Le ministère russe des Affaires étrangères riposte aux nouvelles déclarations américaines accusant le gouvernement d’Assad d’avoir eu recours aux bombes chimiques contre les civils. Pour la Russie, une telle approche de la part de la Maison Blanche ne vise qu’à justifier les nouvelles ingérences de l’administration américaine dans les affaires intérieures syriennes.

La diplomatie russe, dans un communiqué, dénonce Washington qui est à la quête de nouveaux prétextes justifiant ses ingérences en Syrie. Selon le texte, « l’administration américaine accuse par hypocrisie les autorités syriennes d’avoir utilisé du gaz sarin dans un raid contre la banlieue de Damas » a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.

Dans une déclaration à l’occasion du 4e anniversaire de la prétendue attaque chimique du 21 août 2013 dans le quartier de Ghouta orientale, dans la banlieue de Damas, la Maison Blanche prétend : « Bachar Assad a montré qu’il est toujours prêt à recourir aux armes chimiques contre les innocents ».

Les nouvelles allégations américaines contre Bachar al-Assad ont été faites alors que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et les représentants de l’ONU avaient confirmé en 2014 que l’arsenal chimique syrien a été démantelé sous la supervision de la Russie.

« Moscou n’exclut pas que les récentes déclarations de la Maison Blanche soient faites dans le but de prolonger ses approches interventionnistes dans un pays au cœur du Moyen-Orient qu’est la Syrie », croit la diplomatie russe.

« Si les Américains accusent aujourd’hui Damas d’avoir perpétré une attaque chimique en avril 2017 dans la ville de Khan Cheikhoun et qu’ils l’accusent de chercher de nouveau à utiliser les bombes chimiques contre ses citoyens, c’est qu’ils pensent à de nouvelles justifications pour intervenir dans les affaires syriennes », commente l’agence Fars News.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i44000-washington_pointe_du_doigt_damas_moscou_réagit

 

La supercherie du droit-de-l’hommisme

Hormis les réactionnaires qui pensent que les hiérarchies sociales sont fondées en nature et qu’il y a des hommes faits pour commander et d’autres pour obéir, tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut défendre les droits de l’homme. Mais il faut admettre que les uns et les autres ne parlent pas de la même chose. Si l’on entend par cette expression la possibilité pour chacun de jouir du bien commun, alors l’accès à l’emploi, au logement, aux soins et à l’éducation fait partie des droits de l’homme – ou des droits humains, ne jouons pas sur les mots – au même titre que la liberté d’expression ou le choix de son orientation sexuelle. Prendre au sérieux les droits de l’homme, c’est y inclure les droits collectifs, c’est-à-dire la possibilité de vivre dans des conditions matérielles décentes.

Les militants des droits de l’homme, pourtant, ne s’intéressent qu’aux droits individuels et délaissent ostensiblement les droits collectifs. Que des individus soient emprisonnés ou empêchés de s’exprimer par des gouvernements autoritaires leur est insupportable, mais que des masses d’affamés subissent la loi d’airain du capital mondialisé leur est indifférent. Leur compassion pour l’humanité souffrante est étrangement sélective. Ils ne se mobilisent que pour des minorités ou des individus isolés, ils agissent au cas par cas en sélectionnant les individus ou les groupes qu’ils jugent dignes de leur attention, et on ne les voit jamais prendre fait et cause pour une classe socialement opprimée.

Le vocabulaire de la plupart des ONG – majoritairement anglo-saxonnes – en témoigne clairement. Elles entendent combattre la discrimination et non l’exploitation, l’exclusion et non la pauvreté, la privation de liberté infligée à quelques-uns et non la misère imposée au grand nombre. Leur philosophie est celle de l’individualisme libéral, qui ne connaît que des individus porteurs de droits et se soucie peu de savoir s’il y a parmi eux des riches et des pauvres. Ne parlons pas de la lutte des classes, ce gros mot qu’elles ne veulent même pas entendre prononcer. La seule lutte qui compte à leurs yeux, c’est celle qui vise à aligner des individus abstraits sur un standard restreint aux libertés formelles – et individuelles – en oubliant allègrement que ces libertés n’existent que sous certaines conditions.

Pour tout dire, le droit-de-l’hommisme ordinaire occulte le fait que ces libertés individuelles ne sont effectives que si les droits collectifs sont garantis par des structures sociales qui les favorisent. En d’autres termes, les droits individuels ne sont réels que si les individus sont correctement nourris, logés, éduqués et soignés, et ces conditions ne sont réunies à leur tour que si un rapport de forces entre classes sociales les inscrit dans la durée. Bref, les droits-de-l’hommistes oublient tout bonnement que les individus ne sont rien sans la société et que les droits individuels dont on réclame l’application ne sont que du vent si la société est divisée en dominants et dominés.

Cette indifférence aux conditions d’exercice des droits dont ils font pourtant leur fonds de commerce n’est pas étonnante. Petits-bourgeois des pays riches, les défenseurs des droits de l’homme défendent les droits dont ils jouissent, dont ils pourraient jouir ou dont ils voudraient que jouissent ceux qui leur ressemblent. Pourquoi dépenseraient-ils leur énergie à lutter contre la faim dans le monde quand leur assiette est pleine ? Pourquoi se battraient-ils pour l’appropriation collective des richesses puisqu’ils n’ont aucun problème de fin de mois ? En luttant pour les droits de l’homme, ils aspergent d’eau bénite leurs états d’âme de nantis que leurs conditions d’existence n’amènent jamais à interroger les ressorts de l’oppression et de l’injustice qu’ils ont constamment à la bouche, mais sans savoir de quoi ils parlent.

Que les pauvres soient pauvres importe peu à leurs yeux, car les pauvres revendiquent en général autre chose que la reconnaissance de droits individuels rendus impossibles par l’absence de droits collectifs. Lorsque l’extrême richesse côtoie l’extrême pauvreté, revendiquer la liberté d’expression avec un minimum de sérieux impliquerait d’exiger l’expropriation des capitalistes qui contrôlent la presse afin de créer les conditions d’une information plus objective. Mais on n’a jamais entendu un droits-de-l’hommistes formuler ce genre de revendication. Le contrôle des médias ne s’expose à sa foudre vengeresse que s’il est exercé par de méchants dictateurs qui défient le nouvel ordre mondial. Pour les autres, il n’y a pas de problème.

Sélective, cette indignation pseudo-humaniste choisit ses victimes. Les autres peuvent crever. Lors de la chute du communisme, en 1991, les organisations droits-de-l’hommistes ont crié victoire. L’idéologie des droits de l’homme ayant été inventée pour lutter contre l’URSS, cette victoire finale sembla consacrer leur vision du monde. Mais aucune de ces organisations n’a souligné que les prisons soviétiques étaient vides depuis longtemps et que le totalitarisme dont la philosophie politique des années 70 faisait un mal absolu était une coquille vide. On ne s’émut pas davantage, chez les humanistes, en constatant que sous la présidence Eltsine (1991-2000) l’espérance de vie régressa de dix ans sous l’effet des réformes structurelles dictées à la Russie par le FMI. C’est normal. Les petits vieux qui meurent en masse dans le paradis capitaliste n’intéressent pas les défenseurs des droits de l’homme.

L’humanité souffrante dont se soucient des ONG pétries d’humanisme se résume à un agrégat indistinct d’individus abstraits, atomisés, dont le sort n’est intéressant que s’il témoigne d’une violation de leurs droits individuels, de préférence dans un pays exotique dont le procès est instruit par la doxa occidentale. Mais on n’a jamais vu “Amnesty International” – dont le seul intitulé relève de la publicité mensongère – s’insurger contre le fait que 800 millions de personnes souffrent de malnutrition, ou que des centaines de milliers d’ouvrières sont surexploitées par les multinationales occidentales dans les “maquiladoras” de la frontière mexicaine. On répondra sans doute que ce n’est pas l’objet social de cette organisation, et je répondrai à mon tour que c’est précisément le problème sur lequel il convient d’insister.

Cette triple sélectivité dans le choix des droits en question, des individus concernés, et enfin des pays sur lesquels on braque le projecteur, explique donc beaucoup de choses. Elle explique que l’on fasse le tri parmi les victimes en évitant soigneusement d’incriminer les structures – celles de l’exploitation capitaliste mondialisée – qui sont responsables de 90% des malheurs qui frappent l’humanité. Elle explique aussi la fascination des ONG droits-de-l’hommistes pour la défense des LGBT. La lutte contre les discriminations qu’ils subissent est légitime, mais il faut être lucide sur l’effet de cantonnement qu’elle génère. Car cette cause, aux yeux du droit-de-l’hommisme petit-bourgeois, présente l’avantage de transcender la division sociale, d’évacuer la question des rapports de classe, bref de conférer à la lutte pour les droits humains une universalité abstraite qui sert les intérêts dominants.

La sélectivité du droit-de-l’hommisme permet aussi de comprendre pourquoi la condamnation des violations incriminées épouse toujours un axe nord-sud. Aucune ONG vénézuélienne ne mène campagne contre la mainmise d’une poignée de milliardaires sur la quasi-totalité des médias en France ou aux USA. En revanche, les ONG occidentales dénoncent sans relâche les violations de la liberté de la presse au Vénézuela, alors que la presse, loin d’y être opprimée par le pouvoir, appartient à une poignée de capitalistes qui combattent le gouvernement. Machine de guerre contre les Etats récalcitrants, le droit-de-l’hommisme bénéficie donc de financements colossaux, à l’image de ces “Casques blancs” qui jouent au djihadiste côté cour et au brancardier côté jardin grâce aux 15 millions de dollars versés par des fondations britanniques. Moyennant une trousse à maquillage, ils arrivent même à fabriquer des victimes pour émouvoir le populo scotché devant les petites lucarnes.

Ces exemples montrent également que la fonction expresse de l’idéologie droit-de-l ’hommiste – servie par ces appareils idéologiques de masse que sont les ONG – est de saper la souveraineté des Etats qu’elle a pris pour cibles. De la fondation de George Soros aux officines qui participent aux conflits armés sous couvert d’action humanitaire en passant par les révolutions de couleur organisées de l’étranger, la galaxie droit-de-l ‘hommiste intervient partout, distribuant subventions, éléments de langage et certificats de moralité à qui-mieux-mieux dans le seul but de semer le désordre dans des pays dont la liste est fournie par la CIA et dont le seul tort est de faire obstacle à l’hégémonisme occidental. La Russie en sait quelque chose, et on comprend qu’elle ait neutralisé cette poignée d’exhibitionnistes à moitié débiles (Femen) dont l’activisme desservait les intérêts du peuple russe.

Savamment orchestrée au nom des droits de l’homme, toute cette agitation a pour but de vider de sa substance le droit des peuples à s’organiser comme ils l’entendent. Dirigée contre le droit des nations à disposer d’elles-mêmes, cette ingérence fait peser une menace d’implosion sur les sociétés dont l’essor ou la résistance déplaît à Washington, Londres ou Paris. Pratiquée à grande échelle, l’intervention militaire chez les autres n’a pas toujours donné les résultats escomptés. Elle est désormais remplacée par cette épée de Damoclès planant sur la tête de tous ceux qui osent défier l’Empire et contester le monopole du dollar. Faute de pouvoir vitrifier ses opposants étrangers à l’arme lourde, un Occident arrogant brandit alors l’étendard de l’internationalisme humanitaire. Relayé par un gauchisme qui dissout ses illusions perdues dans le pathos et oublie Trotsky avec BHL, il agite frénétiquement le miroir aux alouettes des droits de l’homme, éblouissant beaucoup de bonnes âmes qui ne voient pas que cette idéologie est le faux-nez de l’impérialisme.

L’Occident a beau croire qu’il a découvert la pierre philosophale, la conception des droits de l’homme, pourtant, n’est pas univoque. Pour les Chinois, le premier des droits est celui de ne pas mourir de faim. Cette priorité n’est pas celle de la gauche occidentale, sinon elle mobiliserait davantage d’énergie à lutter contre la faim dans le monde qu’à promouvoir les droits des minorités. Mais cette divergence n’est pas une raison suffisante pour dire que les idées chinoises ne valent rien. “A plusieurs, nous sommes moins sujets à l’erreur que lorsque nous sommes seuls à décider”, disait Aristote. On veut bien admettre qu’un milliard 379 millions de Chinois puissent se tromper, mais on peine à croire que ce soit le cas tout le temps, d’autant que leur pays qui était un champ de ruines en 1949 est aujourd’hui la première puissance économique du monde. A défaut de quelques coups bien mérités sur le museau, un peu d’humilité éloignerait homo occidentalis de son penchant indécrottable à donner des leçons à la terre entière.

Source: https://www.facebook.com/notes/bruno-guigue/la-supercherie-du-droit-de-lhommisme/1194436904035096/

 

Barcelone : une histoire pleine de bruit et de fureur, et racontée par des idiots

J’avais remodelé l’expression shakespearienne (dans Macbeth aussi, on a des patsies accusés par le couple des assassins, pauvres agrdes du corps découpés en morceaux et recouverts de vin tout au plus) pour me moquer du ridicule, obscène hyper-faux-attentat-sauvetage du TGV Paris-Bruxelles. Récompense pour les soldats de l’Otan à l’Elysée, Cocktail Molotov party…

Ici on ne se moquera pas, avec ces morts, y compris ces abattus convaincus d’avoir conduit les camions.

Mais on nous prend pour des abrutis quand même.

Texte froid et informatif, signé Stephen Lendman sur Globalresearch.ca. Mauvaise traduc de Google ! J’étais avec un ami à Valence ; il a tout pris froidement, rien ne pouvant plus nous surprendre dans cette abjection informative, ces vomissures de fausseté. Mais je vous garantis que si nous continuons de ne pas réagir à ces océans de mensonges, nous sommes mal barrés.

Guy Debord disait, glacial et prophétique comme toujours (Commentaires, §32) :

« Le destin du spectacle n’est certainement pas de finir en despotisme éclairé.

Il faut conclure qu’une relève est imminente et inéluctable dans la caste cooptée qui gère la domination, et notamment dirige la protection de cette domination. En une telle matière, la nouveauté, bien sûr, ne sera jamais exposée sur la scène du spectacle. Elle apparaît seulement comme la foudre, qu’on ne reconnaît qu’à ses coups. »

Citons Lendman par conséquent :

« Jeudi, une fourgonnette blanche, voyageant à grande vitesse, a frappé les piétons et les cyclistes dans le quartier Las Ramblas de Barcelone, en tuant une douzaine ou plus, blessant des dizaines d’autres.

Les rapports contradictoires n’établissent pas si le conducteur était mort ou en vie ;  un rapport indiquant qu’il a fui à pied, un autre disant qu’il avait été tué, le chef de la police régionale Josep Lluis Tapero incapable de confirmer s’il avait été abattu.

Des témoins ont décrit la panique et le chaos. Quelques heures plus tard, à Cambrils, une station balnéaire à environ 70 milles de Barcelone, une berline Audi noir a accablé plus de piétons, une personne tuée, d’autres blessés.

Les rapports ont déclaré que cinq attaquants ont été blessés par la police par voie légale. L’attaque de Barcelone a été la plus mortelle en Espagne, car des explosions sur quatre trains de banlieue de Madrid ont laissé 192 morts, environ 1 800 blessés, un faux flagrant signalé comme terrorisme.

Une déclaration ISIS demandant la responsabilité de l’incident de Barcelone reste non vérifiée. Pourtant, cela a marqué la vedette, ce qui incitait probablement la plupart des gens à le croire. N’importe qui peut s’appeler ISIS et revendiquer sa responsabilité. La déclaration n’a pas de sens.

Des incidents comme Barcelone, Cambrils et de nombreux précédents similaires sont utilisés pour alimenter la peur, éroder les libertés civiles et justifier une agression injustifiable sur les nations ciblées.

Ils sont habituellement stratégiquement programmés pour un but prévu, conçus pour capturer les titres mondiaux, cacher la responsabilité de l’agresseur et pointer les doigts sur les patsies convenables.

Les passeports ou d’autres ID sont habituellement trouvés, ce qui soulève automatiquement des soupçons sur le drapeau rouge de quelque chose qui n’est pas indiqué.

À la suite d’une attaque antérieure de faux drapeau, un dessin animé sur des médias indépendants a montré un individu vêtu de noir, une veste suicide attaché à sa poitrine, son doigt sur le mécanisme de déclenchement, en disant « s … j’ai oublié mon passeport » – se moquant de l’absurdité d’un criminel laissant des documents d’identification sur les lieux du crime, rendant la capture plus facile.

Le 11 septembre, mère de tous les falses flags, a révélé un trésor d’information, montrant que ce qui s’est passé était autre que le récit officiel.

Le plus évident était la façon dont une poignée de terroristes dépasseraient les 16 agences de renseignement américaines, y compris une NSA sophistiquée et censée écouter n’importe.

Michel Chossudovsky écrit : « les reports concernant l’attaque de Barcelone, révèlent exactement la même caractéristique des passeports et des identifiants laissés derrière à Manchester, Paris, Nice, Londres, New York et maintenant Barcelone … »

Les suspects sont habituellement mortels, non arrêtés. Les hommes morts ne racontent pas d’histoires. Le récit officiel seul est signalé, à maintes reprises, éprouvé faux. »

 

 Les hommes morts ne racontent pas d’histoires, nous sommes d’accord ; mais des millions de morts-vivants, ou des milliards les croient, et retournent ainsi benêts vers l’abattoir cent ans après 1914.

23 aout 2017

 

 

Les USA ont utilisé les 500 millions de dollars pour corrompre les élections présidentielles de 1996 en Russie.

Cette déclaration a été faite le 17 août dernier par la porte-parole du MAE de la Fédération de la Russie Maria Zakharova pour commenter les paroles du directeur de la CIA Mike Pompeo que la Russie a soi-disant tenté depuis des décennies de torpiller la démocratie aux USA. « Il est, évidemment, étrange que Washington oublie que la veille des élections présidentielles de 1996 en Russie, la Banque Fédérale de Réserve a apporté à l’ambassade étasunienne 500 millions de dollars en liquide sous un prétexte bidon, je cite « pour éviter une frénésie autour des anciens billets de 100 dollars », – a-t-elle dit.

Selon Zakharova, à l’époque durant plusieurs nuits d’affilé, le personnel de l’ambassade aux ordres de la CIA a littéralement dormi sur des sacs remplis de billets pour le protéger. Pendant cette période, l’argent sortait de la mission diplomatique par lots dans des véhicules étrangers pour être remis à des personnes privées.

« Je pense qu’un jour nous saurons ce qui a été financé avec cet argent. Ce n’est pas les suppositions qui nous manquent, mais nous en saurons tous les détails précis avec les noms, les dates et les lieux secrets des rendez-vous », – a ajouté Zakharova.

Il est connu que depuis longtemps les Etats Unis utilisent des leviers financiers pour « corriger » les processus politiques dans différents pays selon leur goût. Et la Russie occupe la tête de liste de leurs assignations, a souligné Zakharova.

« De différentes ONG telles que Le Corps de la Pais, l’USAID, le NDI et d’autres structures similaires depuis des décennies essaient d’avoir des agents d’influence parmi les hommes politiques russes et dans nos médias, a déclaré la diplomate en ajoutant que d’après les informations en leur possession, rien que dans les années 90, les USA avaient dépensé près de 5 milliards de dollars.

 

Source:http://nrt24.ru/fr/news/les-usa-ont-utilise-les-500-millions-de-dollars-pour-corrompre-les-elections-presidentielles-de

Oubliez l’histoire à dormir debout concernant des gamins de 17 et de 18 ans qui arrivent à louer un véhicule lourd sans permis de conduire valide, et, avec l’aide de petits jeunes à peine âgés de 22 et 24 ans, organisent une opération terroriste meurtrière en plein centre d’une grande ville touristique sous vidéosurveillance.

Il s’avère, de source sûre, que les véritables auteurs de cet attentat terroristes sont des professionnels qui sont parvenus à fausser les pistes et à quitter le territoire espagnol pour la France où ils sont pris en charge par une cellule spécialisée dans l’exfiltration.

Au lendemain de leur fuite, des « forcenés » au couteau ont sévi à Wuppertal en Allemagne et à Turku dans la lointaine Finlande. 

Des spécialistes évoquent une coordination, une logistique, une capacité à fausser les pistes et une aptitude à la manipulation relevant des capacités d’un service de renseignement d’une puissance « alliée » et n’écartent aucune piste. 

L’un des suspects détenu par les autorités espagnoles, Idriss Oukabir (28 ans), a nié son implication en indiquant que ses papiers ont été utilisés par son petit frère Moussa, un mineur (né en 2000) pour la location d’un véhicule.

Les services marocains, en se basant sur les informations contenues sur le compte Facebook d’Idriss Oukabir ont conclu qu’il s’agissait d’un terroriste pour la simple raison que certains de ces posts appelaient à un soulèvement armé dans la région du Rif, en proie depuis des mois à de sérieux troubles politiques. Ils ont ainsi transmis sa fiche avec la mention assez inhabituelle »terroriste rifain » à leurs homologues espagnols.

Cependant, rien dans le parcours du jeune homme ne laisse entrevoir un quelconque déplacement en Libye ou au Levant ou encore en Irak. Plus encore, il n’avait aucun engouement particulier pour le fait religieux, même durant une période de détention en 2012.

Plus troublant encore, aucun des gamins abattus par la police espagnole, n’avait le moindre antécédent judiciaire et encore l’équivalent de la fameuse fiche S.

Indubitablement, la version officielle sur cet énième attentat à la voiture-bélier ne tient nullement la route.

De toute évidence, il y aura encore des attentats de ce type en Europe dont l’objectif semble de semer le trouble et la division en pointant du doigt un bouc émissaire utile et ouvrir un nouveau conflit après l’échec total et patent de la guerre en Syrie et la guerre totale en cours au sommet de l’État U.S.

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/08/19/barcelone-les-vrais-auteurs-de-lattentat-terroriste-ont-reussi-a-quitter-lespagne/

 

Quand les donneurs de leçon du Figaro et BFMTV se font avoir par une fake news d’un site parodique

Ces derniers mois, la presse n’a eu de cesse de se vanter de la fiabilité supérieure de ses informations à l’inverse des méchants réseaux sociaux et leurs infâmes fake news. En fin de compte, on remarque régulièrement qu’ils se font avoir comme les autres alors qu’eux sont journalistes et disposent d’importants moyens de vérifications de l’information. Le plus pathétique reste encore que BFM TV invente des détails comme le fait que « l’un des rédacteurs du cahier d’été « explique sans broncher au Figaro » alors qu’aucun entretien n’a été accordé au quotidien. Fawkes

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Aujourd’hui, l’équipe FranceTV desinfo est fière de vous annoncer son entrée dans la cour des grands ! Nos collègues du Figaro et de BFM TV nous ont estimés suffisamment fiables pour nous citer – avec abondance – dans leurs articles sur le cahier d’été de LREM. Ces médias touchant des millions de français, imaginez notre joie extatique !

Mise à jour du 02/08 à 3h00 : nos chers confrères ayant corrigé (partiellement) les articles, retrouvez les versions sauvegardées ici pour BFMTV et là pour Le Figaro !

Avec le Figaro et BFMTV, ça a toujours matché, qu’il s’agisse de nos lignes éditoriales et de nos orientations politiques. Nous nous savions très proches dans les idées, mais aujourd’hui, nous sommes plus que ça : nous sommes des confrères d’encre. Promis, nous n’oublierons jamais ce geste !

Un pic de téléchargement impromptu

Tout a commencé par un pic de fréquentation impromptu repéré par nos équipes. Dans l’après-midi du 31 juillet, notre version très exclusive du cahier d’été En Marche a subitement été téléchargée par des milliers de personnes.

Curieux, nous avons cherché la source de cette publicité inopinée. Nous avons alors découvert que, dans leur empressement à informer les internautes, nos confrères avaient directement renvoyé vers le cahier que nous avions mis en ligne, pensant avoir affaire à l’original.

C’est bien cette initiative rafraîchissante et novatrice, une perle de communication journalistique, qui a suscité un engouement immédiat des internautes. Engouement qui justifie un pic d’activité jusqu’alors inexpliqué, lequel a été accompagné de commentaires particulièrement fleuris.

BFMTV qui recopie Le Figaro qui recopie FranceTV desinfo

Quand une source est sûre, la conscience professionnelle veut, bien entendu, de la reprendre telle quelle sans la remettre en question. Dans leur souci du détail zélé, voilà que nos chers confrères se sont emparés des citations splendides recueillies par notre percutant Alain Marshmallow dans son article de présentation:

 

Le Figaro :

BFM TV :

BFM & Le Figaro :

Des citations pur jus dans l’esprit des marcheurs, à tel point que les journalistes ont relayé sans sourciller, persuadés de leur véracité que nous confirmons encore une fois ici. Voici donc ce qu’on appelle une “rédaction en chaîne”…

Facebook est notre ami

 

A la lecture de la page Facebook de BFMTV, la citation est à l’honneur en tête d’article : “Nous chez LREM, on prend soin des Français, on les ménage !”. Quelle Punchline magnifique, n’est-ce pas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la page Facebook du Figaro, ce n’est pas la citation mais notre visuel qui est repris. Il est vrai que voir Macron hurlant dans un Monster Truck correspond tout à fait à sa personnalité humble et cordiale qu’on lui connaît.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela n’a pas empêché certains internautes d’essayer de manipuler l’opinion en faisant croire que le visuel de notre article n’était qu’un vulgaire photo-montage !

Heureusement qu’il n’a pas été entendu car cela a permis un débat serein dans le reste des commentaires.

Un cahier, plus c’est gros, plus ça passe

Vous ne nous croyez pas ? Pourtant c’est tout de même BFMTV et Le Figaro qui nous ont fait confiance. Une vidéo récréative le démontre pour les derniers sceptiques qui crieraient à la fake news. Ce n’est pas notre genre !

 

 Source: France TV Desinfo

Source:http://www.fawkes-news.com/2017/08/quand-les-donneurs-de-lecon-du-figaro.html

 

Venezuela : comment NE PAS donner une information

Le 30 Juillet s’est produit un évènement politique d’une portée historique considérable: un peuple internationalement assailli à l’extérieur et soumis à la violence paramilitaire à l’intérieur, est descendu dans la rue pour exprimer son double rejet de l’ingérence internationale et des aspirations des élites locales à reprendre le pouvoir.

Il y a moins de vingt ans, au siècle dernier, un évènement d’une telle ampleur aurait figuré en première page de toute la presse d’information du monde. Les médias de masse, publics et privés, l’auraient relevé dans leurs gros titres, sans doute manipulateurs, mais ceux-ci auraient parlé du défi du peuple vénézuélien face aux menaces de l’impérialisme. Ils auraient montré des images, peu nombreuses, mais sans doute quelqu’une ou quel qu’autre de ces immenses files de Vénézuéliens devant les bureaux de vote, comme ceux du Poliedro de Caracas, ou de ces gens marchant à travers les collines et traversant les rivières dans la région de Táchira ou de Mérida, où les bureaux de vote étant occupés par des guarimberos (casseurs) armés, il fallait se déplacer à la recherche de centres de secours où pouvoir voter, souvent sans y parvenir.

Les légendes des photos auraient sûrement détourné les images et proposé une lecture en accord avec le désespoir de l’opposition putchiste incapable d’accepter une défaite. Mais il y aurait eu une image, un commentaire, une toute petite information qui aurait parlé de la volonté majoritaire du peuple vénézuélien contre tout pronostic et tout calcul rationnel.

Tout journaliste digne de ce nom aurait voulu consigner, analyser, vérifier et même manipuler cet évènement. Plus encore en des temps où les réseaux sociaux font circuler une infinité d’images qui comblent les vides des nouvelles qui en sont dépourvues. Là où les médias de masse cachent une image, les  réseaux en mettent des centaines. Cependant, le 31 Juillet, l’information sur les élections vénézuéliennes pour l’Assemblée Constituante est passée sous silence dans les médias espagnols. C’est une autre information qui fut donnée à sa place.

La non nouvelle qui a supplanté l’évènement vénézuélien, bâtie sur le modèle déjà existant (violence et chaos) était : nouvelle journée de violence au Venezuela. Tous les gros titres visaient, avec plus ou moins de qualificatifs, à façonner une image qui corresponde à la propagande distillée au cours des mois antérieurs. Puis ont éclos les spores disséminés par la non nouvelle, qui avaient déjà été diffusés par les agences impérialistes: auto-coup d’état, fraude, moins de votes que n’en déclare le gouvernement, opposants nouvellement arrêtés, isolement international…

L’évènement d’une journée électorale qui a mobilisé des millions de Vénézuéliens qui sont allés voter pour leurs candidats à la Constituante, fut trop incontestable pour être passé sous silence; les flots du peuple vénézuélien trouvaient une infinité de fenêtres numériques par où s’écouler. De sorte que le système de propagande de guerre des médias de masse espagnols, si bien entretenu et huilé par les agences de presse étasuniennes, activa l’un de ses ressorts les plus subtils. Il n’affronta pas la nouvelle en la taisant, bien qu’il le fît également, il ne manipula pas des images comme il l’a réellement fait avec le frauduleux référendum de l’opposition du 16 Juillet (le journal El País dût rectifier une image du test électoral pour l’assemblée Constituante, sous laquelle figurait une légende affirmant que c’étaient des queues pour voter au référendum organisé par l’opposition). Dans ce cas, la technique de propagande médiatique majoritairement employée fit remplacer l’information qui faisait l’évènement par d’autres qui attireraient l’attention des audiences.

Les gros titres parlèrent de violence, dictature et condamnation internationale: “Lors d’une journée marquée par la tension, les manifestations, la réprobation internationale et la violence, les Vénézuéliens ont voté pour choisir les membres de l’Assemblée Nationale Constituante » (CNN en espagnol); “Maduro concrétise un coup d’état contre lui-même au Venezuela au cours d’une journée électorale des plus violentes” (El País); “Condamnation internationale de l’usage disproportionné de la force au Venezuela. 10 personnes au moins sont mortes dans les manifestations pendant les élections à l’Assemblée Constituante que soutient Nicolás Maduro. (Télévision Espagnole).

Pas une seule image des quelques 14500 bureaux de vote où plus de 8 millions de Vénézuéliens attendaient leur tour pour voter. Après les élections présidentielles de 2012 qui élurent Hugo Chávez, ce furent les élections qui mobilisèrent la plus large participation de masse. Toutefois, lorsque l’on consulte les archives photographiques du journal El País, on se trouve devant un étrange phénomène : sur 30 images sélectionnées par le quotidien, 7 sont celles d’explosions, de barricades et d’actes de violence, 2 montrent les opposants, 2 autres le président Maduro et le reste montre des Vénézuéliens isolés en train de voter, l’urne en premier plan, des petits groupes regardant les listes ou assis, attendant pour voter; il n’y a qu’une photo où l’on voit très loin des voitures et des personnes avec une légende qui parle de « files d’attente » pour voter. Le même manque d’images significatives fut constaté sur la Télévision Espagnole. C’est dire que, dans les médias espagnols de grande audience, les images, quand elles faisaient allusion à l’acte de voter, lançaient un message contraire à la réalité qui circulait sur les réseaux sociaux, elles disaient : peu de Vénézuéliens sont allés voter. C’étaient des images soigneusement sélectionnées pour appuyer la version de l’opposition et ne pas donner l’information de l’appui massif à la Constituante donné par le peuple vénézuélien.

Dans ces temps des réseaux sociaux, où les hommes politiques ne font pas de déclaration, ils twittent, où la volatilité de l’information numérique prévaut sur le papier et où les télévisions copient les réseaux sociaux, les façons de mentir et de déformer sont de plus en plus complexes. Plutôt que de cacher une information, il est plus efficace d’en donner une autre différente, qui occupe la place de la réelle. Nous appellerons cela la «  non information ».

Il semble, d’après les recherches du CIS (Centre d’investigations sociologiques) que ceci soit habituel dans les médias espagnols. Comme antécédents nous avons cette étude de Juin 2016 qui signalait que la Télévision Espagnole, alors que le chômage était toujours la première préoccupation des Espagnols, lui avait consacré la moitié du temps qu’elle avait employé à parler de la crise politique au Venezuela (les journaux télévisés de ce mois-là consacrèrent 71 minutes à la situation du Venezuela face aux 31 qu’ils dédièrent au chômage dans notre pays) ou ce 7 avril de cette année, alors que tous les bulletins d’information du monde ouvraient sur le désarmement de l’ETA, la Télévision Espagnole parlait du Venezuela plutôt que du désarmement de l’ETA.

Cette technique de propagande de guerre qu’emploient les journaux d’information espagnols fait partie d’autres techniques mieux répertoriées comme : le deux poids deux mesures, prendre la partie pour le tout, les infos toxiques, la partialité des sources, l’occultation ou l’inversion cause/effet.

Dans le cas de l’information de substitution, la non information, elle, doit comporter certaines caractéristiques. En premier lieu, elle doit être crédible, c’est-à-dire qu’elle doit se situer dans la logique même de la matrice déjà établie; dans le cas des élections à l’Assemblée Constituante cette matrice est : violence, coup d’état, chaos, urgence humanitaire.

De plus, elle doit avoir comme base un fait certain comme le feu mis à quelque bureau de vote, des barricades incendiées, un quelconque incident isolé. Ce fait, du point de vue de l’importance sociale, est anecdotique ou ne peut être généralisé si l’on prend en compte l’évolution des votes. Cependant, pour ne pas donner l’information importante -celle qui, elle, est généralisable quantitativement et qualitativement-, il est fondamental de s’appuyer sur ce fait qui, entre les mains de la guerre médiatique, fonctionne, comme les attentats sous faux drapeaux ou attentats contre soi-même, (ceux qui sont commis pour rejeter la faute sur l’ennemi et justifier une intervention). Ainsi, lors de la journée d’élections vénézuélienne il y eut des incidents provoqués par l’opposition, un attentat contre la Garde Nationale Bolivarienne, des embuscades armées pour dissuader les votants et incendie de bureaux de vote. Mais si l’on prend la journée dans son ensemble, le fait notable a été l’attitude pacifique et la détermination des votants dans l’accomplissement de leur devoir électoral.

En troisième lieu, l’information de substitution doit être au rang du spectaculaire autant que l’information réelle, afin de retenir toute l’attention. La violence est toujours une information spectaculaire en soi, elle est capable de retenir l’attention et de reléguer tout autre fait. C’est pourquoi, même lorsque l’on ne dispose pas d’images de violence il faut que le journaliste apparaisse portant un gilet pare-balles, un masque à gaz et un casque, pour que notre cerveau prête foi aux actes de violence dont parle le reporter.

En quatrième lieu, elle doit être capable de concentrer l’attention de ceux qui sont critiques envers les médias de masse, afin que tout le potentiel de contre-information soit pointé vers la mise en cause du « messager » (les moyens de communication de masse). Nous, les intellectuels et analystes, nous nous focalisons sur la dénonciation de la manipulation des médias et nous laissons de côté la diffusion de l’information réelle, par exemple nous nous sommes concentrés sur la dénonciation de l’attentat contre la garde nationale bolivarienne, que les médias ont transformé en « répression contre Maduro » ou sur la dénonciation de la violence des paramilitaires de l’opposition qui sabotaient les élections, au lieu de parler des vénézuéliens élus pour réformer la Constitution, de leur origine sociale, de leur engagement envers leurs bases, des premières propositions pour la réforme de la Constitution, des problèmes d’impunité que souhaite résoudre la nouvelle carta magna … En théorie de la communication cela se comprend comme l’Agenda Setting, c’est-à-dire que ce sont les médias de masse qui imposent ce dont on parlera, qui fixent ce qui est important, ce qui ne doit apparaître dans aucun média, comment livrer l’information. L’agenda des médias de masse devient l’agenda de l’opinion publique.

Une autre non information de ces jours derniers a été « l’isolement international du Venezuela ». Aux Nations Unies, le Venezuela a obtenu le ferme appui de 57 pays qui, au sein du Conseil des Droits de l’Homme, approuvèrent une résolution de reconnaissance de la Constituante vénézuélienne et réclamèrent la non-ingérence. Parmi ces pays figuraient les plus peuplés au monde et quelques autres de grand poids international comme la Russie, la Chine, l’Iran, l’Inde ou le Pakistan.

La non information qui remplaça celle-ci fut « Les Etats-Unis et les principaux pays d’Amérique Latine condamnent la Constituante de Maduro (El País) » information également présente dans la majorité des médias espagnols le lendemain des élections.

Mais cette technique ne fonctionne que si l’on dispose du personnel spécialisé capable, presque spontanément, d’élaborer les non informations, capable de regarder ailleurs, bien équipé du déguisement du « reporter de guerre ». Ce sont les para journalistes, et à la tête de la profession internationale se trouvent les Espagnols, tant des médias de masse privés que des médias publics.

L’an dernier j’ai déjà défini ce que j’entends par para journalistes : « Si l’on qualifie de paramilitaire celui qui est affilié à une organisation civile dotée d’une structure ou d’une discipline militaire, nous pouvons dire des para journalistes qu’ils sont ces journalistes affiliés à des médias de masse qui suivent une discipline militaire, lançant des bombes informatives sur les objectifs définis par leurs entreprises ». Parmi ces derniers nous avons Marcos López et Nuria Ramos, correspondants de Télévision Espagnole, qui sans aucun doute méritent une mention spéciale pour leur mauvais travail journalistique, toujours prêts à se placer du côté de ceux qui jettent les bombes incendiaires sur la garde bolivarienne, capables de contredire sans difficulté les images que recueillent leurs propres appareils de photos, disposés à se faire les victimes –tout comme l’opposition- de la « répression du gouvernement bolivarien ».

La grande offensive contre le gouvernement du Venezuela de la part des médias de masse espagnols fait partie de la guerre mondiale contre tout processus qui ne se plie pas aux intérêts impérialistes. Nos para journalistes jouent leur rôle comme membres de l’armée vassale. Ces jours derniers nous avons vérifié que la guerre médiatique contre le Venezuela est l’une des plus féroces que l’on connaisse, peut-être parce que l’escalade guerrière d’aujourd’hui est sans précédents, et qu’en réalité il n’existe pas différents types de guerre mais une seule qui revêt divers aspects. Si, comme dirait le Pape François, nous sommes face à une Troisième Guerre Mondiale dont nous ne voyons que des bribes, le Venezuela est aujourd’hui l’un des objectifs prioritaires pour l’empire. La difficulté vient de ce que, contrairement à ce que nous vendent les films de Hollywood, aujourd’hui la guerre ne se présente pas à nous sous la même forme qu’au siècle dernier, il nous est plus difficile de reconnaître son mode de déroulement et d’identifier ses nouveaux et ses anciens bataillons.

Cette guerre contre le Venezuela essaie de combattre les deux piliers sur lesquels repose la Révolution bolivarienne : la souveraineté nationale et l’utopie socialiste. Elle vise à miner l’image du Venezuela à l’extérieur pour contrebalancer deux des traits les plus caractéristiques de la révolution bolivarienne : la voie pacifique et démocratique pour transformer le pays et l’utilisation de ses ressources naturelles pour améliorer les conditions de vie socio-économiques de la population. C’est-à-dire, miner l’image d’un pays qui construit une alternative au Capitalisme. En ce sens, le Venezuela a également pris la relève de Cuba comme référent de lutte pour d’autres peuples. Tout comme Cuba, il est devenu le mauvais exemple.

D’où les missiles qui sont constamment lancés depuis les médias de masse afin d’éviter l’appui à la révolution bolivarienne : la violence et l’autoritarismeIl s’agit là de deux torpilles qui traditionnellement sont pointées sur la ligne de flottaison de toute utopie socialiste.

Avec un pareil objectif, les moyens de communication et tout le système de propagande contre le Venezuela visent très spécialement le terrain des campagnes électorales et mettent en cause sa démocratie. Il ne faut pas oublier que les élections sont la condition de la démocratie pour les élites politiques mais, seulement si l’on peut garantir que les gens votent ce qu’il faut, c’est-à-dire, si, grâce à la guerre des moyens de communication, l’on parvient à convaincre la population de qui doivent être leurs gouvernants.

Les guerres ne sont pas l’affaire des gouvernements, ni des corporations, ni des moyens de communication, ni des peuples. Les guerres sont le résultat de tous et de chacun de ces éléments. Les gouvernements déclarent la guerre mais, avant, les peuples assument qu’elle « était inévitable », mais, avant, les corporations font leurs comptes et le bilan des coûts et profits, mais, avant, les moyens de communication créent les conditions pour qu’il n’y ait pas de résistance.

Mais tout n’est pas perdu : selon un rapport élaboré par l’Université d’Oxford en 2015 et publié par l’Institut Reuters pour l’étude du journalisme, sur les 11 pays européens étudiés, les moyens de communication espagnols sont les moins fiables. Au niveau mondial, quand sont étudiés les publics des Etats-Unis, Grande Bretagne, Allemagne, France, Espagne, Italie, Irlande, Danemark, Finlande, Brésil, Japon et Australie, seuls les moyens de communication étasuniens ont moins de crédibilité que les Espagnols.

Ángeles Diez Rodríguez,

Ángeles Diez Rodríguez, Docteure en Sciences Politiques et en Sociologie, professeure de l’Universidad Complutense de Madrid.

Source : http://www.alainet.org/es/articulo/187357

Traduction : Michele ELICHIRIGOITY

via: https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/08/19/venezuela-comment-ne-pas-donner-une-information/

 

 

L’automobile comme arme de guerre a encore frappé: Barcelone…

Le énième usage d’un véhicule automobile en tant qu’arme de guerre, cette fois-ci en plein centre de Barcelone, en Catalogne, a été sans surprise revendiqué par un Daech fantôme et inexistant depuis la chute de ses bastions en Libye, en Irak et en Syrie. A moins que ce ne soit la branche philippine, ce qui semble loin de toute vraisemblance. Qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait ivresse.

Inéluctablement, le retour en Europe des hordes de volontaires manipulés ayant rejoint Daech ou d’autres groupes terroristes au Levant ou ailleurs pour le compte de l’OTAN aura un impact meurtrier.

Le choix de l’arme du crime, l’automobile, trahit une lointaine influence des think-tanks conseillant certains cercles militaires spécialisés dans les insurrections de 3 e génération, la contre-insurrection et la guerre hybride.

Ce choix est venu d’une scène d’un très grand film réalisé par Gillo Pontecorvo et intitulé « La Bataille d’Alger » (1966) ou des hommes armés foncent sur la foule en tirant dans le tas avec des pistolets mitrailleurs MAT-49. Le film a été une des principales références pour les stratèges U.S en Irak et il est encore rediffusé au Pentagone. Il est aussi étudié en Israël dans le cadre de recherche sur de nouvelles formes de guerre non-conventionnelles en milieu urbain.

Manque d’imagination ou tentative d’obtenir l’interdiction de l’automobile? Il s’agit plutôt de maintenir la peur et le discours narratif officiel sur une réalité politiquement correcte qui s’est sérieusement lézardée. Pour les esprits simples, la menace est connue d’autant plus qu’elle se confond avec d’autres phénomènes socio-culturels. Pour l’observateur averti, les commanditaires de ces crimes sont aux abois face à l’échec de plus en plus manifeste de leurs stratégies. L’épouvantail ne tient plus debout. Il y aura d’autres attaques stupides et gratuites destinés à provoquer certaines réactions primaires, les faits sont là: le bateau coule. Les manipulateurs de l’ombre ont perdu la main. Cela les terrifie au plus haut point. D’où leur recours au terrorisme peu élaboré qu’est la voiture bélier.

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/08/18/lautomobile-comme-arme-de-guerre-a-encore-frappe-barcelone/

 

 

Hilarant ! Comment le « Rambo » Poutine a ruiné les États-Unis et a gagné la 3e Guerre mondiale, à lui tout seul !

On dirait que le Huffington Post s’est inspiré de la rubrique La Main du Kremlin avant de rédiger son dernier article. «Comment les Russes ont-ils gagné la 3e Guerre mondiale: histoire courte». Le ton du texte est audacieux, mais ne vous régalez pas trop vite, on n’a abordé que son titre, le meilleur est dans son développement.

En jetant un coup d’œil sur un article récent du Huffington Post, on a l’impression que son texte risque d’exploser sous la pression de tous les stéréotypes possibles et histoires qu’on raconte sur la Russie dont il regorge. Tout est là, et la volonté de Poutine de restaurer la grandeur de l’Union Soviétique, et l’ingérence «évidente» de la Russie dans les élections américaines, et l’arme cybernétique développée par Poutine afin de conquérir le monde entier, et on en passe et des meilleures.

Mais commençons par le commencement, notamment par l’image de Vladimir Poutine, colonel de KGB, mais aussi judoka émérite et reconnu. Le Huffington Post assure que c’est l’art du judo qui est à l’origine de la force du Président Poutine: «Le Judo est l’art qui apprend à utiliser la force et le poids de ses adversaires en tant que armes contre eux-mêmes». Et de préciser:

«Poutine savait qu’il ne pourrait jamais rivaliser sur le terrain des armes conventionnelles, alors il a investi tout son argent dans un système d’armes entièrement nouveau, dans le cyberespace. Un million de personnes munies d’ordinateurs portables et de smartphones pourraient nuire beaucoup plus qu’un million d’hommes avec des fusils».

Ensuite, vient l’heure d’évoquer le sujet qui semble avoir déjà fait grincer les dents à tout le monde, le sujet de l’ingérence russe aux élections présidentielles américaines. Donald Trump en prend aussi pour son grade au passage.

«Lors de l’élection 2016, Poutine a utilisé cette arme pour la première fois dans l’espoir d’avoir un homologue nigaud égocentrique facile à manipuler. Des années de formation au sein du KGB ont préparé Poutine à faire face à Donald Trump, faible d’esprit. C’était un jeu d’enfant. Lorsque Trump a été déclaré vainqueur, au Kremlin, on applaudissait des deux mains. Ils avaient organisé un Pearl Harbor silencieux et remporté la première bataille sans coup férir».

Pas mal de sujets débattus dans un seul et même article, pourtant, cela ne suffit pas et ses auteurs vont encore plus loin. D’après l’article, une fois Trump arrivé au pouvoir, Vladimir Poutine n’a pas tardé à profiter de l’occasion pour déclencher une nouvelle guerre civile aux États-Unis avec la participation des radicaux de droite «armés jusqu’aux dents». Vladimir Poutine est arrivé à déclarer cette guerre discrètement, sans que le Président américain ne le remarque, précise le Huffington Post.

En ce moment, de nombreux articles ont commencé à paraître sur le Net où l’on parlait de la menace faite aux «vrais Américains», de la guerre médiatique contre le Président élu et, enfin, du droit d’un peuple opprimé à renverser ses oppresseurs par la force. D’après le texte de l’article, au début de la fin, le déroulement de ces événements a été planifié à Moscou:

«Les «milices» armées parcouraient les rues, la loi et l’ordre ont cessé de s’appliquer et la nation a été vaincue de l’intérieur. Les Américains se sont détruits eux-mêmes. C’est comme ça que la troisième guerre mondiale a fini».

Et voilà, le manuel de l’histoire mondiale contemporaine est prêt: au sens limité et complètement déformé, mais enfin, dans l’esprit propre à la Main du Kremlin omniprésent.

La Main du Kremlin

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201708171032683784-poutine-etats-unis-guerre-mondiale/

 

 

 

Navalny, le donneur de leçons

Le repris de justice Alexey Navalny, bien connu par nos lecteurs, franchit aujourd’hui un nouveau pas dans l’ignominie. Que des adversaires politiques s’affrontent, c’est normal. Que Navalny accuse les dirigeants Russes de corruption, c’est le jeu, même s’il se ridiculise chaque fois. C’est son choix. Mais quand un prétendant au Kremin s’attaque aux enfants de ses adversaires politiques, on comprend qu’il y a un réel problème!

Aujourd’hui Navalny s’en prend au fils du porte-parole du Président Poutine, Dmitry Peskov. Par respect pour la vie privée de Dmitry Peskov et de son fils nous ne détaillerons pas les racontars de Navalny, ni les photos prises – et diffusées – à l’insu des intéressés, père et fils qui lui vaudront, souhaitons-le, une sévère condamnation pour atteinte à la vie privée.

 

Intéressons-nous plutôt à Navalny, grand donneur de leçons de morale, et observons ce document:

Nous y voyons qu’un certain Alexei Navalny a acquis en octobre dernier une propriété d’une valeur de 3 millions d’euros en France au bord du lac de Genève, dans la commune de Sciez.

En mars dernier, nous avons donc contacté par email Maitre Fumex, notaire ayant validé l’acte:

Nous avons reçu un article pour publication, mentionnant un document qui porte votre nom. Je vous le joins en pièce jointe. Sans trahir vos obligations de confidentialité vis-à-vis de vos Clients, pouvez-vous nous indiquer si ce document est authentique ou s’il s’agit d’un faux?

Ne recevant aucune réponse, nous avons téléphoné à Maitre Fumex. Au 5-ème appel le très occupé notaire a daigné prendre la communication, et nous a déclaré « nous protégeons nos clients et je ne vous donnerai donc aucune information sur cette transaction ».Avant de nous raccrocher au nez. Sans doute ne s’est-il pas rendu compte que sa réponse valait donc confirmation de la réalité du document.

Voici donc quelques photos précisant la situation de la propriété d’Alexey Navalny: Située en première ligne du bord du lac, avec piscine sur un terrain de taille plus que respectable. Nous espérons prochainement pouvoir diffuser plusieurs photos prises sur place.

Et se pose donc LA question: Comment le responsable du « fonds contre la corruption » a t’il pu débourser 3 millions d’euros pour acheter une résidence secondaire? Navalny, contacté à plusieurs reprises, n’a jamais répondu. Précisons que les déclarations de revenus de cette fripouille ont été publiées et qu’elles ne peuvent absolument pas justifier une somme de cette importance.

 

Il est grand temps que des mesures soient prises pour mettre cet individu hors d’état de nuire, en toute légalité.

18 aout 2017

 

Des fake news comme s’il en pleuvait

De façon évidente, c’est bel et bien l’été, avec tout ce que cela recouvre. Je ne parle pas de météo ou de réchauffement climatique mais bien de cette période où beaucoup sont en vacances et ceux qui ne le sont pas ont très calmement passé leur capacité de réflexion en mode « économie ». Dans les médias, au sein des rédactions, c’est encore plus visible : à l’évidence, ceux qui sont responsables de vérifier les informations ne sont plus là. Les stagiaires ont pris le pouvoir, et c’est la foire.

Et ce qui est vrai à l’échelle mondiale l’est tout notamment en France où la période estivale est particulièrement sujette aux vacances longues, amenant donc un flot impressionnant de frétillants stagiaires à prendre possession de divers organes de presse du pays, avec des conséquences plus ou moins heureuses d’une année à l’autre.

En outre, le cas français s’aggrave d’autant plus qu’en temps normal, notre presse ne fait guère mystère de son lectorat restreint, chèrement acquis grâce à de nombreuses subventions, et malgré tout fuyant. Cela a l’avantage de rendre cette presse de plus en plus imperméable aux desiderata inintéressants de la populace et lui permet aussi de raconter un peu ce qu’elle veut avec l’assurance que le retour de bâton sera d’autant plus réduit que le nombre d’observateurs de ses boulettes diminue de jour en jour. Evidemment, si en hiver, elle a déjà les coudées franches, en été, le confort est maximal.

 

Impossible de s’étonner, dès lors, de trouver de véritables pépites dans la catégorie pignouferies, au milieu des habituelles âneries hystériques sur (et j’en passe) les traces nanoscopique de Fipronil dans les œufs, les impôts d’AirBnB ou l’arrivée d’un footballeur dans la capitale.

 

 

 

 

La première pépite nous est offerte par Marianne et l’Obs qui nous expliquent, dans la première semaine d’août, que des manifestations pro-bikini ont lieu sur une plage algérienne. L’article de Marianne se contente essentiellement d’enfiler les témoignages sur les difficultés que certaines femmes éprouvent à se rendre à la plage et s’y baigner dans la tenue de leur choix. Quand à celui de l’Obs, c’est une resucée du précédent avec une bonne louche d’extrapolation sur l’actualité locale.

Rapidement, le reste de la presse grand public s’empresse de reprendre les grandes lignes de ces deux articles et d’en faire un mouvement spontané, organisé par un groupe de femmes algériennes, qui se battent pied à pied et corps à corps pour se baigner en bikini. D’un ensemble de témoignages et d’un groupe facebook, l’affaire a soudainement pris une proportion invraisemblable, et ce d’autant plus que, sur place, les Algériens commencent à voir l’emballement d’une presse française trop heureuse de retrouver chez eux ses biais d’analyse. Au point d’avoir à se fendre d’articles pour expliquer que tout ceci est du flan (ou à peu près).

Sentant la bonne affaire, les habituels arbitres de l’information montent au créneau et tranchent rapidement : Le Monde et Libération, preux chevaliers du journalisme comme il doit être fait expliqueront que tout ceci ressemble bel et bien à de la bonne grosse « fake news ».

Marianne aura beau se défendre maladroitement (« Mais que nenni, enfin, tout ceci est bel et bien vrai, solide, vérifié par nos confrères sur place qui ont été voir et mesurer les bikinis et les enjeux ! »), la lecture de l’article dénote d’une sorte de nage subtile entre les éléments factuels, les atténuations pratiques et un rétropédalage discret pour s’éviter le blâme que la rédaction mérite cependant amplement pour avoir laissé croire, depuis le titre jusqu’au développement, qu’un groupe de plusieurs milliers de femmes se levaient comme un seul hommepour aller se baigner, en bikini de préférence.

On s’amusera à constater que les rédactions s’admonestent entre elles et s’envoient du « fake news » comme jadis les petits suisses à la cantine, avec la même finesse et le même résultat : tous ces médias qui, sentencieusement, distribuaient il n’y a pas si longtemps des bons et (surtout) des mauvais points aux blogs et autres médias internet plus ou moins alternatifs pour leurs penchants à diffuser des nouvelles non recoupées, vérifiées ou carrément fausses, ces médias qui se sont même permis, dans leur onctueuse magnanimité, d’attribuer des notes de bonne conformité à leurs confrères, ces médias-là se retrouvent, la main dans le slip de bain sac en pleine diffusion de carabistouilles, et soit à relayer des informations peu claires (pour le dire gentiment), soit à lire de travers leurs confrères, soit à faire de la pure propagande sur ce qu’ils ont cru comprendre d’une information de base.

J’exagère ?

 

Malheureusement, non.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Parce que pendant que les uns se dépatouillent (assez misérablement) avec leurs histoires de bikinis et de plages algériennes, d’autres (et dedans, les mêmes qui dénonçaient de la « fake news » à qui mieux-mieux) se retrouvent à pérorer sur une autre nouvelle, dont le fond a été abominablement torturé pour lui faire dire parfaitement autre chose que ce qu’il entendait émettre au départ.

Cette fois-ci, l’histoire ne part pas d’Algérie mais des Etats-Unis et, relayée par ces parangons de journalisme taillé au cordeau que sont Gizmodo et Motherboard, aura suffisamment enflé pour attraper l’attention du collectif de conscientisation médiatique français.

Comme pour l’histoire précédente qui cochait tout de même les cases « bikini », « plage », « femme », « oppression », « combat » et surtout « religion », tous les ingrédients sont réunis en un seul cocktail tonique pour permettre une pénétration intellectuelle rapide. Jugez plutôt : une grosse entreprise multinationale, un article initial bien long (plusieurs dizaines de milliers de signes, des graphiques, des références) et très argumenté, un fond forcément polémique et surtout, surtout, un sujet épicé : on parle de sexisme et de diversité au travail ! Tout concourt ici à faire de cette histoire un buzz majeur pour un mois d’août.

En substance et comme le résume très bien ici Frédéric Mas de Contrepoints, Google a cherché à savoir pourquoi il y a si peu de femmes dans le milieu Hitesh. La réponse, sous forme d’un mémo copieux, aura déclenché une véritable tempête et le licenciement de son auteur, James Damore, ce dernier ayant, d’après Sundar Pichai, le PDG de Google, « violé [leur] code de conduite et dépassé les bornes en faisant la promotion de stéréotypes de genre nocifs » dans le mémo qu’il lui a présenté (et je vous encourage à lire l’article qui analyse le mémo et la réaction de Google).

Cela n’a pas loupé : une partie de la presse internationale, très vite suivie par la française, s’est immédiatement chargée de bien faire comprendre ce qui se passait dans la firme américaine. Et comme pour les bikinis algériens, les faits se seront sauvagement fait agresser, à plusieurs et dans une allée sombre pour être laissés inconscients, victimes de plusieurs fractures.

Rien que les titres des articles (icilà encoreetcetcetc…) , permettent immédiatement de mesurer l’ampleur de la pignouferie qui s’est emparée de la presse française à ce sujet.

… Pourtant, la lecture du mémo en question ne permet en rien d’affirmer ni que l’auteur serait sexiste, ni qu’il favorise cette thèse, ni même qu’il aurait utilisé des arguments sexistes. De façon remarquable, quelques journalistes, ne reculant pas devant un peu de vraie lecture et un peu de réflexion – même en août !- se sont fendu d’explications que leurs confrères feraient bien de lire pour sortir leur tête de la boue gluante dans laquelle ils l’ont fourrée. Notons par exemple cet article de Slate qui résume très bien le problème (ou celui-ci, sur Le Figaro Vox et celui-là, en anglais).

Eh oui, une fois qu’on a lu le mémo incriminé, une fois qu’on a lu les articles pignouferies de la presse française, on est obligé de conclure qu’on est vraiment dans le n’importe quoi relayé avec de gros mouvements de bras, de la titraille putassière et franchement mensongère, du commentaire et de l’analyse au ras des pâquerettes. Au final, la façon dont la presse aura traité le sujet explique amplement pourquoi le peuple, nettement moins idiot que ces besogneux scribouillards s’emploient à le penser, la conchie de plus en plus.

Ces deux affaires (et dans une bonne mesure, le traitement « journalistique » réservé aux impôts d’AirBnB, aussi) montrent de façon éclatante que le journalisme, en France, n’est plus qu’une vaste blague et qu’en été, tout y passe : non vérification des sources, torsion des faits pour pousser des agendas politiques en bikinis même pas voilés, procès à charge, hors-sujets et hommes de paille accumulés dans des manœuvres consternantes, bref, tout ce qui ressemble aux meilleures méthodes de propagande idéologique pure et dure.

Macron, comme ses prédécesseurs, est actuellement en train de prendre la mesure des économies budgétaires qu’il faudra faire pour redresser le pays. Une piste très sérieuse (et pour plusieurs douzaines de millions d’euros) est l’arrêt complet et définitif des subventions à la presse, arrêt qui mettrait enfin un terme à plusieurs organes dont la production, d’une médiocrité abyssale, ne se maintient que grâce aux largesses des contribuables et jamais des lecteurs.

 

Et à voir le déferlement de ces « fake news », il est plus que temps.

 

Source: http://h16free.com/2017/08/11/58740-des-fake-news-comme-sil-en-pleuvait

 

Conflit nucléaire avec la Corée du Nord : Ce que les médias occidentaux disent et ce qu’ils ne disent pas

Le 16 avril le ministère de la Défense de Corée du Sud a informé que la Corée du Nord avait essayé le matin de « tester un type de missile indéterminé dans la province sud de Hamgyong ». Ils supposent que le lancement a avorté. Il pourrait s’agir d’un missile balistique.

Un conseiller de politique extérieure du gouvernement des Etats-Unis a dit qu’il s’agissait probablement d’un missile balistique, c’est-à-dire d’un missile de moyenne portée. En se référant à des milieux gouvernementaux des Etats-Unis, l’agence de presse Reuters a rapporté que selon toute vraisemblance il ne s’agissait pas d’un missile de longue portée.

Bien que, en l’absence de preuves, personne ne sache exactement ce qui s’est passé, les réactions violentes n’ont pas manqué dans la politique et dans les médias établis, basées sur des « supposé », « probablement » et « il pourrait » :

– Le gouvernement sud-coréen a convoqué une séance du Conseil de sécurité nationale et a averti que le test de missile menaçait le monde entier.

– Le Vice-président des Etats-Unis Mike Pence a énergiquement averti Pyongyang, le gouvernement de Corée du Nord, en disant que « l’ère de la patience stratégique » vis-à-vis de la Corée du Nord était finie. En outre Washington a annoncé qu’il envisageait « des options militaires » à cause du danger que représente la Corée du Nord.

 – Le Gouvernement fédéral allemand de même a condamné le test de missile.

– L’inquiétude grandit quant à un nouveau test nucléaire de la Corée du Nord, a affirmé ZDF un jour après le « test de missile ». Aux Etats-Unis on parlerait d’une attaque préventive contre Pyongyang. D’après ZDF, Donald Trump aurait annoncé plusieurs fois son intention d’arrêter le programme nucléaire de la Corée du Nord au besoin tout seul.

Le dernier missile que la Corée du Nord avait lancé, c’était début avril à partir de la côte Est. En réplique l’armée des Etats-Unis a envoyé un porte-avions et plusieurs navires de guerre vers la péninsule coréenne. Bien que la Chine, vu la situation extrêmement tendue, ait mis en garde contre de nouvelles provocations et de nouvelles menaces, le bruit de bottes résonne toujours aussi fort de part et d’autre. Les médias occidentaux y contribuent pour leur part en présentant, souvent sans preuves claires, la Corée du Nord comme « le régime incalculable et imprévisible ».

Mais voici maintenant ce que les médias principaux ne mentionnent pas :

– Le 8 mars 2017 la Chine a fait une proposition de « cessation mutuelle » pour désamorcer la crise qui menace sur la péninsule coréenne. Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a dit textuellement : « Comme premier pas, la Corée du Nord pourrait cesser ses activités avec le nucléaire et la technologie des missiles en échange de la cessation des grandes manœuvres militaires des Etats-Unis et de la Corée du Sud. »

Le site web américain « Moon of Alabama » fait remarquer que la Corée du Nord est bien sûr inquiète, quand les forces armées des Etats-Unis et de la Corée du Sud font leurs grandes manœuvres annuelles et s’exercent ouvertement à l’invasion de la Corée du Nord. Des grandes manœuvres sont une situation de départ classique pour des attaques militaires. Chaque fois que commencent les grandes manœuvres des Américains, l’armée nord-coréenne, qui est dans un régime de service militaire obligatoire, doit être mise dans une position de défense maximale.

Les manœuvres de la Corée du sud et des Etats-Unis sont organisées au moment où on plante le riz ou quand on le moissonne, un moment où on a besoin de presque toute la population.

Par conséquent les manœuvres militaires ont menacé directement l’autosubsistance alimentaire de la Corée du Nord. Dans les années 1990 elles ont constitué une des raisons qui ont mené à une grave famine.

« Moon of Alabama » conclut que la dissuasion par le nucléaire permet à la Corée du Nord de diminuer sa disponibilité militaire habituelle ; et cela surtout pendant les saisons de travaux agricoles importants des plantations et des moissons. Si les Etats-Unis s’engageaient à mettre fin à leurs manœuvres annuelles, cela permettrait à la Corée du Nord de diminuer ses actions de défense conventionnelle sans devoir utiliser les armes nucléaires.

Au lieu de mettre la Corée du Nord au pilori dès la moindre information d’un nouvel essai nucléaire, les médias occidentaux auraient intérêt à mettre à la lumière les menaces de la politique belliciste des Etats-Unis.

Sans doute la Corée du Nord se souvient de la brutalité exceptionnelle avec laquelle les forces armées des Etats-Unis se sont ruées sur le pays dans les années 1950. Vous trouverez des détails dans les émissions insérées www.kla.tv/8613, www.kla.tv/8013

Liens : www.srf.ch/news/international/fast-sofort-explodiert-raketentest-nordkoreas-scheitert
www.heute.de/us-vizepraesident-demonstriert-auf-koreanischer-halbinsel-buendnistreue-mit-suedkorea-46991348.html#
https://de.sputniknews.com/politik/20170417315369934-russland-vermittler-im-nordkorea-konflikt/
https://deutsch.rt.com/newsticker/49256-nordkorea-unternimmt-neuen-raketentest/
http://de.reuters.com/article/nordkorea-usa-rakete-idDEKBN17I0A0
www.heute.de/us-vizepraesident-demonstriert-auf-koreanischer-halbinsel-buendnistreue-mit-suedkorea-46991348.html
www.moonofalabama.org/2017/04/the-reason-behind-north-koreas-nuclear-program-and-its-offer-to-end-it.html#more

Source: https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

 

La vérité sur Lula

Ricardo Amaral, membre du cabinet de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, donne sa version des faits à propos de la condamnation de Lula, le 12 juillet dernier, à neuf ans et demi de réclusion pour corruption et blanchiment d’argent. «C’est une condamnation politique et une aberration juridique, selon des juristes indépendants, qui devrait être annulée par les instances supérieures.»

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Les médias internationaux ont répandu l’information que l’ex-président Lula a été condamné à neuf ans et demi de réclusion pour des crimes de corruption et blanchiment d’argent, mais la plupart des reportages ne révèle pas que cette décision, prise par un juge singulièrement et manifestement partial, n’est pas basée sur des preuves, ni sur la loi brésilienne, ni sur la vérité des faits. C’est une condamnation politique et une aberration juridique, selon des juristes indépendants, qui devrait être annulée par les instances supérieures.

Cette sentence est la conséquence de la longue persécution contre Lula menée par le juge Sergio Moro et par un groupe de procureurs de la-dite opération Lava Jato. Depuis que le Parti des Travailleurs (le PT), a vaincu pour la quatrième fois consécutive les élections présidentielles, en 2014, Moro et ses promoteurs – avec la complicité du réseau Globo de Télévision, le plus grand réseau de média au Brésil – essayent d’associer Lula aux déviations de Petrobras investiguées par l’opération Lava Jato.

En mars 2016, la police a envahi la maison de l’ex-président et a confisqué des papiers, des agendas, des téléphones portables, des ordinateurs et même les tablets de ses petits-enfants. Ils ont conduit Lula, de force, à témoigner, sans raison légitime et légale. Ils ont violé les comptes bancaires et la comptabilité de Lula et de ses familiers, de son institut, de l’entreprise qui s’occupe de ses conférences et intercepté ses communications téléphoniques.

On n’a jamais trouvé d’illégalité commise par Lula, ni de comptes secrets ou d’entreprise off-shore ; et encore moins quelque chose qui puisse le lier aux détournements de Petrobras, ou qui prouve qu’il a reçu un pot-de-vin sous la forme d’un appartement comme prétend la thèse de l’accusation. Mais ils ont laissé illégalement diffuser par la presse des enregistrements de ses communications téléphoniques, des messages, des documents et des témoignages choisis de façon à condamner Lula par l’opinion publique au moyen de titres à sensation, comme dans une reprise des erreurs de l’opération italienne Mani Pulite (Mains propres), inspiration de l’opération Lava Jato au Brésil.

La présentation de la dénonciation contre Lula, en septembre 2016, c’était un spectacle médiatique très gênant pour le monde juridique. Sans avoir de preuves de corruption contre Lula, les promoteurs se sont servis de thèses de probabilité afin de l’accuser d’être le chef d’une organisation criminelle. Pour initier l’action pénale, le juge Moro a dû corriger plusieurs aspects de la fragile dénonciation, jouant le rôle d’un vrai accusateur, ce qui confirme son parti-pris.

Dans un dernier effort pour fabriquer une preuve dans le procès, le juge Moro a décidé d’écouter une deuxième fois l’industriel et coupable Léo Pinheiro, qui avait déjà déclaré l’innocence de Lula, à exemple des 72 autres témoins du procès. Condamné à 23 ans de prison dans une autre affaire, Pinheiro a changé sa version dans le but d’obtenir la réduction de sa peine. La parole isolée de ce coupable, qui a témoigné sans le souci de dire la vérité, est le seul fondement de la sentence contre Lula.

Le juge a ignoré les témoignages favorables à Lula et écarté la preuve d’innocence produite par la défense. Les documents démontrent que l’appartement a toujours été enregistré au nom de l’entreprise OAS Empreendimentos. Les droits économiques de ce bien immeuble ont même été placés par l’OAS dans un fonds de financement d’une grande banque, la caisse Caixa Econômica Federal. Lula est resté seulement pendant deux heures dans l’appartement, pour évaluer s’il allait l’acheter avec ses propres ressources.

Le juge Moro, avec la complicité du Réseau Globo, qui censure toute critique à ses contradicteurs, veut convaincre que Lula aurait attendu jusqu’à 2014 pour recevoir un bien immeuble évalué à US$ 300 mil, comme une soi-disant avance pour des contrats millionnaires de 2008 et 2009, dans lesquels il n’a eu aucune participation. Ensuite, le juge prolonge la peine sous prétexte qu’il y a eu crime de blanchiment d’argent dans une affaire où il n’y a pas eu de transaction financière.

En 2016, les grossières violations de Lava Jato contre Lula ont été portées dans un communiqué individuel au Comité des Droits de l’Homme de l’O.N.U. Le procès contre Lula a toutes les caractéristiques d’un lawfare, c’est à dire la manipulation d’un procès judiciaire afin d’incriminer l’ennemi, en l’occurrence le leader politique le plus populaire de l’histoire brésilienne.

Quoiqu’indigné par l’injustice dont il a été victime, l’ex-président Lula affirme que Sergio Moro et l’opération Lava Jato étaient « condamnés à le condamner », parce qu’ils ont mené toute une campagne de mensonges dans les moyens de communications. « Après avoir menti tant de temps, à tout le pays, ils ne pouvaient pas revenir en arrière, même s’ils n’avaient trouvé aucun acte illégal de ma part, car la mascarade serait devenue évidente », affirme Lula.

L’objectif de la sentence est très évident : empêcher Lula de participer aux élections présidentielles. Cela ne peut se faire que si la sentence de Moro parvient à être confirmée par les instances supérieures, qui commencent déjà à recevoir des pressions pour le faire avant les élections. « Ils ont fait un coup d’état parlementaire pour écarter le PT du gouvernement, mais le coup ne sera pas définitif  si j’ai la possibilité de redevenir président par le vote. Et ils ne peuvent pas l’admettre. »

Une sentence et 7 aberrations

Les aberrations de la sentence sont nombreuses, à commencer par le fait que le juge a adopté des thèses différentes de celles indiquées par l’accusation :

1 – Les promoteurs ont dit que la société OAS aurait fait le transfert de l’appartement de Lula en octobre 2009, en tant qu’avance pour une soi-disant faveur prêtée sur 3 contrats signés avec Petrobras. Le juge a dû reconnaître qu’il n’y a pas de preuves du transfert de l’appartement, ni de la participation de Lula aux détournements de Petrobras, mais il l’a quand même condamné par acte inexistant de corruption passive.

2 – Moro dit que l’appartement a été « attribué » à Lula, en lui passant la « propriété de fait », chose qui n’existe pas dans le Droit. Moro affirme que la preuve documentaire de la propriété de l’appartement « n’a pas d’importance » pour le procès pénal. Il se sert d’une expression abstraite pour affirmer sa conviction arbitraire.

3 – Face à la preuve de la défense, Moro a reconnu que la construction de l’immeuble a été financée par un fonds de la Caixa Econômica Federal, qu’il a appelé lors d’une « opération normale du marché immobilier ». De façon contradictoire, dans un autre point de la sentence, il affirme que les travaux ont été payés avec les ressources d’un pot-de-vin, et se sert de cette thèse pour condamner Lula.

4 – L’accusation n’a pas présenté les actes d’office de Lula, relativement aux contrats entre OAS et Petrobras pour expliquer sa thèse comme cela est exigé par la loi brésilienne. Il n’est même pas parvenu à montrer des détournements dans les contrats. La défense de Lula a sollicité des expertises techniques afin d’éclaircir cet aspect, mais le juge a nié la production de cette preuve.

5 – En dépit de la loi, le juge Moro a décidé que l’existence des actes d’office ne serait pas importante pour caractériser la corruption de l’agent public : « pour cette configuration il suffit que les paiements soient effectués en raison du poste quoiqu’en échange d’actes d’office indéterminés, à être pratiqués dès que l’occasion se présente », a-t-il décidé.

6 – Dans des décisions précédentes, Moro avait acquitté deux coupables parce que le lien entre leurs biens déclarés illicites et les détournements de Petrobras n’avait pas été prouvé. Mais dans le cas de Lula, il a décidé que la loi n’importait pas, car du fait de sa condition de Président de la république, Lula serait le responsable de tous les détournements supposés, et non seulement de ceux de Petrobras.

7 – Le juge Sergio Moro a aussi condamné Lula pour un soi-disant blanchiment d’argent. Il a décidé que le fait de maintenir l’immatriculation de l’appartement au nom d’OAS avait été le moyen d’occulter la « propriété de fait » et le mouvement des valeurs entre les parties. C’est une sentence kafkaïenne : un crime inexistant de blanchiment d’argent expliquerait la condamnation de l’accusé d’actes de corruption qu’il n’a pas pratiqués.

Cette sentence est une honte pour la Justice brésilienne

La sentence illégale, non-juridique et arbitraire du juge Moro a provoqué la réaction de nombreux juristes et acteurs du droit au Brésil et à l’étranger. Les critiques adressées au juge sont censurées sur le Réseau Globo de communication et dans la plupart des médias. Nous présentons ici quelques-unes de ces manifestations, qui ne visent pas exclusivement à soutenir l’innocence de Lula, mais aussi à défendre l’Etat de droit et le procès légal, menacés par l’arbitraire de l’opération Lava Jato.

« Jugement ou farce ? Là où finit le jugement de l’accusé, commence le jugement du jugement et du juge lui-même. (…) En fin de comptes, quand un juge rend au malin son âme de magistrat, il n’enregistre pas ce fait chez le notaire, simplement il rend sa toge, laissant voir la partialité, l’ambition, l’opportunisme et la recherche de la célébrité. Et ils savent bien ce qu’ils échangent. Ils n’ont pas besoin de papiers. Il suffit une mutuelle conviction. » Álvaro Augusto Ribeiro Costa, ex-avocat général de l’Union, sous-procureur de la République, retraité.

« Surréel : Lula a été condamné pour avoir reçu ce qu’il n’a pas reçu et pour avoir blanchi l’argent qui ne lui a pas été donné… C’est dire que son patrimoine n’a pas crû même d’un seul centime !!! Il n’a reçu aucun bénéfice patrimonial, et pour cela même il n’avait rien à « blanchir »… On peut affirmer, sans crainte d’erreur, que l’ex-président Lula n’a pas un procès pénal juste, et il a été condamné de façon absolument injuste. On l’avait d’abord déclaré criminel, maintenant, après coup, ils déclarent avoir trouvé ses crimes. Le tribunal de seconde instance doit absoudre le meilleur président de la République de toute l’histoire de ce pays, mais l’histoire n’absoudra pas ses accusateurs… » Afranio Silva Jardim, maître en Droit Processuel à l’Université de l’État de Rio de Janeiro.

« Cette décision est une absurdité. C’est un procès pénal d’exception, contenant des vices évidents, et qui caractérisent son objectif politique et non l’application de l’ordre juridique. Les droits fondamentaux et la démocratie sont en train d’être renversés. » Pedro Estevam Serrano, professeur de Droit Institutionnel à la Pontifícia Universidade Católica de São Paulo.

« Nous sommes devant une phase générale de crises dans nos démocraties, qui se manifeste des manières les plus diverses. Mais celle-ci est une crise singulière, qui devrait susciter la clameur, à commencer par les libéraux. On est aussi devant des formes plus qu’intolérables d’exhibitionnisme du protagonisme judiciaire, qui comptent sur le consensus public pour légitimer ses actions. Il y a une forme horrible de populisme, qui n’est pas le populisme politique, mais le populisme judiciaire. Et celui-ci (celui de Lava Jato) peut représenter un danger à la culture juridique, qui doit être attentive de manière alarmante afin de protéger sa propre juridiction et la crédibilité même du droit. » Luigi Ferrajoli, en conférence au Parlement italien.

« Il s’agit d’éliminer de toute dispute électorale, par la voie judiciaire, tout et n’importe quel leader ou dirigeant populaire capable de gagner une élection concourant contre les candidats des corporations ou autre genre semblable de traitres de la nation engagés à nous endetter à une vitesse singulière, jamais vue auparavant. Pour autant, il suffit de quelques juges, dont les motivations sont passibles d’être manipulées par les services d’intelligence et les gérants des corporations, spécialement celles des médias ; motivations qui peuvent être, par exemple, la peur, le servilisme, des avantages, des promesses ou espoirs de promotions, comodités, aspirations politiques ou le simple désir de célébrité. » Eugenio Raúl Zaffaroni.

« Cette sentence était plus que prévisible, parce que celui qui s’est positionné à plusieurs reprises comme l’opposant de l’accusé, n’aurait pas pu décider différemment ; ce qui est triste, car on peut voir qu’on a envoyé en l’air la garantie constitutionnelle de l’impartialité de celui qui juge dans le système judiciaire brésilien. » Bruno Galindo, professeur de Droit Constitutionnel.

« Ce que l’on note dans cette décision, en plusieurs passages, c’est la prévalence d’une vision inadéquate à un juge équilibré et impartial, surtout sur le point où il fait des critiques à la défense, en affirmant qu’elle « a adopté des tactiques assez questionnables, comme celles, dit-il, d’intimidation… », ce qui montre le protagonisme du magistrat, au détriment de l’équidistance qui doit être respectée entre les parties dans les demandes de nature pénale ou de n’importe quel autre branche du droit. Personne n’est au-dessus de la loi, ni l’accusé, ni l’accusateur, et encore moins le magistrat. » Nélio Machado, avocat, membre de l’Institut Brésilien de Sciences Criminelles.

Pour en savoir plus : averdadedelula.com.br (en portugais et anglais).

Source: https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/110817/la-verite-sur-lula

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Après le coup d’État, quoi ?

Que la présidence Trump soit sous attaque est indéniable.

Alors que le Président Donald Trump s’envolait en août vers son club de Jersey, on apprenait que le Conseiller Spécial Robert Mueller III avait constitué un grand jury et que des assignations à comparaître allaient être envoyées à la famille de Donald Trump et aux associés de sa campagne électorale.

Les jurés seront tirés d’un groupe de citoyens d’une ville où Hillary Clinton a ramassé 91% des voix et Trump 4%.

Les inculpations que Mueller veut, Mueller les obtient.

Grâce aux médias qui ne cessent de l’éreinter avec sauvagerie, la cote de popularité de Trump est à 33% d’après un récent sondage de l’université de Quinnipiac et en dessous de 40%,  selon la plupart des autres.

Avant même que Trump ait quitté D.C., le Washington Post a publié des transcriptions de ses conversations téléphoniques avec les dirigeants du Mexique et de l’Australie.

Même les anciens de l’administration Obama en ont été sidérés.

Donc, il est temps de poser la question : si cette ville fait tomber Trump, le reste de l’Amérique se réjouira-t-il ?

Quelle sera la réaction dans les endroits qu’on survole quand on va ailleurs, dans tout le reste du pays, ce pays où demeurent les « déplorables » qui produisent les soldats pour combattre dans nos guerres ? Porteront ils un toast à la « presse libre » qui aura abattu le président qu’ils ont élu et en qui ils avaient placé tant d’espoirs ?

Je parie pour une réaction d’amertume, de cynisme, de désespoir, le sentiment que les dés sont pipés, que quoi qu’ils fassent, on ne les laissera jamais gagner. Si Trump est renversé, la démocratie américaine sera laminée. On y verra une imposture. Et le contrecoup empoisonnera notre politique au point qu’il faudra une attaque de l’extérieur comme celle du 11 septembre pour nous réunir.

Nos médias bombent le torse et posent aux défenseurs de la démocratie, aux champions de la vérité, qui nous protègent 24 heures sur 24 de la tyrannie. Mais, a moitié de la nation voit déjà dans les médias le bras armé propagandiste d’un establishment libéral que le peuple n’en finit pas de rejeter.

Considérez la publication, par le Post, de la transcription des coups de fil de Trump avec le Président du Mexique et le Premier ministre d’Australie.

Quand le reporter Greg Miller a obtenu ces transcriptions, ses rédacteurs en chef, sachant qu’elles feraient du tort à Trump, les ont plaquées en première page.

En faisant cela, le Post se laissait utiliser par un espion coupable d’agissements déloyaux et peut-être même criminels. Et pourtant, le Posta accepté de le protéger et refuse de dévoiler l’identité du haineux anti-Trump.

C’est ça que nous faisons, dit le Post. Les gens ont le droit de savoir si le président Trump dit une chose dans des meetings, à propos du Mexique qui doit payer pour le mur, et une autre chose au président du Mexique. C’est une bonne histoire.

Mais on est en présence d’une histoire infiniment plus importante, dont le Post n’est qu’un petit signe. C’est l’histoire d’une campagne orchestrée, dans laquelle les médias anti-Trump publient des fuites, y compris des fuites criminelles, en provenance du FBI, de la CIA, de la NSA et du NSC, pour renverser un Président que les médias de la Beltway* et leurs collaborateurs du Deep State méprisent et veulent détruire.

Trump s’est-il associé avec Poutine pour battre Clinton ? Exigent de savoir les médias de la Beltway, tandis qu’eux-mêmes s’associent tous les jours avec des criminels de l’État profond pour renverser le président des États-Unis.

Et si un coup d’État silencieux est en train de se dérouler par les soins d’un régime que les Américains ont rejeté en 2016, se servir de fuites sécuritaires et de l’arme létale d’un Conseil Spécial pour invalider le résultat d’élections, cela ne mérite-t-il pas autant d’être publié que ce que Trump a dit à Pena Nieto ?

Les gens n’ont-ils pas le droit de savoir qui sont les serpents qui collaborent avec la presse « Jamais-Trump » pour faire tomber le chef de leur État ? Est-ce que découvrir l’identité des scélérats de l’État profond n’est pas le genre d’histoire sur lequel tous les reporters devraient se jeter ?

Si Greg Miller est obligé de protéger sa source, très bien. Mais pourquoi les autres journalistes ne révèlent-ils pas son identité ?

La réponse s’impose d’elle-même. Nous sommes en présence d’une entreprise collaborative où tout le monde protège les sources de tout le monde, parce qu’ils ont tous le même but : se débarrasser de Trump. S’il faut, pour y arriver, s’associer à des criminels, pas de problème.

Le Département de la Justice va jusqu’à faire un compte-rendu détaillé des fuites, et Ben Wizner, de l’ACLU [Union Américaine pour les Libertés Civiles] frôle l’attaque d’apoplexie : « Tout Américain devrait être inquiet de la menace que représentent l’administration Trump et ses efforts croissants contre les lanceurs d’alertes et les journalistes. Réprimer les fuites, c’est museler la presse libre et mettre en danger la démocratie ».

C’est une façon de le dire. Une autre est que certains de ces « lanceurs d’alertes » sont des criminels politiques, qui rejettent le verdict de l’électorat américain de 2016 et ont entrepris de le subvertir.

Et si, comme l’affirme Wizner, s’opposer à leur omerta s’apparente à « museler la presse libre et à mettre en danger la démocratie », il n’est pas étonnant que la presse libre et la démocratie soient à ce point tombées en discrédit dans le monde entier.

En s’associant, les médias aux ordres, l’État profond et les hommes de main du Procureur Spécial a qui on a donné le champ libre peuvent réussir à faire tomber encore un autre président. Ce faisant, ils donneront raison à John Adams :

« La démocratie ne dure jamais longtemps. Elle se détériore toujours rapidement, s’épuise et s’assassine elle-même. Il n’a encore jamais existé une démocratie qui ne se soit pas suicidée. »

Pat Buchanan – The Unz Review

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* « Inside the Beltway » est une locution américaine utilisée pour caractériser les matières qui sont ou qui paraissent importantes, surtout au gouvernement fédéral, à ses fonctionnaires, à ses fournisseurs militaires, à ses lobbyistes et aux médias alignés, par opposition aux priorités et aux intérêts de la population des USA en général.

Patrick J. Buchanan est un journaliste et homme politique américain, commentateur politique sur la chaîne MSNBC, cofondateur du magazine The American Conservative et cofondateur de la fondation paléo-conservatrice The American Cause. Il est l’auteur d’un nouveau livre, Nixon’s White House Wars : The Battles That Made and Broke a President and Divided America Forever (« Les guerres de Nixon à la Maison Blanche : les batailles qui ont fait et brisé un président et divisé l’Amérique pour toujours»)

Source : http://www.unz.com/pbuchanan/after-the-coup-what-then/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

via:http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2017/08/09/en-direct-du-bac-asable-sous-lsd-8754745.html

 

Les secrets des «âmes mortes» de l’Ukraine

Oriental Review

Dans le roman légendaire de Gogol « Dead Souls », un escroc achète sur papier des esclaves morts mais enregistrés officiellement comme vivants lors du dernier recensement, afin de les utiliser comme garantie pour obtenir un prêt qu’il n’a pas l’intention de rembourser. Comme nous le verrons, le gouvernement ukrainien de Groisman a écrit une nouvelle version du roman, cette fois pour démolir tout un pays selon un plan insensé.

C’est officiel: l’Ukraine ne chiffre pas son émigration

 

L’Ukraine a tenu son dernier recensement en 2001. À cette époque, sa population était de 48 457 000 habitants. Les chiffres officiels indiqués le 1er juin 2017 montrent un désastre démographique: 42 482 000, soit une baisse de 6 millions, ou 13% en 16 ans.

Population de l’Ukraine 1990-2017, en millions. Source: Ukrstat.

 

 

Étonnamment, selon les mêmes données, la migration nette en Ukraine après la première révolution orange (2014) devient légèrement positive:

Population ukrainienne dans le graphique 1990-2016. Source: UkrStat. Solde migratoire positif en 2005-2016 marqué en rouge.

Ce miracle a une explication très simple.

Les chiffres de l’immigration et de l’émigration sont basés normalement sur les entrées et les sorties du territoire national. En Ukraine, au contraire, ces statistiques sont basées sur le lieu de résidence officiel. Lorsqu’un citoyen se déplace d’une partie de l’Ukraine à une autre, il doit déclarer son changement de résidence pour des raisons administratives. Mais ceux qui sortent du pays n’ont tout simplement aucune raison de le faire. La falsification des données démographiques ukrainiennes consiste donc à un simple changement de définition, comme l’a confirmé une note de fin du tableau des migrations de 2017. Fait important, cette note de fin n’est disponible qu’en langue ukrainienne:

 

Traduction : informations basées sur les données administratives disponibles sur le changement d’inscription du lieu de résidence.

En d’autres termes: la falsification des données démographiques ukrainiennes n’est absolument pas un secret. Nous essaierons de mesurer l’ampleur de cette falsification et d’essayer de comprendre qui bénéficie de ces «âmes mortes».

Estimations de la population réelle de l’Ukraine

Consommation d’électricité

 

La première est basée sur les chiffres officiels de consommation d’électricité :

Consommation d’énergie en Ukraine, 2015 par rapport à 2014 (total, industrie, agriculture, transports, services publics, population). Source: Ministère de l’Énergie et de l’Industrie du Charbon en Ukraine.

 

Ainsi, au cours de cette année, les industries ukrainiennes ont diminué de près de 18%, tandis que la population a diminué de 7 à 8%.

Consommation de pain

 

Une analyse ukrainienne remarquable montre que la consommation de pain avait chuté de 55% entre 2000 et 2016:

Le tableau présente des statistiques sur la production de différents types de pains en 2000-2016 en Ukraine, en tonnes.

Il faut tenir compte du fait que, dans la culture ukrainienne, la chute des revenus affecte la consommation de pain de façon minimale, et peut même entraîner son augmentation car le pain remplace souvent des produits plus chers comme la viande et le poisson. Par conséquent, une diminution de 55% de la production de pain en même temps qu’une baisse des revenus montre que l’Ukraine a apparemment perdu la moitié de sa population depuis 16 ans.

Nombre d’écoliers

Au cours de l’année scolaire 1995/1996, il y a eu 7,1 millions d’écoliers en Ukraine. Au cours de l’année 2015/2016, les chiffres étaient descendus à 3 783 150 ( données officielles du ministère de l’Éducation de l’Ukraine ) soit une baisse de 47% en 20 ans.

L’Institut ukrainien pour l’avenir

 

En juin 2017, l’Institut ukrainien pour l’avenir a publié un rapport symptomatique avec les graphiques suivants:

Structure de la population ukrainienne en termes d’emploi.

Ils montrent qu’il n’y a actuellement que 12,3 millions d’emplois officiellement déclarés en Ukraine.

Statistiques de l’émigration dans les pays voisins depuis 2014

À partir des statistiques officielles russes, la migration nette légale entre les deux pays en 2014 et 2015 était de 240 501 vers la Russie. En 2016194 385 Ukrainiens ont obtenu un permis de séjour et 100 696 ont obtenu la citoyenneté russe. 600 000 autres Ukrainiens vivant en Russie attendent un changement de loi pour leur permettre d’obtenir la citoyenneté russe. Ces chiffres n’incluent pas les réfugiés temporaires et les personnes ayant des certificats de travail. De plus, en raison de l’absence d’exigences en matière de visa, une partie importante de l’immigration d’Ukrainiens vers la Russie est illégale. Tout cela pris en compte, nous pouvons approximativement estimer l’émigration de l’Ukraine vers la Russie depuis 2014 à environ 2,5 millions de personnes.

 

En ce qui concerne le reste du monde, la principale destination est la Pologne et nous pouvons estimer qu’à la fin de 2016, il y avait 1,5 million d’Ukrainiens qui travaillaient là-bas. L’exode total de l’Ukraine vers l’étranger depuis 2014 a probablement atteint 6 à 10 millions de personnes. Cependant, la grande majorité d’entre eux n’ont pas de permis de séjour permanent et doivent revenir régulièrement en Ukraine.

Émigration entre 2004 et 2013

Le World Migration Report 2008 affirme que 780 000 Ukrainiens travaillaient à l’étranger, alors que les autorités ukrainiennes parlent de 62 000 personnes.

 

Les chiffres russes indiquent que la migration nette entre l’Ukraine et la Russie était d’environ 292 000 vers la Russie de 2005 à 2013. Les chiffres équivalents pour l’Italie de 2003 à 2013 sont de 206 320 personnes vers l’Italie. Il y a également eu 892 908 Ukrainiens qui ont reçu des visas long-séjour (plus de 3 mois) pour l’UE entre 2008 et 2013. Au total, nous pouvons estimer que la falsification des chiffres démographiques avant 2014 était d’environ un million de personnes qui vivaient déjà à l’étranger avant le coup d’Etat de 2014. Si l’on ajoute la perte de la population du Donbass (DNR et LNR), de 3,5 millions, la population permanente contrôlée par Kiev devrait maintenant être d’environ 42,5 – 8 – 3,5 – 1 = 30 millions de personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alexandr Klymenko

Pourquoi falsifient-ils?

Aleksandr Klymenko, ancien ministre des Impôts et des Douanes d’Ukraine, propose quatre explications intéressantes pour ces falsifications:

Berner le FMI et l’UE

Les donateurs internationaux semblent utiliser les chiffres officiels falsifiés dans leurs modèles prédictifs pour déterminer si l’Ukraine pourra rembourser. Il est évident que l’Ukraine sera en défaut (il l’a déjà été pour une dette de 3 milliards de dollars envers la Russie) et qu’aucun analyste ne peut prendre le gouvernement ukrainien actuel au sérieux sur ce sujet, mais peut-être que tout ce cinéma n’est tout simplement qu’un moyen très pratique pour transférer l’argent des contribuables occidentaux dans les bonnes poches: plusieurs oligarques ukrainiens et entreprises occidentales bénéficient du chaos.

Voler de l’argent du peuple ukrainien

Aleksandr Klymenko suggère que la falsification pourrait servir à s’enrichir un peu plus pour certains fonctionnaires, grâce à l’énergie utilisée officiellement par les millions d’âmes mortes. Étant donné que les appartements ukrainiens ne possèdent généralement pas de compteurs individuels d’électricité ou de gaz, l’énergie est comptée pour l’ensemble du bâtiment, puis payée par chaque locataire en fonction du nombre de personnes qui vivent officiellement dans chaque appartement. Une façon de voler de l’argent serait de faire croire que les gens qui vivent une grande partie de l’année à l’étranger étaient toujours en Ukraine, puis empocher la différence.

Voler les élections

Jusqu’en 2014, l’émigration massive était surtout observée dans la partie occidentale pro-OTAN du pays. En laissant les parents voter pour deux millions de personnes vivant principalement ou définitivement à l’étranger, cela a grandement aidé les partis opposés aux bonnes relations avec la Russie.

Minimiser les pertes de la guerre

Officiellement, Kiev ne reconnaît que 2700 soldats tués dans la guerre non déclarée contre le Donbass, malgré des pertes catastrophiques lors de plusieurs combats, comme la souricière de Ilovaisk. Cacher les pertes réelles de la guerre aide le gouvernement à rester au pouvoir: il dissimule son incompétence, réduit les protestations contre la guerre et leur reporte les causes de tous les problèmes de l’Ukraine sur la guerre (et donc imputées à la puissante armée invisible russe).

Masquer la faiblesse de l’Ukraine par rapport à ses voisins

L’effondrement économique et démographique de l’Ukraine la met dans une position extrêmement faible par rapport à tous ses voisins: l’Ukraine est aujourd’hui, à tout point de vue, beaucoup plus faible que les états plus petits tels que la Roumanie, la Slovaquie et la Hongrie. Le problème principal pourrait cependant provenir de la Pologne, qui n’a pas oublié que près de 100 000 km² de l’ouest de l’Ukraine appartenaient à la Pologne jusqu’en 1939. Les relations entre les deux pays sont déjà en train de s’envenimer en raison de la glorification des nationalistes ukrainiens et des volontaires Waffen-SS ukrainiens, qui ont massacré non seulement les juifs mais aussi les Polonais. Il n’y a pas de risque de guerre entre les deux pays dans un avenir prévisible, mais la Pologne, le vassal le plus servile des Etats-Unis en Europe de l’Est, sait combien il est facile d’envahir un autre pays au nom de la démocratie et des valeurs occidentales et de s’en sortir. C’est peut-être un peu gros mais, plus simplement, si des millions d’Ukrainiens de l’Ouest vivent en Pologne et obtiennent la citoyenneté polonaise, l’Ukraine pourrait très bien devenir un État vassal de la Pologne. Cacher la véritable catastrophe démographique pourrait empêcher les politiciens polonais de planifier l’idée-même d’une telle prise de contrôle.

Minimiser l’importance des émigrants pour l’économie

Les envois de fonds par les travailleurs migrants à leurs familles en Ukraine représentent des sommes supérieures aux investissements étrangers directs (plus de 6 milliards de dollars, comparativement à moins de 3,5 milliards de dollars en 2016). C’est la raison pour laquelle la valeur du Hryvnia ne s’est pas complètement effondrée malgré la chute des exportations. Les transferts de fonds contribuent à environ 8% de l’économie ukrainienne. Refuser l’émigration de masse est une façon d’exagérer la force de l’économie ukrainienne, car ces envois de fonds sont dus à la faiblesse de l’économie ukrainienne et non à sa force.

Cacher le projet gouvernemental de réduction de la population

Avec son industrie d’origine soviétique, complètement détruite, l’Ukraine d’aujourd’hui ne peut tout simplement pas assumer une couverture sociale pour 30 millions de personnes, et encourage donc discrètement l’émigration. Aleksandr Klimenko est de cet avis et ajoute que le plan du gouvernement est de réduire la population de l’Ukraine à 20 millions le plus rapidement possible: les personnes âgées vont mourir plus rapidement de la réforme des retraites et de la réforme des services de santé et, d’autre part, la fécondité va diminuer en raison de la fin de la médecine gratuite pour les femmes enceintes et la fin des prestations versées aux parents de jeunes enfants. La falsification des chiffres démographiques dissimule le fait que « l’opération 20 millions » est en train de se dérouler avec succès.

Conclusion

Bien que la falsification des données démographiques de l’Ukraine ne soit pas un secret, comme cela est clairement mentionné sur le site Web d’Ukrstat, la validité des chiffres officiels n’est pratiquement jamais discutée. Nous avons montré ici une méthode exclusive d’estimation de la population de l’Ukraine qui confirme que l’effondrement démographique de l’Ukraine est bien pire que ce qui est reconnu officiellement. Comme dans le roman de Gogol, le trafic d’âmes mortes aide probablement quelques personnes à devenir plus riches, mais au-delà de cela, la dissimulation de l’émigration de masse dissimule l’incompétence du gouvernement ukrainien et l’ampleur de la crise humanitaire qu’ils ont initiée. De nombreux éléments indiquent une aggravation de la situation démographique dans un avenir proche et l’existence même de l’Ukraine pourrait être menacée au cours des prochaines décennies à la suite de la politique suicidaire du gouvernement actuel, s’il n’est pas rapidement remplacé par des personnes compétentes déterminées à sortir l’Ukraine de la catastrophe en mettant fin à la guerre, arrêter la confrontation totale avec la Russie et annuler définitivement la politique conçue pour servir les intérêts financiers et stratégiques de l’élite occidentale au lieu des intérêts du peuple ukrainien.

Photo: Photo prise dans la ville ukrainienne de Drogobych, 2016

Source : ORIENTAL REVIEW

 

Traduction : Avic – Réseau International

07 août 2017

 

 

 

Netanyahu accusé de corruption financière

La police israélienne a confirmé que le Premier ministre Benyamin Netanyahu était accusé d’escroquerie, de corruption financière, de complot, de fraude et d’abus de confiance.

Tout en confirmant l’accusation de corruption financière contre le Premier ministre, la police a appelé le jeudi 3 août les médias à boycotter cette affaire, a rapporté Fars News.

La police israélienne a également demandé à la Cour Suprême que la mise en examen se déroule dans un silence médiatique absolu. Cette instance a ordonné pour sa part aux journaux et télévisions de ne pas accorder la moindre couverture à cette information jusqu’au 17 septembre.

Dans un communiqué, le bureau du Premier ministre a jugé sans fondement toutes les accusations portées à son encontre, avant de dire que tout cela ne visait qu’à remplacer le gouvernement par un autre, a écrit le quotidien israélien Haaretz.

L’ancien président du bureau de Netanyahu, Ari Harow, devra comparaître devant le tribunal pour témoigner contre le Premier ministre.

Ayelet Shaked, la ministre israélienne de la Justice, a affirmé que si Netanyahu était reconnu coupable par le tribunal il ne serait pas nécessaire qu’il démissionne de ses fonctions.

La police israélienne est depuis un certain temps en train d’examiner plusieurs dossiers portant sur la corruption financière de Netanyahu et sur l’éventualité d’un lobbying mené par David Shimron, son conseiller, assistant et avocat personnel, en vue de faire signer des contrats de plusieurs millions de dollars pour l’achat de sous-marins et navires de guerre.

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i42562-netanyahu_accusé_de_corruption_financière

 

 

04 aout 2017

 

Reuters parle d’une « nouvelle route de l’Iran vers le Yémen » mais il n’arrive pas à la trouver sur sa carte

L’administration Trump regorge de personnes qui, pour une raison ou une autre, haïssent l’Iran. Ces personnes tentent de briser « l’accord nucléaire » avec l’Iran et d’autres puissances. Leur propagande rend l’Iran responsable de tous les « maux » du monde. Leur position est parfaitement conforme à l’axe israélien-saoudien contre l’Iran.

Depuis que les États-Unis, le Royaume-Uni et les Saoudiens font la guerre au Yémen, ils prétendent que l’Iran est l’allié du peuple Zaydi du Yémen du Nord qui, avec l’armée yéménite, résiste à l’invasion saoudienne. L’Iran est régulièrement accusé de leur faire parvenir secrètement des armes, même si aucune preuve n’a pu en être apportée.

Reuters saute dans la brèche avec cette fantastique fausse nouvelle: Exclusif: les gardes révolutionnaires iraniens trouvent une nouvelle route pour armer les rebelles du Yémen:

LONDRES (Reuters) – Les gardes révolutionnaires iraniens ont commencé à utiliser une nouvelle route à travers le Golfe pour expédier des armes de contrebande à leurs alliés Houthis dans la guerre civile du Yémen, ont déclaré à Reuters des sources fiables.

Au cours des six derniers mois, le Corps de la Garde révolutionnaire islamique (IRGC) a commencé à utiliser une voie maritime, dans le haut du Golfe, entre le Koweït et l’Iran, pour trouver de nouveaux moyens de contrecarrer l’embargo qui les empêche de livrer des armes aux Houthis qui sont aussi des chiites, selon des sources iraniennes et occidentales.

Grâce à cette nouvelle route, les navires iraniens peuvent transférer de l’équipement sur de plus petits navires tout en haut du Golfe, où il y a moins de contrôles. Les transbordements ont lieu dans les eaux koweïtiennes et dans les voies de navigation internationales voisines, selon les sources.

« Des pièces de missiles, des lanceurs et des drogues sont introduits en contrebande au Yémen via les eaux koweïtiennes », a déclaré un haut responsable iranien. « L’itinéraire est parfois utilisé aussi pour transférer de l’argent. »

L’auteur de cet article de Reuters est un dénommé Jonathan Saul. Il y a des articles plus récent sur sa page Reuters comme : Les banques européennes ont du mal à résoudre le problème de la dette toxique des compagnies maritimesLe transport maritime international souffre des conséquences de la cyber-attaque de Maersk et Les prêteurs vont augmenter la pression sur les détenteurs de dettes toxiques maritimes. Les articles plus anciens de Saul ont des titres similaires. Saul écrit, depuis Londres, des articles sur l’industrie mondiale du transport maritime. Qui oserait dire que cela n’en fait pas un expert sur le Yémen ?

Mais même un expert peut se tromper. Les Houthis ne sont pas chiites au sens où l’Iran est chiite. Ce sont des Zaidis et ils appartiennent à l’école Hanafi du droit islamique sunnite. Ils prient dans les mêmes mosquées que les croyants sunnites. L’utilisation du terme chiite pour le camp Zaidi du conflit du Yémen est une reprise laxiste d’allégations saoudiennes non fondées, dont le but est de replacer tous les conflits locaux au Moyen-Orient dans un cadre «sunnis-chiites» même s’il est complètement inapproprié. Comme  Carnegie Endowment l’indique:

Les affirmations concernant l’influence de l’Iran sur les Houthis sont largement exagérées. Les Houthis reçoivent bien un soutien de l’Iran, mais il est principalement politique, et l’aide financière et militaire est minime. Cependant, depuis que les Houthis ont pris le contrôle de Sanaa, on entend de plus en plus dire que le groupe est «soutenu par l’Iran» ou «chiite», e, laissant souvent entendre qu’ils ont un lien religieux avec la République islamique. Cependant, avant les bouleversements de 2011, le terme « chiite » n’était jamais utilisé au Yémen pour désigner des groupes ou des individus yéménites.

L’article de Reuters est accompagné de cette carte qui ne sert à rien.

Cette carte (agrandirlien originala pour légende : « La nouvelle route de l’Iran vers le Yémen », mais elle ne montre pas la moindre route.

L’article de Reuters relaie des rumeurs anonymes de transferts iraniens d’armes en haute mer, mais il n’explique pas comment ces armes seraient ensuite acheminées AU Yémen. La carte ne montre aucune route à cet effet.  L’Arabie saoudite et ses alliés d’al-Qaïda bloquent et contrôlent toutes les routes maritimes et terrestres menant au Yémen. Des millions de Yéménites sont en train de mourir de faim et une énorme épidémie de choléra ravage le pays. 400 000 personnes sont infectées par la maladie et des centaines de personnes en meurent chaque jour. Très peu de nourriture et aucun médicament ne parviennent à entrer dans le pays.  Comment, s’il vous plaît,  les armes iraniennes pourraient-elles sauter de dieu sait où entre les mains des Houthis quand pas même un morceau de pain ne peut le faire ?

Ces allégations de transferts d’armes dans le golfe Persique supérieur n’ont aucun sens. Il est à environ 2 000 kilomètres de la côte yéménite. Il y a quantités de routes bien plus courtes que les petits navires pourraient utiliser sans prendre beaucoup plus de risques pour aller d’Iran au Yémen. Quand on regarde l’article de Reuters de plus près, on s’aperçoit qu’il se contredit lui-même :

« Pour ces activités on se sert des petits ports iraniens, car les grands ports pourraient attirer l’attention », a déclaré un deuxième responsable iranien.]

Un autre signe que l’article de Reuters est une ânerie sans nom, c’est qu’il se recommande de trois (!) « haut-fonctionnaires iraniens » anonymes. Faut-il croire que de multiples « hauts responsables iraniens » avouent à un correspondant maritime de Londres que l’Iran viole délibérément les résolutions de l’ONU en envoyant des armes au Yémen? Pourquoi feraient-ils cela? Pourquoi voudraient-ils corroborer la propagande saoudienne contre l’Iran?

L’article de Reuters affirme des choses fantastiques et complètement illogiques. L’auteur ne connait pas la réalité du conflit. Les sources sont extrêmement douteuses. Reuters lui-même est incapable de trouver « la nouvelle route de l’Iran » sur la carte qu’il fournit.

Reuters est la principale agence de presse britannique. La Grande-Bretagne est fortement impliquée dans le conflit au Yémen, et les Saoudiens et leurs alliés sont les plus grands clients des fabricants d’armes britanniques. L’article alarmiste sur la « nouvelle route » va sûrement faire sensation, mais il montre que Reuters n’est pas une source d’information fiable.

Moon of Alabama

Article original en anglais: Reuters Suggests But Can Not Find « Iran’s new route to Yemen »

Source: http://arretsurinfo.ch/reuters-parle-dune-nouvelle-route-de-liran-vers-le-yemen-mais-il-narrive-pas-a-la-trouver-sur-sa-carte/

Les assertions et opinions exprimées ici sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputées à Arrêt sur Info.

 

Le Venezuela : après la « postvérité » … la vérité

L’écrivain argentin Carlos Bagnato (je crois que poète aussi), m’a laissé pensant à l’histoire du mécanicien et du boulon, qu’il raconte ainsi :

« Dans une usine, une machine fondamentale dans le processus productif est en panne. Face à l’urgence et à l’importance du sujet, on appelle un spécialiste. Le spécialiste arrive, regarde la machine, bouge deux manettes et, d’un geste sec, il ouvre sa caisse à outils, de laquelle il extrait un tournevis assez usé. Il serre une vis. Il bouge une manette, appuie sur un bouton et la machine démarre comme si rien ne s’était passé.

– Eh voilà ! – dit le mécanicien, tout en rangeant le tournevis et en se nettoyant les mains avec un chiffon crasseux.

– Merci ! – dit, soulagé, le gérant–. Combien vous dois-je ?

– Mille pesos – dit le mécanicien, avec encore le chiffon à la main.

– Mille pesos pour ajuster une vis ! –s’exclame, le gérant, incrédule et avec les yeux sur le point d’éclater, tout comme la veine de son cou.

– Non, non – s’explique le mécanicien – serrer la vis, c’est gratuit. Les mille pesos sont pour savoir quelle était la vis qu’il fallait serrer. »

Le conte de Bagnato s’est croisé dans mon esprit avec l’avalanche d’interprétations sur la situation politique du Venezuela, et je ne sais pas pourquoi j’ai associé les deux choses aux vers d’un tango de Discépolo :

« Au monde il manque un boulon
que vienne un mécanicien pour voir s’il peut l’arranger ! »

Le monde … C’est admis, qu’au siècle dernier, le monde a perdu quelques boulons. Mais à cette hauteur, cela fait peur de reconnaître que l’un des plus importants fut celui qu’a perdu, délibérément, le publicitaire étasunien Edward L. Bernays (1891-1995), l’inventeur de la propagande moderne.

Dans la machine capitaliste, Bernays a serré le boulon qu’il fallait et, depuis ce temps-là, la communication politique a cessé d’avoir recours aux faits tangibles, objectifs, les transformant en simple marketing, prédominance de l’image, surcharge d’information, hyper personnalisation, culte du marketing de l’image, et la prédominance publicitaire des puissants intérêts minoritaires.

Plus personne n’étudie Propagande, œuvre fondamentale de Bernays, publiée un an avant la grande crise économique de 1929, et livre de chevet du nazi Joseph Goebbels, ministre de Hitler qui dans ses pages a appris que « un mensonge répété mille fois se convertit en vérité ». Ou bien, ce qui aujourd’hui, avec une légèreté euphémique pseudo-intellectuelle, est donné s’appeler « postvérité ».

En tout cas, les ravages médiatiques de la « postvérité » ont commencé dans notre Amérique quand l’oligarchie cultivée a déformé et, pis encore, a étouffé les causes du génocide du Paraguay (1864-70). Ou quand l’Espagne a installé à Cuba les premiers camps de concentration (1895-98), modèle d’extermination que les nazis ont perfectionné avec des résultats bien connus.

En peu d’années, la propagande politique a fait que les idées républicaines de la démocratie moderne tombaient dans les filets du capitalisme, et après du socialisme essayé, incapables d’intégrer ses idéaux et principes.

En imitant Nietzsche, les néolibéraux assurent qu’ « il n’y a pas de faits, mais des interprétations ». En livrant tout, alors, à l’« opinion » des « postvérité » qui ne sont pas allées au-delà des constructions fictives, dans lesquelles les activistes continuaient de répéter « des points de vue », en se moquant que la réalité les démente.

Pensée comme instrument de manipulation, la « postvérité » a été mis au service du mensonge : les fausses rumeurs qui deviennent des sujets d’informations importants, des « analystes » et des « experts » qui manient des perceptions et des croyances à travers des techniques qui diffusent stratégiquement des rumeurs et des calomnies (microtargeting/microciblage), classement « des moteurs de recherche » basés sur ce qu’un algorithme « pense » que les utilisateurs d’un certain milieu veulent.

En somme, rien de ce qui, nécessairement, est factuel. Et ainsi, la droite assassine nie la lutte des peuples, et les gauches « égarées » [pour ne pas dire pire] lui enlèvent la légitimité.

Que la vérité est l’unique réalité, et vice versa. Possiblement. Cela n’est pas clair. La vérité et le réel sont des « constructions », et il faudra voir de quel côté nous nous mettons quand apparaissent les résultats de telles constructions.

Il y a, ceux qui sous prétexte de « déconstruire » tout, oublient le factuel, en changeant de valeurs comme de chemises parce que tout leur est égal. Et sont des peuples comme celui du Venezuela bolivarien, qui vient d’ajuster le boulon qui manquait au monde, en nous donnant une grande leçon de courage et de dignité.

José Steinsleger* pour La Jornada

José Steinsleger Ecrivain et journaliste argentin. Editorialiste de La Jornada de México. Resident au Mexique.

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la Diaspora par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la Diaspora

 

Source: http://www.elcorreo.eu.org/Le-Venezuela-apres-la-postverite-la-verite

 

En prise avec les faits : la vérité sur l’horreur des purges staliniennes.

Dans les années 1980 et 1990, les Russes pensaient généralement que l’ampleur réelle des Grandes Purges staliniennes (1936-38) n’avait jamais été révélée et ils étaient nombreux à prétendre que le nombre de morts était bien plus important que ce qu’il n’était en réalité. Aujourd’hui, 80 ans après les persécutions terribles ayant ravagé l’URSS, il est temps de regarder la société russe de la fin du XXe siècle pour comprendre comment elle abordait la vérité, souvent brutale, sur son passé.

« Au début des années 1990, je travaillais beaucoup sur les statistiques relatives à la terreur soviétique. D’après mes calculs, pendant toute la période du régime soviétique, les services de sécurité ont arrêté 7,1 millions de personnes. Pourtant, selon l’opinion publique russe, 12 millions de personnes ont été arrêtées rien qu’entre 1937 et 1939. J’ai donc mis mes calculs de côté. Pour un bon moment », nous a raconté le président de Memorial Arseni Roguinski.

Memorial est une ONG russe spécialisée dans l’histoire et la défense des droits de l’homme qui vise à « promouvoir la mise au jour de la vérité sur le passé et perpétuer la mémoire des victimes de la répression politique ». Roguinski, l’un des fondateurs de Memorial, a sans doute beaucoup contribué à rassembler et diffuser les informations sur les victimes des répressions politiques en URSS.

Pourtant, son témoignage prouve que les estimations répandues sur le nombre de victimes de Staline étaient suspectes à la fin des années 1980 et au début des années 1990. L’ambiance dans la société était si chargée d’émotion que même un historien respectable se refusait de publier des chiffres controversés, alors qu’ils étaient soigneusement étudiés et fondés sur des faits. Quand on voit le nombre supposé de victimes de Staline qui circulait à l’époque, on comprend pourquoi Roguinski n’a pas souhaité rendre ses données publiques.

Chiffres irréalistes

Alexandre Soljenitsyne, célèbre dissident et auteur de L’Archipel du Goulag, livre très populaire pendant la Perestroïka lancée par Gorbatchev, était l’une des voix les plus influentes sur cette question. Dans son livre, il parle de 66,7 millions de victimes du régime soviétique entre 1917 et 1959.

En 1991, le plus important quotidien soviétique Komsomolskaïa Pravda a publié l’entretien donné par Soljenitsyne à la télévision espagnole, dans laquelle il ajoute 44 millions de victimes à son chiffre initial : il s’agit des citoyens soviétiques qui périrent pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le nombre total des victimes de Staline est ainsi porté à près de 110 millions. Pourtant, la population globale de l’Union Soviétique avant la guerre s’élevait à 170 millions d’habitants, comme l’indique le recensement de 1939. Inutile de dire que ces chiffres se contredisent ouvertement.

Ces chiffres exagérés étaient servis au public soviétique par les dissidents, mais aussi par les membres du Parti communiste. L’historien Roy Medvedev, qui en 1990 a obtenu une place au Comité central du PC de l’Union Soviétique, affirmait que le nombre de victimes des répressions politiques en URSS entre 1927 et 1953 s’élevait à 40 millions.

Les victimes des répressions staliniennes ont été comptées par les dissidents et les responsables du parti, mais également par les historiens professionnels occidentaux. Le chercheur Robert Conquest est l’auteur du terme « Grande Terreur » et affirme que quelques 9 millions de personnes étaient emprisonnées en URSS en 1939.

Plus faible que les estimations précédentes, ce chiffre reste pourtant cinq fois plus important que le nombre réel. L’historien Viktor Zemskov, considéré comme l’un des principaux spécialistes sur le sujet, a étudié les données statistiques du système pénal soviétique (Roguinski explique que les autorités soviétiques documentaient soigneusement les cas des personnes détenues) et a conclu qu’en 1940, les prisons et colonies pénitentiaires soviétiques détenaient près de 1,9 million de personnes.

Utiliser les répressions politiques du passé pour marquer des points politiques aujourd’hui

En 1990, le responsable du KGB Vladimir Krioutchkov a déclaré qu’entre 1930 et 1953, près de 3,8 millions de personnes furent emprisonnées et 786 000 condamnées à la peine de mort. L’exactitude de ces chiffres n’est pas remise en cause par les historiens professionnels.

Zemskov se souvient que le public refusait tout simplement de croire Krioutchkov, pensant que les chiffres étaient falsifiés, et préférait se fier à L’Archipel du Goulag avec ses dizaines de millions de victimes fantasques.

Sachant que les autorités soviétiques émirent plus de 600 000 condamnations à la peine de mort en deux ans seulement (1937–1939), les chiffres présentés par le patron du KGB semblent plausibles. Ce n’était pourtant pas suffisant pour le public. Aussi, on ne peut que se demander pourquoi c’était le cas. Pourquoi la population avait-elle tendance à croire les estimations exagérées et à rejeter les faits ?

Sergueï Kara-Mourza, chercheur en sciences sociales spécialisé dans l’histoire soviétique, pense avoir la réponse. Il estime qu’alors que les purges des années 1930 constituaient un phénomène douloureux dans l’histoire russe, « une analyse objective était impossible ».

« La peine provoquée par les vies perdues est si importante que toute tentative de mener une analyse objective semble immorale. Les proches, et mêmes les enfants des responsables politiques assassinés dans les années 1930 ont joué un rôle de premier plan sur la scène politique pendant la Perestroïka, écrit Kara-Mourza. L’image même des répressions est un outil politique si puissant que les moyens de sa création et son usage sont gardés sous une censure stricte, mais pas toujours évidente ».

L’avis de Kara-Mourza sur l’usage des répressions comme outil politique trouve aujourd’hui un large écho dans l’opinion exprimée par la politologue Maria Lipman dans Foreign Affairs sur l’impact de la campagne de déstalinisation menée pendant la Perestroïka, avec la question de la terreur stalinienne comme point central. La déstalinisation a « radicalement délégitimé le régime communiste. À la fin de 1991, la crise du communisme soviétique fut suivie par l’effondrement de l’Union Soviétique ».

Paradoxalement, le processus de déstalinisation qui a enterré l’URSS n’a pas toujours été fondé sur la vérité et la réalité.

Alexeï Timofeïtchev

Source: http://nrt24.ru/en-prise-avec-les-faits-la-verite-sur-l-horreur-des-purges-staliniennes/

 

Le président Evo Morales : la CPI doit juger les financeurs et organisateurs de la violence au Venezuela

Qui découvre ce qui se passe au Venezuela uniquement via les médias occidentaux confondra droite insurgée avec révolte populaire, croira que le gouvernement a la mainmise sur les médias alors que c’est la droite qui domine dans la presse écrite, radio et télévisée. Les journalistes parlent de « chaos » et de « pénuries comme faillite du socialisme bolivarien » pour ne pas analyser la guerre économique menée par un secteur privé qui possède 80 % de l’économie. Ils parlent, avec un solide mépris de la démocratie, de « régime » : ce gouvernement élu a mené plus d’élections que dans n’importe quel autre pays d’Amérique Latine et Jimmy Carter considère que ce pays « possède le meilleur système électoral du monde ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En ce qui concerne la violence, il faut répéter, vu la force massive de la désinformation, que les médias inversent la chronologie des faits : https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/07/29/antidote/ , faisant passer la réponse des forces de l’ordre à une insurrection d’extrême droite négrophobe, qui a lynché et brûlé vifs près de vingt personnes, pour une « répression de manifestants pacifiques ». Les violences de la droite sont la cause de la majorité des morts. Les membres des forces de l’ordre qui ont désobéi et fait un usage excessif de la force ont rapidement été arrêtés et jugés, fait plutôt rare dans le monde.

 

La journaliste Abby Martin (Empire Files) a réalisé ces reportages sur la vraie nature de cette opposition de droite qu’on nous a présentée comme « démocratique ». (On peut activer les sous-titres français en bas à droite de la vidéo)

01 aout 2017

 

 

Michael Jackson : l’homme le plus harcelé de ce début du 21ème siècle parce qu’il voulait dévoiler ce qu’il avait fini par savoir

Anniversaire de la mort de Michael Jackson : « Protecteur des enfants et non harceleur »

C’était sans doute l’un des premiers conspirationnistes du 21ème siècle. On ne devient pas une star de son niveau sans côtoyer de près les maîtres de décision de ce monde. Comme d’autres, il en a profité pleinement sans trop se poser des questions, en exerçant son talent avec brio pour le bénéfice de tous (y compris de ceux qui tirent les ficelles derrière lui). Seulement, certaines âmes pures, lorsqu’elles se rendent compte du manège dans lequel elles ne sont que des pions, ont tendance à vouloir se révolter et, croyant à la puissance de leur notoriété, voudront tout déballer de ce qu’elles ont découvert. Les exemples ne manquent pas. Ce qu’avait à dire Michael Jackson devait certainement aller au-delà du tolérable, sinon il serait encore parmi nous aujourd’hui. On ne tue pas quelqu’un qui ment ou qui suppute, mais seulement celui qui touche du doigt certaines vérités cachées et veut les révéler.

***

Il y a huit ans, le 25 juin 2009, une des stars de la musique les plus célèbres et les plus couronnées de succès des dernières décennies, Michael Jackson, aussi appelé « The King of Pop » est décédé. Ayant vendu plus de 750 millions d’albums, il a eu la réputation du chanteur le plus influent et le plus marquant à l’échelle mondiale. Il est parvenu à toucher le cœur des gens, au-delà des religions, des ethnies et des idéologies, à travers toutes les nations. En outre, par des clips, il a attiré l’attention sur la guerre, sur la pauvreté et sur l’injustice mondiale et il a appelé les hommes à une cohésion pacifique.

Mais dans les années qui ont précédé sa mort le chanteur s’est vu exposé à une avalanche d’accusations et de procès pour soupçons de maltraitance d’enfant, ce qui a gravement éprouvé sa santé psychique et physique. Pendant ce temps-là, c’est spécialement par la propagande négative que les mass médias ont influencé son image. Pour le public cela a laissé l’impression d’un excentrique aliéné, d’un pédophile bizarre, d’un hypocrite, d’un fanatique ou même d’un monstre. Mais beaucoup d’incohérences sont restées en suspens au sujet de ces accusations et de ces procès. Alors, jusqu’à la fin de sa vie, la question de sa culpabilité ou de son innocence n’a pas été clarifiée.

A présent, une biographie de l’artiste a été publiée dans le livre « Make that Change » Michael Jackson – message et sort d’un révolutionnaire spirituel ». L’auteur Sophia Pade s’est intéressée intensivement à Michael Jackson pendant 10 ans, elle a étudié des centaines de documents judiciaires, elle a exploité des interviews et elle a montré en détail des liens de cause à effet et aussi des interdépendances dans les coulisses. Le bilan de l’auteur est le suivant : 95% des reproches faits à Michael Jackson avaient été construits et utilisés de manière ciblée pour porter atteinte à son prestige et pour diminuer son influence mondiale. Le co-auteur du livre, Armin Risi, a dit littéralement :

« Personne n’a été exposé à une campagne de diffamation aussi longtemps, aussi intensivement et avec autant de succès (jusque) au-delà de sa mort, comme Michael Jackson l’a été. »

Ainsi par exemple le journaliste britannique Martin Bashir aurait attisé délibérément des rumeurs négatives sur Michael Jackson. Il a coupé de manière ciblée des passages du documentaire cinématographique « Living with Michael Jackson » et par les commentaires qu’il a joints il a suscité l’impression que Michael Jackson avait un comportement sexuel déviant. Peu de temps après la mort de Michael Jackson, le journaliste est subitement revenu sur ses affirmations.

Selon les auteurs de ce livre, les mass médias auraient pareillement ignoré de nombreux détails décisifs du déroulement des procès, qui plaidaient en faveur de l’innocence de Michael Jackson. Dans un procès en 1993 le défenseur de la partie adverse lui-même, Michael Freemann, a dit :

« Il est éventuellement possible que Michael Jackson n’ait pas du tout commis de délit et qu’il soit ce qu’il prétend être : un protecteur et pas un harceleur d’enfants ? »

Mais qui avait tellement intérêt à porter atteinte à l’image de Michael Jackson ?

Une réponse est évidente, si on se penche sur ce détail décisif qui n’a pas été pris en compte pendant le procès. C’est la star américaine des enfants Corey Feldman, connu pour le film « Stand-by me », qui s’est manifesté pour témoigner en faveur de Michael Jackson. Il a informé que l’industrie de divertissement d’Hollywood serait truffée d’abuseurs d’enfants pédophiles. Depuis, d’autres stars ont attesté cela en public, comme par exemple Elijah Wood connu pour le film « Le Seigneur des anneaux ». A ce sujet voyez notre émission en allemand « Hollywood truffé de pédophiles » (www.kla.tv/9682). Corey Feldman dit que c’est Michael Jackson qui l’a protégé lorsqu’il était un jeune homme plein d’avenir. Selon ce témoignage Michael Jackson aurait été en effet tout l’opposé de ce que les médias ont raconté de lui, c’est-à-dire un protecteur des enfants et non pas un harceleur d’enfants.

Le célèbre artiste pop a justement commencé à mettre en garde aussi le public exactement contre ces personnes mensongères qui font leurs méfaits derrière les coulisses. En faisant cela, il a même largement dépassé le sujet de la pédophilie. Michael Jackson a dit littéralement :

« J’en ai assez, j’en ai vraiment assez. J’en ai marre, de voir comment les médias nous mentent. Comment ils manipulent tout, tout ce qui se passe autour de nous. Ils ne disent pas la vérité ! Ils mentent ! Les mêmes personnes qui manipulent nos médias, manipulent aussi nos livres d’histoire. Nos livres d’histoire ne sont pas vrais. Ils sont tous un mensonge, vous devez tous le savoir ! Tout ce qui se passe et qui s’est passé, est ainsi, parce que des conspirateurs, les élites les plus grandes, possèdent le pouvoir. Il est temps pour une transformation ! »

Et Michael Jackson avait des plans pour cette transformation. Son but affiché était d’établir sa propre industrie cinématographique et de divertissement correspondant à son éthique.

Il semble que Michael Jackson, qui avait des connaissances profondes du monde de l’industrie cinématographique, soit devenu un danger pour ceux qu’il a appelés « conspirateurs » et « plus grandes élites ». Avant qu’il ait pu diffuser publiquement d’autres observations et qu’il ait pu constituer son monde cinématographique alternatif, il a trouvé la mort d’une manière inattendue. Sachant tout cela, on n’est pas surpris que les incohérences au sujet des accusations de la justice contre Michael Jackson n’aient jamais été clarifiées.

Liens : www.initiative.cc/Artikel/2010_04_01_michael_jackson.pdf
de.wikipedia.org/wiki/Michael_Jackson 
www.jackson.ch/artikeldetail/make-that-change/
armin-risi.ch/Buecher/Make-That-Change.php 
www.youtube.com/watch?v=4kpIqoc9aqI
www.youtube.com/watch?v=00avipxnbaY
www.kla.tv/9682
www.youtube.com/watch?v=Dxfqi2bPO1o

 Source: https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

 

La République populaire de Donetsk – L’histoire que les médias occidentaux ne racontent pas

Mon refus de croire tous les articles des médias occidentaux sur « l’agression russe » fait de moi un « troll du Kremlin ». Ma punition pour ne pas propager la « ligne du parti » – l’« esquive » simple, efficace, par les médias occidentaux – n’a cependant pas diminué mon engagement permanent à voir l’autre côté.

Ayant précédemment enquêté sur la réunification de la Crimée avec la Russie, ce mois de mai, j’ai tourné mon attention sur la naissance de deux nouvelles formations gouvernementales en Ukraine de l’Est, la République populaire de Donetsk (RPD) et la République populaire de Lugansk (RPL). Les Américains n’entendent que ce que Kiev « rapporte », ou ce que la machine de propagande étasunienne sort – que ce sont des régimes fantoches nés de « l’agression russe » et maintenus en place énergiquement par « l’occupation ». N’étant pas un « correspondant de guerre » courageux, il est vrai que j’ai entrepris mon voyage avec une certaine appréhension – pas par peur de « l’agression russe », mais parce que le régime de Kiev bombarde continument des cibles civiles.

 

Je serai éternellement reconnaissant à mon nouveau collègue Konstantin Dolgov pour m’avoir montré la triste « Allée des anges » – un mémorial profondément émouvant aux enfants tués jusqu’à aujourd’hui par les forces armées du régime de Kiev. Ensuite, mon contact virtuel avec Patrick Lancaster, un journaliste américain qui réside là-bas maintenant, et Alexander Sladkov, un correspondant russe qui y vit aussi souvent, mais, le plus important, « courir vers le son des tirs » m’a permis de contrer le blocus de l’information sur la guerre par les médias occidentaux.

Une rue du centre de Donetsk – Le Donetsk Palace

Alors que j’approchais de la grande ville de Donetsk (auparavant plus d’un million de résidents, aujourd’hui beaucoup plus petite à cause du flux de réfugiés en Russie – le paradoxe de gens courant se réfugier dans les bras de l’« agresseur »…), je craignais de voir un centre endommagé par les bombardements de Kiev et des gens effrayés et privés des biens les plus élémentaires. Contrairement aux « patriotes »ukrainiens à la télévision russe, j’ai été soulagé de voir une ville active et animée, avec un centre charmant, et ravi de voir une population qui, loin d’être apeurée, croit fermement en un avenir meilleur, une fois sortie de l’Ukraine.

 

Malgré le blocus total de Kiev, la ville de Donetsk semble avoir un assortiment raisonnable de marchandises et de nourriture. Cela semble venir pour l’essentiel d’un commerce et d’une coopération croissante avec la Russie, une voisine limitrophe et le partenaire le plus important de l’« ancienne » Ukraine, celle d’avant la guerre. En fait, pendant que j’étais là-bas, une conférence s’est tenue pour renforcer cette coopération et, à cause du blocus économique de Kiev, le rouble a remplacé la hrivna ukrainienne. Les médias occidentaux ne douteront pas un instant que ce soit une preuve supplémentaire de l’« agression russe ».

Le marché en plein air à la gare de Donetsk

Ma « ressource » la plus importante pendant mon trop court séjour était Ekaterina Pavlenko, une jeune députée locale au Parlement de la RPD. Ekaterina elle-même n’est certainement pas un « agresseur russe » ou une « force d’occupation ». Bien au contraire, elle est très typique des résidents locaux dont les ancêtres, principalement d’origine russe, ont vécu sur ce territoire pendant des générations. Ekaterina, auparavant engagée sur des questions « sociales » n’est même pas une « politicienne typique ». Au fur et à mesure que je la connaissais davantage, ses yeux expliquaient tout – ils montraient le mélange unique d’un désir brûlant de promouvoir la vie de la nouvelle république indépendante et de bonté et d’amour sous-jacents pour ceux qui l’entourent. Ekaterina a résumé très éloquemment la conviction de la nouvelle république : ce sont les terres ancestrales des habitants actuels, pas un objet de marchandage dans un conflit géopolitique plus vaste, ou un « sujet » de domination pour Kiev. C’est certes difficile à comprendre pour l’Américain moyen étant donnée notre nature très volatile.

 

J’ai fini tout à fait accidentellement à Donetsk pour leur « Jour de la République » – leur 4 juillet. En tant qu’hôte d’Ekaterina, j’étais invité, sans aucun contrôle ni surveillance, à regarder, filmer et pour finir rejoindre un défilé massif de célébration constitué de dizaines de milliers de gens, littéralement, représentant tous les aspects de la vie dans toutes les régions de la RPD. Les médias occidentaux seront déçus d’apprendre qu’il n’y avait pas de forces d’occupation russes lourdement armés de mitrailleuses pour forcer les gens à participer. En fait, au-delà du jour du défilé, contrairement aux cris de Kiev, du genre du « petit garçon qui criait au loup », à propos d’une invasion russe massive, on ne voyait aucun signe de la présence d’une quelconque armée régulière russe.

Le mouvement Donbass Libre – le groupe auquel appartient Ekaterina – au défilé du Jour de l’Indépendance à Donetsk, le 11 mai 2017

À mes crédules compatriotes américains, qui pourraient dire qu’« ils se sont simplement cachés », je demanderais simplement comment cacher des dizaines de milliers de soldats – selon Kiev –, une importante infrastructure de soutien et des armes lourdes aux « yeux » des satellites, sans parler des « téléphones intelligents » dans une zone de la taille du Connecticut. Les seules conclusions qu’on peut en tirer est que soit il n’y a en effet pas de domination russe (l’évaluation la plus simple et la plus exacte), soit que les Russes ont inventé une nouvelle technologie « furtive » pour les chars et les soldats, soit, en supposant une certaine présence russe, que les habitants sont vraiment reconnaissants pour le soutien et la défense qu’ils apportent. Aucune de ces conclusions n’est bonne pour l’Occident…

 

Alors que j’étudiais les cartes locales, que je marchais et utilisais les transports publics (3 roubles… à peu près 5 cents américains), les noms de rues et de nombreux monuments m’ont parlé davantage non seulement de l’héritage majoritairement russe de la population, dont les ancêtres ont vécu ici pendant des siècles (en 1922, la taille de la République ukrainienne naissante a augmenté de 25% après que Lénine lui a « cédé » la plus grande « Novorussie » russe – incluant tout le Donbass, Kharkov et Odessa), mais d’une population qui honore et révère aussi ceux qui ont donné leur vie pour vaincre le fascisme. Comme cela se passe dans tout le reste de l’Ukraine, si Kiev parvenait à reprendre le contrôle, les noms des rues à référence russe seraient certainement modifiés et tous les monuments seraient renversés – en particulier ceux rappelant la victoire soviétique sur Hitler. En d’autres termes, la soi-disant « décommunisation » de Kiev est clairement une « dérussification » – un triste nettoyage ethnique du XXIe siècle, largement passé sous silence.

Un monument de la Seconde Guerre Mondiale à Donetsk, preuve de l’engagement russe contre Hitler

Comme je m’« autofinançais », j’ai dû choisir un hôtel plus « économique » que le haut de gamme « Palace de Donetsk ». Lorsque je suis arrivé à l’Hôtel et y suis entré, je n’ai pas trouvé simplement un palace, mais l’endroit où vivaient les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Difficile de critiquer ces braves gens de préférer rester dans leur chambre plutôt que de faire leur travail de révélation des bombardements continuels de Kiev sur des cibles civiles.

 

En évitant les lignes de front, j’ai toutefois sauté dans un tramway en direction de la gare principale, fermée à cause des bombardements de Kiev au début de la guerre – et assez proche de zones actuellement bombardées. Tandis que le tram, lentement mais sûrement, traçait sa route vers la gare, je regardais autour de moi avec appréhension, m’attendant à ce que les passagers en descendent bien avant. Au lieu de quoi, j’ai trouvé des gens de mon âge (mûr) qui ont fait le voyage jusqu’au bout. Après m’être promené autour de la gare abandonnée et d’un complexe commercial voisin – montrant toujours des traces des bombardements – je me suis dirigé vers ce qui semblait être à l’origine plusieurs petits kiosques. J’ai été choqué cependant de constater que c’étaient simplement les « avant-postes » d’un immense marché de diverses marchandises et de produits cultivés localement plutôt appétissants. Lorsque j’ai demandé aux vendeurs s’ils n’avaient pas peur d’être si près du front, la nature stoïque très typique des Russes a émergé – « la vie continue », avec un soupir triste et mélancolique : « Bien sûr, nous souhaitons qu’ils (Kiev) nous laissent vivre dans la paix et la tranquillité. »

Toujours en guerre – pas d’armes. Et: Prenez garde aux munitions non explosées. Une affiche sur les portes d’un magasin local à Donetsk.

En résumé, si l’Occident envoyait des correspondants objectifs et compétents en RPD, ils ne trouveraient en effet ni « occupation » ni « agression », mais des gens d’ascendance russe déterminés à avancer vers un avenir basé non sur la haine et le rejet de leurs « frères slaves » ukrainiens, mais sur des valeurs positives et favorables à la vie telles que la liberté, la justice et l’autodétermination. Étant donné que les États-Unis ont commencé de cette façon il y a quelques siècles, il est tragiquement ironique qu’aujourd’hui ils soutiennent les efforts du régime de Kiev pour se débarrasser des Russes « indésirables ».

Stephen Ebert

Stephen Ebert est analyste politique américain et écrit pour les médias russes.

Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone

Source Oriental Review

via:http://lesakerfrancophone.fr/la-republique-populaire-de-donetsk-lhistoire-que-les-medias-occidentaux-ne-racontent-pas

 

Le masque tombe : une guerre de pillage en Afghanistan

En moins de trois mois, Washington marquera le 16 anniversaire de son invasion de l’Afghanistan, qui a amorcé la plus longue guerre de l’histoire américaine.

L’attaque contre ce pays sud-asiatique appauvri et déchiré par la guerre fut présentée comme le coup d’envoi d’une « guerre mondiale contre le terrorisme », une croisade pour la justice et la revanche des attentats terroristes du 11 septembre 2001 axée sur le prétexte ridicule de traquer un seul homme, Oussama ben Laden.

En réaction à l’invasion, le World Socialist Web Site a rejeté ces affirmations officielles, condamnant l’action des États-Unis comme une guerre impérialiste. Dans une déclaration du 9 octobre 2001 intitulée « Pourquoi nous nous opposons à la guerre en Afghanistan », nous avons écrit :

« Le gouvernement américain a lancé la guerre pour faire valoir les vastes intérêts internationaux de l’élite dirigeante américaine. Qu’est l’objectif central de la guerre ? L’effondrement de l’Union Soviétique il y a dix ans a créé un vide politique en Asie centrale, région qui constitue le deuxième plus important bassin recensé de pétrole et de gaz naturel au monde ».

Ces ressources d’une importance critique sont situées dans la région politiquement la plus instable du monde. En attaquant l’Afghanistan, en y installant un régime soumis et en amenant de grandes forces militaires dans la région, les États-Unis cherchent à établir un nouveau cadre politique au sein duquel ils peuvent exercer un contrôle hégémonique. »

Près de 16 ans plus tard, près de 9 000 soldats américains restent en Afghanistan. Sans eux et l’immense puissance de feu exercé par l’armée de l’air des États-Unis, le régime de marionnettes du président Ashraf Ghani ne durerait pas une semaine.

Selon des estimations prudentes, le nombre de morts Afghans depuis 2001 a atteint 175 000. Des centaines de milliers d’autres ont été blessés et des millions ont été chassés de leurs foyers. Au cours des six derniers mois, un nombre record de civils ont été tués, avec une augmentation de 43 % du nombre de morts dû aux frappes aériennes américaines par rapport à la même période l’an dernier.

Cette tuerie a été menée au nom de la lutte contre le terrorisme, de l’érection de la démocratie, de la libération des femmes, des droits de l’Homme et de divers autres faux prétextes.

Au bout du compte, cependant, cette entreprise brutale, corrompue et sanglante a été motivée par les intérêts impérialistes énoncés par le WSWS dans sa déclaration de 2001. Cela a été clairement souligné à travers le débat interne hargneux du gouvernement Trump sur la façon de faire face à ce que les généraux américains décrivent délicatement comme une « impasse », dans laquelle les talibans et d’autres insurgés ont pris le contrôle d’un étendu sans précédent de territoire afghan et les forces de sécurité subissent des pertes intenables en hommes tués et en désertions.

Bien que Trump ait donné à son secrétaire à la défense, le général des marines récemment retraité James Mad Dog Mattis, l’autorisation d’intensifier la guerre en envoyant 4000 à 5000 soldats supplémentaires en Afghanistan, le renforcement traîne à être exécuté.

La nouvelle stratégie de guerre, d’abord promise avant le sommet de l’OTAN en mai dernier, puis à la mi-juillet, n’a pas encore pris forme, et Trump a déclaré la semaine dernière aux journalistes à la Maison Blanche qu’il cherchait toujours à comprendre « pourquoi nous sommes là-bas depuis 17 ans ». Ceci-après que Washington aurait dépensé environ mille milliards de dollars dans cette guerre. Interrogé alors qu’il se dirigeait vers une réunion du Pentagone jeudi dernier s’il fallait déployer plus de soldats, il a répondu : « Nous verrons ».

Maintenant, cependant, le gouvernement semble vouloir embrasser l’idée d’une escalade, en se concentrant sur le résultat net de la guerre : le pillage et le profit.

Selon un article publié mercredi dans le New York Times, Trump a « pris goût à la perspective qui séduisait les gouvernements précédents : les vastes richesses minérales de l’Afghanistan, qui, lui ont dit ses conseillers et des responsables afghans, pourraient être extraites de façon rentable par les entreprises occidentales. »

L’idée est soufflée à Trump à la fois par le PDG d’American Elements, une entreprise qui est en affaires avec le Pentagone et spécialiste dans les minéraux de terres rares qui se trouvent apparemment en abondance en Afghanistan et Stephen Feinberg, le milliardaire des fonds spéculatifs et des investissements sur fonds propres. Soutien de premier plan pour Trump à Wall Street, Feinberg possède également la société militaire privée DynCorp International, l’une des plus importantes au monde, et aurait offert les services de ses mercenaires pour protéger les mines américaines contre les attaques des talibans et d’autres insurgés.

Le président afghan Ashraf Ghani, tout en reconnaissant la mentalité de profiteurs de son nouveau maître à Washington, a, selon le Times, « promu l’exploitation minière comme une opportunité économique » depuis sa première conversation avec le président américain.

L’idée que le capitalisme américain pourrait utiliser sa force militaire pour piller les ressources minérales de l’Afghanistan n’est pas une invention de Donald Trump. La CIA était bien consciente de la richesse qui pourraient être exploitée avant que les premières troupes des Forces spéciales américaines touchent le sol en 2001. « En 2006, le gouvernement de George W. Bush a mené des reconnaissances aériennes du pays pour cartographier ses ressources minérales », explique le Times.

Et le « journal de référence » a publié son propre rapport élogieux en 2010, alors qu’il soutenait la « poussée » de 100 000 soldats de plus du gouvernement Obama, sous le titre « Les États-Unis découvrent des richesses minérales en Afghanistan ». L’article proclama que, avec « l’aide » des sociétés transnationales basées aux États-Unis, l’Afghanistan pourrait « être transformé en l’un des centres miniers les plus importants du monde. »

Mais avec Trump, le masque est tombé. L’impérialisme américain se débarrasse des prétextes « humanitaires » et « démocratiques » utilisés pour dissimuler ses intérêts prédateurs et le caractère impitoyable, parasitaire et criminel de l’élite dirigeante américaine, personnifiée par Trump, anime ouvertement la politique étrangère américaine. Il est tout à fait probable qu’en évaluant la prochaine étape de la guerre en Afghanistan, Trump s’efforce de déterminer quelles seront les transactions qui peuvent être ramenées par les troupes américaines pour son fils Donald Jr. ou son gendre Jared Kushner.

Lors d’un de ses premiers discours postérieurs à son inauguration, prononcé au siège de la CIA à Langley, en Virginie, devant un public rassemblé d’agents et de responsables de l’agence, Trump a expliqué son approche, exaltant le principe selon lequel « le butin appartient au vainqueur ». En ce qui concerne la guerre en Irak, il a dit que « nous aurions dû garder le pétrole », avant d’ajouter dans l’intérêt de l’appareil militaire américain et des services de renseignement, « Mais, eh bien, peut-être que vous aurez une autre occasion ».

En tentant d’utiliser la force militaire américaine pour s’emparer de la richesse minérale stratégique de l’Afghanistan, et plus largement, des vastes ressources énergétiques de l’Asie centrale, l’impérialisme américain rencontre non seulement le problème de l’insurrection talibane, mais aussi l’opposition des grands rivaux qui poursuivent leurs propres intérêts en Afghanistan et dans toute la région.

La Chine cherche à faire avancer un accord longtemps retardé de 3 milliards de dollars entre sa société minière d’État et l’Afghanistan pour exploiter les plus grands gisements de cuivre du pays. La Russie a lancé sa propre initiative pour négocier une paix entre le gouvernement de Kaboul et les Talibans, en organisant trois séries de pourparlers. À la veille de la dernière session à la mi-avril, les États-Unis ont largué la plus grande arme utilisée depuis le bombardement atomique de Hiroshima et Nagasaki, atteignant une cible dans l’est de l’Afghanistan, mais envoyant clairement un message à Moscou et à Pékin.

Au cours du dernier quart de siècle, l’impérialisme américain a été engagé dans une guerre continue, visant en première instance à utiliser sa supériorité militaire pour compenser le déclin de son influence sur les affaires du capitalisme mondial. Il a cherché à affirmer son hégémonie sur le Moyen-Orient riche en pétrole et à étendre son influence dans les régions ouvertes à la pénétration capitaliste par la dissolution de l’Union Soviétique.

Maintenant, sous la bannière de « l’Amérique d’abord », il poursuit une lutte acharnée pour les marchés, les matières premières et les intérêts stratégiques connexes aux dépens non seulement de ses ennemis supposés, mais aussi de ses anciens alliés, en particulier en Europe, dont les puissances majeures sont motivées à poursuivre leur propre politique étrangère et militaire.

De telles tensions et conflits, qui ont précédé la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale, accroissent la menace d’une troisième guerre mondiale et avec elle la perspective de l’anéantissement nucléaire.

Malgré les luttes intestines implacables à Washington, tant les démocrates que les républicains appuient le tournant intensifié vers le militarisme, tout en cachant délibérément les implications de leurs politiques à une population qui est largement hostile à la guerre.

Bill Van Auken

Source: https://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/pers-j28.shtml

 

 

Encore un flagrant délit des Casques Blancs dans leurs œuvres en Syrie (vidéo)

Cette vidéo n’était certainement pas destinée à être publiée telle quelle et a dû être filmée par un de ceux qui assistait au vrai tournage par des professionnels qui feraient le montage par la suite. Selon SMM Syria, la vidéo a été saisie lors  d’une opération spéciale contre le groupe Hayat Tahrir al Sham (également connu sous le nom Nusra Front) dans la zone frontalière Alep-Idlib. Un groupe de militants a été éliminé et les images ont été trouvées sur les ordinateurs portables et téléphones portables qui se trouvaient dans leurs bagages.

On y voit des acteurs jouant tantôt les morts ou blessés (intoxiqués), tantôt des sauveteurs. Il s’agit en fait de plusieurs vidéos en une où l’on voit à peu près les mêmes personnages jouant des rôles différents. On y voit également des gens qui se promènent (femme, enfant) sur un lieu sensé être contaminé ! Et dire que c’est peut-être sur la base de cette mascarade que Washington comptait remettre le couvert avec ses Tomahawk.

 

Avic – Réseau International

 

 

Le MI6 replie son dispositif du « Printemps arabe »

Le MI6 replie ses hommes après l’échec du « Printemps arabe ». Ce projet, élaboré en 2004 par Sir James Craig, prévoyait de reproduire la « Révolte arabe » que Lawrence d’Arabie avait organisée contre l’Empire ottoman.

Durant la Première Guerre Mondiale, Thomas Lawrence promit aux Arabes leur unité et leur liberté s’ils parvenaient à renverser le colonisateur ottoman. En définitive, ils eurent l’Empire britannique.

Le « Printemps arabe » était conçu contre l’Iran cette fois. Il s’agissait de placer partout au pouvoir les Frères musulmans qui auraient été les courroies de transmission de l’impérialisme anglo-saxon.

L’un des principaux agents de ce programme, Angus McKee, fut nommé chargé d’affaire du Royaume-Uni en Syrie, en décembre 2011. Après la fermeture de l’ambassade de Damas, il poursuivit ses fonctions sous la même couverture, mais depuis Beyrouth. En mars 2012, il devint consul au Kurdistan irakien. Il vient d’être rappelé par le MI6 à Londres.

Source: http://www.voltairenet.org/article197274.html

 

 

Daily Beast : Winston Churchill a fait un « Inside job » pour entrainer les Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale

Par Jonas E. Alexis

« Quelques jours seulement avant la fête du 4 juillet, un appel avait été envoyé à l’opérateur du standard du Pavillon britannique, l’avertissant « de sortir du bâtiment. Nous allons le faire sauter ».

Les médias sionistes et d’autres sources d’information sont en train de se mettre à niveau lentement, mais sûrement, sur la véritable Histoire de la Seconde Guerre Mondiale. The Daily Beast en particulier a récemment rapporté que Winston Churchill a fait un « Inside job » [NDT : False flag] afin d’entrainer l’Amérique dans la Seconde Guerre Mondiale. C’est ce que nous disons depuis des années.

Churchill savait que la grande majorité des Américains ne voulaient pas que les États-Unis entrent dans une guerre sanglante contre l’Allemagne ; alors il a forgé toutes sortes de scénarios et mené de nombreuses opérations secrètes pour tromper les masses.

L’une de ces opérations a été l’attentat contre le pavillon britannique à New York en juillet 1940. Cela a coûté la vie de deux policiers. Un lieutenant de la police de New York City, Bernard Whalen, a déclaré plus tard que «il y avait eu d’énormes investigations à l’époque. Le FBI était impliqué. Vous pouvez en conclure que c’était un travail de l’intérieur.  » [1]]

On ne devrait pas être du tout surpris, car Churchill était assoiffé de pouvoir et d’argent avant la Première Guerre Mondiale. Comme nous l’avions affirmé par le passé, Churchill a principalement été responsable de la mort de millions d’Allemands et d’Indiens. Churchill était l’homme qui ferait n’importe quoi pour de l’argent; Les oligarques juifs l’ont mis au pouvoir, il a donc dû tuer pour eux. Il devait les sauver d’Hitler. Et rien n’allait l’empêcher d’accomplir sa mission. Rien.

Si vous avez un doute à ce sujet, il suffit de se référer à Churchill lui-même. Quand des civils étaient en train de mourir par milliers pendant la Première Guerre Mondiale, Churchill n’a pas hésité à dire: « Je sais que cette guerre est en train de détruire et de briser la vie de milliers de personnes à chaque instant – et pourtant – je ne peux m’en empêcher – J’aime chaque seconde que je vis. « 

Si Churchill avait si peu de considération pour la vie de millions de civils pendant la Première Guerre Mondiale, le fait de tuer quelques personnes à New York pour entrainer l’Amérique dans la Seconde Guerre Mondiale était du gâteau. « À un moment donné, le NYPD avait beaucoup de soupçons », dit le Daily Beast, « mais on les a empêchés d’aller au fond de l’affaire ». Eh bien, l’histoire se répète, n’est-ce pas? Ne voyons-nous pas la même chose après l’attaque du 11 septembre? Daily Beast dit:

« C’est sûr qu’à cette époque il n’y avait pas de meilleure cible pour un attentat terroriste destiné à provoquer de nombreuses victimes et attirer l’attention du public américain que le Pavillon britannique à la Foire Mondiale. C’était à certains égards le World Trade Center de son temps.

« À partir du printemps et de l’été 1939, et de nouveau en 1940, 44 000 000 de visiteurs au total, alors que la population de tout le pays ne représentait que 120 000 000 d’habitants, se sont rendus à la Foire Mondiale de New York à Flushing Meadows, à Queens.

« Après trois ans d’aménagement et répartie sur 1 216 acres de ce qui avait été auparavant un dépotoir à l’air libre – la vallée des cendres de Gatsby le magnifique de F. Scott Fitzgerald – la plus grande exposition jamais réalisée a coûté en tout 160 millions de dollars (soit 2,3 milliards de dollars Aujourd’hui), sans compter la ligne de métro spécialement construite et d’autres infrastructures nouvelles, une dépense phénoménale pendant la Grande Dépression.

Les visiteurs de la Foire Mondiale ont vu « The World of Tomorrow » [Le monde de demain], le thème de la foire, avec les premières télévisions, les voitures sans conducteurs et les robots, et ont flâné au milieu des attractions et des pavillons dominés par des icônes et des symboles futuristes, le Trylon et Perisphere, une flèche de 700 pieds, et un globe aussi large qu’un quartier de ville à travers lequel les visiteurs sur un escalier en mouvement regardaient un modèle de la ville du futur.  » [2]]

Donc, si Churchill et ses sbires pouvaient faire sauter cet endroit et accuser l’Allemagne, alors les bons Américains n’auraient d’autre choix que de s’engager dans une guerre sanglante contre l’Allemagne. Maintenant, il y a un problème :

«  Quelques jours seulement avant la fête du 4 juillet, un appel avait été envoyé à l’opérateur du standard du Pavillon britannique, l’avertissant « de sortir du bâtiment. Nous allons le faire sauter. La sécurité a donc été renforcée le jour de l’indépendance. Cependant, selon Whalen, la garde du Pavillon n’était pas la sécurité ordinaire. Tout le personnel de sécurité était composé de Britanniques et ses membres avaient tous des affiliations militaires présentes ou anciennes, dit-il. Les policiers de la ville étaient à l’extérieur. «  [3]]

Juste après l’explosion de la bombe, la population s’est mobilisée contre «les ennemis de Londres … Les Américains étaient maintenant obligés de porter leur attention à la guerre qu’ils avaient espéré ignorer». [4]] Selon le Daily Beast, Whalen n’était pas content de ce qui semblait être une opération secrète.

« Ses soupçons d’un« Inside job »… ont été éveillés par les rapports qu’il a lus dans les dossiers d’enquête de la police. Il dit, « Il y a des indications selon lesquelles la police ne pouvait pas parler au personnel de sécurité sans autorisation, laquelle n’était pas librement accordée. Quand on veut résoudre un crime, on n’entrave pas les enquêteurs, de quelque manière que ce soit.

« Il dit: » Cela pourrait juste avoir été à cause de l’attitude britannique d’étouffement, mais les autorités du Pavillon interféraient avec les tentatives de la police pour interroger les membres du personnel de sécurité, selon les fichiers qu’il a lus. Même le gouvernement américain semble ne pas avoir suivi des pistes. Bien qu’il ait vu des copies de documents avec l’en-tête du FBI au sujet de l’enquête, sa demande au FBI pour les dossiers liés à l’enquête sur l’attentat est revenue vide. Le FBI lui a dit qu’ils n’avaient rien.  » [5]]

Ce qui est intéressant à propos de tout cela, c’est que plus de soixante-dix ans après l’événement, le Daily Beast essaie maintenant de rétablir les faits. Pourquoi ne pas aussi écrire quelque chose au sujet du 11 septembre? Est-ce qu’il faudra encore attendre soixante-dix ans pour rétablir les choses? Et pourquoi ne disent-ils pas à leurs lecteurs quels sont les véritables maîtres de Churchill?

 Source : http://www.veteranstoday.com/2017/07/23/daily-beast-winston-churchill-did-an-inside-job-to-get-america-into-world-war-ii-2/

Traduction: Avic – Réseau International

 [1] Marc Wortman, “Did Brits Kill New York City Cops to Get U.S. into WWII?,” Daily Beast, July 15, 2017.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Ibid.

 

[5] Ibid.

27  juillet 2017

 

La République Populaire de Donetsk durcit le ton face au « deux poids deux mesures » de l’OSCE

Depuis le début de son mandat dans le Donbass, l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) est fréquemment critiquée pour la partialité de ses rapports et conclusions, toujours en faveur de Kiev.

Directions d’origine des tirs souvent oubliées dès que cela vient de manière évidente du côté ukrainien (y compris lors de tirs sous faux drapeaux frappant les localités sous contrôles des FAU), refus d’aller constater sur place sous tous les prétextes possibles et inimaginables (la dernière excuse en date étant « il n’y a pas d’asphalte »), absence de mention des tirs sur des infrastructures type hôpital comme à Yelenovka l’an passé, oubli de rapporter le fait que les armements lourds ukrainiens sont en plein milieu des zones résidentielles (comme à Avdeyevka cet hiver), plaintes à rallonge dès qu’ils ne peuvent pas aller quelque part même lorsque c’est pour leur sécurité parce qu’il y a des mines, mise dos à dos des deux parties du conflit comme si les torts étaient réellement partagés, etc.

Sans parler de leur recrutement qui laisse particulièrement à désirer, entre ce traducteur de l’OSCE qui travaillait en réalité pour le SBU et espionnait les allées et venues d’un commandant de la RPL un mois avant que ce dernier ne soit assassiné, ou cet observateur d’origine ukrainienne qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de provoquer les gens en RPL en leur souhaitant une bonne fête de l’indépendance ukrainienne.

Jusqu’ici les autorités des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk (RPD et RPL) s’étaient montrées plus que patientes face à cette partialité d’une organisation qui se prétend neutre, mais prouve le contraire tous les jours par ses actions. Depuis que la Mission Spéciale de Surveillance (MSS) de l’OSCE a été instaurée dans le Donbass les autorités des deux républiques ont tout fait pour satisfaire aux exigences de l’organisation.

Elles respectent le cessez-le-feu malgré les provocations ukrainiennes, ont fait preuve à de multiples reprises de bonne volonté en acceptant de retirer leurs troupes les premières des zones de désengagement ou de la zone grise, en retirant leurs armements lourds dans les zones de stockage, etc. Des mesures que Kiev a utilisées pour avancer dans la zone grise, sortir son armement lourd des entrepôts où il devrait se trouver et l’utiliser pour tirer à tire larigot sur les territoires des deux républiques populaires en sachant que leurs armées ne répondront pas le plus souvent car elles respecteront le cessez-le-feu. Des tirs qui font de nombreuses victimes parmi les civils.

Malgré toute leur bonne volonté, l’OSCE continue de mettre les deux républiques sur le même plan de culpabilité que Kiev pour les violations du cessez-le-feu, du retrait des armes etc. Au lieu de reconnaître honnêtement et factuellement qu’il y a un camp qui fait plus d’efforts que l’autre pour essayer de résoudre pacifiquement le conflit.

Mais les dernières bourdes en date de l’OSCE sont la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Hier, alors que la MSS de l’OSCE avec Alexander Hug, son chef adjoint, visitait la zone près de la conduite d’eau de Youjnodonbass (dans les environs de Yassinovataya), l’armée ukrainienne a ouvert le feu à coup de mortiers de 120 mm sur la zone où ils se trouvaient, touchant entre autre la station de pompage toute proche.

En plus de ces tirs l’armée ukrainienne a tenté de capturer un drone de l’OSCE grâce à un système radio. La tentative a heureusement échouée. Et un autre drone de la mission a été pris pour cible par l’armée ukrainienne le même jour.

Après de telles provocations, l’OSCE aurait dû émettre une déclaration publique virulente contre Kiev et ses forces armées. Au lieu de cela, la conférence de presse tenue hier, fut molle à souhait.

Hug y met l’accent sur le fait que certaines villes côté ukrainien sont privées de gaz et d’électricité, et mentionne vite fait les villages côté RPD, alors que de nombreux villages comme Spartak sont privés de tout (eau, gaz, électricité) depuis trois ans.

Il se plaint aussi d’une fuite d’eau continue dans la zone industrielle d’Avdeyevka, parlant de l’impossibilité d’un cessez-le-feu pour réparer la conduite, mettant de nouveau les deux parties dos à dos, alors que Kiev sabote toute discussion à Minsk ou ailleurs depuis des mois, entre autre concernant l’entretien et la surveillance des infrastructures et usines critiques pour les habitants des deux côtés de la ligne de front.

Pareil pour la fameuse conduite d’eau où ils se sont rendus le jour même, Hug renvoie les deux parties dos à dos alors que c’est l’armée ukrainienne qui a tiré sur la conduite d’eau et la station de pompage de Vassilievka près de laquelle ils se trouvaient.

 

Car il oublie volontairement de mentionner que cette station se trouve en RPD et est donc visée par l’armée ukrainienne. Pareil pour les victimes civiles, dont Hug oublie de mentionner que la très grande majorité se trouvent côté RPD et RPL, et non côté ukrainien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aucune condamnation ferme des tirs de l’armée ukrainienne contre cette infrastructure vitale et contre leur équipe, ni sur les tirs et tentatives de capturer des drones de l’OSCE. Rien. Même dans le rapport publié aujourd’hui, la direction des tirs contre le drone donnée est tellement vague (en plus sans position exacte du drone au moment où il a été visé) qu’il est impossible de déterminer qui l’a fait en réalité.

À chaque fois que Kiev est impliqué, Alexander Hug accuse les deux parties d’être responsables. Il serait temps que l’OSCE fasse son travail correctement et appelle un chat un chat. Parce que par contre pour se plaindre à chaque fois qu’ils sont bloqués ou retardés aux points de contrôle, entre autre côté RPD ou RPL, là on a droit à chaque fois à une plainte voire à un scandale. Comme ce fut le cas hier suite à un problème au point de contrôle de Novoazovsk (dans le Sud de la RPD).

Ce deux poids deux mesures et cette énième plainte ont fini par exaspérer les autorités de la RPD qui en ont assez de faire preuve de bonne volonté avec une organisation qui n’a de cesse de tout leur mettre sur le dos, tout en passant sous silence les crimes de Kiev.

Résultat, Denis Pouchiline, le négociateur principal de la RPD à Minsk a déclaré aujourd’hui que l’OSCE ne bénéficiait plus dès aujourd’hui de passe droits pour franchir les points de contrôle. En clair, les voitures de l’OSCE vont devoir faire la queue comme tout le monde, et montrer patte blanche, comme tout le monde.

Cela promet une nouvelle litanie de plaintes de la part de l’OSCE et d’Alexander Hug, à qui il a pourtant été dit et répété qu’il serait temps qu’ils arrêtent de travailler de manière aussi partiale. Parce qu’à force de tirer sur la corde de la patience de la RPD, cette dernière a fini par lâcher.

L’OSCE et surtout les membres et chefs de la MSS feraient bien de méditer sur ce proverbe : tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise. La patience de la population et des autorités du Donbass a des limites. Et là l’OSCE est en train de les franchir…

Christelle Néant

 

Source:https://dnipress.com/fr/posts/la-republique-populaire-de-donetsk-durcit-le-ton-face-au-deux-poids-deux-mesures-de-losce/

Elon Musk, le patron de Space X, vient-il tout simplement de confirmer que les alunissages étaient truqués ?

Par hedgeless_horseman – Zero Hedge

Mère, devrais-je faire confiance au gouvernement?
-Pink Floyd, Mother

Elon Musk vient d’annoncer que SpaceX abandonne les plans d’atterrissage avec des rétro-propulseurs de la mission de Red Dragon sur Mars.

À mon avis, nous ne devrions pas être surpris.

La NASA est supposée avoir utilisé un atterrissage avec des rétrofusées pour les missions Apollo vers la lune … en 1969.

Je vous prie de cliquer sur les hyperliens ci-dessous pour lire trois articles, et regardez attentivement une vidéo à 3 mn 1/3, puis tirez vos propres conclusions sur les alunissages d’Apollo dont on nous a parlé il y a près de 50 ans.

Tout d’abord, un article de RT, aujourd’hui:

 

 SpaceX abandonne les plans d’atterrissage avec des rétro-propulseurs pour mission Red Dragon vers Mars

« La raison pour laquelle nous avons décidé de ne pas insister pour poursuivre le programme, c’est qu’il aurait fallu énormément d’efforts pour être qualifiés en termes de sécurité de l’équipage », a déclaré M. Musk. « C’est pourquoi nous ne le poursuivons pas. Il est possible que nous le reportions à plus tard, mais cela ne semble pas être la bonne manière d’utiliser les ressources actuellement. « 

Musk a ajouté qu’il ne pensait pas que l’atterrissage par rétro-propulseurs était la meilleure approche.

https://www.rt.com/usa/397023-musk-dragon-mars-propulsive/

Deuxièmement, mon article de Zero Hedge, l’année dernière, 2016:

J’aime le velcro et j’ai l’habitude de boire du Tang, mais à propos de la lune, n’y a-t-il que des conneries de la part de la NASA?

« Selon moi, le président Kennedy n’était pas un ingénieur aérospatial, c’était un politicien qui avait en face de lui les Russes et leurs satellites qui effrayaient l’ensemble de son monde. Il a rameuté nos capacités, mais nous n’avons rien pu faire. Ils ont donc décidé de mentir. « 

http: //www.zerohedge.com/news/2016-03-03/i-velcro-and-used-drink-tang-wa …

Troisièmement, un article du Professeur de Physique, Dr. Oleg Oleynik, en 2012, et mis à jour en 2017 [[1]]:

Méthode stéréoscopique pour vérifier les images de la surface lunaire d’Apollo

« Ainsi, sur la base des exemples ci-dessus, cette étude conclut que les enregistrements photographiques d’Apollo 15 ne représentent PAS les véritables paysages lunaires sur l’arrière-plan situé à plus d’un kilomètre de la caméra ».

 

« Ces images ont été, sans aucun doute, prises dans un studio – jusqu’à 300 mètres. Un panorama complexe imitant le paysage lunaire montre des degrés de mouvement, tels que des changements horizontaux et verticaux pour donner une impression de distance imaginaire aux objets et aux perspectives. « 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrièmement, une vidéo Youtube de la conférence de presse des astronautes d’Apollo 11 à leur retour de la lune, le 20 juillet 1969 [[2]]:

 

Conférence de presse télévisée Apollo 11

Ces trois gars supposés revenant tout juste de la lune, avec deux d’entre eux qui y auraient aluni et en seraient repartis, ont-ils vraiment l’aspect de personnes débarquant tout juste de la lune?

Et voici la totalité de la conférence de presse de 1 heure et demie. Écoutez les mots exacts et la structure des phrases, et regardez le langage corporel ; tout cela crie haut et fort : fourberie !

https://www.youtube.com/watch?v=-RcKLAo62Ro

 

Qu’en pensez-vous maintenant?

23  juillet 2017

                     

 

La géopolitique de Srebrenica

Par Slavisa Batko Milacic

Les 22 ans du « génocide » à Srebrenica ont été commémorés. Un jour qui, pour les médias occidentaux, représente « la date du plus grand crime de guerre en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale ». L’événement dont nous pouvons maintenant dire librement qu’il revêt une forme de rituel. Aucune commémoration du « plus grand crime depuis la Seconde Guerre Mondiale » ne peut se faire sans les ambassadeurs occidentaux, les ONG de Soros et les rapports médiatiques détaillés. Et cela se répète année après année. Mais, que disent les faits historiques, que s’est-il réellement passé? Quiconque viendra au centre commémoratif Potocari verra sur la plaque commémorative le chiffre 8372 … Ce n’est pas sans raison qu’il y a trois points à la fin du nombre des « victimes ». Le but est, si possible, d’augmenter le nombre de « victimes du génocide ».

Et pourtant, il existe des déclarations de certains musulmans de Bosnie qui réfutent la version officielle. L’une d’entre elles est celle de Mirsad Tokaca, président du Centre de recherche et de documentation de Sarajevo (capitale de la Bosnie-Herzégovine). Il a affirmé qu’il y a 500 musulmans de Srebrenica sur la plaque commémorative, avec 70 autres personnes qui ont été tuées dans d’autres endroits à d’autres périodes. Dans le livre « Crimes de guerre », du chercheur et analyste allemand Jürgen Elzner, la manipulation du nombre de victimes à Srebrenica est confirmée.

«  Il est nécessaire de faire des investigations complètes sur l’affaire Srebrenica et supprimer l’anathème de la responsabilité des Serbes sur le génocide. Il est incontestable que des crimes se sont produits à Srebrenica et que les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice. Toutefois, il n’y a pas eu de génocide à Srebrenica, comme cela a été prouvé par l’Institut de documentation de guerre des Pays-Bas, déclarant qu’il n’y avait pas de planification de crimes au niveau des dirigeants politiques et militaires de la Republica Srpska et que la majorité des victimes étaient membres de la 28ème Division musulmane pendant la rupture des lignes. Dans tous les cas, les milieux bosniaques continuent d’être sur la même position de victimes, car cela permet d’atteindre l’objectif d’une Bosnie-Herzégovine unique dans laquelle ils auront un rôle dominant « , écrit-il dans le livre.

Lorsque l’équipe d’enquête de l’ONU s’est rendue à Srebrenica en 1995, sur l’ordre du Secrétaire général, elle n’a pas identifié le crime de génocide. Le 24 juillet 1995, ils ont signalé au Quartier général à New York qu’ils n’avaient pas trouvé de témoins pour confirmer les crimes. L’envoyé personnel du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Hjubet Viland, était avec l’équipe d’enquête à Srebrenica et à Tuzla. Sur place, il a parlé avec des dizaines de Bosniaques, dans des camps de réfugiés et des logements collectifs, et n’a trouvé aucun témoin pour confirmer les crimes commis. Mais malgré tout, cela n’a pas empêché le Tribunal de La Haye de condamner les commandants serbes.

Le nombre de musulmans morts à Srebrenica n’était pas de 8 000, mais environ 700 personnes, c’est ce que l’américain Filip Corvin a persisté à affirmer jusqu’à sa mort en 2010. En tant qu’envoyé du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, il était le Coordonnateur des Nations Unies pour les affaires civiles en Bosnie-Herzégovine du printemps à l’été 1995. Corvin a toujours insisté sur le fait que le nombre de Musulmans disparus était exagéré et que tout le show judiciaire montre que les rapports officiels de génocide sont purement politiques.

Aujourd’hui, avec les Bosniaques et leurs élites, on ne peut pas expliquer qu’il n’y a pas eu de génocide. Il y a plusieurs raisons à cela. Pour les Bosniaques, Srebrenica est à la base de leurs objectifs politiques. Grâce à la manne du «génocide de Srebrenica», il est plus facile d’atteindre leur objectif stratégique, qui est l’unité de la Bosnie et l’Herbegovina. Deuxièmement, une question importante pour eux est leur identité. Les Bosniaques étaient un groupe religieux devenu une nation sur décision des communistes yougoslaves.

Cependant, le parrain de l’histoire du génocide à Srebrenica était les États-Unis d’Amérique. En gardant à l’esprit que les États-Unis considéraient les Serbes comme les Russes des Balkans, ils ont commencé à faire aux Serbes ce qu’ils voulaient mais ne pouvaient pas faire à la Russie. Peu après le déclenchement du conflit en ex-Yougoslavie, les Serbes aux yeux des occidentaux sont devenus des «sauvages» et des «bêtes». Le soi-disant génocide à Srebrenica a coûté cher aux Serbes. Lorsque le Monténégro a tenu un référendum en 2006 sur la sécession d’avec la Serbie, les Bosniaques/Musulmans du Monténégro ont soutenu le référendum de tout cœur. Aujourd’hui encore, les Bosniaques soutiennent Milo Djukanovic au Monténégro. Même si Milo Djukanovic en 90, qui avait des vues patriotiques serbes, avait travaillé étroitement avec Slobodan Milosevic, faisait appel à l’armée pour attaquer Dubrovnik tout en aidant les Serbes de Bosnie, les Bosniaques le soutiennent aujourd’hui. La raison en est simple. En 1997, Djukanovic est devenu l’homme qui remplit directement toutes les exigences du gouvernement des États-Unis, dont la première demande a été de commencer une politique antiserbe au Monténégro et le sabotage des intérêts vitaux serbes dans les Balkans.

Grâce à la propagande américaine autour du «génocide à Srebrenica», pour les Bosniaques aujourd’hui, les Serbes sont des ennemis nationaux. Donc, aujourd’hui, le marquage du 11 juillet et du «génocide à Srebrenica» est en fait un rappel que les Serbes sont le mal et que les Bosniens doivent haïr les Serbes. Du point de vue des États-Unis, l’histoire du génocide à Srebrenica est un autre moyen de s’attaquer aux Serbes, et par-delà, à la Russie. Par conséquent, une réponse claire à la propagande de Srebrenica est nécessaire. Et le rôle principal devrait être pris par la Russie sur cette question, car malheureusement, la Serbie ne peut pas le faire. Aujourd’hui, la Serbie n’est pas un État indépendant, elle est sous le contrôle de l’Occident, mais pas entièrement. L’intérêt stratégique de la Russie est de ne pas permettre que l’on mette le label de génocidaire sur son principal allié dans les Balkans.

 Source : https://www.geopolitica.ru/en/article/geopolitics-srebrenica

Traduction : Avic – Réseau International

 

 

21  juillet 2017

                     

 

Trois ans après la tragédie, des restes du MH17 sont toujours sur le site du crash, et beaucoup de questions sont toujours sans réponse

À la veille du troisième anniversaire de la tragédie du crash du MH17, nous sommes revenus à Grabovo (dans l’Est de la République Populaire de Donetsk) avec des collègues de News Front et Patrick Lancaster, pour interviewer des témoins et vérifier si tous les restes de l’avion et des victimes ont été ramenés aux Pays-bas par le JIT.

L’un des témoins direct de la tragédie est un adolescent, qui nous a décrit ce qu’il a vu ce jour-là :

« J’étais à la rivière quand j’ai entendu une explosion et un claquement lourd. J’ai regardé le ciel et le Boeing est apparu là environ 10 secondes après. Il tournait dans le ciel, puis il est tombé en trois morceaux là-bas, je ne sais pas la distance exacte jusqu’à ce site. »

Cette première partie du témoignage est déjà intéressante. Car il mentionne deux bruits importants qu’il a identifiés comme étant une explosion et un claquement lourd. D’autres témoins interrogés par des journalistes comme Graham Phillips ou Patrick Lancaster, ont parlé de deux gros bruits AVANT que l’avion ne tombe et ne se brise. La description du premier bruit, me semble plus correspondre à celui d’un bang supersonique qu’à celui du lancement d’un BUK, dont le profil audio est très différent. Le deuxième, le claquement lourd, marquerait la détonation de ce qui a détruit l’avion.

Interrogé sur la présence d’un autre avion près du MH17, ce témoin n’en a pas vu à ce moment-là, mais de nombreux autres témoins interrogés dans l’année qui a suivi le crash ont décrit la présence d’un autre avion, qui serait monté vers le MH17 avant qu’il ne soit détruit.

Par contre notre témoin a confirmé que durant la période où le crash a eu lieu, les avions de chasse ukrainiens sillonnaient cette partie du ciel presque tous les jours. De quoi mettre en doute les déclarations des autorités ukrainiennes affirmant que leurs avions de chasse n’avaient pas survolé cette zone ce jour-là. S’ils ne l’ont pas survolé, pourquoi le SBU semble-t-il avoir été déterminé à cacher leur présence dans le ciel ce jour-là, quitte à faire disparaître les témoins gênants ?

D’ailleurs le jeune homme ne nous donnera pas son nom, par sécurité. Une grand-mère qui passait par là peu après notre interview a refusé de témoigner face à la caméra, par peur. D’après ses dires, des personnes qui avaient accepté de témoigner en vidéo de la présence d’un autre avion ont disparu après avoir été côté ukrainien pour voir des proches. La vieille dame ne veut pas subir le même sort.

Cette question de la présence d’un autre avion dans le ciel n’est pas la seule restée en suspens concernant cette enquête. La présence de restes du MH17 dans le champ où il s’est écrasé et dans l’entrepôt situé juste à côté, trois ans après, est assez choquante, et on se demande ce qui retient le JIT de tout nettoyer correctement, et ramener le tout aux Pays-Bas.

Encore pire, dans l’entrepôt nous avons trouvé un petit os, qui devrait subir une analyse pour déterminer s’il s’agit un os humain. Nous l’avons trouvé sept mois après et dans le même entrepôt, où des journalistes néerlandais avaient trouvé un os appartenant à l’une des victimes. À l’époque il avait été demandé au JIT de finir de ramener tous les restes qui sont encore sur site.

 

Mais comme on peut le voir, les reste du MH17 et des victimes, tout comme la vérité, ne semblent pas être une priorité pour le comité d’enquête international.

Commentant les déclarations de la CIA sur l’existence de preuves concernant l’attaque chimique à Idlib, un assistant du secrétaire général du parti «La Fédération des forces syriennes», annonce à Sputnik que cette affirmation n’aurait rien à voir avec la réalité et, au contraire, aurait pu mettre Washington dans une «situation embarrassante».

Les affirmations du directeur de la CIA Mike Pompeo relatives aux preuves selon lesquelles Damas aurait mené l’attaque chimique le 4 avril dernier à Khan Cheikhoun ne correspondent pas à la réalité, estime, dans une interview à Sputnik, l’assistant du secrétaire général du parti «La Fédération des forces syriennes», Saad al Kasir.

«Si les États-Unis possédaient réellement de telles preuves, ils ne les auraient pas cachées aussi longtemps. Les preuves doivent impérativement être fournies pour l’enquête», a-t-il affirmé.

Selon lui, après cette déclaration, «les Américains ne peuvent plus ne pas les présenter, car autrement cela pourrait être considéré comme un recel de preuves contre l’enquête».

«C’est déjà un crime pour lequel les États-Unis pourraient être appelés à comparaître dans l’enquête internationale», a-t-il expliqué, ajoutant que M. Pompeo souhaitait «garder une belle image de son pays». Mais avec cette affirmation, il l’aurait mis «dans une situation embarrassante».

«Tout le monde sait que cette histoire d’attaque chimique était un coup monté. Nos amis russes ont présenté des démentis contre toutes les fausses accusations à l’encontre de la Syrie. Cela a été possible grâce aux nouvelles technologies à l’aide desquelles tous les déplacements des djihadistes et des militaires dans la région en question, au moment et avant l’attaque, avaient pu être observés», a relaté M.Al Kasir.

L’opposition syrienne a annoncé le 4 avril qu’une attaque aux armes chimiques avait fait 80 morts et 200 blessés à Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, accusant les troupes gouvernementales syriennes d’être à l’origine de la dispersion chimique. Le commandement syrien a rejeté la responsabilité de l’incident sur les takfiristes et leurs alliés. Les autorités du pays ont rappelé qu’elles n’avaient jamais utilisé des armes chimiques contre les civils et les terroristes et que l’arsenal chimique syrien avait été retiré du pays sous le contrôle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Dans une interview accordée à Sputnik, Bachar el-Assad a confirmé qu’aucune attaque n’avait eu lieu et qu’il s’agissait d’une provocation visant à justifier la frappe contre la base aérienne syrienne. Il a ajouté que la vidéo publiée par le Front al-Nosra en guise de preuve affirmait que l’attaque avait été menée entre 6h00 et 6h30. Cependant, l’armée syrienne n’avait entrepris aucune opération à cette heure. Plus encore, la vidéo filmée par les Casques blancs est contraire à la version sur l’utilisation du gaz sarin: Bachar el-Assad a signalé que les secouristes n’auraient pas survécu s’ils avaient travaillé sans porter un masque et des gants.

Source: http://french.almanar.com.lb/488556

 

L’Histoire est-elle une nouvelle arme de l’OTAN contre la Russie ?

Mercredi l’OTAN et la Russie ont eu de nouvelles raisons et de nouveaux arguments pour se plaindre l’une de l’autre. L’OTAN a publié un documentaire vidéo de 8 minutes, glorifiant l’activité du mouvement des partisans Baltes des « Frères de la forêt ».

Le fait est que, pour les pays baltes, la Seconde Guerre Mondiale n’a pas pris fin en 1945, de même que pour les soldats de l’armée soviétique qui faisaient face à une résistance violente inattendue de la part des partisans nationaux. Les  Frères de la forêt ont combattu activement l’armée soviétique de 1948 jusqu’à la fin des années 1950 ou le début des années 60.

Il convient de noter que l’activité des Forests Brothers est une partie controversée et peu connue de l’histoire des Etats baltes. Il y a deux points de vue radicalement opposés. Selon le premier point de vue, les Frères de la forêt étaient des partisans qui ont continué la résistance armée à l’occupation soviétique de l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Mais d’après le second point de vue, une telle vision de leurs activités est très contradictoire, parce qu’il y a des faits selon lesquels la plupart des Frères de la forêt étaient d’anciens collaborateurs nazis et des membres de la Waffen SS Balte, et les membres de ces groupes ont tué des milliers de civils dans leurs raids. Où est la vérité? Je ne prendrais pas la responsabilité d’en donner la réponse.

Il semble que, dans ce cas particulier, l’OTAN se soit pleinement rangée du côté des pays baltes et se soit mise dans une position inconfortable, en soutenant une interprétation peut-être erronée des faits historiques.

Un contentieux similaire est devenu une cause de discorde entre l’Ukraine et la Pologne, qui interprètent différemment le rôle de Stepan Bandera dans l’histoire. L’Ukraine considère Stepan Bandera comme un héros. Les Polonais se souviennent de lui surtout en tant que collaborateur des nazis, et ses partisans pour le massacre des civils polonais. Les Polonais estiment que la version de l’Ukraine de l’histoire commune pose  «un problème», et réaffirment qu’ils n’accepteront pas les « idéologies et les actions qui permettent d’assassiner des civils innocents, même au nom des objectifs les plus élevés, y compris même la lutte pour l’indépendance de l’État ». La question est très similaire à ce qui se passe en ce moment entre l’OTAN et la Russie.

Une telle ingérence politique dans l’histoire d’autres pays, dans les moments sombres du passé ne renforcera pas l’OTAN, ne réchauffera pas les relations entre les adversaires, ne renforcera pas la paix sur le continent. Il y a assez de problèmes dans l’histoire contemporaine qui ont besoin d’être résolus immédiatement et d’autres problèmes rendront la situation encore plus difficile. Quant aux pays baltes, ils veulent simplement attirer l’attention de l’OTAN, et le passé soviétique commun avec la Russie leur donne une bonne occasion d’attirer l’attention nécessaire et, probablement, d’obtenir de l’argent …

Traduction :  Avic – Réseau International

 

 

 

Les Etats-Unis et leur bande d’états-voyous auraient-ils commandité une nouvelle attaque chimique en Syrie ?

Quand Daech annonce une future attaque terroriste quelque part dans le monde, on est sûr qu’elle aura lieu, quelles que soient les mesures de sécurité qui auraient été prises. De même, quand les sponsors du terrorisme annoncent un évènement dont les conséquences peuvent enclencher une action majeure, il y a de fortes chances pour que cet évènement ait lieu. L’évènement en lui-même n’est pas important. Comme pour les actes terroristes, ce qui importe c’est la réaction qui en découle, réaction que tout le monde attend et déjà préparée bien à l’avance, qui est la seule raison d’être de l’évènement ou de l’acte terroriste. En d’autres termes, ce ne sont pas les évènements qui engendrent les réactions, mais les réactions déjà prévues qui créent les évènements qui les justifient.

Il semble que les Etats-Unis et toute la clique Anglo-sionistes et peut-être aussi la France, sont prêts à remettre le couvert avec les armes chimiques en Syrie. S’il leur faut ce prétexte pour mener une opération, ils en useront quelle que soit la vraisemblance de leur discours. Il leur suffit de savoir qu’une majorité d’imbéciles, avec l’aide des médias habituels, gobera leurs déclarations pendant quelques heures, le temps d’enclencher l’opération. Ce qui se passera ensuite sera d’une telle intensité que l’évènement initial en sera vite oublié.

Lors de la visite de Vladimir Poutine à Versailles, les déclarations de Macron, son insistance surtout, à propos de « représailles » en cas d’attaque chimique, présageaient qu’un autre round se préparait sous ce prétexte. Le nouveau président français avait beau pérorer, dressé sur ses ergots, qu’il irait « punir » tout responsable d’attaque chimique, mais nous n’avons rien vu venir. Qu’a-t-il fait de plus contre l’Etat Islamique qui, depuis ses déclarations, a bel et bien utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques contre des civils ? Absolument rien. La réalité c’est que Macron, en bon lieutenant comme le fut François Hollande, préparait l’opinion à d’éventuelles frappes contre la Syrie, qui était la seule visée dans ses propos.

La Russie a demandé aux Etats-Unis de dire sur quelles bases ils se sont fondés pour soupçonner la préparation d’une attaque chimique par l’Armée Arabe Syrienne. La réponse n’arrivera évidemment jamais. Combien d’heures, de jours ou de semaines faut-il, aux yeux des Américains, pour préparer et lancer une attaque chimique ? L’armée syrienne va-t-elle ramasser les ingrédients chimiques ici et là, les assembler, et les faire mijoter durant des jours quelque part dans un hangar obscur, pour ensuite en envoyer des bombonnes pleines dans un endroit où attendent les caméras des Casques Blancs ? Selon le scénario auquel voudrait nous faire croire les Américains, les Syriens seraient complètement idiots ou masochistes. En effet, au lieu de chercher à faire sortir leur pays du chaos dans lequel il est plongé depuis si longtemps, ils veulent donner à leurs agresseurs tous les moyens de continuer leur agression et, pour apaiser la conscience de ces charognards, ils leur fourniraient toutes les justifications nécessaires pour intensifier leurs attaques. Scénario hollywoodien classique où l’on voit le méchant préparer patiemment et cyniquement son méfait qui sera contré juste à temps (ou puni) par le bon Donald Trump.

Y’en a marre des scénarios hollywoodiens. La Syrie n’est pas un décor de cinéma ou peuvent évoluer des Trump, Macron, Netanyahou, Ben Salman et autres personnages choisis pour leur qualité d’acteurs. Les morts dans ces scénarios débiles sont bien réels, aucun d’entre eux ne se relève à la fin des séquences. Malheureusement, le film a beau être vieillot, beaucoup de personnes (la majorité) en redemandent encore, pour voir si la fin, qu’ils connaissent pourtant par cœur, sera différente cette fois. Ainsi, les évènements se répètent encore et toujours, s’enchainent de manière immuablement identiques avec presque toujours les mêmes acteurs récitant les mêmes textes.

Les contes de fées et les scénarios hollywoodiens ont encore un bel avenir tant qu’il y aura une majorité de gens capables de croire qu’un chef d’état peut commander des tonnes de Viagra (le laboratoire Pfizer n’y aurait vu que du feu, en tout cas personne ne lui a jamais demandé des comptes) pour que ses soldats puisse violer de manière performante, ce qui, en passant, suppose que les soldats libyens sont de vieux croulants ayant besoin de support chimique pour avoir une érection normale. La question n’est donc pas de savoir ce que fera la bande des quatre : les Etats-Unis, le Royaume Uni, Israël et leur boy la France. Ils feront tout (absolument tout) ce que leur permettra de faire leur opinion publique. La vraie question et ses corollaires sont : Pourquoi ont-ils besoin de l’aval de cette opinion ? Pourquoi dépensent-ils des milliards pour façonner, modeler et orienter celle-ci dans le sens qui leur convient ?

On sent (encore) une certaine peur vis-à-vis de l’opinion publique, malgré toutes les armes dont ils disposent pour la manipuler à leur avantage. Ce n’est peut-être  donc pas à ceux qui vont bientôt bombarder la Syrie qu’il faut s’en prendre, mais à ceux qui, par passivité, acceptation tacite au nom de valeurs hors contexte mais brandies comme des étendards, permettent ou même bénissent ces bombardements. Il est évident que les citoyens ne peuvent rien faire par eux-mêmes. Mais plus il y aura de réfractaires refusant la soupe qu’on leur sert, plus les maîtres des bombardements auront du mal à tuer des innocents dans le monde. Encore faut-il que l’on considère ces innocents comme des êtres humains, et non comme quelque chose d’abstrait n’existant que dans le script du film géopolitique que l’on nous demande de regarder.

 

 Avic – Réseau International

16  juillet 2017

                     

 

 

Comprendre l’arnaque de la dette publique en quelques minutes

Cette vidéo explique clairement en quelques minutes le pourquoi du comment de la dette des pays, de la crise financière et de l’appauvrissement de nos États.
Ou comment le peuple ignore tout et avale tout des politiciens…!

 

A partager et a diffuser sur facebook, etc. svp! Ouvrez les yeux aux gens qui sont autour de vous!

 13 juillet 2017

 

Deux mois après l’élection, France 2 commence à douter de la légalité du financement de la campagne de MACRON

France 2 sort de sa léthargie deux mois après l’élection de Macron pour se poser des questions sur le financement de sa campagne. Des questions que beaucoup de Français se posaient depuis longtemps déjà…

Bertrand Rivière

 

Source: https://gaideclin.blogspot.fr/2017/07/deux-mois-apres-lelection-france-2.html

05 juillet 2017

 

 

Révélations : les autorités savaient pour le Bataclan, ils ont seulement sauvé Hollande au Stade de France

C’est un espion français, paraît-il, qui parle. Masqué, la voix déguisée…

Nous serions très surveillés, nos maisons et les espaces publics truffés de micros, nos ordinateurs espionnés…

Faut-il le croire ?

Ce qu’il dit semble plausible, c’est ça le plus terrible.

Et quand il évoque Abdeslam, qui aurait été manipulé par les forces spéciales, il est très crédible. Les forces spéciales auraient empêché les terroristes d’entrer au Stade de France et se seraient débrouillées pour faire exploser leurs ceintures à distance, là où elles ne feraient pas de victimes… « L’espion » comprend pourquoi Abdeslam est si étroitement surveillé, il ne serait pas étonné que le dit Abdeslam se suicide en prison….

« On avait tout. La liste des contacts d’Abdeslam à l’étranger, la liste des cibles…On savait que leurs actions étaient imminentes. Ce qui me semble scandaleux, c’est que rien n’a été fait pour empêcher le massacre du Bataclan etc. alors que la Cellule Richelieu avait un dossier complet sur les projets des terroristes. On savait qu’ils préparaient des attaques simultanées sur plusieurs lieux du 13 novembre. Maintenant, qui a bloqué le transfert du dossier complet ? 

C’est dans les hautes sphères qu’on a bloqué, on a laissé redescendre vers les forces spéciales uniquement ce qui était utile pour protéger le Président Hollande au Stade de France.... »

Je ne sais pas s’il dit vrai, s’il est un vrai espion, mais le pire est que ce qu’il dit est plus que crédible et éclaire les zones d’ombre, répond aux questions que nous nous posons depuis le Bataclan…

 

« L’espion » révèle aussi que les forces spéciales savaient pour l’attentat de l’hyper casher, Coulibaly et ses complices étaient identifiés, ses cibles… « Mais le dossier a été traité par la hiérarchie et l’Etat ». Tout le monde connaît la suite.

Je n’irai pas dire, à la lumière de cela, que, peut-être, Hollande avait-il délibérément choisi d’aller gueuletonner avec Gayet et ses potes à Avignon le 14 juillet 2016 pour « débarrasser » Nice de tous ses policiers ??? Quoique…

Bref, une vidéo fort intéressante. On ne sait pas qui est cet Hubert Douchamp qui a mis la vidéo en ligne (l’espion ? ) et qui nous l’a signalée dans les commentaires, en tout cas il a fait un beau cadeau à Résistance républicaine.

Même si le personnage qui parle n’était pas un espion, il révèle bien des choses déstabilisantes, terrifiantes même et à mon avis il fait  – ou a fait -partie de la Grande Maison…

Et si ce qu’il dit est vrai… A qui profite le crime ? Les crimes ?

Pourquoi, pour quoi et pour qui Hollande aurait-il laissé délibérément se commettre ces attentats terribles ?  Quel rôle a Macron dans l’affaire ?

M’est avis que les Français devraient bouger et exiger des explications… Mais cela ne se fera que si les médias s’emparent de l’affaire…

Alors, amis qui me lisez, faites circuler cet article, cette vidéo… Envoyez-les à tous les journaux de France et de Navarre, des fois que quelques esprits libres capables de dire merde à leur rédacteur en chef s’emparent du sujet…

Et s’ils s’emparent du sujet pour montrer qu’il s’agit d’une manipulation ne reposant sur rien, au moins on en aura le coeur net. Parce que depuis deux ans, qu’on pose et re-pose les mêmes questions, sans réponse, ça suffit.

 

source:http://resistancerepublicaine.eu/2017/06/14/revelations-les-autorites-savaient-pour-le-bataclan-ils-ont-seulement-sauve-hollande-au-stade-de-france/

02 juillet 2017

 

 

 

France : Impliqué dans l’affaire « Business France » Emmanuel Macron en passe de démissionner

Si le nouveau président français est aussi « vin nouveau » et adepte de l’éthique qu’il le prétend, il devrait faire mieux que son mentor François Hollande qui, accablé par son impopularité, opta l’an dernier de ne pas se rendre ridicule en sollicitant un second mandat : Macron devrait purement et simplement démissionner comme l’ont fait il y a quelques jours, des piliers -d’obédience MoDem- de son régime (Marielle de Sarnez, Sylvie Goulard et François Bayrou) soupçonnés d’avoir  rémunéré  avec des fonds  du parlement européen des gens qui travaillaient pour leur parti.

Selon le journal français « Libération » paru ce matin, le cabinet de Macron, du temps où il était ministre des Finances, aurait été impliqué dans une affaire de violation présumée des règles de mise en concurrence, dans l’organisation d’une soirée organisée à Las Vegas par Havas pour le compte de Business France. Une affaire au sujet de laquelle une enquête est ouverte en France.


Muriel Pénicaud se défend sur la soirée par LePoint

S’inspirant d’un audit réalisé par le cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young) qui mentionne  « que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’Economie », Libération affirme que l’actuelle ministre du Travail, Muriel Penicaud, à l’époque directrice générale de Business France, avait «validé» certaines dépenses relatives à l’organisation de cette soirée, contournant ainsi les règles de l’agence publique qu’elle dirigeait, et qui était chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers.

La dramatique de l’affaire vient du fait qu’au moment où cette affaire a été révélée, Emmanuel Macron -qui n’était pas encore président de la République- avait fermement nié la responsabilité de son entourage, allant même jusqu’à affirmer que son «ministère a[vait] toujours respecté les règles des appels d’offres et des marchés publics». Or il est clair aujourd’hui que ce n’était pas vrai.

Du coup, se pose la question de sa responsabilité. Car à moins que l’on puisse dire qu’il n’était pas au courant des menées irrégulières de son cabinet, ce qui est impensable pour un ministre et symboliquement révélateur de l’irresponsabilité d’un homme politique qui a la prétention de diriger tout un Etat, le président français devrait donner l’exemple de son sens des responsabilités en rendant le tablier. Surtout que sa ministre a admis hier qu' »Il y a eu une erreur de procédure ». « J’ai immédiatement déclenché un audit, interne et externe… Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu’effectivement il y avait eu erreur et que d’autre part j’avais pris les bonnes mesures. Rien d’autre à dire », a-t-elle avancé pour se défendre. Non sans insister sur le fait que c’est elle qui avait « alerté le conseil d’administration », et « déclenché l’audit ».

Vers un syndrome Bayrou

Malheureusement, les médias hexagonaux si friands d’inquisition se limitent à brocarder du menu fretin, en évitant à chaque fois d’égratigner le mammouth.

Comme Bayrou qui avait exclu de démissionner avant de prendre la porte de manière fracassante -laissant « en route » le projet de réforme de la justice française dont il était porteur-, comme Richard Ferrand qui avait envoyé paître ceux qui lui demandaient de rendre son tablier suite à l’affaire immobilière emportant conflit d’intérêt dans laquelle il était impliqué -avant d’être poussé à une démission masquée en recasement à la tête du groupe parlementaire REM- Muriel Penicaud qui est à son tour assise sur des charbons ardents, exclut de démissionner du gouvernement. Et comme d’habitude, le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner, déclare ne pas être inquiet des conséquences de cette affaire pour sa collègue. Mais a posteriori, on ne peut s’empêcher d’imaginer que ce n’est là qu’une vaine résistance qui débouchera inéluctablement sur sa sortie du gouvernement, tandis que le nouveau Messie logé à l’Elysée suite à un hold-up politique sur fond d’OPA électoral orchestré par la mafia Rockefeller, restera, lui, intouchable, car « exempt » de tout péché.

Décidément, la France qui en voulant se tirer des « affaires » s’est jetée mains et pieds liés dans les bras d’un… banquier « d’affaires », est résolument mal… engouffrée…!

Photo: Emmanuel Macron et Muriel Pénicaud à la French Tech en 2016

Source: http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-30155.html

 

L’ONU décide que le rapport sur la guerre d’Irak doit rester secret pendant 60 ans

L’ONU décide que le rapport sur la guerre d’Irak doit rester secret pendant 60 ans.

Le 10 septembre 2016 lors d’une conférence de l’Institut Schiller à New York l’ambassadeur syrien auprès des Nations Unies Bachar al-Jaafari a fait un discours dans lequel il a dévoilé des détails peu connus jusqu’alors, comme par exemple sur l’élucidation de la seconde guerre d’Irak.

Le rapport final de la commission d’enquête des Nations Unies UNSCOM (2003-2008) n’a pas fait la moindre mention de l’existence d’armes de destruction massive en Irak. Le Conseil de Sécurité était sous la pression de clôturer cette situation désagréable, puisque ce fait ne correspondait pas à la version officielle donnée au public. Ainsi c’est seulement à minuit et pendant quelques minutes que les 15 membres du Conseil de Sécurité se sont réunis pour approuver le rapport de la commission

Il manquait une prise de position claire au sujet des armes de destruction massive, qui était la raison officielle de la guerre telle que les mass médias l’avait présentée. On aurait enfermé les archives de l’UNSCOM dans des caisses métalliques résistantes au feu – avec une serrure numérique dont le code est seulement connu du Secrétaire Général des Nations Unies. Les caisses ne doivent être ouvertes que 60 ans plus tard, c’est-à-dire en 2068.

La vérité, et avec cela la possibilité d’une réparation, ont été enterrées pour longtemps. Comme résultat de l’invasion de l’Irak, il reste selon al-Jaafari, des millions de morts, un pays détruit et un Irak transformé en plate-forme du terrorisme djihadiste international.

Liens : www.youtube.com/watch?v=4MQjNSXx44E
www.schiller-institut.de/seiten/2016/dschaafari.html

Source: https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

 

La guerre des mots

Dans la matrice du système, nous baignons dans le mensonge

Propagande, Intoxication, Désinformation, Manipulation

Au moment précis où l’Amérique menace Damas de représailles anticipées, dans le cas où le régime laïc baasiste lancerait une nouvelle attaque chimique contre des populations civiles (comportant de nombreux enfants !), il est bon de rappeler que naguère les Soviétiques avaient inventé (entre les deux conflagrations mondiales) une forme supérieure de belligérance psychopolitique) en portant à un très haut degré de sophistication la guerre de l’information mêlant ce que l’on appelait à l’époque propagande noire et intoxication. Ils donnèrent à ce nouveau domaine le nom évocateur de dezinformatsia [1] ou « mesures actives » (aktivnyye meropriyatiya), désignation ayant donné naissance en français après-guerre à cet élégant barbarisme qu’est le terme de désinformation. Les Anglais avaient quant à eux adopté le vocable de deception game, jeu de la tromperie dans lequel ils excellent ayant hissé cette forme de belligérance au niveau du grand art.

La propagande vise de façon plus particulière l’opinion publique en général, sans le soutien de laquelle l’action politique et/ou militaire n’est pas envisageable (sans un degré suffisant d’adhésion de l’opinion, que faire ?). L’intoxication vise, elle, plus précisément les centres nerveux d’une nation, les décisionnaires et leurs conseillers, les états-majors et leurs cellules d’analyse et de prévision.

La désinformation sera un mixte des deux en ce qu’elle vise tout à la fois les cercles dirigeants et les populations civiles afin de démobiliser ou de décourager ces dernières face à un défi ou à un péril avec pour but ultime de découpler l’opinion de son gouvernement. Ce que les néocons (cryptotrotskystes néoconservateurs) et l’État profond américains s’efforcent sans succès d’accomplir depuis presque une année avec Donald Trump, cette insupportable épine dans le pied. Les campagnes lancées en Amérique contre le candidat puis contre le président Trump sont un cas d’école exemplaire pour illustrer leurs méthodes. Il s’agit de susciter le plus souvent dans les masses, soit une peur diffuse et paralysante (le président est un psychopathe qui nous conduira à la catastrophe), soit l’abattement ou le renoncement (l’a quoi bonnisme auquel correspond ces jours-ci le « il faut lui laisser sa chance » à propos du foutriquet venant d’être propulsé à la tête de l’État français), soit un violent ressentiment à l’égard des têtes de file de la nation avec toutes les navrantes conséquences imaginables. On vient de découvrir (lors des échéances électorales de ce printemps 2017) quels abîmes de désaveu ont pu atteindre les responsables des trois grandes formations politiques hexagonales (Républicains, Socialistes, Frontistes) qui, il est vrai, ont montré une piteuse incapacité à faire face aux tempêtes médiatiques lancées à leurs trousses. Le comble revient à François Fillon appelant, sans périr de honte, à voter en faveur du Petit Chose macronique !

Dans ce cas de figure, agents d’influence (leaders d’opinion, de B-H Lévy à Mélenchon via l’hirsute du bulbe, Attali) et idiots utiles (idéalistes bornés et naïfs convaincus d’agir pour la bonne cause) occupent une place importante en ce qu’ils préparent le terrain des idées, souvent de longue date. Ces gens – plumitifs, intellos et journaleux – développent savamment et péremptoirement des théories Les think tanks américains et les grandes universités sont les pourvoyeurs de théories expliquant la marche désordonnée du monde et légitimant, par exemple, les confrontations militaires sous couvert de la doctrine augustinienne de la guerre juste. Pensons à « La fin de l’histoire » de Francis Fukuyama (1992), au « Choc des civilisations » de Samuel Huntington (1996), à la théorie du Chaos constructif développée par Michael Ledeen au sein de l’American Enterprise Institute for Public Policy Research, au « Grand échiquier » (1997) de Zbigniew Brezinski qui théorise la vassalisation de l’Europe par le biais de sa totale balkanisation.]] et des argumentaires destinés à saper les fondements intellectuels et moraux de l’ordre social, lancent des slogans de type publicitaire qui font mouche, tournent en dérision les institutions, les mœurs et les personnes, inquiètent et agitent l’opinion en semant le doute et la suspicion… Ils font accepter les guerres imminentes comme inéluctables (hier contre l’Irak puis la Libye, aujourd’hui aux É-U contre la Russie ou l’Iran), attisent la haine et la défiance entre communautés et entre les nations. La détestation des Français pour le président Russe est de ce point de vue toujours un sujet d’émerveillement.

Un discrédit qui surpasse celui du président Syrien, el-Assad pourtant réputé avoir traité ses opposants, femmes, vieillards et enfants, au gaz de combat. Mais dans l’imaginaire le Levant est autre part, il appartient à un autre monde, à l’Orient complexe, les tragédies qui s’y déroulent ne nous concernant qu’indirectement. Sauf, transitoirement quand la guerre sordide s’invite au Bataclan ou que deux journalistes meurent pour avoir sauté sur une mine lors de l’assaut donné sur la vieille ville de Mossoul [2] ! L’opinion est gavée et de plus se sait désinformée sur ces guerres incompréhensibles où ceux qui combattent le terrorisme (Damas, le Hezbollah, les Russes et l’Iran) sont les méchants, plus odieux encore que les égorgeurs de l’État islamique qui dans la tourmente finissent presque par faire figure d’amateurs.

Forgeries tous azimuts

En même temps la désinformation s’emploie auprès des décideurs politiques, économiques et militaires, à répandre, faire gober ou accréditer des informations falsifiées par toutes sortes de moyens. Parmi ceux-ci, les taupes et agents doubles infiltrés, les documents truqués (forgeries) ayant toutes les apparences de la véridicité, dans le but d’inciter les élites du pays cible à faire les mauvais choix, à adopter les solutions contre-productives, à choisir les options désastreuses, ceci devant fatalement aboutir à l’écroulement des institutions et à la soumission du pays à de triviaux intérêts étrangers. On se référera à l’appel de Cochin (6 décembre 1978) du sieur Chirac qui dans un éclair de lucidité post-traumatique mettait en garde ses concitoyens contre, justement, « le Parti de l’Étranger ».

Décrédibilisé sans retour, tel pouvoir devra nécessairement faire place à un changement de régime. Surtout si la rue s’en mêle et donne le coup de pouce (ou le coup de tranchet) décisif. C’est ce qui s’est passé à Kiev sans presque coup férir (avec quelques dizaines de victimes de tireurs embusqués, mais avec dix ans de préparation, le premier Maïdan étant intervenu en 2004). Par contre six ans n’ont pas suffi à chasser el-Assad de sa présidence damascène. Quant au chaviste Nicolas Maduro, en dépit des émeutes qui à Caracas s’enchaînent les unes aux autres, il s’accroche au pouvoir comme une teigne. Au demeurant la déstabilisation en profondeur d’un pays (via le reconditionnement de l’opinion) reste le préalable obligé à toute OPA inamicale sur un État et ses postes de commandement. En effet, point n’est question de faire main basse sur une nation sans l’accord au moins tacite, la passivité ou la participation active d’une frange de la population.

Cela peut prendre la forme du ralliement du peuple au vainqueur dans un pays en état de choc ou désemparé après une déroute militaire et en attente de recomposition politique… parfois une défaite essentiellement politique voire quasi virtuelle comme en Yougoslavie dont les forces étaient intactes en 1999 après la sale guerre de l’Otan en principe pour libérer le Kosovo (mais avec le concours de cadres d’Al-Qaïda, tel le propre frère d’Ayman al-Zawahiri, numéro deux de l’organisation). Pensons aussi aux Événements d’Algérie, guerre gagnée sur le terrain et politiquement perdue dans l’opinion travaillée par un puissant bloc communiste et l’immense marécage de toutes les lâchetés intellectuelles et morales. Au final, des ralliements qui apparaissent comme salvateur (la seule issue désirable possible) à des populations ayant été soumises à un blocus meurtrier, telles celle de la Fédération yougoslave [3] ou de l’Irak de 1991 à 2003.

D’appétissantes carottes devant faire oublier le bâton… en l’espèce les politiques de sanctions renforcées visant à induire (comme en Iran jusqu’à l’accord de 2015 relatif au programme nucléaire civil de la République islamique), des troubles sociaux, une contestation de l’État dans la violence et une déstabilisation grandissante par l’exacerbation des frustrations et des dissensions internes. Nous l’avons vu précisément après la réélection à la présidence le 2 juin 2009 de Mahmoud Ahmadinejad. Malgré les 62,6 % de suffrages en sa faveur, les manifestations et les émeutes se succèdent ensuite pour contester les résultats du suffrage universel. Idem pour la contestation anti Poutine des élections législatives russes du 4 décembre 2011, il s’agissait de l’amorce d’une révolution colorée… blanche en l’occurrence.

Les cibles de la guerre des mots

 

On l’aura compris, la guerre des mots (qui est celle du plus fort ou du plus cynique mensonge), de la tromperie vicieuse ajustée pour tuer les pouvoirs souverains ou nationalitaires (non exempts de défauts, parfois sévères, il va sans dire), vise à l’arrivée la servitude des peuples (en douceur de préférence c’est-à-dire sous anesthésie), en les faisant renoncer d’eux-mêmes à leur indépendance… Mais aussi à abandonner leurs traditions perçues dès lors comme rétrogrades, tristement anticonsuméristes et imprégnées d’un ordre moral asphyxiant. Ceci dans le but de promouvoir une segmentation à l’infini du marché après émiettage et désagrégation du corps social subséquemment à la diffusion générale des comportements égotistes, individualistes et transgressifs caractéristiques des sociétés ouvertes et désormais En marche forcée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est ce processus de conquête et de domination par les mots, par la falsification des concepts et la diffusion de pathologies mentales collectives (qui conduisent à ne plus distinguer le haut du bas, le vrai du faux, le beau du laid, le bien du mal) si bien analysé et documenté par le regretté Vladimir Volkoff [4], qui occupe à présent le premier rang des techniques de combat dans les guerres livrées aux peuples et aux cultures enracinées. Ce que d’aucuns nomment les guerres hybrides dont la forme première est celle de la pensée et de l’action psychologique dirigée contre les masses et non plus seulement contre leurs seuls dirigeants. Décisionnaires dont la plupart sont déjà acquis système, ayant été choisis de longue date par les oligarchies banquières pour leur capacité à entrer dans la peau de ces Young leaders dont l’Amérique-monde et la Cité ont tant besoin et sont si friandes pour assurer leur hégémonie et maintenir leurs piteux satellites en orbite. 
Nous y reviendrons, mais souvenons-nous que la désinformation telle décrite ici était au départ essentiellement dirigée contre un ennemi extérieur et principalement ses centres nerveux. Désormais elle vise presque en priorité sa propre population pour la conditionner à accepter, à soutenir, à participer – à l’insu de son plein gré – à des politiques le plus souvent diamétralement opposées aux intérêts immédiats des dites populations. On l’a vu et on le voit de façon aveuglante depuis mai 1981 et la prise du pouvoir par la génération des soixante-huitards libéraux-libertaires autant que freudo-marxiste.

Masses et élites

En ciblant les masses, la désinformation collective s’efforce d’opérer un transfert de pouvoir au profit de la rue et des agitateurs professionnels au détriment de la charpente institutionnelle. C’est le programme politique qu’annonce le sieur Mélenchon, lequel s’est depuis trente ans enkysté dans la politique politicienne sous les ors des chauds palais de la République. Individu dont les résultats au premier tour des présidentielles l’encouragent à se pousser en avant et à briguer des prérogatives renforcées. Pour lui, il s’agit de jouer la foule (réputée rebelle) contre les pouvoirs en place [5]. L’on a vu un essai manqué avec la Nuit debout. Ainsi lors de la Révolution orange d’Ukraine, à l’automne 2004, quelque 500.000 manifestants campèrent nuits et jours dans les rues de Kiev durant deux semaines pour protester contre les résultats des élections présidentielles, résultats considérés comme frauduleux… Nous n’en sommes pas encore là et M. Valls a pu, en toute impunité, se glisser dans le paquet des nouveaux entrants au Palais Bourbon en laissant sur le carreau la candidate exaspérée de la France insoumise. En Ukraine, le processus trouvera son aboutissement avec l’Euromaïdan et la fuite, le 22 février 2014, du président Viktor Ianoukovytch [6].

Idem lors de la Révolution des cèdres au Liban qui suivit l’assassinat de l’ancien Premier ministre et affairiste Rafik Hariri, le 14 février 2005 ; le 14 mars suivant plus d’un million de personnes se rassemblaient à Beyrouth pour exiger la fin de présence syrienne au Liban. Damas fut à cette date violemment diabolisée étant accusée de l’attentat qui avait coûté la vie de l’ancien Premier ministre, et en butte à des pressions diplomatiques considérables (en réalité en raison de son soutien au Hezbollah chiite libanais, bête noire de Tel-Aviv). Or s’il a fallu dix ans en Ukraine pour que les manœuvres subversives finissent par l’emporter, au Levant le reflux de la Syrie au Liban (où elle avait été appelée par les accords de Taëf du 22 octobre 1989 passés sous les auspices des grandes puissances), n’aura nécessité que sept maigres années avant que la Syrie ne sombre dans un conflit international d’une ampleur inédite.

Notons au passage que si la guerre civile espagnole fut le vestibule de la Seconde guerre mondiale, le conflit du Levant commence à lui ressembler singulièrement. De cela (sauf pour les aficionados de l’information), il y a bien peu de chance que vous en en entendiez parler. Notre presse est trop nombriliste et trop attachée à obéir aux ordres (en bref, à suivre les lignes éditoriales que ses commanditaires lui donnent) pour que vous ayez la moindre chance de savoir ce qui se passe à côté de chez vous. Au levant par exemple. Car la désinformation (le mensonge) c’est avant tout 90% de silence, d’omission. Imaginez si les Français savaient exactement ce qui se passe à leur porte. Peut-être prendraient-ils le mors aux dents ?

Actualité de la guerre hybride

Ainsi, tandis que le 18 juin 2017 la France s’abstenait massivement de voter au second tour des élections législatives (57% d’abstentions) et envoyait à l’Assemblée une assez confortable majorité de néophytes (représentant moins de 14% de l’électorat ; imaginons un quelconque conseil d’administration outrageusement dominé par une minorité de cet acabit [7]), pour la première fois depuis la guerre irako-iranienne (1980/1988), Téhéran faisait procéder à des tirs de missiles hors de son territoire national. Des vecteurs Zolfaghar de fabrication iranienne et d’une portée d’environ 750 km. L’objectif visé étant des postes de commandements et des dépôts d’armes de l’État islamique dans la zone pétrolifère de Deir Ezzor. Le même jour l’aviation américaine abattait au sud de la capitale de la capitale de l’État islamique Raqqa, un chasseur bombardier Soukhoï Su-22 de l’Armée arabe syrienne [8]… dans le même temps, les marines chinoise et iranienne manœuvraient de concert dans le détroit hyper stratégique d’Ormuz. Cinq jours plus tard, le 23 juin, ce sont deux bâtiments de guerre et un submersible russes croisant en Méditerranée orientale, qui lançaient une frappe contre Daech. Les frégates Amiral Essen et Amiral Grigorovitch, ainsi que le sous-marin d’attaque Krasnodar, tiraient six missiles de croisière de type Kalibr sur des sites occupés en Syrie par takfiristes. Et ce, après en avoir informé la Turquie et Israël… mais non pas le Pentagone. Un fait aussi hautement significatif que particulièrement préoccupant quant à la dégradation sur le terrain des relations entre belligérants des deux Blocs.

Enfin ce tableau serait incomplet sans évoquer le catalogue de 13 mesures exorbitantes du sens commun qui a été présenté au Qatar (allié de circonstances de la Turquie et de l’Iran) pour lui rogner bec et ongles et qui, si il était accepté, ferait disparaître le Qatar en tant qu’État souverain. L’une des exigences met la principauté en demeure de faire taire définitivement sa chaîne de télévision (diffusée en anglais aux É-U) al-Jazeera. Doha, accusée de soutien aux Frères Musulmans concurrents de Daech par Washington, Ryad (et en sous-main par le premier violon, Tel-Aviv car elle hébergeait Khaled Mechaal [9], naguère réfugié à Damas, membre de la Confrérie islamiste et président du bureau politique du Hamas jusqu’au 6 mai 2017), a vu sa prestigieuse chaîne bloquée en Égypte, en Arabie et aux Émirats arabes unis. L’on voit ici la guerre moderne en pleine action, qui, en vue d’obtenir la soumission d’un État souverain (qui a su faire de la France un paradis fiscal, ses investissements y étant exonérés d’impôts) commence aujourd’hui à tenter de le priver de toute audience internationale et de tous moyens de rayonnement et d’influence.

Révolutions colorées

Jouer la rue contre le pouvoir est une forme de guerre très en vogue aujourd’hui quand la subversion par les urnes ne suffit pas. Surtout si l’on recourt à différentes Fondations militant comme par hasard pour « la société ouverte et la démocratie] » telles l’Open society Institute du financier américain George Soros d’origine hongroise ou encore la Freedom House, l’USAID et le National Endowment for Democracy, toutes organisations plus ou moins liées ou reliées aux grandes agences de renseignement (et de déstabilisation) de l’État américain. Celles-ci interviennent le plus simplement du monde en apportant un soutien logistique en matériels (d’abord informatique parce que la guerre des idées se développe a priori dans le cyberespace via les réseaux sociaux) ; en fonds sonnants et trébuchants ; en formation (formation théorique et programmatique sur la démocratie elle-même, et technique quant aux maniements et à la manipulation des outils et moyens de diffusion électronique de masse)… des pratiques subversives sous des dehors anodins de nos jours devenues monnaie courante.

Ces révolutions « colorées » ont fleuri un peu partout ces dernières décennies et sans doute faudrait-il y ajouter les Printemps arabes. Cela commence avec le « Printemps de Prague » en 1968 et plus tard la « Révolution de velours  » de 1989 avec entre ces deux épisodes tchécoslovaques, la « Révolution des œillets » au Portugal en 1974, qui sont autant de laboratoires ou de précurseurs aux futures révolutions de velours. On considère avons-nous dit, les mouvements de rue du 5 octobre 2000 en Serbie qui, à l’issue des bombardements massifs de l’Otan sur la Fédération yougoslave, détermine la démission du président Milosevic, comme une première réussite à l’ère des changements de régime programmés… Certainement mieux vaudrait dire planifiés parce que ces transformations ne sont pas du tout improvisées, leur exécution s’étalent sur plusieurs décennies. L’instauration d’une Gouvernance mondiale est une œuvre de longue haleine.

Suivront en 2003 la « Révolution des Roses » en Géorgie, puis en 2004, déjà citée, la « Révolution orange » en Ukraine. En 2005, la « Révolution des tulipes » en Kirghizie n’obtint pas les résultats escomptés, pas plus qu’en 2009, la tentative de renversement en Moldavie de la tendance favorable à la Russie… En 2005, l’assassinat de Hariri fut également une révolution colorée baptisée du joli nom de « Révolution des Cèdres ». La subversion est indéniablement poétique et imaginative quoiqu’un tantinet répétitive. On peut en outre admettre que dans le même ordre d’idée, divers mouvements d’opposition aujourd’hui actifs au Tibet, en Birmanie [10] ou au Xinjiang bénéficient des mêmes parrainages extérieurs et des mêmes soutiens organisationnels et logistiques… que M. Macron. Mais n’est-il pas exagérément conspirationniste de dire que partout à présent, dans toutes les zones sensibles, les mêmes forces (obscures) sont à l’œuvre ?

L’anarcho-capitalisme suborneur

Et puis l’anarcho-capitalisme tentateur et suborneur promet toujours plus de « liberté », plus de richesses, plus d’ouverture sur le monde, plus de facilités aux individus comme aux pays secoués ou aspirés par les printemps éphémères et leurs promesses de renouveau capitalistique résolument En marche… Mais dont les espoirs sont hélas généralement vite déçus (l’ornière du marasme économique est profonde parce qu’elle est structurelle : une dimension sine qua non de l’unification du marché à l’échelle planétaire).

Pensons aux États nés de l’éclatement de l’Union soviétique dont les ressortissants convergent vers l’Ouest dans l’espoir d’y trouver un emploi. Constatons que dans la manipulation des peuples et des rêves de prospérité, la ploutocratie mondialiste n’a finalement fait que reprendre mot pour mot les méthodes que Lénine utilisa naguère pour entraîner l’énorme masse de la paysannerie russe (un empire de 160 millions d’âmes en 1917 essentiellement rurales) dans la tourmente révolutionnaire : ne promettait-il pas « la terre et la paix » ? On sait ce qu’il en advint. Ce ne fut ni l’un, ni l’autre, mais de terribles saignées, la guerre faite au prolétariat insoumis comme aux paysans rebelles, les déportations, les massacres pour dépouiller ces derniers de leurs lopins de terres (en attendant l’histoire a été si bien réécrite et falsifiée que Lénine passe encore pour le héros de la cause du peuple, avec cet autre monstre que fut Mao Tsé Toung). Tâche titanesque et monstrueuse que reprit plus tard Staline avec la dékoulakisation, autrement dit l’éradication de la propriété foncière et la collectivisation forcée de la terre, les grandes famines d’Ukraine, les morts par millions…

Certes le passage à l’Ouest de l’Europe orientale (ex soviétique) n’a pas eu de conséquences aussi dramatiques. Encore que ? Les conflits, actifs et potentiels, du Donbass et de la Crimée, n’ont pas dit leur dernier mot. D’autant que, contre toutes les évidences, la Russie est sempiternellement présentée comme l’agresseur. Et même, parce que les médias et les chiens de garde du mondialisme n’en sont pas à une absurdité près (mais plus c’est énorme !), ceux-ci n’hésitent pas à marteler inlassablement que Moscou s’apprête à envahir les Pays baltes, voire la Pologne (mais pourquoi faire ?). De même Damas serait le véritable géniteur du Golem Daech pour se maintenir au pouvoir [11]. Difficile de faire plus délirant, mais cela marche !

Observons que les conséquences humaines et matérielles de la normalisation démocratique de l’Irak, puis la lutte contre la tumeur invasive de l’État islamique, n’ont finalement rien à envier aux exactions des soviets. Le mois du ramadan pour le seul Pakistan en proie aux affrontements entre sunnites radicaux et chiites se solde par deux cents morts et quelque sept cents blessés. Mais ces morts sont lointains. Là encore des millions de morts sont au rendez-vous pendant que la guerre du Levant s’éternise et s’internationalise jusqu’à être déjà – ouvrons les yeux – une guerre mondiale en réduction… en tout cas une tumeur extrêmement maligne où s’affrontent l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud, les ultimes souverainetés contre le rouleau compresseur mondialiste. Ce qui dans l’Hexagone se traduit par la confrontation entre les nomades cosmopolites que représente la Gauche et la Droite compradores avec ses habits neufs Macroniens, et les enracinés, toutes classes et catégories sociales confondues. Reste que le génie du système consiste à rendre inintelligible un schéma pourtant d’une simplicité enfantine.

L’Otan bras armé du globalisme

On comprendra que les armées de conquête avancent masquées par un brouillard de mots faussement explicites et toujours facteur de confusion, d’information contradictoires et protégées par une chape de silence. Ce qui n’est ni su, ni vu, ni entendu n’existe pas. Nous voyons à l’œuvre en Europe orientale à la fois le dessein d’absorber dans la sphère occidentaliste des jeunes États nés après 1991. Ceux-ci, nés du démantèlement du Bloc de l’Est, intègrent l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord les uns après les autres, le dernier en date étant le Monténégro devenu le 5 juin le 29e membre de l’Alliance. Mais leur naissance n’est que le prétexte et l’occasion à l’érection d’un mur d’isolation de la puissance russe. Puissance en vérité économiquement dérisoire (un PIB inférieur à celui de l’Italie [12]) mais dont les ressources militaires, conventionnelles et stratégiques, sont suffisantes pour inquiéter l’Administration américaine et faire obstacle (ou contrecarrer) les ambitions hégémoniques de la Grande Amérique dans l’espace eurasiatique. Il s’agirait notamment pour Washington de reprendre la main – si tant est que ce soit envisageable – dans le développement de ces Nouvelles Routes de la soie que la Chine populaire et la Russie sont en train de rétablir. D’où l’importance du Caucase et du bassin de la Mer Caspienne. Des dispositifs d’accords bi-multilatéraux qui arriment les uns aux autres les États d’Asie centrale au sein de structures commerciales transcontinentales.

L’Otan, en principe à vocation défensive n’en finit donc pas de déployer sur le pourtour de la Russie de nouvelles forces (notamment balistiques avec le bouclier anti-missiles censé contrer une hypothétique attaque iranienne), de la mer Baltique au Caucase… Pensons au conflit (limité dans le temps) de Géorgie en août 2008 et dont l’affaire du Donbass en Ukraine n’est que la continuation sur un autre théâtre d’opérations et un autre front. Pour exemple de l’activisme de l’Alliance signalons les grandes manœuvres de l’Otan qui se déroulent en ce moment même en Lituanie, du 12 au 24 juin, lesquelles s’intitulent très sereinement « Loup d’acier » et préparent très sérieusement d’éventuels affrontements ayant pour cadre les Pays baltes. Mais contrairement à ce que vous pourriez imaginer, ce ne sont pas les forces coalisées de l’Otan qui menacent et provoquent la Russie en se déployant à ses frontières, mais précisément l’inverse : ce sont les troupes Russes qui constituent un danger pressant qu’il s’agit de prévenir ! Ne l’aviez-vous pas compris ?

La menace russe a ceci de remarquable qu’elle aura permis (via l’Otan et accessoirement via l’Union européenne) la digestion et l’intégration dans le dispositif militaire transatlantique des anciens membres du pacte de Varsovie, celui-ci ayant eu la stupidité de se dissoudre unilatéralement (sans barguigner) à la mort de l’Empire soviétique le 1er juillet 1991. C’est donc l’Otan qui soude littéralement en un bloc l’ensemble disparate européen de l’Irlande au Caucase. Bloc qui pourrait être estimable s’il n’était constitué sur de fort mauvaises bases (celle, entre autres, d’une agressivité non déguisée à l’égard de la Fédération de Russie) et n’avait pour conséquences de satelliser étroitement Bruxelles et le reste de l’Europe à Washington.

Il est à regretter que, croyant œuvrer au progrès, à la modernisation de leur société (ce qui n’est en effet pas une ambition totalement absurde), les jeunes démocraties d’Europe orientale relaient les visées intégrationnistes et annexionnistes des promoteurs du Nouvel Ordre International. Pourtant, à bien y regarder, chacun peut apercevoir que la démocratie modèle, la démocratie des démocraties, l’Amérique, si elle est généreuse aux audacieux sans scrupules excessifs, est dure aux faibles et aux perdants. Beaucoup à l’Est, notamment dans les nouveaux Länder allemands (l’ex RDA) regrettent aujourd’hui, et à juste titre, l’aurea mediocritas qu’offrait le système communiste. Comprenez la stabilité de l’emploi à vie, les soins gratuits, le logement et une prise en charge par l’État quasiment du berceau au cercueil. Paradoxalement, une majorité (courte mais significative) d’Allemands de l’ex République démocratique regrette sincèrement « le Mur » qui les protégeait contre les excès du libre renard dans le libre poulailler capitaliste [13]. Au final qui en parle ?

La guerre est d’abord celle de l’esprit

Falsifier l’information, polluer la perception des choses, des événements et l’évaluation des situations, inverser les responsabilités au point que l’agresseur devienne irréfragablement l’agressé (les Palestiniens ou l’Iran menaces récurrentes) et que la vraie victime soit le tueur impénitent et sans état d’âme. Ceci constitue le b.a.-ba de la manipulation à visées politiques ou géopolitiques. Et ce, de tous temps, à ce détail près que les techniques ont permis un essor prodigieux aux capacités de contrôle mental collectif. L’inversion des situations, la projection des intentions malveillantes sur le vis-à-vis, ou le rival, la corruption des données, sont devenues un état de fait permanent servant de toile de fond à la vie des grandes démocraties [14]… Celles-ci se sont en effet bâties sur quelques piliers mythiques profondément enfoncés dans l’inconscient collectif. Des balises qui dessinent ou configurent la représentation du monde (weltanschauung) des communautés humaines occidentales. Ces fables hyper structurantes exercent à coup sûr une tyrannie certaine sur l’histoire et l’esprit de nos contemporains : tel le mythe de la libération de l’Europe par les États-Unis. Nul n’ignore qu’il s’est agi, du propre aveu des libérateurs, d’une Invasion (et d’une occupation : pensez à l’Amgot [15]) dans le cadre d’un partage du monde conclu avec l’empire soviétique à Postdam en juillet 1945 après les sommets tripartites de Téhéran en décembre 1943 et de Yalta en février 1945.

Ou encore, dans le contexte de la Guerre froide et d’une course forcenée aux armements, les mythes grandioses de la conquête spatiale qu’un proche avenir devrait nous dévoiler pour ce qu’ils sont : une apothéose hollywoodienne [16]. Ou bien les mythes relatifs au 11 septembre et aux trois gratte-ciel qu’auraient mis à bas deux avions de ligne à carcasse d’aluminium. Insistons sur le fait que la propagation sous couvert de divertissement de mythes de tous ordres (extra-terrestres, monstres de la nuit, loups garous, vampires, revenants, etc.) entretient une forte perméabilité de l’imaginaire universel (jusqu’au tréfonds de la planète, dans recoins les plus reculés des déserts) aux super bobards dont nous sommes quotidiennement abreuvés. Ce triturage permanent de l’esprit humain n’est au bout du compte qu’une préparation du terrain psychologique (affaiblissement de la résistance morale et de la rationalité critique) en vue de faire accepter aux populations toutes sortes de dispositions délétères : état d’urgence permanent (inscrit dans la Constitution, ce que prépare Macron), vaccination des nouveaux nés et puçage généralisé, culte de l’inversion sexuelle, guerres permanentes… Mais des guerres a priori périphériques ! Ce qui nous permet de croire béatement que nous trouvons en état de paix perpétuelles grâce au bannissement de l’idéologie nationaliste… n’est-ce pas ?

L’action psychologique est à ce titre devenue plus qu’un préambule à la conquête du terrain géographique ou social. Elle est en réalité l’alpha et l’oméga de l’action guerrière elle-même, en elle-même. Il ne s’agit plus seulement d’une simple dimension, de l’un des aspects parmi d’autres de l’activité guerrière en général, il s’agit de la guerre en soi dont le but n’est plus de soumettre les corps et d’occuper un territoire physique, mais d’asservir d’abord les âmes et les esprits. Le puissant intérêt dans cette forme de guerre est qu’à l’occasion elle peut passer totalement inaperçue de l’opinion intérieure du pays, là où elle est à l’œuvre, tout comme aux yeux des opinions publiques extérieures qui se fient à une presse traîtresse. Telle est la grosse malice !

Certes les champs de bataille du Proche-Orient sont encore un peu rustiques, mais le complet reconditionnement viendra après, avec la gay pride et la PMA comme expression ultime des droits de l’homme [17]. Ce pourquoi la guerre moderne est d’abord et essentiellement celle de l’information, c’est dire que son enjeu premier n’est plus prioritairement l’occupation (militaire) du sol « ennemi » (il conviendrait mieux ici de parler en terme de « cible »), mais de la prise de contrôle des esprits, de la domination ou de la soumission psychique des populations…

De ce point de vue, les opérations militaires ne sont appelées à intervenir qu’en dernier recours, dans une occurrence de nécessité, pour achever « le travail » et déblayer le terrain, le nettoyer de ses dernières poches de résistance. Pour donner le coup de grâce en quelque sorte ; un cas de figure qui se présente en principe avec les dictatures résilientes, celles-ci étant par définition mieux armées et organisées pour résister à des assauts extérieurs, en particulier en raison de leurs dispositifs sécuritaires d’encadrement de leur population, de leurs milices et de leur parti unique… La Syrie baasiste en est un exemple !

Léon Camus

Notes

[1] « Dezinformatsia les mesures actives » de Richard Shultz et Roy Godson1984.

[2] Les journalistes d’A2 Véronique Robert et Stéphan Villeneuve, victimes d’une mine le19 juin à Mossoul. L’industrie de l’image qui fait croire qu’elle informe mais en vérité ne dit rien, a aussi ses martyrs.

[3] L’exemple serbe paraît ici tout à fait éclairant : succédant à l’embargo sur les livraisons d’armes décrété le 26 septembre 1991, le Conseil de sécurité adopte le 30 mai 1992 une résolution (787) instaurant un embargo commercial, pétrolier et aérien contre la République fédérale yougoslave (Serbie et Monténégro). Blocus de sept ans avant les frappes de l’Otan (sans mandat des Nations Unies), au printemps 1999. La Serbie, en état de sidération, chasse son équipe dirigeante (dont le président Milosevic qui décédera au cours de son procès devant la cour pénale internationale de La Haye) et se précipite dans les bras de son bourreau n’ayant de cesse d’intégrer l’Union européenne qui va pourtant ruiner son économie et l’enclavant pour mieux la faire passer sous les Fourches caudines des cahiers des charges européistes. Ses frontières resteront « fermées » de longues années après la fin du conflit afin d’amener le pays à résipiscence et le contraindre à livrer ses criminels de guerre. Entre-temps le Kosovo est devenu un État voyou, toujours occupé militairement, il abrite le Camp Bondsteel qui est une formidable base de projection de puissance vers l’Asie centrale et l’espace eurasiatique en général. En Irak les premières années firent la bagatelle d’au moins un million de morts. Le « prix à payer » [CBS News 12 mai 1996] assena la Secrétaire d’État américaine d’origine polonaise, Madeleine Albright, laquelle fut accessoirement la marraine d’Hubert Védrine ex ministre socialiste des Affaires étrangères françaises.

[4] « La Désinformation, arme de guerre » textes rassemblés et présentés par Vladimir Volkoff 2004.

[5] Nous assistons ainsi à une récupération et à un dévoiement des idées de l’Américain Henry David Thoreau développées dans « La désobéissance civile » 1849, et reprises ultérieurement par Gandhi pour conduire sa politique de « non-violence ».

[6] Lucien Cerise « Retour sur Maïdan ». Le Retour aux sources 2017. Ouvrage qui examine de façon savante la gestion du conflit sous l’angle de l’ingénierie sociale et de la dissonance cognitive.

[7] Le Parti communiste résiduel (217.833 voix) obtient 10 sièges avec 0,46% des inscrits. La [France insoumise de Mélenchon (883.573 voix) et le Parti Socialiste (1.032.842 voix), soit 1,87% chacun obtiennent le premier 17 et le second 30 élus. Le Front National (1.590.000 voix) et 3,36% des inscrits, n’obtient que 8 députés. Un système porteur de nuées d’orage tant il est inique.

[8] « La Russie considère ces actions comme une violation flagrante du droit international, des principes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie » Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères.

[9] « Un militant de la première heure » 22 février 2006 www.lecourrier.ch/un_militant_de_la… JM Vernochet

[10] Le 23 février 2010 Arte consacrait une soirée à la Birmanie non encore démocratisée (les militaires contre les moines). On y voyait des manifestants locaux filmant les événements, montrant avec quelle dextérité ces témoins savent manier et pétrir l’information pour lui faire donner son meilleur rendement désinformatif. Nous n’apologisons ici en rien la junte birmane. Il s’agit simplement de suggérer combien il est difficile de lire à travers les lignes brouillées de l’histoire écrite par des témoins soi-disant objectifs. L’image, truquable à volonté grâce aux techniques et aux moyens les plus affûtés des logiciels de remodelage (avec en bout de chaîne des capacités de plus en plus puissantes de traitement informatique) s’est imposée comme une puissante une arme de guerre et un formidable outil politique pour qui sait la manier à bon escient.

[11] Pour rendre justice à notre Césarion, Macron semble pour l’heure vouloir infléchir la politique de la France tant avec Moscou qu’avec Damas, réintroduisant dans ces dossiers un semblant de raison et de lucidité géopolitique.

[12] Italie : PIB de1815 milliards de $ en 2015. La Fédération de Russie la même année : PIB de 1326 milliards de $.

[13] Voir l’excellent film Allemand de Wolfgang Becker sorti en février 2003 « Good Bye Lenin ».

[14] Le 18 juin 2017 le Wall Street Journal révélait (mais cela était connu depuis de nombreux mois) que l’État hébreu apporte une aide matérielle et sanitaire secrète aux rebelles syriens, les combattants de la région du Golan étant payés par les autorités israéliennes.

[15] Gouvernement militaire allié des territoires occupés ou Allied Military Government of Occupied Territories (AMGOT). L’occupant, avec l’active complicité du CNR avait en 1944 imposé sa propre monnaie. Il s’agissait de tirages américains dits « de Philadelphie » qui comprenait plusieurs valeurs faciales tant en billets qu’en pièces. Ces billets étaient destinés à remplacer la monnaie de Vichy. Cette monnaie a eu cours pendant la durée du gouvernement provisoire de la République Française, du 26 août 1944 au 16 janvier 1947, date de l’instauration de la quatrième république avec Vincent Auriol comme Président, ils furent démonétisés fin 1947. Reste que cela montre qu’elle fut le statut de la France « occupée » jusqu’à la complète éviction du pouvoir communiste. Une situation qui n’es pas sans rappeler celle de l’Allemagne de 1919.

[16] Voir Rivarol juillet 2011 « Tintin a-t-il jamais marché sur la Lune ? »

[17] La procréation médicalement assistée fut le thème central de la gay pride parisienne de ce 24 juin 2017. Maintenant l’une des preuves que Vladimir Poutine exerce une dictature impitoyable sur la Russie, ressort de la promulgation sous son seing d’un décret relatif à l’interdiction de la propagande homosexuelle auprès des mineurs (loi fédérale n°135-ФЗ du 30 juin 2013). Une campagne d’arrestations intervenues récemment en Tchétchénie (afin de prévenir l’organisation de gay pride dans quatre villes Nord-Caucase) a déclenché une vague internationale d’indignation (!), celle-ci imputant à la présidence russe les persécutions dont les invertis seraient l’objet dans cette région du globe.

Source: http://www.geopolintel.fr/article1987.html

 

 

01 juillet 2017

 

 

Un exemple de la façon dont Associated Press répand une info bidon

Les informations non factuelles, les infos bidon, ont des conséquences politiques. Surtout quand elles sont récoltées par des propagandistes partisans qui s’en servent pour atteindre leurs objectifs. Il n’est pas toujours facile de suivre consciencieusement la piste des infos bidon, mais voici un exemple récent « pris à la volée ».

Associated Press(AP) est une agence de presse à but non lucratif et politiquement neutre, financée par des journaux américains et d’autres médias de divers bords politiques. Son large éventail de clients l’empêche (presque) de faire des déclarations nationales partisanes. Son approche des problèmes internationaux est différente. La sélection des informations qu’elle rapporte est motivée par les intérêts de ses clients et, par conséquent, déjà biaisée dans sa sélection. Mais les rapports factuels sur des informations sont généralement simples – ou supposés tels. Les décisions politiques sont parfois basées sur ses communiqués de presse. Il est donc préoccupant qu’elle diffuse des nouvelles visiblement fausses.

Hier, AP a publié cette info:

Le compte vérifié d’Associated Press @AP

La Russie affirme avoir tué le leader d’EI, al-Baghdadi. Https: //apnews.com / …

 

7h51 – 16 juin 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NY Daily newsFOX NewsPolitico et beaucoup d’autres médias d’information ont réédité et / ou republié cette info d’AP. La version de Politico déclare :

La Russie a déclaré vendredi qu’elle a tué le chef du groupe État islamique dans une attaque aérienne visant une réunion des dirigeants d’EI, à l’extérieur de la capitale de facto du groupe en Syrie.

Le ministère russe de la Défense a déclaré qu’Abu Bakr al-Baghdadi et d’autres commandants du groupe ont été tués lors d’une frappe russe, fin mai.

Il m’a semblé que quelque chose clochait, dans cet article d’AP. La Russie est habituellement très prudente avec ce genre de déclaration et tend à éviter les affirmations hasardeuses. (L’armée américaine, par contre…)

J’ai donc vérifié auprès de l’agence russe officielle TASS, qui a signalé quelque chose de différent : le dirigeant d’EI pourrait avoir été tué dans une frappe aérienne russe en Syrie.

MOSCOU, le 16 juin / TASS /. Le ministère russe de la Défense a déclaré qu’il était en train de vérifier si le dirigeant du groupe terroriste État islamique, Ibrahim Abu Bakr al-Baghdadi, a bien été tué par une attaque aérienne russe dans la banlieue sud de Raqqa, en Syrie, à la fin du mois de mai.

D’autres sources d’informations russes en ont également parlé. Le ministère russe de la Défense n’a jamais affirmé que ses forces avaient tué Baghdadi. Il a seulement déclaré qu’il étudiait de telles allégations. Le New York Times ayant son propre journaliste à Moscou a également publié un article plus précis« Les militaires russes disent qu’ils ont peut être tué le chef d’EI. »

MOSCOU – L’armée russe a déclaré vendredi qu’elle cherchait à savoir si l’une de ses frappes aériennes sur le désert syrien avait tué Abu Bakr al-Baghdadi, le calife autoproclamé d’État islamique.

Dans un communiqué, le ministère de la Défense a déclaré que l’armée de l’air russe avait bombardé une réunion des dirigeants d’État islamique, le 28 mai, à l’extérieur de Raqqa, en Syrie, la capitale de fait du groupe, et peut-être tué Mr. Baghdadi.

De toute évidence, le rapport d’Associated Press, largement diffusé, était effectivement faux. J’étais préoccupé par le fait que ces fausses déclarations pourraient avoir des conséquences :

Moon of Alabama @MoonofA

Moon of Alabama a Retweeté The Associated Press

Tass dit que la Russie ne fait qu’enquêter sur une telle allégation. @AP exagère-elle ici ? Pour blâmer la Russie quand la déclaration se révèlera fausse?

Http://tass.com/world/951708

8h43 – 16 juin 2017

Mon souci que « la Russie soit blâmée » s’est révélé justifié lorsque les bidonneurs ont commencé à utiliser le rapport bidon d’AP pour faire avancer leur plan politique.

Paul Cruickshank est

Rédacteur en chef à CTC Sentinel – Analyste du terrorisme à CNN – Co-auteur du best-seller international Agent Storm – Dans le top ten des meilleurs auteurs de romans d’espionnage sélectionnés par le Guardian.

Paul Cruickshank s’est emparé de l’article d’AP sans même le vérifier

Paul Cruickshank Compte vérifié @CruickshankPaul

Cinq raisons pour lesquelles nous devrions être profondément sceptiques quant à la déclaration russe concernant Baghdadi.

9h47 – 16 juin 2017

La Russie n’a jamais fait la déclaration que Cruickshank pensait qu’elle avait fait, mais il utilise l’info bidon d’AP pour avancer son propre narratif:

Paul Cruickshank Compte vérifié @CruickshankPaul

5.    Cela vient des Russes, qui ont tout intérêt à être considérés comme se battant contre EI (alors qu’ils se concentrent sur autre chose).

9h54 – 16 juin 2017

Pour mémoire : la Russie (et la Syrie et ses autres alliés) ont combattu EI chaque fois que possible. Ce sont les États-Unis qui n’ont pas combattu EI, mais l’ont utilisé et l’utilisent encore pour leur propre objectif. Obama et Kerry l’ont admis publiquement (en bas du texte pour leurs citations). Ce n’est qu’après que la Russie a montré que des milliers de camions-citernes transportaient du pétrole des zones tenues par EI vers la Turquie, sans que les États-Unis n’y fassent quoi que ce soit, que les États-Unis se sont ralliés pour les bombarder. Cruickshank utilise les infos bidons d’AP pour répandre sa propre fausse affirmation, selon laquelle la Russie et la Syrie n’ont pas combattu EI et ne le font pas plus maintenant.

Un autre bidonneur est le promoteur, payé par le Golfe, des « rebelles » takfirs de Syrie, Charles Lister : « La déclaration russe à propos de Baghdadi nécessite une vérification. »

Par Charles Lister

L’affirmation russe disant avoir tué le chef d’EI, Abu Bakr al-Baghdadi, au cours d’une attaque aérienne à Raqqa le 28 mai devrait être prise avec beaucoup de suspicion.

[…]

La Russie a une longue liste de fausses déclarations et de désinformation délibérée diffusées lors de sa campagne en Syrie.

[…]

Au-delà de cette revendication russe probablement fausse…

Cruickshank et Lister diffusent tous les deux une propagande sans faits avérés, vendue comme la conclusion d’une information provenant d’AP. Mais le rapport d’AP était une info bidon.

S’il est nécessaire de prendre ce rapport « avec beaucoup de suspicion », pourquoi ne pas revenir en arrière et vérifier le rapport d’AP en premier lieu? Lister et Cruickshank ne l’ont visiblement pas fait.

Pendant ce temps, Associated Press a corrigé son article bidon. Sous le même lien, le titre est maintenant« Incertitude quant au sort du chef d’État islamique après la frappe aérienne. » (Le lien vers l’article dit toujours « La-Russie-revendique-avoir-tué… »).

BEYROUTH (AP) – L’incertitude et la confusion ont entouré le sort du chef du groupe État islamique, vendredi, alors que la Russie a annoncé qu’elle l’avait peut-être tué…

[…]

A part l’affirmation de Moscou selon laquelle il aurait peut-être été tué lors de l’attaque aérienne du 28 mai avec plus de 300 militants, il n’y avait pas grand-chose pour soutenir une telle affirmation. Le ministère russe de la Défense a déclaré que l’information sur sa mort était toujours « en train d’être vérifiée par différents moyens ».

Pendant qu’AP corrigeait son article, son tweet original ou les autres rapports médiatiques dérivés du premier article n’étaient pas corrigés. Les bidonneurs qui ont fait leurs propres analyses politiques en fonction de cette info bidon ne vont certainement pas mettre à jour et corriger leurs analyses.

Les infos bidon peuvent être dangereuses. Mais ce ne sont pas celles d’un blog partisan peu lu, qui sont un danger pour le public. Ce sont celles diffusées par les médias traditionnels et les grandes agences de presse qui sont vraiment préoccupantes.

Notez que le premier article d’AP, comme on peut le voir sur la capture d’écran ci-dessus, a « Moscou » en en-tête. Le corrigé a lui, « Beyrouth ». L’auteur de l’info bidon d’AP est son correspondant à Moscou, Vladimir Isachenkov. Il est certainement juste de dire que les autres rapports d’Isachenkov de Moscou sont rarement sympathiques au point de vue russe sur les sujets en question. Ses rapports sont toujours le reflet de la vision prédominante aux États-Unis, qu’elle soit exacte ou fausse. Le point de vue de la Russie n’est jamais analysé en lui-même, mais toujours en relation avec la position états-unienne qui est a priori considérée comme la vérité ultime.

On se demande comment cela nourrit la connaissance du terrain et le jugement du public américain, et de ses décideurs politiques, quand sa plus importante agence de presse fournit des informations de Moscou tellement déformées, voire fausses.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Nadine pour le Saker Francophone.

 

Source: http://lesakerfrancophone.fr/un-exemple-de-la-facon-dont-associated-press-repand-une-info-bidon

28  juin 2017

 

 

 

La véritable définition du terrorisme c’est ce que font les USA, la GB, Israël et l’Arabie Saoudite au Moyen-Orient

Le vrai axe du mal est celui qui est mené par les Etats-Unis

 

Ce que les gouvernements britanniques, américains, saoudiens et israéliens ont fait au Moyen-Orient est la véritable définition du terrorisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soldats saoudiens

Le conflit en cours au Yémen a entraîné la mort de plus de 10 000 civils, selon les Nations Unies. Pendant ce temps, plus de 10 millions de Yéménites sont au bord de la famine.

Le conflit est maintenant dans sa troisième année, mais il ne bénéficie toujours presque pas de couverture médiatique dans le monde.

 

Une campagne militaire a été lancée contre les rebelles Houthis en 2015, avec le soutien de neuf pays du Moyen-Orient et d’Afrique, ainsi que le soutien des États-Unis. Le conflit a récemment vu l’utilisation des blocus navals sur les ports yéménites pour soi-disant arrêter la contrebande d’armes destinées aux rebelles Houthis, mais cela a entraîné une énorme pénurie alimentaire dans tout le pays, ce qui contribue à un taux élevé de mortalité au sein de la nation arabe.

Les Yéménites qui ne sont pas tués par les bombes saoudiennes font face à la famine et la maladie

Tout récemment, l’Organisation mondiale de la Santé a signalé une épidémie de choléra, qui a déjà fait plus de 1310 morts depuis la fin avril et le nombre devrait continuer à augmenter d’environ 300 000 cas dans les six mois en raison du nombre élevé de déplacés, du peu de soutien/aide internationale, des blocus navals et des conditions de vie insalubres.

Le gouvernement saoudien soutenait le gouvernement de Hadi au Yémen, et l’Arabie Saoudite fera durer cette guerre pour s’assurer que ne se dégage pas une forte présence chiite dans ce pays ravagé par la guerre. Le gouvernement saoudien affirme vouloir la paix dans la région mais semble toujours jouer un rôle de premier plan dans l’escalade et l’entretien des conflits régionaux, la Syrie en étant un exemple.

Les monarques saoudiens craignent la montée de l’influence iranienne à la fois à l’échelle régionale et internationale, et ne reculeront devant rien pour arrêter les Iraniens, ce qui se traduit par le bombardement d’innocents au Yémen, ou le soutien des groupes armés en Syrie. Le gouvernement saoudien, aux côtés de la politique étrangère téméraire des Américains au Moyen-Orient, a contribué à la déstabilisation de la région.

L’implication du gouvernement américain dans les affaires du Moyen-Orient et sa politique régionale sont non seulement illégales mais criminelles ; les Américains ont tué par millions en Irak, en Syrie et en Libye et sont responsables de nombreux autres morts parmi les civils innocents dans des pays comme le Yémen et la Palestine occupée, avec le soutien continu de l’Arabie et des régimes sionistes. L’Occident a tenté de dissimuler leurs crimes au Yémen, pendant que ses industries d’armement continuent à se développer et à en profiter en raison de la forte demande des Saoudiens et des autres pays du Golfe.

 

Si l’Occident se souciait vraiment des gens innocents et de la paix mondiale, il condamnerait ces actes et les considèrerait comme criminels. Mais quand l’Occident et ses alliés font quelque chose, c’est toujours justifié, alors que si c’est la Russie, l’Iran et la Chine qui font la même chose pour sauvegarder leur indépendance et leur souveraineté, ils font l’objet de critiques et sont sanctionnés.

Le vrai visage de la terreur

 

Depuis le début de la guerre, le gouvernement britannique a approuvé la vente de près de 3,3 milliards £ en armes, que les Saoudiens ont utilisées contre leur voisin du sud. Pourtant, le gouvernement britannique prétend hypocritement qu’il tente d’empêcher les pertes civiles. Ce que le Royaume-Uni, les États-Unis, les gouvernements saoudiens et israéliens ont fait au Moyen-Orient est la véritable définition du terrorisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les crimes de guerre saoudiens: rendus possibles par la vente des armes occidentales

 

La réalité du conflit n’est pas entre sunnites et chiites, comme les Saoudiens voudraient vous faire croire, mais une tentative désespérée des Saoudiens pour empêcher l’influence iranienne dans la région ; cela convient aux intérêts de l’Occident et ils continuent d’ignorer les massacres pour se concentrer plutôt sur leur campagne « anti-terrorisme » en Syrie ; mais en fait, la réalité est que c’est l’armée arabe syrienne, et ses alliés russes et iraniens, qui mènent la majeure partie de cette lutte.

Si vous voulez voir à quoi ressemble une véritable campagne anti-terroriste, ne cherchez pas au-delà de la coalition Syrie-Russie-Iran.

Source : http://russia-insider.com/en/politics/real-axis-evil-american-led/ri20207

Traduction : Avic – Réseau International

 

Frappe aérienne en Syrie:

« on a un p*tain de problème »

Pendant que les beaux parleurs du Congrès US s’adonnent à des discours auto-promoteurs régurgitant le mensonge de la « menace russe » et poussent à de plus sévères sanctions et actions contre la seule autre superpuissance planétaire, le journaliste chevronné Seymour Hersh a une fois de plus lâché une bombe médiatique qui pulvérise la version officielle de l’attaque aux armes chimiques de Khan Cheikhoun. L’article est un « protocole de conversation » entre un soldat US et un analyste US de la sécurité. Le soldat est en service actif, en poste sur une base aérienne stratégique de la région, bien que le lieu exact de son déploiement soit tenu secret pour des raisons évidentes.

L’échange révèle non seulement que le gouvernement syrien n’a pas lancé d’attaque chimique à Khan Cheikhoun, mais que les États-Unis savaient qu’il n’y avait pas eu d’attaque chimique. De plus, l’échange démontre que tout le personnel concerné n’adhère pas au choix de lancer des missiles Tomahawk sur al-Sha’aryat, ou même à l’ensemble de la mission en Syrie et en Irak. Il révèle de réelles inquiétudes parmi du personnel bien renseigné, selon quoi les Russes ne continueront pas éternellement à jouer les têtes froides, et que la Russie a depuis longtemps désiré la paix dans la région. Plus notablement, l’échange révèle qu’il existe un « agenda secret » en cours de déploiement concernant la Syrie, l’Irak et la Russie.

Une analyse plus détaillée suivra. Pour l’instant toutefois, il importe de lire l’échange tel qu’originellement publié par Welt am Sonntag et Seymour Hersh. Le voici ci-dessous:

6 avril 2017

Soldat US [AS, American Soldier]: On a un putain de problème.

Analyste de la Sécurité [SA, Security Advisor]: Qu’est-ce qui s’est passé? C’est le Trump, qui ignore les renseignements et qui va essayer de frapper les Syriens? Et que nous pissons sur les Russes?

AS: Ça craint… Les choses s’accumulent.

SA: Tu n’as peut-être pas vu la conférence de presse de Trump aujourd’hui. Il a gobé le récit médiatique sans demander à voir les renseignements. Nous allons probablement nous faire botter le cul par les Russes. Putain c’est dangereux. Où sont les adultes, bordel? L’échec de la chaîne de commandement à dire la vérité au Président, qu’il veuille ou non l’entendre, restera dans l’histoire comme l’un de nos pires instants.

AS: Je sais pas. Rien de tout ça n’a de sens. Nous SAVONS qu’il n’y a pas eu d’attaque chimique. Les Syriens ont frappé une cache d’armes (une cible militaire légitime) et il y a eu des dommages collatéraux. C’est tout. Ils n’ont pas mené la moindre espèce d’attaque chimique.

Et maintenant nous leur balançons tout un tas de TLAMs (missiles Tomahawk) dans le fion.

SA: Ça a toujours été leur agenda secret. En fin de compte, c’est pour pouvoir s’en prendre à l’Iran. Ce que les gens autour de Trump ne comprennent pas, c’est que les Russes ne sont pas un tigre de papier et qu’ils disposent d’une capacité militaire plus robuste que la nôtre.

AS: Je ne sais pas ce que vont faire les Russes. Ils peuvent rester en retrait et laisser les Syriens défendre leurs propres frontières, ou ils peuvent fournir une quelconque forme de soutien tiède, ou encore ils pourraient nous virer de l’espace aérien par la force et nous renvoyer en Irak. Honnêtement, là tout de suite je ne sais pas à quoi m’attendre. J’ai l’impression que tout est possible. Le système de défense aérienne russe est capable de dégommer nos TLAMs. C’est un énorme putain de problème… Nous sommes toujours sur le pied de guerre…

SA: Tu as tellement raison. La Russie ne va pas encaisser ça sans rien faire.

Qui est derrière tout ça? Est-ce que ça vient de Votel? [le Général Joseph L. Votel, Commandant du Central Command US, Ndlr]

AS: Je sais pas. C’est d’un gros bonnet en tout cas… C’est un énorme putain de problème.

Il faut que ce soit le POTUS [President Of The United States, NdT].

Ils [les Russes] soupèsent leurs options. Les indices démontrent qu’ils vont se cantonner à être des soutiens passifs de la Syrie, et ne pas s’engager à moins que leurs propres actifs soient menacés… En d’autres termes putain, le ciel est bleu.

7 avril 2017

SA: Que disent, ou que font les Russes? Ai-je raison de dire que nous avons causé peu, ou pas de dommages à la Russie et à la Syrie?

AS: Nous n’avons rien touché du tout, et tant mieux. Ils avaient rétrogradé tous leurs avions, et tout leur personnel. En gros, nous leur avons offert un feu d’artifice extrêmement cher.

Ils savaient où se trouvaient les navires et ont observé toute l’opération, du lancement à son terme.

Les Russes sont furieux. Ils affirment que nous possédons les bons renseignements, et que nous connaissons la vérité sur la frappe contre la cache d’armes.

Ils ont raison.

J’imagine que ça ne comptait pas, que nous ayons élu Clinton ou Trump. Merde.

Personne ne parle de la raison qui nous a fait venir en Irak et en Syrie dès le départ. Cette mission-là est foutue.

SA: Certains de tes collègues sont-ils en colère, ou tout le monde suit-il le script en disant que c’est OK?

AS: C’est une maison de dingues… Bordel, nous avons même informé les Russes une heure avant l’impact.

SA: Mais clairement, ils savaient ce qui allait venir.

AS: Oh bien sûr.

Maintenant, la Fox raconte que nous avons choisi de frapper la base aérienne syrienne parce que c’est de là qu’avaient été lancées les attaques chimiques. Wow. Pas possible d’inventer une merde pareille.

SA: C’est ce qu’ils font. Je veux dire, ils l’inventent.

AS: Putain, c’est tellement vicieux.

SA: Amen!!!

8 avril 2017

AS: Les Russes sont extrêmement raisonnables. En dépit de ce que racontent les infos, ils essayent encore d’apaiser les choses et de coordonner la campagne aérienne.

SA: Je ne crois pas que les Russes comprennent à quel point Trump s’est emballé là-dessus. Et je ne pense pas que nous appréhendons tous les dommages que les Russes peuvent nous infliger.

AS: Ils font preuve d’une retenue extraordinaire, et sont restés incroyablement calmes. Ils semblent surtout intéressés par la désescalade, dans tous les domaines. Ils ne veulent pas perdre notre soutien pour les aider à détruire ISIS [l’État Islamique, NdT].

SA: Mais j’ai le sentiment qu’ils essayent simplement cette approche tant qu’ils sentent qu’elle peut porter ses fruits. Si nous persistons avec cette attitude agressive, ils vont répliquer.

Brandon Turbeville

Source: http://www.activistpost.com/2017/06/we-got-a-fuckin-problem-chat-reveals-chem-attack-lies-secret-us-agenda.html

Traduit par Lawrence Desforges

 

L’histoire biblique de Joseph coule comme le Titanic

Dans ma vie, j’ai entendu bien trop d’histoires bizarroïdes que mon esprit ne pouvait pas percevoir comme vraies. Une des plus bizarres et incroyables d’entre elles est l’histoire biblique de l’Exode. J’aurais pu la réfuter comme tous les autres contes du passé lointain qui ne demandait pas nécessairement observation et enquête pour valider son historicité et authenticité, si ce n’avait pas été une histoire biblique et si je n’avais pas été égyptien.

Le défi réside dans le fait que l’Exode est une histoire biblique et elle est peut-être l’histoire la plus dramatique jamais narrée dans la bible. L’exode, oserais-je dire, est le lit même dans lequel repose toute la construction de la foi judéo-chrétienne et peut-être même celle de l’islam. (NdT: l’Islam est présenté comme la 3ème religion abramique, il est donc aussi directement connecté, en tant que “religion du livre”, aux mêmes contes des religions monothéistes antérieures…)

Si l’histoire de l’Exode a été déformée ou falsifiée, alors tous les contes israélites qui ont suivi seront estampillés du faux. Les histoires comme celles de la conquête de la terre promise et de l’établissement du temple de Salomon et du royaume de David en Palestine seront discréditées et ébranlées jusque dans leur cœur le plus profond. Dans ma recherche (et en collaboration avec de grands universitaires, érudits et historiens, spécialistes du sujet), nous argumentons et disputons le fait que la géographie des histoires bibliques et de manière plus importante, celle de l’Exode, ont été falsifiées et changées comparées aux anciennes données bibliques.

Proprement exposé, ce scenario, dont nous soutenons la validité en accord avec les preuves trouvées et exposées dans mon livre (“Egypt Knew no Pharaohs nor Israelites”), transformera la bible, celle-là même qui est nichée sous de nombreux oreillers bien douillets, en un vieux texte archaïque mensonger de dimension massive.

La plupart des juifs, des chrétiens et des musulmans pensent que cette histoire de l’Exode est un évènement historique réel. Plus important, ils n’ont de plus aucun doute sur le fait que l’histoire biblique de Moïse et du Pharaon s’est passée dans l’Egypte antique et c’est là que tous ces dévots se sont lourdement trompés.

D’après notre enquête, si l’histoire de Moïse et du Pharaon était vraie et donc un évènement historique, alors celle-ci a dû se passer dans l’Arabie antique et non pas dans l’Egypte antique.

L’histoire de l’Exode est un vieux conte arabe et tout à son sujet est arabe: son vocabulaire, sa culture, sa géographie et même son milieu éthique.

Dans le monde de l’écriture de script, avant de s’embarquer dans la création même de l’histoire, le rédacteur doit créer le bon “environnement” socio-historique pour son film.

L””environnement” crée l’ambiance générale qui rend l’histoire distincte et la rend  originale par son dialogue, sa géo-location et son arrière-plan culturel uniques.

Par exemple, dans un roman ou un film comme “Titanic”, vous vous attendez à ce que le script, qui va créer le bon “environnement” pour l’histoire du naufrage de ce navire géant, inclut et utilise ces choses des plus notoires pour le bien de l’histoire et de son narratif:

·         Le tournage doit avoir lieu dans un décor à l’architecture et au design similaires à celui utilisé dans la réalité de ce paquebot géant à vapeur.

·         L’Atlantique-Nord doit être omniprésent dans le script et durant le tournage.

·         L’histoire doit commencer dans le port de Southampton en Angleterre et bouger en direction de New-York en Amérique.

·         La plupart des acteurs doivent parler anglais (et dans le vocabulaire et style grammatical utilisés au début du XXème siècle)

·         La garde-robe des personnages doit refléter la mode des années 1910.

·         Les noms des principaux personnages de l’histoire doivent être britanniques et en accord avec les us et coutumes des noms les plus populaires de la fin XIXème et début XXème siècles

·         Le dialogue ayant cours entre les personnages principaux (élite et du commun) doit refléter la toile de fond socio-culturelle de l’époque précédant juste la Première Guerre Mondiale.

Le script/film est éventuellement jugé sur la précision avec laquelle le réalisateur/écrivain a retranscrit l’évènement historique. En d’autres termes, sur le comment l’environnement du film/script reflète au plus près la réalité historique de ce que fut en l’occurrence, le naufrage du Titanic.

D’après la bible hébraïque, l’histoire de l’Exode commence quelques 260 à 300 ans avant la vente du  patriarche Joseph comme esclave. Bien que notre recherche présente de très forts arguments contre le fait que l’Egypte ait été la terre sur laquelle l’histoire des Israélites se soit déroulée (incluant en cela celle de Joseph…), mettons cela de côté pour le moment et creusons un peu plus cette histoire de Joseph.

La Génèse, 37 (Genesis – 37, ), nous raconte l’histoire de Joseph et de son drôle de rêve, comment il fut le fils préféré de son père, les tentatives de le tuer venant de ses frères jaloux, l’abandon de Joseph dans une citerne dans le désert, son sauvetage par un Midianite, ses frères observant une caravane d’Ismaélites approchant, la vente de Joseph comme esclave et lorsque leur caravane chargée de myrrhe et d’encens arriva dans une ville appelée “Mizraïm”, et non ! Mizraïm n’est pas le mot hébreu pour “Egypte” comme on vous a bourré le crâne, Joseph fut de nouveau vendu à Potiphar, les chefs des gardes de la ville.

Analysons l’histoire de Joseph comme celle du script d’un film. Creusons le texte et essayons de trouver des mots clefs spécifiques qui nous aiderons à construire son environnement géographique et culturel et même l’époque probable à laquelle cette histoire aurait dû se passer.

Pour vous donner un exemple de notre méthodologie, examinons le texte suivant tiré de la Génèse, 38 (Genesis – 38:):

Judas a choisi une épouse pour son fils aîné Er. Son nom était Tamar. Er mit dieu en colère. Alors dieu lui enleva la vie. Puis Judas dit à Onan, ‘couche avec la veuve de ton frère.’ Mais Onan savait que le descendant ne lui appartiendrait pas, il ne coucha alors jamais avec la veuve de son frère, il gaspilla son sperme sur le sol afin de ne pas donner de descendant à son frère. Ce qu’Onan fit mit dieu tant en colère que celui-ci prit aussi la vie d’Onan.

En appliquant une analyse textuelle et une comparaison éthique du texte ci-dessus, nous pouvons parfaitement comprendre et identifier quelques normes éthiques et sociales des patriarches israélites et même de leur dieu. L’analyse révèle une conduite sociale très primitive consistante avec une tribu nomade luttant pour sa survie dans un désert cruel, contrôlée par un dieu non moins cruel.

Une norme sociale importante qui est aussi décrite dans le texte est le droit/devoir d’un frère de coucher avec l’épouse de son frère décédé. Le but de cette conduite inhabituelle (comparé aux normes morales modernes) était de soutenir la tribu en augmentant le nombre de ses membres coûte que coûte. Cet objectif était atteint en maintenant les femmes de la tribu constamment dans le processus de reproduction, par tous les moyens possibles.

Cette norme socialement et moralement acceptée, un prototype de la polygamie, était historiquement très commune dans l’Arabie antique et dans les terres africaines sub-sahariennes.

Ce qui est aussi intéressant est le nom de “Tamr/Tamar”, qui était très populaire pour les filles dans l’Arabie antique. Tamar veut dire “les dates de palmiers/dattiers”, le fruit et l’arbre caractéristiques et symboliques de toute l’Arabie et du Yémen. Dans le texte de la Génèse 37-38, nous trouvons quelques mots clefs très intéressants, qui nous aident à identifier l’environnement de cette histoire biblique. En fait, il y a plein de ces mots clefs, en voici quelques-uns des plus significatifs:

Troupeaux, Shechem, Joseph/Youssef, Dothan, citernes, animal sauvage, citerne dans le désert, caravane d’Ismaélites, dromadaires transportant myrrhe et encens, marchands midanites, ishmaélites, chèvre tuée, Shelah, Onan, Tamar, Hirah, Adullam, Kezib et tout le jargon des bergers.

Les mots “troupeaux, animal sauvage, dromadaires, chèvre et berger”, indiquent clairement que ces versets de la bible décrivent un environnement nomade. En d’autres termes, quelques grandes tribus vivant dans le désert aride et élevant des chèvres et des dromadaires.

Le “dromadaire” est ici un mot clef exceptionnel, car l’Arabie antique est l’endroit où le chameau à une bosse (dromadaire) a été domestiqué en premier lieu et ce ne fut pas avant le 9ème siècle Av. JC. En d’autres termes, les dromadaires n’avaient rien à faire non seulement dans l’histoire de Joseph mais de fait, dans tout le livre de la Génèse.

Au fait, l’Egypte antique n’a pas connu les dromadaires et certainement pas la culture nomade. Les dromadaires furent introduits en Egypte ancienne après la conquête d’Alexandre le Grand en 332 Av.JC. Et quand je dis l’Egypte antique, je veux dire l’Egypte et les territoires qu’elle contrôlait, de la Nubie au sud jusqu’à la Palestine dans l’extrême nord-est. Oui, la Palestine, où (d’après la bible) la plupart des histoires impliquant les Israélites se sont soi-disant tenues.

A ce point de notre recherche, nous avons été confrontés à un terrible anachronisme qui rendait l’historicité de cette histoire de Joseph, une théorie impossible à soutenir, car en accord avec la chronologie biblique, Joseph aurait été vendu comme esclave vers 1546 Av.JC.

Historiquement, la caravane de dromadaires qui aurait emmené Joseph à Mizraïm (confondue avec l’Egypte…), n’aurait pas pu exister avant le 7ème siècle Av. JC pour deux raisons:

Premièrement, comme nous venons de le mentionner, les dromadaires furent en premier lieu domestiqués en Arabie et au Yémen antiques vers le 9ème siècle Av. JC et deuxièmement, la route antique de l’encens qui transportait  épices, myrrhe, encens, ivoire et textiles de l’ancien Yémen (où se situe le Midian biblique), vers le Nord et la Mésopotamie et la Syrie (Assyrie) n’a commencé que vers le 7 ème-5ème siècle Av. JC.

Ainsi, en gardant à l’esprit ces faits historiques tout à fait vérifiés, nous parlons ici d’une différence de quelques 800 ans entre les temps bibliques de l’histoire de Joseph et un environnement historique plausible…

Dans son ouvrage à succès “The Bible Unearthed”. le professeur Israël Finkelstein, un archéologue israélien, a confirmé que les histoires des Israélites (incluant celles de Joseph et de Moïse) ne pouvaient pas avoir été écrites/composées avant le 7ème siècle Av. JC. La découverte de Finkelstein ne jette pas seulement un doute sur la chronologie biblique et le quand furent écrites les histoires des Israélites, mais aussi sur le fait de savoir si ces faits représentent bien la réalité historique dans un premier temps.

Cette conclusion de Finkelstein vérifiée officiellement va sûrement ajouter plus d’évidence pour notre thèse de recherche disant que l’Egypte antique ne fut pas la terre qui vit l’Exode des Israélites et que la Palestine n’était pas leur terre promise.

Si l’histoire de Joseph n’a pas pu se produire avant le 7ème siècle Av. JC, ceci renverrait automatiquement l’histoire de l’Exode dans cette nouvelle chronologie biblique vers le milieu du 4ème siècle Av. JC, en d’autres termes durant la période grecque de la direction de l’Egypte, ce qui représente une autre impossibilité théorique.

Revenons à l’environnement de la saga de Joseph et glânnons-y des mots clefs du langage utilisés dans le livre de la Génèse:

·         Les noms de “Youssef (traduit en langues occidentales comme “Joseph”), Shelah, Onan, Tamar, Hirah et Adullam” sont tous de véritables noms arabes qui étaient très commun dans l’antiquité arabe et yéménite.

·         La mention des Ismaélites (traduit en anglais en Ishmaelites) a fortement confirmé l’origine arabe de l’histoire.

·         Il est très connu (au travers de la tradition orale et des archives historiques) qu’Ismaël est l’ancêtre de toutes les tribus arabes (incluant les tribus israélites).

·         Par une analyse littéraire des psaumes/versets bibliques, nous pourrions facilement détecter une culture arabe de l’esclavage et du commerce des esclaves profondément impliquée.

·         Esclave en arabe se dit Abd. Savez-vous ce qu’est sa transcription en hébreu ? C’est Abad (dans la bible hébraïque, ce terme se retrouve partout…). Ceci ne peut pas être une surprise, car l’Hébreu, aussi loin que la phonétique soit concernée, est une des langues ou plutôt dialectes de l’arabe ancien, tout comme l’histoire de Joseph n’est qu’un des vieux contes arabes antiques.

·         L’alternative au meurtre de Joseph (dans l’histoire) était simplement de l’abandonner de façon à ce qu’il soit récupéré et vendu comme esclave.

·         Ce scénario est tellement révélateur de la culture très répandue du commerce des esclaves dans l’Arabie antique, où cette histoire s’est déroulée.

·         Comme nous venons de l’élaborer, la mention des dromadaires et des caravanes de dromadaires a aussi aidé à identifier l’Arabie antique comme le théâtre/la patrie de l’histoire de Joseph.

Dans l’Egypte antique, de jeunes enfants perdus n’étaient JAMAIS capturés et vendus comme esclaves pour la simple et bonne raison que le commerce des esclaves n’y était pas commun du tout. De plus, la terre du Nil n’a jamais eu de marchés publics pour le commerce des esclaves comme nous l’avons expliqué dans la véritable histoire de l’esclavage dans l’Egypte antique dans un essai et une vidéo.

Si l’Egypte antique n’avait pas de marchés publics aux esclaves, alors nous devons nous demander comment diable Joseph, le patriarche israélite, a bien pu être introduit en Egypte en tant qu’esclave ?…

De manière regrettable, en ce qui concerne l’archéologie biblique, la plupart des gens se fie sur les résultats d’expéditions archéologiques et universitaires biaisés, partiaux, honteusement et grassement financées, qui n’ont rien fait d’autre que de déranger l’histoire antique du Proche-Orient, et ce juste pour corroborer leurs croyances et préjudices bibliques. Ces archéologues bibliquement corrects et ces universitaires ont manipulé les faits et planté de fausses reliques et de faux vestiges afin de soutenir leur (fausse) conviction que toutes les histoires des Israélites se sont déroulées en Egypte antique et que la Palestine est leur soi-disant “terre promise”.

Les universitaires et archéologues bibliques vont toujours nier toute autre explication de l’historicité des histoires de la bible.

Bien que beaucoup d’historiens des temps bibliques soient parfaitement au courant de l’origine arabe (et non pas palestinienne) de l’histoire des Israélites, ils n’en parleront seulement qu’à huis-clos.

Ce déni des faits me rappelle ceux qui n’accepteront jamais, jusqu’à aujourd’hui, que le Titanic a fait naufrage depuis longtemps et repose maintenant au fond de l’océan Atlantique.

Il est tout aussi regrettable que le fait qu’aucun universitaire régulier de l’histoire biblique ne veuille enquêter sur les faits culturels, anthropologiques et géographiques sous-jacents de ces histoires. Seuls quelques chercheurs indépendants ont fouillé profondément dans ce contexte biblique, si profond que le véritable environnement arabe de ces contes bibliques a commencé à se révéler devant leurs yeux investigateurs.

Tout comme l’environnement de l’histoire du Titanic nous a aidé à revisiter, à recréer un des plus dramatiques naufrages des temps modernes, l’environnement de l’histoire de Joseph, la culture et la géographie arabes, ont aussi produit une des histoires les plus importantes de la bible et pourtant bien mal interprétée.

Dr Ashraf Ezzat

Url de l’article original: https://ashraf62.wordpress.com/2017/06/22/story-of-joseph-sinks-like-the-titanic/

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

Source:https://resistance71.wordpress.com/2017/06/26/de-la-mythologie-au-mensonge-la-fable-biblique-de-joseph-et-le-titanic-ashraf-ezzat/

26  juin 2017

 

 

 

Otto Warmbier était-il un étudiant américain ou un espion israélien?

Dans un article publié sur son site, Gilad Atzmon pose la question de la véritable identité d’Otto Warmbier. Après avoir été relâché par les autorités nord-coréennes, le jeune homme est décédé il y a quelques jours sur le sol américain. Times of Israël indique que la judéité de Warmbier avait été cachée par sa famille au gouvernement de Pyongyang. Voici la traduction intégrale de l’article du jazzman et philosophe Gilad Atzmon :

Depuis quelques jours, nous avons été perplexes face à l’histoire d’Otto Warmbier et de sa mort tragique.

Warmbier, 22 ans, voyageait en Corée du Nord, l’année passée, lorsqu’il a été arrêté et condamné à 15 ans de travaux forcés pour avoir volé un poster de propagande.

Suite à l’indignation internationale, la Corée du Nord a accepté de le relâcher en admettant qu’il avait subi une grave lésion neurologique. Les médecins du centre médical de l’Université de Cincinnati ont signalé que Warmbier ne réagissait pas aux stimulus et avait subi de graves lésions cérébrales.

Aujourd’hui, comme sorti de nulle part, la presse juive a annoncé que Warmbier était un garçon juif, qu’il faisait partie de l’association Hillel auprès de l’Université de Virginie. Par ailleurs, Warmbier a visité au moins une fois Israël.

En 2014, Warmbier est allé en Israël, dans le but de renouer avec ses racines juives, où il a reçu un nom hébreu. Après le voyage, il a commencé à s’impliquer avec Hillel et avec la communauté juive du campus.

Le rabbin Jake Rubin décrivait Warmbier comme « un membre bien-aimé de notre communauté Hillel ».

“Il fréquentait régulièrement Bagels on the Lawn, célébrait Shabbat et les fêtes religieuses à Hillel, et il a même mené un seder* pour les autres étudiants qui se concentraient sur des problèmes environnementaux et de durabilité, » a écrit le rabbin Rubin.

Voici maintenant la question à six millions de dollars : Warmbier était-il un espion israélien? Qui sait, mais il est probable que quelqu’un en Corée du Nord pensait qu’il l’était.

Nous savons qu’Israël et la Corée du Nord se vouaient une hostilité sans bornes. La Corée du Nord n’a jamais reconnu l’Etat juif et, en 1988, elle a reconnu l’Etat de Palestine, y compris sur l’ensemble du territoire israélien. Israël accuse souvent la Corée du Nord de vendre des armes au Hamas et à la Syrie.

De façon étrange, aucun média mainstream n’a fait référence aux liens de Warmbier avec Israël. Jusqu’aux dernières heures de sa vie, Israël et la communauté juive ont gardé le silence à propos de l’identité juive de Warmbier, de son appartenance sioniste et de sa visite en Israël. Peut-être que ce silence est plus révélateur que tout.

 *Rituel hautement symbolique propre à la fête de Pessa’h, visant à faire revivre à ses participants, en particulier les enfants, l’accession soudaine à la liberté après les années d’esclavage.

source:http://lapravda.ch/index.php/2017/06/22/otto-warmbier-etait-il-un-etudiant-americain-ou-un-espion-israelien/

 

Selon un rapport des Nations Unies, Israël soutient les groupes jihadistes en Syrie

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a récemment exprimé ses préoccupations au sujet des contacts entre les soldats de l’armée israélienne et les combattants de différents groupes djihadistes dans le sud de la Syrie (province de Deraa) et dans les hauteurs du Golan.

Dans un rapport produit par l’ONU le 8 juin, Antonio Guterres a mis l’accent sur la montée progressive des contacts entre les deux parties, contacts vérifiés par les observateurs de l’ONU situés dans le Golan.

Les observateurs ont documenté au moins 16 rendez-vous entre les forces israéliennes et les milices « rebelles » dans les zones frontalières qui incluent « le mont Hermon, la zone de Quneitra et les hauteurs du Golan » dans la période qui va de mars 2017 jusqu’au mois dernier. Le rapport poursuit en disant que « pour la période entre mars et mai, il y a eu de nombreuses rencontres entre l’armée israélienne et les militants djihadistes, le long de la frontière avec des échanges d’armes, de médicaments et de matériel militaire ».

Ces derniers jours, même le journal Wall Street Journal a rapporté qu’« Israël continue à fournir et à soutenir  différents groupes rebelles engagés dans la lutte contre Assad et ses alliés russes, iraniens et libanais » afin de maintenir une zone tampon près de ses frontières.

Selon le journal étasunien, en 2016, Israël a créé une unité spéciale qui a eu pour mission de distribuer l’aide israélienne aux différents groupes. L’aide consistait en « armes, munitions et salaires à donner aux djihadistes ».

Interviewé par le WSJ, le porte-parole du groupe rebelle Fursan al-Joulan, ou Chevaliers du Golan, (groupe lié à Al-Qaida), Motassam al Golani, a remercié Tel-Aviv pour avoir combattu à leurs côtés : indirectement, en fournissant armes et, directement, avec l’aviation et le soutien de l’artillerie. Le même Al Golani est venu déclarer que « s’il n’y avait pas Israël, on ne pourrait jamais tenir tête à l’armée syrienne de Bashar Al Assad ».

La chaîne Russia Today (RT) a repris la nouvelle et a interviewé d’autres militants. Le chef d’un autre groupe djihadiste dans le Golan, Abou Sahib, a déclaré : « à titre de commandant, je perçois un salaire annuel de 5 000 dollars versé par Israël ». Au cours de l’entretien, le chef du groupe a indiqué que la collaboration avec Tel-Aviv continue depuis 2013 et a joué un rôle crucial pour continuer à s’opposer à l’armée loyaliste de Assad dans toute la région, vu qu’« Israël continue d’envoyer des armes et de l’argent pas seulement à notre groupe, mais à tous les groupes rebelles dans le Golan ».

Selon les autorités de Damas, le rapport de l’ONU « confirme ce que nos agences de presse ont longtemps soutenu ». À plusieurs reprises, en effet, les troupes loyalistes avaient confisqué des armes aux rebelles en provenance d’Israël ou avaient documenté le transport des djihadistes blessés dans les hôpitaux israéliens. Damas, dans un communiqué officiel, a ajouté que « les réseaux djihadistes qu’Israël maintient en Syrie, en fournissant des armes, sont les mêmes terroristes qui commettent des attentats en Europe ».

Officiellement, le gouvernement Netanyahou a démenti les accusations sur le financement des groupes takfiristes, les qualifiant comme « fausses ». Il semblerait, cependant, que l’ancien ministre israélien des Affaires militaires, Moshe Yaalon, soit plus crédible. Il y a quelques mois, le ministre avait déclaré que Daesh « avait présenté ses excuses pour avoir attaqué par erreur Israël pour la première fois », en admettant tacitement l’alliance avec des groupes liés à la galaxie salafiste.

 Source originale: Nenanews

Traduit de l’italien par Stefano Mauro pour Investig’Action

via: http://www.investigaction.net/fr/selon-un-rapport-des-nations-unies-israel-soutient-les-groupes-jihadistes-en-syrie/

24  juin 2017

 

 

Un sommet sur la paix en Libye ou une boite de cirage pour les chaussures d’Emmanuel Macron ?…

Un nouvel et sixième émissaire de l’ONU pour la Libye vient à peine d’être nommé – tout comme le président français venant d’être élu – que circulent des informations sur l’organisation d’un sommet en juillet prochain sur la Libye.
L’émissaire de l’Onu, Ghassan Salamé, prévu pour co-présider le sommet avec le président français, n’est autre que le père de la chroniqueuse et journaliste de télévision publique française, Léa Salamé.

Ghassan Salamé donc, 66 ans, vivant en France depuis plusieurs années, est ancien ministre de la culture et ancien ministre de l’enseignement du Liban. Il est passé par le moule de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris dont il sera directeur d’études par la suite (l’I.E.P, plus connu sous le nom de Sciences Po, ce qui met d’ores et déjà en doute sa neutralité vis-à-vis des intérêts français).
Il aurait officiellement pour tache d’organiser une réconciliation entre les différentes parties en Libye pour mettre fin au risque grandissant de guerre civile et à l’instabilité du pays.

En réalité, c’est manifestement une manigance visant à tenter de pérenniser la présence et la mainmise illégitime de ce que l’écrasante majorité des Libyens identifie comme des agents occidentaux placés au pouvoir contre leur volonté.

En effet, cette mainmise est obtenue par l’installation d’hommes de paille choisis par Washington pour permettre le pillage et le chaos de la Libye, au bénéfice exclusif de multinationales occidentales protégées par les forces militaires occidentales et leurs supplétifs terroristes !!.
Parmi tous ces hommes de paille, il y en a deux en particulier comme le soi-disant premier ministre Fayez el-Sarraj ainsi que le prétendu chef de l’armée libyenne, le général Khalifa Haftar (qui ne rechigne pas à se laisser abusivement qualifier de Maréchal…)

Ainsi, les négociations organisées pour obtenir cette « Union Nationale » hypothétique, excluraient d’office les tribus qui refuseraient tout compromis avec la vision impérialiste française sur la question. Voila pourquoi cette feuille de route exigée par la France n’a pas plus de chance d’aboutir que les précédentes tentatives qui ont visé à associer (voir d’abord à imposer) à la majorité des tribus libyennes, le pseudo premier ministre « Libyen » Fayez el-Sarraj et le non moins putatif commandant de l’armée libyenne, le général Khalifa Haftar.

Sachant déjà qu’au moins la moitié des 6 millions de Libyens ont très rapidement fuit leur pays dévasté par les forces de l’OTAN aidées par de nombreuses milices terroristes de Daesh et d’al Quaeda sur lequel se repose encore le prétendu premier ministre libyen (ce qui prouve que les trois millions de citoyens libyens en fuite ont une aversion totale pour les deux dirigeants politique et militaire choisis pour eux par Washington). Que ce chaos est également entretenu par Khalifa Haftar, agent de la CIA. Que les trois millions restant, sont eux aussi rendus majoritairement nostalgiques de la période ou la destinée de la Libye était conduite par feu le colonel Mouammar Kadhafi. Qu’enfin, la majorité écrasante de ces Libyens soutient les décisions du haut conseil des tribus et cités libyennes qui a choisi comme nouveau leader pour la Libye, le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al Islam Kadhafi. Il parait alors évident que ce sommet n’aura aucune légitimité pour décider de ce qui se passera dans le pays et à fortiori qui le dirigera, puisque l’écrasante majorité des Libyens, par l’intermédiaire de leurs chefs de tribus, a déjà officiellement statué sur le nom de celui qui dirigera désormais leur avenir commun.

Dans cette perspective, on peut s’attendre à un brutal accès de colère du locataire de l’Elysée en voyant que ce stratagème ne fonctionne pas non plus. Ou alors il fera semblant de se satisfaire d’une signature qui n’aura aucune incidence sur le terrain afin de passer aux yeux du monde pour le chevalier blanc venu sauver la population libyenne qui n’a pourtant jamais voulu de ses services pour sortir du désastre…Un désastre que la France à contribué à produire !!

Cette nouvelle imposture risque en plus de ne pas durer très longtemps puisque les forces et l’écrasante majorité des tribus libyennes, se sont désormais placées sous le commandement du nouveau guide libyen en vue du déclenchement de la très prochaine seconde révolution verte qui permettra la reconquête totale de la Libye. Une reconquête qui aura pour effet l’expulsion du pays de tous les imposteurs dont ceux sur lesquels Macron entend s’appuyer pour la « réussite » escomptée de son sommet…

MATHABA MEDIA – LA REDACTION

 

 

Joseph Blatter accuse Sarkozy d’avoir magouillé pour offrir le Mondial au Qatar

Revanchard, Joseph Blatter, ancien président de la Fédération internationale de football (Fifa) accuse Sarkozy d’être derrière la combine qui a permis au Qatar d’obtenir l’organisation du Mondial-2022. Tout s’est joué, rappelle-t-il, le 23 novembre 2010 au cours d’un déjeuner à l’Elysée regroupant Nicolas Sarkozy (alors président français en exercice), Tamim Ben Hamad Al-Thani – actuel Emir du Qatar, qui était prince héritier au moment des faits – et Michel Platini, qui présidait l’Union européenne de football (UEFA). Sarkozy a actionné Platini en lui demandant de voter pour les intérêts français, c’est-à-dire en faveur du Qatar. Moins d’un mois après, lors du vote d’attribution du Mondial-2022 organisé le 2 décembre 2010, Platini s’est exécuté et a changé son vote en faveur de l’Emirat qui l’a ainsi remporté par 14 voix contre 8. C’est Blatter qui rapporte tout cela à un journaliste anglais dans un livre qu’il lui a consacré.

La déclaration de Blatter accusant Sarkozy d’être à l’origine du vote de Platini en faveur du Qatar, donne aux Français le droit de demander des comptes à leur ancien président sur les circonstances qui l’ont amené à impliquer la France, au plus haut niveau, dans l’attribution de l’organisation du Mondial-2022. On sait que la justice française à travers le Parquet national financier (PNF), en charge de la grande délinquance financière, a commencé à effectuer, il y a une année, des vérifications sur l’affaire du Mondial-2022, justifiées par le fait que des ressortissants français y sont mêlés. Il s’agit, selon les médias français, d’une enquête préliminaire pour «corruption privée», «association de malfaiteurs», «trafic d’influence et recel de trafic d’influence».

Si le rôle de Platini est considéré comme essentiel dans cette affaire, l’enquête pourrait ne pas se concentrer uniquement sur lui dans la mesure où le nom de Sarkozy est cité par Blatter, qui le désigne comme étant derrière le revirement de Platini et son vote pour le Qatar. Ceci dit, Blatter confirme que la Fifa est une institution corrompue jusqu’à la moelle et on comprend maintenant la campagne américaine contre cet organe synonyme d’immoralité.

La Fifa a ouvert en septembre dernier une enquête à l’encontre de Seep Blatter, Jérôme Valcke et l’Allemand Markus Kattner (ancien directeur financier devenu secrétaire général) soupçonnés de s’être partagé indûment 80 millions de dollars en bonus et augmentation de salaires. L’ancien secrétaire général de la Fifa, le Français Jérôme Valcke, limogé le 14 janvier 2016, a été condamné le 16 février 2016 en première instance par la justice interne de la Fédération à 12 ans de suspension de toute activité liée au football, une peine ensuite réduite en appel à 10 ans. Il avait été relevé de ses fonctions en septembre 2015, après avoir été mis en cause dans une affaire de revente de billets du Mondial-2014.

La corruption au sein de la Fifa est naturellement collée au blanchiment d’argent. Il y a quelques jours, la presse suisse a rapporté qu’un ancien employé des banques Julius Bär et UBS s’est reconnu coupable de blanchiment d’argent lié au versement de pots-de-vin à des hauts cadres de la Fifa.

C’est, sans doute, le Français Platini qui incarne le mieux cette déchéance qui frappe la Fifa. En mars 2016, la justice suisse avait annoncé qu’elle avait perquisitionné le siège de la Fédération française de football (FFF) pour récupérer des documents sur le versement controversé de 1,8 million d’euros effectué par Sepp Blatter à Michel Platini en 2011. Le paiement était censé rémunérer une mission de conseiller technique effectuée dix ans avant, mais sans contrat écrit. Pour cette raison, le 21 décembre 2015, le comité d’éthique de la Fifa a condamné Platini à huit ans de suspension d’activité liée au football. Pour autant, les malversations ont-elles pris fin à la Fifa ? Il est permis d’en douter au vu des gros intérêts en jeu.

 

 

source:https://www.algeriepatriotique.com/2017/06/21/lex-patron-de-la-fifa-accuse-sarkozy-davoir-magouille-pour-offrir-le-mondial-au-qatar/

22  juin 2017

 

Nouvelle recherche qui démontre que le parti communiste a remporté les élections de 1996. Eltsine a été imposé par Clinton.

La victoire de Boris Eltsine aux élections de 1996 a été le résultat direct des consultants politiques américains en particulier de Bill Clinton d’après le World Socialiste Web Site.

 

Non seulement ils ont supervisé le programme électoral du président russe et suivi les estimations mais aussi certaines preuves indiquent que les élections ont été effectivement truquées. La véritable victoire appartenait à Gennady Zyaganov, chef du Parti communiste explique l’auteur.

« Le système électoral américain est celui qui légalement permet l’oligarchie fi