la Boétie, qui au 16eme siècle expliquait très bien que :

- "Il ne peut exister de tyrannie sans assentiment du peuple. De ce point de vue, la servitude est donc par essence volontaire. Nous sommes donc esclaves parce que nous le voulons bien. Pourquoi donc les peuples acceptent-ils de se soumettre ?

La première raison réside dans l'habitude. L'homme qui connaît la liberté n'y renonce que contraint et forcé. Mais on s'habitue à la servitude et ceux qui n'ont jamais connu la liberté  « servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n'auraient fait que par contrainte »

La deuxième raison est que les tyrans affaiblissent leur peuple. Ils le feront par exemple en leur donnant des jeux, des spectacles. Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Le tyran accorde des largesses à son peuple et surtout à sa cour sans que celui-ci se rende compte que c'est avec l'argent même soutiré à ses sujets que ces divertissements sont financés."[v]

Dire que ces phrases ont été publiées en 1574...Et résonnent si contemporaines.

La pax Télévisium

Combien de radio trottoirs où des supporteurs avouent voter Macron par ce qu'il est jeune et beau, ou d'autres pour marine le Pen, car, elle parle vrai comme les gens du peuple (pourtant élevée dans la grande bourgeoise). Ou Fillon, en avouant qu'après tout ses casseroles ne sont pas pire que "bien d'autres politiciens". Bref, c'est plus de 60% de votants ayant totalement perdus tout esprit d'analyse critique ; seul leur cerveau reptilien fonctionne, tel, l'animal qui réagit par instinct ; la politique aujourd'hui, c'est acheter le dernier Smartphone7, et comparé au Smartphone6, il n'y a que quelques gadgets en plus... C'est à demander l'asile politique sur la planète pluton aux vues de tant de bêtises !

En revenant à ce magasin ouvert un 1er mai et en mettant en perspectives, cette employée payée au smic, avec des horaires accordéon, qui travaille les jours fériés, les jours de fête et ses patrons : Famille Moulin, Groupe Arnault, Abilio Diniz, Colony Capital, Bank of America :[vi] En 2015, les cinquante premières fortunes de France (dont font parti les proprios de carrefour) ont ainsi pu réduire de 90 % le montant de leur ISF, comme l’a révélé Le Canard enchaîné, soit une économie globale de près de 200 millions d’euros. Sachant que onze d’entre elles n’ont rien payées et que seuls huit se sont acquittées d’un impôt sur la fortune de 1 million d’euros.[vii]

Et ben vous savez quoi ? Ces entrepreneurs et entreprises vont être encore plus "aidées", à savoir, plus d'ISF, des crédit d'impôts en veux-tu en voilà, et en plus, ces cocos-là habitent souvent en suisse en Belgique et ont domiciliés leurs tites affaires dans des paradis fiscaux, pour finir, ils ramassent les subventions de l'état tels la famille Mulliez d'Auchan ne payant que très très peu d'impôts chez nous.

Voilà, je suis sorti du magasin sans rien acheter, tout en ruminant la phrase de Pierre Victurnien Vergniaud « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. »...

Même plus à genoux nous sommes, car en ces jours de malheur nous barbotons cette fois ci dans le cloaque macronnien.

Ainsi soit-il !

PS ; je ne suis pas allé dans d'autres enseignes, donc, je n'ai que carrefour city à nommer.


[i] Paul Lafargue : Le droit à la paresse

[ii] Raoul Vaneigem : Nous qui désirons sans fin

[iii] http://npaloirenord.over-blog.com/pages/-petit-resume-de-l-histoire-du-travail-par-annie-2337095.html

[iv] André Gorz : Adieux au prolétariat - Métamorphoses du travail - Misères du présent, richesse du possible

[v] http://sos.philosophie.free.fr/boetie.php

[vi] https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carrefour

 

[vii] http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/03/20/capital-l-impot-impossible_5097278_3234.html

 « L’attaque neurotoxique qui n’a pas eu lieu » rapport de T. Postol du 18 avril 2017 sur Khan Cheikhoun

La semaine dernière nous partagions une première analyse de Theodore Postol, professeur émérite en Sciences, Technologie et Sécurité nationale au prestigieux Massachussetts Institute of Technology (MIT) qui contestait le rapport déclassifié de la Maison Blanche paru le 11 avril. Il avait depuis augmenté son analyse d’un addendum et d’une nouvelle note réalisée à partir d’une vidéo.

Son dernier rapport vient de paraître le 18 avril et s’intitule « L’attaque neurotoxique qui n’a pas eu lieu: analyse de l’heure et des emplacements des événements importants de l’attaque neurotoxique présumée de Khan Cheikhoun en Syrie, le 4 avril 2017 à 07h00 »

Comme son nom l’indique, cette analyse se fonde cette fois-ci, sur l’étude des données spatiales (lieu de dispersion présumé du gaz et trajectoire du nuage ; lieu habité sur cette trajectoire ; lieu où se trouve les victimes sur les vidéos) et temporelles (heure présumée de l’attaque ; heure sur les vidéos) réalisées à partir des allégations du rapport de la Maison Blanche et des différentes vidéos en circulation depuis. Les conclusions de ces trois précédents rapports sont à nouveau confirmées : la Maison Blanche aurait produit un rapport de renseignement erroné et mensonger. Mais cette fois-ci le constat est sans appel : « l’emplacement présumé de dispersion du gaz sarin à l’origine de l’attaque chimique du 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun n’est pas celui d’une attaque neurotoxique. »

Je vous propose ci-dessous la traduction en français de l’introduction et du commentaire final de ce document (les passages en gras sont à mon initiative).

« Introduction »

« Cette analyse contient une description détaillée de l’heure et des emplacements de l’attaque neurotoxique présumée du 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun en Syrie – en supposant que le rapport de renseignement de la Maison Blanche [White House Report (WHR)] publié le 11 avril 2017 identifie correctement le site présumé à partir duquel le gaz sarin se serait répandu.

Les analyses ayant recours aux données météorologiques à l’heure de l’attaque montrent qu’un petit hameau situé à environ 300 mètres à l’est du cratère ne peut être que le seul emplacement touché par la dispersion présumée de la neurotoxine. Ce hameau est séparé du site présumé de dispersion (un cratère) par un openfield [« champ ouvert »]. A l’heure de la dispersion, les vents auraient initialement emporté le gaz au-dessus de l’openfield. Derrière le hameau se trouve un espace ouvert important, et le nuage de sarin aurait dû traverser une longue distance supplémentaire pour l’atteindre et se serait dissipé avant d’arriver à un autre lieu habité.

Une vidéo enregistrée le 4 avril montre que le lieu où les victimes ont été prétendument traitées suite à leur exposition au sarin ne concorde pas avec le seul terrain dégagé du hameau qui aurait pu servir à l’assistance médicale d’un nombre important de victimes. Cela indique que les scènes filmées dans lesquelles de nombreuses victimes, décédées ou agonisantes, sont aléatoirement allongées au sol ne se situe pas dans le hameau. Si l’emplacement où gisent les corps est plutôt un lieu où ont été acheminés les morts et les blessés pour traitement, il est alors difficile de comprendre pourquoi les victimes ont été éparpillées aléatoirement sur le sol et dans la boue, comme le montrent les vidéos.

Les conclusions de ce bref résumé sont évidentes : l’attaque neurotoxique décrite dans le WHR n’a pas eu lieu comme il l’est indiqué. Il y a certes pu y avoir de nombreuses victimes en lien avec un quelconque empoisonnement, mais cet événement n’est pas celui décrit par le WHR. Les résultats de ces analyses peuvent servir deux objectifs :

1.    Montrer exactement ce qui doit être établi dans une enquête internationale sur cette atrocité présumée. Surtout si une telle enquête peut établir où les victimes de l’attaque neurotoxique résidaient, ce qui viendrait également confirmer que les résultats rapportés par le WHR ne sont pas compatibles avec les données qu’il cite à l’appui de ses conclusions. Etablir également que le WHR n’a pas eu recours aux procédures élémentaires et largement établies d’analyse des renseignements pour tirer ses conclusions. »

2.    Cela soulève des questions troublantes sur la manière dont les dirigeants politiques et militaires américains ont établi que le gouvernement syrien était responsable de cette attaque présumée. Il est préoccupant que le WHR se présente lui-même comme un rapport dont les résultats sont d’un « haut degré de fiabilité », et que de nombreux officiels haut placés dans le gouvernement américain aient affirmé leur confiance dans l’exactitude du rapport et son degré de fiabilité. »

« Commentaire final »

« Cet abrégé des faits a été entièrement réalisé à partir de connaissances scientifiques de base, de témoignages vidéo, et d’une méthode d’analyse éprouvée. Cela démontre sans aucun doute que l’emplacement présumé de dispersion du gaz sarin à l’origine de l’attaque chimique du 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun n’est pas celui d’une attaque neurotoxique.

Cela démontre aussi, sans l’ombre d’un doute, que le seul emplacement où auraient pu se trouver les nombreuses victimes de cette attaque de masse n’a aucun lien avec ceux qui sont montrés dans la vidéo comme résultant d’un empoisonnement de quelque nature que ce soit à Khan Cheikhoun.

Cela signifie que le rapport de renseignements de la Maison Blanche, d’un prétendument « haut degré de fiabilité », réalisé le 11 avril et concluant que le gouvernement syrien est responsable de l’attaque, est inexact. Pour qu’un tel rapport soit erroné de manière aussi flagrante, manifestement aucune des méthodes les plus élémentaires et établies pour déterminer la véracité des résultats n’a dû être appliquée.

Depuis qu’ils ont justifié l’attaque d’une base aérienne syrienne le 7 avril, soit quatre jours avant que le rapport biaisé du Conseil de sécurité national américain ne soit révélé au Congrès et au public, il ressort en conclusion que les États-Unis ont entrepris des actions militaires sans avoir les renseignements à l’appui de leur décision.

Plus encore, il est clair que le WHR n’est pas un rapport de renseignements.

Aucun professionnel compétent du renseignement n’aurait fait autant de fausses déclarations qui soient en totale contradiction avec les preuves. Aucun professionnel compétent du renseignement n’aurait accepté les résultats de l’analyse du WHR après avoir examiné les données présentées ci-joint. Aucun professionnel compétent du renseignement n’aurait pu porter l’évaluation concernant le cratère, alors que celui-ci a été altéré, dans les termes utilisés dans le WHR.

Même s’il est impossible d’évaluer techniquement les raisons de l’amateurisme flagrant de ce rapport, on ne peut exclure qu’il ait été élaboré pour dissimuler des informations sensibles au Congrès et au public. »

Je vous propose pour finir de retrouver toutes les analyses de T. Postol sur les attaques chimiques de la Goutha et Khan Cheikoun, ainsi que le célèbre article de Seymour Hersh « The Red Line and the Rat Line » paru en 2014 :

·         Rapport du MIT sur l’attaque chimique de la Goutha : « Possible Implications of Faulty US Technical Intelligence in the Damascus Nerve Agent Attack of August 21, 2013 »

·         Analyse du rapport de la Maison Blanche sur Khan Cheikhoun « A Quick Turnaround Assessment of the White House Intelligence Report Issued on April 11, 2017  About the Nerve Agent Attack in Khan Shaykhun, Syria » (disponible en français sur Les Crises)

·         Addendum au Quick Turnaround : « Addendum to A Quick Turnaround Assessment of the White House Intelligence Report Issued on April 11, 2017 About the Nerve Agent Attack in Khan Shaykhun, Syria »

·         Seconde analyse sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun « Video Evidence of False Claims Made in the White House Intelligence Report of April 11, 2017 »

·         Troisième analyse sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun « The Nerve Agent Attack that Did Not Occur: Analysis of the Times and Locations of Critical Events in the Alleged Nerve Agent Attack at 7 AM on April 4, 2017 in Khan Sheikhoun, Syria »

·         Article de S. Hersh : « The Red Line and the Rat Line »

Caroline Galactéros

 

source:http://galacteros.over-blog.com/2017/04/l-attaque-neurotoxique-qui-n-a-pas-eu-lieu-rapport-de-t.postol-du-18-avril-2017-sur-khan-cheikhoun.html

Eh ! Ci-devant Mélenchon, qu’est-ce que c’est que ces « pudeurs de gazelle »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oui. À quoi tu joues, camarade Mélenchon ? Ce sont nous, les Insoumis, qui t’avons amené à tangenter les sommets. Ce qui nous donne quelques droits voire quelques exigences. Et la première de ces exigences, c’est de sortir de cette ambiguïté, de laisser tomber ces « pudeurs de gazelle » et d’appeler un chat un chat et Marine Le Pen une dangereuse fasciste alors que Macron n’est qu’un avatar de plus de la gouvernance ultralibérale. Entre le Sida et la Chaude-pisse, le choix est vite fait, camarade Mélenchon. Alors dis-le franchement, dis-le vite : « Pour éliminer Le Pen, votez Macron ». Si ça t'arrache la gorge, fais-le dire à ton hologramme !

Les jeunes qui t’ont donné leur voix avec générosité ne risquent-ils pas de se laisser abuser par les sirènes de la patronne du F.Haine, elle qui t’a piqué ton programme social pour ne surtout pas l’appliquer ? Quand on est jeune, on est entier, on est sans concession, et c’est très bien comme ça. Mais on agit aussi par impulsion. Ce qui risque d’en jeter un certain nombre dans les bras de l’ennemi si tu campes dans tes pudeurs de gazelle !

Dis leur aussi ce qui se passera si la fasciste Le Pen bat l’ultralibéral Macron.

Dès sa prise de pouvoir, les emmerdes vont commencer. Les législatives vont avoir lieu avec le système actuel (majoritaire à deux tours). Elle ne pourra pas les gagner. Qu’à cela ne tienne : elle va avoir recours à l’article 11 de la Constitution, qui l’autorise, sur proposition du gouvernement, pendant la durée des sessions, à soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics. Et faire ainsi adopter par référendum le passage à la proportionnelle intégrale. Suite de quoi elle dissoudra l’assemblée récemment élue et refera des législatives qui lui donneront tous pouvoirs.

Cet article 11 pourra encore être mis à contribution, dès le premier mois, par exemple pour rétablir la peine de mort, supprimer le droit du sol, imposer la préférence nationale, le flicage de masse, la sortie de l’Euro et autres joyeusetés. Certaines lois déjà en place vont lui faciliter la tâche, comme cette loi d’avril 2015 votée dans le cadre de la prévention contre le terrorisme qui élargit les motifs de surveillance pour des raisons moins précises que la seule lutte contre le terrorisme. L’auteur de ce blog et bien d'autres, par exemple, pourrait (pourrait déjà), être rapidement identifié et poursuivi pour « trouble à l’ordre public » ou « atteinte aux intérêts de la Nation ». L’accord d’un juge n’est plus nécessaire, celui du Premier ministre suffit. Eh oui ! C’est ça qui nous pend au nez si, par un réflexe de colère (bien mauvaise conseillère), on se laisse aller à voter Le Pen.

Oui mais le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État seront autant de contre-pouvoirs. De même les structures administratives en place pourront freiner les décisions. Les collectivités territoriales, la police, etc. C’est bien optimiste tout ça. L’exemple des mairies conquises par le F.N. montre un suivisme mou. Des structures d’entrisme existent déjà, comme le Collectif Racine (dans l’Éducation nationale) et France Police (au ministère de l’Intérieur) qui se présentent comme des patriotes engagés dans la défense des services publics et des Français. Ben voyons…

Et que dire de la catastrophe économique, très rapide, qui nous tombera dessus !

Alors, ci-devant camarade Mélenchon, nous t’avons fait confiance, nous sommes le ferment d’un renouveau de la gauche. Nous sommes l’espoir de la France. Alors cesse tes « pudeurs de gazelle » et prend vite tes responsabilités afin d’éviter la catastrophe F.Haine.

Salutations révolutionnaires !

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Article_11_de_la_Constitution_de_la_Cinqui%C3%A8me_R%C3%A9publique_fran%C3%A7aise

http://bibliothequefahrenheit.blogspot.fr/2016/04/la-presidente-vous-ne-pourrez-pas-dire.html#more

http://bibliothequefahrenheit.blogspot.fr/2016/11/la-presidente-tome-2-totalitaire.html

 

 

 

La victoire volée du morveux de chez Rothschild

Jouant de sa belle gueule, le gigolo de la caste a investi l’espace médiatique pour y déverser sa bouillie pour les chats. Il a recyclé les vieilles lunes libérales, et les médias lui ont servi la soupe en même temps qu’à un Front national ravi de jouer les épouvantails. Car le repoussoir lepéniste, c’est le faire-valoir de Macron. Le second tour de l’élection présidentielle, le 7 mai, sera une coproduction Macron/Le Pen destinée à expédier le premier à l’Elysée en étouffant toute alternative sérieuse.

 

Lancé sur le marché comme une savonnette, le bébé Cadum de la finance s’installera à l’Elysée le 7 mai. Certes, Macron est vainqueur, mais il a emporté la mise au terme d’une campagne qui a pulvérisé les records de médiocrité et de partialité. Adoubé par le capital transnational, le morveux de chez Rothschild a gagné un match truqué. Si Macron a gagné dimanche, c’est parce que neuf milliardaires contrôlent la presse française, que Macron est leur candidat et que ces rapaces décident à notre place.

Durant la campagne, la fabrique du consentement a tourné à plein régime, elle a fait la “journée des trois 8” ! Des cajoleries de Bourdin aux mensonges du “Monde” en passant par la servilité des hétaïres sur le retour de Bfm/Tv, la caste journalistique a justifié ses émoluments en passant consciencieusement la serpillière pour le commis de l’oligarchie. Propulsé au firmament cathodique, le jeune banquier rompu au marketing a vendu son rêve de pacotille, proposant aux gogos, par exemple, de faire de la France une “start-up nation” où chaque Français pourrait monter sa “start-up”.

Ce prestidigitateur se fait passer pour un candidat “progressiste”, alors qu’il s’accommode de 85 milliards d’évasion fiscale tout en voulant sabrer le régime d’assurance-chômage pour faire des économies. Cet illusionniste de première bourre a même réussi à faire croire aux employés que grâce à sa potion magique ils deviendraient cadres et aux cadres qu’ils deviendraient patrons. Macron le sait. Quand on est un freluquet né avec une cuillère en argent dans la bouche, on ne mord pas la main qui vous nourrit.

Cet apôtre de l'ubérisation de l'économie et du détricotage du code du travail, cet apologiste du marché sans frontières et de la mondialisation capitaliste a gagné de justesse, le 23 avril, en se qualifiant pour le second tour. Mais s'il l'a emporté sur ses concurrents, c’est parce qu’il y avait promotion sur les ventilateurs ! Macron, c'est un courant d'air. Adepte de la pensée magique, il sermonne comme un télévangéliste, fait des moulinets avec les bras et promet des lendemains qui chantent. Macron, c’est un symptôme, celui de la dépolitisation et de la déculturation d’une société laminée par le rouleau compresseur libéral, évidée par cette calamité qu’est l’euro et déstructurée par l'individualisme made in USA.

Jouant de sa belle gueule, le gigolo de la caste a investi l’espace médiatique pour y déverser sa bouillie pour les chats. Il a recyclé les vieilles lunes libérales, et les médias lui ont servi la soupe en même temps qu’à un Front national ravi de jouer les épouvantails. N’oublions pas. Le repoussoir lepéniste, c’est le faire-valoir de Macron. Le second tour de l’élection présidentielle, le 7 mai, sera une coproduction Macron/Le Pen destinée à expédier le premier à l’Elysée en étouffant toute alternative sérieuse. Et le pire, c’est que cette supercherie a été orchestrée et exécutée aux yeux de tous, comme si c’était dans l’ordre des choses.

 

Le Don Juan des classes moyennes boboïsées, cependant, n’aura pas la tâche facile. Car on l’attend au tournant ! A supposer qu’il obtienne une majorité de bric et de broc aux élections législatives, il va se heurter à une opposition à trois têtes qui ne lui fera pas de cadeaux. Le FN, bien sûr, à qui un tel président garantit une rente tribunicienne. La droite, qui va refaire ses forces après le retrait de Fillon. Mais aussi, et surtout, une gauche qui a changé de visage. Quand le rimmel va dégouliner, la vacuité du programme finira par se voir. Le mariage de la carpe et du lapin va rapidement lasser les gourmets. Séducteur asexué, ce mouflet qui hurle pour jouer au dur risque de subir rapidement la panne fatidique.

La Hollandie qualifiée pour le second tour, grâce à Benoît Hamon

 

Macron (23,75%), le candidat ultralibéral hollandiste, est en passe de devenir le prochain président. Face à lui, Le Pen (21,53%) a réussi à obtenir la caution populaire. A droite, les Français sauvent la morale, en éliminant Fillon (19,91%) et mettent en grave difficulté Les Républicains. A gauche, la stupidité de Hamon (6,35%), candidat d’un parti socialiste moribond, fait trébucher la France Insoumise de Mélenchon (19,64%), pourtant aux portes du succès.

Aveuglé par des calculs politiciens aussi fous qu’irréalistes, auxquels les socialistes solfériniens sont addicts, Hamon, homme se prétendant de la gauche antilibérale, a fait échouer la vraie gauche, magistralement incarnée par le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon. L’histoire ressert rarement les mêmes plats.

Demain ne verra pas forcément un homme politique de ce charisme, capable d’entraîner derrière lui un mouvement humaniste d’une telle ampleur et d’une telle profondeur, reposant sur un réalisme politique et économique, garant d’une rupture avec le système ultra-libéral qui fait courir le monde à sa perte.

Hamon a préféré se dissoudre dans une alliance folle avec le groupuscule écolo, de Yannick Jadot, en miettes lui-même depuis des années, du fait des egos et ambitions de ses principaux chefs, qui ne pèse quasi rien électoralement. Aujourd’hui, son score dérisoire, comparable à celui de Gaston Deferre en 1969 (5,01%), est du niveau de celui de ses alliés Verts. Le frondeur aurait dû se douter que cette stratégie hasardeuse le tirerait vers le bas. 

Macron, quasi président et l’obligé de ses riches soutiens

Tel est l’enseignement de ce premier tour à gauche, où l’aveuglement du candidat socialiste et son entêtement, -compte tenu du non-soutien de son parti et des trahisons multiples des éléphants-, ont privé les gens, chers à Mélenchon, d’une victoire contre les nantis et les profiteurs. Pour leur part, les rothschildiens et autres patrons du CAC 40 jubilent…

Comme ne pas se réjouir, en effet, d’avoir réussi à qualifier leur « gentil » poulain « inconnu », à coups de pubs et tapages médiatiques incessants, au cours d’une campagne à l’américaine, puant le fric. Macron, quasi élu président de la République dès le premier tour, a fêté çà à la Rotonde, un restaurant chic parisien, comme le fit, en 2007, un certain Sarkozy qui avait choisi le Fouquet’s, repère des nantis, pour en ficher plein la vue aux Français. Une similitude qui en dit long…

Reste que, depuis dimanche soir, Macron est officiellement l’obligé du monde obscur des affaires et de la finance, qui a mobilisé des moyens financiers considérables pour promouvoir, et finalement vendre, son super produit Macron. Le lisse candidat d’En Marche, dont le programme ne laisse aucun doute sur la continuité de la Hollandie. Un Macron qui doit désormais résoudre l’équation périlleuse de la majorité présidentielle qui l’aidera à renvoyer l’ascenseur à ses riches mécènes. Car, telle est, en réalité, la motivation première de l’homme du Touquet.

Défaite cuisante de Fillon qui envoie son camp dans le mur

De son côté, Fillon a parfaitement réussi à échouer et à faire plonger son parti dans l’abîme des divisions qui s’annoncent à couteaux tirés entre sarkozystes, juppéistes et ce qui restera des intégristes fillonistes, tant les rancœurs sont profondes. Il est vrai que, contre la morale gaullienne qui aurait dû inspirer le candidat LR, dès lors que sa probité était mise en cause, celui-ci s’est enfermé dans un déni complètement fou, prenant en otage l’ensemble de son camp, en se maintenant.

Dès lors, se profilait à l’horizon, la certitude de la Bérézina du 23 avril, ce que la majorité des observateurs prévoyaient. Les blessures ne risquent pas de se fermer de sitôt. L’hallali contre le mis en examen ne fait que commencer. D’ores et déjà, les cadres du parti excluent toute possibilité pour Fillon de mener la campagne des législatives. Les Républicains, discrédités dans l’opinion pour avoir présenté un candidat malhonnête, ne se relèveront pas aussi facilement d’avoir méprisé la morale.

Face à Macron, le 7 mai, Marine Le Pen, présentée de façon souvent outrancière par la sphère politico-médiatique comme l’épouvantail à abattre, représente, n’en déplaise aux bien-pensants de tous bords, un mouvement largement populaire, qui aspire à un mieux vivre, en dehors des contraintes (réelles) d’une économie ultra-libérale promue, voire, imposée par l’Union Européenne.

Ni Macron, ni Le Pen : abstention

Une conception de l’organisation politique et économique aux antipodes de celle de Macron. Comme ce fut le cas, en 2002, après le coup de tonnerre de l’accession au second tour de Jean-Marie Le Pen face à Chirac, la mobilisation contre la candidate FN va se mettre en place avec son corollaire : la culpabilisation de ceux qui ne voteront pas avec le troupeau de moutons contre la « méchante » louve présente dans la bergerie France.

Comme en 2002, l’auteur, qui ne partage absolument pas les idées dangereuses pour les libertés, entre autres xénophobes, du Front National, n’entend pas pour autant assumer une responsabilité électorale qu’il n’a pas à endosser : celle de contrer un candidat, au prétexte qu’il déplaît à une classe politicienne en place totalement déconsidérée et discréditée. Le programme de Macron, n’ayant aucun souci prioritaire de préservation de la protection sociale, se présente comme la continuité de la politique ultralibérale dévastatrice de Hollande.

Dès lors, j’appliquerai la règle qui est celle que tout un chacun devrait faire sienne : voter pour un programme et un homme ou une femme qui vous conviennent. Ni Marine Le Pen, Ni Macron n’auront mon bulletin de vote, lequel n’échouera dans aucune urne le 7 mai.

 

Faire porter la responsabilité de trente ans d’échec du système aux Français, c’est prendre les gens pour des imbéciles ! Voter obligatoirement Macron, sous prétexte de pacte républicain contre la menace FN, et parce qu’il faudrait ménager le plan de carrière politique des membres de la caste des politicards friqués et privilégiés, pour moi, c’est non, comme ce fut déjà non en 2002.

Sortir de ces années pestilentielles

 

Alors que des électeurs taquins proposent que le 23 avril devienne la journée nationale de la sodomie, d’autres se tâtent, hésitant entre leur conviction, et une éventuelle stratégie, appelée, par d’aucuns, le vote utile.

Mitterrand avait viré de bord, optant au bout de quelques mois pour l’austérité, et le social libéralisme...

Chirac nous avait amusé avec ses pommes, et n’avait pas pris en compte qu’il avait été élu grâce au vote citoyen...

Ne parlons pas de Sarközi qui n’a cessé de surprendre la galerie, proférant des paroles indignes d’un président de la république...

Quant à Hollande, « monsieur moi président », il n’a cessé de faire le contraire de quasi tout ce qu’il promettait...

La farce va-t-elle continuer ?

Les primaires ont été l’occasion pour le peuple français de refuser en bloc SarköziJuppé, et Valls, qui ne l’ont toujours pas digéré, mais les partis de ces derniers ont fait la sourde oreille, s’engageant, nombreux pour le PS dans le camp Macron, et pour les LR dans celui de Fillon.

La pestilence en quelque sorte...

De quoi dégouter pour longtemps les électeurs qui hésitent à se rendre aux urnes en se bouchant le nez, sachant que le vote blanc ne sert à rien, sinon à se prouver que l’on respecte ce moment citoyen, et que l’on ne veut pas passer pour des paresseux, qui préfèreraient la pêche, alors que se joue le sort du pays.

L’attentat des Champs-Elysées est une bénédiction pour la droite la plus dure, de Fillon à Le Pen, en passant par Dupont-Aignan, qui tentent d’affoler l’électeur, sur le thème bien connu de l’insécurité.

Un attentat qui tombe en effet à pic...

Alors, François Fillon, qui descend progressivement dans les intentions de vote, demande la suspension de la campagne et Marine Le Pen, réclame la fermeture des frontières...

Mais au-delà de ces stratégies populistes, que reste-t-il à l’électeur comme solution citoyenne, pour cette journée du 23 avril ?

Voter blanc, c’est prouver que l’on ne rechigne pas à se déplacer vers l’urne... même si ce geste ne changera rien...

Voter pour le moins pire, c’est risquer justement le pire...

Et voter selon sa conscience, c’est respecter sa conviction, courant le risque de faire triompher les pires des solutions.

L’électeur quelque peu déboussolé devrait tout de même se dire quelque chose : quitte à faire perdre son camp, il va se trouver dans une situation avantageuse, car les législatives suivront, et l’élu, quel que soit son bord, aura quelques difficultés à gouverner.

Mais, dans tous les cas de figure, des alliances cachées finiront par se révéler, et la vérité sortira du puits, toute nue...

La question restant est essentielle : faut-il tomber dans le piège du « vote utile » ?..., question comportant sa propre réponse.

C’est ce qu’a tenté de décrypter Serge Halimi, dans une chronique publiée sur le net.

Dans l’hypothèse d’un second tour qui opposerait l’extrême droite à un social-libéral, faut-il, pour faire barrage à l’inconcevable accession au pouvoir du front national, choisir un adorateur de la mondialisation ? 

La question est bien posée.

Alors que, devant son bilan catastrophique, Hollande a logiquement renoncé à briguer un second mandat, que Sarközi a été largement répudié, l’arrivée au pouvoir du front national n’est-il pas de nature à stigmatiser les luttes, gommant les différences souvent infimes, du camp adverse, afin de refaire vivre la République ?

Et si Macron, finalement l’emportait, les luttes ne seraient-elles pas aussi motivées ?

Quand on découvre que, finalement, Hollande a disposé des quasis pleins pouvoirs pendant 5 ans, pour un si piètre résultat, le citoyen ne sera-t-il pas tenté de résister ?

La situation ne serait-elle pas la même en cas de victoire de l’extrême droite ?

Comme l’écrit Halimi, « le projet d’Emmanuel Macron, c’est le marchepied du front national ».

« Quant à l’Europe, elle est fébrile, et observe chaque scrutin national comme si elle y jouait sa peau. Même la victoire d’un des candidats français qu’elle a adoubés ne la rassurerait pas longtemps », poursuit le politologue.

Il n’y aurait donc rien à perdre à voter selon sa conscience, au lieu de se perdre dans des stratégies discutables.

 

Comme dit mon vieil ami africain : « l’héritier du léopard hérite de ses taches »...

Lettre aux électeurs

Lettre aux indécis, aux dégoûtés, aux anarchistes, et pire, à tous ceux qui veulent voter Macron, Le Pen ou Fillon...

Je n'ai pas pour habitude de m'épancher sur les réseaux sociaux, mais l'horloge tourne et les sondages donnent les candidats aux coudes à coudes ! Donc si je peux contribuer à convaincre quelques personnes de réfléchir pour le vote de dimanche, j'aurais fait ma part de boulot. 

Au départ je pensais ne pas voter, ne pas prendre part à la grande mascarade des élections présidentielles.
Mais comme la politique m'intéresse toujours, j'ai observé, écouté, échangé, lu. Et j'ai fini par regarder le meeting de Mélenchon (celui du 18 avril, et j'invite toute personne ne l'ayant pas regardé à en prendre connaissance avant dimanche prochain !) vite le temps presse...
Certains médias et ses adversaires véhiculent depuis longtemps une image négative de Mélenchon, le taxant de populiste, d'arrogant, d'extrémiste... 
Or il faut toujours se fier à son propre jugement !  
C'est ainsi que j'ai découvert un homme authentique, juste, plein de bon sens, optimiste et philosophe. Enfin pour conclure : un homme INTELLIGENT ! 
Donc évidemment un homme qui fait peur, qui dérange, notamment tous ces gens qui ne veulent pas que l'on bouscule ce vieux monde de croissance et de PIB, qui de toute façon est destiné à disparaître...
Alors autant prendre les devants !

Mélenchon c'est un homme ultra-conscient du monde dans lequel nous vivons, et de la société telle qu'elle est aujourd'hui. Il n'est pas dans le déni des problèmes et des enjeux environnementaux et sociaux qui sont les nôtres aujourd'hui. 
Il est accessible, profond, grave, et parfois très drôle également. 
Aussi il est le SEUL à parler d'écologie, d'agriculture biologique, de la 6ème extinction de masse des espèces, de l'écosystème qu'il faut préserver, du nucléaire qu'il faut démanteler, des énergies renouvelables qu'il faut développer ! Du droit des animaux, du droit à l'accès à l'eau, de l'alimentation, de la santé publique, de l'éducation, de la culture, etc... Là sont les sujets qui préoccupent les citoyens Français et au-delà les Européens !
Il est le seul à parler de l'inégalité des richesses, des inégalités entre les hommes et les femmes, du droit à l'IVG qu'il faut inclure dans la constitution pour ne plus revenir là-dessus. 

Qu'y a-t-il de plus IMPORTANT pour notre humanité qu'une politique comme celle-ci aujourd'hui ?

La France est un merveilleux pays, elle mérite un homme de qualité pour la gouverner. 
Ne la laissons pas aux assoiffés du pouvoir, aux lobbyistes, aux financiers, aux haineux. Donnons-lui la chance de faire autrement, d'insuffler aux autres pays une autre vision possible de la politique, d'être porteuse d'espoir, voir même de devenir un modèle.

Il est URGENT de construire aujourd'hui le monde de demain pour nos enfants et les générations futures !

Macron défend les pires valeurs du système capitaliste actuel, Fillon est un menteur et un arriviste conservateur.
Quant à Le Pen, elle ne prône que la haine de l'autre dans un état policier et fascisant.
Hamon est foutu, il a lui-même appelé à voter Mélenchon. Ne risquons pas un second tour Macron/Le Pen !

Il en va de notre responsabilité de voter intelligent ! Pour faire barrage aux capitalistes véreux, aux haineux et aux escrocs. Parfois les 3 ;)

 

Votons Mélenchon au premier et au second tour ! 

Etes-vous manipulés ?

Dans 1 jours, les dés seront jetés, et devant l’indécision de 30% des français, des candidats, et pas des moindres, tentent toutes les techniques de manipulation pour l’emporter, car l’indécision est aussi dans les sondages, 4 postulants se tenant dans un mouchoir de poche.

 

Les preuves de manipulations se multiplient, ainsi Fillon, lors de son meeting au Zénith à Toulouse, salle qui ne peut contenir plus de 5000 personnes, a annoncé au public : « vous êtes 5000...  », alors que, comme on le voit sur la photo, un rideau avait été baissé pour cacher des centaines de sièges vides.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Nice, rebelotte, pour éviter les images gênantes de sièges vides, on avait aussi baissé les rideaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se souvient que Fillon avait assuré lors de son meeting au Trocadéro : « vous êtes 200 000 !... », Sachant fort bien que même comble, cette place ne pouvait en contenir que 45 000...

Pour Fillon, en résumé, le rideau tombe sur des réalités qu’il avait tenté de cacher : des emplois fictifs, aux costumes offerts, on découvre la triste réalité d’un candidat qui se prétendait intègre, et qui avait assuré se retirer de la campagne s’il était mis en examen, et qui se trouve aux antipodes de l’image qu’il a tenté de se construire.

On peut tout de même annoncer une bonne nouvelle au candidat LR, puisque Bruno Mégret, patron du MNR, parti d’extrême droite, appelle à voter Fillon au 1er tour, afin, a-t-il déclaré, d’éliminer la gauche dès le 1er tour

Allons maintenant dans le camp Macron.

Pour faire croire à l’enthousiasme du public, des animateurs manipulent des faux militants, payés pour réagir par le biais de l’application Telegram, grâce à un « team ambiance » destiné à mettre le feu dans les meetings et des « lâchez des bravos », de « il a raison », « Macron Président », sont habilement provoqués.

C’est Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz, qui écrivait dans ses "mémoires" : « on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens », et le moins qu’on puisse dire est que Macron est expert dans l’art de la cultiver.

Sa posture ni de gauche, ni de droite, n’est-elle pas est aussi une forme de manipulation, afin de ratisser le plus large possible ?...

Aujourd’hui, il est amusant de faire un étrange parallèle entre lui et Sarközi, les deux disaient quasi la même chose au sujet des emplois qu’un chômeur refuserait à 2 reprises...menaçant une perte des aides : « vous n’aurez pas le droit de refuser plus de 2 offres d’emploi, sinon vous perdrez tout chômage » dixit Macron et le 24 aout 2016,Sarközi écrivait : « chaque personne qui refusera 2 emplois ou 2 formations sera privée de ses allocations  ».

Le parcours de Macron est particulièrement éclairant, car, l’ancien élève d’un établissement de jésuites à Amiens, a tout compris dans l’art de la manipulation, et l’un des grands patrons qui le soutient n’a-t-il pas déclaré : « c’est quelqu’un pour qui l’ambiguïté est un gisement d’opportunités »... ?

Il existe pourtant un groupe à Paris qui sont les « discrets déçus d’Emmanuel Macron » : « ce sont des gens qui se sont fait « entuber » mais qui ont honte de le dire. Il a fait, comme son ami Jean-Pierre Jouyet, des promesses à tout le monde, il a dit « OUI » à tous. Mais ce n’est pas la réalité, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde. », Avait déclaré l’un d’entre eux.

En tout cas, même s’il s’en défend, «  Hollande est pour Macron, car Macron réussit », avait déclaré récemment l’un de ses collègues. 

Quant à Marine Le Pen, elle pratique l’art de la manipulation avec une certaine dextérité.

Alors qu’elle est aux antipodes du féminisme, elle prétend l’être jusqu’au bout des ongles, sans pour autant expliquer pourquoi les Femen vont régulièrement la provoquer lors de ses réunions.

 

Son prétendu féminisme est une arnaque » dixit l’association « osez le féminisme », et la posture de Philippot qui la présente comme une « fervente défenseure des droits des femmes », n’est en réalité qu’une imposture. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle prétend être aux côtés des pauvres, des ouvriers, déçus par le hollandisme, mais elle est avant tout une importante propriétaire immobilière, et détient depuis 201212% des propriétés de son père.

De nombreux ouvriers, des chômeurs sont en effet passés dans le camp du FN.

 

Ils sont en effet 22,6% d’employés ou ouvriers du privé à avoir choisi le FN, pour seulement 13,7 au Front de Gauche...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'est-ce pas surprenant ?

En effet, si l’on regarde de plus près son programme, c’est la fin des 35 heures, le retour aux 39 heures, un allongement de la durée de cotisation pour la retraite, pas d’augmentation probable du smic, et en tout état de cause, comme l’écrit le rédacteur du blog « solidaires.org »,  « il n’ya donc aucune volonté de mieux répartir le produit du travail en direction des salaries, mais plutôt un affichage d’augmentation des salaires reposant sur une hypothèse complètement hasardeuse : la taxe sur les importations (...) le programme du FN est toujours contraire aux intérêts des salariés... ».

Le FN serait donc plus près des patrons, ceux des petites et moyennes entreprises, que des ouvriers, alors que ces derniers croient aveuglément le contraire.

Rappelons que le FN n’avait pas déposé de motion de censure au sujet de la loi travail, alors qu’il avait assuré qu’il le ferait, oubliant de préciser que les amendements en question devait rendre la loi travail encore plus libérale.

Ces amendements prévoyaient la défiscalisation des heures supplémentaires, la suppression du compte pénibilité, et d’autres joyeusetés. 

Alors que Louis Alliot affirmait que les députés FN du Parlement Européen n’avait pas voté en faveur de la directive européenne « secret des affaires », on a fini par savoir que bien au contraire, ils l’avaient voté, soutenant donc implicitement la fraude fiscale, et les multinationales. 

Les seuls députés à s’être opposés à ce texte sont les EELV, et les élus du Front de Gauche.

Dans un autre domaine, beaucoup ont oublié qu’elle risque 10 ans d’inéligibilité, pour être suspecté d’avoir sous-estimé son patrimoine.

La HATVP (haute autorité pour la transparence de la vie publique) a déclaré « il existe un doute sérieux quant à l’exhaustivité l’exactitude et la sincérité de leurs déclarations, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs immobiliers.  ». 

On est bien loin de l’image « mains propres, tête haute » que voulait se donner le parti.

Pour en finir avec ces manipulateurs hors pairs, ils viennent de s’emparer d’une bourde commise par l’un d’eux, Macron pour ne pas le nommer, qui, se croyant hors micro, a lâché quelques mots de soutien a l’attention de Mohamed Saou, un islamiste sulfureux, et Fillon, tout comme MLP, n’ont pas tardé de réagir, dénonçant une « ambiguïté plus que gênante »...

Ils sont en terrain de connaissance...

En France, beaucoup d’électeurs n’ont pas encore choisi leur camp, mais en Angleterre, un homme a tout compris.

L’animateur radio britannique, et politologue à son heure, John Oliver n’y va pas de main morte, et décrypte notre situation.

Qualifiant de « trou dou-cou démagogue » Marine Le Pen, il implore les électeurs français de ne pas accorder leur vote au FN, mettant en garde le monde contre l’avènement possible du populisme à la française. 

En attendant, 25 Nobel d’économie ont décrypté le programme économique du FN, et l’enterrent sans ménagements. 

Mais revenons à nos manipulateurs...

Alors pour ne pas tomber dans le piège des manipulateurs, il faut en connaitre les pratiques.

La projection mentale, le rabaissement en public, en passant par le conditionnement destructeur, les menaces et le chantage, la triangulation, ou le gas Lighting, nombreuses sont les techniques généralement utilisées par les manipulateurs.

Sans rentrer dans le détail, le gaslighting, consiste à déformer ou fausser le récit d’un événement de façon à faire douter la victime de sa mémoire, et nécessite de la part du manipulateur la capacité de mentir avec un aplomb incroyable alors que tous les faits l’accusent, et faisant finalement passer pour une victime celui-là même qui manipule.

D’autres pratiquent la menace, voire le chantage, prenant en quelque sorte la vérité en otage.

Ces manipulateurs ont aussi la faculté d’agiter des écrans de fumée, créant sans arrêt des évènements nouveaux, pour détourner l’attention sur la réalité de la situation. 

On se souvient encore du fameux « théorème de Charles Pasqua », qui préconisait : « quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien... ». 

Certains candidats devraient se reconnaître au gré de toutes ces techniques de manipulation.

 

Comme dit mon vieil ami africain : « bouche de miel, cœur de fiel »...

Le réveil du peuple de gauche

 

C'est quand on est à terre que l'on peut se relever. Et là, nous y sommes, à terre. La démocratie, nos idéaux, nos valeurs : tout est attaqué, transgressé, perverti. La survie économique de notre société est même en danger.

C'est quand on est à terre que l'on peut se relever. Et là, nous y sommes, à terre. La démocratie, nos idéaux, nos valeurs : tout est attaqué, transgressé, perverti. La survie économique de notre société est même en danger. On peut évoquer les conditions de vie de ceux qui ont des revenus modestes, des personnes âgées, des malades et de tous les salariés qui voient leur protection diminuée, et les conditions du passage à la retraite se durcir progressivement.

Mais, finalement, le camarade Fillon, en se maintenant à la candidature à la Présidence de la République malgré sa mise en examen, contre sa promesse et contre la simple décence, donne peut-être au peuple de gauche le dernier coup de pied qui va lui permettre ce sursaut démocratique que nous sommes nombreux à attendre. Rappelons que la camarade Le Pen est aussi mise en examen. Je le note pour ceux qui auraient oublié.

Donc, voilà un candidat qui est soupçonné d'avoir détourné de l'argent de l’État pour ses plus proches, d'avoir fait usage de faux, d'avoir reçu des dons non déclarés et suspects, etc. Et qui ne pense pas que ces accusations peuvent l'empêcher d'être candidat, et donc, éventuellement, président. Ce qui est le plus fort, dans cette histoire, ce n'est pas qu'un personnage politique puisse éventuellement taper dans la caisse, ce n'est pas qu'il se pose en victime (c'est une défense classique : se poser en victime, ou contre-attaquer sur un terrain différent, sont deux défenses perverses très utilisées par qui n'a aucun argument réel à mettre en avant, à rajouter à l'attaque « ad hominem »).

Non, ce qui est frappant c'est que M Fillon n'a manifestement aucune idée de l'indécence de sa position. Et donc qu'il pense que nous, le peuple, nous allons avaler ça !

A force d'avoir accepté tant de manipulations, nous sommes désormais, pour ces gens-là, terrassés. Quoi qu'ils fassent, ils sont certains que cela va passer. Quelle que soit l'énormité du mensonge proféré, ils pensent que nous, abrutis par les chaînes d'infos aux ordres, découragés, voire désespérés, par l'échec des dernières manifestations sociales, déprimés par un management toxique généralisé qui nous fait vivre sous pression constante, créant une auto-dévalorisation et un sentiment d'impuissance, nous allons encore courber l'échine et obéir aux sondages truqués, voter soi-disant utile pour un candidat que l'on ne veut pas, ou décider de ne pas voter. Par dégoût. Par désespoir.

Ils ont tort.

La limite du désespoir, son issue, c'est la révolte.

Vous avez trop, tous, tiré sur la corde. Trop menti, trop triché. Vous avez trop nourri vos amis les banquiers en appauvrissant les citoyens. Vous avez trop vendu une Europe sociale, pour nous imposer une Europe ultralibérale et impérialiste, antidémocratique.

Soyons clairs, vous nous avez trop pris pour des cons, ça ne marche plus.

Je suis allée marcher avec les insoumis samedi 18 mars. Et vous savez quoi ? Nous étions des dizaines de milliers de personnes. Et vous savez quoi, surtout ? Il y avait beaucoup de jeunes. Oui, beaucoup. Concentrés et déterminés. Mais joyeux.

Alors oui, elle va se relever, la France. Son peuple, à nouveau, va résister. Cela commence par la mobilisation de tous ceux qui en ont assez. Si vous hésitez, en pensant que Jean-Luc Mélenchon est quelqu'un qui a un ego démesuré, allez sur sa chaîne YouTube, ou bien lisez "Il est comment Mélenchon, en vrai ?" de Marion Lagardère, qui n'est pas une groupie. Et, si vous pensez que le programme « L'avenir en commun » n'est pas réaliste, regardez, toujours sur YouTube, la présentation de l'aspect économique de son programme, cherchez les témoignages de ceux qui ont choisi de réfléchir à ce programme, des jeunes, souvent (ici, la version en ligne). Suivez l'élaboration progressive, et avec des citoyens motivés, des moyens qu'il veut mettre en œuvre pour définir une Constituante afin de passer dès que possible à une Sixième République. Participez à cette campagne, à ce projet collectif. 

La France insoumise, ce n'est pas Mélenchon, ce n'est pas un parti, c'est un mouvement, qui ne va pas s’arrêter à la Présidentielle.

N'oublions pas en effet les élections législatives qui suivent : quel que soit le président élu, ce qui va être important, c'est d'élire des députés qui vont défendre le projet que l'on souhaite. C'est la seule façon de neutraliser un scrutin qui nous obligerait à choisir entre Charybde et Scylla. Regardez ce qui se passe aux USA : les errances politiques du Président au pouvoir ne cessent d'être entravées par un congrès qui n'est pas aux ordres. Et heureusement.

Projetons de mettre toutes nos forces de citoyens dans l'élection de députés non inféodés aux forces de l'argent et aux grands groupes : à ce pouvoir impérialiste qui avance masqué, et qui, sous prétexte de « pragmatisme économique », et en agitant le leurre d'une lutte contre le chômage, ne cesse de mettre en place des systèmes enrichissant et favorisant les riches, et appauvrissant le reste de la population. Je pense là à certain ex-banquier qui ratisse large pour se faire élire. Et dont on peut penser qu'il va ensuite renvoyer l’ascensceur à tous ses sponsors et amis...

Nous n'avons que peu de temps pour agir, et mettre tout dans la balance pour ne pas nous retrouver dans une alternative impossible : l’extrême-droite ou la droite aux ordres de l'impérialisme économique...

Alors quoi faire ?

Utilisons nos propres force de conviction : si chaque électeur de Jean-Luc Mélenchon convainc un indécis ou quelqu'un qui s'est fourvoyé chez Mme Le Pen, cela doublera le score du candidat de la France Insoumise, et il sera au second tour, et même peut-être en tête au premier...

Essayons de convaincre les Hamonistes, de faire pression sur leur candidat pour qu'il rejoigne Jean-Luc Mélenchon. Expliquez-leur que Benoît Hamon ne pourra pas être élu, puisque les éléphants du PS, libéraux sur le plan économique, ne veulent pas plus de lui comme président qu'ils n'avaient voulu de Ségolène Royal. Ils torpillent sciemment sa campagne, parce que Macron leur correspond beaucoup mieux. Et défendra l'Europe actuelle, destructrice de notre état social, qu'ils aiment servir, et dont ils aiment peut-être se servir.

Enfin, allez réveiller ceux qui lèchent leurs plaies dans leur caverne, en disant qu'on ne les reprendra plus à voter, les déçus du PS, les déçus des magouillages politiques, ceux qui ne sont plus d'accord avec le système électoral. Dites-leur, à ceux-là, que se présente une chance, peut-être la dernière, de changer le mode de scrutin, que la sixième République sera ce que l'on en fera. Que, si l'on ne choisit pas un candidat qui veut s'opposer aux traités européens, on continuera de les subir. Comme la Grèce. Et ne dites pas qu'un homme politique ne peut rien faire, que tout est impliqué, etc. Il y a le Brexit. Il y a des peuples européens qui n'en peuvent plus et qui le disent par leurs votes. Il y a qu'une Europe sans la France, ça n'existe pas.

Nous sommes beaucoup plus puissants que l'on ne nous le fait croire.

La puissance de la réaction impérialiste et financière vient du fait qu'elle utilise des armes psychologiques : la manipulation de masses. Ce n'est pas par hasard que la plupart des médias sont aux mains des grands groupes : l'information est biaisée, tendancieuse, martelée. C'est par ce biais, entre autre, que l'on nous transforme en sujets convaincus de notre impuissance. En consommateurs désabusés mais passifs. C'est la manipulation de l'opinion publique qui nous conduit à voter contre nos convictions, même au premier tour, sous le prétexte d'un "vote utile" qui est l'exact contraire du principe du vote démocratique. Si l'on ne vote pas pour celui que l'on veut comme représentant, sous la pression de discours officiels rendant notre choix de citoyen responsable de l'élection de ceux que l'on ne veut pas, en avançant des résultats de sondages souvent erronés, c'est que l'on se fait simplement, et bêtement, manipulé. Car, qui d'autre est responsable de l'élection de mauvais candidats que ceux qui ont voté pour eux ? Et c'est vrai dans tous les cas : ceux qui voteront pour Marine Le Pen seront responsables de ce qui arrivera si elle parvient au pouvoir, comme ceux qui voteront pour Emmanuel Macron le seront si c'est lui qui est élu.

Alors, tant qu'à faire, autant ne pas se déshonorer en votant pour quelqu'un que l'on n'estime pas digne de l'emploi, non ?

Autant faire confiance à l'intelligence collective de notre peuple qui est en train de se réveiller, autant se battre pour éviter le pire. Et il y a du travail, entre l'évolution ultralibérale de la société, la perte de la souveraineté nationale devant les diktats du capitalisme international, l'effondrement de notre état social, la lutte contre le réchauffement climatique et la destruction en cours de l'équilibre écologique du monde, il y a de bonnes raisons de se mobiliser.

Notre puissance existe, et elle est immense. Mais pour être efficace, elle doit être collective.

 

Sortons de notre isolement, et, tous ensembles, nous y arriverons !

"Pour une politique économique sérieuse et à la hauteur des enjeux, votons Mélenchon"

...Allez ! :o) on en rajoute une couche ! : Plus d'une centaine d'économistes de dix-sept pays à travers le monde appellent les citoyens à se prononcer, dimanche, pour le candidat de La France insoumise.

"Alors que la France n’est toujours pas sortie de la stagnation économique qui fait suite à la crise de 2007-2008, Emmanuel Macron et François Fillon veulent poursuivre et intensifier les politiques de coupes dans les dépenses publiques, de démantèlement de l’Etat social et du droit du travail, menées sans relâche par les gouvernements précédents. Ces politiques ne servent que les plus riches. Elles ne conduisent qu’à plonger le pays dans le cercle vicieux du chômage et de la précarité, terreau de la montée du FN dont le faux vernis social peine à cacher la nature profondément raciste et xénophobe et l’incohérence des propositions économiques.

A l’inverse, les solutions proposées par Jean-Luc Mélenchon sont, à nos yeux, les seules capables de répondre aux cinq urgences majeures de notre temps. Elles forment un cadre cohérent et rigoureusement chiffré qui tient compte des équilibres budgétaires, non pas en se lançant dans une course à l’austérité, mais en proposant un programme économique précis et ambitieux reposant sur une plus grande justice fiscale, une politique d’investissement et une émancipation vis-à-vis des marchés financiers.

Correctement proportionné

La première urgence consiste à faire baisser le chômage, qui s’élève aujourd’hui à 10% de la population active et à 25% chez les jeunes actifs. A cet égard, il faut dégager des marges de manœuvre en mettant fin à une dépense inutile et préjudiciable pour la collectivité : la dépense fiscale. Le pacte de responsabilité et le CICE, qui coûteront 41 milliards d’euros aux contribuables en 2017, sont totalement inefficaces en matière d’emploi. En situation d’insuffisance de la demande en France et en Europe, et face au sous-investissement chronique pendant le quinquennat Hollande, l’urgence est à une ambitieuse politique de relance pour stimuler l’activité. Sur ce point, le plan d’investissement de 100 milliards d’euros sur cinq ans proposé par Jean-Luc Mélenchon est correctement proportionné. Il focalise à raison la dépense sur des secteurs essentiels à fort coefficient multiplicateur (transition énergétique, infrastructures scolaires, transports publics, santé, etc.) et qui ne sont pas ou peu soumis à la concurrence internationale ; ces critères garantissent son efficacité comme son financement, conformément aux préconisations d’un récent rapport sur ce thème (Xavier Ragot et Francesco Saraceno dir., «Investissement public, capital public et croissance», 2016, OFCE).

Pour sortir de l’austérité budgétaire et salariale, des mesures comme la revalorisation du Smic, des retraites ou des minima sociaux, ainsi qu’une véritable politique d’égalité salariale femmes-hommes, sont également plus que nécessaires. Combinée à un ambitieux plan de réduction du temps de travail (sixième semaine de congés payés, application effective des 35 heures, limitation du temps partiel imposé…), la politique d’employeur en dernier ressort de l’Etat et des collectivités publiques proposera une formation et un emploi de qualité à haute valeur ajoutée sociale (construction d’infrastructures, travail avec les associations à but non lucratif, contribution à la transition écologique…) à toute personne voulant et étant capable de travailler : les chômeurs, les personnes qui ont abandonné la recherche d’emploi, les personnes insatisfaites de leur activité à temps partiel, etc.

En agitant le chiffon rouge de l’augmentation des dépenses, les détracteurs de Jean-Luc Mélenchon omettent de nous dire que les nouvelles coupes qu’ils entendent effectuer se traduiront par une nouvelle hausse du chômage et une dégradation des services publics. En engageant un plan de relance que la France et l’UE auraient dû initier depuis longtemps, les rentrées fiscales générées feront au contraire baisser l’endettement public, nous permettant ainsi sortir du piège mortifère de la dette engendrée par les politiques d’austérité.

Révolution fiscale précise et cohérente

La deuxième urgence à laquelle la France doit répondre consiste à enrayer le creusement des inégalités qui intervient depuis les années 90, à mettre fin à l’augmentation vertigineuse des patrimoines des plus riches et à remédier à l’injustice de notre système fiscal. Les inégalités affectent les ménages aussi bien que les entreprises, dont la taxation effective est beaucoup plus élevée pour les PME que pour les grands groupes. Une société plus égalitaire est plus heureuse et plus démocratique. A ce sujet, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon prévoit une révolution fiscale précise et cohérente, tant pour les ménages (meilleure progressivité de l’impôt sur le revenu grâce à l’augmentation du nombre de tranches, de cinq à quatorze) que pour les entreprises (baisse de l’impôt sur les sociétés à 25% pour toutes les entreprises, couplée à l’abrogation de nombreuses niches fiscales), ainsi qu’un relèvement de l’imposition du capital. Seule une telle refonte du système fiscal corrigera les phénomènes de rente et la captation des richesses par une minorité, toujours plus restreinte, de privilégiés.

La troisième urgence est industrielle. Il s’agit de combattre la financiarisation de l’économie qui a causé des dommages importants à notre tissu productif et, partant, au secteur tertiaire, souvent dépendant des industries. Pour que nos industries puissent monter en gamme, la dotation et les missions de la Banque publique d’investissement devront être étendues. L’octroi des crédits et les prises de participation doivent sortir de la stricte logique de la rentabilité financière pour privilégier une vision à long terme. Le contrôle du système bancaire français par la Banque de France doit être renforcé et la séparation des banques d’affaires et de dépôt doit être appliquée sans tarder. Les mouvements de capitaux spéculatifs doivent être contrôlés pour que la spéculation cesse de nuire à l’investissement.

À lire aussi : Jacques Généreux : «Pour sauver le meilleur de l'UE, il faut abolir le pire»

L’entreprise doit être refondée et doit avoir comme finalité de produire des biens et des services dans l’intérêt commun de l’ensemble des parties prenantes et non des seuls actionnaires et propriétaires. Le fait de donner à l’entreprise un autre objectif que le seul profit permet de remettre en question la notion, non fondée en droit, de «propriété de l’entreprise», et de faire en sorte que le pouvoir d’entreprendre ne provienne plus de la seule propriété des capitaux. Dans un premier temps, cela passera par l’extension des droits des salariés : droit de veto suspensif du comité d’entreprise sur les procédures de réorganisation et de restructuration ; véritable droit de préemption des salariés en cas de fermeture ou de vente de l’entreprise par les actionnaires.

Convaincante stratégie de désobéissance

Face à l’urgence environnementale et climatique (voir le cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat de novembre 2014), notre pays doit se donner les moyens de mener une transition écologique crédible et de grande envergure. Une telle bifurcation de notre modèle de production doit nécessairement être amorcée par l’investissement public et requiert une consommation de meilleure qualité. Elle implique de rompre avec la logique financière court-termiste des trois dernières décennies, qui détruit des emplois, brise des millions de vies et contribue à détériorer l’environnement. A cet égard, la planification écologique proposée par Jean-Luc Mélenchon, adossée à la réorientation du crédit et à la constitution d’un pôle public bancaire, est essentielle. Elle améliorera la santé de l’ensemble de la population en augmentant la qualité des biens nécessaires. Dans cette optique, des mesures comme le 100% bio dans les cantines ou la priorité accordée au local sont emblématiques.

Enfin, il est urgent de transformer en profondeur l’absurde édifice des traités européens, qui dépossède les Etats de leurs leviers de politique macroéconomique, les accule à une course au moins-disant social et écologique et à une régression sans fin. Le carcan des traités actuels interdit toute politique de relance et toute politique industrielle, pourtant plus indispensables que jamais pour faire face aux urgences économique, sociale et écologique. La monnaie unique, incomplète, impose aux Etats des ajustements de compétitivité très douloureux sur les plans social et économique.

En Europe, seul l’établissement d’un rapport de force crédible peut permettre d’obtenir une réforme d’ampleur de l’Union économique et monétaire qui garantisse enfin le progrès social et la convergence par le haut pour les peuples européens. Jean-Luc Mélenchon assume sur ce point une convaincante stratégie de désobéissance et de dissuasion. En France, son gouvernement prendra toutes les mesures unilatérales nécessaires à la mise en œuvre de son programme, en s’affranchissant autant que nécessaire de l’application stricte des traités. L’édifice institutionnel européen pourra alors être refondé, et l’euro complété afin de garantir une convergence réelle entre les économies. A défaut, et pour éviter un effondrement à venir, il faudra oser sortir de l’euro pour mieux sauver l’Europe.

En répondant aux cinq urgences économiques majeures de notre temps, le programme économique de Jean-Luc Mélenchon nous donne aujourd’hui l’occasion historique de prouver qu’il y a des alternatives sérieuses, crédibles et désirables aux politiques absurdes menées avec acharnement lors des dernières décennies. Ce programme se réalisera dans le cadre d’une révolution démocratique, soutenue par la mise en place d’une assemblée constituante. Notre pays a aujourd’hui l’opportunité unique de renverser la logique mortifère qui mène l’Europe à l’implosion et de redonner un sens et du souffle au projet européen. Saisissons-la !"

 

 

Bien choisir

C’est le moment de s’exprimer, de voter, de choisir ce qui paraît être le mieux pour notre avenir.

C’est vrai que depuis des décennies, les dinosaures de la politique qu’ils soient des droites ou socialistes réformistes, nous ont habitués à ne pas prendre en considération les besoins ou revendications du peuple. Ces professionnels de la tromperie, de la magouille, ces spéculateurs financiers, nous ont amenés à ne plus leur faire confiance et à boycotter les élections.

 Ces professionnels de la magouille politicienne, conscients de cette situation, trament et ourdissent des manœuvres de façon à ce que les abstentions ne les empêchent pas d’être élus. Ces politiciens sans honneur cherchent le pouvoir uniquement pour continuer à asservir le peuple au travers d’un système ou seuls les nantis continuent de s’enrichir.

 Le vrai combat dans ces élections c’est de voter. Voter pour un candidat qui prend en considération les besoins du peuple.

Ce que veut le peuple :

 Du travail pour tous

 une revalorisation du pouvoir d’achat

 De la sécurité, qu’elle soit dans notre vie à la fois sociale et physique

 L’indépendance de notre pays sur ses choix politiques, sur sa souveraineté nationale à l’égard de l’Union Européenne et de l’OTAN.

 De la clarté et de l’honnêteté de la part de nos élus politiques

 Un véritable avenir pour nos jeunes et une réelle prise en charge de nos anciens et nos personnes âgées.

 Aide de l’état en direction des entreprises en difficultés avec prise de participation dans le conseil d’administration et droit de regard sur les comptes financiers

Qui doit payer ?

·         En premier lieu économiser sur les cadeaux somptueux fait aux grandes entreprises nationales et multinationales (pacte de responsabilité), les exonérations des charges patronales qui sont chaque année rétrocédées.

·         Imposer les revenus boursiers et taxer les spéculations financières.

·         Sanctionner sévèrement les fuites de capitaux dans des paradis fiscaux

·         Clarifier et imposer les revenus des élus Assemblée Nationale, des Sénateurs et présidence de la république.

·         Nationalisation des banques Françaises et encouragement à l’épargne National.

·         Arrêter ces interventions militaires en Afrique et Moyen Orient et utiliser ces dépenses à réindustrialiser le pays.

 

Les électeurs et électrices attendent des candidats qu’ils s’engagent de manière claire et précise sur ces sujets brûlants en bannissant les flots de paroles qui embrouillent tout le monde et qui incite de ce fait à l’abstention.

La politique ne doit pas être une affaire d’élite mais un partage d’avis et de propositions pour l’ensemble du peuple.

 En matière de changement, les électeurs déçus ont d’abord essayé le « vote contre » ce qui n’a pas donné les résultats escomptés, avec l’alternance on a retrouvé la même politique. Ensuite a été tenté « l’abstentionnisme » pareille ces mammouths du pouvoir se sont organisés et sont toujours là !! Alors essayons « le vote pour ». Pour un changement radical de politique, un changement qui donnera la parole non pas à des menteurs, des profiteurs, mais au peuple 

 

 

Fillon : otage ou complice des intégristes de Sens commun ?

Le 5 mars 2017 s’est tenu au Trocadéro un meeting organisé pour soutenir Fillon en pleine tourmente judiciaire. Ce jour-là, c’est très largement « Sens commun » qui était à la manœuvre pour tenter de sauver le candidat du parti Les Républicains. Depuis cette date, il est clair que ce mouvement est devenu omniprésent dans la campagne. Au point d’avoir, semble-t-il, obtenu l’assurance de maroquins en cas de victoire de Fillon. Une perspective qui provoque des levées de boucliers au sein même de LR...

Interrogé par le journaliste Frédéric Haziza lors de l’émission Forum Radio J diffusée le dimanche 16 avril, François Fillon a reconnu que Sens commun, un mouvement de lobby politique né de la Manif pour tous, pourrait faire partie du gouvernement en cas de victoire à la présidentielle. « Sens commun fait partie des hommes et des femmes qui sont fiers de leur pays, attachés à leurs traditions, pour lesquels j’ai beaucoup de respect  » a affirmé Fillon au micro de Radio J. Tellement de « respect » que les leaders de ce mouvement ultraréactionnaire en matière sociétale pourraient se voir attribuer des portefeuilles ministériels. Avec, au premier rang des favoris, Christophe Billan, président de Sens commun, et Madeleine Bazin de Jessey, porte-parole du mouvement.

Une perspective qui fait bondir les responsables politiques de gauche, mais également nombre de caciques de droite. On les comprend aisément : directement issu de la « Manif pour tous » qui s’était opposée à la loi Taubira sur le « Mariage pour tous », Sens commun milite clairement pour remettre en cause les avancées sociétales inscrites dans la loi française depuis des décennies. Il suffit pour s’en convaincre de lire ceci, glané dans une contribution de Christophe Billan sur le site de campagne de François Fillon : « On ne peut malheureusement pas appuyer sur un bouton et faire disparaître l’IVG. Celui qui dit ça aujourd’hui sait très bien que ça ne se fera pas demain. Il faut faire un travail de reconquête intellectuelle, culturelle et spirituelle pour pouvoir aller plus loin. Et pour ça, une fois encore, il faut les digues que nous entendons bâtir aux côtés de François Fillon. » 

Vous avez bien lu : au-delà de la loi Taubira que Sens commun entend faire abroger, sinon « demain », du moins après-demain, c’est la loi Veil sur l’ « Interruption volontaire de grossesse » qui est dans le viseur des intégristes de ce mouvement très largement phagocyté par les catholiques ultraréactionnaires. Autrement dit, l’une des avancées majeures du 20e siècle, portée en son temps par l’une des grandes figures de la droite française : Simone Veil. Et cela en plein accord avec un Fillon qui, après avoir menti de manière éhontée sur sa probité, nous a probablement aussi menti sur son positionnement personnel en matière de questions sociétales. La présence de tels propos sur le site de campagne du candidat LR est à cet égard parfaitement édifiante et sujette à des inquiétudes parfaitement justifiées chez les humanistes de tous bords.

Madeleine Bazin de Jessey, la porte-parole de Sens commun n’est pas en reste. Pire : au radicalisme, l’égérie de Sens commun – ancienne de l’« École du Verbe Éternel et Nouveau » – ajoute la vile manipulation. Comme cela a été démontré par des journalistes d’investigation, c’est elle qui, le 1er mars, a émis le premier tweet faisant état d’une rumeur de suicide de Penelope Fillon, prétendument éprouvée par les développements judiciaires liés aux différentes affaires dans lesquelles est impliqué le candidat de LR. Un tweet relayé par quelques autres du même genre dans les jours suivants afin de donner corps à l’indignation de Fillon au JT de France 2 le dimanche 5 mars. J’ai décrit ce procédé abject dans un article du 15 mars intitulé « Quand le clan Fillon répand d’immondes rumeurs  ». 

Parmi toutes les réactions qu’a suscitées la prise de parole de Fillon sur les ondes de Radio J, il en est une qui résume parfaitement l’état d’esprit dominant, celle de l’ancien ministre UMP Dominique Bussereau, actuellement député Les Républicains de Charente-Maritime et président de l'Assemblée des départements de France ; Sur Twitter, il a déclaré ceci : « L'arrivée de Sens Commun au sein du parti Les Républicains a été une erreur, sa présence dans un gouvernement serait une faute. »

 

Dès lors, la question qui se pose est la suivante : François Fillon est-il otage ou complice des intégristes de Sens commun ? Difficile de se prononcer. Mais dans les deux cas, c’est éminemment inquiétant pour la France et pour les valeurs défendues très majoritairement par nos compatriotes. Ce nouveau côté sombre de la personnalité du candidat LR, par ailleurs empêtré dans ses turpitudes judiciaires et ses nombreux mensonges, jouera-t-il un rôle lors du 1er tour de la présidentielle ? Réponse le 23 avril à 20 heures.

Un camp de concentration pour homosexuels en Tchétchénie DONC

A peine avalé la pilule d’un gazage d’Assad qu’on nous sort du chapeau un camp de concentration pour homosexuels en Tchétchénie ou ceux-ci seraient torturés. Fournisseur de l’info qui fait s’affoler les pétitionnaires en tous genres ? « L’opposition tchétchène » au régime de Moscou. Nombre de médias la relayant sur notre sol ? Tous vont s’y mettre si ce n’est déjà fait. Nombre de candidats qui vont défiler la main sur le cœur dans le poste pour dénoncer « l’épouvantable Monsieur Poutine » ? Heure de déclaration du Gouverneur sur le perron de l’Elysée ? Ça ne saura tarder.

J’ose une question (toute simple) : combien de reporters locaux indépendants ? D’observateurs ? Une enquête aurait-elle été entamée ?

Je suis certain que Bernard Guetta, notre grand enquêteur préféré, a déjà rédigé son petit billet et s’apprête déjà à haranguer la Gaule au petit déjeuner avec ses envolées lyriques pontifiantes habituelles. Pour ma part, moi qui étant loin n’ai rien d’un pigeon, j’ai comme qui dirait un doute sur cette drôle d’histoire.

Un doute, voyez : le contraire d’une certitude. Ce genre d’info-électrode au réveil ne fait pas se dresser les poils de la souris que je suis parce que celle-ci a quitté la cage depuis belle lurette. Le « plus c’est gros plus ça passe »de Goebbels a fait tant et tant de petits depuis 25 ans (les charniers de l’ex Yougoslavie, les couveuses du Koweït, les armes de destruction massive de Saddam, Kadhafi qui tire sur son peuple et Assad qui gaze le sien : la liste n’est pas exhaustive) que j’adopte de facto une distance plus que prudente dès que ce qui sort de mon poste s’adresse à mes tripes et non à ma raison.

L’hyper-diabolisation de Poutine tombe au moment idéal pour détourner le regard du plan d’ensemble et de ce qui se joue de majeur. Les déclarations du leader de Corée du Nord devraient nous alerter, celui-ci au contraire du Lion Russe (lequel comme le dit le proverbe « médite quand tout s’affole ») sont pourtant claires contre les provocations incessantes des néo conservateurs : encore un pas et c’est la guerre. Ce gars-là c’est pas les chinois qui vont parvenir à le calmer.

La visite du nouveau Secrétaire d’Etat Rex Tillerson (l’ancien Patron d’EXXON) à Moscou afin de rencontrer son homologue russe survient donc à point nommé sur un tapis de media-mensonges auxquels nos amis les néo-cons nous ont habitué. Vladimir ne ferme ni n’ouvre la porte, et médite, laissant son agité partenaire US ruer dans les brancards et aligner jour après jour tout et le contraire de tout. C’est la seule chose à faire quand tout s’emballe et devient fou : rester immobile. Comme un Lion.

 

Et nous avons bien que le Lion quand il bondit 

Les prémices d’un bouleversement du monde : Alibi humanitaire et réalité énergétique

 « Nos forces armées ne sont pas au trentième rang, mais aux deuxième ou troisième rang mondial. Nous avons la capacité de détruire le Monde avec nous. Et je peux vous assurer que cela arrivera avant qu'Israël ne disparaisse. »

Prof. Martin van Creveld, Université Hébraïque de Jérusalem

 

 Un coup d'éclair dans un ciel que l'on croyait - naïfs que nous sommes - dégagé concernant une issue favorable à la crise syrienne. C'était trop beau que Trump soit d'accord pour parler avec Assad selon la sénatrice américaine Tulsi Gabbart qui l'a rencontré à Damas. Il n'en sera rien et le cauchemar continue !

Les faits

Un raid aérien a frappé mardi 4 avril vers 07h00 (04h00 GMT) Khan Cheikhoun, une petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes dans la province d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie. Des images montrent des corps sans vie d'autres pris de spasmes et de crises de suffocation. Le nombre de victimes est de 72 morts. Avant même qu'il y ait une enquête, les Occidentaux dégainent : « Toutes les preuves que j'ai vues suggèrent que c'était le régime d'Assad utilisant des armes illégales en toute connaissance de cause contre son propre peuple », déclare le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson. Le président français parle de « la responsabilité » d'Assad dans ce « massacre », tandis que la Maison-Blanche a dénoncé un « acte odieux du régime » de Damas. Pour sa part, l'armée syrienne a démenti « catégoriquement avoir utilisé toute substance chimique ou toxique à Khan Cheikhoun ». la Russie, a affirmé que l'aviation syrienne avait bombardé la veille près de Khan Cheikhoun un « entrepôt » des rebelles où étaient entreposés des « substances toxiques » L'arsenal d'armes chimiques a été livré par des combattants venant d'Irak » On se souvient qu'en août 2013, le régime avait été accusé d'avoir utilisé du gaz sarin à la Ghouta qui avait fait plusieurs dizaines de morts, selon les Occidentaux. Le gouvernement a rejeté ces accusations et ratifié en 2013 la Convention sur l'interdiction des armes chimiques. D'ailleurs, une étude du MIT avait disculpé le gouvernement syrien. Au terme d'un accord russo-américain, la Syrie a détruit tout son arsenal chimique !

Moins de 48 heures après avoir frappé une base aérienne syrienne, les Etats-Unis ont décidé samedi de montrer leurs muscles. Un porte-avions américain et sa flotte font route vers la péninsule coréenne a ainsi révélé samedi le porte-parole du commandement américain dans le Pacifique, en mentionnant clairement la menace nucléaire nord-coréenne. En montrant qu'elle était prête à user de la force, l'administration Trump a surpris la Chine, laissant planer le doute sur la façon dont Washington pourrait répondre à de futures provocations de Pyongyang. Les frappes surprises américaines en Syrie, le climat a changé. Comment Kim Jong-un va se manifester ? Les attaques américaines en Syrie rebattent les cartes en Asie. « C'est un signal envoyé à la Chine et à la Corée du Nord, Trump est apparu comme un président imprévisible qui n'hésite pas à frapper. »

Le non-sens de l'attaque par Assad qui était en train de gagner

C'est en tout cas l'avis de plusieurs analystes qui pensent que Assad n'est pas fou d'attaquer son peuple : « Certains hommes et femmes politiques américains se sont démarqués de leurs confrères, critiquant avec virulence le président américain Donald Trump pour avoir ordonné une frappe contre la Syrie, tout en mettant en doute que le président syrien Bachar al-Assad ait pu lancer la présumée attaque chimique contre la localité de Khan Cheikhoune. « Quiconque prétendait que Trump était d'une loyauté aveugle a eu un avertissement aujourd'hui », a déclaré Mike Cernovich, l'un des leaders du mouvement « Alt-Right », qui a accusé le président d'avoir abandonné ses positions électorales, dans une campagne sur les réseaux sociaux portée par le hashtag #Syria hoax (« canular syrien »). « Nous savons tous que Assad n'empoisonnerait pas son propre peuple », a poursuivi ce spécialiste qui dévoile les complots américains et occidentaux dans une vidéo mise en ligne vendredi, avançant l'idée que « l'Etat profond » (le « deep state », terme vague, mais désignant les cercles et les lobbys influents sur la politique américaine) « veut une guerre avec la Russie ». « Ils utilisent l'attaque au gaz de la Syrie, qui est un canular, pour déclencher la Troisième Guerre mondiale ». Selon l'AFP, alors que certains partisans nient l'attaque chimique, d'autres rejettent l'opinion selon laquelle elle a été ordonnée par le président syrien Bachar al-Assad, blâmant une fausse attaque montée pour faire croire à une action de Damas » (1).

« Pourquoi Assad ferait-il cela alors qu'il est en train de gagner ? », s'est ainsi interrogé Alex Jones, responsable du site « Infowars », qui est hostile à la politique belliqueuse des Occidentaux. M. Jones soutient l'idée que l'attaque était une ruse pour forcer Donald Trump à s'aligner sur les conservateurs traditionnels. Il estime que si le président « cède à ce front anti-Syrie pour prouver qu'il n'est pas une marionnette russe, ils ne vont pas s'arrêter ». Trump a fait campagne pour ne pas s'impliquer dans le Moyen-Orient, car cela aide toujours nos ennemis et crée plus de réfugiés (...) Puis il a vu une photo à la télévision », a pour sa part noté la polémiste républicaine Anne Coulter. Celle-ci a rappelé que M. Trump était opposé en 2013 à une participation militaire américaine au Moyen-Orient. L'ex-sénateur républicain américain Ron Paul a quant à lui qualifié « de mise en scène fabriquée de toute pièce » ce qui s'est passé à Khan Cheikhoun. « Avant la présumée attaque chimique, tout se passait bien et le président Trump disait que c'est au peuple syrien de décider lui-même qui dirigera le pays. Je crois que certains n'ont pas apprécié cela et il fallait qu'il se passe quelque chose. » (1)

« Que s'est-il passé en l'espace de 48 heures ? On annonce une attaque chimique et 48h après une attaque américaine bien que Assad ai demandé une commission d'enquête impartiale. Nous lisons l'explication : « (...) En outre, il est question aussi que l'ancien stratège en chef du président américain, Steve Bannon, s'opposait lui aussi à l'intervention militaire américaine contre la Syrie. » « Cette opposition est due non pas à sa légitimité problématique, mais au fait qu'elle ne fait pas partie de la priorité de la doctrine des États-Unis de Trump », a rapporté Tasnim News, citant deux proches de M. Bannon. L’un d'entre eux est revenu sur les récentes frappes US sur la base aérienne d'al-Chaayrate en disant : « Bannon a perdu sa place à cause des hommes qui sont présents à la Maison-Blanche, dont Jared Kushner [le gendre juif de Donald Trump, Ndlr], qui estimait que Trump devait punir le régime d'Assad », a-t-il indiqué. » (1)

La tentation d'empire et la servilité des vassaux européens

America is back en effet pas dans le sens des valeurs ! Cela nous rappelle la tentation permanente d'empire des Etats-Unis ; En remontant jusqu'à Pearl Harbour où les Américains avaient coupé les routes du pétrole et du caoutchouc (pneumatiques) deux ingrédients essentiels d'une guerre motorisé aux Japonais ce qui a déclenché l'attaque de Pearl Harbour donnant le prétexte à une entrée en guerre des Etats-Unis. Ce fut ensuite l'attaque d'un bateau dans la baie du Tonkin qui nous a amené la guerre du Vietnam et « Apocalypse Now ». Avec la fin de l'empire soviétique sous les coups de boutoir de l'Empire et de Jean-Paul II (avec son « N'ayez pas peur ! » de sédition aux Polonais), l'Empire n'avait plus d'adversaire à sa taille.

Il faillait inventer un nouvel adversaire, ce sera la diabolisation de l'islam pour les stratèges néo-conservateurs concepteurs du Pnac « Projet pour un nouveau siècle américain » devenus par la suite acteurs principaux de l'Administration Bush. Dans le document « Reconstruire les Défenses de l'Amérique : (2000) », on peut lire : « Le processus de transformation, même s'il apporte des changements révolutionnaires, est susceptible d'être long, en l'absence d'un événement catastrophique catalyseur comme un nouveau Pearl Harbor ». Griffin regarde cette citation à la lumière du principe judiciaire du cui bono ? [à qui profite le crime ?] et conclut que le 11/9 était précisément le catalyseur dont l'Administration Bush avait besoin. Pour Griffin, il est probable que les USA aient orchestré un incident de ce genre pour justifier l'invasion de l'Irak et de l'Afghanistan, comme la réduction des libertés civiques aux USA par l'introduction du Patriot Act. » (2)

Les menaces à venir

On constate un silence assourdissant des médias occidentaux après l'attaque C'est comme si on voulait banaliser à partir de maintenant les punitions de l'Empire et dans ce cadre, beaucoup de spécialistes pensent que les Etats-Unis (l'état profond) ne va pas s'arrêter la. Maintenant que les Européens comme un seul homme - il n'est que de voir le communiqué de servilité franco-allemand concernant la bénédiction d'une attaque injustifiée d'un Etat souverain accusé sans aucune preuve si ce n'est des certitudes préétablies, et confortées il faut le regretter par l'ancienne procureure des Nations unies Carla del Ponte qui n'a pas le moindre doute sur la responsabilité du gouvernement syrien. Il vient que d'autres « actions » sont prévues, pour cela il faut habituer les citoyens à de nouvelles vérités.

Pepe Escobar écrit : « Le commandant du Centcom (Commandement central des États-Unis, le Pentagone), le général Joseph Votel, s'est pris pour la réincarnation du Docteur Folamour devant la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis, mercredi dernier. « Nous devons chercher des opportunités de déstabiliser l'Iran, que ce soit à travers des moyens militaires ou d'autres méthodes. » Si orwellienne notre époque soit-elle, cette phrase se classe au rang des déclarations de guerre. Avec pour conséquence la destruction par le vide de l'accord sur le nucléaire passé avec l'Iran, à l'ONU, à l'été 2015. Joseph Folamour ne s'est pas donné la peine de mâcher ses mots. » (3)

Le futur coupable est l'Iran : « L'Iran est une des plus grandes menaces auxquelles les USA sont confrontés aujourd'hui (c'est la doctrine officielle du Pentagone qui le dit ; il vient en quatrième position, après la Russie, la Chine et la Corée du Nord). L'Iran a développé son « rôle déstabilisateur » et constitue « la plus grande menace de long terme à la stabilité » de tout le Moyen-Orient. L'Iran est perfide ; « Je pense que l'Iran opère dans ce que j'appelle une zone grise. » Et c'est « une zone située entre la concurrence normale entre pays - qui s'arrête juste aux portes de conflits ouverts ». L'Iran est impliqué dans des « mesures de facilitation d'aides létales » ; l'utilisation de « forces par procuration » ; et nombre de « cyber-activités ». Les USA n'ont pas « vu d'amélioration dans le comportement de l'Iran ». Le garçon/pays turbulent en question pose encore « des menaces crédibles » à travers « son potentiel nucléaire » et son « robuste » programme de missiles balistiques. Donc, en voilà assez ; nous allons les dégager. » (3)

L'énergie au coeur de la stratégie,

J'avais écrit dans un article précédent que l'énergie de plus en plus difficile à exploiter pouvait expliquer en creux ce qui se passe en Syrie. On sait que le Qatar, l'Europe et les Etats-Unis voulaient casser le verrou syrien pour que le gazoduc qatari arrive en Europe et procède à la conquête de l'Europe. Un gouvernement docile aurait permis cela. C'est pour cela aussi que le Qatar finance toute l'opposition islamiste sous l'oeil bienveillant saoudien qui lui aussi a une raison de vouloir le départ de la Syrie, briser l'arc chiite de la coordination Hezbollah libanais-Syrie-Iran. Naturellement tout ceci n'est pas pour déplaire à Israël pour qui c'est tout bénéfice que d'affaiblir la Syrie dernier rempart après la reddition saoudienne - Israël aide les Saoudiens pour démolir le Yemen- et qatarie dont on connaît les liens « commerciaux avec le régime israélien Dans le même ordre on apprend qu'une redistribution des cartes énergétiques gazières sont en train d'être élaborées avec un nouvel acteur Israël et le gisement contesté Leviathan, contesté en partie par Chypre et par le Liban. Après des années de retard, Israël s'engage dans un vaste projet d'infrastructure jamais réalisé avec le développement de l'énorme champ de gaz offshore Leviathan en Méditerranée. La première phase implique un investissement initial de 4 milliards de dollars pour produire 12 milliards de mètres cubes de gaz par an. L'Algérie est directement menacée si l'Italie renonce au gaz algérien jugé trop cher.

Le problème du dollar

Il est loin le temps où le secrétaire d'Etat américain traitant les européens comme quantité négligeable déclarait : « Le dollar c'est notre monnaie, mais c'est votre problème. » En clair, circulez il n'y a rien à voir ; l'ordre impérial a imposé le dollar depuis les accords de Bretton Woods que Nixon a détricoté en 1971- quand cela n'arrangeait plus les Américains- en laissant flotter le dollar au gré des conjonctures décidées par les Etats-Unis. Ceci jusqu'à l'avènement de dirigeants qui ont déclaré le refus de cet ordre. On sait comment El Gueddafi et Saddam ont fini. C'est un autre challenge avec les Brics qui, graduellement et sans remous, préparent la sortie du dollar en permettant dans un premier temps le règlement des achats et ventes avec une autre monnaie que le dollar. Dans cet ordre de sortie graduelle de l'hégémonie du dollar, Pepe Escobar écrit : « La Russie et l'Iran contournent le dollar. » Le système de paiements russe Mir va être connecté au Shetab iranien (Interbank Information Transfer Network, un réseau concurrent du système Swift) pour que les touristes puissent tranquillement utiliser les distributeurs automatiques de billets pendant leur visite de l'autre côté', selon les mots du gouverneur de la Banque centrale d'Iran, Valiollah Seif. La Russie et l'Iran commenceront bientôt à régler des transactions en rials et en roubles, contournant le dollar américain et stimulant les échanges commerciaux et les volumes d'imports-exports'. Tout cela est inscrit dans la déclaration jointe - Vers une coopération stratégique générale' - signée par Poutine et Rohani à Moscou. Rien d'étonnant à ce que le Pentagone veuille la guerre. » (4)

Le Juriste et historien russe Ivo Rens résume magistralement la manipulation : « Disons-le autrement écrit-il : de l’emploi de l’arme chimique Assad n’aurait jamais pu espérer qu’un très médiocre avantage militaire local, mais en le lui faisant endosser ses adversaires pouvaient attendre un avantage politique international décisif.

 Dans cette dernière hypothèse, Bachar el-Assad ne serait pas le bourreau, mais la victime désignée à la vindicte mondiale. Dès lors, si l’on cherche la vérité, comment écarter la thèse russe du bombardement d’un entrepôt rebelle comportant des gaz de combat ? D’ailleurs, compte tenu du comportement des services dits de renseignement des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, de France et autres Etats aux côtés des djihadistes et autres rebelles armés, et eu égard aux entreprises télécommandées de l’étranger tels les prétendus Casques blancs si vantés en Occident, comment exclure que ces gaz des combat aient été délibérément mis à la disposition des rebelles, même tout récemment, par un service voyou ou un Etat voyou pour déclencher une condamnation médiatique internationale de Bachar el-Assad et son éviction ?

Si on avait voulu provoquer l’hallali auquel nous assistons contre Bachar el-Assad et son “régime” pour reprendre la terminologie infâmante chère aux médias francophones, on ne pouvait mieux faire qu’en mettant en scène son évidente responsabilité d’un des crimes de guerre les plus odieux » (5).

Que dire en conclusion ?

La citation donnée plus haut dans le cas d’Israël, outre l’hubris qui s’en dégage, montre que le détenteur du feu, le Prométhée des temps modernes n’a pas de garde fous, il peut avoir un comportement imprévisible qui doit donner la conviction à l’adversaire qu’il peut faire quelque chose de démentiel ce qui en partie le fait craindre au vue de son comportement aléatoire qui défie les lois de la causalité. Nous sommes à priori dans cette situation.

Il est très probable que nous allons vers un chaos généralisé. L'ordre impérial ne lâche pas prise : « Donald Trump, comme ses prédécesseurs, lit-on sur la contribution suivante, n'est rien d'autre qu'un capitaine de bateau dont le port d'arrivée a déjà été fixé, bénéficiant tout juste de la possibilité de choisir sa route, en encore, sur chaque route choisie, sa marge de manoeuvre reste faible. Le prétexte de l'utilisation de gaz chimiques par l'armée syrienne pour déclencher des frappes en Syrie ne tient pas la route. (..)il est plus que probable que les frappes avaient été décidées et préparées bien avant le début de la campagne médiatique autour des attaques chimiques. Ce qui accentue l'impression que Trump avance masqué, c'est que quelques jours seulement avant ces frappes, il faisait les yeux doux à Assad et jouait l'apaisement. La volte-face brutale de type émotionnel de Donald Trump est peu crédible chez un homme froid et calculateur. Le fait d'avoir profité de l'accord signé en octobre 2015 avec Moscou sur la prévention des incidents et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie (...) Tout le monde sait ce qu'il faut faire pour éradiquer le terrorisme et faire en sorte que les Moyen-Orientaux, y compris les Israéliens, retrouvent la paix et rêvent d'un avenir radieux pour eux et leurs enfants : il suffit de tarir le financement du chaos à sa source. » (6)

 

1 . http://reseauinternational.net/des-politiciens-americains-persuades-que-lattaque-chimique-en-syrie-est-un-canular/#Aj2UuFp7hkjKLGZK.99

2. http://www.alterinfo.net/Professeur-Chems-Eddine-CHITOUR-Le-choc-des-civilisations-en-marche_a3326.html#ejZ1cu8IUOWs15wM.99

3. http://reseauinternational.net/le-pentagone-et-daech-ciblent-liran/#JeU5YX2EmQiQJE5R.99

4. http://lesakerfrancophone.fr/le-pentagone-et-daech-ciblent-liran

5.https://worldpeacethreatened.com/2017/04/07/lhallali-contre-bachar-el-assad/

6. http://reseauinternational.net/trump-a-profite-dune-sorte-de-pacte-de-non-agression-signe-avec-la-russie-pour-attaquer-la-syrie/#D5qixW8ZQPU8vImr.99

 

 

Article de référence : http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_ chitour/264307-alibi-humanitaire-et-realite-energetique.html

Le flop des boules puantes contre Mélenchon

 

Quand prolifère la désinformation, quand les oligarques sont en sueur, le peuple insoumis s'amuse de leur peur.

Ils tremblent, ils éructent, ils ont perdu toute dignité à vociférer encore et encore la même rengaine contre Mélenchon.

Comme si par paralysie neuronale ils ne pouvaient rien dire d'autre que "Poutine, Chavez, Europe, pas de programme, pas de chiffrage, pas de fond, irréaliste, utopiste etc..." en espérant que fonctionne enfin la litanie de la peur et du rabâchage comme unique argumentaire.

Ils prennent les Français pour des idiots, cela me rappelle les réformes libérales quand le peuple les refuse et que le gouvernement s'entête à enfoncer des murs sans bélier à grand coup de "on va mieux vous expliquer, on va vous redire histoire que ça imprègne vos cerveaux malades, on vous a compris vous demandez des éclaircissements alors on va réaffirmer ce qu'on dit etc...".

Depuis des jours on vantait les qualités de tribun de Mélenchon, ah qu'il parle bien, il envoûte les foules, on va au spectacle voir la bête faire son show, réduisant le succès des meetings à des badauds s'ennuyant qui vont admirer un spectacle de clown.

"Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l'on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte" (François Hollande, 12 avril 2017)

 Oubliant juste au passage que si les gens entendent, ils écoutent, ils comprennent et ils applaudissent à bon escient pas comme dans les meetings de l'autre oligarque où ils attendent de recevoir des SMS des ambianceurs les réveillant pour agiter leur drapeau ou hurler "l'Europe c'est top", non dans les meetings de Mélenchon les gens se reconnaissent dans ses mots, les approuvent et y adhérent.

Depuis des mois nous le disons, nous insoumis qui portons un programme "l'Avenir en commun" ce que nous cherchons c'est un vote d'adhésion, pas un vote pour faire style, pour contrer machin pour que machine ne gagne pas. Pas un vote utile mais un vote nécessaire pour un avenir meilleur et juste.

On n'est pas en adoration d'un quelconque gourou, on ne crie pas son nom mais résistance, on apprécie certes ses qualités intellectuelles, son humanisme, sa pédagogie mais cela s'arrête là, on est porteurs d'une voix, la nôtre et celle de ceux qui se reconnaissent dans notre programme.

C'est vrai que j'entends ceux qui disent qu'on est trop présent, qu'on est partout, qu'on pollue de nos idées et de notre enthousiasme les réseaux sociaux, mais c'est un fait c'est parce qu'on est convaincu par ce que l'on porte qu'on a envie de convaincre le plus grand nombre de voter Mélenchon, parce que pour une fois on a envie de voter, nous les dégoûtés du spectacle politique, et qu'on a envie d'entrainer avec nous tous les désillusionnés parce que ensemble on peut gagner !

Oui on est nombreux de plus en plus chaque jour qui passe et cela se mesure dans la rue comme dans les réseaux sociaux et c'est tellement plus précieux que les pronostics des éditorialistes vendus au pouvoir.

394 671 soutiennent la candidature de Mélenchon

1,07 million d'abonnés sur Twitter

865 264 d'abonnés sur Facebook

279 152 d'abonnés sur youtube

Alors oui on fait forcément un peu de bruit, désolée du dérangement mais c'est le principe de tout mouvement politique de grande ampleur.

 

Plus Mélenchon grimpe plus les oligarques sont gagnés par la peur de perdre leurs privilèges, la peur que soit dévoilée la supercherie avec laquelle ils nous arnaquent, la peur qu'on ait plus peur d'eux, qu'on se libère et qu'on aille jeter un œil au-dessus de la caverne platonicienne pour apercevoir le ciel bleu de l'espoir , cette peur paralysante qui fait qu'ils bougent, courent dans tous les sens, agitent des épouvantails de papiers sulfureux pour que la peur nous paralyse à nouveau !

 Florilège des titres de presse sur Internet sur ces dernières 48h !

- Figaro: "Mélenchon, un projet dévastateur pour la France"

- Les Échos: "la dangereuse poésie de Mélenchon"

- Huff Post: "Mélenchon, le communiste cible de toutes les attaques"

- Capital: "Mélenchon Le Pen, la hantise des investisseurs"

- France Inter: "Mélenchon qui fait peur"

- Obs: "Mélenchon, ce français qui fait rayonner la pensée de Mao"

- Minute: "Le tribun Le Pen a trouvé son héritier, il s'appelle Mélenchon"

- Figaro: "Mélenchon: le délirant projet du Chavez Francais"

- Le Point: "Mélenchon, tribun d'une gauche rétrograde et dirigiste"

- Boursier: "Jean-Luc Mélenchon fait grimper les taux de la dette française"

- BFM TV : "Mélenchon, c'est “l'URSS des années 50” "

- BFM.TV: "Face à la percée de Mélenchon, Hollande sort de son silence: "Cette campagne sent mauvais" "

- Huff Post: "Après le risque "Le Pen", les marchés financiers découvrent le risque "Mélenchon" "

- Les Echos: "La dangereuse rhétorique de Jean-Luc Mélenchon"

- Figaro: "Maximilien Ilitch Mélenchon"

 Face à cela que faire ?

 En rire car comme disait André Breton «L'esprit, mis en présence de toute espèce de difficulté, peut trouver une issue idéale dans l'absurde.»

Leur montrer qu'ils n'ont plus de prise sur nous, qu'une fois que nous voyons les ficelles du prestidigitateur nous ne pouvons plus les ignorer.

Leurs salissures glissent sur nous sans nous atteindre, au contraire elles nous renforcent car nous les sondages on les regarde comme des horoscopes, on se marre en les lisant car on sait, car on voit autour de nous que nos idées sont portées par tellement de gens, alors quand ils ont peur on ne peut que se dire qu'ils ont de bonnes raisons de trembler et que notre victoire est à portée de jours !

Alors toi aussi insoumis, amuse-toi de ces illusionnistes et n'hésite pas à jouer à notre grand jeu sur les réseaux sociaux  avec  #parlecommelesysteme

 

Va voir il y en a des sympas qu'on risque de retrouver dans les prochains jours en une des journaux car n'en doutons pas, le largage des boules puantes ne fait que commencer et leur manque d'imagination peut les amener à récupérer nos détournements !

TOUT SAUF MELENCHON !!

 

Après un suspense insoutenable, les loups sortent du bois...

Ah, enfin, on y vient !!

Cela a été vraiment laborieux ces tergiversations de notre cher Président, qui, du haut de son immense crédibilité et de toute la confiance que nous pouvons porter à sa parole, désigne donc enfin l'ennemi à abattre.

Dire qu'il soutenait le candidat Macron, fils spirituel d'un accouplement hors normes entre le PS et le Medef, aurait peut-être signé un arrêt de mort à la conquête du pouvoir de son chouchou.

Donc, au vu des sondages et de ce qui se présente comme plus que possible, après avoir poussé au maximum une Marion Anne Perrine Le Pen dans tous les médias, après avoir fait tout ce qui était possible sans trop se voir pour la protéger des innombrables attaques judiciaires dont elle et son parti font l'objet, il apparaît nécessaire et urgent de mettre un coup de poignard au gêneur de La France Insoumise...

Voilà qui est fait !!

Le danger ne vient donc pas de Monsieur Fillon, considéré comme "cramé" par le pouvoir agonisant du PS, pas du FN dont la candidate est classée battue à coup sûr - cela reste à voir quand même !! - mais, finalement, de la vraie gauche représentée par La France Insoumise.

Bien évidemment, après le coup du Bourget dont on a vu de quelle rouerie le Capitaine de Pédalo était capable, aussi, la confiance dans l'impact de ses prises de position me semble faible...

Mieux. Compte tenu des attaques de ses adversaires, que ce soit Macron, Fillon ou Le Pen, on situe beaucoup mieux les positions de la France Insoumise et de son représentant, Jean-Luc Mélenchon. Ces positions s'inscrivent maintenant dans une véritable opposition à tout ce qui s'est fait jusqu'à maintenant et qui nous emmène, année après année, au désastre économique et écologique, sans parler du social qui est maintenant réduit à peau de chagrin, et ceci, de façon incontestable.

Il reste donc une question principale et fondatrice à se poser, dans ces derniers jours avant le scrutin.

Sommes-nous un pays de trouillards incapables et sans imagination, ne voulant qu'assurer le peu que nous avons - souvent bien dérisoire - ou allons-nous décider de changer de paradigme de société, quitter la majeure partie des accords contraignants (CETA, TAFTA, OTAN, etc...) qui ne profitent qu'à une minorité de la population et nuit à contrario à la grande majorité.

La candidature de Jean-Luc Mélenchon n'est pas en soi une chose évidente, cela représente une aventure que seul un pays comme la France est capable de vivre. De par le passé, ce grand pays a su se relever de situation pires que catastrophiques. Il serait vraiment étrange que nos dirigeants, de par leurs bassesses et leurs veuleries, aient réussi à éteindre cette étincelle de courage et de rêve qui sommeille en nous.

Cela semblait irréalisable jusqu'à ce que les français le fassent... (moi)

 

Documents joints à cet article

Cinq raisons pour lesquelles les frappes de Donald Trump sont une erreur monumentale

 

Source : http://theduran.com/trumps-missile-strike-massive-blunder

 

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

En lançant ses missiles contre la Syrie, le Président a détruit sa réputation de cohérence, encouragé ses ennemis et consterné ses amis.

 

Après l’assassinat du duc d’Enghien par Napoléon en mars 1804, le ministre de la police de Napoléon, Joseph Fouché, a déclaré à ce sujet : « C’est pire qu’un crime, c’est une faute. » Les missiles du Président Trump lancés sur la base aérienne de Sharyat en Syrie étaient comme le meurtre du duc d’Enghien, pas seulement un crime mais une faute.

 

Les raisons invoquées pour lesquelles le Président Trump a ordonné le lancement des missiles varient.

 

Le Président Trump lui-même affirme que c’est en raison de sa révulsion face à l’horreur de l’attaque chimique contre Khan Sheikhoun, qu’il affirme – mais sans qu’aucune enquête indépendante ne l’ait confirmé – avoir été effectuée par l’armée de l’air du Président Assad.

 

Le secrétaire d’État américain Tillerson et le conseiller général à la sécurité nationale de Trump, H. R. McMaster, disent la même chose, mais ils disent aussi que la frappe constituait un signal de la fermeté du Président et de son refus de tolérer que ses lignes rouges soient franchies.

 

D’autres encore, plus cyniquement, disent qu’elles visaient à distraire l’attention du Russiagate et à assurer la position du Président à Washington.

 

Il y a probablement du vrai dans toutes ces allégations. Cependant, aucune d’entre elles ne change le fait que ces frappes constituaient une grossière erreur. Voilà pourquoi :

 

(1) Toutes les données suggèrent que les frappes étaient une simple démonstration de force et que le Président n’a pas l’intention d’escalader son intervention en une campagne de changement de régime en Syrie.

 

Non seulement ce que Tillerson et McMaster ont déclaré lors de leur conférence de presse commune, mais les frappes elles-mêmes – avec les Russes et les Syriens en étant informés par les Etats-Unis des heures avant qu’elles ne se produisent, et avec des frappes elles-mêmes limitées et menées à une échelle beaucoup plus petite que celle que le Président Obama semblait envisager en 2013 – suggèrent la même chose.

 

Cela suggère que le Président ne veut toujours pas être entrainé dans une guerre pour un changement de régime en Syrie.

 

Si c’est le cas, il se rendra bientôt compte qu’il s’est engagé sur une pente très dangereuse.

 

De même que le renvoi du général Flynn a encouragé les critiques du Président dans l’affaire du Russiagate, amenant le scandale à des proportions qui dépassaient largement son ampleur originale, l’attaque de missiles contre la base aérienne de Sharyat a donné le gout du sang aux tenants de la ligne dure de changement de régime à Washington et ailleurs. Ils reviendront certainement à la charge pour obtenir davantage, et leur ayant jeté de la viande rouge une première fois, le Président est maintenant dans une position beaucoup plus faible pour leur en refuser.

 

En outre, indépendamment de ce qui s’est passé exactement à Khan Sheikhoun, les djihadistes en Syrie savent maintenant que tout ce qu’ils ont à faire est d’organiser une attaque chimique, et que le Président américain les obligera en lançant des missiles sur les forces du Président Assad, sans enquête et sans chercher à obtenir l’accord du Congrès ou du Conseil de sécurité de l’ONU. Cela ne fait que garantir que la mise en scène de davantage d’attaques chimiques est précisément ce que les djihadistes vont maintenant faire.

 

Nul besoin d’être prophète pour voir comment cette situation pourrait escalader dorénavant, même si ce n’est pas le souhait du Président, et comment il est maintenant dans une position beaucoup plus faible pour empêcher que cela se produise.

 

(2) Trump a commencé sa présidence en disant vouloir améliorer les relations avec la Russie. Non seulement a-t-il causé la fureur des Russes, rendant les relations avec la Russie encore pires qu’elles ne l’étaient déjà, mais les Russes vont certainement percevoir les frappes comme un défi et répondront en conséquence. Ils parlent déjà de renforcer les défenses aériennes de la Syrie et ont fermé la ligne directe entre leurs militaires en Syrie et ceux des États-Unis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des hommes qui ne se prosternent que devant Dieu

 

Non seulement cela va-t-il compliquer les opérations anti-Daech des États-Unis en Syrie, mais cela augmente le risque d’une confrontation dangereuse avec les Russes en Syrie, ce qui est précisément ce que le Président et son équipe – comme en témoigne leur notification aux Russes avant les tirs de missiles – veulent évidemment éviter.

 

(3) Ensuite, il y a la question clé de la confiance.

 

En seulement une semaine, après des rapports évoquant une seule attaque, le Président a fait marche arrière, passant d’une position où il semblait accepter la réalité que le Président Assad resterait le dirigeant de la Syrie à une position où il l’attaque et où les membres de son gouvernement parlent à nouveau de l’importance de le renverser.

 

Non seulement les Russes concluront-ils que ce Président est quelqu’un à qui on ne peut pas faire confiance, mais les gouvernements du monde entier – y compris plusieurs des principaux alliés européens des États-Unis – seront choqués par la facilité avec laquelle ce Président fait volte-face et fait le contraire de ce qu’il avait dit, et le fait en outre sans discussion ou consultation appropriée, et sans même prétendre observer les formes du droit international et des lois américaines.

 

Dans la cohérence des relations internationales, la cohérence est la qualité la plus prisée de toutes. Les gouvernements doivent être sûrs qu’une grande puissance comme les États-Unis suit des politiques cohérentes. De cette façon, d’autres gouvernements peuvent ajuster leurs propres politiques pour prendre en compte celles des États-Unis.

 

C’est pour cette raison, parce que le lancement de l’attaque a totalement détruit la réputation de cohérence du Président dans sa conduite de la politique, qu’avant l’attaque de missiles, je doutais qu’une telle chose se produise.

 

Les gouvernements du monde entier – y compris le gouvernement de la Chine, que le Président des États-Unis vient d’accueillir – savent maintenant qu’avec cette administration, les États-Unis peuvent inverser leur politique en un instant. Non seulement cela va les inquiéter, mais ils savent maintenant que quoi que dise ce Président, on ne peut pas y prêter foi car il peut s’en dédire si rapidement.

 

Cela va inévitablement rendre les affaires internationales plus instables, puisque les gouvernements savent maintenant qu’on ne peut pas faire pleinement confiance à ce Président, ce qui lui rendra plus difficile la négociation des accords qu’il souhaite conclure.

 

(4) Si le Président croyait, quand il a lancé ses missiles, que cela mettrait fin aux critiques portées contre lui et à l’obstruction de son administration par ses adversaires, il découvrira rapidement qu’il n’a rien obtenu de tel. Les adversaires du Président ont beaucoup trop investi dans le récit de « Donald Trump, le nouveau Mussolini ou Caligula » pour faire marche arrière maintenant. Je doute même qu’ils délaissent les allégations de Russiagate, si absurdes qu’elles soient.

 

Dans quelques jours, une fois que les applaudissements pour les frappes se seront évanouis, le Président verra rapidement qu’il est resté le même qu’il a toujours été aux yeux de ses opposants à Washington, et qu’en lançant ses frappes sans avoir préalablement consulté le Congrès, il n’a fait que leur donner un autre bâton avec lequel se faire battre. Je note que Nancy Pelosi, l’une des critiques les plus véhémentes du Président, demande déjà un débat approfondi à la Chambre pour discuter de la question de l’autorisation de l’action du Président.

 

(5) En revanche, si le Président n’a pas gagné ses critiques, il a sans aucun doute fâché et démoralisé la partie la plus intelligente et la plus expressive de sa propre base politique.

 

L’un des faits les plus intéressants quant aux événements des derniers jours est que bien que les partisans libéraux de Barack Obama aient continué de le soutenir alors même qu’il revenait entièrement sur la position anti-guerre qu’il défendait avant sa nomination, les partisans de Donald Trump prennent leur position anti-guerre et anti-interventionniste extrêmement au sérieux et ne sont pas disposés à compromettre sur ce point. Le résultat est que loin de défendre le Président pour ce qu’il a fait, ils se sont retournés contre lui et se sont sentis trahis.

 

Donald Trump lui-même le sent. Cela s’explique par le fait que depuis l’attaque de missiles, loin de prendre un ton triomphaliste, il n’a mentionné l’attaque que deux fois dans ses tweets, un tweet symbolique félicitant les militaires pour le succès de l’opération, et un tweet hautement défensif dans lequel il a essayé d’expliquer et d’écarter le manque de dommages infligés à la piste aérienne. Sinon, sauf dans des déclarations formelles telles que sa lettre au Congrès, il a évité d’en parler.

 

En effet, il n’est pas impossible que le résultat de l’attaque de missiles – surtout si elle est suivie par d’autres – sera de relancer un mouvement anti-guerre moribond qui a presque disparu au cours de la présidence d’Obama. Il est aisé de voir comment les ailes droite et gauche de ce mouvement pourraient maintenant se conjuguer – comme cela s’est produit pendant la présidence de George W. Bush –, dans le cas de l’aile droite du mouvement anti-guerre parce qu’elle s’oppose véritablement aux guerres interventionnistes, et dans le cas de l’aile gauche du mouvement anti-guerre parce que certains de ses membres s’opposent sincèrement aux guerres interventionnistes, mais surtout parce qu’elle exècre un Président républicain de droite.

 

Il va sans dire que si une telle chose se produit, les problèmes politiques du Président se multiplieront par mille.

 

La première loi de la politique – aux États-Unis comme partout ailleurs – est de prendre soin de votre propre base. Tous les politiciens qui ont réussi comprennent cela. Vendredi, Donald Trump a choqué et fâché sa base, et une fois que l’éclat temporaire du lancement de missiles se dissipera (ce qui se produira rapidement), il paiera le prix politique.

 

Ce que les événements de la semaine dernière montrent, c’est que presque cent jours après son inauguration, Donald Trump reste un amateur qui continue de perdre pied. Au lieu de prendre des décisions soigneusement pondérées, il prend ses décisions de manière impulsive, pressée et à la volée.

 

 

Parfois, à court terme, certaines de ces décisions l’aident. Plus souvent, elles lui causent des problèmes. Au fil du temps, en raison de la manière mal avisée et pressée dont il prend ses décisions, elles lui causeront de plus en plus de problèmes. En outre, jusqu’à présent, il ne semble pas y avoir de preuve qu’il apprenne de ses erreurs. Les frappes sur la Syrie ont été de loin la plus importante d’entre elles, mais il est fort probable que d’autres pires encore suivront.

Nouveau mensonge de Fillon, alias « François Balkany », selon Macron

 

Soupçonnée d'avoir bénéficié de postes d’assistante parlementaire fictifs, Penelope Fillon aurait été rétribuée par son mari, à partir de… 1982 et non 1986. Ce qui contredit l’affirmation publique de son mari qui, une nouvelle fois, a menti dans cette affaire, comme le révèle Mediapart (1). François Fillon qui se dit "insulté" d'avoir été surnommé "François Balkany", par Emmanuel Macron.

« Contrairement à ce qu’il a déclaré, François Fillon a commencé à rémunérer son épouse Penelope dès 1982, comme chargée de mission à l’Assemblée nationale, et non pas depuis 1986, comme il l’a affirmé. La justice vérifie aujourd’hui la réalité des prestations fournies. » Écrit le site d’information, qui précise que, lors de la première conférence de presse, qui s’est tenue le 6 février dernier, le candidat LR avait affirmé « n’avoir rien à cacher » !

De fait, « Penelope Fillon a bénéficié d'argent public dès le premier mandat parlementaire de son mari grâce à des contrats d'études ou de missions commandées par celui-ci. » Or, comme le confirme Geoffrey Bonnefoy, dans l’Express (2) : « … dans plusieurs déclarations de François Fillon, ce dernier assurait que l'embauche de sa femme n'avait commencé que 4 ans plus tard, en 1986. » 

Manifestement exaspéré par la question d’un journaliste de BFMTV à propos de cette nouvelle révélation, Fillon lui a lancé « Allez-vous faire voir » ! A nouveau interrogé, mardi matin, dans les 4 Vérités, sur France 2, Fillon a invoqué la théorie du complot et refusé de répondre à Caroline Roux : « Je n'alimenterai pas le feuilleton de la calomnie distillée par des services de l'Etat. Jusqu'où on va aller ? Je ne dirai plus un mot à ce sujet. »

Fillon se dit « insulté » par Macron, qui l’a traité de « François Balkany »

Dans le registre des amabilités de campagne, les noms d’oiseaux se cachent derrière des noms de baptême non moins virulents ou piquants. Après s’être fait rebaptiser « Emmanuel Hollande », Macron a répliqué sur France 3, dimanche, en renommant Fillon « François Balkany ». Un surnom qui n’a pas été du goût du candidat Les Républicains, pour qui cette attaque n’est autre qu’une insulte. Son ami Patrick et son épouse Isabelle auront apprécié la délicatesse de la riposte de leur cher candidat : « François Balkany, si vous ne considérez pas que c'est une insulte… ».

La flèche du candidat d’En Marche fait référence à la mise en cause judiciaire des époux Balkany. Le fidèle sarkozyste et député des Hauts-de-Seine, Patrick Balkany, est mis en examen pour « corruption passive et blanchiment de fraude fiscale ». L’enquête concerne également sa femme, Isabelle.

Qu’il le veuille ou non, justice et morale demeurent le décor de la campagne de François Fillon. Un décor encombrant, qu’il se défend d’avoir planté, vitupérant contre le complot et la machination qui l’accablent de tous les maux. Or, Fillon s’est lui seul accablé. Peut-il nier les raisons de cet accablement ? Lui qui prétend devenir le garant des institutions, il est, selon des indices graves et concordants relevés par les juges d’instruction, soupçonné d’avoir, non seulement bafoué la morale chrétienne et républicaine, mais enfreint gravement la loi de la République, qu'il demande aux autres de respecter. Un comble !

 

On est probe, comme l’était De Gaulle ou Mendès-France, ou on ne l’est pas. Les Français jugeront, dès le 23 avril, s’ils doivent porter un homme, soupçonné d’être malhonnête, à l’Elysée.

Coût de l’attaque Trump en Syrie : 33 millions de repas au Restos du cœur

10 morts suite à la destruction, par 59 missiles étasuniens Tomahawks, de la base aérienne syrienne de Shayrat. À noter que pas un avion n’a été touché : ils avaient été évacués avant !

Bravo ! S’exclame la « communauté internationale » (en fait les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France, maintenant lèche-bottes docile des Yankees.)

Prix catalogue d’un missile Tomahawks : 575 000 $. Le prix de revient de ces dix morts est donc de 33 925 000 $ soit au cours du jour 31 889 500 € soit 3 188 950 € pièce. Ce n’est tout de même pas donné l’occis « Trump made », même pour des soldats syriens. Mais l’Oncle Sam est généreux… Cette petite démonstration de force de Trump représente 21 547 mois ou 1 795 années de SMIC français. Ou encore 33 millions de repas au Restos du cœur.

130 morts civils quelques jours avant dans les bombardements de la partie ouest de la ville de Mossoul. Là, ça passe dans la colonne pertes collatérales. Peu d’émotions dans les médias. C’est en Irak, donc les morts, même par centaine, c’est la routine. « Pas vendeur ça, Coco. Tu m’en fais une brève »

40 ou 50 morts dans des églises en Egypte. « Discret Coco, discret, faut pas irriter les patrons du PSG ».

58 morts dans le bombardement de Khan Cheikhoun, petite ville syrienne tenue par les islamistes. Les morts seraient victimes d’une intoxication foudroyante aux gaz.

« Oui, Coco ! C’est bon ça ! Gazés. T’entend Coco ? Gazés. Ça c’est vendeur ! Tu m’en fais la Une. Avec une photo de gosses morts, étendus, presque nus si possible. Fais-moi au Photoshop un montage qui tire les larmes. C’est le buzz assuré. Comme pour le petit Aylan sur une plage turque. Les ventes vont monter, et nos patrons milliardaires seront contents ! »

Haro sur Assad, ce boucher qui massacre son propre peuple. Et qui le gaze en plus !

Pendant que j’écris, j’entends, plus que je n’écoute, ce falot de Ayrault, ministre des affaires étrangères, asséner les vérités de ses maîtres otaniens : aucun doute possible : c’est le régime de Bachar el Assad qui est responsable du massacre chimique de Khan Cheikhoun. Aucune preuve solide mais tous les médias agitent la grosse caisse à manipuler. Ceci avant même qu’une enquête n’ait été diligentée et établisse soit qu’il s’agissait de bombes chargées de gaz toxiques (thèse des Étasuniens et de leurs lèche-bottes), soit de bombes ayant touché un atelier de production de gaz toxiques (thèse des Russes). Aucun journaliste sur place, aucune ONG digne de foi. Des images qui ne prouvent rien.

Les infos viennent de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une source particulièrement fiable puisque représentée en tout et pour tout par une seule personne courageusement planquée en Angleterre, et qui répercute aux médias de la « communauté internationale » les « fakes » de ses amis égorgeurs islamistes. Derrière l’OSDH, un seul homme : Rami Abdel Rahman, de son vrai nom Ossoma Suleiman, sunnite laïc, membre de l’opposition, qui vit à Coventry en Grande-Bretagne. Il n’a pas mis les pieds en Syrie depuis 2000, date à laquelle il a quitté le pays pour des raisons politiques. Oui mais il y a aussi des autopsies. Sauf qu’elles sont faites par les Turcs de ce grand démocrate d’Erdogan, autre source particulièrement fiable !

Qu’Assad soit le responsable de ce gazage, c’est possible mais pas prouvé. Le fiston à Hafez est une sombre crapule fort capable du fait. Mais l’action impulsive de Trump - après la comédie de son ambassadrice à l’ONU montrant, des trémolos dans la voix, des photos de gosses gazés – met le monde au bord du gouffre. On se souvient des « preuves » de la possession d’armes « de destructions massives par Saddam Hussein » brandies par les responsables étasuniens à cette même ONU. Mensonges, manipulations sou tendus par la volonté de main mise sur les richesses pétrolières de l’Irak.

Ça sent le gaz ! Oui, ça sent le gaz ! Oui mais pas seulement celui des bombes utilisées contre les populations civiles par Assad ou/et par l’État Islamique à Khan Cheikhoun.

La guerre de Syrie est une guerre du gaz. Assad refuse depuis des années le passage d’un gazoduc qatari sur son territoire. Ce gazoduc est destiné à faire concurrence au gaz russe qui alimente largement l’Europe.

Le gaz sera la principale source d’énergie fossile de ce siècle, plus que le pétrole. Or il a été découvert, à partir de 2009, dans la partie Est de la Méditerranée, d’énormes ressources de gaz mais aussi de pétrole de très bonne qualité. Les estimations actuelles font état de 9 700 milliards de m3 de gaz et de 3,4 milliards de barils de pétrole. Planqué sous la mer et sous la terre. Principaux bénéficiaires potentiels : Israël et la Syrie. L’exploitation n’a pas commencé.

Mais ce n’est pas tout. Du gaz et du pétrole, il y en a des millions de barils et de m³ en Russie, en Iran et dans les pays du Golfe. Ce gaz, il faut l’acheminer vers les clients les plus gourmands : les pays européens. La manière la plus rentable, c’est le tuyau, le gazoduc. Mais on ne peut pas faire passer les tuyaux n’importe où. Il faut qu’il traverse des pays « amis ». Or il y a une féroce rivalité entre la Russie et les pays du Golfe (Qatar, Arabie, etc.) sous influence étasunienne pour le passage de ces oléoducs. Les Russes avancent leurs projets Nord Stream, à travers la Baltique et South Stream, à travers la Mer Noire.

Ces projets concurrencent le projet « occidental » Nabucco qui devrait traverser la Syrie et la Turquie. Aucun des projets ne peut être mené à bien dans la situation chaotique du Moyen-Orient. C’est beaucoup de pognon de perdu pour les rapaces pétroliers et gaziers étasuniens, européens et russes. Mais aussi turcs qui voudraient bien prélever leur commission sur le stockage et le passage de tout m³ de gaz qui traverserait son territoire ! Seulement il y a un hic : Bachar el Assad ne veut rien savoir ! Il faut donc détruire ce mauvais coucheur, quitte à détruire son pays. Mais il y a un deuxième hic qui reste en travers de la gorge des oligarques gaziers occidentaux : les Russes. Ceux-ci sont en concurrence directe avec les monarchies du Golfe pour vendre leur pétrole et gaz ainsi que ceux venant d’Azerbaïdjan et d’Iran. Et donc se positionnent en protecteur de Bachar el Assad.

Se greffe sur ces rivalités économiques une composante religieuse, secondaire mais bien réelle. Les pétromonarchies sunnites du Golfe ont une haine viscérale des chiites. D’où leur volonté de détruire la Syrie de Bachar qui est Alaouite (une branche du chiisme).

Le massacre chimique de Khan Cheikhoun fournit à Trump un prétexte inespéré qui lui permet de reprendre pied dans un conflit où son pays n’a pris que des bouffes depuis des mois. Il n’est qu’une excuse pour une intervention militaire. Les actions unilatérales sont des actions impérialistes, et les Etats-Unis se moquent bien du droit international. Ils l’ignorent lorsque cela les arrange. Et puis il faut fournie du travail au complexe militaro-industriel qui fait la pluie et le beau temps dans ce pays qui a besoin de guerres. Les problèmes internationaux entre Etats doivent être résolus par le dialogue et non par les bombardements.

Et nous qu’est-ce qu’on fait dans cette galère ? On joue les supplétifs des Étasuniens. En espérant bénéficier d’avantages tarifaires sur le gaz du Golfe et de contrats d’armes juteux avec les tyrans de ces pays féodaux. Les belles paroles sur les droits-de-l’homme n’ont pas grand-chose à voir avec les affaires… Et Ayrault continue à dégoiser ses konneries. Comment peut-on avoir confié la diplomatie française à se sous-nul ?

Mais alors, Daech ? L’État islamique ? Ils sont gênants mais sont un bon prétexte pour intervenir dans ces régions. Et puis, il faut faire la part du feu : quelques attentats sont bien utiles pour mettre en place un État « musclé » à travers l’état d’urgence…

Mondo cane…

 

Sources :

http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2013/08/30/syrie-ca-sent-le-gaz-246283.html

http://www.tdg.ch/monde/poutine-denonce-agression-syrie/story/13567172

http://www.voltairenet.org/article174022.html

 

Illustration X - Droits réservés

Mélenchon peut-il être en finale le 7 mai ?

Que ce soit en termes d’intentions de vote ou d’image personnelle, les sondages sont, à moins de trois semaines de l’élection présidentielle, incontestablement favorables à Jean-Luc Mélenchon. Cette dynamique permettra-t-elle au leader de la France Insoumise d’accéder au 2e tour du scrutin en induisant un séisme dans le paysage politique français ? 

Les dernières enquêtes conduites par les instituts de sondage sont toutes convergentes et montrent une nette progression de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France Insoumise possède en effet entre 3,5 et 5 points d’avance sur Benoît Hamon, le candidat du Parti Socialiste, menacé dorénavant de tomber sous les 10 %. Un score à un chiffre qui, pour le PS, prendrait la forme d’un camouflet, un étiage aussi bas n’étant plus arrivé depuis... 1969, année où Gaston Deferre (5,01 % pour la SFIO) avait été très nettement devancé par Jacques Duclos (21,27 % pour le PCF).

Les intentions de vote en faveur de Mélenchon sont désormais mesurées à 15 ou 16 % dans les dernières enquêtes, ce qui place le candidat de la FI au plus haut niveau qu’il avait atteint avant le 1er tour de la présidentielle de 2012. Gageons que cette progression n’est sans doute pas terminée. À ces données encourageantes viennent en effet s’ajouter les résultats d’enquêtes qualitatives positives pour le candidat de la FI dont l’image – délestée des excès de son goût passé pour « le bruit et la fureur » – s’est très nettement améliorée depuis la précédente campagne et a incontestablement bénéficié du débat organisé le 20 mars sur TF1. Si l’on en croit l’Ifop pour le JDD (2 avril), Mélenchon, à l’écoute des Français pour 76 % des sondés, possède même une stature présidentielle pour 46 % du même panel et une véritable capacité à réformer le pays pour 49 % des personnes interrogées.

Des qualités reconnues qui devraient en faire l’un des favoris de la présidentielle. Or, la perspective d’une qualification de Mélenchon pour le 2e tour relève encore de l’infime probabilité. La France Insoumise, toujours – et sans doute sciemment – affublée de qualificatifs d’« extrême-gauche » et de « populiste » dans les médias libéraux, peine effectivement à conquérir de nouvelles voix hors de l’électorat de progrès pris au sens large, autrement dit en incluant les sympathisants de Hamon, clairement dissidents de la ligne politique hollando-vallsiste. Ce constat est assez facile à démontrer : d’enquête en enquête, le total cumulé des intentions de vote en faveur de Mélenchon et Hamon oscille entre 24 et 25 %, l’un gagnant ce que l’autre perd dans une stratégie qui pourrait se révéler perdant-perdant si aucun des deux ne prend un ascendant décisif sur son concurrent.

Mélenchon a-t-il pris cet « ascendant décisif » sur Hamon ? C’est probable : grâce à ses indéniables talents d’orateur, à sa détermination sincère, et à la solidité d’un projet collectif – L’Avenir en commun – au service des classes moyennes et populaires dans le cadre d’un renouvellement des institutions, le leader de la France Insoumise transcende les foules qui assistent à ses meetings et rallie à sa candidature de nombreux transfuges d’un Parti Socialiste en pleine déliquescence. Dès lors, Hamon semble condamné à « jouer les utilités » comme l’on dit au théâtre, ou plutôt les « inutilités » pour la cause des progressistes de gauche dont il s’affirme pourtant le champion légitime.

Rompre avec le libéralisme

Hamon inutile, il est probable qu’une partie de son électorat le lâche dans les prochains jours pour aller soutenir Mélenchon, devenu de facto le leader de la gauche de progrès. Une mobilité qui pourrait de surcroît être encouragée par la perspective de voir le candidat de la France Insoumise en mesure de dépasser le présumé délinquant Fillon, tant ce dernier inspire un profond dégoût dans le pays. Cela étant, il est évidemment difficile d’estimer a priori le volume de cet apport de voix socialistes en rupture avec Hamon. On peut cependant présumer que, nanti de ces nouveaux soutiens en sa faveur, Mélenchon pourrait flirter avec les 20 % d’intentions de vote, ce qui serait déjà un résultat remarquable pour un candidat issu de la gauche dite « radicale ».

Un tel score ne serait toutefois pas suffisant pour accéder au 2e tour de la présidentielle, eu égard au socle solide de Le Pen et aux effets du vote utile pro-Macron, induit tout à la fois par l’insigne faiblesse de Hamon à gauche et le rejet moral de Fillon dans une partie significative de l’électorat de la droite et du centre. Sauf grave accident de parcours de l’un ou l’autre des deux favoris actuels, la barre de la qualification risque par conséquent de rester trop élevée.

La qualification est-elle impossible pour autant ? Sans doute pas. Mais il faudrait pour cela que Mélenchon soit en mesure d’aller reconquérir les anciens électeurs de gauche qui, écœurés par des décennies de confusion de type « UMPS », ont progressivement tourné le dos à leur camp d’origine pour aller grossir les rangs de l’abstention et du Front National. À l’évidence, il y a là un important vivier d’électeurs que la perspective d’une réforme de la gouvernance et du positionnement des citoyens au centre de l’action politique pourrait séduire. D’où l’intérêt de diffuser le plus largement possible « L’Avenir en commun ».

 

Le 23 avril, l’enjeu sera limpide : soit les électeurs soutiendront le projet de la France Insoumise pour rompre avec la ligne libérale et les régressions sociales qui prévalent depuis plusieurs quinquennats ; soit ils opteront pour un duel opposant le 7 mai deux des trois candidats suivants : 1) un jeune loup proche de l’oligarchie et partisan de l’ubérisation de la société ; 2) une candidate nationaliste et xénophobe aux amitiés sulfureuses ; 3) un imposteur doublé d’un escroc ayant érigé la cupidité en modèle de vie pour lui-même, et l’austérité cynique pour les classes populaires !

Jean-Luc Mélenchon rattrape Fillon, avec 19% d’intentions de vote

 

A quinze jours du premier tour de la présidentielle, deux sondages, publiés le 7 avril, l’un d’Odoxa et l’autre de BVA, font état d’une remontée fulgurante de Jean-Luc Mélenchon, qui fait désormais jeu égal avec François Fillon. Hamon s'effondre à 8,5%. Les électeurs de gauche semblent avoir fait leur choix. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le resserrement des positions dans le peloton de tête, au cours des deux dernières semaines, laisse entrevoir un scénario où les quatre candidats les mieux placés vont se retrouver dans un mouchoir de poche, autour de 19 à 20% d’intentions de vote chacun ! La victoire pourrait bien se jouer sur le fil. Qui, de Mélenchon, Macron, Le Pen et Fillon, aura accès aux deux plus hautes marches du podium, au soir du 23 avril ? Les dernières études d’intentions de vote semblent confirmer que, contrairement à ce que les résultats des derniers mois laissaient présager, rien n’est joué. Ça bouge dans la dernière ligne droite, ça pourrait aussi tanguer dangereusement pour certains.

Jean-Luc Mélenchon n’en finit pas de grimper depuis le 18 mars, jour où le succès de sa marche pour la 6ème République et son rassemblement place de la République, en présence de 130 000 personnes, ont indéniablement marqué le tournant de sa campagne. L’impact positif dans l’opinion publique ne s’est pas démenti depuis. Scotché à 10%, il y a un mois, du fait de l’arrivée dans la course de son concurrent socialiste Benoît Hamon, il a totalement renversé la tendance après sa prestation remarquée au grand débat de TF1, où il a été jugé le plus convaincant et ayant la stature d’un chef d’Etat. Au cours du débat sur BFMTV, le candidat de la France Insoumise a confirmé la bonne impression produite au cours du premier débat.

Selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point, il recueillerait 18% d’intentions de vote, en progression de 2 points, par rapport au sondage du 31 mars de ce même institut, soit à 0,5 points seulement de Fillon, qui obtient 18,5% (+ 1,5). L’un et l’autre progressent dans ce sondage qui place Marine Le Pen à 23% (-2) et Emmanuel Macron à 23,5% (-2,5). La concurrence directe n’est donc plus avec Benoît Hamon, qui dégringole à 9%, mais avec le candidat Les Républicains qui, malgré plusieurs tentatives, ne parvient pas à relancer sa campagne, ce que traduit un autre sondage, également publié le 7 avril.

Remontée spectaculaire de Mélenchon à 19%, Hamon s’effondre à 8,5%

En effet, selon l’étude de BVA /Salesforce pour Orange et la presse locale, Fillon est crédité de 19%, un résultat identique au précédent sondage et se fait rattraper par le candidat des Insoumis, qui gagne 4 points. Avec 19%, Mélenchon affiche désormais une avance de plus de 10 points sur Hamon, lequel s’effondre à 8,5% (-3 points), signe que le basculement des électeurs de gauche s’accélère en faveur du tribun et au détriment également de Macron, dont les intentions de vote reculent de 2 points à 23%. Pour sa part, la candidate du FN est donnée à égalité avec le candidat d’En Marche, avec un recul de 1 point. 

Reste l’inconnue du comportement des indécis, dont la proportion est apparemment plus importante, parmi les électeurs de gauche. Selon Odoxa, ils seraient entre 27 et 30 % des électeurs potentiels de Mélenchon, d'Hamon et de Macron. Ceux qui disent pouvoir encore changer d'avis, chez les électeurs de François Fillon et de Marine Le Pen, sont entre 14 et 15 %.

 

La dynamique France Insoumise semble ne plus devoir s’arrêter. Manifestement, une partie des électeurs de la vraie gauche a choisi l’authenticité de la démarche cohérente, construite de longue date d’un Jean-Luc Mélenchon rassurant, plutôt que le risque de la marginalisation avec un Benoît Hamon, candidat d’un parti socialiste en déliquescence !

Trouble identitaire

Un Israélien sur trois émigrerait s’il en avait la possibilité.

Une enquête récente montre qu’ils sont 36% parmi les « laïcs »  à vouloir quitter le territoire et seulement 7% si l’on s’adresse aux juifs orthodoxes.  Seulement 44% des personnes sondées se revendiquent comme Israéliens avant tout tandis que les orthodoxes se considèrent comme juifs en premier lieu pour 90% d’entre eux.

La perception de son identité d’Israélien est perturbée pour les citoyens juifs de l’entité sioniste, (les Palestiniens de 1948, c’est-à-dire les Palestiniens qui sont restés résidents de ce qui est devenu Israël en 1948, ne sont pas consultés ici) leur rapport à la terre, à l’Etat et au ‘peuple’.  Près de 70 ans après la proclamation de sa création, Israël n’est plus le pays des pionniers sionistes qui prétendaient refleurir le désert et renouer avec un passé inventé. En effet, des Israéliens de la seconde et troisième génération sont en train de découvrir que le ‘peuple’ juif est une fabrication idéologique, d’abord des judéophobes puis des sionistes. Le forçage mystificateur qui prétendait l’existence d’une origine commune au juif Berbère du Tafilalet et au Polonais issu d’une migration khazare n’a pas réussi à maintenir le mythe plus d’une cinquantaine d’années. Bien sûr aucune exploration génétique n’est venue donner consistance à la légende d’une diaspora partie en exil et ayant essaimé depuis la destruction d’un Temple.  Le prosélytisme des commerçants palestiniens a converti des Kabyles, des Yéménites, des Ethiopiens, des Provençaux et des Siciliens avant que le christianisme n’ait pris le relais de la propagation du monothéisme, appuyé après trois siècles par la puissance impériale de Constantinople. Les communautés juives invitées à rejoindre le « pays de tous les juifs » ont dès lors renoncé à leur culture propre et leur langue. Cette rupture fut une vraie violence symbolique. La blessure a été d’autant plus vive pour les Arabes du Maghreb et du Moyen Orient qu’ils furent, à leur arrivée, relégués dans des banlieues inhospitalières ou dans les villes du désert du Neguev et considérés de statut inférieur aux Européens, vrais porteurs du projet sioniste et fondateurs de l’Etat.

L’apprentissage d’une langue artificiellement élaborée « en laboratoire », assemblage d’hébreu liturgique, d’araméen, de yiddish, d’arabe et de flexions slaves, puis le passage par le service militaire, c’est-à-dire parfaire le vol des terres palestiniennes, devait souder l’assemblage hétérogène. La fraternité des armes acquise en massacrant et/ou humiliant des innocents au nom d’une auto-victimisation récupérée post factum induit des troubles comportementaux et des addictions aux drogues psychotropes à toutes les époques et sous toutes les latitudes même chez les soldats les plus aguerris.

Preuve si besoin que la création d’une nation ne se décrète pas.

Reste le ciment de l’antisémitisme.

Il est réel chez certains qui tiennent les adeptes de la confession juive pour une race différente, maudite ou supérieure. Mais alors, il ne fait plus courir les risques de discrimination ou de pogroms subi par les Juifs aux siècles derniers.  Il est le plus souvent supposé, voire créé de toutes pièces.

Inculqué dès les premières classes en même temps que l’Arabe (l’appellation du Palestinien par son nom est prohibée) est désigné comme l’ennemi et le sauvage, le petit citoyen apprend qu’il est la victime éternelle, puisque qu’il est l’Elu de Dieu.  Sans aller à déployer la longue liste des attentats sous faux drapeaux organisés pour encourager l’arrivée de Juifs en Israël, ou pour justifier la répression des Palestiniens, régulièrement on apprend que des Juifs inventent des actes d’antisémitisme.

Une centaine de fausses alertes à la bombe ont été recensés cette année 2016 aux Usa contre des centres ou des écoles juives. Un journaliste juif a été arrêté le mois dernier aux Usa, il a été l’auteur d’au moins 8 alertes à la bombe. Un jeune homme d’une vingtaine d’années d’origine américaine vient d’être arrêté à Ashkelon après investigation du FBI, il est responsable d’au moins deux alertes sur deux vols en partance de l’aéroport JFK. L’administration Trump a tenu à ce qu’il soit mis hors d’état de nuire et a dépêché plusieurs officiers du FBI qui a pu mettre à son actif plus d’une centaine de fausses dénonciations en deux ans. Le père du prévenu a lui aussi fait l’objet d’une inculpation pour les mêmes motifs que son fils. Andrew King, un juif de 54 ans, a été arrêté le 21 mars au nord de New York pour dénonciation mensongère d’une agression antisémite. Il peinturlure des croix gammées devant son domicile et alerte la police de son comté. En 2009, le rabbin Gabriel Farhi se porte un petit coup de canif et entaille légèrement son bras. Il décrit à la police un mystérieux agresseur qui lui aurait fait une petite estafilade tout en criant « Allah ou Akbar » au sein de sa synagogue. L’affaire avait fait beaucoup de bruit car la police française avait fait savoir en haut-lieu la nécessité d’une grande prudence de la part des politiques avant de se ridiculiser dans leurs condamnations solennelles ‘ des sombres heures et du ventre encore fécond’ quand trop souvent les actes s’avèrent être des auto-agressions. Peu d’années après, le rabbin Daniel Farhi père de Gabriel est inculpé d’agressions sexuelles sur mineures. Daniel Farhi a institué le rituel de la lecture des noms de tous les déportés juifs de France chaque année.

Troubles mentaux : un humain sur trois au cours de sa vie

On estime en 2011 que plus de 80 millions d’hommes et de femmes de la population européenne est atteinte, ou le sera, au cours de leur vie par des problèmes psychiatriques, soit 38%. Un travail déjà ancien, 1995, semble indiquer que les troubles mentaux sont répartis uniformément selon les pays, les classes sociales, riches ou pauvres. On assiste à une très forte prévalence qui classe cette pathologie au troisième rang des maladies les plus fréquentes avec un impact économique considérable. En 2020, elles seront la première cause d’invalidité dans le monde.

Les mythologies mal agencées et défectueuses qui viennent structurer une certaine image de soi peuvent jouer le rôle de cofacteurs ou de circonstances déclenchant un trouble de l’identité superposé à une mauvaise perception de l’identité nationale. Pour peu que s’y adjoignent les perturbations liées aux déracinements dus aux exils et mouvements migratoires, pauvreté et guerres, le risque de l’expression d’une atteinte mentale s’accroît. Une dissonance cognitive est majorée par une instabilité de l’environnement et à l’inéluctable sentiment de perte accompagnant les départs et de mésestime de soi.

Guerres et migrations sont anxiogènes

Les sociétés qui accueillent les migrants peuvent souffrir d’un déséquilibre de la représentation d’elles-mêmes quand les afflux sont massifs. Il y aurait toute une psychopathologie sociale à développer si elle n’était vaine dans les zones de déplacements de population importants comme actuellement dans l’Orient arabe depuis 1948 en raison de la greffe sioniste et 1991 depuis la décision des Usa de rayer l’Irak de la carte du monde.

Plus de 5 millions de Palestiniens sont des réfugiés et descendants de réfugiés, les derniers chiffres pointés par l’UNRWA les estiment à 5 428 712. Le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies estime, à la date de février 2017, à près de 6 millions le nombre de déplacés internes en Syrie et près de 5 millions le nombre de Syriens réfugiés dans les pays voisins. En Irak, on dénombre à 4 millions les déplacés internes et ils sont près de 200 000 à avoir quitté Mossoul surtout depuis janvier 2017. Près de 245 000 Irakiens sont enregistrés dans les pays voisins, principalement en Turquie. Près de 10 millions d’Irakiens ont besoin d’assistance humanitaire.

La quasi-totalité des Israéliens juifs est exogène, près de 6 millions. Immigration et guerre permanente sont des conditions qui favoriseraient une surexpression de troubles mentaux conséquente.

La folie de la création du chaos

L’idéologie néoconservatrice, servie et mise en œuvre par des intellectuels autrefois de gauche et défroqués est le symptôme d’un désordre mental certain. Ces ex-apôtres d’une révolution mondiale et permanente sinon rien, ont été pris d’une mélancolie délirante quand les lendemains qui chantent se sont mis à sonner faux. La contamination des appareils de pouvoir communiste dans les pays du socialisme réel par l’illusion du bien-être que la société de consommation de masse a construite en Occident a précipité l’échec d’une société sans classe à l’Est. Ils ont prêché alors pour l’expansion du modèle qui prévaut dans le centre occidental. Ils ont oublié que ce modèle mûri pendant deux siècles doit son existence à une machinerie qui exclue la périphérie et sécrète sa propre périphérie en son sein. A mesure de sa dilatation, le centre se rétrécit, fonction de la concentration extrême du capital, pour tendre à devenir un point virtuel.

Un André Glucksmann a écrit et fait diffuser l’idée que toute révolution est par essence totalitaire, donc condamnable. Tout changement social radical émanant d’une conscience collective est récusé parce qu’il implique une contre-violence et une répression en réponse à celles des structures actuelles. Il ne reste alors plus qu’à organiser une violence déstructurant l’ordre de l’intérieur du pouvoir en place et laisser le chaos, c’est à dire l’atomisation totale et l’anomie générer un nouvel ordre politique.

Ils ne croient pas au progrès social mais se réfèrent à une Tradition factice, celles de valeurs ‘républicaines’ ou ‘démocratiques’. On sait au moins depuis Platon la fausseté des opinions qui s’affrontent sans dialoguer dans un régime où la majorité s’exprime, captive des discours sophistes. Ces valeurs quand elles se font heurter d’un doigt qui les sonde répondent qu’elles sont un vide abyssal. Le deuxième volet de leur légitimité, ils le puisent dans un sionisme qui est une falsification « djihadiste » d’une Tradition judaïque réinventée sous les traits d’un colonialisme le plus vulgaire. L’Indien d’Amérique de cette conquête à l’Est est remplacé par le ‘bon Palestinien est un Arabe mort.’

C’est alors que se tourmente la mère des nations modernes européennes à propos de son identité nationale, que surgit un ministère de l’identité nationale destiné à montrer la concurrence déloyale des cultures importées. Sans jamais nommer la pathologie majeure qui l’a mitée, l’américanisation à marches forcées depuis 1945. Puis sont nés les ministères de la Vérité qui vont punir toute parole non conforme, aboutissant à la confection d’un totalitarisme de la pensée, plus prégnant que celui initialement combattu car étendu à la planète.

S’apercevoir qu’une main plus que visible par le biais de Psy-Op, autrement dit manipulations mentales à l’échelle de sociétés, et d’officines prêchant la Liberté pour la culture c’est sans nul doute verser dans le complotisme paranoïaque.

Le chaos généralisé transposé au mental

Le présent indépassable, assujetti de plus à la loi du TINA, le ‘there is no alternative’, abolit l’histoire, la filiation, la généalogie. Il enferme dans la recherche du plaisir immédiat et sans entraves. Piètre jouissance que de ressentir le manque de la marchandise à venir. Pas de passé, (pas de culture française pour un candidat à la présidence de la France et destruction assidue des monuments des pays du Moyen Orient) sinon de pacotille et fantasmé, pas d’espace pour un en-soi, l’étant est un pure surface réceptacle d’injonctions pour un paraître, pas de liens entre les êtres réduits à de purs instants juxtaposés, voilà dressée une matrice pour la schizophrénie.

La surveillance extensive des comportements que n’a pu rêver l’Eglise avec ses confessionnaux est permise par une science réduite au technologisme, aux outils sitôt sur le marché que déjà obsolètes. Elle permet juste d’apprécier l’orthodoxie de ces comportements largement induits par une éducation « nationale » sans cesse réajustée et une propagande de tous les instants. Contrôle de la pensée et surveillance permanente ne sont-ils pas les deux maîtres symptômes du délire paranoïaque ? Les appareils domestiques, le téléviseur et le téléphone deviennent hostiles car ils transmettent faits et gestes à des centres qui les analysent et les stockent.

3 milliards de pervers  est le titre d’une encyclopédie des homosexualités parue en 1973. Y avaient collaboré entre autres Guy Hocquenghem, Jean Genêt, Gilles Deleuze, Felix Guattari et Michel Foucault, soit le chapelet d’intellectuels qui ont initié le libertarisme libertaire sociétal. Elle prétendait faire l’inventaire des comportements homosexuels affirmés comme subversifs vis-à-vis de l’ordre bourgeois dominant. Quarante après, l’homosexualité, étalée au grand jour, revendique un statut de normalité et se range dans les conformismes admis. Une orientation sexuelle ne pouvait être un ferment de transformation sociale.

 

Nous sommes maintenant 7 milliards de schizophrènes et de paranoïaques.

Des guerres et du sang pour les beaux yeux d’Israël

 

Le sujet n’est pas politiquement correct. Alors mettons directement les pieds dans le plat. Très peu de nos concitoyens savent à quel point les intérêts de ce petit état moyen oriental dicte notre politique militaire, mais aussi sociale et économique -entendez celle de « l’occident »-, c’est à dire de la France, de l’Europe et des Etats-Unis d’Amérique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si par exemple, nous avons mis la Russie de Vladimir Poutine sous embargo et avons perdu un partenaire économique de premier plan, ce n’est pas pour la promotion de la démocratie ukrainienne, mais pour une question d’influence politique et d’intérêts stratégiques. Vladimir Poutine s’opposait à une intervention militaire en Libye, et s’oppose à l’éviction de Bachar El-Assad en Syrie, deux projets activement soutenus par l’Etat Juif, comme Tsahal vient de le montrer récemment en détruisant des cibles de la coalition Iran-Syrie-Hezbollah sur le sol syrien. Officiellement, la Russie et Israël ne sont pas des états en guerre. Mais en géopolitique, il y a des plaques tectoniques, les évènements du dessus ont leurs raisons du dessous.

 Un peu d’Histoire géopolitique.

 On sait que la guerre Iran-Irak - un million de mort selon les estimations hautes- était activement alimentée en sous-main par les « américains » dans le but que les frères ennemis s’entretuent le plus longtemps possible. Cette version effroyable et terriblement cynique est racontée par des diplomates ayant eu fenêtre sur le conflit dans un documentaire historique diffusé sur la très sérieuse Arte. 

 Cette politique, est aujourd’hui celle du Likoud, le parti d’extrême droite au pouvoir en Israël. Elle a consisté ces dernières années à abattre tous les « dictateurs laïcs » non alignés des pays arabes sous prétexte d’opérations de libération « Freedom Irak », de « printemps arabes », au nom de la « démocratie », pour leur substituer des guerres civiles ethnico religieuse fratricides -Sunnites contre Chiites- dans lesquelles les ennemis d’Israël étaient encouragés à s’anéantir mutuellement. Effets secondaires bénéfiques : des juteux contrats d’exploitation des matières premières, d’armement ou de reconstruction au bénéfice de multinationales ; une immigration massive et artificielle qui constituera une main d’œuvre docile dans les pays de destination, principalement l’Europe ; et la création du fameux « terrorisme islamique » qui déborde largement les frontières moyen orientales et permet de justifier une politique anti musulmane dans le monde, mais aussi les « frappes préventives » de l’Etat Hébreux sur ses voisins. C’est pourrait-on dire « l’économie de la guerre » au moyen Orient telle qu’elle a été menée en France par le Ministre des affaires étrangères Laurent Fabius sous François Hollande - Souvenez vous de la phrase désormais célèbre du ministre « Le front Al Nostra fait du bon boulot ». Politique à laquelle Nicolas Sarkozy a souscrit avec la guerre en Libye, et qui avait été récusée auparavant par Jacques Chirac et Dominique de Villepin – le célèbre discours à l’ONU, qui aura accessoirement signé la fin de sa carrière politique. Politique menée comme on le sait par Bush père et fils et Barak Obama, à laquelle Donald Trump semble être opposé, ce qui pourrait être la cause première de ses problèmes d’impopularité auprès du « système » et de la presse inféodée. Qui s’oppose à cette politique dont Israël est le fer de lance fera l’objet d’un « média bashing ».

Une politique menée depuis longtemps…

 Les américains finançaient Al-Qaïda, « la base », des moudjahidins pour combattre les russes sur le sol Afghan dans les années 70-80 suivant une stratégie théorisée par l’ancien conseillé de Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski, dans un livre de référence « le Grand Echiquier ». Objectif : créer une ceinture islamique autour de l’ennemi russe pour le repousser « roll back » sur sa face orientale, pendant que du côté occidental on tenterait de retirer l’Ukraine, « état pivot » stratégique, de sa zone d’influence. Sans l’Ukraine la Russie ne serait plus un pays Européen ce qui était le but recherché. Dans son livre Brzezinski affirmait que la Russie n’accepterait jamais de voir sortir l’Ukraine de sa zone d’influence et qu’il fallait ménager ses susceptibilités. L’objectif étant bien sûr de parvenir à lui damer le pion en opérant de manière habile à plus ou moins long terme. Intéressant de remarquer également dans ce livre que les états européens - France comprise - sont nommés « états vassaux » des Etats-Unis et le Japon « protectorat américain ». Les termes ne sont pas utilisés de manière polémique, mais avec un souci d’exactitude du point de vue de la science politique, puisque c’est le conseiller du président américain Jimmy Carter qui l’écrit, alors qu’il est à la retraite avec le désir de faire œuvre utile pour les générations futures.

 Dans la continuité de cette politique qui n’a jamais cessé malgré les fameux attentats dit du 11 septembre, les années 2000 voient naitre « Daech » au moyen orient. Avec un acronyme qui sonne comme une marque de lessive, un nouveau groupuscule terroriste ultra violent constitué d’extrémistes religieux sincèrement fanatiques mais aussi de petits délinquants de banlieue, de simples immigrés désoeuvrés, déçus de l’immigration vont faire joujou avec des fusils d’assaut pour de l’argent frais qui abonde des pétro monarchies sunnites. L’existence de ce spectre promu et mis en scène par les médias l’état islamique ou encore « EI », permet à Israël de justifier sa politique de frappes préventives sur à peu près tous ses voisins dans un contexte ou le droit international vient enrayer ses visées expansionnistes et enfin, mais pas des moindres, de fabriquer l’ennemi musulman dans l’esprit de l’opinion publique occidentale. Samuel Huntington théorisera cette menace avec son « Choc des civilisations », un livre profondément malhonnête et médiocres mais néanmoins promus dans tous les médias. Pour les besoins de sa théorie, Huntington nous explique qu’il y aurait sept ou huit civilisations sur Terre, -retenez-vous de rire-, les brésiliens constitueraient une autre civilisation que la nôtre… On est effaré quand on lit l’ouvrage qu’une telle bêtise ait pu prospérer et être l’objet de vifs débats dans les médias les plus sérieux. Comment un livre aussi fantaisiste a-t-il pu trouver un écho ? Eh bien parce qu’il reprend le cantique de ce petit Etat moyen oriental qui détermine notre politique et dispose de relais très solidement installées dans les chairs du pouvoir aussi bien en France qu’aux Etats-Unis d’Amérique.  En fait l’auteur confond malhonnêtement et sciemment les mots « civilisation » et « culture ». On le comprend, un livre intitulé « le choc des cultures » n’aurait pas rameuté foule. 

 Si nous ne croyons pas au concept de « choc des civilisations » avec une prétendue civilisation musulmane qui aurait des aspirations différentes des nôtre, nous ne sommes pas en train d’affirmer pour autant comme certains qui ont le gout de l’intrigue, que le Mossad pose des bombes. Le billard est un jeu qui se joue à trois bandes, il en va de même de la stratégie géopolitique. Nous affirmons néanmoins que nos interventions militaires ou stratégiques dans un certain nombre de pays arabes (Irak, Libye, Syrie) ont eu pour conséquence directe des guerres dans lesquelles ont été mutilées des millions de famille, créant ainsi de véritables pouponnières de terroristes qui, une fois financés et armés, allaient répandre la terreur islamique sur la planète entière. Par la force de ces attentats, Israël qui aurait dû ne rester qu’un micro état relativement insignifiant entouré de pays hostiles est devenu au fil des ans un « allier » incontournable au centre du jeu géostratégique planétaire. D’un point de vue géopolitique en soixante ans Israël parvenait ainsi à se placer au centre du monde.

 En France, après les attentats de Charlie Hebdo le slogan « je suis Charlie » vient remplacer opportunément le « nous sommes tous palestiniens ».

Netanyahou, le premier ministre d’extrême droite Israélien déclare « maintenant la France est au coude à coude avec Israël ». Entendez, maintenant la France vit dans la même réalité qu’Israël. Il convient de décoder le message : on vous avait prévenu, c’est arrivé. N’allez donc plus manifester en scandant « nous sommes tous palestiniens » quand nous tuons collatéralement des enfants palestiniens dans la bande de Gaza. Vous voyez maintenant à qui nous avons à faire. Venez donc entonner « je suis Charlie » avec nous. Les français choqués par les attentats, rabattus et manipulés par les médias allaient scander en masse « Je suis Charlie » place de la République. Pour la plupart d’entre eux très peu conscients de la signification profonde de cette profession de foi au nom de la liberté d’expression. Vu que Charlie Hebdo c’était fait une spécialité d’insulter la religion des musulmans, aller scander « je suis Charlie » signifiait « moi aussi je revendique le droit d’insulter ta religion au nom de ma liberté d’expression ». Si la guerre des civilisations n’existait pas, tout était fait pour lui donner forme. Les Julien Dray et autres tenants de l’SOS racisme passaient avec une facilité déconcertante de « touche pas à mon pote » à « mon pote est un terroriste ». Le musulman après avoir été invité, excusé et assisté par le socialiste de la gauche mitterrandienne devenait le bouc émissaire responsable de tous les problèmes de la société française et le « terrorisme islamique » le sujet numéro un rabâché à longueur de journée par nos médias et par conséquent par nos marionnettes politiques en quête d’électorat facile. Des romanciers comme Houellebecq donnaient un coup d’accélérateur à leurs carrières en « chiant sur les musulmans » pour reprendre les mots de l’auteur. Tout le monde désormais était invité à cracher sur le musulman aux heures de grandes écoutes, et en premier lieu sur les chaines du « sevice public ». Cette campagne de haine était promue par les même médias de « gauche » qui promouvaient auparavant l’immigration et vous invitent aujourd’hui à l’accueil des réfugiés Syriens au nom du principe de solidarité en vous montrant pour la cause des photos d’enfants morts sur nos rivages méditerranéens. Je nomme à titre d’exemple le très pervers « Libération » propriété de Patrick Drahi. Une opération rondement menée sur trente ans. Si nos élites politiques de « gauche » et de « droite » ont une vision à 5 ans de ce que sera leur politique, l’état profond qui les finance fait lui ses plans sur des périodes de temps beaucoup plus longue que ces intermèdes électoraux insignifiants puisque c’est toujours lui qui gouverne.

 Il est possible de faire un dessin qui synthétise la situation dramatique qui a été fabriquée en France ces vingt dernières années par la presse subventionnée avec votre argent. Imaginez une scène de corrida telle que représentée habituellement sur les bonne vieilles gravures : voyez à la place de la grosse bête à corne épuisée et ensanglantée, les yeux mi-clos, le « français de souche », comme on l’appelle. Je vous laisse deviner qui tient l’épée et mène la dance, avec son beau costume de lumière. Et qui est le chiffon rouge que l’on agite sous les yeux de la bête. Le taureau avec la cocarde bleu blanc rouge va-t-il charger le toréador en habit de lumière ou le chiffon rouge avec un croissant jaune ? Nul ne le sait, mais la pauvre bête est au milieu de l’arène, jeu de toutes les spéculations.

 J’accuse cette presse subventionnée de nous abreuver de haine et de nous conditionner à la guerre. J’accuse Libération, La Parisien, Le Monde, Le Figaro, Le Journal du Dimanche, les échos, TF1, France Télévision, BFMTV, de distiller le mensonge avec notre argent en construisant jour après jour une opinion publique « anti musulman », « anti russe », et on l’a vue dernièrement « anti chinois », pour préparer le terrain à la guerre contre des prétendus ennemis, qui sont d’abord les ennemis d’Israël : les pays arabes musulmans, la Russie, et bientôt, la Chine. Emmanuel Macron, ex Rothschild, n’a-t-il pas pour programme de rétablir le service militaire ? La petite mesure à 15 milliards d’euros de ce candidat -qui a emprunté des millions aux banques pour financer sa campagne sans que ça n’émeuve personne - fait rire aujourd’hui et suscite les moqueries. Elle n’est pourtant pas anodine dans le contexte belliqueux dans lequel nous sommes entraînés et pourrait bien faire pleurer beaucoup de monde demain. Tout cela évidemment constitue la politique des « progressistes » et des « démocrates ». Car la guerre parfois doit être faite au nom de la paix comme nous l’explique Zbigniew Brzezinski dans Le Grand Echiquier. C’est le glaçant « La guerre, c’est la paix » de 1984, le livre d’anticipation de Georges Orwell qui décrit l’Etat totalitaire moderne. On y est. « Vos restrictions de liberté, c’est votre sécurité » entend-on aujourd’hui. Et vous êtes d’accord, n’est ce pas ?

 

 Ceci pour conclure qu’il est peut-être urgent que nos intellectuels –je parle de ceux qui ne sont pas totalement inféodés au système et même de ceux qui le sont- prennent leurs responsabilités et fassent preuve d’un peu de courage, d’un minimum d’humanité sinon de justice, ou bien tout cela risque de très mal se terminer. C’est l’avenir des générations futures qui est en jeu, probablement l’avenir de nos enfants. Si vous pensez que je suis un oiseau de mauvais augure, ou un vulgaire polémiste « conspirationniste », révisez votre histoire. Pas seulement celle qui est enseignée dans les manuels scolaires. Je ne crois pas comme Hannah Arendt à l’existence d’un mal absolu qui n’aurait pas de cause et ne souffrirait pas d’explication. L’Histoire et les grands évènements humains qui la compose répond à des causes, tout comme les phénomènes météorologiques. Si nous voulons éviter la guerre, nous devons être vigilants, d’une part à préserver nos ressources naturelles et l’accès juste à tous à ces ressources, et d’autre part à ne pas nous laisser emporter dans des luttes de pouvoir au profit de l’intérêt de minorités pour le plus grand malheur du monde. Ne pas dénoncer l’injustice, c’est en être le complice. Les guerres de demain ce sont les injustices d’aujourd’hui. Ce que nous voyons, il faut le dire. Cela nous permet de nous corriger. Si nous corrigeons nos injustices, nous pourrons éviter la guerre. Dans cette logique, nous devons suivre quelques principes fondamentaux : faire preuve d’amour, être justes avec nos semblables et bien nous informer. Ne jamais céder à la tentation de la vindicte populaire. Dire non au racisme.

Mélenchon peut-il être en finale le 7 mai ?

Que ce soit en termes d’intentions de vote ou d’image personnelle, les sondages sont, à moins de trois semaines de l’élection présidentielle, incontestablement favorables à Jean-Luc Mélenchon. Cette dynamique permettra-t-elle au leader de la France Insoumise d’accéder au 2e tour du scrutin en induisant un séisme dans le paysage politique français ? 

Les dernières enquêtes conduites par les instituts de sondage sont toutes convergentes et montrent une nette progression de Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la France Insoumise possède en effet entre 3,5 et 5 points d’avance sur Benoît Hamon, le candidat du Parti Socialiste, menacé dorénavant de tomber sous les 10 %. Un score à un chiffre qui, pour le PS, prendrait la forme d’un camouflet, un étiage aussi bas n’étant plus arrivé depuis... 1969, année où Gaston Deferre (5,01 % pour la SFIO) avait été très nettement devancé par Jacques Duclos (21,27 % pour le PCF).

Les intentions de vote en faveur de Mélenchon sont désormais mesurées à 15 ou 16 % dans les dernières enquêtes, ce qui place le candidat de la FI au plus haut niveau qu’il avait atteint avant le 1er tour de la présidentielle de 2012. Gageons que cette progression n’est sans doute pas terminée. À ces données encourageantes viennent en effet s’ajouter les résultats d’enquêtes qualitatives positives pour le candidat de la FI dont l’image – délestée des excès de son goût passé pour « le bruit et la fureur » – s’est très nettement améliorée depuis la précédente campagne et a incontestablement bénéficié du débat organisé le 20 mars sur TF1. Si l’on en croit l’Ifop pour le JDD (2 avril), Mélenchon, à l’écoute des Français pour 76 % des sondés, possède même une stature présidentielle pour 46 % du même panel et une véritable capacité à réformer le pays pour 49 % des personnes interrogées.

Des qualités reconnues qui devraient en faire l’un des favoris de la présidentielle. Or, la perspective d’une qualification de Mélenchon pour le 2e tour relève encore de l’infime probabilité. La France Insoumise, toujours – et sans doute sciemment – affublée de qualificatifs d’« extrême-gauche » et de « populiste » dans les médias libéraux, peine effectivement à conquérir de nouvelles voix hors de l’électorat de progrès pris au sens large, autrement dit en incluant les sympathisants de Hamon, clairement dissidents de la ligne politique hollando-vallsiste. Ce constat est assez facile à démontrer : d’enquête en enquête, le total cumulé des intentions de vote en faveur de Mélenchon et Hamon oscille entre 24 et 25 %, l’un gagnant ce que l’autre perd dans une stratégie qui pourrait se révéler perdant-perdant si aucun des deux ne prend un ascendant décisif sur son concurrent.

Mélenchon a-t-il pris cet « ascendant décisif » sur Hamon ? C’est probable : grâce à ses indéniables talents d’orateur, à sa détermination sincère, et à la solidité d’un projet collectif – L’Avenir en commun – au service des classes moyennes et populaires dans le cadre d’un renouvellement des institutions, le leader de la France Insoumise transcende les foules qui assistent à ses meetings et rallie à sa candidature de nombreux transfuges d’un Parti Socialiste en pleine déliquescence. Dès lors, Hamon semble condamné à « jouer les utilités » comme l’on dit au théâtre, ou plutôt les « inutilités » pour la cause des progressistes de gauche dont il s’affirme pourtant le champion légitime.

Rompre avec le libéralisme

Hamon inutile, il est probable qu’une partie de son électorat le lâche dans les prochains jours pour aller soutenir Mélenchon, devenu de facto le leader de la gauche de progrès. Une mobilité qui pourrait de surcroît être encouragée par la perspective de voir le candidat de la France Insoumise en mesure de dépasser le présumé délinquant Fillon, tant ce dernier inspire un profond dégoût dans le pays. Cela étant, il est évidemment difficile d’estimer a priori le volume de cet apport de voix socialistes en rupture avec Hamon. On peut cependant présumer que, nanti de ces nouveaux soutiens en sa faveur, Mélenchon pourrait flirter avec les 20 % d’intentions de vote, ce qui serait déjà un résultat remarquable pour un candidat issu de la gauche dite « radicale ».

Un tel score ne serait toutefois pas suffisant pour accéder au 2e tour de la présidentielle, eu égard au socle solide de Le Pen et aux effets du vote utile pro-Macron, induit tout à la fois par l’insigne faiblesse de Hamon à gauche et le rejet moral de Fillon dans une partie significative de l’électorat de la droite et du centre. Sauf grave accident de parcours de l’un ou l’autre des deux favoris actuels, la barre de la qualification risque par conséquent de rester trop élevée.

La qualification est-elle impossible pour autant ? Sans doute pas. Mais il faudrait pour cela que Mélenchon soit en mesure d’aller reconquérir les anciens électeurs de gauche qui, écœurés par des décennies de confusion de type « UMPS », ont progressivement tourné le dos à leur camp d’origine pour aller grossir les rangs de l’abstention et du Front National. À l’évidence, il y a là un important vivier d’électeurs que la perspective d’une réforme de la gouvernance et du positionnement des citoyens au centre de l’action politique pourrait séduire. D’où l’intérêt de diffuser le plus largement possible « L’Avenir en commun ».

 

Le 23 avril, l’enjeu sera limpide : soit les électeurs soutiendront le projet de la France Insoumise pour rompre avec la ligne libérale et les régressions sociales qui prévalent depuis plusieurs quinquennats ; soit ils opteront pour un duel opposant le 7 mai deux des trois candidats suivants : 1) un jeune loup proche de l’oligarchie et partisan de l’ubérisation de la société ; 2) une candidate nationaliste et xénophobe aux amitiés sulfureuses ; 3) un imposteur doublé d’un escroc ayant érigé la cupidité en modèle de vie pour lui-même, et l’austérité cynique pour les classes populaires !

Tout ce qui ne va pas avec François Fillon

 

Aujourd’hui, il semble plus que probable que la candidature de l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy se terminera par un échec dès le premier tourPar-delà toutes les affaires qui entourent le candidat, toute cette campagne a également révélé la personnalité du candidat des Républicains. Et s’il a uni les militants de droite, bien d’aspects le disqualifient complètement.

Le Hollande des Républicains ?

 

Finalement, ce qui est frappant avec François Fillon, c’est que malgré un style radicalement différent de celui de Nicolas Sarkozy, on retrouve bien des similitudes avec l’ancien président, et notamment les postures qui sont prises un peu rapidement, sans forcément penser au lendemain. Bien sûr, le candidat de la droite peut paraître cohérent dans son discours, dont on peut trouver les racines dans son évocation d’un état en faillite. Mais cela est un peu complaisant tant son parcours est sinusoïdale. De Séguin à Thatcher, il y a tout de même de la marge, même si cet original, sans doute par les sondages alléché, avait trouvé le moyen de soutenir Balladur en 1995, en contradiction avec son chef de fil.

 

Et pour une personne soucieuse des finances publiques, il a orchestré une dégradation des comptes publics un peu contradictoire en arrivant à Matignon. D’ailleurs, il ne semble pas forcément tenir tant que cela à ses idées. Si Benoît Hamon a profondément retravaillé deux fois son projet de revenu minimum, François Fillon fait de même avec bien des idées qu’il avait mises en avant pendant la campagne des primaires. Son projet sur la santé a été retravaillé, et les 20 milliards d’économies demandées aux collectivités ont été divisées par trois la semaine dernière devant les élus, dans un retournement digne de François Hollande, qui en dit long sur le caractère du bonhomme et le sérieux de ses propositions.

 

De même, après avoir promis de supprimer un demi-million de postes de fonctionnaires, il exclut certaines catégories (notamment dans la sécurité et la santé), ce qui amène à se demander comment cela pourrait bien être possible étant donné que nous manquons également de professeurs. Bref, se dessine l’image d’un homme qui semble avancer des chiffres ou des propositions fortes pour marquer, sans se soucier le moins du monde de la réalité, quite à rétropédaler ensuite, en somme un petit politicien inconséquent à la Hollande bien loin de son image de sérieux. D’ailleurs, c’est exactement ce qui s’est passé quand il avait dit en janvier qu’il se retirerait de la campagne s’il était mis en examen.

 

En somme, François Fillon n’est que le énième avatar de ces hommes politiques prêts à dire tout en son contraire pour se faire élire, sans même se soucier de la réalité ou des conséquences, et prêts à toutes les contorsions. Il n’y a rien de sérieux dans le comportement de ce candidat pas moins inconséquent que Nicolas Sarkozy ou François Hollande, dont il reprend bien des aspects négatifs. Et même si le flux continu de révélations dans un calendrier ne semblant lui laisser aucune chance est troublant, cela fait tout de même apparaître un candidat à la moralité questionnable et les fluctuations erratiques de sa défense indiquent aussi une utilisation parfois déraisonnée des postures médiatiques.

  

 

En étant un peu sévère, cette campagne me fait apparaître François Fillon comme une sorte de François Hollande de droite, qui, pour essayer d’enfiler un costume trop grand pour lui, s’abandonne à des postures complètement abracadabrantesques sans même réfléchir à leurs implications. Il n’est pas plus sérieux que le triste président sortant et sa chute serait sans doute bienvenue pour la France.

François Sarkozy ou Nicolas Fillon...

On a découvert, ces derniers mois, un nouveau François Fillon : empêtré dans des affaires, il n'a cessé de pratiquer le déni, le mensonge, le reniement...

Et si le collaborateur dépassait le maître ? Et si François Fillon avait pris des leçons auprès de Nicolas Sarkozy ? Et s'il s'inspirait de l'ancien chef de l'état ?

François Fillon aime bien plaisanter sur Macron, "Emmanuel Hollande"... c'est ainsi qu'il l'appelle.

Et si François Fillon n'était, lui-même, que l'avatar de Nicolas Sarkozy ? Et si l'élève surpassait le maître ?

Lui qui a osé déclarer : "Je vous le dis les yeux dans les yeux, ici : jamais les juges ne pourront démontrer que l’emploi de mon épouse était fictif. Jamais, jamais." Pas de preuves, pas de délit...

François Fillon a été à la bonne école... Il a appris la rouerie, la ruse, la tromperie, auprès d'un certain Nicolas Sarkozy.

Comment pourrait-on s'en étonner ? François Fillon n'a fait qu'appliquer, pendant des années, le programme de son maître.

Comme Nicolas Sarkozy, il se propose de s'attaquer aux fonctionnaires, aux enseignants : augmentation du temps de travail, suppression de 500 000 emplois publics en 5 ans, institution de 2 jours de carence...

On se souvient des effets négatifs de cette politique éducative : la suppression massive de postes d'enseignants avait eu des conséquences graves... classes surchargées, effectifs pléthoriques, baisse du niveau des élèves.

On se souvient de ce slogan célèbre : "Travailler plus pour gagner plus..."

Fillon, au cours de cette campagne, renoue avec les méthodes sarkozystes : il attaque et dénonce les médias, il déforme la vérité, il avait affirmé, par exemple, que 200 000 français étaient présents au Trocadéro, pour le soutenir, en fait 45 000 personnes s'étaient déplacées.

Désormais, ce sont des sarkozystes qui l'entourent et le soutiennent, dans sa campagne électorale : Christian Jacob, François Barouin, Luc Chatel.

Nicolas Sarkozy a été, lui aussi, mis en examen, pour l'affaire Bygmalion.

Comme son mentor, François Fillon droitise sa campagne : il a ainsi ajouté une nouvelle mesure répressive à un programme qui en compte déjà un certain nombre : l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Une idée défendue par Nicolas Sarkozy, lors de la primaire.

C'est indéniable : Fillon s'inspire de Sarkozy.

Et ces deux personnalités qui semblaient si différentes sont finalement assez proches.

François Sarkozy, Nicolas Fillon : n'est-ce pas le retour du petit Nicolas dans ses oeuvres et ses magouilles ?

 

 

François Fillon 2007-2012 : de la faillite à la ruine !

 

Cinq ans après, nous avons désormais tous les chiffres. Incontestables, ils valent mieux qu'un long discours et qu'une dispute purement stérile et politicienne entre la droite et la gauche. Allons droit aux chiffres et voyons le bilan de François Fillon pour la période 2007-2012. Fillon qui disait, en septembre 2007 : "Je suis à la tête d'un État en faillite !". Suite à ce constat sévère et sans concession, qu'a-t-il fait de la France, ce grand donneur de leçons ?

* Dette de l'État stricto sensu (source INSEE, "encours de la dette négociable") :

- en 2007 = 921 milliards ; en 2012 = 1 386 milliards. Soit + 465 milliards (hors organismes sociaux et collectivités territoriales, soit +50%.

- en 2016 (Hollande) = 1 620 milliards d'euros, soit +17%.

Bilan défavorable à François Fillon !

* Dette de la France au sens de Maastricht (source INSEE) comprenant toutes les dettes : État + organismes sociaux et collectivités territoriales :

- en 2007 = 1 252 milliards ; en 2012 = 1 868 milliards. Soit + 616 milliards (au 31/12/2012), soit + 49%.

- en 2016 (Hollande)= 2 147 milliards d'euros, soit + 15%.

Bilan défavorable à François Fillon !

* Croissance économique (source INSEE) :

- en 2007 = + 2,3% ; en 2012 = + 0,2%. En quasi-récession !

- en 2016 (Hollande) = + 1,1%

Bilan défavorable à François Fillon !

* Balance commerciale (source INSEE : FAB-FAB) :

- en 2007 = − 42 milliards ; en 2012 = − 67 milliards. Soit une détérioration de 59%.

- en 2016 (Hollande) = - 47 milliards d'euros, soit 30% d'amélioration.

Bilan légèrement défavorable à François Fillon, mais à mitiger, car notre pays perd des parts de marché, de manière endémique, et n'arrive toujours pas à imposer ses produits à l'international. C'est notre compétitivité hors-prix (prochain article) qui est en cause.

* Taux de chômage (source INSEE, au sens du BIT) :

- en 2007 = 7,1% ; en 2012 = 9,7%. Soit une détérioration de 260 points de base.

- en 2016 (Hollande) = 9,7%, soit + 0 point de base.

Bilan défavorable à François Fillon ! Hollande a quand même perdu son pari d'inverser la courbe du taux de chômage (c'est celle-là qui compte. Non celle en nombre de chômeurs, qui est stupide !).

* Destruction d'emplois, c'est-à-dire de postes de travail (source INSEE, "ensemble des secteurs marchands (hors agriculture)") :

- en 2007 = 16,3868 millions ; en 2012 = 15,9541 millions. Soit une destruction de 432 700 emplois.

- en 2016 (Hollande) = 16,1749 millions. Soit une création de 220 800 emplois.

Bilan encore défavorable à François Fillon !

Alors ! prendre un pays en faillite, en 2007, et le conduire à la ruine en seulement 5 ans, il fallait quand même le faire. François Fillon l'a fait ! Au regard de ces chiffres, que tout le monde connaît désormais, le terme de ruine, pour l'état de la France qu'a laissé Fillon à Hollande, en 2012, paraît bien adapté. D'ailleurs, c'est à cause de François Fillon − et de son chef : Paul Bismuth − que notre pays a aussi perdu son triple A, le 13 janvier 2012.

Ayant la mémoire courte, François Fillon répète encore aujourd'hui, que la France est à nouveau en faillite − comme celle que Chirac lui a laissée en 2007. Il ose même dire que le quinquennat de François Hollande "est apocalyptique". Apparemment, c'est une constance chez Fillon de voir la paille dans l'œil des autres et, dans la foulée, de nier tout ce qu'on lui reproche... même d'avoir piqué dans la poche du contribuable. Heureusement pour nous, les faits chiffrés parlent définitivement contre François Fillon.

Malgré son triste bilan (2007-2012) et toutes ses affaires, Fillon voudrait encore gouverner ! De qui se moque-t-il… hormis des intuitions de son pays ?

Il est vrai que "Mister Nobody" a repris du poil de la bête depuis qu'il est accablé par 7 chefs d'inculpation. Faut-il pour autant lui confier, à nouveau et pour 5 ou 10 ans, les clés du pays et lui procurer ainsi l'immunité présidentielle, qu'il recherche éperdument pour la même durée ?

Non ! cela sera scandaleux et totalement irresponsable. De plus, notre pays est depuis 2 mois la risée du monde, alors imaginez que François Fillon ou même Marine Le Pen arrive au pouvoir ?

 

Crédit photo : businessinsider.com

Chez AgoraVox on vote Mélenchon et Asselineau

Sur Agoravox un sondage est en cours pour savoir comment on vote sur ce site pour les présidentielles.

 

Les résultats sur près de 9000 votants sont en complète contradiction avec les instituts de sondage des médias traditionnels.

Sondage 

 

Mélenchon 27% 

Asselineau 22%

Marine Le Pen 13%

Fillon 8%

 

Macron 7%

Sondage Medias

Marine Le Pen 24%

Macron 24%

Fillon 19%

Mélenchon 15%

Asselineau 1%

 Comment une telle distorsion est-elle possible ?

Sur ASSELINEAU on passe de 1% dans les médias traditionnels à 22% sur Agoravox

Sur MACRON ET MARINE LE PEN on descend de 24% sur les médias traditionnels à 8% pour marine Le Pen et 7% pour F. Fillon

Là où les sondages se rejoignent en partie, c'est sur MELENCHON.

il fait une remontée spectaculaire, certains le donnent à 17% aujourd'hui

Mais il ne faut pas qu'il se trompe de cible, dépasser FILLON ne sert à rien, il faut prendre la place de MACRON, le socle d'électeurs de ce dernier est le plus indécis, le plus friable, contrairement à celui de MLP, c'est là qu'il faut frapper fort.

Il est possible qu'on retrouve un duel que je prévoyais depuis longtemps

MARINE LE PEN - MELENCHON

 

Quelles seraient les raisons des autres résultats d'intentions de vote tellement opposés ?

 Plusieurs hypothèses qui peuvent s'ajouter et non s'opposer.

 Premier élément

Alors on le sait les instituts de sondages relayés par les médias conventionnels se sont lamentablement plantés ces derniers temps, mais quand même pas à ce point.

C'est vrai, Fillon largué dans les primaires et qui rafle la mise

c'est vrai, Hamon largué au départ d'après les sondeurs, et qui rafle la mise et la trahison, et s'écroule dans les intentions de vote

 

C'est vrai pour le Brexit, c'est vrai pour la surprise Trump si on sort de chez nous.

https://blogs.mediapart.fr/anne-marie-plissonneau/blog/220212/les-instituts-de-sondage

 

Deuxième élément.

On peut supposer que certains sondages sont orientés par ceux qui les commandent, pour forcer les votes. Certains instituts de sondages ont des patrons très marqués politiquement.

BVA et CSA appartiennent au groupe Bolloré

Ipsos au groupe Pinault- Rotschild (Tiens Rotschild ça ne vous dit rien ?)

 

IFOP Laurence Parisot MEDEF

On est en droit et en devoir de se poser des questions

Dans quelle mesure les instituts de sondage relayés par les médias influent-ils sur le comportement des individus ou des groupes ?

Quels sont les liens entre les propriétaires des instituts de sondages, les grands médias qui ont souvent les mêmes propriétaires et les hommes politiques ?

 Blog Médiapart

https://blogs.mediapart.fr/anne-marie-plissonneau/blog/220212/les-instituts-de-sondage

 Autre élément.

Ceux qui fréquentent les médias alternatifs comme Agoravox, ont deux caractéristiques

Il ont souvent une imprégnation politique bien marquée, ils sont aussi quelquefois engagés, actifs et surtout nourris par des informations diverses et multiples qui préservent leur liberté de penser, car il ne puisent pas leurs informations que dans les médias traditionnels univoques.

Le meilleur exemple et qui me réjouit est leur attitude envers le candidat du pouvoir et des médias MACRON qu'ils rejettent loin des favoris à 7% derrière Marine Le Pen et Fillon. Le système MACROLLANDE ils ont compris eux.

On pourrait les juger orientés majoritairement plutôt à gauche, mais la place d 'Asselineau qui pour moi est plutôt à droite corrige en partie ce jugement.

 Un lien net entre Mélenchon et Asselineau, leur refus de l'Europe.

 Ce qui est certain c'est que sur Agoravox

On n'est pas formaté par les médias, on a su résister

On semble d'accord pour renverser la table,

Sortir les sortants, je crois est le moteur principal.

Sortir du carcan de l'Europe, parait le désir majoritaire vu le choix des candidats, on veut du changement, et on accepte les risques éventuels,

Tout sauf reprendre 5 ans de Hollandisme à travers MACRON
 

Cette attitude est enrichissante, courageuse, signe d'esprits libres et contestataires. On refuse d’être des Moutons de Panurge.

On note aussi un véritable esprit citoyen,

Seulement 5% pensent s'abstenir.

 

C'est encourageant.

Des dérives de la com’ : merci Coluche !

 

  

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« Je trouve que la télévision à la maison est très favorable à la culture. Chaque fois que quelqu’un l’allume chez moi, je vais dans la pièce d’à côté et je lis » (Groucho Marx). Il existe deux manières de traiter un sujet important et grave, soit l’aborder avec sérieux, soit l’aborder avec humour. La seconde branche de l’alternative présente, à l’expérience, y compris la plus récente, de nombreux avantages non négligeables. La problématique de la qualité et de la pertinence de l’information en cette période de surinformation (Cf. les chaînes d’information en continue) n’échappe pas à la règle1. Michel Rocard méditait avec une lucidité aiguisée sur l’incompatibilité entre le devoir de vérité et les outrances de la démocratie d’opinion.

 

L’humoriste Coluche, si décrié en son temps pour sa prétendue vulgarité et son humour dérangeant, nous en administre chaque jour la preuve dans un sketch qu’on ne se lasse pas de réécouter tant il est frappé au coin du bon sens populaire et tant il n’a pas pris la moindre ride2. Faut-il que la politique soit le domaine du mensonge pour que le parler-vrai soit stigmatisé telle une bizarrerie. Au lieu de se livrer à une exégèse de son texte, nous avons privilégié une approche sélective, ne retenant que quelques-uns de ses passages les plus savoureux pour les passer au crible de l’actualité, y compris la plus tragique. Face à cette démocratie post-factuelle, la presse semble désarmée.

« A LA TÉLÉVISION, ON NE PEUT PAS DIRE LA VÉRITÉ, IL Y A TROP DE MONDE QUI LA REGARDE »

Avoir le courage de supporter les cinquante minutes d’informations présentées par les journaux télévisés de 20 heures sur TF1 et Antenne 2 relève de l’apostolat, de la gageure, voire du masochisme tant la médiocrité le dispute à la vacuité. Hormis quelques exceptions, les informations de politique étrangère sont habituellement survolées en quelques minutes, si ce n’est quelques secondes par un « en bref » du présentateur liseur de prompteur. Nous atteignons souvent le degré zéro de l’information au sens noble du terme : fait objectif recoupé, accompagné de commentaires subjectifs des tenants des thèses antagonistes… pour permettre au téléspectateur de se faire par lui-même sa religion. Rien de tout cela. L’époque est au panurgisme médiatique, aux « perroquets à cartes de presse », aux experts auto-désignés, aux toutologues des temps modernes, aux jugements péremptoires à l’emporte-pièce, à une candeur déconcertante.

Dans ce contexte, la vérité y est floue, impressionniste, à géométrie variable. Ce n’est un secret pour personne que « Les hommes d’État passent leur temps à changer d’avis et à mentir – c’est la règle du jeu en politique »3. Comme dit l’autre, même si c’est grotesque, plus le mensonge est gros plus ça passe. La crise syrienne constitue l’exemple type de cette information biaisée. Les faits y sont relatés au prisme d’une vérité officielle, si fréquemment contredite par la réalité. Quid de la prétendue opposition modérée dont on nous rabâche les oreilles et dont on ne trouve aucune trace si ce n’est dans quelques salons parisiens ? Où sont ceux (Laurent Fabius repris en boucle par des journalistes béats d’admiration pour notre Talleyrand au petit pied) qui annonçaient, de manière péremptoire, le départ imminent de Bachar Al-Assad à l’été 2012 ? Ou sont ceux qui exigeaient d’exclure l’Iran et la Russie du processus de négociation ? On pourrait multiplier les exemples !

Le reste est à l’avenant. On l’aura compris l’objectif n’est pas de parvenir à la manifestation de la vérité mais tenter de faire le buzz en vendant son âme au diable et en oubliant les règles élémentaires de la déontologie du journaliste.

« DANS LES JOURNAUX, ON PEUT ENCORE EN TROUVER (DES VÉRITÉS), IL Y A PEU DE GENS QUI LES LISENT »

Il est vrai que, durant la dernière décennie, la presse écrite a vu ses tirages fondre comme neige au soleil sous les coups de boutoir des médias en ligne. Les journaux dits de référence se transforment lentement mais sûrement en journaux à sensation, jouant désormais dans la cour des tabloïds de caniveau. A l’occasion, et en se livrant à un véritable travail de bénédictin, on peut trouver quelques informations pertinentes, passées sous silence par les médias « mainstream » et, surtout, par les chaînes d’information en continu. C’est un véritable jeu de piste, une sorte de chasse au trésor, un travail de chercheur d’or auquel il convient de se livrer pour trouver la pépite qui éclaire le sujet d’un jour nouveau. Mais, il n’est pas toujours aisé de séparer le bon grain de l’ivraie4. Inflation et répétition ne riment pas nécessairement avec qualité et pertinence en matière d’information. Sans trop se tromper, ce serait plutôt le contraire.

Pour ne pas le nommer, le quotidien Le Monde poursuit sa descente aux enfers tant il manque de sérieux et d’exigence éditoriale, évoluant au gré du vent et de la mode5. Ces dernières années, ces derniers mois sont marquées au sceau de l’indigence et de l’inconséquence. Ses plus fidèles lecteurs ne se sont-ils pas rebellés6 en découvrant le contenu de l’un des derniers numéros de son magazine M Le Monde consacré aux exploits sexuels de la vedette du film porno, Rocco Siffredi, photos et textes sans la moindre retenue à l’appui ?7 Sans être trop bégueule, où va-t-on pour un quotidien qui se veut être une référence pour l’élite de la nation ? Malheureusement, il n’est pas le seul à pratiquer cette course aux sensations fortes. Le Figaro lui emboîte le pas sur un mode mineur8. L’Obs fait de la surenchère racoleuse et tapageuse, le tableau « L’origine du monde » de Gustave Courbet (exposé au musée d’Orsay) à la une9. Où sont les vérités objectives ?

C’est à se demander si le monde du XXIe siècle est le monde des bisounours à tel point que les multiples crises internationales qui le secouent n’ont aucune importance. Mensonges et exagérations ont toujours fait partie du répertoire politique. L’important est que suffisamment de gens y croient. Comment opposer de la complexité à des visions manichéennes et simplistes du monde ?

« MAIS ON S’AUTORISE À PENSER DANS LES MILIEUX AUTORISÉS »

Qui sont donc ces personnalités aussi importantes qu’elles peuvent se permettre de penser en lieu et place du citoyen normal ? Nous parvenons ainsi au sommet de l’hypocrisie de la politique de com’ des temps modernes portée par les hordes de communicants qui encombrent les cabinets ministériels. L’exemple le plus parlant est celui de Gaspard Gantzer à l’Élysée, « l’homme qui murmure à l’oreille du président », celui qui abreuve de ses éléments de langage les journalistes accrédités au château et qui a un rôle aussi important que le coiffeur du chef de l’État. Que découvrons-nous ? Que les journalistes ne sont pas capables de réfléchir par eux-mêmes et qu’ils ont besoin qu’on le fasse à leur place ! C’est tellement plus simple même si l’on se transforme en porte-voix du pouvoir politique en place. Cela peut vous valoir l’honneur de voyager dans l’avion présidentiel, d’être convié à déjeuner ou à dîner aux frais du contribuable à l’Élysée !

Que dit le président de la République sur le sujet ? « Qu’est-ce que j’ai retenu… Et qu’un journaliste, même un bon journaliste, un même journaliste sérieux, on peut toujours le guider, l’orienter. C’est le jeu. D’autant qu’un journaliste est contraint : il doit faire un papier dans un délai très court avec souvent des informations parcellaires. Il suffit donc de lui donner le bon angle, la bonne approche et la bonne information, parfois même une information bidon, ça fonctionne. C’est encore plus vrai aujourd’hui »10. Nous touchons ainsi aux maux de notre société médiatique. Tout d’abord, les journalistes jouent le rôle des « idiots utiles » de la démocratie moderne en se faisant manipuler. Ensuite, nous sommes au cœur de la société de connivence dans laquelle il n’y a pas de séparation nette entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique. Montesquieu doit se retourner dans sa tombe ! Enfin, nous sommes loin de la déontologie et de l’éthique dont on nous rebat les oreilles.

Tout ceci est révélateur d’une dérive de type nord-coréen des démocraties occidentales sans que cela ne gêne outre mesure nos droits-de-l’ hommistes et autres moralisateurs en continu. Quand les journalistes Accepteront-ils de se plier à une déontologie stricte qui lève tout soupçon sur leur partialité ?

« MAIS NE RIGOLEZ PAS, C’EST AVEC VOTRE POGNON, PAS AVEC LE LEUR »

La formule est jolie, ciselée. Il n’y a rien à rajouter à cet extrait du sketch de Coluche tant il est vrai et plein d’humour ! Humour qui fait tant défaut à nos dirigeants. Le sérieux n’est pas toujours gage d’efficacité chez les politiques – qui pratiquent le mentir-vrai avec dextérité – comme dans d’autres domaines. Mensonges quotidiens, toujours et extravagants, parfois de nos politiques dont on ne sait véritablement s’il est « plus imbécile que honteux ou plus honteux qu’imbécile »11. Nous dépassons le mur de l’absurde et de l’incongruité avec les dernières révélations que nous livrent deux journalistes d’investigation du Monde12.

« UN ACCORD SECRET POURRAIT ÊTRE SIGNÉ À CETTE OCCASION » COMPLÉTÉ PAR « QUAND UN JOURNALISTE N’EN SAIT PAS PLUS QUE CELA, IL DEVRAIT S’AUTORISER À FERMER SA GUEULE »

Nous parvenons au sommet de l’hypocrisie de ce qu’on pourrait qualifier d’un oxymore : l’obscure clarté. « La vérité est censée être le résultat d’une longue enquête, mais est-ce que nous ne percevons pas une sorte de vérité crépusculaire avant toute enquête ? »13. Cette interrogation d’Alexandre Soljenitsyne n’a malheureusement pas pris une seule ride. Ce qui dans le langage courant s’appelle parler pour ne rien dire. Coluche a entièrement raison d’encourager les journalistes qui n’ont rien à dire à se taire. Ils gagneraient en crédibilité. Autre variante de cette forme d’hypocrisie, la « signature ». A l’occasion d’un journal télévisé, un journaliste est interviewé devant le Quai d’Orsay par le présentateur. Ce dernier nous explique ce qui aurait été décidé lors d’une réunion dont il ne sait manifestement rien. L’image est trompeuse. La présence devant un édifice public (ceci vaut pour l’Élysée) vaut gage de crédibilité alors même que le journaliste n’a vraisemblablement pas franchi le seuil de ce même édifice et qu’il se contente de bredouiller dans le vide.

Les exceptions à la règle ont tendance à se raréfier aujourd’hui. Elles ont pour nom : WikiLeaks, LuxLeaks, Panama Papers, Dieselgate, Fifagate, FootballLeaks… Encore convient-il de préciser que ces enquêtes d’investigation sont conduites en coopération avec d’autres grands noms de la presse internationale et la presse française est rarement en première ligne ! L’authentique journaliste d’investigation constitue une espèce en voie d’extinction dans notre pays. Ne parlons pas du média de la délation institutionnalisée du style Médiapart qui transpire la haine de son fondateur, qui n’hésite pas à aligner les contre-vérités et qui ignore l’analyse objective des faits ! C’est peu dire que la vérité est difficile à dénicher et qu’elle vient rarement de notre bonne France tant le journalisme est frappé au seau du conformisme et de la connivence14. Une véritable révolution serait indispensable, une sorte de printemps des médias. Mais, on ne la voit pas poindre.

On devra, à l’avenir, éduquer aux médias, à l’information, pour mieux armer les citoyens contre les manipulations d’où qu’elles viennent. Le droit à l’information n’est pas le droit à la perte de liberté. « La liberté d’expression, sans cesse brandie, n’est plus qu’un mensonge »15.

« Quand on ne sait pas où on va, il faut y aller… et le plus vite possible » (maxime Shadock). S’il n’était pas déplacé d’être trop sérieux sur le sujet de l’information et de son corollaire la désinformation, on pourrait dire que Coluche étudie avec la justesse et la pertinence qui le caractérise un phénomène particulièrement révélateur de la période actuelle et de ses multiples errements. Mais, il le fait en décalage sur son temps. Il est toujours malaisé d’avoir raison avant tout le monde. Aujourd’hui, dans le domaine si convoité de la communication, cela vous vaudrait excommunication et bûcher médiatique ! On aimerait savoir ce que Coluche penserait de l’affaiblissement croissant des médias, de leur décrédibilisation face à la révolution de l’internet.

Qu’on le veuille ou non, « l’humour ne se résigne pas, il défie » déclarait Sigmund Freud. Le sketch de Coluche sur le journaliste défie les bienpensants, les conformistes, les courtisans, les moutons de panurge et autres représentants de la grossière culture de l’instantanée qui hantent les couloirs des palais de la République. Peu importent les faits, peu importe la réalité, c’est la perception qui compte. « Esse est percipi », demeure d’une brutale pertinence. C’est en cela que Coluche dérange mais c’est aussi en cela qu’il est rafraichissant pour le citoyen « normal » à la recherche permanente de la vérité et non des bobards que les médias nous servent à longueur de journée sur les chaînes d’information en continu. Face à la dictature de la transparence16, aux dérives et aux outrances de la politique de communication et de la novlangue des communicants, merci Coluche !

Guillaume Berlat

1 Guillaume Berlat, 
Le monde malade de la communicationwww.prochetmoyen-orient.ch , 11 avril 2016.
2 Sketch de Coluche intitulé : « Le journaliste » de 1977.
3 Julien Suaudeau, M. Sarkozy, la France n’a pas besoin de vos mesquines angoisses, Le Monde, 17 août 2016, p. 25.
4 Enquête collective, Et pendant ces temps… Ces informations qui passent à la trappe, Marianne, 12-18 août 2016, pp. 28-31.
5 Richard Labévière, 
L’idéologie du Mondewww.prochetmoyen-orient , 15 août 2016.
6 Franck Nouchi, Sexe et contrat de lecture, Le Monde, 29 juin 2016, p. 25.
7 Rocco Siffredi, Une si longue histoire, M. Le Magazine du Monde, 18 juin 2016, pp. 34-38.
8 Le rasage intime, nouvelle norme pour les Américaines, Lefigaro.fr, 3 juillet 2016.
9 Cécile Deffontaines, Le sexe féminin. Histoire d’un tabou. Pourquoi il s’affiche enfin. Comment les femmes en parlent ?, L’Obs, 11-17 août 2016, pp. 1 et 18 à 27.
10 Antonin André/Karim Rissouli, Conversations privées avec le président, Albin Michel, 2016, p. 55.
11 Joseph Kessel, En Syrie, Gallimard, Folio, 2014, p. 43.
12 Gérard Davet/Fabrice Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça…, Stock, 2016.
13 Alexandre Soljenitsyne, Le premier cercle, France Loisirs, 1972, p. 329.
14 Samuel Laurent, Quand le débat démocratique laisse les faits de côté, Le Monde, 3-4 juillet 2016, p. 26.
15 Philippe de Villiers, Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, Albin Michel, 2016, p. 117.
16 Mazarine Pingeot, La dictature de la transparence, Robert Laffont, 2016.

 

Source: http://prochetmoyen-orient.ch/des-derives-de-la-com-merci-coluche/

Sarkozy et Hollande ne furent pas de grands hommes

Les grands hommes (1) se font rares. Cependant, un jour prochain, quelque part, l'un d'eux se lèvera. Entendons par là quelqu’un de l’envergure des Gandhi, des Jaurès et autres Mandela. Par abnégation humaniste, il renoncera unilatéralement à l’armement nucléaire du pays dont il sera le chef des armées.

Malgré leurs efforts acharnés, nos Chirac, Sarkozy et autres Hollande n’auront pu atteindre la stature d’un tel homme (2).

UNILATERALEMENT est ici le mot le plus important. Bien entendu, on peut appeler à un renoncement multilatéral aux armes nucléaires. Cela ne mange guère de pain et donne bonne conscience sans trop se mouiller. Cela maintient le statu quo. Le grand homme en question ne sera pas celui qui signera un arrêt multilatéral, protégé par la multitude anonyme des autres dans un mouvement moutonnier, mais celui qui foncera seul, à l’image de la Liberté de Delacroix ne se contentant pas, cette fois, de guider le seul peuple de France mais voulant arracher l’Humanité à ses vieux instincts de mort.

Evidemment, rien à voir ici, avec les petits œufs administratifs que les hommes politiques nous pondent vaniteusement de temps en temps pour tenter d’établir la pérennité d’une trace historique insignifiante : 35 heures, placement DSK, revenu universel, interdiction des sacs plastiques, prohibition de la fessée et autres gadgets de petite intendance. Rien à voir non plus avec les pétards sociétaux - pas toujours francs-maçons - pour faite ch... Les religions (3) tels que le mariage pour tous, la théorie du genre, la promo de l’avortement, la PMA, l’euthanasie et autres GPA... Même plus sioux que la fête de la musique de Lang. Encore plus balèze que la suppression de la peine de mort (4). Et, bien sûr, plus mastard que les grands travaux lesquels ne devraient jamais suffire pour faire les grands hommes.

Un jour qu'il faut espérer proche, le président d'un grand pays décidera unilatéralement de mettre son arsenal nucléaire au rebut. Cet humain méritera de reposer au panthéon des hommes de bonne volonté. Si, par malheur, il n’était pas français, alors la France ne serait plus qu'un falot évanescent. Les Lumières - ces people avant la lettre qui firent si habilement leur trou au XVIIIème siècle – seront balayées comme des condoms avachis que les techniciens de surface évacuent les lendemains de partouze. A l’occasion des vœux, nos Présidents ne pourront plus dire " la France est un pays admiré, attendu et même espéré partout dans le monde " à l’instar de F. Hollande, il y a quelques jours.

Qui oserait affirmer que le général de Gaulle, ce visionnaire, ne déciderait pas de nous défaire, dans le monde d'aujourd'hui, d'un armement qu'il avait estimé approprié dans les circonstances prévalant au milieu du siècle dernier ?

Il faut un courage soutenu par le dégoût de l'horreur pour jeter ses armes quand on n’y est pas forcé. Nul besoin d’être psychologue pour savoir ce qui se passe dans la tête des hommes d’état lorsque, droits comme la justice dans une tribune d’honneur, ils assistent aux parades militaires, les jours de fête nationale : le spectacle martial leur titille le petit Kim Jong-un qui sommeille au fond de chacun d’entre nous. Alors, l’honneur d’être le chef de guerre présidant aux destinées d’un « état nucléaire » comme celui du Coréen, vous enivre de dopamine. C’est humain quoi ! On raconte que les Romains, pourtant voués à la décadence, l’avaient compris dont les généraux vainqueurs étaient flanqués d’esclaves qui leur répétaient sans cesse " N’oublie pas que tu es mortel " alors qu’ils remontaient triomphalement la Voie Appienne. Avons-nous vraiment progressé depuis ?

Dans son dernier bouquin (5), Michel Onfray nous annonce la fin de la civilisation judéo-chrétienne. Dans le même temps, François Fillon clame son appartenance à ladite civilisation. S’il est élu, aura-t-il le courage, dans un ultime baroud d’honneur, de se hisser à la hauteur du dernier grand homme occidental ? Ou, comme ses prédécesseurs, se contentera-t-il des banales estrades de 14 juillet ?

 

(1) Par « homme » entendons « être humain » c’est-à-dire « homme ou femme »

(2) La guerre froide prit fin en 1991. Quatre années plus tard, J. Chirac fut président de la République de 1995 à 2007. Quatre ans s’écoulèrent donc entre la fin de la guerre froide et celle du mandat de F. Mitterrand.

(3) La catholique en tête

(4) Plus facile d’y renoncer que de faire le sacrifice de la vente d’armes n’est-ce pas ? Ou que de s’interdire un permis de tuer par drone interposé.

 

(5) Décadence, Flammarion