09 aout 2017

 

Syrie: colère russe contre Israël

Le numéro deux du Centre de Commandement des forces russes au sud de la Syrie a lancé un sévère avertissement à Israël, le mettant en garde contre toute « tentative de violation du cessez-le-feu dans le sud de la Syrie ». « Au cas où Israël violerait la trêve, la Russie saurait bien comment s’y prendre », a lancé le général Alexy Kozin.

L’accord russo-américain en Syrie, conclu en marge du sommet du G20 à Hambourg, continue à nourrir de très vives inquiétudes en Israël dont les officiels multiplient les mises en garde en direction de Moscou et de Washington.

Selon Al Akhbar qui se penche sur le sujet, « Israël s’oppose désormais radicalement à la trêve russo-américaine qui est entrée en vigueur il y a plus d’une semaine avec en toile de fond la mise en place d’une zone de désescalade dans le Sud syrien. Le rôle d’observateur et de garant attribué à la Russie déplaît à Tel-Aviv qui le conteste sans arrêt, Moscou étant l’allié de l’Iran et du Hezbollah dans la guerre contre le terrorisme ».

Du point de vue israélien, la trêve ne peut aller dans le sens des intérêts israéliens à moins qu’elle tienne compte des exigences formulées par Tel-Aviv. Mais quelles sont ces exigences?  Le retrait des forces liées à l’Iran et au Hezbollah du sud de la Syrie voire du sol syrien, le retrait de l’armée syrienne du Golan et de ses environs, le déploiement des observateurs non-russes et mandatés par Israël dans le sud, et le refus à l’armée syrienne de tout moyen permettant de se restructurer.

Cette quadruple exigence cadre mal avec les termes de l’accord qu’ont signé les Russes avec les Américains. Ce sont en outre des exigences qui ne correspondent guère à la réalité des combats tels qui sont menés sur le champ de bataille en Syrie. Certes, Israël sait parfaitement qu’il est incapable de contrer la volonté russe et américaine, n’empêche qu’il n’entend pas rester les bras croisés. Israël a menacé la Russie et les États-Unis de passer à l’acte et d’agir dans le Sud syrien, si ces deux parties ignoraient ses exigences.

Et Al Akhbar d’ajouter: « Les menaces israéliennes seraient parvenues à Moscou qui les a très mal prises. La Russie a affirmé ne pas hésiter à rendre à Israël la monnaie de sa pièce, si ce dernier mettait en danger la trêve au sud de la Syrie. »

C’est la chaîne 2 de la télévision israélienne qui a cité le général Alexy Kozin, lequel a très sérieusement invité Israël à respecter la trêve sous peine de quoi il pourrait en subir des conséquences: « La Russie a posé ses conditions à Israël dans le cadre de cette trêve. Si Tel-Aviv a joui jusqu’ici d’une totale liberté d’action en Syrie, Moscou attend de lui qu’il respecte à la lettre le cessez-le-feu dans le Sud syrien. Si Israël décidait de violer cette trêve, alors nous, les Russes, nous saurions comment nous y prendre puisque nous sommes les garants de cette trêve. »

La chaîne israélienne ajoute: « Israël espérait voir l’armée syrienne et le Hezbollah quitter le sud de la Syrie, région limitrophe des frontières israéliennes, mais à mesure que les choses évoluent, Tel-Aviv s’aperçoit que son vœu ne sera pas exaucé et qu’au contraire, l’Iran et le Hezbollah campent bien sur leurs positions, ce qui n’est pas allé sans prendre de court Israël. »

Le général russe avait reconnu il y a quelques temps l’opposition israélienne au déploiement des observateurs russes à al-Baath dans la province syrienne de Quneitra, tout en soulignant que ce déploiement aura lieu, qu’Israël le veuille ou pas.

Aux terroristes, Kozin avait même lancé ceci: « La région de Quneitra sera bientôt sécurisée et les terroristes disposent de peu de temps pour déposer leurs armes et se rendre à l’armée syrienne. »

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i42804-syrie_colère_russe_contre_israël

 

Qui sera le prochain adversaire de Damas après la victoire sur Daech?

Les forces gouvernementales syriennes poursuivent leur offensive contre les positions de l’État islamique (ou Daech, organisation terroriste interdite en Russie). Le 6 août, elles ont libéré l’oasis de Sukhnah, ce qui leur permet aujourd’hui d’avancer vers Deir ez-Zor où une garnison syrienne est assiégée depuis plusieurs années.

Des unités syriennes avancent également en direction de cette ville depuis le nord, le long de l’Euphrate. Cette situation rappelle celle de 1944, quand les unités de l’ennemi pouvaient encore opposer résistance mais n’étaient plus en mesure de changer la situation sur le plan stratégique. Le déblocage de Deir ez-Zor et la victoire militaire sur Daech ne sont plus qu’une question de temps.

Après la guerre, le dialogue

Cependant, quand Daech sera vaincu, les autorités syriennes devront encore régler deux autres problèmes avant de pouvoir affirmer qu’elles contrôlent totalement le pays: les Kurdes et l’opposition. Et s’il est difficile de faire des prévisions avec les Kurdes (trop d’inconnues, trop d’acteurs influents impliqués), la situation est plus claire du côté de l’opposition.

Initialement, Damas pensait que le problème de l’opposition — qui a perdu tout espoir de victoire — pourrait être réglé diplomatiquement en négociant et en impliquant ces structures dans la vie sociale et politique de la Syrie en tant que «perdants d’honneur».

C’était précisément l’objet des pourparlers à Astana et c’est là qu’ont été convenues les quatre zones de désescalade: au sud-ouest; dans les environs de Damas (Ghouta orientale); dans la poche de Rastane entre Homs et Hama; et dans la province d’Idleb. L’objectif des zones de désescalade consistait à instaurer le cessez-le-feu pour que les combattants «modérés» ne détournent pas l’attention d’Assad de l’offensive contre les islamistes, ainsi qu’à entamer un processus de paix normal. Les deux premières zones fonctionnent déjà, la troisième a été mise en place il y a quelques jours.

Mais la quatrième zone pose problème. En effet, une véritable guerre civile a éclaté entre les combattants sur les vastes étendues d’Idleb — la plus grande et la plus complexe des zones. Il était initialement prévu que les plans du dialogue soient mis en œuvre par le groupe Ahrar al-Cham partiellement contrôlé par la Turquie, mais il a été défait par le Front al-Nosra (actuellement Hayat al-Cham) qui a repris la ville d’Idleb, plusieurs autres localités de la province, ainsi que les postes de contrôle à la frontière turque. Le chef de l’organisation terroriste Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a déjà appelé les djihadistes à s’unir. «Évitez la guerre entre les moudjahidines car cela ne mène qu’à l’échec, à la dégradation inévitable et à la perte de forces dans ce monde, ainsi qu’au châtiment dans l’au-delà», a déclaré le terroriste. Toutefois, Nosra (faisant formellement partie d’Al-Qaïda) a rejeté cet appel, et plus personne ne le condamnera puisqu’il a gagné.

Les succès de Nosra s’expliquent par une planification intelligente, un professionnalisme militaire et la communication. «Le groupe est dirigé par des combattants professionnels, c’est pourquoi ils ont occupé au départ tous les points importants dans la province bien plus rapidement et intelligemment qu’Ahrar. Ils ont initialement établi le contrôle des bases militaires, des gisements pétroliers et du réseau de postes de contrôle où il était pratique de gérer toute la logistique depuis la province», explique Anton Mardassov, spécialiste du Moyen-Orient, membre du Conseil russe pour les affaires internationales.

De plus, les négociations de paix entre une partie de l’opposition et Assad ont partiellement joué en faveur de Nosra car contrairement aux «collaborateurs», les combattants de Nosra, d’après Anton Mardassov, «ont créé une image de véritables défenseurs des sunnites qui ne négocient avec personne». Cette position a été acceptée par certains groupes djihadistes qui ne sont pas prêts au compromis avec Assad. Aujourd’hui, l’attractivité de Nosra victorieuse a déjà grimpé et elle absorbe activement les groupuscules dans la province (même ceux qui sont idéologiquement éloignés d’Al-Qaïda, dont fait partie Nosra, ainsi que ceux qui ont combattu contre lui). En fait, le groupe terroriste s’est renforcé à tel point qu’il a lancé une offensive contre les positions des forces gouvernementales à Hama. Et aussi étrange que cela puisse paraître, c’est bénéfique pour les autorités syriennes.

Que faire d’autre

Certes, du point de vue tactique, Damas n’a pas besoin de cette offensive car elle détourne les forces syriennes des opérations en cours à l’est. Mais, comme on l’a déjà dit, les autorités syriennes réfléchissent au règlement du problème d’Idleb. Damas rejette le plan de dialogue politique avec les djihadistes et voudrait régler le problème d’Idleb de la même manière que le problème d’Alep: par une opération militaire. Et pour la justifier, indique l’arabiste Leonid Issaev du Haut collège d’économie, «il est préférable pour Damas que le groupe terroriste Nosra domine à Idleb, plutôt que les clients turcs pseudo-fréquentables d’Ahrar».

C’est pourquoi les autorités syriennes — partiellement — et le Hezbollah ont même aidé Nosra en envoyant des renforts. En particulier, des unités de ce groupe situées dans les enclaves du territoire syrien (par exemple, près de la frontière libanaise) ainsi que sur le territoire du Liban sont envoyées à Idleb. De cette manière, des milliers de combattants du Hezbollah sont arrivés à Idleb depuis le Liban, selon Al Jazeera. Et maintenant que le Front al-Nosra, renforcé, a pris le contrôle d’Idleb, il sera bien plus facile pour Damas et Téhéran (qui n’est pas non plus emballé par l’idée de négocier avec l’ennemi) de persuader Moscou de la nécessité de lancer une opération militaire.

En rétablissant le contrôle à Raqqa et à Deir ez-Zor, Bachar al-Assad renforcera considérablement ses positions. Premièrement, il reprendra les domaines agricoles de Raqqa et les gisements pétroliers de Deir ez-Zor. Deuxièmement, il aura accès à la frontière irakienne par laquelle, au moment opportun, pourront être envoyés en renforts les «volontaires irakiens» contrôlés par Téhéran. Troisièmement, il pourra concentrer toutes les troupes à disposition sur Idleb. Mais il est évidement qu’Idleb ne pourra pas être prise rapidement sans l’aviation russe.

Les intérêts turcs

Ankara ne se réjouit pas de voir ses clients en Syrie remplacés par des combattants sauvages — après tout, la réputation de la Turquie est en jeu. «Les Turcs sont responsables de ce territoire, aussi bien pour le cessez-le-feu que la lutte contre le terrorisme. Or, après la prise d’Idleb par Nosra, la capacité des Turcs à tenir leurs engagements a été mise en doute. Les Turcs ne veulent pas que les Russes ou les Iraniens remplissent leurs engagements, c’est pourquoi ils doivent rapidement rétablir l’ordre à Idleb par leurs propres moyens. Ils pourront alors peut-être renforcer leurs positions avant le début du processus de paix réel pour déterminer l’avenir de la Syrie», analyse Leonid Issaev.

Comment les Turcs peuvent-ils y parvenir? Il est possible de renforcer ou de réarmer le groupe Ahrar, défait, voire d’envoyer des forces spéciales turques. C’est difficile car les combattants pro turcs sont démoralisés et Nosra ne leur fait pas de cadeaux. Il est aussi possible d’organiser une invasion d’envergure de l’armée turque, mais c’est encore plus compliqué: on ignore comment la Russie et l’Iran réagiraient à une telle intervention et s’ils ne la considéreraient pas comme une violation de l’accord conclu par les alliés avec la Turquie — partie perdante dans le conflit syrien — lui permettant d’en sortir sans perdre la face et de rejoindre les vainqueurs dans le cadre du triumvirat.

Dernière option: organiser l’invasion d’Idleb par un groupe d’opposition qui se trouve actuellement sur le territoire contrôlé par la Turquie au nord de la Syrie. «On pourrait envisager l’union de la zone du «Bouclier de l’Euphrate» avec la zone d’Idleb via le territoire actuellement contrôlé par les Kurdes. C’est pourquoi les Turcs ont besoin d’un couloir via l’est d’Afrin, et en même temps d’introduire leurs unités à Idleb», déclare Anton Mardassov. Mais pour ce faire, il faut attaquer les Kurdes qui sont des alliés des USA — et on sait qu’à ce titre, les Américains interdisent aux Turcs de les toucher. «Le problème étant qu’une offensive, même contre les colonies arabes mais formellement contrôlées par les Kurdes, serait perçue comme une opération contre tout le canton. Dans ce cas les Kurdes alliés aux Américains pourraient stopper les opérations à Raqqa et à Deir ez-Zor, mettant ainsi en échec les plans des USA», conclut l’expert.

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201708071032559718-damas-daech-victoire-adversaire/

 

Syrie: fin de la partie pour Riyad

Les « rebelles syriens » avaient tout misé sur Riyad, croyant à la lettre les officiels saoudiens quand ils disaient vouloir « mettre à la porte » Bachar Assad, de gré ou de force.

Les voilà tomber des nues depuis qu’Adel al-Jubeir leur a affirmé qu’ils n’avaient plus de choix et qu’il leur faudrait se faire à l’idée d’une présidence Assad.

Au lendemain de cette annonce, Riyad a choisi la voie du déni, affirmant que les propos de Jubeir avaient été tirés de leur contexte. Mais le mal était fait. Le journal Raï al-Youm revient dans son éditorial sur ce coup de tonnerre provoqué par le ministre saoudien des AE et écrit: « Ce fut avec une extrême férocité que le chef de la diplomatie saoudienne a annoncé au chef de la délégation de l’opposition anti-Assad, venue à Riyad évoquer la crise, ceci: Bachar Assad restera président de la Syrie. Il vous faut une approche nouvelle de la crise sinon nous allons trouver une solution à la crise sans la participation de l’opposition ! »

L’onde de choc provoqué par ce message au sein de l’opposition syrienne fut énorme. Cependant on s’y attendait puisque la donne a bien changé sur le champ de bataille en faveur de l’État syrien. En effet, il n’appartient plus aux grandes puissances de décider du sort du président syrien vu que son armée avance sur tous les fronts et gagne du terrain perdu. Mais l’opposition syrienne a eu tort d’avoir fondé tout espoir en l’Arabie Saoudite. D’ailleurs, elle aurait dû sentir le vent tourner quand Trump a décidé sous le conseil du chef de la CIA, Mark Pomepo, de cesser d’envoyer les armes aux rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL). C’était là une décision qui ne pouvait que renforcer Assad dans sa fonction de président, et c’est vrai que le président syrien est plus fort qu’en 2011.

Mais quel sort est-il réservé aux rebelles syriens? Tout au plus celui que les Américains ont réservé aux Contras: après l’arrivée à la présidence de Ronald Reagan, en 1981, les États-Unis coupent l’aide économique au Nicaragua et commencent à financer les Contras, des opposants au régime sandiniste. Cette politique a entraîné une guerre civile qui a duré 10 ans et qui a fait plus de 30 000 morts, mais les miliciens ont fini par rendre des armes.

Or, c’est cette connaissance historique qui semble manquer à l’opposition syrienne: en réalité, ce qu’a fait Riyad n’a rien de surprenant puisque ce n’est pas lui, le décideur. Les Saoudiens n’ont ni l’autorité ni la capacité de décider de leurs moindres agissements sans concerter au préalable les Américains.

Jubeir ne l’a pas annoncé publiquement mais tout le monde le sait: en Syrie, les États-Unis ont abandonné la partie au profit de la Russie qui s’occupe désormais de tout en compagnie de ses alliés que sont l’Iran, le Hezbollah et l’armée syrienne.

C’est cette alliance Syrie/Russie/Iran qui a militairement le vent en poupe et qui cumule les succès militaires: la prise d’al-Soukhnah, ultime bastion de Daech à Homs, constitue d’ailleurs son dernier gain, laquelle lui permet de faire marche sur Deir ez-Zor, cette province stratégique qui se trouve dans l’est et le sud de Raqqa.

On ignore quelle est l’approche que Jubeir propose à l’opposition anti-Assad. Mais une chose est sûre: Riyad veut que les « rebelles » négocient avec le président syrien dans le cadre d’une trêve généralisée. Quiconque refuserait de voir cette réalité en face, ferait du tort à lui-même. La Syrie de 2017 n’est pas celle de 2011. Tout comme l’Arabie Saoudite qui n’est plus le royaume qu’elle était il y a six ans.

Avec Perspective monde

 

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i42788-syrie_fin_de_la_partie_pour_riyad

07 aout 2017

 

On aura tout vu ! Israël veut superviser les zones de désescalade dans le sud syrien

Ou quand le loup veut se déguiser en berger.

Israël qui appréhende par-dessus tout que la présence des Iraniens et du Hezbollah ne perdure dans les zones de désescalade, frontalières avec le Golan occupé, est en train de négocier avec les Russes et les Américains le droit de superviser ces zones dans le sud syrien.

C’est ce qu’a révélé le journal israélien Haaretz, citant un responsable israélien haut-placé, rapporte le site de la télévision libanaise al-Mayadeen.

Celui-ci a indiqué que le conseil ministériel israélien restreint chargé des affaires sécuritaires et militaires a évoqué lors de sa réunion le dimanche 30 juillet dernier la question du cessez-le-feu conclu entre Moscou et Washington dans le sud syrien.

Les ministres présents ont été informés que les Israéliens n’ont pas encore accepté toutes les clauses de l’accord conclu entre Washington et Moscou, et qu’Israël œuvre auprès de l’administration américaine et du gouvernement russe afin de les améliorer et de s’assurer qu’elles ne portent pas atteinte aux intérêts sécuritaires d’Israël.

Étaient présents à cette rencontre le chef d’état-major israélien le général Gadi Eisenkot, le chef du Mossad Youssi Cohen, et un grand nombre d’importants hauts-responsables dans l’armée israélienne, dans le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Sécurité.

Une bonne partie de la discussion a été consacrée à la situation en Syrie, dont l’accord de cessez-le-feu conclu et les zones de désescalade, surtout celles situées à la frontière entre la Syrie et le Golan occupé, et la Syrie et la Jordanie.

Les participants ont été informés que le communiqué américano-russe conclu sur le cessez-le-feu dans le sud syrien est dans sa première phase. Des tractations devraient se poursuivre avec la Jordanie sur toutes ses clauses.

La principale question qui est encore ouverte se porte sur la partie qui sera garante de l’accord dans ces zones et supervisera le cessez-le-feu.

L’une des questions qui a été soulevée a été celle de s’assurer que les forces iraniennes, le Hezbollah et les autres groupes chiites ne seront pas présents dans ces zones.

La raison pour laquelle le Premier ministre israélien s’est opposé au brouillon de l’accord  remonte justement à la question liée à la supervision des zones de désescalade frontalières.

« Toutes les questions liées à la supervision sont encore suspendues. Les pourparlers entre les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie se poursuivent pour s’entendre sur les détails. Les Américains ont entendu notre message surtout en ce qui concerne notre opposition à l’accord et il y a avec eux des tractations compliquées et pas du tout simples sur ce sujet », a révélé le haut-responsable cité par le Haaretz.

Source: http://french.almanar.com.lb/519099

 

 

Accord secret pour restituer Rakka à la Syrie

Un accord secret a été conclu entre l’Armée arabe syrienne, la Russie, les États-Unis et les Unités de protection des forces kurdes du peuple pour coordonner leur action contre Daesh à Rakka.

L’information a été publiée initialement par l’agence de presse qatarie Almodon le 23 juillet 2017, puis démentie, puis encore reprise par The Independent (Londres) [1].

Au début de la guerre contre la Syrie, de 2011 à 2014, les milices kurdes se battaient aux côtés de l’Armée arabe syrienne. Cependant, lorsque —le 31 octobre 2014— la France et la Turquie prirent l’engagement de créer un État kurde en Syrie (où les Kurdes ne sont massivement présents que depuis les années 80) et d’y expulser les Kurdes du Kurdistan Turc, une partie de ces milices bascula du côté de l’Otan. Ce n’est qu’à ce moment-là que Damas cessa de payer le salaire de ces miliciens et de les approvisionner en armes. Ces milices ne revinrent vers la Syrie que lorsque la Turquie débuta le massacre de ses Kurdes et que le président états-unien, Donald Trump, impulsa de nouveaux objectifs à son armée.

L’accord sur Rakka est le second de l’année. Il fait suite à celui de Manbij/Al-Bab par lequel les territoires libérés de l’occupation turque par les Kurdes ont été restitués à Damas.          

 [1] “Secret Russian-Kurdish-Syrian military cooperation is happening in Syria’s eastern desert”, Robert Fisk, The Independent, July 24, 2017.

Source: http://www.voltairenet.org/article197352.html

 

Attaque au phosphore blanc de la coalition US sur l’hôpital de Raqqa : 43 morts

La vice-présidente de l’association du Croissant-Rouge de la ville de Raqqa au nord de la Syrie a annoncé que la coalition internationale avait bombardé au phosphore blanc l’hôpital public de cette ville, jeudi dernier. Bilan : 43 civils tués.

Selon Sana News, Dina al-Assad, qui vit elle-même à Raqqa, a ajouté que l’hôpital avait été ciblé par 20 obus de mortier qui avaient infligé des dégâts dans différents services de l’hôpital, à des véhicules présents dans l’établissement et aux générateurs électriques du bâtiment.

La vice-présidente du Croissant-Rouge de Raqqa a expliqué que cet hôpital fournit des soins à plus de 100 000 personnes dans la ville et que Daech y a fait monter pour ses éléments un autre hôpital.

Il est utile de rappeler qu’une attaque au phosphore blanc de la coalition dite anti-Daech, lancée le 9 juillet sur la partie ouest de Raqqa, avait causé la mort de 17 civils.

Dina al-Assad a par ailleurs indiqué : « Ce que l’on constate à Raqqa, ce n’est pas une libération de la ville, mais sa destruction. Il n’y a actuellement plus d’école, plus de mosquée et les bâtiments publics ont tous été détruits. Les puits qui fournissaient l’eau à boire aux civils sont aussi tous en train d’être bombardés. Et il n’y a plus que deux boulangeries pour toute la ville. »

Cette responsable syrienne a alors appelé la communauté internationale et l’ONU à entrer en action contre les attaques de la coalition internationale et des FDS qui semblent vouloir détruire l’ensemble des infrastructures syriennes.

Le président du Croissant-Rouge de Raqqa, Fouad al-Asaf, a lui aussi affirmé que la coalition internationale et les FDS poursuivaient « la politique de la terre brûlée », qu’elles avaient détruit 65 infrastructures publiques, dont la plus importante était l’usine de sucre, un élément crucial de l’économie de Raqqa. Il a ajouté aussi que ladite coalition attaquait aveuglément les écoles, les boulangeries et les bazars qui sont désormais vidés de leurs clients et de leurs marchandises.

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/08/05/530816/43-civils-tus–Raqqa

 

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Raid aérien US sur un hôpital à Deir ez-Zor en Syrie

Une frappe aérienne des avions de la coalition internationale dirigée par les États-Unis contre un hôpital dans la province syrienne de Deir ez-Zor a fait six victimes et 10 blessés parmi la population civile, a annoncé dimanche l’agence syrienne SANA.

Parmi les morts figurent des femmes et des enfants. La frappe a eu lieu dans la ville de Boukamal, dans la banlieue est de Deir ez-Zor, dont les infrastructures ont subi de lourds dégâts.

Selon SANA, les appareils ont bombardé l’hôpital d’Aïcha, Nadi et le rond-point de Chouhadaa, situés à Boukamal.

Il s’agit de la quatrième frappe des avions de la coalition américaine contre Deir ez-Zor dans le courant du mois de juillet.

Hier, des avions de la coalition internationale dirigée par les États-Unis ont frappé la localité de Tayba dans la banlieue d’al-Mayadine, faisant au moins 10 morts parmi les civils.

Plus tôt dans la semaine, l’agence de presse syrienne avait fait état d’au moins 18 morts dans des frappes aériennes effectuées par la même coalition antiterroriste dans la zone de Deir ez-Zor.

Dans une lettre adressée le 4 juin dernier au secrétaire général de l’ONU et au Conseil de sécurité, le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré que les raids de la coalition provoquaient d’importantes destructions sur le terrain, autant que celles causées par Daech.

« La destruction des infrastructures du pays en dit long sur les véritables visées de la coalition internationale prétendument antiterroriste », disait-elle.

 

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/07/30/530193/Raid-arien-US-sur-un-hpital–Deir-ezZor-en-Syrie

01 aout 2017

 

 

Liban / Syrie : Les bus verts de l’avant-dernier voyage…

Le directeur de la Sûreté générale libanaise, le Général Abbas Ibrahim, a déclaré ce  vendredi 28 juillet que l’accord de cessez-le-feu conclu entre le Hezbollah et les miliciens du Front al-Nosra se trouvant encore dans le jurd d’Ersal, à la frontière syrienne, se déroulait conformément aux modalités sur lesquelles l’ensemble des parties se sont accordées.

La Chaîne libanaise Al-Mayadeen TV a diffusé sa déclaration en ces termes :

« C’est sûr que les clauses de l’accord sont secrètes. Ce que je peux dire est que le cessez-le-feu est effectif et que les milices armées, ainsi que les civils qui le souhaitent, seront dirigés vers Idlib de manière ordonnée, sous la supervision de l’État libanais, les questions logistiques étant confiées à la Croix Rouge Libanaise. C’est tout ce que je peux dire et je pense qu’une fois appliquées, les clauses de l’accord parleront d’elles-mêmes » [*].

Diront elles ce que nous annonçait « brièvement » M. Nasser Kandil dès le 27 juillet ? [NdT].

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·         Au cours des trois dernières années, environ 3000 tournées de bus verts ont transporté environ 30 000 miliciens armés de Damas et des Rifs de Damas, de Homs et d’Alep, vers Idlib ou Raqqa.

·         Ces bus verts prédisaient la victoire de l’Armée arabe syrienne et de son premier allié, le Hezbollah, puisqu’ils signifiaient la reddition de prétendus révolutionnaires armés ayant fait croire à leurs maîtres que les jours du Président Al-Assad étaient comptés, et qu’ils étaient à deux doigts du Palais présidentiel des Mouhajirines à Damas.

·         Aujourd’hui, les bus verts sont attendus aux jouroud d’Ersal et du Qalamoun, dont la libération est aussi indispensable que celle d’Idlib et de Raqqa pour parler de la fin de la guerre ouverte sur la Syrie depuis sept longues années.

·         Une première douzaine de bus transportera les milices de « Saraya ahl al-Cham ». Suivront ceux qui auront réussi à rester en vie parmi les miliciens du Front al-Nosra, en direction d’Idlib ; puis ceux qui voudront la sauver parmi les miliciens de Daech, en direction de Raqqa.

·         Une douzaine de bus et environ une centaine de voyages pour transporter de 3000 à 7000 miliciens armés, selon le nombre de ceux qui auront sauvé leur peau pour se résoudre à entreprendre leur avant-dernier voyage.

·         En effet, n’est pas loin le jour où les bus verts se dirigeront plutôt d’Idlib et de Raqqa vers une autre destination, probablement la Turquie, pour atterrir dans un camp comparable au « camp d’Achraf » accordé, pendant de longues années, aux miliciens de l’Organisation des moudjahiddines du peuple iranien (OMPI ou Khalq), en Irak.

·         Les photos souvenirs de ces bus raconteront cette guerre et la victoire d’un premier binôme qui aura réécrit l’Histoire de la région, le Président Bachar Al-Assad et Sayyed Hassan Nasrallah ; comme elles raconteront la victoire d’un deuxième binôme qui aura contribué à changer le monde, le Président Vladimir Poutine et Sayyed Ali Khamenei.

Nasser Kandil

Ex-député libanais et rédacteur en chef du quotidien Al-Binaa

 Source :https://topnews-nasserkandil.com/final/Full_Article.php?id=7614

 

 

Syrie : la Russie chassera l’Amérique?

Les forces spéciales américaines déployées en Syrie, sont-elles prêtes à faire la guerre? En d’autres termes, s’agit-il de réels combattants prêts à s’engager dans des combats et à imposer « l’autorité US » sur le sol syrien? Les bases militaires américaines en Syrie ne sont pas « opérationnelles  » et elles ne le seront jamais.

Cité par Sputnik, le général Raymond Thomas, commandant en chef des opérations spéciales des États-Unis (SOCOM) exprime à sa manière cette inquiétude : » La légitimité de la présence militaire russe en Syrie accorde à Moscou l’influence et le poids nécessaires à nous mettre à la porte. Les Russes disposent d’une assise plus légitime aux yeux des Syriens et cette disposition leur permettra d’expulser les troupes américaines. « 

Ces propos ont été commentés par le député syrien, Mahad AlHaj Ali, interrogé par Sputnik. Pour lui, malgré leur abondance dans la région, les bases militaires des États-Unis ne sont pas si  » opérationnelles «. Selon lui, les bases militaires US sur la côte ouest de l’Euphrate sont complètement  » inoffensives  » et ne présentent aucun danger en termes militaires.  » En Syrie, les États-Unis ont tenté d’instrumentaliser certains groupes locaux et de s’en servir afin d’avancer leurs plans pour la fédéralisation ou encore le démembrement de la Syrie. Ils comptaient aussi sur ces groupes pour imposer une solution politique à la Syrie. Mais leurs efforts ne semblent pas avoir porté les fruits escomptés «, estime-t-il.

Et le parlementaire d’ajouter : » Les États-Unis cherchent une issue à l’impasse dans laquelle ils s’ébattent depuis 2011. Engagés dans une logique de pressions sur la Turquie, ils cherchent en vain à retirer leurs forces de la Syrie. Quant à Ankara, il est lui aussi engagé dans un bras de fer contre Washington pour le soutien que ce dernier apporte aux Kurdes dans le nord de la Syrie. En ce sens la présence militaire américaine en Syrie relèverait d’un simple spectacle : c’est un épouvantail destiné à brandir sous les yeux des uns des autres pour en tirer des bénéfices politiques. « 

Le député revient ensuite sur les déclarations du général américain, Raymond Thomas où il voit  » un aveu clair de la part des Américains concernant la légitimité de la présence militaire russe en Syrie  » : »  ceci dit, le gouvernement syrien n’a pas besoin de cette reconnaissance pour pérenniser son alliance militaire avec la Russie. Les Russes et les Iraniens sont en Syrie sur une demande de l’État syrien qui aspire à entretenir un partenariat sécuritaire durable avec Moscou et Téhéran « .

Pour le parlementaire syrien, le plan américain en Syrie  » a totalement échoué  » et les Américains se dirigent vers  » un vaste retrait de leurs bases militaires de la région du golfe Persique « .

Le ministère syrien des Affaires étrangères insiste ensuite sur le caractère illégitime de la présence des forces étrangères en Syrie et dans la région.  » Les bases américaines violent la souveraineté syrienne. C’est une violation à laquelle l’État syrien a parfaitement droit de répondre. Il est vrai que les Américains n’ont aucune influence en Syrie. Cela fait quarante ans que les États-Unis cherchent uniquement à assurer leurs intérêts au Moyen-Orient sur le dos des nations de la région. Après six ans de guerre imposée à la Syrie comment voulez-vous que les Syriens fassent confiance à Washington ? Une chose est sûre : six ans de guerre contre les terroristes ont aguerri les forces syriennes qui ont la capacité d’ouvrir de nouveaux fronts, y compris contre les Américains « , poursuit-il.

Le député syrien a dénoncé Washington qui considère l’ONU  » comme étant son arrière-cour  » où il est permis de  » fouler aux pieds les lois et les réglementations internationales « .  » Partant de cette vision, les Américains feront tout pour éterniser la guerre en Syrie pour épuiser les fondements de l’État et de l’armée syriens. Or cette politique est condamnée : sur le plan militaire, les victoires se succèdent et sur le plan politique, les groupes armés ne cessent de se désarmer et de rejoindre la trêve «, ajoute-il.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i41914-syrie_la_russie_chassera_l’amérique

 

Israël Echec et Mat au plateau du Golan

Israël a subi un énorme retour de bâton dans le conflit syrien avec le déploiement de la police militaire russe dans la zone de sécurité établie dans le sud-ouest de la Syrie, près du plateau du Golan. Le ministère russe de la Défense a annoncé le déploiement lundi. Le Col. Gen. Sergei Rudskoy, chef de la Principale Direction opérationnelle de l’état-major général russe, a déclaré à Moscou que les forces russes avaient mis en place des points de contrôle et des postes d’observation dans la zone de désescalade du sud-ouest. Le général russe a déclaré que les États-Unis, Israël et la Jordanie ont été informés du déploiement.

Les frontières de la zone de désescalade ont été convenues entre la Russie et les États-Unis à la veille de la rencontre entre les présidents Donald Trump et Vladimir Poutine en marge du sommet du G20 à Hambourg. Selon le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov, les considérations de sécurité d’Israël ont été prises en compte lors de la finalisation de la zone de désescalade. Mais le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exprimé ouvertement son rejet de l’accord entre les États-Unis et la Russie, arguant que l’accord ne traite pas adéquatement les perceptions d’Israël de la menace de la présence iranienne et du Hezbollah dans les régions sud-ouest de la Syrie.

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, a officiellement déclaré que Jérusalem a fixé certaines lignes rouges. « Nous ne tolérerons aucune présence iranienne à la frontière et nous continuerons d’agir contre ça », a-t-il déclaré. Bien évidemment, Israël ne fait pas confiance à la Russie. Israël suspecte que c’est une question de temps avant que les milices chiites et le Hezbollah commencent à s’infiltrer tranquillement dans le sud-ouest de la Syrie, renforçant le régime de Assad et ses amis iraniens pour consolider le contrôle des zones frontalières près d’Israël et du Liban.

En réalité, cependant, tout cela est un grand jeu stratégique. Israël a longtemps payé, fourni et soutenu les groupes extrémistes (dont les groupes Al-Qaeda et l’EI) contrôlant le secteur où la zone de désescalade est en train d’être mise en place. Israël a même soutenu militairement ces groupes terroristes chaque fois qu’ils étaient attaqués par les forces gouvernementales syriennes.

Israël espérait que la zone pourrait être maintenue comme une zone de «conflit gelé», qui pourrait être annexée par Israël. Par conséquent, Israël aurait souhaité que la mise en œuvre de la zone de désescalade près du plateau du Golan soit appliquée par les États-Unis – et non par la Russie. Seulement, Washington ne veut pas s’en mêler. Comme l’a dit un commentaire du magazine Atlantic cette semaine,

·         Le Pentagone est concentré sur les opérations à Mossoul et à Raqqa, à des centaines de kilomètres; des commandants sur le terrain verraient certainement une présence militaire américaine dans le sud-ouest de la Syrie comme une dispersion des moyens coûteuse et inutile dans la lutte contre l’État islamique. Étant donné les limites des ressources en matière de renseignement-surveillance-reconnaissance (ISR) dans la région, il est également peu probable que le Commandement central des États-Unis soit heureux de détourner ses faibles moyens pour surveiller le cessez-le-feu … Tout cela … signifie que les clés du cessez-le-feu Trump-Poutine dans le sud–Ouest de la Syrie seront probablement entre les mains de la Russie.

C’est plus ou moins ce qui se déroule sur le terrain. L’accord entre les États-Unis et la Russie prévoit la surveillance de la zone de désescalade par la police militaire russe.

C’est un Echec et Mat contre la politique interventionniste d’Israël en Syrie. Les agents de surveillance russes réagiront durement si Israël joue le rôle de perturbateur. En d’autres termes, c’est l’effondrement du rêve israélien de l’expansion territoriale dans le sud-ouest de la Syrie dans le cadre d’un «Grand Israël» (même au-delà du plateau du Golan occupé). Le plan B d’Israël était que, dans le cadre d’un règlement syrien, la communauté internationale devrait au moins légitimer l’occupation israélienne du plateau du Golan. Cela ne se produira pas non plus.

La crédibilité de Netanyahou en prend un grand coup, une fois de plus. Il y a deux ans, sa «ligne rouge» sur le programme nucléaire iranien, où il disait qu’Israël agirait à son compte militairement contre l’Iran, etc., s’était révélée n’être que de l’esbroufe. Aujourd’hui, il trace une «ligne rouge» dans le front nord d’Israël concernant la présence iranienne en Syrie, mais il n’a pas la capacité de l’appliquer. Une fois de plus, la communauté internationale ignore tout simplement ses crises de colère.

De manière significative, les États-Unis n’ont rien fait pour s’opposer à une opération massive du Hezbollah qui a commencé la semaine dernière à prendre le contrôle des hauteurs situées à la frontière libano-syrienne qui étaient sous l’occupation de divers groupes insurgés tels que Ahrar, al-Qaïda, Daech (certains étaient les chouchous d’Israël.) Les médias iraniens ont signalé aujourd’hui que les combattants du Hezbollah ont marqué une superbe victoire. Bien sûr, il est extrêmement important pour le Hezbollah (et l’Iran) de veiller à ce que la frontière libano-syrienne reste ouverte.

 Source : http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/07/27/it-is-check-and-mate-for-israel-in-golan-heights/

 

Traduction : Avic – Réseau International

28 juillet 2017

 

 

La police militaire russe commence à surveiller le cessez-le-feu de près du plateau du Golan

Les forces russes sont maintenant stationnées à 13 kilomètres de la zone de séparation entre Israël et la Syrie

La Russie a déployé la police militaire pour surveiller deux zones de désescalade établies en Syrie, dont un point de contrôle près du plateau du Golan, a confirmé Moscou lundi.

Les soldats russes et syriens occupent maintenant deux postes de contrôle et quatre postes d’observation dans la région de Ghouta orientale à l’est de Damas. Dans le sud-ouest de la Syrie près du plateau du Golan, les soldats russes sont stationnés dans deux points de contrôle et 10 postes d’observation.

« Ainsi, grâce aux mesures prises par la Fédération de Russie, nous avons réussi à arrêter l’action militaire dans deux des zones les plus importantes de la Syrie », a déclaré le ministère russe de la Défense.

Netanyahou a déjà exprimé son soutien à une zone tampon russe près du plateau du Golan. Cependant, Israël prétend toujours que l’Iran utilise le cessez-le-feu pour renforcer sa présence en Syrie.

Comme d’habitude, Moscou prend des mesures actives pour mettre fin aux hostilités en Syrie, pendant que Washington crie à propos du Mal Iranien.

Source : http://russia-insider.com/en/politics/russian-military-police-begin-monitoring-ceasefire-near-golan-heights/ri20483

Traduction : Avic – Réseau International

 

Fuir Raqa avec des passeurs sans scrupules

Pour fuir Raqa, bastion du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, les civils paient des passeurs qui les mènent souvent dans des situations très périlleuses plutôt qu’en lieu sûr.
Des dizaines de milliers de personnes ont fui la ville de Raqa et sa province depuis que des forces kurdes et arabes syriennes soutenues par les Etats-Unis ont lancé l’an dernier une vaste offensive pour s’emparer de la « capitale » de l’EI.
Mais le voyage est risqué, les jihadistes menaçant de passer par les armes quiconque veut fuir leur emprise.

Dans le camp d’Aïn Issa (nord), où des milliers de déplacés de Raqa ont trouvé refuge, nombre de civils disent avoir vécu de terribles expériences à cause de passeurs sans scrupules.
Ces trafiquants « ne donnent pas leur nom, ils utilisent des pseudonymes, le nôtre s’appelait +La Baleine+ », explique à l’AFP Ali, 25 ans, qui a fui le village de Qahtaniya, à six kilomètres au nord-ouest de Raqa.
« Je lui ai versé 222.000 livres syriennes (360 euros) », dit Ali, somme correspondant à son voyage et celui de huit membres de sa famille, dont un enfant de cinq ans.

Une nuit, ils ont quitté leur village dans la voiture d’Ali et retrouvé le passeur à un point de rendez-vous où attendaient d’autres civils.
Le groupe s’est mis en route. +La Baleine+ est ensuite passée devant et a fait signe de s’arrêter.
« Il nous a dit que l’endroit était sûr, et là on a été la cible d’une fusillade de Daech », explique Ali en utilisant l’acronyme en arabe de l’EI.
En appuyant sur l’accélérateur, il a finalement pu rallier un point de contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui mènent l’offensive anti-EI à Raqa. Mais une femme du convoi a été blessée.
« On ne sait pas ce qu’elle est devenue », raconte Ali. « Le sang de ceux qui sont morts en fuyant est sur les mains des passeurs ».

Les FDS sont entrées dans Raqa en juin et ont libéré plus de 40% de la ville. Les Nations unies estiment qu’il reste encore entre 20.000 et 50.000 civils piégés.
Selon l’ONU, les civils paient entre 75.000 et 150.000 livres syriennes (130 à 260 euros) par personne pour fuir Raqa.

Quand Ahmed al-Hussein, 35 ans, a décidé de partir, il a versé 70.000 livres syriennes à un passeur et s’est engagé à lui donner sa moto, d’une valeur d’environ 30.000 livres syriennes, une fois arrivé à bon port.
« On était un groupe de 250 personnes, on a mis 15 heures pour atteindre le check-point du secteur d’Al-Mazeila, à 23 km au nord-ouest de Raqa, au lever du soleil », explique-t-il à l’AFP.
« Dès notre arrivée, les jihadistes ont lancé une attaque et on s’est retrouvé pris entre deux feux. Les passeurs, eux, se sont volatilisés ».

Les jihadistes l’ont capturé, ainsi que d’autres civils, et les ont amenés dans le village d’Al-Salihiya, où ils les ont battus et leur ont volé leur argent et leurs pièces d’identités. Ils les ont interrogé pour savoir qui étaient les passeurs.
« Impossible de leur dire, on n’avait aucune idée. Ils auraient très bien pu eux-mêmes être des membres de Daech », dit Ahmed.
Il a finalement été relâché et amené vers un autre village tenu par l’EI, jusqu’à ce que les FDS prennent cette localité.
Pendant tout ce périple, il est parvenu à garder sa moto avec lui. Il la garde à l’intérieur de sa tente à Aïn Issa.

Tous les déplacés interrogés par l’AFP au sujet de leur fuite ont refusé de témoigner face caméra, autant par peur des passeurs que des jihadistes.
Dans le camp, Abou Ahmed, 38 ans, répare des pneus et des pièces de moto pour se faire un peu d’argent.
Lui s’est débrouillé seul pour fuir le quartier Daraiya de Raqa il y a trois mois.
« Je suis parti avec ma famille avant que les FDS arrivent, on est resté dans une ferme des environs pendant environ un mois, jusqu’à ce que des combattants de l’EI arrivent et brûlent nos tentes », raconte-t-il.
La famille a réussi à s’échapper et a pris la direction du désert en espérant tomber sur un point de contrôle des FDS.
« Mais on a été intercepté par des passeurs qui nous ont demandé 50.000 livres syriennes pour nous aider, ils disaient que la route était longue et dangereuse », dit Abou Ahmed.
Alors qu’ils discutaient avec les passeurs, un berger s’est approché.
« Ne leur donne pas ton argent », lui a dit le berger. « Le check-point n’est à même pas 500 mètres d’ici et la route est sûre ».

Source: https://assawra.blogspot.fr/2017/07/fuir-raqa-avec-des-passeurs-sans.html

 

 

Syrie : sale temps pour Israël

L’inquiétude grandissante d’Israël en est le signe : la guerre en Syrie, qui a trop duré, semble se diriger vers un dénouement.

La CIA a stoppé son programme pour armer et former les terroristes dits modérés, franchissant un pas de plus dans le sens d’une entente avec la Russie. La trêve annoncée dans le Sud-Ouest syrien serait loin d’être un coup de propagande. Le président Trump ne paraît pas trop impressionné par les révélations successives de prétendues ingérences russes dans son élection à la présidence, quitte à approfondir ses coopérations avec la Russie de Poutine.

Tout le monde sait que les informations autour d’une rencontre secrète Trump-Poutine en marge du sommet de G20 de Hambourg n’auront visé en réalité qu’à nuire aux coopérations russo-américaines en Syrie. Idem pour cette autre information selon laquelle Donald Trump Jr aurait rencontré une avocate russe dans le cadre des ingérences présumées de Moscou dans la présidentielle US. En effet, Trump n’a pas trop de choix.

Dans la Syrie actuelle, il n’existe aucune autre alternative aux coopérations russo-américaines. Une plus grande implication des États-Unis dans la guerre contre Daech en Syrie revient à ouvrir la voie à un face-à-face militaire USA/régime Assad. Or, un tel scénario demande une large présence des troupes US sur le sol syrien comme cela a été le cas en Irak.

Mais quelles sont les chances de succès d’un tel scénario ? En effet, il faudrait beaucoup d’habilité à Washington pour éviter une confrontation militaire avec la Russie et l’Iran qui ne sont prêts ni l’un ni l’autre à lâcher prise en Syrie.

Ce qui semble être désormais une évidence est ceci : Trump tend à opter pour une politique qui lui éviterait une confrontation militaire avec la Russie. Mais pour éviter de confronter Moscou, il faudrait une plus grande concertation russe et américaine sur la lutte contre Daech. Ce qui n’est pas forcément pour plaire à Israël qui a compté jusqu’ici sur les terroristes takfiristes pour faire plier Damas et ses alliés. Que les terroristes soient combattus totalement, cela ne ferait que renforcer le gouvernement syrien et partant, l’Iran, même si la Russie fait semblant de vouloir assurer « les intérêts israéliens » dans le cadre du plan des zones de désescalade.

Que peut faire Israël ? Il est vrai qu’à moins d’un appui militaire massif des USA, les Israéliens n’ont d’autre choix que de continuer à alimenter les terroristes takfiristes en lutte contre Assad. La trêve dans le Sud est une calamité, une de plus pour Israël qui croyait trop naïvement pouvoir surfer sur la vague du conflit syrien pour diviser « sunnites et chiites » et pêcher en eaux troubles : les violences dans la ville occupée de Qods l’ont bien montré : Israël reste l’ennemi à abattre pour tous les musulmans.

Photo: Les soldats israéliens debout sur des chars dans les hauteurs du Golan près de la frontière syrienne, le 19 mars 2014. ©Reuters

Source:http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/07/25/529665/Qods-Assad-Etats-Unis-Syrie-Israel–CIA-Trump-Poutine-Russie

 

 

 

 

Deir ez-Zor : les rats quittent le navire

Les forces syriennes et leurs alliés du Hezbollah ont réalisé une nouvelle percée contre Daech à Deir ez-Zor.

Selon l’agence de presse SANA, les avions de combat de l’Armée de l’air syrienne ont frappé dimanche les positions de Daesh à la périphérie de la ville du Nord-est syrien, Deir ez-Zor, située à 450 km à l’est de la capitale Damas. Le bilan des pertes dans les rangs des terroristes takfiristes de Daesh est lourd alors que les combats se poursuivent dans la périphérie sud de la ville ainsi que dans les environs de son principal aéroport militaire.

Les combats auraient coïncidé avec les rafales aériennes sur les collines au sud de Deir ez-Zor, où une camionnette équipée d’une mitrailleuse et de nombreuses cachettes terroristes ont été détruites.

Selon cette information, le chaos le plus total règne dans la ville à l’approche des unités des combattants de l’armée nationale et de leurs alliés. Non seulement le groupe terroriste est aux abois, mais encore ses membres prennent la fuite et emportent avec eux l’argent de l’organisation. Selon les sources militaires à Deir ez-Zor, le chef terroriste Saleh Mohammad al-Khaleif, un des cadres de Daech, a aussi pris la poudre d’escampette, en prenant d’énormes sommes d’argent avec lui. La paie des combattants est sérieusement compromise…c’est la consternation chez Daech. Du coup, avec la pression des forces syriennes, le doute et la peur gagnent ses rangs.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i41696-deir_ez_zor_le_rats_quittent_le_navire

 

 

25 juillet 2017

Syrie: l’armée prête à atteindre les rives de l’Euphrate, Haaretz annonce « la défaite US en Syrie »

Les troupes de l’armée syrienne se sont emparées samedi du village de Dakhila et du champ gazier de Sabkhawi, situés à 30 kilomètres au sud de Raqqa, a annoncé à Sputnik une source militaire syrienne.

«Les unités de l’armée arabe syrienne ont repris le contrôle du village de Dakhila, du puits de Sabkhawi ainsi que du champ gazier éponyme dans la banlieue sud de Raqqa. Un grand nombre de takfiristes de Daech ont été éliminés», a indiqué l’interlocuteur de l’agence.

Les territoires repris par l’armée syrienne lui permettront de déboucher dans les délais les plus brefs sur les rives du fleuve Euphrate et de poursuivre l’offensive visant à reprendre le contrôle de la prétendue capitale de Daech en Syrie.

Les forces gouvernementales syriennes dirigées par le général Suheil al-Hassan ont réussi, rien qu’au cours du mois dernier, à s’emparer de près de 20 puits pétroliers tant dans la province de Raqqa que dans l’ouest de la province de Deir-ez-Zor.

Haaretz annonce « la défaite US en Syrie »

Sur un autre plan, le journal israélien revient sur la récente décision de la Maison Blanche et de la CIA qui consiste à geler « toute aide militaire aux rebelles syriens » et écrit dans son édition de samedi : » Donald Trump a officiellement fait don de la Syrie aux Russes et aux Syriens »!

La colère du quotidien israélien s’explique surtout par les difficultés que croit rencontrer désormais Israël dans son assistance à apporter aux terroristes takfiristes qualifiés de « rebelles ».

Haaretz estime qu’après cette décision, on ne pourrait plus taxer Trump de « duplicité » en Syrie, car comme il l’avait promis, tout au long de sa campagne électorale, « Washington ne cherche plus à renverser Assad ».

Le journal évoque ensuite la situation qui règne actuellement dans le camp de la soi-disant opposition syrienne : » cela fait des mois que l’opposition anti-Assad a compris que Washington ne voit plus à travers elle une force « déterminante » sur qui il convient de compter. Après la reprise d’Alep par Damas, tout le monde savait que cette opposition ne méritait aucun investissement, qu’il soit de nature politique ou militaire. Même l’administration Obama s’en était aperçu : le soutien militaire ou politique aux rebelles s’est nettement affaibli à l’époque d’Obama qui a décidé de ne pas envoyer de troupes en Syrie. À vrai dire, la frappe balistique de Trump contre l’aérodrome de Shayraat à Homs a sonné le glas de l’intervention militaire américaine en Syrie ».

Et l’auteur de poursuivre : » s’il est vrai que les Américains continueront à soutenir les Kurdes de Syrie face à Daech dans le nord, il est tout aussi vrai que dans le sud, c’est l’Iran et la Russie qui se chargeront de faire ramener la sécurité, d’instaurer la zone de désescalade, et surtout de prendre l’initiative politique ».

Dans la suite de l’article, Haaretz tente de prévoir ce qu’il en sera du soutien des monarchies arabes du golfe Persique aux terroristes, après le désengagement américain : » les pays arabes qui ont soutenu les rebelles continueront très probablement à les soutenir, malgré la défection US mais le risque le plus grand ne réside pas là. En Syrie, le danger le plus périlleux serait une escalade des tensions américano-turques. Les révélations faites par la Turquie sur la présence des bases US dans le nord de la Syrie ont provoqué la semaine dernière l’ire de Washington et de l’Otan car ce fut la première fois qu’un membre de l’Otan les trahissait de la sorte. Ces fuites mettraient en danger la vie des forces américaines ».

Le journal croit toutefois comprendre le coup tordu des Turcs car il rapporte : »  Ankara est en colère contre Washington qui continue à équiper les Kurdes de Syrie d’armes sophistiquées, armes qui pourront retourner contre la Turquie, une fois Daech disparu. Mais Ankara devra comprendre que l’alliance de Washington avec les Kurdes est conjoncturelle et que les États-Unis n’échangeront rien  contre leur partenariat avec la Turquie, membre de l’Otan. Et puis il est plus que probable que les Kurdes de Syrie,  fatigués par les vicissitudes américaines, finissent par se tourner vers l’Iran et la Russie, car c’est à travers ces deux États qu’ils voient leur avenir sur la scène syrienne ».

Et l’article conclut sur un cuisant constat d’échec : » en Syrie, tous les regards sont désormais tournés vers l’Iran et la Russie et les politiques que sont les leurs car après la désertion américaine, ce sont ces deux pays qui possèdent l’initiative, aussi bien sur le plan militaire que politique ».

Avec Sputnik + PressTV

Source: https://french.almanar.com.lb/501191

 

 

La vérité sur les objectifs des USA en Syrie

«Les États-Unis aident le PYD en fournissant des armes et des munitions. En outre, ils ont aménagé des bases militaires dans le nord de la Syrie, ce qui a encore plus renforcé les positions des Kurdes.» Un militaire turc haut gradé s’exprime au micro de Sputnik sur les raisons qui ont poussé Washington à soutenir les Kurdes en Syrie.

La guerre contre le groupe terroriste Daech sur le territoire syrien s’est d’ores et déjà transformée en lutte pour obtenir une part du gâteau de la restructuration du pays, a déclaré dans une interview à Sputnik Armağan Kuloğlu, général-major des Forces armées turques à la retraite.

«Le but ici est plus grand que de simplement battre Daech. Tout se résume à la manière de jouer après coup le rôle le plus important dans la restructuration de la Syrie et, en particulier, dans la mise en place, dans le nord de la Syrie, d’une création gouvernementale kurde», a révélé le militaire.

Cependant, le Parti de l’union démocratique (PYD) des Kurdes syriens, soutenu par les États-Unis, figure sur la liste des plus grandes menaces de la Turquie. En outre, en aidant les Kurdes, la partie américaine renforce ses propres positions dans le nord de la Syrie, tandis que le PYD n’aspire qu’à prendre le contrôle des territoires syriens.

«C’est une menace pour la Turquie de la part d’une structure qui se crée dans le nord de la Syrie sur la base des résultats de la lutte contre Daech. Et les États-Unis y contribuent. En aidant le PYD, ils renforcent leurs positions dans la région. Une fois l’opération de libération de Raqqa terminée, le PYD exigera que le travail effectué soit rémunéré. Le paiement sera la proclamation par les Kurdes de leur formation gouvernementale, ce qui constitue une menace directe pour la Turquie», a expliqué M.Kuloğlu.

Le général-major des Forces armées turques à la retraite a également parlé en détail de l’aide américaine accordée aux Kurdes en Syrie leur permettant d’étendre leur influence.

«Les États-Unis aident le PYD en fournissant des armes et des munitions. En outre, ils ont aménagé des bases militaires dans le nord de la Syrie, ce qui a encore plus renforcé les positions des Kurdes.»

Ainsi, «la Turquie ne veut pas qu’une structure qui menacerait à l’avenir sa sécurité nationale germe et se développe sur ses territoires», a-t-il souligné.

«Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant dans le fait que la Turquie ait rendu public l’emplacement des bases dans le nord de la Syrie. Oui, cela pourrait contribuer à ce qu’une série de données sur la lutte contre Daech se retrouvent entre les mains de cette organisation terroriste. Mais ce n’est pas la faute de la Turquie. Ces actions ont été provoquées par le refus des États-Unis de travailler ensemble avec la Turquie, plutôt que de soutenir le PYD», a-t-il conclu évoquant un article de l’agence de presse turque Anadolu divulguant des informations sur l’emplacement des bases militaires américaines sur le territoire syrien.

 

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201707221032326857-usa-syrie-kurdes-turquie/

23  juillet 2017

 

Syrie: un changement de cap américain ?

Le gel de l’envoi d’armes et de munitions aux groupes armés en Syrie pourrait constituer une «concession faite à la Russie», mais en même temps, il pourrait signifier «de graves divergences opposant les Américains aux Turcs», estime Yezid Sayigh.

L’expert des questions moyen-orientales Yezid Sayigh commente l’annonce par la Maison Blanche du gel du programme destiné à armer les « rebelles » actifs en Syrie, programme mis en place dès 2013 par Obama, mais qui vient d’être gelé sur ordre de Donald Trump.

Cité par Ria Novosti, l’expert du centre d’études pour le Moyen-Orient estime que le gel d’envoi d’armes et de munitions aux groupes armés en Syrie pourrait constituer une « concession faite à la Russie » mais qu’en même temps, il pourrait signifier de « graves divergences opposant les Américains aux Turcs »:

« L’arrêt de l’envoi d’armes et de munitions pourrait être considéré comme une concession aux Russes, mais on ignore si ce gel concerne oui ou non les terroristes en action dans le sud de la Syrie. Et puis, les Kurdes du nord de la Syrie ne seraient sans nul doute concernés par ce gel. »

Et l’expert d’ajouter: « Les terroristes concernés par le programme de gel américain se trouvent dans le nord-ouest, surtout à Idlib ainsi que dans l’ouest d’Alep. Or, c’est à partir du mois de février que les États-Unis n’envoient plus d’armes à ces régions. »

L’expert n’écarte pas toutefois la place qu’occupe la Turquie dans ce semblant de virage américain vis-à-vis des rebelles: « Il va sans dire que la Turquie pèse de tout son poids sur les évolutions régionales et n’importe quel changement de cap des États-Unis vis-à-vis des rebelles pourrait renvoyer directement aux divergences de vues américano-turques. »

Washington Post a annoncé jeudi le gel du programme d’envoi d’armes et de munitions américain aux groupes rebelles en guerre contre le régime de Bachar al-Asad.

Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, n’a pas confirmé cette information tout comme le chef de la CIA qui s’est refusé à tout commentaire.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i41448-syrie_un_changement_de_cap_américain

Pour Israël, tout soin et toute nourriture sont « humanitaire »

 

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Tsahal a révélé une partie de l’opération « Bon voisin » qu’il mène en Syrie depuis six ans.

Selon Jewish News Service, les Forces de Défense israéliennes ont porté secours à plus de 4 000 Syriens blessés, dont plus de 500 enfants. Elles ont livré plus de 450 000 litres de fuel, 40 tonnes de farine, 225 tonnes d’aliments, 12 000 kits pour des bébés, 1 800 paquets de couches, 12 tonnes de chaussures et 55 tonnes de vêtements pour faire face au froid.

La communication de Tsahal semble destinée à usage interne pour calmer sa population inquiète du soutien de Tel-Aviv aux jihadistes. Elle s’accompagne d’une vidéo qui n’hésite pas à mélanger des images authentiques avec des mises en scènes du MI6 filmées au Nord du pays (c’est-à-dire en dehors de la zone couverte par « Bon voisin »).

En réalité, si l’on peut féliciter Tel-Aviv d’avoir sauvé des enfants de jihadistes blessés lors des combats, le bilan de cette opération est exclusivement un soutien aux jihadistes contre la République arabe syrienne.

En août 2014, le Shin Beith (services secrets militaires) avait organisé l’attaque de la Force des Nations Unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) par al-Qaïda. Des jihadistes avaient fait prisonniers des soldats fidjiens chargés de séparer les armées israélienne et syrienne au Golan occupé. Lors d’une négociation filmée en direct par la télévision syrienne, le représentant de l’Onu avait versé une rançon à al-Qaïda par virement bancaire informatique, sans que le bénéficiaire de ce compte ne soit jamais inquiété. Par la suite, le Shin Beith avait installé al-Qaïda en lieu et place de la FNUOD provoquant la colère des États-Unis et de la Russie.

Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, s’était montré à la télévision israélienne en train de féliciter les combattants blessés d’al-Qaïda soignés au Ziv Medical Centre.

 

Plus récemment, le Mossad a tenté de créer un soulèvement druze contre la République arabe syrienne sur le modèle de ce que les États-Unis et la France ont réalisé avec les Kurdes au Nord du pays. Le major syrien Khaldoun Zeineddine avait soudain réclamé la création d’un « Druzistan » à la frontière israélienne. Mais, après trois mois d’incertitude, les dirigeants druzes syriens ont tous réaffirmé leur soutien à la République, malgré les appels à la sécession du leader druze libanais pro-US, Walid Jumblatt.

 

 

 

 

 

 

 

L’aide « humanitaire » dont se targue Tsahal ne correspond pas au droit humanitaire international tel que défini d’après l’œuvre d’Henri Dunant, le fondateur de la Croix-Rouge, car elle ne bénéficie qu’à une partie au combat. Or, les bénéficiaires des soins israéliens sont exclusivement les jihadistes d’al-Qaïda et leurs familles.

Autre exemple, livrer des tonnes de farine est inutile car ce produit est disponible partout dans le pays à un prix subventionné par la République. Cependant, dans les zones tenues par les jihadistes, ceux-ci interdisent son acheminement. En livrant de la farine, Tsahal permet uniquement aux jihadistes de s’affranchir de Damas et de renforcer leur pouvoir sur les populations.

Tsahal avait identiquement aidé les milices kosovares, lors de la guerre contre la Serbie. Les enfants qu’il avait emmenés en Israël pour les soigner ont depuis rejoint les services secrets de Tel-Aviv.

Source: http://www.voltairenet.org/article197201.html

Les Etats Unis peuvent-ils cesser de soutenir les terroristes en Syrie?

 

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L’annonce faite par la presse américaine de la suspension de l’aide américaine aux « rebelles » syriens islamistes a très rapidement fait le tour des rédactions. Pourtant, le traitement de l’information laconique a tenté de minimiser, même par rapport à la presse américaine, l’impact politique de cette décision. Celle-ci parle en effet ouvertement d’une « victoire de Poutine » sur le dossier syrien.

The Washington Post a lancé l’information selon laquelle Trump a décidé, il y a environ un mois de cela, lors d’une réunion à la Maison Blanche avec le directeur de la CIA M. Pompeo et le responsable de la sécurité nationale H. R. McMaster de mettre un terme à l’un des programmes secrets de la CIA Timber Sycamore, créé en 2013.

A l’époque, ce programme avait été lancé en urgence pour aider les rebelles s’opposant à Assad et sur le point de perdre le combat, comme l’écrivait alors ce même Washington Post, et ce, non seulement tactiquement, mais surtout stratégiquement Ainsi, les Etats Unis ont volontairement entretenu le conflit syrien pour lutter contre Assad. Il est vrai que dès le début de la « rébellion » en 2011, ils prirent une position anti-Assad, adoptèrent des sanctions contre le pays et aidèrent « l’opposition ».

Il s’en est suivi une fuite des armes et des hommes formés par la CIA vers les structures radicales, aucune barrière étanche n’existant réellement entre groupes armés d’opposition à Assad et groupes islamistes. Ce programme, illustration de la politique américaine dans la région, a ainsi largement aidé au développement du conflit. Toutefois, depuis l’entrée de la Russie dans le jeu, l’intérêt de ce programme fut réduit, les rebelles, qui avaient pu ainsi se rétablir, perdaient à nouveau du terrain et, en fin de compte, il a surtout servi à financer Al Qaïda. La « défaite » d’Alep, pour les groupes terroristes ouvertement soutenus par l’Occident, fut le signe de l’urgence d’un changement de stratégie.

Ce revirement a été pris très au sérieux par la presse américaine, qui n’y voit pas que, techniquement, la fin d’un programme devenu utile, mais un changement de stratégie américaine et la victoire de la Russie sur le dossier syrien.

Cet extrait du Washington Post n’a pas trouvé beaucoup d’écho dans la presse française, ce qui finalement, ne change pas grand-chose à l’affaire. (Voir http://russiepolitics.blogspot.fr/2017/07/les-etats-unis-peuvent-ils-cesser-de.html)

Les Etats Unis continuent sur cette voie et annoncent que le départ d’Assad n’est plus une condition préalable au règlement du conflit:

«Je ne crois pas qu’il soit important, pour nous, de dire que Assad doit d’abord partir.» Selon Associated Press, c’est en ces termes que Tom Bossert, conseiller en sécurité intérieure de Donald Trump, a expliqué la nouvelle stratégie des Etats-Unis en Syrie, lors d’une réunion annuelle d’acteurs de la sécurité nationale et du renseignement à Aspen, dans le Colorado.

Un signal important est lancé. Tant aux mouvements rebelles: les temps ont changé, il faut choisir son camp et passer à autre chose, qu’à la Russie, envers laquelle les Etats Unis tentent de changer d’attitude et de s’orienter vers une coopération, au moins en Syrie. Les néoconservateurs laisseront-ils partir ainsi leurs créatures? Au-delà de la volonté de Trump, la question se pose réellement de savoir dans quelle mesure les Etats Unis sont encore en mesure de revenir sur leur politique de soutien systématique aux mouvements extrémistes, sans provoquer de crise majeure dans leur politique intérieure, totalement sclérosée, et de failles dans leur sécurité intérieure.

Karine Bechet-Golovko

Source: http://russiepolitics.blogspot.fr/2017/07/les-etats-unis-peuvent-ils-cesser-de.html

Combats entre milices chrétiennes dans la plaine de Ninive

 

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Pour la première fois – du moins officiellement – des combats entre milices chrétiennes se sont produits à Baghdeda, dans la région de Qaraqosh – à l’est de Mossoul – le 15 juillet dernier. Responsables : les Unités de protection de la plaine de Ninive (NPU) – financées par des Assyriens résidant aux Etats-Unis et dans le monde – qui ont arrêté 6 membres des Brigades de Babylone – autre milice chrétienne mais qui fait partie des Hachd al-Chaabi (Unités de mobilisation populaire, force paramilitaire majoritairement chiite). Leurs prisonniers sont accusés d’avoir saccagé des maisons et des églises chrétiennes, dont le monastère syriaque de Mar Behnam datant du 4ème siècle. Comme il fallait s’y attendre, les Brigades de Babylone ont entrepris de les libérer…

Les accusations portées contre les Brigades de Babylone sont extravagantes. Tout le monde sait que ce sont Les Lions de Babylone, comme on les appelle aussi, qui ont repris en novembre dernier le monastère de Mar Behnam occupé depuis juillet 2014 par les forces djihadistes, et qu’après les combats les bâtiments se trouvaient dans un triste état.

Ce clash entre milices chrétiennes fait suite à des interventions médiatisées de Sa Béatitude Louis Raphaël 1er Sako, patriarche de tous les Chaldéens, qui s’en est pris à plusieurs reprises, nommément, à Ryan Salem al-Kildani (le chaldéen) – chef des Brigades de Babylone –,déclarant qu’il ne représente pas les chrétiens et exhortant ces derniers à ne pas s’engager dans sa milice. Le patriarche semble avoir choisi son camp. On ne l’a pas entendu se plaindre de l’encadrement des milices chrétiennes basées au Kurdistan par d’anciens militaires occidentaux…

Les Hachd al-Chaabi redorent leur image grâce aux minorités

 

 

En fait, les chefs de ces milices – sous influence américaine, kurde ou israélienne – n’acceptent pas que des chrétiens irakiens, suivis par des membres d’autres minorités religieuses, combattent au sein des Hachd al-Chaabi. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils se positionnent du côté kurde, américain et anti-iranien dans la perspective des affrontements qui risquent de se produire prochainement à Kirkouk et dans les territoires contestés, c’est-à-dire occupés par les peshmerga. Les chrétiens mésopotamiens ont la mémoire courte: à chaque fois qu’ils se sont alliés à des envahisseurs étrangers au Proche et Moyen-Orient, cela s’est mal terminé pour eux.

A vrai dire, les Hashd al-Chaabi ne sont plus tout à fait une organisation chiite. Le 13 juin 2014, la fatwa du Grand ayatollah Ali Sistani appelant au combat contre l’Etat islamique s’adressait à tous les Irakiens, quelle que soit leur appartenance religieuse ou ethnique. Il a été en partie entendu : outre les chrétiens des Brigades de Babylone, des sunnites – membres de tribus victimes d’Al-Qaïda en Irak, puis de l’Etat islamique (EI) – sont dans leurs rangs. Ces trois dernières années, ils ont participé aux batailles livrées dans la région d’Al-Anbar.

Les Hachd ont profité de leur présence dans la plaine de Ninive pour recruter des combattants dans toutes les communautés religieuses et ethnies : turkmène, yézidie, shabak, y compris des Kurdes réfractaires aux injonctions de Massoud Barzani.

Complots contre les Hachd

 

 

Quoi que disent les porte-paroles du gouvernement de Bagdad et de la Division d’or, les Unités de Mobilisation Populaire ont participé à la bataille de Mossoul. En février dernier, le cheikh Youcef, un des dirigeants des Hashd, m’a certifié à Téhéran – où il intervenait à la Sixième conférence de soutien à l’intifada palestinienne – qu’aucun assaut sérieux de l’armée irakienne contre les positions de l’Etat islamique n’avait lieu sans elles. Pourquoi le cacher  aujourd’hui?

Dans sa conférence de presse à Bagdad, le 13 juillet dernier, Hadi al-Amiri – secrétaire général de la puissante organisation chiite Badr -, leader officiel des Hachd al-Chaabi, n’a pas manqué de reprocher au Premier ministre Haïdar al-Abadi d’avoir « oublié » de rendre hommage aux Hachd pour leur rôle dans la libération de Mossoul et fait état de complots ourdis contre elles. On sait que les Américains poussent Abadi à les dissoudre, voire que le Pentagone aurait constitué une force spéciale nommée « Les Tigres » pour localiser les membres du Haut-commandement des Hachd… et les éliminer.

A suivre…

Gilles Munier

Photo: Hadi al-Amiri – secrétaire général de la puissante organisation chiite Badr – leader officiel des Hachd al-Chaabi

Source: http://www.france-irak-actualite.com/-

 

 

Fin de partie en Syrie

Le rideau est tombé en Syrie. Le principal commanditaire de la guerre vient de se dévoiler publiquement: Tel Aviv s’oppose avec une extrême véhémence aux efforts américains et russes visant à imposer des zones d’apaisement en Syrie sous prétexte que cela renforcerait la présence militaire iranienne près de ses frontières…

La messe est dite. Israël est à la fois le principal belligérant et le principal bénéficiaire dans ce conflit et il est hors de question d’arrêter la guerre maintenant.

Tel Aviv se méfie au plus point de Trump et ne cache plus son aversion viscérale pour Vladimir Poutine. Il lui reste certes l’Arabie Saoudite, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne aux côtés de ses protégés djihadistes mais ses alliés ne peuvent plus rien faire tant la machine s’est enrayée. Le grand allié US s’embourbe dans un très grave conflit interne tandis que les pays du Golfe se déchirent comme au temps pré-islamiques. L’Union Européenne? Israël s’en est toujours moqué et pourtant c’est tout ce qui reste…Autant dire rien. L’échec en Syrie marque celui de toutes les opérations hybrides menées avec des groupes islamistes créés par les services spéciaux israéliens et saoudiens dans la région.

Paradoxalement, la CIA soutenait, finançait, formait et armait les groupes armés les plus violemment anti-américains et anti-occidentaux…Un tropisme que Trump veut supprimer à ses risques et périls car l’État profond ne le lui pardonnera jamais.

Source: https://strategika51.wordpress.com/2017/07/20/fin-de-partie-en-syrie/

 

 

La Russie déploie ses forces dans le sud de la Syrie

Les forces russes viennent de débarquer à Deraa dans le sud de la Syrie pour faire respecter la trêve conclue entre la Russie et les États-Unis.

Cité par FarsNews, l’agence de presse Ara News confirme l’arrivée, ces dernières heures de plus 400 militaires russes dans la province de Deraa où ils ont pour mission de surveiller le cessez-le-feu. La trêve a été conclue entre les États-Unis, la Russie et la Jordanie, sur le dos d’Israël qui a exprimé à plus d’une reprise son mécontentement.

« Les 400 militaires russes sont arrivés dans une école située dans la localité d’al Moussabin mais aussi dans le secteur d’Al-Sanamayn, toutes deux contrôlées par l’armée syrienne. Les secteurs en question se trouvent dans la périphérie nord de Deraa. Les forces syriennes ont localisé il y a deux jours des lieux pour accueillir les militaires russes au nombre desquels figure le siège du bataillon 110. Les forces russes devront patrouiller dans les localités contrôlées par l’armée syrienne que sont Azraq, Kharaba Qazala et Cheikh Meskin. Elles devront faire un état des lieux.

La trêve russo-américaine entrée en vigueur il y a dix jours concerne les provinces de Deraa et de Quneitra. Il y a deux jours, les sources proches des milieux de renseignement de l’armée israélienne avaient fait part du  » prochain déploiement des militaires russes près des frontières syro-israéliennes ». Des unités de l’armée russe se préparent à s’installer dans les prochains jours, dans la ville syrienne de Quneitra et à prendre position juste en face de la frontière syro-israélienne du Golan, révèlent les sources des renseignements militaires proches de DEBKAfile. « Leur fonction est de contrôler le respect de la trêve dans la deuxième zone de désescalade du sud-ouest de la Syrie, avait ajouté DEbkafile.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i41392-la_russie_déploie_ses_forces_dans_le_sud_de_la_syrie

Une agence turque révèle la localisation de soldats français et US en Syrie, le Pentagone furieux

 

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La localisation d’installations militaires américaines en Syrie, où se trouvent des forces spéciales françaises, a été dévoilée par une agence proche du gouvernement turc. Le Pentagone s’inquiète de la possible implication d’Ankara.

L’agence de presse proche du gouvernement turc Anadolu a révélé le 17 juillet la localisation de forces spéciales américaines et françaises au nord de la Syrie, provoquant la colère des Etats-Unis, inquiets pour la sécurité de leurs soldats.

Selon Anadolu, 200 soldats américains et 75 soldats des forces spéciales françaises se trouvent dans un avant-poste à une trentaine de kilomètres de Raqqa, capitale autoproclamée de l’organisation Etat Islamique (EI). L’emplacement de neuf autres installations militaires américaines a également été communiqué.

 

Du côté du Pentagone, on dénonce la divulgation d’informations confidentielles qui exposent les forces de la coalition à des «risques inutiles», selon son porte-parole, Adrian Rankine-Galloway.

Evoquant une possible implication des autorités turques, le porte-parole a déclaré : «Nous serions très inquiets si des responsables d’un allié de l’OTAN mettaient volontairement en danger nos troupes en divulguant des informations confidentielles.»

Refusant de commenter l’exactitude des localisations dévoilées, il a ajouté que l’institution qui gérait le commandement des forces armées américaines avait fait part de ses «inquiétudes au gouvernement turc».

Les dix bases militaires (deux aérodromes et huit avant-postes) évoquées par l’agence sont utilisées pour apporter un soutien au Parti de l’union démocratique kurde (PYD), et à sa branche armée, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), qu’Ankara considère comme liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). La Turquie considère les séparatistes kurdes du PKK comme une organisation «terroriste», alors que le conflit entre Turcs et Kurdes a coûté la vie à plus de 40 000 personnes depuis l’insurrection du PKK en 1984.

 

La relation entre les Etats-Unis, qui comptent sur le YPG pour combattre Daesh, et la Turquie, pourtant alliés au sein de l’OTAN, n’est pas toujours au beau fixe depuis l’intervention en Syrie de la coalition mise en place par Washington pour défaire l’Etat islamique. La vaine tentative de coup d’Etat contre le président Recep Tayyip Erdogan de 2016, qu’Ankara impute aux partisans de Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis, reste aussi un sujet de tension entre les deux Etats.

Photo: Un soldat des forces spéciales américaines à Taqba près de Raqqa, le 29 juin 2017  

Source: https://francais.rt.com/international/41192-colere-washington-apres-qu-agence-devoile-position-soldats-syrie

 

Des T-90 pour l’Irak

L’Irak négocie avec la Russie l’acquisition d’un lot « substantiel » de chars T-90s et T-90sk pour accompagner dans un premier temps puis remplacer les chars M1A1 Abrams dont l’usage sur le champ de bataille s’est révélé désastreux.

Des 140 Abrams (modifiés) fournis par Washington à Baghdad, 89 sont trop endommagés pour pouvoir être réparés, 28 ont été détruits au combat contre Daech et 11 capturés. Enfin, quelques-uns ont été revendus à des milices par des militaires corrompus.

Les Irakiens, initialement très enthousiastes à l’idée d’acquérir l’un des symboles iconiques de la chute de Baghdad, ont vite déchanté face au manque de pièces de rechange, les coûts de la maintenance, la consommation jugée excessive en carburant et en huiles, l’autonomie décevante, la fragilité de certains systèmes embarqués et la fiabilité du blindage, incapable de faire face à des charges creuses en situation de combat réel.

Les Abrams utilisés par l’armée irakienne à Mossoul ont connu une série ininterrompue de pannes et d’avaries au point où les équipages en vinrent à regretter les T-62 et les T-72 soviétiques.

Source: https://strategika51.wordpress.com/2017/07/20/des-t-90-pour-lirak/

 

Israël est déjà en train de mijoter de nouvelles excuses pour bombarder la Syrie

 

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Israël accuse déjà l’Iran d’«exploiter» le cessez-le-feu dans le sud de la Syrie.

Le cessez-le-feu dans le sud de la Syrie négocié par la Russie et les États-Unis a été une immense douche froide pour Tel-Aviv.

Selon le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le cessez-le-feu est inacceptable parce qu’il « perpétue la présence militaire iranienne en Syrie ». Un peu court.

Un cessez-le-feu est une cessation temporaire des hostilités. C’est tout. L’étendue de la présence de l’Iran en Syrie une fois que la lutte sera terminée est une affaire distincte. Et l’idée qu’Israël pense que le Hezbollah devrait faire ses bagages et rentrer chez lui simplement parce qu’il y a une trêve dans le sud de la Syrie n’a pas beaucoup de sens.

Mais en fait, cela n’a rien à voir.

Malheureusement, il semble qu’Israël pourrait effectivement totalement ignorer le cessez-le-feu. L’un des experts de sécurité nationale les plus respectés d’Israël a averti l’Iran qu’Israël prendra des mesures actives pour empêcher l’accroissement de la présence de Téhéran en Syrie:

Le Major-Général à la retraite de l’armée israélienne Yaakov Amidror, qui a été conseiller de la sécurité nationale auprès du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et actuellement membre éminent du Centre Begin-Sadat pour les études stratégiques de l’Université Bar-Ilan, a déclaré que si les Iraniens continuaient à exploiter le récent cessez-le-feu syrien négocié par la Russie et les États-Unis pour renforcer leur présence dans le pays « , cela pourrait amener l’armée israélienne à intervenir et à détruire toutes les tentatives de construction d’infrastructures en Syrie ».

 » Nous ne laisserons pas les Iraniens et le Hezbollah être les vainqueurs de la guerre longue et très brutale qui se déroule en Syrie, ni les laisser tourner leur attention sur Israël », a déclaré Amidror lors d’une conférence organisée par The Israel Project.

[…]

« Israël devrait l’empêcher quel qu’en soit le prix », a déclaré Amidror, ajoutant qu’il ne « voyait pas ce qui pourrait l’empêcher ».

Et là est le problème: Israël a été autorisé à bombarder la Syrie en toute impunité depuis le début du conflit. Tel Aviv a évidemment tort de croire que le droit international ne s’applique pas à Israël, mais qui va l’arrêter?

Oh, et qu’est-ce qui arrivera au cessez-le-feu quand Israël commencera à se fabriquer des excuses pour pouvoir pilonner le Hezbollah?

 Source : http://russia-insider.com/en/politics/israel-already-cooking-new-excuses-bomb-syria/ri20429

Traduction : Avic – Réseau International

 

Il a fallu moins de six mois à Trump pour tuer autant de civils qu’Obama n’en a tués en plus de deux ans.

Le nombre de morts civils en Irak et en Syrie à cause des frappes de la coalition était d’environ 80 par mois sous l’administration d’Obama, comparés aux 360 environ par mois sous celle de Trump

Par Andrea Germanos

Une nouvelle enquête montre que la campagne de bombardement du président Donald Trump contre Daech (l’État islamique) pendant plusieurs mois a déjà entraîné autant de morts civils que ceux de l’administration d’Obama pendant plusieurs années.

Selon une enquête Airwars menée pour The Daily Beast, au moins 2 300 civils ont été tués par des frappes de la coalition de 2015 jusqu’à la fin du mandat d’Obama plus tôt cette année. Mais au 13 juillet, ce qui représente en gros six mois de la présidence de Trump, plus de 2 200 civils pourraient avoir été tués par les bombardements de la coalition.

Cela se traduit par environ 80 victimes civiles chaque mois en Irak et en Syrie sous l’administration Obama; pendant le court mandat de Trump à la Maison Blanche, on en est à environ 360 par mois.

Samuel Oakford écrit. « Airwars estime que le nombre approximatif minimum de décès de civils par les attaques de la Coalition a doublé sous la direction de Trump au cours de ses six premiers mois de présidence ».

La raison de cette tendance peut être attribuée au résultat d’un nouveau plan de guerre pour battre Daech. Cela inclut un changement dans ce que le secrétaire de la Défense James « Mad Dog » Mattis a appelé « les tactiques d’anéantissement » pour vaincre les combattants de Daech, et aussi le fait que le président avait « délégué l’autorité au niveau approprié pour agir rapidement et de manière agressive contre les vulnérabilités de l’ennemi ».

En mars, «le mois suivant l’annonce du plan nouveau de Mattis, les forces menées par les États-Unis ont probablement tué plus de civils que durant l’ensemble des 12 premiers mois de frappes de la Coalition », écrit Oakford.

Mattis fait valoir qu’il n’y a eu aucun changement dans les règles d’engagement. Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale sous l’administration Obama, a objecté en disant à Airwars: « Il y a un énorme décalage entre ce que nous avons entendu des hauts responsables militaires qui disent qu’il n’y a pas eu de changement dans les règles d’engagement et ce que nous voyons de manière si évidente sur le terrain « .

Les organisations de contrôle des droits de l’homme, la Commission d’enquête pour la Syrie nommée par l’ONU et Amnesty International, ont été préoccupées par l’augmentation des pertes civiles.

Le commandant de la coalition, le lieutenant-général Stephen Townsend, a réagi contre leurs accusations. « Montrez-moi une preuve de ces accusations », a-t-il déclaré, se référant à la déclaration de l’enquêteur de l’ONU, Paulo Pinheiro, selon laquelle la coalition dirigée par les États-Unis est responsable d’une « perte énorme de vies civiles » à Raqqa, en Syrie. Concernant l’affirmation d’Amnesty selon laquelle la coalition est liée à des «attaques illégales impitoyables» contre des civils dans l’ouest de Mossoul, en Irak, Townsend a déclaré: «Je voudrais mettre au défi les membres d’Amnesty International, ou qui que ce soit d’autre qui fait ces accusations, de rechercher d’abord les faits et de s’assurer qu’ils parlent en connaissance de cause « .

Discuter de l’existence ou non d’un changement dans les règles d’engagement n’est pas utile, a déclaré à Airwars Andrea Prasow, directeur adjoint de Human Rights Watch à Washington. « Le fait est qu’il y a plus de civils qui meurent. Quelle qu’en soit la raison, cela devrait suffisamment préoccuper les États-Unis », a-t-elle déclaré.

Photo: (AP Photo / Felipe Dana)

 Source: https://www.commondreams.org/news/2017/07/17/it-took-obama-more-two-years-kill-many-civilians-it-took-trump-less-six-months

Traduction :  Avic – Réseau International

 

 

21  juillet 2017

Syrie: les sanctions européennes cachent mal le retour en force de l’armée syrienne

L’Union Européenne vient d’imposer des sanctions supplémentaires visant des militaires et des scientifiques syriens pour, tenez-vous bien, leur implication présumée dans une supposée attaque chimique…Bref le bla-bla habituel qui n’accroche plus grand monde.

Plaisanterie à part, ces sanctions assez ridicules surviennent au lendemain d’un fait majeur, totalement passé sous silence par les médias occidentaux et arabes pro-atlantistes: l’aviation syrienne mène depuis une semaine des raids sur Deir Ezzor et Raqqa, en territoire syrien mais également en dehors des frontières puisque des avions d’attaque syriens sont intervenus au Liban (Arsal), en Irak et aux confins de la Turquie.

Outre les raids visant les rebelles, des intercepteurs syriens continuent à sonder régulièrement les défenses de la base britannique d’Akrotiri (Chypre)…

Certaines bases aériennes reprises aux hordes terroristes sont à nouveau opérationnelles. Des dizaines d’avions légers d’entraînement Albatros L39 modifiés pour l’attaque au sol ont repris leurs activités à Kuwairess.

L’aviation syrienne n’est pas la seule branche des forces armées à accroître ses activités malgré plus de six années de conflit. La marine vient d’acquérir une douzaine de bâtiments de surface dont des vedettes lance-missile.

De quoi faire grincer les dents de ceux qui ont décidé la guerre en Syrie.

Il est tout à fait normal dès lors que l’Union fasse semblant d’imposer des sanctions, sans trop y croire d’ailleurs…

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/07/17/syrie-les-sanctions-europeennes-cachent-mal-le-retour-en-force-de-larmee-syrienne/

 

 

L’Iran hausse le ton pour exiger le respect de l’intégrité de la Syrie – Des visées « inacceptables »

Si Téhéran est monté au créneau, c’est sans doute parce que des signes probants se multiplient depuis plusieurs jours quant à des calculs et des tentatives de provoquer le fait accompli dans certaines régions de la Syrie.

Lors d’une rencontre avec l’envoyé spécial de la Russie pour la Syrie, Alexander Lavrentiev, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Shamkhani, a affirmé que tout accord sur la Syrie devra respecter l’intégrité de ce pays, ajoutant qu’il s’agit là d’un «principe immuable» de Téhéran qui rejette par avance toute tentative visant à «préparer le terrain à la désintégration de la Syrie».

Pour Shamkhani, toutes les parties impliquées dans les pourparlers syriens actuels, que ce soit à Astana mais aussi à Genève, doivent respecter la souveraineté nationale du pays. Le responsable iranien a ainsi averti qu’Israël et ses alliés agissent de concert pour saper la souveraineté du gouvernement légitime syrien. Comme aussi il a qualifié d’ «inacceptables» les agissements de certains groupes terroristes qui profitent des pourparlers politiques et du cessez-le-feu pour régénérer leur capacité de nuisance. Partant de là, l’Iran et la Russie qui soutiennent Damas vont poursuivre leur rôle déterminant contre les groupes extrémistes.

Un autre responsable iranien, le président de la Commission parlementaire sur la Sécurité nationale et la Politique étrangère Alaeddin Boroujerdi a déclaré, lundi dernier, à Tasnim, que l’Iran poursuivra sa mission de soutien militaire consultatif à la Syrie pour l’aider à affronter le terrorisme car, à la différence de certains autres pays, la République islamique ne distingue pas de «bons» et de «mauvais» terroristes, et elle reste «sérieuse et déterminée» dans sa lutte contre le terrorisme en Syrie. Si Téhéran est monté au créneau, c’est sans doute parce que des signes probants se multiplient depuis plusieurs jours quant à des calculs et des tentatives de provoquer le fait accompli dans certaines régions de la Syrie, où des forces qui combattent officiellement Daesh ne cachent plus leur ambition de procéder à la partition dans la région où elles se trouvent. Déjà, le 21 juin dernier, le ministre russe des AE, Sergueï Lavrov avait mis en garde contre de telles velléités, lors d’une réunion des pays du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en indiquant que les pays membres «croient que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie doivent être assurées».

Le terrorisme est l’un des principaux défis que doit relever la communauté internationale, avait-il affirmé, au cours d’une conférence de presse avant d’énoncer que les partenaires ont créé un groupe de travail dans un format interministériel pour la lutte contre ce phénomène. Il a tenu à rappeler à cette occasion l’initiative du président Poutine en faveur de la création d’un front large contre le terrorisme, qui est toujours vital à ce jour mais n’a pas manqué de dire que le règlement du conflit en Syrie, selon les pays du Brics, passe par la mise en oeuvre de la Résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. Une résolution dont se sont largement inspirés les efforts déployés par la Russie, la Turquie et l’Iran, dans le cadre du processus d’Astana. Toutes les actions sur le terrain, où de nombreuses parties sont déployées, y compris celles qui sont impliquées dans les hostilités, doivent légalement être coordonnées avec le gouvernement syrien, a encore expliqué le chef de la diplomatie russe en précisant que «c’est ce que la Russie, la Turquie et l’Iran font à Astana. Nous coordonnons toutes nos initiatives et propositions avec le gouvernement syrien. Nous pensons que cela est la façon dont tout le monde doit agir, en particulier lorsque la question concerne le contrôle de n’importe quelle zone en Syrie et lorsque ces actions peuvent soulever des questions sur leurs objectifs réels».

Un point essentiel car il concerne le rôle des Etats-Unis qui soutiennent des factions armées comme les FDS soupçonnés par la Turquie d’oeuvrer à la création d’une zone autonome à partir de laquelle les Kurdes pourront entreprendre leur programme de création d’un Etat indépendant. D’où la colère d’Ankara qui reproche à son allié américain ce projet qualifié de «dangereux» pour l’ensemble de la région. «Nous demandons instamment aux États-Unis et à tous les autres pays qui ont des forces militaires ou des conseillers sur le terrain en Syrie de coordonner leurs actions» avait encore ajouté Lavrov qui estime que les zones de désescalade conclues dernièrement sont «une forme possible d’avancer ensemble» et qui ajoute que la Russie «exhorte tout le monde à ne pas agir unilatéralement, à respecter la souveraineté de la Syrie et à se joindre aux efforts communs qui sont coordonnés avec le gouvernement syrien. Pour l’instant, on est encore loin de cette démarche consensuelle à laquelle les pays de l’Alliance internationale ne veulent ni ne souhaitent souscrire en aucun cas même si l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie a déclaré, vendredi dernier, à l’issue du 7e round des pourparlers de paix, que «quelques progrès avaient été réalisés et laissent espérer des discussions directes entre Damas et les rebelles» lors de la huitième session des pourparlers prévue à Genève en septembre prochain.

Chaabane BENSACI

Photo: La région de Raqqa est l’objet de convoitises

Source: http://www.lexpressiondz.com/internationale/271475-des-visees-inacceptables.html

 

 

HRW Furieuse contre le « mauvais traitement » que les forces irakiennes font subir aux terroristes de Daech

Human Right Watch, une organisation autoproclamée des « droits de l’homme », connue pour avoir couvert des centaines de crimes de guerre contre des civils syriens et irakiens, est maintenant indignée par le prétendu « mauvais traitement » infligé aux terroristes de l’Etat Islamique par les forces de sécurité irakiennes.

L’organisation demande aux forces irakiennes d’arrêter immédiatement toutes les exécutions de terroristes de Daech, déclarant qu’elles devraient d’abord passer par les procédures judiciaires.

Les réactions de HRW auraient été déclenchées après la publication de nouvelles vidéos, qui auraient montré des soldats irakiens en train de torturer des terroristes de Daech.

Sarah Leah Whitson, directrice exécutive de la division du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de HRW, a cependant ouvertement admis que son organisation ne possède pas suffisamment d’informations ou d’éléments solides qui prouvent que les vidéos sont authentiques et montrent réellement les forces irakiennes en train de torturer les terroristes de Daech.

Il est à noter que les forces de sécurité irakiennes ont exhorté tous les terroristes de Daech à se rendre lors de l’assaut du dernier bastion de l’EI à Mossoul, précisant que ceux qui résisteraient à leur injonction pourraient subir des exécutions extrajudiciaires.

Human Right Watch est célèbre pour son déni de centaines de crimes de guerre commis par des groupes terroristes en Irak et en Syrie.

Par exemple, l’organisation est restée complètement silencieuse lorsque les terroristes de l’EI ont broyé à mort quelques 250 enfants assyriens dans un dispositif de fabrication de pain l’année dernière, ou lorsque des terroristes affiliés à l’ASL ont fait sauter une école et tué 46 enfants dans la ville syrienne de Homs. En 2014.

 Source : http://www.fort-russ.com/2017/07/hrw-furious-over-mistreatment-of-isis.html

Traduction :  Avic – Réseau International

 

Syrie : 150 véhicules US pénètrent le sol syrien. Des soldats américains opèrent dans Raqqa

La télévision libanaise al-Mayadeen a révélé que 150 véhicules blindés américains ont pénétré le sol syrien en provenance de l’Irak,  en traversant le passage frontalier entre les deux pays connu sous l’appellation Fichkhabour.

Citant une source informée non identifiée, la télévision a indiqué que les véhicules étaient escortés par  5 hélicoptères de type Apaches et par des voitures civiles. Elle n’a pas indiqué la destination de ces véhicules américains.

Le 12 juillet dernier, un porte-parole de l’armée américaine a déclaré que des conseillers militaires américains opèrent au cœur de la ville de Raqqa, dernier bastion du groupe wahhabite terroriste Daech (Etat islamique-EI).

Des soldats américains, des membres des forces spéciales pour la plupart, remplissent une mission de «conseil et d’accompagnement» des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS, anti djihadistes), a précisé le 12 juillet le colonel Ryan Dillon, soulignant qu’ils ne combattaient pas directement mais coordonnaient les frappes aériennes, a rpporté RT.

Ces soldats se trouvent ainsi plus proches des combats que les forces américaines qui assistent l’armée irakienne à Mossoul. «Ils sont bien plus exposés au contact avec l’ennemi qu’en Irak», a souligné Ryan Dillon.

 

Selon Ryan Dillon, l’EI utilise de plus en plus de drones chargés d’explosifs, une tactique qu’ils ont également employée à Mossoul.
«Depuis une semaine ou deux, ça a augmenté à mesure que nous avons continué à pénétrer au cœur du centre-ville de Raqqa», a-t-il expliqué.

SourceAvec RT

via: http://french.almanar.com.lb/490697

 

Syrie : des équipements militaires turcs déployés dans la zone frontalière près de Kilis

L’armée turque a déployé des équipements militaires dans la ville frontalière de Kilis, une ville du sud-est de la Turquie près de la frontière turco-syrienne. Ce déploiement de moyens d’artillerie et de blindés et d’armes supplémentaires fait penser qu’Ankara se prépare pour déclarer une guerre au Nord syrien.

Selon les sources sécuritaires, la ville de Musabeyli, un district de la province de Kilis dans la région de l’Anatolie du sud-est de la Turquie est la destination de ces nouveaux équipements.

Cette ville est située devant la région d’Afrin au Nord syrien.

Le déploiement de moyens militaires turcs dans cette zone près des frontières septentrionales syriennes contrôlées par les forces kurdes (YPG) et les forces démocratiques syriennes (FDS), appuyées par les États-Unis, augmente le risque d’une vraie guerre entre les deux parties.

La Turquie considère les FDS comme une couverture pour les YPG qui ne sont à ses yeux que la branche syrienne du PKK, mouvement indépendantiste kurde de Turquie considéré comme terroriste par Ankara.

Source:http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i40970-syrie_des_équipements_militaires_turcs_déployés_dans_la_zone_frontalière_près_de_kilis

 

Capturée à Mossoul, une djihadiste française appelle Paris à l’aide

Partie en 2015 avec son compagnon pour faire le djihad en Irak, une Française de 27 ans originaire de Seine-et-Marne a été capturée avec ses quatre enfants par l’armée irakienne à Mossoul, le 8 juillet. Elle demande aujourd’hui l’aide de la France.

Une jeune femme de 27 ans et ses quatre enfants, âgés de cinq mois à six ans, ont été capturés à Mossoul par l’armée irakienne le 8 juillet, rapporte France Info. D’après William Bourdon, son avocat, elle aurait été interceptée avec ses enfants alors qu’elle se cachait dans la vieille ville, prisonnière des combats pour la reprise du bastion djihadiste en Irak, qui finira par tomber le lendemain. Son compagnon, combattant de l’Etat islamique, aurait été tué, même si l’information n’a pas pu être confirmée.

Partie en Irak en 2015 avec ce dernier, la femme originaire de Seine-et-Marne a affirmé il y a un an qu’elle ne soutenait plus Daesh et qu’elle voulait rentrer en France, ce qui lui aurait été refusé par les djihadistes, selon France Info. Elle aurait par ailleurs été contrainte à un ou deux mariages forcés, d’après son avocat, qui demande l’aide des autorités françaises pour ramener la mère et ses enfants en France. «Lorsque des enfants mineurs, surtout en bas âge, sont en danger, il y a une obligation morale et juridique de tout faire pour s’assurer de leur sécurité et pour que leur retour intervienne, de façon apaisée, vers la France», a-t-il ainsi déclaré.

De manière générale, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères a fait savoir, le 13 juillet, que la justice irakienne avait toute autorité pour poursuivre les Français impliqués dans des organisations terroristes présentes en Irak. Reste posée la question du sort des enfants de djihadistes.

En juin, dans un cas quelque peu similaire, le Soudan avait rapatrié avec l’aide du Croissant rouge huit enfants de ses ressortissants membres de l’Etat islamique, partis faire le djihad et décédés en Libye. Le gouvernement d’union nationale libyen a demandé à cinq pays (Soudan, Ghana, Sénégal, Egypte et Tunisie) de rapatrier les enfants de leurs ressortissants djihadistes morts en Libye.

Source: https://francais.rt.com/international/41032-prisonniere-armee-irakienne-djihadiste-francaise-demande-aide-paris

 

Syrie – L’accord Trump-Poutine tiendra-t-il ?

Le conflit entre les États-Unis et la Russie sur la Syrie semble s’être résorbé depuis la récente rencontre de Poutine et Trump à l’occasion du G-20. Il y a eu une sorte d’accord, mais on ne connait ni sa portée ni sa puissance contraignante. L’objectif commun est, comme d’habitude, la défaite d’ISIS.

 

Lors de la rencontre entre les présidents Trump et Poutine à Hambourg, il a été convenu d’une trêve temporaire pour la région du sud-ouest de la Syrie. Le gouvernement syrien (en violet) détient la ville de Deraa tandis que divers groupes d’insurgés parrainés par l’étranger (en vert), dont Al-Qaeda et l’EI, occupent les zones frontières d’Israël et de Jordanie. Il y a eu des combats sérieux après les récentes attaques d’Al-Qaïda sur la ville de Baath, près du plateau du Golan. Au cours de ces dernières, la force aérienne israélienne a soutenu plusieurs fois les groupes d’al-Qaïda en attaquant l’armée syrienne.

En vertu de l’accord de trêve, la partie russe garantit que le gouvernement syrien et ses alliés cessent le combats pendant que les États-Unis garantissent qu’Israël, les différents groupes de l’Armée syrienne libre, al-Qaïda et EI se tiennent tranquilles. La trêve tient depuis plusieurs jours. Il n’y a pas eu de sabotage. Les États-Unis semblent avoir une grande influence sur TOUTES ces entités.

À l’est de la région de Deraa, dans le gouvernorat de Sweida, l’armée syrienne a continué ses opérations contre des groupes de l’Armée syrienne libre soutenus par les États-Unis. En quelques jours, elle a repris beaucoup de terrain sans rencontrer beaucoup de résistance, y compris une base américaine abandonnée dont l’existence n’était pas officiellement connue. Il est possible qu’une partie secrète de l’accord de trêve de Deraa autorise l’armée syrienne à libérer toute la zone proche de la frontière jordanienne jusqu’au check-point d’al-Tanf tenu par les Etasuniens, à l’est.

La base étasunienne de Tanf était devenue inutilisable quand l’armée syrienne a repris le territoire au nord de la base et que la milice irakienne a bloqué ses accès du côté irakien. Les États-Unis avaient formé des mercenaires syriens à Tanf et avaient prévu de les envoyer au nord, en direction de Deir Ezzor. Comme cette route est maintenant bloquée, certains mercenaires bien formés ont récemment été transférés par voie aérienne à la base de Shadadi au nord-est de la Syrie où ils devront se battre sous commandement kurde. D’autres ont refusé de partir vers le nord. Jaysh Maghawir al-Thawra, qui portait auparavant le nom de Nouvelle armée syrienne, se compose principalement de locaux qui ne veulent probablement pas quitter leurs familles et ne veulent pas se battre sous commandement kurde. Les États-Unis devraient leur laisser quitter la zone et les renvoyer à la maison.

Aujourd’hui, un double mouvement contre le siège d’ISIS sur Deir Ezzor a été lancé. Les forces de l’Armée arabe syrienne et leurs alliés se sont déplacées vers l’est à partir de Palmyre et vers le sud-est à partir de Raqqa. Des forces syriennes positionnées plus au sud-est près de la frontière irakienne pourraient aussi faire mouvement vers Deir Ezzor. L’armée de l’air irakienne a récemment lancé des attaques aériennes contre la position de l’EI dans la région de Deir Ezzor. Cela a été fait en accord avec le gouvernement syrien. C’est peut-être le signe que les forces irakiennes sont prêtes à se joindre au combat pour libérer la ville, en se déplaçant vers le sud-ouest à partir de leurs positions près de Tal Afar. L’armée américaine a abandonné son rêve d’attaquer et d’occuper Deir Ezzor par mercenaires interposés.

L’ouest et le nord-ouest de la Syrie ont été relativement calmes. L’attaque turque sur les zones kurdes, que la rumeur avait annoncée, n’a pas eu lieu. Les zones principalement occupées par Al-Qaïda dans les gouvernorats d’Idleb sont encore livrées à l’anarchie. Al-Qaeda, EI, Turkmènes, Ouïghours, Kurdes, bandes locales de l’Armée syrienne libre ont tous de petits fiefs dans la région. Les attaques et les assassinats sont quotidiens. Le gouvernement syrien n’a aucune raison de d’intervenir dans la mêlée.

L’accord entre Trump et Poutine sur la Syrie pourrait être plus large que ce que l’on en sait officiellement. Pour l’instant, il semble que les camps se soient mis d’accord sur des zones d’influence. Les États-Unis occuperaient, pour l’instant, le nord-est qui est actuellement sous le contrôle de ses forces par procuration des Unités kurdes de protection du peuple (YPG). Ils y construisent de nouvelles bases. Ils en ont maintenant huit ou neuf. Au moins trois d’entre elles ont leurs propres pistes d’atterrissage. Ils demandent au Congrès de valider la construction d’autres bases encore. Il est évident que l’armée américaine envisage de rester dans la région même après que l’EI soit vaincu.

Mais les Kurdes en Syrie ne sont qu’une minorité dans presque tous les territoires qu’ils contrôlent actuellement. Ils ne sont pas unis et les YPG, le seul partenaire américain, est un groupe radical anarcho-marxiste qui n’a pas de légitimité, seulement de la puissance. La zone est enclavée et tous ses voisins sont contre l’autonomie kurde.

L’effort des États-Unis pour s’imposer dans la région n’aboutira à rien. La tentative d’utiliser les Kurdes comme un cheval de Troie échouera probablement. Le ministère de la Défense, n’a pas encore accepté ces évidences semble-t-il. Il peut encore essayer de saboter l’accord conclu par Trump et Poutine.

Moon of Alabama

MoA – Syria Summary – Will The Trump-Putin Agreement Hold ?

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8771

D’après les rapports, Al Baghdadi a été tué dans une attaque aérienne russe contre les positions de Daech 

Plus tôt ce matin, plusieurs publications ont commencé à faire circuler des informations au sujet de la mort du leader de Daech, Abu Bakr Al Baghdadi, et elles viendraient d’être confirmées par les chefs de Daech eux-mêmes.

D’après les rapports, Al Baghdadi a été tué dans une attaque aérienne russe contre les positions de Daech dans la région de la province syrienne de Raqqa (le QG principal de Daech), ce qui avait déjà été annoncé par le ministère russe de la Défense le mois dernier.

Certaines autres sources, cependant, affirment que Al Baghdadi a effectivement été tué à cette époque, mais que ce serait par une bombe larguée par un des avions appartenant à la Force aérienne syrienne, lors d’un raid à Deir Ez-Zor.

 

Si, bien entendu, Al Baghdadi n’a jamais vraiment existé. Le fait est qu’il n’y a pas de preuve irréfutable qu’une personne ayant le nom de naissance Ibrahim Awad Ibrahim Al Badri et maintenant connue sous le nom d’Abu Bakr Al Baghdadi n’ait jamais existé.

Par rapport à Oussama ben Laden (dont la propre disparition est également douteuse), on ne connaît presque rien ou du moins peu de choses fiables sur «Al Baghdadi». Nulle part il n’est mentionné le nom de ses propres parents et de son clan familial, chose assez rare pour les gens issus d’une des tribus des sociétés irakiennes.

L’information qui est à la base de tout cela, rassemblée par les renseignements occidentaux, indique qu’avant l’invasion américaine de l’Irak, Al Baghdadi pourrait avoir été prédicateur dans une mosquée locale.  » Pourrait avoir été «. Peut-être parce que personne ne sait s’il l’a vraiment été ou pas.

Bien que l’Irak soit un pays du «tiers monde» avec une infrastructure qui date et des canaux de communication médiocres, les habitants pourraient néanmoins reconnaître l’homme à l’heure actuelle.

Tout aussi « mystérieux » est l’information concernant sa vie familiale.

Selon les sources locales, Al Baghdadi avait 3 femmes (dont les noms ont effectivement été publiés). Les rumeurs ont également affirmé qu’il a commencé à fréquenter une adolescente allemande Diane Kruger après qu’elle ait rejoint Daech en 2015.

Encore une fois, aucune de ces informations n’a pu être vérifiée.

Comme si cela ne suffisait pas, la carrière politique d’Al Baghdadi, qui a débuté de manière soudaine (et qui aurait déjà pris fin) avec l’Etat Islamique lui-même, a fréquemment été entourée de rumeurs de sa mort.

Tout cela nous pose une question: Al Baghdadi était-il effectivement un leader terroriste très dangereux, dont l’élimination était le résultat de longues années d’efforts, ou était-ce simplement un autre produit de la tambouille des services secrets et un personnage fabriqué de toute pièce ?

Non seulement on ne connaît presque rien de lui, de même nous n’avons pas la plus infime connaissance, en termes d’information, sur sa carrière politique.

Un terroriste marginal qui, il y a plusieurs années, fut placé sur une liste de surveillance du terrorisme mondial et qui n’a jamais joué un rôle visible dans les milieux terroristes, devient soudain le chef du groupe terroriste le plus dangereux, le plus sophistiqué et le plus avancé du monde, et en tant que chef de ce groupe, commence tout d’un coup sa carrière au « top des personnages mondiaux ».

Il n’est donc pas étrange que de nombreuses rumeurs courent autour d’Al Baghdadi et l’Etat Islamique, certaines d’entre elles même prétendant que les deux sont les produits des services de renseignement occidentaux visant à perturber la lutte réelle contre le terrorisme et à tromper le public.

À en juger à partir de la situation sur le terrain et sur le fait de savoir que des armes et des équipements avancés, connus pour n’être fabriqués que dans des pays spécifiques, ont été trouvés en possession de terroristes de Daech, il n’est pas nécessaire de réfléchir deux fois.

En ce qui concerne le décès d’Al Baghdadi, la prochaine question qui se pose ici est: où l’enterrement aura-t-il lieu ? Probablement pas en mer cette fois.

Le fait que, contrairement aux rapports précédents, l’Etat Islamique ait effectivement confirmé que Baghdadi est mort cette fois, pourrait signifier que quelqu’un a finalement décidé de rayer définitivement le personnage d’Al Baghdadi du scénario après avoir constaté que sa côte avait considérablement baissé.

Bien que la prise n’ait pas encore complètement débranchée, il est clair que le spectacle ne sera pas prolongé pour une saison supplémentaire.

Quoi qu’il en soit, la disparition d’Al Baghdadi est évidemment quelque chose qui vaut la peine d’être célébré, qu’il ait vraiment vécu ou non. Ce qui importe d’abord, avant tout, n’est pas Al Baghdadi, mais plutôt l’efficacité des efforts conjoints de lutte contre le terrorisme entre la Russie et la Syrie.

 Source : http://www.fort-russ.com/2017/07/the-9-lives-of-al-baghdadi.html

Traduction :  Avic – Réseau International

 

Israël observe avec inquiétude l’Iran étendre son influence militaire en Syrie et au Liban

Selon l’organe Intelligence Online, l’Iran construit au Liban une fabrique de missiles qui sera enfouie à 50 mètres sous terre et fortifiée contre les raids aériens israéliens.

Selon cet article, la fabrique inclura deux installations. La première, située à Hermel, dans la partie orientale de la vallée de la Beqaa, produira des missiles sol-sol Fateh-110, d’une portée de 300 kilomètres. Ce missile peut porter une ogive de 400 kg.

L’autre installation sera située sur la côte libanaise, entre les villes de Tyr et Sidon. Elle produira des pièces de missiles qui seront livrées aux autres usines.

Ces fabriques de missiles au Liban ont donné la migraine en Israël. Le journal israélien Yediot Ahronot a publié dernièrement dans un article, une citation du ministre de l’Education, Naftali Bennett. Selon le ministre, Israël envisage de les attaquer préventivement, car Israël considère que c’est une menace.

Sputnik Persian a discuté de la situation avec Emad Abshenass, analyste politique iranien et rédacteur en chef du journal Iran Press.

Abshenass a fait remarquer qu’au début de cette année, le ministre iranien de la Défense Hossein Dehghan a déclaré que le Liban avait tous les droits de construire une fabrique de missiles dans son pays, pour les besoins de défense. Selon Abshenass :

En tant qu’état souverain, le Liban peut faire cela et personne n’a le droit de se mêler de ses affaires, y compris Israël. Le Liban construit une usine de missiles pour se défendre contre les menaces extérieures, qu’il s’agisse de raids israéliens ou d’attaques de Daesh.

Abshenass a sous-entendu que la menace d’Israël, d’attaquer les usines de missiles au Liban, est du baratin, parce que l’armée israélienne est incapable de les détruire :

De plus, si les Israéliens décident de le faire, ils affronteront une dure réaction du Liban. À son tour, en tant que principal allié du Hezbollah, l’Iran s’impliquera et aidera l’armée libanaise. Mais je pense qu’il y a peu de probabilité que les Israéliens le fassent.

Autre raison de se préoccuper des Israéliens, l’Iran envisage de construire une voie pour transporter les armes à Damas depuis les sites de production libanais. Naftali Bennett a souligné qu’Israël ne laissera pas l’Iran mettre en œuvre pareil projet.

Abshenass a relevé qu’en fait, un tel passage a été construit il y a longtemps, et qu’il a joué un rôle important dans le maintien de la présence de Téhéran en Syrie. Selon l’expert :

L’engagement actif de l’Iran en Syrie et en Irak a considérablement aidé l’armée syrienne à combattre Daesh. En réalité, par sa contribution, l’Iran a aidé à perturber le plan des USA et d’Israël, qui vise à morceler la Syrie et l’Irak. C’est pourquoi Israël cherche une excuse pour justifier ses attentats sur le territoire syrien.

Sputnik International

 

Original: sputniknews.com/middleeast/201707111055440023-israel-iran-lebanon-syria/
Traduction 
Petrus Lombard

13  juillet 2017

 

 

Golan : l’inévitable face-à-face Israël/Iran

Le journal russe Pravda revient dans l’un de ses récents articles sur la perspective de ce qu’il qualifie de « plus que probable confrontation Israël/Iran en Syrie » :

« Israël et l’Iran, ces deux ennemis jurés, s’engagent désormais sur une voie qui les mène tout droit à la confrontation.

Sans qu’il y ait aucun lien diplomatique de part et d’autre, les deux pays ne cessent d’échanger invectives et menaces et l’impression générale est qu’ils finiront par s’affronter : leurs intérêts divergents en Syrie ne sont en réalité qu’un prétexte. Certes l’Iran sait qu’Israël est en possession de bombes atomiques, ce qui ne rend pas faciles des frappes contre lui. Mais un événement s’est produit le 18 juin qui a prouvé à quel point les Iraniens sont sérieux quand ils se mettent à menacer : depuis la fin de la guerre Irak-Iran en 88, aucune frappe militaire iranienne hors des frontières nationales n’avait été recensée. Le dimanche 18 juin, l’Iran a donc effectué sa première attaque balistique extraterritoriale depuis 30 ans. 6 missiles balistiques de moyenne portée ont été tirés sur le sol syrien en réponse au double attentat sanglant commis par Daech quelque 11 jours plus tôt à Téhéran. 18 Iraniens avaient été tués au cours de ces attaques auxquelles l’Iran a riposté, en visant le QG de Daech à Deir ez-Zor, dans la localité d’al-Mayadeen. Selon le ministère iranien de la Défense, la frappe balistique iranienne a éliminé plus de 170 terroristes de Daech, dont un certain nombre de cadres.

Depuis la victoire de la Révolution iranienne, l’Iran a rompu ses relations avec Israël et refuse de le reconnaître. En 86, il a très clairement annoncé qu’il s’opposerait à “tout accord ou résolution reconnaissant Israël”. Il va sans dire que l’Iran n’hésitera pas à entrer en guerre contre Israël via le Hezbollah, une puissante organisation implantée dans le sud du Liban.

En 2006, ce fut aussi par le biais du Hezbollah que l’Iran a combattu Israël et a fini par le bouter du sud du Liban, quitte à y installer l’armée libanaise et les forces de maintien de la paix onusiennes. »

Le journal reprend ensuite le discours du 23 juin 2017 du secrétaire général du Hezbollah où il a affirmé : « Si Israël se lançait dans une offensive contre la Syrie ou le Liban, alors des milliers de combattants musulmans lui déclareront la guerre » :

« Les propos de Nasrallah ont été pris au sérieux en Israël, car ces derniers temps, l’armée syrienne mène des opérations non seulement contre Daech, mais aussi contre les alliés de Washington et elle se fait largement aider par le Hezbollah. Le discours de Nasrallah a été concomitant à l’allocution du porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique, Ramazan Charif, qui a menacé de reprendre les frappes balistiques contre les positions terroristes en Syrie, si Daech, “soutenu par Israël”, prenait pour cible l’Iran. »

Même son de cloche à l’occasion de la Journée mondiale de Qods, où le président du Parlement iranien a qualifié Israël d’« incarnation de la pire forme du terrorisme. »

Tel-Aviv suit de près le moindre mouvement de troupes du Hezbollah en Syrie et au Liban. À en croire le renseignement israélien, Téhéran projette de libérer les hauteurs du Golan de l’emprise israélienne, et ce, à l’aide du Hezbollah. C’est cette crainte qui a poussé l’aviation israélienne à frapper le Golan, ce territoire dont la souveraineté est disputée depuis plus de 40 ans à la fois par Damas et Tel-Aviv. Un des groupes armés proches de Téhéran, le mouvement irakien al-Nujaba, s’est même dit prêt à « s’engager militairement au Golan, si le gouvernement syrien en fait la demande ». L’ONU qualifie le Golan de territoire occupé. Le 25 juin 2017, l’armée syrienne et le Hezbollah d’une part et les groupes armés soutenus par Israël de l’autre sont entrés en conflit avec en toile de fond de violents combats… ce qui laisse penser que la confrontation militaire entre Israël et l’Iran n’est peut-être pas aussi loin qu’on le croit.

Photo: Une photo prise dans le Golan occupé le 8 juin 2017 montre un hélicoptère avec à son bord l’ambassadrice US à l’ONU Nikki Haley. ©AFP

Source: http://presstv.com/DetailFr/2017/07/05/527502/Golan-guerre-IsralIran-aura-lieu

 

Syrie : la police militaire russe s’apprête à patrouiller dans les zones de désescalade

Des unités spéciales de la police militaire russe équipées d’armes légères seront déployées dans les zones de désescalade en Syrie, afin d’y garantir la sécurité, selon le représentant spécial du président russe pour la Syrie.

La police militaire russe sera déployée le long des lignes de démarcation des zones de désescalade en Syrie, selon Alexandre Lavrentiev, représentant spécial du président russe pour la Syrie. C’est également lui qui dirige la délégation russe qui participe aux négociations sur la résolution du conflit syrien à Astana.

D’après le haut responsable russe, qui s’est exprimé devant la presse, les unités qui patrouilleront dans ces zones auront pour mission de contrôler le respect des accords de paix et ne seront impliquées dans aucune mission de combat.

Moscou a en outre proposé que d’autres pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants, anciennes républiques soviétiques) envoient des missions de maintien de la paix en Syrie. «Actuellement, la question est de savoir quels observateurs militaires peuvent être engagés dans la mission de maintien de la paix en Syrie. Personne ne remet en question la participation de la Russie [et] nous avons proposé à tous les Etats de la CEI d’envisager d’envoyer, dans les limites raisonnables, des contingents pour surveiller conjointement la situation», a confié Alexandre Lavrentiev, en soulignant que Moscou ne contraignait personne.

Le dernier cycle de négociations sur le règlement de la crise syrienne qui s’est tenu dans la capitale kazakhe, Astana, s’est focalisé sur les zones de désescalade et les mécanismes garantissant le maintien de la paix.

Les trois pays qui cautionnent ces pourparlers concentrent leurs efforts sur la création de trois nouvelles zones de désescalade : les provinces d’Idleb, de Homs et de la Ghouta, selon Alexandre Lavrentiev.

Une autre zone de désescalade doit également voir le jour dans le Sud du pays, mais cela nécessite l’implication d’autres Etats, comme les Etats-Unis ou la Jordanie, qui ont de l’influence dans la région.

Source: https://francais.rt.com/international/40642-police-militaire-russe-patrouiller-zones-desescalade-syrie

 

Moscou accuse: Daech déplace son arsenal chimique à Deir Ezzor, sous les yeux de la Coalition

Moscou a accusé la Coalition internationale conduite par les Etats-Unis de laisser la milice wahhâbite terroriste Daech déplacer son arsenal chimique depuis Raqqa vers Deir Ezzor. Par la voix de la porte-parole du ministère des affaires étrangères, elle a aussi soupçonné les terroristes de perpétrer des attaques chimiques dans le but de justifier des attaques de la Coalition contre les positions de l’armée syrienne.

«Daech transfère depuis la ville de Raqqa vers des régions de la province de Deir Ezzor sous son contrôle des ateliers et des équipements de production de munitions, y compris des munitions chargées d’agents toxiques. Des composantes d’armes chimiques ont été acheminées dans la ville d’Abou-l-Kamal, limitrophe de l’Irak, le fret ayant été accompagné de plusieurs experts chimistes. Ces derniers travaillent sur la mise en place d’un stock d’agents de combat toxiques», a déclaré Maria Zakharov, ce jeudi, lors d’un point de presse.

Elle a ajouté que «les déclarations réitérées de la soi-disant coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis, d’après lesquelles la ville de Raqqa était complètement bloquée —et je cite: « Il ne reste que très peu de temps avant sa prise totale » — laissent entendre que l’évacuation d’un matériel encombrant pratiquement sous le nez des forces de la coalition témoigne, du moins, du refus sélectif de voir les faits et ce qui se passe eu égard aux combattants».

«Je crois qu’on pourrait même parler avec beaucoup de probabilité de complicité avec les combattants», a signalé la porte-parole du ministère.

Et des attaques chimiques

Toujours selon la diplomate russe, les terroristes planifient de réaliser des attaques chimiques en Syrie afin de justifier les frappes américaines contre la base des forces armées syriennes
«D’après les informations disponibles, les groupes terroristes syriens projettent des provocations avec utilisation d’agents chimiques toxiques pour justifier les attaques des États-Unis contre les positions des forces gouvernementales syriennes», a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe lors d’un point de presse.

Dans la nuit du 6 au 7 avril, 59 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés depuis deux navires américains en Méditerranée sur la base aérienne syrienne de Shayrat, près de Homs, en réaction à une dispersion chimique à Khan Cheikhoun attribuée par Washington aux forces fidèles à Bachar el-Assad. La semaine dernière, le porte-parole de la présidence américaine Sean Spicer avait affirmé que le gouvernement syrien était en train de préparer une attaque à l’arme chimique, tout en mettant le Président Assad en garde contre le «prix élevé» que paierait son armée en cas d’attaque sur des civils.

La Syrie a alors catégoriquement rejeté les accusations de Washington concernant des préparatifs d’attaque chimique par les forces fidèles à Damas. Selon la partie syrienne, les allégations US sont «sans fondement» et constituent un complot pour justifier une nouvelle agression contre la Syrie.

SourceAvec Sputnik

 

via: http://french.almanar.com.lb/479686

06 juillet 2017

 

 

La Russie prête à déployer ses troupes dans les «zones de désescalade» en Syrie

La Russie va acheminer des soldats pour sécuriser les abords des «zones de désescalade» en Syrie. Le déploiement des militaires russes se fera dans deux ou trois semaines suivant la finalisation d’accords avec la Turquie et l’Iran.

Moscou, Ankara et Téhéran sont sur le point d’arriver à un accord qui permettra à des troupes russes de sécuriser les «zones de désescalades» en Syrie, selon les déclarations du négociateur Alexandre Lavrentiev à la presse au sortir d’une série de réunions à Astana au Kazakhstan.

La Russie et l’Iran, alliés de Bachar al-Asad, et la Turquie, soutien des rebelles, tentaient mardi 4 juillet à Astana de se mettre d’accord sur la mise en place des quatre futures «zones de désescalade» en Syrie.

Les frontières de ces zones, évoquées pour la première fois par Vladimir Poutine en mai, et la façon dont elles seront administrées, sont en discussion mais aucun accord n’avait encore été trouvé, a déclaré aux journalistes l’envoyé spécial du président russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev.

«Tout sera discuté aujourd’hui et dans la matinée de demain», lors du nouveau cycle de négociations sur la Syrie qui se déroule dans la capitale kazakhe, a-t-il ajouté, précisant que pour l’heure les seules forces armées évoquées pour la surveillance de ces zones étaient celles des pays «garants» du processus, soit la Russie, la Turquie et l’Iran.

Les deux jours de discussions doivent se conclure par une session plénière à laquelle sont attendues les délégations des trois parrains des pourparlers mais aussi des représentants des rebelles et du gouvernement. L’envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, est aussi présent.

Photo: L’ambassadeur de Syrie auprès des Nations Unies, Bachar al-Jaafari (C), est à Astana, la capitale kazakhe, qui accueille une cinquième série de pourparlers entre le gouvernement syrien et l’« opposition syrienne », le 4 juillet 2017.

Source: https://francais.rt.com/international/40557-russie-va-deployer-troupes-syrie

 

 

La dernière escalade en Syrie – que se passe-t-il vraiment ?

À présent, la plupart d’entre vous avez entendu les dernières mauvaises nouvelles de Syrie : le 18 juin, un F/A-18 Super Hornet (1999) américain a utilisé un AIM-120 AMRAAM (1991) pour abattre un avion SU-22 (1970) syrien. Deux jours après, le 20 juin, un F-15E. L’excuse présentée chaque fois était qu’il y avait une menace sur les troupes des États-Unis et celles qu’ils soutiennent. La réalité est, évidemment, qu’ils essaient tout simplement de stopper l’avance de l’armée syrienne. C’était donc une « démonstration de force » américaine typique. Excepté que, bien sûr, abattre un chasseur bombardier SU-22 de 47 ans et datant de l’ère soviétique n’est pas un exploit vraiment impressionnant. Abattre un drone sans pilote ne l’est pas non plus. Il y a un schéma ici, cependant, et ce schéma est que toutes les actions américaines jusqu’à présent ont été exclusivement pour le spectacle : l’échec total du bombardement de la base aérienne syrienne, le bombardement de la colonne de l’armée syrienne, abattre le chasseur-bombardier syrien et le drone iranien – toutes ces actions n’ont aucune valeur militaire. Elles ont toutefois une valeur de provocation puisque chaque fois les yeux se tournent vers la Russie pour voir si elle va répondre ou non.

La Russie a répondu cette fois encore, mais d’une manière très ambiguë et mal comprise. Les Russes ont annoncé, parmi d’autres mesures, qu’à partir de maintenant « tout objet volant, y compris des avions et des véhicules sans pilotes de la coalition internationale [dirigée par les États-Unis], situés à l’ouest de l’Euphrate, seront suivis par les forces de défense terrestres et aériennes comme des cibles aériennes », ce que j’ai transcrit par « le ministère de la Défense russe déclare qu’il abattra tout avion volant à l’ouest de l’Euphrate ». Alors que je donnais la citation russe exacte, je n’ai pas expliqué pourquoi je paraphrasais les mots russes comme je l’ai fait. Maintenant, c’est le moment de l’expliquer.

Tout d’abord, voici le texte original russe exact :

« В районах выполнения боевых задач российской авиацией в небе Сирии любые воздушные объекты, включая самолёты и беспилотные аппараты международной коалиции, обнаруженные западнее реки Евфрат, будут приниматься на сопровождение российскими наземными и воздушными средствами противовоздушной обороны в качестве воздушных целей. »

Le traduction littérale serait :

« Dans les zones des missions de combat de l’aviation russe dans le ciel syrien, tout objet volant, y compris un avion et un véhicule sans pilote de la coalition internationale repéré à l’ouest de l’Euphrate sera suivi par les actifs russes terrestres et aéroportés comme des cibles aériennes. »

Qu’est-ce que cela signifie exactement en termes technico-militaires ?

Un coup d’œil rapide dans le cockpit d’un avion de combat américain

Quand un F/A-18 survole la Syrie, les détecteurs d’émission de bord (appelés récepteurs radar d’alerte ou RWR dans leur sigle anglais) informent le pilote du genre de signaux radar que l’avion détecte. Au-dessus de la Syrie, cela signifie que le pilote verrait beaucoup de radars de recherche regardant dans toutes les directions, essayant d’obtenir une image complète de ce qui se passe dans le ciel syrien. Le pilote américain sera informé qu’un certain nombre de batteries S-300 syriennes et S-400 russes scannent le ciel et très probablement le voient. Jusqu’ici tout va bien. S’il y a des zones de désescalade ou n’importe quel genre d’accord bilatéral pour s’avertir mutuellement sur des sorties planifiées, alors ce genre d’émissions radar n’est pas important. De même, les radars américains (au sol, en mer ou dans les airs) scannent eux aussi le ciel et « voient » les avions des Forces aérospatiales russes sur leurs radars et les Russes le savent. Dans cette situation, aucun côté ne traite personne de « cible aérienne ». Lorsqu’une décision est prise de traiter un objet comme une « cible aérienne », un signal radar complètement différent est utilisé et un faisceau d’énergie beaucoup plus étroit est dirigé sur la cible qui peut maintenant être suivie et prise. Le pilote en est, bien sûr, immédiatement informé. À ce stade, le pilote est dans une position très inconfortable : il sait qu’il est suivi mais il n’a aucun moyen de savoir si un missile a déjà été lancé contre lui ou non. Selon un certain nombre de facteurs, un AWACS pourrait être capable de détecter un lancement de missile, mais cela pourrait ne pas suffire et il pourrait aussi être trop tard.

Le genre de missiles tirés par les batteries S-300/S-400 sont extrêmement rapides, plus de 4000 miles à l’heure, ce qui signifie qu’un missile lancé à 120 miles vous atteint en deux minutes ou qu’un missile lancé à 30 miles vous atteint en 30 secondes. Et rien que pour aggraver les choses, le S-300 peut utiliser un mode radar spécial appelé « piste par missile », où le radar émet une impulsion vers la cible, dont le reflet est ensuite reçu non par le radar au sol mais par le missile approchant rapidement lui-même, qui renvoie ensuite sa lecture au radar basé au sol, qui transmet alors des corrections de direction au missile. Pourquoi est-ce mauvais pour l’avion ? Parce qu’il n’y a aucun moyen de dire, à partir des émissions, si un missile a été lancé et approche déjà à plus de 4000 milles à l’heure ou non. Les S-300 et les S-400 ont aussi d’autres modes, y compris la Seeker Aided Ground Guidance – SAGG (guidage au sol assisté par un renifleur), où le missile calcule aussi une solution de guidage (et pas uniquement le radar au sol) et ensuite les deux sont comparés et un mode Home On Jam(HOJ) intervient lorsque le missile brouillé pointe directement sur la source du brouillage (comme un dispositif de brouillage à bord). D’autres modes radars sont en outre disponibles comme le Ground Aided Inertial (GAI) qui guide le missile à proximité immédiate de la cible, où ce dernier commute sur son propre radar juste avant de frapper la cible. Enfin, il y a une assez bonne preuve que les Russes ont perfectionné un système complexe de transmission qui leur permet de fusionner en un seul tous les signaux qu’ils obtiennent de leurs missiles, de leurs avions en vol (chasseurs, intercepteurs ou AWACS) et de leurs radars au sol. Cela signifie qu’en théorie, si un avion américain est hors du domaine de vol (de la portée) des missiles basés au sol, les signaux obtenus par ces radars pourraient être utilisés pour tirer un missile air-air sur l’avion américain (nous savons que leurs MiG-31 sont capables de tels engagements, donc je ne vois pas pourquoi leurs Su-30/Su-35 ne le pourraient pas). Cela servirait à compliquer encore la connaissance de la situation par le pilote puisqu’un missile pourrait venir de n’importe quelle direction, littéralement. À ce stade, la seule réaction logique serait, pour le pilote américain, d’informer ses commandants et de sortir de là, rapidement. Bien sûr, en théorie, il pourrait simplement poursuivre sa mission, mais ce serait très difficile, en particulier s’il soupçonne que les Syriens pourraient avoir une autre défense aérienne, mobile, sur le chemin ou près de sa cible.

 

Essayez d’imaginer : vous volez, en toute illégalité, au-dessus d’un territoire hostile et vous vous préparez à frapper une cible, lorsque soudain, votre radar récepteur d’alerte se déclenche et vous dit : « Vous avez 30 secondes ou (beaucoup) moins pour décider si une ogive de 150 kg vient sur vous à 4000 miles à l’heure (6400 km/h) ou non ». Comment vous sentiriez-vous si c’était vous qui étiez assis dans ce cockpit ? Penseriez-vous toujours à exécuter l’attaque planifiée ?

La stratégie habituelle des États-Unis est de parvenir à ce qu’on appelle la « supériorité/suprématie aérienne » en supprimant totalement les défenses aériennes ennemies et en prenant le contrôle du ciel. Si je ne me trompe pas, la dernière fois que les chasseurs américains ont opéré dans un espace aérien véritablement contesté, c’était au Vietnam…

Par ailleurs, ces technologies ne sont pas uniquement russes, elles sont bien connues en Occident, par exemple le Patriot SAM américain utilise aussi TVM, mais les Russes les ont très bien intégrés dans leur redoutable système de défense aérienne.

Le résultat est le suivant : une fois que l’avion américain est « traité comme une cible », il n’y aucun moyen de savoir si les Syriens, ou les Russes, sont seulement insolents ou s’il lui reste quelques secondes à vivre. Pour le dire autrement : « traiter comme une cible » équivaut à coller un pistolet sur votre tempe et vous laisser deviner si/quand il va presser sur la gâchette.

Donc oui, la déclaration russe était très certainement une « menace d’abattre » !

Ensuite, un coup d’œil au côté russe de l’équation

Pour comprendre pourquoi les Russes ont utilisé les mots « traiter comme une cible aérienne » plutôt que « abattra », vous devez vous rappeler que la Russie est encore la partie plus faible ici. Il n’y a rien de pire que de ne pas tenir une menace. Si les Russes avaient dit : « Nous abattrons » puis ne l’avaient pas fait, leur menace aurait été vide. Au lieu de quoi ils ont dit : « traiterons comme une cible aérienne »parce que cela leur laisse une porte de sortie s’ils décidaient de ne pas presser sur la gâchette. Cependant, pour le pilote de la Marine ou de la Force aérienne américaine, ces considérations sont sans importance une fois que ses détecteurs lui communiquent qu’il est « peint » par le faisceau d’un engagement radar !

Donc ce que les Russes ont fait est de déconcerter gravement les équipages américains sans avoir à abattre personne dans les faits. Ce n’est pas une coïncidence si les Américains ont presque immédiatement cessé de voler à l’ouest de l’Euphrate tandis que les Australiens ont décidé officiellement de se retirer de toute future sortie aérienne.

On ne soulignera jamais assez que la toute dernière chose dont la Russie a besoin est d’abattre un avion américain au-dessus de la Syrie, ce qui est exactement ce que certains éléments du Pentagone semblent vouloir. Non seulement la Russie est la partie la plus faible dans ce conflit, mais les Russes comprennent aussi les importantes conséquences politiques de ce qui se passerait s’ils franchissaient le pas décisif d’abattre un avion américain : un rêve devenu réalité pour les néocons et un désastre pour tous les autres.

Un rapide coup d’œil sur le Néoconistan américain et la recherche d’une « guerre tiède »

La dynamique en Syrie n’est pas fondamentalement différente de celle qui se joue en Ukraine. Les néocons savent qu’ils ont échoué à atteindre leur objectif principal : contrôler le pays entier. Ils savent aussi que leurs divers schémas financiers se sont effondrés. Enfin, ils sont totalement conscients qu’ils doivent cette défaite à la Russie et, en particulier, à Vladimir Poutine. Donc ils se sont rabattus sur le plan B. Le plan B est presque aussi bon que le plan A (contrôle total), parce qu’il a des conséquences beaucoup plus larges. Le plan B est également très simple : provoquer une crise majeure avec la Russie mais rester en deçà d’une guerre à grande échelle. Idéalement, le plan B devrait tourner autour d’une « réaction » « ferme » à l’« agression » russe et d’une « défense » des « alliés » des États-Unis dans la région. En pratique, cela signifie simplement : obtenir que les Russes envoient ouvertement des forces en Novorussie ou obtenir que les Russes prennent des mesures militaires contre les États-Unis ou leurs alliés en Syrie. Une fois que vous saisissez cela, vous pouvez facilement voir que les dernières attaques en Syrie ont un but local mineur – effrayer ou ralentir les Syriens – et un but global important – provoquer les Russes à utiliser la force contre les États-Unis ou un allié. Il faut répéter ici que ce que veulent réellement les néocons est ce que j’appelle une guerre « tiède » avec la Russie : une escalade de tensions à des niveaux même pas encore vus dans la Guerre froide, mais pas une Troisième Guerre mondiale « chaude » à large échelle. Une guerre tiède requalifierait l’OTAN au moins pour un certain type de buts (protéger « nos amis et alliés européens » de la « menace russe ») : les politiciens de l’UE, déjà définitivement invertébrés, seraient tous amenés à un état de soumission encore plus avancé, les budgets militaires augmenteraient même et Trump serait en mesure de dire qu’il a « rendu à l’Amérique sa grandeur ». Et, qui sait, peut-être le peuple russe finirait par se soulever contre Poutine, on ne sait jamais ! (Il ne le fera pas – mais les néocons n’ont jamais été dissuadés de leurs théories loufoques par des choses aussi mineures et totalement négligeables tels que les faits ou la logique).

Aparté

J’ai remarqué cette fois encore que chaque fois que les États-Unis essaient d’appâter la Russie pour l’inciter à un certain type de réaction hostile et que la Russie refuse l’appât, cela provoque une augmentation immédiate du nombre de commentaires qui déplorent avec véhémence que la Russie agit comme un chaton, que Poutine est un faux, qu’il est « de mèche » avec les États-Unis et/ou Israël et que les Russes sont faibles ou qu’ils ont « bradé ». J’ai l’impression que nous avons affaire à des opérateurs de PSYOP américains stipendiés dont la mission est d’utiliser les médias sociaux pour essayer de mettre le Kremlin sous pression avec ces éternelles accusations de faiblesse et de lâchage. Puisque je n’ai aucun intérêt à récompenser ces gens de quelque façon que ce soit, j’envoie la plupart du temps leurs récriminations là où elles doivent être : à la poubelle.

Est-ce que la stratégie russe fonctionne ?

Pour répondre, ne regardez pas ce que les Russes font ou ne font pas immédiatement après une provocation américaine. Prenez de la hauteur et regardez uniquement ce qui se passe à moyen et long terme. Exactement comme aux échecs, attaquer d’entrée n’est pas toujours la stratégie correcte.

Je soutiens que pour évaluer si la politique de Poutine est efficace ou non, pour voir s’il a « vendu » ou « cédé », il vous faut, par exemple, regarder la situation en Syrie (ou en Ukraine, d’ailleurs) telle qu’elle était il y a deux ans puis la comparer à ce qu’elle est aujourd’hui. Ou, sinon, regarder la situation telle qu’elle est aujourd’hui et revenir pour la réexaminer dans six mois.

Une immense différence entre la culture occidentale et la manière dont les Russes (ou les Chinois, d’ailleurs) considèrent la géostratégie est que les Occidentaux regardent toujours tout à court terme et au niveau tactique. C’est fondamentalement la raison principale pour laquelle Napoléon et Hitler ont perdu leurs guerres contre la Russie : un accent presque exclusif sur le court terme et la tactique. En revanche, les Russes sont les maîtres incontestés de l’art opérationnel (dans un sens purement militaire) et, tout comme les Chinois, ils tendent à toujours garder les yeux sur l’horizon à long terme. Regardez les Turcs qui abattent un Su-24 russe : tout le monde a déploré le manque de réaction « énergique » de Moscou. Et ensuite, six mois plus tard – qu’avons-nous, Exactement ?

La culture occidentale moderne est centrée sur diverses formes de gratification instantanée, et c’est également vrai pour la géopolitique. Si l’autre type fait quelque chose, les dirigeants occidentaux fournissent une réponse « ferme ». Ils aiment « envoyer des messages » et ils croient fermement que faire quelque chose, quel qu’en soit le degré symbolique, vaut mieux que même l’apparence de ne rien faire. Quant à l’apparence de ne rien faire, c’est universellement interprété comme un signe de faiblesse. Les Russes ne pensent pas comme ça. Ils ne se soucient pas des gratifications immédiates, ils ne se soucient que d’une chose : la victoire. Et si cela signifie paraître faible, c’est bien : d’un point de vue russe, envoyer des « messages » ou prendre des mesures symboliques (comme quatre des récentes attaques américaines en Syrie) ne sont pas des signes de force, mais de faiblesse. En général, les Russes n’aiment pas utiliser la force, qu’ils considèrent comme intrinsèquement dangereuse. Mais lorsqu’ils le font, ils ne menacent ou n’avertissent jamais, ils prennent des mesures immédiates et pragmatiques (non symboliques) qui les rapprochent d’un objectif spécifique.

Conclusion

La réaction russe à la dernière attaque américaine sur la Syrie n’était pas conçue pour susciter l’approbation maximale des nombreux stratèges en chambre sur Internet. Elle était destinée à rendre maximum l’inconfort de la « coalition » dirigée par les États-Unis en Syrie, tout en minimisant les risques pour la Russie. C’est précisément en utilisant un langage ambigu que les civils interpréteraient d’une manière et le personnel militaire d’une autre que les Russes ont introduit un élément très perturbateur d’imprévisibilité dans la planification des opérations aériennes américaines en Syrie.

Les Russes ne sont pas sans fautes et mauvaises habitudes et ils commettent des erreurs (reconnaître la junte ukronazie à Kiev après le coup d’État était probablement une de ces erreurs), mais il est important de différencier entre leur réelle faiblesse et leurs erreurs et leurs stratégies très soigneusement conçues. Qu’ils n’agissent pas à la manière dont leurs « partisans » putatifs en Occident le voudraient ne signifie pas qu’ils ont « cédé, cillé en premier » ou autre absurdité. La première étape pour comprendre comment les Russes fonctionnent est de cesser d’attendre qu’ils agissent exactement comme des Américains le feraient.

 

The Saker

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PS : En passant, le pilote syrien abattu s’en est sorti vivant. Voici une photo de lui après son sauvetage par les forces spéciales syriennes.

MISE À JOUR Je reçois plusieurs messages me disant que le pilote n’a pas été sauvé par les forces gouvernementales mais qu’il est prisonniers des « Forces démocratiques syriennes »Caveat emptor [ « Que l’acheteur soit vigilant », NdT], comme toujours.

L’article original est paru dans Unz Review

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone

 

Source: http://lesakerfrancophone.fr/la-derniere-escalade-en-syrie-que-se-passe-t-il-vraiment

05 juillet 2017

 

50 ans d’occupation du Golan syrien

Cette semaine marque le 50ème anniversaire de l’occupation du Golan syrien – période qui a eu un impact catastrophique sur la vie de la population syrienne autochtone.

 A la suite de l’occupation israélienne de 1967, plus de 130 000 habitants syriens indigènes – environ 95 % de la population – ont été transférés ou déplacés de force de chez eux. L’armée israélienne a entamé une vaste campagne de démolition de leurs maisons, détruisant 340 villages et fermes. Ils ont été remplacés par des colonies agricoles israéliennes – la première établie moins d’un mois après la guerre de 1967 – utilisant souvent les pierres mêmes des villages et fermes détruits. En 1981, Israël a décrété la Loi des Hauteurs du Golan qui impliquait l’annexion du territoire dans l’État d’Israël, action illégale condamnée par le Conseil de Sécurité de l’ONU comme « nul et non avenu et sans effet juridique sur le plan international ».

Aujourd’hui, il y a au moins 23 000 colons israéliens dans le Golan syrien occupé, qui vivent dans 34 colonies illégales. Avec l’armée et les autorités israéliennes, ils contrôlent 95 % de la terre. La population syrienne autochtone restante est d’environ 25 000 personnes qui vivent dans cinq villages situés à l’extrême nord du Golan syrien occupé et qui ne contrôlent que 5 % de la terre. Cependant, ceux qui ont été déplacés ou transférés de force du Golan syrien occupé et leurs descendants s’élèvent à environ 500 000 qui vivent principalement dans la périphérie de Damas et dans la ville méridionale de Daraa. Etant donné le conflit en cours en Syrie, beaucoup de ces gens sont devenus des personnes déplacées en interne (IDPs) pour la deuxième fois de leur vie, ou des réfugiés.

A cause de l’occupation israélienne, la population syrienne qui est restée dans le Golan syrien occupé souffre de violations quotidiennes de ses droits fondamentaux. La politique discriminatoire sur la terre et le logement signifie que les cinq villages syriens restants sont gravement surpeuplés, puisque l’expansion sur la terre environnante est rarement autorisée. Construire sans autorisation peut entraîner de lourdes amendes ou la démolition totale ou partielle du bâtiment. Cette politique a non seulement un effet négatif sur les possibilités de logement, mais elle interdit sévèrement l’amélioration des réseaux de voirie et de tout-à-l’égout, la construction d’institutions éducatives, de santé et culturelles, et l’établissement d’infrastructures pour des zones industrielles.

Les conditions de santé et de vie de la population syrienne sont encore plus menacées par la présence de mines antipersonnel et de bases militaires syriennes dans les zones résidentielles syriennes – souvent à quelques mètres seulement des maisons des gens et de là où jouent leurs enfants. Depuis 1967, on estime qu’au moins 66 Syriens ont été victimes de mines antipersonnel dans le Golan syrien occupé. Dans le nombre, 16 sont morts, dont la moitié étaient des enfants.

Malgré les efforts pour imposer la nationalité israélienne à la population syrienne autochtone qui est restée après l’annexion prétendue du Golan syrien occupé, aujourd’hui, l’écrasante majorité des Syriens continue à refuser la citoyenneté israélienne. Au lieu de cela, ils détiennent une carte avec le statut de résident permanent,  tandis que leur nationalité entre dans la catégorie ‘indéfinie’. Ce statut provoque une incertitude et des difficultés significatives. Il peut être révoqué si le ‘centre de vie’ d’un individu change ou s’il obtient la citoyenneté d’un autre pays. Depuis 1982, environ 100 Syriens ont vu leur statut de résident permanent révoqué après un voyage ou une résidence à l’étranger. Ce statut signifie que les Syriens n’ont droit qu’à un ‘Laissez-Passer’ israélien, ce qui crée des restrictions et des coûts élevés pour tout voyage à l’étranger.

Cependant, les autorités israéliennes, les colons israéliens et les sociétés privées – israéliennes et étrangères – profitent illégalement des ressources naturelles du Golan syrien occupé. Son sol fertile et ses ressources en eau ont permis le développement d’une industrie coloniale israélienne conséquente qui comprend la production de bovins, de légumes, de fruits, de vin et d’eau minérale. Au moins 14 caves viticoles fonctionnent dans les colonies illégales israéliennes du Golan syrien occupé et beaucoup de vignobles fournissent en raisin des caves d’Israël.

De plus, depuis 2013, une société israélienne Afek Oil & Gas a conduit une exploration pétrolière dans le Golan syrien occupé, déclarant fièrement que la région possède ‘des milliards de barils de pétrole israélien’. Afek est détenue par Genie Energy, société américaine qui a dans son conseil consultatif Rupert Murdoch, Dick Cheney et James Wolsey.

Cependant, le gouvernement israélien se sert du conflit en cours en Syrie pour consolider encore plus son emprise sur le Golan syrien occupé – avec une inflation du discours associé à l’expansion coloniale et à l’exploitation des ressources naturelles. Mardi, le premier ministre Netanyahu, prenant la parole lors d’une conférence dans une colonie illégale du Golan syrien occupé, a déclaré que « Les Hauteurs du Golan resteront à jamais sous souveraineté israélienne. Nous ne quitterons jamais les Hauteurs du Golan. Elles sont à nous. » Le chef d’un des principaux partis d’opposition, Issac Herzog, également présent à cette conférence, a tenu des propos similaires.

Après 50 ans d’occupation militaire, il est impératif que la communauté internationale, non seulement rejette ce genre de discours, mais qu’elle prenne des mesures concrètes pour protéger les droits de la population syrienne sous occupation. Le droit international dit clairement que le Golan syrien occupé fait partie de la Syrie. Israël doit respecter toutes les résolutions internationales concernant le Golan syrien occupé et se conformer à ses obligations sacralisées dans les conventions internationales des droits de l’Homme et du droit humanitaire. Essentiellement, le droit à l’autodétermination de tous les Syriens originaires du Golan – à la fois ceux sous occupation et ceux qui ont été forcés à partir ainsi que leurs descendants – doit être respecté afin que eux seuls puissent décider de leur avenir.

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine

Source : Al-Marsad (Centre arabe des droits de l’Homme dans les Hauteurs du Golan)

 

via: http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/06/12/50-ans-doccupation-du-golan-syrien/

02 juillet 2017

 

Coincée à Al-Tanf, l’armée américaine admet qu’elle a perdu la course pour occuper le sud-est de la Syrie

L’armée américaine a, pour l’instant, renoncé à occuper le sud-est de la Syrie. Ses déclarations récentes, lors d’une conférence de presse du ministère de la Défense, montrent qu’elle reconnait la défaite de son projet originel.

Récapitulons : l’armée américaine occupait la station frontalière d’Al-Tanf entre la Syrie et l’Irak à environ 12 kilomètres à l’est du triangle frontalier Jordanie-Syrie-Irak. La route entre Damas et Bagdad, qui a une grande importance économique, traverse Al-Tanf. Lorsque les forces du gouvernement syrien ont avancé sur la région d’al-Tanf, les militaires américains les ont bombardées et ont revendiqué unilatéralement une « zone de désescalade », c’est-à-dire un territoire occupé, autour du poste frontière.

Le plan américain était de faire mouvement vers le nord d’Al-Tanf et la vallée de l’Euphrate autour de Deir Ezzor pour empêcher que les zones tenues, à l’ouest, par le gouvernement syrien et par l’Irak, à l’est, se rejoignent. Les propagandistes néoconservateurs et sionistes clamaient qu’il fallait empêcher que se constitue un « croissant chiite » qui aurait relié l’Iran au Liban à travers l’Irak et la Syrie. Les forces américaines auraient ainsi coupé tout soutien iranien aux forces du Hezbollah qui défendent le Liban contre les incursions israéliennes. Mais le « croissant chiite » n’a jamais été qu’une vue de l’esprit. Le soutien iranien au Hezbollah n’a jamais dépendu des seules connexions terrestres. Les liens entre les membres du « croissant » n’ont pas été coupés quand les Etats-Unis ont occupé l’Irak ni lorsque l’EI a occupé la zone.

Le vrai projet américain était beaucoup plus vaste. Ils voulaient contrôler un couloir sunnite qui serait allé de la frontière saoudo-irakienne au sud jusqu’en Turquie, en passant par la province d’Anbar dans l’ouest de l’Irak, le sud-est de la Syrie, et le nord-est de la Syrie tenu par les Kurdes. C’était la «  principauté salafiste » dont un document de la Défense de 2012 avait parlé.

 

Les forces syriennes (en rouge), avec le soutien irakien, ont saboté les plans américains en reliant l’ouest de la Syrie à la frontière irako-syrienne, au nord de la zone d’Al-Tanf tenue par l’armée américaine (en bleu). Ils ont rejoint des forces irakiennes alliées à la frontière, au nord-est d’Al-Tanf, et avancent maintenant plus au nord-est, le long de la frontière, vers Abu Kamal et la vallée de l’Euphrate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Al Watan Online

Le commandement militaire russe a indiqué aux États-Unis que toute attaque contre ces forces serait considérée comme un acte très hostile et serait sévèrement châtié. Pour faire bonne mesure, l’Iran a tiré quelques missiles de moyenne portée du territoire iranien vers des zones tenues en Syrie par l’État islamique. La marine russe a tiré des missiles de croisière depuis la Méditerranée vers des cibles similaires. Tout cela pour faire comprendre aux Etats-Unis que leur petit contingent d’Al-Tanf partirait en fumée si leur armée attaquait encore les forces syriennes. Pendant ce temps, les Unités de Mobilisation Populaires (UMP) d’Irak, alliées à la Syrie, ont coupé al-Tanf du sud. Les forces américaines n’ont plus de route pour rentrer à la maison.

Comme nous l’avons écrit dans notre article du 13 juin Syrie – La fin de la guerre est maintenant en vue :

Les plans des États-Unis au sud, à l’ouest et à l’est de la Syrie ont échoué pour l’instant. À moins que l’administration Trump ne soit disposée à investir des forces plus importantes et à déclarer au gouvernement syrien et à ses alliés une guerre ouverte en violation de toutes les lois, la situation est stabilisée. Les forces syriennes reprendront au fil du temps toutes les terres (en bleu) situées dans le sud qui sont actuellement détenues par les diverses forces par procuration américaines et d’autres groupes terroristes.

 

Toutes les provocations récentes des États-Unis n’ont pas réussi à perturber les plans du gouvernement syrien et sa poussée vers Deir Ezzor.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte via Weekend Warrior

Vendredi, pendant une conférence de presse dont les médias ont peu parlé, l’armée américaine a pratiquement reconnu la défaite de ses plans :

WASHINGTON (AP) – La coalition militaire américaine qui lutte contre l’Etat islamique verrait d’un bon œil un effort concerté du gouvernement syrien ou de ses forces partenaires soutenues par l’Iran pour chasser l’EI de ses derniers bastions dans l’est de la Syrie, a déclaré vendredi un porte-parole des États-Unis.

Le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition, a déclaré aux journalistes au Pentagone que l’objectif américain était de vaincre l’EI partout où il se trouvait. Si d’autres forces, y compris celles du gouvernement syrien et de ses alliés iraniens et russes, veulent combattre les extrémistes aussi, « cela ne nous pose absolument aucun problème », a-t-il déclaré depuis Bagdad.

Voilà un extrait de la transcription de cette conférence de presse :

Q : […] [Quelle menace potentielle, croyez-vous que les milices et les forces soutenues par le régime iranien posent à vos forces et à celles de vos alliés dans la région d’Al Tanf-Abu Kamal ?

COL. DILLON : Eh bien, si le régime syrien… et il semble qu’il mène un effort concerté pour reprendre les zones tenues par l’EI. Et s’il montre qu’il en est capable, ce n’est pas un mauvais signe. Nous sommes ici pour lutter contre l’EI en tant que coalition, mais si d’autres veulent lutter contre l’EI et les vaincre, cela ne nous pose absolument aucun problème. Et comme ils avancent vers l’est vers Abu Kamal et Deir Ezzour, si nous… pourvu que nous puissions faire de la désescalade et nous concentrer sur ce pourquoi nous sommes là, sans avoir aucun problème stratégique avec le régime ni avec les forces pro-régime ni avec les Russes, alors c’est… alors cela nous va très bien.

Un peu plus loin, le porte-parole reconnaît aussi que leurs forces à al-Tanf sont très limitées dans leurs mouvements :

COL. DILLON : … si le régime est… a repris la zone près d’Abu Kamal, alors l’espace dans lequel nous pouvons patrouiller avec nos forces partenaires [à partir d’Al-Tanf] va être limité .

Toujours plus loin, le porte-parole met les points sur les i de façon encore plus claire : al-Tanf ne sert plus à rien désormais et l’armée syrienne peut aller où elle veut :

COL. DILLON : Ce que je voulais dire, c’est que nous avons utilisé les environs d’al Tanf pour entraîner nos alliés et pour continuer de… de combattre l’EI, vous savez, s’ils se trouvent dans la zone et autour d’elle.

Vous savez, maintenant que le régime a repris ces territoires, et qu’ils ont fait des progrès significatifs, vous savez, des progrès, semble-t-il, en direction d’Abu Kamal et peut-être de Deir Ezzour, s’ils veulent combattre l’EI à Abu Kamal et s’ils ont la capacité de le faire, alors, vous savez, nous n’y verrions pas d’inconvénient.

Nous, en tant que coalition, notre but n’est pas de s’approprier des terres. Notre but est de détruire l’EI, voilà ce que nous voulons faire. Et si… si le régime syrien veut le faire, et ils vont, encore une fois, mener un effort concerté et montrer qu’ils font… qu’ils le font à Abu Kamal ou à Deir Ezzour ou ailleurs, cela signifie que nous n’avons pas besoin de le faire dans ces endroits.

Et donc je suppose que… ce que je veux dire, c’est que dans la zone d’al Tanf, nous allons continuer à former nos forces partenaires. Nous continuerons à faire des patrouilles dans et autour d’al Tanf dans le désert de Hamad. Mais si notre accès à Abu Kamal est coupé parce que le régime y est, c’est OK .

NEWSFLASH : Le Pentagone et, plus important encore, les commandants américains au Moyen-Orient, ont finalement accepté la réalité.

Le gouvernement syrien et ses alliés ne laisseront jamais les États-Unis occuper le sud-est de la Syrie, ni le pays, ni même Deir Ezzor où la garnison de l’armée syrienne est actuellement encerclée par les forces de l’Etat islamique. L’armée syrienne et ses alliés vont libérer Deir Ezzor et toute la vallée de l’Euphrate. L’armée américaine l’a admis aujourd’hui. Les cercles néoconservateurs vont protester et s’agiter, mais je doute fort que les Etats-Unis reviennent sur cette décision ou qu’il s’agisse d’une ruse. Les États-Unis n’ont tout simplement aucune raison stratégique d’occuper le sud-est de la Syrie et aucune volonté de le défendre contre la résistance déterminée de forces opposées qui ont prouvé leur valeur.

Mes félicitations à la Syrie et ses alliés. Ils ont, pour l’instant, gagné la bataille.

Moon of Alabama

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8719

 

 

La Fin d’Al-Baghdadi

Photographie probablement modifiée à l’aide d’un logiciel de traitement d’images (Photoshop) diffusée sur des réseaux sociaux du Moyen-Orient montrant la dépouille présumée du chef terroriste Ibrahim Awad Ibrahim Al-Badri, de nationalité irakienne, connu également sous une vraie fausse identité répondant à Simon Ely’odh ou Elliott (passeport délivré par l’Etat d’Israël) et plus connu sous le nom de guerre d’Al-Baghdadi (le natif de Baghdad, capitale de l’Irak moderne et ex-capitale de l’empire Abbasside, mais en réalité il est natif de Samarra où il est né le 28 juillet 1971), « Calife » autoproclamé de l’Organisation terroriste « Etat Islamique » ou Daech.

L’ex-prisonnier de guerre des forces US en Irak et ex-détenu de Guantanamo Bay  est présumé mort à la suite d’un très violent bombardement russe combinant des raids aériens ciblés et des frappes de missiles à tête thermobariques. Cependant, ni Moscou ni Washington ne sont en mesure de confirmer la neutralisation de celui qui fut le chef de la plus puissante organisation terroriste de l’histoire contemporaine.

L’authenticité de la  photographie que nous publions ici a été remise en question par la majorité des observateurs.

Quoi qu’il en soit, il semble que mort ou vif, le sort d’Al-Baghdadi n’aura pas un grand impact sur l’organisation terroriste dont le commandement nébulaire vient de nommer un obscur ancien militaire irakien à sa tête, sans le confirmer toutefois, faute d’un compromis clanique et ethnique sur fond de déroute à Mossoul et d’une menace d’assaut à Al-Riqqa même, la capitale autoproclamée de l’organisation.

La déroute apparente de cette organisation terroriste face aux forces gouvernementales en Irak et en Syrie coïncide avec un engagement militaire de plus en plus direct et flagrant de forces US et alliés dans ces deux pays malgré le refus syrien de toute violation de sa souveraineté par une puissance étrangère sans l’accord de Damas.

Officiellement, Washington et ses alliés prétendent combattre Daech mais dans les faits, ils préparent la conversion de leur outil géopolitique crée en Irak à la suite du plan Petraeus en une nouvelle armée chargée d’envahir de larges portions de la Syrie. A quatre reprises consécutives, les forces US se sont attaqués aux troupes gouvernementales syriennes combattant Daech près d’Al-Riqqa.

 

Source: https://strategika51.wordpress.com/2017/06/24/la-fin-dal-baghdadi/

Israël n’a jamais cessé de

 

soutenir les terroristes takfiristes 

Quelques jours après les démentis apportés par Israël sur son soutien financier aux terroristes takfiristes, Russia Today fait d’importantes révélations. Israël n’a jamais cessé de soutenir les terroristes takfiristes actifs dans le Sud syrien et ce, dans l’objectif de « créer une zone tampon » à Deraa. 

Russia Today reprend mot par mot les aveux de « six chefs terroristes » ainsi que les déclarations de « trois personnalités » au fait de ce qui se passe dans les coulisses de l’appareil de direction israélienne. Ces personnes qui se confient à Wall Street Journal, font état d’importantes assistances de Tel-Aviv aux « groupes armés opposés à Assad, et à ses alliés russes, iraniens et libanais ».

« En 2016, une unité militaire spéciale a été formée par Israël, unité chargée de distribuer l’aide israélienne aux groupes armés. Cette aide comprenait outre « armements et munitions », « le salaire » à verser aux terroristes takfiristes. Ehud Yaari, journaliste et expert israélien du Moyen-Orient avait même trouvé un nom pour le soutien israélien aux terroristes du Golan : » Bon voisinage »! C’est sous l’auspice de Moshé Yaalon, ancien ministre israélien des Affaires militaires, que cette « assistance financière et militaire » était prodiguée aux terroristes takfiristes.

Interrogé par Wall Street Journal, Motassam al-Golani, porte-parole du groupe armé baptisé  » Combattants du Golan » a d’ailleurs rendu « un vibrant hommage » à Israël pour « s’être bravement tenu à nos côtés » : » Si ce n’était pas l’aide d’Israël, on ne pourrait jamais tenir tête à l’armée syrienne. »

Abou Sahib, chef d’un autre groupe terroriste lève un autre coin du voile sur l’opération israélienne « Bon voisinage » : » À titre de commandant, je perçois un salaire annuel de 5 000 dollars versé par Israël. Et mon groupe travaille avec Tel-Aviv depuis 2013, soit depuis une première offensive d’envergure de l’armée syrienne contre nos positions. Nous avons demandé aux Israéliens de nous venir en aide, d’accueillir nos blessés dans leurs hôpitaux. » Abou Sahib qualifie « le contact avec Israël » de  » tournant » pour son groupe terroriste puisque ce fut après ce contact que  » Tel-Aviv nous a envoyé argent et munitions non pas seulement à notre groupe mais aussi aux autres groupes qui se battaient à nos côtés au Golan ».

Le chef du groupe terroriste avoue que des criminels takfiristes qui agissent au Golan veulent  » dans leur majorité une plus étroite coopération avec Tel-Aviv ». La milice « Combattants du Golan », déployée à Quneitra dans les hauteurs du Golan, est composée de 400 terroristes et est alliée à quatre autres groupes takfiristes. Mais outre ces 400 terroristes, Israël apporte son soutien financier à 800 autres miliciens takfiristes éparpillés dans près de 12 villages. Tel-Aviv cherche, via cet appui direct aux terroristes de Daech et d’Al Nosra, à renverser le président Assad et surtout à annexer les hauteurs occupées du Golan à Israël. Le régime israélien a par ailleurs procédé à plusieurs frappes aériennes d’envergure contre l’armée syrienne et ses alliés sur le sol syrien.

En décembre 2016, la DCA syrienne a abattu un drone et un F16 israéliens qui avaient agressé une région non loin de Damas. Depuis le déploiement des batteries de missiles S300 et S400 syriens dans le nord et le sud du pays, Israël craint de bombarder directement le sol syrien.

Les réseaux takfiristes qu’Israël soutient en Syrie fournissent les terroristes qui commettent des attentats en Europe.

Photo: Les terroristes d’Al Nosra et les soldats israéliens en aparté dans un village du Golan. (Photo d’archives)

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/06/21/526020/IsralAl-Nosra–rvlations-russes

 

 

Syrie : gel des vols de la coalition

Selon le commandant de la Composante Air des forces armées belges, Frederik Vansina, le vol des chasseurs-bombardiers de la coalition internationale anti-Daech, parrainée par les États-Unis a été suspendu dans le ciel syrien et plus précisément à l’ouest de l’Euphrate.

Il a déclaré que les appareils de la coalition internationale anti-Daech n’avaient effectué aucun vol entre les 20 et 21 juin dans le ciel syrien, et il a ajouté que la Russie avait installé des radars et des missiles actifs en Syrie.

La Russie est donc censée abattre tout appareil survolant les zones sous contrôle russe. Suite à ces mises en garde, les appareils de la coalition se sont abstenus de lancer des opérations aériennes dans l’ouest de l’Euphrate.

Le ton monte entre Moscou et Washington depuis qu’un bombardier syrien a été abattu par un avion de chasse américain, dimanche 18 juin.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i39396-syrie_gel_des_vols_de_la_coalition

 

Guerre en Syrie: Mattis et Dunford hostiles à l’aventurisme de la Maison Blanche

Le magazine américain Foreign Policy révèle l’opposition des généraux du Pentagone face à l’idée de l’implication dans des combats entre l’armée américaine, l’armée syrienne et ses alliés, dans le sud de la Syrie. Idée qui est toutefois soutenue par la Maison Blanche.

Des cas de conflits directs, opposant l’armée syrienne aux forces américaines dans le sud de la Syrie, se sont multipliés durant cette dernière semaine. Ce qui a fait que le magazine américain Foreign Policy a publié, vendredi 16 juin, un article au sujet de l’apport de soutien des hommes d’influence de la Maison Blanche par rapport au déclenchement d’une guerre terrestre contre l’armée syrienne, dans le sud de la Syrie.

La semaine dernière, les avions de combat US ont abattu un Soukhoï-22 et un drone, appartenant à l’armée syrienne. Les Américains accusent l’aviation syrienne d’avoir pris pour cible leurs positions, alors que le drone abattu revenait de sa mission contre les positions de Daech, à Raqqa.

« Ezra Cohen-Watnick, directeur du service de renseignement auprès du Conseil de sécurité nationale, et Derek Harvey, chef du Conseil de sécurité nationale pour le Moyen-Orient, soutiennent fermement l’ouverture d’un front élargi pour combattre les forces syriennes et leurs alliés, dans le sud de la Syrie, alors que plusieurs généraux du Pentagone, dont le secrétaire à la Défense James Mattis y sont opposés. James Mattis et certains responsables du département d’État ne veulent en aucun cas un nouveau conflit dans le sud de la Syrie, en affirmant que cela pourrait déclencher une confrontation dangereuse avec l’Iran. Joseph Dunford, chef d’état-major des armées, et Brett McGurk, diplomate américain, partagent l’idée de James Mattis et sont pour une concentration des efforts sur la lutte contre Daech et la libération de Raqqa », indique Foreign Policy.

Ce n’est pas la première fois que James Mattis et Joseph Dunford s’opposent aux aventurismes militaires de la nouvelle équipe de la Maison Blanche.

La Maison Blanche avait déjà demandé au Pentagone de mobiliser les soldats américains pour une lutte directe contre les terroristes de Daech, au lieu de soutenir les forces kurdes et arabes de la Syrie. Initiative catégoriquement rejetée par James Mattis et Joseph Dunford

Source: http://french.almanar.com.lb/464132

 

 

Syrie : des S-300 détruisent une cible inconnue à Tartous

Des informations publiées sur les réseaux sociaux ont rendu compte que des S-300 ou des S-400 russes ont abattu un corps inconnu au-dessus de la Méditerranée.

Selon l’agence russe Sputnik, citant le site rusdialog, ces informations sont venues des habitants de la ville syrienne de Tartous. Les missiles auraient été tirés depuis la base russe en Syrie située sur la Méditerranée.

Un activiste vivant non loin du port de Tartous a assuré pour sa part qu’un missile S-300 a intercepte une cible au-dessus de la Méditerranée.

D’autres sources ont fait état de manœuvres russes au cours desquelles des cibles fictives auraient été détruites.

Source: http://french.almanar.com.lb/462405

 

Moscou et Téhéran ne resteront pas les bras croisés

Les États-Unis semblent avoir établi de facto une zone « non-fly » au-dessus de Raqqa et dans le sud syrien.

Moscou vient de dénoncer l’abattage d’un avion de chasse syrien par les États-Unis à titre d' »acte violant la charte de l’ONU ». La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères juge allant à rebours de la charte de l’ONU l’abattage le 18 juin dernier d’un Sukhoï syrien par la coalition américaine, alors que l’appareil menait une opération contre les terroristes de Daech dans le sud de Raqqa. Plutôt Moscou avait fustigé ce geste qui illustre ni plus ni moins  » l’étroite coopération de Washington avec les terroristes « .

En effet, il s’agit du deuxième avion de chasse syrien à avoir été abattu par les Américains en l’espace de quelques jours. Sans les dires, les États-Unis ont établi une « zone no fly » au-dessus de Raqqa, au risque de provoquer une confrontation militaire directe avec les Russes. En réaction à l »acte d’agression américaine », la Russie a décidé au début de la semaine de suspendre l’accord sur la sécurité aérienne avec Washington, accord propre à éviter des incidents aériens dans le ciel de la Syrie. Les informations font aussi état d’un déplacement des batteries de missiles antiaériens russes S300 et S400 déployés en Syrie. Aussitôt après l’abattage du premier chasseur syrien, la Russie a annoncé avoir intercepté les avions de la coalition, non loin de l’Euphrate et avoir été bien capable de les abattre par ses S300 ou S400. Ces avertissements ont suffi pour que le CentCom de la Coalition décide de « changer la trajectoire de ses avions » et ce, « pour éviter une escalade ». Cette décision a précédé d’ailleurs l’annonce par l’Australie de la suspension de ses vols au-dessus de la Syrie.

Une zone no-fly US, réaction russe

L’ensemble de ces évolutions prouvent, selon le journaliste d’Al Mayadeen une chose : la Russie agit désormais pour couvrir au maximum le ciel syrien par ses radars et ses batteries de missiles antiaériens. En outre, la Russie multipliera ses vols d’interception dans des zones qu’empruntent les chasseurs syriens et russes dans l’objectif d’intercepter et d’abattre les « chasseurs ennemis ».

Lundi, les médias ont fait état de nouveaux tests balistiques russes sur les côtes syriennes, tests qui dureront jusqu’au 30 juin. Les missiles russes ont déjà été tirés les 19, 20 juin. D’autres essais sont prévus pour les 23, 28, 30 juin. C’est en mer Méditerranée que ces essais ont lieu. Alors que la Russie procède à des tests de missiles, l’Iran a mené sa première frappe balistique contre les positions de Daech et Consœur à Deir ez-Zor. Six missiles de type Zolfacar ont été tirés dimanche soir contre la ville d’al-Mayadin située dans la province de Deir ez-Zor, à l’est de la Syrie. Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a annoncé avoir ainsi vengé le sang des martyrs du double attentat terroriste mené le 7 juin contre la capitale iranienne.

La frappe aérienne a d’ailleurs pris de court les sponsors des terroristes à commencer par Riyad qui a choisi de se taire et d’éviter toute réaction officielle. Quant à Israël, ses officiels y ont vu, plutôt, un message à l’adresse du monde qui devrait reconnaître « le poids et l’influence de l’Iran ».

Une guerre des missiles Russie/États-Unis dans le ciel de la Syrie est parfaitement possible, guerre qui ne laissera pas indifférent l’Iran….

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i39368-moscou_et_téhéran_ne_resteront_pas_les_bras_croisés

 

Les Etats-Unis semblent plus soucieux de bombarder la Syrie d’Assad que de détruire l’Etat islamique (The Independent)

Il est instructif que l’Occident se scandalise de l’utilisation du gaz – dont il accuse le régime d’Assad, bien sûr – plutôt que de la cruauté continuelle de l’Etat islamique.

La destruction exceptionnelle d’un avion de chasse syrien par un avion étatsunien dimanche a peu à voir avec l’objectif de l’avion syrien dans le désert près de Rasafa – mais beaucoup à voir avec l’avance de l’armée syrienne vers les forces kurdes soutenues par les Etats-Unis le long de l’Euphrate. Les Syriens sont devenus de plus en plus soupçonneux ces derniers mois depuis que les forces kurdes au nord de la Syrie – beaucoup d’entre elles étaient alliées avec le gouvernement Assad jusqu’à récemment – se sont mises du côté des Etats-Unis.

En effet, l’armée syrienne à Damas ne fait aucun mystère du fait qu’elle a arrêté ses livraisons d’armes et ses approvisionnements en munitions aux Kurdes – elle leur a apparemment fourni 14000 fusils AK-47 depuis 2012 – et le régime syrien a été outragé d’apprendre que des forces kurdes ont récemment reçu un représentant des Émirats Arabes Unis.

Il y a des informations non confirmées qu’un représentant saoudien a aussi visité les Kurdes. Ceci, bien sûr, suit le discours tristement célèbre de Trump à Riyad, dans lequel le président étatsunien a donné une assistance totale à la monarchie saoudienne dans ses politiques anti-iraniennes et anti-syriennes – et a ensuite soutenu plus tard l’isolement du Qatar mené par les Saoudiens.

Sur le terrain, l’armée syrienne entreprend maintenant une de ses opérations les plus ambitieuses depuis le début de la guerre, s’avançant dans les alentours de Sueda dans le Sud, dans la campagne de Damas et à l’est de Palmyre. Elle se dirige parallèlement à l’Euphrate dans ce qui est clairement une tentative pour le gouvernement de « libérer » la ville gouvernementale assiégée de Deir Ezzor, où 10.000 soldats syriens sont assiégés depuis 4 ans. 

Si elle peut briser le siège, les Syriens auront 10.000 autres soldats supplémentaires pour libérer encore plus de territoire. Ce qui est plus important, néanmoins, est que l’armée syrienne soupçonne l’Etat islamique (EI) – sur le point de perdre Raqqa face aux Kurdes soutenus par les États-Unis et Mossoul face aux Irakiens soutenus par les États-Unis – d’essayer de faire irruption dans la garnison de Deir Ezzor et de déclarer cette ville comme une « capitale » alternative en Syrie.

Dans ce contexte, le coup réalisé par les Etats-Unis lundi était plus qu’un avertissement aux Syriens afin de les enjoindre à rester loin des soi-disant forces démocratiques syriennes (FDS) – un nom de façade pour un grand nombre de Kurdes et quelques combattants arabes – puisqu’ils sont maintenant à bout touchant dans le désert. Les Kurdes vont prendre Raqqa – il peut bien y avoir eu un accord entre Moscou et Washington sur cela – puisque l’armée syrienne est beaucoup plus intéressée de reprendre Deir Ezzor.

La carte est en train de littéralement changer. Mais l’armée syrienne gagne toujours contre l’EI et ses milices alliées – avec bien sûr l’aide des Russes et du Hezbollah – bien que comparativement peu d’Iraniens soient impliqués. Les Etats-Unis ont extrêmement exagéré la taille des forces iraniennes en Syrie, peut-être parce que cela va dans le sens des cauchemars saoudiens et étatsuniens d’expansion iranienne. Mais le succès du régime d’Assad dérange certainement les Etatsuniens – et les Kurdes.

Ainsi qui se bat contre l’EI ? Et qui ne se bat pas contre l’EI ? La Russie allègue avoir tué le terrible et auto-désigné « calife de l’État Islamique », Al-Baghdadi. La Russie déclare qu’elle tire des missiles de croisière contre l’EI. L’armée syrienne, soutenue par les Russes, se bat contre l’EI. J’en ai été moi-même le témoin.

Mais que font les Etats-Unis en attaquant en premier la base aérienne de Assad près de Homs, puis les alliés du régime syrien près d’Al-Tanf et à présent un des avions de chasse d’Assad ? Il semble que Washington soit maintenant plus soucieux de frapper Assad – et ses partisans iraniens à l’intérieur de la Syrie – plutôt que de détruire l’EI. Cela suivrait la politique de l’Arabie Saoudite et peut-être c’est ce que le régime de Trump veut faire. Il est évident que les Israéliens ont bombardé tant les forces du régime syrien que le Hezbollah et les Iraniens – mais jamais l’EI.

 

Alep avant la guerre

Si nous devons croire tout ce que disent les Etatsuniens maintenant, ils veulent détruire l’EI mais sont tout à fait préparés pour continuer à attaquer les forces gouvernementales syriennes qui se battent contre l’EI. Est-ce que Washington veut simplement détruire la Syrie et la laisser comme un Etat failli (comme en Libye, NdT) ? Et peut-il réussir quand la Russie menace d’attaquer les avions US s’ils s’en prennent à nouveau aux avions de chasse syriens ?

Robert Fisk

Article original: The US seems keener to strike at Syria’s Assad than it does to destroy Isis
South Front

Traduction Alice pour SLT

 

Source: http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/-94

22 juin 2017

Syrie: la Russie repositionne ses S-300 et S-400

La Russie a commencé à repositionner ses systèmes de défense aériens en Syrie.

Au lendemain de sa décision de suspendre toute coopération avec les États-Unis dans le cadre d’un accord sur la prévention des incidents et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie, la Russie a commencé, ce mardi 20 juin, à déplacer ses systèmes de défense aériens en Syrie.

Interrogé pour savoir si Moscou optera pour une nouvelle position après que Washington a décidé de repositionner ses avions dans le ciel syrien, le correspondant de la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen à Moscou, Salam al-Obaidi, a répondu qu’aucune nouvelle position n’avait été formellement annoncée, car le communiqué, émis hier lundi par le ministère russe de la Défense, était assez transparent :

« L’avertissement, lancé par la Russie, était tout à fait transparent et il a apparemment été à l’origine de la décision de Washington de repositionner ses avions dans le ciel syrien et de la décision de l’Australie de suspendre ses frappes aériennes contre la Syrie. Il semble que la coalition internationale dirigée par les États-Unis ait bien reçu l’avertissement lancé par Moscou, d’autant plus que la Russie a déjà commencé à déplacer ses systèmes S-300 et S-400, déjà déployés en Syrie. Le déplacement de ces systèmes montre que les Russes comptent couvrir, par leurs radars et systèmes antiaériens, la superficie la plus large possible dans l’espace aérien de la Syrie. En plus, les avions de combat russes effectueront un nombre plus grand de vols dans le ciel syrien pour pouvoir intercepter les avions de chasse de la coalition, notamment dans les régions où sont présents les avions de la force aérienne syrienne. Les démarches pratiques ont été donc déjà entreprises sur le terrain et c’est en général les démarches militaires et sur le terrain qui sont d’abord entreprises avant même que des décisions politiques ne soient annoncées. »

Salam al-Obaidi s’est ensuite prononcé sur l’accord qui prévoyait la prévention des incidents dans le ciel syrien :

« La Russie a annoncé le gel de ses contacts avec les États-Unis, mais c’est une décision dont l’application prend du temps. Cependant, cela ne signifie pas que les téléphones soient éteints et que l’on ne réponde à aucun appel, d’autant plus que la Russie, dans son communiqué, a demandé aux États-Unis d’ouvrir une enquête détaillée sur la destruction de l’avion syrien. C’est la raison pour laquelle les contacts entre Moscou et Washington sont toujours en cours, mais toute coopération a été suspendue par la Russie. »

Le correspondant de la chaîne de télévision Al-Mayadeen à Moscou a affirmé que le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’entretiendrait probablement avec son homologue russe, à Moscou, à propos du dossier syrien.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i39254-syrie_la_russie_repositionne_ses_s_300_et_s_400

 

 

La Syrie s’apprête à renvoyer l’ascenseur pour l’avion abattu

Le député syrien Ammar al-Asad a confié à Sputnik que la réponse de l’armée syrienne pour l’avion abattu ne tarderait pas.

Le pilote de l’avion abattu dimanche par les forces de la coalition anti-Daech dirigée par les États-Unis a été retrouvé et sauvé et l’armée syrienne prépare une réponse adéquate, a annoncé à Sputnik le député syrien Ammar al-Asad.

«À l’aide des techniques modernes, on a pu établir l’endroit exact où l’avion est tombé, sur le territoire contrôlé par les terroristes. Des unités spéciales de l’armée syrienne ont mené avec succès une opération de sauvetage. La vie du pilote n’est pas menacée», a relaté le député.

Et d’ajouter que l’armée répondrait à la destruction de l’avion par des frappes massives contre les positions des terroristes contrôlés par les Américains. La frontière avec l’Irak sera renforcée et les voies logistiques des terroristes depuis Deir ez-Zor vers la Jordanie seront coupées.

La coalition internationale anti-Daech dirigée par les États-Unis a confirmé dimanche dernier que son avion avait abattu un Su-22 syrien dans la province de Raqqa. Selon la coalition, l’avion de l’armée syrienne effectuait des frappes sur les forces combattant Daech.

Ces actions de la coalition ont été vivement critiquées par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Selon lui, les États-Unis doivent respecter la souveraineté du pays et coordonner leurs opérations avec Damas.

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201706201031919132-avion-abattu-represailles-syrie/

 

Combats aériens US/Russie à venir ?

Le Pentagone a confirmé dans un communiqué avoir changé la trajectoire de ses avions de chasse en Syrie pour « éviter des menaces connues sur le champ de bataille ».

Le porte-parole du département de la Défense a menacé de son côté la Russie dont les chasseurs « pourraient être combattus » par les avions de combat américains: au cas où un face-à-face se produirait (avec les Russes), les chasseurs américains se défendront ».

Dimanche soir, un F-18 américain a abattu un Sukhoi syrien au-dessus de la Syrie alors qu’il rentrait d’une campagne de bombardement contre les terroristes de Daech  au sud de la ville syrienne de Raqqa.

En réaction à cette attaque, la Russie qui l’a condamnée dans les termes les plus vifs, a annoncé avoir suspendu l’accord sur la sécurité des vols dans le ciel syrien qu’il avait signé avec les États-Unis. « N’importe quel avion US qui survolerait les zones opérationnelles russes en Syrie, serait pris pour cible », a affirmé le ministère russe de la Défense qui voit dans cet acte « une agression militaire ».

L’incident avec le Su-22 syrien abattu par la coalition dirigée par les États-Unis s’inscrit dans toute une série d’événements, dont les frappes de missiles contre la base d’al-Chaayrate, et pourrait signifier le début d’une intervention US en Syrie, considère dans un commentaire à Sputnik un expert militaire russe.

Suite à la destruction d’un avion syrien près de Raqqa dimanche par les forces de la coalition, la Russie a cessé de coopérer avec les États-Unis dans le cadre du mémorandum sur le ciel syrien et a prévenu que tous les vols dans sa zone opérationnelle en Syrie (à l’ouest de l’Euphrate) seraient désormais pris pour cible par ses systèmes de lutte antiaérienne. L’expert militaire Konstantin Sivkov estime qu’il s’agit d’un tournant dans le conflit syrien:

« Le Su-22 abattu par les Américains est une action très sérieuse. De facto, c’est encore un signe du début d’une nouvelle phase de la guerre en Syrie. Soit on assistera à une intervention militaire des États-Unis contre la Syrie. C’est dangereux et sérieux. Quelle situation en découlera ? Soit la Russie sera obligée de renoncer à son soutien à la Syrie, […] ce qui pourrait engendrer des mécontentements dans le pays. Soit la Russie devrait entrer en guerre avec les États-Unis. À ceci a précédé toute une chaîne d’événements: frappes sur Al-Chaayrate, frappes aériennes sur les troupes syriennes et leurs alliés qui progressaient vers la frontière syro-jordanienne. S’ajoute à cela un Su-22 abattu. Leur agression, les États-Unis l’ont entamée progressivement et c’est très dangereux. »

 

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i39180-combats_aériens_us_russie_à_venir

20 juin 2017

 

Syrie: l’aviation US est intervenue contre un bombardier syrien pour protéger un convoi très spécial de Daech

Le pilote du vieux bombardier léger syrien Sukhoï Su-22 (« Fitter ») abattu par des F/A-18E Super Hornet US pour protéger un convoi spécial d’anciens combattants de Daech (acronyme arabe péjoratif désignant l’organisation terroriste de l’État Islamique) près d’Al-Riqqa, est parvenu à s’éjecter à temps en évitant un premier missile. Il s’appelle Ali Fahd et est père de trois enfants.

Des forces spéciales de l’armée syrienne ont pénétré en pleine nuit dans la zone où l’appareil s’est abattu pour tenter de le secourir. Une opération SAR du type le plus extrême car les hordes de Daech et des mercenaires kurdes soutenus par des Navy Seals US sont aux trousses du pilote syrien.

 

Dans de telles conditions, les chances de survie d’Ali Fahd sont minimes selon des analystes. Cependant, tout demeure possible. Personne ne s’attendait qu’un vieil appareil comme le Su-22, destiné principalement à l’attaque au sol puisse réussir à  esquiver une première salve de missile AA (Air-Air) de dernière génération.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photographie non datée du pilote Ali Fahd des forces aériennes syriennes prise dans un endroit indéterminé, diffusée par l’un de ses proches sur Twitter. En arrière-plan, le nez d’un Su-22

Le mystère demeure quant à savoir pourquoi des F/A-18E US en provenance du Qatar se sont rués sur l’appareil syrien pour protéger un convoi spécial de Daech évoluant au sud de Tabaqa et fort éloigné des forces démocratiques kurdes (soutenues par les US).

Washington a justifié cet acte traduisant une extrême frustration par des règles d’engagement destinées à protéger les alliés de la coalition dont les forces démocratiques kurdes. Un prétexte qui ne tient pas du tout la route.

Selon certaines informations émanant de sources très au fait de la guerre de l’ombre en Syrie, le convoi transportait d’anciens combattants de Daech en phase de reconversion pour servir au sein des Maghawir Al-Thawra (les « commandos de la Révolution », un terme typiquement inventé par Washington) et avec eux se trouvaient deux responsables du département des opérations de la CIA et des agents arabisants du Mossad israélien.

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/06/19/syrie-laviation-us-est-intervenue-pour-proteger-un-convoi-tres-special-de-daech/

 

 

Front syro-irakien : Daech sous le feu des missiles balistiques iraniens

Ce front a connu aujourd’hui deux événements importants.

D’abord le Hachd Chaabi et l’Armée Arabe Syrienne se sont rencontrés sur la frontière entre les 2 pays. La correspondante d’Al Mayadeen, l’excellente journaliste Dima Nacef est même entrée en live en territoire irakien. Les combattants du Hachd font déjà des patrouilles en territoire syrien à la poursuite des unités de Daesh.

Le deuxième événement important fut l’envoi par les Gardiens de la révolution de missiles balistiques sur Daesh. Les missiles ont été tirés de Kermanchah et ont atteint de plein fouet un centre de commandement de Daesh à 650 km de là. La cible se trouvait dans la proche banlieue de Deir Ezzour, ville qui résiste à l’encerclement de Daesh depuis 3 ans.

La précision du tir rappelle celle des Caliber tirés contre Daesh il y a 2 semaines à partir de bâtiments russes.

Le troisième événement grave est la destruction d’un avion syrien par un avion américain du côté de Raqqa. Le Pentagone a justifié cet acte belliqueux par le fait que l’avion syrien s’approchait des Kurdes près de Raqqa.

Je pense que les Américains veulent provoquer les Syriens pour les amener à riposter et leur donner un alibi. Les Américains éperonnés par les Israéliens sont à la recherche d’un motif pour amener plus de troupes en territoire syrien. En effet, avec la jonction de l’AAS et le Hachd Chaabi, le projet américain de partition de la Syrie est compromis.

Pour revenir au tir de missiles iraniens, c’est la première fois que l’Iran rend les coups de cette façon. Le tir a été la riposte aux attentats de Daesh à Téhéran. Mais c’est aussi un avertissement à l’Arabie Saoudite et à ses sponsors.

D’un autre côté, la précision et la portée du tir ne vont pas laisser indifférents les responsables israéliens. Il est évident que le Hezbollah a le même genre de missile. L’Iran ayant décidé de rendre les coups il faut s’attendre à ce que les Yéménites reçoivent un armement conséquent.

 

Combien de fronts Mohamed Ben Salmane va-t-il pouvoir gérer ?

18 juin 2017

 

Raqqa : L’aviation américaine bombarde au phosphore blanc les civils qui auraient renseigné l’AAS sur les positions des chefs de Daech ?

Dernièrement l’aviation américaine a bombardé au phosphore blanc des populations de Raqqa en tuant beaucoup de civils.

Raqqa est supposée être le QG de Daesh or ces populations n’ont pas été bombardées parce qu’elles sont pro-Daesh, mais parce qu’elles ont donné des renseignements aux Syriens sur la position des chefs de Daesh.

Ces renseignements précis confortés par des signaux de positionnement au sol ont permis à l’aviation russe d’éliminer une bonne partie du commandement daeshois dont probablement Abou Bakr Al Baghdadi.

Ces chefs daeshois tenaient une réunion dans un bâtiment de Raqqa lequel fut la cible des bombes guidées au laser russes.

L’aviation russe vient d’ailleurs de faire échouer une tentative de Daesh de forcer les défenses de Deir Ez-Zor. Au cours de ce bombardement 2 hauts responsables militaires de Daesh ont été tués, disent les Russes.

 Source : Le Dessous des cartes

 

Le déclin tactique d’Al-Tanf

Ce qui se passe en Syrie méridionale sera non seulement étudié dans les académies militaires mais constitue désormais un cas d’école consacrant moins un bouleversement tactique qu’on basculement majeur marquant le déclin total de la première puissance militaire au monde dans le domaine de la tactique.

À Al-Tanf, les forces US déployées au sein d’une base servant officiellement à mettre sur pied des troupes rebelles, furent stupéfaites par la célérité et l’efficacité des tactiques d’encerclement utilisées par des unités « allégées » des forces armées syriennes.

À trois reprises consécutives, les troupes rebelles et des unités US subirent des revers tactiques face aux troupes syriennes et durent battre en retraite en sollicitant un appui aérien. L’intervention, à trois reprises consécutives,  des A-10 et des F-18 permit certes de stopper les manoeuvres d’enveloppement des troupes syriennes mais ne put empêcher la mise en pièces d’une unité d’élite rebelle dénommée Maghawir Al-Sahra (les commandos de choc du désert) par l’armée syrienne.

Les forces syriennes dépêchées sur les lieux ne disposaient pas de couverture aérienne et manquaient cruellement de DCA, la raison pour laquelle plus de 88 soldats ont été fauchés par les projectiles en uranium appauvri des Warthog US dès le premier passage.

Cependant, une contre-offensive conduite par les rebelles et les bérets verts de la CIA très peu de temps après les bombardements US a été mise en échec par les Syriens.

Certaines unités syriennes, excédées par les pertes subies lors des interventions aériennes US, ont vite débordé sur les flancs rebelles et ont réussi l’une des plus parfaites manoeuvres d’encerclement du conflit. Les rebelles et avec eux des forces US et britanniques se sont retrouvés piégés et ne durent leur salut qu’à une très énergique intervention russe auprès des Syriens.

Le Pentagone à reconnu le rôle crucial de la Russie dans « l’apaisement à Al-Tanf ».

Malgré trois interventions aériennes US, les rebelles ont perdu plus de 1300 hommes lors des tentatives visant à briser le siège ou à contre-attaquer. Les pertes US, jamais reconnues, sont classées secret defense.

 

Cette situation dramatique a amené le Pentagone à déployer en urgence des systèmes de lance-roquettes multiples à Al-Tanf. Il s’agit du redoutable HIMARS (High Mobility Multiple Advanced Rocket System).

A Al-Tanf, les militaires US ont été pratiquement incapables de faire face au sol à des unités syriennes aguerries certes mais ne disposant d’aucun soutien aérien (une politique délibérée de Moscou visant à éviter toute escalade avec Washington). En trois confrontations avec les Syriens, les forces spéciales US combattant aux côtés des rebelles, se sont à chaque fois retrouvées encerclées sans autre possibilité d’être sauvées que par l’appui aérien.

Damas a saisi cette opportunité pour pousser jusqu’à la frontière irakienne tandis que du côté US, on évoque sans trop de bruits des sanctions à l’égard de certains chefs militaires accusés d’incompétence.

Source: https://strategika51.wordpress.com/2017/06/18/le-declin-tactique-dal-tanf/

 

 

Syrie – La fin de la guerre se profile

Synthèse des récents développements en Syrie

Le changement le plus important de ces derniers jours est le déplacement des forces du gouvernement syrien (zones rouges et flèches) du sud-est vers la frontière irakienne. Le plan initial était de reprendre al-Tanf plus au sud-ouest pour sécuriser le passage frontalier de l’autoroute Damas-Bagdad. Mais al-Tanf était occupé par les envahisseurs américains, britanniques et norvégiens et certaines de leurs forces par procuration (bleu). Leurs avions ont attaqué les convois de l’armée syrienne lorsqu’ils se sont approchés. Le plan américain était de faire mouvement d’al-Tanf vers le nord, vers la rivière Euphrate, pour capturer et occuper tout le sud-est de la Syrie. Mais la Syrie et ses alliés ont fait un mouvement inattendu qui a contrecarré ce plan. Les envahisseurs sont maintenant coupés de la rivière Euphrate par une ligne syrienne qui va d’est en ouest jusqu’à la frontière irakienne. En Irak, des unités militaires populaires sous le commandement du gouvernement irakien viennent à la rencontre des forces syriennes à la frontière.

Les envahisseurs étatsuniens campent maintenant au milieu d’un désert sans intérêt stratégique près d’al-Tanf ; leur seule option est d’y mourir d’ennui ou de retourner en Jordanie d’où ils sont venus. L’armée russe a clairement indiqué qu’elle interviendrait fermement si les États-Unis attaquaient la ligne syrienne et se déplaçaient plus au nord. Les États-Unis et leurs alliés n’ont aucun mandat pour se trouver en Syrie. Ils n’ont aucune raison, ni aucun motif légal d’attaquer les unités syriennes. Leur seule option maintenant est de faire retraite.

Le mouvement étatsunien sur al-Tanf a été couvert par une attaque des forces par procuration de l’armée américaine au sud-ouest de la Syrie. Un grand groupe de «rebelles», qui comprend des éléments d’al-Qaïda et qui est ravitaillé depuis la Jordanie, a fait mouvement pour prendre la ville de Deraa aux mains du gouvernement syrien. On espérait que cette attaque détournerait les forces syriennes de leur mouvement vers l’est. Mais malgré les attaques suicides, l’assaut contre Deraa n’a pas réussi à faire reculer les fortes défenses des forces syriennes. La tentative de diversion a échoué. La position syrienne à Deraa a été renforcée par des unités de Damas qui attaquent maintenant les gangs de mercenaires de l’armée américaine. Des progrès significatifs ont été réalisés aujourd’hui dans la banlieue sud de Deraa, et  l’armée syrienne va probablement poursuivre son offensive jusqu’à la frontière jordanienne.

Les plans des États-Unis pour le sud de la Syrie, à l’ouest comme à l’est, ont échoué pour l’instant. À moins que l’administration Trump ne soit disposée à investir des forces significatives et à mener une guerre ouverte, en violation de toutes les lois, contre le gouvernement syrien et ses alliés, la situation est contenue. Les forces syriennes reprendront avec le temps toutes les terres (de couleur bleue) dans le sud, qui sont actuellement détenues par les diverses forces par procurations américaines et d’autres groupes terroristes.

Au nord-ouest, les groupes «rebelles» takfiris se concentrent autour d’Idleb et plus au nord. Ces groupes sont financés par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie. Le récent conflit entre le Qatar et les autres États du Golfe a engendré encore plus de chaos à Idleb. Les groupes parrainés par l’Arabie Saoudite luttent maintenant contre les groupes parrainés par le Qatar et les Turcs. Ces conflits s’ajoutent à d’autres dissensions entre les forces alignées sur Al-Qaeda et celles d’Ahrar al-Sham. Les forces du gouvernement syrien encerclent la province, et la Turquie au nord a gardé sa frontière fermée la plupart du temps. Les «rebelles» takfiris d’Idleb vont mariner dans leur propre jus jusqu’à ce qu’ils soient épuisés. Ensuite, les forces gouvernementales viendront les achever.

Au centre de la carte, les flèches (rouge) de l’armée syrienne sont dirigées vers les zones désertiques du centre tenues par les forces d’ISIS qui reculent vers l’est (flèches noires). Les forces du gouvernement syrien qui arrivent simultanément du nord, de l’ouest et du sud, progressent rapidement et reprennent plusieurs kilomètres de terrain chaque jour. Au cours du dernier mois, 4 000 kilomètres carrés et plus de 100 villages et villes ont été repris. Dans quelques semaines, ils auront repris toutes les zones (marron) d’ISIS jusqu’au lit de l’Euphrate et la frontière syrienne-irakienne.

Le matériel de pontage militaire russe a récemment commencé à arriver en Syrie. Il sera utilisé pour traverser la rivière Euphrate et reprendre les zones situées au nord de la rivière.

Pendant ce temps, les forces kurdes (flèches jaunes) soutenues par les États-Unis attaquent la ville de Raqqa tenue par ISIS. Le commandement militaire russe affirme (vidéo) que les Kurdes et les États-Unis ont convenu avec ISIS de laisser leurs combattants quitter Raqqa pour aller au sud et à l’est. La vitesse avec laquelle les Kurdes prennent la ville confirme cette affirmation. Il semble qu’il n’y ait à peu près aucune résistance de l’État islamique.

Toutes les forces d’ISIS qui restent en Syrie, celles qui viennent de Raqqa ainsi que celles qui viennent des zones désertiques, se déplacent vers l’est le long de l’Euphrate en direction de la ville de Deir Ezzor. Il y a au moins 100 000 civils pro- gouvernementaux et une garnison de l’armée syrienne qui y sont depuis longtemps encerclés par les forces d’ISIS. La population assiégée est ravitaillée par les airs. Jusqu’ici la garnison militaire syrienne résiste aux attaques d’ISIS. Mais si des milliers de combattants de l’Etat islamique arrivent en renfort, cette fois les troupes du gouvernement pourraient bien être submergées. Il faut parachuter des renforts dans la ville pour empêcher ISIS de rentrer et de se livrer à un grand massacre. Une ligne de secours au sol serait une bien meilleure option. Mais l’avancée de l’armée syrienne vers la ville a été retardée par les manigances des États-Unis dans le sud. Les forces gouvernementales préparent un grand  mouvement au sol vers Deir Ezzor. On peut seulement espérer qu’elles arrivent à temps.

Les forces par procuration qataris, saoudiennes et turques, dirigées par la CIA, ont mené une guerre de six ans contre la Syrie et son peuple. Avec le Qatar et la Turquie maintenant en conflit avec les Saoudiens et leurs alliés américains, le gang qui a attaqué la Syrie se désagrège. L’État islamique perd rapidement du terrain et est au bord de la défaite. L’avancée des États-Unis dans le sud a été stoppée. À moins que les États-Unis ne changent de tactique et ne s’embarquent dans une attaque à grande échelle contre la Syrie avec leurs propres forces armées, la guerre contre la Syrie est terminée. De nombreuses zones doivent encore être reprises par les forces syriennes. Les attaques terroristes dans le pays se poursuivront pendant plusieurs années. Les blessures prendront des décennies à guérir. Il faudra entamer des négociations sur des zones situées dans le Nord qui sont actuellement sous contrôle des Turques ou des mercenaires des américains. Il y aura bien des questions à régler. Mais la guerre stratégique à grande échelle contre la Syrie a maintenant pris fin.

Personne n’y a gagné quoi que ce soit. Les Kurdes qui, pendant tout un temps apparaissaient comme les seuls gagnants de la guerre, viennent de jeter ce qu’ils avaient gagné par-dessus bord.

Les forces kurdes du YPG soutenues par les États-Unis ont fait l’erreur inouïe de réclamer ouvertement le soutien de l’Arabie Saoudite. Les anarcho-marxistes de l’YPG, qui arborent fièrement leur féminisme, font soudain allégeance aux barjots moyenâgeux wahhabites. Ils ont détruit leur réputation de force de gauche progressiste. Leur démarche va renforcer l’hostilité turque et syrienne, irakienne et iranienne contre eux. Toutes les avancées politiques qu’ils ont faites pendant la guerre en ne prenant partie, la plupart du temps, ni pour les «rebelles» ni pour le gouvernement syrien sont maintenant menacées. C’est une décision insensée. La zone tenue par les Kurdes est complètement encerclée par des forces plus ou moins hostiles. Le soutien des États-Unis ou de l’Arabie saoudite à l’enclave kurde encerclée ne pourra plus durer longtemps. Les Kurdes viennent à nouveau de démontrer qu’ils sont leurs pires ennemis dans leur combat pour un Etat kurde (à moitié) souverain. Ils vont être renvoyés dans leurs territoires d’origine et seront à nouveau intégrés à l’état syrien.

[Mise à jour le 14 juin 2017 – 1:00]

Le secrétaire de la Défense Mattis a été interrogé hier au Congrès sur la situation en Syrie. Il n’y a pas encore de transcription disponible, mais voici quelques tweets d’un journaliste de Stars & Stripes qui y a assisté:

Tara Copp @TaraCopp – 3:11 PM – 13 juin 2017

# Secrétaire Défense Mattis dit que les forces «pro-régime» qui sont entrées en Syrie près de la base de #AlTanf sont en fait #russes

#Secrétaire Défense Mattis: «Je ne prévoyais pas que les Russes viendraient là-bas (près de Al Tanf.) … mais cela n’a pas surpris nos services secrets. »

Les Etats-Unis avaient affirmé que les forces alignées sur le gouvernement syrien qui avançaient en direction d’al-Tanf étaient «soutenues par l’Iran» ou «dirigées par l’Iran». Maintenant, le secrétaire de la Défense dit que c’était un mensonge. Il s’agissait de Russes alliés au gouvernement syrien. Les Russes ne prennent certainement pas leurs ordres des généraux iraniens. Il n’est pas étonnant que le commandement russe ait émis de fortes mises en garde contre toute attaque de ces forces.

Mattis montre aussi qu’il est incapable d’une pensée stratégique. Il croyait vraiment que les Russes n’iraient pas à al-Tanf couvrir leurs camarades syriens? Il est clair depuis des mois que les Russes sont totalement impliqués en Syrie. Ils ne laisseront pas tomber le gouvernement syrien pour se mettre bien avec Mattis ou Trump ou qui que ce soit d’autre. Leur stratégie est claire depuis un certain temps. Ils se battront. Ils l’ont dit. Il fallait être idiot pour croire autre chose.

Al-Tanf a une importance tactique, mais l’armée américaine l’élève au rang d’atout stratégique. Ce qui n’est manifestement pas le cas. On ne comprend pas quelles raisons les  États-Unis ont de défendre cet endroit en plein désert. Il n’y en a aucune, mais le défendre pour le «principe» pourrait évidemment provoquer une guerre beaucoup plus importante.

La garnison de Tanf est maintenant encerclée par des forces hostiles. Les forces des États-Unis dans la région devraient traverser les positions de régime pour se rendre à al Bukamal, ce qui risque de provoquer une escalade.

Qu’en va-t-il se passer maintenant? Les États-Unis sont-ils prêts à protéger ces forces à perpétuité? Est-ce que les États-Unis vont fournir une couverture aérienne à des forces qui se battent directement avec des alliés du régime en dehors de la zone de 55 kilomètres? Les trois dernières frappes ont-elles provoqué une contre-escalade qui a nui aux intérêts des États-Unis? Malheureusement, la réponse à la dernière question est oui. […]

La stratégie devrait commander la tactique quand on a affaire à des forces soutenues par l’Iran en Syrie, et non l’inverse. […]

Les États-Unis ont la capacité de défendre une garnison dans le désert syrien. Cependant, il n’y a aucune raison stratégique de le faire, ce qui rend impossible une évaluation des avantages et des inconvénients. 

Le département de la Défense et le commandement américain sur le terrain n’ont à l’évidence pas encore compris cela. Le commandant local des États-Unis a fait venir de Jordanie à al-Tanf un système d’artillerie à longue portée étasunien HIMARS. HIMARS a une portée de 300 kilomètres. Cela ne fait aucune différence d’un point de vue tactique s’il tire de Jordanie ou d’al-Tanf en Syrie à quelque 12 kilomètres à l’est de la frontière. C’est une démarche symbolique du type «planter le drapeau» à al-Tanf, mais elle expose le système d’artillerie à une attaque légitime des forces syriennes, russes et iraniennes.

Comme le secrétaire d’État Tillerson l’a dit à juste titre: les États-Unis n’ont aucune autorité légale pour attaquer les Syriens ni les Iraniens ni les forces russes. Pas la moindre. Ils ont envahi la Syrie sans motif légitime. La Syrie, en revanche, a le pouvoir légal de jeter dehors les troupes américaines.

Faire venir les HIMARS à al-Tanf, est tout à fait idiot. Il est grand temps que Washington arrête ses bêtises.

Moon of Alabama

Article original: Moon of Alabama

Source: http://arretsurinfo.ch/syrie-la-fin-de-la-guerre-se-profile/

 

Les assertions et opinions exprimées ici sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputées à Arrêt sur Info.

15 juin 2017

 

Syrie: l’armée américaine a déployé des missiles à al-Tanf

Les autorités militaires américaines ont fait état du déploiement du système d’artillerie de fusée haute mobilité (HIMARS) dans les territoires syriens près du passage d’al-Tanf.

L’armée américaine a déplacé pour la première fois, son système d’artillerie de fusée haute mobilité (HIMARS) de la Jordanie vers le sud de la Syrie, près de la base de formation de la coalition internationale dirigée par les États-Unis à al-Tanf, a rapporté CNN le mardi 13 juin.

Le HIMARS est un lance-roquettes multiple monté sur un camion qui peut déclencher des missiles jusqu’à 300 kilomètres. Selon CNN, ce système représente un coup de pouce majeur pour les forces américaines déployées près d’al-Tanf où l’armée syrienne et ses alliés ont récemment enregistré des avancées majeures et ont réussi de contrôler presque la totalité des frontières syriennes avec l’Irak.

Bien que ce soit le premier déploiement du HIMARS dans le sud de la Syrie, un responsable américain a déclaré à CNN que ce n’était pas la première fois que le HIMARS est utilisé dans le pays.

Alors que les forces de l’armée syrienne et leurs alliés ont repoussé les terroristes de Daech des régions près d’al-Tanf, cette mesure des Américains ne suit d’autres objectifs que la déstabilisation du Sud syrien.

Source:http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i38746-syrie_l’armée_américaine_a_déployé_des_missiles_à_al_tanf

 

The New Yorker: l’Iran a désormais un accès direct à la Méditerranée

Les alliés de l’Iran en Irak et en Syrie ont repris le contrôle des régions qui relient directement l’Iran à la Méditerranée, rapporte le magazine américain The New Yorker.

«Pour la première fois depuis le début de la guerre en Syrie, les alliés de l’Iran ont sécurisé une route qui relie la frontière iranienne à la côte méditerranéenne en Syrie. Cette nouvelle route terrestre permettra à l’Iran de réapprovisionner ses alliés en Syrie sans passer par les voie aériennes, à la fois plus facilement et à un moindre coût », a écrit le magazine américain en ajoutant que le réseau routier, qui débute sur la frontière de l’Iran avec l’Irak et traverse ce pays pour atteindre la Syrie, a été sécurisé la semaine dernière, lorsque les forces pro-iraniennes ont libéré une dernière série de villages irakiens du joug de Daech près de la frontière avec la Syrie.

 

Fabrice Balanche, membre invité de l’Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient, a également qualifié le corridor de «route iranienne».

Selon The New Yorker, ces évolutions sont importantes, car, pour la première fois, ce corridor relie par une seule voie terrestre, une série d’alliés iraniens, dont le Hezbollah au Liban: le gouvernement de Assad en Syrie et le gouvernement proche de l’Iran en Irak. Le journal emploie ensuite le terme « croissant chiite » pour qualifier « une sphère d’influence iranienne dans la région ».

Le magazine souligne que les Iraniens avaient cherché à créer une telle sphère depuis la fin de la guerre Iran-Irak en 1988, considérée comme un effort de l’Occident pour renverser la République Islamique d’Iran. C’est pourquoi les Iraniens ont aidé à créer le Hezbollah libanais et les forces de mobilisation populaires [Hachd al-Chaabi, NDLR] en Irak pour renforcer le front de la Résistance.

Une grande partie du territoire irakien qui accueille la route a été jusqu’à récemment détenue par le groupe terroriste Daech, avant d’être libérée par les Hachd al-Chaabi, forces irakiennes formées par l’Iran, suivant ses efforts dans la lutte contre le terrorisme. En ce qui concerne la Syrie, la plupart du réseau routier est contrôlé par l’armée syrienne et ses alliés.

Photo: Les forces de l’armée syrienne et ses alliés ont libéré les régions près du passage al-Tanf, près des frontières irakiennes. (Photo d’archives)

 

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/06/13/525146/LIran-a-un-accs-direct%E2%80%94la-Mditerrane

14  juin 2017

 

La Russie met en garde les Etats-Unis contre toute attaque contre les forces syriennes

Les diplomates dissimulent, les journalistes exagèrent, les politiciens baratinent, mais un général de l’armée n’a aucune raison de raconter des histoires sur la réalité du terrain. Par conséquent, les quelques remarques faites par le commandant des forces russes en Syrie, le général Sergey Surovikin, méritent une grande attention. En voici des extraits :

·         La coalition menée par les Américains permet aux militants du groupe terroriste de l’Etat islamique de quitter Raqqa au lieu de les tuer … La coalition menée par les Etats-Unis entre en collusion avec les chefs de Daech, qui abandonnent leurs positions sans combattre pour se diriger vers les provinces où les forces gouvernementales syriennes sont actives … les forces russes en Syrie voient les militants de la région de Raqqa quitter sans encombre la ville et sa banlieue. Au début de Juin, les terroristes de Daech ont quitté les localités peuplées situées à 19 kilomètres au sud-ouest de Raqqa sans offrir la moindre résistance et se dirigent vers Palmyre.

·         Les Américains utilisent Daech pour bloquer solidement l’avancée des troupes gouvernementales … L’aviation de la coalition américaine entrave la lutte des forces gouvernementales syriennes contre les terroristes … Ils ont bloqué la route des forces gouvernementales qui étaient en train d’éliminer les militants de Daech et de mettre en place des postes frontières le long de la frontière avec l’Irak au nord-est d’Al-Tanf.

En résumé, le glacial compte rendu du général Surovikin veut dire que, même le président Donald Trump veut bec et ongles combattre Daech, les gars du Pentagone ont d’autres idées. Ils continuent d’utiliser Daech avec un agenda caché où le gouvernement syrien est l’ennemi numéro un. L’objectif des États-Unis semble être triple en Syrie:

·         Créer une zone tampon dans les régions sud de la Syrie bordant Israël et la Jordanie, qui sera dominée par des « bons terroristes » afin que ces régions deviennent une « sphère d’influence » si un jour il y avait une balkanisation de la Syrie;

·         Prendre le contrôle de l’ensemble de la frontière syro-irakienne du Nord au-Sud afin que la capacité logistique de l’Iran pour porter de l’aide aux forces gouvernementales syriennes assiégées soit fortement réduit; et,

·         Empêcher le gouvernement syrien de reprendre le contrôle total du pays de sorte qu’il reste amoindri tel une faction gérant tant bien que mal un bout de territoire syrien dans les régions de l’Ouest et régions du centre.

En fait, un « conflit gelé » en Syrie aurait pour effet de balkaniser la Syrie. L’Institut de Washington pour la politique au Proche-Orient, un groupe de réflexion qui est étroitement associé à un groupe de lobby pro-israélien à Washington, la Commission des affaires publiques américano-israélienne, a publié un commentaire récemment, intitulé  risque croissant de Confrontation internationale dans le désert syrien. Il met implicitement Moscou en garde contre les conséquences désastreuses si les forces russes intervenaient pour perturber les efforts déployés par les États-Unis pour empêcher une consolidation du gouvernement syrien dans la région d’Al-Tanf/Deir Ez-Zor-Palmyre.

Cependant, peu importe ce que les stratèges des Think Tank de Washington pontifieront, il ressort des remarques du général Surovikin que Moscou se rend compte de l’importance stratégique que revêt le succès des forces gouvernementales syriennes à rétablir son contrôle sur la frontière du pays avec l’Irak. La Russie avait déjà adopté une approche prudente vis-à-vis de la lutte pour le contrôle des régions du désert syrien limitrophes de l’Irak. Mais il semble que cela est en train de changer.

La Russie a averti les Etats-Unis que les forces gouvernementales syriennes ont l’intention d’avancer sur Al-Tanf même. Samedi, le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov a dit au secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson que les frappes aériennes américaines sur les forces gouvernementales syriennes sont inacceptables. Il a appelé à « des mesures concrètes pour prévenir de tels incidents à l’avenir. »

Fait intéressant, une déclaration de l’armée syrienne est allée plus loin pour annoncer leur intention de passer à la frontière irakienne au nord de Al-Tanf et mettre en garde les forces occidentales dans la région contre toute interférence – « Le commandement général de l’armée et les forces armées mettent en garde contre les risques qui pourraient découler des attaques répétées de la soi-disant « coalition internationale » et de leurs tentatives pour bloquer la progression de l’armée arabe syrienne et ses alliés dans leur guerre contre le terrorisme « .

Les opérations syriennes prévues au nord d’Al-Tanf vont pratiquement faire dérailler les plans américains visant à mettre en scène une opération terrestre pour atteindre la ville de Deir Ez-Zor avant les forces gouvernementales qui avancent en direction de l’est de Palmyre. Les rapports iraniens suggèrent que les avions russes soutiennent activement les opérations du gouvernement syrien dans la région au nord -est de Palmyre.

 M K Bhadrakumar  

Source: http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/06/12/russia-warns-us-against-attacking-syrian-forces/

Traduction : Avic – Réseau International

 

Qui a donné aux USA le droit d’établir des bases militaires en Syrie?

Ron Paul

Juste au moment où vous pensiez que notre politique en Syrie ne pouvait pas être pire, la semaine dernière, elle l’a été. L’armée américaine a attaqué à deux reprises les forces gouvernementales syriennes à partir d’une base militaire que les Etats-Unis occupent illégalement en Syrie. Selon le Pentagone, les attaques contre les forces soutenues par le gouvernement syrien étaient « défensives » parce que les combattants syriens se rapprochaient d’une zone auto-déclarée par les États – Unis « zone de de-conflit » en Syrie. Les forces syriennes poursuivaient Daech dans la région, mais les Etats-Unis les ont quand même attaquées.

Les États-Unis sont encore en train d’entrainer un autre groupe rebelle qui combat à partir de cette base, située près de la frontière de l’Irak à al-Tanf, et ils prétendent que les forces gouvernementales syriennes constituent une menace pour la présence militaire américaine à cet endroit. Mais le Pentagone a oublié une chose: en premier lieu, il ne dispose d’aucune autorité pour être en Syrie ! Ni le Congrès américain, ni le Conseil de sécurité de l’ONU, n’a autorisé une présence militaire américaine en Syrie.

Alors, Ron Pau l: Qui a donné à l’administration Trump le droit d’établir des bases militaires sur un territoire étranger sans l’autorisation de ce gouvernement ? Pourquoi sommes-nous en train de violer la souveraineté de la Syrie et attaquer son armée puisqu’ils se battent contre Daech ? Pourquoi Washington prétend-il que sa mission première en Syrie est de vaincre Daech alors qu’il mène des opérations militaires qui profitent à Daech?

Le Pentagone a publié une déclaration disant que sa présence en Syrie est nécessaire parce que le gouvernement syrien n’est pas assez fort pour vaincre lui-même Daech. Mais les « zones de désescalade » convenues par les Syriens, les Russes, les Iraniens et les Turcs ont conduit à une réduction des combats et une fin possible à la guerre de six ans. Même si c’est vrai que l’armée syrienne est affaiblie, sa faiblesse est due à six ans de combats contre des rebelles parrainés par les États-Unis qui se battent pour renverser le gouvernement !

De quoi s’agit-il vraiment ? Pourquoi les États-Unis occupent cette base militaire en Syrie? C’est en partie pour empêcher les Syriens et les Irakiens de travailler ensemble pour combattre l’Etat Islamique, mais je pense qu’il s’agit surtout de l’Iran. Si les Syriens et les Irakiens se rejoignent pour combattre Daech avec l’aide de l’Iran et les milices alliées chiites, les Etats-Unis croient que cela renforcera la main de l’Iran dans la région. Le Président Trump vient de rentrer de son voyage en Arabie Saoudite où il a juré qu’il ne permettrait pas que cela se produise.

Mais cette politique est-elle vraiment dans notre intérêt, ou sommes-nous simplement en train d’exécuter l’appel d’offres de nos « alliés » du Moyen-Orient qui semblent désespérés d’attendre la guerre avec l’Iran? Arabie Saoudite exporte sa forme radicale de l’islam dans le monde entier, y compris récemment dans les pays musulmans modérés asiatiques comme l’Indonésie. L’Iran ne le fait pas. Cela ne veut pas dire que l’Iran est parfait, mais quel sens y a-t-il à sauter dans le conflit entre sunnites et chiites quelque bord soit le bord où l’on se place ? Les Syriens, ainsi que leurs alliés russes et iraniens, sont en train de vaincre Daech et al-Qaïda. Comme l’a dit le candidat Trump, quel mal y a-t-il à cela ?

On nous a dit que si l’on permettait au gouvernement syrien de libérer Alep d’Al-Qaïda, Assad tuerait les milliers de personnes qui y ont été piégées. Mais c’est le contraire qui s’est passé : la vie revient à la normale à Alep. La minorité chrétienne qui s’y trouve a célébré Pâques pour la première fois depuis plusieurs années. Ils sont en train de reconstruire. Ne pouvons-nous pas simplement enfin laisser les Syriens en paix ?

Quand vous en arrivez au point où vos actions aident en fait l’Etat Islamique, intentionnellement ou non, peut-être est-il temps d’arrêter. Il est plus que temps pour les Etats-Unis de renoncer à leur politique dangereuse et contre-productive en Syrie et de juste rapatrier nos troupes.

Source: Ron Paul Institut

http://russia-insider.com/en/politics/ron-paul-what-gives-us-right-set-military-bases-syria/ri20080

 

Traduction : Avic – Réseau International

12  juin 2017

 

 

La Syrie contrôle désormais la totalité de ses frontières avec la Jordanie

Les unités de l’armée syrienne sont arrivées ce vendredi 9 juin sur les frontières communes de la Syrie avec l’Irak, au nord-est du passage d’al-Tanf. Cette région fait partie du désert de Palmyre. Depuis le 19 mai, les avions de chasse de la coalition dirigée par les États-Unis y ont frappé à trois reprises les forces de l’armée syrienne et celles de la Résistance.

Le ministère russe de la Défense a déclaré aujourd’hui que les forces alliées à l’armée syrienne ont réussi à libérer 105 km² des régions frontalières avec la Jordanie.

Le commandant en chef des forces armées russes en Syrie a déclaré que l’armée syrienne contrôlait actuellement 105 km² des régions frontalières avec la Jordanie et y avait construit 9 check-points.

« Les efforts de l’armée syrienne pour contrôler la totalité des régions frontalières avec l’Irak et la Jordanie continuent », a-t-il ajouté.

Le commandant russe a souligné que les forces syriennes ont essuyé des frappes aériennes de la coalition internationale prétendument anti-Daech, que dirigent les États-Unis, pendant leur avancée vers le Sud syrien.

Washington avait à plusieurs reprises mis en garde contre l’avancée de l’armée syrienne et de ses alliés vers le sud du pays, mais à chaque fois les forces syriennes ont progressé vers les positions des terroristes avec plus de détermination.

Source:http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/06/09/524745/La-Syrie-contrle-dsormais-la-totalit-de-ses-frontires-avec-la-Jordanie

 

 

 

Un drone US traqué par un drone iranien dans la Badia syrienne (Vidéo)

La Cellule d’opérations des Forces alliées de la Syrie (COFAS) a diffusé mercredi des images vidéo d’un drone américain qui a été pris dans le collimateur d’un drone iranien au-dessus du désert syrien d’al-Badia.

La diffusion de ces images qui montrent très bien que le drone aurait pu être facilement abattu par le drone iranien est intervenue quelques heures après la mise en garde émise par le commandant de cette cellule contre les frappes américaines contre les troupes syriennes régulières et leurs alliés dans la région syrienne d’al-Tanaf, située non loin de la frontière avec l’Irak et la Jordanie.

Dans cette mise en garde, la COFAS assure être en mesure de frapper le moment propice les positions des groupuscules pro américains situés dans cette zone, si les Etats-Unis continuent de franchir les lignes rouges.

 

Source: https://french.almanar.com.lb/441956

Deir ez-Zor : Moscou contre le Pentagone

De toute évidence, la Russie a l’intention de contrer le plan de la conquête de Raqqa tel que conçu par les États-Unis. L’aviation russe ne cesse de frapper les localités limitrophes de Deir ez-Zor pour empêcher que les terroristes de Daech, qui fuient en ce moment Raqqa, puissent s’y mettre à l’abri.

Le journal Izvestia, qui rapporte cette information dans son numéro de mardi, souligne que le départ de centaines de terroristes de Daech de Raqqa vers Deir ez-Zor présente une menace pour cette province où l’armée syrienne se prépare à lancer une vaste offensive. « Les terroristes cherchent à briser le siège de la ville de Deir ez-Zor, mais ils sont contrés par les frappes incessantes de l’aviation russe », écrit le quotidien russe. Toujours selon le journal, des dizaines de repaires, de QG et d’entrepôts d’armes et de munitions appartenant à Daech ont été détruits ces derniers jours au cours des raids menés par l’aviation russe.

Izvestia poursuit :

« Les terroristes de Daech, bien que défaits à Raqqa, continuent à grossir les rangs des terroristes à Deir ez-Zor et contribuent à lancer des assauts contre les positions de l’armée syrienne. Les aviations russe et syrienne multiplient les attaques contre leurs positions pour contrer toute avancée des terroristes vers les lieux où leurs frères d’armes sont encerclés. Forts du soutien des États-Unis, les terroristes du Front al-Nosra et de Daech font feu de tout bois pour s’emparer des monts Umm Aboud et Suri Yaatal, deux positions stratégiques qui, si elles venaient à tomber, permettraient aux terroristes de soumettre les régions sous contrôle de l’armée au feu nourri de leurs artilleries et lance-roquettes. Ces régions contrôlées par l’armée abritent près de 100 000 habitants. »

Le journal russe évoque de très lourdes pertes dans les rangs des terroristes aux alentours de Deir ez-Zor, bilan qui comprend de nombreux terroristes d’origine saoudienne, marocaine, koweïtienne entre autres.

Une source proche du renseignement de l’armée israélienne avait fait état la semaine dernière de « négociations secrètes » en cours entre les Américains et les représentants de Daech, axées sur un retrait sans résistance des terroristes de Raqqa au profit des combattants kurdes de Syrie, soutenus par Washington. Les États-Unis entendent faire place nette à Raqqa avant l’arrivée des combattants kurdes qui devraient s’en emparer avant d’y proclamer, toujours d’après le plan US, un État indépendant. Ce scénario qui inquiète terriblement la Turquie devrait par ailleurs s’accompagner de la fuite massive des terroristes vers Deir ez-Zor, où ces derniers devraient participer aux combats contre l’armée syrienne, le premier objectif étant la prise de contrôle de l’aéroport militaire de cette province.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i38118-deir_ez_zor_moscou_contre_le_pentagone

 

A la frontière syro-irakienne, Washington vise Téhéran

Si, dans le dédale des conflits qui ensanglantent le Moyen-Orient, Washington et Téhéran ont un même ennemi, l'Etat islamique, les Américains ne veulent pas que les milices chiites pro-iraniennes se renforcent. Un conflit menace autour du chantier de la route Amman-Bagdad.

C’est le premier incident sérieux témoignant qu’une nouvelle confrontation pourrait se rajouter aux guerres qui déchirent actuellement la Syrie et l’Irak. Il s’est produit le 18 mai près d’Al-Tanf, un poste-frontière d’apparence insignifiante qui se résume à quelques bâtiments délabrés plantés au beau milieu du désert de Badiya. Ici, se termine la Syrie et, une quarantaine de kilomètres plus loin, commence l’Irak, où le point de passage est connu sous le nom d’Al-Walid, sur la frange de l’immense province (très majoritairement sunnite) d’Al-Anbar.  Mais pour les stratèges de Damas, Bagdad, Téhéran, Washington ou Moscou, le misérable check-point d’Al-Tanf détient une importance considérable. D’abord, il est situé sur la grande route qui relie Damas à Bagdad. Ensuite, il est très proche d’une autre frontière, celle de la Jordanie. Il fut dès lors l’objet de combats qui opposèrent l’Etat islamique (EI) à l’armée syrienne et aux milices tribales sunnites irakiennes.

Conquis par Daesh en mai 2015, ce qui lui a permis de contrôler toute la frontière syro-irakienne, Al-Tanf fut repris, en août 2016, par des milices sunnites irakiennes appuyées par les forces spéciales américaines. Depuis, il est devenu un avant-poste de la « Nouvelle armée syrienne », la NAS, que les militaires américains s’emploient à mettre sur pied à partir de la Jordanie, qu’ils soutiennent lors de ses opérations en territoire syrien mais qui n’a pas encore remporté de victoire significative.

C’est pourquoi ce 18 mai, le Pentagone a frappé vite et fort, via son aviation, la colonne blindée pro-Assad qui s’avançait en direction d’Al-Tanf, sans doute pas tant pour prendre le poste que pour y établir des positions à proximité. Plusieurs chars furent détruits et des combattants tués par le raid aérien. Pour isolée qu’elle fut, et même si les jets américains se sont gardés de détruire toute la colonne, ne s’attaquant qu’aux véhicules de tête, cette rapide bataille au milieu de nulle part revêt une importance autrement plus considérable que l’intérêt, assez limité, qu’elle a suscité.

Car la colonne n’était pas constituée que de soldats syriens mais comptait des miliciens chiites, irakiens ou iraniens – Téhéran a d’ailleurs rapidement réagi – ou les deux. Derrière cette opération militaire, qualifiée de « défensive » par le Pentagone, se dessine à la fois la stratégie américaine vis-à-vis de l’Iran et celle de Téhéran dans la région. Pour Washington, il s’agit de contrer à tout prix le régime iranien pour l’empêcher d’édifier un axe stratégique qui relierait la Syrie à l’Iran, via l’Irak. Pour Téhéran, c’est effectivement l’une de ses ambitions que d’atteindre la Méditerranée et d’être face à Israël en profitant du chaos irakien et syrien.  

Pour le Pentagone, il n’est pas admissible que les milices chiites pro-iraniennes, en particulier les milices irakiennes ou celles du Hezbollah, viennent reconquérir la zone frontalière avec l’Irak ni qu’elles s’installent le long de la frontière avec la Jordanie et s’approchent ainsi d’Israël. Le raid dans le désert d’Al-Tanf a ainsi valeur d’avertissement.

Officiellement, les Etats-Unis n’ont qu’un seul ennemi déclaré dans la région : l’Etat islamique (EI). Dans les faits, ils en ont quasiment un deuxième : les milices chiites irakiennes, du moins celles qui sont pro-iraniennes, c’est-à-dire la grande majorité, même s’ils reconnaissent aussi qu’elles ont joué un rôle déterminant dans la lutte contre les djihadistes. Regroupées au sein des Forces de mobilisation populaire (Hached al-Chaabi – FMP pour le sigle en français), elles comptent, selon les récentes estimations de l’International Institute for Strategic Studies, entre 60 000 et 100 000 combattants, dont 30 000 ont été affectés dans l’armée irakienne dans le cadre de la campagne anti-Daesh.

En principe, elles sont, depuis le vote du Parlement irakien, en novembre 2016, intégrées aux forces armées irakiennes. Elles sont donc sous le contrôle, tout théorique, du Premier ministre irakien, Hader Al-Abadi, et il revient à son conseiller à la sécurité, Faleh al-Fayad, de gérer la coordination des FMP avec l’armée irakienne. Ce dernier n’est pas nécessairement acquis à Téhéran : il reconnaît certes que l’Irak doit avoir les relations les plus étroites avec la République islamique voisine  mais se montre aussi favorable à une alliance avec les Etats-Unis pour combattre les djihadistes. C’est sans doute grâce à lui que ces mêmes FMP, pourtant intégrées à la conduite des opérations militaires, ont pu être tenues à la périphérie de Mossoul sans pouvoir participer à la bataille et donc commettre des crimes de masses et des exactions contre la population sunnite – ce qu’elles ont faits notamment à Falloudja, Tikrit et autour de Mossoul.

 

En revanche, ce qui rapproche Faleh al-Fayad des Iraniens, c’est qu’il perçoit l’émergence des groupes radicaux sunnites, tels que l’Etat islamique, comme nécessairement financés par l’Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis dans le cadre d’un djihad global sunnite et non pas comme la conséquence de la marginalisation et du désespoir de la communauté sunnite irakienne.

Le 6 décembre 2016 à Mossoul. © REUTERS/Ahmed Jadallah

Depuis la prise de Mossoul par l’État islamique, en juin 2014, les milices chiites n’ont cessé de monter en puissance et elles ont commencé à contrôler la frontière syrienne, en particulier avec la prise de l’aérodrome, mi-novembre, de l’aéroport de Tal Afar et de la route qui mène en Syrie. Officiellement, c’est pour empêcher les djihadistes fuyant Mossoul de s’échapper par cette frontière. Plus probablement, c’est pour suivre les instructions de Téhéran qui veut tenir cette même frontière sous son contrôle. Ce qui renforce encore les milices, c’est que, ne participant pas à l’assaut sur Mossoul, elles n’ont pas à subir les lourdes pertes que connaît actuellement l’armée irakienne, en particulier la fameuse Golden Division. Elles peuvent donc se montrer de plus en plus actives, en Irak comme en Syrie – où elles ont participé à la bataille finale d’Alep –, en particulier les quatre principales d’entre elles: les brigades al-Bader, Asaïb Ahl al-Haq, Kataëb Hezbollah et Kataëb Sayyed al-Shohada.

Si elles inquiètent autant le commandement américain, c’est qu’elles sont téléguidées par la division Al-Qods (chargées des opérations extérieures) des pasdaran (gardiens de la révolution) iraniens, qui les finance, les organise, les arme, les entraîne et même les dirige. Le chef politique des FMP, Hadi al-Amiri, qui est aussi le patron des omniprésentes brigades Al-Badr (la plus importante des milices chiites), est d’ailleurs un vieil ennemi des Etats-Unis: le secrétaire américain à la Défense, le général James Mathis, lorsqu’il dirigeait le Central Command, en 2013, l'accusa d’avoir acheminé des armes en Syrie – Al-Amiri était alors ministre des transports.

Un autre ennemi des Américains, et autrement plus redoutable, est le chef militaire des milices pro-iraniennes, Abou Mahdi al-Mohandes, dit « l’Ingénieur », qui a dirigé la résistance chiite à l’occupation américaine (2003-2011) et était déjà recherché pour sa participation à des attentats meurtriers perpétrés, en décembre 1983, contre les ambassades américaine et française au Koweït, pour le compte de Téhéran. « L’Ingénieur », qui a passé beaucoup plus de temps en Iran qu’en Irak, où il n’est revenu qu’en 2012, après le départ des Américains, est aussi l’adjoint pour l’Irak du général iranien Kacem Soleimani, le chef de la brigade Al-Qods (l’unité d’élite chargée des opérations extérieures) du corps des pasdaran, qui a dirigé en personne nombre de batailles en Irak contre l’État islamique et, dernièrement, celle d’Alep contre la rébellion syrienne.

Comment dès lors l’armée américaine – qui compterait environ 10 000 hommes en Irak et plusieurs milliers des forces spéciales en Syrie – va-t-elle pouvoir cohabiter avec ces milices chiites pro-iraniennes qui, à l’exception du Kurdistan, maillent désormais le territoire irakien et une partie de la Syrie? La question risque de se poser avec plus d’acuité une fois Mossoul et Raqqa repris à l’Etat islamique. Car, la menace djihadiste étant réduite, sinon éliminée, rien n’indique que Washington va retirer toutes ses forces. En plus, les Américains ont à nouveau des ambitions en Irak : ils entendent rouvrir, développer et sécuriser le grand axe routier, connu sous le nom de Highway 1, qui réunit Amman, la capitale jordanienne, à Bagdad. Un accord a déjà été conclu en ce sens entre le gouvernement irakien et Olive group, une puissante compagnie privée américaine de sécurité, qui serait prête à investir plusieurs millions de dollars en échange de la concession de la route pour une durée de 25 ans.

Lorsque l’Irak n’était pas en guerre civile, la Highway 1 était empruntée par près de 1500 camions chaque jour et le commerce y était florissant sur tout son trajet. Depuis, elle est fermée et en sale état même si des camionneurs l’empruntent encore à leurs risques et périls.  Pour le gouvernement américain, qui a patronné l’accord, cette route répond évidemment à des objectifs politiques : elle va permettre de développer économiquement la province d’Al-Anbar, foyer de l’insurrection islamiste, ce qui profitera aux populations sunnites qui se sentent marginalisées par le pouvoir central et, bien sûr, servir à contrebalancer l’influence par trop prépondérante de l’Iran.

Le Premier ministre irakien, Haïdar Al-Abadi, y trouve aussi son compte : cette entreprise contribuera à desserrer l’étau de Téhéran sur son pays. Mais, comme on pouvait s’y attendre, le projet suscite en retour une profonde hostilité du régime iranien, qui voit la route comme une menace directe contre ses intérêts, et des milices chiites irakiennes. Cité dans un récent article du New York Times, Izzat Shabandar, un responsable chiite qui conduit l’opposition à l’initiative américaine, a déjà fait valoir que l’Iran chercherait à faire tomber Al-Abadi si le projet de route était finalisé et, poussant plus loin sa menace, que « les milices chiites étaient bien plus puissantes que l’armée irakienne ». Ce n’est d’ailleurs pas le seul axe que les Etats-Unis entendent réhabiliter. Si ce premier projet réussit, d’autres routes pourraient voir le jour, l’une venant d’Arabie Saoudite, une autre de Bassorah, le grand port du sud de l’Irak, toutes convergeant vers Bagdad.

Le projet de la Highway 1 risque donc d’être une des zones de confrontation entre les forces américaines et Téhéran, via ses alliés. Pour l’analyste et spécialiste du Proche-Orient Khattar Abou Diab, il y en a d’autres : « la frontière irako-syrienne, où les Etats-Unis ont le projet d’établir une base permanente, le côté syrien du plateau du Golan et la région de Raqqa », où les forces spéciales américaines sont à l’œuvre avec les milices des Kurdes de Syrie et des groupes sunnites pour la reprendre à l’EI. « On voit déjà que les Américains cherchent à s’appuyer sur les milices et les tribus sunnites pour contrer les milices chiites », souligne-t-il. Et, bien sûr, sur les Kurdes, autres ennemis jurés des milices chiites. Après la prise de Raqqa, le même expert pense que les forces kurdes, les milices tribales arabes et les forces spéciales américaines pousseront en direction de la ville de Deir ez-Zor, puis s’attaqueront à la ville-frontière de Boukamal, afin de contrôler la frontière. En août 2016, la Nouvelle Armée Syrienne avait déjà cherché à reprendre cette dernière ville à l’Etat islamique mais essuyé un revers.

Cette orientation militaire est conforme à la nouvelle stratégie américaine que l’on a vue à l’œuvre lors de la récente visite de Donald Trump à Riyad, laquelle a témoigné de l’ostensible rapprochement des Etats-Unis avec les monarchies arabes du Golfe persique et avec comme corollaire la désignation de l’Iran comme suppôt du « terrorisme ».

 

Du côté iranien, la victoire de Hassan Rohani, même avec une belle majorité, ne changera guère la donne. Les dossiers irakien et syrien relèveront toujours des forces de sécurité, de l’ayatollah Ali Khamenei et du puissant Bureau du Guide. L’establishment militaro-religieux qui n’a pas vraiment accepté la victoire de Rohani – le Guide a félicité les Iraniens d’être allés voter massivement mais s’est gardé de nommer le vainqueur du scrutin –, pourrait être tenté de souffler sur les braises de la confrontation avec l’Amérique pour le mettre en difficulté.

Le « Golan 400 déployé à Deraa

Selon la chaîne arabophone iranienne, Al-Alam, l’armée syrienne vient de déployer les missiles « Golan 400″ dans le sud de la Syrie en prélude à une imminente offensive contre les terroristes dans la province de Deraa.

Le site Shaamtimes affirme de son côté que les missiles « Golan 400 » viennent d’être déployés pour « renforcer le quatrième bataillon de l’armée syrienne » dont la mission consiste à « défendre l’intégrité du sud de la Syrie ».  Tout porte à croire qu’une vaste opération est en cours de préparation contre les terroristes takfiristes positionnés dans les régions du sud où des mouvements de troupes américaines et jordaniennes se sont multipliés ces derniers temps.

Le « Golan 400″ est un puissant missile de courte portée conçu par l’armée syrienne et qui est capable de détruire les fortifications en ciment et les tranchées peu profondes. Ces missiles ont déjà servi l’armée syrienne dans la bataille qu’elle a menée contre les terroristes retranchés dans des réseaux de tunnels souterrains à Qaboun, une localité de la banlieue-est de Damas.

L’armée syrienne se prépare à nettoyer les régions du sud de la Syrie, limitrophe de la Jordanie et d’Israël, alors que la presse arabe évoquait il y a quelques jours « un accord » conclu entre la Russie et les États-Unis sur la création d' »une zone tampon » dans le sud syrien.

Zone tampon au sud : le non de la Russie s’adresse aux États-Unis

Or Debkafile, site proche des milieux du renseignement de l’armée israélienne, a fait état de l’échec des négociations russo-américaines autour de la création de la ou des zone(s) tampons dans le sud. « Les pourparlers menés en présence de la Jordanie n’ont pas abouti. Les Américains et les Russes se sont séparés sans se donner rendez-vous pour un prochain round, constate Debka. Le site prétend par ailleurs que les négociations « secrètes » se seraient déroulées dans la capitale jordanienne, Amman, entre les officiers de l’armée américaine et russe. Toujours à en croire Debka, l’Irak aurait été également présent à ces pourparlers.

Debka fait aussi l’écho de la « déception » d’Israël d’avoir été « écarté » de ces négociations, bien que  » le sud de la Syrie soit limitrophe du Golan et que par conséquent, le sort du sud syrien soit lié à la sécurité israélienne ».

L’échec de ces pourparlers laisse entendre que la Russie ne risque pas de remettre en cause son alliance avec l’axe de la Résistance, nulle part en Syrie, ni dans le nord ni dans le sud.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i37942-le_golan_400_déployé_à_deraa

 

Damas: la coalition commet autant de crimes que Daech

Le ministère syrien des Affaires étrangères a adressé, ce dimanche 4 juin, deux lettres séparées, l’une au secrétaire général de l’ONU et l’autre au président du Conseil de sécurité.

Elles signifient à leurs destinataires que les dommages causés par les raids aériens de la coalition internationale menée par les États-Unis sont aussi importants que les crimes de Daech.

À cause des frappes américaines, les infrastructures de la Syrie ont été sérieusement endommagées : les ponts, les puits pétroliers et gaziers, les barrages, les centrales électriques, les locaux gouvernementaux et privés sont les plus touchés.

Or, la coalition américaine est très loin de sa véritable raison d’être, à savoir la lutte contre le terrorisme.

La Syrie redemande au Conseil de sécurité des Nations Unies de condamner les frappes illégales de la coalition américaine et le massacre des civils syriens, notamment les femmes et les enfants, ce qui est totalement contre les lois internationales et la Charte des Nations Unies.

Vendredi dernier, un bâtiment résidentiel de six étages dans le quartier d’al-Jamili à Raqqa a été la cible d’une attaque meurtrière où 43 personnes ont trouvé la mort.

« Les dommages causés par les raids aériens de la coalition internationale menée par les États-Unis sont aussi importants que les crimes de Daech ; une coalition qui prétend lutter contre Daech ne vise ni les citoyens, ni les infrastructures, ni les forces de l’armée », soulignent les lettres.

Il est évident que cette coalition poursuit des objectifs bien en deçà de l’anéantissement des groupes terroristes. Avec l’affaiblissement du gouvernement et de l’armée syrienne, elle cherche à amenuiser les solutions politiques et à pérenniser une crise dévastatrice pour le Moyen-Orient.

Le mutisme de la communauté internationale face à de tels crimes n’est plus tenable et les Nations Unies se doivent de les dénoncer, réaffirme le ministère syrien des Affaires étrangères.

Depuis août 2014, les États-Unis et leurs alliés ont formé une prétendue coalition internationale anti-Daech, sans l’aval de l’État syrien et contre toutes les lois onusiennes. Elle a déjà mené des frappes aériennes contre les provinces de Raqqa, Deir ez-Zor et Alep.

Photo: Emblème du ministère syrien des Affaires étrangères.

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/06/04/524209/La-Syrie-envoie-de-nouvelles-lettres–lONU

 

L’OTAN fabrique la drogue des djihadistes !

Même la presse officielle l’écrit dans un article du 29 mai 2017, « Quand la drogue utilisée par les combattants de Daech est fabriquée dans un labo de l’OTAN ». L’OTAN aide les tueurs de l’EI à trouver leur force mentale pour massacrer et combattre les peuples chrétiens. Les victimes décapitées, mutilées, massacrées, l’ont été grâce à une drogue qui permet de tenir mentalement et physiquement dans des conditions dures. Une drogue qui permet de ne pas sentir des émotions humaines. C’est le captagon, la drogue fabriquée par l’OTAN, qui permet de tenir et de produire des monstres. Après avoir vu le clan Clinton, l’ONU, soutenir l’Ei contre le président Bachar el-Assad, c’est l’OTAN qui est montré du doigt, cette même organisation militaire qui affronte la Russie et qui place les bases militaires tout autour de la Russie.

OTAN. « L’objectif fondamental de l’OTAN est la sauvegarde de la liberté et de la sécurité de tous ses membres par des moyens politiques et militaires. L’OTAN est une agence qui a une fonction politique et militaire.
POLITIQUE – L’OTAN a pour but de promouvoir les valeurs démocratiques et d’encourager la consultation et la coopération sur les questions de défense et de sécurité afin d’instaurer la confiance et, à long terme, de prévenir les conflits.

MILITAIRE – L’OTAN est attachée à la résolution pacifique des différends. Si les efforts diplomatiques échouent, elle possède les capacités militaires nécessaires pour entreprendre des opérations de gestion de crise. Celles-ci sont menées au titre de l’article 5 du Traité de Washington – le traité fondateur de l’OTAN – ou sous mandat de l’ONU, par l’OTAN seule ou en coopération avec d’autres pays ou organisations internationales » peut-on lire sur le site de l’OTAN.

Captagon. « La douane française a saisi 750 000 comprimés de captagon, de la fénéthylline, en provenance du Liban début 2017. Cette drogue permettrait aux combattants de Daesh de commettre des atrocités. Un neurobiologiste nous explique son action sur le cerveau », écrit en mai 2017 le magazine Sciences et Avenir . Depuis la création de l’EI le captagon est un élément important pour les tueurs. La drogue des djihadistes transitent via la France ! Sciences et Avenir explique que des grandes quantités de captagon ont été trouvés en 2015 en Turquie et à bord d’un avion d’un prince saoudien, « en novembre 2015, les forces de l’ordre antidrogue turques avaient mis la main sur près de 10,9 millions de comprimés au cours de deux descentes distinctes dans la province de Hatay, frontalière de la Syrie. Un mois auparavant, les autorités libanaises ont arrêté à l’aéroport de Beyrouth un prince saoudien qui tentait d’embarquer pour Ryad dans un avion privé près de deux tonnes de pilules de Captagon rangées dans quarante valises ».

OTAN produit du Captagon. Toujours selon les informations de 20 Minutes qui se sert des sources du Courrier International (des médias officiels considérés comme sérieux par le pouvoir politique) l’OTAN a son laboratoire en Bulgarie, « d’après Courrier International, qui rapporte l’information, le Captagon serait fabriqué depuis 2011 dans un « laboratoire de l’Alliance atlantique » (OTAN), en Bulgarie ». « Selon Courrier International, le trafic de Captagon, qui était l’apanage du pays jusqu’à son entrée dans l’Union Européenne en 2007, se serait déplacé vers la Syrie ». Le Captagon rappelle la drogue utilisée par les nazis pour donner une force surhumaine à ses soldats sur les divers fronts : Pervitin. Pervitin et Captagon permettent de commettre des crimes. L’OTAN produisant cette drogue pour les djihadistes montre qu’elle n’est pas l’organisation qui se doit de défendre les valeurs fondamentales de la démocratie et des droits fondamentaux. L’implication de l’OTAN dans l’encerclement de la Russie et de la guerre en Ukraine du côté de l’armée ukrainienne montre sa volonté de détruire la démocratie et les libertés fondamentales.

Olivier Renault

Source: http://novorossia.today/lotan-fabrique-la-drogue-des-djihadistes/

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à la rédaction.

 

Sans moyens, la stratégie syrienne a brisé la prise en tenailles et changé les règles du jeu

Plus de 9000 projectiles d’artillerie de l’armée syrienne se sont abattus en l’espace de quelques jours sur l’ensemble des groupes armés rebelles occupant le territoire s’étendant des confins septentrionaux d’Alep jusqu’à la frontière turque, mettant fin à ce que Damas appelait « la tenaille du Nord ». Cette nouvelle évolution permettra à Al-Assad de diriger ses efforts militaires vers le Sud et plus précisément la province de Derâa, nouvel objectif d’une énième armée rebelle mise sur pied par les Britanniques.

Au sol, des unités des forces armées syriennes soutenues par des unités du Hezbollah libanais et les milices de la nouvelle Garde Nationale Arabe (GNA) investissaient l’un après l’autre les villages séparant Alep de la frontière turque.

L’aviation russe aurait mené une centaine de raids sur des cibles de Daech (acronyme arabe de l’organisation terroriste de l’Etat Islamique) et des avions de combat syriens survolent actuellement les confins syro-turcs sans rencontrer de résistance. Des sources évoquent une nouvelle posture turque, neutre à l’égard de Damas, en réaction à la décision US de favoriser les Kurdes dans la bataille d’Al-Riqqa, capitale autoproclamée de Daech.

La Syrie affirme que cette opération ayant visé l’Etat Islamique, le Front Ennosra, l’Armée syrienne libre et des dizaines d’autres groupes armés a permis l’élimination de 1200 terroristes.

A l’extrême sud du pays, c’est la IVe  Division de l’armée syrienne, commandée par Maher Al-Assad, le frère du président, qui a été chargée de se déployer au Sud de Derâa et de contrer tout mouvement militaire venant de la Jordanie. Les troupes syriennes soutenues par des milices loyalistes, se heurtent cependant à la résistance acharnée des unités de la nouvelle armée rebelle mise sur pied par Londres. D’ailleurs, des avions de reconnaissance britanniques ont survolé, durant les combats, l’ensemble de la région frontalière.

L’arrivée de renforts syriens, notamment de nouveaux régiments des forces spéciales et de l’artillerie, devrait changer la donne. L’objectif de Damas semble pour l’instant d’instaurer une jonction avec l’Irak et donc ouvrir un corridor terrestre direct entre la Syrie et l’Irak tout en s’efforçant de créer de nouvelles lignes de front s’étendant de Derâa au Golan. Une nouvelle configuration annonçant les prémisses d’un nouveau Moyen-Orient.

Ce scénario tant redouté par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, Israël et leurs alliés Arabes consacre l’émergence d’une nouvelle puissance militaire transnationale en Orient, bénéficiant du soutien militaire de la Russie et de la Chine.

Le président Assad a évoqué cette nouvelle phase en affirmant que le plus dur [de cette guerre] était passé. En 2017, l’armée syrienne a pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre en mars 2011, accru ses effectifs de 65 000 hommes dans le cadre d’un plan de refondation mené avec l’assistance active de l’Iran et de la Russie.

A Washington, on prévoit pour 2017-2018 le financement direct et l’armement d’une armée rebelle de 30 000 hommes à travers la Jordanie uniquement puisque la portière turque s’est définitivement refermée, suite aux profondes divergences stratégiques entre Ankara et le reste de l’Otan. Les Turcs sont allés jusqu’à interdire leurs bases militaires aux Allemands, ont mis fin à leur coopération avec les services français et ont armé des milices pour contrer les groupes armés kurdes soutenus par Washington.

Quasiment sans moyens notables et sous-estimé par l’ensemble des protagonistes extérieurs comme le maillon faible de l’alliance Syrie-Iran-Hezbollah, Damas a fait preuve d’une maîtrise réelle  de l’art de la stratégie en jouant sur ses alliances passées et en tentant non seulement de survivre à la déferlante mais à prendre l’initiative de l’action en divisant ses adversaires sur fond de divergence d’intérêts géopolitiques.

Le printemps arabe a mis fin à tous les équilibres géostratégiques au Moyen-Orient et dans le monde, a permis l’émergence de nouveaux pôles de puissances antagonistes à l’unipolarité du bloc atlantiste, a induit un changement socio-démographique dans une Europe très affaiblie et a gravement fragilisé les pétromonarchies arabes du Golfe, l’un des piliers de l’économie mondiale.

 

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/06/05/sans-moyens-la-strategie-syrienne-a-brise-la-prise-en-tenailles-et-change-les-regles-du-jeu/

Sud de la Syrie: les préparatifs d’une bataille cruciale

En Syrie, les groupes terroristes et leurs sponsors sont inquiets. Ils craignent que l’armée syrienne et ses alliés ne parviennent à atteindre les frontières avec l’Irak et à créer une voie d’approvisionnement entre l’Irak et la Syrie.

Récemment, ces groupes ont révélé avoir été contactés par les Américains qui leur demandent de stopper « à n’importe quel prix » l’avancée des forces syriennes et de leurs alliés vers le désert syrien, connu sous l’appellation d’al-Badiya dans le sud-est de la Syrie.

Cette perspective terrorise les terroristes puisqu’elle ouvre la voie à une fusion des forces syriennes et du Hezbollah d’une part et les forces de Mobilisation populaire irakienne dites les Hachd al-Chaabi de l’autre avec en toile de fond la création d’une « force supranationale » contre le terrorisme qui affecte la région entière.

Il y a trois jours, les militaires américains avaient clairement menacé les troupes syriennes de frappes aériennes, s’ils s’approchaient d’al-Tanf, point de passage frontalier syro-irakien non loin de la frontière avec la Jordanie.

La semaine dernière, les forces de l’armée syrienne, secondées par le Hezbollah ont lancé une double offensive intitulée  » Opération du Grand désert » sur deux axes: le premier situé dans la région de Qalamoun, à l’est de Damas et le deuxième, dans le sud de Palmyre. L’objectif? Empêcher de façon préventive toute offensive conjointe USA/Grande-Bretagne/Jordanie conte le sud de la Syrie.

Dans le même temps, le commandant en chef de l’armée de Badr, une des composantes des Hachd al-Chaabi a affirmé avoir la ferme intention tout comme d’autres composantes des Hachd « de poursuivre leurs opérations dans l’ouest de l’Irak pour atteindre les frontières syriennes ».

Au début de cette semaine, le Hachd arrivait bel et bien à la frontière et poursuivait son avancée vers le sud, vers la localité frontalière d’al-Qaem.

Mais pourquoi cette panique américaine de voir l’armée syrienne et les Hachd réussir à prendre le contrôle des frontières syro-irakiennes?

Les analyses et commentaires publiés par la presse US accusent l’Iran, « allié de poids du régime Assad », de « vouloir créer un croissant chiite » qui relierait l’Irak à la Syrie avant de se diriger vers le Liban.

Or ce poncif récurrent sur l’Iran et ses intentions cachent bien des velléités : les États-Unis cherchent à bloquer l’émergence d’une force militaire capable d’éliminer Daech et de faire échec à leurs plans dans la région. D’où la précipitation avec laquelle les Américains se sont mis à armer les terroristes. De leur aveu, la CIA et ses alliés régionaux dont la Jordanie et l’Arabie Saoudite, ont envoyé des armes et munitions via deux canaux séparés. C’est l’Armée syrienne libre (ASL)  qui reçoit le gros des cargaisons d’armes.

Tlas Salama, chef du groupe terroriste Jaïsh Ossoud al-Charqiya qui agit sous commandement de la cellule d’opération située en Jordanie MOC s’en est même félicité allant jusqu’à lancer au journaliste de Reuters la phrase suivante : » Le soutien s’est élargi. Il est impossible que nous permettions à l’armée d’Assad et à ses alliés de prendre le contrôle de l’autoroute Bagdad-Damas. La livraison d’armes est quotidienne. Et il y a toute sorte d’armements, des missiles Tow, des véhicules blindés et des véhicules lourds ». Il a rendu compte de l’intensification d’un programme destiné à entrainer des Syriens originaires de la province de Deir Ezzor.

Mardi,  la milice Jaïsh Ossoud al-Charqiya a rapporté avoir avec l’aide de la milice des Forces d’Ahmad alAbdo lancé un assaut contre des positions de l’armée syrienne et de ses alliés dans le désert syrien al-Badia, dans le cadre de la bataille baptisée « La terre nous appartient ».  sur son compte dans les réseaux sociaux, elle a indiqué que l’assaut a été perpétré à partir de deux axes et aurait permis de briser la première ligne de défense de l’armée syrienne et de ses alliés et de prendre le contrôle d’un barrage proche de Zaza et de Sabea Biar, après un bombardement aux mortiers et aux lances-obus.

Les semaines à venir seront lourdes d’événements : les combats s’intensifieront entre les États-Unis et l’axe de la Résistance dont la victoire est celle de tous les peuples de la région qui souhaitent la fin du terrorisme fabriqué dans leur région et le retour de la sécurité au Moyen-Orient »

 Sources: Press TV, al-Akhbar, Al-Mayadeen TV

Via: http://french.almanar.com.lb/426853

 

Jonction de Hachd Chaabi avec l’armée syrienne, en dépit de tous les efforts masqués des Etats-Unis et des Britanniques pour les en empêcher

Le Hachd Chaabi est arrivé à la frontière avec la Syrie et ses chefs sont décidés à coopérer contre Daesh avec l’armée syrienne. Les Américains et les Anglais ont fait des pressions énormes sur le Premier ministre Abadi pour empêcher cette jonction entre les 2 armées.

Il semble que les Etats-Unis sont en train de perdre le contrôle de la situation au profit de la coalition orientale.

Pour empêcher le Hachd de faire jonction avec l’Armée Arabe Syrienne sur la frontière avec la Jordanie, les Etats-Unis ont envoyé Daesh du côté de Palmyre. Pour stopper cette manœuvre de contournement de la part de Daesh, la marine russe a tiré 4 missiles Caliber.

De son côté l’aviation étatsunienne attaque de façon furtive et essaie de ne pas intervenir au grand jour aux côtés de Daesh.

Le bouclage de la frontière irako-syrienne par les 2 armées voudra dire que le projet de partition des 2 pays est tombé à l’eau

 Source : https://twitter.com/LDDC_info

 

Les miliciens soutenus par les Etats-Unis attaquent l’armée syrienne sur l’autoroute Damas-Bagdad, la Russie répond par des bombardements (Southfront)

La coalition de groupe de miliciens soutenue par les États-Unis, connue sous le nom d’armée syrienne libre (ASL), a commencé une attaque à grande échelle sur les positions de l’armée arabe syrienne (AAS) aux alentours du triangle de Zaza à l’autoroute de Damas-Bagdad dans le désert syrien du Sud-Est. L’attaque a été surnommée « la terre est nôtre ».

En outre, des sources pro-miliciennes ont déclaré que l’ASL avait reçu une assistance significative incluant des armes des Etats-Unis et d’autres pays. L’assistance apportée avait pour but d’augmenter les capacités militaires de l’ASL avec une attaque sur l’AAS dans les déserts de Homs et de Damas.

 

Les groupes d’Assoud Al-Sharkia Assoud et les bataillons d’Ahmed al-Abdu et Liwa’ Maghawir al-Thawra soutenus par les États-Unis ont attaqué les positions de l’AAS dans le triangle de Zaza avec des roquettes et ont allégué que l’AAS s’est retirée de plusieurs zones. Cependant, selon des rapports de terrain, il semble que ces allégations soient fausses.

Durant cette période, les avions de chasse des armées de l’air russe et syrienne ont bombardé des unités de l’ASL impliquées dans l’attaque.

Depuis sa prise de contrôle d’Al-Tanf, l’ASL soutenue par les États-Unis a à plusieurs reprises attaqué l’AAS et ses alliés, ignorant la menace prétendue de l’Etat islamique dans la zone.

Quelques sources de l’ASL ont prétendu que la coalition menée par les États-Unis n’intervient pas dans les attaques sur l’AAS. Cependant, la coalition milicienne a utilisé des armes fabriquées aux États-Unis comme des drones suicides Switchblad et des missiles TOW dans ses attaques contre l’AAS.

 

source:http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2017/05/les-miliciens-soutenus-par-les-etats-unis-attaquent-l-armee-syrienne-sur-l-autoroute-damas-bagdad-la-russie-repond-par-des-bombardements-s.html

Damas veut la fin du massacre des civils par la coalition américaine

La diplomatie syrienne demande à l’ONU et au Conseil de sécurité qu’ils mettent fin aux opérations de la coalition américaine. 

Le ministère syrien des Affaires étrangères a adressé samedi soir deux lettres à l’adresse du secrétaire général de l’ONU et du président du Conseil de sécurité dans lesquelles il a vivement condamné le bombardement de la ville d’al-Mayadin dans le sud-est de Deir ez-Zor, qui a fait 35 tués et des dizaines de blessés, et demandé qu’on mette un terme aux opérations de la coalition illégale américaine et au massacre des civils .

« C’est une nouvelle violation, comme les autres violations déjà faites par une coalition illégale qui prétend lutter contre le terrorisme, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la Syrie », a noté la diplomatie syrienne dans ces lettres rappelant que toutes les attaques de cette coalition n’avaient rien apporté jusqu’à présent que le chaos et la destruction à la Syrie; elles étaient plutôt en faveur des groupes terroristes entre autres Daech et le Front al-Nosra.

« Les opérations de cette coalition contredisent les résolutions du Conseil de sécurité et les règles internationales et nous insistons, encore une fois, sur la nature hostile de cette coalition qui agit en parallèle avec les parties qui cherchent à massacrer les civils innocents », a averti Damas appelant dans ses deux lettres aux mesures et démarches censées mettre fin aux opérations de cette coalition illégale et mettre en exécution les résolutions du Conseil de sécurité sur la lutte contre le terrorisme.

Les chasseurs bombardiers de la coalition américaine ont bombardé jeudi soir un immeuble à quatre étages dans la ville d’al-Mayadin dans le sud-est de Deir ez-Zor. Le bâtiment a été complètement détruit et 35 civils pour la plupart des femmes et des enfants ont été tués sans compter des dizaines de blessés.

Source: http://www.presstv.com/DetailFr/2017/05/28/523447/Damas-la-fin-massacre-civils-coalition-amricaine

 

Les avions russes attaquent les djihadistes fuyant Raqqa vers Palmyre (vidéo)

Jeudi 25 mai, l’aviation russe a détruit un convoi de djihadistes fuyant la ville de Raqqa, leur ancien fief en Syrie.

Une source au sein du ministère russe de la Défense a communiqué à Sputnik que les forces aérospatiales russes ont détruit 32 picks-ups de Daech dotés de mitrailleuses lourdes, tuant plus de 120 djihadistes à Raqqa.

Selon la source de Sputnik, le commandement des unités kurdes des soi-disant Forces démocratiques syriennes et les dirigeants des groupes terroristes de Daech ont convenu d’ouvrir un couloir pour quitter en sécurité la ville de Raqqa, à condition qu’ils (les djihadistes) se dirigent vers Palmyre.

 

Après avoir reçu ces informations, les forces russes en Syrie ont pris des mesures pour empêcher la sortie des terroristes dans la direction sud.

« Tous types de renseignement ont été renforcés afin de suivre la situation de près. Les drones de renseignement russes surveillent les voies de sortie possibles des terroristes 24 heures sur 24 », a annoncé la source de Sputnik.

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201705271031562925-avions-russes-djihadistes-daech-raqqa/

 

 

La Russie consoliderait sa présence militaire en Syrie

Les évolutions se précipitent sur le terrain de combat en Syrie depuis que la Russie a déployé ses forces spéciales et ses parachutistes dans la province de Sweida, en prévision d’une offensive que la Jordanie, secondée par les Américains et les Britanniques, s’apprêtent à lancer contre le sud de la Syrie.

Le déploiement des forces spéciales russes a fait suite aux frappes aériennes US visant un grand convoi militaire syrien sur les frontières avec l’Irak et la Jordanie, convoi destiné aux forces engagées dans les combats contre Daech en plein désert de Syrie, non loin du point de passage d’al-Tanaf.

Les frappes US qui ont coûté la vie à des soldats et des civils ont poussé la Russie à convoquer en urgence son conseil de sécurité que présidait le président Poutine en personne. L’armée russe a décidé de renforcer sa présence aux côtés de l’armée syrienne et du Hezbollah.

Dans la foulée, des informations concordantes font état de la décision de Moscou d’envoyer en Syrie, un contingent militaire composé de 60.000 musulmans originaires du nord du Caucase. Il s’agit de musulmans tchétchènes et ingouches qui devraient s’engager militairement en Syrie en appuie à la présence militaire russe.

Cette information est diffusée alors que l’AP affirme que les États-Unis ont proposé un plan à Moscou pour la gestion des régions pétrolifères de la Syrie. Ce sont des régions où les terroristes placés sous commandement US combattent à la fois Daech et l’armée syrienne.

Le chef d’état-major de l’armée US, Joseph Dunford, qui a évoqué le plan, n’a pas donné davantage d’explications. Il semblerait que les États-Unis cherchent à éviter tout conflit avec la Russie dans la région qui s’étend de Deir ez-Zor à l’Euphrate.

Les Américains veulent de toute évidence n’avoir à combattre que l’armée syrienne et le Hezbollah. Reste à savoir si les Russes seraient prêts à lâcher la proie pour l’ombre et à choisir un compromis avec les États-Unis plutôt que de consolider leur présence au Moyen-Orient via la poursuite de leurs coopérations avec l’Iran, la Syrie et le Hezbollah.

Le récent déplacement du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale d’Iran en Russie laisse croire que Moscou a plutôt choisi la seconde option.

 

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i37068-la_russie_consoliderait_sa_présence_militaire_en_syrie

Forces spéciales russes à Sweida

Les forces spéciales de Russie, accompagnées de parachutistes russes viennent de débarquer à al-Sweida, une province non loin de Damas et qui se trouve à quelques centaines de kilomètres des frontières jordaniennes.

Ce nouveau déploiement a lieu à peine 3 jours après des frappes aériennes menées par les États-Unis et la Grande-Bretagne contre un convoi militaire syrien qui traversait les frontières syro-irakiennes.

Selon des sources syriennes, citées par l’agence de presse iranienne Mizan, des dizaines de forces spéciales et de parachutistes russes viennent d’arriver à Sweida. Ces forces auront pour mission de conseiller les forces syriennes, de les former mais surtout de faire face à toute éventuelle offensive américano-jordanienne contre le sud de la Syrie. Certaines sources locales évoquent l’intention de la Russie de créer une « nouvelle base militaire » à Sweida, information qui n’a pas été confirmée de source indépendante.

Jeudi des chasseurs américains et britanniques ont bombardé les positions de l’armée syrienne sur la route donnant accès au désert de Syrie, cette région frontalière avec l’Irak via le point de passage d’al-Tanaf. Le dernier bilan officiel évoque la mort de 9 soldats syriens et plusieurs civils au cours de ce raid qui a fait par ailleurs des blessés.

Le conseil de sécurité russe a convoqué une réunion d’urgence dans le sillage de cette attaque, présidée par la personne de Poutine. Le conseil a condamné cette attaque, l’a qualifiant d’illégale ». Selon des informations de plus en plus récurrentes, la Jordanie s’apprête à lancer une vaste offensive contre la province de Deraa dans le sud et ce, dans le strict objectif d’appuyer Israël dans son projet de créer  » un périmètre sécuritaire » en s’emparant du sud de la Syrie.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i36872-forces_spéciales_russes_à_sweida

 

Syrie: l’armée syrienne met la main sur la totalité de la ville de Homs

L’armée syrienne a mis la main dimanche sur la totalité de Homs, avec l’évacuation des rebelles du dernier quartier qu’ils contrôlaient dans cette troisième ville de Syrie, qui avait été surnommée « capitale de la révolution » au début de la révolte en 2011.

L’évacuation du quartier de Waer, supervisée par la Russie en vertu d’un accord, marque la dernière déroute en date pour la rébellion, écrasée par l’armée syrienne appuyée par les alliés russe et iranien.

Depuis décembre, elle a perdu son bastion à Alep (nord) et pratiquement ses derniers quartiers à Damas.

Ce revers est surtout symbolique, la plupart des rebelles ayant été chassés de Homs (centre) en 2014 après deux ans de bombardements intenses et d’un siège asphyxiant imposé par l’armée syrienne.
« Le dernier bus (transportant les personnes évacuées) a quitté le quartier de Waer », a annoncé dimanche soir à l’AFP Talal Barazi, gouverneur de la province de Homs.

« Il n’y a plus ni armes ni hommes armés (rebelles, ndlr) à Waer (…) nous pouvons déclarer Homs ville sécurisée », a-t-il précisé.

Le gouverneur a également indiqué que les services de sécurité syriens étaient entrés dans l’ex-fief rebelle.

L’évacuation du quartier avait commencé il y a deux mois et s’achevait ce week-end.
Les personnes évacuées sont parties à bord de cinquante bus, selon le correspondant de l’AFP, qui a également fait état de plus de 30 camions chargés notamment de meubles, d’électroménagers et autres affaires leur appartenant.

Des dizaines de familles emmenaient des valises, des enfants portaient leurs jouets, d’autres leurs vélos.

De nombreux rebelles avaient le visage caché par des foulards noirs. Ils ont été autorisés à emporter leurs armes légères, en vertu de l’accord d’évacuation.

« Je me sens mourir de l’intérieur. Je voulais rester mais j’ai peur d’être arrêté », a confié à l’AFP l’un d’eux, caché derrière ses lunettes de soleil.

Comme depuis le début de l’opération, des soldats et des véhicules russes étaient visibles aux abords de Waer.

Selon l’accord, des troupes russes (entre 60 et 100 hommes) doivent se déployer dans le quartier pour veiller à la sécurité des habitants encore présents ou de ceux voulant y retourner.
Rebelles et civils doivent se rendre notamment dans la province d’Idleb (nord-ouest), devenue la destination de milliers de personnes évacuées des ex-fiefs insurgés.

Après avoir perdu de vastes régions face l’armée syrienne, les rebelles se sont vus contraints de signer des accords d’évacuation pour échapper au siège et aux bombardements.

Photo: Evacuation de rebelles syriens dans le quartier de Waer, à Homs, le 20 mai 2017 (AFP)

 

Source: https://assawra.blogspot.fr/2017/05/syrie-larmee-syrienne-met-la-main-sur.html

Syrie : à Homs les derniers terroristes évacués avec leur famille. La presse occidentale en deuil !

Au détour d’une recherche sur l’actualité de la Syrie, j’apprends que les derniers terroristes présents à Homs sont évacués par bus. Homs est la troisième plus grande ville de Syrie.

Comme d’habitude, nos médias subventionnés nous parlent de « rebelles », alors qu’il ne s’agit ni plus ni moins de criminels qui martyrisent le peuple syrien depuis 2011 en les bombardant, égorgeant des civils ou des soldats prisonniers, les faisant crever de faim ou de soif, violant et/ou vendant femmes et enfants comme esclaves sexuels ! Décidément cette presse a clairement choisi son camp, et elle a délibérément choisi de soutenir des gens qui non seulement tuent en Syrie ou en Irak, mais tuent également en Europe et dans d’autres régions du monde !

Car comment qualifier les articles que je viens de lire ?
Nos journalistes aux ordres de l’oligarchie atlantiste nous parlent de 15 000 personnes qui ont été ou qui vont-être évacuées sur plusieurs semaines !!! 15 000 ? Mais la ville d’Homs compte 1 million d’habitants ! Ce qui veut dire que 985 000 habitants n’attendent qu’une chose : que ces terroristes se cassent de leur ville pour pouvoir enfin de nouveau respirer et revivre en paix. Croyez-vous qu’il en ait été question dans les articles de ces kapos ? Que nenni !

Ces médias nous sortent toujours les mêmes poncifs : le régime de Damas, les rebelles, le régime va prendre le contrôle de la ville, les Russes, les Iraniens etc etc
Faux ! Le gouvernement légal et légitime de la Syrie va reprendre le contrôle de sa ville !!!
A lire la presse-tituée occidentale, j’ai l’impression que l’armée syrienne va prendre le contrôle d’une ville d’un autre pays ! HALLUCINANT !

 

Vous pensez que je délire ? Alors, amusez-vous à taper Homs sur votre moteur de recherche, en affinant la recherche à moins de 24 heures et vous verrez par vous-mêmes si je vous mens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eh oui, ça se passe comme ça aujourd’hui avec les médias aux ordres. Si tu ne baisses pas ton pantalon, tu es le vilain petit canard !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

Source: http://combattre-et-agir.blogspot.fr/2017/05/syrie-homs-les-derniers-terroristes.html

 

 

Une rencontre tournoyante entre Mig-29 syriens et F-16 de l’OTAN

Selon une information rapportée par un média libanais, quatre Mikoyan-Gurevitch Mig-29 des forces aériennes syriennes auraient intercepté deux F-16 appartenant à un pays de l’OTAN au-dessus de la province syrienne d’Idlib.

 

Les Syriens crurent que les General Dynamics F-16, très probablement turcs, se dirigeaient plus au Sud vers la province centrale de Hama et décidèrent d’intervenir en force.

La même source précise que l’un des appareils syriens a engagé avec succès au cours d’un combat tournoyant en visuel, l’un des F-16 Block 52 intrus et a failli l’abattre…au canon comme au bon vieux temps de l’aviation de combat d’avant le BVR.

Les Russes ont ordonné, in extremis, aux appareils syriens de cesser le feu tout en contactant la partie turque, laquelle a ordonné aux F-16 de se replier.

Moscou juge en effet que les objectifs réels de la  présence militaire turque à Idlib visent moins à renforcer le dispositif de l’OTAN en Syrie septentrionale qu’à contrecarrer les desseins de l’Etat US profond, lequel tente d’utiliser la carte kurde comme atout stratégique après la fin du conflit.

L’aviation syrienne, véritable fer de lance des efforts de guerre du gouvernement syrien, parvient encore à mener des opérations d’interdiction et d’interception, après un conflit de plus de six années consécutives.

 

Source: https://strategika51.wordpress.com/2017/05/10/16292/

INTERVIEW – Tewfik Hamel : « Des avions américains pourraient devenir des cibles potentielles »

À la suite d’une attaque chimique sur Idleb imputée par Washington au président syrien Bachar al-Assad, Donald Trump a ordonné le bombardement d’une base aérienne syrienne. Quelles en sont les implications ? L’analyse de Tewfik Hamel.

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Le président américain Donald Trump a ordonné le bombardement d’une base aérienne en Syrie en riposte à une attaque chimique effectuée avec un agent neurotoxique similaire au gaz sarin imputée par Washington au président Bachar al-Assad.

Un responsable de la Maison Blanche a déclaré que 59 missiles Tomahawk ont frappé la base aérienne de Shayrat, d’où les États-Unis ont déclaré que l’attaque mortelle au gaz sarin sur Khan Sheikhun avait été lancée. Les frappes aériennes sur la base ont fait « six morts, des blessés et d’importants dégâts matériels », selon l’armée syrienne.

La Russie et l’Iran ont vivement condamné cette première opération militaire. La Russie a déclaré que l’attaque américaine pourrait nuire aux relations entre Moscou et Washington et a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

Tewfik Hamel, consultant international, chercheur en Histoire militaire et études de défense à l’université Paul Valéry, en France, chef de la rédaction d’African Journal of Political Science et membre du Conseil consultatif de Strategia (Madrid), analyse les conséquences de l’attaque américaine sur la région et les motivations du président américain.

Middle East Eye : En réponse à l’attaque chimique attribuée à Damas, les États-Unis ont frappé ce jeudi dans la nuit une base aérienne syrienne. Cette intervention marque-t-elle un tournant dans le conflit déjà internationalisé en Syrie ?

Tewfik Hamel : Probablement « beaucoup de mousse, mais pas beaucoup de bière ». Il est difficilement envisageable que les Américains aillent plus loin en défiant Moscou en Syrie dans cette guerre par procuration. Les mains des Russes et surtout des Iraniens ne sont pas liées. Les enjeux pour les Iraniens sont énormes. Téhéran a un pouvoir de nuisance considérable en Irak, capable de mettre en échec la stratégie américaine dans ce pays et en Afghanistan où des soldats et personnels américains sont présents, ce qui met leur vie en danger.

Il est difficile d’envisager que Moscou et Téhéran abandonnent Damas étant donné leurs énormes engagements et investissement.

MEE : Pour un président récemment élu, intervenir militairement de la sorte dans un pays étranger, n’est-ce pas une façon de s’affirmer en chef d’État – un peu à l’image de François Hollande au Mali avec l’opération Serval ?

TH : L’aventurisme de Trump à l’étranger est conçu dans le but de détourner l’attention de ses difficultés intérieures, notamment le rejet des projets de réformes qu’il a proposés (sur l’immigration ou la réforme de santé).

Un sénateur américain (ou même un parlementaire européen), par exemple, aura des difficultés à répondre clairement à une question sur ce qu’il faut faire pour régler les problèmes au Missouri – parce qu’il doit prendre compte les électeurs qui le feront élire – mais n’aura pas de mal à clamer que les Syriens ou les Africains doivent faire ceci et cela.

La politique étrangère a souvent été un moyen facile d’externaliser les problèmes et difficultés intérieures.

MEE : Moscou a suspendu ce jeudi l’accord avec Washington sur la prévention des incidents aériens. Pouvez-vous nous expliquer ce que cela implique sur le terrain pour les forces aériennes ?

TH : Cela implique la suspension de la coopération et de l’échange d’information, qui signifie que des avions américains pourraient devenir des cibles potentielles. Des erreurs peuvent se produire. L’avion russe abattu par la Turquie n’est qu’un récent exemple. Une escalade est toujours possible.

 

Comme la guerre est généralement la poursuite de la politique par d’autres moyens, il faut voir quels sont les objectifs des Américains en Syrie et ce que veut y réaliser le président Trump, ainsi que jusqu’à où il peut aller. La réponse à ces questions sera déterminante à la coopération sur le terrain avec Moscou, qui a clairement affiché ses objectifs.

Un bombardier furtif américain B-2 en maintenance dans son hangar (AFP)

MEE : Des diplomates s’inquiètent déjà de la surenchère que cette intervention militaire pourrait faire dans la relation entre Washington et Moscou, en particulier en raison du tempérament des deux présidents…

TH : Le président Trump manque de culture d’État sur le fonctionnement des institutions. C’est un homme d’affaires, mais on ne gouverne pas un pays comme on gère une entreprise. Il est imprévisible dans ses comportements et suscite beaucoup d’inquiétudes, d’autant plus qu’il est un adepte de la manière forte.

La politique étrangère américaine a tendance à trop compter sur la puissance militaire parce qu’elle est la source la plus directe et visible de la puissance américaine. Le Pentagone est le bras le mieux formé et avec plus de ressources du gouvernement. En conséquence, il a tendance à remplir tous les vides, même ceux devant être remplis par les instruments civils.

La politique étrangère américaine a encore du mal à développer des instruments de soft power. La diplomatie et l’aide étrangère sont sous-financées, sous-utilisées et négligées en partie à cause de la difficulté de démontrer leur impact à court terme. Aussi manier la puissance douce est particulièrement difficile parce que les sources de ce pouvoir ne dépendent pas uniquement du gouvernement, mais aussi du secteur privé, de la société civile, des alliances bilatérales, ou sa participation dans les institutions multilatérales.

En conséquence, le tempérament du nouveau président et la logique des institutions américaines suscitent des inquiétudes pour la paix mondiale.

MEE : Vous faites partie de ceux qui pensent que l’EI n’est pas une menace existentielle et que les enjeux sont ailleurs (énergie, territoires, alliances…) et que la guerre en Syrie n’est en réalité que la continuation de la politique par d’autres moyens : quels scénarios faites-vous pour la poursuite de cette guerre ?

TH : Dans tous les cas, les scénarios sont pessimistes. À supposer que Washington agira pour renverser le régime, la situation sera pire car il n’y aucune stratégie de sortie. La phase post-guerre est plus difficile que le changement de régime. Cela implique des moyens humains et financiers considérables que ni les Américains ni les Européens ne sont disposés à fournir. La Libye est un exemple.

Le rééquilibrage vers l’Asie et surtout avec une Chine comme point de mire de Trump, cela implique le fait d’éviter tout grand engagement sur le terrain. La situation sera pire, particulièrement pour les populations civiles, en cas de renversement du régime syrien. Le problème d’immigration va s’aggraver.

Washington s’arrêtera-t-elle à ces seuls bombardements ? Si c’est le cas, ils ne changent pas vraiment la donne ni le rapport de force sur le terrain qui est en faveur du régime syrien. C’est d’ailleurs assez surprenant que le régime utilise des armes chimiques alors que la dynamique est en sa faveur. Ceux qui accusent le régime sont les mêmes qui ont justifié l’occupation de l’Irak au nom des armes de destruction massive. Une commission d’enquête sera la bienvenue pour apporter des éclaircissements.

MEE : Quelles sont les implications pour les pays de la région ?

TH : Il n’est pas exclu qu’une telle situation mette gravement en danger la stabilité des pays voisins notamment le Liban, la Jordanie, etc. Ce sera le chaos à l’horizon. La solution passe par la prise de conscience des limites de ce que la puissance militaire peut réaliser.

MEE : Trump, à l’inverse d’Obama, ne fait pas consensus au sein de l’ « État profond » américain (réseaux CIA, lobbies juifs, etc.). Cette intervention en Syrie étant à l’opposé de ce pour quoi il avait fait campagne, l’Amérique d’abord et une politique isolationniste, doit-on en déduire que c’est l’ « État profond » qui lui est opposé qui a gagné ?

 

TH : Ni la fin de la guerre froide, ni les attaques du 11 Septembre n’ont modifié la politique étrangère des États-Unis. Les grands axes sont restés stables. Les impératifs stratégiques définissant leur comportement ne se trouve nulle part dans la Constitution. Il y un consensus parmi les élites sur la nécessité de maintenir la domination mondiale des États-Unis. Tout au long de l’histoire américaine, il y a toujours eu des courants qui sont opposés à la politique expansionniste américaine, mais ces courants sont restés en dehors des courants influents sur la prise de décision y compris dans le débat public. Aujourd’hui, la philosophie du militarisme – de conquête, de domination, de violence et de l’Empire – imprègne profondément leur économie, leurs institutions politiques et leur culture.

La télévision syrienne a diffusé des images qui, selon elle, montraient la base aérienne après les frappes aériennes (capture d’écran Reuters)

L’élite américaine est une adepte de ce que l’ex-colonel Andrew Bacevich appelle les « règles de Washington » en vertu de lesquelles, afin de postuler à des fonctions élevées et être un acteur dans la politique étrangère, vous devez respectueusement faire allusion à la « responsabilité de l’Amérique à diriger » le monde et accepter les règles qui se composent d’un « crédo » qui inspire le consensus (diriger, sauver, libérer et finalement transformer le monde) et la « trinité » (présence militaire mondiale, projection de puissance mondiale, interventionnisme mondial) dans lequel le crédo trouve son expression.

Les règles sont cachées et pas consciemment discutées, parce qu’elles sont les hypothèses de base pour les discussions de la politique étrangère. Trump découvre les contraintes de l’exercice du pouvoir. Le « crédo » est le leadership mondial qui, en plus de rejeter catégoriquement l’isolationnisme, stipule que les États-Unis, et seulement les États-Unis, doivent « diriger, sauver, libérer et finalement transformer le monde qu’il le veuille ou non, et en utilisant les moyens qui leur semblent appropriés, particulièrement militaires. »

Malek Bachir

 

Source: http://www.middleeasteye.net/reportages/interview-tewfik-hamel-russie-tats-unis-1697254180

Le DJI fait des cieux irakien et syrien, les « no-fly zone » pour les drones de Daech

Face à la perspective d’une menace takfiriste qui risque d’affecter la Chine, Pékin participe aux opérations antiterroristes en Syrie et en Irak mais à sa manière. 

Les drones de Daech mènent souvent des attaques contre les positions des forces irakiennes et syriennes. Or le constructeur chinois de drones commerciaux a transformé de grandes parties des cieux irakien et syrien en des « no-fly zone », en appliquant des restrictions géographiques à ses logiciels. C’est un coup de pouce au Hezbollah et aux forces mobilisées irakiennes (Hachd al-Chaabi) qui constituent les principales cibles des attaques au drone terroristes.

L’entreprise chinoise DJI a récemment appliqué des limitations géographiques à ses logiciels afin d’empêcher les terroristes de Daech d’utiliser les drones de sa marque au-dessus d’une large partie des cieux irakien et syrien.

Le DJI a modifié les logiciels de ses drones et les données qu’ils recevaient de Google Maps pour que les éléments de Daech et d’autres groupes terroristes ne soient pas capables d’utiliser ces appareils pour des missions de reconnaissance qu’ils lancent avant de mener des attaques terrestres. Les nouvelles modifications empêchent aussi les terroristes de filmer leurs attentats pour des vidéos de propagande.

L’entreprise chinoise avait également appliqué les mêmes restrictions au-dessus des aéroports et des grands stades.

Les terroristes ne seront plus capables d’utiliser les drones de la marque DJI dans une large partie des espaces aériens en Syrie et en Irak, notamment à Mossoul. Les drones sont largement utilisés par Daech et Al Nosra aussi bien en Irak qu’en Syrie. Ces appareils leur sont livrés par des sponsors régionaux et internationaux du terrorisme.

 

Source:http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i35202-le_dji_fait_des_cieux_irakien_et_syrien_les_no_fly_zone_pour_les_drones_de_daech

Damas dénonce le deux poids deux mesures