LA SAGA DE L’EXCITE

 

La quincaillerie ferme définitivement

Le Tsar K.O. !

 

 Pour solder le passif !

Voilà la grande surprise de la primaire. Le petit quincaillier baisse le rideau ; il ferme boutique, la mort dans l’âme, faute de clients. Il a l’amertume au cœur, lui qui espérait retrouver son lustre d’antan, attirer le chaland en astiquant très fort le cul des casseroles. Il avait renouvelé son stock, proposant désormais de la bonne cocotte en fonte, estampillée cuisine celte de tradition. Mais hélas, il s’est brûlé les ailes à vouloir retrouver ses fourneaux d’antan et s’est pris un magistral four en guise d’adieu.

Il avait bien essayé les poêles qui n’attachent pas, se libérant ainsi de tous comptes à rendre à la justice. Il se pensait au-dessus des lois, vendant des valises libyennes tout aussi bien que de la quincaillerie française. Dans son petit commerce on n’est guère regardant sur la provenance de la marchandise et encore moins soucieux de respecter les règles. S’affranchir des codes moraux, voilà la règle fondamentale de la profession.

Sa faillite précédente lui avait laissé un goût amer. Il s’était recyclé en allant donner des cours de cuisine électorale à ses amis les princes du tajine et du couscous. Il avait été reçu comme un coq en pâte, se voyant dérouler le tapis rouge, pour faire payer, fort cher, ses lumières en matière gastronomique. La cuisine tricolore est si réputée même quand elle est mâtinée d’un peu de goulache !

L’homme n’était d’ailleurs pas à un revirement près. Il se fit le spécialiste du changement d’enseigne, ne modifiant en rien la marchandise vendue, mais transformant le nom du magasin au gré de ses intérêts. Il se vit même contraint de prendre un gérant ou un simple prête-nom pour tenir officiellement la boutique à sa place. C’est vous dire qu’il n’a jamais été regardant sur la morale des affaires.

L’éthique ? Il n’a jamais compris le sens de ce terme. Pour lui, étiquettes et appareils, tout ça relève de l’électroménager. On affiche un prix, il n’est destiné qu’à leurrer la ménagère puis on affirme aimablement que les promesses n’engagent que les ploucs qui y croient. Il fait venir des casseroles du monde entier, les estampilles hexagonales. Il se permet même le luxe de les facturer à quelques puissances étrangères pour inonder le marché français.

Lui qui n’a jamais vendu de stérilisateur, trop soucieux de ne pas inquiéter sa belle Italienne avec ce terme qui eût contrarié son énorme appétit, il doit tirer sa révérence après une large déconfiture. C’est une nouvelle ironie du sort : ce sort qui lui avait fait perdre la face, cinq ans plus tôt quand un marchand ambulant, vendant ses produits sur un pédalo, l'avait devancé.

Pour les deux désormais, c’est le naufrage assuré. Ils vont pouvoir se retrouver, dans les groupes des anciens de la gamelle et de l’étamage. Ce n’est certes pas une fin très glorieuse mais c’est ainsi quand on ne sent pas venir le vent du boulet ; il vous surprend toujours quand il survient. Ce boulet, justement, qui risque fort de le rattraper et de finir à son pied. On dit que quelques affaires douteuses traînent à son sujet.

Les fameuses casseroles remontent à la surface quand le navire sombre. C’est cousu de fer blanc aurait prétendu le juge, apprenant que sa défaite allait lui permettre de lancer la curée. On sait que le courage manque souvent à ces hommes qui ont besoin de se vêtir de grandes robes pour asseoir leur autorité. Le parquet va finir par grincer et le quincaillier cesse d’être verni par la chance.

Si beaucoup se réjouissent de la disparition de ce vendeur douteux, bateleur intarissable qui a osé se prendre pour un bonimenteur, je vais, quant à moi, beaucoup le regretter. Il m’a si souvent inspiré, servant de repoussoir absolu, de paradigme magnifique de la vénalité et de l’hypocrisie de nos inénarrables commerçants. Je ne risque cependant pas de manquer de sujet. Un vendeur de rillettes artisanales et locales risque d’acheter le fonds de commerce. Ce dernier, malgré sa bonne mine d'homme à qui on donnerait le bon Dieu sans confession, ne me semble pas tout à fait franc du collier : il va nous tondre sans froncer les sourcils.

 

Casserolement leur.

LE

 

QUINCAILLER

 

HIMSELF

"Combien mesure Sarkozy": pourquoi la question vous fascine-t-elle ?

 

Quinze ans qu'il est au cœur de la vie politique française. Et toujours aujourd'hui, quasiment chaque apparition télévisée de Nicolas Sarkozy suscite sur Google une vague de recherches sur la question de... sa taille. Mais le phénomène, qui se reproduit autour des débats de la primaire de la droite, n'est pas si anodin qu'il n'y paraît...

C'est l'histoire d'une obsession partagée. La taille de Nicolas Sarkozy suscite la curiosité des Français et de nombreux commentaires, souvent moqueurs. De son goût invariable pour les talonnettes à la comparaison avec Bonaparte (et son fameux "complexe de Napoléon"), elle a tant de fois été mise sur la table qu'on pourrait croire le sujet épuisé. Que nenni ! Les statistiques de Google sont implacables : elles révèlent qu'à la veille du deuxième débat des primaires de la droite, Nicolas Sarkozy est le candidat qui a généré le plus de recherches sur le moteur de recherche. Et loin de concerner son programme ou ses idées, la question la plus posée à son endroit est toujours la suivante : "Combien mesure Nicolas Sarkozy ?"

À première vue, cette information peut sembler foncièrement anecdotique. Mais il est curieux, tout de même, qu'elle soit toujours source d'interrogations alors que Sarkozy est ausculté par tous les médias et tous les observateurs de la vie politique française depuis plus de 15 ans. Tonnes de reportages, articles, chroniques, lui ont été consacrés, et quasiment tout les pans de sa vie privée semblent avoir été rendus publics. Malgré tout, il est totalement impossible de connaître sa taille exacte. Sur Google, une ribambelle de chiffres et de théories circulent...

Un gabarit sous-estimé ?

La première réponse qui apparaît sur l'écran est celle de Google : le moteur de recherche donne l'ancien président à 1m65. Un chiffre que Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, avait indirectement confirmé sur le ton de l'humour en mars 2015. Alors qu'il donnait un meeting en Seine-et-Marne, il a ainsi lancé à son auditoire : "Le seul point commun que j'ai avec Sarkozy, c'est que je peux lui parler droit dans les yeux..." Le ministre de l'Intérieur a fourni par ailleurs d'autres éléments susceptibles de nous éclairer, en affirmant au journal Sud-Ouest faire "1m67 sans talonnettes", ou aux Echos qu'il mesure "un centimètre et demi de plus que Sarkozy". CQFD ?

Plusieurs sources discordantes avancent pourtant le chiffre de 1m68, laissant entendre que Google et Bernard Cazeneuve sous-estiment la taille de Sarkozy. C'est par exemple le cas du site La bonne taille, qui se propose de donner l'altitude de différentes célébrités.

Et si finalement, Nicolas Sarkozy était plus grand que cela ? Celui qui ouvre la voie à cette hypothèse n'est autre que… François Hollande. Selon les sources, l'actuel président de la République mesurerait entre 1m70 et 1m74. Autrement dit, il rendrait plusieurs centimètres à son prédécesseur de droite. Problème : les images démentent cette affirmation. Il faut dire que les occasions de voir les deux hommes côte à côte en position levée se font assez rares, rendant ainsi tout volonté de comparaison délicate. Cette occasion s'est pourtant présentée il y a quelques années, le 8 mai 2012. Au lendemain de sa victoire à l'élection présidentielle, François Hollande convie son prédécesseur à la cérémonie de commémoration de la Seconde guerre mondiale. Les deux hommes se retrouvent droits comme des "i", l'un à côté de l'autre, devant la tombe du soldat inconnu. Et là, surprise ! On constate que les deux hommes font exactement la même taille. La scène donnera même lieu à un détournement de l'imitateur Nicolas Canteloup, dans lequel il fera dire à l'ancien chef de l'Etat : "Et dire qu'on m'a emmerdé avec ma taille alors qu'il est même pas plus grand que moi…"

L'art de se dresser sur la pointe des pieds

 

Mais la confusion peut aussi tenir à la passion qu'entretient Nicolas Sarkozy avec les talonnettes... Un soin déployé pour cacher ses dimensions réduites qui explique peut-être aussi qu'en retour, comme un effet miroir, les Français s'interrogent autant sur sa taille, et non sur celle de François Hollande. Durant son mandat, Nicolas Sarkozy aura ainsi régulièrement tenté d'avoir l'air plus grand qu'il ne l'est réellement. Internet fourmille de vidéos et de clichés ayant immortalisé ces instants où, faisant face aux appareils photo et aux caméras, Sarkozy se met sur la pointe des pieds ou chevauche un rehausseur. Et voici un petit échantillon :

Sur un rehausseur ou sur la pointe des pieds, tous les moyens sont bons pour avoir l'air plus grand.

À cela s'ajoutent toute une série de polémiques liées à la sélection qui aurait été opérée à l'occasion de certains de ses déplacements présidentiels. Plusieurs fois, Sarkozy aurait exigé que soient écartés les intervenants de trop grande taille. Par exemple, La République des Pyrénées rapportait qu'en amont d'une visite rendue à l'usine Turbomeca en juin 2010, seuls les ouvriers de moins d'1m70 avaient été autorisés à approcher le président de l'époque… Conclusion : en faisant tout son possible pour avoir l'air plus grand que ce qu'il n'est vraiment, Nicolas Sarkozy n'aura fait que focaliser l'attention sur ce menu détail. De l'effet Streisand appliqué à la morphologie.

 

Au rayon des disparus :

Sarkozy de A à Z

Humilié lors de la « primaire de la droite et du centre » par les sympathisants de son propre camp, Sarkozy a disparu des écrans radar de la politique française. C’est donc sans arrière-pensée électorale que l’on peut jeter dans le rétroviseur un regard en forme d’abécédaire sur cet ex-président qui, même lorsqu’il ne se rasait pas, rêvait de retrouver les ors de l’Élysée et l’ivresse du pouvoir...

A) Abrutis : À peu près tous les Français ont été traités ainsi durant la campagne de 2007 et le quinquennat de Sarkozy, des fonctionnaires aux Bretons, en passant par les syndicalistes et les chercheurs, ou bien encore les diplomates, les journalistes et les magistrats. / Agressivité : Une constante de l’attitude présidentielle, maintes fois illustrée par Le Canard Enchaîné, vis-à-vis des adversaires politiques, mais aussi des collaborateurs, sans oublier les membres du gouvernement et les parlementaires. / Augmentation : 172 % pour le locataire de l’Élysée. À comparer avec les 5 à 7 % reçus par les Français durant son quinquennat. / Autosatisfaction : Un numéro bien rôdé qui a ouvert tous les Conseils des ministres qu’il a présidés sous les regards ironiques mais serviles des membres du gouvernement Fillon.

BBarthes Roland : Célèbre essayiste que Sarkozy, voulant démontrer son immense culture, a manifestement confondu, en le nommant Barthes, avec un footballeur chauve ou un amuseur de Canal+ : chacun ses valeurs ! / Berlin : Sarkozy a prétendu s’y être rendu dans les premières heures de la chute du Mur alors qu’il n’y est allé qu’une semaine plus tard. On comprend qu’il se soit un temps intéressé à la maladie D’Alzheimer. / Blast : Effet dont Sarkozy se vantait bruyamment de bénéficier lors de son annonce de candidature en 2015. Le blast n’a pas eu lieu, et c’est le Tartarin de Neuilly qui a été pulvérisé quelques mois plus tard. / Botaniste : Un talent caché de Sarkozy ; c’est grâce à lui qu’il a séduit Carla, impressionnée d’apprendre qu’en latin rose se dit « rosa » et tulipe « tulipa » ! / Bras d’honneur : Celui que Sarkozy a fait symboliquement aux classes populaires depuis son entrée en fonction. / Bygmalion : Un colossal détournement de 20 millions d’euros destiné à financer illégalement la campagne de Sarkozy en 2012, au risque d’en fausser le résultat. Tout le monde était au courant à l’UMP, sauf le bénéficiaire du plus grand scandale électoral de la 5e République. Qui peut sérieusement croire cela ? 

CCamargue : Lieu où Sarkozy, deux jours avant le 1er tour de 2017, a joué les gardians à cheval, suivi par une grappe de journalistes juchés sur une remorque tirée par un tracteur. Dommage qu’il ne soit pas allé se frotter aux taureaux au cœur d’une manade ! / Carla la Collectionneuse : Après avoir épinglé de très nombreux mâles du show-biz et de la Jet Set – Trump lui-même s’est vanté de l’avoir soufflée à Mick Jagger –, il lui manquait un président de la République. Question : comment accepte-t-elle de rester au côté d’un « loser » ? / Chouchou : Surnom donné à son homme par la Première Nunuche de France. Ridicule, certes, mais plus gentil que le sobriquet dont les Chinois avaient affublé Sarkozy : « Sha Ke ki » (l’idiot en colère) ! / Connards : Voir Abrutis.

DDébiles : Tous ceux qui, à l’en croire, entourent Sarkozy. / Dette : L’une des spécialités de l’ex-président. Rappelons que les trois périodes au cours desquelles la dette a le plus enflé en France sont à mettre à son actif, comme ministre du Budget de Balladur, ministre des Finances de Raffarin, et président de la République. Mais reconnaissons que Hollande a réussi à égaler son prédécesseur. / Dictateurs : De bons amis, devait penser Sarkozy en recevant en grandes pompes Bongo, Kadhafi ou El Assad. Ce dernier a même eu droit à la tribune d’honneur le 14 juillet 2008 ! / Dreyer : Officiellement, le cinéaste favori de Sarkozy ; on ne rigole pas ! / « Ducon » et « Durien » : ainsi Sarkozy nommait-t-il ses possibles adversaires de la « primaire » Juppé et Fillon, ceux-là mêmes qui lui ont fichu une raclée mémorable.

EEnculés : Voir Abrutis. / Environnement : Après l’avoir jouée verte pour draguer les écologistes et vendre son « Grenelle », Sarkozy a sifflé la fin de la partie en 2010 : « L’environnement, ça suffit ! » a-t-il affirmé aux agriculteurs pour les brosser dans le sens du poil. / Epad : Établissement public soumis en 2009 à une tentative de népotisme. Ce que l’on a raté : 115 millions d’euros de budget confiés à un gamin à peine sorti de son youpala ! / Etec : Grâce à l’un de ses Falcon, le frère du précédent a bénéficié d’un rapatriement sanitaire depuis l’Ukraine pour cause de dérangement intestinal. Coût net de l’opération : 33 000 euros, la tourista la plus chère de l’histoire !

FFait divers : L’occasion pour Sarkozy de manifester sa prétendue compassion et de pondre à chaque fois une nouvelle loi sécuritaire. Problème : malgré un arsenal répressif renforcé, rien ne s’est arrangé durant son quinquennat ! / Fatitude : Mot employé en campagne par Sarkozy pour « fatuité », mais qui n’a pas été retenu dans les médias pour le brocarder, au contraire de « bravitude » pour « bravoure » prononcé par Royal à peu près au même moment. / Fessenheim : Très vétuste et située sur une ligne de faille exposée aux séismes, la centrale atomique que le monde entier nous envie ! / Fouquet’s : Inutile de présenter ce bistrot « populaire » (Estrosi dixit) où l’on se retrouve entre potes pour écluser une mousse après la journée de turbin.

GGamelle, ou le refrain du mandat : gamelle aux Régionales, gamelle aux Municipales, gamelle aux Cantonales, gamelle aux Sénatoriales. Sans compter la super-gamelle à la Présidentielle de 2012 et la gamelle fatale à la « primaire » de 2016. Sarkozy, roi de la gamelle ! / Géorgie : Sarkozy s’était vanté d’avoir évité un conflit entre cette nation et la Russie en 2008. Et Poutine rigole encore de ces rodomontades. Et pour cause : il a atteint son objectif : replacer les états russophones d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud dans la zone d’influence de la Fédération de Russie. / Giulia : Sa naissance devait rapporter, selon les échotiers, deux à trois points dans les sondages ; ils n’ont pas frémi d’un iota. / Guy Môquet : Sa lettre devait être lue dans tous les collèges de France à la demande de Sarkozy qui en avait un cheval de bataille du patriotisme. Qui s’en souvient encore ?

H) Héros de guerre, à l’image de ce grand-père dont Sarkozy a affirmé au moins en deux occasions qu’il avait combattu lors de la guerre de 14-18 alors que ce brave homme avait été réformé. / Héritation : Mot employé par Sarkozy lors de la campagne de 2007 au lieu d’« héritage ». Comme pour « fatuité », cela n’a pas suscité les railleries alors que Royal continue aujourd’hui encore de subir les déclinaisons moqueuses de sa « bravitude ».

IImbéciles : Tous ceux qui entourent Sarkozy. / Inondations : Sans doute un bienfait de la nature pour Sarkozy qui déclarait en 2009 « Il faut rendre constructibles les terrains inondables » ! Un avis qui n’a pas manqué de convaincre, moins d’un an plus tard, les victimes de la tempête Cynthia. / Insultes, injures : Le quotidien de Sarkozy si l’on en croit les propos rapportés par la presse tout au long de ses années de pouvoir.

J) Jambes : Celles de Lucky Luke sont arquées ; celles de Sarkozy sont panardes : chacun sa croix ! / Jatte : Île de la commune de Neuilly où, au mépris de la loi SRU, Sarkozy le maire a cédé à prix d’ami à Mme Lasserre, promotrice immobilière, un terrain en vue de construire une luxueuse résidence. Après quoi, Sarkozy le client y a acheté un superbe duplex, également à prix d’ami. Elle n’est pas belle, la vie ? / Jogging et vélo : Les deux activités sportives préférées de Sarkozy. Dommage qu’il n’ait pas choisi de faire carrière dans le sport, la face de notre pays en eût été changée ! / Johnny : Exilé fiscal en Suisse et néanmoins ami du président, le rocker décati a été imposé par Sarkozy pour animer le concert du 14 juillet 2009. Coût pour les contribuables : 500 000 euros !

KKarachi : La belle affaire que voilà, avec toute une brochette d’anciens et actuels amis de Sarkozy, déjà mis en examen ou appelés à l’être, dans ce dossier ou dans d’autres. / Kadhafi : reçu en grandes pompes à Paris avec sa tente du désert et sa garde personnelle d’amazones, le chef d’État libyen a, si l’on en croit les documents désormais en possession de la Justice française, financé illégalement la campagne électorale de Sarkozy en 2007 à hauteur de plusieurs millions d’euros. Un coup de pouce dont le Libyen a été mal récompensé en 2011, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais comme chacun sait, un bon créancier est un créancier mort !

L) Libye : Un pays naguère d’une grande stabilité, caractérisé par sa réussite économique et l’un des meilleurs systèmes éducatifs d’Afrique. C’était compter sans Sarkozy et Cameron : leur calamiteuse intervention de 2011 a livré le pays au chaos, aux guerres de clans, aux Islamistes et aux passeurs de migrants. Encore bravo à Sarkozy pour cette belle réussite ! / Limogeage : En a fait les frais le préfet de la Manche, coupable de n’avoir pas su empêcher quelques cris de manifestants d’agacer la présidentielle oreille : débarqué ! Idem pour le chef de la Sécurité en Corse, coupable d’avoir laissé piétiner la pelouse de l’ami Clavier : dehors ! / Loi Littoral : Pourquoi sauvegarder nos côtes alors qu’on peut les livrer aux bétonneurs ? Par chance, Sarkozy n’a pas eu le temps d’aller au bout de son projet.

MMatamore : Le héros sur lequel l’ex-président a manifestement calqué ses attitudes et ses discours (cf. Théâtre : Sarkozy dans « L’illusion Comique »). / Menteur, Manipulateur, Mesquin, Mystificateur, Méprisant, Mégalomane : tout Sarkozy est là, dans ce sixtique. Sarko 6 M, en quelque sorte ! / Mis en examen : Mieux vaut, pour ne pas l’être, éviter de fréquenter Sarkozy car autour de lui, c’est tombé comme à Gravelotte. / Mr Nobody : Autre surnom donné par Sarkozy à Fillon, ce Sarthois qui, lors de la « primaire », l’a brutalement renvoyé à sa collection de timbres.

NNéandertaliens : En visite à Lascaux en 2010, ce sont leurs œuvres que Sarkozy a cru admirer. Embêtant d’étaler sa culture en disant une ânerie, les peintures pariétales du site ayant été réalisées par des hommes de Cro-Magnon. / Neuilly : Sorte de zone banlieusarde défavorisée d’où est sorti l’homme du peuple Sarkozy. / Nuls : Tous ceux qui entourent Sarkozy.

O) Obama : Un cauchemar pour Sarkozy : l’homme est grand par la taille et possède une indéniable prestance.

PPatek Philippe : Épinglé pour sa Rolex exhibée de manière ostentatoire, Sarkozy s’est résolu à acheter durant son mandat la montre du pauvre, une bricole à 40 000 euros. La beauferie a aussi ses codes au plus haut niveau. / Périnée : C’est à l’instigation de Carla que Sarkozy a fait appel en 2009 à un coach dénommé Julie Imperiali pour renforcer ce muscle. Nous avons tous été ravis de l’apprendre car cela nous a aidé à oublier que le chômage continuait de progresser. / Peuple : Plus on en parle, moins on le sert ! / Philatélie : Une passion de Sarkozy quelque peu passée au second plan depuis 2007, ce qui n’a pas empêché des mauvaises langues de le trouver quand même timbré ! / Psychopathe : Rien à voir avec le sujet. Quoique... (cf. Qui suis-je ?)

Q) Qatar  : Un pays connu pour son humanisme où vivent les grands amis de Sarkozy, toujours prêts à mettre la main aux pétrodollars pour aider le PSG, club préféré de l’ex-président.

RRay-Ban : Lunettes symboliques de la période « bling-bling » de la présidence Sarkozy. Elles ont été mises au rancart devant la bronca populaire. Les gens sont mesquins ! / RER A : Saturé, les voyageurs s’y entassent comme harengs en caque. Par chance, Sarkozy s’est attelé au dossier. Sa solution : « mettre en service des rames à étages pour doubler la capacité ». Á ce détail près que l’augmentation de capacité est de... 40 % et qu’il existait déjà des rames à étage sur cette ligne. Renseignement pris, Sarkozy n’a pas été embauché à la RATP depuis la « primaire » et son retour avorté à la politique.

S) Sarkozy : Compositeur hongrois, auteur d’une symphonie concertante pour clarinette et orchestre. Rien à voir avec le nôtre dont le talent s’est limité à la pratique du pipeau. / SDF : « Je veux que dans deux ans il n’y ait plus de SDF dans nos rues », s’exclamait l’abbé Sarkozy en campagne. Tragique constat : à la fin de son mandat, ils étaient environ 120 000 en France, et 400 d’entre eux avaient été victimes de la misère en 2011. / Servier : Un grand ami neuilléen de Sarkozy qui lui a personnellement remis les insignes de Grand-Croix de la Légion d’Honneur alors que le Médiator était déjà au cœur du plus grand scandale sanitaire de la 5e République (rappelons que ce médicament a causé la mort de 1 800 patients). / Sketchs : Sarkozy, croyant sans doute que cela faisait partie de la fonction, nous en a offert quelques-uns d’assez gratinés, et l’on comprend mieux que Merkel l’ait un temps comparé à De Funès. Le plus désopilant a incontestablement été son intervention au G8 d’Heiligendam en 2007. / Subprimes : Mécanisme financier délirant à l’origine de la crise économique de 2007-2008. Sarkozy voulait pourtant, juste avant son élection, instaurer ces « subprimes » en France durant son mandat. La crise l’en a heureusement empêché !

TTalonnettes : Accessoires destinés à rehausser la taille d’un individu complexé mais insuffisants à faire d’un nain politique un géant de la planète. / Tapie : Ami de Sarkozy, il a bénéficié, sur instruction de l’ex-président et avec la complicité de Lagarde, d’une indemnisation extravagante, dont 40 millions d’euros – plus de 3 000 ans de Smic – au titre du seul... préjudice moral ! / Tics : Ils vont de pair chez Sarkozy avec Toc comme la politique qu’il a conduite lorsqu’il était aux affaires. / Toison d’Or : Sorte de hochet offert par Juan Carlos en 2012 à Sarkozy et ramené d’Espagne pour amuser Giulia. / Train : Moyen de transport imprégné d’une forte odeur de transpiration prolétaire, à ne prendre qu’une fois en période électorale.

U) Usurpateur : Tel a été Hollande dans l’esprit de Sarkozy qui n’a jamais digéré d’être viré de l’Élysée par les Français en 2012. Nul doute que le nouvel usurpateur soit à ses yeux Fillon, coupable d’avoir, il y a quelques semaines, privé la France d’un aussi grand serviteur du peuple, et la planète d’un médiateur de génie.

VVacuité : Le mot qui caractérise le mieux le bilan du quinquennat de Sarkozy, de l’aveu même de plusieurs caciques politiques de son camp. / Vatican : Résidence du Pape où Sarkozy, rompant avec les usages protocolaires, est arrivé en retard en 2007, a envoyé des SMS en présence des dignitaires, et s’est affiché avec Bigard, pitoyable gugusse aux inspirations scatologiques, rendu célèbre par son élégant « lâcher de salopes ». / Vieux croûton : Autre surnom donné, avec son habituelle élégance, par Sarkozy à Juppé. / Villa Montmorency : Sorte de condominium résidentiel où Sarkozy demeure le plus souvent chez son épouse, la chanteuse dont le niveau de la fortune est inversement proportionnel au volume de la voix (cf. Villa Montmorency : le « ghetto du Gotha »).

W) WC : Si Sarkozy ne s’est pas occupé de ceux de l’Élysée, il s’est en revanche personnellement investi dans ceux de la résidence du Cap Nègre où sa belle-mère possède une propriété qui fut naguère sujette à des effluves presqu’aussi nauséabondes que les affaires libyennes. Sans résultat probant, là non plus !

XXénophobie : Un filon d’extrême-droite que Sarkozy, plus opportuniste et cynique que jamais, a tenté d’exploiter, avec les résultats que l’on connait, en 2012 et 2016 pour brosser dans le sens du poil les électeurs identitaires les plus radicaux.

Y) Yacht : Celui de Bolloré – le Paloma – où, tongs aux pieds et Ray-Ban sur le nez, Sarkozy confondait manifestement la gouvernance du pays avec les pince-fesses de la Jet Set.

Z) Zélé : Tel a été Sarkozy vis-à-vis des patrons des grands groupes industriels et financiers : dur avec les faibles, et servile avec les puissants ! / Zéro : La note de son calamiteux mandat présidentiel que même l’échec, tout aussi consternant, de son successeur n’est pas parvenu à faire oublier.

Il se dit pourtant que, le temps passant, les anciens présidents recouvrent une popularité qu’ils ont très vite perdue durant leur mandat pour cause d’incurie ou d’incompétence. Qui sait ? Peut-être en ira-t-il ainsi pour Sarkozy. Et qui sait si cet ex-chanoine de Latran ne sera pas un jour béatifié puis sanctifié par ses amis de la papauté. Après tout il a réussi un miracle durant son quinquennat : réussir à aller au bout du mandat malgré une gouvernance aussi baroque !

 

 

LES PRINCIPALES CASSEROLES QUI TOUCHENT N. SARKOZY

Quand Nicolas Sarkozy s'appelait Paul Bismuth

Dans l'espoir de sécuriser les conversations qu'il avait avec l'ancien chef de l'État, Thierry Herzog lui a fourni l'identité d'une vieille connaissance. Mais aujourd'hui, le véritable « Paul Bismuth » menace de saisir la justice.

C'est un nouveau volet qui pourrait s'ouvrir dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy par la justice, puisque l'homme qui a servi de prête-nom à l'ancien président de la République menace de porter plainte, comme le révèle Le Canard enchaîné. Pour justifier l'achat de deux téléphones portables sous un nom d'emprunt, Thierry Herzog déclarait: «J'ai craint, avec raison, des écoutes sauvages ou des écoutes illégales, et j'ai fait en sorte de pouvoir converser avec Nicolas Sarkozy sans être écouté, j'avais hélas raison de le faire.» Nicolas Sarkozy aurait ainsi utilisé l'un de ces portables sous le nom de «Paul Bismuth».

Mais Paul Bismuth existe bel et bien puisqu'il s'agit d'une connaissance de Thierry Herzog, rencontrée sur les bancs du lycée Jacques-Decour, dans le IXème arrondissement de Paris, au début des années soixante-dix. Installé depuis longtemps en Israël, ce spécialiste de l'immobilier, qui travaille depuis 2005 pour Eden Tower, un constructeur spécialisé dans les ventes de luxe, déclarait au Canard enchaîné envisager de «porter plainte pour usurpation d'identité.» En effet, il aura fallu pour ouvrir cette seconde ligne que Thierry Herzog fournisse, en plus du nom de cet ancien camarade, une adresse et un numéro de carte d'identité.

Un nom choisi au hasard

«Nous étions copains, on buvait des cafés ensemble, on rigolait», se souvient Paul Bismuth dans L'Express . Alors que les deux hommes ne sont plus rentrés en contact depuis le lycée, Herzog l'aurait finalement appelé pour se justifier. «Je lui ai dit que j'étais choqué et étonné par cette pratique. Je n'ai pas pris de gants. Il n'a pas vraiment confirmé mais a joué sur les mots et tourné autour du pot.» Une conversation de 8 minutes selon l'hebdomadaire, et durant laquelle l'avocat aurait dit avoir utilisé le «premier nom qui lui serait passé par la tête».

Contacté par Le Figaro, Paul Bismuth n'a pas souhaité faire de déclaration complémentaire, il dit avoir pris un avocat et veut encore prendre le temps de la réflexion avant de prendre une décision. En France, une usurpation d'identité risque 15.000 euros d'amende et jusqu'à un an de prison.

 

 

Ecoutes validées :

 

Paul Bismuth fera-t-il chuter Nicolas Sarkozy ?

Les ambitions de Nicolas Sarkozy pour 2017 sont-elles déjà compromises ? (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

La Cour de cassation a validé les écoutes contestées par Nicolas Sarkozy. Un obstacle de plus dans sa course à 2017.

Le 23 mars 2016 à 16h32

 

La route vers la présidentielle de 2017 se complique pour Nicolas Sarkozy. Mardi 22 mars, la Cour de cassation a validé la quasi-totalité les écoutes téléphoniques entre l’ex-président de la République et son avocat, Thierry Herzog.

Dès mai 2015, l'ancien chef d'Etat avait tenté de faire invalider ces écoutes - au motif qu'elles avaient été ordonnées dans le cadre de l'enquête sur le financement supposé libyen de la campagne de l'UMP en 2007. Mais la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris avait repoussé sa demande d’annulation.

Définitivement débouté ce mardi 22 mars, Nicolas Sarkozy voit son avenir politique considérablement assombri avec la perspective d’être renvoyé devant un tribunal correctionnel. 

De quelle affaire parle-t-on ?

Les juges Claire Thépaut et Patricia Simon ont mis Nicolas Sarkozy en examen en juillet 2014 pour recel de violation du secret professionnel, corruption active, trafic d’influence actif.

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L'ex-chef d'Etat et son avocat Thierry Herzog sont poursuivis sur la base des écoutes des conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son conseil juridique décidées par la justice dans le cadre d'un autre dossier, celui de l'enquête sur un possible financement via la Libye de la campagne présidentielle de 2017.

Les juges soupçonnent le patron des Républicains d'avoir  tenté d'obtenir début 2014 auprès de Gilbert Azibert - alors haut magistrat à la Cour de cassation - et par l'entremise de Thierry Herzog, des informations couvertes par le secret d'instruction dans le cadre d'une autre procédure sur la saisie de ses agendas dans l'affaire Bettencourt. En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis au magistrat d'accélérer sa promotion à un poste de prestige à Monaco.

La ligne utilisée par l'ex-chef d'Etat avait été ouverte sous le nom d'emprunt de Paul Bismuth, un ancien camarade de classe de Nicolas Sarkozy. Le poste lui a été promis puis, sur les écoutes, le projet lui a été signifié comme impossible - mais les enquêteurs pensent que cette conversation a été tenue sciemment, alors que Sarko et son avocat avaient compris qu’ils étaient sous écoutes.

Quelles conséquences ?

Désormais, plus rien ne s'oppose à un renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy. Un responsable du parti Les Républicains, proche de l'ancien chef de l'Etat, le reconnaît auprès de l'AFP :

"C'est potentiellement l'affaire la plus dévastatrice pour lui" et ses ambitions de retour à l'Elysée.

Mardi, la Cour de cassation a rejeté les trois pourvois - ceux de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert - et validé la quasi-totalité des écoutes ne donnant partiellement raison qu'à Thierry Herzog et Gilbert Azibert, en annulant la saisie de deux documents trouvés par les enquêteurs lors d'une perquisition à la Cour de cassation début juin 2014 et la retranscription d'une écoute entre Thierry Herzog et le bâtonnier de Paris de l'époque, Pierre-Olivier Sur, au motif qu'elle ne révélait "aucun indice".

La procédure validée, reste désormais aux juges Claire Thépaut et Patricia Simon d'ordonner un procès en correctionnelle ou un non-lieu. Pour Nicolas Sarkozy, le risque de voir son agenda judiciaire percuter son agenda politique est important. Au risque de compromettre ses chances de remporter la primaire de la droite, prévue les 20 et 27 novembre.

Quels sont les recours encore possibles pour Sarkozy ?

La procédure peut encore durer. Les juges d'instruction ayant clôturé leurs investigations au début du mois de février, la défense de Nicolas Sarkozy a jusqu’à début mai pour formuler des demandes d’actes que les juges pourront accepter ou refuser - selon le délai de trois mois en vigueur. Dans le même temps, le Parquet national financier (PNF) doit rédiger son réquisitoire, à l'issue duquel les avocats de la défense bénéficient d'un mois supplémentaire pour émettre leurs observations.

Théoriquement, le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy pourrait donc intervenir avant la primaire de la droite et du centre, à laquelle l'ex-chef d'Etat n'a toujours pas annoncé - officiellement - sa candidature. En vertu des délais judiciaires habituels, un éventuel procès ne pourrait se tenir qu'après l'élection présidentielle de 2017.

Mais cette menace n'est pas la seule à peser sur Nicolas Sarkozy. Le 16 février dernier, le patron des Républicains a également été mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012, dans l'enquête sur les fausses factures de Bygmalion et les comptes de sa campagne.

2017, si proche et si loin pour Nicolas Sarkozy. 

 

L.B. avec AFP

Affaire des écoutes: Comment Sarkozy a justifié sa ligne au nom de Paul Bismuth auprès des juges

Nicolas Sarkozy sur le plateau de «L'Emission politique», le 15 septembre. - France 2

Nicolas Sarkozy, mis en examen dans l’affaire dit « des écoutes », s’est défendu en se posant comme victime lors de son interrogatoire par les juges, selon les révélations du Monde, qui a pu en prendre connaissance.

L’ancien chef de l’Etat, tout comme son avocat Thierry Herzog, est poursuivi depuis juillet 2014 pour « corruption active », « trafic d’influence actif » et « recel de violation du secret professionnel ». Patricia Simon et Claire Thépaut, les deux juges qui ont mené l’interrogatoire de Nicolas Sarkozy le 22 juillet dernier, le soupçonnent d’avoir voulu faciliter la promotion d’un haut magistrat, Gilbert Azibert, en échange d’informations secrètes dans une procédure liée à l’affaire Bettencourt.

Lors de cet interrogatoire, l’ex-président a justifié l’utilisation, à partir du mois d’août 2012, d’une ligne téléphonique sous l’identité d’emprunt de Paul Bismuth, pour converser avec Me Herzog.

Herzog à la manoeuvre ?

Les juges soupçonnent les deux hommes d’avoir voulu échapper à d’éventuelles surveillances judiciaires dont ils auraient été informés. L’ancien chef de l’Etat minimise son rôle et charge son avocat.

« Il [Me Herzog] me dit qu’il faut que nous puissions parler sur un téléphone discret où nous pourrions évoquer tous les problèmes de procédures qui pourraient se poser sans prendre le risque d’écoutes "sauvages" ». » Trouvant ces précautions « un peu superfétatoires », le candidat à la primaire de la droite accepte.

Même ligne de défense au moment de parler de Gilbert Azibert. Nicolas Sarkozy assure n’avoir « jamais demandé » à son avocat « de prendre contact avec Azibert ». « Thierry m’a dit que Gilbert Azibert était son ami depuis vingt-cinq ans, que c’était un grand juriste au civil comme avocat général. […] Je ne peux pas vous parler de la façon dont M. Azibert aurait ou non collecté des informations puisque je ne l’ai jamais eu au téléphone », a assuré l’ancien chef de l’État.

« J’ai été constamment écouté »

Et de poursuivre : « Je ne suis pas paranoïaque et j’étais loin d’imaginer tout ce qui allait m’arriver dans les quatre années à venir, où la réalité dépassa de loin la fiction. Ce n’est pas que j’ai été écouté, c’est que j’ai été constamment écouté. »

Selon Le Monde, le dossier pourrait être clôturé dans les semaines à venir, après une ultime confrontation générale.

Mais l’hypothétique renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy ne pourrait avoir lieu avant l’élection présidentielle du printemps 2017 en raison de la multiplication des recours déposé par l’ancien président.

 

Affaire Bismuth :

Sarkozy réussit à faire

annuler des actes

d'enquête

 

Dans l'affaire des écoutes téléphoniques de Nicolas Sarkozy, dans laquelle il avait pris comme nom d'emprunt "Paul Bismuth", la chambre de l’instruction a décidé lundi d'annuler plusieurs actes d'enquête à la demande des avocats de l'ex-chef de l'Etat et de son conseil Thierry Herzog.

Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog ont remporté une manche. (Sipa press)

A la demande de Nicolas Sarkozy et de son avocat Thierry Herzog, la chambre de l’instruction a décidé lundi d'annuler tous les actes commis dans le dossier dit Bismuth depuis le mois d’octobre 2015. Sont ainsi annulées les auditions de l’ancien président et de son avocat, au cours desquelles ils avaient refusé de répondre au motif que selon eux, l’information judiciaire était suspendue. Les juges, Patricia Simon et Claire Thépaut, estimaient au contraire pouvoir continuer à instruire. La chambre de l’instruction, saisie du litige, vient donc de leur donner tort et estime "qu’en continuant à informer alors que l’information était suspendue, les juges ont commis un excès de pouvoir".

Une série de nouvelles demandes de nullité

Dans ce dossier, Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog sont soupçonnés, ce qu’ils nient, d’avoir cherché à favoriser la carrière du magistrat Gilbert Azibert via un poste à Monaco, en échange d’informations de ce dernier auprès de la cour de cassation. Mis sur écoute, l'ancien chef de l'Etat avait utilisé comme nom d'emprunt "Paul Bismuth".

Nicolas Sarkozy avait, de son côté, demandé en vain le délaissement de Claire Thépaut au motif notamment que cette dernière faisait partie du syndicat de la magistrature. La décision intervenue lundi, si elle ne met pas fin formellement à l’enquête risque de provoquer en cascade une série de nouvelles demandes de nullité.

Laurent Valdiguié - leJDD.fr

lundi 09 mai 2016

  

 

Les «Tintin», ces téléphones sous nom d'emprunt pour échapper aux écoutes

Pour assurer la confidentialité de conversations très privées, l'usage de téléphones rechargeables avec cartes prépayées ou activées avec des puces étrangères est devenu monnaie courante. Ces pratiques, éprouvées par le milieu des affaires ou le banditisme, sont aussi bien connues des policiers. Ils témoignent.

● Le téléphone rechargeable, arme presque idéale pour éloigner les oreilles indiscrètes

Dans le milieu policier, on appelle cela un téléphone «Tintin». «Pour ne pas être accroché sur une procédure, il suffit d'acheter deux packs GSM bas de gamme avec des cartes prépayées dans de petites enseignes de téléphonie comme on en trouve à Barbès ou dans n'importe quel bureau de tabac», grimace un policier de terrain. En général, le client paie en espèces et n'a pas à donner de pièce d'identité. Sur le papier, les opérateurs ou les commerçants ont l'obligation légale de récupérer le nom de l'utilisateur de l'appareil mais, bien souvent dans les faits, cette dernière n'est pas appliquée car chacun se renvoie la balle. «Au lieu de voir sa ligne coupée au terme d'un certain délai, l'abonné mystère reçoit des textos tous les quinze jours l'enjoignant de dévoiler son identité. Le manège peut ainsi durer des mois, voire des années tant que de nouvelles cartes activent l'appareil…» Les acheteurs de téléphones «Tintin» et de leurs puces vierges, aussi appelées les «balourdes» dans le jargon policier, donnent aux boutiques peu regardantes des photocopies de carte d'identité parfaitement fantaisistes. C'est ainsi que les enquêteurs ont retrouvé des appareils vendus sous les noms fleuris de «Raoul Bitembois», «Lex Expert» (Expert de la loi)… ou encore «Robert de Niro». «Des voyous chevronnés font en outre l'acquisition de puces étrangères, du genre des Mobisud que l'on trouve en Espagne par exemple, pour rendre nos réquisitions plus difficiles», précise un vieux routier de la PJ.

● Les téléphones fonctionnent par paire, comme un «talkie-walkie»

Pour brouiller toute recherche et rendre leur communication intraçable, chaque utilisateur n'utilise son téléphone que pour appeler un seul et unique correspondant. Le binôme fonctionne en vase clos, en circuit fermé sans jamais activer une autre ligne dans leur entourage susceptible d'être déjà «branchée» par un service enquêteur. «Un type organisé peut ainsi détenir trois téléphones réservés à trois correspondants différents, changer de puces tous les dix jours, grimace un expert. Ce jonglage permanent peut vite devenir un enfer. Il est dès lors impossible de faire le moindre «environnement», d'autant que ces utilisateurs coupent leurs appareils en rentrant chez eux, ce qui entraîne une perte complète de leur visibilité sur le réseau…» Le stratagème du talkie-walkie devient par définition inopérant dès qu'un utilisateur active un autre numéro d'appel. Ou qu'il utilise sa puce vierge dans un téléphone ayant servi, dont le numéro de série IMEI est identifiable.

● Des techniques bien connues par les avocats pénalistes depuis des années

«C'est un secret de Polichinelle! Même les moins rusés utilisent les «Tintin» et les puces «balourdes», constate un policier. Depuis le milieu des années 90, le système des appareils prépayés s'est démocratisé notamment pour permettre aux personnes âgées d'être joignables sans bourse délier et de passer de temps en temps un appel au besoin.» Pas de RIB, ni de chèque barré ou de photocopie d'identité à fournir: les voyous, qui ont érigé la clandestinité en art de vivre, se sont aussitôt engouffrés dans la brèche. Les histoires de téléphones en «toc», pris sous des noms d'emprunts, sont omniprésentes dans les dossiers de «stups», de proxénétisme, de braquages ou encore de recels. «Les avocats pénalistes, parmi lesquels se trouvent de redoutables techniciens, passent leur vie à éplucher les procédures, où tout doit être écrit noir sur blanc, mentionnées sur des procès-verbaux, note un officier. Comme dans un livre ouvert, ils y lisent toutes nos techniques, nos ficelles avant de conseiller leurs clients. Leurs conseils sont évidemment précieux pour rendre inexploitables nos moyens de preuves.»

● Combien coûtent les surveillances?

 

«Très cher» clament les policiers qui souhaiteraient la gratuité des réquisitions comme dans certains pays étrangers où les opérateurs de réseaux hertziens sont considérés comme de véritables prestataires de service public. L'identification d'une seule ligne est facturée par l'opérateur 6,5 euros hors taxe. L'obtention d'une facture détaillée d'un mois de communication, la fameuse «fadette», coûte quant à elle 35 euros. La facture globale peut flamber quand une borne parisienne peut activer 50.000 lignes, par tranches de 4 heures, sur un périmètre moyen de 150 m2. Un logiciel policier baptisé Mercure fait les premiers recoupements et avant que les fonctionnaires ne lancent des réquisitions sur des nombres de numéros. L'identification d'un abonné à partir de son numéro est facturée 13 euros. Dans les services spécialisés, il n'est pas rare que les enquêtes téléphoniques sur certaines affaires judiciaires sensibles puissent franchir la barre des 10.000 euros. Une somme payée rubis sur l'ongle par la Chancellerie aux opérateurs, considérés comme très gourmands. Les réquisitions représentaient 34 millions d'euros en 2007, grimpant jusqu'à 68 millions d'euros en 2011. Elles sont retombées à 40 millions en 2012, soit une baisse de 40 % sur un an, due très largement aux efforts de maîtrise liés au budget serré de la place Vendôme.

La sarkonfrérie De l’agité

 

P’tit Quincailler de neuilly

Liste Des Invités Du Fouquet’s  le 07.05.07

Étaient présents aux côtés de Nicolas Sarkozy le soir de son élection :

Mathilde et Robert Agostinelli Responsable de la communication de Prada-France et Fondateur du fonds d’investissement Rhône Capital, membre du Council on Foreign Office
Christine Albanel Ex-directrice du château de Versailles
Bernard Arnault Président de LVMH, numéro un du luxe français, première fortune de France
Arthur Producteur et animateur de télévision 
Patrick Balkany Député-maire de Levallois-Perret
Isabelle Balkany Premier adjoint de son mari, vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine
Nicolas Baverez Essayiste, chroniqueur au Point
Nicolas Bazire Secrétaire général de LVMH
Antoine Bernheim Banquier d’affaires, président de la compagnie d’assurances Generali
Nicolas Beytout Directeur de la rédaction du Figaro
Basile Boli Ancien joueur de l’OM, héros de la finale de coupe d’Europe des Clubs champions 1993
Vincent Bolloré PDG d’Havas, sixième groupe de communication mondial
Zofia Borucka Top model, femme de Jean Reno
Martin Bouygues PDG de Bouygues, premier actionnaire de TF1
Conrada de La Brosse Dirigeante de la maison l’Esprit de Château
François de La Brosse Publicitaire
Denis Charvet Ex-rugbyman du Racing, actionnaire de casinos
Marie-Anne Chazel Comédienne
Christian Clavier Acteur de cinéma
Stéphane Courbit Ex-président d’Endemol France
Agnès Cromback Présidente de Tiffany France
Bruno Cromback Joaillier, PDG d’Augis 1880
Jean-Claude Darmon Ex-président de Sportfive, ancien grand argentier du football français
Serge Dassault PDG de Dassault et du journal le Figaro
Rachida Dati Future ministre
Jean-Claude Decaux PDG de JC Decaux, leader mondial de mobilier urbain
Paul Desmarais Sr Milliardaire canadien, PDG de Power Corporation, actionnaire de plusieurs groupes français
Dominique Desseigne PDG du groupe Barrière
François Fillon Futur Premier ministre
Bernard Fixot Éditeur de best-sellers
Valérie-Anne Giscard d’Estaing Éditrice, épouse de Bernard Fixot
Albert Frère Première fortune de Belgique
Hugues Gall Président de l’Institut de financement du cinéma et des industries culturelles
Pascal Gentil Triple vainqueur de la coupe du monde de taekwondo
Pierre Giacometti Directeur général d’Ipsos France
Henri Guaino Conseiller spécial et « plume » du Président
Claude Guéant Préfet, futur secrétaire général de l’Elysée
Johnny Hallyday Première vente de disques en France
Laetitia Hallyday Épouse de Johnny Hallyday
Roger Karoutchi Futur secrétaire d’Etat
Patrick Kron PDG d’Alstom
Bernard Laporte Sélectionneur de l’équipe de France de rugby
David Martinon Futur porte-parole de l’Elysée
Alain Minc Président d’AM Conseil, conseil de grands dirigeants
Henri Proglio PDG de Veolia, ex-Compagnie générale des eaux
Jean-Pierre Raffarin Ancien Premier ministre
Jean Reno Acteur de cinéma
Andrée Sarkozy Mère du Président
François Sarkozy Frère du Président, vice-président du conseil de surveillance du groupe BioAlliance Pharma
Guillaume Sarkozy Frère du Président, ancien vice-président Medef
Xavier et Sylvie de Sarrau Les meilleurs amis
Eric Vu-an Maître de ballet au Ballet national de Marseille
Richard Virenque Ancien coureur cycliste et maillot de jaune du tour de France
Philippe Warrin Unique photographe présent au Fouquet’s, agence SIPA

 

 

Avertissement 

Parce que reconstituer la nébuleuse Sarkozy est une longue entreprise, cette catégorie est en cours de réalisation. Le premier billet, « Les amis et soutiens du Président » répertorie par « secteurs » la totalité de l’entourage de Nicolas Sarkozy :

Pour chaque nom en bleu est associé via le lien « Infos » un portrait de la personne.

Les portraits des noms en vert sont en cours de rédaction. Pour certains, via un lien « En cours », vous trouverez une ébauche de portrait ; ou via un lien « Wikipédia », la biographie présente sur le site de l’encyclopédie libre Wikipédia (Précaution).

Note : les noms soulignés indiquent une réelle proximité avec Nicolas Sarkozy, les autres un « simple » soutien.

Les billets qui suivent « Les amis et soutiens du Président » s’attachent à un aspect ou à un secteur précis de la Sarkonfrérie. Ils ne centralisent que les informations relatives aux noms bleus pour lesquels la recherche d’informations est achevée. Dernière mise à jour : 15 Février 2008

 

La Sarkonfrérie :

 

Clans Et Réseaux

LES REPRIS DE JUSTICE, SUSPECTS, INCULPÉS, COUPABLES ET AUTRES BRIGANDS.

Patrick Balkany En 1996, il est condamné avec sa femme pour détournement de fonds (pour avoir fait travailler à son domicile trois employés municipaux) Mis en examen dans l’affaire de l’Office des HLM des Hauts-de-Seine. I Éclaboussé par l’affaire Schuller-Maréchal Quelque temps plus tard, il nourrit la rubrique à scandales avec la plainte (retirée par la suite) de sa maîtresse, qui l’accuse de l’avoir forcée à pratiquer une fellation sous la menace d’un 357 magnum.

Patrick Devedjian Membre du mouvement d’extrême-droite Occident, il participe en janvier 1967 au raid sur le campus de la faculté de Rouen, au cours duquel une dizaine de jeunes gauchistes seront sérieusement blessés. Cette affaire lui vaudra la prison, puis une condamnation judiciaire, tout comme à Gérard Longuet et Alain Madelin Patrick Devedjian est également connu pour avoir employé des méthodes de campagne peu orthodoxes lors des élections municipales à Antony.

Jean Sarkozy est inculpé pour délit de fuite lors de l’accrochage de son scooter avec une BMW. L’affaire sera examinée par la justice en juin 2008.

Arnaud Lagardère Mis en cause dans les délits d’initiés d’EADS.

Les noms de Nicolas SarkozyPatrick Devedjian et Jean Reno font surface dans la sulfureuse Affaire du Cercle Concorde Article

François Sarkozy, qui siège avec la secrétaire générale de L’Arche de Zoé, Stéphanie Lefebvre, dans le comité d’évaluation d’un institut de recherche biotechnologique voué à la santé pourrait être impliqué dans l’affaire de « L’Arche de Zoé ».

LES POLITIQUEMENT INCORRECTS

> Le sulfureux maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann, aurait commandité la création d’un fichier électoral à caractère ethnique, classé en toute illégalité par pays de naissance. Article

LES BÉNÉFICIAIRES DE LA JUSTICE À DEUX VITESSES.

Le scooter de Jean Sarkozy, un Piaggio 50 cm3 avait été volé en janvier 2007. La police avait mis dix jours pour retrouver l’engin, grâce selon le Canard enchaîné de l’époque, à un « prélèvement ADN sur le casque » et des « exploitations géo localisées ».

LES EXTRÊME-DROITS.

Patrick Devedjian était, dans les années 1960, un membre actif du mouvement de la droite radicale Occident, tout comme Gérard LonguetAlain Madelin (surnommé « Mado »), Hervé Novelli, Claude GoasguenAnne MéauxAlain Robert.

Gérard Gachet Porte-parole du ministère de l’intérieur.

Gianfranco Fini (Italie), leader de l’Alliance Nationale, parti l’héritier du MSI, le parti fasciste italien Préfacier de l’édition italienne de Testimonianza (Témoignage), un des ouvrages de Nicolas Sarkozy.

LES PROS GUERRE D’IRAK

André Glucksmann, Bernard Kouchner, Alain Madelin.

CEUX QUI PAYENT LES VACANCES DU PRÉSIDENT.

Vincent Bolloré a généreusement mis à la disposition de Nicolas Sarkozy un jet privé et un yacht de soixante mètres lors de son escapade maltaise.

Mathilde Agostinelli, et son mari Robert Agostinelli : font partie de la « Bande des Quatre » qui ont payé la location d’une luxueuse propriété à Wolfeboro, dans l’état américain du New Hampshire, où Nicolas Sarkozy, sa femme, leurs enfants et des amis ont passé leurs vacances.

LES DÉLÉGATIONS DES VISITES OFFICIELLES. (En cours)

AFRIQUE DU SUD Bernard Lama (Ancien gardien du PSG). CHINE Andrée Sarkozy INDE Valérie Pécresse, Patrick Balkany, Patrick Devedjian, Pierre Lellouche, Ladislas de Poniatowski, Jean-Pierre Elkabbach ROUMANIE Le père de Carla Bruni Sarkozy VATICAN Bigard, la mère de Carla Bruni Sarkozy.

LES ACTUELS OU EX CLIENTS DU CABINET D’AVOCAT DE NICOLAS SARKOZY.

Le père d’Arnaud Lagardère, Jean-Luc, décédé en 2003, avait profité des conseils du cabinet Claude Sarkozy lors de la faillite de La Cinq en 1992.

C’est Nicolas Sarkozy qui, en 2004, a aidé Arnaud Lagardère à régler le conflit d’héritage qui l’opposait à sa belle-mère Betty.

Bernard Arnault a été client du cabinet d’Avocat du chef de l’état.

LES P’TITS GARS DES MARCHÉS PUBLICS.

Martin Bouygues a obtenu la construction de prisons pour mineurs.

Vincent Bolloré a obtenu de nombreux marchés publics. La Tribune, Amnistia et Bakchich l’ont prouvé : « une simple vérification des bulletins officiels des annonces des marchés publics (BOAMP) et du site du ministère de la Défense suffit » (Bakchich).

LES NEUILLÉEN(NE) S.

Bernard ArnaultMartin BouyguesJean Sarkozy.

LES PATRONS DU CAC40.

Martin Bouygues.

LES DÉCORÉS (Le président leur a offert une médaille de la légion d’honneur).

Isabelle Balkany. Antoine BernheimChristine OckrentNicolas BaverezIsabelle BalkanyAlain MincPierre Giacometti, Michel PolnareffBernadette ChiracChristian Clavier, Patrick Le Lay.

LES MEETINGS-MEN.

En 2005, Arnaud Lagardère participe à un meeting de M. Sarkozy en faveur du « oui » à la Constitution européenne, animé par le journaliste Michel Field.

LES INVITÉS DU FOUQUET’S Voir la Liste ci-dessus .

LES « PENSEURS » : THINK TANK, CERCLES, GROUPES DE RÉFLEXION.

Fondation Concorde : Philippe Chalmin, Gilles Carrez, Luc Chatel, Elie Cohen, Jean-François CopéXavier Darcos, Bernard Debré, Renaud Dutreil, Françoise de Panafieu, Philippe Douste Blazy, Xavier Emmanuelli, Luc Ferry, François Fillon, Denis Gautier-Sauvagnac, Claude Goasguen, Jean-Marc Jancovici, Alain JuppéRoger KaroutchiNathalie Kosciusko-MorizetAlain Lambert, Pierre Lellouche, Hervé Mariton, Hervé MorinHervé NovelliValérie PécresseDominique PerbenGuillaume Sarkozy, Christian Saint-Etienne, Antoine Sfeir, Philippe Trainar, Bernard Zimmern…

La Sarkonfrérie

Et

 

Les Médias en 2007

 

 

 

 

 

 

 

Les Échos (Bernard Arnault, Nicolas Bazire) I Journal du Dimanche [JDD] (Lagardère) I Nice-Matin (Lagardère) I La Provence (Lagardère) I La Tribune (Bernard Arnault, Nicolas Bazire) I Var-Matin (Lagardère)

 

Direct Soir (Vincent Bolloré) I Matin Plus (Vincent Bolloré)

 

Action Auto Moto (Lagardère) I Bambi (Lagardère) I Choc (Lagardère) I Connaissance des Arts (Bernard Arnault, Nicolas Bazire) I Défis et Notes d’Infos (Bernard Arnault, Nicolas Bazire) I Échos des Savanes (Lagardère) I Elle (Lagardère) I Elle Décoration (Lagardère) I Elle à Table (Lagardère) I Entrevue (Lagardère) I France Dimanche (Lagardère) I Ici Paris (Lagardère) I Investir (Bernard Arnault, Nicolas Bazire) I Isa (Lagardère) I Jeune et Jolie (Lagardère) I Le Journal de Mickey (Lagardère) I Mickey Jeux (Lagardère) I Mickey Parade (Lagardère) I Minnie Mag (Lagardère) I Le Monde de la Musique (Bernard Arnault, Nicolas Bazire) I Onze Mondial (Lagardère) I Parents (Lagardère) I Paris Match (Lagardère) I Pariscope (Lagardère) I Photo (Lagardère) I Picsou Magazine (Lagardère) I Première (Lagardère) I P’tit Loup (Lagardère) I Public (Lagardère) I Super Picsou Géant (Lagardère) I Télé 7 jeux (Lagardère) I Télé 7 jours (Lagardère) I Top Famille Magazine (Lagardère) I Tv Hebdo (Lagardère) I Union (Lagardère) I Version Femina (Lagardère)

 

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13 Production (Lagardère) I Angel Productions (Lagardère) I Aubes Productions (Lagardère) I Capital Image (Lagardère) I DEMD Productions (Lagardère) I DMLSTV(Lagardère) I Gaumont (Participation du Groupe de Vincent Bolloré) I GMT Productions (Lagardère) I Image & Compagnie (Lagardère) I Lagardère Active (Lagardère) I Léo Vision (Lagardère) I Les Films d’Ici (Lagardère) I Maximal Productions (Lagardère) I Mezzo (Lagardère) I Phare Ouest Productions (Lagardère) I Productions 22(Lagardère) I SFP (Bolloré) I Timoon Animation (Lagardère)

 

Cinéma Mac-Mahon, Paris (Vincent Bolloré)

 

Autonews.fr (Lagardère) I Boursier.com (Lagardère) I Football.fr (Lagardère) I Sports.fr (Lagardère) I Sport4fun.com (Lagardère)

 

Éditions Musicales François 1er (Lagardère)

Implantation

De La

Sarkonfrérie

 

Dans Le Monde

A

AFRIQUE FRANCOPHONE (17 pays) (Détail des pays non-obtenu) Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) 

AFRIQUE DU SUD Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale et déléguée I Radios : Radios musicales I Régie Publicitaire) 

ALGÉRIE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

ALLEMAGNE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, industrie, distribution d’énergieArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale I Radios : Radios musicales et d’informations I Commerce de détail I Aéronautique : Airbus) 

ANGOLA Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

ARABIE SAOUDITE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) 

ARGENTINE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Havas – EuroRSCG / Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, Édition d’encyclopédies et de fascicules) 

AUSTRALIE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Commerce de détail) 

AUTRICHE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

B

BELGIQUE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, industrie, plantationsArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, distribution I Presse : Distribution de presse nationale et internationale I Radios : Radios musicales I Commerce de détail I Enseignes : Relay) 

BENGLADESH Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

BÉNIN Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

BERMUDES Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH

BOTSWANA Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

BULGARIE Arnaud Lagardère (Presse : Distribution de presse nationale et Internationale) 

BURKINA FASO Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, réseau ferroviaire) 

BURUNDI Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

BRÉSIL Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport) Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, Édition d’encyclopédies et de fascicules) 

BRUNEI Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

C

CAMBODGE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

CAMEROUN Vincent Bolloré (Réseau Ferroviaire I Plantation de palmiers à huile et d’hévéas)

CANADA Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport) Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, distribution I Presse : Importation de presse étrangère, Distribution de presse Internationale I Commerce de détail I Enseignes : Relay) 

CAP VERT (Groupe Bolloré : Transport

CHILI Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, Édition d’encyclopédies et de fascicules) 

CHINE Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Arnaud Lagardère (Livres : Édition déléguée I Presse : Distribution de presse nationale et Internationale) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, industrie

CHYPRE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

COLOMBIE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, Édition d’encyclopédies et de fascicules) 

CONGO Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

CORÉE Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

CORÉE DU SUD Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) 

CÔTE D’IVOIRE Arnaud Lagardère (Livres : Édition, Édition de manuels scolaires) Vincent Bolloré (Transports, Réseau Ferroviaire) 

CROATIE Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale)

D

DANEMARK Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH

DUBAI Vincent Bolloré (Havas – EuroRSCG)

E

ÉGYPTE Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

ÉMIRATS ARABES UNIS Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, industrie

ÉQUATEUR Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

ESPAGNE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, industrie) Arnaud Lagardère (Livres : Distribution et édition Internationale I Presse : Distribution de presse nationale et internationale I Commerce spécialisé de produits culturels I Aéronautique : Airbus I Enseignes : Relay) 

ÉTATS-UNIS Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Vincent Bolloré (Havas – EuroRSCG) Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale I Presse : Distribution de presse nationale)

F

FINLANDE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH)

G

GABON Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

GAMBIE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

GHANA (Groupe Bolloré : Transport)

GRANDE BRETAGNE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, industrieArnaud Lagardère (Livres : Distribution, Édition Internationale I Aéronautique : Airbus I Enseignes : Relay) 

GRÈCE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport) Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) 

GUADELOUPE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

GUINÉE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

GUINÉE ÉQUATORIALE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

GUYANE FRANCAISE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

H

HONG-KONG Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) 

HONGRIE Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale I Presse : Distribution de presse nationale et internationale I Radios : Radios musicales I Commerce de détail I Enseignes : Relay)

I

INDE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

INDONÉSIE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, plantations

ISRAËL Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

IRLANDE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

ITALIE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport) Arnaud Lagardère (Livres : Distribution et édition Internationale)

J

JAPON Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, industrie) Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, Édition d’encyclopédies et de fascicules)

K

KENYA Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, plantations

KOWEIT Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH)

L

LAOS Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

LIBAN Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

LIBÉRIA Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, plantations

LIBYE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport) 

LITUANIE Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) 

LUXEMBOURG Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, plantations)

M

MADAGASCAR Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

MALAISIE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

MALAWI Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

MALI Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

MARIANNES DU NORD Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH

MAROC Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition de manuels scolaires) 

MARTINIQUE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

MAURICE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

MAURITANIE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

MAYOTTE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport) 

MONACO Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) 

MOZAMBIQUE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

MEXIQUE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, Édition d’encyclopédies et de fascicules)

N

NAMIBIE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

NÉPAL Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

NIGER Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

NIGÉRIA Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, plantations

NORVÈGE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) 

NOUVELLE CALÉDONIE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

NOUVELLE ZÉLANDE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

O

OUGANDA Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

P

PALAU Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH

PAKISTAN Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportPAYS-BAS Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

PÉROU Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

PHILIPPINES Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

POLOGNE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, Édition d’encyclopédies et de fascicules I Presse : Distribution de presse nationale I Radios : Radios musicales I Commerce de détail I Régie Publicitaire

POLYNÉSIE FRANCAISE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

PORTO RICO Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) 

PORTUGAL Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Arnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale, Édition d’encyclopédies et de fascicules) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

R

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI (Groupe Bolloré : Transport

RÉPUBLIQUE DE SERBIE Arnaud Lagardère (Presse : Distribution de presse nationale et internationale) 

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale I Presse : Distribution de presse internationale I Radios : Radios musicales et d’information I Commerce de détail I Régie Publicitaire

RÉUNION Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

ROUMANIE Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale I Presse : Distribution de presse nationale et internationale I Radios : Radios musicales I Commerce de détail I Régie Publicitaire I Enseignes : Relay) 

RUSSIE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale I Presse : Distribution de presse Internationale I Radios : Radios musicales I Commerce de détail I Régie Publicitaire

RWANDA Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

S

SÉNÉGAL Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

SEYCHELLES Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

SIERRA LÉONE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

SINGAPOUR Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Havas – EuroRSCG / Groupe Bolloré : Transport, industrieArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) SOUDAN Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

SRI LANKA Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

SUÈDE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) 

SUISSE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport, distribution d’énergieArnaud Lagardère (Livres : Distribution I Presse : Distribution de presse nationale et Internationale I Commerce de détail, commerce spécialisé de produits culturels I Enseignes : Relay) 

SLOVAQUIE Arnaud Lagardère (Presse : Distribution de presse Internationale)

T

TANZANIE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

TCHAD Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

THAÏLANDE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) 

TAÏWAN Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHVincent Bolloré (Groupe Bolloré : TransportArnaud Lagardère (Livres : Édition Internationale) 

TIMOR ORIENTAL Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

TOGO Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

TUNISIE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

TURQUIE Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

U

UKRAINE Christian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) 

URUGUAY Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMH) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

V

VÉNÉZUELA Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Arnaud Lagardère (Livres : Édition d’encyclopédies et de fascicules) 

VIETNAM Bernard Arnault, Nicolas Bazire (LVMHChristian Bazantay (Laboratoires pharmaceutiques Servier) Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

Z

ZAMBIE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport

ZIMBABWE Vincent Bolloré (Groupe Bolloré : Transport)

 

La Sarkonfrérie : Domaines D’Action

 

 

 

 

 

 

 

 

© Tignous

AÉRONAUTIQUE CIVILE ET MILITAIRE

Arnaud Lagardère EADS est le leader mondial de l’aéronautique, de l’espace et de la défense. Il existe 5 Filiales :

1) Airbus : Avions commerciaux 

2) MTA : Avions de transport militaire, avions consacrés à des tâches militaires spécifiques, telles que la surveillance maritime, la chasse anti-sous-marins et le ravitaillement en vol I 

3) Eurocopter : Constructeur d’hélicoptères civils et militaires –

4) Systèmes de défense et de sécurité : fournisseur de systèmes de missiles, fournisseur d’électronique de défense en Europe, communications sécurisées et cryptées I 

5) Espace : Fabricant de systèmes spatiaux, fournisseur européen de satellites, d’infrastructures orbitales et de lanceurs, services de lancement, services liés aux satellites de télécommunication et d’observation de la terre.

COMMERCE

Arnaud Lagardère Commerce de détail en zone de transport Commerce spécialisé en aéroports : produits de luxe, gastronomie, bagagerie et accessoires [Aélia] I Commerce de produits de loisirs culturels.

DISTRIBUTION DE LA PRESSE

Arnaud Lagardère Presse Quotidienne Régionale Presse Nationale Importation de presse internationale Distribution de Presse [Le Furet du Nord, Librairies Payot, Relais H, Relay]

DISTRIBUTION SÉLECTIVE

Bernard Arnaud LVMH (Le Bon Marché, Samaritaine, Séphora, DFS, Miami Cruiseline Services).

INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE

François Sarkozy Laboratoires pharmaceutiques : AEC Partners BioAlliance Pharma.

INSTITUTS DE SONDAGE

Vincent Bolloré CSA (Détenu à 46% par Vincent Bolloré depuis septembre 2006 – Patron : Roland Cayrol).

Nicolas Bazire IFOP (Nicolas Bazire : administrateur indépendant).

INTERNET

Arnaud Lagardère Contenus sur les nouveaux médias (Information sportive, financière, automobile et divertissement).

ÉDITIONS

Arnaud Lagardère Dictionnaires, encyclopédies et collections Scolaire et Parascolaire Secteur Universitaire Formation généraliste et professionnelle.

FILMS PLASTIQUES POUR CONDENSATEURS ET EMBALLAGES, BATTERIES ÉLECTRIQUES ET PAPIERS MINCES

Vincent Bolloré Groupe Bolloré

FRET MARITIME

Vincent Bolloré Groupe Bolloré

MODE ET MAROQUINERIE

Bernard Arnaud LVMH (Louis Vuitton, Céline, Loewe, Berlutti, Kenzo, Givenchy, Marc Jacobs, Fendi, StefanoBi, Emilio Pucci, Thomas Pink, Donna Karan, Luxury).

MONTRES ET JOAILLERIE

Bernard Arnaud LVMH (Tag Heuer, Zenith, Dior Montres, Fred, Chaumet, De Beers Lv).

MUSIQUE

Arnaud Lagardère Édition musicale Commerce spécialisé de produits culturels [Virgin Mégastore]

PARFUMS ET COSMÉTIQUES

Bernard Arnaud LVMH (Parfums Christian Dior, Guerlain, Parfums Givenchy, Kenzo Parfums, La Brosse et Dupont, BeneFit Cosmetics, Fresh, Make Up For Ever, Acqua Di Parma, Perfumes Loewe).

PLANTATIONS

Vincent Bolloré Groupe Bolloré

PRESSE – MÉDIAS 

Voir l’article La Sarkonfrérie Et Les Médias : Ramifications

PRODUITS PÉTROLIERS Vincent Bolloré Groupe Bolloré : Distribution de produits pétroliers (Fioul domestique, gazole, etc.) Logistique des projets miniers et pétroliers en Afrique.

PUBLICITÉ

Vincent Bolloré HAVAS : Publicité, expertise média.

Arnaud Lagardère Régie Publicitaire.

SANTÉ

Guillaume Sarkozy Complémentaires santé : Médéric.

SPORT

Arnaud Lagardère Gestion des droits marketing et audiovisuels sportifs [Sportfive]

TÉLÉPHONIE MOBILE

Arnaud Lagardère Contenus pour le mobile (Sonneries musicales, fonds d’écran, animations, jeux, services de communautés).

TERMINAUX ET SYSTÈMES SPÉCIALISÉS Vincent Bolloré Groupe Bolloré : Bornes interactives aériennes et terrestres, billetterie électronique, contrôle d’embarquement, etc.

TRANSPORT

Vincent Bolloré Transport maritimes Commission de transport et manutention portuaires Lignes ferroviaires en Afrique.

VINS ET SPIRITUEUX

Bernard Arnaud LVMH (Moët & Chandon, Dom Pérignon, Veuve Clicquot, Krug, Mercier, Ruinart, Chateau d’Yquem, Hennessy, The Glenmorangie Company, Belvedere, Chopin, Domaine Chandon California, Bodegas Chandon, Domaine Chandon Australia, Cloudy Bay, Cape Mentelle, Newton, Terrazas de Los Andes, Cheval des Andes).

La sarkonfrérie :

Les hommes

 

 

Brice Hortefeux

MINISTRE DE L’IMMIGRATION, DE L’INTEGRATION, DE L’IDENTITÉ NATIONALE ET DU DEVELOPPEMENT SOLIDAIRE.

« Le premier groupie. Brice Hortefeux a été ébloui à l’adolescence par un discours de Sarkozy devant les jeunes gaullistes. Il s’est mis à son service, devenant indispensable. Dans la campagne, il a souffert d’une fatwa de Cécilia, qui n’a jamais admis sa proximité avec son mari. Il reste le vrai compagnon du nouveau président. » (1)

« Le plus vieil ami de Sarkozy en politique. » (2)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Parlement européen, Société générale de presse, Who’s Who in France]

Né le 11 mai 1958 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Cursus

– Institut d’études politiques (IEP) de Paris
– Maîtrise de droit public

Carrière

– Conseiller auprès du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales, puis ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, de 2002 à 2004
– Préfet chargé d’une mission de service public relevant du gouvernement, de 1995 à 2004
– Chef de cabinet du ministre du Budget et de la Communication, porte-parole du gouvernement, de 1993 à 1995
– Administrateur territorial, de 1986 à 1994

Fonctions électives

– Député européen, de 1999 à 2005
– Conseiller régional d’Auvergne, depuis 1992

Fonctions ministérielles

– Ministre délégué aux Collectivités territoriales, de 2005 à 2007

Fonctions politiques

– Membre du bureau politique de l’UMP, depuis 2002
– Membre du comité politique du RPR, de 1998 à 2002
– Secrétaire départemental de la fédération RPR du Puy-de-Dôme, de 1991 à 2001

Dernier ouvrage paru

– Jardin à la française, plaidoyer pour une République de proximité, en collaboration avec André Levôtre. Editions Denoël

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I (2) Sylvie-Pierre Brossolette (Le Figaro 27.11.04)

Bernard Kouchner

MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]

Né le 1er novembre 1939 à Avignon (Vaucluse).

Cursus

– Docteur en médecine
– Certificat d’études spéciales en gastro-entérologie
– Diplôme d’endoscopie digestive

Carrière

– Enseignant à la Harvard School of Public Health, en 2003
– Professeur titulaire de la chaire santé et développement au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), depuis 2002
– Administrateur civil et haut représentant de l’Organisation des Nations unies (Onu) pour le Kosovo, de 1999 à 2001
– Fondateur, en 1980, président, de 1980 à 1984, et président d’honneur, de 1984 à 1988, de l’association Médecins du monde
– Cofondateur et président de l’association Médecins sans frontières, de 1971 à 1979
– Gastro-entérologue à l’hôpital Cochin à Paris, de 1975 à 1987
– Missions humanitaires auprès des victimes de la plupart des grandes catastrophes naturelles, industrielles et politiques, depuis 1968

Fonctions électives

– Député européen, de 1994 à 1997

Fonctions ministérielles

– Ministre délégué chargé de la Santé, de 2001 à 2002
– Secrétaire d’Etat chargé de la Santé, de 1997 à 1999
– Ministre de la Santé et de l’Action humanitaire, de 1992 à 1993
– Secrétaire d’Etat chargé de l’Action humanitaire, de 1988 à 1992
– Secrétaire d’Etat chargé de l’Insertion sociale, en 1988

Autres fonctions

– Président du conseil d’administration du programme Esther (Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau)
– Président-fondateur de BK Consultants
– Membre du conseil d’administration de PlaNet Finance
– Membre du comité d’honneur de la fondation Children Action
– Administrateur de l’International Women Health Coalition
– Membre fondateur de « La chaîne de l’espoir »

Derniers ouvrages parus

– Deux ou trois choses que je sais de nous. Editions Robert Laffont, 2006
– La Fabrique démocratique. Editions Robert Laffont, 2006
– Les guerriers de la paix : Du Kosovo à l’Irak. Editions Grasset, 2004

 

Michel Barnier

MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]

Né le 9 janvier 1951 à La Tronche (Isère).

Cursus

– Diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Paris, en 1972

Carrière

– Vice-président chargé du développement international de Mérieux Alliance, depuis 2006
– Conseiller spécial du président de la Commission européenne, depuis 2006
– Commissaire européen, chargé de la politique régionale, de 1999 à 2004, et de la réforme des institutions ainsi que de la conférence intergouvernementale de Nice, en 2000
– Membre de section du Conseil économique et social, de 1974 à 1976

Fonctions électives

– Sénateur de Savoie, de 1995 à 1999, président de la délégation pour l’Union européenne, de 1998 à 1999
– Président du conseil général de Savoie, de 1982 à 1999
– Vice-président du conseil régional Rhône-Alpes, de 1982 à 1986
– Député de Savoie, de 1978 à 1993
– Conseiller général de Savoie, de 1973 à 1999

Fonctions ministérielles

– Ministre des Affaires étrangères, de 2004 à 2005
– Ministre délégué aux Affaires européennes, de 1995 à 1997
– Ministre de l’Environnement, de 1993 à 1995

Fonctions politiques

– Conseiller politique UMP, depuis mars 2006
– Vice-président du Parti populaire européen, depuis 2006
– Président du club politique « Nouvelle République », en 2003
– Secrétaire national du RPR chargé des élus départementaux, en 1984

Autres fonctions

– Président de l’association française du conseil des communes et régions d’Europe, de 1997 à 1999
– Coprésident, en 1987, du comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver d’Albertville et de la Savoie de 1992

Derniers ouvrages parus

– Sortir l’Europe des idées reçues. Editions Perrin, 2005
– Notre contrat pour l’alternance. Editions Plon, 2001
– Vers une mer inconnue. Editions Pluriel, 1994

 

Jean-Louis Borloo

MINISTRE D’ÉTAT, MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE, DE L’ÉNERGIE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE.

« Jean-Louis Borloo a mis un temps infini à rallier Sarkozy, montrant son vrai visage : le ministre sortant de la Cohésion sociale est d’abord soucieux de son propre destin ! Malgré leur origine commune – les deux hommes sont avocats -, Sarko l’a longtemps considéré comme un aimable fumiste. Il a rectifié son jugement récemment, créditant Borloo de sa modernité. » (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]Né le 7 avril 1951 à Paris.

Cursus

– Programme MBA à l’université de Manchester
– Licence de philosophie, d’histoire, de sciences économiques et de droit

Carrière

– Avocat au barreau de Paris
– Ancien maître de conférences à l’Ecole des hautes études commerciales-Institut supérieur des affaires (HEC-Isa)

Fonctions électives

– Député du Nord, de 1993 à 2002. Réélu en 2007
– Maire de Valenciennes (Nord), de 1989 à 2002
– Président de la communauté d’agglomération de Valenciennes Métropole, depuis 2001
– Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, de 1992 à 1993, puis en 1998
– Député européen, de 1989 à 1992

Fonctions ministérielles

– Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, de mai à juin 2007
– Ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, de 2005 à 2007
– Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale, de 2004 à 2005
– Ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, de 2002 à 2004

Fonctions politiques

– Coprésident du Parti radical (aux côtés d’André Rossinot), depuis 2005
– Porte-parole de l’UDF, de 2001 à 2002

Derniers ouvrages parus

– L’Architecte et l’Horloger. Editions du Moment, 2007
– Un homme en colère. Editions Michalon, 2002

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Bernard Laporte

SECRETAIRE D’ETAT CHARGE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE, AUPRES DE LA MINISTRE DE LA SANTE, DE LA JEUNESSE, DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE.

« Le nouveau président aime le sport et les sportifs. Très tôt, il a cultivé leur amitié. Certains se sont éloignés, comme Henri Leconte, d’autres ont pris leur place, comme Bernard Laporte. Le sélectionneur de l’équipe de France de rugby était dans les tribunes de Bercy lors du meeting du candidat UMP. Sarkozy apprécie sa faconde, même s’il est lui-même plus foot que rugby.» (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : site de Bernard Laporte]

Né le 1er juillet 1964 à Rodez (Aveyron).

Carrière

– Palmarès avec l’équipe de France de Rugby à XV :
– Vainqueur des tournois des six nations, en 2006 et 2007
– Demi-finaliste de la Coupe du monde en 2003
– Grand chelem dans le tournoi des six nations en 2002 et 2004
– Distinction honorifique de l’International Rugby Board Award, en 2002, du meilleur entraîneur du monde
– Sélectionneur de l’équipe de France, en 1999
– Commentateur, en 1999, des matchs de la Coupe du monde au Pays de Galles
– Victoire, en Coupe de France, en 1999, avec le stade français
– Victoire, en 1998, au championnat de France de Rugby, avec le stade français
– Entraîneur du stade français, à Paris, de 1995 à 1999
– Entraîneur-joueur, de 1993 à 1995, au stade bordelais université club
– Joueur à Bègles-Bordeaux, de 1984 à 1993. Champion de France, en 1991
– Joueur à Gaillac, jusqu’en 1984

Dernier ouvrage paru

– Au bout de mes rêves. Editions Robert Laffont, 2007

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Rama Yade

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES, CHARGÉE DES AFFAIRES ETRANGÈRES ET DES DROITS DE L’HOMME.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : UMP]

Née en 1976 au Sénégal.

Cursus

– Hypokhâgne
– Institut d’études politiques (IEP) de Paris

Carrière

– Administratrice du Sénat, en 2002
– Directrice adjointe des programmes puis directrice de la communication de la chaîne parlementaire Public Sénat, en 2005
– Administratrice du Sénat au sein du service des collectivités territoriales en charge des aspects sociaux de la décentralisation, en 2006

Fonctions politiques

– Secrétaire nationale chargée de la Francophonie à l’UMP, en 2006

Dernier ouvrage paru

– Noirs de France. Editions Calmann-Lévy, 2007

 

Christine Albanel 

MINISTRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION.

« La présidente du château de Versailles est une vieille amie de Sarkozy. Ils se sont rencontrés au début des années 1990, dans l’équipe chiraquienne. Mais tandis que Sarko « trahissait » pour Balladur, Christine Albanel est restée la « plume » de Chirac. » (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]

Née le 25 juin 1955 à Toulouse (Haute-Garonne).

Cursus

– Agrégée de lettres modernes

Carrière

– Présidente de l’Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles, depuis 2003
– Conseillère d’Etat, depuis 2000
– Conseillère technique de 1995 à 1997, puis conseillère pour l’éducation et la culture auprès du président de la République, de 1997 à 2000
– Directrice adjointe du maire de Paris, de 1988 à 1995
– Chargée de mission au cabinet du Premier ministre, de 1986 à 1988
– Chargée de mission auprès du directeur de l’information et de la communication à la mairie de Paris, de 1982 à 1986
– Chargée de presse au secrétariat général de la présidence de la République, de 1979 à 1981

Fonctions électives

Conseillère régionale d’Ile-de-France, de 1986 à 1992 et de 1998 à 2004

Autres fonctions

– Membre du Conseil d’analyse de la société (CAS), depuis 2004

Derniers ouvrages parus

– Pièces de théâtre : Les Palhasses, 1983 ; Hôtel Sawat et de la plage,1984 ; Barrio chino, 1984
– Roman : Une mère insensée, 1994

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Hervé Morin 

MINISTRE DE LA DÉFENSE

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Assemblée nationale]

Né le 17 août 1961 à Pont-Audemer (Eure).

Cursus

– Diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, maîtrise de droit public

Carrière

– Administrateur à l’Assemblée nationale

Fonctions électives

– Député de l’Eure, depuis 2007
– Conseiller régional de Haute-Normandie, depuis 2004
– Maire d’Epaignes (Eure), depuis 1995
– Conseiller général de l’Eure, de 1992 à 2004
– Président de la communauté de communes de Cormeilles, depuis 1995

Autres fonctions

– Membre de la section française de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

 

Christine Boutin

MINISTRE DU LOGEMENT ET DE LA VILLE.

« Encore une femme qui a su gérer son statut. Christine Boutin a failli être candidate à l’Elysée, comme en 2002. Elle y a finalement renoncé. En échange de quoi ? Beaucoup l’attendent au gouvernement, sur le contingent féminin. » (1)

 

> Christine Boutin a été une fervente opposante au PACS : L’article

BIOGRAPHIE OFFICIELLE. [Forum des républicains sociaux]

Née le 6 février 1944 à Levroux (Indre).

Cursus

– Diplômée en droit

Carrière

– Bureau des relations extérieures du CNRS, de 1964 à 1969
– Adjointe au chef de service du secrétariat du directeur général de la Caisse nationale du Crédit agricole, de 1973 à 1979
– Journaliste au mensuel « Dossier familial » du Crédit agricole, de 1979 à 1986

Fonctions électives

– Députée des Yvelines, depuis 1986 : membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Réélue en 2007
– Vice-présidente du conseil général des Yvelines, depuis 2001
– Conseillère générale des Yvelines, de 1988 à 2001
– Adjointe au maire de Rambouillet (Yvelines), de 1983 à 2001
– Maire d’Auffargis (Yvelines), de 1980 à 1983

Fonctions politiques

– Membre du conseil exécutif de l’UMP
– Présidente du Forum des républicains sociaux, depuis 2001

Autres fonctions

– Membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme
– Vice-présidente du Centre national d’information sur la drogue, depuis 1998
– Consulteur auprès du Conseil pontifical pour la famille, depuis 1995
– Membre du Conseil supérieur de l’adoption, de 1988 à 1993

Derniers ouvrages parus

– Je ne suis pas celle que vous croyez. Editions First, 2006
– L’embryon citoyen. Editions Le Sarment, 2001
– Les larmes de la république. Editions Plon, 1999

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

André Santini

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DU MINISTRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA FONCTION PUBLIQUE, CHARGÉ DE LA FONCTION PUBLIQUE.

« Pourrait se voir remercier d’avoir soutenu Sarkozy dès le premier tour. » (1)

 

> André Santini a été mis en examen en juin 2003 pour « prise illégale d’intérêt » dans l’affaire de la fondation Hamon.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Assemblée nationale]

Né le 20 octobre 1940 à Paris.

Cursus
– Docteur en droit
– Diplômé des Langues O et de l’Ecole des hautes études en sciences sociales et de sciences politiques

Carrière
– Président du Comité de bassin Seine Normandie, depuis 2005
– Président du Syndicat des eaux d’Ile-de-France, depuis 1983
– Maître de conférences

Fonctions électives

– Député des Hauts-de-Seine, membre de la commission des affaires culturelles, depuis 1988. Réélu en 2007
– Président de la communauté d’agglomération Arc de Seine (Hauts-de-Seine) et conseiller régional d’Ile-de-France, en 2004
– Premier vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, de 2001 à 2002
– Maire d’Issy-les-Moulineaux, depuis 1980

Fonctions ministérielles

– Ministre délégué auprès du ministre de la Culture et de la Communication, chargé de la Communication, de 1987 à 1988
– Secrétaire d’Etat aux Rapatriés, de 1986 à 1987
Fonctions politiques
– Président de la fédération d’Ile-de-France de l’Union pour la démocratie française, depuis 2003
– Coprésident puis président du Mouvement national des élus locaux, depuis 2000
– Secrétaire général adjoint à l’Union pour la démocratie française, en 1993
– Vice-président de l’Union pour la démocratie française, depuis 1992
– Secrétaire général du parti social-démocrate, de 1985 à 1995

Derniers ouvrages parus

– O Corse, île d’humour. Editions Le Cherche Midi, 2005
– Bestiaire politique. Le carnaval des animaux. Editions Plon, 2002
– Des vessies et des lanternes. Pour en finir avec la république des experts. Editions n°1, 2000

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Hervé Novelli

SECRETAIRE D’ETAT CHARGE DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT, DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES, DU TOURISME ET DES SERVICES, AUPRES DE LA MINISTRE DE L’ECONOMIE, DE L’INDUSTRIEET DE L’EMPLOI.

 

> Il a commencé sa carrière en bonne et due forme : militant chez occident entre 1964 et 1968, il a accompagné le Front National de 1973 à 1974. Nommé chef de cabinet par son compagnon d’Occident (Alain Madelin), il travaillera avec Gérard Longuet entre 1993 et 1995.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Assemblée nationale, Who’s Who in France] Né le 6 mars 1949 à Paris.

Carrière

– PDG des établissements Janton, de 1982 à 2006
– Chef de cabinet du ministre de l’Industrie, des PTT et du Tourisme, de 1986 à 1988
– Chargé de mission pour la chambre syndicale de la sidérurgie française, de 1977 à 1986

Fonctions électives

– Député d’Indre-et-Loire, de 1993 à 1997, de 2002 à 2007. Membre de la commission des finances, rapporteur spécial au nom de la commission des finances : développement et régulation économiques. Réélu en 2007
– Député européen, de 1999 à 2002
– Vice-président du conseil général d’Indre-et-Loire, de 1998 à 2001
– Conseiller général d’Indre-et-Loire, en 1997
– Maire adjoint de Richelieu (Indre-et-Loire), depuis 2001

Fonctions politiques

– Création de l’association Les Réformateurs au sein de l’UMP, depuis mars 2006
– Secrétaire général du Parti républicain en 1990, puis membre du Bureau exécutif du PR en 1993

 

François Fillon

PREMIER MINISTRE

« Le super favori pour Matignon. Fillon revient de loin. Séguiniste, il soutint Balladur ; revenu en grâce dans la chiraquie en 2002, il a longtemps été en guerre contre Sarkozy. Mais après la Berezina des régionales de 2004, où il perd la présidence des Pays de Loire, il se convertit au sarkozysme, ce qui lui vaudra d’être limogé sans ménagements du gouvernement en 2005 par Chirac et Villepin. Ses atouts : sa capacité de travail et de synthèse, sa solidité intellectuelle, son expérience – il a été quatre fois ministre (de Balladur, de Juppé et de Raffarin) – et sa connaissance des affaires sociales, utile lorsqu’il s’agira de négocier le service minimum dans les transports. Trop effacé ? Encore un atout aux yeux d’un président qui veut gouverner ». (1)

 

« De Jacques Chirac, on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes ».

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Assemblée nationale et Sénat]

Né le 4 mars 1954 au Mans (Sarthe).

Cursus

– Maîtrise de droit public, diplômé d’études appliquées en droit public et en sciences politiques

Carrière

– Chef du service des travaux législatifs et parlementaires au cabinet du ministre de l’Industrie, en 1981 – Chargé de mission au cabinet du ministre des Transports, de 1978 à 1980, puis du ministre de la Défense, de 1980 à 1981
– Assistant parlementaire, de 1976 à 1977

Fonctions électives

– Sénateur de la Sarthe : de septembre 2004 à novembre 2004 ; réélu le 18 septembre 2005
– Député de la Sarthe : de juillet 1981 à avril 1986 ; d’avril 1986 à mai 1988, de juin 1988 à avril 1993 ; d’avril 1993 à mai 1993 ; de juin 1997 à juin 2002, de juin 2002 à juillet 2002
– Président du conseil régional des Pays de la Loire, de 1998 à 2002
– Conseiller régional des Pays de la Loire, depuis 1998
– Président du district de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), depuis 2001
– Président du conseil général de la Sarthe, de 1992 à 1998
– Conseiller municipal de Solesmes (Sarthe), depuis 2001
– Adjoint au maire puis maire de Sablé-sur-Sarthe, de 1983 à 2001
– Conseiller municipal de Sablé-sur-Sarthe, de 1981 à 1986

Fonctions ministérielles

– Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de 2004 à 2005
– Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, de 2002 à 2004
– Ministre des Technologies de l’information et de la Poste, puis ministre délégué chargé de la Poste, des Télécommunications et de l’Espace, de 1995 à 1997
– Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de 1993 à 1995

Fonctions politiques

– Membre fondateur de l’Union en Mouvement et président de l’association France 9, depuis 2002
– Conseiller politique pour le RPR, de 1999 à 2001
– Porte-parole de la commission exécutive du RPR, en 1998
– Secrétaire national du RPR, chargé des fédérations, en 1997

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Éric Besson

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DU PREMIER MINISTRE, CHARGÉ DE LA PROSPECTIVE ET DE L’ÉVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES.

« Le transfuge du PS, pourrait être récompensé de s’être mis si servilement au service de Sarkozy. » (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Who’s Who in France, Assemblée nationale]

Né le 2 avril 1958 à Marrakech (Maroc).

Carrière

– Au groupe de la Compagnie générale des eaux (CGE) : délégué général de la Fondation de la Générale des eaux devenue Fondation Vivendi, en 1996 ; chargé de mission auprès de l’administrateur-directeur général, en 1995
– Détaché auprès de la fondation Agir contre l’exclusion, en 1994
– Conseil en ressources humaines puis vice-président de la société HRM, de 1989 à 1994
– Chargé de mission à l’Agence nationale pour la création d’entreprises, en 1988
– Rédacteur en chef du magazine Challenges, de 1985 à 1986
– Responsable de la zone export Afrique et Chine à la société Renault véhicules industriels (RVI), de 1983 à 1985

Fonctions électives

– Député de la Drôme, de 1997 à 2007
– Maire de Donzère (Drôme), depuis 1995

Fonctions politiques

– Secrétaire national du Parti socialiste (PS), chargé de l’emploi, de 2000 à 2005, de l’économie et de la fiscalité, de 2005 à 2007

Autres fonctions

– Membre du Conseil national de la création d’entreprises (CNCE), depuis 1998

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Xavier Bertrand

MINISTRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES ET DE LA SOLIDARITÉ.

« Un professionnel et un ambitieux comme les aime Sarkozy. L’ex-ministre de la Santé, devenu l’un des porte-parole du candidat, a su séduire Sarkozy en lui apportant son soutien dès le mois d’octobre. Elu député de l’UMP en 2002, cet agent général d’assurances a fait une carrière nationale éclair : poussé par Alain Juppé, il anime le débat sur les retraites et devient secrétaire d’Etat en 2004. Mais il est entré au RPR il y a vingt ans dans l’Aisne, dont il est le secrétaire départemental. Rond, gros travailleur, il a longtemps cultivé une bonhomie qui ne trompe plus personne à l’UMP. A la manière de son nouveau champion, il ne cache plus son désir d’aller beaucoup plus haut. Un ministère ? Sûrement. Bercy ? Il laisse dire. » (1)

 

> Xavier Bertrand : « Oui, je suis franc-maçon ». Article

 

> Entré au RPR à l’âge de 16 ans, son passage au ministère de la Santé aura été marqué par l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE.

Né le 21 mars 1965 à Châlons-sur-Marne (Marne). [Source : Who’s Who in France]

Cursus

– Maîtrise de droit public
– Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) d’administration locale

Carrière

– Assistant parlementaire du sénateur de l’Aisne, de 1987 à 1992
– Agent général d’assurances, de 1992 à 2004

Fonctions électives

– Député de l’Aisne, de 2002 à 2004 : membre de la commission des finances, de l’économie générale et du plan. Réélu en 2007
– Vice-président de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin (Aisne), chargé des politiques contractuelles, depuis 2001
– Adjoint au maire de Saint-Quentin, en charge de l’animation, depuis 1995
– Conseiller général de l’Aisne, de 1998 à 2002
– Conseiller municipal de Saint-Quentin, de 1989 à 1995
Fonctions ministérielles
– Secrétaire d’Etat à l’Assurance maladie, de 2004 à 2005
– Ministre de la Santé et des Solidarités, de 2005 à 2007
Fonctions politiques
– Secrétaire général adjoint de l’UMP, en charge des débats de société

Autres fonctions

– Conseiller du district de Saint-Quentin, chargé de l’intercommunalité, de 1995 à 200

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Eric Woerth

MINISTRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA FONCTION PUBLIQUE.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Who’s Who in France et Assemblée nationale]

Né le 29 janvier 1956 à Creil (Oise).

Cursus

– HEC Paris
– Institut d’études politiques de Paris

Fonctions électives

– Député de l’Oise, de 2002 à 2004, et depuis 2005. Réélu en 2007
– Membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale
– Maire de Chantilly (Oise), depuis 1995
– Conseiller régional de Picardie, de 1986 à 1992, et de 1998 à 2002
– Vice-président du conseil régional de Picardie, de 1992 à 1998

Fonctions ministérielles

– Secrétaire d’État à la Réforme de l’État, auprès du ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, de 2004 à 2005

 

Martin Hirsch

HAUT COMMISSAIRE AUX SOLIDARITÉS ACTIVES CONTRE LA PAUVRETÉ.

 

> Il a très vite affirmé son franc désaccord au sujet de la franchise des dépenses de santé. BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]

Né le 6 décembre 1963 à Suresnes (Hauts-de-Seine).

Cursus

– Ecole nationale d’administration (Ena), de 1988 à 1990,
– Titulaire d’un DEA de neurobiologie, maîtrise de biochimie
– Ecole normale supérieure (promotion 1983)

Carrière

– Conseiller d’Etat, depuis 2006
– Directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA), de 1999 à 2005
– Président d’Emmaüs France, depuis 2002
– Directeur de la pharmacie centrale des hôpitaux à l’Assistance publique – hôpitaux de Paris (APHP), de 1995 à 1997
– Secrétaire général adjoint du Conseil d’Etat, de 1993 à 1995
– Maître des requêtes au Conseil d’Etat, en 1993
– Conseiller juridique au ministère de la Santé, de 1992 à 1993
– Conseiller juridique à la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), de 1990 à 1992
– Auditeur au Conseil d’Etat, 1990
– Enseignant à l’Institut d’études politiques de Paris, de 1990 et 1997, et à l’Ena en 1994

Fonctions politiques

– Conseiller au cabinet de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, de 1997 à 1999
– Directeur du cabinet du secrétaire d’Etat à la Santé, en 1997

Autres fonctions

– Directeur et fondateur de l’Agence nouvelle des solidarités actives, depuis 2006
– Membre du conseil d’orientation de l’Institut Aspen France (centre international d’échange et de réflexion créé en 1983), depuis 2006
– Vice-président de l’Association de recherche sur le cancer (ARC), depuis 2006
– Membre du comité consultatif de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances (Halde), depuis 2004
– Administrateur de l’Agence européenne de l’évaluation des médicaments, depuis 2002
– Membre du forum de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire et du Comité national de lutte contre l’exclusion (CNLE), depuis 2003

Derniers ouvrages parus

– Ces peurs qui nous gouvernent. Editions Albin Michel, 2002
– Manifeste contre la pauvreté. Oh ! Éditions, 2004
– La pauvreté en héritage. Editions Robert Laffont, 2006

 

Dominique Bussereau

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DU MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE, DE L’ÉNERGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Assemblée nationale, ministère de l’Agriculture]

Né le 13 juillet 1952 à Tours (Indre-et-Loire).

Cursus

– Diplômé de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris
Carrière
– Conseiller en entreprise, de 1986 à 1993
– Maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, depuis 2000
Fonctions électives
– Député de Charente-Maritime, de 1986 à 1988, puis de 1993 à 2002. Réélu en 2007
– Adjoint au maire de Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Maritime), depuis 2002
– Maire de Saint-Georges-de-Didonne, de 1989 à 2002
– Conseiller régional de Poitou-Charentes, de 1992 à 1993 et de mars à avril 2004
– Conseiller général de Charente-Maritime, depuis 1985

Fonctions ministérielles

– Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, de juin 2005 à mai 2007
– Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche et de la Ruralité, de novembre 2004 à mai 2005
– Secrétaire d’Etat au Budget et à la Réforme budgétaire, auprès du ministre d’État, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, de mars 2004 à novembre 2004
– Secrétaire d’Etat aux Transports et à la Mer, de mai 2002 à mars 2004

Fonctions politiques

– Membre du bureau politique de l’UMP

 

Christian Estrosi

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DE LA MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET DE L’OUTRE-MER, CHARGÉ DE L’OUTRE-MER.

Fait partie de ceux qui « se mouillent sans hésiter pour le « patron » » (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Assemblée nationale, Who’s Who in France]

Né le 1er juillet 1955 à Nice (Alpes-Maritimes).

Carrière

– Champion de France moto, en 1975, 1976, 1977 et 1979

Fonctions ministérielles

– Ministre délégué à l’Aménagement du territoire, de 2005 à 2007

Fonctions électives

– Député des Alpes-Maritimes, de 1988 à 1993 et de 1997 à 2005, rapporteur des lois sur la sécurité intérieure, de 2002 à 2003. Réélu en 2007
– Président du conseil général des Alpes-Maritimes, depuis 2003- Premier président du conseil général des Alpes-Maritimes, en 2001
– Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 1998-2002
– Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 1992 à 2002
– Premier vice-président du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, de 1992 à 1998
– Président du conseil général des Alpes-Maritimes, depuis 2003
– Premier vice-président du conseil général des Alpes-Maritimes, de 2001 à 2003
– Conseiller général du canton de Nice (Alpes-Maritimes), de 1985 à 1992 et depuis 2001
– Conseiller municipal de Nice, de 1983 à 1990

Fonctions politiques

– Secrétaire national chargé des fédérations, de 2004 à 2005
– Président départemental de la fédération UMP des Alpes-Maritimes, depuis 2002
– Délégué national et secrétaire départemental de la fédération RPR des Alpes-Maritimes, chargé de la sécurité civile, de 1992 à 1993 ; des sports, de 1999 à 2001 ; et de l’animation de 2001 à 2002

Autres fonctions

– Juge à la Haute Cour de justice, de 2002 à 2005
– Membre du Conseil économique et social, de 1994 à 1997

Dernier ouvrage paru

– Insécurité : sauver la République. Editions du Rocher, 2001

(1) Sylvie-Pierre Brossolette (Le Figaro 27.11.04)

 

Alain Marleix

SECRETAIRE D’ETAT A L’INTERIEUR ET AUX COLLECTIVITES TERRITORIALES, AUPRES DE LA MINISTRE DE L’INTERIEUR, DE L’OUTRE-MER ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES.

Fait partie de ceux qui « se mouillent sans hésiter pour le « patron » » (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Who’s Who in France et Assemblée nationale]

Né le 2 janvier 1946 à Paris.

Cursus

– Diplôme de l’Ecole supérieure de journalisme, diplôme d’études supérieures de sciences politiques

Carrière

– Journaliste parlementaire, chef du service politique du quotidien la Nation, de 1968 à 1976

Fonctions électives

– Député du Cantal, depuis 1993, membre de la commission des finances. Réélu en 2007
– Maire de Massiac (Cantal), depuis 1995
– Conseiller général du Cantal, depuis 1988
– Parlementaire européen, de 1984 à 1993
Fonctions politiques
– Secrétaire national de l’UMP, chargé des élections, depuis 2005

Autres fonctions

– Juge titulaire de la Haute Cour de justice

(1) Sylvie-Pierre Brossolette (Le Figaro 27.11.04)

 

Michèle Alliot-Marie

MINISTRE DE L’INTÉRIEUR, DE L’OUTRE-MER ET DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES.

« C’est ce qui s’appelle vendre chèrement sa peau. MAM a tout fait pour que l’élection de Sarkozy ne soit pas synonyme pour elle de préretraite, mais de promotion. Son objectif : Matignon. Elle n’y parviendra pas : Sarkozy n’a jamais caché son peu d’estime pour elle. Mais il l’a ménagée, pendant la campagne, et son statut de femme devrait faire le reste. » (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]

Née le 10 septembre 1946 à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne).

Cursus

– Diplômes d’études supérieures de droit privé, de sciences politiques et d’histoire du droit
– Docteure en droit et en sciences politiques
– Diplôme d’avocat
– Maîtrise d’ethnologie

Carrière

– Avocate
– Maître de conférences

Fonctions électives

– Députée des Pyrénées-Atlantiques, en 1986, 1988, 1993, 1995, 1997 et 2002. Réélue en 2007
– Maire de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), de 1992 à 2002, et première adjointe au maire, depuis 2002
– Députée européenne, de 1989 à 1992
– Conseillère générale des Pyrénées-Atlantiques, en 1994
– Conseillère municipale de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), de 1989 à 1992
– Conseillère municipale de Ciboure (Pyrénées-Atlantiques), de 1983 à 1988

Fonctions ministérielles

– Ministre de la Défense, de 2002 à 2004, de 2004 à 2005 et de 2005 à 2007
– Ministre de la Jeunesse et des Sports, de 1993 à 1995
– Secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement, de 1986 à 1988

Fonctions politiques

– Présidente du RPR, de 1999 à 2002
– Vice-présidente du groupe RPR à l’Assemblée nationale, de 1998 à 2002
– Membre du comité politique du RPR, en 1998
– Membre du bureau politique du RPR, en 1991
– Secrétaire générale adjointe chargée des affaires étrangères du RPR, en 1990
– Secrétaire nationale chargée de la fonction publique au RPR, en 1981

Derniers ouvrages parus

– Le Chêne qu’on relève. Editions Odile Jacob, 2005
– La République des irresponsables. Editions Odile Jacob, 1999
– La Grande Peur des classes moyennes. Editions La table ronde, 1996

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

 

Valérie Létard 

SECRETAIRE D’ETAT CHARGEE DE LA SOLIDARITE, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Sénat, Who’s Who in France]

Née le 13 octobre 1962 à Orchies (Nord).

Carrière

– Assistance sociale
– Présidente du conseil d’administration de la faculté de droit du Valenciennois

Fonctions électives

– Sénatrice du Nord, depuis 2001, vice-présidente de la commission des affaires sociales, depuis 2004
– Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, vice-présidente de la commission habitat-politique de la ville, de 1998 à 2001 ; réélue en 2004, présidente de la commission aménagement du territoire et politique de la ville
– Conseillère municipale déléguée de Valenciennes (Nord), de 2001 à 2004, en charge du contrat de ville et du Grand Projet de Ville
– Adjointe au maire de Valenciennes chargée de la politique de la ville et déléguée à la communauté d’agglomération de Valenciennes, en 2001

Fonctions politiques

– Vice-présidente de l’UDF, depuis 2006
– Présidente du groupe UDF au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, depuis 2004
– Vice-présidente du groupe de l’Union centriste-UDF au Sénat

 

Valérie Pécresse 

MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : site de Valérie Pécresse]

Née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Cursus

– Diplômée de l’Ecole des hautes études commerciales (HEC), en 1988
– Ancienne élève de l’Ecole nationale d’administration (Ena), promotion Condorcet

Carrière

– Auditeur au Conseil d’Etat, de 1992 à 1998
– Conseillère chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information à la présidence de la République, en 1998

Fonctions électives

– Députée des Yvelines, depuis 2002 : membre de la commission des affaires culturelles, membre de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes. Réélue en 2007
– Conseillère régionale d’Ile-de-France

Fonctions politiques

– Secrétaire générale adjointe de l’UMP, chargée des études et du Centre d’études politique, depuis 2002
– Porte-parole de l’UMP, depuis 2004

Autres fonctions

– Membre titulaire du conseil d’orientation de l’Observatoire de l’emploi public

Dernier ouvrage paru

– Être une femme politique… c’est pas si facile ! Editions L’Archipel, 2007

 

Christine Lagarde 

MINISTRE DE L’ECONOMIE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’EMPLOI.

Elle avait un poste en or. Elle dirigeait à Chicago l’un des plus importants cabinets d’avocats du monde, Baker McKenzie. Elle touchait 50 000 euros par mois ! Et voilà que d’un coup, en 2005, elle abandonne son rêve américain pour un petit traitement de ministre du commerce extérieur dans le gouvernement Villepin… (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]

Née le 1er Janvier 1956 à Paris.

Cursus

– Diplôme de la Holton Arms School à Bethesda (États-Unis)
– Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) de droit social, université Paris X-Nanterre
– Institut d’études politiques (IEP) de Paris

Carrière

– Avocate à la cour d’appel de Paris
– Cabinet Baker & McKenzie à Chicago (États-Unis) : présidente du comité exécutif, de1999 à 2004 ; du comité stratégique mondial, depuis 2004 ; membre du comité exécutif, en 1995 ; avocate associée gérante, en 1991

Fonctions ministérielles

– Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, de mai à juin 2007
– Ministre déléguée au Commerce extérieur, de 2005 à 2007

Sources : (1) Bakchich

 

Luc Chatel 

SECRETAIRE D’ETAT CHARGE DE L’INDUSTRIE ET DE LA CONSOMMATION, AUPRES DE LA MINISTRE DE L’ECONOMIE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’EMPLOI, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Assemblée nationale]

Né le 15 août 1964 à Bethesda (Etats-Unis).

Fonctions électives

– Député de la Haute-Marne, depuis 2002, membre de la commission des affaires économiques. Réélu en 2007
– Conseiller régional de Champagne-Ardenne, depuis 1998
– Vice-président du conseil régional de Champagne-Ardenne, de 1998 à 2004
– Conseiller municipal de Chaumont (Haute-Marne), de 1996 à 2001
– Conseiller municipal de Bayard-sur-Marne (Haute-Marne), de 1993 à 1995

Fonctions politiques

 

– Porte-parole de l’UMP

Jean-Marie Bockel

SECRÉTAIRE D’ÉTAT CHARGÉ DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS, AUPRÈS DU MINISTRE DE LA DÉFENSE.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]

Né le 22 juin 1950 à Strasbourg (Bas-Rhin).

Cursus

– Certificat d’aptitude à la profession d’avocat
– Maîtrise de droit privé

Carrière

– Avocat au barreau de Mulhouse, depuis 1973

Fonctions électives

– Président délégué de la communauté d’agglomération de Mulhouse Sud Alsace, depuis 2005
– Sénateur du Haut-Rhin, depuis 2004
– Député du Haut-Rhin, de 1981 à 1984, puis de 1986 à 1993 et de 1997 à 2002
– Président de l’Association des maires des grandes villes de France, depuis 2001
– Président de la communauté d’agglomération de Mulhouse Sud Alsace (Haut-Rhin), de 2001 à 2005
– Maire de Mulhouse (Haut-Rhin), depuis 1989
– Conseiller municipal de Mulhouse, de 1983 à 1989
– Conseiller général du Haut-Rhin, de 1982 à 1989 et de 1994 à 1997
– Conseiller régional d’Alsace, de 1981 à 1984

Fonctions ministérielles

– Ministre du Commerce de l’Artisanat et du Tourisme, de février à mars 1986
– Secrétaire d’Etat auprès du ministre du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, de 1984 à 1986

Autres fonctions

– Président de la Fédération des industries ferroviaires, depuis 2005
– Membre du comité central du Haut Conseil à l’intégration, depuis 1995
– Membre du comité central de la Ligue des droits de l’Homme, de 1977 à 1980

Dernier ouvrage paru

– La troisième gauche, petit manifeste social-libéral. Editions Val de France, 1999

Nathalie Kosciusko-Morizet 

SECRETAIRE D’ETAT CHARGEE DE L’ECOLOGIE, AUPRES DU MINISTRE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Assemblée nationale]

Née le 14 mai 1973 à Paris.

Cursus

– Polytechnicienne, promotion 1992
– Ingénieure de l’École nationale du génie rural, des eaux et des forêts et membre du Corps des ingénieurs du génie rural et des eaux et forêts

Carrière

– Conseillère technique (écologie et développement durable) du Premier ministre, en 2002
– Chargée de mission auprès du directeur de la stratégie d’Alstom, de 2001 à 2002
– Responsable de la cellule environnement à la direction des relations économiques extérieures au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, de 1999 à 2001
– Direction de la prévision au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, de 1997 à 1999
Fonctions électives
– Députée de l’Essonne, depuis 2002. Réélue en 2007
– Conseillère régionale d’Ile-de-France, depuis 2004
Fonctions politiques
– Secrétaire nationale de l’UMP chargée de l’écologie, depuis 2003

 

Jean-Pierre Jouyet

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES, CHARGÉ DES AFFAIRES EUROPÉENNES.

« Depuis quelques mois, un haut fonctionnaire, le deloriste Jean-Pierre Jouyet, président du Club de Paris, est entré dans le cercle des éclaireurs de Sarkozy. » (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]

Né le 13 février 1954 à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Cursus

– Ecole nationale d’administration (Ena), promotion Voltaire

Carrière

– Chef du service de l’Inspection générale des finances, depuis 2005
– Maître de conférences à l’ENA, en 1982 et depuis 2006
– Chargé de cours, de 1996 à 1997, puis professeur associé, depuis 2006, à l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris
– Administrateur de France Télécom, de 2002 à 2004 et depuis 2006, et de la Fondation nationale des sciences politiques, depuis 2006
– Président du Club de Paris, de 2000 à 2005
– Président de Barclay Bank France, en 2005
– Ambassadeur chargé des questions économiques internationales au ministère des Affaires étrangères, de 2004 à 2005
– Directeur du trésor au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, de 2000 à 2004
– Directeur adjoint au cabinet du Premier ministre, de 1997 à 2000
– Avocat associé au cabinet Jeantet & Associés, de 1995 à 1997
– Directeur adjoint, de 1991 à 1994, puis directeur de cabinet, de 1994 à 1995, du président de la Commission européenne
– Directeur de cabinet du ministre de l’Industrie, du Commerce extérieur et de l’Aménagement du territoire, puis du ministre de l’Industrie et de l’Aménagement du territoire, de 1988 à 1991
– Chef de bureau au service de la législation fiscale du ministère de l’Economie et des Finances
– Directeur d’études à l’IEP de Paris, de 1981 à 1988
– Inspecteur des finances, en 1980

Fonctions politiques

– Président d’honneur du club Témoin, depuis 1999
– Président du club Démocratie, en 2000

Dernier ouvrage paru

– N’enterrez pas la France, avec Philippe Mabille. Editions Robert Laffont, 2007

(1) Sylvie-Pierre Brossolette (Le Figaro 27.11.04)

 

Rachida Dati

GARDE DES SCEAUX, MINISTRE DE LA JUSTICE.

Elle « a su se faire accepter par la droite, depuis ce jour de 1986 où, étudiante de 20 ans, elle convainquait le vétéran gaulliste Albin Chalandon de lancer sa carrière. Elle est aujourd’hui au coeur de la victoire. » (1)

 

> Voir l’article Démissions : Hémorragie au cabinet de Rachida Dati sur les départs des membres de son cabinet.

 

> Rachida Dati n’a pas passé le concours de la magistrature, elle a été admise sur titre et n’a été magistrate que deux ans. (2)> Rachida Dati n’a jamais été élue.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Who’s Who in France]Née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire).

Cursus

– Ecole nationale de la magistrature
– Maîtrise en droit public
– Maîtrise en sciences économiques (gestion des entreprises)

Carrière

– Conseillère en charge du projet de loi sur la prévention de la délinquance auprès du ministre de l’Intérieur, de 2005 à 2007
– Directrice générale adjointe en charge des marchés publics, des affaires juridiques et des affaires foncières et immobilières au conseil général des Hauts-de-Seine, de 2004 à 2005
– Conseillère au cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, en 2004
– Conseillère technique en charge du projet de la loi sur la prévention de la délinquance au cabinet du ministre de l’Intérieur, de 2002 à 2004
– Substitut du procureur de la République à la section financière près le tribunal de grande instance d’Evry, de 2001 à 2002
– Juge commissaire aux procédures collectives au tribunal de grande instance de Péronne, de 1999 à 2001
– Auditeur de justice au tribunal de grande instance de Bobigny, de 1998 à 1999

Sources : (1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I (2) Nicolas Poincaré et ses polémistes, RTL – 21.09.2007]

 

Roger Karoutchi

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DU PREMIER MINISTRE, CHARGÉ DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT.

« Ami de trente ans de Sarkozy et de surcroît bien vu par Cécilia, C’est le diplomate du nouveau président. » (1)

Il a commencé sa carrière au RPR avec le sobriquet de « La serpillère ». « Homme fort de Sarkozy dans la Région, l’ancien séguiniste, sénateur et conseiller régional Roger Karoutchi surveille les terres du patron. » (2)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Who’s who in France et Sénat]

Né le 26 août 1951 à Casablanca (Maroc).

Cursus
– Agrégation d’histoire, maîtrise de droit
– Institut d’études politique (IEP) de Paris

Carrière

– Inspecteur général de l’Education nationale, depuis 1997
– Enseignant, de 1975 à 1985

Fonctions électives

– Sénateur des Hauts-de-Seine, depuis 2004
– Membre de la commission des Finances, du Contrôle budgétaire et des Comptes économiques de la Nation du Sénat
– Vice-président de l’Observatoire de la décentralisation (Sénat)
– Député européen, de 1997 à 1999
– Vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, de 1994 à 1998
– Conseiller municipal de Nanterre (Hauts-de-Seine), de 1989 à1995

Fonctions politiques

– Président du groupe UMP au conseil régional d’Ile-de-France, depuis 2004

Autres fonctions

– Membre du Comité central d’enquête sur le coût et le rendement des services publics
– Membre du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie
– Membre de la Haute Cour de justice

Dernier ouvrage paru

– Jean Zay, 2006

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I (2) Sylvie-Pierre Brossolette (Le Figaro 27.11.04)

 

Roselyne Bachelot-Narquin

MINISTRE DE LA SANTÉ, DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Source : Parlement européen]

Née le 24 décembre 1946 à Nevers (Nièvre).

Cursus

– Docteure en pharmacie

Fonctions électives

– Députée au Parlement européen, depuis 2004
– Députée du Maine-et-Loire, de 1988 à 2002. Réélue en 2007
– Conseillère régionale des Pays de la Loire, depuis 1986
– Vice-présidente du conseil régional des Pays de la Loire, de 2001 à 2004
– Conseillère générale du Maine-et-Loire, de 1982 à 1988

Fonctions ministérielles

– Ministre de l’Ecologie et du Développement durable, de 2002 à 2004

Fonctions politiques

– Secrétaire générale adjointe de l’UMP, depuis 2006

Autres fonctions

– Présidente de L’Association parlementaire euro-arabe, de 1998 à 2002
– Rapporteure générale de l’Observatoire sur la parité entre hommes et femmes, de 1995 à 1999
– Présidente du Conseil national des personnes handicapées, de 1995 à 1998

Derniers ouvrages parus

– Le combat est une fête. Editions Robert Laffont, 2006
– Les maires : fête ou défaite ? Editions Anne Carrière, 2002
– Le Pacs, entre haine et amour. Editions Plon, 2000

 

Fadela Amara

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DE LA MINISTRE DU LOGEMENT ET DE LA VILLE, CHARGÉE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE.

BIOGRAPHIE OFFICIELLE.

Née en 1964 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

Cursus

– CAP d’employée de bureau
– Docteur honoris causa de l’Université libre de Bruxelles

Carrière

– Initiatrice du Tour de France de l’association Ni putes ni soumises, en 2003

Fonctions électives

– Conseillère municipale de Clermont-Ferrand, depuis 2001

Autres fonctions

– Présidente de l’association Ni putes ni soumises (NPNS), depuis 2003
– Présidente de la Fédération nationale des maisons des potes (FNMP), depuis 2000
– Membre du collège de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), depuis 2005
– Membre de l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, depuis 2002
– Membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la décennie de la culture de paix et de non-violence
– Militante à SOS Racisme, depuis 1986

Derniers ouvrages parus

– La Racaille de la République (avec Mohammed Abdi). Editions Le Seuil, 2006
– Ni putes ni soumises (avec Sylvia Zappi). Editions La Découverte, 2003

 

Xavier Darcos

MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE.

 

> Sa première grande annonce, fin mai 2007 : restaurer le vouvoiement à l’école dans les deux sens. (1)

BIOGRAPHIE OFFICIELLE [Sources : Who’s Who in France et Sénat]

Né le 14 juillet 1947 à Limoges (Haute-Vienne).

Cursus

– Agrégation de lettres, doctorat de 3e cycle en études latines, doctorat d’Etat ès lettres et sciences humaines

Carrière

– Enseignant
– Inspecteur général de l’Education nationale, en 1992
– Directeur de cabinet du ministre de l’Education nationale, de 1994 à 1995

Fonctions électives

– Maire de Périgueux (Dordogne), de 1997à 2002, et depuis 2005
– Premier adjoint au maire de Périgueux, de 2002 à 2005
– Adjoint au maire de Périgueux, de 1988 à 1997
– Conseiller régional d’Aquitaine, depuis 2004
– Président de la communauté d’agglomération périgourdine, de 2000 à 2002
– Président du District de l’agglomération périgourdine, de 1997 à 2000
– Sénateur de la Dordogne, de 1998 à 2002

Fonctions ministérielles

– Ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, de 2004 à 2005
– Ministre délégué à l’Enseignement scolaire, de 2002 à 2004

Autres fonctions

– Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, depuis 2006
– Ambassadeur de France auprès de l’OCDE, depuis 2005

Derniers ouvrages parus

– L’école de Jules Ferry (1880-1905). Editions Hachette, 2005 (Prix Louis Pauwels 2006)
– Tacite. Ses vérités sont les nôtres. Editions Plon, 2007

(1) Les Grandes Gueules, RMC – 23 Mai 2007 (Dans cette émission, le chroniqueur Jacques Maillot indique que même si il n’a beau être que très rarement d’accord avec Xavier Darcos, il prend néanmoins la liberté de le soutenir dans l’application de cette réforme qui n’a qu’un mérite : celui de ne pas coûter cher).

 

Guillaume Sarkozy

[Frère aîné I Délégué général du Groupe Médéric I Ex vice-président du MEDEF (2000-2006) I Ex PDG des Tissages de Picardie I Membre de la Fondation Concorde]

« Je suis fier d’être un patron industriel qui délocalise ». Guillaume Sarkozy (Novembre 2002)

Il y avait une potion magique dans les biberons de la rue Fortuny. Le plus fantasque, le plus redoutable et le plus extraverti des trois fils Sarkozy ne trompe ni son sang, ni son monde. Il a fait de ses rébellions des emblèmes, de ses différences des slogans et de ses gros mots des bons points. Caractère trempé, goût du défi, écrasante communication fondée sur la simplicité… Guillaume fait son show. « À 18 ans, je ne manifestais pas pour la libération du Vietnam. En mai 68, j’ai contre-manifesté. J’ai crié « Budapest, Varsovie, ça suffit ! » Mon engagement partisan était celui de mes racines, c’est-à-dire une profonde aversion pour le communisme. »

Rassurons-nous, l’aîné des frères Sarkozy ne se destine pas à la politique : « Un Sarkozy par secteur, ça va bien. »

Emporté, autoritaire, nerveux, impatient, Guillaume sait et obtient ce qu’il veut. Monstre de travail, bête de médias, prince des formules lapidaires et des rires en cascade, il se lance dans la folle course à la présidence du Medef après 27 ans à la tête de Tissage de Picardie. Sa décision est prise : « Je veux participer à la réforme de mon pays. D’une manière ou d’une autre. » « Ma rébellion est une rébellion dans les règles. Tous les acquis sont à valider ou à remettre en cause afin de pouvoir se les approprier ». Horripilé par les questions posées à son frère à propos de leurs divergences de position, lors du dernier 100 minutes pour convaincre, il commente : « Et ma mère, vous voulez savoir ce qu’elle pense ? »

Vice-président du Medef depuis 2000, il s’est occupé des questions de protection sociale pour la réforme des retraites, puis de la sécurité sociale. « Le fait d’être le frère de Nicolas m’a parfois causé des problèmes. Nous avons donc défini une stratégie simple : il y a un mur en béton professionnel entre nous. On ne parle jamais de nos questions de business, sauf ès qualité. Je suis allé le voir en tant que président du textile, lorsqu’il était à Bercy. Nous nous sommes tutoyés, mais il n’y a pas d’autre connivence que celle-ci. »

Affectif et séducteur, trois enfants et deux mariages ne le font pas échapper à la règle des Sarkozy : tous divorcés et remariés. « Il y a un clan familial. Tous les Sarkozy habitent Neuilly. Les anciennes et les nouvelles femmes. Elles ont toutes voulu garder notre nom. Cela fait parfois des histoires quand elles se rencontrent chez le boucher. »

Dernière lubie du personnage : entrer au conseil de surveillance du Monde avant le 25 janvier, date à laquelle celui-ci devra élire le nouveau président du directoire. Il souhaiterait, selon Capital.fr du jeudi 17 janvier, y devenir représentant d’un des actionnaires minoritaires, Le Monde Prévoyance.

Une source de chez Médéric, le groupe de retraites complémentaires dont Guillaume Sarkozy est le délégué général, a confirmé à l’AFP l’envoi en janvier de cette lettre à Pierre-Yves Romain, secrétaire général du directoire du groupe Le Monde. « En ma qualité de délégué général de Médéric Prévoyance, je vous confirme par la présente la demande de Médéric Prévoyance, actionnaire majoritaire de la SAS Le Monde Prévoyance (…), de procéder dans les plus brefs délais à ma nomination (…) en remplacement de Régis de Laroullière qui n’a plus aucune qualité pour exercer cette fonction », écrit-il dans le courrier. « Je vous rappelle avoir déjà exprimé cette demande (au président du conseil de surveillance, Alain Minc) par courrier du 13 décembre 2007 », rappelle Guillaume Sarkozy. « Vous voudrez donc bien faire procéder sans retard à ma cooptation en qualité de membre de ces conseils de surveillance (de la société éditrice du Monde, et de Le Monde et Partenaires associés) ». Alain Minc a confié à Libération jeudi avoir « fait la sourde oreille pour des raisons évidentes » depuis « près d’un an » au souhait de Guillaume Sarkozy de siéger au conseil de surveillance.

Sources : Challenges I Nouvel Économiste (Article de Gaël Tchakaloff) I L’Humanité

Jacques Marseille

« L’historien économiste préféré de Sarkozy, des médias et du Medef ». On lui doit de nombreuses phrases d’anthologie, comme : « La France est fondamentalement bonapartiste dans ses gènes. Elle a besoin d’un homme fort, autoritaire, populaire, qui prenne des décisions. »

Extraits du procès imaginaire de Jacques Marseille par le Plan B (Article Original) :

À l’université d’été, j’ai rencontré Guillaume Sarkozy, président de l’Union des industries textiles. Il m’a mis en rapport avec son frère Nico [ndlr : Nicolas Sarkozy]. Depuis, je conseille ce dernier tout en gardant un œil sur l’autre Nicolas – Baverez – lequel se pousse du col pour être l’unique économiste thatchérien squattant la télé.

Le procureur : Chaque fois que l’accusé vante le travail, c’est pour enrichir le capital. Il juge extravagant le traitement des fonctionnaires, mais la plupart d’entre eux ne sont pas, comme lui, simultanément éditorialistes associés au Point, bonimenteurs permanents du petit écran et auteurs couverts d’euros. Car son traitement de professeur à temps plein, payé par le contribuable, ne lui suffit pas. Résultat : ses étudiants ne doivent pas le voir souvent, sauf s’ils le regardent à la télé utiliser à son profit leurs travaux de recherche.

Le procureur : [d’une voix très dépitée] Mouais, admettons… Reste que l’accusé, qui abhorre les cumuls et les avantages acquis, s’en goinfre.

L’accusé : Vous confirmez tout ce que j’ai écrit [Il prend à nouveau la pose et se cite.] : « Nous avons toujours détesté l’argent, l’entreprise, la richesse ; nous avons une forte tradition catholique et une forte tradition marxiste, et les deux diabolisent l’économie de marché. La pauvreté, c’est essentiellement subjectif. C’est la psychologie individuelle qui en est largement responsable. » La termite populiste semble gagner les tribunaux, trop laxistes pour les délinquants, assistés, fonctionnaires ; trop sévères envers les entrepreneurs qui travaillent dur et paient trop d’impôts.

Le procureur : François Pinault n’a pas réglé d’impôt sur la fortune en 1997. [Il sourit, content de son effet.] Quant au prévenu, il vient d’être condamné par les prud’hommes pour n’avoir pas payé les charges sociales d’une de ses employées. Et comment a-t-il réagi ? Je le cite [Il se rengorge et déclame, tel Marseille lisant du Marseille.] : « Cette femme était employée en free-lance. Elle venait quand elle voulait, elle avait la clé des bureaux, elle n’avait aucune contrainte. » Aucune en effet, si ce n’est celle de travailler pour un patron très entreprenant, surtout avec ses employées, hé, hé.

L’accusé : Vous me faites un odieux procès de Moscou ! Votre cour aimerait m’enfermer dans un camp. Mais les penseurs les plus divers saluent mes analyses. L’UDF Jean-Louis Bourlanges a adoré mon livre sur le colonialisme, le socialiste Jacques Julliard recommande mes chroniques du Point ; le chevènemento-sarkozyste Max Gallo ne cesse de rendre hommage à mes travaux. Et le monarchiste Stéphane Bern s’est pâmé : « J’adore ce qu’il écrit. Je trouve ça passionnant. »

Le procureur : Va-t-il nous débiter tout son press-book ? Car, parmi ses zélateurs, il y a aussi [il récite] le mensuel L’Histoire (qui appartient aussi à Pinault) Christine Ockrent, Yves Calvi, l’émission de France Inter « Rue des entrepreneurs »…

L’accusé [qui l’interrompt] : Et n’oubliez pas Libération, qui m’a consacré deux pages d’« entretien ». Certains de mes amis ont cru que les questions, à vrai dire très sucrées, de ce quotidien de gauche dont je déplorerai la disparition prochaine, avaient été dictées par mon attachée de presse [Il rit.]. Toutefois, l’affrontement ne m’effraie pas. J’ai ainsi croisé le sabre avec Alain Duhamel sur le thème : « Faut-il que le sang coule pour que la France se réforme ? »

Article : Le Plan B n°4 (octobre-novembre 2006) I Photo © Éric Garault

 

François Sarkozy

« Autant Nicolas Sarkozy entretient des relations orageuses avec son frère aîné Guillaume, un temps vice-président du Medef, autant il se sent proche de François, un pédiatre devenu manager. C’est chez lui que Sarkozy a reçu ses amis, le soir de son discours « fondateur » du 14 janvier, et c’est dans sa maison du Midi qu’il s’est parfois réfugié pendant la campagne. » (1)

Le docteur François Sarkozy est vice-président et membre indépendant du conseil de surveillance de BioAlliance Pharma (Euronext Paris : BIO), une société biopharmaceutique spécialisée dans le développement et la commercialisation de produits destinés à maîtriser la résistance aux médicaments ciblant le cancer, le VIH et les maladies infectieuses et opportunistes.

Il occupe également depuis 2001 un poste d’associé au sein d’AEC Partners, une société de conseil dans le domaine pharmaceutique basée à Paris. Ses fonctions incluent le développement de stratégies marketing et médicales au niveau international, le management de projets et ressources, la prospection et la négociation de produits, la commercialisation de nouveaux produits et le management de la transition lors de fusions et réorganisations. Avant cela, pendant la période 1990-2000, il a été successivement directeur médical France pour Aventis Pharma et directeur médical et pharmaceutique France pour Hoechst Marion Roussel. Dans cette dernière société, il a également été pendant trois ans vice-président et responsable du management des projets et du portefeuille de projets au niveau mondial, un poste basé aux Etats-Unis. Auparavant, il a aussi occupé divers postes au sein de Roussel-Uclaf, dont celui de directeur du développement international, responsable du développement clinique international et chef de produit au niveau mondial pour les antibiotiques. De 1983 à 1990, il a occupé un poste d’assistant au sein du département de physiologie respiratoire à l’AP-HP. C’est également au sein de l’AP-HP qu’il a réalisé son internat en pédiatrie (Interne des Hôpitaux de Paris). Le Dr Sarkozy possède aussi un MBA obtenu auprès de l’INSEAD. Gazette Labo

Beaucoup parlent d’une implication de François Sarkozy dans l’affaire de « L’Arche de Zoé ». Le frère cadet du président siège en effet avec la secrétaire générale de « L’Arche de Zoé », Stéphanie Lefebvre, dans le comité d’évaluation d’un institut de recherche biotechnologique voué à la santé dont les partenaires publics et privés sont de toute première envergure. Torapamavoa

 

Sources : (1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

Carlos Ghosn

« Mon arrivée chez Renault ? Comparé au redressement de Nissan en 1999, ce sera le paradis. »

Sa personne était toute auréolée de la gloire d’avoir sauvé Nissan. Carlos Ghosn est arrivé en avril 2005 à la double direction de Renault et Nissan en terrain conquis et assez sûr de lui. Depuis, le manager globe-trotter a déchanté. Les ventes de Renault sont en baisse, les bénéfices aussi : moins 20,6% pour le premier semestre 2007. Son plan Renault Contrat 2009 a déçu les analystes, Nissan se porte moins bien et plusieurs suicides ont jeté le trouble sur le management du constructeur automobile français.

Source : Jdn

 

Michel Pébereau

« La chute de la bourse ne cassera pas la croissance. »

Le président du conseil d’administration de BNP Paribas est souvent considéré comme l’un des plus brillants esprits du capitalisme français. Cela ne l’a pas empêché de se tromper lourdement en mai 2001. De 4,2% en 2000, la croissance française pâtira à l’extrême de la chute des marchés boursiers due à l’éclatement de la bulle Internet : 1,8% en 2001, 1,2% en 2002. La croissance n’est pas cassée, mais brisée.

Source : Jdn

Nicolas Bazire

 

« Ils ont été les deux Nicolas de Balladur, l’un à Matignon, comme directeur de cabinet, l’autre à Bercy, comme ministre du Budget. Depuis, Bazire et Sarkozy n’ont jamais cessé de se voir. Bazire est devenu l’un des proches collaborateurs de Bernard Arnault, un autre ami de Sarkozy. Les deux Nicolas partagent toujours la même complicité, la même ambition vorace.» (1)

 

> Nicolas Bazire était le témoin de Nicolas Sarkozy lors de son mariage avec Carla Bruni le 02 Février 2008.

Né le 13 Juillet 1957, cet ancien élève de l’ENA (1985-1987) devient auditeur à la Cour des Comptes en 1987, puis conseiller référendaire en 1991 et chargé de mission auprès du secrétaire général du groupe Thomson.

Ami d’Edouard Balladur, il deviendra son directeur de cabinet à Matignon de 1993 à 1995.

Fin 1995, il est nommé associé-gérant de la banque Rothschild & Cie, en charge des fusions-acquisitions. Membre du Conseil de surveillance de cette banque en 1999, il devient alors directeur général du Groupe Arnault, fondé par Bernard Arnault, ainsi que du pôle presse de LVMHDI Group (La Tribune, Les Échos, Investir), et directeur du développement et des acquisitions de LVMH.

Depuis octobre 2006, il dirige aussi le fonds d’investissement, doté de 3 à 4 milliards d’euros, créé par Albert Frère et Bernard Arnault. Le 30 avril 2007, en tant que représentant de Blue Capital, il entre au conseil de surveillance du groupe de grande distribution Carrefour. Il est également membre du conseil d’administration et directeur délégué de Montaigne Participations et Gestion, membre du conseil d’administration des compagnies DI GroupEuropatweb (holding Internet de Bernard Arnault). Il est vice-président et membre du conseil de surveillance de Tajan, président de GA InvestissementsMPG Investissements, de Gasa Développement et de Financière Saint Nivard, directeur de Bourville Immobilier, membre du comité de direction des Paul Doumer Automobiles.

C’est lui qui s’était évertué à répéter à qui voulait bien le croire, que le rachat par Bernard Arnault (témoin du précédent mariage de Nicolas Sarkozy) du journal Les Échos n’allait pas altérer l’indépendance du journal.

Un détail qui n’en est pas un : Nicolas Bazire est également administrateur indépendant de l’Institut de sondage Ipsos.

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Patrick Balkany

« Depuis le Général de Gaulle, seul Patrick Balkany a réussi son retour, ce qui prouve seulement que les électeurs ne sont guère plus moraux que les élus » (2)

Patrick Balkany est Député des Hauts-de-Seine. Il est aussi Maire de Levallois, une ancienne cité ouvrière et communiste de deux petits kilomètres carrés, que cet ami des promoteurs a totalement transformée à grands coups de pelleteuses et de ZAC, de 1983 à 1995.C’est surtout un habitué des bancs du tribunal. En 1996, il est condamné avec sa femme pour détournement de fonds (pour avoir fait travailler à son domicile trois employés municipaux). Il est aussi mis en examen dans l’affaire de l’Office des HLM des Hauts-de-Seine et éclaboussé par l’affaire Schuller-Maréchal. Quelque temps plus tard, il nourrit la rubrique à scandales avec la plainte (retirée par la suite) de sa maîtresse, qui l’accuse de l’avoir forcée à pratiquer une fellation sous la menace d’un 357 magnum.

 

> Patrick Balkany interviewé par les Yes Men : Il n’y a pas de pauvres en FranceArticle

« Il y a quelques mois, Balkany, voulant bien faire, s’était laissé aller à commenter publiquement les aventures du couple Sarkozy, s’attirant une volée de bois vert de son ami… Mais la vieille relation perdure, entre ces deux fils d’immigrés hongrois, ces deux Rastignac des Hauts-de-Seine. Ralenti par ses affaires, Balkany est devenu un obligé de son copain, qui a attiré toute la lumière.» (1)

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BALKANY : l’INEGILIBLE ELU.

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Condamné le 30 janvier 1997 à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour avoir fait travailler à ses domiciles trois employés de mairie, le député de Levallois devait en outre verser 771 000 francs de dommages et intérêts à la commune. Il s’en est acquitté, comme il a tenu à le faire acter par une délibération du conseil municipal du 7 octobre 2002. Malgré cela, Patrick Balkany demeure « comptable de fait de la commune » : la Cour des comptes, qui est remontée beaucoup plus loin dans le temps, a en effet estimé les avantages en nature perçus grâce à ce personnel de maison à 3,4 millions de francs. C’est cette dette qui lui a valu d’être invalidé par le préfet au lendemain de son élection comme maire de Levallois, en mars 2001. Ses avocats, Mes Lafarge et Spinosi, déposent alors un recours devant le Conseil d’Etat, permettant ainsi à Patrick Balkany de se présenter à nouveau, et d’être réélu. Le Conseil d’État a depuis annulé le montant de la dette.

Reste le volet pénal des ennuis de Patrick Balkany. En mars 2000, il a été mis en examen pour complicité de trafic d’influence par le juge Philippe Vandingenen dans l’affaire de l’office HLM des Hauts-de-Seine, dont il était le président. Le juge enquête sur d’éventuelles commissions qui auraient été versées par des entreprises pour décrocher des contrats. Au passage, la justice s’interroge à propos d’un compte suisse de Balkany, sur lequel 31 millions de francs ont été virés. Selon lui, il s’agirait du fruit de la vente d’actions de l’entreprise familiale Laine et soie Rety. Une expertise judiciaire semble mettre en doute cette explication, contestant que cette vente ait pu rapporter une telle somme à M. Balkany.

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UN HOMME QUI SAIT RECEVOIR.

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Les mondanités ont toujours fait partie de la stratégie de communication du maire. Depuis des années, l’édile invite à sa table chefs d’entreprise, journalistes, élus, présidents d’association… Avant 1995, nombre de ces agapes avaient lieu dans l’ancien appartement personnel de 512 mètres carrés du couple Balkany. C’était plus « convivial » qu’à la mairie. Petit problème : c’est trois employés municipaux jouaient les majordomes à domicile. « Il s’agissait de promouvoir l’image de la ville à l’extérieur pour attirer des entreprises, qui sont venues s’installer en nombre à Levallois dans les années 1990», a argumenté le maire quand la justice l’a interrogé sur l’usage peu licite de ces domestiques, admettant simplement avoir « commis l’erreur de ne pas avoir fait voter une délibération municipale ». Cette affaire est devenue le symbole de la dérive de Balkany.

Depuis sa réélection surprise en mars 2001, Balkany a tiré les leçons du passé: il n’organise plus de banquets chez lui… mais dans la salle à manger du maire. Celle-ci a été aménagée il y a plusieurs années dans l’ancien bunker de l’hôtel de ville, sous le grand bureau du maire, avec escalier privatif, sol en marbre, coin salon, télévision design et cuisine équipée. Une fois par mois, Balkany y reçoit des chefs d’entreprise, « dircom » ou « Drh » levalloisiens, dont les cotisations à la taxe professionnelle représentent plus de 70% du budget de la ville.

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UN HOMME DEPENSIER.

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Outre des notes de restaurant, qui relèvent plutôt des frais de représentation du maire, les magistrats pointent des achats de cigares (16 311 francs), six allers-retours Paris-Saint-Tropez – où M. Balkany possède une résidence secondaire – durant l’été 1994 (30 768 francs) et l’achat de costumes, de vestes et d’une parka. Pour financer ces menus plaisirs, « une comptabilité parallèle et certainement occulte » a été mise en place, grâce à l’ouverture d’un compte à la BNP de Levallois, dont les relevés étaient directement adressés au maire. Dans sa réponse à la chambre régionale des comptes, M. Balkany, qui souhaite évidemment échapper à une nouvelle amende, concède que le comité des fêtes « n’a peut-être pas satisfait à l’ensemble des règles comptables régissant les relations entre les collectivités territoriales et les associations », mais met cela sur le compte d’un « manque d’expérience lié aux premières années de la décentralisation ».

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UN MAIRE GENEREUX ENVERS SES CONTRIBUABLES.

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Patrick Balkany a pour principe de rendre service en s’occupant des PV des uns et des logements des autres, comme on l’apprend dans un reportage de Canal +, le 4 novembre 2002.

La Mairie de Levallois aime que ses habitants soient contents. Et pour cela elle ne lésine sur rien. Mis en place par les communistes, deux bus gratuits sillonnent la ville. Il suffit d’appeler Levallois Informations, espèce de SVP municipal, pour trouver un baby-sitter, un avocat ou réserver une place pour les vacances au grand chalet que la ville possède à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes). Sans compter les innombrables courriers qu’Isabelle Balkany envoie à ses administrés, notamment aux parents d’élèves, par exemple pour qu’ils couvrent bien leurs enfants par temps froid…

Les marmots et les seniors (un service d’hôtesses de quartier équipées de voitures leur est réservé pour les aider dans leurs démarches) sont les plus soignés. En liaison avec un tour-opérateur, Levallois Découvertes propose à ces deux catégories des séjours organisés au bout du monde – du Brésil au Sri Lanka, « l’île souriante », en passant par New York, l’Andalousie, la Martinique… – ou une balnéo à Dax. « C’est extra! se réjouit une mère de famille. En 2002, mes deux aînées sont allées en Angleterre et en Laponie, et mon fils de 8 ans a fait un stage de moto dans le Poitou. »

Parmi les 5 200 élèves de primaire, 500 restent à l’étude (les heures supplémentaires des enseignants sont payées par la ville), pendant que 1 700 partent au centre de loisirs municipal (ouvert jusqu’à 19 heures, plus le mercredi et les vacances scolaires) et que 1 400 vont à La Ruche (théâtre, multimédia, sport…).

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L’EXIL DORE.

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Patrick Balkany est condamné, en mai 1996 à quinze mois d’emprisonnement avec sursis, 200 000 francs d’amende et deux ans d’inéligibilité. Le jugement est confirmé en appel en janvier 1997. Il s’exile alors à Saint-Martin, où il restera deux ans. Saint-Martin jouit d’un statut très exceptionnel. Cette commune bien française de la Guadeloupe – comme l’île de Ré en Charente-Maritime – bénéficie, depuis plus de trois cents ans, d’un statut, de fait, de port franc. On n’y paie ni la TVA, ni la taxe professionnelle, ni même l’impôt sur le revenu.

L’ancien responsable politique se trouve apparemment comme un poisson dans l’eau sur cette île chic fréquentée par la jet-society. Il a d’ailleurs retrouvé, explique-t-il, ses amis CarlosCollaro et Hallyday qui y viennent régulièrement. L’ex-député des Hauts-de-Seine, lui, s’y est installé à demeure. Il y dirige la principale radio de l’île, RCI 2, principalement écoutée par ceux qu’on appelle pudiquement à Saint-Martin les « métro », c’est-à-dire les Blancs.

Il y vit en touriste permanent, profitant de la vie et se faisant oublier, comme il le dit lui-même, allant de soirée en soirée, de la réception des 150 ans de la maison Cartier à l’invitation à bord d’un bateau militaire français mouillant au port. La rumeur insulaire lui attribue la propriété d’une belle villa, à Baie-Rouge. On affirme également qu’il se ferait construire une nouvelle demeure, plus grande, dans la même partie de l’île. Patrick Balkany nie absolument posséder une quelconque propriété à Saint-Martin, se contentant de louer la maison qu’il occupe, une très jolie demeure blanche au bord de la mer, surnommée Serena.

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L’IMPROBABLE RETOUR.

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En 1983, quand Balkany ravit la mairie aux communistes, il rompt avec la tradition du filet garni. Fini le paquet de sucre et le ticket de charbon. Place aux petits cadeaux, un cabas ou une pendule, accompagnée d’un quart de champagne et d’un bloc de foie gras. Mais, en 1995, Balkany, qui a eu la mauvaise idée de soutenir Balladur plutôt que Chirac, perd la ville où il a régné pendant douze ans contre Olivier de Chazeaux, RPR bon teint.

La mesure phare d’Olivier de Chazeaux : assainir les finances et réduire les dépenses extravagantes de la municipalité. Mais en taillant dans les dépenses pour réduire la dette, il a dû aussi fortement augmenter les impôts. Une politique de rigueur, sans doute nécessaire après douze ans de gestion Balkany, mais qui a fait nombre de mécontents. En tête, les commerçants, qui se sont plaints du manque d’animation, et les personnes âgées, auxquelles il a supprimé le cadeau du 14 Juillet et les collations (un quart de Vittel et des madeleines) offertes lors des déplacements organisés par Levallois Découvertes, association paramunicipale. Des « avantages acquis » peu onéreux pour la commune, mais d’un coût politique énorme. Lors de sa réélection, Balkany s’est empressé de les rétablir. « C’était des économies de bouts de chandelles, raille-t-il. Chazeaux a mégoté sur tout

De son propre aveu, Balkany ne serait pas revenu de son exil doré antillais si son successeur, le chiraquien Chazeaux, n’avait pas multiplié les erreurs. La principale ? Ce satané filet garni. « Les vieux l’ont pris comme une insulte, explique Isabelle Balkany. En plus, sur chaque paquet de café, il y avait un autocollant. Vous savez comme les personnes âgées sont curieuses. Elles ont soulevé l’autocollant. En dessous, elles ont lu la date de consommation. Elle était dépassée depuis longtemps ! Ça, elles ne l’ont jamais pardonné à de Chazeaux ! ».

Balkany revient en France pour mener une nouvelle campagne municipale. L’équipe de Chazeaux lui offre une paire de menottes sur le marché, mais les gens prennent la défense de « Patrick ». « Il a payé, disait l’un, il a le droit de se réinsérer comme n’importe quel délinquant ! ». Il réintègre son bureau en fanfare…

La Biographie Officielle [et étrangement lisse] de Patrick Balkany, sur son blog. Lire

Je suis né le 16 Aout 1948 à Neuilly-sur-Seine.
Après des études de commerce, Je dirige l’entreprise familiale créée par mon père, Gyula Balkany, ancien résistant et déporté.
Je suis marié avec Isabelle depuis 1976, nous avons deux enfants : Vanessa et Alexandre.
Mon engagement politique démarre au début des années 70, au sein du mouvement gaulliste, et je deviens, en Décembre 1976, membre fondateur du Comité Central du RPR.
En 1979 je m’installe à Levallois, ville communiste depuis 1965 et j’ouvre aussitôt ma permanence, rue Trébois, à quelques pas de l’Hotel de Ville.
En 1981, François Mitterrand élu Président de la République dissout l’Assemblée Nationale; je me présente aux élections législatives dans la circonscription Levallois-Clichy contre le député-Maire communiste de Levallois. En pleine « vague rose », je suis battu de quelques dizaines de voix, mais je suis majoritaire à Levallois !
L’année suivante je me présente aux élections cantonales contre le même adversaire, et je suis élu dès le premier tour. Vice-Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine jusqu’en 1988, je suis en charge de la culture puis de l’enseignement.
En Mars 1983, à la tête d’une liste d’Union de l’Opposition, je remporte au 1er tour les élections Municipales à Levallois.
je suis réélu en 1989 puis en 2001 et 2002 (lors d’une élection partielle consécutive à l’annulation de l’élection de 2001 par le Conseil d’Etat).
La réélection de François Mitterrand en 1988 entraine une nouvelle dissolution. Je me présente aux élections législatives qui suivent et suis élu député de la 5ème circonscription des Hauts-de-Seine; je suis réélu en 1993 et 2002.
Je siège sur les bancs du groupe UMP et suis membre de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.

[Sources : Le Dossier de l’Express I (1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I (2) Guy Konopnicki – Marianne du 13 au 19 août 2005 I Divers articles (Jdd, Rue89, Nouvel Obs)]

Lindsay Owen-Jones

Président du conseil d’administration du groupe L’Oréal.

Âgé de 60 ans, Lindsay Owen-Jones est l’homme qui a perçu, en France, le plus gros salaire : 7,358 millions d’euros en 2005. Somme à laquelle il faut ajouter les 137 millions d’euros dont il dispose sous forme d’actions.

Diplômé de l’université d’Oxford et titulaire d’un MBA de l’Institut Européen d’Administration des Affaires, Lindsay-Jones entre chez L’Oréal en 1969 en tant qu’assistant de direction. Il gravit les échelons et devient PDG de la société en 1988.

En 2006, il se décharge d’une partie de ses responsabilités au profit de Jean-Paul Agon, qui est nommé directeur général de L’Oréal le 25 avril. Lindsay Owen-Jones conserve néanmoins sa fonction de président du conseil d’administration du groupe.

 

Nicolas De Tavernost

En mai 2000, il est nommé président du directoire de M6, préalablement occupé par Jean Drucker. Nicolas de Tarvenost est aussi l’administrateur du club de football des Girondins de Bordeaux depuis 1999.

Né à Villefranche-sur-Saône, Nicolas de Tavernost a mené des études de sciences politiques et de droit public à Bordeaux. Il entame donc naturellement une carrière politique comme chargé de mission au ministère du Commerce Extérieur, puis comme Secrétaire Général de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie à Zurich. En 1978, il revient en France au service de la communication du ministère des PTT. En 1984, il y est nommé « chargé des services grand public à la délégation aux vidéocommunications ». Deux ans plus tard, il prend la direction du service audiovisuel de la Lyonnaise des Eaux. Lorsqu’il rejoint M6 en 87, la chaîne lui confie sa régie publicitaire puis sa direction générale (en 1990).

Source : L’Internaute

 

Jacques Séguéla

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicitaire.

 

Thierry Saussez

Après avoir été militant de l’action étudiante gaulliste, délégué de l’UJP, orateur de la Vème République à Paris, il a travaillé dans la publicité commerciale. Fort de cette double expérience, il a choisi , à 23 ans, de se spécialiser dans la communication publique.

Il est aujourd’hui l’un des leaders de la communication institutionnelle et politique en France. Il a participé à ce titre à plus de 500 campagnes électorales dont celles de nombreux dirigeants politiques, notamment Jacques Chirac, Edouard Balladur, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy.

Il est intervenu à l’étranger, notamment dans les pays de l’Est où il a participé à la campagne de Solidarnosc pour les premières élections semi-libres en Pologne, et en Afrique où il a conseillé plusieurs chefs d’Etat.

Comme expert des médias et de la communication, Thierry Saussez a participé à la plupart des grandes émissions de télévision, notamment 7 sur 7 et Apostrophes. Il est également appelé à intervenir dans la presse écrite, les radios et les télévisions pour parler de l’image des leaders politiques et des chefs d’entreprise ou des grandes problématiques liées à la communication.

A la tête de l’agence de communication qu’il a créée en 1982, Image et Stratégie Europe, il intervient également pour de nombreuses entreprises, organisations professionnelles et collectivités territoriales.

 

Édouard De Rothschild

Président de France Galop, associé-gérant de Rothschild & Cie Banque, administrateur de Libération et de Global Asset Management
Après avoir étudié au lycée Condorcet, il est licencié de droit et obtient un MBA finance à l’université de New York.
En 1987, il entame une carrière de banquier d’affaires dans un petit établissement financier de Wall Street : « Wertheim and Cie », avant d’intégrer Rothschild & Cie dont il deviendra l’un des associés-gérants en 1993. Il participe à d’importantes opérations de fusions-acquisitions aux côtés de son demi-frère, notamment le rachat de Pathé par Jérôme Seydoux et de la banque Rivaud par l’homme d’affaires breton Vincent Bolloré.
En 2003, après une année sabbatique, il quitte les fonctions opérationnelles pour prendre la présidence de son conseil de surveillance.
Parallèlement, il poursuit la vocation hippique paternelle. Il est cavalier international de concours de saut d’obstacles (CSO) et entretient une quinzaine de poulinières confiées principalement à l’entraîneur André Fabre. Ses chevaux courent, depuis 1985, sous les couleurs inversées (casaque jaune toque bleue) de celles de son père (casaque bleue toque jaune). Le 18 décembre 2004, il succède à Jean-Luc Lagardère à la présidence de France Galop
Par l’intermédiaire du Holding financier Jean Goujon, qu’il contrôle, il devient, en 2006, l’actionnaire de référence du journal Libération, exigeant le départ de Serge July (son directeur historique) et de Louis Dreyfus (son directeur général).
Ami de Nicolas Sarkozy, il est, par ailleurs, membre du Polo de Paris, du Cercle Interallié et du club Le Siècle.

 

Gerald De Roquemaurel

 

 

 

 

 

 

 

 

PDG d’Hachette Filipacchi Médias. Membre du comité exécutif du groupe Lagardère.

 

Arnaud De Puyfontaine

Arnaud de Puyfontaine est patron de Mondadori (ex-Emap France, troisième éditeur de magazines) : Télé Star, Studio Magazine, Auto Sport, L’Auto Journal, Top Santé, Pleine Vie, FHM….

 

François Pinault

Un des deux principaux concurrents qui se partagent l’industrie du luxe en France avec Bernard Arnault. Mittal Steel, Le Point, Alexander McQueen, Balenciaga, Conforama, FNAC, Gucci, La Redoute, Le Printemps, Yves Saint Laurent.

« François Pinault a fait du vélo avec Sarkozy. Mais les deux hommes se sont (un peu) éloignés » (1)

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I Photo © AFP / Getty Images

 

Etienne Mougeotte

 

 

 

 

 

 

Ancien vice-président de TF1.

 

Alain Minc

« Sarkozy et Minc, c’est une longue histoire, depuis les années Balladur. Mais cette histoire est-elle cohérente ? Minc, poète de la mondialisation heureuse et gardien du cercle de la raison, avait théorisé l’alternance entre gauche raisonnable et droite modérée… Le Sarkozy qu’il appuie est franchement de droite. Mais entre l’ami des grands patrons et leur conseiller émérite, va-t-on chipoter ? » (1)

Homme d’affaire, il est l’ami des hommes politiques, et participe à de nombreux clubs, comme la fondation Saint-Simon, dont il est un des membres créateurs. Cette société qui a regroupé de nombreux politique, était un organe de réflexion « apolitique » d’orientation libérale. Par ailleurs, Alain Minc a été accusé de plagiat en 1999 par Patrick Rödel, et condamné en 2001. Il « voit Sarkozy au moins une fois par mois pour échanger des idées. » (2)

L’essayiste Alain Minc, qui préside le conseil de surveillance du Monde depuis 1994, a décidé « d’anticiper son départ et de quitter ses fonctions au plus tard à l’issue du conseil de surveillance qui examinera les comptes du groupe arrêtés au 31 décembre 2007 ».« De leur côté, les sociétés de personnels suspendent la mise en oeuvre de l’action judiciaire qu’elles entendaient mener pour contester la validité de son élection », soulignent Alain Minc et les représentants des cinq sociétés de personnel, qui ont convenu « après les tensions du printemps dernier, d’agir de concert afin que le conseil de surveillance fonctionne à nouveau dans l’atmosphère de concertation qui a été la sienne depuis 1994 », précise le communiqué. Avec un « objectif de renouvellement de génération » et « conformément aux statuts du groupe », Alain Minc s’engage à rechercher avec les administrateurs partenaires siégeant au conseil de surveillance « une personnalité susceptible de lui succéder afin de soumettre sa ou ses propositions à l’ensemble des actionnaires », annoncent également les deux parties.

 

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I (2) Sylvie-Pierre Brossolette (Le Figaro 27.11.04)

Pierre Louette

Pierre Louette, 42 ans, directeur général de l’Agence France-Presse (AFP) depuis 2003, a été élu mardi 13 décembre PDG de l’AFP par le Conseil d’administration, pour un mandat de trois ans renouvelable. Il succède ainsi à Bertrand Eveno qui avait démissionné le 17 novembre dernier, en invoquant « des motifs personnels et privés ». 
Ancien élève de l’ENA, il est conseiller référendaire à la Cour des Comptes. Il a été notamment membre du cabinet d’Edouard Balladur, alors Premier ministre (1993-1995), avant de rejoindre France Télévisions. Il collabore ensuite au groupe Havas Advertising, où il fonde et dirige ConnectWorld, agence de communication interactive et réseau international. Entré chez LVMH en 2000, il a été l’un des dirigeants d’Europatweb, fonds d’investissement dans l’internet de Bernard Arnault.

Source : Le Nouvel Obs I Photo : © Sipa

Patrick Le Lay

PDG de TF1.

 

Arnaud Lagardère

« « C’est mon frère«, assure Arnaud. C’est vrai qu’ils se rendent des services : Nicolas dénoue le dossier « héritage » d’Arnaud, qui renvoie le patron de la rédaction de « Paris Match » qui énerve Nicolas. Mais le gros morceau est à venir : Arnaud Lagardère veut vendre sa participation de 7, 5 % dans EADS. A l’Elysée de donner le feu vert.» (1)

« J’ai le choix de passer pour quelqu’un de malhonnête ou d’incompétent qui ne sait pas ce qui se passe dans ses usines. J’assume cette deuxième version. » (2)

Arnaud Lagardère est à la tête du Groupe du même nom, qui est l’un des deux plus gros fabricants d’armes et l’un des principaux propriétaires de presse français (Elle, Jeune et jolie, Europe 1, Europe 2, Radio RFM, Fayard, Grasset, Hachette, Hatier, Nathan, Nice Matin, Paris match, Pariscope, Télé7 jours). Il est Président du conseil d’administration d’EADS (qui possède 7,5% du capital d’Airbus). Arnaud Lagardère possède également 20% de l’ensemble Canal+ TPS fusionnés. Arnaud Lagardère et Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy, en tant que ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, avait la haute main sur l’administration fiscale. Il en profitera alors pour régler, en 2004, le conflit d’héritage qui opposait Arnaud Lagardère à sa belle-mère Betty. « On signe ton truc fiscal et on passe à autre chose », aurait dit le ministre, sitôt nommé à Bercy (1).

Le père d’Arnaud Lagardère, Jean-Luc, décédé en 2003, avait lui aussi eu l’occasion d’apprécier, lors de la faillite de La Cinq en 1992, les conseils de l’associé du cabinet Claude-Sarkozy.

En avril 2005, le président de l’UMP fut l’invité d’honneur d’un séminaire du groupe Lagardère à Deauville. L’héritier Arnaud le présenta « non pas comme un ami, mais comme un frère ». Un mois plus tard, le patron du principal groupe de presse et d’édition français affichait son amitié en participant à un meeting de M. Sarkozy (animé par le journaliste Michel Field) en faveur du « oui » à la Constitution européenne. M. Lagardère dévoila ce soir-là la nature de son engagement : « Quand il y a un but à marquer, je préfère être dans l’équipe que dans les vestiaires ».

(1) Airy Routier, Le Complot des paranos, Albin Michel, Paris, 2006, p. 119 I Photo © Soriano / Le Figaro.

LE GROUPE LAGARDÈRE

Dirigé par Arnaud Lagardère depuis 2003 et implanté dans plus d’une quarantaine de pays, Lagardère est un groupe français, leader mondial dans deux secteurs : les Médias et les Hautes Technologies. Les Médias constituent pour Lagardère un cœur d’activité reposant sur des métiers opérationnels distincts et complémentaires. Les activités dans les Hautes Technologies s’illustrent par une participation stratégique de 14,98 % dans la société européenne EADS.

[Sources : Site Officiel du groupe]

 

La branche Lagardère Publishing, qui regroupe les marques de Hachette Livre publie aujourd’hui dans les domaines de la littérature générale, de l’éducation, de l’édition illustrée et encyclopédique, auxquels s’ajoute l’édition de fascicules, vendus en kiosque.
Le Groupe bénéficie aujourd’hui d’une présence éditoriale équilibrée dans les trois bassins linguistiques clés : francophone, anglophone et hispanophone. En outre, Lagardère Publishing est également implanté dans d’autres parties du monde en tant qu’éditeur, diffuseur ou distributeur – au Japon et en Pologne avec les fascicules, au Maroc et en Côte d’Ivoire pour l’édition scolaire.

La littérature

Lagardère Publishing est numéro un du marché de la littérature pour adulte en France. La branche Livre du Groupe réunit des maisons d’édition telles que Grasset, Fayard, Stock, J.C. Lattès, Calmann-Lévy mais aussi Hachette Littérature, le Livre de Poche ou les éditions Harlequin.
En 1998, avec l’acquisition du groupe britannique Orion, Lagardère Publishing fait son entrée sur le marché anglophone dans le domaine de la littérature générale. En 2004, cette présence s’accroît considérablement avec Hodder Headline, éditeur réputé sur ce secteur. Enfin, en 2006, l’arrivée de Lagardère Publishing outre-Atlantique est marquée par l’acquisition de Time Warner Books, qui devient, aux États-Unis, Hachette Book Group USA, et au Royaume-Uni, Little, Brown Book Group – rattaché à Hachette Livre UK. Aujourd’hui, Lagardère Publishing édite de la littérature générale dans tout le bassin anglophone.
Enfin, depuis 2004, le groupe Anaya assure à Lagardère Publishing une présence sur le marché de la littérature générale dans le bassin hispanophone à travers quatre maisons d’édition réputées : Alianza Editorial, Ediciones Catedra, Ediciones Xerais et Algaida.

L’éducation

En France, Lagardère Publishing est aujourd’hui leader de l’éducation scolaire et parascolaire. Les publications de son pôle éducation sont assurées par deux maisons phares : Hachette Éducation et, depuis 1996, le groupe Alexandre Hatier, fondé en 1880, et qui inclut notamment la maison Didier. Le secteur universitaire et celui de la formation généraliste ou professionnelle se sont renforcés des acquisitions d’Armand Colin et de Dunod, en 2004.
Avec l’acquisition de Hodder Headline, Hachette Livre UK devient un acteur-clé du secteur de l’éducation. L’activité de Hodder Education, un des plus grands éditeurs du Royaume-Uni dans ce secteur, est principalement consacrée à l’enseignement secondaire où il est numéro 2. En mars 2006, la maison d’édition anglaise Philip Allan, spécialisée dans les programmes de l’enseignement secondaire, rejoint aussi le groupe.
Enfin, sur le bassin hispanophone, Lagardère Publishing est présent dans l’ensemble du secteur éducatif, de la maternelle à l’université, et dans celui de la formation professionnelle. Cette position s’est construite en plusieurs étapes. En 1996, Edelsa, filiale d’Hatier, lui donne un statut de leader sur le marché mondial des méthodes d’apprentissage de la langue espagnole. En 2001, Bruño, éditeur d’ouvrages scolaires et parascolaires depuis plus d’un siècle, rejoint Lagardère Publishing. Enfin, en 2004, l’acquisition du groupe Anaya, leader dans l’édition scolaire en 2005-2006, fait de Lagardère Publishing le numéro 1 de ce marché en Espagne, tout en confortant sa présence en Amérique latine.

L’édition illustrée

En France, Hachette Jeunesse, à travers ses bibliothèques rose et verte, Gautier-Languereau, Rageot ou Didier Jeunesse, notamment, mettent à la portée des enfants tous les univers imaginaires possibles. Hachette Tourisme est leader sur son secteur tandis qu’Hachette Pratique propose près de 500 titres à son catalogue, complété dans ce domaine par les titres des éditions Marabout. Enfin, les éditions du Chêne, E.P.A. et Hazan font de leur livre d’art de véritables références.

Cassell & Co, filiale d’Orion, arrive chez Lagardère Publishing en 1998. C’est ainsi que le Groupe fait son entrée sur le marché des illustrés au Royaume-Uni, avec des guides pratiques et des beaux livres, ouvrages très appréciés des Britanniques. The Watts Publishing Group permet à Lagardère Publishing de pénétrer le marché de la jeunesse, position confortée par l’acquisition d’Hodder Headline en 2004. Trois ans plus tôt, le rachat d’Octopus Publishing Group avait ajouté au portefeuille d’Hachette Livre UK cinq des plus grands éditeurs britanniques de livres illustrés. En 2006, Hachette Book Group USA permet à Lagardère Publishing d’être présent aux États-Unis, tant dans le domaine des illustrés – guides pratiques et beaux livres – que de la jeunesse. Les livres illustrés sont le deuxième secteur d’activité de Lagardère Publishing dans le bassin anglophone.

Anaya, Larousse, Bruño et Salvat sont des éditeurs reconnus dans le monde hispanophone pour toute l’édition d’illustrés – ouvrages destinés à la jeunesse, guides pratiques et touristiques ou beaux livres. L’acquisition de Larousse a représenté une étape importante dans l’implantation du Groupe, particulièrement en Amérique latine. Lagardère Publishing est numéro 2 pour l’ensemble de ce secteur tandis que le pôle jeunesse est leader sur le marché espagnol.

Les dictionnaires, encyclopédies et collections

La maîtrise du savoir exige des outils rigoureux. Diderot, Emile Littré ou Pierre Larousse sont, en France, les illustres ancêtres de ces ouvrages de référence que sont les encyclopédies et les dictionnaires. Lagardère Publishing perpétue cette tradition avec Hachette Éducation, Hachette Collections, Le Livre de Paris et, depuis 2004, avec Larousse, dont dépend Harrap’s. Ce secteur connaît un fort développement international en Europe, en Amérique latine et au Japon. Lagardère Publishing est numéro 1 en France sur le secteur des dictionnaires mono et bilingues.

C’est au Royaume-Uni que se concentre le développement de l’édition d’ouvrages de référence en langue anglaise. Il a commencé avec la création d’Hachette Partworks en 1998 et s’est poursuivi en 2004, quand Chambers et Harrap rejoignent le groupe et viennent enrichir son offre de dictionnaires et thésaurus.

En Espagne, Lagardère Publishing s’est, depuis près de vingt ans, imposé sur le marché des ouvrages de référence, avec Salvat Editores, spécialisé dans les encyclopédies et les fascicules. Sa présence dans ce secteur s’est renforcée en 2004 de l’arrivée d’Anaya dans le Groupe. L’activité de Lagardère Publishing s’est depuis lors étendue aux dictionnaires mono et bilingues avec Vox, Larousse – et, pour les seconds, avec Harrap. Lagardère Publishing est également très présent sur ce marché au Portugal et en Amérique Latine – Mexique, Argentine, Brésil mais aussi en Colombie, Chili et Venezuela.

 

Lagardère Services, anciennement Hachette Distribution Services, exerce chaque jour avec passion trois métiers, le commerce de détail en zone de transport, le commerce de produits de loisirs culturels et la distribution de la Presse. Les sociétés de Lagardère Services accomplissent une même mission : « Favoriser l’accès de tous, partout, à la diversité des idées et des cultures ».

Le commerce de détail

Le commerce dans les lieux de transport L’activité de commerce dans les lieux de transport représente une part considérable du chiffre d’affaires du Groupe. Elle se matérialise par une implantation dans les aéroports, gares et métros de 15 pays sur quatre continents (chiffres décembre 2005). Leader mondial sur ce secteur, le Groupe a pour objectif permanent de renforcer ses positions en s’appuyant sur deux segments d’activité principaux :

Les magasins de produits éditoriaux, dont l’enseigne internationale phare RELAY fédère un réseau unique au monde de plus de 1000 points de vente, de Paris à Budapest, de Toronto à Madrid, en passant par Londres, Genève, Bruxelles ou Bucarest… Chaque jour, un million de voyageurs viennent y acheter magazines, journaux, souvenirs… avant de prendre un train ou de s’envoler d’un aéroport. RELAY n’a qu’une mission : rendre le voyage encore plus agréable et enrichissant. La preuve de la parfaite adéquation entre son offre et la demande de la clientèle ? Un voyageur longue distance sur deux y fait un achat !

Le commerce spécialisé en aéroports, un marché en plein essor où Lagardère Services est représenté par Aelia, l’un des premiers opérateurs mondiaux et le numéro 1 français dans ce secteur. Aelia, qui a su développer de , nombreux concepts spécialisés dans les produits de luxe la gastronomie, la bagagerie ou les accessoires, bénéficie du fort développement du trafic aérien.
Son large portefeuille de marques au prestige international et d’enseignes propres et diversifiées est particulièrement adapté aux attentes des voyageurs les plus exigeants comme à celle des gestionnaires d’aéroports.

Dans les gares et les aéroports, Lagardère Services exploite également de nombreux magasins sous enseigne Virgin et des librairies Payot ainsi qu’un nombre croissant de magasins spécifiquement liés aux régions ou aux sites dans lesquels ils sont implantés. En Australie, Newslink demeure une référence nationale incontournable. Cette diversité des marques, alliée à une connaissance unique des besoins du voyageur, confère à Lagardère Services une grande capacité d’adaptation et lui permet de développer rapidement ses positions à l’international.

Le commerce spécialisé de produits culturels

Le Groupe est un acteur majeur du commerce spécialisé de produits de loisirs culturels. Son ambition repose sur le développement de grands magasins multimédia ouverts à toutes les idées sous l’enseigne de renommée mondiale Virgin Megastore. L’enseigne Virgin Megastore a fait la preuve de son adéquation avec les attentes des populations urbaines qui concentrent aujourd’hui leurs achats dans les zones à forte densité commerciale. Pour densifier sa présence sur les territoires où il opère, le Groupe développe cependant de nouvelles offres commerciales sous des enseignes de proximité distinctes (Inmedio en Europe Centrale, BDP en Espagne, Naville en Suisse…) ou des enseignes qui constituent de véritables références régionales (Le Furet du Nord en France ou Payot Libraire en Suisse…).

La distribution de presse

8 pays : 150 millions de lecteurs a bénéficié chaque jour du savoir-faire d’une même entreprise.

La distribution de presse nationale

Numéro 1 mondial de la distribution de presse nationale, Lagardère Services occupe une position de leader aux États-Unis, en Suisse romande, en Espagne, en Hongrie et en Belgique et pratique également ce métier dans d’autres pays, tels que la Chine, la Pologne et la Roumanie.
Au service des éditeurs mais aussi des détaillants et des lecteurs, Lagardère Services est le seul groupe spécialisé offrant un réseau international dans 14 pays desservant notamment plus de 50 000 points de vente de presse en Europe.
En Amérique du Nord, Curtis Circulation Company, premier distributeur de presse magazine avec près de la moitié des parts de marché du territoire, anime un réseau de grossistes indépendants et gère la vente des titres aux plus grandes chaînes de commerce de détail américaines.

La distribution de presse internationale

Une offre sur mesure de services de grande qualité. Premier importateur mondial de presse internationale, Lagardère Services a l’ambition de développer son activité sur de nouveaux marchés. Ses atouts ? Son réseau international et sa capacité à élaborer une offre de services adaptée aux attentes de chaque client éditeur du Groupe.
Le succès du Groupe qui s’est fortement développé en Europe centrale et orientale dans l’import de presse repose sur son réseau international ainsi que sur ses capacités à s’adapter aux spécificités de ses marchés d’importation ; la structure décentralisée du Groupe donne à ses filiales locales un large pouvoir d’initiative et de décision pour coller au plus près des attentes des éditeurs.

Une réussite exemplaire en Amérique du Nord. Au Canada, pays multiculturel très friand de titres de presse étrangère, LMPI importe plus de 2500 titres de presse européenne et anglo-saxonne. La filiale canadienne de Lagardère Services dessert également près de 1500 magasins aux États-Unis. LMPI assure ainsi à ses clients des distributions ciblées grâce à l’accès aux grandes chaînes de librairies anglophones et aux provinces de l’ouest du Canada pour la presse britannique, aux communautés francophones pour les titres français importés et au public de neuf grandes villes américaines pour les grands journaux européens. De plus, LMPI offre à ses clients éditeurs européens le complément indispensable à la vente en kiosque : un service d’abonnement intégré et un site Internet dédié http://www.expressmag.com. Fort de ces atouts, LMPI, qui assure également la diffusion de collections de fascicules, est leader de l’importation de presse européenne au Canada.
Novateur sur le marché de la vente des fascicules, Lagardère Services souhaite développer cette activité sur de nouveaux territoires, en Europe centrale notamment.

Des synergies fécondes. La Hongrie est un exemple parfait de marché offrant des synergies entre les différentes sociétés du Groupe HDS. Lapker, distributeur national de presse, Lapker Kisker, en charge du commerce de détail et Hungaropress, importateur et exportateur de presse étrangère, partagent les mêmes locaux et travaillent en étroite collaboration. Ainsi, c’est Lapker qui distribue la presse importée par Hungaropress, dans toutes les zones où Lapker est le plus compétitif. De plus, les magasins tenus par Lapker Kisker hébergent des espaces de presse internationale gérés par Hungaropress.

 

Lagardère Active est devenu en 2006 une entité nouvelle, réunissant, d’une part, les activités d’éditeur de magazines du Groupe et, d’autre part, ses activités audiovisuelles et numériques.

L’ambition de Lagardère Active est de devenir un leader mondial de la production et de l’agrégation de contenus multisupports en France et à l’international. Elle vise aussi à valoriser davantage les savoir-faire acquis sur certains univers thématiques particuliers, tels que ceux consacrés aux femmes, à la jeunesse ou à la musique, et à étendre leur diffusion sur tous supports : radio, télévision, presse, Internet, téléphone…

Les talents, les ressources, les contenus et marques existants permettent d’ores et déjà à Lagardère Active de disposer d’atouts considérables, y compris à l’international. Ils seront renforcés par la mise en place d’une stratégie ambitieuse, destinée à combiner croissance interne et croissance externe si les opportunités le permettent.

Enfin, le rapprochement des régies Interdeco et Lagardère Active Publicité, devenues Lagardère Publicité, a permis de créer la deuxième régie de France en termes de chiffre d’affaires publicitaire géré. Il accompagne aussi l’évolution de la demande des annonceurs en construisant une véritable offre cross-média, plus complète et plus innovante.

Presse

Année de transition pour l’activité de presse, 2006 a été marquée par des évolutions contrastées en fonction des pays et des marchés d’une part, et par la montée en puissance du média Internet d’autre part. Un contexte que le groupe a accompagné en engageant une stratégie de développement du numérique et de synergie des contenus, tout en rationalisant son portefeuille de titres et ses implantations géographiques.
En France

Les ventes de nos supports féminins haut de gamme et centre d’intérêt ont connu une évolution très favorable : Elle, Elle Déco et Elle à Table ont vu leur vente au numéro progresser en 2006, tout comme Isa et Parents. Sur le marché des pictures, Paris Match aura connu un repli de ses ventes après une année 2005 exceptionnelle. Sa diffusion s’inscrit cependant dans une certaine stabilité à moyen terme. Le marché des hebdos de télévision a entamé son atterrissage après deux années de perturbation. Dans ce contexte, Télé 7 Jours a réalisé l’une des meilleures performances dans son univers de concurrence et terminé l’année en quasi-stabilité.

Public, lancé en 2003, a renouvelé le marché français des people générationnels. Pour sa troisième année consécutive, le titre a enregistré une progression sensible de sa diffusion et de son audience. Sur le marché conjoncturellement encombré des people traditionnels, la diffusion d’Ici Paris et de France Dimanche s’est repliée en 2006. Enfin, le marché des magazines masculins (Choc, Entrevue) a connu une forte baisse qui a impacté les ventes de 2006.

Pour les Quotidiens régionaux, 2006 a été notamment marquée par la modernisation de Nice-Matin, Var-Matin, La Provence. Par ailleurs, l’étude d’un rapprochement avec l’activité Presse Quotidienne Régionale du groupe Le Monde a été engagée.

Enfin, la baisse des ventes en kiosque et le ralentissement de la publicité ont été compensés en partie par le développement du portage et la hausse du prix de vente de La Provence. Les suppléments Version Femina et TV Hebdo ont, quant à eux, connu une année de progression.
À l’international

Les fortes croissances économiques de la Russie et de la Chine ont à nouveau bénéficié aux filiales du groupe, dont le développement dans ces pays s’est notamment traduit en 2006 par le lancement de Psychologies Magazine dans ces deux pays et par le renforcement des structures et activités support.

Aux États-Unis, l’année 2006 a vu l’arrêt de titres (For Me, Elle Girl) et le recul des revenus publicitaires et de diffusion. Une situation due notamment à la croissance d’Internet dans les médias d’information. Dans ce contexte, HFM a accéléré le développement de ses activités Internet, notamment avec les sites Elle et Car&Driver. L’objectif à terme est de proposer aux divers annonceurs une solution globale.

En Europe, les résultats se sont améliorés en Italie, après la restructuration des activités d’Hachette Rusconi. Ils sont maintenus à un niveau élevé en Espagne, malgré le coût du lancement de Psychologies Magazine et l’arrêt de Xtreme Tuning et Maxim. Par ailleurs, l’objectif d’implantations géographiques dans les pays majeurs a abouti en juillet 2006, à l’acquisition de l’éditeur Quote Media, plaçant ainsi le groupe en 4e position aux Pays-Bas. Le regroupement en Pologne des activités avec Burda s’est traduit par la création d’une société détenue à 49 % par HFM.

En Grande-Bretagne, la filiale a engagé un important plan de restructuration et a poursuivi la rationalisation du portefeuille de titres en arrêtant l’activité print de B et Elle Girl. Une même démarche de rationalisation des titres et de restructuration a permis à la filiale japonaise Hachette Fujingaho de maintenir son résultat à un niveau élevé. En ce qui concerne le marché publicitaire, l’année 2006 s’est s’achevée sur un bilan contrasté : stabilité sur la plupart des grands marchés mondiaux matures et forte croissance en Chine et en Russie, pays émergeants en matière de médias. Par ailleurs, elle a été marquée par le développement exceptionnel d’Internet, qui a atteint pour la première fois en 2006, aux USA, la barre symbolique des 10 % du total des investissements publicitaires nets.
En perspective, pour faire face à un contexte publicitaire et de diffusion difficile, le travail de rationalisation du portefeuille d’activités se poursuit en 2007. Il permettra d’envisager la fermeture de magazines combinant une diminution des ventes et des pertes d’exploitation et la cession d’implantations internationales trop petites et insuffisamment rentables.

Enfin, la politique de relance concernera les segments les plus porteurs et accompagnera la mutation des activités vers le numérique.

Audiovisuel

Avec un portefeuille d’activités diversifié et rationalisé, Lagardère Active a su exploiter en 2006 les opportunités dans chacun de ses marchés tant en France qu’à l’international. Le pôle Audiovisuel a ainsi réalisé un bon niveau de performance global, en conjuguant la capacité d’innover, la maîtrise des savoir-faire dans ses différents métiers, la puissance commerciale et la rigueur de gestion.

La radio

L’année 2006 a vu Europe 1 s’affirmer comme un média généraliste de société inspiré par toutes les actualités et destiné à chacun, partout, n’importe où, grâce aux initiatives menées autours des podcasts et des blogs. Par ailleurs, Europe 2 a inauguré une nouvelle matinale qui a enregistré la plus forte progression en un an, tant en audience cumulée qu’en part d’audience. Enfin, RFM est devenue la 1re radio musicale adulte avec 7 % de part d’audience sur les 35-49 ans. Elle est la seule radio musicale adulte à progresser en audience par rapport à 2005.
À l’international, Lagardère Active Radio International (LARI) a consolidé son audience sur les pays où elle est implantée. Poursuivant sa stratégie, LARI a acquis, début 2006, 100 % des quatre radios détenues principalement par le fonds d’investissement Warburg Pincus en Russie et une radio en Pologne.

Télévision

Dans le domaine des chaînes thématiques, l’année 2006 a vu la finalisation du recentrage des activités sur les domaines de la jeunesse et de la musique, avec la cession de La Chaîne Météo. Les excellents résultats d’audience1 obtenus confirment la performance des chaînes du groupe, malgré l’intensification de la concurrence. Ainsi, Canal J est la 4e chaîne du câble et du satellite et TiJi gagne une place pour devenir la 6e chaîne du câble et du satellite. Enfin, le groupe est intervenu dans le rapprochement de Canal+ et de TPS.
De même, les activités de production et distribution audiovisuelles se sont poursuivies avec environ 880 heures produites en 2006 et 12 des 100 meilleures audiences de prime time de l’année, tous programmes confondus2. Ainsi, pour la 5e année consécutive, le Groupe arrive à la 1ère place du classement annuel de la fiction de prime time (*3).
Parmi les de séries phares plébiscitées par le public, Julie Lescaut et Diane Femme Flic (GMT Productions), Joséphine ange gardien (DEMD Productions), Père & Maire (Aubes Productions), Mafiosa (Image & Compagnie), David Nolande (GMT Productions), primé au Festival de la fiction de Saint-Tropez. Dans le domaine du flux, ce sont des émissions comme C’ dans l’air (Maximal Productions), Nous ne sommes pas des anges et Sagas (Angel Productions), La Grande Course (Léo Vision), Ripostes (Image et Cie). Enfin, Lagardère Images a assuré la production d’unitaires et de fictions de prestige, et de miniséries : De Gaulle (GMT Productions), Joseph (GMT Productions).
Nouveaux médias

Pour ce qui concerne les nouveaux médias, l’année 2006 a été marquée par le regroupement des activités mobiles américaine, française et allemande au sein d’une nouvelle entité nommée Cellfish Media. Cette filiale se place désormais parmi les leaders mondiaux de l’édition et de la distribution de contenus pour le mobile (sonneries musicales, fonds d’écran, animations, jeux, services de communautés…).

Perspectives

L’activité des radios en France reste fortement dépendante du marché publicitaire pour lequel il est très difficile d’avoir une visibilité pour 2007 et qui devra tenir compte de l’ouverture de la télévision aux annonceurs de la Distribution. A moyen terme, les enjeux restent liés principalement aux réseaux de diffusion : élaboration d’un nouveau plan de fréquences pour la radio FM en France, déploiement de la radio numérique, développement des nouveaux modes d’écoute (Internet…). À l’international, LARI continuera par ailleurs à appliquer sa stratégie de rationalisation de ses localisations géographiques.

Dans le domaine de la télévision, le déploiement de la Télévision Numérique Terrestre sera l’occasion de conforter la position de leader des chaînes de Lagardère Active dans les domaines de la musique et de la jeunesse.
Enfin, le paysage des médias numériques, en mutation rapide, est porteur de nombreuses opportunités que Lagardère Active s’efforcera de saisir.

(*1) Source : enquête MédiaCabSat décembre 2005 – juin 2006.
(*2) Source : Mediamétrie / Médiamat sur les 4 ans et plus.
(*3) Source : Écran Total N° 576 du 14 septembre 2005, classement en volume horaire.

 

Le groupe Lagardère a conduit, au cours de l’exercice 2006, une stratégie d’acquisition d’entreprises exerçant leurs activités dans le secteur du sport. Deux projets ont notamment été mis en oeuvre au cours de cet exercice : le projet d’acquisition de Sportfive et celui de Newsweb.

Sportfive

Leader de la gestion des droits marketing et audiovisuels sportifs, Sportfive intervient comme partenaire des instances sportives et des clubs dans le processus de valorisation de leurs droits. Ces droits comprennent, d’une part, les droits de diffusion, dont les acheteurs sont les chaînes télévisées et toutes autres plate-formes de distribution de contenus (aujourd’hui Internet et mobile) et, d’autre part, les droits « marketing » permettant aux annonceurs de communiquer sur de multiples supports (maillots des joueurs, panneautique et sponsoring des stades).

Droits TV & Media

Sportfive possède une structure efficace particulièrement adaptée à l’exploitation et à la commercialisation des droits TV & Media du sport. Les cadres sont en relation avec les principaux décideurs du marché des médias directement depuis les sièges sociaux de Hambourg et Paris ou via les bureaux à travers le monde.
De nombreux clubs sportifs, fédérations et détenteurs d’événements dépendent de ce réseau de filiales, disposant de partenaires et de personnel expérimentés, qui leur garantit une exposition médiatique optimale et des revenus médias importants.
Les droits TV & Media gérés sont majoritairement des droits seconds et tiers (droits qui ne comprennent pas la diffusion des matchs dans les pays hôtes) des matchs de qualification aux compétitions internationales, mais également des droits pour certains matchs amicaux.

Le football, sport numéro 1 au monde, est à la fois le point de départ du succès de Sportfive et le cœur de métier autour duquel les activités gravitent. Cependant, bien que Sportfive soit devenu le leader européen en matière de marketing des droits TV & Media des événements footballistiques, le portefeuille de droits de Sportfive s’est considérablement développé au fil des ans et comprend aujourd’hui divers sports attractifs tels que le handball, la boxe, le rugby et le saut à ski.

Droits Marketing

Le sponsoring est aujourd’hui la forme de communication dont les montants sont les plus élevés derrière la publicité TV et presse. Le sponsoring représente un instrument de communication efficace pour les marques. Les principaux objectifs du sponsoring – outre l’accroissement de la notoriété de la marque et des ventes – sont d’amplifier l’image, fidéliser les clients existants et améliorer la motivation des salariés.

Après les Jeux Olympiques, le football est le sport qui génère le plus d’intérêt à travers le monde. Il reçoit donc l’attention correspondante dans les médias, et l’étendue de sa présence TV fait du football la plus grande plate-forme marketing au monde. Les audiences TV et les parts de marché du football à la TV dépassent ceux de tout autre sport.

Newsweb

Fondée en 1999, la société Newsweb produit et diffuse des contenus sur les nouveaux médias et se positionne aujourd’hui comme le groupe leader sur la cible masculine sur quatre grandes thématiques : l’information sportive, l’information financière, l’information automobile et le divertissement.
Ces quatre thématiques sont aujourd’hui traitées au travers de ses cinq sites Internet :
Sports.fr : site généraliste sur le sport, lancé en 2000, dont le contenu éditorial est basé sur l’information sportive en temps réel, les résultats, les classements et les matchs en direct.
Sport4fun.com : site de paris sportifs gratuits et de jeux, acquis par Newsweb en décembre 2004.
Football.fr : site specialisé sur le football lancé en janvier 2006.
Autonews.fr : site d’information automobile lancé en juin 2006
Boursier.com : site d’information financière couvrant les marchés français et américain, acquis par Newsweb en janvier 2006.

Les revenus de Newsweb sont tirés de la vente d’espaces publicitaires (publicité, liens sponsorisés, sponsoring…), qui constitue la première source de chiffre d’affaires, de la vente des contenus éditoriaux de ses différents sites, de la vente de services premium (abonnements) et de la location de base de données.

 

L’engagement du Groupe dans le secteur de la haute technologie s’illustre par une participation stratégique dans la société européenne EADS. Né de la fusion du français Aerospatiale Matra, de l’espagnol Casa et de l’allemand DaimlerChrysler Aerospace, EADS est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace et de la défense. Un succès reposant sur le savoir-faire de plus de 110 000 salariés, l’innovation technologique, des programmes européens majeurs (Eurofighter, Ariane…) et des entreprises de premier plan telles qu’Airbus, Eurocopter, MBDA ou Astrium.

EADS est organisé en cinq divisions :

1 – Airbus

Airbus est l’un des deux principaux fournisseurs au monde d’avions commerciaux d’une capacité de plus de 100 sièges. Née à la fin des années soixante de la volonté des gouvernements français, allemand et britannique de développer en commun un nouvel avion commercial, Airbus tire sa force de sa dimension européenne. Le vol inaugural du tout premier Airbus, l’A300B, intervient le 28 octobre 1972. Depuis, Airbus a livré plus de 4100 appareils et vendu plus de 6300 avions à plus de 220 clients (à fin 2005).

Plusieurs facteurs ont contribué au succès d’Airbus : sa gamme d’avions modernes, ses innovations technologiques continues, son vivier stable de collaborateurs hautement qualifiés ainsi que son concept de « famille » d’avions. Cette « commonalité » permet aux clients de réduire leurs coûts de formation d’équipages, de maintenance et d’approvisionnement pour leur flotte d’appareils Airbus de différentes tailles.

La gamme de produits Airbus se compose de cinq familles d’avions :
La famille A320 : A318, A319, A320, A321 (monocouloirs de 107 à 185 sièges).
La famille A300/A310 (gros porteurs de 220 à 266 sièges) dont l’arrêt de la production est programmée en juillet 2007.
La famille A330/A340/A350 (gros porteurs long-courriers de 253 à 380 sièges).
La famille A380 (très gros-porteur double ponts, 555 sièges minimum).
La future famille A350 XWB (long-courriers à moyenne capacité, de 270 à 350 sièges).

Airbus emploie plus de 55 000 personnes principalement en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne. Dans ces pays, Airbus possède 16 sites de développement et de production qui ne fabriquent pas uniquement des tronçons d’avions entièrement équipés, mais constituent aussi des pôles d’excellence dans leurs spécialités. Les principaux éléments constitutifs sont acheminés vers Toulouse (A320, A300/310, A330/340/350 et A380) ou Hambourg (A318, A319 et A321) pour y être assemblés.

2 – Avions de transport militaire

La division Avions de Transport Militaire (MTA) conçoit, construit et commercialise des petits et moyens appareil de transport militaire. Elle est responsable du développement du projet de gros porteur européen de transport militaire, l’A400M.
En outre, elle produit et commercialise des avions destinés à des missions spéciales, dérivés de plates-formes existantes (Airbus A310 et A330) et consacrés à des tâches militaires spécifiques, telles que la surveillance maritime, la chasse anti-sous-marins et le ravitaillement en vol. Par ailleurs, cette division, forte d’environ 5000 salariés, conçoit et confectionne des aérostructures.

3 – Eurocopter

Eurocopter est l’un des premiers constructeurs mondiaux d’hélicoptères grâce à la gamme de produits civils et militaires la plus complète et la plus moderne du secteur : du monoturbine léger EC 120 aux hélicoptères de transport moyen de la classe des dix tonnes, tels que les EC 225 et EC 725, en passant par le bimoteur EC 135.
Ce large éventail couvre environ 90 % du spectre des missions, dont le transport VIP, la recherche & sauvetage, la police, la desserte de plates-formes offshore, et les opérations militaires spéciales.

Confortant son rang de numéro un mondial au regard des prises de commande d’hélicoptères neufs, Eurocopter continue de dominer les segments civils et parapublics, et dispose d’importantes perspectives de croissance sur le marché militaire grâce à la montée en puissance de l’hélicoptère de combat Tigre et de celui de transport de troupe NH90.

4 – Systèmes de défense et de sécurité

La division Systèmes de Défense et de Sécurité (DS) constitue le pôle Défense et de Sécurité du groupe EADS. Son portefeuille de produits innovants et de solutions intégrées couvrant l’électronique, les missiles, les plates-formes, les systèmes et les services est conçu pour répondre aux changements croissants des besoins des forces armées et en matière de sécurité territoriale.

En 2005, MBDA, filiale d’EADS, s’est maintenue au rang de premier fournisseur mondial de systèmes de missiles. Outre sa participation active à la production de drones, son Unité Systèmes Aériens Militaires est l’un des partenaires majeurs du consortium Eurofighter. EADS, troisième fournisseur d’électronique de défense en Europe, joue un rôle important sur le marché des communications sécurisées et cryptées. La Division DS renforce également son activité sur le marché de la « sécurité intérieure ». La division compte environ 23 000 salariés dans une dizaine de pays.

5 – Espace

EADS SPACE est le troisième fabricant mondial de systèmes spatiaux, derrière Boeing et Lockheed Martin, et le premier fournisseur européen de satellites, d’infrastructures orbitales et de lanceurs. La Division Espace conçoit, développe et fabrique des satellites, des infrastructures orbitales et des lanceurs, en grande partie par l’intermédiaire de ses filiales, EADS Astrium et EADS SPACE Transportation (« EADS ST ») qui est le maître d’œuvre industriel unique du système Ariane 5. Enfin, EADS Space Services fournit des services spatiaux.
La Division Espace fournit également des services de lancement, par le biais de ses participations dans Arianespace, Starsem et Eurockot, ainsi que des services liés aux satellites de télécommunication et d’observation de la terre, par l’intermédiaire de sociétés spécialisées telles que Paradigm.
Autres activités

EADS comporte trois autres activités sans appartenance à l’une de ces cinq divisions : ATR qui est l’un des leaders mondiaux du marché aéronautique régional des appareils à turbo-propulsion de 40 à 70 sièges., Socata qui fabrique une gamme d’appareils légers destinés aussi bien à l’aéronautique civile privée qu’à la flotte publique., EFW, spécialiste de la conversion d’avions commerciaux Airbus en version cargo.

Né de la fusion du français Aerospatiale Matra, de l’espagnol Casa et de l’allemand DaimlerChrysler Aerospace, EADS est un leader mondial de l’aéronautique, de l’espace et de la défense. Un succès qui s’appuie sur le savoir-faire de plus de 110 000 salariés, l’innovation technologique, des programmes européens majeurs (Eurofighter, Ariane…) et des entreprises de premier plan telles qu’Airbus, Eurocopter, MBDA ou Astrium.

LES SOCIÉTÉS DU GROUPE LAGARDÈRE

AUDIOVISUEL

PRODUCTION TV
ANGEL Productions / Aubes Productions / Capital Image / DEMD Productions / DMLSTV / GMT Productions / Image & Compagnie / Lagardère Active / Léo Vision / Les Films d’Ici / Maximal Productions / Mezzo / Phare Ouest Productions / Productions 22 / Aubes Productions / Timoon Animation / 13 Production
PRODUCTION CINEMA
Capital Image / Lagardère Active
CATALOGUES / DISTRIBUTIONS / DROITS AUDIOVISUELS
Capital Image / Hachette Filipacchi Films / Lagardère Active / Lagardère Images / Lagardère Images International / Lagardère Networks International / M5-Europe Images International
CHAINES THEMATIQUES
Canal J / Filles TV / MCM / MCM Belgique / MCM POP / MCM TOP / Mezzo / TiJi
REGIE PUBLICITAIRE
Lagardere Active / Lagardere Publicité
MUSIQUE
Editions Musicales François 1er

INTERNET, NOUVEAUX MÉDIAS

EDITION DE CONTENUS THÉMATIQUES
Cellfish Media / Europe1 Interactive / Lagardere Active
E-COMMERCE
Lagardere Active
Conseil et Service Business to Business
Cellfish Media / Lagardere Active
Télévision Interactive
Lagardere Active
Régie publicitaire Internet / Nouveaux médias
Cellfish Media / Lagardere Active / Lagardere Publicité

RADIO

MUSIQUE
Antenne AC (Allemagne) / Delta Radio (Allemagne) / Europa FM (Roumanie) / Europa Plus (Moscou) / Europe 2 / Evropa 2 (Rép. Tchèque) / Frekvence 1 (Rép. Tchèque) / Info Radio (Rép. Tchèque) / Jacaranda FM (Afrique du Sud) / Kiss FM (Allemagne) / Lagardere Active / Lagardere Active Radio International / Main FM (Allemagne) / Radio Salü (Allemagne) / Radio Zet (Pologne) / Radio 1 (Hongrie) / Radio 21 (Roumanie) / Radiostacja (Pologne) / Retro FM (Moscou) / RFM / 100,5 Das Hitradio (Belgique).
INFORMATION

Europe 1 / Info Radio (Rép. Tchèque) / Lagardere Active / Lagardere Active Radio International / Main FM (Allemagne)
REGIE PUBLICITAIRE
Eurozet – RRM (Pologne) / Lagardere Active / Lagardere Active Radio International / Lagardere Active (activités Audiovisuelles) / Lagardere Active Radio International / Lagardere Publicité / Media Plus (Russie) / RadMark (Afrique du Sud) / RRM Bucarest (Roumanie) / RRM Spol Sro (Rép. Tchèque)

DISTRIBUTION, SERVICES

COMMERCE DE DETAIL
AELIA / HDS Inmedio Roumanie / HDS Polska / HDS Retail Asia Pacific (Australie) / HDS Retail Czech Republic / HDS Retail Deutschland / HDS Retail North America (Canada) / Lagardère Services / Lapker (Hongrie) / Payot Naville Distribution (Suisse) / Press Point International (Russie) / Press Shop (Belgique) / Relais H / SGEL (Espagne) / Virgin Megastore
Distribution de PROD. MULTIMEDIA
Lagardère Services / Payot Naville Distribution (Suisse) / SGEL (Espagne)
DISTRIBUTION PRESSE NATIONALE
AMP (Belgique) / Bulgarpress (Bulgarie) / Curtis Circulation Company (Etats-Unis) / Global Press (Rép. de Serbie) / HDS Polska (Pologne) / Lagardère Services / Lapker (Hongrie) / Payot Naville Distribution (Suisse) / SGEL (Espagne)
DISTRIBUTION PRESSE INTERNATIONALE
AMP (Belgique) / Bulgarpress (Bulgarie) / CZ Press (Rép. Tchèque) / Global Press (Rép. de Serbie) / HDS Inmedio Roumanie / Hua Dao Consulting Co. Ltd (Rép. Pop. de Chine) / Interpress Slovakia (Slovaquie) / Lagardère Services / Lapker (Hongrie) / LMPI (Canada) / Payot Naville Distribution (Suisse) / Press Point International (Russie) / SGEL (Espagne)

LIVRES

DISTRIBUTION
CRDL Hachette Lyon / CRDL Hachette Nantes / Diffulivre (Suisse) / Dilibel (Belgique) / Hachette Canada / Hachette Collections / Hachette Encyclopédies et Collections / Hachette Fascicoli, Srl (Italie) / Hachette Livre Distribution / Hachette Livre International / Hachette Partworks (Grande-Bretagne) / Lagardère Publishing / Le Livre de Paris / Livre Diffusion Services
EDITION
Armand Colin / Asterix / Branche Education : Lagardère Publishing / Branche Littérature générale : Lagardère Publishing / Bruño (Espagne) / Calmann-Lévy / Dunod / Edelsa Grupo Didascalia S.A. (Espagne) / Edicef / Editions Didier / Editions du Chêne / Editions Foucher / Editions Grasset et Fasquelle / Editions Hatier / Editions Jean-Claude Lattès / Editions Stock / Editions 1 / EPA / Gautier-Languereau – Deux coqs d’Or / Grupo Anaya, S.A. (Espagne) / Hachette Collections / Hachette Education / Hachette Encyclopédies et Collections / Hachette Fascicoli, Srl (Italie) / Hachette Illustré / Hachette Jeunesse Image / Hachette Jeunesse Roman / Hachette Littératures / Hachette Livre – Filiales Internationales / Hachette Livre Distribution / Hachette Livre International / Hachette Livre Polska sp.z.o.o (Pologne) / Hachette Pratique / Hachette Tourisme / Harlequin / Hatier International / Hazan / Hodder Headline (Grande-Bretagne) / Lagardère Publishing / Larousse / Le Masque / L.G.F. – Le Livre de Poche / Librairie Arthème Fayard / Marabout / Nouvelles Editions Ivoiriennes (NEI) (Côté D’ivoire) / Octopus France / Octopus Publishing (Grande-Bretagne) / Rageot Editeur / Salvat Editores, S.A. (Espagne) / The Orion Publishing Group (Grande-Bretagne) /

PRESSE

DISTRIBUTION PRESSE INTERNATIONALE
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DISTRIBUTION PRESSE NATIONALE
Lagardere Active
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EDITION DELEGUEE
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(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I (2) Le Monde – 15 juin 2006

Jerome Jaffré

Analyste politique. Ancien directeur général de la Sofres, il apportera son aide à Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier s’employait à orchestrer l’engouement médiatique en faveur de M. Balladur.

 

Jean-Michel Goudard

« Le lien entre eux s’est d’abord appelé Chirac. Père et fille. Au début des années 1990, Jean-Michel Goudard était le communicant de Chirac ; Sarkozy, le directeur de sa cellule présidentielle. Et tous deux ont été les témoins de mariage de Claude Chirac. Quand Sarkozy a rejoint Balladur, Goudard est resté avec Chirac. Mais ils ne se sont jamais quittés. Goudard est fasciné par le formidable appétit de Sarkozy, Sarkozy adore la fantaisie de Goudard, publicitaire hors norme, plus manager que créatif, qui a tout naturellement rejoint son équipe en début de campagne. Il y tient un rôle clé et discret : Cécilia a voulu placer ses propres hommes de communication. Mais l’amitié entre Sarkozy et Goudard est indestructible : depuis quinze ans, elle résiste à tout.» (1)

En 1978, il fonde avec Bernard Roux, Jacques Séguéla et Alain Cayzac l’agence RSCG puis fait la campagne législative du RPR avec Bernard Brochant. En 1991, il devient président d’Euro-RSCG puis, en 1995, travaille pour la campagne présidentielle de Jacques Chirac. Enfin, en 1996, il quitte Euro-RSCG pour présider BBDO International. Il est aujourd’hui chairman de BBDO Japan et a travaillé pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Franz-Olivier Giesbert

Journaliste.

 

 

 

 

Jacques Friedmann

Pour Jacques Chirac, il est l’ami des bons et des mauvais jours. Pour Edouard Balladur, il est le conseiller spécial, plutôt stratégique que technique. 
Éléments biographiques : 1932 Naissance à Paris. – 1957-1959 Elève à l’ENA (promotion Vauban). – 1964-1966 Chargé de mission puis conseiller technique au cabinet de Valéry Giscard d’Estaing. – 1969-1971 Directeur de cabinet de Jacques Chirac.- 1972-1974 Conseiller technique puis directeur du cabinet de Pierre Messmer, Premier ministre. – 1974-1982 Patron de la CGM. – 1983-1987 PDG de la Compagnie parisienne de chauffage urbain. – 1985 Président de la Caisse d’épargne de Paris. – 1986-1987 Chargé de mission auprès d’Edouard Balladur. – 1987-1988 Patron d’Air France. – 1989 PDG de la Société anonyme de gestion immobilière (Sagi).

Jean-Pierre Elkabbach

Biographie Wikipédia

« Que se passe-t-il à Europe 1 ? L’audience n’est pas au top, et l’ambiance interne est encore pire. Serait-ce la méthode Elkabbach qui est contestée ? Nicolas Sarkozy avait joué un sale tour à la crédibilité de la station en révélant que son patron « JPE » – qui dirige par ailleurs la chaîne Public Sénat – lui avait demandé son avis avant d’engager une journaliste… » (1)

(1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

Dominique Desseigne

Homme d’affaires français, né le 19 août 1944 à Commercy (Meuse). Il dirige actuellement le Groupe Lucien Barrière, spécialisé dans la gestion des casinos et des hôtels de luxe, après avoir été longtemps notaire (1980-1997).

Jean-Claude Decaux

Abris de bus, kiosques à journaux, panneaux de signalisation, aéroports, gares, terminaux de transit : J.C. Decaux est numéro un mondial du mobilier urbain, numéro un mondial de la publicité en aéroport et numéro un européen de l’affichage.

Il est présent dans 3400 villes de plus de 10 000 habitants et il est sur le point de s’implanter en Russie et vient de s’implanter en Ukraine. Lors de la publication de ses comptes semestriels, en septembre 2006, ses chiffres sont supérieurs aux estimations des analystes financiers : son chiffre d’affaire a augmenté de 13,4%, son résultat d’exploitation de 22%, et son résultat nets de 29%. Il venait alors de gagner un contrat pour l’aéroport de Los Angeles qui devrait générer un chiffre d’affaire de plus de 200 millions de dollars sur 10 ans. Il a gagné le contrat du tramway et des vélos en ligne de la ville de Marseille en octobre 2006. En janvier 2007, c’est le service des vélos en ligne qui lui revient.
4 pôles d’activité :
* Mobilier urbain : 334 000 faces publicitaires, 1 700 villes, 41 pays.
* Grand format : 216 000 faces publicitaires, 3 000 villes, 31 pays.
* Publicités aéroports : 213 000 faces publicitaires, 141 aéroports, 14 pays.
* Artvertising : 160 faces publicitaires, 46 villes, 18 pays.

Serge Dassault

C’est Nicolas Sarkozy, ami de son fils Olivier (député UMP), qui a « démêlé » la succession de son père Marcel(1)

(1) « Sarkozy et les patrons », Le Point, Paris, 26 août 2004.

Portrait à venir. Fiche Wikipédia :

Né Serge Bloch le 4 avril 1925 à Paris. Fils de Marcel Dassault. Chef d’entreprise et homme politique français.

Études :

  • Études secondaires au Lycée Janson de Sailly
  • École polytechnique (X)
  • École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace (SUPAERO)

Carrière industrielle :

  • En 1951, il entre à Générale Aéronautique Marcel Dassault comme ingénieur au bureau d’études des avions de série.
  • En 1955, il est nommé directeur des essais en vol (premier vol du Mirage I).
  • En 1961, il est nommé directeur de l’exportation et lance le Mystère 20 à l’exposition de la National Business Aviation Association à Pittsburg de 1962.
  • En 1987, après avoir exercé plusieurs fonctions de direction dans le groupe, il est nommé président-directeur général de Dassault Industries, devenue depuis le 8 juillet 1999 Groupe Industriel Marcel Dassault (Groupe Dassault, ou GIMD).
  • En 1998, il est condamné en Belgique à deux ans de prison avec sursis pour corruption dans le cadre de l’affaire « Agusta »
  • En 2000, il devient président d’honneur de Dassault Aviation,
  • Le 8 juillet 2004, il devient président de la Socpresse, groupe de presse publiant Le Figaro, ainsi que les magazines du groupe Express-Expansion, qui ont depuis changé de propriétaire.

Carrière politique :

En janvier 1974, il adhère au CNIP (mouvement fondé en 1949, avec pour objectif de rassembler sur le plan local et national les libéraux d’inspiration chrétienne et laïque ni MRP, ni radicaux, ni gaullistes)

En 1980, il crée l’Union des libéraux indépendants, devenu le Parti libéral, avant de rejoindre les rangs du RPR en 1986.

Il est élu maire de la ville de Corbeil-Essonnes en 1995, réélu en 2001. Un rapport de la chambre régionale des comptes signale que les comptes fournis par la municipalité sont faux, et que Serge Dassault abuse des heures supplémentaires. De plus, l’endettement est tel que, selon le journal Marianne, les impôts locaux vont devoir augmenter, sans garantie que les programmes de réhabilitation des cités puissent être achevés

De 1988 à 2004, il est conseiller général du canton de Corbeil-Essonnes-Est, puis sénateur de l’Essonne depuis septembre 2004.

Il est désormais membre de l’UMP. Il est Secrétaire National en charge du développement de la Gestion participative et il est Président de la Fédération professionnelle des métiers de l’Air, de l’Espace et de la défense. Il est depuis longtemps un soutien de Jacques Chirac.

Son mandat de sénateur a été contesté car estimé incompatible avec la direction de la société Dassault Aviation. Par décision du 23/12/2004 [3], le Conseil Constitutionnel a considéré qu’il n’est pas établi qu’il contrôle cette société, bien qu’étant président de GIMD qui en possède plus de 50%.

Famille :

Il est le fils de Marcel Dassault duquel il a hérité du groupe Dassault (voir aussi Dassault aviation). Alors qu’ils s’appellaient Bloch, ses parents, son frère et lui furent arrêtés par la Gestapo puis internés à Montluc et ensuite à Drancy. Son père fut déporté à Buchenwald en août 1944 pour avoir refusé d’apporter aux Allemands son savoir-faire aéronautique. Les Dassault furent sauvés huit mois plus tard par Marcel Paul, membre du Parti Communiste Français, et Albert Baudet.

Marié, il a 4 enfants : Olivier Dassault est député (UMP) à l’Assemblée Nationale; Laurent Dassault, 52 ans, est chargé des investissements du Groupe Dassault dans le domaine de la viticulture, il est également Président du Conseil d’Artcurial ; Thierry, 46 ans, se spécialise dans l’intelligence économique ; Marie-Hélène, 39 ans, est responsable de la communication et du mécénat, et son mari, Benoît Habert, 41 ans, est Directeur Général Adjoint du Groupe Dassault, en charge de la stratégie et du développement.

Patron de presse :

Serge Dassault a souhaité poursuivre l’œuvre de son père. « Jours de France », défendait une vision positive de l’évènement.

Les relations avec les journalistes ont souvent été difficiles. Ainsi par exemple, Serge Dassault a expliqué que les journaux doivent diffuser des « idées saines », car « nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche ». « J’espère que vous allez cesser de former des journalistes de gauche ! » avait ainsi lancé Serge Dassault, nouveau patron de la Socpresse (70 titres), à des responsables du Centre de formation des journalistes (CFJ), rue du Louvre à Paris

Il refuse que son journal publie, en août 2004, un entretien avec Andrew Wang, dans le cadre de l’Affaire des frégates de Taïwan (Entretien finalement publié dans le journal Le Point le 9 septembre 2004). À la suite de ses propos tenus sur la subordination du journal par rapport à son propriétaire surgissent pendant quelques mois des troubles au sein de la rédaction.

Ses autres activités :

  • Serge Dassault développe deux nouvelles activités: la voiture électrique équipé d’un moteur hybride le système Cleanova et les maisons modulables.
  • Il a également été l’actionnaire principal du Football Club Nantes Atlantique, qui représente un échec monumental. En effet le FCN connait en 2007 la relégation en Ligue 2 après 44 saisons passées au sein de l’élite. Serge Dassault est accusé par les supporters nantais de s’être séparé des figures historiques du club et de les avoir remplacés par des personnes plus proches de lui (Rudi Roussillon entre autres). On lui reproche également de s’être occupé du légendaire club de football comme entreprise plutôt que comme un club de football, ce qui a entraîné les canaris dans la plus détestable page de leur histoire. En juillet 2007, il revend le club à l’homme d’affaires franco-polonais Vlademar Kita pour 10 millions d’euros.

Décoration : Grand Officier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur

Voir aussi : Fondateur de la fondation qui porte son nom à Corbeil-Essonnes et Mennecy, fondation qui héberge et vient en aide à des handicapés.

Bibliographie :

  • J’ai choisi la vérité – PLON (1983)
  • Un Projet pour la France – Ed. Valmonde (2001)
  • Serge Dassault 50 ans de défis de Claude Carlier – Editions Perrin (2002)
  • Serge Dassault. Armes, presse, politique par Anne-Marie Rocco – Flammarion, avril 2006

Sources :

  • « Oui au libéralisme social » par Vianney Aubert, Hervé Bentegeat et Yves Messarovitch, Le Figaro Economie, 28 mai 1997
  • Le charme discret d’un anti-conformiste, par Jean-Marie Rouart, Paris Match 10-16 septembre 1998
  • Serge Dassault « Si riche et pas si bête », par Airy Routier, Le Nouvel Observateur, 10-16 septembre 1998
  • Entretien : Ce sont les clients qui dirigent l’entreprise, pas le gouvernement. Par Catherine Nay et Patrice Merites, Le Figaro Magazine, 1er avril 2000
  • Le libéral œcuménique (par Michel Cabinot), La Tribune , 11 septembre 2001
  • Frégates de Taïwan : L’interview d’Andrew WangLe Point, 9 septembre 2004 (par Jean Guisnel)
  • Soupçons sur les contrats des Mirage à TaiwanLe Parisien, 22 octobre 2003
  • Serge Dassault « L’homme qui aimait la presse », par Dominique Gallois et Pascale Santi, Le Monde, 21 septembre 2004
  • Le « Figaro » de PapyLe Nouvel Observateur, 23 septembre 2004
  • Dassault ressort les ciseaux au « Figaro », Libération, 22 septembre 2004
  • « Le Figaro » cherche une parade à DassaultLibération, 10 septembre 2004
  • « Les nouveaux habits de Dassault », par Jean-François Polo , 5 avril 2005

 

Jean-Marie Colombani

En janvier 1995, Jean-Marie Colombani devient président du Directoire de la SA Le Monde. Parallèlement, il est administrateur de l’Institut régional d’administration de Bastia, et intervenant régulier à RTL. Il anime également l’émission hebdomadaire La rumeur du Monde sur France-Culture.

Après ses études au lycée Hoche de Versailles et au lycée La Pérouse à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) , puis à l’université de Paris II-Assas et celle de Paris I-Panthéon-Sorbonne, Jean-Marie Colombani réalise un parcours sans faute. Il suit la voie royale du journalisme : licence de droit, Sciences Po Paris et diplôme de droit public. En 1973, il devient journaliste à l’ORTF, puis au bureau de FR3 à Nouméa. Intégrant l’équipe du Monde comme rédacteur au service Politique, il ne va plus quitter le célèbre journal, gravissant les échelons de la hiérarchie, jusqu’au poste de directeur.

 

Philippe Charrier

Président-directeur général de Procter et Gamble-France, né en 1954, amateur de boxe, Philippe Charrier est le nouveau président de l’association Entreprise et Progrès, qui s’est donné pour vocation de remettre l’homme au coeur de l’économie.

 

 

 

 

 

Vincent Bolloré

Vincent Bolloré, né en 1952, est à la tête d’un empire. Président du Conseil d’Administration et membre du Comité Exécutif de Havas (Euro RSCG Worldwide et Havas Media), 6ème groupe mondial de conseil en communication (75 pays, 14 400 collaborateurs), il a été sacré 451ème homme le plus riche du monde en 2006, selon le Magazine Forbes. Sa fortune est estimée à 1,25 milliard d’euros. « Bolloré c’est d’abord une des grandes fortunes de France (10ème, 12ème ou 14ème selon les sources), une vedette de la rubrique financière, une réputation de corsaire de la Finance » (1)

Depuis qu’il a racheté la papeterie familiale pour un franc symbolique en 1981, il dirige le Groupe Bolloré un groupe de 33.000 salariés présents dans le papier, les films plastiques, les plantations et le fret maritime. L’homme d’affaires a réussi une formidable plus-value en investissant dans Vallourec, une entreprise de tubes sans soudure, et dans bon nombre d’autres secteurs. « Les bons marchés sont ceux auxquels personne ne croit », a-t-il déclaré au magazine Challenges.

Depuis deux ans, il a investi dans les médias, en lançant la chaîne de télévision «Direct 8» en 2005 sur la TNT et les journaux gratuits «Direct Soir» (en 2006) et Matin Plus (en 2007, avec «Le Monde»). Il est par ailleurs actionnaire d’Aegis (Groupe publicitaire), de la SFP (Société Française de Production, et de Gaumont). On lui prête aussi l’intention d’entrer dans le capital de TF1 si Bouygues devait s’en séparer.

Vincent Bolloré et Nicolas Sarkozy.

Il est pour Nicolas Sarkozy « un ami de vingt ans », c’est lui qui a généreusement mis à sa disposition un jet privé et un yacht de soixante mètres lors de son escapade maltaise. En offrant l’hospitalité à Nicolas Sarkozy, Vincent Bolloré aurait perpétué, selon lui, une « tradition d’accueil ».

Vincent Bolloré et l’État.

Face à la polémique soulevée par les vacances du Président à Malte, les communicants du Groupe, en coordination avec ceux de Sarkozy, ont tenu à déclarer que le Groupe Bolloré « n’avait aucune relation commerciale avec l’Etat français ». Et son ami, et néanmoins président de la République, Nicolas Sarkozy de le protéger, arguant que « Vincent Bolloré n’a jamais travaillé avec l’État français ».

C’est faux, mais trop peu de journaux ont pris soin de vérifier. Le Monde.fr toutefois a publié, le 10 mai 2007, un article intitulé « Le groupe de Vincent Bolloré a bien obtenu des marchés publics ». La Tribune a déniché des contrats passés entre les Affaires Étrangères et une filiale de logistique de Bolloré (2). Mais ce sont surtout les fouineurs des médias indépendants, comme Amnistia et Bakchish (3), qui ont trouvé le plus de choses.

Aucun lien avec l’état ? Backchich l’affirme : « une simple vérification des bulletins officiels des annonces des marchés publics (BOAMP) et du site du ministère de la Défense suffit à s’en convaincre ». Le site va mettre ainsi à jour de nombreux marchés :

– Le 11 décembre 2006, Bolloré SA a remporté un marché du ministère de l’Intérieur pour la « mise en place de locaux de sûreté modulaires à l’hôtel de police de Grenoble » (342 329 euros hors taxes).

– Le 25 septembre 2006, le ministère des Affaires Etrangères a fait montre de sa confiance au groupe Bolloré via SDV qui a hérité du « traitement de la valise diplomatique fret » (« montant minimum, 1 400 000 euros HT, montant maximum 5 600 000 euros HT ».

– Un autre marché est remporté le 5 janvier 2006, par SDV logistique internationale, dont le montant, pudiquement, est désigné comme « indéfini ».

– Le 17 juin 2005, contre 36 millions d’euros, SDV a conclu avec la direction centrale du commissariat de l’Air un marché sur « le transport du fret par voie aérienne commerciale à la demande et pour le compte du ministère de la Défense ».

– La branche gabonaise de la SDV effectue ensuite une mission de « Fret transit aérien » (la Défense donne une fourchette : entre 90000 et 149999 euros) pour les bidasses françaises exilées au Gabon du 6e Bataillon d’infanterie de marine (BIMA).

De même, face à ceux qui, à l’instar du SNRT-CGT, SNJ-CGT de France 3 (4) ont souligné que le groupe Bolloré a des intérêts importants dans l’audiovisuel (sujet sensible en période électorale), le groupe s’est senti obligé de faire une nouvelle mise au point, précisant notamment qu’il ne détient que 40,6% de la Société Française de Production (plateaux TV utilisés notamment pour des débats récents, infrastructure de production, studios de tournage), où il ne serait qu’un « partenaire dormant ». Le Groupe Bolloré n’est donc pas sans relation commerciale avec le secteur public, quand bien même le chiffre d’affaires induit par ces relations apparaîtrait dérisoire par rapport à celui du secteur transport et logistique.

La même question, et d’autres, pourrait être posée depuis que Bolloré a acquis 46 % de l’institut de sondage d’opinion CSA (dont le site Internet indique qu’il serait « le premier institut français indépendant »). Ce même institut qui a réalisé le 9 mai 2007 un sondage révélant que 65 % des Français ne se disaient pas « choqués » par les vacances de luxe offertes par Bolloré à Sarkozy.

Vincent Bolloré et les médias.

Son compteur de transactions affiche le rachat inabouti du quotidien Libération fin 2004, le raid réussi sur Havas (sixième groupe publicitaire mondial) en 2005, le lancement récent d’une chaîne TNT et la création de quotidiens gratuits. Il tente actuellement d’acquérir Aegis (achat d’espaces publicitaires et marketing).

Genèse, structure et Stratégie du groupe Bolloré.

La famille, solidement implantée dans le pays de Quimper, dont la toponymie a inspiré l’appellation des sociétés détenues par Vincent Bolloré (Financière de l’Odet, Compagnie des Glénans, Financière du Loch…), était de tradition fortement catholique, conservatrice, patronale-paternaliste. Les érudits locaux évoquent encore la messe quotidienne devant l’entrée de l’usine entre les deux guerres et le financement de la construction de l’école libre. Les célébrités du clan sont le fondateur, en 1822, de l’usine de Cascadec ; ensuite le papier à cigarettes OCB (Odet-Cascadec-Bolloré) ; enfin Gwenaël Bolloré, l’oncle de Vincent (1925-2001), héros de la Deuxième Guerre Mondiale, puis océanographe et muséologue amateur. C’est lui qui pose sur la fameuse photo aux côtés de Blum. Gwenaël Bolloré a partagé son temps entre l’entreprise familiale et la direction d’une maison d’édition, la Table Ronde, dont il a été PDG jusqu’en 1988. Maison d’édition considérée comme un foyer intellectuel de la droite dans les années 1950 et 1960, qui a lancé la jeune droite littéraire, puis servi de tribune aux partisans de l’Algérie française (5), rachetée par Gallimard après que Vincent Bolloré lui-même en a été le propriétaire en 1987-1989, elle est aujourd’hui dirigée par l’homme de lettres corrézien-chiraquien Denis Tillinac.

Vincent Bolloré a eu pour parrains, dit-on, les dirigeants de la Compagnie Financière Rothschild, où il a appris le métier, ceux de la Banque Lazard, et l’assureur Claude Bébéar. On l’a toujours dit bien introduit dans les sphères du pouvoir politique : il est le beau-frère, ou l’ex-beau-frère, on ne sait plus, de Gérard Longuet, ex-ministre, ex-président de conseil régional de Lorraine.

Après avoir repris les activités familiales, Vincent Bolloré s’est étendu (rachat du concurrent Job), modernisé, diversifié : rachat d’entreprises de transports internationaux (la SCAC), de distribution de produits pétroliers (Rhin-Rhône, créée par Elf), etc. En 1991, il réalise un gros coup : le rachat de l’armateur Delmas-Vieljeux, au moyen d’une OPA au cours de laquelle il est assisté par le Crédit Lyonnais (c’est l’époque du soutien de la banque à une nouvelle génération de capitaines d’industries, Pinault, Lagardère, Tapie et autres Parretti…) et par Bébéar/AXA. Il rend à son tour un grand service au Crédit Lyonnais en reprenant tout ce que Parretti avait acquis grâce aux largesses de la banque (6) dans des filiales du Groupe Rivaud, en particulier Pathé : premier pas de danse en direction de l’audiovisuel – mais Pathé sera immédiatement cédé à Jérôme Seydoux, du groupe Chargeurs.

Sa proximité avec le groupe Rivaud qui, entre autres activités, aurait été la banque du RPR, se transforme en rachat pur et simple en 1996 lorsque le Comte Jean de Beaumont, PDG, et son gendre le Comte Edouard de Ribes, directeur général (aujourd’hui administrateur chez Bolloré), doivent rendre des comptes à la Justice. Bolloré hérite de vieilles compagnies coloniales encore très rentables (Compagnie des Caoutchoucs de Padang, Compagnie du Cambodge, Plantations des Terres Rouges), et d’intérêts en Afrique et en Asie qui complètent son pouvoir dans les transports, la logistique, la gestion portuaire. Un pouvoir très critiqué dans certains pays d’Afrique, et qui a été dénoncé par les observateurs de la Françafrique.

Ainsi, avant de s’attaquer véritablement aux médias, Vincent Bolloré a construit en peu de temps un empire qui s’étend aux transports maritimes, concessions portuaires, plantations tropicales, lignes ferroviaires en Afrique, fabrication de papiers à cigarettes (Zig Zag, Job, OCB) et de films plastiques, de batteries électriques, commerce de cigarettes en Afrique francophone, distribution de produits pétroliers en France, etc. Son groupe est une cascade de holdings financiers soigneusement contrôlés, et il a abandonné notamment les activités bancaires de Rivaud et (en 2004) le papier à cigarettes, mais il a pris des parts dans plusieurs sociétés industrielles importantes en Europe, tout en montant des coups sur des sociétés comme Pathé ou TF1, qui lui rapportent de fortes plus-values.

Vincent Bolloré, aujourd’hui, est saisi par les techniques de communication et d’information. Techniques et moyens de diffusion : acquisitions dans les moyens de production audiovisuelle, studios de tournage et prestations de services, cinéma, radio, télévision, presse écrite et aussi, vastes enjeux, publicité et télécommunications.

Le Groupe Bolloré c’est tout d’abord une forte implication dans l’infrastructure des médias, les moyens techniques, les nouvelles technologies :

1) Production et prestations audiovisuelles depuis la privatisation de la SFP (2001), acquisition faite avec Euromedia : Bolloré détient 40,6 % de la SFP, le reste à Euromedia – mais Bolloré dispose de 24% d’Euromedia. Le groupe Euromedia Télévision (EMT) détient les studios de Saint-Denis et d’Arpajon et il gère les anciens studios de la Victorine à Nice. La SFP détient les studios de Bry sur marne, de Saint-Ouen et de Boulogne-Billancourt (le studio du débat Royal-Sarkozy du deuxième tour), et une force de frappe très sollicitée par les tournages et les reportages – y compris ceux des chaînes de service public, qui représentent entre le quart et le tiers des commandes ;

2) VCF (Vidéo Communication de France), rachetée en 2003 : prestations techniques ;

3) Streampower : vidéo et Internet numériques, programmes interactifs.

4) et, depuis 2006, des ambitions dans les télécoms avec l’obtention de 12 licences régionales Wimax – et acquisitions dans la technique Wifi.

Adepte d’une synergie entre logistique audiovisuelle, diffusion de programmes et publicité, le Groupe Bolloré, c’est aussi :

1) Direct8, chaîne de télévision numérique agréée par le CSA dans le lot des chaînes TNT gratuites. Munie d’un budget de 30 millions d’euros par an, elle est installée dans la Tour Bolloré, à la Défense, et émet depuis mars 2005 sous la direction de Philippe Labro. En réserve, le projet de chaîne Télé-Toujours, en vue d’une éventuelle extension de la TNT, et associé à un catalogue de droits audiovisuels.

2) Plus de 26 % de Havas, groupe publicitaire détaché de Vivendi après la fusion avec l’ancien groupe Havas. Cette participation s’est accrue en mai 2007, passant à 30,5 %.

3) Plus de 30 % d’Aegis, importante société d’achats d’espaces dans les médias (avec notamment Carat pour la France), également société de conseil et d’études de marché.

4) Le quotidien gratuit du soir, Direct Soir, lancé en 2006 (en coordination avec la chaîne Direct8).

5) Le quotidien gratuit du matin dit « haut de gamme », Matin Plus, créé en collaboration avec Le Monde (70 % Bolloré, 30 % Le Monde) et lancé en février 2007 après bien des tergiversations – et dont le coût annoncé par Bolloré lui-même serait de 52 millions d’euros avant d’atteindre à la rentabilité.

6) Une participation de 46 % au capital de l’institut de sondage CSA (patron : Roland Cayrol) depuis septembre 2006.

7) RNT, la Radio des Nouveaux Talents, radio AM et Internet née en 2004.

8) 10% de la société cinématographique Gaumont (production, distribution et exploitation).

9) Une salle de cinéma à Paris, le Mac Mahon, spécialisée dans le répertoire cinématographique (et bénéficiant d’une modeste subvention annuelle de 7500 euros).

10) Quelques intérêts minimes en Italie, probablement du fait de son alliance avec la banque Mediobanca dont il détient des parts, notamment dans le groupe de presse RCS.

Bolloré a annoncé en 2004 qu’il avait décidé d’investir 10% de ses actifs dans les médias. L’évolution a été très rapide, fondée sur la conjugaison entre les médias, leur infrastructure, les études (le marketing, en fait), et le nerf de la guerre : les recettes publicitaires. L’économie de l’immatériel en marche…

Tandis que le périmètre d’intervention du groupe est en constante évolution (vente récente d’actifs dans les secteurs transport, tabacs, industrie), l’investissement dans la communication et les médias devient central bien que ne représentant guère que 1 à 2 % des revenus du groupe. Mais, comme dans le cas de Lagardère (et comme Messier il y a quelques années), la « vieille » économie (transports, fabrications, infrastructures rentables) finance les nouveaux enjeux, les nouveaux pouvoirs, les nouvelles puissances.

Daniel Sauvaget

[(1) Acrimed – Daniel Sauvaget : Vincent Bolloré à l’assaut des médias (2) Site Internet de La Tribune, 11 mai 2007 I (3) Lire sur le site de Bakchich : « Bolloré et Sarkozy, une amitié au service de l’Etat », 9 mai 2007 ; et sur le site d’Amnistia : « Le groupe Bolloré abonné aux marchés d’Etat » I (4) Communiqué de Presse du 10 mai 2007 : « Vincent Bolloré, propriétaire du yacht sur lequel M. Sarkozy vient de passer une retraite monacale clame haut et fort qu’il n’a jamais eu aucune relation commerciale avec l’Etat français. Il n’a bien sûr rien à voir avec le rachat, au quinzième de sa valeur, de la Société Française de Production (SFP), ex entreprise publique, et actuel fleuron de son empire médiatique. Rien à voir non plus avec les flux de commandes publiques obligatoires qui la font fonctionner au détriment de l’outil public de France 3 et de ses salariés. Et c’est probablement un hasard si le débat Sarkozy/Royal a été enregistré dans un des studios SFP de ce grand industriel qui ne doit rien à l’Etat français » (SNRT-CGT, SNJ-CGT de France 3) I (5) Cf. Histoire des droites en France, sous la direction de Jean-François Sirinelli, Gallimard, 1992, volume 2, pp. 280-290 I (6) C’est l’époque de la Série Noire au Crédit Lyonnais, documentaire TV de Fabrizio Calvi et Jean-Michel Meurice, et livre des mêmes auteurs, Albin Michel, 1999 I ]

Martin Bouygues

 

« Celui-là, affirme Cécilia Sarkozy, il tient une place à part. Il vient avant tous les autres. » (1)

« Un intime de Nicolas Sarkozy depuis plus de vingt ans : le PDG du groupe Bouygues, et actionnaire principal de TF1, fut même son témoin lors de son mariage avec Cécilia. Entre habitants de Neuilly, on sympathise… surtout quand on peut se rendre service. L’avocat d’affaires qu’est aussi Nicolas Sarkozy a ainsi travaillé pour le groupe Bouygues, quand il n’était pas au gouvernement. Son élection aura des conséquences essentielles pour l’avenir de son ami Martin. Celui-ci était devenu le principal actionnaire du groupe Alstom lors du dernier passage de Nicolas Sarkozy à Bercy, et il est maintenant intéressé par la prise de contrôle d’Areva et de la filière du nucléaire civil. Pour se payer Areva, Martin serait prêt à vendre sa division de téléphonie mobile.» (2)

Martin Bouygues dirige le Groupe Bouygues, côté au CAC 40 qui regroupe trois grands secteurs : la construction (autoroutes, ponts, complexes, mais aussi les prisons pour mineurs commandées par le ministre de l’Intérieur), la téléphonie (Bouygues Telecom), et les médias : TF1 (dont il est actionnaire principal avec 43%), LCI, Eurosport International… Le Groupe Bouygues détient aussi 25% du capital d’Alstom.

Martin Bouygues et Nicolas Sarkozy.

Habitant de Neuilly, Martin Bouygues était témoin au mariage du Président. Il est également parrain de son fils Louis Sarkozy. Ancien client du cabinet d’avocat de Nicolas Sarkozy.

« Pour Martin [Bouygues], explique un observateur, Sarkozy est une espèce de maître à penser. Pour Sarkozy, Martin est une force. Leur duo est une association, une PME. Ce qui explique en partie pourquoi, pendant la campagne de 1995, TF1 est devenue “télé Balladur”. Bouygues ne rendait pas service à Balladur, mais à l’un des lieutenants. » (3)

Lire aussi :

Avantage et Handicap

[Sources : (1) Le Figaro 27.11.04 (2) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) (3) Victor Noir (collectif de journalistes sous la direction de Laurent Valdidié et Karl Laske), Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus, Denoël Impact, Paris, 2005, p. 56]

 

Bernard Arnault

PDG de LVMH, leader mondial du luxe avec 64 marques de mode ou d’alcool. Payé 13.000€ de l’heure, Bernard Arnault se place en tête du classement des patrons les plus riches de France pour la deuxième année consécutive (1). En 2003, son salaire était de 3,87 millions d’euros, il a été estimé depuis à près de 4 millions d’euros. En 2005, sa fortune (21,5 milliards d’euros) faisait de lui l’homme le plus riche de France (2). Deuxième actionnaire de Carrefour, numéro 2 planétaire de la grande distribution (9,1% du capital avec le fonds américain Colony Capital). Président du conseil d’administration du Groupe Arnault SAS, président du conseil d’administration de Montaigne Participations et Gestion. Par ailleurs, Arnault possède La Tribune et Les Echos.

Bernard Arnault et Nicolas Sarkozy

« Les Sarkozy et les Arnault ont fait autrefois plusieurs voyages ensemble. Malgré des rumeurs d’éloignement, Arnault était là quand, le 14 janvier au soir, le futur président a réuni l’ensemble de ses proches après son premier meeting de candidat.» (3)

Bernard Arnault, qui vit à Neuilly, a été témoin au mariage du Président Nicolas Sarkozy – lequel assistera à son tour à celui de Delphine, sa fille.
C’est un ancien client du cabinet d’avocat de Nicolas Sarkozy.

Éléments biographiques.

A sa sortie de Polytechnique en 1969, Bernard Arnault intègre l’entreprise Ferret-Savinel. Il la préside de 1978 à 1984, avant de devenir le PDG de Financière Agache S.A. et de Christian Dior S.A. Il entreprend alors de réorganiser le groupe dans le cadre d’une stratégie de développement fondée sur les marques de prestige.
En 1987, il crée le premier groupe mondial du luxe, LVMH (Moët Hennessy, Céline, Chaumet, Dior, Donna Karan, Emilio Pucci, Fendi, Givenchy, Guerlain, Kenzo, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Sephora, Tag Heuer…).
Avec son ami Albert Frère, Bernard Arnault possède Château Cheval blanc, le premier grand cru classé de Saint-Emilion. Il est également le principal actionnaire du plus grand vin de Sauternes, le Château d’Yquem.
Presse : La Tribune, Investir, Radio Classique.

[Sources : RTL I (1) Magazine Challenges I (2) Classement 2005 du Magazine Forbes I (3) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur) I Là-Bas si j’y suis du 03.01.08]

 

Jean-Claude Darmon

Celui qui avait perdu de sa splendeur médiatique en quittant, mi-2004, la présidence de la société de marketing sportif Sportfive après sa prise de contrôle par l’investisseur américain Advent International est devenu le personnage central de la spectaculaire opération menée par les services de la répression des fraudes dans le milieu du football professionnel. Plusieurs de ses sociétés et anciennes sociétés ont été perquisitionnées le jeudi 17 février 2005. Inculpation : faux, usage en écritures privées, complicité et recel, abus de biens sociaux.

 

 

Henri De Castries

« Cet aristocrate passé par HEC et l’ENA s’est hissé à la tête d’Axa en 2000, sous la houlette de son mentor, Claude Bébéar, le parrain du capitalisme français. Malgré ses allures lisses, ce catholique pratiquant, amateur de chasse et d’histoire, s’est imposé comme un poids lourd du CAC 40. Il a fait partie des patrons les plus consultés par Sarkozy durant la campagne.» (1)

Portrait à venir. Fiche Wikipédia :

Né le 15 août 1954 à Bayonne. Président du Directoire d’Axa depuis mai 2000.

Formation :

Etudes primaires à l’École Saint-Jean-de-Passy

Etudes secondaires au Collège Stanislas de Paris

1976 : Sorti de HEC Paris (même promotion que Serge Lepeltier et Denis Kessler)

1980 : Sorti de l’ENA (Promotion Voltaire, dont ont fait partie Dominique de Villepin, François Hollande et Ségolène Royal)

Licence de droit

Carrière :

1980-1984 : fait des missions d’audit pour l’Inspection des Finances dans différentes administrations françaises1984 : devient membre de la Direction du Trésor

1986 : participe à la privatisation d’entreprises, puis prend la responsabilité du marché des changes et de la balance des paiements

1989 : rejoint la direction centrale des finances du groupe Axa

1991 : Nommé secrétaire général d’Axa, il est responsable des restructurations juridiques et des fusions liées à l’intégration des sociétés de la compagnie du Midi

1993 : Nommé directeur général d’Axa, il prend en charge la gestion des actifs, les sociétés financières et immobilières

1994 : Prend en charge la responsabilité de l’Amérique du Nord et de la Grande-Bretagne

1996 : Est étroitement lié a la fusion avec l’Union des assurances de Paris et à l’intégration des deux groupes

1997 : Devient Président du Conseil d’Administration d’Equitable (future AXA Financial)

2000 – en cours : Président du Directoire d’Axa

Henri de Castries est également administrateur de l’Association pour l’Aide aux Jeunes Infirmes et est Président d’AXA Atout Cœur.

En mai 2007, Henri de Castries a annoncé qu’il renonçait à ses stock-options sur les titres Axa pour 2007. « J’estime, avec le conseil de surveillance, que j’en ai déjà reçu un nombre suffisant et que cette distribution annuelle de stock-options pour les dirigeants ne doit pas être systématique», a-t-il expliqué.(1)

Source : Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy (Dossier réalisé par Hervé Algalarrondo, Claude Askolovitch, Carole Barjon, Claude Soula, Natacha Tatu et la documentation du Nouvel Observateur)

 

Philippe Bourguignon

Homme d’affaire et chef d’entreprise français né en 1948. Il a effectué une grande partie de sa vie professionnelle dans le secteur du tourisme, où il a fait une carrière internationale.

Il est diplômé d’une maîtrise en économie de l’université d’Aix-en-Provence et également diplômé de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Paris.

Il a notamment dirigé :

– de 1974 à 1988, chargé du développement sur l’Asie et le Pacifique chez Accor

– de 1988 à 1992, responsable du développement immobilier de la Walt Disney Company (Europe)

– de 1992 à 1997, PDG d’Eurodisney et simultanément d’octobre 1996 à mars 1997, vice-président de la Walt Disney Company (Europe)

– de avril 1997 à janvier 2003, PDG du Club Méditerranée

– depuis 1999, membre du directoire de eBay et du site de rencontres Meetic depuis 2003

– de août 2003 à mars 2004, administrateur délégué du Forum économique mondial de Davos, poste duquel il démissionne en mars 2004, a priori pour prendre la présidence du conseil commun d’Eurotunnel début avril mais une fronde des actionnaires l’en empêchera.

– de Avril 2004 à octobre 2005, PDG d’ Aegis Média (ex-Carat), société de recherches en marketing et communications

– depuis le 28/11/05, vice-PDG de Revolution Resorts, une nouvelle filiale de la société Revolution LLC de Steve Case

Il est membre du conseil d’administration d’eBay (premier site mondial de vente aux enchères en ligne), de Meetic (France) et a été administrateur de Canal+, du journal ‘Libération’ et de l’Institut Aspen France. Il a également été Président du Conseil Scientifique « Attractivité Economique du droit », au Ministère de la Justice, en 2004 et 2005.

Chevalier de la Légion d’honneur, officier dans l’Ordre national du Mérite, Philippe Bourguignon a également été décoré de l’Ordre du Wissam Al Alaoui du Maroc.

Philippe Bourguignon s’est partagé durant toute sa carrière entre la France, les États-Unis et l’Asie. Passionné par la gestion et le marketing autant que par le sport ou la création artistique, ce grand patron éclectique et iconoclaste a toujours préféré délaisser bureaux et salles de conférence pour sillonner le monde et partir à la découverte des autres. Chefs d’entreprise, politiques, intellectuels, sportifs, stars, mais aussi cast members de Disney, GO du Club Med ou inconnus de passage, nombreux sont les personnages de tous horizons qui ont marqué sa vie comme sa carrière.

Bibliographie :

– 2003 : Une nouvelle société de loisirs

– Septembre 2005 : Hop ! Aux éditions Anne Carrière. Philippe Bourguignon y raconte ses aventures et mésaventures, ses passions et ses colères, ses réussites et ses regrets, ses rencontres et ses expériences.

Georges-Marc Benamou

Depuis mai 2007, il est conseiller du président de la République pour la culture et l’audiovisuel. Ancien directeur du mensuel Globe, fondé grâce à l’argent du milliardaire Pierre Bergé, PDG de Yves Saint-Laurent, pour « voir les intellectuels et les stars du show-biz se rassembler sous le signe de la fête, et mobiliser la jeunesse contre la montée du racisme » (Globe n°33, décembre-janvier 1988).

Le Plan B en a tiré un joli portrait dans l’article Quand la serpillière de BHL cire les parquets de l’Élysée. Extraits :

Au milieu des années 1980, Mitterrand cherche un histrion pour mettre en scène son virage libéral. Le doigt sur la couture du pantalon, Georges-Marc Benamou fait un pas en avant. Dans les années 1990, BHL, Kouchner et le PS font pleuvoir les bombes humanitaires de Bagdad à Belgrade. Ils cherchent un attaché de presse. « Présent ! », hurle Benamou. En 2007, les mêmes rallient Sarkozy. Lequel cherche un « conseiller » pour la culture et l’audiovisuel. « Moi, chef ! », supplie Benamou. Le Plan B retrace ce parcours de vingt ans marqué par la grandeur…

Partisan de la guerre du Golfe en 1990-1991, Benamou est avant tout l’ancien directeur de Globe, un magazine qui pendant le deuxième septennat de Mitterrand, devient un bulletin de Cour. Il y défend tous les choix de l’homme dont il deviendra le biographe et le confident, et qu’il désignera comme le « dernier roi de France ». Mitterrand laisse faire, déplorant seulement les « questions de primate » de Benamou.

Va-t-en-guerre avec le sang des autres, le mensuel se montre suffisamment « ouvert » et « complexe » pour soutenir les politiques de la droite quand celle-ci revient aux affaires en mars 1986. Ainsi, en juin de cette même année, Globe applaudit la privatisation de TF1 annoncée par François Léotard, qui sonne le glas de la « religion du service public » ; en juillet, le magazine assène en couverture que « Le privé c’est pas si con ». L’édition de mars avait pourtant publié un manifeste, signé par BHL, qui listait les mesures formant « l’infranchissable limite au-delà de laquelle c’est notre culture démocratique qui se verrait entamée ». Y figurait « la remise en cause du principe de service public, de radio et de télévision. » Comment expliquer ce revirement ? Lagardère, candidat à l’acquisition de la chaîne publique, avait sifflé la fin de la récréation et exigé de ses caudataires (dont BHL, directeur de collection à Grasset) qu’ils revoient leurs positions. Ce que Lévy, son boy Benamou et Globe à sa suite, s’empressèrent de faire.

En 1997, année de l’arrivée au pouvoir de la « gauche plurielle », Georges-Marc Benamou reprend du service. Jean-Luc Lagardère l’a choisi (sur les conseils de Bernard-Henri Lévy, ami intime de l’industriel depuis 1981) pour reprendre les rênes de L’Événement du jeudi (rebaptisé L’Événement en 1998).

Antiraciste sous Mitterrand, Benamou est donc devenu « libéral-libertaire » sous Jospin (une ligne qu’il revendique pour son magazine dans Libération, le 1er juin 1999). Son héros n’est plus Harlem Désir, mais Daniel Cohn-Bendit (devenu lui-même centriste).

L’ex-libertaire Benamou se proclame aujourd’hui « républicain de gauche » (Le Parisien, 21. 5.07) et inspiré par Maurice Barrès (France Culture, 1.8.07). Mais peu importe, au fond, les méandres sans rime ni raison du bénamoulisme : après Jacques Attali, Dominique Strauss-Kahn, Hubert Védrine, Jack Lang, Bernard Kouchner… la liste de ceux qui ont, comme Benamou, craché dans la soupe socialiste pour que Sarkozy puisse l’avaler, ne cesse de s’allonger. À l’Élysée, l’ex attaché de presse de BHL assure d’ailleurs « rester un homme de gauche » (Le Parisien, 21.5.07).

Depuis sa nomination au poste de conseiller du chef de l’État, Benamou mène grand train et multiplie ses frasques inspirées par les Communards. En juillet dernier, il a fait intervenir Sarkozy auprès de la mairie UMP d’Aix-en-Provence pour être l’invité tous frais payés du festival lyrique. Un mois plus tôt, le 6 juin 2007, au bar d’un grand hôtel parisien, il jetait un ramequin de cacahuètes sur un employé dont le service l’avait mécontenté. Résultat : c’est la victime qui est sanctionnée par une mise à pied de cinq jours après une intervention de l’Élysée. Enfin, les idéaux de justice de Benamou l’ont emporté.

Illustration © Gérard Eleouët

 

Andrée Sarkozy

« Comme beaucoup d’hommes politiques, Sarkozy est un fils à maman. Aujourd’hui encore, il joint tous les jours au téléphone « Dadu » : c’est le surnom de cette femme de caractère. » (1)

Parce qu’elle avait très envie de découvrir les soldats de l’armée enterrée, elle a accompagné son fils lors de sa visite officielle en Chine. Les compliments d’une presse unanimement mielleuse n’ont alors cessé de pleuvoir sur cette femme de 80 ans qu’on a alors présentée comme « drôle » et douée d’un formidable « sens de la repartie ». La voir aux côtés du chef de l’État a « bien disposé » les autorités chinoises, notent les connaisseurs, mais il semblerait surtout qu’elle ait amusé les invités du président avec ses anecdotes : « Elle connaît depuis longtemps un jardinier fan de son fils Nicolas. En 1993, ce jardinier trouvait que Nicolas faisait un bon ministre du Budget. En 2003, il trouvait encore qu’il faisait un bon ministre de l’Intérieur, puis un bon ministre de l’Économie. Un jour, ce jardinier lui a dit : « votre fils devrait être ministre de tout » ». Et « Dadou » de conclure : « Hé bien, maintenant, il l’est ! »Lorsqu’Andrée Sarkozy parle politique, c’est pour saluer l’humour de Jean-Pierre Raffarin, le style de madame Lagarde, et souligner son amitié avec Rachida Dati et Nathalie Kosciusko-Morizet, les « gamines » du gouvernement… Et lorsqu’elle parle de son fils aux journalistes, c’est pour confier « oui, c’est vrai, j’ai abandonné Nicolas. Mais il avait 28 ans, monsieur, et il était marié ! »

Les couloirs du QG bruissent encore des colères homériques dont son fils est coutumier ? Qu’à cela ne tienne. Avec une mauvaise foi toute maternelle, elle assène : « Il était très colérique, petit. Mais, depuis longtemps, c’est fini ! », précisant que « contrairement à ce que beaucoup de monde a dit, je n’ai jamais trouvé Nicolas particulièrement excité.» Elle admet juste qu’avec l’âge, « comme tout le monde, il a acquis une certaine maturité – c’est normal ! ».

Côté futur, un souhait seulement : « J’espère que personne ne se remariera ! J’en ai marre des mariées ! »

[Sources : (1) Le Nouvel Obs : Les 100 de Sarkozy I L’Express I Le Figaro I Gala]

Manuel Aeschlimann

Maire d’Asnières-sur-Seine et député des Hauts-de-Seine. Asnières, ville profondément ancrée à droite, vit depuis une vingtaine d’années une succession de révolutions de palais au sein de la majorité municipale. La gauche se contente d’y faire de la figuration et de dénoncer les turpitudes locales, sans plus d’espoir électoral. Les détracteurs d’Aeschlimann, par ailleurs « conseiller pour l’opinion » de Nicolas Sarkozy, lui reprochent d’en avoir fait un laboratoire du communautarisme. Sa propre épouse, Marie-Dominique Aeschlimann, non contente d’être maire adjoint, a été propulsée secrétaire nationale de l’UMP en charge des « ultramarin s», y compris ceux qui vivent dans l’Hexagone.

La mairie d’Asnières donne des couleurs aux électeurs (Découverte d’un fichier électoral classé en toute illégalité par pays de naissance). Article

Fiche Wikipédia :

Manuel Aeschlimann (né le 22 octobre 1964 à Asnières-sur-SeineHauts-de-Seine) est un homme politique français. Il est maire d’Asnières-sur-Seine et député des Hauts-de-Seine.

 

Biographie

Jeunesse et formation

Élève de Sainte-Croix de Neuilly, il suit des études de droit à Assas, et obtient une Maîtrise de Droit privé et un DEA de Science politique et de droit public.

Chargé de conférence à Assas, il devient maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris spécialiste de la stratégie électorale.

Maire d’Asnières-sur-Seine

Militant au RPR à partir de 1987, il entre au conseil municipal d’Asnières-sur-Seine à l’âge de 25 ans, puis est nommé premier adjoint au maire. Mais en 1992, il se désolidarise de l’équipe municipale, ce qui entraîne son exclusion du RPR. Il se présente alors, la même année, aux cantonales sous l’étiquette Génération écologie, mais est également exclu de ce mouvement. De 1994 à 1999, il est 1er adjoint divers droite au maire d’Asnières-sur-Seine. Membre du Conseil général des Hauts-de-Seine, il en préside en 1994 la Commission de la culture, de la jeunesse et des sports, et devient président du Rassemblement national des élus locaux pour la sécurité. Il est élu maire UDF d’Asnières-sur-Seine en 1999. Il entre à l’UMP à la création de celle-ci, en 2002.

Son mandat voit plusieurs polémiques et procédures judiciaires apparaître. Il a été mis en examen, à sa demande, en juin 2006 pour complicité de favoritisme dans l’attribution d’un marché public dans sa commune

Depuis 2006, une enquête est en cours à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), concernant des listes électorales (environ 30 000 noms) qui auraient été triées par origine ethnique à la mairie d’Asnières. Pour Manuel Aeschlimann, cette dénonciation à trois semaines des élections n’aurait rien d’étonnante. Il affirme par ailleurs que tous les fichiers de la Mairie ont fait l’objet d’une déclaration auprès de la CNIL et qu’il se réserve le droit de porter plainte pour dénonciation calomnieuse

En septembre 2006, il fait intervenir la police municipale pour faire cesser les troubles causés en conseil municipal par l’ancien adjoint, Jean-Jacques Semoun, et deux autres conseillers d’opposition de droite, du fait de l’utilisation d’un porte-voix. Le site Rue89 parle de la « guérilla judiciaire » qu’Aeschlimann mène contre son opposition.

Début décembre 2007, la presse se fait l’écho d’un rapport de la chambre régionale des Comptes d’Île-de-France. La Mairie a indiqué que les documents publiés ne sont pas ceux remis à la chambre régionale des comptes. Ce document met en cause plusieurs aspects de la gestion de la mairie d’Asnières-sur-Seine, en particulier : faiblesses fiscales et lourd endettement, une consommation excessive de carburant pour les véhicules de la mairie, un véhicule attribué à la femme du maire, « des honoraires d’avocats somptuaires », la « nomination irrégulière d’un cadre technique », gestion de la construction d’un parking, ou encore un « conflit d’intérêts » de son adjoint dans des opérations immobilières Ce rapport, rendu par la CRC en septembre 2007, n’a pas été publié avant la date butoir du 1er décembre, rendant ainsi sa publication impossible jusqu’après les élections municipales de mars 2008. L’opposition municipale dénonce une volonté de dissimuler les conclusions de ce rapport

Député des Hauts-de-Seine

Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine en obtenant 63,63 % des voix au second tour face à Dominique Riera. Il siège à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République. Chaque année, il sera nommé Rapporteur pour avis sur le budget des collectivités territoriales dans le cadre des lois de finance annuelles. Il est membre des groupes d’études parlementaire sur l’amiante, le cancer et la modernisation de la vie politique française. Il cosigne des propositions de loi, notamment en matière de sécurité, dont celle visant à inciter à la remise en état des biens dégradés par les auteurs de graffitis, ou celle visant à renforcer les mesures prises à l’encontre des personnes coupables de mauvais traitements sur les personnes âgées

Le 17 juin 2007, Manuel Aeschlimann est réélu avec 56,2 % des suffrages pour la XIIIe législature.

Action à l’UMP et auprès de Nicolas Sarkozy

Manuel Aeschlimann devient conseiller technique de Nicolas Sarkozy en juillet 2005 après avoir créé et présidé la commission du suivi de l’opinion publique à l’UMP. À ce titre il met en garde l’UMP, à travers des sondages ciblés, sur une