Les additifs : la chimie est partout...

Les additifs sont partout, ils sont ajoutés, de manière insidieuse, à toutes sortes de produits, notamment à des produits alimentaires... leur nom de code commence par un E pour Europe et un numéro pour désigner leur fonction...
Ces substances sont mentionnées en très petits caractères sur les emballages : on les voit à peine.
Colorants, édulcorants, conservateurs, antioxydants, texturants, glutamate, ortho phosphate de sodium, dioxyde de titane, de silice... La liste de ces substances est longue et impressionnante. Leurs noms semblent tout droit sortis d'un traité de chimie... 
 
Les colorants alimentaires ont des effets secondaires reconnus : par exemple, des effets indésirables sur l'activité et l'attention des enfants... et on sait que les bonbons en contiennent beaucoup....
Les conservateurs pourraient, aussi, favoriser l'hyperactivité des enfants. 
L'anti oxygène E 320 est, quant à lui, classé cancérogène : il empêche les sauces et les yaourts de noircir.
De plus, les effets des associations d'additifs ne sont pas étudiés sérieusement.
 
Plus de 300 substances sont autorisées, aujourd'hui, sur le marché !

A l'origine, les additifs étaient naturels : le carmin connu pour sa couleur rouge se trouve, ainsi, dans d'immenses champs de cactus, au Pérou : il ne s'agit pas d'une plante, mais d'un insecte, la cochenille qui est récoltée sur ces cactus.
La couleur rouge vient de la sève de cactus dont se nourrit la cochenille. Autrefois, on s'en servait pour teindre les tissus, dorénavant on l'utilise dans de nombreux aliments, dans des boissons, viandes, yaourts...
Du naturel pour la couleur, du chimique pour le goût...

Pour la saveur, toute une panoplie d'additifs chimiques peut être mise en oeuvre.
Pour fabriquer une mayonnaise industrielle, par exemple, on a recours à des oeufs, mais aussi de l'huile, beaucoup d’eau, de l'amidon modifié, de la gomme xanthane, et enfin pour le goût, le E 27, l'arôme mayonnaise : une sélection de molécules qui donnent ce goût mayonnaise dont le composant principal est le Monooléate de sorbitane polyoxyéthylène, avec une composition chimique complexe.

Les additifs ont différentes fonctions : diminuer les coûts, augmenter la durée de vie des produits, supprimer les bactéries, les moisissures... le produit conservera, ainsi, mieux sa texture, sa couleur...

Certains de ces additifs chimiques posent plus particulièrement problème, ceux qui contiennent des nanoparticules, notamment l’E 171 ou dioxyde de titane. 
On trouve cet additif dans une multitude de produits : c'est un colorant blanc qui entre dans la composition de bonbons, de chewing-gum, de gâteaux, de certaines peintures, de dentifrices. de crèmes, de savons, de produits de beauté, de médicaments...
A l'origine, il s'agit d'un minerai présent dans la nature : on l'utilise dans les montres, les ordinateurs, les avions pour sa résistance à l'érosion.
Pour transformer ce minerai en poudre, on verse de l'acide, puis il est broyé en particules très fines, invisibles à l'oeil nu : des nanoparticules...

Les étiquettes ne mentionnent pas la présence de ces nanoparticules : c'est, pourtant, une obligation européenne. Les consommateurs ne sont même pas informés : certains scientifiques vont jusqu'à comparer ces particules à l'amiante. Les effets de ces produits n'ont manifestement pas été suffisamment évalués.

On trouve, aussi, de l’E 551 ou dioxyde de silice, un anti-agglomérant, dans le café, le sel, le sucre, les soupes...
Ces additifs sont partout, mais jamais on ne trouve la mention Nano, pour bien avertir le consommateur.

Les nanoparticules peuvent franchir les barrières biologiques et peuvent migrer vers le cerveau.
De plus, ces particules sont toxiques quand on les respire, elles peuvent pénétrer dans les cellules et peuvent provoquer un stress cellulaire, notamment le cancer du poumon.

Des chercheurs ont découvert que les nanoparticules affectent le système immunitaire de l'intestin et peuvent entraîner des lésions pré-cancéreuses, chez les animaux.

En plus, certaines étiquettes ne mentionnent même pas la présence du E 171.

Les lobbies, quant à eux, œuvrent pour remettre en cause les études scientifiques sur toutes ces substances.
L'EFSA, agence européenne de l'autorité de sécurité des aliments, institution censée être neutre et impartiale, est chargée de vérifier l'innocuité des additifs. Mais le système est complètement opaque, et des conflits d'intérêt ont été révélés à l'EFSA : 60 % des experts sont liés à l'industrie et à des intérêts commerciaux.

 

Ainsi, notre alimentation et différents produits de consommation courante sont pollués par des additifs de toutes sortes dont les effets peuvent être délétères sur l'organisme humain.
L'industrie agro-alimentaire, les lobbies mettent tout en oeuvre pour nous cacher cette réalité...

  

USA : Des psychiatres renommés achetés par les compagnies pharmaceutiques

Nous vivons certes dans une société très différente de celle des USA, mais la vigilance s’impose : La publication médicale britannique The Lancet, la plus renommée au monde, accuse la recherche médicale et plus largement scientifique actuelle d’être gangrenée par des études faussaires ; à Bruxelles, le lobby pharmaceutique fait un travail de sape quotidien, et tout comme aux USA, la psychiatrie française médicalise de plus en plus des états normaux, ce qui permet de prescrire toujours plus de médicaments inutiles, voire toxiques, même à des enfants. Un exemple, les prescriptions de Ritaline (une amphétamine dangereuse) ont déjà explosé en France.

Tout comme les études scientifiques faussaires, les médecins, consultants et experts en bioéthique achetés représentent un danger pour toute la société, parce qu’elle est obligée de leur faire confiance, de leur déléguer la décision de prescrire des traitements et qu’elle n’a aucun moyen de se prémunir contre d’éventuels abus de leur part.


Par Bruce E. Levine
Source : 
Counterpunch

Que le cynisme soit de plus en plus un sport national aux USA ne devrait surprendre personne. Nous voyons régulièrement des grands mamamouchis de la banque échapper aux poursuites judiciaires qu’ils mériteraient, et des professionnels éminents – y compris des psychiatres – gagner des points de carrière après des actions blâmables.

De fait, les banquiers ne sont pas les seules huiles dont les carrières continuent à grimper malgré des conduites répréhensibles. Ce qui suit est une mise à jour des carrières de quelques-uns des membres du panthéon de la honte, y compris un groupe étrillé par une commission d’enquête du Congrès en 2008, et un psychiatre qui avait conduit des études destinées à induire des états psychotiques – des expériences en violation des principes d’éthique biomédicale énoncés par le Code de Nuremberg.

Avant de mettre à jour les psychiatres les plus éminents du pays, d’abord un psychiatre local éminent de Cincinnati, où je vis. En 2014, Melissa Delbello est devenue Secrétaire du Département de la psychiatrie et des neurosciences comportementales de l’université de Cincinnati, et plus tôt cette année, elle a été nommée « psychiatre éminente » par le Cincinnati Magazine. Cela, bien qu’en 2008, elle ait été publiquement prise à partie par un sénateur des USA à la suite d’un exposé du New York Times sur elle.

En 2008, Delbello a été ciblée par une commission d’enquête du Congrès sur les psychiatres qui contrevenaient aux réglementations fédérales et universitaires en acceptant de grosses sommes de la part de compagnies pharmaceutiques. Le sénateur Charles Grassley, consterné, a expliqué aux Américains comment Delbello, en réponse à la question d’un journaliste sur l’argent qu’elle percevait de la part d’une compagnie pharmaceutique, avait dit « Faites-moi confiance, je ne gagne pas tant que ça. » Delbello explique que sa citation avait été déformée par le journaliste du New York Times, mais il est établi qu’elle avait omis de mentionner les revenus hors honoraires qu’elle avait perçus en 2003 et 2004 de la part d’Astra Zeneca, le laboratoire producteur du médicament antipsychotique Xeroquel, sur lequel elle avait fait des recherches en 2002. Le Times retraçait comment Delbello, dans un papier publié en 2002, avait rapporté que le Xeroquel, prescrit en combinaison avec le Depakote, était plus efficace dans le traitement des troubles bipolaires chez les adolescents que le Depakote seul. Delbello avait ensuite admis que cette étude – qui entre-temps était devenue une référence chez les prescripteurs de médicaments – n’était pas concluante.

Grassley a continué sur Delbello, « Je vais rapporter les actions d’un médecin pour expliquer comment les paiements de l’industrie à des experts médicaux peuvent affecter les pratiques médicales ». Il a enchaîné en dévoilant la somme de 238 000 dollars versés par le laboratoire AstraZeneca à Delbello (beaucoup plus que ce qu’elle avait admis). A la fin de son discours devant le sénat sur Delbello, Grassley a dit, « Cette situation est mauvaise à beaucoup de niveaux. C’est mauvais pour l’université de Cincinnati, qui comptait sur la bonne réputation de ses représentants ; c’est mauvais pour les patients, qui croyaient auparavant que les médecins n’étaient pas à vendre ; et il est mauvais que l’époque soit telle que nous nous voyions obligés de présenter un projet de loi sur la transparence des millions et des millions de dollars allant des compagnies pharmaceutiques dans les poches des médecins ».

Mais les conflits d’intérêt en psychiatrie restent « éthiques » s’ils sont publics. Ainsi, en 2015, Delbello a co-signé une étude avec l’auteur de premier plan Holland Detke, un employé et actionnaire de la compagnie pharmaceutique Eli Lilly, avec Delbello recevant elle-même des financements d’Eli Lilly, et avec une note en bas de page, après les références de l’article, qui indiquait « Cette étude a été financée par Eli Lilly et Co ».
Publiée dans un journal professionnel qui influence les pratiques de prescriptions de médicaments, la conclusion de l’étude établissait qu’un bon traitement pour les enfants de 10 à 17 ans diagnostiqués bipolaires consistait dans une combinaison entre un antipsychotique, le Zyprexa et un antidépresseur, le Prozac, deux médicaments produits par – vous l’aurez deviné – Eli Lilly.

Melissa Delbello, aujourd’hui Secrétaire du Département de psychiatrie de l’université de Cincinnati et nommée « psychiatre éminente » par le Cincinnati Magazine n’est que du menu fretin comparée au psychiatre Joseph Biederman. Biederman est en ce moment à l’Hôpital général pour enfants du Massachusetts, où il dirige le programme de recherches cliniques en psychopharmacologie pédiatrique et en troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les adultes. Sa biographie stipule, « Le Dr. Biederman figure également chaque année dans la compilation des Meilleurs médecins d’Amérique. »

En 2009, le New York Times rapportait ce qui suit : « Le Dr Biederman – qui était directeur du Centre de recherches en psychopathologie pédiatrique Johnson & Johnson de l’Hôpital général du Massachusetts, à Boston – est pris dans deux controverses : l’une qui porte sur l’utilisation d’antipsychotiques sur des enfants et l’autre, sur des conflits d’intérêt. »

Dans le cadre de la première controverse/scandale, le Times rapportait sur Biederman, « un pédopsychiatre influent de Harvard avait dit au géant pharmaceutique Johnson & Johnson que des études planifiées des effets de ses médicaments sur des enfants donneraient des résultats profitables à la compagnie ». La deuxième controverse/scandale a été exposée par la commission d’enquête du Congrès de 2008 sur la psychiatrie. Le New York Times a rapporté sur Biederman, « C’est l’un des adeptes les plus en vue du diagnostic de troubles bipolaires chez des enfants de plus en plus jeunes et de l’utilisation de médicaments antipsychotiques pour les traiter, mais la plupart de ses travaux ont été commandités par les firmes pharmaceutiques dont il est consultant privé… Le Dr Biederman a gagné au moins 1,6 millions de dollars en honoraires pour ses activités de consultant de firmes pharmaceutiques, de 2000 à 2007, mais a « oublié » de déclarer publiquement ces gains. Il n’a fait état que des 200 000 dollars de son revenu d’officiel universitaire. »

D’autres psychiatres renommés, comme Charles Nemeroff et Alan Schatzberg, également épinglés par le Congrès en 2008, sont depuis retombés sur leurs pieds. Nemeroff, qui selon le New York Times avait gagné plus de 2,8 millions de dollars en offrant des conseils à des compagnies pharmaceutiques de 2000 à 2007, avait caché au moins 1,2 millions de dollars de ce revenu à son université. De plus, il avait violé des règles fédérales de recherche médicale. En 2011, Forbes a publié un article sur lui, « Comment un chercheur amoral a trouvé un refuge dans l’université de Miami ». Nemeroff est resté dans l’université de Miami, où il est en ce moment Secrétaire du Département de psychiatrie et de sciences du comportement et directeur du Centre de recherches sur le vieillissement. Et en 2008, les enquêteurs du Congrès ont également découvert que le président élu de l’APA (Association Psychiatrique Américaine) Alan Schatzberg de l’université de Stanford, détenait des actions dans une compagnie de développement de médicaments à hauteur de 4,8 millions de dollars. Cela n’a pas empêché Schatzberg de devenir directeur du Centre de recherches sur l’humeur de Stanford en 2009.

Ensuite, nous avons Jeffrey Lieberman, qui en 2013 est devenu président de l’APA.[1] Avec d’autres psychiatres éminents, Lieberman avait fait l’objet d’une dénonciation par le journaliste d’investigation Robert Whitaker du Boston Globe, en 1998, pour avoir mené des expériences sur des gens atteints de schizophrénie dans le but d’aggraver leurs symptômes. Depuis les années 1970 jusqu’au début des années 90, des psychiatres influents, dont Lieberman, ont mené des expériences sur des patients schizophrènes, à qui ils ont administré des psychostimulants dans l’espoir de voir ces drogues induire des états psychotiques, et des détériorations ont effectivement été notées.

Le code éthique de recherches médicales de Nuremberg, édicté après les horribles expériences sur des humains perpétrées par les médecins de l’Allemagne nazie, établit que les expériences médicales sur des sujets humains « doivent être conduites de façon telle que soient évitées toute souffrance et toute atteinte, physiques et mentales, non nécessaires. »
Toutefois, en 1987, Lieberman a conduit une étude dans laquelle des patients diagnostiqués schizophrènes, mais dont l’état était stable, ont reçu des doses de Ritaline jusqu’à ce que les symptômes de psychose réapparaissent. [2] En 1998, pour une série d’articles du Boston Globe sur les expérimentations sur des humains, Whitaker avait rencontré Lieberman, qui avait admis que les symptômes induits par ses expériences étaient parfois, selon ses mots, « effrayants et très désagréables ».

Induire des symptômes effrayants et désagréables chez des gens en état de vulnérabilité n’a pas empêché Lieberman de devenir président de l’APA de 2013 à 2014, et d’obtenir un contrat d’édition. En 2015, Lieberman a fait le tour des médias avec son nouveau livre « Shrinks », et a saisi l’occasion d’appeler Robert Whitaker « une menace pour la société ».

Bruce E. Levine est psychologue clinicien. Il est l’auteur de Get Up, Stand Up: Uniting Populists, Energizing the Defeated, and Battling the Corporate Elite (Editions Chelsea Green Publishing, 2011). Son site Web, http://brucelevine.net/

[1] NdT, L’APA s’est également signalée en tentant, en 2013, de sortir la pédophilie de la liste des troubles mentaux du manuel de diagnostic psychiatrique des USA, le DSM, et de la reclasser en simple « orientation sexuelle ». Voir ‘USA, Sale temps pour les pédophiles’. [2] NdT, La schizophrénie est une psychose.

Traduction Entelekheia – Photo Pixabay
A des fins de références, tous les liens d’origine en anglais ont été rétablis dans la version française de l’article.

 

Source: http://www.entelekheia.fr/usa-psychiatres-renommes-achetes-compagnies-pharmaceutiques/

Diagnostic par robot, consultation par webcam : l’intelligence artificielle menace la médecine en chair et en os

La médecine est-elle un simple raisonnement par arborescence logique, fût-il complexe ? C’est ce que pense à l’évidence le Dr Ali Parsa, fondateur de la société Babylon Health au Royaume-Uni, qui propose de remplacer le généraliste par un robot doté d’une intelligence artificielle… et de s’approprier en conséquence une bonne partie des revenus du corps médical. On appelle ça soit une rupture technologique soit une forme sophistiquée de hold-up d’une profession sur une autre. Parsa affirme que les robots vont bientôt être capables d’établir des diagnostics « plus fiables et plus rapides » qu’aucun autre médecin. L’homme est à l’origine d’un projet controversé de l’assurance-maladie britannique, le NHS, qui entend utiliser des automates pour répondre aux appels téléphoniques médicaux. Le service est déjà testé dans cinq municipalités londoniennes. Babylon Health veut aller plus loin, en lançant un service national permettant aux patients de recevoir un diagnostic complet par Smartphone sans avoir à consulter leur généraliste.

Le diagnostic par robot, une menace pour la médecine humaine

Le système de Babylon Health en cours d’expérimentation demande au patient d’indiquer ses symptômes. L’intelligence artificielle détermine le degré d’urgence pour chaque cas et oriente la personne vers les urgences du NHS, vers une pharmacie ou envoie une équipe au domicile. L’étape suivante consistera à lancer un modèle de diagnostic complet, qui sera expédié par Smartphone. « Nous avons collecté 300 millions d’éléments de science médicale », explique Ali Parsa, qui insiste : « Aucun être humain ne peut en retenir autant. C’est, selon nous, la liste de connaissances cliniques de base concentrées sur un seul ordinateur la plus importante au monde ».

Pour ménager les médecins, Parsa indique que l’avenir pourrait ainsi voir les praticiens se concentrer sur le traitement plutôt que sur le diagnostic, en travaillant de concert avec l’intelligence artificielle. Il souligne que pour la seule dermatologie, « 11.000 articles ont été publiés pour la seule année 2016 » et que l’automatisation permettra aux médecins de gérer cette masse d’informations. Mais qui contrôlerait alors les choix du concepteur de l’ordinateur ? Notons pour l’information d’Ali Parsa que depuis longtemps déjà, les dictionnaires médicaux les plus complets sont informatisés, permettant un accès par les praticiens et une mise à jour rapides de leurs excellentes informations.

De l’art à la mécanique : l’intelligence artificielle remplace le médecin par un robot

Les critiques apparaissent déjà. La Commission britannique pour la qualité des soins conseille fermement aux patients de prendre garde aux services en ligne, après qu’elle a analysé les contenus de deux sociétés de conseil médical sur internet, Asset Chemist et Treated.com. Dans ces deux cas, elle a découvert que ces organismes avaient prescrit des médicaments sans vérifier l’identité des patients ni tenir compte des risques élevés d’effets indésirables de certaines molécules.

Dans la série médecine désincarnée, depuis 2015 le NHS propose aux patients des consultations par webcams avec des médecins libéraux remplaçant les médecins du service public gratuit. Son application, avec un système de triage préalable qui présente en soi un risque en matière d’orientation vers les urgences, est déjà accessible gratuitement dans tout le Royaume-Uni. Le patient paie soit 25 livres (30 euros) pour une consultation par webcam avec un médecin libéral, soit il s’abonne pour 5 livres par mois pour un accès illimité. 190.000 personnes ont déjà souscrit, et 120 entreprises l’ont fait pour leurs personnels.

La consultation webcam prend de l’ampleur au Royaume-Uni

Des associations de malades ont mis en doute la sécurité de ces systèmes automatisés. Ils soulignent que les médecins en ligne n’ont pas accès aux dossiers médicaux et que ce type de relation désincarnée pourrait laisser passer des symptômes qui ne sont détectables qu’en présence réelle. Par ailleurs, des critiques sur une « privatisation » du NHS se font entendre, alors que ce service public subit une cure d’austérité sans précédent.

Matthieu Lenoir

 

Source:http://reinformation.tv/diagnostic-robot-consultation-webcam-intelligence-artificielle-medecine-lenoir-67076-2/

Le vin rouge recélerait-il la clé du nectar de jouvence?

Des spécialistes américains ont découvert que le resvératrol, une substance contenue dans le vin rouge, pourrait contribuer à garder le cerveau jeune plus longtemps. Mais n’allez pas ouvrir la bouteille trop vite: vous n’aurez malheureusement jamais assez d’une vie pour en espérer le moindre bienfait…

Le resvératrol, un composé de vin rouge produit naturellement par la peau des fruits en fermentation, et que l’on retrouve dans les raisins, les bleuets et les mûres, maintiendrait les muscles souples et aiderait à protéger les connexions entre les neurones du cerveau, selon des chercheurs du Virginia Tech Carilion Research Institute, aux États-Unis.

Des tests effectués sur des souris âgées ont montré que ce composé ralentissait considérablement le vieillissement du cerveau en préservant les synapses, soit les jonctions neuromusculaires qui relaient les signaux de mouvement du cerveau aux muscles. Les résultats de l’étude ont été publiés sur le site Oxford academic.

Les souris qui avaient reçu du resvératrol à partir de l’âge d’un an avaient plus de jeunes synapses de jonction neuromusculaire à deux ans que celles qui n’en avaient pas pris.

« Je crois que nous nous rapprochons des mécanismes pour ralentir la dégénérescence provoquée par l’âge des circuits neuronaux », a déclaré Gregorio Valdez, l’auteur principal de l’étude et professeur adjoint à l’institut.

Le vin rouge contient plus de resvératrol que le vin blanc car il est fermenté avec la peau du raisin. Cependant, les amateurs de vin seront déçus d’apprendre que cette boisson ne contient pas assez de resvératrol pour ralentir substantiellement la vieillesse.

« Le vin en contient si peu [de resvératrol], que vous ne pourriez pas boire suffisamment [de vin] dans votre vie pour obtenir les bienfaits que nous avons trouvés chez les souris recevant du resvératrol pur », a déclaré M. Valdezen, ajoutant que « ces études ont été réalisées sur des souris, et je voudrais déconseiller quiconque de se ruiner le corps en s’administrant du resvératrol sous quelque forme que ce soit ».

Les chercheurs ont aussi indiqué que l’étape suivante de leur étude consisterait à identifier le mécanisme qui permet au resvératrol de protéger les synapses.

« Si nous connaissons le mécanisme, nous pourrons modifier le resvératrol ou chercher d’autres molécules qui sont plus efficaces pour protéger les synapses », ont-ils souligné.

Il est à noter que même si l’étude sur le resvératrol a révélé qu’il avait un effet neuroprotectif, il était quand même moins efficace qu’un régime restrictif en calories.

À défaut de miracle, on peut très bien se rabattre sur l’apprentissage des langues étrangères. Selon une étude, il s’agit là d’une excellente option pour retarder le vieillissement du cerveau. Qui plus est, apprendre une nouvelle langue ne comporte absolument aucun risque pour la santé. Rien n’empêche de combiner les deux à l’occasion, par contre…

 

Source: https://fr.sputniknews.com/societe/201703081030370712-vin-rouge-cle-du-nectar-jouvence/

Russie: test réussi d’un produit contre tous les types de cancer

Des chercheurs russes ont mis au point et testé avec succès dans l’espace un produit d’ingénierie génétique contre tous les types et tous les stades de tumeurs malignes. Les patients pourront y accéder d’ici trois ou quatre ans.

L’annonce a été faite par le professeur Andreï Simbirtsev, directeur adjoint de l’institut de recherche des produits particulièrement purs de l’Agence médico-biologique fédérale russe.

Ce produit complètement nouveau obtenu grâce aux biotechnologies vise à soigner les tumeurs malignes. L’expérience spatiale par laquelle il a pu être obtenu s’inscrit dans le cadre des essais précliniques de ce médicament qui pourrait s’avérer révolutionnaire dans la lutte contre le cancer.

« Le nom de travail de notre produit est « Protéine de choc thermique » — du nom de la principale substance utilisée. C’est une molécule qui est synthétisée par n’importe quelle cellule de l’organisme humain en réponse aux différents effets de stress. Les scientifiques connaissaient son existence depuis longtemps mais on supposait initialement que la protéine pouvait seulement protéger la cellule contre les dommages. Il s’est avéré ensuite qu’elle possédait une propriété unique: celle d’aider la cellule à montrer ses antigènes tumoraux au système immunitaire, renforçant ainsi la réponse immunitaire antinéoplasique », a déclaré Andreï Simbirtsev.

Ce dernier précise que comme la quantité de cette protéine dans l’organisme est minimale, une procédure biotechnologique spéciale a été mise au point pour la synthétiser. Le professeur explique que le gène de la cellule humaine responsable de la production de la protéine a été isolé et cloné.

« Puis nous avons créé une souche productrice et avons forcé la cellule bactérienne à synthétiser la protéine humaine. De telles cellules se reproduisent bien, ce qui a permis d’obtenir une quantité illimitée de cette protéine », explique l’expert.

Il note que les chercheurs de l’Agence médico-biologique fédérale n’ont pas seulement créé cette technologie mais qu’ils ont également étudié la structure de la protéine et ont décrypté le mécanisme antinéoplasique au niveau moléculaire.

« L’Agence dispose de la possibilité unique d’organiser des recherches médicales grâce aux programmes spatiaux. Le fait est que pour une analyse radiographique de l’action de la protéine, il faut procéder à partir d’elle un cristal extrêmement pur impossible à obtenir dans les conditions de gravité terrestre car les cristaux de protéine se forment de manière inégale. Nous avons eu l’idée de créer ces cristaux dans l’espace. Une telle expérience a été réalisée en 2015. Nous avons emballé la protéine très pure dans des tubes capillaires pour les envoyer à la Station spatiale internationale (ISS) », poursuit le professeur.

En six mois de vol des cristaux idéaux se sont formés dans les tubes, qui ont été renvoyés sur Terre et analysés en Russie et au Japon grâce aux équipements d’analyse radiographique. « La création du cristal en apesanteur était nécessaire uniquement pour l’étape scientifique d’élaboration du produit », précise Andreï Simbirtsev. L’expérience spatiale a ainsi confirmé que les chercheurs étaient sur la bonne voie.

L’expert a indiqué que le médicament avait été testé sur les souris et sur les rats souffrant de mélanome et de sarcome. Une série d’injections du produit conduisait dans la plupart des cas à une guérison totale même aux stades avancés. Ainsi, a-t-il conclu, « on peut affirmer que la protéine dispose de l’activité biologique nécessaire pour soigner le cancer ».

Bien que les tests de la Protéine de choc thermique n’aient pas révélé de toxicité, les conclusions définitives sur sa sécurité ne pourront être tirées qu’à l’issue des études précliniques, ce qui demandera encore un an. Après cela, les chercheurs pourront entamer les essais cliniques.

Andreï Simbirtsev rappelle que les essais cliniques à part entière durent généralement deux à trois ans.

« Malheureusement, nous ne pourrons pas aller plus vite — c’est une étude très sérieuse. Autrement dit, compte tenu du stade final des essais précliniques les patients pourraient avoir accès au nouveau médicament dans trois ou quatre ans », a conclu le professeur.

 

Source:https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201703031030308809-russie-produit-cancer-test/