Trump noue contact avec Assad

Une délégation américaine composée d’actuels et d’anciens membres démocrates du Congrès, accompagnée d’un « certain nombre de responsables » s’est rendue mardi à Alep.

La congressiste Tulsi Gabbard (Archives)

Des sources bien informées à Damas ont informé le quotidien Al-Watan que la visite s’était déroulée sous haute surveillance et loin des médias. La délégation aurait débarqué mardi matin à l’aéroport international de Damas et se serait directement rendue dans la ville d’Alep.

Tulsi Gabbard, congressiste d’origine océanienne et partisane d’une solution politique de la crise syrienne, ainsi que Dennis John Kucinich, ancien congressiste démocrate, font partie de cette délégation. Gabbard s’est déjà entretenue avec Trump au sujet de la Syrie dans la foulée de sa victoire à la présidentielle. Les membres de cette délégation ont visité l’ancienne citadelle d’Alep et les deux principales églises de la ville et se sont rendus dans les quartiers est d’Alep, et notamment dans la localité d’al-Jabariya. Les membres de cette délégation américaine, toujours d’après les médias, auraient même parlé avec les habitants.

La délégation a été également autorisée à visiter un camp de réfugiés qui abrite les habitants de Fouaa et de Kafraya, deux cités chiites encerclées depuis 2015 par les terroristes takfiristes, avant de se rendre à l’hôpital d’Alep. Toujours selon cette information, aucun officiel syrien n’accompagnait cette délégation qui comptait dans son escorte des responsables des associations chrétiennes de la ville d’Alep. Mardi soir, la délégation a regagné la ville de Damas et a été logée dans l’hôtel Sheraton de la capitale.

Il s’agit de la première visite d’une délégation américaine en Syrie depuis 2012, année au cours de laquelle le sénateur républicain Richard Black s’est rendu pour une visite de trois jours à Damas, où il a rencontré le président Assad.

Photo: L’église Sainte-Marie à Tel-Nasri, dans la région de Hassaké, après sa destruction par Daech. ©AFP

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/01/18/506708/Une-dlgation-US—Alep

 

 

Syrie: parachutage d’aides US à Daech

En Syrie, les aides en armements de l’armée américaine tombent entre les mains des terroristes de Daech.

Selon le journal américain USA Today qui se réfère à l’armée arabe syrienne, de plus en plus de groupes d’opposition en Syrie reçoivent chaque jour des armes et des munitions offertes par le Pentagone. Cependant, il n’est pas exclu que ces armes tombent aux mains des terroristes, au lieu de servir à la lutte contre Daech, ajoute la même source.

De grandes quantités d’armes américaines sont parachutées à destination des opposants syriens, regroupés actuellement autour du bastion de Daech à Raqqa.

Selon le général Carlton Everhart, commandant de « l’US Air Mobility Command », ces armes sont censées aider les forces de l’opposition à combattre Daech. Pourtant, il arrive que ces armes finissent exactement entre les mains de Daech.

L’Armée de l’air américaine utilise la technologie GPS ou la géolocalisation par satellite afin de parachuter des armes et munitions sur les zones de débarquement.

Daech a auparavant publié des vidéos, montrant les scènes de parachutage des caisses de munitions américaines qu’il a bel et bien reçues.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i27490-syrie_parachutage_d’aides_us_à_daech

 

 

Syrie / Astana : Qui participera et dans quel but ?

 

L’accord tripartite conclu entre la Russie, l’Iran et la Turquie ayant abouti au plan de cessation des hostilités garanti par la Russie et la Turquie, entré en vigueur le 29 décembre 2016 à minuit, adopté à l’unanimité par le Conseil de Sécurité sous la résolution 2336 du 31 décembre, n’a pas empêché l’escalade des attaques terroristes sur l’ensemble du territoire syrien. Comme si chacun des pays souteneurs de la guerre « sur » la Syrie, par le biais du terrorisme international, tenait à rappeler qu’il réclamait sa place à la table des négociations et, surtout, sa part du butin avant la prochaine réunion à Astana fixée au 23 janvier.

Certes, les Nations Unies ont fini par parler de « crime de guerre » commis par on-ne-sait-qui comme l’a prétendu M. Jan Egeland, chef du groupe de travail de l’ONU sur l’aide humanitaire en Syrie, devant plus de 5,5 millions d’âmes privées d’eau à Damas, 6 millions disent certains, du fait de l’afflux des déplacés vers la capitale, plus sûre.

Bientôt six ans de destructions, de malheurs, de froid, d’obscurité, de déchirures, de sanctions, dans pratiquement toutes les régions du pays et on-ne-sait-qui commet des crimes de guerre, malgré les preuves qui s’accumulent. En revanche, nul besoin de preuves pour accuser le gouvernement syrien, quand ce n’est pas la Russie, le Hezbollah, l’Iran ou l’Armée arabe syrienne qui tue les siens ?

Une armée syrienne que l’administration US sortante s’est empressée de classer, ce 12 janvier, sur la liste noire de l’OFAC [Office of Foreign Assets Control] pour utilisation d’armes chimiques, toujours sans preuves, sinon le monde entier le saurait, avec des sanctions ministérielles à la pelle portant sur 18 officiers supérieurs, dont le Colonel Souheil Hassan al-Hassan [[1]], héros national surnommé le « Tigre » par le peuple syrien, et les agences des Forces de l’air, des Forces de défense aérienne, de l’Armée arabe syrienne, des Forces navales et de la Garde républicaine !

Ceci, alors que les chefs de groupes terroristes armés, tels Ahrar al-Cham, Jaïch al-Islam, Harakat Nour al-Din al-Zenki, Brigade Sultan Mourad, etc. se préparent à se diriger vers Astana.

QUI SONT LES PARTICIPANTS ?

Le 14 janvier, Russia Today précisait que des sources moscovites avaient informé la presse que « les discussions concernant les participants à la réunion d’Astana étaient en cours et que toute information à ce sujet devait passer par une déclaration commune à la Russie, l’Iran et la Turquie ». Ceci, suite aux déclarations du ministre turc des Affaires étrangères, Mouloud Jawich Oglou, disant que Moscou et Ankara avaient décidé d’inviter les États-Unis, alors que le Département d’État américain avait déclaré la veille ne pas avoir reçu d’invitation officielle [[2]].

Le lendemain, 15 janvier, le bruit a couru que l’administration Trump avait reçu une invitation de la part de Moscou. L’ex-ministre et ambassadeur syrien, Mahdi Dakhlallah, interrogé à ce sujet par la chaîne Al-Ikhbariya [6] a répondu que logiquement, une invitation « officielle » de la part de Moscou n’était possible qu’à partir du moment où M. Trump était investi dans ses fonctions, ce qui n’exclut pas que des contacts téléphoniques aient eu lieu entre MM. Trump et Poutine.

Le 12 janvier, dans un article de M. Firas al-Choufi intitulé « La délégation d’Ankara à Astana : une hégémonie des Frères ! », le quotidien libanais Al-Akhbar publiait une liste de 44 noms qui aurait été proposée par la Turquie. Une liste qui révèle une nette prédominance des chefs de factions militaires reconnus comme partisans des Frères Musulmans et de l’AKP [le parti turc au pouvoir], avec une quasi-exclusion des chefs de factions dépendant de l’Arabie Saoudite  [[3]].

Parmi les participants, nous notons : Moaz al-Khatib et Anis al-Abda, respectivement ex et actuel chefs de ladite « Coalition Nationale Syrienne » [CNS] ; Burhan Ghalioun, ex-chef du Comité National Syrien devenu CNS sous la présidence de Moaz Khatib ; Mohammad Allouche, membre du bureau politique de Jaïch al-Islam et donc homme de main des Saoudiens [[4]] ; autant de noms sympathiques aux oreilles des Français puisqu’ils ont été accueillis, à tour de rôle, sous les ors de la République en tant que représentants du peuple syrien qu’ils ont massacré pour les avoir rejetés. Ce qui est étrange est l’absence de représentants de « Armée Syrienne Libre » [ASL], le seul délégué qui pourrait en faire partie étant étiqueté « armée libre de Idleb ». Comme quoi l’ASL est aussi l’armée d’Erdogan, une bannière dont il couvre tantôt Daech, tantôt al-Nosra ou d’autres factions et qui ressurgira probablement quelque part.

L’auteur conclut que cette liste, plus les combats en cours à Al-Bab, [important fief de Daech au nord de la Syrie] éclairent les ambitions cachées derrière l’engagement de la Turquie dans la recherche d’une solution en Syrie :

·         Un bénéfice politique en travaillant à incorporer les Frères Musulmans dans l’État syrien comme le clame Labib al-Nahas, le chef du bureau politique de « Ahrar al-Cham » figurant sur la liste de la délégation à Astana.

·         Un bénéfice géographique en utilisant l’« Opération Bouclier de l’Euphrate » [ayant abouti à envahir le nord de la Syrie, dont Jarablus sous prétexte d’en chasser Daech, mais qui n’a fait que le remplacer sans un seul coup de feu] afin d’imposer un canton contrôlé par les Frères Musulmans, lesquels remplaceraient les combattants de Daech à Al-Bab. Témoin en serait la récente déclaration d’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daech, traitant les Frères Musulmans de « Frères du Diable » et appelant ses partisans à mener des attaques en Turquie de peur qu’elle ne procède de la sorte non seulement en Syrie, mais dans toute la région.

·         Pression sur les États-Unis pour qu’ils cessent de soutenir les Kurdes.

Ce qui pose la question du retournement de la Turquie, lequel « n’est et ne sera pas complet » selon M. Issam Nouman, ex ministre libanais, [[5]]. Dans son article du 9 janvier, Erdogan joue sur plusieurs tableaux à la fois :

·         Au nord de la Syrie : il aurait accordé à Poutine la sortie du Front al-Nosra d’Alep, mais voudrait être payé en retour par la non-participation des Kurdes syriens aux négociations d’Astana.

·         A sud de la Syrie : il aurait suggéré à ses amis de la prétendue opposition syrienne modérée de publier un communiqué affirmant que les groupes armés sévissant à Wadi Barada faisaient partie de l’ASL qui a signé l’accord tripartite, non du Front al-Nosra qui en est exclu. Ce faisant, il espérait que Damas, obligé de réagir, serait accusé d’avoir rompu l’accord en bombardant la prétendue ASL à Wadi Barada et, du même coup, d’avoir détruit les installations d’Ain al-Fijeh, coupant l’eau et assoiffant Damas. Mais il n’avait pas prévu que le Front al-Nosra publierait un démenti affirmant, par un communiqué, qu’il était bel et bien présent à Wadi Barada et contrôlait la source d’Ain al-Fijeh. Une information qui aura certainement échappé à M. Jan Egeland.

DANS QUEL BUT ?

Question posée à M. Mahdi Dakhllah, ce 15 janvier, par la journaliste de la chaîne Al-Ikhbariya qui demandait à savoir à quoi pouvaient s’attendre les Syriens de cette réunion d’Astana où la Turquie devenait garante de la cessation des hostilités, alors qu’une escalade des actions terroristes était incontestable sur tous les fronts et que les précédents accords russo-américains n’avaient pas été respectés [[6]]. Nous résumons ses explications comme suit :

En septembre 2016, MM. Kerry et Lavrov étaient arrivés à un accord intitulé : « Terms of Reference for the Joint Implementation Group ». Un accord qui établit, entre autre, un Centre d’information conjoint [JIC] où les experts militaires russes et américains devaient notamment travailler ensemble pour identifier les groupes terroristes et coordonner leurs frappes.

[NB : Ici, nous ouvrons une parenthèse pour rappeler que les USA avaient témoigné une certaine réticence à publier l’accord Kerry-Lavrov dans sa version intégrale, amenant Moscou à demander instamment à Washington de rendre publique la totalité des documents [[7]]. Nous n’avons pas trouvé le texte sur les sites officiels consultés. Voici un extrait du texte publié sous un lien du Washington Post :

« The purpose of the JIG is to enable expanded coordination between the United States and the Russian Federation beyond the established safety of flight procedures. The participants, through the JIG, are to work together to defeat Jabhat al Nusra and Daesh within the context of strengthening the Cessation of Hostilities (CoH) and supporting the political transition process outlined in UNSCR 2254. The United States and the Russian Federation, hereafter referred to as « the participants », intend to act in accordance with these terms of reference. Unless otherwise stated, the participants will conduct their efforts through the JIG » [[8]].

Et M. Dakhlallah poursuit : l’objectif du JIG devait permettre une coordination élargie entre les États-Unis et la Fédération de Russie au-delà des procédures de sécurité établies pour l’aviation, les participants à cet accord devant travailler, par le biais du JIG, à la défaite de Jabhat al Nusra et de Daech dans le cadre du renforcement de la Cessation des Hostilités et soutenir le processus de transition politique tel que décrit par la résolution 2254. Les États-Unis et la Fédération de Russie, en tant que « participants », entendent agir conformément à ces conditions et mèneront leurs efforts à travers le JIG.

Un accord qui n’a pas été respecté du côté américain, John Kerry ayant reconnu que c’est l’opposition du Pentagone, et notamment du ministre de la Défense Ashton Carter qui l’a fait voler en éclats [[9]], notamment par la prétendue bavure du 17 septembre sur les positions de l’Armée arabe syrienne à Deir el-Zor.

Or, c’est justement cette mésentente au sein même des institutions US et la période de transition présidentielle qui ne s’achèvera que le 20 janvier, qui ont fait que le « drapeau » a été remis à la Turquie, afin qu’elle poursuive les négociations avec la Russie, sur les mêmes conditions ou « termes de référence » du JIC, plus trois autres conditions :

·         la Turquie s’engage à combattre le Front al-Nosra,

·         les États qui souhaitent combattre le terrorisme doivent le faire en coordination avec l’Armée arabe syrienne,

·         le combat contre le terrorisme est la priorité des priorités.

Naturellement, c’est à contrecœur que la Turquie a dû accepter ce transfert parce qu’elle vit une grave crise interne, que le terrorisme la frappe à son tour, et qu’elle n’est plus aujourd’hui aussi solide qu’en 2012/2013. Il n’empêche que par cet accord tripartite, elle s’engage, pour la première fois, à combattre le Front al-Nosra et c’est le point le plus important, étant donné que le monde entier s’accorde pour combattre Daech. Ajoutez à cela que cet accord ouvre des perspectives qui ne se résument pas à la Syrie, mais concerne aussi la Russie, la Crimée, la Géorgie, l’Arménie, etc.

Par conséquent, la vraie bataille aujourd’hui consiste à amener la Turquie à tenir cet engagement, à fermer ses frontières aux terroristes venus du monde entier, et à l’impliquer dans une solution qui prolonge la cessation des hostilités, afin que nous puissions, nous Syriens et nos alliés, nous consacrer à combattre le Front al-Nosra et Daech à la fois. Ce n’est donc pas « la solution politique », laquelle revient au dialogue entre Syriens dans de futures étapes, mais une solution sur le terrain militaire.

En effet, les 13 factions armées, qui ont signé l’accord tripartite et dont les représentants sont censés se rendre à Astana, sont à 90% d’obédience turque. Autrement dit, en pratique, les vraies négociations auront lieu avec la Turquie, les factions armées n’étant qu’une façade. Et, nonobstant les déclarations tonitruantes des uns et des autres, ils ont signé et donc accepté la priorité de la lutte contre le terrorisme, l’État syrien étant le partenaire essentiel dans cette lutte. C’est le but.

Si ce but est atteint, le premier point de la première étape de la solution lancée par le Président Bachar al-Assad le 6 janvier 2013 [[10]], sera concrétisé :

« Les États concernés, régionaux et internationaux, s’engagent à cesser de financer, armer, et héberger les combattants armés ; parallèlement à l’arrêt des opérations terroristes de ces derniers. Ceci, facilitera le retour des Syriens déplacés vers les lieux de leur résidence d’origine, dans le calme et la sécurité. Ce n’est qu’ensuite que nos forces armées mettront fin à leurs opérations militaires, tout en se réservant le droit de riposter au cas où la sécurité de la patrie, des citoyens, des entreprises publiques et privées, serait menacée de n’importe quelle attaque ».

Car en pratique, les « États concernés… » Passent par la Turquie. Ensuite, il faudra concrétiser le deuxième point de cette première étape :

« Trouver une procédure pour s’assurer que toutes les parties respectent le précédent engagement avec, en particulier, le contrôle des frontières ».

Par conséquent, si les trois conditions supplémentaires à l’accord Kerry-Lavrov citées plus haut sont réunies, cela signifiera que notre combat contre le terrorisme est devenu une priorité pour tout le monde et bénéficiera d’une couverture internationale. C’est sur ces points-là que la Russie concentre ses efforts dans ses discussions avec la Turquie, la Syrie étant présente à travers l’Iran et la Russie.

Mais le problème le plus important des discussions entre la Russie et la Turquie est : que faire des centaines de milliers de terroristes étrangers présents en Syrie ? Où iront-ils ? La Tunisie ne veut pas de ses terroristes et se prépare à les sanctionner [[11]]. Le même problème se pose à la Russie avec les Tchétchènes, à la Chine avec les Ouïghours, à l’Égypte, etc.

Certes, la trêve appliquée à certaines régions, du fait de cet accord, pourrait permettre aux groupes armés autres que Daech et le Front al-Nosra de se renforcer, mais ce sont tous des petits groupes de mercenaires à la solde de la Turquie, de l’Arabie Saoudite, et d’autres pays, dont la politique étrangère est dictée par Washington.

Ce ne sont que des mots, me direz-vous, mais les mots préparent souvent les actions. Pour exemple : la cellule MOM de soutien aux terroristes à Antakya est toujours opérationnelle et la base d’Al-Othmaniya aussi. C’est pourquoi, nous attendons des actes et non des paroles.

Et puis ce 16 janvier, M. Nasser Kandil, rédacteur en chef du quotidien Al-Binaa, est revenu sur ce sujet dans son émission bihebdomadaire de 60 minutes [[12]]. Il est d’accord avec M. Dakhlallah sur le fait que les négociations auront lieu avec la Turquie derrière une façade syrienne.

Mais, pour lui, il est clair que la Turquie n’optera pas pour un camp ou l’autre à Astana, étant donné que depuis l’annonce de la cessation des hostilités, elle tente de se soustraire à ses engagements en lançant des accusations contre l’Iran et le Hezbollah.

 

Astana n’est qu’une étape qui lui permettrait de poursuivre deux objectifs. D’une part, elle contente l’Arabie Saoudite, Israël et son nouveau président Trump. D’autre part, elle se garde de perdre la coopération de la Russie, dans la mesure où cela convient à Trump et lui réserve une place à la table des négociations, à laquelle l’Arabie Saoudite et Israël ne sont pas conviés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le succès de la Russie à Astana serait dangereux pour la Turquie, car il l’oblige à définitivement abandonner le Front al-Nosra et ceux qui le soutiennent, ce qui mènerait à un gouvernement d’union nationale en Syrie et des élections qui écarteraient ses inféodés.

Elle ne prendra donc pas de risques en tranchant pour un camp ou l’autre car ses deux problèmes principaux sont entre les mains des États-Unis, non de la Russie ou de l’Iran : les Kurdes et Ftahallah Gülen. Elle attendra que la nouvelle administration Trump lui donne satisfaction sur ces deux problèmes, avant de négocier directement avec Washington et combattra Daech et le Front al-Nosra, en coopération avec Moscou, si tel est son bon vouloir. Sinon elle optera pour Moscou.

Synthèse proposée par Mouna Alno-Nakhal

Notes :

[1] Treasury Sanctions Syrian Officials In Connection With OPCW-UN Findings Of Regime’s Use Of Chemical Weapons On Civilians

https://www.treasury.gov/press-center/press-releases/Pages/jl0701.aspx

[2] مصدر روسي: دعوة أطراف مفاوضات أستانا يتم عبر إعلان روسي تركي إيراني مشترك فقط

https://arabic.rt.com/news/858665-%D9%85%D8%B5%D8%AF%D8%B1-%D9%81%D9%8A-%D9

[3] وفد أنقرة إلى الأستانة: طغيان «إخواني

http://al-akhbar.com/node/270784

[4] Les 44 noms des participants présumés de la délégation garantie par la Turquie

http://al-akhbar.com/sites/default/files/pdfs/20170112/doc20170112.jpg

[5] مقامرة أردوغان

http://www.al-binaa.com/archives/article/155019

[6] Vidéo /  Al-Ikhbariya [M. Mahdi Dakhlallah]

https://www.youtube.com/watch?v=RGTRcZHSvGc&feature=youtu.be

[7] La Russie et les Etats-Unis arrachent un accord sur la Syrie

https://fr.sputniknews.com/international/201609101027692664-russie-usa-syrie-treve/

[8] Terms of Reference for the Joint Implementation Group

https://drive.google.com/file/d/0ByiEVtktOonCeTktT2lzTlR6MXM/view

https://www.washingtonpost.com/r/2010-2019/WashingtonPost/2016/07/13/Editorial-Opinion/Graphics/terms_of_reference_for_the_Joint_Implementation_Group.pdf

[9] Details of Syria Pact Widen Rift Between John Kerry and Pentagon

https://www.nytimes.com/2016/09/14/world/middleeast/syria-john-kerry.html?_r=0

[10] Le président al-Assad lance une solution politique de la crise en Syrie.

http://www.mondialisation.ca/le-president-al-assad-lance-une-solution-politique-de-la-crise-en-syrie/5318025

[11] Les Tunisiens unanimes : « Non au retour des terroristes » !

http://www.tunisiefocus.com/politique/tunisiens-unanimes-non-retour-terroristes-163536/

[12] Vidéo / Top News Nasser Kandil du 16 janvier 2017

https://www.youtube.com/watch?v=fjibu–Pz6o

 

 

Les aveux du criminel John Kerry

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les aveux de Kerry confirment ce que nous avons toujours dit : la guerre de Syrie sent Israël à plein nez. Depuis la première attaque de l’aviation israélienne en Mai 2013 qui prouvait qu’Israël était impliqué jusqu’au cou en tant que partie dans cette guerre, nous avions, à plusieurs reprises, suggéré que tout ce qui se passait en Syrie s’inscrivait dans le cadre du projet d’expansion d’Israël, et que tout le reste n’était que des détails alimentés par les évènements.   

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La guerre contre la Syrie est la première conduite durant plus de six ans à l’époque numérique. De très nombreux documents qui auraient dû rester longtemps secrets ont déjà été publiés. Certes, ils l’ont été dans des pays différents de sorte que l’opinion publique internationale n’en a pas conscience, mais ils permettent d’ores et déjà de reconstituer les événements. La publication d’un enregistrement de propos tenus en privé par John Kerry en septembre dernier révèle la politique du secrétariat d’État et contraint tous les observateurs —y compris nous— à revoir leurs analyses précédentes.

La diffusion par The Last Refuge de l’enregistrement complet de la rencontre entre le secrétaire d’État John Kerry et des membres de la Coalition nationale (22 septembre 2016 à la délégation des Pays-Bas aux Nations Unies) remet en cause ce que nous avons cru comprendre de la position US vis-à-vis de la Syrie [1].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Premièrement, nous avons cru que si Washington avait lancé l’opération dite du « Printemps arabe » pour renverser les régimes arabes laïques au profit des Frères musulmans, il avait laissé ses alliés entreprendre seuls la Seconde Guerre contre la Syrie à partir de juillet 2012. Ceux-ci poursuivant leurs propres buts (recolonisation pour la France et le Royaume-Uni, conquête du gaz pour le Qatar, expansion du wahhabisme et vengeance de la Guerre civile libanaise pour l’Arabie Saoudite, annexion du Nord du pays pour la Turquie sur le modèle chypriote, etc.), l’objectif initial aurait été abandonné. Or, John Kerry affirme dans cet enregistrement que Washington n’a jamais cessé de chercher à renverser la République arabe syrienne, ce qui implique qu’il a contrôlé à chaque étape le travail de ses alliés. De fait, durant les quatre dernières années, les jihadistes ont été commandés, armés et coordonnés par l’Allied LandCom (commandement des Forces terrestres) de l’Otan basé à Izmir (Turquie).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deuxièmement, John Kerry y reconnaît que Washington ne pouvait pas aller plus loin du fait du Droit international et de la position de la Russie. Comprenons bien : les États-Unis n’ont pas cessé d’outrepasser leur droit. Ils ont détruit l’essentiel des infrastructures pétrolières et gazières du pays, sous prétexte de lutter contre les jihadistes (ce qui est conforme au Droit international), mais sans y être invités par le président el-Assad (ce qui viole le Droit international). Par contre, ils n’ont pas osé déployer leurs troupes au sol et combattre ouvertement la République, comme ils l’ont fait en Corée, au Vietnam et en Irak. Pour cela, ils ont choisi de placer leurs alliés en première ligne (leadership from behind — le leadership par l’arrière) et de soutenir sans grande discrétion des mercenaires, comme au Nicaragua au risque d’être condamnés par la Cour Internationale de Justice (le tribunal interne de l’Onu). Washington ne veut pas s’engager dans une guerre contre la Russie. Et celle-ci, qui ne s’était pas opposée à la destruction de la Yougoslavie et de la Libye, s’est relevée et a repoussé la ligne à ne pas franchir. Moscou est en mesure de défendre le Droit par la force si Washington s’engage ouvertement dans une nouvelle guerre de conquête.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Troisièmement, John Kerry y atteste que Washington espérait une victoire de Daesh sur la République. Jusqu’ici, —sur la base du rapport du général Michael Flynn du 12 août 2012 et de l’article de Robin Wright dans le New York Times du 28 septembre 2013— nous avions compris que le Pentagone entendait créer un « Sunnistan » à cheval sur la Syrie et l’Irak afin de couper la route de la soie. Or, il avoue que le plan allait beaucoup plus loin que cela. Probablement, Daesh devait prendre Damas, puis en être chassé par Tel-Aviv (c’est-à-dire se replier sur le « Sunnistan » qui lui avait été attribué). La Syrie aurait alors été partagée au Sud par Israël, à l’Est par Daesh et au Nord par la Turquie.

 

Ce point permet de comprendre pourquoi Washington a donné l’impression de ne plus rien contrôler, de « laisser faire » ses alliés : en effet, il a engagé la France et le Royaume-Uni dans la guerre en leur faisant croire qu’ils pourraient recoloniser le Levant alors qu’il avait prévu de diviser la Syrie sans eux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrièmement, en admettant avoir « soutenu » Daesh, John Kerry reconnaît l’avoir armé, ce qui réduit à néant la rhétorique de la « guerre contre le terrorisme ».
 Nous savions depuis l’attentat contre la mosquée al-Askari de Samarra, le 22 février 2006, que Daesh (initialement dénommé « Émirat islamique en Irak ») avait été créé par le directeur national du Renseignement US John Negroponte et le colonel James Steele —sur le modèle de ce qu’ils avaient fait au Honduras— pour mettre fin à la Résistance irakienne et instaurer une guerre civile.
 Nous savions depuis la publication par le quotidien du PKK, Özgür Gündem, du procès-verbal de la réunion de planification tenue à Amman le 1er juin 2014, que les États-Unis avaient organisé l’offensive conjointe de Daesh sur Mossoul et du Gouvernement régional du Kurdistan irakien sur Kirkouk.
 Nous savons maintenant avec certitude que Washington n’a jamais cessé de soutenir Daesh

Cinquièmement, nous avions interprété le conflit entre d’un côté le clan Allen/Clinton/Feltman/Petraeus et de l’autre l’administration Obama/Kerry comme portant sur le soutien ou non à Daesh. Il n’en était rien. Les deux camps n’ont eu aucun état d’âme à organiser et à soutenir les jihadistes les plus fanatiques. Leur désaccord porte exclusivement sur le recours à la guerre ouverte —et le conflit avec la Russie qu’elle risque d’impliquer— ou sur le choix de l’action secrète. Seul Flynn —l’actuel conseiller de sécurité de Trump— s’est opposé au jihadisme.

Dans le cas où, dans quelques années, les États-Unis s’effondreraient comme jadis l’URSS, l’enregistrement de John Kerry pourrait être utilisé contre lui et contre Barack Obama devant une juridiction internationale —mais pas devant la Cour Pénale Internationale qui est aujourd’hui discréditée—. Ayant reconnu les extraits de cette conversation qui en avaient été publiés par le New York Times, il ne pourrait contester l’authenticité du fichier complet. Le soutien que Kerry affiche à Daesh viole plusieurs résolutions des Nations Unies et constitue une preuve de sa responsabilité et de celle d’Obama dans les crimes contre l’humanité commis par l’organisation terroriste.

Thierry Meyssan 
  
 

[1] “Absolutely Stunning – Leaked Audio of Secretary Kerry Reveals President Obama Intentionally Allowed Rise of ISIS…”, The Last Refuge (The Conservative Tree House), January 1, 2017.

 

source: http://www.voltairenet.org/article194943.html

«Israël bombarde les militaires syriens, mais jamais Al-Qaïda»

 

17 janv. 2017

Avion de chasse des forces aériennes d'Israël F-15

Israël a souvent bombardé les installations militaires syriennes, mais jamais Al-Qaïda - il ne considère pas ces derniers comme une menace et les soutient contre le Hezbollah, explique la journaliste indépendante Rania Khalek.

Rania Khalek est une journaliste indépendante, rédactrice associée de Electronic Intifada, co-auteur du podcast Unauthorized DisclosureElle a également écrit pour Al-Jazeera, The Nation, Salon, Truthout, FAIR, Vice, AlterNet.

L’armée syrienne a accusé Israël de bombarder l’aéroport militaire de Mazzeh à l’ouest de Damas et a averti Israël qu'il y aurait des représailles pour cette «attaque flagrante». La frappe aurait endommagé l'une des installations militaires clés. La Syrie a vu un lien entre la prétendue frappe et «l’appui des groupes terroristes» par l'Israël.

RT : Quelle a été votre réaction au fait qu'Israël ait bombardé un aéroport militaire syrien ?

Israël a une sorte d’alliance tacite avec la branche d'Al-Qaïda en Syrie

Rania Khalek (R. K.): J’ai été surprise par cette information, mais, en même temps, nous savons que tout au long de la guerre civile en Syrie, Israël a à plusieurs reprises bombardé des installations militaires syriennes et pas une seule fois les groupes d'Al-Qaïda qui sont en Syrie... En fait, certaines personnes au sein du gouvernement syrien évoquent souvent Israël en tant que «la force aérienne d'Al-Qaïda». Ce n'est pas non plus surprenant, parce qu'Israël a une sorte d’alliance tacite avec la branche d'Al-Qaïda en Syrie, surtout sur la frontière avec le plateau du Golan où ils leur ont offert de l'aide - et ils l'ont reconnu - assurant les soins médicaux à ceux qui luttaient aux côtés du Front al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie, et les renvoyant ensuite sur le champ de bataille...

L'institut d'études de sécurité [nationale], important groupe de réflexion israélien, a publié récemment pour le gouvernement israélien un document stratégique de 300 pages préparé par des personnalité militaires et politiques israéliennes de premier ordre. Il avait une section sur la Syrie. Il a au fond été déclaré que, selon la position d'Israël, le mieux était de faire partir le gouvernement syrien maintenant, créant à sa place une sorte d'Etat sectaire sunnite. Je suppose, qu'il s'agissait là d'un pays à l'image de ce qu'on peut appeler l'Arabie saoudite ou n'importe quel autre Etat qui soutient les rebelles. La raison est qu'Israël considère le Hezbollah comme une des menaces les plus importantes dans la région... et préfère en effet soutenir Al-Qaïda contre le Hezbollah, parce que c'est le Hezbollah et pas Al-Qaïda, qui constitue la plus grande menace pour Israël.   

C’est la même politique-ils n'ont fait qu'un relooking

RT : Vous avez participé à un événement du Conseil Atlantique intitulé  «Combattre Al-Qaïda en Syrie : une stratégie pour le prochain président». Parmi les participants se trouvaient des partisans de l'armement des soi-disant rebelles modérées en Syrie, y compris Charles Lister, membre principal de l’Institut du Moyen-Orient. Qu’avez-vous appris sur l’état actuel du conflit ?

 

R. K. : C’était vraiment intéressant, parce que ce sont des gens qui viennent des think tanks qui, pendant les cinq dernières années, ont fait pression pour une escalade militaire de la part de l'Occident. Maintenant nous allons avoir une nouvelle administration, celle de Donald Trump, qui a annoncé vouloir une désescalade de la situation en Syrie et n'a pas envie de renverser le gouvernement. Du coup, ce que j'ai vu lors de cette table ronde, c'était des think tanks de l'establishment qui réemballaient leurs opinions sur la Syrie de manière à ce que Donald Trump les apprécie. Au lieu de parler de «problème humanitaire», ils se sont focalisés sur la lutte contre Al-Qaïda en Syrie. Ce qui est intéressant est que, pendant les cinq dernières années, ces gens-là ont soutenu des politiques qui ont en effet donné de la puissance à Al-Qaïda en Syrie. Maintenant ils annoncent vouloir combattre Al-Qaïda en Syrie en faisant exactement ce qu'ils préconisaient... ce qui veut dire armer les groupes sunnites. Ils les appellent «opposition modérée», mais aucun des participants n'a donné les détails ou les caractéristiques d'un seul groupe de l'opposition modérée – ils n’en ont nommé aucun. Ils ont également parlé de la nécessité de se débarrasser du gouvernement syrien si possible, d'avoir une sorte de zone d’exclusion aérienne. Ainsi, c’est la même politique - ils n'ont fait qu'un relooking. La dernière chose que je veux ajouter est que ces participants voulaient non seulement continuer à armer les groupes rebelles mais ils ont évoqué en particulier l’Iran. Ils ont fait une campagne de terreur au sujet de l'Iran et du Hezbollah... C'est une autre chose importante pour Donald Trump - il est très anti-Iran, ils essayaient donc de jouer cette carte. Je ne sais pas si cela fonctionnera, mais... nous verrons ce qui va se passer. Espérons qu'ils ne parviendront pas à leurs fins.

Processus de paix en Syrie : les rebelles seront à Astana, la présence américaine incertaine

16 janv. 2017

Mohammad Alloush, représentant des factions luttant contre le gouvernement syrien, prendra la tête de la délégation rebelle lors de ces négociations. La liste exacte des organisations participantes n'est néanmoins pas encore connue. 

La nouvelle administration américaine sera-t-elle de la partie ?  

L'équipe de transition du président élu Donald Trump, qui prend ses fonctions le 20 janvier, avait affirmé le 14 janvier avoir été invitée à participer aux pourparlers. «On nous a demandé d'y assister», avait indiqué Sean Spicer, porte-parole de l'équipe Trump, laissant entendre qu'aucune réponse n'avait encore été envoyée en retour.

Néanmoins, le porte-parole du gouvernement russe n'a pas confirmé l'existence de cette invitation

Des pourparlers au Kazakhstan doivent se tenir le 23 janvier, soit le premier jour officiel de travail de la toute nouvelle administration Trump qui doit succéder à celle de Barack Obama le 20 janvier.

Les négociations d'Astana sur l'avenir de la Syrie sont parrainées par la Russie, l'Iran et la Turquie et ont été annoncées fin décembre après l'instauration d'un nouveau cessez-le-feu.

Cette réunion doit normalement constituer un préalable à des négociations de paix à Genève sous l'égide de l'ONU, fixées au 8 février.

 

Plus de 1200 terroristes quittent plusieurs villes près de Damas

 

16 janvier 2017 

La plupart des terroristes, qui ont déposé les armes dimanche, entendent retrouver une vie paisible dans la province de Damas, mais il y a ceux qui ont souhaité partir pour la province d’Idlib avec leurs familles, d’après le ministère russe de la Défense.

1 268 terroristes syriens ont quitté dimanche plusieurs villes de la province de Damas, la plupart d’entre eux ont déposé les armes pour retrouver une vie paisible, d’autres souhaitent partir dans la province d’Idlib avec leurs familles, a annoncé le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

« Deux des neuf localités contrôlées par les terroristes dans la région de Wadi Barada (province de Damas, ndlr) — Khusainia et Barghalia — ont signé des accords sur leur adhésion au régime de cessez-le-feu. Les sept autres — Kafr al-Awamid, Suq Wadi Barada, Deir Kanoun, Deir-Moqren, Kafr ez-Zeit, Basimah et Ain al-Fijah — ont exprimé leur désir de rejoindre le cessez-le feu. 1 268 terroristes ont été évacués de ces localités », a indiqué le centre dans un communiqué.

Selon le centre, les autorités syriennes ont accordé la possibilité aux terroristes qui ne veulent pas déposer les armes de « partir pour la province d’Idlib avec leurs familles ».

Les autorités syriennes poursuivent les travaux de réparation en vue de rétablir l’approvisionnement en eau de la capitale du pays. La seule source d’eau potable de Damas, Aïn al-Fijah, a été libérée vendredi soir par les troupes gouvernementales.

« Les 13 et 14 janvier 2017, des équipes d’ingénieurs ont procédé à la réparation de la station de captation d’eau d’Aïn al-Fijah après des négociations avec le commandement des formations armées illégales. La station est hors service depuis début janvier 2017 suite à un acte terroriste. Les autorités comptent rétablir prochainement l’approvisionnement de Damas en eau », a ajouté le centre russe.

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201701151029598673-syrie-terroristes-depart-damas/



15 jours après la trêve, à quoi ressemble l’Est d’Alep ?

 16.01.2017

 

Les deux tiers de la partie Est de la ville ont été détruites essentiellement dans les affrontements de ces deux derniers mois, sous les bombes des forces loyalistes et russes. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, fin décembre, les armes se sont tues. Reportage d'Alice Serrano.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amri, à droite, devrait rouvrir sa supérette cet été. Elle n’a pas résisté aux bombardements de ces deux derniers mois, comme une grande partie du quartier d’ailleurs.• Crédits : Gilles Gallinaro - Radio France

 

A peine deux semaines après la fin des combats, Alep-Est retrouve à certains endroits un semblant de vie. Cinq écoles ont rouvert. Alice Serrano et Gilles Gallinaro se sont rendus dans l’une d’elles, dans le quartier de Sakhoual.

L’armée découvre des agents chimiques d’origine saoudienne dans la vieille ville d’Alep

 

16 janvier  

Gouvernorats / Une unité de l’armée arabe syrienne a découvert des agents chimiques d’origine saoudienne dans un dépôt des réseaux terroristes dans la vieille ville d’Alep.

Le correspondant de SANA à Alep a affirmé que les agents chimiques saoudiens sont du soufre, du chlore, et des matières premières pour les granules en plastique.

Le correspondant a ajouté que les terroristes utilisaient ces agents pour la fabrication des explosifs pour viser les quartiers à Alep.

Par ailleurs, une source militaire a indiqué à SANA que des unités de l’armée avaient détruit 4 véhicules, dotés de mitrailleuses, un véhicule chargé d’armes et de munitions et un certain nombre de motocycles des terroristes de “Daech” et avaient abattu plusieurs parmi eux dans les deux villages d’Om Mara et Deir Hafer dans la périphérie de l’académie aérienne à l’est de la ville d’Alep.

Dans la banlieue de Deir Ezzor, des unités de l’armée, soutenues par les avions de combat, ont porté des frappes aux positions fortifiées des terroristes du réseau «Daech» dans plusieurs quartiers à Deir Ezzor et dans sa banlieue.

Une source militaire a déclaré à Sana que les frappes, qui ont été portées aux regroupements des terroristes dans le mont de Tharda, à Bou Omar, à Mrei’iya, à Begheiliya, à Husseiniya , à Jafra, à Hweijet Saqer, à Hossan et à Ruchdiya, s’étaient soldées par la destruction d’un véhicule piégé et des positions des terroristes et par élimination de nombreux parmi eux.

Le correspondant de Sana dans la ville a indiqué qu’une unité de l’armée avait observé dans la zone de Tell Brouk un drone portant des substances très explosives et qui se dirigeait vers l’un des points de contrôle militaire, et l’avait détruit avant d’atteindre ses objectifs.

Dans la banlieue est de Homs, une source militaire a fait savoir à SANA que des unités de l’armée avaient neutralisé de nombreux terroristes de “Daech” et détruit 10 véhicules dotés de mitrailleuses lourdes avec les terroristes qui étaient à bord au nord de la brigade abandonnée, à Be’r Fawaara et à Hajjar à l’ouest de Palmyre.

En outre, le correspondant de SANA à Homs a indiqué que l’armée de l’air syrienne avait mené des raids sur les rassemblements des terroristes du “Front Nosra” au nord du village d’Ezz Eddine dans la banlieue nord de Homs.

“Les raids se sont soldés par l’élimination de plusieurs éléments du réseau précité et par la destruction d’un lance-roquettes et d’un véhicule doté d’une mitrailleuse de calibre 23 mm qui étaient en leur possession”, a-t-il ajouté.

Razane / L.A. / A. Chatta

source: http://sana.sy/fr/?p=79279

 

 

Daech a trouvé le talon

d’Achille des chars

allemands Leopard 2

Les terroristes de Daech ont fait tomber le mythe d’invincibilité des chars d’attaque de fabrication allemande Leopard 2 en détruisant une dizaine de ces blindés lors d’une bataille contre les troupes turques dans la ville syrienne d’Al-Bab.

Le groupe terroriste Daech semble avoir trouvé le talon d’Achille des chars de fabrication allemande Leopard 2, utilisés depuis plusieurs décennies lors d’opérations militaires un peu partout dans le monde et réputés invulnérables, annoncent les médias allemands.

Les terroristes ont détruit une dizaine de Leopard-2A4 de l’armée turque en Syrie en profitant d’un défaut de construction de ce blindé, d’après des messages Twitter et des images publiées sur Internet. Ces informations n’ont pas encore été officiellement confirmées, mais les experts ne les mettent pas en doute.

Selon eux, Leopard-2A4 est conçu pour des duels frontaux, mais il est moins bien protégé contre les attaques latérales.

À Al-Bab, les Leopard 2 turcs se sont retrouvés sous le feu d’obus antichar de fabrication russe qui perçaient sans problème leurs tourelles sur les flancs et par derrière, affirme le magazine Focus. Les experts estiment que l’armée turque n’a pas fait un bon usage des chars.

Selon eux, les Leopard vieux de 30 ans ne sont pas adaptés aux combats de rue et il faut les doter de systèmes de protection dynamique et d’éléments munis d’explosifs.

Mais les plaques blindées supplémentaires rendront le char trop lourd. Le blindage réactif, qui réagit à l’impact d’un obus pour en réduire les dommages sur le char protégé risque de blesser les soldats qui se trouvent à côté du char.

Source: Sputnik

 

 

Les rebelles syriens en

contact avec Tsahal

Un soldat des forces des Nations unies surveille le côté syrien du plateau de Kuneitra, depuis un point d'observation situé sur les hauteurs du Golan, le 29 août. 

Photo Ronen Zvulun. Reuters

 

Les forces de l’ONU postées sur le plateau du Golan ont observé un dialogue et des transferts de matériel.

Silence et embarras. Habituellement prompts à saisir la balle au bond - surtout lorsqu’ils sont en campagne électorale -, les responsables israéliens ne réagissent pas à la publication de plusieurs rapports rédigés par la Fnuod (une force de Casques bleus stationnée sur le plateau du Golan depuis 1974) décrivant la situation sur le terrain. Car ces documents confirment que des officiers de l’Etat hébreu entretiennent des contacts suivis avec certains des groupes rebelles combattant le régime d’Al-Assad. Parmi lesquels des islamistes du Front al-Nusra, la branche syrienne d’Al-Qaeda.

Soins. Certes, depuis 2013, la porte-parole de Tsahal publie régulièrement des communiqués affirmant que des civils et des rebelles syriens blessés sont hospitalisés de l’autre côté de la ligne de démarcation. A partir de 2014, Israël a d’ailleurs autorisé plusieurs équipes de télévision à interviewer ces personnes - uniquement des civils - et à filmer une partie des soins qui leur étaient prodigués dans les hôpitaux de Haïfa, de Tibériade et de Safed.

Mais les rapports de la Fnuod adressés aux quinze membres du Conseil de sécurité sont d’une autre facture que cette opération de propagande : ils révèlent que les rencontres entre militaires israéliens et rebelles syriens sont quasi quotidiennes depuis au moins dix-huit mois. Ces notes d’observation démontrent qu’un dialogue s’est instauré entre les deux parties le long de la ligne de séparation entre la Syrie et la partie du Golan occupée par Israël. Du 1er mars au 31 mai 2014, les Casques bleus ont ainsi comptabilisé 59 réunions.

Dans la foulée, ils ont constaté qu’en certaines occasions, Tsahal transfère des caisses aux rebelles, comme ce fut le cas le 10 juin. Que contenaient-elles ? Mystère. A deux occasions la Fnuod a aussi observé que des officiers israéliens faisaient pénétrer des rebelles en bon état de santé sur le territoire de l’Etat hébreu. Où se rendaient-ils ? Pour discuter avec qui ? Dans ce cas également, il n’y a pas de réponse. La majorité des contacts observés se sont déroulés à proximité d’un poste de la Fnuod surnommé «Point 85». Ce n’est plus le cas aujourd’hui puisque la situation militaire s’est dégradée sur le Golan et que les Casques bleus y sont moins présents depuis l’enlèvement de 45 d’entre eux par le Front al-Nusra entre le 28 août et le 10 septembre.

Rumeurs. Les médias contrôlés par le régime syrien accusent régulièrement les rebelles d’être «aux ordres de l’occupant sioniste». Dans les milieux israéliens du renseignement, des rumeurs selon lesquelles l’Etat hébreu aiderait certains groupes combattants de façon active circulent également depuis le début de la guerre civile syrienne. Des cours de formation et des livraisons d’armes ont parfois été évoqués, mais rien n’a jamais été démontré.

 

 

La situation en Syrie est bien plus positive que ce qu’on nous présente en Occident

La situation en Syrie paraît bien plus positive et porteuse d’avenir que les politiques et les médias occidentaux veulent nous le faire croire. En voici deux exemples : A la fin de l’année un groupe de députés français, qui avait aussi visité la Crimée, était à Alep pour un entretien avec le président syrien Bachar al-Assad.

A leur retour, le chef de la délégation et ancien ministre des transports français Thierry Mariani a fait part de la situation effective de la ville d’Alep libérée.

« Lorsque je suis allé à Alep, je m’attendais à trouver une ville entièrement détruite et une population anéantie. Et qu’avons-nous vu en réalité ? 15 % de la ville est détruit, 20 % est gravement endommagé, ce qui veut dire que 65 % a été épargné. » La ville n’est pas « rasée », loin s’en faut, contrairement à ce qu’on peut comprendre dans les médias occidentaux, a précisé le politicien français. « J’ai pensé que la population avait vraiment été entièrement anéantie. Alep compte 3,5 millions d’habitants. Durant ces événements tragiques ce sont 35 000 civils qui ont perdu la vie. 35 000 c’est terrible, c’est trop. Je ne voudrais pas minimiser ces pertes. Mais nous devons évaluer ces chiffres qui sont loin de correspondre à un « total anéantissement de la population » comme on veut nous le faire croire. Lorsqu’on vient à Alep, on voit que la vie continue. Il faut avoir vu l’enthousiasme des personnes lors du culte dans l’église arménienne pour comprendre que c’est ainsi. »

On peut résumer ainsi l’estimation de la situation à Alep par la délégation française : « Nous avons trouvé à Alep une situation qui est loin de correspondre à ce que les médias occidentaux voudraient bien nous faire croire. » C’est pourquoi le temps est venu que plus d’observateurs, de journalistes et de politiques aillent visiter la ville, au lieu de lire le journal français Le Monde dans les quartiers élitistes de Paris, et avant que les médias nous racontent de nouveau quelque chose qui ne correspond pas à la réalité. Alep est une ville martyre, une ville qui souffre. Aujourd’hui cette ville peut à nouveau respirer car tout est fini, a dit le parlementaire français.

Il y a peu, l’armée arabe syrienne a réussi à libérer Alep des mains des terroristes. En Syrie il y aurait beaucoup de Français mais aussi beaucoup de Syriens qui parlent français qui malgré les promesses de Paris ne reçoivent pas de soutien du gouvernement français. Dans la discussion avec les parlementaires, Assad a clairement dit : « J’aimerais que la France change sa position. »

« Le plus important aujourd’hui, c’est de trouver la paix. Quel que soit notre comportement envers Assad, par amour pour la paix, nous devons arriver à un accord avec lui. » C’est ce qu’a affirmé le chef de la délégation et ancien ministre des transports français Thierry Mariani.

Une fois de plus l’actuel président Bachar al-Assad a démontré que les efforts du gouvernement syrien pour la paix sont bien plus positifs que ce que l’Occident nous présente. En effet lors de la rencontre avec la délégation de parlementaires français, il a déclaré sa disposition à négocier avec 91 groupes d’opposition armée, à l’exclusion des groupes terroristes EI et Jabhat Fatah al-Cham.

Le 8 janvier 2017 l’agence de presse nationale syrienne SANA a fait savoir que Assad a critiqué le soutien apporté à ces groupes par le gouvernement français : « Avec le soutien des groupes terroristes, la politique actuelle du gouvernement de Paris contribue à une escalade de la situation en Syrie. Les groupes terroristes ne sont pas seulement une menace pour les populations de la région mais aussi pour les populations des pays occidentaux. Cela ne peut être dans l’intérêt d’aucun peuple, y compris le peuple français. »

Ces exemples de contre voix expliquent une fois de plus combien il est important de remettre en question les informations unilatérales de l’Occident, qui de façon évidente sont dirigées par des intérêts cachés. Dans notre émission en allemand du 3 janvier 2017, (LIEN : kla.tv/ 9658) le député national autrichien Robert Lugar a exprimé sa conviction que les médias diffusent le contraire de ce qui se passe effectivement en Syrie.

Sources / Liens : https://de.sputniknews.com/politik/20170108314036385-aleppo-westen-propaganda-franzoesische-parlamentarier/
http://parstoday.com/de/news/middle_east-i22102-assad_ist_zu_verhandlung_mit_91_bewaffneten_oppositionsgruppen_bereit

via: https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

 

 

La clique de Yann Barthès traite le courageux humanitaire Pierre Le Corf…de propagandiste professionnel

Je tiens à rendre hommage personnellement à Pierre le Corf qui, non content d’exercer une activité humanitaire remarquable en territoire de guerre, met sa vie en péril en dénonçant les mensonges médiatique en Syrie. Pour couronner le tout, il se fait désormais insulter par ces soi-disant journalistes peu scrupuleux qui donnent la parole à des proches de combattants de l’ASL qui enfument les Français depuis des mois.

Je rappelle que l’ASL est alliée de longue date à al Nosra, qu’elle décapite ses opposants ou les font chanter en tuant leurs enfantsse sert de femmes comme boucliers humains et qu’elle a prêté allégeance à daesh en 2015. Voilà les sources privilégiées de nos médias et ils osent traiter Le Corf de propagandiste. C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

P.S: Lisez bien la dernière phrase du message d’Hugo Clément. C’est à mourir de rire.

 

Le député Jean Lassalle, candidat à la présidentielle 2017 a dénoncé à son tour les mensonges des médias en Syrie, accusés de « TROMPER ET TRAHIR LE PEUPLE FRANÇAIS ». Lui au moins a pris la peine de faire le déplacement. Evidemment, aucun autre média ne l’a invité pour en parler et aucun n’a relayé ses propos.

 Observez bien comment le journaliste de LCI tente de manipuler l’entrevue à coup de « comme beaucoup disent » ou « certains vont dire » pour masquer son parti pris et distiller son venin « ni vu ni connu ».

 

Fawkes

Vidéo amicale initialement …

 

Pierre Le Corf, un français humanitaire à Alep en Syrie est en colère d’avoir été traité de « propagandiste professionnel » (voir capture d’écran ci-dessous) par Hugo Clément, propagandiste journaliste professionnel qui travaille pour l’émission « Quotidien » de Yann Barthès sur TMC, pour avoir émis quelques réserves sur une interview d’Hugo Clément d’un dénommé Ismaël présenté comme un innocent civil d’Alep alors qu’il est membre de l’ASL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le message de Pierre Le Corf à Y. Barthès et H. Clément :

Alors là, NON, là ça me dépasse, le Quotidien avec Yann Barthès Hugo Clément. Vous répondez à certaines personnes mais pas à moi, en plus de me qualifier de « propagandiste professionnel  » quand je fais un peu de balance dans vos propos?? (À la suite de cet article 

https://www.facebook.com/pierrelecorf/posts/10155074927499925) Mais merde, vous savez une guerre ce n’est pas des bons et des méchants, pas de bonne guerre, je vous avais envoyé une vidéo amicale à laquelle pas de réponse non plus, je la poste ici donc.

Je suis humanitaire, j’aide et construit des moyens d’aider ici, en amont, j’ai aussi la responsabilité de dénoncer ce qui arrive et qui motive l’aide humanitaire sur place, des gens qui meurent tous les jours et vivent au milieu de ruines, sont détruits à l’intérieur. Je n’ai jamais fait le déni d’un côté ou de l’autre, au contraire.

Comme je vous l’ai écrit, alors parce que je parle des deux côtés de la pièce et particulièrement du côté que l’on a effacé, où on a effacé des dizaines de milliers de morts par les attaques terroristes je suis un propagandiste? Donc les gens qui sont morts ici n’existent pas??? N’ont de valeur que les morts des « médias reconnus »??

Et non ce n’est pas une ville ou tout le monde est armé, seulement les terroristes d’un côté (et non pas des apporteurs de liberté) ou l’armée, l’armée libre aujourd’hui mène son combat aux côtés des groupes Djihadistes. Vous saviez donc pour l’ASL. Monsieur Clément, ce n’est pas faire le déni des affrontements que de dénoncer ça, que de dénoncer que vous prétendez donner la parole à un « civil lambda » alors que vous donnez la parole à un homme qui, vous êtes au courant en plus, est proche des combattants et terroristes. Monsieur, je vous invite à venir ici, venez interviewer les civils qui étaient de L’Ouest et ceux qui étaient de l’Est, ils sont ici à recommencer leur vie doucement.

Si moi j’arrive à vivre ici pour aider les gens, que des journalistes du monde entier se déplacent, pour ou contre le gouvernement, et obtiennent tous des visas, pourquoi ne venez-vous pas? Vous me tirez à boulet rouge dessus parce que je ne dis pas la même chose que vous? Mon témoignage est celui des Syriens qui vivent ici, ceux des gamins dans toutes mes classes, ceux des familles réfugiées mais le « Quotidien » détient la vérité absolue? Je suis déçu de cette réponse indirecte, de votre positionnement insultant pour le mal que je me donne ici, relégué aux ordures selon vos normes, si ces normes sont celle de mon pays alors j’ai honte.

Certains médias ont joué ce jeu-là avec moi, essayant de me faire taire et de me décrédibiliser, me faisant passer pour un clown, assurant que je travaille pour le gouvernement syrien, finalement mettant ma vie en danger en me désignant comme une cible, ce qui me valut quelques messages bien sympathiques de personnes qui veulent mettre ma tête dans leur salon ou sur youtube, je trouve ces méthodes non seulement détestables mais aussi irresponsables quand on sait que je vis en zone de guerre.

C’est tellement facile de qualifier de propagande tout ce qui ne plaît pas, oui je commence à avoir l’habitude mais je continue pour les gens qui sont ici et que j’aide tous les jours, ces gens qui ont vécu l’enfer sous les bombes des avions ou des roquettes des terroristes à cause de personnes qui n’ont fait qu’encourager la guerre, la mort, et ce certainement pas au service de l’humain.

Pour aider l’ONG de Pierre Le Corf : WE ARE SUPERHEROES

Plus de détail sur l’affaire Pierre Le Corf: les témoignages biaisés ont légitimé la guerre au quotidien

Source: http://www.fawkes-news.com/2017/01/la-clique-de-yann-barthes-traite-le.html

 

La Russie est en train de modifier sa tactique en Syrie

Le 10 Janvier 2017, la Russie a déployé en Syrie 12 chasseurs-bombardiers Su-25 SM3, détectés par les satellites de reconnaissance occidentaux. Et il est probable qu’au moins 48 à 52 autres Su-25 SM3 soient envoyés en Syrie dans les prochaines semaines. C’est un signal que la Russie est en train de changer de tactique dans la lutte contre les terroristes islamistes et qu’il est prévu une grande échelle offensive terrestre par l’armée arabe syrienne. [[1]]

Le Su-25 a été modernisé en plusieurs étapes donnant les Su-25 SM / SM2 / SM3, la dernière modernisation ayant eu lieu en 2013. Environ 150 avions Su-25 modernisés (SM3/UBM2), ainsi que 120 autres Su-25 modernisés sont entrés en dotation des forces aériennes russes. L’avion est propulsé par deux moteurs RD-195 avec une poussée de 4500 kgf et a une vitesse maximale de 975 km / h.

Fait intéressant, avec la tentative d’imposition d’un cessez-le en Syrie le 27 Février 2016, la Russie a retiré de la Syrie la presque totalité de ses 15 Su-25SM3. Les avions étaient âgés de plus de 20 ans et avaient effectué plus de 200 heures de vol en Syrie, et ont été soumis à un contrôle dans les usines de réparation aéronautique en Russie. Une nouvelle opération offensive de l’armée arabe syrienne servira à la fois à libérer le territoire national des mercenaires islamistes et à tester de nouveaux équipements et entrainer l’armée russe dans des conditions réelles de combat, pour défendre la Russie d’une invasion de l’OTAN [[2]].

En quoi consiste le changement de tactique de la Russie dans la lutte contre les terroristes islamistes en Syrie ?

Jusqu’à présent, la Russie avait attaqué des cibles en Syrie avec des missiles de croisière lancés à partir de sous-marins, de navires de surface et de bombardiers à longue portée. D’autre part, les bombardiers tactiques russes opérant à partir de la base syrienne de Hmeymim, ont exécuté des missions prévues à l’avance après que les avions de reconnaissance sans pilote aient localisé les cibles, des heures ou des jours auparavant. En règle générale, ces cibles avaient un faible taux de mobilité, situées à une distance de sécurité suffisante des civils et des troupes de l’armée arabe syrienne. Les avions russes n’étaient armés chacun que de deux bombes ou missiles air-sol guidés par faisceau laser, GPS et Caméra TV/IR, les bombardements s’effectuant à une altitude de 8 000-10 000 m.

 

Le changement de tactique de la Russie en Syrie signifie que les avions russes seront obligés d’effectuer, presque exclusivement, des missions de soutien rapproché (CAS-close air support) afin de créer des brèches dans la défense des mercenaires islamistes, nécessaires à une avance rapide des troupes syriennes. L’avion Su-25 SM3 est le mieux adapté pour de telles missions. La plupart des missions de soutien rapproché doivent être effectuées la nuit, sans informations détaillées reçues à l’avance des avions de reconnaissance sans pilote. Ils opèrent en longues patrouilles à grande altitude dans les zones situées au-dessus du territoire des islamistes grâce à la procédure « chasse de cibles ». Une fois l’objectif identifié, le pilote lance la procédure d’attaque contre lui.

Toutefois, les missions d’appui rapproché nécessitent une coordination parfaite dans l’espace et le temps avec des soldats au sol, ce qui implique l’utilisation d’officiers russes spécialisés dans le guidage des avions Su-25 SMT et indiquant les cibles situées au sol en première ligne. Tout d’abord, ils identifient leur position aux pilotes effectuant le soutien rapproché par radio et, de nuit, par un dispositif de faisceau laser invisible, détecté par des capteurs électro-optiques à bord de l’avion russe. Puis les officiers chargés du guidage indique les cibles marquées qui devront être frappées avec le même dispositif de faisceau laser. Cela fournit une précision maximale de frappe pour les cibles mobiles du type des camionnettes Toyota armées de mitrailleuses ou des équipes de tireurs d’élite, ou encore les points d’appui des islamistes situés sur les étages inférieurs des bâtiments.

Le système optoélectronique SOLT-25 (avec des capteurs laser, Caméra et IR) monté dans le nez sert à la navigation FLIR et par satellite (GLONASS), et à trouver et identifier des cibles au sol de nuit et à grande altitude. Pour attaquer des cibles, le Su-25 SM3 dispose d’un centre de guidage de tir PrNK-25SM Bars qui utilise le système optoélectronique SOLT-25 et un télémètre avec un équipement de marquage laser pour diriger la précision des armes. Dans la procédure de « chasse de cibles », on utilise rarement des bombes guidées ou de petit calibre, la plupart sont des missiles non guidés, ou bien on utilise le canon de bord. Le Su-25 SM3 dispose d’un canon rotatif à double fût de type GSH-30-2, de calibre 30 mm, avec une cadence 2000 projectiles/minute, utilisant des projectiles perforants -incendiaires, explosifs – incendiaires et AP-T (Armour-Piercing Tracer) avec un noyau de tungstène.

Le Su-25 SM3 dispose en plus de 10 points d’accrochage dans les ailes et le fuselage, qui peuvent prendre des réserves supplémentaires d’armes pesant 4340 kg. Dans la procédure de « chasse de cibles » le Su-25 M3 est équipé de 8-10 blocs UB-32/57, armés chacun de 32 roquettes S-5M/K de calibre 57 mm, ou de blocs B-8M1, B-13L, PU-O-25, armé de roquettes de calibre 80 mm, 122 mm et 266 mm. L’attaque consiste à tirer en salves les projectiles du canon ou les roquettes en piqué selon un angle de 15-30 degrés à partir d’une altitude de 1000-3000 m. La procédure de « chasse de cibles » permet d’exécuter plusieurs attaques sur des cibles différentes.

Seulement, bien qu’elles soient plus efficaces que les bombardiers prévus à l’avance, les missions de soutien rapproché sont extrêmement risquées, puisque, en dessous de l’altitude de 5000 m, tous les avions sont vulnérables aux missiles portables (MANPAD) et, au-dessous d’une altitude de 3000 m, ils sont vulnérables aux mitrailleuses lourdes et aux canons de calibre 12.7, 14.5, 23 et 30 mm, dont sont équipés les mercenaires. L’avion russe Su-25 est l’équivalent de l’A-10 américain, tous deux disposants d’un blindage de titane pesant 500 kg, avec une épaisseur de 15 à 30 mm pouvant résister aux projectiles de calibre 23 mm, et un blindage en fibre de carbone (qui retient les produits de fragmentation résultant d’explosion de projectiles).

Pour se protéger contre les missiles sol-air, le Su-25 SM3 est équipé du système Vitebsk-25, similaire au système Spectra ESM qui équipe l’avion français Rafale. Il détecte le cadrage de l’avion par un radar ennemi, en calcule l’azimut et le type, puis actionne le brouillage sur plusieurs fréquences, en utilisant un équipement intégré, le L-370-3S. Le système Vitebsk-25 protège l’avion Su-25 SM3 contre des missiles guidés dans le spectre IR ou laser, par un sous-système de pièges thermiques  de type APP-50, y compris contre les missiles portables sol-air (MANPAD).

 Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

[1] Comment pourrait se terminer le conflit en Syrie en 2017 ? (http://reseauinternational.net/comment-pourrait-se-terminer-le-conflit-en-syrie-en-2017/).

 

[2] Qu’est-ce qui a poussé la Russie à intervenir en Syrie ? (http://reseauinternational.net/quest-ce-qui-a-pousse-la-russie-a-intervenir-en-syrie/).

Bachar al-Assad : Après Hollande, les Français sont-ils plus en sécurité ?

Par Sayed Hasan 

Interview du Président syrien par des médias français, le 9 janvier 2017

 

Source : http://sana.sy/en/?p=97969

 

 

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question 2 : Monsieur le Président, vous avez dit qu’Alep constitue une victoire majeure pour la Syrie, et un tournant majeur dans la crise. Que ressentez-vous lorsque vous voyez les photos des centaines de civils qui ont été tués durant les bombardements et la dévastation de la ville ?

 

Bachar al-Assad : Bien sûr, il est très douloureux pour nous, en tant que Syriens, de voir une quelconque partie de notre pays détruite, ou de voir tout sang répandu où que ce soit, c’est évident, c’est une réalité d’ordre émotionnel, mais pour moi en tant que Président ou en tant qu’officiel, la question (qui se pose) pour le peuple syrien (est celle-ci) : Qu’est-ce qu'il va faire ? Qu’est-ce que je vais faire ? Il ne s’agit pas des sentiments. Les sentiments vont de soi, comme je l’ai dit. (La question est) comment nous allons reconstruire nos villes.

Question 3 : Mais le bombardement d’Alep-Est était-il la seule solution pour reprendre la ville, avec la mort de civils, vos concitoyens ?

 

Bachar al-Assad : Cela dépend du type de guerre que vous recherchez. Recherchez-vous une guerre tranquille, une guerre sans destruction ? Dans toute l’Histoire, je n’ai jamais entendu parler d’une bonne guerre, toute guerre est mauvaise. Pourquoi mauvaise ? Parce que toute guerre entraîne de la destruction, toute guerre entraîne des tueries, c’est pourquoi toute guerre est mauvaise. Vous ne pouvez pas dire « c’est une bonne guerre », même si c’est pour une bonne raison, pour défendre votre pays, pour une noble raison, mais une guerre reste (toujours) mauvaise. Ce n’est pas la (bonne) solution (seulement) si vous avez une autre solution. Mais la question est la suivante : comment pouvez-vous libérer les civils de ces zones de l’emprise des terroristes ? Est-il préférable de les laisser, de les abandonner entre leurs mains, sous leur joug, à leur sort défini par ces terroristes, à savoir la décapitation, le meurtre, tout sauf la présence de l’Etat ? Est-ce le rôle de l’État, de rester passif et de regarder ? Vous devez libérer (ces régions), et c’est parfois le prix à payer, mais à la fin, les gens sont libérés des terroristes. Telle est la question maintenant : sont-ils libérés ou non ? Si c’est le cas, c’est bien ce que nous devons faire.

 

Question 4 : Monsieur le Président, un cessez-le-feu a été signé le 30 décembre. Pourquoi l’armée syrienne se bat-t-elle toujours près de Damas, dans la région de Wadi Barada ?

 

Bachar al-Assad : Tout d’abord, le cessez-le-feu concerne différentes parties, alors pour pouvoir dire qu’il y a un cessez-le-feu viable, il faut que chaque partie cesse de combattre et de tirer, et ce n’est pas le cas dans beaucoup de régions de Syrie, et cela a été rapporté par le Centre d’observation russe du cessez-le-feu. Il y a des violations de ce cessez-le-feu tous les jours en Syrie, y compris à Damas, mais principalement à Damas parce que les terroristes occupent la principale source d’eau de Damas où plus de cinq millions de civils sont privés d’eau depuis trois semaines, et le rôle de l’armée syrienne est de libérer cette zone afin d’empêcher ces terroristes d’utiliser cette eau pour asphyxier la capitale. Voilà pourquoi.

 

Question 5 : Monsieur le Président, Daech n’est pas une partie prenante du cessez-le-feu...

 

Bachar al-Assad : Non.

 

Question 5 (suite) : Avez-vous l’intention de reprendre Raqqa, et quand ?

 

Bachar al-Assad : Permettez-moi de poursuivre (ma réponse à) la deuxième partie de la première question. Ce cessez-le-feu ne concerne pas Al-Nusra et Daech, et la zone dans laquelle nous avons récemment combattu pour la libérer, concernant les sources d’eau de la capitale Damas, est occupée par Al-Nusra et Al-Nusra a officiellement annoncé qu’ils occupent cette zone. Cela ne fait donc pas partie du cessez-le-feu.

 

En ce qui concerne Raqqa, bien sûr, c’est notre mission, selon la constitution et selon les lois, que de libérer chaque pouce de territoire syrien. Il n’y a aucun débat à ce sujet, qui n’est pas à discuter. Mais il s’agit de savoir quand, quelles sont nos priorités, et c’est une question militaire, touchant à la planification militaire, aux priorités militaires. Mais à l’échelle nationale, il n’y a pas de priorité : chaque pouce de territoire (occupé) est syrien, et (sa libération) doit être du ressort du gouvernement.

 

Question 6 : D’importantes discussions auront lieu à Astana à la fin du mois, avec de nombreuses parties syriennes, y compris certains groupes d’opposition, disons. Qu’êtes-vous prêt à négocier directement avec eux, et qu’êtes-vous prêt à négocier pour aider la paix à revenir en Syrie ?

 

 

Bachar al-Assad : Bien sûr, nous sommes prêts, et nous avons annoncé que notre délégation à cette conférence est prête à s’y rendre lorsqu’ils définiront... quand ils auront fixé le moment de cette conférence. Nous sommes prêts à négocier sur tout. Lorsque vous parlez de négociations pour savoir s’il faut mettre un terme au conflit en Syrie ou parler de l’avenir de la Syrie, tout est pleinement ouvert, il n’y a pas de limites pour ces négociations. Mais qui va être là de l’autre côté ? Nous ne le savons pas encore. Est-ce que ce sera une véritable opposition syrienne – et quand je dis « véritable », cela signifie qui ait des racines en Syrie, pas en Arabie Saoudite, en France ou en Angleterre, il doit s’agir d’une opposition syrienne pour discuter des questions syriennes. Donc, la viabilité ou, disons, le succès de cette conférence dépendra de ce point.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question 7 : Êtes-vous-même prêt à discuter de votre poste de Président ? Cela a été contesté.

Bachar al-Assad : Oui, mais ma position est liée à la Constitution, et la Constitution est très claire quant au mécanisme par lequel vous pouvez élire un Président ou vous débarrasser d’un Président. Donc, s’ils veulent discuter de ce point, ils doivent discuter de la Constitution, et la Constitution n’est ni la propriété du gouvernement, ni du Président, ni de l’opposition. Elle doit être la propriété du peuple syrien, donc vous avez besoin d’un référendum pour toute Constitution. C’est un des points qui pourraient être discutés lors de cette réunion, bien sûr, mais ils ne peuvent pas (simplement) dire « nous voulons ce Président » ou « nous ne voulons pas ce Président » parce que le Président est lié aux urnes. S’ils ne veulent pas de lui, remettons-nous en aux urnes. Le peuple syrien (dans son ensemble) doit élire un Président, et pas (seulement) une partie du peuple syrien.

 

Question 8 : Et avec cette négociation, quel sera le sort des combattants rebelles ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Conformément à ce que nous avons mis en œuvre au cours des trois dernières années, parce que nous voulons vraiment avoir la paix en Syrie, le gouvernement a offert l’amnistie à chaque militant qui dépose les armes, et cela a fonctionné. Et ils ont toujours la même option s’ils veulent revenir à la normalité, revenir à leur vie normale. C’est le maximum que vous puissiez offrir, l’amnistie.

 

Question 9 : Monsieur le Président, comme vous le savez, l’élection présidentielle française aura (bientôt) lieu. Avez-vous un favori, avez-vous une préférence pour l’un des candidats ?

 

Bachar al-Assad : Non, parce que nous n’avons de contact avec aucun d’entre eux, et nous ne pouvons pas beaucoup compter sur les déclarations et la rhétorique pendant la campagne électorale, donc nous disons toujours qu’il faut attendre et voir quelle politique ils vont adopter quand ils seront en poste. Mais nous gardons toujours l’espoir que la prochaine administration, le prochain gouvernement ou le prochain Président veuillent considérer la réalité de la situation, se déconnecter de la politique (actuelle qui est) déconnectée de notre réalité. C’est notre espoir, et ils pourraient (alors) œuvrer pour l’intérêt du peuple français, parce que la question que doivent maintenant se poser, après six ans, les citoyens français, est celle-ci : vous sentez-vous plus en sécurité ? Je ne pense pas que la réponse soit oui. Le problème de l’immigration a-t-il amélioré la situation dans votre pays ? Je pense que la réponse est non, que ce soit en France ou en Europe. La question est maintenant : quelle en est la raison ? C’est la question que la prochaine administration, le prochain gouvernement ou le prochain Président devront traiter pour faire face à notre réalité, et non pas à leur imagination comme cela s’est produit au cours des six dernières années.

 

Question 10 : Mais l’un des candidats, François Fillon, n’a pas la même position que la position officielle. Il voudrait rétablir le dialogue avec la Syrie. Pensez-vous que son élection – s’il est élu – pourrait changer la position de la France sur la Syrie ?

 

Bachar al-Assad : Sa rhétorique au sujet des terroristes, ou disons la priorité de la lutte contre les terroristes et non l’ingérence dans les affaires d’autres pays, est la bienvenue, mais nous devons être prudents, car ce que nous avons appris dans cette région au cours des dernières années, c’est que beaucoup d’officiels disent quelque chose et font le contraire. Je ne dis pas que M. Fillon ferait cela. J’espère que non. Mais nous devons attendre et voir, parce qu’il n’y a pas de contact. Mais jusqu’ici, s’il met en œuvre ce qu’il a dit, ce sera très bien.

 

Question 11 : Appréciez-vous François Fillon comme politicien ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Je n’ai pas eu de contact avec lui ni de coopération, donc tout ce que je pourrais dire maintenant ne serait pas très crédible, pour être franc avec vous.

 

Question 12 : Y a-t-il un message que vous souhaitez adresser à la France ?

 

 

Bachar al-Assad : Je pense que si je voulais m’adresser aux politiciens, je dirais cette chose évidente : vous devez œuvrer pour l’intérêt des citoyens syriens, mais depuis six ans, la situation va dans l’autre sens, parce que la politique française a nui aux intérêts français. Donc pour le peuple français, je dirais que les médias dominants ont échoué (manqué à leurs devoirs) dans la majeure partie de l’Occident. Leur récit a été démystifié en raison de la réalité, et vous avez les médias alternatifs, vous devez rechercher la vérité. La vérité a été la principale victime des événements au Moyen-Orient, y compris en Syrie. Je demanderais à tout citoyen en France de rechercher la vérité, l’information véritable, à travers les médias alternatifs. Lorsqu’ils rechercheront ces informations, ils pourront être plus efficaces face à leur gouvernement, ou du moins ne pas permettre à certains politiciens de fonder leur politique sur des mensonges. C’est ce que nous pensons être la chose la plus importante au cours des six dernières années.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question 13 : Monsieur le Président, votre père a été Président de la Syrie à vie. Envisagez-vous la possibilité de ne plus être le Président, un jour ? [sic]

 

Bachar al-Assad : Oui, cela dépend de deux facteurs : le premier est la volonté du peuple syrien. Veulent-ils que cette personne soit Président ou non ? Si je veux être Président alors que le peuple syrien ne me veut pas, même si je gagnais les élections, je n’aurais pas de soutien fort, je ne pourrais rien faire, surtout dans une région complexe comme la Syrie. Vous ne pouvez pas être simplement élu Président, cela ne fonctionne pas, vous avez besoin de soutien populaire. Sans cela, je ne pourrais pas réussir. Donc, dans ces conditions, il n’y aurait aucun sens à être Président.

 

Le second : si j’ai le sentiment que je veux être Président, je vais me présenter, mais cela dépend du premier facteur. Si je sens que le peuple syrien ne veut pas de moi, bien sûr, je ne serais pas candidat. Donc, il ne s’agit pas de moi principalement, il s’agit du peuple syrien : me veulent-ils ou non ? Voilà comment je vois les choses.

 

Question 14 : Dernière question : Donald Trump doit être nommé Président des États-Unis dans moins de deux semaines. Il a été clair sur le fait qu’il veut améliorer les relations avec la Russie, qui est l’un de vos principaux alliés...

 

Bachar al-Assad  : Oui, exactement.

 

Question 14 (suite)  : Considérez-vous... Pensez-vous que cela changera la position des États-Unis envers la Syrie ?

 

Bachar al-Assad : Oui, si vous voulez parler de façon réaliste, parce que le problème syrien n’est pas isolé, ce n’est pas seulement syro-syrien. En réalité, la plus grande partie... ou disons que la majeure partie du conflit syrien est régionale et internationale. La partie la plus simple à traiter est la partie syro-syrienne. La partie régionale et internationale dépend principalement de la relation entre les Etats-Unis et la Russie. Ce qu’il a annoncé hier était très prometteur, s’il y a une authentique approche ou initiative visant à améliorer la relation entre les États-Unis et la Russie, cela affectera tous les problèmes dans le monde, y compris la Syrie. Donc, je dirais que oui, nous pensons que c’est positif en ce qui concerne le conflit syrien.

 

Question 14 (fin)  : Qu’est-ce qui est positif ? [sic]

 

Bachar al-Assad : La relation, l’amélioration de la relation entre les Etats-Unis et la Russie se reflétera positivement sur le conflit syrien.

 

Journalistes : Merci beaucoup.

 

 

 

Qu’est-ce qui a poussé la Russie à intervenir en Syrie ?

 

Le décryptage des raisons de l’implication de la Russie dans le conflit en Syrie continue d’avoir de nombreuses inconnues. La première inconnue est, que, alors que les avions russes en Syrie pourraient embarquer 8 à 24 missiles ou bombes, ils n’étaient armés que de deux bombes ou missiles, tous «intelligents» (KAB-250 S/LG, KAB-500 L/Kr, KAB-1500 L, KAB-1500 Kr, Kh-29 L/T , Kh-25 T), guidés par faisceau laser, GPS et TV/IR. L’écart de précision probable de ces armes est de 2-5 m. Une autre inconnue est que les avions de chasse-bombardiers russes ont été maintenus parfois pendant une heure dans la zone de service aérienne, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de zone civile syrienne au niveau de la cible. Rappelons que les bombardiers B-52 américains ont enterré dans un tapis de bombes, les combattants vietnamiens ainsi que les zones habitées autour d’eux par les avions américains -1 Skyrider, F-100, F-105, F-4, F-8, A-4, A-6, A-26, B-57, et ont lancé des milliers de réservoirs de napalm sur les villages vietnamiens. La méthode utilisée par les Russes en Syrie est celle qu’utilise l’aviation d’un état uniquement dans le cadre des opérations de défense de son propre territoire.

 

 

Une autre inconnue est la raison pour laquelle la Russie n’a décidé d’intervenir qu’en Octobre 2015 après plus de quatre ans de guerre en Syrie, où 75% du territoire national avait été occupé par les islamistes. En Février 2014, un coup d’Etat a eu lieu en Ukraine, soutenu par l’Occident, connu sous le nom Euromaïdan suivie par le rattachement de la Crimée à la Russie par un référendum en Mars 2014, et le déclenchement de la guerre civile dans l’est de l’Ukraine. Les États-Unis, l’Union Européenne et les états fidèles aux Etats-Unis ont mis en place contre la Russie un embargo économique. En Septembre 2014, au sommet du Pays de Galles, l’OTAN a décidé de développer de nouvelles capacités de défense aux frontières de la Russie. Cela s’est concrétisé plus tard par le déploiement de la 3ème Brigade de chars de la 4ème Division de l’armée américaine dans les pays baltes et en Pologne (87 chars Abrams M1A1, 20 obusiers automoteurs M109A6 Paladin, et 136 véhicules de combat d’infanterie M2 Bradley). S’y ajoute la 10ème brigade de l’aviation (50 hélicoptères UH-60 Black Hawk, 10 gros hélicoptères de transport CH-47 Chinook et 24 de hélicoptères d’attaque AH-64 Apache).

 

Pendant les guerres du Golfe, l’armée américaine a généralisé un nouvel algorithme de reconnaissance et de frappes pour une pénétration stratégique en profondeur dans les  défenses de l’ennemi. Après que l’US Air Force ait établi la suprématie aérienne, les chasseurs-bombardiers américains ont entrepris la neutralisation, avec une grande précision, des blindés irakiens positionnés sur des lignes fortifiés de contre-attaque et des lignes de contre-offensive disposées en échelons avec de grandes unités de réserve de tactique opérationnelle. Simultanément, des hélicoptères d’attaque des troupes au sol et les Marines ont réussi, avec des batteries d’obusiers automoteurs M109A6 Paladin de calibre 155 mm, à neutraliser les groupes d’artillerie des brigades et divisions ennemies, ainsi que les moyens d’alimentation des chars adverses du premier échelon de défense de l’armée irakienne.

La localisation avec précision de cibles irakiennes a été réalisée grâce à un programme complexe de reconnaissance de l’armée américaine, basé sur, outre les satellites de surveillance, quatre niveaux ISR (Intelligence, Surveillance & Reconnaissance), destinés à l’acquisition et le traitement des données pour une image complète de situation sur le théâtre des opérations.

·         Le premier niveau, stratégique, est constitué de drones à long rayon d’action RQ-4 A/B Global Hawk et, par la suite RQ-170 Sentinel, ainsi que des avions de reconnaissance avec un équipage U-2, E-8C, RC-135.

·         Le deuxième niveau ISR est représenté par des drones à court et moyen rayon d’action RQ-7 Shadow, RQ-5 Hunter, MQ-1 Predator, MQ-9 Reaper.

·         Le troisième niveau ISR est représenté par des avions à hélices avec un équipage du type Cessna Caravan 208B, C-23A Sherpa, C-12R Horned Owl et C-12 MARSS-II King Ai.

 

·         Le quatrième niveau ISR comprend une flotte d’hélicoptères pour 12 brigades des forces terrestres des États-Unis (OH-58D Kiowa Warrior et AH-64 Apache).

Par l’action combinée des moyens de reconnaissance et de frappe américains, la structure du dispositif de combat irakien s’est désorganisée, créant un large couloir de pénétration pour les unités mécanisées ou de chars. Pour pénétrer en profondeur dans le dispositif de défense et réussir la manœuvre d’enveloppement des flancs, ils ont utilisés très peu les chars M1A2 Abrams, les véhicules de combat d’infanterie M2 Bradley ou les véhicules de combat du Corps des Marine AAV-7A1, étant donné que tous sont sur chenille et ont une vitesse de déplacement faible. Ils ont préféré utiliser un système de transport avec les blindés LAV-25 Stryker (vitesse maximale de 100 km / h), transformés en brigades Stryker.

Une Brigade modèle Stryker comporte 135 transporteurs Stryker et est structurée en trois bataillons d’infanterie (3 compagnies), un escadron de la reconnaissance (3 compagnies) avec 33 transporteurs Stryker et 12 HMMWV, un bataillon d’artillerie (3 batteries de canons autotractés de calibre 155 mm) et un bataillon de soldats pour les opérations spéciales. Depuis 2012, l’armée russe a transformé 7 à 10 brigades motorisées sur le modèle américain Stryker, se basant sur le transporteur blindé amphibie BTR-80 et BTR-82A. Dans les 2-3 prochaines années, les BTR-80/82A seront remplacé par le nouveau VPK-7829 Boomerang.

En Syrie, les chasseurs-bombardiers russes Su-25, Su-24, Su-34 et l’aviation syrienne ont créé des brèches dans les dispositifs de combat des mercenaires en menant des frappes sur les réserves de munitions et de carburant, les matériels de combat mobiles (blindés et pièces d’artillerie autotractées), et également sur les points d’appui fortifiés. Les Hélicoptères d’attaque russes Mi-24V et Mi-28N ont éliminé des dispositifs de défense des mercenaires, les camionnettes Toyota armées de mitrailleuses, de lanceurs et missiles, antichars portables (sur les lignes de contre-attaque), et les véhicules chargés d’explosifs des kamikazes. Grâce aux brèches ainsi créées, les véhicules blindés russes BTR-82A ont été introduits comme éléments avancés en raison de leur plus grande capacité de manœuvre sur terrain sans obstacles et de la puissance de feu des canons de calibre 30 mm montés sur la tourelle. Pour leur protection, les BTR-82A opèrent avec plusieurs chars russes T-90A équipés d’un système actif de protection Shotra rendant inefficaces les missiles antichars américains Tow-2. Il n’est pas exclu que la Russie envoie en Syrie ses nouveaux types de blindés (char T-14 Armata, le véhicule de combat d’infanterie T-15 et Kurganets-25) qui sont dans la phase de test, les blindés les plus avancés à l’heure actuelle.

En Syrie, l’armée russe a créé une puissante composante de la  reconnaissance, le C4I (commandement, contrôle, communications, informatique, information et interopérabilité), un système de reconnaissance et de frappe. La collecte et le traitement de l’information ont été stratifiés à plusieurs niveaux, comme dans le cas de l’armée américaine. Ces niveaux comprennent, outre les satellites de reconnaissance, les avions de reconnaissance avec des équipages de type IL-20M1 et Tu-214R (dont les missions durent plus de 12 heures), des drones (UAV) à petit rayon d’action de type Zala, Yakovlev Pchela-1T et Orlan-10, des drones à grand rayon d’action Dozor 600  et des hélicoptères de reconnaissance et d’attaque Mi-35 et Ka-52.

Etant donné que l’espace aérien syrien est fréquenté, au nord, au centre et à l’est, par les avions de la coalition anti-Etat Islamique dirigée par les Etats-Unis (qui comprend les avions de l’OTAN et les États arabes du Golfe), selon les déclarations du général Philip Breedlove, l’ancien commandant de l’OTAN en Europe, le contingent aéroterrestre russe a créé à l’ouest de la Syrie une zone d’exclusion aérienne (A2/AD bubble), interdisant toute action de l’OTAN. Dans la zone d’exclusion, la Russie a mis en place un ensemble de mesures visant à s’assurer la suprématie dans la guerre radio-électronique (Electronic warfare -EW), menée contre les systèmes de reconnaissance terrestre, aériens et spatiaux de la coalition anti- Etat Islamique.

La région est devenue opaque pour les moyens de reconnaissance de l’OTAN, en raison de l’équipement russe Krasukha-4 qui brouille la surveillance des radars de satellites espions américains de la famille Lacrosse/Onyx, des radars basés au sol, des radars aériens de type AWACS, E-8C, RC135, Sentinel R1 et ceux montés sur des drones RQ-4 Global Hawk, MQ-1 Predator, MQ-9 Reaper. Les avions russes sont équipés de conteneurs de brouillage SAP-518/ SPS-171 et  L-175B Hibini et des hélicoptères Mi-8AMTSh avec des systèmes de brouillage Richag-AV. La Russie a envoyé en Syrie un autre équipement qui peut brouiller et annuler les commandes de vol à distance des drones exécutant des missions de reconnaissance dans l’espace aérien dans l’ouest de la Syrie, ou générer des contre-mesures, dans le spectre visible, infrarouge ou laser, contre les moyens de surveillance optoélectroniques aériens ou spatiaux (IMINT) des Américains. Pour intercepter les avions dans la zone d’exclusion aérienne en Syrie, les Russes utilisent des Su-30 SM et Su-35 ainsi que des systèmes de missiles anti-aériens à grand rayon d’action S-400.

Le déploiement du contingent aéroterrestre russe en Syrie était donc une conséquence de l’agressivité croissante manifestée par l’OTAN près des frontières de la Russie. Il a servi non seulement à soutenir le gouvernement de Bachar al-Assad, mais à poursuivre la préparation des militaires russes en vue de rejeter une invasion de la Russie par l’OTAN. Cela lui permettait également de tester, dans des conditions réelles de combat, les fonctionnalités de certains éléments essentiels du nouveau système stratégique de reconnaissance et de frappe de l’armée russe. Le système a été copié du système américain, et adapté aux conditions spécifiques de l’armée russe, et dont le rôle est de défendre la Russie en cas d’invasion de l’OTAN.

Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

Ce qu’on peut voir à Alep. Surtout, ce qu’on n’y voit pas

Par doctorix 

Nous savions bien que les media nous mentaient à propos de la Syrie. Nous l'avons toujours su. Il aura fallu attendre la libération d'Alep pour entendre le vrai message des Syriens, aussi heureux aujourd'hui que nous le fûmes en 1945, débarrassés du même genre de fléau. Mais cette vérité nous sera réservée, à nous, les lecteurs des media alternatifs (on peut dire des media libres, tant les MMS sont prisonniers de croyances édictées par un petit nombre de salopards).

Cette vérité ne passera ni par nos radios, ni par nos journaux, ni par nos télés, ni par les discours de nos hommes politiques unis par le mensonge, et nous serons les seuls à nous en réjouir avec les Syriens.

On notera le pardon donné par le "boucher de Damas" (! !!) à ses opposants repentis (même s'ils ont commis les pires crimes), au nom de la réconciliation nationale, pour lequel il existe un Ministère Syrien depuis bien longtemps. Quel curieux dictateur ! Bien plutôt un grand Président, j'ose le dire car je ne crois plus à tous ces mensonges d'origine USraélienne, et un grand pays, qui ne méritait pas ce que nous lui avons fait pour quelques misérables dollars.

Rendons hommage aux dizaines de milliers de soldats syriens qui ont donné leur vie et su résister cinq ans à une coalition formidablement hypocrite et crapuleuse dont nous avons eu le déshonneur éternel de faire partie.

Personnellement, je demande pardon au peuple Syrien, parce que mon pays me fait honte.

 

Les habitants d'Alep libérée


Le témoignage d’un photographe européen ayant visité Alep, à la mi-décembre 2016.


 

Par Jan Oberg – Le 29 decembre 2016 – Son blog

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la plupart des médias, des commentateurs et des politiciens occidentaux, cela ne faisait aucun doute : Alep est tombée (de nouveau) aux mains du « régime », du« dictateur ». Ils se sont concentrés sur les civils et les rebelles modérés, comme ils les appellent, tués dans les dernières heures de la bataille autour d’Alep orientale, qui était occupée depuis mi-2012.

J’étais là – autant à l’est qu’à l’ouest d’Alep – quand c’est arrivé. J’étais dans le quartier Hanano d’Alep, sa vieille ville et dans la ville industrielle de Shaykh Najjar.

Je marchais dans les rues et je pouvais parler à n’importe qui et photographier ce que je voulais, personne ne me guidant vers des personnes particulières.

Ces images sont réelles, elles sont authentiques. ( c’est ici et c'est magnifique, NDDoctorix)

Voilà ce que j’ai vu et entendu.

 

Mes photos transmettent ce que j’ai vu aux endroits que j’ai mentionnés. Ni plus, ni moins.

Un bonheur humain débordant après quatre ans de ce que beaucoup considèrent comme« un enfer vécu sous le joug terroriste. » J’ai vu des sourires et des signes de fierté et de victoire, comme ce garçon au-dessus.

J’ai écouté des gens qui expriment leur gratitude à la fois à Bachar al-Assad et au gouvernement, ainsi qu’à Poutine et aux Russes, ces derniers bombardant et envoyant des hôpitaux de campagne, en même temps. Je les ai écoutés dire que la vie était bonne à Alep, avant que les occupants débarquent et commencent à piller et à détruire.

Je me suis joint aux gens dans les restaurants de l’Ouest qui fêtaient, trinquaient à la liberté et parlaient avec soulagement de la façon dont c’est fantastique de ne plus avoir à vivre tous les jours dans la peur. Ils ont été bombardés de temps en temps par des mortiers rebelles et d’autres munitions tirées par les rebelles, je l’ai moi-même vécu pendant ma visite.

Et j’ai vu des victimes de l’occupation de l’Est à qui l’on donnait du pain, des légumes, des bananes et de l’eau. Assis sur des chaises installées sur le trottoir, dégustant du thé et fumant une cigarette. Et parlant sans crainte.

J’ai vu des gens aller d’est en ouest de la ville, dans des bus verts, afin d’obtenir des soins de santé ou de se réunir avec des membres de la famille et des amis – et ceux venant de l’Ouest pour voir ce qui reste ou ne reste plus de leur maison située à l’Est de la ville.

Et j’ai parlé avec de jeunes soldats et des officiers plus âgés, qui étaient fiers d’avoir libéré leurs citoyens et leur ville.

Enfin, j’ai entendu des gens exprimer leur désaccord avec la politique d’amnistie d’al-Assad. Si vous êtes un citoyen syrien et que vous avez combattu contre les vôtres, vous obtiendrez l’amnistie si vous donnez votre arme, répondez à certaines questions et signez un document promettant de ne jamais recommencer. C’est tout. Vous pouvez être réintégré dans la société à nouveau. Ce n’est que s’il y a un procès contre vous, intenté par une famille dont vous avez volontairement tué un membre, que vous serez puni.

Plusieurs personnes, tant des civils que des soldats, m’ont dit qu’ils n’étaient pas d’accord avec cette douce philosophie réconciliatrice voulue par leur président. Certains ont dit que des procédures juridiques étaient nécessaires et que les Syriens qui avaient combattu leur propre peuple et avaient participé à l’occupation de l’Alep orientale méritaient d’être punis. D’autres étaient d’avis qu’ils méritaient de mourir.

Oh oui, et j’ai vu beaucoup de jeunes Syriens, étudiants universitaires en particulier, volontaires pour le Croissant-Rouge, aider les gens dans une situation désastreuse.

Ce que je n’ai pas vu ni entendu

Alep héberge – ou plutôt hébergeait – environ 2 millions de personnes. C’est une immense ville, couvrant 190 kilomètres carrés. Bien sûr, je n’ai pas visité ou traversé tous les quartiers, les rues de l’est ou de l’ouest pendant mes trois jours et demi de présence.

Les rapports médiatiques disant que les rebelles et leurs familles ont été massacrés ou tués dans les derniers jours et heures peuvent être vrais ou pas. Je ne peux pas en juger. Je ne l’ai pas vu et n’ai pas rencontré des gens qui en ont parlé. J’ai interviewé un soldat qui m’a dit que, par principe, l’armée ne tue que lorsqu’elle se bat avec des gens armés. Il m’a assuré qu’il n’avait jamais tué un civil non armé. Je n’ai aucune raison de ne pas le croire – les autres choses qu’il a dites avait du sens et pouvaient être vérifiées.

Mais, bien sûr, des gens ont peut-être été tués dans les dernières poches d’occupation, quand la partie était perdue pour eux.

Mais ce n’est pas mon rôle, comme un analyste des conflits et chercheur pour la paix, de faire un rapport sur les violations des droits de l’homme et du droit international – comme Médecins sans frontières n’a pas pour mission d’enquêter sur la situation économique dans le secteur agricole. Je ne peux rien dire sur ce que je n’ai pas vu ou entendu au cours de mes entrevues.

Ce que, cependant, je n’ai vu chez aucun résident d’Alep Est, est la crainte du gouvernement – j’ai plutôt vu la reconnaissance pour les soins de santé, le transport par bus jusqu’au centre d’inscription de Jibrin. Je n’ai pas vu de peur dans les yeux de quiconque revenant sous le contrôle du gouvernement.

Je n’ai entendu personne dire que la vie était bonne ou même tolérable pendant le siège de la partie orientale d’Alep. J’ai entendu des gens parler de vivre dans la peur, de ne pas recevoir assez de nourriture ou de soins de santé, d’être harcelé, de membres de la famille ou d’amis ayant été tués ou blessés. On m’a raconté des histoires sur la façon dont certains avaient essayé d’aller vers l’ouest de la ville, mais les forces d’occupation les en avaient brutalement empêchés. Ou tués pendant la tentative. Et que les enfants n’étaient pas allés à l’école au cours des deux dernières années.

Je n’ai pas rencontré les Casques blancs, l’organisation humanitaire présumée qui a reçu plus de 100 millions de dollars US pour sauver des personnes, qui a mobilisé l’opinion pour obtenir le Prix Nobel de la Paix et a reçu le Right Livelihood Award à Stockholm, quelques jours plus tôt.

Je n’ai rencontré personne qui les ait vus ou ait été aidé par eux – mais j’ai rencontré certaines personnes qui en avaient entendu parler.

Où pourraient-ils être, sinon à Alep Est, aidant les dizaines de milliers de résidents à obtenir tout ce dont ils ont besoin, après avoir été libérés de quatre ans d’enfer ?

Durant mes journées à Alep, je n’ai vu aucune des principales organisations humanitaires internationales travailler sur le terrain. Sur la route entre Damas et Alep, les seuls transports humanitaires que j’ai croisés étaient russes et syriens. Je n’ai vu aucun des grands convois internationaux que les gouvernements occidentaux voulaient amener dans le cadre de diverses tentatives antérieures de cessez-le-feu.

Je me demande pourquoi. La libération complète d’Alep a pris plus de deux semaines. Comment prévoyaient-ils cette libération ?

Et je n’ai vu aucun journaliste ou équipe de caméraman travaillant pour les grands médias occidentaux – certains sont venus à Alep, mais s’en sont retournés à Damas ou à Beyrouth, alors qu’ils auraient dû être présents à cet événement particulier. Les médias européens n’étaient pas visibles pour ce moment historique. Certes, certains ne reçoivent pas de visa, mais cela n’explique pas une telle absence.

Le monde a trop, beaucoup trop, d’articles sur la guerre et en accuse le journalisme, alors qu’il y a trop peu de reportages sur les conflits, les histoires humaines. Ils sont obsédés par les gouvernements et la violence et ignorent les points de vue des citoyens, des victimes et de ceux qui peuvent entraîner un changement bénéfique.

La libération d’Alep devrait être une bonne histoire, pile à Noël en plus, après une guerre qui a coûté tant de vies. Mais cette libération ne correspond pas au récit occidental de ce conflit, quelque chose que j’ai appris par moi-même, étant donnée la façon dont certains médias ont traité mon histoire, s’acharnant à me coller l’étiquette de « collaborateur de l’armée syrienne » et de « partisan du régime ».

Jusqu’à aujourd’hui, aucun des grands médias n’a montré le moindre intérêt pour la souffrance humaine, la destruction ou le bonheur dont j’ai été témoin.

De toute façon, je m’en fous. Je le savais déjà.

Ce qui importe le plus pour moi, c’est que j’ai rencontré des dizaines de personnes qui ont exprimé leur gratitude pour le fait que j’ai fait un long chemin, de la Suède jusqu’à Alep, parce que je me souciais de la souffrance de leur peuple. Je me suis fait beaucoup de nouveaux amis pendant mes dix jours en Syrie.

C’était touchant au-delà des mots et très agréable, donc, que je puisse exprimer ce que j’ai ressenti à travers des images.

Plus jamais ça !

Oui, c’est une phrase usée, ce « plus jamais ça ! », datant de la première et de la deuxième guerre mondiale, utilisée pour Hiroshima, le Burundi et le Rwanda, Srebrenica, Sarajevo. Mais n’oublions jamais Alep. Et que quelque chose comme ça ne se reproduise jamais !

C’est ma grande motivation à publier ces photos.

Et merci à vous, braves Syriens !

Et merci à ceux qui ont pris le temps de me raconter leur histoire. Merci à ceux qui ont traduit pour moi et pour ceux qui, ici et là, ont assuré ma protection dans les zones dangereuses.

Le moins que je puisse faire pour vous rembourser est de transmettre vos mots, vos émotions et mes impressions. Votre dignité au milieu de la souffrance et de l’injustice.

J’espère que les garçons sur la photo en en-tête auront un avenir dans Alep reconstruit. Tout le monde le mérite. Ils méritent de vivre dans la liberté et la paix et de bénéficier de la capacité productive d’Alep, l’une des plus grandes villes industrielles du Moyen-Orient et, autrefois, l’incarnation de l’histoire, de la culture et du développement.

Et nous devrions aider les citoyens d’Alep et de Syrie, peu importe ce que nous pouvons penser du gouvernement et de ses politiques.

La mission de paix de la FTF – partager et soutenir

La visite d’Alep à ce moment historique faisait partie d’une mission d’enquête sur le conflit et la paix, de dix jours, organisée par la Fondation transnationale pour la paix et la recherche future, à Lund en Suède, dont je suis le directeur.

Nous remercions ceux qui soutiennent la fondation dans son travail de paix, paix selon les normes de l’ONU, et qui ont rendu possible cette mission, la première depuis que la violence a éclaté en 2011 en Syrie. Dans la mesure où nous pouvons réunir les fonds, ce sera la première de nombreuses autres missions.

Jan Oberg

Pour admirer ce reportage photo, c’est ici

Traduit par Wayan, relu par Nadine pour le Saker Francophone

 

 

11 janvier

 

 

Bachar Al Assad, tel que vous ne l’avez jamais vu ! Et c’est Arte qui le présente.

La vidéo ci-dessous, datant de 2009, a été remise au goût du jour par Chantal Dupille par ses tweet et dans son dernier article :

 http://eva-coups-de-coeur.eklablog.com/assad-n-est-pas-un-dictateur-la-video-bombe-qui-derange-arte-et-qui-pe-a128011256

Cette vidéo est intéressante à plus d’un titre. Elle permet de découvrir, pour ceux qui ne le connaissaient pas, le vrai visage de Bachar Al Assad et la véritable réalité politique syrienne, au temps où Arte pouvait encore se permettre de parler de manière presque objective de la Syrie. Bachar Al Assad y apparait comme un chef d’état comme beaucoup aimeraient en avoir, un homme cherchant à concilier tradition et modernité sans être prisonnier de l’une ou de l’autre, et surtout déterminé à défendre les intérêts de son pays, comme le montreront les évènements que nous connaissons aujourd’hui.

Un autre aspect apparait dans cette vidéo, nous montrant que, quelle que soit l’objectivité dont veut faire preuve Arte, la chaine reste égale à elle-même. Il y a des limites indépassables dont le fondement se trouve dans des années de propagande pour la diabolisation de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas, et dans l’acceptation totale du discours d’Israël  pour tout ce qui relève du Moyen-Orient. Ces limites deviennent des lignes rouges quand les journalistes parlent d’ouverture, c’est-à-dire, à leurs yeux, l’acceptation sans condition des règles occidentales, montrant ainsi leur incapacité intellectuelle à concevoir le monde autrement qu’à travers une vision unique, la leur.

Mais malgré tout, cette vidéo que Chantal Dupille a réussi à ressortir de l’ombre a une place de choix dans le rétablissement de la vérité sur la Syrie et sur le président Bachar Al Assad. Merci Chantal.

<iframe frameborder="0" width="480" height="270" src="//www.dailymotion.com/embed/video/xsq9jl" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xsq9jl_a-visage-decouvert-bashar-el-assad_webcam" target="_blank">A visage d&eacute;couvert : Bashar El Assad</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/rikiai" target="_blank">rikiai</a></i>

Mentez, mentez, il en restera toujours quelque-chose

Par SEPH 

Parmi les mensonges éhontés que nous imposent les grands médias occidentaux au sujet de la situation en Syrie, voici deux exemples particulièrement significatifs :

 

 1 - Bachar prive d’eau potable les habitants de Damas pour le quinzième jour consécutif ?!

Deux habitants de Damas portent des récipients en plastique, remplis d’eau, le 3 janvier 2017

  1. 1 - Les faits
 À Damas, la pénurie d'eau fait rage depuis maintenant 15 jours. Coupée par les terroristes du Front al-Nosra, rebaptisé Fatah al-Cham, l'eau potable rend la vie bien plus que difficile pour les 5,6 millions d'habitants de la capitale syrienne.  Les autorités sont contraintes à faire passer des camions citernes dans les quartiers de Damas pour approvisionner la population. 

  Selon la chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen, les Damascènes, sont, pour le treizième jour consécutif, en quête d’eau potable du fait des terroristes du Front al-Nosra qui ont contaminé au diesel l'eau potable arrivant à Damas depuis la région de Wadi Barada mais aussi d'Aïn al-Fijé, principale source d'eau de la capitale.

 Dans n'importe quel hôpital, il y a au moins 20 à 30 cas d'intoxication tous les jours, explique le Docteur Elias Lahham, chef du service de chirurgie à l'hôpital français de Damas : 
 « Ca fait à peu près 15 jours que Damas est privé d'eau potable. Vous avez de l'eau courante pendant deux heures, tous les quatre à cinq jours, dans chaque quartier. Il y a une véritable pénurie, très sévère. Ce n'est pas une question de déshydratation, mais d'intoxication. Heureusement que ce n'est pas l'été. Le problème, c'est que l'eau que l'on trouve peut-être très polluée. Alors nous avons beaucoup de cas d'intoxication alimentaire ou d'eau potable qui n'est pas pure, qui n'est pas valable pour l'utilisation humaine.  »

 

 https://fr.sputniknews.com/international/201701061029476869-qui-empoisonne-eau-habitants-damas-syrie/
 
1. 2 - Évidement pour les médias occidentaux, notamment pour les médias français qui appartiennent à 10 milliardaires : c'est la faute à Bachar, c'est la faute à Voltaire, c'est la faute à Rousseau... !!! 

Ainsi selon les médias :

-soit c'est le régime syrien qui prive d'eau potable les habitants de la capitale Damas en bombardant les rebelles !!!!  : 

http://www.tdg.ch/news/news/penuries-eau-crime-guerre-lonu/story/16021164

-soit ce sont des mesures de rétorsion des rebelles attaqués !!!

Pour le Docteur Elias Lahham, cela ne fait aucun doute : "ceux qui possèdent la main forte sur la source principale, c'est Al-Nosra. C'est le front Al-Nosra qui contrôle la source principale de Damas. D'ailleurs, ils l'ont annoncé : ils ont sorti un communiqué, comme quoi ce sont eux qui contrôlent la source principale. "


 Or, le chef du Front al-Nosra Abou-Hachème al-Tali surnommé al-Qalamouni a écrit sur sa page Twitter que ses hommes étaient bien présents à Wadi Baradi et qu’ils avaient obstrué l'acheminement de l’eau vers Damas.

 La publication de ce communiqué neutralise donc les allégations de certaines parties qui accusent le gouvernement syrien et ses alliés d’avoir violé l’accord du cessez-le-feu, signé entre la Russie et la Turquie et validé par le Conseil de sécurité de l’ONU.

 L’Organisation des Nations unies a dénoncé, jeudi 5 janvier, la privation d'eau potable infligée aux habitants de Damas, la qualifiant d’un « crime de guerre » et avertissant contre l'émergence de maladies diverses.

 1. 3 - En conclusion

 L'eau est aussi une arme pour les "rebelles modérés" qui n'hésitent pas à empoisonner toute une population : de grands humanistes ces coupeurs de têtes !!!!

 L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) continue à voir les rebelles syriens comme « modérés », même quand ils empoisonnent l'eau près de Damas. En revanche, l'offensive des forces syriennes gouvernementales, en pleine lutte antiterroriste, dans la région de Wadi Barada à 15 km de Damas, inquiète l'OSDH !. Car ce secteur est stratégique puisqu'on y trouve les principales sources d'approvisionnement en eau potable de Damas. 

 « Cette zone, un massif calcaire, reçoit des précipitations non négligeables de l'ordre de 400 mm d'eau par an (…) qui servent à alimenter les sources et les nappes phréatiques du bassin de Damas. Ces sources donnent naissance à Barada, un petit cours d'eau permanent, à qui Damas doit son existence », raconte M. Galland, évoquant le cas de la ville d'Ain al-Fijah, victime d'une pollution au diesel : Commentaire radio de Franck Galland (*)     
https://soundcloud.com/sputnik_fr/franck-challand-leau-est-aussi-une-arme

  Imaginons les réactions de la presse si Paris était privé d'eau potable par des terroristes ????

 
(*)Franck GALLAND est diplômé en affaires internationales de l’Ecole Supérieure de Commerce de Marseille (Kedge business school). Il est actuellement considéré comme l’un des meilleurs experts français sur les questions sécuritaires liées aux ressources en eau.

 2 - La destruction du grand hôpital AL-KINDI qui a eu lieu le 20 décembre 2013 et que les médias dans leur frénésie de mensonges ont attribué, 3 ans plus tard, au « régime Assad » et aux russes.

 

Avant la guerre, Al-Kindi était le meilleur hôpital au Moyen-Orient notamment pour traiter le cancer. Des patients de toute la Syrie et du Liban venaient dans cet établissement réputé.
 En Décembre 2013, les rebelles djihadistes ont réussi à capturer le bâtiment après avoir fait exploser deux camions chargés d'explosifs et des dizaines de massacres de soldats qui ont défendu l'endroit pendant environ un an.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hôpital Al Kindi avant sa destruction par le Front al-Nosra le 20 décembre 2013

La VIDEO, du 20 décembre 2013, de la destruction de l’hôpital Al-Kindi d’Alep par les "rebelles modérés (**)" qui sont filmés en train de faire exploser l’hôpital d’Alep à l’aide de camions chargés d’explosifs. Puis les terroristes ont incendié l'hôpital.

 

 Dans la vidéo, on voit ces fous qui beuglent « Allah wakbar » de braves combattants de la liberté dont dieu devrait prendre soin selon Fabius "puisqu'ils font un bon boulot".

Hôpital Al Kindi après sa destruction par le Front al-Nosra le 20 décembre 2013

 

 La destruction de l’hôpital Al Kindi par le Front al-Nosra, n’avait pas fait la Une des médias traditionnels.
 Voir la Vidéo  : 

Cette vidéo fait partie des vidéos de folie d'Al-Qaïda ou de Daesh, de destruction, de tueries immondes, même de décapitations explicites et sanglantes, il y en a plein pour témoigner de ce que vivent les Syriens et les Syriennes. Ces nombreuses vidéos témoignent de cette agression terroriste INDÉNIABLE que vit la Syrie détruite par la volonté des gouvernements occidentaux et les monstrueuses monarchies du Golfe.

 Mais, en Septembre 2016, la Garde républicaine de l'armée arabe syrienne a repris l'hôpital Al- Kindi qui était dans les mains des djihadistes rebelles Halab du Fatah (nouveau nom d’Al-Qaïda). C’est de cet hôpital que les terroristes pilonnaient au mortier Alep Ouest faisant environ 11 000 morts parmi les civils.

 Alors les médias ont aussitôt accusé le « régime Assad » et les Russes d’avoir bombardé et détruit un hôpital soutenu par l’ONG Médecins sans Frontières à Alep Est.

·         Par lefigaro.fr avec Reuters

·         Publié le 30/09/2016 à 13:03

Dans la vidéo on nous explique que les" hôpitaux sont visés et détruits" par l'armée syrienne et les russes : 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/09/30/97001-20160930FILWWW00163-alep-combats-entre-l-armee-et-les-rebelles.php :
  

Voilà ce que dit le  docteur Nabil Antaki (gastro-entérologue syrien qui exerce à Alep) au sujet des informations mensongères : " Nous avions constaté la même partialité quand le plus grand hôpital d’Alep Al Kindi, avait été frappé par les obus terroristes d’al-Nosra, puis incendié intentionnellement en 2013. Nous sommes écœurés et révoltés par cette désinformation permanente."

Bref, encore des illustrations du naufrage du journalisme et du journal Le Monde en particulier qui sont incapables de temporiser pour contrôler une information et pour exiger des preuves. Exemple : 

http://reseauinternational.net/russie-et-encore-une-fake-news-du-journal-le-monde/

"Mentez, mentez, il en restera toujours quelque-chose. Il faut mentir comme le diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment et toujours." (Voltaire, lettre à Thiriot du 21 octobre 1736.)

En références voilà ceux qui alimentent la tuerie et le dépeçage d'un pays depuis six ans. :

 « La France a fourni des armes à la révolution syrienne dès 2012 »

« Hollande confirme la livraison d'armes aux rebelles en Syrie »

« Nouvelle livraison américaine d'armes aux rebelles syriens »

« Livraison d'armes via la Turquie, une vidéo qui accuse »

« Le Congrès US vote secrètement l’envoi d’armes en Syrie »

« Obama autorise la livraison d'armes aux jihadistes en Syrie »

« L'armée américaine envoie des forces spéciales en Syrie »

« Syrie : Obama ordonne l'envoi de forces spéciales au sol »

« Obama examine ses options militaires contre la Syrie »

« Syrie : Obama demande 500 millions de dollars pour entraîner l'opposition »

« Le Congrès autorise le président Obama à aider les rebelles syriens contre les jihadistes »

« Obama lève les restrictions sur la fourniture d’armes aux groupes armés en Syrie »
...............

 

Un jour, il faudra bien que ces gens-là rendent des comptes pour leurs crimes.

Attaque terroriste contre les députés français venus à Ale

 

 

  

C’est un drôle de pays la France. De tous les engagés pour la destruction de la Syrie, la France est, après l’Arabie Saoudite, le pays le plus ouvertement hostile. Dans le même temps, c’est aussi le pays occidental qui aura envoyé en Syrie le plus de personnalités amies, ou soucieuses d’échapper à une quelconque propagande de guerre. On a vu passer à Damas des parlementaires et même des officiers supérieurs à la retraite comme le colonel Jacques Hogard. Aujourd’hui, la France peut accrocher à son palmarès l’attaque de ses députés, dont quelques figures sont connues comme n’ayant pas froid aux yeux comme Thierry Mariani et Jean Lassalle, par les terroristes à Alep. Ces quelques députés courageux pourront-ils atténuer la honteuse posture de la France officielle ? 

***

Huit obus ont été tirés contre l’aéroport d’#Alep, précisément au moment de l’arrivée de la délégation des députés français menée par Thierry Mariani, Jean Lassalle et Nicolas Dhuicq.

Après plusieurs heures à attendre que la nuit tombe et que l’armée sécurise les environs, nous avons embarqué dans l’avion qui avait pu enfin décoller tous feux éteints. Embarquement en urgence avec les bagages à la main et décollage immédiat dans l’obscurité complète.

Bravo à la sécurité syrienne pour son calme et sa gestion de la situation, au pilote et à l’équipage pour leur efficacité.

Source: page Facebook de Benjamin Blanchard, directeur opérationnel de SOS Chrétiens d’Orient

via: http://novorossia.today/attaque-terroriste-contre-les-deputes-francais-venus-a-alep/

 

Comment pourrait se terminer le conflit en Syrie en 2017 ?

L’armée arabe syrienne, avec un effectif de 125 000 soldats, se bat depuis près de six ans contre 200 000 soi-disant « insurgés » qui sont en fait à 90% des mercenaires islamistes armés, entraînés et payés par les gouvernements étrangers et leurs services de renseignement. Au début de cette guerre de défense nationale, l’armée arabe syrienne a commis une série d’erreurs qui ont permis aux mercenaires de mettre la main sur 1/3 de son matériel de combat et 45% de ses dépôts de munitions. L’armée arabe syrienne a perdu plus de 40 000 soldats qui ne pouvaient pas être remplacés par des réservistes volontaires, puisque 75% du territoire national avait été occupé par les islamistes.

Par la suite, surtout avec l’arrivée des instructeurs iraniens, du Hezbollah et des Russes, et la livraison de matériel de combat moderne, l’efficacité de l’armée arabe syrienne a augmenté de façon exponentielle [[1]]. Au cours de la libération de la ville d’Alep par l’armée arabe syrienne, un rôle essentiel a été joué par les opérations des forces spéciales russes – les Spetsnaz [[2]]. Bien que l’armée arabe syrienne ait repris l’initiative et lancé l’offensive dans plusieurs directions, elle n’est pas encore en mesure de mettre fin à la guerre de libération nationale, par une victoire rapide. La raison en est la dispersion des grandes unités de l’armée arabe syrienne sur plusieurs fronts. Par conséquent, l’équilibre des forces est encore en faveur des islamistes. Malgré le fait que ces derniers aient perdu près de 100 000 hommes, tués dans les raids aériens russes et syriens et dans les combats terrestres, ils reçoivent encore de nombreuses recrues introduites par les frontières non contrôlées par l’armée arabe syrienne.

Les mercenaires forment des groupes répartis dans différentes parties de la Syrie, où ils ont creusé un labyrinthe de centaines de kilomètres de galeries, de tunnels, d’abris et de bunkers camouflés par la végétation qui servent d’entrepôts de nourriture, de carburant, de munitions et d’atelier de production de munitions. Dans ces abris souterrains se cachent également des armes lourdes ainsi que des blindés et de l’artillerie [[3]]. Beaucoup de ces groupes terroristes ne pouvaient pas être encerclés par l’armée arabe syrienne et pouvaient continuer à recevoir des armes, des munitions et des recrues de l’extérieur de la Syrie. Al Manar [[4]], se basant sur des articles de la presse internationale, a publié un relevé de situation des groupes terroristes autres que l’État islamique et les unités kurdes, ainsi que des zones où ils opèrent.

 

On trouve, dans le sud de la Syrie (gouvernorat de Deraa et la région de Quneitra), des groupes actifs du Front du Sud et le Mouvement islamiste al-Muthanna, alliés de l’État islamique. Tous deux ont été créés et financés par le centre des opérations militaires d’Amman (Jordanie), subordonné à la CIA. Après avoir éliminé Kadhafi, le MI6, la CIA et la DGSE aurait amené des mercenaires à partir de la Libye, pour les former dans des bases militaires en Jordanie et en Turquie aux conditions spécifiques de la Syrie. Ces groupes contrôlent une grande partie de la frontière Jordano-syrienne sont composés de 38000 mercenaires.

Dans la banlieue de Damas, et à l’Est de la zone désertique de Qalamoun, opèrent des groupes de mercenaires islamistes de la Légion al-Rahman, de Jaish al-Islam et de la Brigade des Martyrs de l’Islam créés et financés par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Le fondateur de Jaish al-Islam, Zahran Alloush, a été tué dans un raid de l’aviation russe. Ces deux groupes dans le centre de la Syrie totalisant 40 000 combattants.

Dans le gouvernorat d’Alep dans le nord de la Syrie, on trouve Le Front du Levant (Jabhat al-Shamiyah) qui utilise fréquemment des missiles antichars américains Tow fournis par l’Arabie Saoudite, introduits à travers la frontière avec la Turquie. Toujours dans le nord-ouest du gouvernorat d’Alep, il y a le groupe Nour al-Din al-Zenke payé et armé par la CIA par le biais du centre des opérations militaires d’Amman. Il existe un autre groupe opérant dans le gouvernorat d’Alep, c’est La Brigade Sultan Mourad, une branche de l’Armée Syrienne Turkménistan (STO), soutenu par la Turquie, qui a pris part à l’opération Bouclier de L’Euphrate. Au total, 11 000 mercenaires islamistes opèrent dans le Gouvernorat d’Alep.

Dans le gouvernorat d’Idlib, au nord-ouest de la Syrie, il y a La Brigade des Faucons de la Montagne, formée en Arabie Saoudite et au Qatar. Le commandement de la brigade est assuré par des agents des forces spéciales de certains pays occidentaux et de la péninsule arabique, le flux des informations est assuré par la CIA via un centre des opérations militaires en Turquie. La brigade opère en coopération avec le Front al-Nusra et Ahrar al-Sham, contre l’armée arabe syrienne. Dans le gouvernorat d’Idlib se trouve la 13ème division, équipée de missiles antichars américains Tow et totalement financée par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Le plus puissant groupe opérant dans le gouvernorat d’Idlib est Ahrar al-Cham, financé par l’Arabie Saoudite et avec des instructeurs des forces spéciales de certains pays occidentaux. Il y a également le Front al-Nusra (la branche syrienne d’Al-Qaida). Le Front al-Nusra est soutenu par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Les mercenaires dans ce gouvernorat sont au nombre de 29 000 et contrôlent totalement la frontière avec la Turquie.

 

Dans les gouvernorats d’Alep et de Hama, on trouve la Division du Nord, qui coopère avec le groupe Jaish al-Nasr et un autre groupe La Légion Sham / Faylaq al-Sham. Les unités de la Légion Sham ont participé à l’opération Bouclier de L’Euphrate dans le nord de la Syrie, aux côtés de l’armée turque. Les trois groupes comportent plus de 10 000 mercenaires.

Dans les gouvernorats Idlib et Lattaquié on trouve la 1ère Division, composée de 2800 mercenaires, armés d’armes antichars fournis par les Etats-Unis. A Lattaquié, il y a également l’Armée syrienne turkmène (STO)), soutenue par la Turquie, avec un effectif de 5000 combattants.

L’algorithme des mesures pour améliorer les relations avec la Turquie appliqué par le président Vladimir Poutine, après l’attaque du bombardier russe Su-24 par l’aviation turque, a conduit à la réouverture des projets de construction du gazoduc Turkish Stream et de construction de centrales nucléaires turques, et au soutien pour le président Erdogan lors du coup d’Etat militaire de l’été 2016 [[5]]. Il est clair que la Russie, au lieu d’aller à la confrontation, a voulu aligner la Turquie à sa politique à l’égard de la Syrie. Si les présidents Poutine et Erdogan tombent sur un accord sur l’avenir de la Syrie, le changement de l’équilibre des forces pour l’appui de l’armée arabe syrienne pourrait venir de la Turquie.

 

Le président Recep Erdogan pourrait interdire la formation et l’entrée dans les gouvernorats d’Alep et d’Idlib en Syrie des mercenaires recrutés par le MI6, la CIA, la DGSE et le GID de l’Arabie Saoudite, à partir de la frontière de la Turquie. Dans le même temps, l’Armée syrienne turkmène, soutenue par la Turquie, devrait rallier le gouvernement syrien et l’armée turque pourrait lancer une grande coopération à grande échelle avec l’armée arabe syrienne. Les 7ème et 2èmes Corps de l’armée turque pourraient prendre le relais de l’armée arabe syrienne pour le contrôle du nord de la Syrie pour isoler et arrêter tout mouvement de l’Etat islamique ou des unités kurdes. Cela permettrait aux 2ème et 3ème corps d’armée arabe syrienne (divisions 1, 3, 11 de chars, divisions 4, 10 mécanisées, brigade 14, 15 et les Tigres des forces spéciales) de se concentrer sur une seule opération, le nettoyage du nord, du centre et l’Ouest de la Syrie (gouvernorats d’Alep, d’Idlib. De Hama et de Homs) des mercenaires. Cette opération serait terminée en quatre mois au maximum, c’est-à-dire exactement au moment où il est prévu que la ville irakienne de Mossoul serait libérée de l’État islamique.

En Juin 2017, une nouvelle opération de grande envergure pourrait être déclenchée pour l’élimination de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, une opération dans laquelle l’armée arabe syrienne serait soutenue par le contingent russe, le Hezbollah, l’Iran, l’armée turque, l’armée irakienne, l’opération étant coordonnée par la Russie.

Traduction Avic – Réseau International

——–

Notes

[1] Le retour de l’Armée arabe syrienne (http://www.voltairenet.org/article190577.html ).

[2] Le rôle des Spetsnaz dans la libération d’Alep (http://reseauinternational.net/le-role-des-spetsnaz-dans-la-liberation-dalep/

[3] Les guerres de Libye et de Syrie : les points communs et les différences (http://reseauinternational.net/les-guerres-en-libye-et-en-syrie-les-points-communs-et-les-differences/).

[4] Qui combat vraiment en Syrie: la liste noire de la honte de l’Occident (http://french.almanar.com.lb/177043# ).

 

[5] Pourquoi Erdogan est-il devenu anti-euro-atlantiste ? (http://reseauinternational.net/pourquoi-erdogan-est-il-devenu-anti-euro-atlantiste/).

09 janvier

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Des députés français à Alep « pour voir de leurs propres yeux »

Une délégation française comprenant les députés de l’Assemblée nationale Thierry Mariani, Jean Lassalle et Nicolas Dhuicq, est arrivée en Syrie, a rapporté l’agence russe Sputnik. Selon laquelle leur objectif est de constater de leurs propres yeux la situation dans ce pays.

« On apporte la solidarité et l’attention d’une partie de la population française. Je pense que sur ce dossier il y a beaucoup de désinformation. En réalité, comme la ville d’Alep a été libérée, nous voulons voir avec la population ce qui s’est réellement passé pendant ces derniers mois », a déclaré le député représentant le parti Les républicains Thierry Mariani dans une interview accordée à Sputnik.

Et d’ajouter : « C’est une ville aujourd’hui qui doit être reconstruite, on veut voir comment le faire pour que la population puisse de nouveau y vivre en paix quelle que soit la communauté. On est là en solidarité avec les chrétiens d’Orient…. Mais dans une guerre qu’on soit chrétien, musulman ou juif tout le monde souffre et les victimes sont de tous les côtés. C’est un message d’espoir dans un pays ou on souhaite le retour rapide de la paix. »
M. Mariani a plusieurs fois visité la Syrie malgré l’opposition des autorités françaises, a indiqué la chaine de télévision iranienne arabophone Al-Alam.

Selon l’agence russe, les trois députés qui étaient arrivés jeudi à Damas se sont rendus par avion à Alep, où la vie reprend petit-à-petit. Ils ont été les premiers à avoir débarqué dans l’aéroport international d’Alep, qui a rouvert après sa libération des groupes terroristes.

« C’est la troisième fois que je viens à Damas, à chaque fois j’ai l’impression que la vie gagne du terrain », a constaté le parlementaire Nicolas Dhuicq qui de surcroit constate que « la lumière est de plus en plus présente la nuit, les gens sortent de plus en plus ».

Il espère que ce voyage, ainsi que les témoignages des parlementaires, changeront la vision de la crise syrienne, au moins en France.

« Je pense que le peuple écoute de plus en plus ceux qui vont sur le terrain, qui parlent sans ambages et directement de la situation telle qu’elle est. Je pense que le peuple se rend compte que la version qu’on lui sert depuis les années est une version erronée. Pour cela, je pense qu’on va changer l’opinion publique ou la faire évoluer d’une manière favorable », a-t-il jugé.

Il a ajouté à Sputnik : « Nous espérons tous que la diplomatie française va retrouver le chemin de la réalité et du réalisme politique dans les mois et années qui viennent avec un nouveau gouvernement et une nouvelle équipe gouvernementale. »

 

Source: http://french.almanar.com.lb/180145

08 janvier

 

La Turquie accepte la proposition russe et rejette celle de Washington

Les autorités américaines ont dit que la Turquie avait rejeté la proposition américaine d’apporter son appui aérien aux militaires turcs déployés en Syrie et qu’elle avait demandé à la Russie de le faire.

Deux autorités de l’armée américaine, selon NBC, ont annoncé qu’Ankara avait accepté la proposition russe de soutien aérien à l’opération militaire « Bouclier de l’Euphrate », que mène la Turquie en Syrie.

Elles ont déclaré que la Turquie n’avait pas accepté l’aide de la coalition dirigée par les États-Unis.

Selon ce rapport, en réponse à une question demandant si la Russie prendrait pour cible les positions de Daech, une de ces autorités a précisé que la Russie participait déjà à ces opérations.

En décembre 2016, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait dit aux États-Unis que ceux-ci n’avaient pas rempli leurs engagements en ce qui concerne l’appui aérien qu’ils étaient censés fournir aux opérations d’Ankara en Syrie.

Dans le même temps, le ministre turc de la Défense, Fikri Isik, a rappelé mercredi que l’absence d’appui aérien des États-Unis aux opérations militaires turques en Syrie avait soulevé en Turquie un sentiment antiaméricain et inciter les Turcs à remettre en question l’utilisation par Washington de la base aérienne Incirlik en Turquie.

Selon ce rapport, les avions de combat américains ont survolé à maintes reprises al-Bab sans mener de frappes sur cette ville.

La Turquie est l’un des principaux soutiens des groupes armés en Syrie. Ankara est également accusé d’entraîner et d’armer les éléments takfiristes, de faciliter leur pénétration en Syrie et d’acheter du pétrole aux terroristes.

La Turquie a lancé l’opération Bouclier de l’Euphrate le 30 août pour reprendre à Daech la région frontalière du nord de la Syrie, qui est contrôlée par ce groupe terroriste, et mettre fin à la domination des forces kurdes dans cette région.

Le gouvernement syrien a condamné à plusieurs reprises ces opérations, les qualifiant de violation de la souveraineté syrienne, de crime de guerre et de crime contre l’humanité.

Source:http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/01/05/504966/Ankara-rejette-la-proposition-de-Washington-Erdogan-Bouclier-de-lEuphrate

07 janvier

Syrie : Les Droits de l’Homme à la carte

Par Antoine-Noura Charpentier 

Les Nations Unies ainsi qu’un bon nombre de dirigeants occidentaux relayés par des médias de grande audience ont martelé à toutes les heures de la journée qu’une crise humanitaire est en train de se produire dans les quartiers est d’Alep lorsque l’armée syrienne était en phase de remporter une grande victoire stratégique.

Ce n’est pas un tort de s’inquiéter du sort des civils dans les quartiers est d’Alep. Cependant, ce qui est également inquiétant est le sort des populations civiles sur tout le territoire syrien à cause de la guerre. La manipulation des Droits de l’Homme selon les intérêts de certains gouvernements souhaitant protéger leurs mercenaires, et autres sous-traitants sur place est aussi préoccupante.

Quelques humanistes français et européens suivent aveuglement certains médias de masse qui ne font que les dépouiller de tout esprit critique ainsi et du bon sens. Toutefois, ces mêmes médias à qui les humanistes européens donnent du crédit leurs occultent l’essentiel de ce qu’il se passe en Syrie. La propagande médiatique au nom de la protection des civils, au nom des Droits de l’Homme ne souffle pas un mot sur la détresse que vivent depuis deux ans les habitants de Foua et Kefraya, deux localités syriennes dans la région d’Idlib.

Les défenseurs des Droits de l’Homme se sont insurgés pour sauver les civils de l’est d’Alep. Mais au moment où la propagande était à son apogée, il ne restait qu’une poignée de combattants syriens et étrangers venant en Syrie avec leurs familles pour rétablir le nouveau Califat. Ces derniers ont été évacués par l’armée syrienne. 

En revanche, les civils d’Alep ouest, de Foua et Kefraya et du reste de la Syrie ne méritent pas aux yeux des adeptes des Droits de l’Homme français et européens de se pencher sur leur cas. Ont-ils moins de dignité que ceux d’Alep est qui sont sortis massivement vers les régions contrôlées par l’Etat syrien fêtant la victoire de l’armée syrienne ? Une certaine malhonnêteté médiatique s’est installée depuis le début de la crise syrienne mettant l’éclairage sur des situations humaines qui dans le fond ne servent que les intérêts stratégiques des impérialo-sionistes. Certainement le sort des civils des quartiers est d’Alep était à déplorer, notamment lorsque les combattants les ont pris comme bouclier humain, allant jusqu’à exécuter toutes personnes essayant de fuir[1].

Foua et Kefraya deux localités peuplées de syriens chiites se situent dans la région d’Idlib. Pour Ghanya Dergham journaliste syrienne : « Les deux villages sont encerclés depuis le 29 mars 2015, par des groupes terroristes appartenant à l’organisation Jaych Al-Cham pratiquants envers les habitants toutes les exactions, les privant de leurs droits les plus élémentaires, coupant l’eau, l’électricité et interdisant l’entrée des secours et le ravitaillement en médicaments, bombardant quotidiennement les deux villages par plusieurs sortes d’obus artisanaux et de missiles de toutes sortes. »[2] Il convient de préciser que les châteaux d’eaux sont également bombardés et des enfants meurent de faim et de soif.

Il existe à Foua et Kefraya environ 50 000 civils soumis aux pires des blocus. Lorsque les populations sont ravitaillées en avion par l’armée syrienne, les combattants tirent sur les parachutes pour détruire leurs contenus. Ces derniers ont également mis hors d’utilisation les champs agricoles par un bombardement massif de toutes sortes de mortiers, sans oublier ainsi les snipers embusqués afin d’empêcher les agriculteurs d’exploiter leurs champs.

A Foua et Kefraya des blessés attendent la mort par manque de soins. L’hôpital central a été détruit sur la tête de ses pensionnaires. Néanmoins, rares sont les journalistes français et européens qui parlent de ce problème, tandis que les hôpitaux d’Alep transformés en stock d’armes suscitaient toutes les indignations lorsqu’ils ont été bombardés.

Majed Hatmi journaliste syrien précise : « Les terroristes ont bombardé les habitations civiles, les écoles, les mosquées, les hôpitaux, les champs cultivables, avec des mortiers et des obus de toutes sortes, les mettant hors d’état de fonctionner. Tandis que les snipers tirent sur les bétails afin d’empêcher les habitants de les exploiter. »[3]

Les Droits de l’Homme sont-ils sélectifs ? S’appliquent à la carte et selon les intérêts stratégiques de certains pays ? Ont-ils perdu leur universalité ?

Du moment que les Droits de l’Homme sont applicables pour un groupe d’humain et non pas pour un autre, cela signifie que quelques humanitaires dévoués manipulent ce concept avec les opinions publiques. Quant à certains champions de la liberté absolue, dont la liberté religieuse fait partie, ils savent pertinemment que le seul crime des habitants de Foua et Kefraya est leur appartenance à l’Islam chiite.

Les témoignages donnés lors de l’émission intitulée La Terre diffusée sur la chaîne Al-Mayadeen[4] montrent que ce sont les habitants de Foua et Kefraya qui défendent les territoires contre les assaillants et lorsque les combattants laissent des convois humanitaires entrer dans les deux villages après avoir obtenu des contreparties de l’Etat syrien, ils confisquent les contenus essentiels au bon fonctionnement des médicaments, des vaccins ou des poches de sang destinées aux blessés, ce qui en rend l’usage impossible. Néanmoins, ces convois humanitaires sont acheminés sous la surveillance des Nations Unies.

Enfin, pourquoi les amoureux des Droits de l’Homme ne s’intéressent-ils pas aux supplices qu’endurent les civils de Foua et de Kefraya, et tout le peuple syrien privé des moindres droits lui permettant de vivre décemment et dignement ?

 

Antoine Charpentier

 

 


[1] Les charniers que l’armée syrienne retrouve actuellement dans les quartiers libérés d’Alep en témoignent.

[2] Ghanya DERGHAM, « Fouwa et Kefraya, deux localités syriennes qui résistent au terrorisme mondial. », Al-Hadass Yom, 8-12-2016, http://www.alhadathtoday.com/index.php?page=News&id=10644 ( En arabe)

[3] Majed Hatmi, « Kefraya Al Foua et l’Occident affligé à Alep », www.alam.ir ( En arabe)

[4] Al-Mayadeen, De la Terre, Foua et Kefraya, 11-06-2015, 01-09-2016, émission en arabe en ligne sur youtube.

De Bachar el-Assad et du courage du Gouvernement Syrien

Par chacha69 

Nous venons d’apprendre la chute d’Alep ce mercredi 14 décembre 2016. Conditionnés par la propagande européenne, il nous a longtemps été difficile d’imaginer Bachar el-Assad autrement que sous les traits d’un méchant dictateur ou d’un fils à papa. Mais que peut-on dire quand on voit un gouvernement et un dirigeant qui ne se sont pas laissé faire, qui ont osé lutter courageusement face aux manigances d’un bloc occidental prêt à tout pour réaménager le Moyen-Orient comme il l’entend ?

On peut tout d’abord dénoncer les tentatives de désinformation de la part de l’Occident qui ont été nombreuses et qui confinent à une véritable entreprise de désinformation et de propagande… Commençons avec les fausses manifestations de Hama et de Deir Ezzor en juillet 2011, qui étaient censées comptabiliser un demi-million de manifestants, et pour lesquelles il n’y en a pas eu plus de dix mille (cf. les articles de Pierre Piccinin). Continuons avec les attaques au gaz sarin à la Ghouta effectuées soi-disant par le régime syrien, perpétrées en fait par les djihadistes sur la population, et qui devaient servir de caution pour lancer une attaque aérienne américaine (article de Seymour Hersh). Citons au passage les images de propagande émotionnelle, comme celle du petit Omran, parfois fausses, utilisant de manière éhontée des enfants pour nous faire accepter des interventions. Finissons avec la bataille d’Alep, où l’on nous fait croire que le « régime » syrien et l’armée russe répriment au hasard la population alépine, alors qu’on omet que ce sont les quartiers contrôlés par les djihadistes qui sont visés, ces djihadistes eux-mêmes qui risquent d’entraîner le pays dans le chaos si on les laisse faire…

De fausses informations en mensonges sciemment soutenus, ce bloc occidental n’a donc pas lésiné sur les moyens pour nous faire croire tout et n’importe quoi par le biais des médias, tout en sachant qu’il nous aurait été difficile de vérifier les informations dans cette région située à l’autre bout du monde… Aux dernières nouvelles, il semble que les casques blancs (sorte d’armée fantoche de défense des civils financée par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas) fassent semblant de ramasser les corps lorsque les caméras sont là, mais abandonnent leur mission ou voire volent la population lorsqu’elles ont le dos tourné…

 

On a de quoi être surpris par la bravoure et l’héroïsme dont a pu faire preuve le peuple syrien en endurant et en résistant à toutes les horreurs pensées par l’Occident. Et on peut dire bravo, bravo au courage de ces hommes de l’armée syrienne qui ont su affronter les mercenaires de l’Occident impérialiste. Qui l’eût cru ? Qui aurait pu penser qu’un petit pays puisse faire face à une tentative de déstabilisation mondiale au moyen de milices djihadistes financées, armées et formées par les Etats-Unis, l’Europe et Israël, et introduites par leurs relais que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie… Cela n’était pas arrivé depuis la guerre du Vietnam…

Et on ne peut qu’être écœuré de la responsabilité des dirigeants français, que ce soit le président de la république, certains élus et certains ministres travaillant pour les intérêts sionistes ; et de la lâcheté de la plupart des journalistes et intellectuels français … Quand on sait que Bachar el-Assad a refusé l’asile politique que lui a proposé l’Iran, on peut alors poser la question : Bachar, dictateur ou résistant ?

 

Charlotte Dejean

 

« Les Casques blancs » participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable.

« Les Casques blancs » financés par GB/USA participent au blocus de l’eau qui assoiffe 5 millions de Syriens

Le blocus de l’eau de Wadi Barada qui assoiffe 5 millions de personnes à Damas prend une tournure intéressante. L’organisation des Casques blancs financée par les États-Unis et le Royaume-Uni semble y être directement impliquée. Cela augmente le soupçon que le blocage illégal de l’eau que subissent les civils de Damas fait partie d’une campagne organisée par les États-Unis. La campagne a pour but de saboter le fonctionnement des services publics dans les zones tenues par le gouvernement en représailles pour la libération d’Alep-Est.

Comme nous l’avons écrit hier:

Après la libération de la partie orientale de la ville d’Alep par les forces gouvernementales syriennes, les rebelles locaux et les habitants de la vallée de la rivière Barada étaient prêts à se réconcilier avec le gouvernement syrien. Mais les Takfiris d’Al-Qaïda ne le voulaient pas et ils ont pris la relève. Depuis, la zone est sous le contrôle total d’Al-Qaïda et donc en dehors du récent accord de cessez-le-feu.

Le 22 décembre, l’approvisionnement en eau de Damas a été soudainement contaminé par du diesel et n’est plus consommable. Le lendemain, les forces gouvernementales syriennes ont lancé une opération pour reprendre la zone et reconstituer les réserves d’eau.

Des photos et une vidéo diffusées sur les médias sociaux (qui ont depuis été enlevées mais que j’ai vues quand elles  ont été postées) montrait l’installation de traitement de l’eau truffée d’explosifs. Le 27 décembre, l’installation a explosé et a été en partie détruite.

Le gouvernement syrien est prêt à envoyer des équipes pour réparer les installations pour que les millions de civils de Damas puissent avoir de l’eau. Mais l’accès au site leur est refusé et l’armée arabe syrienne tente maintenant de chasser Al-Qaïda et ses alliés de la zone.

Curieusement, certains groupes « civils » ont offert au gouvernement syrien de le laisser accéder au site aujourd’hui à plusieurs conditions (pas agréables):

Hassan Ridha @sayed_ridha – 2:10 AM – 3 jan 2017

Déclaration de Wadi Barada: nous laisserons des équipes réparer la source d’eau si l’Armée arabe syrienne et le Hezbollah cessent d’attaquer, si le siège est levé et si le cessez-le-feu est surveillé par des observateurs internationaux.

EHSANI2 @ EHSANI22 – 6:43 AM – 3 jan 2017

L’opposition offre de marchander l’accès à la source d’eau pour #Damas contre l’arrêt des opérations militaires de l’armée

 

Voici la pièce jointe aux deux tweets. Notez qui l’a signée:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regardez les logos des organismes qui ont signé. Vous reconnaîtrez probablement celui qui est au milieu de la deuxième rangée. Le voici agrandi :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voici l’original de ce logo copié directement sur le site Web de l’organisation de défense civile syrienne alias les Casques blancs :

Les organisations qui offrent de lever le blocus de l’eau de Damas pensent évidemment qu’elles ont le pouvoir de le faire. On peut donc penser qu’elles sont aussi responsables du maintien du blocus. Elles doivent également avoir des relations intimes avec les combattants d’al-Qaïda qui occupent actuellement les installations d’eau endommagées.

Les Casques blancs créés et payés par les gouvernements américain et britannique sont en train de bloquer de manière « neutre, impartiale et égale pour tous les Syriens » l’approvisionnement en eau de 5 millions de Syriens à Damas. Des militaires américains et des officiers de la CIA dirigent l’insurrection depuis les « QG d’opérations » en Jordanie et en Turquie.

Cela augmente le soupçon que le blocus fait partie d’une réponse organisée par les ennemis de la Syrie à la récente libération d’Alep-Est. Comme je l’ai dit hier:

Cette coupure d’eau fait partie d’une stratégie plus large, apparemment coordonnée, visant à priver toutes les zones tenues par le gouvernement de services publics. Il y a deux jours, l’Etat islamique a fermé un important accès à l’eau d’Alep sur l’Euphrate. Les poteaux électriques à haute tension des lignes qui alimentent Damas ont été détruits et l’accès en a été refusé aux équipes de réparation, contrairement à ce qui se passait auparavant. L’approvisionnement en gaz de certaines parties de Damas est également coupé.

Même après 14 jours de crise de l’eau à Damas, aucun média « occidental » ne souffle mot du blocus imposé par al-Qaïda à 5 millions de Syriens. Nous pouvons être sûrs qu’ils n’écriront pas un mot sur les millions de civils à Damas pris illégalement en otages par leur organisation de propagande préférée, les Casques blancs. [En effet nos médias n’en ont pas parlé, ndlr]

Moon of Alabama

Original: http://www.moonofalabama.org/2017/01/usuk-paid-white-helmets-help-blocking-water-to-5-million-thirsty-syrians.html#more

Traduction de l’anglais par Dominique Muselet

source: http://arretsurinfo.ch/les-casques-blancs-participent-au-blocus-de-leau-qui-assoiffe-5-millions-de-syriens/

Les assertions et opinions exprimées ici sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputées à Arrêt sur Info.

 

Syrie/Al-Bab: Ankara fait appel à Moscou

La Turquie a fait appel à la Russie pour l’aider à sortir du bourbier de la Syrie où elle a essuyé des échecs en série.

Désireux de prendre le contrôle de Jarablus, paniqué par la montée en puissance des Kurdes et dépité de ses relations ternies avec Washington, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait appel à la Russie dans l’espoir que Vladimir Poutine puisse l’aider à sortir du bourbier de la Syrie.

Pour vaincre Daech aux alentours d’al-Bab, l’armée turque, affaiblie par d’importantes pertes humaines, a un grand besoin d’aide et d’assistance.

Avant le début de la bataille d’al-Bab, les Turcs comptaient sur l’appui d’un groupe de miliciens dit « l’Armée syrienne libre », un groupe qui n’est nullement reconnu par les Russes qui rejettent même l’existence du groupe.

Reste à savoir pourquoi cette « Armée syrienne libre » n’est pas en mesure d’aider l’armée turque à remporter sa lutte contre Daech, aux alentours de la ville syrienne d’al-Bab.

Dans la foulée, le journal turc Hürriyet écrit que la nouvelle des échecs de l’armée turque en Syrie préoccupe les citoyens turcs. Le quotidien évoque une avalanche d’erreurs qu’ont commises les forces turques en Syrie, disant que ces dernières souffraient de pénurie d’aides logistiques, de denrées alimentaires et de produits hygiéniques.

Hürriyet propose ensuite aux hommes d’État turcs de retirer, au fur et à mesure, les militaires du territoire syrien et estime que « c’est la seule voie de sauver la Turquie du bourbier qu’elle a généré elle-même en Syrie ».

L’article du quotidien turc est bien conforme aux informations collectées par une source bien informée à Damas:  » La Russie ne ménage aucun effort pour contraindre la Turquie à changer de position envers le dossier syrien en échange de garanties. »

À titre d’exemple, la Russie a promis à Ankara de bloquer la progression des Kurdes dans le nord de la Syrie, de l’aider dans sa bataille à al-Bab et de reprendre ses relations bilatérales afin de booster la croissance économique de la Turquie.

 

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i25864-syrie_al_bab_ankara_fait_appel_à_moscou

06 janvier

 

Syrie : Les Droits de l’Homme à la carte

Les Nations Unies ainsi qu’un bon nombre de dirigeants occidentaux relayés par des médias de grande audience ont martelé à toutes les heures de la journée qu’une crise humanitaire est en train de se produire dans les quartiers est d’Alep lorsque l’armée arabe syrienne était en phase de remporter une grande victoire stratégique.

Ce n’est pas un tort de s’inquiéter du sort des civils dans les quartiers est d’Alep. Cependant, ce qui est également inquiétant est le sort des populations civiles sur tout le territoire syrien à cause de la guerre. La manipulation des Droits de l’Homme selon les intérêts de certains gouvernements souhaitant protéger leurs mercenaires, et autres sous-traitants sur place est aussi préoccupante.

Quelques humanistes français et européens suivent aveuglement certains médias de masse qui ne font que les dépouiller de tout esprit critique ainsi et du bon sens. Toutefois, ces mêmes médias à qui les humanistes européens donnent du crédit leur occultent l’essentiel de ce qu’il se passe en Syrie. La propagande médiatique au nom de la protection des civils, au nom des Droits de l’Homme ne souffle pas un mot sur la détresse que vivent depuis deux ans les habitants de Foua et Kefraya, deux localités syriennes dans la région d’Idlib.

Les défenseurs des Droits de l’Homme se sont insurgés pour sauver les civils de l’est d’Alep. Mais au moment où la propagande était à son apogée, il ne restait qu’une poignée de combattants syriens et étrangers venant en Syrie avec leurs familles pour rétablir le nouveau Califat. Ces derniers ont été évacués par l’armée arabe syrienne.

En revanche, les civils d’Alep ouest, de Foua et Kefraya et du reste de la Syrie ne méritent pas aux yeux des adeptes des Droits de l’Homme français et européens de se pencher sur leur cas. Ont-ils moins de dignité que ceux d’Alep est qui sont sortis massivement vers les régions contrôlées par l’Etat syrien fêtant la victoire de l’armée arabe syrienne ? Une certaine malhonnêteté médiatique s’est installée depuis le début de la crise syrienne mettant l’éclairage sur des situations humaines qui dans le fond ne servent que les intérêts stratégiques des impérialo-sionistes.  Certainement le sort des civils des quartiers est d’Alep était à déplorer, notamment lorsque les combattants les ont pris comme bouclier humain, allant jusqu’à exécuter toutes personnes essayant de fuir [1].

Foua et Kefraya deux localités peuplées de syriens chiites se situent dans la région d’Idlib. Pour Ghanya Dergham journaliste syrienne :

« Les deux villages sont encerclés depuis le 29 mars 2015, par des groupes terroristes appartenant à l’organisation Jaych Al-Cham pratiquants envers les habitants toutes les exactions, les privant de leurs droits les plus élémentaires, coupant l’eau, l’électricité et interdisant l’entrée des secours et le ravitaillement en médicaments, bombardant quotidiennement les deux villages par plusieurs sortes d’obus artisanaux et de missiles de toutes sortes. »[2]

Il convient de préciser que les châteaux d’eaux sont également bombardés et des enfants meurent de faim et de soif.

Il existe à Foua et Kefraya environ 50 000 civils soumis aux pires des blocus. Lorsque les populations sont ravitaillées en avion par l’armée arabe syrienne, les combattants tirent sur les parachutes pour détruire leurs contenus. Ces derniers ont également mis hors d’utilisation les champs agricoles par un bombardement massif de toutes sortes de mortiers, sans oublier ainsi les snipers embusqués afin d’empêcher les agriculteurs d’exploiter leurs champs.

A Foua et Kefraya des blessés attendent la mort par manque de soins. L’hôpital central a été détruit sur la tête de ses pensionnaires. Néanmoins, rares sont les journalistes français et européens qui parlent de ce problème, tandis que les hôpitaux d’Alep transformés en stock d’armes suscitaient toutes les indignations lorsqu’ils ont été bombardés.

Majed Hatmi journaliste syrien précise :

« Les terroristes ont bombardé les habitations civiles, les écoles, les mosquées, les hôpitaux, les champs cultivables, avec des mortiers et des obus de toutes sortes, les mettant hors d’état de fonctionner. Tandis que les snipers tirent sur les bétails afin d’empêcher les habitants de les exploiter. » [3]

Les Droits de l’Homme sont-ils sélectifs ? S’appliquent à la carte et selon les intérêts stratégiques de certains pays ? Ont-ils perdu leur universalité ?

Du moment que les Droits de l’Homme sont applicables pour un groupe d’humain et non pas pour un autre, cela signifie que quelques humanitaires dévoués manipulent ce concept avec les opinions publiques. Quant à certains champions de la liberté absolue, dont la liberté religieuse fait partie, ils savent pertinemment que le seul crime des habitants de Foua et Kefraya est leur appartenance à l’Islam chiite .

Les témoignages donnés lors de l’émission intitulée La Terre diffusée sur la chaîne Al-Mayadeen[4]  montrent que ce sont les habitants de Foua et Kefraya qui défendent les territoires contre les assaillants et lorsque les combattants laissent des convois humanitaires entrer dans les deux villages après avoir obtenu des contreparties de l’Etat syrien, ils confisquent les contenus essentiels au bon fonctionnement des médicaments, des vaccins ou des poches de sang destinées aux blessés, ce qui en rend l’usage impossible. Néanmoins, ces convois humanitaires sont acheminés sous la surveillance des Nations Unies.

Enfin, pourquoi les amoureux des Droits de l’Homme ne s’intéressent-ils pas aux supplices qu’endurent les civils de Foua et de Kefraya, et tout le peuple syrien privé des moindres droits lui permettant de vivre décemment et dignement ?

Antoine Charpentier

Illustration : Sputnik News.


[1] Les charniers que l’armée arabe syrienne retrouve actuellement dans les quartiers libérés d’Alep en témoignent.

[2] Ghanya DERGHAM, « Fouwa et Kefraya, deux localités syriennes qui résistent au terrorisme mondial. », Al-Hadass Yom, 8-12-2016, http://www.alhadathtoday.com/index.php?page=News&id=10644 ( En arabe)

[3] Majed Hatmi, « Kefraya Al Foua et l’Occident affligé à Alep », www.alam.ir ( En arabe)

[4] Al-Mayadeen, De la Terre, Foua et Kefraya, 11-06-2015, 01-09-2016, émission en arabe en ligne sur youtube.

Antoine-Noura Charpentier, né au Liban et installé en France depuis plusieurs années, détenant un Master d’Histoire Contemporaine, de l’université de Besançon, terminant actuellement un Master de science des religions à l’université de Strasbourg. Analyste politique spécialisé des questions du Moyen-Orient. 

Son blog : https://deschosesaprecise.wordpress.com/

Source: http://www.mondialisation.ca/syrie-les-droits-de-lhomme-a-la-carte/5566306

 

 

Toute occupation de la Syrie est inadmissible (Moscou)

Moscou ne tolérera aucune occupation à long terme en Syrie, a insisté hier, lundi 2 janvier, Vitaly Naoumkine, conseiller de Staffan de Mistura, l’émissaire de l’ONU en Syrie.

« Bien que la Russie ait accepté les opérations militaires de la Turquie dans le Nord syrien, elle ne tolérera aucune présence militaire à long terme en Syrie et rejette catégoriquement » qu’une telle situation perdure, a fait savoir Vitaly Naoumkine.

Interrogé par l’agence de presse russe Sputnik, le conseiller de Staffan de Mistura a ajouté : « La Russie n’a pas réagi jusqu’à présent aux opérations militaires turques dans le Nord syrien, mais cela ne veut pas dire qu’elle est favorable à l’occupation d’une partie du sol syrien par un pays étranger. »

Pour Ankara, le président syrien ne représente pas une menace « urgente », a-t-il déclaré, avant de dire que ce sont Fethullah Gülen, les Kurdes et les groupes terroristes, dont Daech, qui sont actuellement au centre des préoccupations de la Turquie.

Ankara accuse Fethullah Gülen, prédicateur exilé aux États-Unis, d’être derrière le putsch avorté de l’année dernière en Turquie.

Depuis août 2016, l’armée turque a lancé une opération militaire baptisée « Bouclier de l’Euphrate » au nord de la Syrie. Ankara prétend que cette opération vise à repousser les terroristes de Daech des frontières turco-syriennes, et ce, alors que Damas et les Kurdes l’accusent de violation de l’intégrité territoriale de la Syrie.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i25750-toute_occupation_de_la_syrie_est_inadmissible_(moscou)

 

 

La guerre d’élimination du front al-Nosra a-t-elle commencé ?

Depuis qu’il est entré en action en Syrie, en 2012, le front al-Nosra, branche d’Al-Qaïda en Syrie, rebaptisée front Fateh al-Sham, se trouve plus que jamais dans une mauvaise posture.

En l’espace de quelques jours, il a été décapité militairement, et ses QG situés dans son fief dans la province d’Idleb ont été bombardés. Alors que son chef religieux se trouve sous les feux des critiques de ses alliés

En même temps, les positions de cette milice à Wadi Barada, dans la province de Damas sont menacées de tomber entre les mains de l’armée arabe syrienne et de ses alliés.

 

Décapités militairement

Abou Omar al-Turkestani

Le dimanche 1er janvier, ont été abattus plusieurs de ses chefs militaires de premier rang.

 

Abou Omar al-Turkestani, et Khattab al-Qahtani ont péri ainsi que d’autres miliciens dans des raids aériens qui ont frappé leurs deux voitures respectives. Selon Média de guerre, le premier se rendait depuis Sarmada à Batbou, au nord de la province d’Idleb. Il était l’un des 10 jihadistes les plus importants en Syrie, et le candidat favori pour diriger le conseil Chourah au cas où les différentes milices d’Idleb s’étaient unifiées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Khattab al-Qahtani

Alors que le second qui a été tué à proximité de Hazanou, est un saoudien de trente ans, qui a combattu au côté d’Oussama Ben Laden en Afghanistan, puis au Yémen avant d’être parmi les premiers qui sont venus en Syrie.

Parmi les tués figurent aussi deux autres chefs, Abou Moussaab al-Diri et Abou-l-Moetassem al-Dirani.

Les attaques ont été perpétrées par des drones et c’est la coalition menée par les Etats-Unis qui est la plus suspectée de les avoir réalisées, mais aucune revendication n’a été signalée.

Depuis quelques temps, la coalition avait abattu d’autres chefs du Nosra, dont Abou al-Afghane al-Masri et Abou al-Faraj al-Masri, dont les patronymes désignent qu’ils sont tous les deux de nationalité égyptienne.

Les fils du Mossad et de Mok

Un dirigeant des Brigades Abi Ammarat, proche du Nosra a accusé « les collaborateurs de Mok ». Cette dernière étant la cellule de commandement des opérations terroristes perpétrées surtout dans le sud syrien. Située en Jordanie, cette cellule qui regroupe des officiers de plusieurs nationalités, américaine, turque, saoudienne, israélienne et jordanienne entraine, arme et commandite les miliciens stationnés dans le sud syrien, notamment à la frontière avec le Golan.

Selon ce chef de milice, la ville de Sarmada est désormais infestée par ces collaborateurs. « Ces fils du Mossad et de Mok, vous avez prouvé que vous étiez les pires hypocrites et falsificateurs », a-t-il Tweeté sur son compte. Il a conseillé de ne pas se rendre à Sarmada « tellement il y a des drones qui sélectionnent les gens », selon ses termes.

Ce mardi encore, plusieurs quartiers généraux du Nosra sur la route de Sarmada ont été détruits et des dizaines de tués et de blessés ont été recensés, a indiqué Média de guerre.

Selon l’AFP, citant l’OSDH, ce sont au moins 25 membres de Fateh al-Sham, dont plusieurs chefs, qui ont été tués dans un raid visant une réunion au siège du groupe.
L’OSDH a dit ne pas pouvoir déterminer l’origine de la frappe.

Mais Fateh al-Sham a accusé dans un communiqué la coalition internationale, évoquant « plus de 20 morts » dans le raid.

Désaccords entre milices, Mohaycini pris à partie

 

Ces coups infligés au Nosra, dont surtout le double assassinat, ont d’après Média de guerre, fait monter la tension dans la province d’Idleb où les échanges d’accusation de trahison entre les différentes milices se sont accentués.  Alors qu’il était question d’une fusion qui venait d’être conclue entre quelques-unes d’entre elles , dont Ahrar al-Sham, Noureddine al-Zenki, Ajnad al-Sham, al-Hezb al-Islami al-Turkestani, Ajnad al-Caucase, en plus de front Fateh al-Sham (front al-Nosra), celle-ci n’a pas tardé à éclater.

 

 

 

 

 

 

 

« Mohaycini, cesse de jouer avec notre révolution »

Le chef spirituel du front al-Nosra, et juge religieux de la coalition Jaïsh al-Fath dont il constitue la colonne dorsale, cheikh Abdallah Mohaycini fait lui aussi l’objet d’une campagne de la part des autres milices.

Ce religieux saoudien wahhabite est accusé sur les réseaux sociaux de faire la propagande de Daesh et de privilégier le front al-Nosra au détriment des autres factions. On lui reproche entre autre, indique Média de guerre, de fermer les yeux face aux agressions commises par la milice Jund al-Aqsa, proche du Nosra, contre l’Armée Syrienne libre (ASL), milice qui combat dans le cadre de l’offensive turque Bouclier de l’Euphrate.

 

A Wadi Barada aussi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bataille de Wadi Barada (Capture RT)

Loin de là, dans la province nord-ouest de Damas,  c’est aussi face à l’armée arabe syrienne et à ses alliés que la branche d’al-Qaïda a affaire.

 

A  Wadi Barada, elle fait l’objet d’une campagne militaire depuis le 24 décembre dernier, visant à la déloger de cette région, où se trouve la source d’eau Fijeh, qui approvisionne la capitale syrienne en eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1300 de ses habitants l’ont déjà quittée ces derniers jours, alors les miliciens refusent tout compromis.

Damas avait accusé le Nosra et ses alliés dans cette région d’avoir empoisonné l’eau.

Selon l’AFP, Damas connaît de sérieuses pénuries depuis le 22 décembre.

L’agence syrienne Sana a pour sa part indiqué que l’armée arabe syrienne a éliminé au moins sept terroristes du Front al-Nosra  dans le nord de la province de Homs, dans le centre de la Syrie, dont Mohammad Qassem al-Haj

Source: http://french.almanar.com.lb/175382

 

 

L’hécatombe de la guerre de Syrie, six ans après son déclenchement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Saladin ! Réveille-Toi Nous sommes revenus ! Le petit fils de Godefroy de Bouillon est devant toi, où sont les tiens ?»

Proclamation du Général Gouraud entrant à cheval à Damas et piétinant le catafalque du tombeau de Saladin à l’intérieur de la Mosquée des Ommeyyades.

Cet exergue est dédié à la cohorte des supplétifs binationaux franco-syriens engagés corps et âmes dans une entreprise de destruction de leur patrie d’origine afin de les inciter à cambrer l’échine dans un sursaut de dignité.

«La psychiatrie arabe devra un jour s’attacher prioritairement à interpréter cette singulière prédisposition des binationaux franco-syriens à se dévouer pour une fonction supplétive de deux pays (France-Turquie) à l’origine du démembrement de leur partie d’origine, Alexandrette (Syrie).

Les Arabes n’ont pas vocation à être des éternels harkis, ni à configurer leur pensée en fonction des besoins stratégiques de leurs prescripteurs occidentaux. Libres aux occidentalistes d’amplifier les mots d’ordre de leurs employeurs, mais il est impératif pour les Arabes de développer une pensée fondée sur les intérêts à long terme du Monde arabe. Wa Ou’zira Man Anzar». RN.

In Memoriam

François Hollande a abordé, en Janvier 2017, la phase crépusculaire de son mandat quinquennal en renonçant à briguer un second mandat, dans une démarche qui a été perçue comme une capitulation en rase campagne du foudre de guerre de Syrie, alors que la «bête noire de la France en Syrie», le président Bachar Al Assad, demeure en poste, aux commandes de son pays, sans la moindre perspective d’un dégagement immédiat, sans la moindre garantie d’une promesse de dégagement

·         http://www.madaniya.info/2016/12/01/francois-hollande-capitulation-rase campagne-foudre-de-guerre-de-syrie/

En six ans de guerre, l’homme qui devait tomber tous les quinze jours, «l’homme qui ne méritait pas de vivre sur terre», a vu bon nombre de ses ennemis résolus, déraper vers les oubliettes de l’histoire, alors que le nouveau déploiement russe sur le littoral syrien a brisé le monopole des airs et de la navigation en Méditerranée, détenu jusque-là par le camp atlantiste.

En dix-sept ans de pouvoir, dont six de guerre, Bachar Al Assad, en un vieux remake de la guerre d’Irak, a assisté au trépas politique de ses principaux ennemis : Mohammad Morsi (Égypte), Rached Ghannouchi (Tunisie), l’Emir du Qatar, Khalifa Ben Hamad Al Thani, George Bush Jr, Condoleeza Rice, -les artisans de la Syrian Accountability Act (2002)- déclenchant le compte à rebours de la guerre contre la Syrie-, Barack Obama et Hillary Clinton (États-Unis), Tony Blair et David Cameroun (Royaume Uni), François Hollande et Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls et Laurent Fabius, le petit télégraphiste des Israéliens exfiltré vers le Conseil Constitutionnel en guise de congélation définitive de toute vie politique, ainsi que le Général Manaf Tlass, Chef de la garde présidentielle syrienne, le camarade d’enfance du président syrien, le trophée exfiltré des Français transformé en «four médiatique de la France», dans la guerre psychologique contre la Syrie ; enfin son collègue le commandant Abdel Kader Tlass, chef de la brigade Farouk du Front Islamique de Syrie, de sinistre réputation, artisan de la destruction de Homs dans la désastreuse bataille de Bab Amro, février 2012, qui sonna le glas des ambitions françaises en Syrie.

Sans parler des gardes chiourmes de l’opposition off-shore syrienne, Robert Ford (Etats Unis) et Eric Chevallier (France).

·         http://www.renenaba.com/syrie-clap-de-fin-pour-robert-ford-et-bandar-ben-sultan/

Et sur le plan militaire, le général David Petraeus, emporté par une opération embedded, son poulain, le chef des djihadistes, le prince saoudien Bandar Ben Sultan, de même que sa roue dentée libanaise Wissam Al Hassan, et son poulain Omar Al Shishani, le chef militaire de Daech, longtemps opérationnel dans le nord de Syrie, enfin, dernier et non le moindre, l’«Armée Syrienne Libre», en voie de réanimation par des anesthésistes turcs.

Pour aller plus loin sur ce sujet, le remake de la guerre d’Irak.

·         http://www.renenaba.com/l-hecatombe-des-faiseurs-de-guerre/

·         http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/09/george-w-bush-et-tony-blair-devant-la-cour-penale-internationale_4966702_3232.html

Sur la réalité de la guerre de Syrie

·         http://www.madaniya.info/2016/04/05/extraits-de-l-article-de-robert-f-kennedy-jr-a-la-revue-politico/

·         http://www.les-crises.fr/influencer-les-autorites-syriennes-a-la-fin-de-lannee-2006-par-roebuck/

L’implosion d’Hillary Clinton

Sur le bûcher de ses vanités, Hillary Clinton s’est consumée. Par sa cupidité, son avidité et son ambition dévorante, celle qui se rêvait la «Première Dame» élue à la magistrature suprême américaine, aura été, paradoxalement, la plus haïe des aspirants démocrates à la Maison Blanche, infligeant à son parti le plus retentissant camouflet de l’histoire électorale américaine, le sinistrant en même temps qu’elle défigurait l’image de l’Amérique.

Que son directeur de campagne, John Podesta, ait été en même temps un conseiller en communication de l’Arabie saoudite, qu’elle ait mis à profit ses responsabilités à la tête du département d’état pour ponctionner au profit de la Fondation Clinton les bienfaiteurs de sa future campagne, -à l’instar du Maroc, ou du Qatar-, donne la mesure de la confusion d’intérêts qui s’est établie dans l’exercice de ses fonctions, en même temps que son sentiment d’impunité.

Hormis l’Arabie saoudite, qui avait tout misé sur Billary (le tandem Bill et Hillary Clinton) pour se sortir du guêpier yéménite et syrien, et du Maroc, dont il espérait de ses contributions un infléchissement de la position des États Unis en sa faveur sur la question du Sahara occidental, le Monde arabe ne regretta pas la défaite de Hillary Clinton, elle, l’alliée souterraine de la Confrérie des Frères Musulmans dans la séquence dite du «printemps arabe», de la yéménite Tawakol Karman Prix Nobel de la Paix 2011) de la pakistanaise Huma Abeedin, sa conseillère occulte, toutes deux membres de la confrérie, elle, qui a outrepassé le mandat des Nations Unies sur la Libye, en tandem avec les philo sionistes Nicolas Sarkozy et le botuliste Bernard Henry Lévy.

En pleine campagne de Libye, débarquant à l’improviste à Tripoli pour y sonner l’Hallali en vue de la mise à mort du Colonel Mouammar Al Kadhafi, sans égard pour les destructions qu’elle vient d’imposer à la Libye, elle aura ce terme d’une indécence méprisante à l’égard de sa future victime : «We came, We saw and He died», dit-elle en s’esclaffant de son rire caquetant et sociopathe si reconnaissable.

Six ans après, la malédiction de Kadhafi a frappé Hillary, qui lui renvoie d’outre-tombe, tel un effet boomerang, sa sentence morbide. «We came, We Saw, SHE DIED». Triste fin pour Hillary Clinton, en retraite forcée anticipée aux cachetons de ménagère dévalués.

Le naufrage de David Cameroun : Du «chaos constructeur au KO destructeur» et «de la Grande Bretagne à la petite Angleterre ?

Dommage collatéral de la destruction de la Libye et de la Syrie, dont il aura été l’un des grands coordonnateurs, David Cameron passera dans l’histoire comme le pire premier ministre britannique depuis la fin de la II me Guerre Mondiale (1939-1945), le responsable du BREXIT, la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, premier cas de suicide en Mondovision d’un cynique qui aura sacrifié le destin de son pays et vraisemblablement de l’Europe pour sa survie politique.

Pour David Cameron, la Libye et la Syrie auront été ce que l’Irak a été pour Tony Blair, le «caniche britannique de George Bush jr»: Une tache indélébile. Son point de fragmentation.

·         http://www.huffpostmaghreb.com/2016/09/14/libye-cameron-2011_n_12003282.html

Pathétique épilogue d’une parfaite illustration du «splendide isolement des élites», coupées des réalités du monde commun qui les entoure dans une solidarité des surclasses globales, développant une sorte d’irresponsabilité et d’immaturité qui les prive de toute forme de «sensibilité pour les grands devoirs historiques», selon l’expression du philosophe anglais Christopher Lasch.

Plate-forme de reconquête de l’Europe et de sa libération du joug nazi lors de la 2eme Guerre mondiale (1939-1945), le Royaume Uni, en un retournement tragique, se retrouve au terme de quarante ans de cohabitation houleuse au sein de l’Union européenne, au ban de l’Europe.

Pitoyable épilogue d’un parcours erratique généré par la médiocrité du leadership européen, de la cécité de la technostructure bruxelloise, sur fond de récession économique, de xénophobie, de gabegie, de démagogie et de populisme.

Le «chaos constructeur» qu’il a voulu imposer à ses anciens colonisés lui revient en pleine figure, tel un boomerang, sous forme d’un «K O destructeur». Juste châtiment pour l’un des grands responsables, au même titre que la France et la Turquie, du chaos généré par l’interventionnisme frénétique néo-colonialiste européen contre le Monde arabe, du phénomène djihadiste qu’il a parrainé, et du flux migratoire du sud de la Méditerranée qu’il a généré vers l’Europe en crise systémique ; l’élément déclencheur du réflexe d’autodéfense identitaire-sécuritaire et du vote xénophobe en Europe.

À l’origine des grands maux du Monde arabe, -la création du «Foyer National Juif en Palestine», l’intronisation de la dynastie wahhabite sur les Lieux Saints de l’Islam (La Mecque et Médine) et de la dynastie hachémite en Jordanie, par ailleurs un des grands artisans de la balkanisation du Monde arabe avec les accords Sykes Picot (1916)-, le Royaume Uni, juste retour des choses, subit à son tour le spectre de sa décomposition avec les tendances séparatistes en Écosse et en Irlande du Nord.

Cent ans après sa proclamation, la «Malédiction de la Promesse Balfour» frappe le Royaume Uni du fait de son machiavélisme éhonté et de ses déboires répétitifs en terre arabe dans la séquence du «printemps arabe». Cent ans après, la Grande Bretagne pourrait céder la place à la petite Angleterre. Sic transit Gloria Mundi.

Le paradoxe français : Principale usine occidentale à produire des terroristes et principale victime du terrorisme islamiste

Un massacre à la tronçonneuse digne d’une séquence du film de Quentin Tarantino : Les principaux dirigeants français du désastre de Syrie ont été projetés vers les oubliettes de l’histoire, à l’automne 2016. Tous d’un coup, dans un magistral coup de pied populaire à leur auguste postérieur : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls, auparavant Laurent Fabius. Pour solde de tout compte.

Engagée dans une sarabande mortifère -Toulouse-Montauban (2012), Charlie Hebdo, Isère et Paris-Bataclan en 2015, puis Nice et Saint Etienne du Rouvray, banlieue de Rouen, en 2016, la France s’est propulsée, paradoxalement, au rang peu envieux de «principale usine occidentale à produire des terroristes», selon l’expression du politologue américain William McCants et de principale victime du terrorisme islamiste.

Unique pays au Monde à avoir donné quitus à l’organisation terroriste «Jabhat an Nosra», qui «fait du bon travail en Syrie», unique pays au Monde à avoir décerné la Légion d’Honneur au prince héritier d’un Royaume incubateur du djihadisme takfiriste éradicateur, la France, circonstance aggravante, est aussi l’un des rares pays au Monde à gratifier d’un poste envié le responsable d’un des désastres majeurs de son histoire contemporaine : Le ronfleur des forums internationaux.

Promouvoir à l’un des postes les plus prestigieux de la République, le Conseil Constitutionnel, un homme passible de poursuites pénales pour apologie du terrorisme, donne la mesure de la déflagration mentale de la nomenklatura française, particulièrement la caste des apparatchiks socialistes.

Sur fond de somnolence sur son nouveau perchoir, Laurent Fabius, le plus capé des hiérarques socialistes, mais le plus présomptueux aussi de tous les protagonistes occidentaux, est désormais à l’abri des séquelles de la décomposition du Parti Socialiste dont il aura été l’un des grands fossoyeurs. Piètre consolation pour un parcours de désolation. Un champ de ruines politique et moral.

À défaut d’éternité, faute d’immortalité, Laurent Fabius aura droit à une postérité au rabais, une postérité par défaut, sans panache, par sa promotion abjecte du djihadisme, donnant quitus à «Jabhat an Nosra» de ses turpitudes. «Fanfan, le fanfaron» traînera comme un boulet ses fanfaronnades, comme la marque des stigmates hideux des turpitudes de la technostructure française et de la caste politico-médiatique.

Dans ses deux composantes néo gaulliste atlantiste et socialo philo sioniste, la France passera à la postérité comme l’un des grands perdants de la campagne de Syrie. Un désastre comparable par ses effets à long terme à l’expédition de Suez, en 1956, contre le chef de file mythique du nationalisme arabe, Gamal Abdel Nasser.

De Charlie Hebdo, en janvier 2015, à Saint Etienne du Rouvray, juillet 2016, le terrorisme islamiste a fait 236 morts en France en 18 mois.

Alain Juppé, le rescapé français du naufrage syrien, l’homme à qui Sergueï Lavroff, ministre russe des Affaires étrangères, a raccroché au nez le téléphone, terme ultime d’une conversation houleuse, pensait développer une approche moins arrogante du conflit syrien, conséquence de sa mésaventure avec son homologue russe et des déboires de la France en Syrie dont elle était son mandataire colonial. Mais là aussi le couperet tomba et la tête de Juppé roula.

·         http://www.madaniya.info/2016/11/28/serguei-lavrov-who-are-you-to-f-lecture-me/

Le 14 juillet 2015, l’accord international sur le nucléaire iranien a achevé de déconsidérer la France, particulièrement son ministre des Affaires étrangères, le petit télégraphiste des Israéliens dans cette affaire. Le 14 juillet 2016, le carnage de Nice dans le prolongement du Bataclan et de Charlie Hebdo, a plongé la France dans la stupéfaction et discrédité durablement la politique wahhabite de la France, substitut à sa traditionnelle politique arabe. Au vu de ces événements, «Bastille Day», sous l’ère des néo conservateurs socialistes français, paraît devoir exercer une fonction traumatique dans l’imaginaire français.

·         http://www.les-crises.fr/presentation-de-la-syrie-par-le-quai-dorsay/

La Turquie

Indice prémonitoire ? Deux des plus grands conjurés de Syrie, la France et la Turquie, -ses anciens équarrisseurs-, porteront les stigmates de la guerre, symboliquement, le même jour à la sixième année du conflit, la France, avec le carnage de Nice du 14 juillet 2016 et la Turquie avec le coup d’état anti-Erdogan, le lendemain.

Ployant sous le souffle du boulet, Recep Tayyib Erdogan a dû auparavant sacrifier deux des plus proches collaborateurs, -Abdullah Gûl et Ahmet Davutoglu-, victimes de la boulimie du sultan ottoman, alors que la Turquie, fer de lance de la guerre contre la Syrie, est désormais en proie à une guérilla interne, victime à la fois de la recrudescence de l’irrédentisme kurde et des coups de butoir de Daech, leur pupille vindicatif.

Le contre-coup d’état d’Erdogan a débouché sur le bilan suivant : 18. 000 personnes placées en détention, parmi elles, 9.677 officiellement arrêtées et attendent de passer en jugement et 50. 000 passeports confisqués.
66.000 employés du secteur public, dont 43. 000 dans l’enseignement, ont été limogés, une centaine d’établissements scolaires fermés et les médias durement muselés.

130 médias ont été interdits, 89 mandats d’arrêts émis contre des journalistes. 45 journaux, 16 chaînes de télévision, 3 agences de presse, 15 magazines, 23 stations de radio et 29 maisons d’édition fermés dans le pays.
Des journalistes compatissants ont même été jusqu’à déplorer la solitude de la Turquie face à son environnement hostile, constitué, selon eux, d’une brochette d’«états voyous», d’états sans foi ni loi : la Russie, l’Iran, l’Irak et la Syrie.

C’est oublier un peu vite le statut privilégié de la Turquie, membre de l’OTAN, unique pays musulman d’ailleurs membre de l’alliance atlantique et sa sentinelle avancée sur le flanc sud de la Russie. C’est occulter son partenariat stratégique avec Israël, unique pays musulman, là aussi, disposant d’un tel statut, à tout le moins publiquement, de même que son rôle de base arrière du djihadisme planétaire dans la guerre de Syrie.

L’impunité, enfin, dont elle jouit du fait du génocide arménien ou encore sa féroce répression des Kurdes de Turquie.

Machiavélique, manipulateur, un tantinet démagogue, Reccep Tayyip Erdogan avait inauguré son règne par une diplomatie néo-ottomane se proposant d’aboutir à «zéro problème» avec son voisinage arabe. Au terme de treize ans de règne sans partage, le nouveau Sultan se retrouve avec «zéro ami» dans son environnement hostile et une foultitude de problèmes dans son homeland sur fond d’irrédentisme kurde et de politique vindicative de Da’ech, son ancien pupille.

En 2015-2016, Istanbul et Ankara ont été secouées par une série d’attentats qui ont fait près de 300 morts, des centaines de blessés et créé un climat de forte insécurité. Depuis juin 2015, la Turquie est régulièrement le théâtre d’attentats terroristes meurtriers qui ont tué au moins 200 personnes. Les deux derniers en date ont visé Istanbul, l’aéroport Atatürk, le 28 juin 2016, puis six mois plus tard, la discothèque Reina, le 1er janvier 2017, lors de la soirée du nouvel an, faisant 39 tués, dont 16 étrangers et 69 blessés.

L’isolement de la Turquie a conduit Erdogan a renoué dans des conditions humiliantes avec Israël, sans la levée du blocus de Gaza, fragilisant la branche palestinienne des Frères Musulmans, en accentuant le discrédit de son chef politique Khaled Mecha’al, placé, désormais, inéluctablement, sur un siège éjectable.

L’Arabie Saoudite : 30 attentats Da’ech en 2015, soit un attentat tous les 12 jours

En tête du palmarès morbide sur le plan arabe figure l’Arabie Saoudite, l’incubateur du djihadisme salafiste et destructeur du Monde arabe, avec trois morts sur le tapis ainsi que la dilapidation du patrimoine financier du Royaume en même temps que la puissance économique arabe.

À la trappe, le roi Abdallah, Saoud Al Faysal, l’inamovible ministre saoudien des Affaires étrangères pendant quarante ans et tenant d’une ligne dure de la diplomatie islamiste, enfin le Prince Bandar Ben Sultan, le cappo di tutti cappi du djihadisme planétaire, le grand vaincu de la guerre de Syrie, en traitement médical prolongé s’apparentant à un meurtre politique symbolique.

Le royaume saoudien, lui, est embourbé dans le marécage yéménite dans une guerre dérivative à son combat contre son pupille Daech, promu au rang d’ennemi N°1 d’une bonne fraction de la planète, dont il subit impitoyablement les coups de butoir. 30 attentats rien qu’en 2015, soit un attentat tous les douze jours.

·         http://www.raialyoum.com/?p=432745

Mieux, la fin du Ramadan 2016 a été saluée par trois attentats notamment contre le consulat américain à Djaddah, le 4 juillet, le jour de la fête nationale américaine, contre une mosquée chiite à Qoteif, en zone chiite, ainsi que devant un barrage de sécurité à proximité du sanctuaire de La Mosquée du Prophète à Médine, à l’heure de l’Iftar, le repas quotidien qui marque la rupture du jeune. Ces attentats qui ont fait 4 morts et 5 blessés sont intervenus à quelques semaines du début du grand pèlerinage annuel de La Mecque et témoignent de la porosité des services de sûreté saoudiens.

Le Qatar : Waddah Khanfar (Palestine), Youssef Al Qaradawi (Egypte) et Ahmad Al Assir (Liban)

Deuxième dans l’ordre des vaincus arabes, le peit wahhabite, le Qatar, avec la démission forcée sur ordre de leur parrain américain des deux démiurges du «printemps arabe», l’émir du Qatar, Cheikh Khalifa Ben Hamad Al Thani, Air and Field Marshall de la campagne de Tripolitaine et de la Cyrénaique, et son cousin et premier ministre, Cheikh Hamad Ben (HBJ), le tandem qui se proposait de faire de Bab-Amro, banlieue de Homs, en Février 2012, le «Stalingrad du Moyen-Orient».

Dans la même fournée des trappés de l’histoire, le voltigeur en chef du Qatar, le prédicateur de l’Otan, Cheikh Youssef Al Qaradawi et le néo-islamiste Waddah Khanfar, Directeur de la chaîne «Al-Jazeera», dégagé de son poste aussitôt sa sale besogne accomplie pour pantoufler au Conseil d’administration de l’«Open Society» du milliardaire George Soros.

Au passif du Qatar aussi, le cheikh salafiste libanais Ahmad Al Assir voué à couper, depuis son faux fief de Saida, le ravitaillement stratégique du Hezbollah vers la zone frontalière libano-israélienne.

L’homme de paille du Qatar a été piteusement intercepté à l’aéroport de Beyrouth alors qu’il tentait d’échapper à la justice vers le Nigeria, après avoir tendu une embuscade à l’armée libanaise, tuant lui et ses compagnons près de 30 soldats, soit autant que la totalité des pertes de l’armée libanaise face à Israël, en 70 ans d’hostilité.

La Confrérie des Frères Musulmans

La Confrérie des Frères Musulmans, le plus ancien parti pan-arabe, qui échoue pour la troisième fois de son histoire aux portes du pouvoir, avec le dégagement sans ménagement de Mohammad Morsi (Égypte), au terme d’un an de pouvoir et condamné depuis lors à la prison à vie.

Avec au titre de dommage collatéral, la mise en échec du duo tunisien Rached Ghannouchi et Mouncef Marzouki, la caution laïque d’un gouvernement néo islamiste ainsi que le discrédit politique du chef politique du Hamas, Khaled Mech’al, pour son alignement sectaire sur la frange la plus obscurantisme de l’Islam politique et sa quête d’un refuge à Doha, à 30 km de la plus importante base américaine du Tiers monde la Base du Centcom.

L’imposture de Tawakol Karmane

L’offensive collective du pacte sunnite de la contre-révolution arabe sous l’égide de l’Arabie Saoudite, en mars 2015, a révélé en outre l’imposture de la passionaria de la révolution yéménite, Tawakol Karmane, Prix Nobel de la Paix, première femme arabe proche de la confrérie des Frères Musulmans, à bénéficier de cette distinction, cas unique dans l’histoire du Monde.

Bénéficiaire des subsides de «National Endowment For Democracy» dans les trois ans qui ont précédé le «printemps arabe», Tawakol est la sœur de Safa Karmane, journaliste d’Al Jazira, le fer de lance de la guerre médiatique des Frères Musulmans pour la conquête du pouvoir lors du «printemps arabe».

La lauréate a en effet fait des offres de service aux Saoudiens pour faire office de «passerelle entre la jeunesse saoudienne et le gouvernement de Riyad», sans la moindre objection sur le statut des femmes en Arabie saoudite, l’un des plus restrictifs de la planète ; sans la moindre contrepartie concernant le statut des femmes yéménites dont 57 % sont des analphabètes, vivant sous la loi patriarcale du mariage forcé.

 

L’opposition off-shore syrienne

Grande perdante de cette épreuve de force, l’opposition syrienne off-shore, qui se proposait sous impulsion occidentale d’être la relève d’une «Syrie démocratique, pluraliste et laïque», a été phagocytée par l’inconsistance de ses meneurs, leurs querelles d’ego, leur cupidité et leur extrême servilité à l’égard de leurs anciens colonisateurs.

Exit les binationaux franco-syriens Bourhane Ghalioune, le premier président de la coalition islamo-atlantiste de l’opposition syrienne et sa porte-parole, Basma Kodmani, de même que bon nombre de dirigeants de l’Armée Syrienne Libre (ASL) notamment Abdel Kader Tlass de la brigade Farouk à la réputation sulfureuse, Ryad Al Assaad et Souheil Idriss

Malgré le budget de propagande de près de 4 millions de dollars alloué par le ministère britannique de la défense pour bonifier depuis la Turquie l’image des djihadistes via «Innovative Communications and Strategies, Inco str».

Malgré les colossaux contrats d’armement consentis par les pétromonarchies attribués à la France pour acheter sa consciente et accréditer l’image que les zombies criminogènes de la branche syrienne d’Al Qaida «Jabhat An Nosra» étaient éminemment fréquentables.

Qu’un universitaire français, par ailleurs auteur du «Malaise arabe», Bourhane Ghalioune, parachuté par la France à la tête de l’opposition off-shore syrienne, fasse joujou, aux premiers jours du soulèvement anti-Assad, avec un fusil mitrailleur, en compagnie du porte-parole d’un groupement djihadiste terroriste en Syrie, Mohammad Al Adanani, résume à lui seul la mystification occidentale et l’imposture des révolutionnaires du «printemps arabe» en Syrie.

·         http://www.renenaba.com/la-controverse-a-propos-de-basma-kodmani/

Le dévoiement des figures de proue de la contestation progressiste arabe : Michel Kilo et Azmi Bishara

Deux figures de proue de la contestation progressiste arabe, Michel Kilo, ancien prisonnier politique en Syrie et Azmi Bishara, ancien député palestinien du parlement israélien, tous deux anciens communistes, ont opéré une reconversion spectaculaire faisant allégeance au Roi Dollar et aux vertus lubrifiantes des pétro-dollars.

Icône défraîchie de l’opposition syrienne, Michel Kilo, l’ancien pensionnaire des geôles du pouvoir baasiste mutera en commensal du prince Bandar, avant la carbonisation de l’ancien chef du djihadisme planétaire.

·         http://www.renenaba.com/l-honneur-perdu-de-michel-kilo-phare-eteint-de-la-revolution-syrienne/

Membre de la Knesset (1996-2007), Azmi Bishara, issu d’une famille chrétienne palestinienne, membre fondateur du parti BALAD- farouche défenseur de la laïcité par opposition au concept d’«État juif»- se ralliera, lui, à la frange la plus obscurantiste de l’Islam, l’Islam wahhabite.

Azmi Bishara se fourvoiera en public, en direct, depuis les écrans de la chaîne du Qatar Al Jazira, en suggérant au présentateur du journal, hors antenne mais micros ouverts, de négliger les troubles de Jordanie, à l’époque violents, pour se focaliser sur la Syrie, exclusivement sur la Syrie, «aux événements prometteurs», avait-il prédit depuis son exil pétrodollarisé de Doha.

Boudé désormais par l’intelligentzia arabe, Azmi Bishara s’est replié sur son nouveau fief, pays le plus antinomique de la laïcité qu’il préconisait contre Israël, pour diriger le nouveau porte-voix de la principauté, le journal «The New Arab» (Les Nouveaux Arabes), qu’il souhaite façonner sans doute à son image : Reptile et Servile.

Autre dommage collatéral : La chaîne Al Jazira passée en trois mois du rôle prescripteur de l’hémisphère sud au lanceur d’alerte des menées atlantistes contre le Monde arabe. Avec à la clé le licenciement de 1.200 de ses employés.

Du côté djihadiste, Ad Patres, 10 des figures de proue de la nébuleuse :

·         Zohrane Alllouche, chef de Jaych Al Islam, tué dans un raid de l’aviation syrienne le 25 décembre 2015

·         Hassan Abboud, (Abou Abdallah Al Hamaoui), fondateur d’Ahrar Al Cham (les Hommes Libres du Levant), dont le mouvement a été décapité avec l’élimination de 40 de ses dirigeants lors d’un ténébreux attentat à l’automne 2014

·         Omar Al Shishani, le responsable militaire de Daech

·         Djamil Raadoun, chef du Soukour Al Ghab (Les Faucons de la Forêt), assassiné en Turquie même, l’autre parrain du djihadisme salafiste.

·         Abdel Rahman Kaddouli (de son nom de guerre Hjaji Imam), N°2 de Daech et son ministre des finances, tué par un raid aérien américain en Irak le 25 mars 2016.

·         Abou Hayjja Al Tounsi, dirigeant militaire de Daech, tué le 31 mars 2016, par un drone américain à Raqqa (Syrie)

·         Abou Firas Al Soury (de son vrai nom Radwane Al Nammous), porte-parole d’Al Nosra

·         Deux dirigeants de premier plan de Daech : Abou Mohammed Al-Adnani et Waêl Adil Hassan Salman Fayad. Seul Syrien au sein de la direction de Daech, Al-Adnani, né en 1977 dans la province d’Idlib, était considéré comme le «ministre des attentats» du groupe et le chef de ses opérations extérieures. Vétéran du djihad et porte-parole du groupement terroriste, Taha Sobhi Fallaha (de son vai nom) a été tué dans un raid aérien visant la ville d’Al Bab, le dernier bastion de l’EI dans la région d’Alep, le 30 août 2016. Quant à Waêl Adil Hassan Salman Fayad, ministre de l’Information du groupe Etat islamique, il a été tué dans un bombardement aérien de la coalition anti djihadiste le 7 septembre près de Raqqa en Syrie, soit une semaine après son compère Al Adnani.

Enfin, les chefs du «Front du Fatah Al Cham», la nouvelle mouture de Jabhat An Nosra :-Abou Omar Saraqeb, chef militaire de ce groupement et son adjoint Abou Mouslam Al Chami, mi-septembre 2016, tués dans leur PC alors qu’ils préparaient un plan de reconquête d’Alep. Alors qu’il était à la tête de Jabhat An Nosra, Abou Omar Saraqeb avait conquis au début de la guerre Idlib et Jisr Al Choughour.

·         http://www.lemonde.fr/syrie/article/2016/09/26/en-syrie-l-ennemi-americain-exacerbe-les-tensions-entre-rebelles-islamistes_5003341_1618247.html

Liban

Wissam Al Hassan, la dague sécuritaire du dispositif saoudo américain au Moyen-Orient, chef de la section des informations des Forces de Sécurité Intérieures Libanaises du Liban et chouchou des Français, a lui aussi, été carbonisé, à la manière de son mentor Rafic Hariri, dans un attentat le 19 octobre 2012, dans ce qui apparaît comme une réplique contre le dynamitage du Quartier Général syrien commis quatre mois plus tôt à Damas.

Son patron Saad Hariri, le planqué de Beyrouth, a été, lui, caramélisé par sa gestion hasardeuse du patrimoine familial. Et son empire médiatique ébranlé, notamment son fleuron européen, Radio Orient, en état de quasi faillite.

Sous l’impulsion de Saad Hariri, la criminalisation du Hezbollah :

À l’instigation de Saad Hariri, furieux d’avoir été débarqué sans ménagement de son poste de premier ministre, des parlementaires américains d’origine libanaise, -Nick Rahhal, Charles Boustany et Darrel Issa- ont entrepris de criminaliser le Hezbollah, en 2011, par l’adoption par le congrès du HATA (Hezbollah Accountability Act), sur le modèle de la Syrian Accountability Act, adopté, lui, neuf ans plus tôt.
Deux textes législatifs américains adoptés dans le vain espoir de faire pression sur la formation chiite et son allié syrien en vue de les contraindre à souscrire à son retour au pouvoir à Beyrouth et se conformer à l’ordre saoudo américain.

Intervenu près d’un an avant la mise sur pied de la coalition de l’opposition syrienne off-shore, sous la houlette franco turque, la pression diplomatique du clan Hariri a été aiguillonnée notamment par un autre parlementaire américano-libanais, proche du lobby sioniste aux États-Unis, Anthony Nicy ainsi que par Walid Farès, ancien cadre dirigeant des milices chrétiennes libanaises durant la guerre civile libanaise (1975-1990) et recyclé aux États-Unis en tant que conseiller auprès de la commission de la lutte anti-terroriste au sein du sénat américain et conseiller diplomatique de Donald Trump. (Cf. Le journal libanais Al Akhbar en date 24 juin 2011)

·         http://www.al-akhbar.com/node/15357

Mais six ans après le déclenchement de la guerre de Syrie, Saad Hariri paraît abandonné par ses protecteurs saoudiens, en état de quasi faillite, déconsidéré auprès de ses électeurs, alors que le Royaume saoudien ploie sous la menace d’une arme de destruction massive la Loi Jasta votée par le Congrès américain ouvrant la voie à des poursuites contre l’Arabie pour sa responsabilité présumée dans le raid taliban contre les symboles de l’hyperpuissance américaine (11 septembre 2001) et dont les indemnités compensatoires sont estimées à trois trillions de dollars.

Buvant la coupe jusqu’à la lie, l’ancien chef de file du camp saoudo américain au Liban a dû ployer sous les fourches caudines de son rival, le Hezbollah, souscrivant à l’élection du candidat du parti chiite à la présidence libanaise, le général Michel Aoun, signant par là même un revers diplomatique majeur de ses anciens parrains saoudiens, au delà de leurs mentors communs, les pays occidentaux.

De quoi vous ôter l’envie de mener une dolce vita tapageuse sur la Riviera française.

·         http://www.renenaba.com/wissam-al-hassan-la-dague-du-dispositif-securitaire-saoudien-au-proche-orient

René Naba

 

Source: http://www.madaniya.info/2017/01/02/l-hecatombe-de-guerre-de-syrie-six-ans-apres-declenchement/

 

 

Dans une série de vidéos, des combattants apparemment russes attaquent Daech près d’Alep, en Syrie.

Diffusées sur Youtube par le compte « #@mir# », des vidéos montrent des opérations menées par des forces spéciales russes. L’un des militaires porte l’écusson du mouvement Hezbollah.

L’activiste arabe qui a publié ces vidéos affirme avoir piraté l’ordinateur d’un des officiers syriens.

 

La Russie mène une opération militaire contre l’État islamique en Syrie depuis le 30 septembre 2015. L’opération vise les centres de communication, les transports, les entrepôts d’armes, de munitions et de carburant et le matériel militaire appartenant aux terroristes.

 05 janvier

 

Alep est réunifiée. Les

 

masques tombent

 

La guerre en Syrie n’est pas finie mais le peuple syrien peut voir l’avenir avec optimisme. Les rebelles islamistes renforcés par les brigades internationales djihadistes, ces bandits de grand chemin qui tuent, violent et volent en toute impunité, ne prendront pas le pouvoir en Syrie et n’imposeront pas la loi du coran dans tout le pays.

Rappel de l’origine de la guerre en Syrie.

Que ceux qui croient que le peuple syrien s’est spontanément révolté contre le gouvernement de leur pays en 2011 se détrompent. Les Syriens, dans leur grande majorité, craignaient qu’un « printemps arabe » i ne vit le jour en Syrie. Ils pouvaient voir les résultats de ces troubles en Tunisie, en Libye et surtout en Égypte et ils savaient que les conséquences seraient pires si cela advenait chez eux.

Sous l’initiative de Bachar al-Assad et sous la pression occidentale, la Syrie se dirigeait vers un abandon progressif de la doctrine socialiste baasiste iiet s’orientait vers le libéralisme qui devait l’intégrer dans le système globalisé mondial qui semblait devoir inéluctablement s’imposer en ce début de XXIe siècle.

La conséquence de ce bouleversement en Syrie fut l’émergence de ce qu’on appelle une société à deux vitesses.

Il y avait d’un côté, une bourgeoisie urbaine qui tirait profit de l’ouverture libérale et de l’autre, une campagne qui souffrait d’être laissée à elle-même et dont les habitants venaient grossir le prolétariat urbain en s’installant dans les banlieues des grandes villes. Les grandes sécheresses des années précédant la révolte instrumentalisée des campagnes de 2011 favorisèrent aussi cet exode.

C’est une situation tout-à-fait habituelle dans un contexte de passage d’une économie conservatrice-protectrice vers une économie libérale et c’est une constante depuis le XVIIIe siècle.

Une présidence syrienne autoritaire mais ouverte à l’économie libérale pouvait très bien convenir aux puissances occidentales mais il fallait alors aussi que la Syrie changeât d’alliance.

C’est Nicolas Sarkozy et le Qatar iii qui furent chargés de cette mission.

 

Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy invita Bachar al-Assad à participer aux festivités du 14 juillet 2008 à Paris.

Nicolas Sarkozy et Bachar al-Assad à Paris en 2008.

Avec le Partenariat oriental qui devait arrimer six pays d’Europe orientale et du Caucase à l’Occident et lancé à l’initiative de la Pologne et de la Suède en 2009, l’Union pour la Méditerranée devait faire du pourtour de cette mer une totale zone d’influence occidentale.

Ce fut un échec, Bachar al-Assad iv refusa de rompre l’alliance de son pays avec la Russie, l’Iran et le Hezbollah.

C’est à partir de ce moment que s’ourdit un véritable complot contre le régime syrien v dont Roland Dumas a révélé le premier l’existence dans une vidéo célèbre vi. Cela se passait en Angleterre mais nous savons grâce aux révélations de WikiLeaks que le Département d’État sous la direction d’Hillary Clinton était à l’initiative d’une conspiration pour renverser Bachar al-Assad.

Cela faisait partie de la doctrine « Obama », le « Leading from behind », qui consiste à ne plus déployer de troupes étasuniennes pour occuper le terrain et à déléguer les interventions directes à des pays alliés en ne fournissant que les assistances techniques et militaires.

Les Occidentaux avaient la conviction que le régime syrien ne tiendrait pas longtemps devant une révolte populaire.

Plusieurs puissances régionales préparèrent le terrain pour une rapide prise de pouvoir en Syrie.

·         L’Arabie Saoudite qui avait progressivement pris le contrôle des mosquées du sud du pays se servit de ses nombreux imams salafistes pour faire des prêches incendiaires contre le régime laïc syrien responsable selon eux de la détérioration des conditions de vie des populations les moins aisées.

·         Le nord de la Syrie fut « travaillé » de la même manière par les Frère musulmans soutenus par la Turquie et le Qatar.

·         Les réseaux sociaux s’adressaient à la bourgeoisie urbaine laïque pour l’inciter à manifester pour la libération des prisonniers politiques et pour le pluralisme politique.

Les deux principales zones d’influence furent ainsi bien réparties et la future partition de la Syrie se dessinait clairement. Un Sud salafiste sous influence saoudienne, un Nord aux mains des Frères musulmans proches de la Turquie et un éventuel réduit alaouite sur la côte méditerranéenne.

Il manquait l’étincelle et elle viendra de Deera où de jeunes adolescents furent molestés par la police pour avoir taguer des slogans hostiles au régime. Il est évident que n’importe quel autre prétexte aurait pu servir pour lancer une révolte, tous les éléments avaient été mis en place.

 

Des milliers de manifestants, parfois encadrés par des hommes armés, déambulèrent dans les rues des banlieues tous les vendredis après la prière de midi en ce début 2011.

Manifestation de soutien au régime à Damas en 2011.

Ces manifestations furent contrebalancées par des défilés rassemblant des centaines de milliers de personnes à Damas et dans d’autres villes de Syrie qui venaient en soutien au gouvernement syrien. Ces défilés furent ignorés par les médias occidentaux. Cette comparaison entre les nombres de manifestants indique que les opposants étaient minoritaires et que la lutte armée qu’ils entamaient était illégitime.

 

Les reportages « bidons » des chaînes de TV satellitaires qatarie (Al-Jazeera) et saoudienne (Al-Arabiya) vinrent semer le trouble et la sédition en Syrie et ils furent relayés sans vérification par les médias mainstream occidentaux.

Manifestation de soutien au régime à Tartous en 2011.

Dès les premières victimes civiles, les chefs d’États occidentaux, la France en tête, exigèrent le départ du président Assad avant toute négociation comme si la Syrie était une de leurs colonies.

On peut dire à présent que ce fut la plus grande et la plus longue manipulation des esprits de tous les temps et une tache indélébile qui marquera à jamais la crédibilité des journalistes et des experts de plateaux de télévision.

 

Le rôle plus qu’incohérent des États-Unis.

C’est un président sans expérience internationale qui arriva à la tête des États-Unis en 2009. Barack Obama avait été élu sur base d’un programme de désengagement militaire des États-Unis en Irak et en Afghanistan et sur la promesse de fermer le camp de prisonniers de Guantánamo.

L’espoir qu’il suscita alors avait été ponctué la même année par un Prix Nobel de la Paix.

Son discours du Caire du 4 juin 2009, « A new Beginning », marque un tournant politique après les années W Bush qui avait fait de la lutte contre Al-Qaïda une excuse pour une occupation militaire de la région.

Ce discours de Barack Obama, un véritable éloge à l’islam, marque une volonté d’alliance entre les États-Unis et le monde islamique en ne mettant en exergue que les côtés positifs de la civilisation islamique et en omettant ce qui est négatif et notamment ce qui concerne le statut de la femme et les châtiments corporels. Ce discours avait d’ailleurs été très critiqué par des mouvements féministes vii.

Avec le recul, on comprend mieux que sa doctrine consistait à un rapprochement politique avec l’islamisme « modéré » représenté par les Frères musulmans et les salafistes saoudiens. C’est le retour à l’alliance de 1945 viii qui fut provisoirement malmenée après le 9/11.

Pourquoi l’État islamique est combattu par les États-Unis.

L’objectif de l’État islamique est la création d’un califat qui reformerait le pays de Cham historique (Bilad al-Cham) qui allait de l’ouest de l’Irak à la Méditerranée.

Ce projet de califat islamiste est contraire au projet étasunien de découpage de la région en petites entités ouvertes au libéralisme, sans poids politique et sous l’influence de puissants alliés des États-Unis. Il est aussi contraire aux intérêts des saoudiens pour qui un califat mettrait leur légitimité comme gardien des deux principaux lieux saints de l’Islam en question.

D’un autre côté, les États-Unis voulaient la chute du pouvoir syrien actuel et l’EI pouvait être un des instruments pour y arriver.

Le jeu trouble des États-Unis consiste pour le moment à secrètement aider l’EI en Syrie et à mollement le combattre à Mossoul.

Il faut souligner que l’EI est né grâce à une mauvaise estimation des États-Unis en Irak.

Il faut revenir en 2007 quand le général David Petraeus a présenté son nouveau plan, le « Surge ».

Il s’agissait de former des milices chargées de maintenir l’ordre dans la partie sunnite de l’Irak de façon à faire baisser la violence et à préparer une partition du pays. Ce plan reçut le soutien saoudien parce qu’il confiait la sécurité des zones sunnites à des sunnites. C’est le ralliement de ces milices souvent composées d’anciens soldats de Saddam Hussein à des idéologues qaïdiste qui a formé l’ossature de l’EI.

C’est pour cela qu’on dit souvent que les États-Unis sont à la base de la création de l’EI vu que ce sont des instructeurs étasuniens qui ont formé les soldats de l’EI.

Le libération d’Alep. Est-ce Stalingrad… ou Koursk ?

Jusqu’en juillet 2012, la ville d’Alep était restée à l’écart de l’agitation qui secouait le pays. Les multiples tentatives de soulèvements populaires se soldèrent toutes par des échecs au point qu’il y avait très peu de forces armées dans la ville.

Quand, en coordination avec un assaut sur Damas, 2000 rebelles venant de la province investirent Alep, l’armée fut prise par surprise et ne put résister. Les quartiers orientaux majoritairement peuplés de sunnites et le quartier historique tombèrent très vite. Des renforts militaires envoyés d’urgence par le gouvernement syrien arrivèrent à temps pour empêcher la prise de l’ouest de la ville.

La ville restera divisée avec l’Est sous la coupe de multiples milices qui imposèrent leur loi et l’ouest qui mena une vie normale sous la protection de l’armée arabe syrienne mais perturbée par les coupures d’électricité et d’eau ainsi que par les bombardements que leur imposèrent les forces rebelles.

Avec 400 à 600 mille habitants ayant fui les islamistes et s’étant réfugiés à l’Ouest, la partie occidentale de la ville comptait environ 1,6 million d’habitants. Il ne restait que 200 à 250 mille habitants à l’Est mais les médias mainstream continuaient à en parler comme s’il s’agissait de la partie essentielle d’Alep. Nous ne vîmes presque pas de reportages des TV occidentales de la partie de la ville tenue par les troupes loyalistes.

Les 2000 rebelles du départ furent renforcés par de nouveaux rebelles islamistes issus de la province et par des brigades internationales djihadistes. Ils finirent par former des groupes hétéroclites de plus d’une dizaine de milliers de combattants qui s’installèrent avec leurs familles dans les logements laissés vacants.

C’est pour cela qu’on peut dire que les récentes évacuations (cinquante mille personnes) ne concernait que très minoritairement des habitants Alépins d’origine.

La défaite militaire des rebelles islamistes est sévère. Ils ont perdu des chefs et beaucoup de leurs meilleurs éléments dans la bataille ainsi que leur matériel lourd.

L’arrivée au pouvoir de nouveaux dirigeants occidentaux les privera de soutien politique.

De l’avis des experts militaires, la défaite d’Alep marque un tournant et les forces loyalistes et leurs alliés ont maintenant la possibilité de rester à l’initiative jusqu’à la défaite finale des djihadistes.

Tous les férus d’histoire savent que ce n’est pas la bataille de Stalingrad qui a marqué le début de la débâcle nazie mais bien la bataille de Koursk. C’est pour cela que je pense que la défaite d’Alep est le Koursk des islamistes.

Le quatrième pouvoir remis en question.

L’expression « quatrième pouvoir » avait été attribuée à la presse et aux médias car ils exerçaient un contre-pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l’État.

Les médias mainstream actuels n’incarnent plus un contre-pouvoir car ils font partie du système dont ils dépendent financièrement.

·         La publicité est une part importante du financement des médias. Cela a deux conséquences.

·         1. Il ne peut y avoir de sujets nuisant aux intérêts des annonceurs.

·         2. Comme les recettes publicitaires sont calculées en fonction des ventes ou de l’audimat, les médias ont davantage intérêt à sortir des sujets accrocheurs qui font vendre plutôt que des analyses de fond plus critiques. N’oublions pas que le lecteur ou l’auditeur moyen aime à être rassuré dans ses convictions et que la vérité lui importe peu, elle le dérange même.

·         Une autre part non négligeable des aides vient de l’État. Il est difficile de mordre la main qui vous nourrit.

·         Les grands médias appartiennent à des milliardaires. Qui peut penser que les journalistes sont libres d’écrire des articles contraires aux intérêts de leur patron ?

Il faut ajouter que les journalistes, les chroniqueurs et les hommes politiques vivent dans un microcosme coupé de la réalité dans lequel ils se persuadent en boucle.

Leur présentation de la guerre en Syrie aura été particulièrement déformée. C’est uniquement un point de vue partisan qui est présenté.

Ce sont les médias alternatifs en ligne qui sont maintenant devenus le véritable contre-pouvoir. C’est pour cela qu’ils subissent une campagne de diffamation pour chercher à les discréditer. On voudrait les traiter de complotistes alors que bien au contraire, ce sont eux qui dénoncent les complots.

Le système a même publié les noms de plus de 200 sites sensés nous désinformer ix. Je ne peux que les remercier de nous fournir cette précieuse liste de sites où nous ne manquerons pas de trouver des analyses et des informations alternatives.

Il faut cependant remarquer que cette liste inclut des sites fantaisistes ou des lanceurs de PSYOP que tout lecteur attentif décèlera aisément. Cette méthode d’amalgamer du sérieux et du farfelu pour discréditer les informations honnêtes est bien connue et elle est d’une malveillance crasse.

Les enfants d’Alep.

Nous devrions avoir la même compassion pour tous les enfants du monde qui meurent à cause de la responsabilité d’adultes que celle que les médias mainstream en ont eu pour les enfants d’Alep qui sont morts dans cette guerre.

La mort d’enfants est toujours inacceptable mais dans le cas des enfants tués à Alep, pourquoi ne pose-t-on pas la bonne question. Que faisaient ces enfants en zone de guerre alors que des couloirs humanitaires étaient ouverts vers la destination du choix de leurs parents ?

Cette question des enfants d’Alep a été instrumentalisée à des fins politiques pour discréditer les armées russe et syrienne. Les journalistes occidentaux sont complices de cette machination.

Je ne crois pas un seul instant en leur sincérité quand ils évoquent ce drame.

S’ils veulent parler de morts d’enfants, je leur propose trois sujets qu’ils n’évoquent jamais et qui ont été ou qui sont autrement plus dramatiques.

·         L’embargo sur la Syrie lui interdit d’acheter des médicaments de première nécessité et il est responsable de la mort de milliers d’enfants syriens tous les ans.

·         Madeleine Albright reconnaît la responsabilité des États-Unis dans la mort de cinq cents mille (oui, vous avez bien lu 500 000) enfants irakiens. Elle estime, avec regrets, que cela en valait la peine x. Si ce n’était pas si dramatique, on en rirait vu la situation actuelle de l’Irak.

 

·         D’après l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), six millions d’enfants (6 000 000) de moins de cinq ans, soit au minimum 30 000 fois plus qu’à Alep, meurent chaque année dans le monde des suites directes ou indirectes de la faim xi. Il y a un responsable qui se nomme le système économique libéral qui préfère cultiver les terres pour produire des agrocarburants (3,1 % de la consommation mondiale du carburant des transports routiers) et qui s’interdit de réquisitionner les surplus agricoles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent tous les ans dans le monde à cause de la malnutrition

Maintenant que les journalistes mainstream sont au courant, on attend avec impatience leurs reportages sur le sujet.

Ce que vous ne devez pas savoir.

·         Brita Hagi Hassan, un maire d’Alep sorti d’un chapeau de magicien est le énième scoop médiatique des rebelles islamistes et est en même temps un illustre inconnu dans sa ville. Il aurait été élu (par qui ?) en 2013 à la présidence du Conseil civil d’Alep (qui sert à quoi ?). Après le dernier hôpital, le denier clown, le dernier pédiatre, le dernier maire, à une semaine près, nous aurions connu le dernier Père Noël d’Alep.

 

·         J’espère que les journalistes mainstream ont remarqué que l’Arabie Saoudite n’accueille pas de réfugiés syriens. Les Saoudiens ont pourtant des infrastructures permanentes près de La Mecque pouvant accueillir 3 millions de personnes et elles ne servent qu’une fois par an lors du Hadj. Auraient-ils peur d’une contagion révolutionnaire ?

Hébergements pour pèlerins en Arabie Saoudite.

·         L’armée de l’air syrienne ne lance pas des frappes aériennes contre les objectifs terroristes comme les aviations occidentales. Elle largue des barils d’explosifs. Qui va nous expliquer la différence entre des bombes et des barils d’explosifs ? Une bombe n’est-elle pas par définition un baril d’explosifs ?

·         La Syrie serait peuplée de sunnites, de chrétiens, d’alaouites, de chiites et de diverses autres minorités religieuses. Ensemble, d’après les experts de plateaux de TV, ils formeraient 100 % de la population. Il n’y aurait donc pas d’athées en Syrie ? Il y a quelques années, la principale opposition au baasisme était le parti communiste syrien et il n’y a pas plus athée qu’un marxiste.

·         Comme tout le monde semble l’ignorer, la Syrie a une constitution. La nouvelle constitution de 2012 est même exemplaire et unique dans la région xii. Une éventuelle négociation avec les rebelles « modérés » ne peut amener que plus de références à la charia et éloignerait la constitution syrienne des standards occidentaux. C’est pourtant la voie que favorisent les Occidentaux et leurs alliés régionaux. Je pose une question très simple : est-ce que les Européens ou les Américains seraient heureux d’avoir plus de charia dans leur constitution ? Je crois que la réponse est non. Alors, de quel droit veut-on l’imposer aux Syriens ?

·         Plus de trois ans après le drame du bombardement chimique sur la Ghouta orientale, aucune preuve irréfutable de la responsabilité de Bachar al-Assad ou de l’AAS n’a été produite. Le principal argument présenté par les Occidentaux est que la Syrie était seule à posséder des armes chimiques or cela a été démenti par un témoignage de première importance. Il s’agissait de Carla Del Ponte xiii qui affirmait trois mois plus tôt que les rebelles avaient utilisé des gaz innervant dans le nord de la Syrie. Une étude du prestigieux MIT a aussi démontré que les roquettes improvisées qui sont responsables du massacre n’avaient pas la portée suffisante pour avoir été tirés à partir des lignes syriennes xiv. C’est comme si on possédait des fusils de précision récents et qu’on s’était mis en tête de s’enfoncer dans les lignes ennemie pour tirer avec un vieux mousquet. Cette étude a été publiée sur le site de l’université et sur celui de Tesla international. Il n’y a jamais eu d’étude infirmant ce rapport. Carla Del Ponte a depuis été priée de se taire.

·         Les médias mainstream ont produit une abondante littérature sur la situation à Alep Est sans y avoir le moindre reporter pour la bonne et simple raison qu’un journaliste occidental en zone islamiste est un journaliste sans tête. Les reportages en zone gouvernementale sont rares parce que les journalistes répugnent à y aller pour des raisons politiques. En général, les journalistes traitant du sujet résident à Beyrouth ou en Turquie et ils reçoivent leurs informations de correspondants locaux dont ils ne peuvent garantir l’impartialité.

·         Les casques blancs ont disparu avec l’arrivée de la neige à Alep. De héros chouchoutés par les occidentaux, ils sont devenus d’obscurs détrousseurs de cadavres. Encore faut-il parfois regarder RT pour l’apprendre xv

Conclusion.

Contrairement à ce qu’affirment les Occidentaux, une victoire militaire des forces loyalistes est possible en Syrie. Il suffit d’une rupture des aides financières xviet militaires des parrains actuels de la rébellion djihadiste et du départ ou de la mise hors de combat des dizaines de milliers de mercenaires étrangers.

Le président élu des États-Unis, conseillé par Michael Flynn, semble décidé à en finir avec l’État islamique et avec les autres groupes terroristes.

La Turquie essaie de tirer son épingle du jeu en acceptant une solution négociée avec le maintien provisoire de Bachar al-Assad mais elle n’a pas beaucoup d’atouts dans son jeu et n’a pas encore de position très claire.

L’Arabie saoudite, le principal fauteur de troubles qui veut exporter son wahhabisme dans la région et bien au-delà, va entrer dans une période difficile. Ses déficits budgétaires sont du niveau de ceux de l’Ukraine et il n’y a pas de perspectives d’amélioration. Les coupes dans les dépenses vont immanquablement créer des troubles dans le pays xvii.

Les 28 millions de saoudiens n’acceptent la dynastie des Saoud que parce que la redistribution des revenus du pétrole leur permet d’atteindre un des plus haut niveau de vie dans le monde. Les autorités religieuses peuvent devenir un recours contre les abus de la famille royale en cas de détérioration de la situation économique.

De plus, la prise de pouvoir actuelle par le clan des Soudairi xviii ne va pas tarder à provoquer une réaction du clan des Chammar xix qui sont écartés du pouvoir malgré qu’il représentent la plus importante tribu de la région. La succession du roi Salmane, atteint de la maladie d’Alzheimer, ne se fera pas sans heurt et ce sera un dossier à tenir à l’œil parce que la sécurité énergétique européenne actuelle et les cours actuellement bas du pétrole dépendent en grande partie du Golfe.

L’ONU et son secrétaire général Ban Ki-Moon auront démontré leur incapacité à influer sur le dossier syrien. Sous l’influence des ONG droits-de-l ’hommistes occidentales, l’ONU aura failli à sa mission de défendre un de ses membres contre une déstabilisation menée de l’étranger.

L’Union Européenne et la France en particulier sont complètement marginalisées. La politique étrangère de la France est un fiasco dont elle aura difficile à se relever.

Les États-Unis de Donald Trump ne tarderont pas à trouver un accord avec la Russie, l’actuel maître du jeu dans la région. Le monde unipolaire est mort et il faudra dorénavant composer avec d’autres puissances et tenir compte de leurs intérêts vitaux.

 

L’importance de l’arrivée de Rex Tillerson, un homme dont la carrière est liée au monde du pétrole, au Secrétariat d’État n’a pas encore été bien évaluée par les médias.

Rex Tillerson.

Cela indique que les enjeux énergétiques vont devenir prioritaires avec des changements d’alliance probables.

A mon avis, les pays du Golfe vont perdre de leur influence et vont être remplacés par d’autres acteurs pour l’approvisionnement en pétrole de l’Europe. L’immense potentiel de l’est de la méditerranée sera développé dès que la crise syrienne sera résolue. Les pays bénéficiaires de cette nouvelle donne seront Chypre, Israël, la Grèce, la Syrie et la Turquie. Ils profiteront du tarissement des gisements de la mer du Nord.

La Ligue arabe, sous l’influence de la diplomatie du dollar saoudienne, ne se relèvera pas rapidement de cet échec. Elle a été impuissante à éviter les guerres civiles et elle se retrouve divisée comme jamais.

Israël a tenu un rôle ambigu et son rôle dans le drame syrien est encore à étudier. Depuis l’intervention russe, il semble que les Israéliens ont mis un bémol à leurs interventions en Syrie

Il faut aussi mentionner deux autres perdants de ce conflit. Deux groupes qui n’auront pas fait les bons choix dans leur alliance.

·         Le Hamas dont le président Khaled Meechal en s’alliant avec les pays du Golfe a trahi le pays qui l’avait accueilli.

·         Le PKK et le YPG syrien qui auront été instrumentalisés par les États-Unis et qui n’obtiendront ni l’unification ni l’indépendance espérée pour le Kurdistan.

Bachar al Assad bénéficiera de l’aura du vainqueur et se maintiendra. Il serait quand-même préférable qu’il cède la présidence pour favoriser une réconciliation nationale même s’il ne fait aucun doute qu’il serait largement réélu en cas d’élection présidentielle anticipée.

Vu le prestige de l’armée syrienne, une solution à l’égyptienne n’est pas à exclure dès que les armes se seront tues. Il y a des généraux qui se sont distingué pendant cette guerre et notamment le major-général Souheil al-Hassan xx dit « Le Tigre ».

Il reste une question en suspens. Qui financera la reconstruction de la Syrie ?

La Syrie avait une économie saine avec très peu de dettes avant la guerre. Ses actuelles réserves d’hydrocarbures, si elles étaient exploitées, devraient lui permettre de ne pas dépendre des aides occidentales.

Selon les accords signés, la mise en exploitation des gisements offshores syriens revient à la Russie mais il faut tenir compte de l’ensemble du gisement et les États-Unis de Donald Trump vont bien se placer pour exploiter les autres zones qui sont tout aussi prometteuses.

Quand je disais que l’arrivée de Rex Tillerson à la tête du Département d’État doit encore être mesurée à l’aune d’une nouvelle stratégie étasunienne de l’énergie…

Pierre 

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i « Printemps arabe » ! Quelle expression mal choisie pour un mouvement qui n’a apporté que la division, la mort et le chaos dans le monde arabe.

ii Le baasisme est un mouvement nationaliste qui prône l’unité du monde arabe. C’est un mouvement socialiste non marxiste. http://www.universalis.fr/encyclopedie/baath-ba-th-baas/

iii Le Qatar était intéressé par une entente avec la Syrie pour permettre le passage d’un gazoduc destiné à approvisionner l’Europe.

iv On ne peut savoir si Bachar al-Assad qui a fait ses études en Grande Bretagne aurait pu accepter cet accord s’il était libre de ses décisions. C’est le Commandement régional du Parti Baas qui détient le pouvoir réel en Syrie et celui-ci est sous l’influence des militaires qui ont fait leur formation en Russie (ou en Union soviétique).

v Je n’utilise pas le terme « régime » dans un sens péjoratif. Je l’emploie dans le sens « manière de gouverner et d’administrer un État » ce qui est le sens qu’en donnent les dictionnaires. http://www.toupie.org/Dictionnaire/Regime.htm

vi Roland Dumas ne peut être considéré comme un mythomane. Il est scandaleux que les médias mainstream occidentaux ne prennent pas ce document en compte pour expliquer la guerre en Syrie. https://www.youtube.com/watch?v=BH9SHxetO1I

vii « C’est la raison pour laquelle le gouvernement des États-Unis a été au tribunal pour défendre le droit des femmes et des filles de porter le hijab et de punir ceux qui le leur refusent.  » Extrait du discours de Barack Obama. http://www.lapaixmaintenant.org/Discours-d-Obama-au-Caire-texte

viii « Le pacte du Quincy » est un accord fondamental entre les États-Unis et le roi Ibn Séoud qui permettra aux États-Unis de contrôler le commerce du pétrole et de faire du dollar la devise mondiale de référence. https://www.herodote.net/14_fevrier_1945-evenement-19450213.php

ix http://www.propornot.com/p/the-list.html

x https://www.youtube.com/watch?v=lbLCY4iHDRE&feature=youtu.be

xi http://www.fao.org/french/newsroom/news/2002/9703-fr.html

xii Il est regrettable qu’il n’existe pas de traduction en français sur Internet de cette constitution à part celle du Réseau Voltaire. http://www.voltairenet.org/article173036.html

xiiihttp://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/06/les-rebelles-syriens-ont-utilise-du-gaz-sarin-selon-carla-del-ponte_3171289_3218.html

xiv http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-syrie-et-le-rapport-du-mit-147902

xv https://www.youtube.com/watch?v=DT7adMyWCbg

xvi Les rebelles islamistes et les mercenaires des brigades internationales djihadistes perçoivent des soldes en dollars. Une partie de cet argent provient de trafics divers et de rackets mais le principal est payé soit par des pays du Golfe, soit par des associations islamistes qui recueillent les dons de riches personnalités de cette même région.

xvii En 2011, pour se prémunir des effets du « printemps arabe »dans le royaume, le roi Abdallah annonça l’octroi d’aides diverses à la population pour un montant total de 130 milliards de dollars. http://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/art_sl.pdf Les difficultés budgétaires actuelles sont la cause d’un revirement et un mécontentement populaire n’est pas à exclure.

xviii Le roi Salmane et les deux princes appelés à lui succéder font parties du clan des Soudairi.

xix La tribu des Chammar représente environ 4 millions de personnes et est une des plus importantes du Moyen-Orient. Feu le roi Abdallah faisait partie de la tribu des Chammar.

xx https://fr.wikipedia.org/wiki/Souheil_al-Hassan

Source: http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/alep-est-reunifiee-les-masques-188121

 

 

Une rencontre

Al-Assad/Al-Sissi?

Des informations évoquent de plus en plus la possibilité d’une rencontre entre les présidents Al-Sissi d’Egypte et Al-Assad de Syrie. Reste à savoir où et quand elle aura lieu.

Les lieux proposés n’ont pas retenu jusqu’ici l’approbation du président syrien, qui vient de passer le réveillon à Alep, avec les soldats et les officiers de l’armée arabe syrienne.

Des sources concordantes évoquent Athènes (Grèce), Nicosie (Chypre) et Sharm Al-Cheikh (Egypte). Al-Assad a fait savoir qu’il ne se rendra pas dans un territoire de l’Otan ou près des bases saoudiennes.

 

Source: https://strategika51.com/2017/01/01/une-rencontre-al-assadal-sissi/

04 janvier

 

 

Un commandant du Front Al-Nosra : «Les USA sont de notre côté et nous arment via des pays tiers»

Un commandant d'Al-Nosra (Fatah al-Cham) a accordé une interview à un journal allemand, où il révèle que les Etats-Unis ainsi que d’autres pays soutiennent le groupe djihadiste en Syrie, confirmant ainsi ce que Moscou affirme depuis longtemps.

Armes «Made in USA»

 «Oui, les Etats-Unis soutiennent l’opposition [en Syrie], mais pas directement. Ils soutiennent les pays qui nous soutiennent. Mais nous ne sommes pas encore satisfaits de ce soutien», a déclaré le commandant d’unité du Front Fatah al-Cham (anciennement Front Al-Nosra) Abou Al Ezz, dans une interview accordée au journal allemand Koelner Stadt-Anzeiger depuis la ville syrienne d’Alep.

Ce commandant a révélé que le groupe terroriste avait gagné des batailles grâce aux missiles antichars TOW de fabrication américaine qui ont été «donnés directement» à ses troupes. Grâce à ces missiles, «la situation dans plusieurs régions [syriennes] est sous contrôle», se félicite Abou Al Ezz.

Quant à l’armement lourd, il aurait été fourni via des pays tiers : «Nos chars et de nombreux lance-roquettes sont venus de Libye via la Turquie», confie-t-il.

Mais, à l'en croire, les Etats-Unis et d’autres pays aident les djihadistes en les fournissant non seulement en armes, mais aussi en personnel. Quand le Front Al-Nosra a été assiégé, il y a eu «des officiers de Turquie, du Qatar, d’Arabie saoudite, d’Israël et des Etats-Unis ici… Des experts en satellites, missiles, renseignement et caméras thermiques de sécurité». Quand le journaliste lui a demandé si des instructeurs se trouvaient vraiment parmi les djihadistes, Abou Al Ezz a tout simplement répondu : «Les Américains sont de notre côté.»

«Nous lutterons contre la Russie et l’Occident»

Le commandant s’insurge aussi dans son interview que l’Occident ne les soutienne pas directement, alors qu’il y a dans leurs rangs de «nombreux combattants d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et d’autres pays». «Nous lutterons contre la Russie et l’Occident, parce que l’Occident n’est pas de notre côté. L’Occident ne nous envoie que des moudjahidines», a-t-il déploré.

Abou Al Ezz a déclaré également que les combattants du Front Al-Nosra «lutter[aient] jusqu’à la chute du régime», tout en reconnaissant que la lutte était «difficile», à cause de la force du pouvoir en place et du soutien russe dont il bénéficie.

Les Al Saoud aux finances

Si les Etats-Unis assument l’armement du Front Al-Nosra, l’Arabie saoudite s’occupe quant à elle du financement du groupe, si l’on croit le commandant qui affirme que le groupe terroriste est payé pour atteindre des buts militaires lors du conflit syrien.

 

«Nous avons reçu 500 millions de livres syriennes (plus de deux millions d’euros) de l’Arabie saoudite. Pour s'emparer de l’Ecole d’infanterie d'Al Muslimiya il y a quelques années, nous avons reçu 1,5 million de dinars koweïtiens (soit environ 450 000 euros) et cinq millions de dollars de l’Arabies saoudite (presque 4,5 millions d’euros)», a révélé le commandant, ajoutant que cet argent venait des gouvernements de ces Etats et non de donateurs privés.

Au-delà des Etats-Unis, l’Occident dans son ensemble contribue à aider le Front Al-Nosra, selon Abou Al Ezz. Des pays européens auraient «ouvert la voie» aux nombreux djihadistes qui viennent en Syrie depuis l'étranger, explique-t-il. 

Pour le Front Al-Nosra, le cessez-le-feu est une chance pour «se préparer à de nouvelles attaques»

Dans cette interview, le commandant ne fait ainsi que confirmer les déclarations de Moscou et de Damas, selon qui les combattants de ce groupe utilisent le cessez-le-feu conclu par la Russie et les Etats-Unis le 9 septembre pour préparer une nouvelle offensive.

«Nous ne reconnaissons pas le cessez-le-feu. Nous regrouperons nos troupes. Nous mènerons une nouvelle attaque écrasante contre le régime dans les jours à venir. Nous avons regroupé nos forces dans toutes les provinces, notamment à Homs, Alep, Idlib et Hama», a ainsi expliqué le commandant.

Le Front Al-Nosra rejette tout gouvernement de transition

Le Front Al-Nosra est opposé à l’idée d’un gouvernement de transition en Syrie, selon le djihadiste : «Nous n’acceptons personne du régime d’Assad ou de l’Armée syrienne libre qualifiée de modérée. Nous avons pour but de renverser le régime et établir un Etat islamique, conformément à la charia.»

«Daesh est utilisé dans les intérêts des Etats-Unis»

Quant aux affiliations du groupe, le commandant a ouvertement confirmé que le Front Al-Nosra faisait partie d’Al-Qaïda et ne regardait pas Daesh d'un très bon œil. «Nous étions dans un groupe avec Daesh. Mais Daesh est utilisé dans les intérêts et buts politiques de grandes puissances telles que les Etats-Unis, et ce groupe s’est éloigné de nos principes. La plupart des leaders de Daesh travaillent avec des services de renseignement, c’est clair pour nous. Nous, le Front Al-Nosra, avons notre propre voie», a confié Abou Al Ezz.

L’interview de ce commandant du Front Al-Nosra a été réalisée dans une carrière de pierre à Alep, le 17 septembre, par le journaliste allemand Jurgen Todenhofer.

 

 

 

Découverte à Alep d’un trafic d’organes passant par la Turquie

La libération d’Alep a permis de confirmer l’existence d’un important réseau de trafic d’organes monté par les rebelles terroristes qui les faisaient passer à travers la frontière turque.

Selon l’agence russe Sputnik, à la foi des habitants de la ville,  les ambulances des miliciens takfiristes circulaient en ville à la recherche de blessés  et donc de donateurs potentiels.

Abu Mohammed, âgé de 60 ans a vécu cette expérience qu’il a racontée à l’agence Sputnik:

« Nous avons essuyé des tirs au lance-grenade. L’ambulance des takfiristes est arrivée tout de suite après. Résultat : on m’a volé un rein et une partie de ma rate. D’habitude, cela se passait de la façon suivante : si une détonation se faisait entendre dans la ville, une équipe de terroristes est immédiatement dépêchée dans la région afin de récupérer les morts et les blessés. Au bout d’un certain temps, plusieurs blessés étaient autorisés à rentrer chez eux », a indiqué l’interlocuteur de l’agence.

Selon une autre habitante d’Alep, Alya, un vaste marché a été organisé près de la frontière turque. « Dans ce marché on peut acheter pratiquement tout, dont des femmes et des enfants. Un mort y coûte 25 000 livres syriennes (48 euros), alors qu’un blessé est vendu trois fois plus cher, à 150 000 livres (278 euros). Chaque jour, les hôpitaux se remplissent de blessés qui sont considérés comme une source d’organes », a confié Alya à l’agence Sputnik.

Un groupe d’experts médico-légaux a déclaré à l’agence qu’il était très facile de se procurer des organes humains en ville. Des étrangers venus en ville sous couvert d’aide humanitaire étaient en réalité des membres de la mafia qui, d’un commun accord avec des médecins étrangers, volaient des organes humains et les faisaient passer par la frontière turque.

Environ 18000 transplantations illégales d’organes auraient été recensées dans le nord syrien (Alep), indiquent des chiffres non officiels.

 

Source: http://french.almanar.com.lb/170355

03 janvier 2017

La guerre selon les rebelles «modérés» : charniers, torture, armes chimiques et boucliers humains

Des charniers ont été découverts dans les quartiers d'Alep-Est qui étaient sous contrôle rebelle

La découverte de charniers dans les zones qui étaient contrôlées par les rebelles «modérés» à Alep est le dernier incident en date d'une longue liste de leurs méfaits, souvent passés sous silence. Voici un rappel historique des plus marquants.

Le ministère de la Défense russe a annoncé le 26 décembre avoir découvert des charniers dans les quartiers d'Alep-Est qui étaient contrôlés par les rebelles «modérés». Parmi les victimes retrouvées, beaucoup étaient démembrées et avaient des marques claires de torture. La plupart avaient également une balle dans la tête. 

Si peu de détails sont pour l'instant disponibles, le chef du département des médecins légistes à Alep, Zaher Hajjo, a déclaré qu'il avait reçu pour le moment 21 corps dont «cinq enfants et quatre femmes».

Il a expliqué que les corps avaient été trouvés «dans des prisons qui étaient administrées par les groupes terroristes dans les quartiers de Soukkari et Al-Kallassé». Après examen, le médecin a conclu que les civils avaient été tués à bout portant, suggérant qu'ils avaient été exécutés juste avant que les rebelles ne quittent la zone. 

 

Attention, les images qui suivent peuvent choquer 

Auteur: Ruptly TV

Les actes de barbarie commis par les rebelles «modérés» commencent à être bien documentés. Le 18 décembre, des bus ont été ont été pris d'assaut et incendiés par des «terroristes armés» alors qu'ils avaient été requis pour l'évacuation des habitants de deux villages syriens. Les assaillants ont fait descendre les chauffeurs, ont mitraillé les véhicules, avant de mettre le feu à leurs réservoirs.

Début décembre, la correspondante de RT Lizzie Phelan, présente en Syrie, a pu filmer des débris de munitions et des sachets de produits chimiques abandonnés dans une école qui servait de base aux rebelles. Des démineurs russes avaient par ailleurs retrouvé en septembre un obus contenant du gaz moutarde. Il avait été utilisé pour perpétrer une attaque chimique contre les civils dans une zone contrôlée par les troupes gouvernementales. 40 personnes ont été blessées et dû être hospitalisées parce qu'elles présentaient les symptômes d’un empoisonnement.

Début novembre, Damas et Moscou avaient déclaré avoir cessé leurs frappes contre les terroristes pour laisser les civils quitter la ville via des corridors humanitaires. L'ONU a reconnu que des groupes rebelles empêchaient les civils de quitter les quartiers assiégés d'Alep-Est car ils s'en servaient comme boucliers humains contre les frappes gouvernementales.

 

Les civils qui étaient piégés dans la partie est d'Alep affirment que l'opposition dite «modérée» utilisait la torture et exécutait des habitants. Dans un bâtiment d'Alep-Est qu'ils ont repris aux combattants rebelles, des militaires syriens ont par exemple trouvé une chaîne munie d'un crochet qui semble avoir servi à supplicier des civils captifs.

Auteur: RT France

 

Alep libérée : quand l'AFP qualifie des décapiteurs d'enfants de «rebelles»

Si sur le plan humain, l'agence se réjouit du retour de la paix dans Alep, elle déplore la défaite des djihadistes toujours qualifiés de «rebelles modérés», même lorsqu'il s'agit d'un groupe à l'origine de la décapitation d'enfants.

Le 23 décembre, l'Agence France Presse (AFP) publie une dépêche dans laquelle, après avoir précisé que «pour la rébellion armée s'opposant au régime du président Bachar al-Assad, la perte d'Alep représente un revers cinglant», elle donne la parole à un certain Yasser al-Youssef.

 «"Sur le plan politique, c'est une grande perte [...] pour la révolution, c'est une période de recul et un tournant difficile", a estimé Yasser al-Youssef, un responsable du bureau politique du groupe rebelle Nourredine al-Zinki», explique la dépêche de l'AFP.

Des rebelles «modérés» qui torturent des journalistes et décapitent des enfants

Le texte oublie cependant de rappeler que les membres de ce fameux groupe «rebelle» allié au front Al-Nosra (désormais Fatah al-Cham), avaient, il y a quelques mois, publié une vidéo sur laquelle on les voyait égorger un enfant.

Par ailleurs, Amnesty International a signalé dans un rapport de juillet 2016 que Nourredine al-Zinki s'était rendu coupable de crime de guerres, notamment d'actes de torture sur des membres du personnel humanitaire, ainsi que sur... des journalistes.

Outre l'AFP, d'autres médias mainstream ont interviewé l'obscur Yasser al-Youssef, porte-parole du groupe Nourredine al-Zinki, comme  le quotidien américain The Wall Street Journal dans un article du 30 septembre dernier, dans lequel les membres de cette organisation étaient là aussi qualifiés de «rebelles».

L'AFP a également interrogé Ahmad Qorra Ali, responsable «du puissant groupe islamiste rebelle modéré» Ahrar al-Cham, dont les membres fondateurs sont de hauts cadres d'Al-Qaïda. Ce dernier a martelé qu'Alep était maintenant «sous l'occupation de la Russie et de l'Iran».

Pour reprendre le contexte, l'AFP explique également : «en quatre semaines, du 15 novembre au 15 décembre, l'opération militaire a tué plus de 465 civils, dont 62 enfants, à Alep-Est». Et d'ajouter ... «selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)», se basant donc sur une source unique et dont le manque de crédibilité a été démontré à maintes reprises. 

La dépêche tient aussi à préciser que «outre les bombardements, la population d’Alep-Est, estimée avant l’offensive à 250 000 personnes, subissait un siège asphyxiant depuis le 17 juillet, souffrant d’une pénurie quasi totale de nourriture, de médicaments et de carburant». L'AFP semble ici délibérément choisir de ne pas évoquer l'effort humanitaire constant de Moscou pour approvisionner Alep-Est.

Ainsi, la presse mainstream qui certes, semble se réjouir que les Alépins puissent enfin regagner leur domicile et retrouver leur antique cité restée près de cinq ans aux mains des djihadistes qui ont livré la ville à feu et à sang, continue cependant de qualifier ces derniers de «rebelles modérés».

Pourtant, ces djihadistes, qu'ils soient membres du Front Fatah al-Cham (ex Front al-Nosra) ou d'autres groupuscules, ont commis des atrocités contre la population civile d'Alep, n'hésitant pas à utiliser hommes, femmes et enfants comme boucliers humains durant les bombardements des forces syriennes et de leurs alliés russes et iraniens.

L'été dernier, plusieurs dirigeants du groupe Al-Nosra, rebaptisé depuis Fatah al-Cham, avaient déclaré être soutenus matériellement par Washington dans leur opposition au gouvernement du président Bachar el-Assad.

 

En septembre, Moscou avait exhorté Washington de clarifier sa position et de bien différencier les milices d'opposition dites «modérées» et celles ouvertement «terroristes».

02 janvier 2017

« Personne n’a tiré sur les évacués » : la réalisatrice bolivienne témoigne de la libération d’Alep

Par Pilule Rouge 

 

L’armée syrienne n'a pas tiré sur les combattants qui quittaient Alep lors des évacuations, elle leur a même distribué de la nourriture, selon Carla Ortiz, réalisatrice bolivienne de documentaires, contrairement aux messages des grands médias.

Carla Ortiz, actrice et réalisatrice bolivienne dont le témoignage retentissant a mis à mal la version des médias occidentaux sur Alep, donne cette fois sa version des faits sur la libération d’Alep-Est, notamment l’évacuation des combattants et de leurs familles de la ville. 

 

Elle a publié une vidéo de son documentaire en préparation montrant le processus d’évacuation afin de contester les déclarations des médias occidentaux arguant que les forces gouvernementales syriennes tiraient sur les évacués, et pour prouver que l’évacuation qui a eu lieu dans le cadre de l’accord négocié par la Russie et la Turquie, était pacifique.

« Beaucoup de gens m’ont demandé de fournir des preuves montrant qu’on ne tirait pas sur les gens dans la rue, ni sur les enfants, lors de l'évacuation, comme certains médias l’ont rapporté. Alors, voici ce que j’ai vu de mes propres yeux : les civils ont été évacués à pied de la partie Est de la ville et ensuite transportés vers des refuges dans des bus. Excusez-moi, mais il n’y a absolument pas eu de fusillades de masse pendant l’évacuation », a écrit Ortiz sur Facebook, en commentaire de la vidéo.  

Ortiz a ensuite continué à contester certaines autres histoires relatées par les grands médias, en mettant en doute l’authenticité des soi-disant « rapports des témoins » provenant des quartiers d’Alep qui étaient occupés par les rebelles à l’époque, rapidement propagés par les médias occidentaux. Elle a précisé qu’il n’y avait pas de connexion internet dans la partie est de la ville, qui aurait pu permettre à ces témoins de partager leurs images aux médias. 

Ortiz rapporte aussi que, bien qu’elle avait son portable avec itinérance internationale et connexion wifi, elle ne pouvait pas même envoyer un court SMS à sa famille lorsqu'elle se trouvait à Alep-Est.

« Quand j’étais à Alep-Est, il n’y avait pas d’internet dans les quartiers voisins récemment libérés – je ne pouvais même pas signaler à ma famille que j'étais en vie. Il était impossible de mettre quoi que ce soit en ligne. J’avais besoin de télécharger une vidéo dans l’hôtel, et cela m’a pris plus de deux heures », a précisé Ortiz à RT.

« Pour moi, il est absurde de penser que ce tournage ait été réalisé là-bas », a-t-elle ajouté.

En même temps, elle a admis qu’Alep était vraiment « le point crucial du conflit » et « une dévastation totale » causée, selon elle, non seulement par l’armée syrienne ou les bombardements russes, mais aussi par les combattants qui contrôlaient ces quartiers. 

Tandis qu’Alep « était parfois privé d’électricité et d’approvisionnement d’eau, même si les commerces restaient toujours ouverts », les gens continuaient de vivre, alors que dans la partie Est de la ville, il n’y avait que terreur et dévastation.

« Quand vous parlez à une personne qui vient de quitter Alep-Est… ils disaient qu’ils n’avaient pas de nourriture, pas d’accès à l’électricité, pas de médicaments, leurs enfants ne pouvaient pas aller à l’école », a révélé Ortiz, en affirmant que les gens là-bas étaient parfois obligés d'« enfermer à clé leurs enfants, car les terroristes utilisaient les enfants pour faire du chantage à leur famille, pour qu’ils restent calmes ou pour qu’ils fassent quelque chose pour eux ». 

Les conditions dans lesquelles les civils vivaient sous le joug des soi-disant rebelles, étaient « vraiment inhumaines », a-t-elle souligné, en ajoutant que la plupart des combattants qui contrôlaient la partie Est de la ville étaient des mercenaires.« Quand vous parlez à des gens qui ont récemment quitté Alep-Est, ils vous disent que la plupart des terroristes ne sont même pas Syriens », assure Ortiz.

 

Ortiz a déclaré qu’elle avait observé des snipers cibler des civils dans les rues d’Alep-Est, alors qu’elle essayait d’accéder à cette parte de la ville.

La plupart des habitants d’Alep ont salué la libération de la ville par l’armée syrienne, indépendamment de leur orientation politique, parce qu’ils étaient juste heureux d’être enfin débarrassés de la guerre, Ortiz a rapporté.  

« Les gens étaient pleins d’espoir et heureux de pouvoir traverser Alep d’est en ouest. Ils remerciaient Dieu et l’armée syrienne. Cela n’avait rien à avoir avec la politique. Ils ne parlaient pas de qui ils supportaient, ils étaient juste ravis d’être libres. »

La vidéaste a aussi mis en valeur le fait que beaucoup de soldats qui combattaient aux côtés des forces gouvernementales à Alep étaient en fait « des volontaires qui combattaient pour faire sortir certains membres de leur famille d’Alep-Est. » 

Ortiz a également approuvé l’accord national syrien de cessez-le-feu, qui a été récemment négocié entre la Russie, la Syrie et la Turquie et qui est entré en vigueur le 29 décembre. Cet accord « pourrait déterminer beaucoup de choses à cet instant précis », a-t-elle glissé, ajoutant que « cela pourrait vraiment exaucer les prières des gens ».

« J'ai eu la possibilité de parler à tous ces gens de tous âges et toutes religions – et ils prient tous pour un véritable cessez-le-feu », affirme la réalisatrice. 

Source : https://francais.rt.com/international/31560-personne-tire-sur-evacues-realisatrice-bolivienne-temoigne-liberation-alep

2016

 

Comment l’Etat Islamique a repris la ville de Palmyre

L’offensive de l’État Islamique contre Palmyre déclenchée le 9 Décembre a totalement surpris la garnison de l’armée arabe syrienne dans la ville. C’était le moment où avait lieu l’assaut final sur la ville d’Alep par l’armée arabe syrienne, et tous les moyens de reconnaissance russes étaient déployés en Syrie en vue de l’exécution de cette mission dans la région d’Alep. La manière dont  les planificateurs militaires américains ont conçu l’encerclement de la ville de Mossoul semble bizarre puisqu’ils ont laissé un couloir libre pour l’Etat Islamique au nord-ouest de Mossoul, sur la route qui mène à Rabiia, le point de passage de la frontière irako-syrienne.

Le 2 Décembre, les Etats-Unis ont ordonné aux troupes irakiennes de réduire les opérations de combat à Mossoul, et de cesser l’offensive le 11 Décembre. Cela a permis à une colonne de véhicules dont certains blindés de l’Etat Islamique de quitter la ville. Au milieu de la nuit, les colonnes se sont dirigées vers le Nord-Ouest, ont traversé la frontière syrienne par le territoire occupé par les combattants kurdes du SDF coordonnés par des instructeurs des forces spéciales de l’armée américaine. Les combattants de l’État Islamique sont parvenus à Raqqa sans le moindre obstacle, parcourant en 10 heures une distance de plus de 460 km. Et dès le lendemain, ils sont à Palmyre.

La coalition anti-Etat Islamique dirigée par les Etats-Unis, effectuant 24/24 heures des vols de reconnaissance sur le territoire occupé par l’Etat islamique d’Irak et de Syrie, ont signé un protocole de coopération avec la Russie sur l’échange d’informations liées à la reconnaissance et à la répartition des frappes sur les cibles terrestres. La coalition soit n’a pas détecté le déplacement de la colonne de véhicules de l’Etat Islamique de Mossoul à Raqqa, et ensuite jusqu’à Palmyre, soit a « omis » d’en avertir les collègues russes.

La planification de l’offensive de Palmyre a été faite de manière hautement professionnelle puisque l’État Islamique dispose d’officiers d’état-major du niveau de celui des plus puissantes armées de l’OTAN. Le déplacement a été organisé en plusieurs colonnes de marche de Raqqa à la périphérie de Palmyre. Ainsi, environ 4000 combattants de l’Etat Islamique, embarqués dans des camionnettes Toyota (équipées de mitrailleuses), avec des véhicules blindés, de l’artillerie et des chars ont été déployés en secret, durant la nuit, sur une distance de 200 km et sont entrées directement dans la bataille.

L’État Islamique a créé un rapport de force nettement supérieur, manœuvré et attaqué de nuit avec une efficacité exemplaire. Ce qui prouve que les membres de l’Etat Islamique ne sont pas des rebelles syriens contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, mais des mercenaires bien formés, armés et informés en permanence par leurs sponsors sur les mouvements de l’armée arabe  syrienne. Informés sur le dispositif des troupes syriennes sur le terrain quelques jours avant l’offensive, des groupes commando de l’État Islamique, déguisés en réfugiés civils, se sont infiltrés dans la périphérie de Palmyre. Les membres de ces groupes se sont positionnés près des postes de contrôle de l’armée arabe syrienne aux alentours de la ville et ont attendu l’arrivée des colonnes des troupes de l’Etat Islamique. Grâce à ces commandos, l’Etat Islamique a pu facilement ouvrir des brèches par lesquelles les colonnes ont pu entrer dans Palmyre.

Même dans ces conditions les soldats de l’armée arabe syrienne pourraient résister longtemps si elles étaient dotées d’un équipement de vision nocturne comme les combattants de l’Etat Islamique. Disposant d’un équipement supérieur et d’informations précises, les sous-unités de l’Etat Islamique ont manœuvré de manière très précise, réussissant à envelopper et à isoler les dispositifs de défense de l’armée arabe syrienne. On peut se demander où l’État Islamique a acheté des milliers d’équipement de vision nocturne au cours des derniers mois.

 

Après la réoccupation de Palmyre par l’État Islamique, les experts russes déployés en Syrie ont tiré les conclusions nécessaires et ont livré aux soldats de l’armée arabe syrienne qui luttent pour la libération de la ville des équipements individuels de vision nocturne et des équipements Fara-1, 1PN90-3 et Aistyonok qui sont en dotation dans les brigades d’infanterie motorisées russes. Le radar portable Fara-1 est couplé à des mitrailleuses de calibre 7,62 mm 12,7 mm et 14,5 mm et détecte, par temps de nuit ou dans le brouillard, des combattants individuels sur une distance de 2000 m et des véhicules sur 4000 m, et peuvent guider avec précision le feu de la mitrailleuse. La caméra de thermo-vision de type 1PN90-3 est également fixée à des mitrailleuses de calibre 7,62 mm, 12,7 mm et 14,5 mm et peut détecter un combattant isolé à une distance de 200-500 m.

Le radar Portable Aistyonok est utilisé par les batteries d’artillerie de tous calibres. Il retrace la trajectoire des projectiles, calcule de coordonnées de la pièce d’artillerie qui l’a lancé sur une distance de 20 km, même si elle est mobile. Le radar suit la trajectoire de ses propres projectiles, avec la capacité d’y apporter des corrections après le tir. Il peut être installé sur des véhicules, et est similaire au radar américain An/Tpq -50.

 Valentin Vasilescu

Traduction Avic – Réseau International

 

Cette gauche qui sert de

supplétif à l’OTAN

 

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin.

A de rares exceptions près (Jean-Luc Mélenchon, le PRCF), le moins qu'on puisse dire est que la gauche française pratique le déni de réalité sur la Syrie. Depuis 2011, c'est impressionnant. Elle a tout avalé. Avec gourmandise. Un véritable festin de couleuvres ! Elle s'est d'abord fiée à des sources douteuses (OSDH) dont elle a répété en boucle les chiffres invérifiables et les affirmations gratuites. Bonne fille, elle a accrédité la narration ridicule du boucher-de-Damas-qui-massacre-son-peuple. Elle a gobé cul sec le false-flag de l'attaque chimique comme si elle ingurgitait une vulgaire fiole onusienne de M. Powell. Elle est tombée, enfin, dans le panneau d'une propagande humanitaire à deux vitesses qui fait le tri, sans vergogne, entre les bonnes et les mauvaises victimes.

Cet aveuglement stupéfiant, la gauche française le doit d'abord à son indécrottable posture morale. Une grille de lecture manichéenne a anesthésié son esprit critique, elle l'a coupée du monde réel. Voulant absolument identifier des bons (rebelles) et des méchants (Assad), elle s'interdit de comprendre un processus qui se déroule ailleurs que dans le ciel des idées. Quand on désigne les protagonistes d'une situation historique en utilisant des catégories comme le bien et le mal, on donne congé à toute rationalité. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre », disait justement Spinoza. On peut certes avoir des préférences, mais lorsque ces préférences inhibent la pensée critique, ce ne sont plus des préférences, ce sont des inhibitions mentales.

La deuxième raison de cet aveuglement tient à un déficit abyssal d'analyse politique. La gauche française n'a pas voulu voir que le rapport de forces, en Syrie, n'était pas celui qu'elle espérait. Elle a reconstruit le récit des événements à sa guise pour donner corps à son fantasme d'une révolution arabe universelle qui balaierait le « régime de Damas » comme elle avait balayé les autres, en méconnaissant ce qui faisait précisément la singularité de la situation syrienne. Ceux qui se vantent de connaître leurs classiques auraient dû appliquer la formule par laquelle Lénine définissait le marxisme : « l'analyse concrète d'une situation concrète ». Au lieu de se plier à cet exercice d'humilité devant le réel, l'extrême-gauche, notamment, a cru voir ce qu'elle avait envie de voir.

Abusée par sa propre rhétorique, elle misait sur une vague révolutionnaire emportant tout sur son passage, comme en Tunisie et en Egypte. Mauvaise pioche ! Privée de toute base sociale consistante dans le pays, la glorieuse « révolution syrienne » n'était pas au rendez-vous. Véritable farce sanglante, une contre-révolution menée par des desperados accourus de 110 pays a pris sa place. La nature ayant horreur du vide, cette invasion du berceau de la civilisation par des hordes de mercenaires décérébrés a tenu lieu, dans l'imaginaire gauchiste, de révolution prolétarienne. Le NPA ne s'est pas aperçu de l'énormité de cette confusion. Il n'a pas vu que les rassemblements populaires les plus imposants, en 2011, étaient en faveur de Bachar Al-Assad. Il a écarté d'un revers de la main la position du parti communiste syrien qui, tout en critiquant le gouvernement, se range à ses côtés pour défendre la nation syrienne contre ses agresseurs.

Poussant le déni de réalité jusqu'aux frontières de l'absurde, le NPA, au lendemain de la libération d'Alep, se déclare encore solidaire de la « révolution syrienne ». Mais le secrétaire général du parti communiste syrien, Ammar Bagdash, lui avait répondu par anticipation en septembre 2013 : « En Syrie, à la différence de l’Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n’aurait pas pu résister en comptant seulement sur l’armée. Elle a résisté parce qu’elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l’alliance avec l’Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu’il deviendra clair qu’il existe d’autres voies ».

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin. Incapable de comprendre ce qui se passait sur place, l'extrême-gauche française est victime du théâtre d'ombres qu'elle a elle-même dressé. Faute d'entendre ce que lui disaient les marxistes du cru, elle a joué à la révolution par procuration sans voir que cette révolution n'existait que dans ses rêves. Mais il est difficile d'admettre en 2016 qu'on s'est complètement fourvoyé depuis 2011.

Une fois de plus, écoutons Ammar Bagdash : « Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d’Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l’armée que dans l’autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d’infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multipartisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenues. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. »

Cette insurrection armée conduite par des groupes extrémistes, les communistes syriens l'ont parfaitement analysée, mais la gauche française l'a ignorée. Elle a fait comme si elle n'existait pas, comme si elle était une invention de la propagande baassiste. Comment l'admettre, en effet ? Que les gentils révolutionnaires soient passés à l'action violente dès le printemps 2011 contredisait la narration dominante ! Il fallait, pour les besoins de la cause, préserver le mythe d'une opposition démocratique et non-violente. Le récit des événements fut purgé, en conséquence, de ce qui pouvait en altérer la pureté imaginaire. La violence des allumés du wahhabisme fut masquée par un déluge de propagande. Preuve factuelle d'un terrorisme qui était le vrai visage de cette révolution-bidon, ce déchaînement de haine fut effacé des écrans-radar.

De même, cette « gauche » bien-pensante a hypocritement détourné le regard lorsque les feux de la guerre civile furent attisés par une avalanche de dollars en provenance des pétromonarchies. Pire encore, elle a fermé les yeux sur la perversité de puissances occidentales qui ont misé sur l'aggravation du conflit en encourageant la militarisation de l'opposition, tandis qu'une presse aux ordres prophétisait avec délices la chute imminente du « régime syrien ». Sans vergogne, cette gauche qui se dit progressiste s'est laissé enrôler par les gouvernements d'un Occident à l'impérialisme rapace. Elle a calqué sa lecture partiale du conflit sur l'agenda otanien du « changement de régime » exigé par les néo-cons depuis 2005. Comme l'a écrit Hillary Clinton, Washington voulait renverser Assad pour aider Israël dans son affrontement avec l'Iran ! Mais cette circonstance ne semble pas troubler les pro-Palestiniens du NPA.

L'histoire ne fait pas de cadeaux. Elle retiendra que la gauche française a servi de supplétif à l'OTAN dans cette entreprise avortée de destruction d'un Etat souverain sous le prétexte fallacieux des droits de l'homme. Cette imposture de gauche, bien sûr, n'exonère pas la droite française de ses propres responsabilités, tout aussi écrasantes et criminelles sous Nicolas Sarkozy, dans l'aveuglement volontaire au drame syrien. Mais le moins qu'on puisse dire est qu'il y a une imposture de gauche, sur la Syrie, qui aura fait des dégâts considérables. Courage, M. Mélenchon, vous avez du pain sur la planche !

 

 

Alep de l’est dévoile les horreurs des rebelles:

 

des charniers, des mines, des engins explosifs et un arsenal énorme (vidéos)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le départ des rebelles des quartiers est d’Alep, les horreurs qu’ils ont commises sont révélées au grand jour.

« Des charniers contenant des dizaines de Syriens ayant été exécutés sommairement et ayant subi des actes sauvages de torture ont été découverts », a indiqué lundi le porte-parole du ministère de la Défense, le général Igor Konachenkov, selon lequel « la plupart ont été tués d’une balle dans la tête, beaucoup de corps ne sont pas entiers », selon l’agence russe Sputnik

L’un de ces charniers contenant 21 corps a été retrouvé dans les prisons administrées par les groupes terroristes dans les quartiers de Soukkari et Al-Kallassé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les « civils (ont été) exécutés par les groupes terroristes avant leur sortie des quartiers est de la ville d’Alep », a indiqué Sana dimanche soir.
Cité par l’agence, le chef du département des médecins légistes à Alep, Zaher Hajjo, a affirmé que « cinq enfants et cinq femmes » figuraient parmi les victimes. Ils ont été trouvés et ont été exécutés par balles à bout portant », a-t-il précisé.

Selon des sources syriennes, ces 10 victimes appartenaient à une même famille et voulaient sortir des quartiers est.

 

Durant la dernière phase de la libération des quartiers est d’Alep, et qui était accompagnée par l’évacuation massive des civils, les miliciens ont liquidé de nombreux civils qui voulaient sortir et se rendre vers les quartiers loyalistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au lendemain de la libération totale d’Alep, l’armée arabe syrienne avait retrouvé les cadavres de 100 hommes également fraichement abattus: il s’est avéré que ces hommes sont des militaires syriens faits prisonniers qui ont été liquidés, soit par balle dans la tête soit par égorgement, quelques heures avant le départ des miliciens. Pourtant il était convenu selon l’accord conclu qu’ils les livrent à l’armée arabe syrienne.

Ces exactions seront dûment prouvées « pour que les protecteurs européens à Londres et à Paris des soi-disant opposants prennent conscience de qui sont leurs protégés et qu’ils reconnaissent leur responsabilité dans la cruauté » des rebelles.

Selon l’AFP qui relaie la version de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), cette instance médiatique de l’opposition syrienne soutenue par les Occidentaux a rapporté que des corps avaient été trouvés dimanche dans les rues de la partie est d’Alep, mais sans être en mesure de préciser comment les victimes avaient été tuées.

 

D’immenses entrepôts d’armement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En plus des charniers, on a trouvé à Alep sept immenses entrepôts avec des munitions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Sur ce petit territoire de la zone urbaine d’Alep, on a retrouvé trois chars, deux canons, deux lance-roquettes multiples, d’innombrables mortiers artisanaux et des systèmes de fusée. On a également trouvé sept immenses entrepôts avec des munitions qui seraient suffisantes pour armer plusieurs bataillons d’infanterie ainsi qu’un grand nombre de documents », a dit M. Konachenkov, selon lequel les munitions seraient suffisantes pour armer plusieurs bataillons d’infanterie.

Certains de ces entrepôts se trouvaient dans des hôpitaux et dans des écoles transformés en quartier général, comme le montrent les images prises par le correspondant sur place de la chaine de télévision iranienne arabophone Al-Alam. (Photos à gauche)

 

Pour voir la vidéo de l’arsenal découvert à Alep et diffusée sur le compte facebook de Média de guerre, instance médiatique de la résistance en Syrie, cliquez ci-de