Au Bistrot de la Toile :

 

dentiste, Sécu, mutuelles

- Oh ! Victor, t’en tire une gueule. On dirait Fillon…

- Bof. J’ai une ratiche qui demande le divorce. Alors je vais aller voir ma dentiste vers midi.

- Les arracheurs de dents n’ont pas bonne presse. On leur reproche de faire leur beurre sur le dos à la fois des prothésistes et de la Sécu.

- Ce n’est pas faux. Ils font souvent des culbutes dans les grandes hauteurs avec les fausses ratiches.

- Et comme la Sécu ne rembourse qu’une poignée de figues, il faut avoir une bonne mutuelle…

- Oui et non. Tiens, moi je n’ai pas de mutuelle parce que ça ne sert à rien sinon engraisser des organisations qui ont oublié depuis longtemps leur genèse sociale. Ce sont des machines à pomper le fric.

- Ça ne sert à rien, ça ne sert à rien. Tiens, tu vas le savoir s’il te faut faire un râtelier pour pouvoir continuer à croûter tes gardianes de taureaux ou tes côtes de bœuf marchand de vin !

- Ouais. Et bien je paierais. Peut-être mille, deux mille euros et même plus si affinités. Mais c’est une dépense ponctuelle, rare. Je ne vais pas me faire faire des crocs d’occase chaque semaine, pareil pour les lunettes, pareil pour un éventuel reste à payer pour une hospitalisation. Alors que les cotisations des complémentaires, c’est chaque mois. Et ça coûte la peau des klaouïs, entre 100 et 200 euros par mois selon l’âge, la santé, les « risques » couverts. C’est bien plus cher que de payer de sa poche, ponctuellement, un râtelier, des binocles ou un supplément à l’hosto. Ceci d’autant plus que si tu as une maladie grave, tu es pris en charge à 100 % par la Sécu !

- Mouais… Ça se tient comme calcul.

- La Sécu, Fillon veut la flinguer pour refiler le gâteau à ses potes des assurances privées. Il est dans la droite ligne de tous ceux qui veulent faire table rase de toutes les conquêtes sociales de la Libération, du Conseil national de la Résistance.

- Et c’est quoi a tactique pour la mise à mort de la Sécu ?

- On ruine celle-ci (qui pourtant arrive à baisser son déficit !) de façon à la déconsidérer vis-à-vis des assujettis ; parallèlement, on prend prétexte de ce déficit abyssal pour baisser les taux de remboursement des médicaments, voire on dérembourse des médicaments considérés comme peu efficaces ; le résultat est un transfert du remboursement du reste à payer sur les assurances dites « complémentaires ». Ce faisant, on habitue le cotisant à s’appuyer de plus en plus sur les assurances privées et à critiquer la Sécurité sociale. C’est de l’action psychologique destiné à préparer les cerveaux (déjà karchérisés par la télé et les merdias) à l’abandon progressif de la Sécu.

Dans cette stratégie, il est des dispositions qui sont présentées comme des « avancées sociales » et qui sont tout le contraire. C’est le cas de l’Accord national interprofessionnel (ANI) qui a rendu obligatoire, depuis 1er janvier 2016, l’adhésion des salariés à une assurance complémentaire santé d’entreprise. Mumm ! La bonne soupe pour les assurances privées, au détriment de la protection sociale collective ! Un énorme gâteau.

Des millions de salariés sont ainsi obligés de souscrire des contrats collectifs d’entreprise gérés, évidemment, par les assurances privées. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur. Les grands groupes sont donc en train de balayer les petites mutuelles pour se partager la gamelle ! Cette pseudo-avancée sociale va encore accroître les inégalités entre salariés puisque la couverture diffère d’une entreprise à l’autre. Il va de soi que les employeurs optent pour une couverture limitée à un panier de soins minimum ; dès lors, les salariés qui veulent plus de couverture doivent se payer un complémentaire supplémentaire ! Au fou ! Mais tout ça, on ne vous le dit pas dans les me (r) dias aux ordres…

- Oui mais alors, on fait quoi ?

- On rend toutes ses prérogatives à la Sécurité sociale. À défaut d’un remboursement à 100 % - ce qui devrait être pourtant la norme – il suffit de créer, au sein de la Sécu, un département d’assurance volontaire, couvrant le remboursement de ce qui ne serait pas pris en compte par la Sécu principale. Avec évidemment, pour l’assuré, le versement volontaire d’une cotisation qui, de toute façon, serait bien moins chère que celle des assurances « complémentaires » privées, mutuelles ou non (les frais de fonctionnement de la Sécu étant de 3 % contre 15 % chez les assureurs privés qui se goinfrent et ne prennent que les petits risques). Et, surtout, supprimer toutes les exonérations de cotisations car, si les entreprises ont de l’argent pour payer des complémentaires d’entreprise, pourquoi n’en auraient-elles pas pour payer des cotisations à la Sécu ?

- On voit bien qu’il s’agit d’un plan sournois pour saccager et faire disparaître la Sécu au profit de grands groupes privés. Il y a longtemps que les grands groupes d’assurance et de la finance en rêvent !

- Ne nous laissons pas dépouiller. La santé ne doit pas être une marchandise.

- Allez, à la nôtre ! Un bon coup de rouquin, ça va te désinfecter le clapoir !

Vaccination : Une censure historique au parlement européen

Comme nous vous l’avions communiqué il y a peu, un débat sans précédent sur la question de la sécurité des vaccins était prévu au sein même du parlement européen de Bruxelles.

Cet évènement voulait provoquer une réflexion politique sur des problèmes d’une urgence capitale : la transparence des études, les conflits d’intérêts des organismes chargés du contrôle des actes de vaccination, les accidents vaccinaux et leur prise en charge, et toute autre question scientifique autour de la vaccination.

La projection du film «Vaxxed, from Cover-Up to Catastrophe » entendait faire le point sur une controverse désormais connue du public Américain: la falsification de données par le Center for Disease Control, instance médicale suprême aux Etats-Unis.

Des campagnes de désinformation et d’agitation menées par des réseaux de presse anglophones à propos de ce film et une focalisation stérile sur la personnalité des orateurs, ont détourné le vrai propos. Ces amalgames entre fanatisme et revendication légitime ont terni un travail consciencieux.

Après la censure de la projection au festival de Tribeca présidé par Robert De Niro, après la censure de la projection au sénat Italien, après la censure de la projection privée dans un cinéma de Londres, c’est avec indignation que nous prenons acte de la censure de cette programmation, taxée d’anti vaccin, alors qu’elle ne faisait que poser des questions d’intérêt public.

En plus de la brutalité faite aux acteurs et parlementaires engagés, il s’agit là de censure au sein du plus haut niveau de nos instances, et, en ce qui concerne les inquiétudes sur l’innocuité des vaccins, elle est désormais universelle !

Cet ostracisme, désormais évident, interdit le retour de la confiance dans la vaccination et ne fait que gonfler le doute et l’exaspération.

Les questions sur la sûreté des vaccins, largement relayées en Europe et d’actualité pour le public francophone et dans le monde, ne pourront pas être cachées par le déni politique et médical.

Nous espérons que cette censure vous interpellera tout autant que nous.

Mais que peut-on vouloir vous cacher avec autant d’acharnement ?

Nous tenons à vous faire part de notre détermination dans la poursuite d’un vrai débat argumenté et démocratique.

Ainsi, nous entendons poursuivre notre projet d’informer et de débattre à l’espace Lumen à Bruxelles. Nous souhaitons vous y voir participer afin que tous les enjeux vous apparaissent clairement.

Je vous informe par ailleurs qu’une diffusion  du film “Vaxxed” aura lieu à Paris le 13 février.

En tant que citoyen je vous fais part de mon souhait le plus vif que vous vous associez à cette journée et que votre présence soit remarquée à cet événement européen majeur.

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Note: Veuillez trouver ci-joint le programme de la journée à Bruxelles et de la soirée à Paris

Informations Vaxxed Bruxelles https://www.facebook.com/suretevaccins

Informations Vaxxed Paris http://tinyurl.com/suretevaccinsparis

 

Information Vaxxed à Londres : vaxxed@protonmail.com

La loi Touraine, ou le pavillon des cancéreux : scandale du sang contaminé, saison 3

  Sous-titre : Comment les anciens cancéreux financent les séropositifs.

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Petit rappel historique, extrait de: http://www.rosemagazine.fr/magazine/sante/article/Droit-a-loubli-laeras-est-rentable-pour-les%20assureurs

Maxime Chipoy, ancien responsable du secteur banques et assurances UFC-Que Choisir :

« L’UFC que choisir » avait refusé de signer la convention AERAS en 2006 et dénonce la nouvelle mouture de la convention validée aujourd’hui , pourquoi ?

« Le fait même de « sortir » les anciens malades du système normal de l’assurance nous paraissait, par principe, discutable.  Les personnes présentant « un risque aggravé de santé »,  devraient pouvoir bénéficier de la mutualisation des risques dans un système global où ils restent très minoritaires. Pour exemple, en 2007, l’assurance emprunteur permettait aux organismes d’assurance de dégager une marge de 45%.  Cette marge globale importante justifiait en soi la prise en charge des ex malades par l’ensemble de la communauté.

« Pourquoi les assureurs ont refusé cette solution ?

« Parce que l’existence d’AERAS même est pour eux très rentable !
Finalement ils savent que les gens vont mentir pour justement ne pas tomber dans un système où ils seront soumis à des surprimes. Si les anciens malades mentent en omettant de dire qu’ils ont été en ALD (Affection de Longue Durée), ils se mettent en faute. Si jamais, quelques années après, ils retombent malades et que leur dissimulation de maladie antérieure est avérée, non seulement la personne n’est plus assurée mais en plus l’assureur garde le montant des primes accumulées toutes les années précédentes.

« Vous n’avez pas été invité à la négociation de cette mouture du nouvel AERAS ?

« Non. En revanche nous avons analysé avec attention le fonctionnement de ce système que nous trouvons extrêmement opaque. Tout d’abord, le respect de la convention dépend entièrement de la bonne volonté des assureurs. Des instances ont été créées dans AERAS qui devaient remettre des rapports publics. Il n’y a pas eu de rapports publics depuis 2008 !
Cela pose pour le moins des questions en terme de transparence. Par ailleurs, il n’y a aucune possibilité de saisine individuelle des contractants, ce qui complexifie encore la tâche en cas de conflit.

« Pourtant les résultats obtenus par AERAS paraissent plutôt encourageants ?

« Sur le papier oui. Mais nous avons à l’UFC les plus grand doute sur la sincérité des chiffres annoncés et nous sommes d’ailleurs en train d’enquêter sur ce point.  Un exemple : selon leur site web, il y a eu en 2013,  pas moins de 443000 demandes d’assurances prêt via AERAS. Quand on pense qu’il y a environ 1 million de crédits immobiliers en France et que les personnes dites « à risque aggravé de santé » ne sont que 10% de la population, cela laisse pour le moins rêveur » .

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Cependant, le 14 février 2017, a été publié un décret de la veille, n° 2017-173 du 13 février 2017, précisant les modalités d’information des candidats à l’assurance-emprunteur lorsqu’ils présentent du fait de leur état de santé ou de leur handicap un risque aggravé :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034031760&dateTexte=&categorieLien=id

En voici le texte intégral, où chaque mot compte :

Article 1 : I. La section 1 du chapitre Ier du titre IV du livre Ier de la première partie de la partie réglementaire du code de la santé publique est complétée par un article ainsi rédigé :

« Art. D. 1141-2.-I.-L’instance de suivi et de propositions mentionnée au 10° de l’article L. 1141-2-1 établit un document d’information relatif aux dispositions de l’article L. 1141-5 qui précise :
« 1° Les conditions et les délais dans lesquels les candidats à l’assurance ne sont pas tenus de déclarer leurs antécédents médicaux ;
« 2° Les conditions et les délais dans lesquels les candidats à l’assurance ne pourront se voir appliquer une majoration de tarifs ou une exclusion de garanties ;
« 3° Les modalités de consultation de la grille de référence prévue à l’article L. 1141-5.

« II. Ce document d’information est remis par les organismes assureurs à chaque candidat à l’assurance ayant pour objet le remboursement d’un crédit relevant de la convention mentionnée à l’article L. 1141-2, simultanément au formulaire de déclaration de risque mentionné aux articles L. 113-2 du code des assurances, L. 221-13 du code de la mutualité et L. 932-5 du code de la sécurité sociale.

« Le document d’information et le formulaire de déclaration de risque peuvent être assemblés dans un document unique. »

II.-À titre transitoire, et jusqu’au 1er mai 2017, les organismes assureurs ayant déjà intégré dans le formulaire de déclaration de risque mentionné aux articles L. 113-2 du code des assurances, L. 221-13 du code de la mutualité et L. 932-5 du code de la sécurité sociale une information comportant les conditions et délais mentionnés aux 1° et 2° du I de l’article D. 1141-2 du code de la santé publique peuvent continuer à remettre ces formulaires à chaque candidat à l’assurance en lieu et place du document d’information mentionné au II de l’article D. 1141-2 du même code.

III.-A défaut de mise en œuvre de l’article D. 1141-2 du code de la santé publique par l’instance de suivi et de propositions mentionnée au 10° de l’article L. 1141-2-1 du même code avant le 15 mars 2017, le document d’information prévu par le même article D. 1141-2 est fixé par arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et de l’économie.

Article 2 . Le ministre de l’économie et des finances et la ministre des affaires sociales et de la santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret …

Fait le 13 février 2017. Bernard Cazeneuve, Marisol Touraine, Michel Sapin

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On avait déjà une « grille de référence » du 4 Février 2016:http://www.aeras-infos.fr/files/live/sites/aeras/files/contributed/documents/GRILLEREFERENCE4FEVRIER2016.pdf

On a aussi un « programme de travail » 2016, dont la programmation annuelle du groupe de travail, correspondant à un engagement d’examen de pathologies, est la suivante :

« – Pathologies qui seront examinées :

«  Suite de l’examen des cancers …
«  VIH
« Insuffisance rénale traitée

« – La documentation à entreprendre pour des travaux à court et moyen terme pourrait concerner sans délai :  La mucoviscidose » .

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Or, le 13 février 2016, j’avais commenté la loi :   http://reseauinternational.net/la-loi-touraine-ou-le-pavillon-des-cancereux-scandale-du-sang-contamine-saison-2/

Cependant, si, d’ici le 15 mars 2017, le document d’information prévu par le même article D. 1141-2 n’était pas adopté à l’unanimité des membres de l’instance de suivi et de propositions, ledit document sera promulgué d’autorité par arrêté conjoint de Madame Marisol Touraine et de Monsieur Michel Sapin.

Il faut donc s’attendre à un arrêté, soit éventuellement entre les deux tours de la présidentielle ( 23 avril et 7 mai 2017 ) ; soit plutôt entre le 7 mai et le 14 mai 2017, terme du mandat de l’actuel président, mandat commencé avec sa passation de pouvoirs, le 15 mai 2012 ; à l’instar de l’avalanche des arrêtés du 12 mai 1981, entre l’élection du 10 mai et l’investiture du 21 mai 1981, un règlement supplémentaire passerait inaperçu dans la masse de textes, surtout avec la fin du suspense électoral, partant, le relâchement de l’attention de l’opinion, et le charivari médiatique.

Or, à ce jour, nul ne connaît la teneur de ce futur document d’information, qui semble aller dans trois directions :

– agréger trois pathologies, afin de « noyer le poisson », à savoir l’insuffisance rénale, la mucoviscidose et l’Hépatite C ( à l’exclusion de l’ Hépatite B ) ;

– omettre diverses pathologies, initialement acceptées, toujours afin de « noyer le poisson » ( infections nosocomiales, accidentés de la vie, myopathie, diabète, polyarthrite, rhumatisme inflammatoire chronique, accidentés médicaux, insuffisance respiratoire, malades cardiovasculaires, opérés du cœur ) ;

– accéder à la demande de l’association dénommée Fédération SIS-Réseau (Santé Info Solidarité-Réseau): http://www.sis-reseau.org/international/la-demarche/
à savoir : «  répondre aux besoins d’information, de prévention, de soutien, d’orientation et de prise en charge des populations, notamment sur les trois pandémies : sida, tuberculose et paludisme »,  en clair, faire prendre en charge par le budget d’un seul pays, non point une maladie, non point une épidémie, mais trois pandémies mondiales, dont une en expansion financière, le VIH .

En d’autres termes, si, dans le projet d’arrêté, le statut du VIH était aligné sur celui de l’Hépatite C, dans la Grille de référence du 4 février 2016, soit 48 semaines ( de surcroît avec cinq critères restrictifs ), cela signifierait qu’une pandémie mondiale, de coût financier exponentiel ( trithérapies ), serait agrégée au sein de la cohorte des anciens cancéreux : moins d’un an de délai de carence dans un cas, jusqu’à dix ans dans l’autre .

Certes, les trois pandémies étant imbriquées, il est cohérent de traiter de nombreux malades du Tiers Monde, cumulativement porteurs de deux, voire trois pathologies .
Il n’en demeure pas moins que le pronostic est différencié :
– tuberculose : « Une des cibles des objectifs de développement durable pour 2030 est de mettre un terme à l’épidémie mondiale de tuberculose » (   
http://www.who.int/features/factfiles/tuberculosis/fr/   )
– paludisme : « En 2015, on a enregistré environ 212 millions de cas et quelque 429 000 décès dus à cette maladie » (   
http://www.who.int/features/factfiles/malaria/fr/   )
– VIH : « 36,7 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde  fin 2015 » (   
http://www.unaids.org/fr/resources/fact-sheet   )
– VIH : « le nombre de découvertes de séropositivité́ est de ( 743 ) par million d’habitants en Guyane » (   
http://vih.org/20161129/chiffres-2016-du-vih-en-france/138787   ).

En conclusion, d’abord, il ne faut pas confondre ce qui relève de la coopération internationale, sous l’égide de l’OMS, avec ce qui attrait d’un débat national de droit des assurances.

 

Mais surtout, la solidarité est un principe sacré des civilisations ; en revanche, elle n’est nullement exclusive, d’une part, d’un minimum de transparence, d’autre part, d’un inéluctable calcul actuariel, destiné à mutualiser le surcoût consécutif à l’inclusion, en droit interne des assurances, du VIH, avec l’ensemble des autres pathologies éligibles au « droit à l’oubli ».

Fumer peut parfois vous sauver la vie

De nouvelles révélations ont été faites par des scientifiques allemands et américains au sujet des cigarettes. Fumer a toujours été considéré comme une habitude néfaste. Cependant, le tabac s’est avéré paradoxalement bénéfique pour certaines personnes souffrant d’anémie.

Tout le monde est familier du « Fumer tue » qu’arborent les paquets de cigarettes. Pourtant, cette habitude nuisible s’est révélée paradoxalement favorable pour la santé d’un Allemand souffrant d’anémie. L’oxyde de carbone compris dans le tabac l’a aidé à enrailler cette maladie.

« Cet homme n’aurait jamais pu devenir sportif car son sang n’était pas capable de transporter une grande quantité d’oxygène, mais fumer l’a aidé à lutter contre l’anémie. Un autre avantage c’est que les porteurs de cette mutation sont généralement plus résistants à l’empoisonnement par l’oxyde de carbone », a déclaré John Olson, scientifique de la Rice University de Houston (État du Texas, États-Unis).

D’après M. Olson, l’histoire de cette étrange découverte commence par la visite d’une jeune fille dans la clinique allemande de Mannheim. La patiente se plaignait de faiblesse générale et de problèmes constants dus à un niveau bas d’hémoglobine dans le sang.

Ayant analysé son ADN, les scientifiques ont mis au jour une mutation rare dans le gène HBA1. Cette mutation dans la structure de l’albumine faisait qu’un acide aminé comportait de la leucine au lieu de l’histidine.

Selon les biologistes, le changement du 58e acide aminé a eu une conséquence sur l’albumine, devenue très sensible à l’oxygène.

D’habitude, le noyau de l’albumine se dissout au contact avec l’oxygène. L’hémoglobine perd ainsi sa capacité à transporter correctement l’oxygène.

Cette révélation a beaucoup surpris les spécialistes car les mutations de ce genre sont généralement transmises génétiquement. Cependant les parents de la jeune fille, qui ont quitté la Turquie pour venir s’installer en Allemagne il y a déjà de nombreuses années, ne s’étaient jamais adressés aux médecins pour une anémie.

Toutefois, lorsque les scientifiques ont analysé leur échantillon d’ADN, ils ont trouvé la même mutation dans le génome du père de la patiente.

Mais alors pourquoi n’a-t-il donc jamais souffert d’anémie? La réponse à cette question est en fait très simple: cet homme était un grand fumeur, et le tabac a protégé son hémoglobine.

En effet, à en croire les résultats des recherches, cette mutation rend l’hémoglobine 85 000 fois plus sensible à l’oxyde de carbone. Si pour la plupart des gens ce dernier est un poison, pour les personnes chez qui on observe cette mutation, il s’avère être un véritable remède car il stabilise l’hémoglobine et l’aide à exécuter ses fonctions, du moins partiellement, et l’empêche de se dissoudre au contact de l’oxygène.

Pour cette raison, fumer a été très bénéfique pour le père de la jeune fille, qui ignorait complètement la présence de cette mutation rare dans son ADN.

Faut-il alors fumer si vous êtes touchés par les mêmes problèmes de santé? Pas forcément! Selon les spécialistes, pour être en forme il suffit de prendre des antioxydants qui vont protéger l’hémoglobine de façon identique.

En même temps, les scientifiques avouent que pour ces gens-là fumer serait moins nuisible.

Source: https://fr.sputniknews.com/insolite/201702171030132043-fumer-nuisible-ADN-scientifiques/

 

 

Pr Luc Montagnier: « Vacciner les cancéreux peut provoquer des flambées et mettre leur vie en jeu »

Bien évidemment, pour les lecteurs de ce site, il ne s’agit là nullement d’un scoop mais pour Monsieur ou Madame tout le monde qui débarque seulement maintenant et qui commence seulement maintenant à réaliser qu’il y a des (gros) soucis avec la vaccination, forcément, ces propos l’interpelleront!

Franchement, comment s’étonner que les vaccins, qui contiennent un cocktail de substances chimiques, dont plusieurs notoirement cancérogènes (comme le formaldéhyde) alors que les vaccins restent pourtant tous dispensés de tests destinés à évaluer leur potentiel cancérogène (!), puissent leurrer encore davantage des systèmes immunitaires déjà lourdement affaiblis et provoquer des flambées cancéreuses?? Seules les personnes les plus naïves ou les plus mal informées pourront croire le contraire, hélas aidées par les affirmations gratuites des pseudos experts officiels qui concluent fallacieusement de l’absence d’études officielles de cancérogénicité des vaccins que ceux-ci ne peuvent pas induire le cancer! Oui, même le vaccin contre la grippe est donc une hérésie chez les patients cancéreux, en cours ou au sortir de chimiothérapies, déjà en elles-mêmes lourdement dévastatrices….. Il y a bien d’autres moyens alternatifs non nocifs de renforcer son système immunitaire et de se protéger (sans risque de s’auto-saboter!)

Nous vous laissons écouter les propos récents que le Pr Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine, tenait au micro de France 3 le 9 février dernier à Bruxelles, lors de la diffusion du documentaire Vaxxed sur le scandale « vaccins et autisme »:

 

N’hésitez donc pas à alerter tous les patients cancéreux de votre entourage et à leur transmettre la vidéo, il y va de leur vie…

Le système de santé britannique à bout de souffle...

En Grande-Bretagne, il est de plus en plus difficile d'accéder à des soins de santé... les délais pour obtenir un rendez-vous chez un généraliste sont très longs : plusieurs semaines.
 
Voilà les résultats d'un système ultra-libéral, dans lequel le secteur de la santé a été négligé, et laissé à l'abandon.
 
Le nombre de médecins est très insuffisant pour une population de 65 millions d'habitants...
 
Dès lors, les gens, contraints d'attendre des semaines et des mois pour se faire soigner, voient leurs pathologies s'aggraver.
 
A défaut d'obtenir un rendez-vous chez un généraliste, de nombreux patients se rendent dans les hôpitaux dont les professionnels de santé, saturés, croulent sous l'affluence et ne peuvent assurer correctement les soins d'urgence.
 
Le système de santé publique du Royaume-Uni, le National Health Service (NHS), a annoncé, vendredi dernier, l'ouverture d'une enquête après la mort de deux patients dans les couloirs du Worcestershire Royal Hospital.
La croix rouge a même évoqué, à ce sujet, une véritable crise humanitaire.... 
 
Pour résoudre ce grave problème, que propose la première ministre britannique, Theresa May ?
Des cabinets de généralistes ouverts de 8h du matin à 20h, sept jours sur sept, donc y compris le dimanche, c'est ce que Theresa May vient d'exiger des médecins britanniques. 
 
On est sidéré par cet ultimatum qui transforme les médecins en forçats du travail : des régressions inadmissibles rejetées par la majorité du corps médical....
 
Si les médecins refusent de se plier à ces nouveaux horaires, le gouvernement pourrait aller jusqu'à leur enlever des aides gouvernementales.
 
Et c'est ce modèle ultra-libéral qui est vanté par certains : peu de chômage, mais une précarité croissante dans tous les domaines.
Exploitation des salariés, des locataires, des malades, ce système conduit aux pires régressions.
 
Quand un pays comme la Grande-Bretagne n'est plus à même d'assurer un système de soins efficace et performant, c'est très inquiétant...
 
Les britanniques qui viennent de voter le Brexit se retrouvent devant des problèmes insolubles : la rigueur budgétaire appliquée au domaine de la santé produit des effets catastrophiques.
 
Et les solutions proposées ne sont pas à la hauteur des difficultés rencontrées par nos amis britanniques...
 
Sans nul doute, il serait indispensable de recruter un plus grand nombre de médecins, afin de répondre aux besoins des gens...


La SANTÉ n’est pas l’EXPLOITATION MERCANTILE des MALADIES

La SANTÉ n'a pas de prix mais elle a un COÛT, selon un adage rabâché : en fait c'est la MALADIE qui a un coût, elle est dans le domaine marchand. Les réductions de dépenses dites de santé pour équilibrer les comptes sociaux impliquent une moindre dépense de soins (à domicile ou dans des établissements spécialisés) et de médicaments. Au lieu des sempiternels programmes ou mesurettes d'économies agissant sur les dépenses prescrites, il faut privilégier les mesures qui préservent la santé ou qui guérissent les maladies c'est une révolution de la politique de santé.

Les maladies physiologiques sont dues principalement à l'infection de bactéries, de virus et à l'absorption de corps étrangers. Pour ces corps, cela va d'un excès de consommation (sucres, graisses, additifs alimentaires, alcools, pesticides, drogues...) à des excès d'exposition (fumées, pollutions atmosphériques, pesticides aériens, certains composants de produits cosmétiques). En outre, les conséquences de postures inadaptées, principalement au travail et les accidents corporels, souvent couplés à des infections, sont considérés comme des "maladies physiologiques".

Certaines maladies physiologiques peuvent être des retombées de dysfonctionnements psychiques.

Les maladies psychiques et neuropsychiques ont leurs causes principales dans les comportements sociaux des individus et des groupes (de pression ?), tels les divers harcèlements, les stress de productivité et de performances, les contraintes religieuses et sociétales, les accidents de la vie (décès, divorces, séparations) et les violences subies (braquages, agressions, attentats,...) et les dysfonctionnements comportementaux et neuropsychiques personnels.

Les handicaps de naissance : il subsiste toutefois des maladies dues à des malformations congénitales, à des défauts génétiques à l'intérieur du génome humain, héréditaires ou aléatoires. La science médicale essaye de supprimer ces défauts (manipulations génétiques) ou de les réduire ou corriger par divers moyens, le plus souvent la vie durant pour la personne atteinte. C'est un progrès de civilisation, car autrefois, en absence des moyens modernes et efficaces, la personne atteinte était éliminée, rapidement ou à plus long terme, par la sélection naturelle qui prévaut pour toutes les espèces animales dont l'homme fait partie.

 

Traitements physiologiques et biologiques

L'évolution du traitement des maladies physiologiques et accidents corporels a suivi le progrès des sciences médicales et biologiques. Pendant des millénaires avant la découverte des bactéries et des virus, les traitements se limitaient à des actes chirurgicaux (dont l'horrible saignée) et à l'administration de lavements, purges, onguents, tisanes, décoctions, et de "sels" ou mixtures préfigurant les médicaments de l'ère moderne. Certains produits désinfectant de plaies donc tueurs de bactéries infectieuses étaient des antibiotiques avant la lettre ! De plus les diètes et jeunes amélioraient souvent la santé des gros mangeurs, pas des sous-alimentés chroniques.

Louis Pasteur et Félix d'Hérelle ont découvert quelques interactions entre le corps humain infecté par des microbes (virus et bactéries) se développant dans le corps. Louis Pasteur a mis en évidence la possibilité de réaction et de guérison par le corps du sujet malade s'il était informé et entraîné à lutter contre les envahisseurs. Ainsi Louis Pasteur est le découvreur des bienfaits des vaccinations, en particulier contre des virus (invisibles avec les microscopes de l'époque), comme celui de la rage. Les études et réalisations de vaccins contre les maladies infectieuses à bactéries et virus, sont une grande avancée de la science médicale. Aujourd'hui, comme pour le sida et ébola les recherches de vaccins continuent. Louis Pasteur est reconnu comme un grand savant et de grands laboratoires "industriels" fabriquent et conçoivent des vaccins. Pasteur et d'autres biologistes moins médiatisés ont aussi constaté des interactions entre diverses espèces de bactéries, les unes actives ou inactivées s'opposant à la diffusion de la maladie normalement provoquée par les autres.

Félix d'Hérelle (et l'Écossais Twort indépendamment mais sans développer des traitements) a fait des découvertes (à l'Institut Pasteur !), dès 1917, tout aussi importantes que celles de Louis Pasteur et de nombreux biologistes "pasteuriens". Il a découvert un (ou "le") processus de régulation de la prolifération bactérienne et de sa destruction éventuelle, à savoir que des bactériophages (toujours invisibles aux microscopes de l'époque), en fait des virus spécifiques à chaque espèce de bactéries, sont capables de tuer leurs bactéries et de les éliminer en un temps record. Ses recherches ont été rapidement (sans les protocoles actuels de tests et essais avant certification) mises en application pour soigner les nombreux blessés de guerre infectés par des bactéries et plus particulièrement le staphylocoque doré, très souvent mortel pour les blessés. Les études de Félix d'Hérelle se sont étendues à d'autres bactéries infectieuses, en particulier celles du choléra, avec des tests positifs en Inde. Il a pu isoler et cultiver le bactériophage "cholérique", bactériophage que l'on retrouve en particulier dans les eaux polluées du Gange et autres fleuves sacrés : d'une part sa présence permet aux eaux polluées du fleuve de se régénérer naturellement lors de son écoulement, et d'autre part la présence de ces bactériophages dans les eaux polluées devant normalement infecter les baigneurs lors de leurs ablutions, est le traitement idéal anti choléra administré naturellement ; ce qui explique que les "pèlerins" ne reviennent pas malades de leur pèlerinage et que des malades du choléra avant de se baigner retrouvent la santé après le cycle de leurs ablutions. Avant la découverte et la diffusion commerciale des antibiotiques, des préparations de phagothérapie étaient disponibles dans la pharmacopée. Et aujourd'hui subsiste, dans la confidentialité, un noyau de biologistes et médecins, en France et surtout officiellement à Tbilissi (Géorgie), qui traitent efficacement des infections bactériennes résistantes aux antibiotiques et évitent soit des amputations soit des décès ! Il y a en France 4000 décès par an dus directement aux maladies nosocomiales (liées aux SRAM) et 9000/an en liaison avec d'autres pathologies. La majorité de ces décès pourrait être évitée, mais, pour le système médical, se remettre en cause est hors de question ! 9000 décès prématurés sur 600 000 décès annuels ce serait acceptable, surtout pour les caisses de retraite et l'industrie médicale !

Pour les simples traitements de maladies, il n'y a guère d'évolution depuis les siècles passés : les purges, laxatifs et cures "détox" font toujours florès en médical et paramédical ; et des analyses médicales et biologiques sérieuses montrent l'inefficacité de ces méthodes et même parfois leur dangerosité. Des préparations pharmaceutiques souvent issues de plantes puis synthétisées par l'industrie sont à la base des cachets et pillules. Les antibiotiques administrés majoritairement par voie orale commencent par détruire une bonne partie de la flore intestinale avant d'être absorbés en passant dans le sang, (comme la majorité des médicaments), d'y être dilué et de passer dans tous les organes (foie, reins, pancréas, coeur, poumons, glandes diverses, cerveau,... muscles, articulations, artères et veines). Si la cible est une bactérie pathogène dans le tube digestif (gastro-entérite) la méthode d'administration est la bonne malgré les effets secondaires sur la flore intestinale et sur tous les autres organes. En dehors de cette cible, les administrations en secteur hospitalier (pour des cas graves où l'intervention doit être rapide), l'administration se fait par perfusion, ce qui protège la flore intestinale.

Pour tous les traitements de diverses maladies, souvent dites de longue durée, la diffusion des médicaments à travers tous les organes n'est pas l'idéal et les effets secondaires sont trop souvent minimisés. Mais les améliorations sont souvent patentes pour les malades, même si la guérison pleine et entière n'est pas au rendez-vous ! Ces traitements sont des rentes financières pour les laboratoires pharmaceutiques qui investissent non seulement en recherches médicales mais aussi (surtout ?) en promotion surfaite auprès des autorités de santé (pour les agréments et la tarification) et des prescripteurs (invitations pour des séjours de vacances en des lieux paradisiaques, tous frais payés, pour des pseudo-congrès ou journées d'études)(la pression des visiteurs médicaux a été freinée par les autorité de santé).

Pour les actes chirurgicaux les progrès de la médecine moderne sont efficaces et indubitables. Ce progrès est dû à une meilleure connaissance de la physiologie humaine et à des auxiliaires technologiques (appareillages) et informatiques (imagerie médicale et logiciels de traitement et d'intervention). L'évolution vers un "transhumanisme" d'assistance est porteuse d'espoirs : pilotage et surveillance du coeur (pacemakers et autres) et du diabète (avec pompe à insuline incarnée), prothèses et orthèses pilotées indirectement par le cerveau pour les membres déficients, détecteurs spécifiques et transmetteurs au cerveau pour l'ouïe et la vue, cultures biologiques de cellules régénératrices (du coeur, de la peau,...) et injection dans l'organe déficient (coeur) ou dépose sur la zone détruite (peau). C'est un transhumanisme réparateur et non pas créateur d'un surhomme : heureusement !

Pour les actes de spécialistes concernant un organe précis ou une fonction physiologique (vue, audition, foie, coeur,...) il y a, à la fois, de très nombreuses candidatures chez les jeunes médecins (tarification Sécu élevée et dépassements plus ou moins élevés, avec des horaires de travail limités aux heures de bureau) et des délais excessifs pour obtenir un rendez-vous (plusieurs mois). On en déduit qu'il y a un manque avéré de spécialistes ! Ceci est vrai pour certaines villes ou régions n'offrant pas un cadre de vie suffisamment agréable à ces praticiens. Mais cela est faux dans des villes suffisamment pourvues, car les délais sont souvent "surfaits". En effet, plus les délais sont longs, plus le praticien est réputé et recherché, à la condition que les délais ne soient pas artificiels ! Un jeune spécialiste, bien formé dans des centres hospitaliers spécialisés, ne peut afficher lors de son installation des délais très courts, de quelques jours sans apparaître comme un praticien délaissé par la clientèle et sans bonne réputation : alors il gonfle virtuellement son cahier de rendez-vous et fait attendre de nombreuses semaines ses quelques premiers patients (puis les autres), même si une consultation dans des délais brefs serait bénéfique pour le patient. Il en est de même pour des spécialistes à la clientèle peu nombreuse (parfois due à une offre supérieure à la demande dans la ville concernée !) : ils se sentent obligés d'allonger les délais pour montrer l'attrait de leur cabinet. De plus, souvent plus les délais sont longs (plus ou moins justifiés) plus les dépassements d'honoraires sont élevés ! Alors la libération du numerus clausus pourrait provoquer des dégâts financiers par surabondance de spécialistes ! Ce qui n'est pas le cas pour les médecins généralistes dans les campagnes et les zones urbaines délaissées (ou déclassées). La consultation des pages jaunes est révélatrice de la situation présente. Par exemple, pour l'Hérault, il y a une page et demie de chirurgiens dont seulement 10% en généralistes, les autres étant spécialisés. Pour les médecins il y a 5 pages de généralistes purs (20% sur Montpellier), une page de généralistes spécifiques (acupuncture, allergologues, échographie, homéopathies, mésothérapie, traitement douleur) et dix pages de spécialistes (48 spécialités différentes) (plus de 50% des praticiens à Montpellier !). Le découpage en 48 spécialités sans vision holistique du fonctionnement du corps humain n'est pas un gage d'efficacité et de guérison.

 

Traitements psychologiques et psychiatriques

Les traitements nombreux prescrits par des médecins généralistes consistant en divers médicaments pour calmer des douleurs ou symptômes ressentis par le cerveau, pour retrouver le tonus et la productivité (en concurrence avec des drogues telle la cocaïne !), et l'auto médication, n'ont rien à voir avec l'analyse des causes des perturbations, dysfonctionnements et douleurs provenant de tout le corps et affectant le cerveau.

Des psychiatres réduisent l'utilisation de drogues pour agir sur les causes souvent liées à la vie sociale et/ou sédentaire et au manque "d'exercices du cerveau" (méditation, mémorisation, oxygénation, imagination...) en prescrivant certains types de lecture avant de se coucher (pour éviter les somnifères), des exercices physiques d'oxygénation, des siestes réparatrices, des exercices intellectuels (mots croisés ou fléchés, sudoku,...), et des recommandations pour une saine alimentation adaptée et pour éviter des drogues légales (tabac, alcools) ou illégales, tout en boostant le fonctionnement du cerveau, et pour piloter harmonieusement les relations sociales professionnelles et privées (en association avec les psychologues). Ici on est loin de l'asile psychiatrique d'enfermement (emprisonnement hors jugement à la discrétion d'un médecin (même non spécialisé)), qui subsiste toujours). Cela n'empêche pas certains praticiens de prescrire trop facilement des "psychotropes", souvent à la demande des "clients".

Les neurosciences étendues non seulement au fonctionnement interne du cerveau, mais à la totalité du corps (organes sensoriels, moteurs, et internes (végétatifs)), sont en plein développement et associent harmonieusement des biologistes, physiologistes et des "psys" spécialistes en "traitement de l'information" (les logiciels de la pensée). Le cerveau, d'une part, reçoit des informations (sous formes électrique et chimique) de tous les organes internes et externes du corps humain et, d'autre part, pilote plus ou moins les organes (une partie du pilotage se fait hors du cerveau conscient par le système neuro-végétatif, et par certains circuits courts en interne, jusqu'au niveau des cellules ! Les neurosciences remettent en cause certaines descriptions et hypothèses de fonctionnement du corps humain et tendent surtout à préciser les fonctionnements centralisés et leurs perturbations d'ordre psychiques, chimiques et physiologiques, sans se préoccuper -pour l'instant- des fonctionnements indépendants ou décentralisés.

 

LES POLITIQUES DE BONNE SANTÉ

L'obtention et le maintien d'une bonne santé devrait être l'objet prioritaire d'une politique de santé.

Les dépenses dites de santé, en fait de traitements des maladies et accidents physiologiques, sont prépondérantes devant les dépenses de prévention et d'éducation. Les Autorités de Santé et la Sécurité Sociale (Assurance Maladies) ne font que des petites et symboliques campagnes de prévention : incitation à la vaccination antigrippe, éviter de manger trop gras, trop sucré ou trop salé, réduire la consommation d'alcool et de tabac, incitation aux activités sportives.

Le Professeur Claude GOT était l'infatigable défenseur de la réduction des accidents de la route, pour réduire drastiquement l'hécatombe de tués et d'accidentés handicapés à vie. Il luttait contre l'alcool au volant (et même en dehors), contre les vitesses excessives selon les configurations des réseaux routiers et des conditions atmosphériques, contre le téléphone au volant et pour le port de protections efficaces pour les usagers en 2 roues (vélos et motos). Les résultats sont probants et il ne faut pas lâcher la pression.

Des cancérologues ont démontré depuis des lustres l'action néfaste du tabagisme sur les organes respiratoires avec un très grand nombre de cancers induits, mortels à court ou moyen terme ! Enfin depuis quelques années le gouvernement a pris quelques mesures de restriction et engagé des campagnes anti-tabac, mais les résultats sont maigres.

Les grands oublis des politiques de bonne santé !

Ces oublis le sont rarement par ignorance ; certains sont même volontaires et mériteraient le qualificatif de "criminel". Parmi ces oublis citons les plus remarquables :

oubli de prendre en compte les effets secondaires indésirables et parfois dangereux des médicaments (voir Mediator) sous la pression des industriels de la pharmacie et la "passivité" des Autorités de Surveillance et d'Autorisation. Ce refus de prise en compte et d'indemnisation des victimes et ce déni de réalité sont motivés par la priorité donnée aux profits.

oubli de lutter (médicalement et administrativement) contre les effets néfastes induits (sur l'homme) par le mauvais usage généralisé des antibiotiques d'abord -en quantité- dans les élevages (complicité des Autorités Vétérinaires) et puis dans la médecine humaine. D'une part, il se développe des antibiorésistances induites néfastes dès maintenant et à terme capables de faire perdre l'efficacité des antibiotiques. D'autre part, l'administration orale, par voie digestive et intestinale, (autres que pour traiter des infectons bactériennes du système gastro-entérique), entraîne une destruction massive du "microbiote" ou microbiome constitué de dizaines de milliers de milliards de bactéries réparties en environ un millier d'espèces différentes. Actuellement l'antibiorésistance en se limitant aux affections nosocomiales c'est des milliers de décès évitables et prématurés ! Les campagnes "misérables" d'invitation à réduire l'usage des antibiotiques à destination du grand public, sont sans effet sur les élevages (prescriptions des vétérinaires) et sur les médecins prescripteurs chez l'homme.

oubli corrélé au précédent d'utiliser les thérapies à base de bactériophages qui ont prouvé leur efficacité avant la découverte et la généralisation des antibiotiques. La bactériophagie, en complément ou association avec des antibiotiques, devrait non seulement éviter ces décès, mais en plus éviter de nombreuses amputations de membres infectés par des SRAM. Le développement de laboratoires biologiques de caractérisation et production de bactériophages "non brevetables" n'amène aucun revenu, ni profit aux industriels de la pharmacie, bien au contraire.

oubli d'étudier sérieusement les interactions positives et néfastes entre d'une part, le microbiote, les aliments et les villosités intestinales et stomacales et d'autre part, les bactéries peuplant les cavités buccales et nasales, les différentes muqueuses (vaginales et autres) et la peau avec leur milieu (air atmosphérique pollué, poussières, saletés, crèmes et cosmétiques divers, shampooings, savons...). Il existe quelques études de plus en plus nombreuses mais encore insuffisantes dans ce domaine : par exemple des "greffes fécales" (transfert de bactéries prélevées dans les selles d'une personne saine) guérissent certaines infections permanentes du gros intestin.

-oubli corrélé au précédent par les "spécialistes de la nutrition" de l'interférence entre la variabilité du microbiote et les régimes alimentaires de chaque personne. Par exemple, les Japonais sont porteurs de bactéries spécifiques liées à leur mode de vie leur permettant de digérer et assimiler certaines algues (enveloppes de sushis...) que n'ont pas les occidentaux. Si des Japonais naissent et vivre en milieu occidental comme la Californie en ayant rompu tout lien gastronomique avec le Japon, ils ne sont pas porteur des dites bactéries et ne supportent pas la cuisine japonaise traditionnelle lors d'un voyage au Japon : c'est l'ensemencement en bactéries bien présentes dans un milieu culinaire culturel donné qui prédomine et n'a rien à voir avec des différences génétiques. Beaucoup d'intolérances alimentaires sont dues à un microbiote appauvri en espèces de bactéries du fait des antibiotiques ou de purges excessives (infections bactériennes et/ou virales, purges paramédicales par des plantes ou de la chimie) : la reconstruction sérieuse et complète de la flore intestinale est oubliée et pas même envisagée.

oubli manifeste et criminel de lutter contre les destructions de la santé et la réduction de la durée de vie provoquée par la consommation systématiquement excessive des sucres ! Les maladies provoquées par la consommation des divers sucres sont importantes pour les patients et source de gros profits pour les professions médicales et pharmaceutiques. En France il y a " millions de diabétiques dont seulement 10% de type 1 (insulinodépendant suite à la détérioration du pancréas) et 90% de type 2 (non insulinodépendant avec production d'insuline mal utilisée par les organes végétatifs). Dans ce dernier cas, l'obésité ou le surpoids domine du fait d'interactions avec les triglycérides et le stockage de graisses, et le glucose non assimilé et consommé est un poison pour la rétine, les reins, les vaisseaux sanguins (en particulier les coronaires et les petits des membres inférieurs à faible mobilité) avec des risques élevés d'AVC, d'arrêts cardiaques, d'hypertension, et même de nécroses et amputations. Les effets induits sur d'autres maladies telle Alzeimer ne sont pas encore établis. Cependant une action complémentaire spécifique bien établie et minorée est celle sur la santé dentaire avec l'apparition et la diffusion de caries dentaires : c'est certes une source de forte activité pour les dentistes (traitement des dents cariées, puis remplacement de ces dents par des implants et prothèses). Enfin une première action gouvernementale trop timide a été prise avec une faible taxation des sucres dans les boissons sucrées et l'interdiction récente des colonnes de boissons sucrées (sucre ajouté naturel ou édulcorant) ou énergisantes, si leur utilisation est gratuite ou forfaitaire (illimitée).

- oubli de lutter contre l'utilisation excessive de sel. Si autrefois le sel était un agent primordial de conservation des aliments (par salaisons), l'utilisation de la chaîne du froid, le séchage et la lyophilisation sont des dispositifs ne nécessitant pas l'utilisation de sel, si ce n'est pour maintenir un goût habituel. Le sel gonfle les cellules, par rétention d'eau, ce qui est néfaste au niveau des capillaires et autres vaisseaux sanguins, ainsi qu'au fonctionnement optimisé des cellules. Les capillaires comprimés se rétrécissent et demandent une plus forte pression d'alimentation en sang, donc une élévation de la tension, élévation agissant négativement sur les vaisseaux et organes, jusqu’à provoquer des ruptures. Les normes de teneur en sel devraient être réduite drastiquement, de façon progressive programmée pour provoquer une accoutumance au peu salé. Ce sont les industries agro-alimentaires qui traînent fortement des pieds car le sel est très peu cher (et remplace une partie des produits nobles et chers) et pour que les salaisons classiques restent en bon état de conservation la forte teneur en sel y contribue avantageusement.

- oubli de lutter efficacement contre une alimentation trop riche en matières grasses, cause de l'obésité graisseuse et des dépôts dans les artères et veines, médiatisé sous le terme d'excès de cholestérol : à ce sujet il y a de nombreuses controverses sur la concentration des différentes formes de cholestérol et sur la concentration globale. La présence sur le marché de produits hypocholestérolisants, surtout les statines, ont incités les fabricants à faire baisser les seuils optimaux afin de gonfler leur marché : opérations mercantiles qu'ont révélé et condamné les professeurs Debré et Évin, dans leur livre sur les médicaments inutiles et même dangereux. La principale suite donnée par les Autorités de Santé et par le Conseil de l'Ordre des médecins est un blâme puis une interdiction d'exercer (pour des professeurs à la retraite !). Les fabricants de barres chocolatées (pleines de sucres et de matières grasses) et de nombreuses préparations culinaires ne sont pas dans l'obligation de réduire les composants sucrés et gras de leurs produits : la seule contrainte est au niveau de la publicité qui doit préciser la recommandation d'éviter de manger trop gras, trop sucré et trop salé, recommandation si inefficace qu'aucune réduction de consommation n'a été relevée ! Cependant de louables efforts sont faits pour qualifier la nature des graisses (acides gras saturés, mono-insaturés, poly-insaturés) en liaison avec leurs effets induits sur le cholestérol (total, HDL, LDL, triglycérides). : les consommateurs avertis privilégient les produits les plus favorables à leur santé, les industriels s'adaptent et l'usage de l'huile de palme régresse au profit d'autres huiles (tournesol,...).

- oubli de contrôler et d'analyser les "compléments de santé" envahissant le marché, par des Autorités de santé. Les Français (et occidentaux) se préoccupent de leur santé et dépensent des milliards d'euros en produits supposés améliorer leur santé ou maintenir plus longtemps leur bonne santé. Cela concerne des concentrés en sirops ou pillules de diverses molécules minérales (magnésium, sélénium,...) ou organiques (DHEA, extraits de plantes ou d'algues,...), des alicaments (produits laitiers boostés en principes actifs, aliments riches en anti-radicaux libres,...), des aliments sélectionnés pour leurs composants (huiles avec oméga 3, pauvres en acides gras saturés, riches en polyinsaturés, selon des pourcentages relativement bien définis, etc...) et même des "quasi médicaments" en vente libre en pharmacie (petites spécialités contre la toux, les rhumes, les états grippaux, les douleurs, les courbatures, la constipation, des probiotiques (bactéries types levures constituant très partiellement (quelques % des espèces) le microbiote),.... sans oublier les constituants miracles des régimes amaigrissants. Ni le contrôle de la fabrication et de la composition en principes dits actifs, ni les posologies recommandées, ni les effets cocktails des mélanges, ne sont l'objet de recommandations, d'études cliniques, de réglementations et de législations sur les responsabilités en cas de dommages induits pour la santé des "consommateurs". Les revues de conseil aux consommateurs font parfois timidement une analyse concernant une famille de ces produits (alicaments, compléments, boissons sucrées, sucreries, barres chocolatées..) : mais on (les industries de santé et autorités) leur fera remarquer qu'ils n'ont pas les compétences requises pour analyser et condamner si besoin l'usage de telle famille de produits. Alors que les Autorités de Santé devraient favoriser et même subventionner ces démarches de protection du consommateur de produits dits de santé !

 

Une politique de santé révolutionnaire et adaptée aux besoins de la population

Une telle politique se doit, avec une énergie de chaque instant et les moyens correspondants, de mettre fin ou de réduire les oublis ou leurs conséquences explicités ci-dessus. Pour cela, les actions à mettre en oeuvre concernent :

- la propagande et la publicité sous le contrôle du CSA, pour de meilleures cultures alimentaires (bio, équilibré, quantités adaptées aux besoins) et pour lutter effectivement contre les produits riches en graisses, sucres et sels (surtout ceux créant une addiction néfaste dès le plus jeune âge). Des émissions télévisées type "meilleur pâtissier" concernant des produits à fortes teneurs en beurre, en sucres, en beurre de cacao devraient être interdites comme le seraient des émissions sur "les meilleurs tabacs" et "produits à fumer" ou sur "les meilleurs cocktails fortement alcoolisés",

- la mise en place de programmes de recherches publiques (INSERM, INRA, CHU,...) pour le développement de la bactériophagie pour lutter contre les infections bactériologiques des humains, des animaux et des plantes, et pour une connaissance approfondie de la constitution des microbiotes et de leur fonctionnement,

- la mise en place de programmes de recherches publiques (INSERM, CHU...) de modifications génétiques des cellules ( programmation des leucocytes ou globules blancs pour détruire des virus, bactéries et même des cellules cancéreuses (les premiers résultats sont très encourageants)), pour assurer des fonctions de protection ou de régénération cellulaire,

le développement des laboratoires d'analyse biologiques pour la culture des phages à la demande des cliniques et hôpitaux,

- la revitalisation des sols en richesse de composants microbiologiques (bactéries, vers de terre, humus et composts) pour la généralisation de l'agriculture dite biologique,

- le développement de méthodes de poly-cultures (mélange de plantes complémentaires et rotation de cultures),

- le reconstitution de paysages et le choix de plantes pour améliorer la retenue d'eaux du sol et/ou limiter l'évaporation du sol,

- la réduction drastique de l'usage des pesticides en agriculture, conséquence des actions définies ci-dessus,

- la réduction drastique des antibiotiques dans les élevages, conséquence des actions définies ci-dessus,

- la formation dès l'école maternelle et primaire aux impératifs de santé en liaison avec l'alimentation, avec des enseignements pratiques culinaires, et d'activités physiques,

- la lutte contre le stress sociétal (harcèlements sexuels, d'autorité et de productivité au travail,...) et de la vie privée, par des actions judiciaires, réglementaires et par des promotions de relaxation, détente, méditation,

- la poursuite active de la lutte actuelle contre le tabagisme, l'alcoolisme, l'addiction aux nombreux stupéfiants et à certains modes de vie,

- la diffusion de recettes culinaires variées et équilibrées (en qualités et quantités) adaptées à nos conditions de vie sédentaires,

- toute autre mesure adaptée au maintien d'une bonne santé.

 

La mise en place de ces programmes, l'éducation et la formation des consommateurs dès le plus jeune âge, la volonté de sauver l'humanité et la planète de catastrophes biologiques et sociologiques, devraient créer un courant régénérateur humaniste. On peut rêver, on se doit d'espérer !

 

 

France : Petite histoire de la financiarisation de la dette sociale

La dette sociale ou le « trou de la Sécu » sert de prétexte aux gouvernements néolibéraux pour mettre en place des réformes régressives. Cette dette sociale doit être relativisée.

De sa création jusqu’en 2006, les comptes de la Sécurité Sociale étaient soit excédentaires, soit légèrement déficitaires. Le recours au financement externe était marginal et relevait souvent du jeu d’écriture. Le tournant néolibéral de l’économie et des politiques qui y sont associées date du début des années 1980.

Jusqu’en 1980, l’ACOSS1 avait recours à deux sources de financement :

 le Trésor public pour des avances à court terme ;

 la Caisse des dépôts et consignations pour des prêts relais.

 

Début 1980, se mettent en place, au sein de l’ACOSS |1|, des Conventions d’objectifs et de Gestion (COG) qui introduisent deux nouveautés : la comptabilité séparée des caisses et la facturation croisée des excédents et des besoins de financement, avec productions d’intérêts entre caisses. Cette nouvelle logique comptable d’entreprise privée marque le début de la financiarisation des comptes de la Sécurité sociale.

C’est avec l’UNEDIC, une association créée hors Sécurité sociale en 1958 sous forme associative et à gestion paritaire pour contrer l’influence de la CGT et redonner une position dominante au patronat avec le paritarisme, que s’ouvrent les portes du financement de la dette sociale par les banques privées.

En septembre 1981, l’UNEDIC (assurance-chômage) emprunte 6 mds F auprès des assurances et des mutuelles sur lesquelles l’État reste influent et peut imposer des taux très faibles |2|.

En 1994, l’UNEDIC souscrit un emprunt obligataire de 10 mds F à 5,25 % |3|.

En 2002, elle renouvellera l’opération avec un emprunt obligataire de 12 mds F au taux de 5,50 %.

En 2004, l’ACOSS (la « banque de la Sécu ») sera autorisée à emprunter 7 mds F auprès des banques spécialistes en valeurs du Trésor (celles qui financent la dette de l’État). Ce recours à l’emprunt, garanti par l’État, marque l’ouverture définitive de la Sécurité Sociale à la financiarisation.

En 2007, la loi de financement de la Sécurité sociale autorise l’ACOSS à avoir recours à des billets de trésorerie pour ses besoins de financement à court terme.

On peut lire sur le site de l’UNEDIC, qu’à la fin de l’exercice 2007, 9,17 mds € d’autorisation d’emprunts ont été utilisés comme suit :

 Obligations = 6,2 mds € ;

 Billets de Trésorerie = 2,87 mds € ;

 Titrisation = 0,1 md €.

La titrisation consiste à transformer en titres négociables sur les marchés financiers des créances de l’UNEDIC. Les cotisations sociales servent à la spéculation !

En 2010, on touche le fond ! Une convention est signée entre l’ACOSS et l’AFT (Agence France Trésor) portant sur un programme d’émissions pour des financements à court terme sur les marchés financiers. Ce programme s’appelle Euro Commercial Paper, basé à la City de Londres. On y trouve des entreprises, des sociétés financières (banques centrales, assurances, Hedge Funds, Mutual Funds) des sociétés de Trading, etc. Comme dans tout paradis fiscal, l’origine des fonds est incertaine, douteuse et souvent mafieuse. La Sécu blanchit de l’argent sale !

Dans sa note de présentation aux investisseurs émise en septembre 2014 |4|, l’UNEDIC vante la fiabilité de ses capacités à rembourser et présente les économies à réaliser sur le dos des chômeurs (1,6 md € sur 2 ans) comme un gage de la soutenabilité de ses remboursements.

En 2016, le site de l’UNEDIC ne rend public que 11 des 31 mds € de contrats souscrits. Agir dans l’ombre pour mieux détruire les droits humains fondamentaux est leur stratégie.

Cette incomplète énumération des dérives de la dette sociale, sur le chemin de la financiarisation de son financement, illustre le marigot dans lequel la protection sociale est tombée.

Ces banques du marché primaire |5|, créancières de la dette sociale, sont toutes impliquées dans des faits délictueux et des scandales rendus publics. Très peu d’entre elles ont connu des poursuites judiciaires. Le comportement de ces prédateurs de biens publics n’a pas changé malgré quelques amendes qu’ils s’empressent de faire payer aux particuliers et à leurs employés. Les paradis fiscaux continuent de prospérer en l’absence de réelle volonté politique de changement. Il est urgent de mettre fin à ce pillage du droit fondamental à la protection sociale pour toutes et tous.

Il est difficile de chiffrer avec précision le coût de cette financiarisation, mais il se chiffre assurément en dizaines de milliards d’euros. Avec la baisse des prestations et cette logique financière, nous enrichissons ces créanciers. La population paie le prix fort d’une dette qui n’est pas la sienne mais celle du patronat qui organise, avec l’État, le trou de la Sécu afin de mieux la privatiser.

Plus que jamais, un audit public et citoyen de cette dette s’impose. À l’heure où de nouvelles réformes de la protection sociale sont exigées par le FMI, l’OCDE et la Commission européenne, au nom de la réduction de la dette publique et des déficits, il devient impératif de construire et multiplier des collectifs d’audit de la dette sociale. Le fruit de ce travail, mené de façon transparente et publique, est une pierre à ajouter à l’édifice de nos revendications et mobilisations.

Nous devons nous réapproprier notre protection sociale, en évincer le patronat et l’État de sa gestion, rendre publique la réalité des comptes, remettre en cause cette financiarisation qui, non seulement enrichit les nantis mais sert de prétexte aux reculs sociaux. Il nous faut faire payer au patronat et au Capital la dette envers la protection sociale. Une autre redistribution des richesses produites par le travail est possible et nécessaire.

Pascal FRANCHET

Note :

|1| L’Agence centrale des organismes de Sécurité Sociale (ACOSS), créée par les ordonnances de 1967, assure la trésorerie au quotidien des 4 branches du régime général (maladie, famille, vieillesse et accidents du travail/maladies professionnelles).

|2| Lire à ce propos l’excellent livre de Benjamin Lemoine : L’ordre de la dette, Éditions La découverte, 2016, sur le « Circuit du Trésor » et l’annexe 6 de la brochure « Que faire de la dette sociale ? » http://www.cadtm.org/Que-faire-de-la-dette-sociale

|3| Pour mémoire, l’inflation était de 1,2 % en 1994 et ne dépassera pas 1,6 % jusqu’en 2002.

|4| http://www.unedic.org/sites/default/files/fr-investisseurs-sep14.fr

|5| Ces titres et obligations sont revendus sur le marché secondaire. On ignore qui sont les créanciers réels de la dette sociale tout comme pour celle de l’État.

 

Source: http://www.interet-general.info/spip.php?article24058

PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

 

Europe. Les perturbateurs endocriniens en question

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La commission des affaires européennes du Sénat préconise d’appliquer le principe de précaution, qui consiste à interdire toutes substances présumées perturbateurs endocriniens. Photo : Robert Kluba/Réa

L’Union européenne doit tenter, aujourd’hui, de se mettre d’accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, ce qui permettrait de prendre des mesures réglementaires pour limiter leur impact.

C’était en décembre dernier. La Commission européenne devait voter – enfin – un texte pour réglementer les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques qui troublent le fonctionnement hormonal des êtres vivants et représentent donc un risque majeur pour la santé et l’environnement. Mais faute de recueillir une majorité au sein des États membres, le vote a été repoussé. Un nouveau texte, suivi d’un possible vote, devrait être à nouveau présenté aujourd’hui par la Commission européenne.

De quoi est-il question exactement ? L’enjeu est d’adopter une définition des perturbateurs endocriniens qui permettrait de rendre effectives les mesures réglementaires sur les pesticides, votées en 2009. Celles-ci prévoyaient qu’une substance ne pouvait être approuvée que si « elle n’est pas considérée comme ayant des effets perturbateurs endocriniens pouvant être néfastes pour les organismes non ciblés ». Or la dernière proposition de la Commission, inspirée par des études sponsorisées par l’industrie, stipulait que les pesticides conçus pour être des perturbateurs endocriniens soient l’objet d’une dérogation... En outre, la proposition de définition demandait un niveau de preuve (de nocivité) tellement élevé qu’il était susceptible de ne jamais être atteint.

Ce qui fait débat, ce sont donc les exigences du niveau de preuve demandé pour établir s’il y a effet sanitaire. La logique de la loi de 2009 du Parlement européen est une logique de gestion par le danger, c’est-à-dire une logique d’exposition zéro aux substances qui auront été définies comme perturbateurs endocriniens. Les industriels lui opposent une logique de gestion par le risque, c’est-à-dire une logique de dose limite au-dessus de laquelle ne pas être exposé.

Des risques de cancers du sein et de la prostate...

Dans la perspective de ce nouveau vote, la commission des Affaires européennes du Sénat a adopté une résolution, le 18 janvier dernier, espérant que le gouvernement soutiendra leurs orientations auprès de la Commission européenne. Elle préconise d’appliquer le principe de précaution qui consiste à interdire, outre les perturbateurs endocriniens avérés, les substances présumées perturbateurs endocriniens dans le but de protéger la santé publique et ce, sans attendre une démonstration scientifique. Cependant, les sénateurs ne suivent pas l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement qui préconisait une troisième catégorie, les perturbateurs endocriniens suspectés, jugeant qu’elle était trop peu étayée scientifiquement et aurait pour conséquence « de diminuer la production et la rentabilité des exploitations agricoles ».

« Les perturbateurs endocriniens peuvent provoquer des cancers du sein et de la prostate et sont d’autant plus dangereux qu’ils sont omniprésents dans la nourriture, l’eau, les produits phytosanitaires, les biocides mais aussi les crèmes et les cosmétiques », rappelle la sénatrice (PS) du Haut-Rhin, Patricia Schillinger. La commission des Affaires européennes demande donc que l’on puisse s’appuyer sur des études reconnues par les scientifiques mais qui ne font pas encore l’objet d’une standardisation internationale. Pour ce faire, les élus « encouragent la création d’un groupe international et de haut niveau qui permette aux décideurs de disposer d’informations objectives sur les perturbateurs endocriniens ». « Une sorte de Giec, comme pour le climat », précise Jean Bizet, sénateur (LR) de la Manche et président de la commission des Affaires européennes. C’était d’ailleurs aussi la conclusion de la centaine de chercheurs qui ont publié une tribune dans le Monde en novembre, dans laquelle ils dénonçaient les atermoiements de la Commission européenne et la « fabrication du doute » sur la dangerosité de ces substances par le lobby de l’industrie.

 

Les connaissances scientifiques (il existe plus de 1 300 études indépendantes) semblent en effet suffisantes pour mener une action forte contre les perturbateurs endocriniens. « L’Union européenne a l’occasion unique de montrer qu’elle se soucie réellement de la santé de ses concitoyens », insiste François Veillerette, président de l’ONG Générations futures, qui alertait, mi-janvier, sur le fait que les perturbateurs endocriniens sont aussi présents dans l’eau du robinet…

L’homme malade de son environnement 

Pour le Pr. Dominique Belpomme, l’origine environnementale de la plupart des affections et maladies graves qui nous frappent ne fait plus aucun doute…

 

Cancérologue bien connu et président de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac), le Pr. Dominique Belpomme estime que l’accroissement du nombre de maladies graves (dont les cancers ainsi que des maladies dégénératives) vient de la dégradation accélérée de l’environnement dans les pays fortement industrialisés - donc « a priori pollués »...

 Ainsi, nos pathologies peuvent s’expliquer par notre exposition à des polluants variés comme les perturbateurs endocriniens (ces « substances étrangères produisant dans l’organisme des effets délétères en raison d’une modification du système hormonal  »), les pesticides, les particules fines et nanoparticules dans les poussières ou les métaux lourds comme le mercure des amalgames dentaires ou le plomb dans l’eau de boisson. Sans oublier les vaccins avec leurs adjuvants aluminiques dont l’utilisation a été rendue obligatoire « alors même que leur efficacité et leur innocuité n’avaient pas été sérieusement éprouvées ». Et que dire du « rôle mutagène et cancérigène des champs électromagnétiques », mis en évidence dès 1984 par les travaux du Dr. Roger Santini ?

 

La maladie d’Alzheimer : vieillesse « naturelle » ou exposition à l’environnement ?

 

Pour le Pr. Belpomme, « l’exposition prolongée à des champs électromagnétiques de basses ou extrêmement basses fréquences est, comme pour le cancer, un facteur de risques potentiellement impliqué dans la genèse de la maladie ». D’ailleurs, les compagnies d’assurance sont tellement persuadées de leur nocivité qu’elles refusent (comme elles l’avaient fait jadis pour l’amiante), de couvrir les risques liés à l’exposition aux radiofréquences…

Par ailleurs, il apparaît « de plus en plus évident que la maladie d’Alzheimer n’est pas à proprement parler une maladie de la vieillesse comme on l’affirme encore trop souvent, mais en réalité elle aussi, une maladie de l’environnement où interviendraient, comme dans le modèle cancer, des agents physiques, chimiques et peut-être microbiens »…

S’est-on préoccupé à ce jour de savoir si le « vieillissement biologique naturel des tissus » est vraiment en cause dans cette maladie ? Ne faudrait-il pas plutôt prendre en compte une « longue période d’exposition à des polluants environnementaux  » ?

Au nombre de ces polluants, le rôle du mercure, « métal extrêmement toxique pour le système nerveux  » et présent dans les amalgames dentaires comme dans les poissons contaminés, a pu être prouvé : « l’exposition à de faibles doses de mercure reproduit les lésions cellulaires caractéristiques de la maladie, en particulier les fameuses plaques amyloïdes et la dégénérescence neurofibrillaire  ».

De surcroît, les champs électromagnétiques sont « capables de créer des courants électriques en bouche qui, en raison de l’érosion du métal qu’ils provoquent, génèrent des vapeurs de mercure » - ces dernières « passent la barrière hémato-encéphalique destinés à protéger les neurones des agents toxiques présents dans le sang  »…

 

La « fabrique du diable »

 

 Pour le cancérologue, le diable se manifeste par la création et la dissémination dans la nature des polluants physico-chimiques, par la « transformation de micro-organismes naturels en agents malfaisants  » et la fabrication de médicaments dont certains se révèlent néfastes en raison des effets secondaires qu’ils provoquent : « Dans le contexte économique actuel, c’est donc la marchandisation du vivant qui est en cause et finalement le principe moral sur lequel repose l’exercice médical depuis Hippocrate »...

Mais toute mise en garde se heurte à des intérêts puissants qui se sont allègrement affranchis de tous « repères éthiques » et au mur d’argent de cette « fabrique du diable » : en dépit des dommages constatés jusqu’à ce jour, cette dernière arrive encore à nous vendre ses gadgets de destruction massive (smartphones, tablettes, etc.) et à nous convaincre de les utiliser sans limites comme s’ils nous étaient indispensables…

Ces « facteurs environnementaux structuraux » peuvent expliquer aussi la « décroissance de fertilité observée dans les pays riches »… Ainsi que des pandémies virales comme la grippe aviaire, liées aux conditions de stress dans « l’espace contingenté des élevages en batterie, à l’utilisation de nourritures artificielles et au dopage chimique et productiviste très éloigné des conditions de vie naturelle » - ainsi favorise-t-on chez les animaux d’élevage « l’émergence d’un déficit immunitaire capable d’entraîner la prolifération et la mutation du virus et par conséquent l’exacerbation de sa violence »…

 

Pour une prévention environnementale

 

Le Pr. Belpomme propose de mettre en place une véritable « prévention environnementale », basée sur le principe de précaution « lorsque le risque est présumé grave ». Il s’agit tout à la fois de « protéger les personnes exposés aux agents toxiques présents dans l’environnement et éviter que ces agents polluent l’environnement  ».

Cela commence par le choix du lieu de vie  : ne pas s’installer à proximité d’une voie à grande circulation, d’un garage ou d’une station à essence, d’un aérodrome, d’un incinérateur, d’une antenne relais, d’un pylône ni bien entendu d’une zone industrielle...

On pourrait préférer une zone rurale, mais loin d’une zone d’agriculture intensive, des antennes relais dissimulées dans les forêts ou les clochers, des lignes à haute ou très haute tension, etc.

Il faudrait éviter la pollution de l’air intérieur, préférer une cuisinière à gaz ou en vitrocéramique aux plaques à induction, les ampoules à filament à celles dites « à basse consommation » - et s’assurer que toutes les prises de courant sont mises à la terre, etc.

Evidemment, on réduira la téléphonie mobile au profit du filaire, on préférera la connexion par câble au Wi-Fi, sachant qu’en matière de champs électromagnétiques, « toutes les expositions s’additionnent les unes aux autres voire se potentialisent entre elles au plan biologique » (Wi-Fi, WiMax, téléphone portable, DECT, console de jeu, ordinateur, tablette, télévision, réveil électronique, plaques à induction, ampoules à basse consommation, etc.)

Tant que la « présomption d’innocence » bénéficiera aux industriels, opérateurs ou sociétés pharmaceutiques et que persistera le déni des pouvoirs publics se refusant à aborder les problèmes de santé autrement que sous l’angle financier, la « confiance » citoyenne s’érodera jusqu’à la consommation finale de cette indigeste toxic story dans l’inexorable dégradation du contexte social et de notre milieu de vie où seules prospéreront les maladies en résultant…

 

Pr Dominique Belpomme, Comment naissent les maladies… et que faire pour rester en bonne santé, Les Liens qui libèrent, 432 p., 23,80 €