Le plus grand baron de la drogue de tous les temps…travaillait pour la CIA

Encore un article qui vient confirmer que la CIA finance ses bases besognes avec l’argent de la drogue. Le journaliste Gary Webb avait déjà révélé ce scandale en 1996 (et ses collègues avaient déjà la fâcheuse habitude de traîner dans la boue ceux qui ne restent pas dans les rangs). Le fils d’Escobar nomme aujourd’hui entre autre Georges Bush père comme étant l’un des responsables de ce trafic.

Son implication date probablement de l’année ou il était directeur de la CIA de 1976 à 1977 car la biographie d’Escobar évoque une montée en puissance de son business vers cette période mais il faudrait que je lise son livre pour en savoir plus car il évoque également bien d’autres intervenants. En plus du cartel de Medellin, on a appris que même la DEA collaborait avec le cartel de Sinaloa.

MAJ: Je suis tombé sur le premier chapitre de son livre. Voici une partie intéressante qui indique que le trafic avait lieu notamment PENDANT la présidence de Bush.

« […] l’organisation criminelle de mon père avait atteint des limites insoupçonnées. Mon père l’avait nommé la route du « Train » à cause de la vitesse, la facilité et l’efficacité avec laquelle entre 1986 et 1989 sont entrées pas moins de 64 tonnes de cocaïne aux États-Unis en collusion avec des fonctionnaires anti-drogue, pendant la transition entre les gouvernements de Ronald Reagan et George Bush.

La route n’a jamais été découverte et a simplement été abandonnée en raison de l’intensité de la guerre que mon père avait déclaré à l’Etat colombien, qui l’a amené à se cacher pendant de longues périodes dans des criques où il a eu très peu de contacts avec le monde extérieur. Pendant la durée de fonctionnement de la route du ‘Train’, le cartel de Medellin a engrangé des revenus estimés à 768 millions de dollars. »

Fawkes

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Juan Pablo Escobar, le fils du célèbre narcotrafiquant colombien Pablo Escobar Gaviria, affirme que plusieurs autorités américaines étaient liées aux obscures affaires du cartel de Medellin.

Juan Pablo Escobar est le fils du célèbre narcotrafiquant colombien Pablo Escobar Gaviria. Pour mener une vie plus paisible, il a changé de nom: « J’admire Pablo comme père, celui qui m’a éduqué. Pas à Escobar, le mafieux », lâche-t-il d’emblée sur le site Infobae.

« Georges Bush père et bien d’autres »

Pour la sortie de son nouveau livre Pablo Escobar, in fraganti. Ce que mon père ne m’avait jamais raconté, Sebastian Marroquín vient de lancer une nouvelle polémique qui risque de faire couler beaucoup d’encre.

« Dans mon livre, je raconte que mon père travaillait pour la CIA en vendant de la cocaïne pour financer la lutte contre le communisme dans le centre de l’Amérique. Il y a des noms comme Georges Bush père et bien d’autres encore« , précise Sebastian Marroquín sur le site Infobae.

« Il est devenu fou »

Le fils de Pablo Escobar Gaviria donne aussi plus de détails sur les dernières heures vécues par le plus célèbre des narcotrafiquants. Il s’est basé sur les témoignages de ceux qui l’ont accompagné jusqu’à sa mort en décembre 1993.

 

« Il est devenu fou », ajoute Sebastian Marroquín, 39 ans. « Il avait perdu tout l’amour qu’il avait pour lui-même. Il venait de terroriser la moitié de la Colombie. Il a décroché le téléphone pour que son appel soit identifié. Ils l’ont trouvé comme ça », conclut celui qui avait trouvé 28 erreurs dans Narcos 2.

Trump enterre les accords d’Oslo…

Le 3 février dernier, Washington annonçait de nouvelles sanctions à l’encontre de 13 individus et 12 « entités » iraniennes dont certaines sont basées en Chine, aux Emirats Arabes Unis et au Liban, en « riposte » au dernier test d’un missile conventionnel par Téhéran. Le porte-parole de la présidence de la Maison Blanche, Sean Spicer précisait que l’annonce de ces sanctions par le Département du Trésor avait été « clairement » calculée pour répondre à cet essai effectué quelques jours auparavant. Et il ajoutait que ces nouvelles sanctions étaient « dans les tuyaux » bien avant ce tir. « Nous avions ces options à notre disposition parce qu’elles étaient déjà en préparation », confirmait-il.

De source autorisée à Washington, on affirme que ces nouvelles sanctions ne sont que la première étape de la réponse que les États-Unis entendent apporter face « à l’attitude provocante de l’Iran ». « La communauté internationale a été trop tolérante à l’égard du mauvais comportement de l’Iran », a commenté Michael Flynn, le Conseiller à la sécurité nationale de Trump.

L’unilatéralité de la réaction américaine était d’autant plus prévisible que le test balistique iranien n’est absolument pas contradictoire avec l’esprit et la lettre de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU qui encadre l’accord nucléaire entre l’Iran et le 5+1 (membres permanents du Conseil plus l’Allemagne). Certes, cet accord du 14 juillet 2015 stipule que l’Iran s’engage à ne pas mettre au point ou acquérir l’arme atomique, mais il ne signifie certainement pas que ce pays doive renoncer à toute espèce de matériels nécessaires à sa défense nationale, les derniers missiles testés n’étant pas conçus pour emporter des têtes nucléaires.

A cette occasion, il est d’autant plus cocasse de voir Tel-Aviv pousser des cris d’orfraie, lui qui dispose – en toute impunité et hors de tout cadrage international – de plus de quatre cents têtes nucléaires et de toute la panoplie de porteurs opérationnels (sous-marins de conception allemande, avions de chasse et missiles de conceptions américaines) pour utiliser ces armes de destruction massives. Israël n’est pas partie prenante du TNP1 et fait régulièrement des bras d’honneur à l’AIEA chargée de lutter contre la prolifération nucléaire. Sans parler que depuis la création d’Israël en 1948, plus de 400 résolutions du Conseil de sécurité, de l’Assemblée générale et de la Commission de droits de l’homme des Nations unies ont été adoptées sur la question palestinienne, l’occupation et la colonisation israéliennes alors que pas un – pas un de ces textes à l’exception de la résolution 475 concernant le retrait partiel du Liban du sud – n’a été respecté par Tel-Aviv ! Et encore, l’armée israélienne occupe toujours illégalement le secteur libanais des fermes de Chebaa afin de détourner l’eau du bassin hydrographique du fleuve Litani. Par conséquent, le gouvernement israélien – qui n’en loupe pas une – aurait mieux fait de ne pas trop la ramener. C’était sans compter avec les nouvelles assurances données à la colonisation israélienne par la nouvelle administration américaine.

Autrement dit, les dernières sanctions américaines contre l’Iran étaient surtout destinées à préparer la première visite officielle de Benyamin Netanyahou à Washington. En rencontrant le nouveau secrétaire d’Etat, Rex Tillerson – le 14 février – et Donald Trump à la Maison Blanche le lendemain, le chef du gouvernement israélien venait chercher, en quelque sorte, sa lettre de cadrage auprès du protecteur américain. Un mois après l’investiture du nouveau président américain, le Premier ministre israélien voulait mieux cerner la ligne que compte suivre Washington dans le conflit israélo-palestinien et sur les colonies en Cisjordanie, mais aussi sa vision des équilibres régionaux et de la puissance iranienne.

A l’issue de sa visite américaine, Benyamin Netanyahou a toutes les raisons d’être pleinement satisfait. La nomination de David Friedman comme nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Israël a été unanimement saluée par les autorités de Tel-Aviv. Partisan de l’extension des colonies, David Friedman a lui-même participé à différents financements des colonies israéliennes dans les Territoires occupés palestiniens et Donald Trump l’a chargé de déménager son ambassade de Tel-Aviv à … Jérusalem. Au-delà de cette annonce qui consisterait à violer unilatéralement plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le statut de Jérusalem, l’affaire est loin d’être dans le sac et ne saurait recevoir l’extrême onction des meilleurs alliés sunnites de Washington, au premier rang desquels la Jordanie et l’Arabie saoudite qui devraient alors justifier un tel alignement à un rue arabe qui ne cherche qu’un prétexte pour relancer des « révolutions » qui ont tourné court…

Mais si ce transfert est loin d’être réalisé, Donald Trump a fait un bien plus beau cadeau à son allié israélien qui n’en attendait pas tant : l’abandon de la solution à deux Etats ! Là-aussi, et d’un trait de plume, le nouveau président américain donne le feu vert à Tel-Aviv, non seulement pour la poursuite de la construction de nouvelles colonies, mais aussi – et surtout – pour de nouvelles annexions unilatérales de terres palestiniennes, sinon pour achever une mainmise sur l’ensemble de la Cisjordanie, en flagrante violation – là-encore – de plusieurs dizaines de résolutions de l’ONU.

C’est le vieux rêve de la droite et de l’extrême-droite israéliennes : la réalisation d’« Eretz Israël », de la mer au Jourdain, c’est-à-dire la formation d’un même espace – en continuité territoriale -, absorbant l’ensemble de la Palestine historique. De fait, les populations palestiniennes seraient alors obligées d’acquérir la nationalité israélienne, mais amputée de toutes les libertés civiles et politiques touchant aux domaines régaliens. Autrement dit, il s’agirait de mettre en place un nouveau système d’Apartheid fondé sur une base théologico-politique, avec une citoyenneté à deux vitesses, elle-même justifiée par des critères d’appartenance ethnico-religieuse. Du jamais vu depuis l’abolition du système de ségrégation raciale qui a régi l’Afrique du Sud de 1948 à 1991… Du jamais vu depuis les purifications ethniques des guerres balkaniques de 1991 à 1999…

Ce serait alors tout simplement la mort – et la mort définitive – des Accords d’Oslo ! Menés en secret et en parallèle de la Conférence de Madrid de 1991, ces accords devaient aboutir au document de paix signé à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, président du comité exécutif de l’OLP et de Bill Clinton, président des États-Unis. Cette signature instaurait le principe d’une autonomie palestinienne temporaire de cinq ans pour progresser vers une paix plus durable. La poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin devant la Maison-Blanche et Bill Clinton faisait ainsi renaître l’espoir de l’établissement d’une paix durable entre l’État d’Israël et l’OLP.

Le processus d’Oslo a été complété le 4 mai 1994, par l’Accord de Jéricho-Gaza qui investissait la nouvelle Autorité nationale palestinienne de pouvoirs limités. Enfin, l’accord intérimaire sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza ou « Accord de Taba », qui était signé à Washington le 28 septembre 1995, prévoyait les premières élections du Conseil législatif palestinien et impliquait un découpage négocié des territoires palestiniens en zones où les contrôles israélien et palestinien s’appliquaient de façon différente, dans l’attente de négociations complémentaires à venir.

Largement soutenue par la communauté internationale, cette tentative de paix sera mise en difficulté entre 1996 et 1999 à la suite du durcissement des positions israéliennes sur les thèmes cruciaux du statut de Jérusalem et du problème du retour des réfugiés palestiniens. Les positions les plus extrêmes s’expriment durant les années qui suivent, notamment lors de l’assassinat de Yitzhak Rabin en 1995 par un étudiant israélien d’extrême-droite.

Gelé après 2000 et le déclenchement de la seconde Intifada, le processus d’Oslo n’avait pu être relancé. Dans une entrevue de 2001, ne sachant pas que les caméras tournaient, Benyamin Netanyahou s’est vanté d’avoir fait échouer les accords d’Oslo au moyen de fausses déclarations. Il déclarait alors : « j’interpréterai les accords de telle manière qu’il sera possible de mettre fin à cet emballement pour les lignes d’armistice de 1967. Comment nous l’avons fait ? Personne n’avait défini précisément ce qu’étaient les zones militaires. Les zones militaires, j’ai dit, sont des zones de sécurité ; ainsi, pour ma part, la vallée du Jourdain reste une zone militaire ».

Seize ans plus tard, Donald Trump accrédite ces mensonges et ces tromperies avouées de Netanyahou et exauce son vieux rêve du Grand Israël et la disparition annoncée de la Palestine historique. Sans le souhaiter, il est à craindre que ce déni d’Histoire ne provoque de nouvelles émeutes et guerres meurtrières, non seulement en Palestine et au cœur même d’Israël, mais aussi plus largement dans d’autres régions des Proche et Moyen-Orient… sans parler de la récupération que des mouvements terroristes ne manqueront pas de faire de cette injustice pour continuer à commettre d’autres attentats en Asie, en Afrique, en Europe, sinon aux Etats-Unis…

Richard Labévière

1 Le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) est un traité international conclu en 1968 et signé par un grand nombre de pays. Il vise à réduire le risque que l’arme nucléaire se répande à travers le monde, et son application est garantie par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

 

Source: http://prochetmoyen-orient.ch/

Le faux SOS anti-russe de l’armée US

L’US Navy a relaté, le 14 février 2017, un incident qui l’aurait opposé à la marine russe en mer Noire.

Selon cette narration, quatre avions russes armés (Su-24 et Ilyushin Il-38) se seraient dangereusement approchés du destroyer USS Porter (DDG-78), refusant les contacts radio et violant les règles de la navigation militaire.

La gravité de cet incident, qui se serait tenu en eaux internationales, manifesterait l’agressivité de la Russie et la menace permanente qu’elle ferait peser sur la paix internationale.

Or :
 Il n’existe aucune preuve de cet incident qui a été démenti par le porte-parole des armées russes.
 L’incident aurait eu lieu le 10 février, c’est-à-dire 4 jours avant le communiqué des États-Unis.

Selon, l’ancien conseiller australien de Jimmy Carter et journaliste basé à Moscou, John Helmer, cette histoire aurait été inventée de toutes pièces par l’état-major états-unien pour exercer une pression sur l’équipe du président Donald Trump.

L’US Navy est placé sous le commandement de l’amiral John Richardson.

Source: http://www.voltairenet.org/article195392.html

 

Blackwater en route pour la Chine

OK, OK, pas Blackwater. Cette force mercenaire criminelle condamnée pour crime de guerre, fondée par Erik Prince et qui ne pourra jamais aller plus vite que l’infamie qui la poursuit et ce nonobstant le nombre de fois où elle change de nom (NdT: Xe puis Academi…)

Non, non non ! Pas Blackwater ! Mais Frontier Services Group (FSG), un groupe mercenaire complètement différent présidé par le même Erik Prince et qui lui, se rend en Chine ! Et ils ne vont pas là-bas pour vendre du service mercenaire… Absolument pas !… Ils ne font qu’aller y ouvrir quelques “bases opératrices d’avant-garde” afin d’entraîner des anciens bidasses de l’armée populaire de libération (APL) sur le comment devenir des mercenaires ! Complètement différent n’est-il pas ?…

Maintenant que ceci est bien clair, un peu de mise en contexte: Erik Prince, le mercenaire notoire qui croit être le descendant moderne de “Wild Bill” Donovan (NdT: Après la transformation de l’OSS après la Seconde Guerre Mondiale en CIA, Donovan est considéré par l’agence de renseignement comme un de ses fondateurs.), Prince a même nommé son plus jeune fils Charles Donovan Prince, après lui. La carrière de Prince comme assassin contractant fut descendue en flamme en 2009 après qu’il fut révélé que Blackwater, l’entreprise qu’il créa, n’était qu’une façade de la CIA pour un de ses programmes d’assassinats perpétrés dans le monde entier. Prince a ensuite admis que “Blackwater était devenue une virtuelle extension de la CIA” et qu’il a reçu des ordres directs de l’agence de renseignement, mais à ce moment-là, les feux de la rampe de l’info étaient passés sur autre chose.

Note de R71: Il convient ici de rappeler que la CIA est le bras armé de Wall Street. Il suffit du reste d’analyser les portes tourniquets de derrière la scène entre la CIA et les bureaux exécutifs des grandes entités financières et entrepreneuriales de Wall Street pour se rendre compte de la collusion évidente. Combien d’anciens directeurs de la CIA ont siégé dans les conseils d’administration d’entités de Wall Street et inversement?

Comme je l’ai rapporté l’an dernier, ce ne fut certainement pas la fin des machinations de Prince. Il est réapparu sur les radars en 2016 après avoir révélé qu’il était de nouveau l’objet d’une enquête fédérale, cette fois-ci pour avoir essayé de nouer des services mercenaires avec des gouvernements étrangers et avoir blanchi de l’argent des officiels libyens au travers d’une banque chinoise.

Les choses sont devenues encore plus bizarres lorsque Prince s’est embarqué dans le train en marche Trump en faisant un don de 150 000 dollars à la PAC de Trump (campagne présidentielle), devenant également un invité régulier de Steven Bannon sur son programme radio de Breibart où il se fit l’avocat de la résurrection du programme Phœnix, cette campagne d’enlèvement, de torture et de disparition du gouvernement américain au Vietnam, programme officieux du rodage des escadrons de la mort, testés au Vietnam donc avant d’être appliqué dans le monde entier (sous la houlette de la CIA) et aux Etats-Unis sous celle du DHS (NdT: Ministère de la Sécurité de la Patrie, la Stasi yankee). En retour d’ascenseur, Trump a nommé la sœur de Prince comme secrétaire à l’éducation (Betsy Devos) et a pris Erik Prince lui-même comme conseiller officieux.

Et comme si tout cela n’était pas suffisant, voici les dernières nouvelles: la nouvelle entreprise d’Erik Prince “est en train de mettre en place une armée privée pour la Chine”. Voici ce que nous savons:

Erik Prince est maintenant le président du conseil de Frontier Services Group, une entreprise publiquement enregistrée à Hong Kong et qui y est cotée en bourse et qui s’annonce comme prestataire de “services de logistique et de sécurité”.

A la fin de l’année dernière, le FSG a émis une note de presse dans laquelle ils se réjouissaient de leur nouvelle stratégie d’affaire: engranger du fric sur le pari du gouvernement chinois et de ses milliers de milliards de dollars d’investissement sur sa “nouvelle route de la soie”.

La nouvelle stratégie inclut de développer des bases opérationnelles dans la province chinoise du Yunnan et dans la région autonome du Xinjiang sujette à des troubles ethniques, afin ostensiblement de fournir “entrainement, communications, évaluation et gestion de risques, collecte d’information, évacuation sanitaire” ainsi que des “services de sécurité, de logistique et de transferts aériens” aux “entreprises des pays environnants”.

Des sources multiples au sein de l’entreprise sont maintenant en train de lancer l’alerte sur la proposition, tout en supputant néanmoins que Prince “a travaillé très dur afin que la Chine achète les services du nouveau Blackwater” et qu’il “est bien décidé à retrouver la tête du hit-parade des plus importants prestataires de services para-militaires privés de la planète.

FSG a nié les allégations de “nouveau Blackwater”, disant que “Les services de FSG n’impliquent pas de personnels armés ni l’entrainement de personnels armés” ajoutant que les nouvelles bases seraient seulement utilisées pour “aider le personnel non-militaire à rendre des services de sécurité de protection rapprochée sans l’utilisation d’armes”, mais c’est la même entreprise qui a nié les rapports en 2016 disant que Prince courtisait le gouvernement chinois pour des “services de sécurité” en première instance. D’après le nouveau rapport:

“Quand Frontier a dit plus tard à son comité directeur qu’elle se changeait en services de sécurité, dans les grandes largeurs pour assister la politique de développement international de la Chine, ce nouveau jour dégoûta profondément deux exécutifs américains de l’entreprise de Prince à Hong Kong.
Gregg Smith l’ancien CEO de Frontier a dit qu’il était prêt à partir en mars dernier si Erik Prince n’était pas sorti de l’entreprise. Puis, à une réunion du comité directeur à la fin du mois dernier, il a dit qu’un officiel de l’entreprise avait clarifié que Frontier fournirait des services de sécurité en vue du soutien des objectifs du gouvernement chinois.”

Le rapport révèle que l’ancien amiral en retraite américain William Fallon a démissionné avec Smith après que cette nouvelle stratégie fut dévoilée au comité directeur: “Ceci ne correspond pas du tout ce pour quoi j’étais à bord de cette entreprise.”

Nonobstant ce que le comité directeur de FSG pensait avoir signé pour, il est en fait très peu surprenant qu’une entreprise présidée par Erik “nous avons besoin d’un nouveau programme Phœnix”, “contractant de la CIA”, “Conseiller officieux de Trump”, Prince pousse pour commencer une relation contractuelle (para)militaire avec une puissance étrangère majeure. Bien entendu, il est absolument illégal pour toute entreprise américaine de fournir “des articles ou des services de défense” à la Chine, mais depuis quand de simples lois ont-elles arrêté Erik Prince et ses entreprises de faire ce qu’ils veulent à l’étranger ? De plus, c’est pourquoi l’idée de “la base opérationnelle avancée” a été dite fournir des services aux entreprises des “pays voisins” alors que la base elle-même est en Chine. C’est aussi pourquoi l’entreprise contractera des portes-flingue de l’ex-APL plutôt que l’armée chinoise elle-même.

Mais attendez un peu… Je pensais qu’Ocenaia était supposée être en guerre contre Eastasia ? (NdT: clin d’œil ici à “1984” d’Orwell..). Pourquoi un conseiller de Trump aiderait-il “l’ennemi” principal ? C’est un peu comme si tout le conflit est une mascarade ayant de puissants marionnettistes derrière le rideau en tant que partie d’une guerre froide 2.0 afin de conserver les masses dans une stupeur et une peur constante de ce nouveau croquemitaine (secrètement soutenu par l’empire). Mais ce n’est pas possible n’est-ce pas ?…

Ah oui c’est vrai, j’oubliais: le plus gros actionnaire de l’entreprise Frontier Services Group est CITIC ou la China International Trust Investment Corporation (NdT: le fond d’investissement du gouvernement chinois !!…) et pour ceux qui sont déjà au courant de la relation entre la Chine et le Nouvel Ordre Mondial, la boucle est bouclée…

Il vaut mieux s’habituer à voir Erik Prince et à se familiariser avec le Frontier Services Group car, bien malheureusement, vous allez les voir tous deux bien plus dans les 4 à 8 ans à venir.

James Corbett

Url de l’article original: https://www.corbettreport.com/blackwater-heads-to-china/

Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

Source:https://resistance71.wordpress.com/2017/02/22/nouvel-ordre-mondial-erik-prince-blackwater-mercenariat-chine-trump-ert-mascarade-geopolitique/

Amnesty international attise la guerre en Syrie

La vaste machine de propagande occidentale a attiré plusieurs groupes auparavant respectables tels Amnesty international qui vient de publier un douteux rapport sur les « droits de l’homme » destiné à attiser la guerre en Syrie.

 

Amnesty international (AI) a fait de bonnes investigations et de bons rapports au fil des ans, qui ont mérité au groupe un large soutien. Cependant, ce qui est moins connu est qu’Amnesty international a aussi mené des enquêtes fautives aux conséquences sanglantes et désastreuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des « rebelles modérés” syriens appuyés par les États-Unis sourient tandis qu’ils se préparent à décapiter un garçon de 12 ans (à gauche), dont la tête sectionnée est maintenue en l’air triomphalement dans une partie ultérieure de la vidéo. (Capture d’écran de la vidéo YouTube)

Un exemple marquant est celui de l’Irak où AI a corroboré l’histoire fausse que des soldats irakiens volaient des incubateurs du Koweit, laissant les bébés mourir sur le sol gelé. La tromperie a été planifiée et effectuée à Washington afin d’influencer le public et le Congrès des États-Unis.

Un exemple plus récent est celui de 2011 où de fausses accusations ont été portées concernant la Libye et Mouammar Kadhafi alors que les puissances occidentales et du Golfe tentaient de renverser son gouvernement. Les dirigeants d’AI se sont joints à la campagne en déclarant que Kadhafi employait des « mercenaires » pour menacer et tuer des civils qui protestaient pacifiquement. La propagande a réussi à faire taire la critique envers ce qui est devenu une invasion et un « changement de régime ».

Au-delà d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU afin de « protéger des civils », l’OTAN a lancé des attaques aériennes soutenues et renversé le gouvernement libyen en conduisant au chaos, à la violence et à un flot de réfugiés. AI a plus tard réfuté ses accusations de « mercenaires », mais le dommage avait été fait.

Puis, le 7 février, Amnesty international a publié un nouveau rapport intitulé « Abattoir humain : pendaisons et exterminations de masse à la prison de Saydana », qui accuse le gouvernement syrien d’exécuter des milliers de prisonniers politiques, un ensemble d’accusations qui ont reçu un traitement sans discernement dans les nouvelles des principaux médias.

À l’instar des histoires des incubateurs irakiens/koweïtiens et des « mercenaires » libyens, le rapport sur l’« abattoir humain » arrive à un moment critique. Il accuse et condamne le gouvernement syrien au sujet d’atrocités horribles envers des civils – et AI en appelle explicitement à la communauté internationale pour prendre « des mesures ». Mais le rapport d’AI est profondément biaisé et se résume à une condamnation du gouvernement syrien par un tribunal-bidon.

Les normes d’AI ignorées

 

Le rapport d’Amnesty international viole les propres normes de recherche de l’organisation. Comme en fait état le professeur Tim Hayward ici, le Secrétaire général d’Amnesty international, Salil Shetty, proclame qu’Amnesty fait sa recherche « de façon très systématique et primaire, en ce que nous recueillons des preuves avec notre propre personnel sur le terrain. Et chaque aspect de notre collecte de données est basé sur la corroboration et le recoupement de la part de toutes les parties, même s’il y a, vous savez, plusieurs parties dans toute situation parce que toutes les questions dont nous traitons sont passablement contestées. Alors il est très important d’obtenir différents points de vue et de vérifier les faits de façon transversale. »

Une image de propagande déchirante conçue pour justifier une importante opération militaire américaine en Syrie contre l’armée syrienne.

Mais le rapport d’Amnesty fait défaut à tous égards : il s’appuie sur des tiers, il n’a pas rassemblé son information à partir de différents points de vue et il n’a pas été contrevérifié par toutes les parties. Les conclusions du rapport ne sont pas basées sur des sources primaires, des preuves matérielles ou le propre personnel d’AI ; les résultats sont uniquement basés sur les revendications d’individus anonymes, principalement dans le sud de la Turquie d’où la guerre en Syrie est coordonnée.

Amnesty a rassemblé des témoins et des dépositions d’un seul côté du conflit : l’opposition soutenue par l’Occident et le Golfe. Par exemple, AI a consulté le Réseau syrien pour les droits de l’homme qui est connu pour rechercher l’intervention de l’OTAN en Syrie. AI a établi une liaison avec la Commission pour la justice internationale et la responsabilité, une organisation financée par l’Ouest pour pousser des chefs d’accusation criminels contre le leadership syrien. Celle-ci n’est évidemment pas une organisation neutre, indépendante ou non partisane.

Si AI faisait ce que son secrétaire général prétend que l’organisation fait toujours, elle aurait consulté des organisations à l’intérieur ou à l’extérieur de la Syrie pour entendre diverses versions de la vie à la prison de Saydnaya. Depuis la sortie du rapport d’AI, Angry Arab a publié le récit d’un dissident syrien, Nizar Nayyouf, qui a été emprisonné à Saydnaya. Il contredit plusieurs affirmations dans le rapport d’Amnesty international, le type de contre-vérification qu’AI a négligé de faire dans le cadre de cette importante étude.

L’accusation d’Amnesty selon laquelle les exécutions étaient « extrajudiciaires » est exagérée ou fausse. D’après la propre description d’Amnesty, chaque prisonnier comparaissait brièvement devant un juge et chaque exécution était autorisée par un haut dirigeant du gouvernement. Nous ne savons pas si le juge consultait de la documentation ou d’autre information concernant chaque prisonnier. On pourrait faire valoir que le processus tel que décrit était superficiel, mais il est clair que même si les allégations d’AI sont vraies, il y avait là une forme de processus judiciaire.

La suggestion d’Amnesty selon laquelle tous les prisonniers de Saydnaya sont condamnés est fausse. Amnesty cite un témoin qui explique à propos de la cour : « Le juge demande le nom du détenu et s’il a commis le crime. Selon que la réponse est oui ou non, il sera condamné. » Mais cette affirmation est contredite par un ancien prisonnier de Saydnaya qui est maintenant un réfugié en Suède. Dans ce reportage, l’ancien prisonnier dit que le juge « lui a demandé combien de soldats il avait tué. Quand il a répondu ‘aucun’, le juge l’a épargné. » Ceci est l’évidence qu’il y a un processus judiciaire de quelque sorte et qu’il y a des acquittements.

Le rapport d’Amnesty inclut des photographies satellites avec des légendes qui sont dénuées de sens ou erronées. Par exemple, comme le souligne le dissident syrien Nizar Nayyouf, la photo à la page 30 exposant un cimetière de martyrs est « stupide au-delà de toute expression ». La photo et la légende montrent que ce cimetière a doublé en taille. Cependant, cela ne prouve pas les pendaisons de prisonniers qui n’auraient jamais été enterrés dans un « cimetière de martyrs » réservé aux soldats de l’armée syrienne. Au contraire, cela confirme le fait qu’Amnesty international ignore par ailleurs : des soldats syriens sont morts en grand nombre.

Le rapport d’Amnesty revendique à tort – basé sur des données fournies par l’un des groupes recherchant l’intervention de l’OTAN – que « les victimes sont massivement des civils ordinaires qui sont censés s’opposer au gouvernement ». Bien qu’il soit certainement vrai que des civils innocents sont parfois injustement arrêtés, comme cela se produit dans tous les pays, la suggestion que la prison de Saydnaya est remplie avec 95% de « civils ordinaires » est absurde. Amnesty international peut seulement faire cette affirmation sans affronter le ridicule parce qu’AI et d’autres organisations occidentales ont effectivement « disparu » de la réalité de la Syrie.

Des faits manquants

 

D’autres faits essentiels, complètement absents du rapport d’Amnesty, sont les suivants :

Le roi Salman d’Arabie saoudite et son entourage arrivent pour accueillir le président Barack Obama et la première dame Michelle Obama à l’aéroport international de King Khalid à Riyadh, en Arabie saoudite, le 27 janvier 2015. (Photo officielle de la Maison-Blanche par Pete Sousa)

Les puissances occidentales et les monarchies du Golfe ont dépensé des milliards de dollars annuellement depuis 2011 pour recruter, financer, entraîner, armer et soutenir au moyen d’une propagande sophistiquée une violente campagne pour renverser le gouvernement syrien.

·         Dans le cadre de cette opération, des dizaines de milliers de fanatiques étrangers ont envahi la Syrie et des dizaines de milliers de Syriens ont été radicalisés et payés par les monarchies wahhabites dans le Golfe pour renverser le gouvernement.

·         Plus de 100 000 soldats de l’Armée syrienne et de la Défense nationale ont été tués en défendant leur pays. La plupart de cette information publique est toujours ignorée par Amnesty international et les autres médias principaux dans l’Occident. Cette opération de « changement de régime » s’est accompagnée d’une distorsion massive et d’un camouflage de la réalité.

·         Sans fournir de preuve, Amnesty international accuse le plus haut dirigeant religieux sunnite en Syrie, le grand mufti Ahmad Badreddin Hassoun, d’autoriser l’exécution de « civils ordinaires ». Alors que le grand mufti est une victime personnelle de la violence de la guerre – son fils a été assassiné par des terroristes près d’Alep –, il a constamment appelé à la réconciliation. Après le meurtre de son fils, le grand mufti Hassoun a prononcé un discours éloquent exprimant le pardon pour les meurtriers et demandant la fin de la violence.

Qu’est-ce que cela dit à propos d’Amnesty international en ce qu’elle porte des accusations personnelles spécifiques contre des personnes qui ont personnellement souffert, ne fournissant aucune preuve de culpabilité ?

Dans le rapport, Amnesty utilise des accusations sensationnelles et émotionnelles à la place de preuves factuelles. Le titre du rapport est : « Abattoir humain ». Et qu’est-ce qui accompagne un « abattoir » ? Un frigo à viande. Ainsi, le rapport utilise l’expression « frigo à viande » en sept instances séparées, vraisemblablement pour faire en sorte de renforcer la métaphore centrale d’un abattoir.

Même la citation d’ouverture du rapport est hyperbolique : Saydnaya est la fin de la vie – la fin de l’humanité. Le rapport offre un contraste marqué avec la recherche objective fondée sur des faits et l’investigation ; il semble conçu pour manipuler les émotions et, ainsi, créer un nouveau soutien public en Occident pour une nouvelle escalade de la guerre.

Pourtant, les accusations d’Amnesty international selon lesquelles le gouvernement syrien applique une politique d’ « extermination » sont contredites par le fait que la vaste majorité de Syriens préfère vivre dans des zones contrôlées par le gouvernement. Quand les « rebelles » ont finalement été éconduits d’Alep-Est en décembre 2016, 90% des civils se sont précipités dans des zones sous contrôle gouvernemental.

Ces derniers jours, des civils de la province de Lattaquié qui avaient été emprisonnés par des terroristes au cours des trois dernières années ont été libérés dans le cadre d’un échange de prisonniers. [Cette vidéo montre le président syrien Bachar Al-Assad et sa femme rencontrant certains civils.]

Une vidéo

 

Le rapport d’Amnesty est accompagné d’un dessin animé de propagande de trois minutes qui renforce le récit selon lequel des civils syriens qui protestent pacifiquement sont emprisonnés et exécutés. En écho avec le thème du rapport, l’animation s’intitule : « Prison de Saydnaya : abattoir humain ». Amnesty international semble nier qu’il y a des dizaines de milliers d’extrémistes violents en Syrie, déclenchant des voitures piégées, lançant des mortiers et attaquant par ailleurs des zones civiles chaque jour.

Le journaliste James Foley peu de temps avant qu’il ne soit exécuté par un agent de l’État islamique en août 2014 quelque part en Syrie.

Compte tenu de la crise nationale – avec autant de djihadistes violents à confronter – il est improbable que la sécurité syrienne ou des autorités de la prison gaspillent des ressources sur des civils non violents, même si cela ne garantit pas que le gouvernement syrien a les mains propres non plus. Des erreurs et abus doivent se produire dans cette guerre comme dans toutes les autres.

Mais le rapport d’AI ressemble davantage à la propagande qui a entouré le conflit syrien depuis le début, étant pauvrement équilibré et rappelant la « gestion de la perception » utilisée pour justifier l’invasion étasunienne de l’Irak en 2003 et l’assaut de l’Occident en Libye en 2011. L’hyperbole d’AI est aussi contredite par le fait que la Syrie a plusieurs partis d’opposition qui se disputent des sièges à l’Assemblée nationale et qui font ouvertement campagne pour le soutien public tant à la droite qu’à la gauche du parti Baas.

L’affirmation d’Amnesty selon laquelle les autorités syriennes répriment brutalement les protestations pacifiques ignore davantage le processus de réconciliation syrienne. Au cours des dernières années, des militants armés de l’opposition ont été encouragés à déposer leurs armes et à rejoindre pacifiquement la société, un programme largement non signalé dans les médias occidentaux parce qu’il contredit le récit du « chapeau noir » du gouvernement syrien. [Un exemple récent est rapporté ici.]

Le rapport d’Amnesty cite les photographies « César » comme des preuves à l’appui de ses accusations d’« abattoir », mais ignore le fait que presque la moitié de ces photographies démontre le contraire de ce qui est revendiqué. Les « photographies César » largement publicisées étaient un canular financé par le Qatar pour saboter les négociations de Genève de 2014 comme documenté ici.

Alors que le rapport d’Amnesty porte plusieurs accusations contre le gouvernement syrien, AI ignore la violation de la souveraineté syrienne effectuée par les pays occidentaux et du Golfe. Il est curieux que de grosses ONG comme Amnesty international focalisent sur des violations des « droits humains » et de « droit humanitaire », mais qu’elles ignorent le crime d’agression, aussi appelé crime contre la paix.

Selon le tribunal de Nuremberg, l’agression est « le crime international suprême, différant seulement des autres crimes de guerre en ce qu’il contient en lui-même le mal cumulé de l’ensemble ». L’ex-ministre nicaraguayen et ancien président de l’assemblée générale des Nations Unies, le père Miguel D’Escoto, est quelqu’un qui devrait savoir. Il dit : « Ce que le gouvernement des États-Unis fait en Syrie équivaut à une guerre d’agression, laquelle, selon le tribunal de Nuremberg, est le pire crime qu’un État puisse commettre contre un autre État. » Amnesty international ignore cette réalité.

Formation et contexte

Nicolette Waldman (Boehland) est la co-auteure de ce rapport d’Amnesty international, et elle a été interviewée sans critique dans Democracy Now, le 9 février. La formation et les œuvres antérieures de Waldman révèlent les interconnexions entre les « think tanks » influents de Washington et les fondations de milliardaires qui financent des « organisations non gouvernementales » – ONG – déclarant être indépendantes, mais qui ne le sont pas dans les faits.

 

Waldman a précédemment travaillé pour le « Centre pour les civils en conflit » dirigé par des responsables comme l’Open Society de Georges Soros, le Human Rights Watch financé par Soros, Blackrock Solutions et le Centre pour une nouvelle sécurité américaine (CNAS).

Le milliardaire spéculateur de devises George Soros. (Crédit photographique : georgesoros.com)

Le CNAS peut être l’indication la plus significative d’une orientation politique depuis qu’il est dirigé par Michele Flournoy qui était pressentie pour devenir secrétaire à la Défense si Hillary Clinton avait gagné l’élection. Le CNAS a été un moteur principal derrière les plans néoconservateurs et interventionnistes libéraux visant à intensifier la guerre en Syrie. Alors que les travaux passés ou les associations ne définissent pas toujours les travaux nouveaux ou futurs, dans ce cas-ci, les accusations sensationnelles et douteuses semblent s’aligner sur ces objectifs politiques. [L’Open Society de George Soros a aussi fourni des fonds à Amnesty international.]

Alors que faire du nouveau rapport d’Amnesty international ? L’organisation jadis grandement respectée s’est, dans un passé récent, laissée utiliser comme outil de propagande pour justifier l’agression occidentale contre l’Irak et la Libye, ce qui semble être le rôle qu’AI joue présentement en Syrie.

Le rapport d’Amnesty international est un mélange d’accusations sur ouï-dire et de sensationnalisme dans la lignée des thèmes de propagande occidentale qui ont entouré la guerre syrienne dès le départ. En raison de la réputation non méritée d’Amnesty pour son indépendance et son exactitude, le rapport a été repris et diffusé largement. Les organes de presse des médias libéraux supposément progressistes se sont joints de concert pour faire écho aux accusations douteuses.

Peu ou pas de scepticisme s’applique lorsque la cible est le gouvernement syrien, qui a fait face à des années d’agression parrainées par l’étranger. Si ce rapport justifie une nouvelle escalade du conflit, comme Amnesty international semble le vouloir, le groupe va à nouveau servir à rationaliser l’agression occidentale en Syrie, comme il l’a fait en Irak et en Libye.

Rick Sterling

Rick Sterling est un journaliste d’investigation basé dans la région de la baie de San Francisco.

Traduit par Julie, relu par Catherine pour le Saker francophone

 

Source: http://lesakerfrancophone.fr/amnesty-international-attise-la-guerre-en-syrie

La fuite de la sainte famille en Egypte est-elle un mythe ?

Plus grands que les pyramides d’Egypte sont les mythes et les mauvaises conceptions au sujet de cette ancienne terre

Beaucoup des histoires bibliques ont été faussement et coercitivement associées à l’histoire et la terre de l’Egypte ancienne, comme l’histoire des patriarches israélites, Abraham et Joseph et bien sûr, la célèbre histoire de l’Exode, alias l’histoire du Pharaon et de Moïse.

Une des histoires bibliques les plus connues qui fut également liée de manière mensongère à l’Egypte antique fut celle de “la fuite de la sainte famille en Egypte”. Aussi loin que je sache, il n’y a eu qu’une seule sainte famille avec laquelle l’Egypte antique fut familière, celle du roi Osiris (le dieu assassiné qui ressuscita d’entre les morts), mère Isis (l’épouse fidèle qui fut mise enceinte par l’esprit saint d’Osiris) et leur fils Horus, le fils de dieu (vivant).

Alors qu’on nous a fait croire que le dieu des Israélites protégeait Moïse et son peuple alors qu’ils sortaient d’Egypte, on se s’attendait donc pas à ce que ce dieu une fois de plus, envoie ses anges pour protéger l’enfant Jésus et sa mère durant leur voyage à travers l’Egypte.

Mais cette perception commune ne peut pas être plus loin de la vérité, car ni l’histoire de l’Exode, ni celle de la fuite de la sainte famille ne se sont produites en terre d’Egypte. Ces deux contes bibliques sont simplement des mythes qui ont été propagés par les autorités falsificatrices rabbiniques et christologiques.

Le conte populaire de l’évènement de la sainte famille cherchant refuge en Egypte est une de celles dont l’église copte (égyptienne) est particulièrement fière. Les premiers monastères et églises égyptiens furent de fait érigés dans les endroits visités par la sainte famille, selon les dires, lors de son voyage prédestiné en Egypte. La route supposée empruntée par la maman et l’enfant Jésus lors de leur voyage alla des terrains rugueux et escarpés du Sinaï jusqu’au-delà du Nil où ils arrivèrent au Mont Qussqam, environ 325km au sud du Caire, en passant par le delta du fleuve.

Le monastère d’Al-Muharraq se niche au pied de la partie occidentale de la montagne. Il fut construit dans la zone où il fut dit que la sainte famille demeura pendant plus de 6 mois. Leur temps sur place fut passé essentiellement dans une grotte qui devint dans l’ère chrétienne copte, l’autel de l’église de la vierge Marie, construite au bout de l’aile ouest du monastère. L’autel de pierre est devenu un lieu de pèlerinage chrétien car il fut dit que l’enfant Jésus l’utilisa pour se reposer pendant les mois qu’il passa dans la grotte.

L’histoire du Christ, la fuite de l’enfant de Bethléem avec sa famille à destination de l’Egypte et l’éventuel retour du Christ de son sanctuaire égyptien n’est pas un évènement historique vérifiable (NdT: comme toute l’affaire du Christ du reste…) mais plutôt toute cette histoire fut construite sur une base mythique, ou sur ce que les érudits bibliques voudraient définir comme une prophétie.

Pour être encore plus spécifique, cette histoire fut concoctée comme une interprétation déformée de ce célèbre verset de la bible hébraïque: “Je rappelle mon fils d’Egypte” (Hosea 11:1)

La raison pour laquelle nous la qualifions d’interprétation déviée est parce que dans le verset de la bible, il n’y a aucune spécification sur qui était ce fils de dieu. En même temps qu’Hosea, bon nombre furent appelés fils de dieu. Même des rois et empereurs reçurent cette sainte qualification. Nous savons par exemple, que les rois assyriens et égyptiens étaient référés en tant que “fils de dieu”. Comme nous l’avons mentionné plus tôt, Horus était un fils de dieu.

Si nous jugions sur un critère typologique auquel les écritures bibliques ont notoirement adhéré dans leurs narratifs, nous devrions penser à Moïse comme étant le personnage du “mon fils” dans ce verset de la bible. Mais il y a un inconvénient dans cette vague prophétie… Dans sa version originale hébreux, le texte ne dit rien de l’Egypte ; en fait, il est plutôt dit ceci: “De Mizraïm vient mon Fils”. Ironiquement, au temps de l’écriture du livre d’Hosea, vers le VIIIème siècle AEC, la terre d’Egypte n’était pas appelée “Mizraïm”.

L’Egypte antique était connue sous le nom de “Copte/Gopte”, qui fut plus tard prononcé en langue grecque “Aegyptus”. Mizraïm était un ancien terme arabe pour désigner n’importe quelle zone urbaine. En ce sens, toute ville majeure de l’ancien Proche-Orient comme Damas, Tyre et Palmyre étaient appelées “Mizraïm” par les nomades des antiques Arabie et Yémen.

D’une certaine manière, ceci devrait attirer notre attention sur l’origine arabe des Israélites et de leurs lois mosaïques, comme nous l’avons détaillé dans notre livre “Egypt Knew No Pharaohs Nor Israelites”. Contrairement à ce que les masses ont été contraintes de croire tout au long de ces siècles de falsification et de mensonges, toutes les anciennes histoires des Israélites se sont passées dans le Yémen antique et non pas en Palestine. Ceci, bien évidemment, si tant est qu’elles soient des histoires vraies. Le nom de “Hosea/Hoshea” est autant arabe qu’”Ismaïl” et “Hussein”, tout autant que ses histoires, prophéties et son livre.

La vague prophétie du “d’Egypte vient mon fils” fut plus tard très intelligemment exploitée par l’église catholique romaine dans ses évangiles (en grec). Seul l’évangile de Mathieu utilise cette vieille prophétie biblique. Employant la même technique littérale de la typologie, Mathieu (ou qui que ce soit qui utilisa ce nom comme couverture) a tissé un drame complètement différent pour l’enfant Jésus et sa mère et ce dès la vieille histoire de Moïse.

Comme la libération de Moïse et de ses Israélites ne s’est produite qu’alors qu’ils quittaient l’Egypte, la même chose (parallèle typologique) se doit de se produire dans l’histoire de Jésus Christ. Juste comme le pharaon d’Egypte ordonna le meurtre de tout enfant premier-né israélite, Mathieu a dû rendre Hérode responsable d’un même ordre ainsi cela servirait d’impératif narratif dramatique pour leur fuite en Egypte.

“… Voyez, un ange de dieu est apparu en rêve à Joseph et lui dit: ‘Lève-toi, prends le jeune enfant et sa mère, fuit vers l’Egypte et restez-y jusqu’à ce que je t’envoie un message ; car Hérode va rechercher le jeune enfant pour Le détruire.” (Mathieu 2:13)

Un schéma de typologie rabbinique ancien était ici à l’œuvre. La typologie en théologie chrétienne et en exégèse biblique est une doctrine ou une technique littérale qui relie (fictivement) l’Ancien Testament au Nouveau Testament. Des évènements, personnes ou prophéties de l’Ancien Testament sont vus comme des préfigurations typiques ou sont surclassés par des anti-types, évènements ou aspects du Christ ou de sa révélation décrits dans le Nouveau Testament.

C’est comme un jeu de mots dans lequel les scribes bibliques ont dupliqué/copié un ancien conte miraculeux. Dans le processus, ils ont fini par créer des parallèles dramatiques et géographiques à une vieille histoire de la bible qui rendront leur nouvelle histoire sacrée aux yeux des masses inéduquées. Le but final de ce truc typologique est de créer l’illusion d’une prophétie qui dit vrai et se réalise.

La fuite en Egypte est un évènement biblique décrit dans les évangiles de Mathieu (Mathieu 2:13-23), dans lequel Joseph s’est enfui en Egypte avec Marie et l’enfant Jésus après une visite magique, car ils ont été mis au courant donc que le roi Hérode avait l’intention de tuer les enfants de cette zone.

L’évangile de Luc ne mentionne pas cet évènement, narrant plutôt que la sainte famille alla au temple de Jérusalem, et de là directement à Nazareth. Certains critiques en tirent ainsi la conclusion que la naissance et la jeunesse de l’enfant Jésus selon Luc et Mathieu sont toutes deux des fabrications. Ce thème qu’on retrouve dans l’évangile de Mathieu est très semblable à celui de Moïse pour une audience judaïque et la fuite en Egypte illustre juste ce thème typologique et mensonger.

Dans leur fuite de la fureur du roi Hérode, la sainte famille, de manière compréhensible, devait éviter les routes fortement empruntées, elles ont donc suivi des chemins inconnus et on a dit qu’ils furent guidés par les anges de dieu. Leur route fut choisie pour eux, jour après jour, par des vallées cachées et des plateaux non répertoriés, dans les vastes étendues désertiques du Sinaï. Comme Moïse et son peuple israélite, Marie et l’enfant Jésus ont dû errer pendant un bon moment dans les étendues sauvages du Sinaï. Le vieux scenario de l’Exode devait servir de story-board pour la nouvelle histoire de la fuite en Egypte.

Ainsi. Doit-on se demander ce qui fut la source de notre information sur la description complète du voyage de la sainte famille en Egypte ? Les voies tortueuses empruntées par celle-ci à travers le Sinaï et leurs voyages subséquents en Egypte furent narrés par le pape Théophile, 23ème patriarche d’Alexandrie (384-412 de notre ère). Il mentionna dans ses annales tant célébrées, qu’au soir du 6 novembre, après une longue et humble prière, la Vierge Marie lui est apparue. Celle-ci lui relata dans les détails le voyage de la sainte famille en Egypte et lui donna pour instruction d’enregistrer par écrit ce qu’il avait vu et entendu.

Voilà, la messe était donc dite : toute cette histoire de “la fuite en Egypte de la sainte famille” n’est en fait rien d’autre qu’un “rêve” et parce que ce fut le rêve du pape Théophile, les masses naïves et fidèles l’acceptèrent simplement comme une réalité, pour un autre miracle divin qui devait une fois de plus se dérouler en Egypte.

Mais, là encore, qui est ce pape Théophile qui a donc eu toute la confiance de la vierge Marie au point tel qu’elle s’est révélée à lui dans un des ses rêves bénis ? Théophile était le pape d’Alexandrie et le patriarche du saint siège de St Marc de l’église copte d’Alexandrie juste au tournant du IVème siècle de notre ère. Il devint pape dans une période de conflit entre les nouvellement dominants chrétiens et l’ancien establishment religieux égyptien à Alexandrie, chaque section étant soutenue par un segment de la population d’Alexandrie. Ce fut durant sa papauté, suivie de celle de son neveu, le tristement célèbre pape Cyrille, que la persécution des fervents des anciennes croyances et traditions égyptiennes, devint violente et sans pitié.

Les anciens temples égyptiens furent profanés, fermés ou brûlés. Les Egyptiens furent interdits de maintenir leurs anciens rites et on leur refusa toute autorisation d’entrée dans leurs temples et sanctuaires partout en Egypte et spécifiquement à Alexandrie. Le “Serapeum”, le dernier sanctuaire qui survécut de l’ancienne bibliothèque d’Alexandrie fut détruit et brûlé, car l’église copte voulait être la seule source de connaissance et d’autorité pour la nouvelle Egypte chrétienne.

Edward Gibbon a décrit le pape Théophile comme “…l’ennemi perpétuel de la paix et de la vertu, un méchant homme austère, dont les mains furent alternativement polluées par l’or et par le sang.”

Dr. Ashraf Ezzat

Note de Résistance 71: Edward Gibbon, historien anglais (1737-1794), connu pour son œuvre phare: “L’histoire du déclin et de la chute de l’empire romain” (1776), grand critique des églises et de la religion organisée bien que converti au catholicisme. A enseigné à Oxford.

Les parchemins et les livres qui gravèrent la connaissance et la sagesse anciennes de l’humanité furent étiquetés (par Théophile et son neveu Cyrille), crasse et hérésie païennes ne méritant qu’à être livrées aux flammes. Après le départ de Théophile, l’intolérance et la violence religieuse à Alexandrie monta vers de nouveaux sommets sous la papauté de son neveu Cyrille.

Il conserva sa politique de tensions sectaires outrageantes qui menèrent au meurtre de la philosophe héléniste Hypatie par une foule de chrétiens fanatiques. Hypatie était une des dernières érudites de l’ancienne bibliothèque d’Alexandrie. Elle enseignait la philosophie, les mathématiques, la physique et l’astronomie dans la ville ancienne d’Alexandrie (NdT: d’où l’auteur Ashraf Ezzat est originaire et dont il connaît très bien l’histoire…), Hypatie fut kidnappée, dévêtue, mutilée en association et brûlée vive dans une église. La nouvelle de l’assassinat d’Hypatie provoqua une énorme critique et dénonciation de Cyrille qui ne voyait en la grande philosophe qu’une sorcière païenne.

L’assassinat brutal d’Hypatie a d’une certain façon, marqué la fin de l’ancien monde de la connaissance et de la sagesse. Alors que les masses naïves croyaient dans le rêve de Théophile sur la “vierge Marie”, l’aube de l’âge de l’obscurantisme se profilait à l’horizon. Une nouvelle ère naissait du narratif mensonger biblique au sujet de l’Egypte antique, une nouvelle ère obscurantiste, faite de dogmes intolérants, de faux prophètes et de fausses prophéties.

Url de l’article original: https://ashraf62.wordpress.com/2017/02/12/holy-familys-flight-into-egypt-is-myth/

 Traduit de l’anglais par Résistance 71

 

Source:https://resistance71.wordpress.com/2017/02/21/de-la-bible-aux-evangiles-la-falsification-typologique-servant-le-mythe-religieux-et-le-dogme-de-la-domination-dr-ashraf-ezzat/

« Le suffrage universel comme arme de l’adversaire », par Bruno Adrie

Dans leur livre La deuxième droite, initialement édité en 1986, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover ont écrit qu’ « en acceptant de se soumettre aux mécanismes du système électoral, on conforte l’idée qu’il ne peut exister une voie radicale pour sortir du statu quo, on se place sur le terrain choisi par l’adversaire à qui on offre les meilleures armes ». Une formule qui n’est pas sans rappeler Léon Bloy lorsqu’il écrivait que « le suffrage universel, c’est l’élection du père de famille par ses enfants ».

L’idée aura de quoi surprendre chez le citoyen trituré depuis les bancs de l’école par les scalpels de la bonne morale républicaine. On conçoit qu’il lui sera difficile de prêter une oreille autre que distraite à la possibilité ou, pire, à la nécessité d’inventer une démocratie qui ne se limiterait pas à « envoyer tour à tour au Parlement et au gouvernement des majorités opposées sur la manière de gérer le système capitaliste mais d’accord pour n’en pas toucher les fondements. » (Garnier et Janover, op. cit.)

Quand on pense que c’est au nom de cette conception de la démocratie, d’une démocratie réduite au versement à heures fixes de bulletins dans des urnes pas toujours transparentes (surtout lorsqu’elles sont devenues des voting machines électroniques) qu’on a, jusqu’à la chute du Mur, entretenu la guerre froide et, ensuite, déclenché des guerres humanitaires contre des dictateurs qui avaient la mauvaise idée non pas d’être dictateurs, mais de se croire maîtres chez eux et de se payer le luxe de refuser les projets alléchants que des multinationales dépliaient sous leurs regards indifférents dans le but de garantir ou d’accroître les revenus, je devrais dire la rente, des classes dominantes étasuniennes et européennes, habituées à calculer mais pas à travailler…

Et c’est bien à cause de ces dictateurs à nuques raides que le suffrage universel doit être promoted, comme on dit outre Atlantique. Et pour le promouvoir ce système électoral, tous les moyens sont bons : on conspire, on sabote, on remue de l’agitation sociale avec les gros bâtons de la propagande, on colore les révolutions, on souffle sur les braises des guerres civiles, on finance des coups d’Etats ou bien on bombarde, tout simplement et massivement, en n’excluant pas l’utilisation de bombes à l’uranium appauvri, comme nous venons de le constater une fois de plus dans le cas de la Syrie.

L’arrivée fracassante du suffrage universel tant vanté par la presse et si facilement acheté par l’argent fait surgir d’heureux élus encostumés que les mains empressées des lobbies shampouinent et manucurent, obtenant, après moult caresses, que les pays libérés réclament le maintien sur place des forces libératrices afin de garantir la paix et la stabilité dans la région. Ces pays demandent aussi la permission d’ouvrir leurs frontières à la libre circulation des biens, des services et des capitaux venant de l’étranger. Puis ils offrent généreusement à l’ami libérateur un environnement fiscal non agressif. Pour finir, ils décident, afin de plaire au FMI, de réduire le train de vie de leur Etat gaspilleur afin de cantonner ce dernier au rôle – coûteux mais ne le disons pas – de créateur d’un environnement favorable aux forces du marché.

D’où ma question : avec ou sans Macron, où mènent ces élections ?

Bruno Adrie

 

Source:https://brunoadrie.wordpress.com/2017/02/18/le-suffrage-universel-comme-arme-de-ladversaire-par-bruno-adrie/

Si tu doutes et que tu te poses des questions, tu es forcément complotiste..

Et moi qui croyais qu’un complotiste, c’était celui qui fomentait en douce des complots.  Nous ne sommes pas dépositaires de la vérité, puisque nous nous employons à la chercher, ce qui est une gageure, vu les forces en présence. Les attaques sont nombreuses, la riposte quasi inexistante, nous ne pouvons pas lutter contre les médias subventionnés avec nos impôts, qui se font un plaisir de trouver des trous, là où nous n’avons jamais affirmé, qu’il n’y en avait aucun.

Nous sommes considérés comme média alternatif mais aussi, comme diffuseurs d’ « infaux » ce qui, vu les « sources officielles » que sont ces médias, les met forcément en cause, puisque nous les relayons.

 

Je passe sur les assimilations à des mouvements dont nous pouvons relayer, sans être partie prenante et, au nom de la liberté d’expression, les thèses qui n’engagent qu’eux, pour les soumettre au débat démocratique, qu’il serait séant de la part de nos détracteurs d’analyser au lieu de condamner.
Pour autant que ces esprits formatés, soient encore capables d’avoir une faculté de raisonnement « gratuite » qui profite à tous, au lieu d’empoisonner l’esprit critique des gens en les culpabilisant de ne pas penser comme « la machine » leur suggère de le faire.

Notre façon de voir n’est pas subversive, elle le devient par les preuves de manipulation de masse que seuls, les affidés à ce système très lucratif, fait de camouflages, d’enrichissements obscurs et de détournements en tous genres, nous imposent.  Avec des attaques ciblées et génératrices de mauvais points, en fonction de critères imposés par la soi-disant bien-pensance mais surtout, pensée unique.  C’est ce que l’on constate avec la soumission et le léchage de bottes des collabos du système. « je dénonce donc j’existe« , qui se prennent une volée de bois vert chaque fois, mais qui avec masochisme en redemandent.

Il y en a, qui s’emploient toute honte bue, à discréditer les manants, sans dents et autres sans parole, qui se posent les questions essentielles sur leur devenir, en les mettant dans des cases avec partialité, sans chercher plus loin que le dérangement qu’ils sont susceptibles de générer par leurs questionnements. Ont-ils peur que cela se transforme en révolte, dont ces collabos feraient les frais ?

Nous sommes des récepteurs et diffuseurs d’informations, pas des générateurs. La vision tronquée, qui voudrait que nous soyons incapables de voir ce que nous avons sous les yeux, en nous assimilant à ceux qui profèrent des thèses dites « complotistes », (on passe sur les zitis et autres reptiliens) est un prétexte fallacieux puisque, tous ceux de plus en plus nombreux qui contestent, sont étiquetés complotistes. On pourrait rétorquer aux faiseurs d’opinion que, quand ils cesseront eux, de comploter contre le peuple, on pourrait réviser notre jugement. La matrice nous a jugés incapables de raisonner en hommes et femmes libres que nous sommes ou pensons être, rien que cet étiquetage, devrait nous inciter à nous interroger et à réagir.

 

Nous avons le choix, nous soumettre ou nous démettre, accepter que l’on nous impose la vision marchande qui est, de servir à l’enrichissement d’une poignée de « rapetout », qui ont eu le temps et l’argent pour asseoir leur emprise sur tout ce qui est monnayable et, qui ont engendré une nouvelle espèce de décérébrés, accrocs à toutes les nouveautés, que sont les « excellents consommateurs boulimiques », alors que les ressources s’amenuisent, que la planète est détruite à petit feu. On peut aussi, tout rejeter en bloc.

Sommes-nous capables de nous prendre en main et de forger notre avenir? Avons-nous besoin de « beaux parleurs », prompts à trahir leur parole sitôt le blanc-seing donné pour agir à notre place? (C’est à ça que sert le vote, donner l’illusion d’un choix).

Nous avons ici des esprits ouverts au débat, qui n’ont de cesse de lier leurs propos à des liens intéressants, pour peu qu’ils soient consultés. Je constate que nous ne sommes pas seuls. Il y a des milliers de mécontents qui au lieu de blablater feraient bien de s’unir.

Je n’ai pas relayé les vomissures mises en ligne par un certain  « Adrien machinchose » élu ps, un parti moribond pour qui c’est le chant du cygne,  pourquoi? Je pense qu’il est inutile de faire dans la victimisation, j’ai confiance en l’humain responsable, capable de penser par lui-même, parce que ce que nous vivons actuellement, est la conséquence de la politique nauséabonde, faite « d’aplaventrisme »,  de renoncements, d’excuses, de culpabilisation, de collusions et de trahisons en tous genres, qu’on nous a imposé depuis des décennies.

Cette même politique qui, dans pas longtemps, va emmener aux urnes des électeurs croyant encore en la providence. Qui que soit la personne qui sera désignée, tant que le peuple déléguera le pouvoir à des professionnels de la politique, royalement payés, loin de savoir ce qu’est le vrai travail, se lever le matin, affronter la chaleur ou le froid, pour un salaire dérisoire, rogné par les taxes et impôts, qui approuveront encore et encore des lois iniques, qui ne profitent qu’à ceux qui les écrivent et les votent, le système actuel perdurera. Les électeurs élisent leurs maîtres fainéants, ils n’ont pas encore compris que leur choix les lie à ce et ceux qu’ils rejettent.

Il y a eu; un roi, sa cour et les gueux, taillables et corvéables.

Nous avons un président, ses ministres et les sans dents, tout aussi taillables et corvéables. Ce qu’ils donnent d’une main, est repris de l’autre.

Belle évolution dans la stagnation, même avec l’illusion du mieux vivre, qui n’est pas le bien vivre que nous aimerions.

Nous ne sommes ni journalistes, ni écrivains. Simples blogueurs exaspérés par tous ces menteurs, profiteurs, voleurs, tricheurs, traîtres, pantins, médiatisés à outrance pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes, qui nous posons des questions et tentons, de faire se questionner les esprits libres et encore un peu indépendants. Le grand mot pour qualifier nos questions sans réponses, COMPLOTISTES! Venant de ceux qui complotent CONTRE le peuple qui n’est plus souverain, qui n’a plus d’autres choix que de boire à la fontaine du mensonge, c’est très fort!

Visiteurs ou utilisateurs d’un site politiquement incorrect, montrant du doigt, les magouilles mises en évidence par les médias officiels avec sources, interrogateurs sur les mystères du passé, pas forcément avaleurs des thèses proclamées. Nous revendiquons le droit de penser autrement.

 

Haro! sur les inconditionnels de la pensée unique, bienvenus aux empêcheurs de magouiller en rond et que le chemin de la vraie vie, soit le chemin de croix des détracteurs et perturbateurs de notre quotidien, nous sommes en première ligne pour faire le constat de leur malfaisance et ça, outre le fait que ça nous coûte, nous sommes des millions à le subir, bridés par leurs lois esclavagistes, soi-disant  sécuritaires et « protectrices » qui n’empêchent rien, sauf de pigeonner un peu plus le citoyen/usager. Il serait de bon aloi puisque inscrit dans la constitution, qu’avant tout changement de celle-ci, LE PEUPLE SOIT CONSULTÉ.. Tu peux te brosser manant, tu leur a donné le droit d’agir et de penser à ta place! Tu as oublié ta force, tu acceptes tout la tête basse, écrasé par les injustices, livré à la peur du lendemain. Jusqu’à quand?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOUS, PAR NOUS, POUR NOUS.

J’ai reçu cet appel, qui n’est pas un appel à la violence, ce que je n’aurai pas relayé, mais plutôt, la non-participation à la mascarade électorale. À défaut de rejeter cet acte républicain qui n’a de sens qu’avec d’honnêtes gens (ils sont très rares), cherchez celui qui ne varie pas dans ses propositions, épluchez, comparez les programmes, ne cédez pas au maquillage dont vous avez pu voir, qu’avec les moyens financiers, le mélange de mots choisis (qui ne veulent plus dire grand-chose) s’avère être un enfumage de première. Qu’en pensez-vous?

Manifeste antirépublicain

APPEL À L’INSURRECTION CIVIQUE

Voltigeur

Source:http://lesmoutonsenrages.fr/2017/02/18/si-tu-doute-et-que-tu-te-pose-des-questions-tu-es-forcement-complotistes/

France : Les langues se délient à propos de la Syrie

Depuis quelques temps, nous commençons à voir et entendre dans les médias français des discours inhabituels sur la situation en Syrie qui différent du discours officiel tenu depuis six ans. Nous pouvons citer Éric Denécé[1], le journaliste Jean-François Khan[2], des parlementaires comme Nicolas Dhuicq[3], Thierry Mariani[4] ou encore Jean Lasalle[5] et bien d’autres.

Même Boris Johnson, ministre des affaires étrangères britanniques, donne de la voix à propos de la Syrie, indiquant que son pays ne doit plus s’opposer à ce que le Président Bachar Al-Assad se représente aux prochaines élections présidentielles.[6] Quant à Éric Denécé, il a bien affirmé face à Yves Calvi que : « Nous étions roulé dans la farine. », utilisant le terme « falsification de l’information », en parlant de ce que les médias officiels français rapportaient sur Alep, sans pour autant nier la réalité de la guerre en Syrie[7]. Pour M. Denécé, les médias français sont atteints d’un suivisme des médias anglo-saxons et arabes qui ont des intérêts majeurs en menant une telle désinformation concernant la Syrie.

Cependant, le journaliste Jean-François Khan a exigé une enquête journalistique internationale sur Alep Est[8] afin de savoir ce qui s’y est réellement passé. Le directeur du journal Marianne n’espère pas voir l’aboutissement de sa proposition puisque ni les journalistes, ni les dirigeants politiques français ont la volonté de revoir leurs copies, admettant leurs torts, avouant tout simplement qu’ils se sont trompés. De ce fait, ils préfèrent persister dans l’erreur et le mensonge que rectifier le tir.

Par la suite, Jean-François Khan s’interroge sur le silence médiatique au sujet d’Alep depuis sa reprise par l’armée syrienne. Il exprime la même interrogation qu’une partie de l’opinion publique française qui n’entend quasiment plus parler d’Alep ni de ce qui se passe ailleurs en Syrie.

Les déclarations de trois députés français du parti Les Républicains sur la Syrie, notamment sur Alep, ont fortement bousculé le paysage politique français contredisant la version française officielle. Le député français Nicolas Dhuicq nous affirme ceci : « Je me bats en permanence contre la désinformation qui consistait à dire que les Russes, par plaisir, ont voulu détruire une ville ainsi que contre l’information majeure et terrible que Bachar Al-Assad tue son peuple. Ça ne serait pas de son intérêt de faire cela. Enfin, si le Président Bachar Al-Assad était si tyrannique et aussi détesté que les médias français le disent depuis six ans de guerre, il serait déjà tombé. »[9]

Cependant, Thierry Mariani et Nicolas Dhuicq soutiennent François Fillon, candidat de la Droite à l’élection présidentielle qui s’est subitement rétracté vis-à-vis de ce qu’il a déclaré lors des primaires, traitant au cours d’une émission avec le journaliste Jean-Jacques Bourdin[10] le Président Bachar Al-Assad de dictateur et de manipulateur comme le Président défunt Hafez Al-Assad. Pendant les primaires de la Droite, François Fillon a prôné la réouverture d’une représentation diplomatique à Damas, la nécessité de discuter avec le Président Bachar Al-Assad ainsi qu’un rapprochement avec la Russie.

Toutes ses déclarations ne font que mettre en cause les compétences de la classe politique française. Toutes les voix « dissidentes » actuelles à propos de la question syrienne déplorent l’alignement de la France sur la politique de l’Arabie Saoudite et du Qatar ainsi que sur les positions des Etats-Unis qui ont une réelle volonté de dépecer la Syrie et avec elle tout le Moyen-Orient.

Pour beaucoup de français, l’Arabie Saoudite fait partie des pays les plus totalitaires au Monde, ce qui va à l’encontre de toutes notions de Démocratie, de Droit de l’Homme et de compréhension occidentale de la liberté, ce qui n’empêche pas de profondes alliances entre ce pays et la France.

Enfin, ceci révèle la paresse politique des dirigeants français qui, par manque d’intérêts pour les enjeux internationaux ainsi que pour les peuples et par la perte d’un certain niveau intellectuel, préfèrent s’aligner sur une propagande anglo-saxonne-arabe plutôt que de gérer les choses par eux-mêmes.

Antoine Charpentier

 


[1] Eric Denécé, docteur en Science Politique, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) et de sa société de conseil en Risk Management (CF2R SERVICES).

[2] Jean-François Khan, fondateur du journal Marianne.

[3] Député français de l’Aube.

[4] Député français de la 11éme circonscription des français de l’étranger.

[5] Député français Pyrénées- Atlantique

[6]Réseau Voltaire, « Londres admet que la Syrie est une Démocratie. », http://www.voltairenet.org/article195072.html

[7] Emissions : 24 heures en questions avec Yves Calvy, https://www.youtube.com/watch?v=N69Qd8Xk2-g

[8] Jean-François Khan : « Il faut qu’une commission enquête sur la situation d’Alep est »https://fr.sputniknews.com/international/201701061029472170-medias-situation-alepest-kahn/

[9] Entretien avec l’auteur.

 

[10] "Bachar al-Assad est un dictateur au passé sanglant, un manipulateur, je ne souhaite pas son maintien" au pouvoir a affirmé François Fillon ce mercredi sur BFMTV et RMC, 12 janvier 2017 https://www.youtube.com/watch?v=Ydr4gqTCGZs

Décodex : quand Le Monde s’habille en Pravda

Décodex est un « grande aventure » instiguée par les décodeurs du Monde, ces journalistes qui estiment que le fact-checking serait le Saint Graal du métier. Avant de parler du gros machin stalinien du Monde©, parlons du fact-checking.

Le principe du fact-checking est simple, voire simpliste : vous prenez les informations (des autres publications, c’est plus simple et votre actionnaire ne vous en voudra pas), et vous vérifiez « par les faits », les affirmations qui y sont contenues. Une déclaration chiffrée d’un responsable politique, par exemple, est soumise à la sagacité des journalistes fact-checkers qui la mettent en abîme avec une statistique officielle. De la même manière, des montants financiers, des dates, des noms, des lieux, des estimations peuvent être passés au crible de la vérification « factuelle ».

Ce procédé, qui en réalité, est l’une des compétences normales du journaliste, se retrouve donc — par la grâce des spécialistes en « augmentation » du journalisme — mis en avant comme une nouveauté incontournable, une sorte de hochet scientifique de la sphère médiatique lui redonnant un sérieux et une crédibilité quelque peu dégradés. Un peu comme si un spécialiste en sécurité des réseaux annonçait qu’il se spécialisait dans la publication de rapports sur les failles informatiques permettant de pénétrer les SI dont il a la responsabilité. Son employeur lui répondrait sans doute : « On est content d’apprendre que tu fais ton travail, de là ce que tu nous vendes ta seconde compétence comme une spécialité distincte, qui amènerait un « plus » indéniable, c’est un peu gonflé, Coco« .

Mais la comparaison s’arrête là, puisque le fact-checking journalistique a ses limites, et ceux qui en ont fait leur niche ne semblent pas toujours s’en rendre compte. L’une de ces limites est l’impossibilité, sur certains sujets, de vérifier toutes les données « concrètes », alors que des enquêtes, des documents, peuvent pourtant laisser entendre une réalité en cours très établie, mais « non-factuelle ».

Le factuel est binaire : soit les faits sont là, soient ils n’y sont pas. L’affaire IOL  est parfaitement révélatrice de la limite de ce procédé du vrai-faux : Reflets a des documents qui indiquent l’achat par le gouvernement français d’un système de surveillance sur le territoire national depuis 2009, confirmé par des sources très bien placées et une loi qui vient enfoncer le clou. Mais il n’est pas [encore] possible de vérifier factuellement le niveau d’activité d’IOL, quelle taille le dispositif a atteint, etc. Ce qui est certain, par contre, c’est qu’IOL est dimensionné — sur le papier gouvernemental, ce qui n’est pas rien — pour permettre l’interception des communications Internet de n’importe lequel des millions d’internautes français. Au passage, une question au gouvernement a été posée au sujet… d’IOL (relayée par nos confrères de NextInpact, merci à eux). Des fact-checkers ont pourtant traité ce sujet, et ont conclu, par la « vérification des faits », qu’il n’y a avait pas de surveillance « de masse » en France (coucou @manhack).

Dans le cas des révélations Snowden, de la même manière, aucun fait établi et factuel des systèmes d’écoute globale de la NSA n’existe, personne n’a jamais vu un seul logiciel, ni lu un seul log des super-softs de surveillance américains : tout est sur le papier. Dans ces deux cas, en réalité on ne fact-check pas : il n’ y a pas de faits. On estime — parce que des documents officiels ont été publiés, des sources croisées, des copies d’écran analysées — que ces outils sont réels. Mais personne n’a jamais pu vérifier la réalité factuelle des sondes réseaux placées sur des points stratégiques du réseau mondial, ni testé XKeyscore ou PRISM. Que devraient faire les fact-checkers dans ces cas-là, normalement ? Déclarer la surveillance mondiale de la NSA comme un « fake » ?

La vérité n’est pas un produit comme les autres

Le métier de journaliste ne se réduit pas à constater des faits. Un média n’a pas vocation à seulement relayer des événements établis, concrets, ou vérifiables par un simple clic. Une information n’est pas « vraie » simplement parce qu’elle est relayée par la majorité des médias les plus connus et se retrouve en page 1 d’une recherche Google. De nombreux exemples de fausses informations parties de Twitter et diffusée à la vitesse des tuyaux Internet sur tous les grands sites d’information abondent dans l’histoire récente du journalisme. D’ailleurs, au moins 2 sites classés en vert par le Decodex du Monde© viennent de se faire attraper en titrant sur une fausse information. Le Parisien et Le Journal du dimanche.

 

Photo: Certains anti-Decodex y vont un peu fort, c’est vrai. Avec peut-être des idées derrière la tête pour une partie d’entre eux. Mais quand même, c’est drôle, non ?

 

Source: https://reflets.info/decodex-quand-le-monde-shabille-en-pravda/

« Fausses nouvelles » aux US : faites maison et pas si nouvelles que ça

Le paysage médiatique en Amérique est dominé par les « fausses nouvelles ». Depuis des décennies. Ces fausses nouvelles n’émanent pas du Kremlin. C’est une industrie de plusieurs milliards de dollars par an, qui est habilement conçue et gérée par des agences de relations publiques, des publicistes et des services de communications au nom d’individus précis, du gouvernement, et des sociétés pour manipuler l’opinion publique.

Cette industrie de la propagande met en scène des pseudo-événements pour façonner notre perception de la réalité. Le public est tellement inondé par ces mensonges, livrés 24 heures par jour à la radio, à la télévision et dans la presse écrite, que les téléspectateurs et les lecteurs ne peuvent plus distinguer entre la vérité et la fiction.

Donald Trump et les théoriciens racistes-conspirateurs, les généraux et les milliardaires autour de lui, ont hérité et exploité cette situation, tout comme ils ont hérité et exploiteront la destruction des libertés civiles et l’effondrement des institutions démocratiques. Trump n’a pas créé ce vide politique, moral et intellectuel. C’est l’inverse. Ce vide a créé un monde où les faits changent avec l’opinion, où les célébrités ont d’énormes mégaphones tout simplement parce que ce sont des célébrités, où l’information doit être divertissante et où nous avons la possibilité de croire ce que nous voulons, indépendamment de la vérité. Un démagogue comme Trump est le résultat que vous obtenez quand la culture et la presse tournent au burlesque.

Les journalistes ont depuis longtemps renoncé à décrire un monde objectif ou à donner la parole aux hommes et aux femmes ordinaires. Ils ont été conditionnés pour répondre aux demandes des entreprises. Les personnalités de l’actualité, qui gagnent souvent des millions de dollars par an, deviennent courtisanes. Elles vendent des commérages. Elles favorisent le consumérisme et l’impérialisme. Elles bavardent sans cesse au sujet des sondages, des stratégies, de la présentation et des tactiques ou jouent à des jeux de devinettes sur les rendez-vous présidentiels à venir. Elles comblent l’absence de nouvelles avec des histoires triviales, conduites émotionnellement, qui nous font sentir bien dans notre peau. Ils sont incapables de produire de véritables reportages. Elles s’appuient sur des propagandistes professionnels pour encadrer toute discussion et débat.

Il y a des journalistes établis qui ont passé toute leur carrière à reformuler des communiqués de presse ou à participer à des séances d’information officielles ou à des conférences de presse – j’en connaissais plusieurs lorsque j’étais au New York Times. Ils travaillent comme sténographes des puissants. Beaucoup de ces reporters sont très estimés dans la profession.

Les entreprises qui possèdent des médias, contrairement aux anciens empires de presse, voient les nouvelles comme simplement une autre source de revenus publicitaires. Ces revenus concourent au bénéfice de l’entreprise. Lorsque le secteur des nouvelles ne produit pas ce qui est considéré comme un profit suffisant, la hache tombe. Le contenu n’est pas pertinent. Les courtisans de la presse, redevables à leurs seigneurs dans l’entreprise, s’accrochent férocement à des places privilégiées et bien rémunérées. Parce qu’ils endossent servilement les intérêts du pouvoir des entreprises, ils sont haïs par les travailleurs américains, qu’ils ont rendus invisibles. Ils méritent la haine qu’ils suscitent.

La plupart des rubriques d’un journal – « style de vie », voyages, immobilier et mode, entre autres – sont conçues pour s’adresser au 1%. Ce sont des appâts pour la publicité. Seulement environ 15% de la surface rédactionnelle de n’importe quel journal est consacrée aux nouvelles. Si vous supprimez de ces 15% le contenu fourni par l’industrie des relations publiques à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement, le pourcentage de nouvelles tombes à un seul chiffre. Pour les nouvelles diffusées par les ondes et le câble, le pourcentage des nouvelles véritables, rapportées de façon indépendante, serait proche de zéro.

L’objet des fausses nouvelles est de façonner l’opinion publique, en créant des personnalités fantoches et des réponses émotionnelles qui submergent la réalité. Hillary Clinton, contrairement à la façon dont elle a souvent été dépeinte lors de la récente campagne présidentielle, n’a jamais combattu dans l’intérêt des femmes et des enfants – elle avait défendu la destruction d’un système d’aide sociale dans lequel 70% des bénéficiaires étaient des enfants. Elle est un outil des grandes banques, de Wall Street et de l’industrie de guerre. De pseudo-événements ont été créés pour maintenir la fiction de son souci pour les femmes et les enfants, de sa compassion et de ses liens avec les gens ordinaires. Trump n’a jamais été un grand homme d’affaires. Il a une longue histoire de faillites et de pratiques commerciales obscures. Mais il a joué le rôle fictif d’un titan de la finance dans son émission de télé-réalité, L’Apprenti.

« Les pseudo-événements qui inondent notre conscience ne sont ni vrais ni faux, dans le vieux sens familier », écrit Daniel Boorstin dans son livre L’image : un guide des pseudo-événements en Amérique « Les mêmes progrès qui les ont rendues possibles, ont aussi rendu les images plus réalistes, plus attirantes, plus impressionnantes et plus convaincantes que la réalité elle-même, bien que planifiées, artificielles ou déformées. »

La réalité est consciemment prémâchée en récits faciles à digérer. Ceux qui sont impliqués dans les relations publiques, les campagnes politiques et le gouvernement ressassent implacablement le message. Ils ne s’écartent pas du simple slogan criard ou du cliché qu’ils sont invités à répéter. C’est une espèce de conversation continue avec des bébés.

« Les raffinements de la raison et les nuances d’ombre de l’émotion ne peuvent pas atteindre un public considérable », a noté cyniquement Edward Bernays, le père des relations publiques modernes.

Le rythme trépidant et le format abrégé de la télévision excluent les complexités et les nuances. La télévision est manichéenne, bien et mal, noir et blanc, héros et méchant. Elle nous fait confondre les émotions induites avec la connaissance. Elle renforce le récit mythique de la vertu et de la bonté américaine. Elle rend hommage à des experts et spécialistes soigneusement sélectionnés par les élites du pouvoir et l’idéologie régnante. Elle discrédite ou ridiculise tous ceux qui s’opposent.

Le Parti démocrate est-il assez stupide pour croire qu’il a perdu l’élection présidentielle à cause des courriels fuités de John Podesta et de la décision du directeur du FBI, James Comey, peu de temps avant le vote, d’envoyer une lettre au Congrès à propos du serveur de messagerie privé de Clinton ? La direction du parti démocrate ne peut-elle pas voir que la cause première de la défaite est qu’elle a abandonné les travailleurs pour promouvoir les intérêts des entreprises ? Ne comprend-t ’elle pas que, bien que ses mensonges et sa propagande aient fonctionné pendant trois décennies, les Démocrates ont fini par perdre leur crédibilité auprès de ceux qu’ils avaient trahis ?

L’indignation de l’establishment démocratique, au sujet de la fuite de courrier électronique vers le site de WikiLeaks, ignore le fait qu’une telle divulgation d’information dommageable est une tactique employée couramment par le gouvernement des États-Unis et d’autres, y compris la Russie, pour discréditer des individus et des entités. Cela fait partie intégrante de la presse. Personne, même au sein du parti démocrate, n’a fait valoir de façon convaincante que les emails de Podesta étaient fabriqués. Ces courriels sont réels. Ils ne peuvent pas être étiquetés fausses nouvelles.

En tant que correspondant à l’étranger, j’ai reçu régulièrement des informations divulguées, parfois confidentielles, de divers groupes ou gouvernements cherchant à endommager certaines cibles. L’agence de renseignement nationale d’Israël, le Mossad, m’avait parlé d’un petit aéroport appartenant au gouvernement iranien à l’extérieur de Hambourg, en Allemagne. Je suis allé à l’aéroport et j’ai publié une enquête qui a constaté que, comme les Israéliens m’en avaient correctement informé, l’Iran l’utilisait pour démonter du matériel nucléaire, l’expédier en Pologne, le remonter et l’envoyer vers l’Iran par avion. L’aéroport a été fermé après mon article.

Dans un autre cas, le gouvernement des États-Unis m’a remis des documents montrant qu’un membre important du parlement chypriote et son cabinet d’avocats blanchissaient de l’argent pour la mafia russe. Mon histoire a paralysé les affaires légitimes du cabinet d’avocats et a incité le politicien à poursuivre The New York Times et moi. Les avocats du journal ont choisi de contester la poursuite devant un tribunal chypriote, en disant qu’ils ne pouvaient pas obtenir un procès équitable là-bas. Ils m’ont dit que, pour éviter l’arrestation, je ne devais pas retourner à Chypre.

Je pourrais remplir plusieurs colonnes avec des exemples comme ceux-ci.

Les gouvernements n’organisent pas des fuites parce qu’ils se soucient de la démocratie ou d’une presse libre. Ils le font parce qu’il est dans leur intérêt de faire tomber quelqu’un ou quelque chose. Dans la plupart des cas, parce que le journaliste vérifie l’information divulguée, la nouvelle n’est pas un faux. C’est lorsque le journaliste ne vérifie pas l’information – comme ce fut le cas lorsque le New York Times a rapporté sans scrupule les accusations de l’administration Bush prétendant faussement que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive en Irak – qu’il participe à la vaste industrie des fausses nouvelles.

De fausses nouvelles sont maintenant utilisées pour dépeindre des sites d’information indépendants, y compris Truthdig, et des journalistes indépendants, comme des informateurs ou des agents involontaires de la Russie. Les élites des partis républicain et démocrate utilisent des fausses nouvelles dans leur tentative pour présenter Trump comme une marionnette du Kremlin et invalider l’élection. Aucune preuve convaincante de telles accusations n’a été rendue publique. Mais la fausse nouvelle est devenue un bélier dans la dernière série de diffamations russophobes.

Dans une lettre à Truthdig, datée du 7 décembre, l’avocat du Washington Post (qui a publié un article le 24 novembre à propos d’allégations selon lesquelles Truthdig et quelque 200 autres sites Web étaient des outils de propagande russe),  disait que l’auteur de l’article, Craig Timberg connaissait l’identité des accusateurs anonymes de PropOrNot, le groupe qui a fait les accusations. [Note de la rédaction de Truthdig : l’avocat a écrit, en partie, au sujet de l’article du 24 novembre et de PropOrNot, « La description de l’article repose sur des rapports substantiels de M. Timberg, y compris de nombreuses entrevues, des vérifications d’antécédents de personnes spécifiques impliquées dans le groupe (dont les identités étaient connues de Timberg, contrairement à vos spéculations). […] »]. Le Washington Post dit qu’il doit protéger l’anonymat de PropOrNot. Il a transmis une fausse accusation sans preuve. Les victimes, dans ce cas, ne peuvent pas répondre adéquatement, parce que les accusateurs sont anonymes. Ceux qui sont diffamés sont informés qu’ils devraient faire appel à PropOrNot pour obtenir que leurs noms soient retirés de la liste noire du groupe. Ce procédé de raisonnement circulaire donne de la crédibilité aux groupes anonymes qui établissent des listes noires et propagent des fausses nouvelles, ainsi qu’aux mensonges qu’ils répandent.

La transformation culturelle et sociale du XXe siècle, dont E.P. Thompson a parlé dans son essai Time, Work-Discipline, and Industrial Capitalism, s’est avérée être beaucoup plus que l’étreinte d’un système économique ou la célébration du patriotisme. Cela fait partie, a-t-il souligné, d’une réinterprétation révolutionnaire de la réalité. Elle marque l’ascendant de la culture de masse, la destruction de la culture authentique et de la véritable vie intellectuelle.

Richard Sennett, dans son livre The Fall of the Public Man, a identifié la montée de la culture de masse comme l’une des forces principales derrière ce qu’il a appelé une nouvelle « personnalité collective […] engendrée par un fantasme commun ». Et les grands propagandistes du siècle sont non seulement d’accord, mais ajoutent que ceux qui peuvent manipuler et façonner ces fantasmes déterminent les directions prises par la « personnalité collective ».

Cette énorme pression interne, cachée à la vue du public, rend la production d’un bon journalisme et d’une bonne érudition très, très difficile. Les journalistes et les universitaires qui se soucient de la vérité, et ne reculent pas, sont soumis à une coercition subtile, parfois ouverte, et sont souvent purgés des institutions.

Les images, qui sont le moyen par lequel la plupart des gens ingèrent maintenant les informations, sont particulièrement enclines à être transformées en fausses nouvelles. La langue, comme le remarque le critique culturel Neil Postman« ne fait sens que lorsqu’elle est présentée comme une suite de propositions. La signification est déformée lorsqu’un mot ou une phrase est, comme on dit, pris hors contexte. Quand un lecteur ou un auditeur est privé de ce qui a été dit avant et après ». Les images n’ont pas de contexte. Elles sont « visibles d’une manière différente ». Les images, surtout lorsqu’elles sont livrées en segments longs et rapides, démembrent et déforment la réalité. Le procédé « recrée le monde dans une série d’événements idiosyncrasiques ».

Michael Herr, qui a couvert la guerre du Vietnam pour le magazine Esquire, a observé que les images de la guerre présentées dans les photographies et à la télévision, à la différence du mot imprimé, obscurcissent la brutalité du conflit. « La télévision et les nouvelles ont toujours été présentées comme ayant mis fin à la guerre, a déclaré M. Herr. J’ai pensé le contraire. Ces images ont toujours été vues dans un autre contexte – intercalées entre les publicités – de sorte qu’elles sont devenues un entremet sucré dans l’esprit du public. Je pense que cette couverture a prolongé la guerre. »

Une population qui a oublié l’imprimerie, bombardée par des images discordantes et aléatoires, est dépouillée du vocabulaire ainsi que du contexte historique et culturel permettant d’articuler la réalité. L’illusion est la vérité. Un tourbillon d’élans émotionnels fabriqués nourrit notre amnésie historique.

Internet a accéléré ce processus. Avec les nouvelles par câble, il a divisé le pays en clans antagonistes. Les membres d’un clan regardent les mêmes images et écoutent les mêmes récits, créant une réalité collective. Les fausses nouvelles abondent dans ces bidonvilles virtuels. Le dialogue est clos. La haine des clans opposés favorise une mentalité de troupeau. Ceux qui expriment de l’empathie pour l’ennemi sont dénoncés par leurs compagnons de route pour leur impureté supposée. C’est aussi vrai à gauche qu’à droite. Ces clans et leurs troupeaux, gavés régulièrement de fausses nouvelles conçues pour émouvoir, ont donné naissance à Trump.

Trump est habile à communiquer à travers l’image, les slogans tapageurs et le spectacle. Les fausses nouvelles, qui dominent déjà la presse écrite et la télévision, définiront les médias sous son administration. Ceux qui dénonceront les mensonges seront vilipendés et bannis. L’État dévoué aux grandes entreprises multinationales a créé cette machine monstrueuse de propagande et l’a léguée à Trump. Il l’utilisera.

Chris Hedges

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone.

Source: http://lesakerfrancophone.fr/fausses-nouvelles-aux-us-faites-maison-et-pas-si-nouvelles-que-ca

La guerre est déclarée

entre RT et les fact-

checkers français !

Vera Mikhaïlichenko

 

 

Depuis plusieurs jours, le torchon brûle entre RT (anciennement Russia Today) et de nombreux sites de presse traditionnelle français, en particulier leurs experts du fact-checking (vérificateurs de faits, en bon français). Par articles assassins interposés, chacun accuse l'autre de propagande. En substance, chacun scande : c'est celui qui dit qui l'est ! On se croirait dans une cour de récré !

 

Ce qui semble vraiment avoir mis le feu aux poudres, c'est la publication le 13 décembre par RT d'une vidéo qui s'est avérée virale, celle d'une journaliste indépendante, Eva Bartlett, qui dénonce les mensonges des médias occidentaux sur la guerre en Syrie. Son titre cogne : "ONU : une journaliste démonte en deux minutes la rhétorique des médias traditionnels sur la Syrie". A ce jour, elle a été vue plus de 700.000 fois sur YouTube, et plus de 3 millions de fois sur la page Facebook de In the NOW, nouvelle déclinaison en ligne de RT.

Interpellée par un journaliste norvégien, Eva Bartlett estime qu'« aucune » organisation fiable n’est présente dans l’est d’Alep, ce qui fait que les médias occidentaux ne disposeraient d’aucune information fiable sur la zone. Elle attaque notamment l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et les « casques blancs ». Eva Bartlett réfute également l’idée selon laquelle le gouvernement syrien s’attaquerait à la population civile à Alep.

Une attaque en meute qui va crescendo

Dès le 15 décembre au matin, ce sont les Décodeurs du Monde qui dégainent contre elle. Avant même de s'en prendre au contenu de la vidéo, les Décodeurs s'en prennent au média qui l'a diffusée, ainsi qu'aux sites ("extrémistes" et "conspirationnistes") qui l'ont reprise :

"Une vidéo du site financé par le pouvoir russe Russia Today a largement circulé depuis sa publication, mercredi 13 novembre, reprise notamment en français par des sites extrémistes ou conspirationnistes, comme ArretSurInfo.ch ou LesMoutonsEnragés.fr."

Ensuite, ils jugent son analyse, non pas fausse, mais "pour le moins partiale" :

"D’abord à propos des civils. Les journalistes du Monde à Beyrouth sont par exemple au contact de personnes qui ont fui Alep, et certains récits valident tout à fait l’existence de civils victimes des forces syriennes. Leurs chroniques de l’écrasement de la rébellion se fondent aussi sur des sources institutionnelles, mais également, par exemple, sur les récits de contacts sur place.

On peut également citer, parmi d’autres exemples, le travail de Karam Al-Masri, correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) à Alep, qui vient de recevoir le Grand Prix de la Fondation Varenne dans la catégorie « journaliste reporter d’images ». Un « Making-of » de l’AFP publié en septembre qui raconte son parcours et le récit de sa collaboration avec l’agence permet ainsi d’aller au-delà du cliché de l’absence totale d’informations venant de la zone pour les médias étrangers."

Quelques heures après la parution de l'article du Monde, des sites satellites reprennent l'info, mais y ajoutent beaucoup de sel. Ainsi, Mathieu Dejan, journalistes aux Inrocks, titre son article de manière sensationnelle : "Comment une vidéo conspirationniste sur la Syrie est devenue la deuxième la plus vue sur YouTube". Rappelez-vous que Le Monde ne portait pas d'accusation de conspirationnisme contre la vidéo elle-même, mais seulement contre certains sites qui l'avaient reprise. Les Inrocks franchissent un palier. Notons aussi que, si Le Monde ne parlait que de propos "contestables" et partiaux, les Inrocks parlent à présent "d’un exemple typique de propagande russe sur le conflit en Syrie, et donc de désinformation".

Salir le médium pour salir le message

En quoi les affirmations d'Eva Bartlett sont-elles conspirationnistes ? A aucun moment, Mathieu Dejan ne prend la peine de nous le dire. Car des affirmations "contestables", voire relevant de la propagande russe, ne sont pas pour autant "conspirationnistes" (les mots ont un sens). Le journaliste des Inrocks se borne à citer des sites dits "conspirationnistes" qui ont publié la vidéo : BreizhInfoLe Salon BeigeLes Moutons Enragés ou encore Sputnik news. Comme si la réputation conspi d'un site suffisait, par contamination, à rendre conspi tous les contenus qu'il publie...

Mathieu Dejan donne ensuite la parole à des experts en "complotologie", notamment à Rudy Reichstadt, qui nous explique que la chaîne d’information en continue anglophone Russia Today entretient depuis sa naissance un “tropisme conspirationniste”. Là encore, on accuse le média... mais on ne dit rien du contenu de la vidéo d'Eva Bartlett. En quoi est-il conspi ?

Finalement, au terme de cet article, on croit comprendre qu'est dit "conspirationniste" toute entité qui "considère tous les dires de la presse occidentale comme de la propagande en soi". Définition pour le moins contestable. D'ailleurs, sans aller jusqu'à dire que tous les dires de la presse occidentale sont de la propagande en soi, comment contester le biais idéologique des grands médias sur une multitude de sujets (pro-Hillary, anti-Trump, pro-UE, anti-Brexit, pro-rebelles, anti-Assad, pro-mondialisation, anti-protectionnisme, etc.) ?

Si cela ne suffisait pas, Mathieu Dejan ajoute à l'accusation floue de "conspirationnisme" celle de "confusionnisme" : "Cette vidéo illustre donc le confusionnisme qui peut parfois régner sur une question aussi saturée d’idéologie que la guerre en Syrie." Autant de termes abscons qui ne veulent pas dire grand-chose, mais qui stigmatisent bien comme il faut.

Une "soit-disante journaliste", dixit Libé

Les Inrocks remettent aussi en question la qualité de "journaliste indépendante" d'Eva Bartlett (ils mettent l'expression entre guillemets) car elle travaille, nous dit-on, "régulièrement pour Russia Today depuis 2013". En fait, elle a publié huit articles sur le site de RT en quatre ans, ce qui fait une moyenne de deux articles par an... On imagine que ses piges pour RT ne suffisent pas à la nourrir et qu'à ce compte sa dépendance envers ce média n'est pas immense.

Les Inrocks font encore remarquer que la journaliste s’exprime dans le cadre d’une conférence de presse organisée par la Mission permanente de la République syrienne auprès de l’ONU, et qu'il s'agit donc d'une initiative du gouvernement de Bachar el-Assad. Dans ces conditions, "l'« indépendance » et la neutralité d’Eva Bartlett, journaliste travaillant dans des médias russophiles et invitée dans une conférence organisée par le pouvoir syrien sont donc très contestables". Est-ce à dire que les Inrocks se définissent, eux, comme un média "russophobe" ?

 

Quoi qu'il en soit, le 19 décembre, Eva Bartlett a répondu sur RT à cette mise en cause touchant son indépendance :

Quelques heures plus tard encore, ce 15 décembre, Pauline Moullot, membre de la brigade des Désintox de Libération, ira encore plus loin, déniant la qualité de journaliste à Eva Bartlett ; après l'avoir qualifiée de journaliste "soi-disant « indépendante »", elle la traite subrepticement de "soi-disant journaliste" et d'« activiste pro-régime syrien ». Pauline Moullot se sentirait-elle vexée si on la qualifiait, elle, d'activiste anti-régime syrien ?

En tout cas, dans son article, elle nous donne certaines sources qu'elle juge dignes de confiance : Washington et Laurent Fabius, l'homme pour lequel "Bachar el-Assad ne mériterait pas d'être sur terre" et "le Front al-Nosra fait du bon boulot"... Le fait que les Casques blancs aient été pressentis pour le prix Nobel de la paix (à la suite de personnalités comme Henry Kissinger ou Barack Obama) constitue aussi pour elle un gage de leur sérieux.

Peltier ou Ganser : qui est le plus crédible sur la Syrie ?

S'invitant dans la meute, le site de 20 Minutes dénonce à son tour "une vidéo de désinformation sur la guerre en Syrie". L'article ne fait que citer les articles déjà parus des Décodeurs du Monde et des Inrocks. Il mentionne aussi ce tweet de Marie Peltier, présentée comme historienne, mais qui est aussi une activiste anti-Assad très active sur Twitter :

Petite parenthèse sur Marie Peltier : c'est elle qui avait jugé "conspirationniste" le numéro de l'émission de géopolitique de France 2, Un Oeil sur la Planète, consacré à la guerre en Syrie, au motif qu'il avait évoqué la possibilité que le conflit ait (aussi) une dimension énergétique :

Sur ce point précis, elle se trouve en concordance avec Nabil Ennasri, président du Collectif musulman de France, qui défend la légitimité des Frères musulmans en Égypte. Ces derniers jours, il a publié un article au titre éloquent : "Alep : pour en finir définitivement avec la théorie du complot !" Il veut notamment tordre le cou à l'idée que le conflit en Syrie tiendrait au fait que le Qatar, la Turquie et l’Arabie Saoudite auraient des intérêts gaziers et auraient tout fait pour écarter le régime qui ne leur était pas favorable :

"C’est peut-être l’une des contre-vérités les plus répandues. Et comme tout mensonge, à force de le répéter, il devient vérité pour beaucoup. Avant le début de la révolte syrienne, les liens entre le Qatar et la Syrie étaient très forts. Rappelons que Bashar al Assad avait été reçu en grandes pompes à l’été 2008 à Paris et que c’était le Qatar qui avait tout fait pour réintégrer Bashar dans le concert des nations. L’émir avait même offert l’Airbus présidentiel à Bashar et les investissements notamment immobiliers et dans le tourisme se chiffraient en milliards entre les deux pays. Autant dire que les relations étaient très bonnes et que le Qatar n’avait aucun intérêt à bousculer un de ses meilleurs alliés. La propagande de SoralColon et d’autres ont un moment laissé entendre que c’est parce que Bashar avait refusé de souscrire à un gazoduc qui partait du Qatar jusqu’en Turquie que ces deux pays se sont « vengés » en finançant une insurrection. Rien n’est plus faux car ce soi-disant gazoduc devait passer par l’Arabie Saoudite pour être acheminé ensuite en Méditerranée. Or le régime saoudien était catégoriquement contre ce projet car l’émir du Qatar était à l’époque l’adversaire déclaré de Riyad dans le Golfe. Ce projet de gazoduc n’était donc absolument pas viable du fait du veto saoudien et en plus le Qatar n’avait, encore une fois, aucun intérêt à déboulonner un régime dont le dirigeant et son épouse venaient passer leurs vacances à Doha. Le pire dans cette histoire de gazoduc fantasmé est qu’elle fait fi de tous ces milliers de Syriens qui sont morts pour leur liberté. Faire de ces martyrs tombés par milliers des êtres téléguidés de l’étranger pour assouvir les appétits financiers étrangers est vraiment insultant pour leur mémoire…"

 

"Soi-disant gazoduc", "gazoduc fantasmé"... On opposera à cet avis tranché celui de l'historien suisse Daniele Ganser, qui croit tout à fait à la pertinence de cette causalité énergétique (son intervention traduite en anglais commence à 1'35 ; on peut trouver la vidéo originale en allemand ici) :

Pour décrédibiliser le motif énergétique de la guerre en Syrie, Nabil Ennasri l'assimile à de la propagande d'Alain Soral et de Michel Collon. Daniele Ganser se réfère, de son côté, entre autres, à un article de Robert Kennedy Jr., moins facile à dénigrer sans doute.

La voix de son maître, en toute liberté

Mais revenons à nos moutons. Le 16 décembre, un peu à la traîne, Rue89 se joint à la curée contre RT, en ne faisant que reprendre les articles du Monde, des Inrocks et de Libération.

Le 17 décembre, RT a répliqué aux attaques (coordonnées ?) des fact-checkers français, en particulier en visant l'argument de son absence d'indépendance et de sa soumission à la ligne politique du Kremlin :

"Qualifiant RT France de « site prorusse financé par Moscou », le journal [Libération], qui a touché en 2015 près de 6 500 000 euros d’aide individuelle de la part du gouvernement français, a sorti ses meilleurs arguments pour tenter de contrer ceux que développe la journaliste indépendante."

 

Il est vrai que tous nos fact-checkers ne vivent que grâce aux subventions de l'État. D'ailleurs, sur Twitter, les Désintox de Libération ont reçu une volée de bois vert sur ce thème de l'indépendance ; attaquer RT sous cet angle n'était peut-être pas le plus judicieux.

Occident : la réécriture du passé

« Massacre de Berlin, pourquoi le terroriste a-t-il laissé ses papiers ? » : se demande le Corriere della Sera, en parlant d’ « étrangetés ». Pour avoir la réponse il suffit de regarder le passé récent, mais de celui-là il n’y a plus de mémoire.

Il a été réécrit par le « Ministère de la Vérité » qui -imaginé par George Orwell dans son roman de politique-fiction 1984, critique du « totalitarisme stalinien » – est devenu réalité dans les « démocraties occidentales ». Ainsi a été effacée l’histoire documentée des dernières années.

Celle de la guerre USA/Otan contre la Libye, décidée -comme le prouvent les emails de la Clinton- pour bloquer le plan Kadhafi de créer une monnaie africaine alternative au dollar et au franc Cfa. Guerre initiée par une opération secrète autorisée par le président Obama, en finançant et armant des groupes islamistes d’abord classifiés comme terroristes, parmi lesquels les noyaux du futur Isis. Ensuite approvisionnés en armes à travers un réseau Cia (documenté par le New York Times en mars 2013) quand, après avoir contribué à renverser Kadhafi, ils sont passés en 2011 en Syrie pour renverser Assad et attaquer ensuite l’Irak (au moment où le gouvernement al-Maliki s’éloignait de l’Occident, en se rapprochant de Pékin et de Moscou). Effacé le document de l’Agence de renseignement du Pentagone (daté du 12 août 2012, déclassifié le 18 mai 2015), dans lequel on affirme que « les pays occidentaux, les états du Golfe et la Turquie soutiennent en Syrie les forces qui tentent de contrôler les zones orientales » et qu’il y a, dans ce but, « la possibilité d’établir une principauté salafiste en Syrie orientale ».

Effacée la documentation photographique du sénateur McCain qui, en mission en Syrie pour le compte de la Maison Blanche, rencontre en mai 2013 Ibrahim al-Badri, le « calife » à la tête de l’Isis. En même temps, s’inspirant de la « novlangue » orwellienne, on adapte au cas par cas le langage politico-médiatique : les terroristes, ainsi définis seulement quand ils servent à terroriser l’opinion publique occidentale pour qu’elle soutienne la stratégie USA/Otan, se trouvent qualifiés d’ « opposants » ou de « rebelles » lorsqu’ils perpètrent des massacres de civils en Syrie. Utilisant la « novlangue » des images, on cache pendant des années la condition dramatique de la population d’Alep, occupée par les formations terroristes soutenues par l’Occident, mais, quand les forces syriennes soutenues par la Russie commencent à libérer la ville, on montre chaque jour le « martyre d’Alep ».

On dissimule par contre la capture par les forces gouvernementales, le 16 décembre, d’un commando de la « Coalition pour la Syrie » -formé de 14 officiers des Etats-Unis, Israël, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie, Jordanie, Maroc, – qui, d’un bunker dans Alep-Est, coordonnait les terroristes d’Al Nosra et autres.

On peut, sur ce fond, répondre à la question du Corriere della Sera : comme il est déjà arrivé dans le massacre de Charlie Hebdo et dans d’autres, les terroristes oublient ou laissent volontairement une carte d’identité pour être immédiatement identifiés et tués. A Berlin d’autres « étrangetés » ont été constatées : en perquisitionnant le camion immédiatement après le massacre, la police et les services secrets ne s’aperçoivent pas que sous le siège du conducteur se trouve la carte d’identité du Tunisien, avec un tas de photos. Ils arrêtent donc un Pakistanais, qu’ils relâchent un jour après pour insuffisance de preuves. C’est alors qu’un agent particulièrement expert va regarder sous le siège du conducteur, où il découvre les papiers du terroriste. Intercepté par hasard en pleine nuit et tué par une patrouille vers la gare de Sesto San Giovanni (Milan), à un kilomètre de l’endroit d’où était parti le camion polonais utilisé pour le massacre. Tout cela documenté par le « Ministère de la Vérité ».

Manlio Dinucci

Edition de il manifesto
http://ilmanifesto.info/occidente-la-riscrittura-del-passato/
traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8040

Imaginez… que les troupes russes soient massées aux frontières de l’Amérique

Inversant le rôle des protagonistes de nombres de crises en cours, le journaliste Neil Clark fustige l’air supérieur et les deux poids deux mesures que l’Occident applique à son analyse de toute l’actualité internationale.

Ce qu’il suffit de faire pour mettre en évidence l’énorme hypocrisie et les deux poids deux mesures qui caractérisent la politique, intérieure comme étrangère, c’est d’intervertir les noms.

Les mesures prises par les pays et acteurs approuvés par l’establishment occidental et considérées comme totalement irréprochables auraient été vues comme «absolument scandaleuses» si elles avaient été appliquées contre eux-mêmes.

Voici quelques exemples :

Imaginez… qu’un proche allié de la Russie, dont les troupes avaient été formées par la Russie, bombarde le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, avec des bombes à fragmentation fournies par Moscou. En outre, dans le pays attaqué, une famine menace la vie de millions de personnes.

Eh bien, le pays le plus pauvre du Moyen-Orient c’est le Yémen. Il est bombardé et réduit en cendres par l’un des pays les plus riches, l’Arabie Saoudite – proche allié de la Grande-Bretagne et qui utilise des bombes à fragmentation britanniques. Et vous savez quoi ? La brigade occidentale des «il faut faire quelque chose!», qui a exprimé tant de préoccupations «humanitaires» à l’égard des combats visant à chasser les terroristes d’Al-Qaïda / Al-Nosra d’Alep, garde le silence. Comme c’est étrange.

Imaginez… qu’un avion transportant les membres d’un célèbre chœur militaire français se soit écrasé le jour de Noël, tuant tous ceux qui étaient à bord et que, très peu de temps après, un important «magazine satirique» russe se soit moqué de la tragédie, dessinant des caricatures du chœur chantant pour «un nouveau public» au fond de la mer, accompagné d’une légende regrettant que la seule «mauvaise nouvelle» soit le fait que le président François Hollande n’ait pas été à bord. Cela aurait provoqué, j’en suis certain, beaucoup de débats «supérieurs» dans les médias occidentaux sur la «dépravation morale» et l’«âme sombre» des Russes. Mais l’avion qui s’est écrasé avait à bord des chanteurs russes. Et c’est le magazine Charlie Hebdo, approuvé par les élites, qui s’est moqué des morts.

C’est Donald Trump qui a remporté l’élection le 8 novembre, et non Hillary Clinton, il peut donc être visé par le «Deep State»

Il n’y a donc pas eu d’indignation en Occident. Ni d’accusations de «racisme».

Imaginez… que l’OTAN ait été dissoute à la fin de la vieille Guerre froide et non le Pacte de Varsovie. Si, ensuite, la Russie, en rompant les promesses faites au président américain, avait étendu le Pacte de Varsovie jusqu’aux frontières des Etats-Unis, déployant des milliers de troupes et des dizaines de chars et autres matériels militaires au Mexique et au Canada. Les commentateurs de «respectables» revues de l’establishment, auraient-ils qualifié cela d’«agression américaine» ? Je ne pense pas.

Imaginez … qu’un haut responsable politique de l’ambassade de Russie à Londres ait été filmé disant qu’il fallait «chasser de son poste» un ministre britannique des Affaires étrangères jugé trop critique vis-à-vis de la Russie et à l’origine de «beaucoup de problèmes» dans le pays. Qu’il y ait un groupe appelé «Les amis de la Russie du Labour» dont le responsable politique déclarerait que l’ambassade russe a un fonds de plus d’un million de livres pour eux ? On peut être sûr que de tels révélations conduiraient au moins à des expulsions diplomatiques, à l’annonce d’une enquête gouvernementale complète, ainsi qu’à une série d’articles sur l’ingérence «scandaleuse» de la Russie dans les affaires politiques britanniques. Mais le haut fonctionnaire politique filmé travaillait pour Israël, et l’intrigue concernant le «retrait» potentiel d’un ministre britannique de son poste a été considérée comme une information finalement pas si importante. Considérée ainsi par, plus ou moins, les mêmes personnes qui nous auraient dit qu’il s’agissait d’une histoire très importante si la Russie avait été impliquée.

Imaginez… qu’en novembre dernier Hillary Clinton ait remporté les élections présidentielles américaines à la place de Donald Trump et que les partisans de Trump se comportent comme ceux de Clinton. Que les responsables du renseignement aient tenté de délégitimer la victoire de Hillary en revendiquant l’ingérence de l’Arabie saoudite dans l’élection, et a fourni, en tant que preuve, un document attirant l’attention sur la position dite «pro-Clinton» de la télévision saoudienne.

Ensuite, une semaine avant l’inauguration prévue de Hillary Clinton, que les médias américains auraient publié un dossier compilé par un ex-officier du renseignement d’un autre pays affirmant que l’Arabie saoudite faisait chanter Clinton, même si le dossier n’a pas été vérifié et qu’il contient des erreurs factuelles. Les journaux – j’en suis certain – seraient remplis de commentaires des experts «libéraux», furieux à cause d’un «coup d’Etat» et des tentatives anti-démocratiques de refuser les résultats des élections. Cependant, c’est Donald Trump qui l’a remportée le 8 novembre, et non Hillary Clinton, il peut donc être visé par le «Deep State». Tout cela au nom de la «démocratie».

Imaginez… que la Russie ait dépensé cinq milliards de dollars pour tenter d’organiser un changement de régime au Canada

Imaginez… que le chef du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn ait exhorté les députés socialistes à soutenir un projet de «Missile de la paix» qui coûterait au contribuable britannique au moins 31 milliards de livres sterling et peut-être jusqu’à 205 milliards de livres sterling pour toute la durée de vie du missile. Que Corbyn ait loué le «Missile de la paix» comme «valant chaque penny dépensé» et étant absolument essentiel pour le Royaume-Uni et pour la paix dans le monde. Qu’ensuite, après que le vote du Parlement en faveur du projet, on apprenne que le missile de la paix aurait raté un test et que Corbyn aurait gardé le silence à ce sujet. A quatre reprises il aurait été interrogé par Andrew Marr de la BBC pour savoir s’il était au courant de l’échec du test raté, et, à quatre reprises, il aurait évité de répondre à la question.

A coup sûr les appels à la démission de Corbyn auraient été assourdissants. Il y aurait également eu de redoutables dénonciations de «l’énorme gaspillage» de l’argent des contribuables pour ce «projet issu de la vanité socialiste». Un nouveau vote sur le «Missile de la paix» aurait lieu. Mais c’est le Trident approuvé par les élites et non un «Missile de la paix» socialiste qui a échoué. La réponse a donc été bien différente.

On nous dit que ce dysfonctionnement de la «dissuasion nucléaire indépendante» de la Grande-Bretagne et le fait que le gouvernement ne parvienne pas à l’évoquer avant que le Parlement ne vote son renouvellement – ce n’est pas grave. Que l’échec du Trident vaut encore la peine de dépenser des milliards de livres des contribuables à une époque d’austérité. Et, bien sûr, il n’est absolument pas nécessaire que le Parlement débatte à nouveau de la question…

Imaginez… que la Russie ait dépensé cinq milliards de dollars pour tenter de favoriser un changement de régime au Canada, des néonazis étant à l’avant-garde des manifestations anti-gouvernementales. Que les néo-nazis et les ultra-nationalistes – en souvenir des divisions SS des temps de guerre – fassent des manifestations aux flambeaux dans le nouveau Canada «démocratique».

Nous pourrions nous attendre à des condamnations et à des dénonciations des «liens» de la Russie avec l’«extrême droite». Mais c’est ce qu’il se passe en Ukraine. Et, devinez quoi ? La brigade fasciste occidentale n’est pas du tout intéressée.

Neil Clark

Neil Clark est un journaliste, écrivain et blogueur écossais. Il a écrit pour de nombreux journaux et magazines au Royaume-Uni et dans d’autres pays, dont The Guardian, Morning Star et d’autres. Il est le co-fondateur de la campagne pour la propriété publique PublicOwnership.

Source: https://francais.rt.com/opinions/33081-imaginez-troupes-russes-frontieres-amerique

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

 

 

Coup d’État au Vatican

WikiLeaks : Clinton, Obama, Soros ont renversé le Pape Benoît XVI lors d’un coup d’État au Vatican

Un groupe de dirigeants laïcs catholiques ont demandé au Président Trump d’enquêter pour savoir si Soros, Obama et Clinton ont bien organisé un coup d’État au Vatican pour installer le gauchiste radical François.

Selon un groupe de dirigeants catholiques qui citent des preuves de diverses sources, en particulier de courriels ébruités par WikiLeaks, George Soros, Barack Obama et Hillary Clinton ont orchestré un coup d’État au Vatican pour renverser le pape conservateur Benoît XVI et le remplacer par le gauchiste radical François.

Avant de démissionner inopinément dans des circonstances inhabituelles, le Pape Benoît XVI a régné sur l’Église catholique de 2005 à 2013. Devenu le premier pape démissionnaire depuis le Pape Grégoire XII en 1415, Benoît est largement considéré comme le premier à avoir fait cela de sa propre initiative depuis le Pape Célestin V en 1294.

Toujours est-il que le groupe de dirigeants catholiques cite de nouvelles preuves découvertes dans les courriels divulgués par WikiLeaks, pour affirmer que le Pape conservateur Benoît n’a pas vraiment démissionné de sa propre initiative, mais a été poussé hors du Vatican par un coup d’État qualifié de « Printemps catholique » par les dirigeants catholiques.

Se servant de l’appareil diplomatique et du pouvoir politique et financier des USA, par la contrainte, la corruption et le chantage, Soros, Obama et Clinton ont imposé un « changement de régime » dans l’Église catholique romaine, afin de remplacer le Pape conservateur Benoît XVI par le Pape François qui, au grand étonnement des Catholiques du monde, est devenu depuis lors un improbable porte-parole du gauchisme international.

Les dirigeants catholiques ont envoyé une lettre au Président Trump, pour l’exhorter à lancer une enquête officielle sur les activités de George Soros, Barack Obama, Hillary Clinton (et d’autres), qui sont, selon eux, impliqués dans l’orchestration du printemps catholique qui a atteint son but : « changer le régime » au Vatican.

Les dirigeants catholiques citent huit questions précises auxquelles ils ont répondu concernant les événements suspects qui ont conduit le Pape Benoît XVI à la démission, la première abdication pontificale en 700 ans.

« Nous avons des raisons précises de penser que le ‘changement de régime’ au Vatican a été conçu par l’administration Obama, » disent les pétitionnaires, dans leur lettre du 20 janvier au président Trump.

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« Lors de la troisième année du premier mandat de l’administration Obama, nous avons été alarmés de découvrir que la Secrétaire d’État Hillary Clinton, et d’autres responsables auxquels elle était associée, proposaient une ‘révolution’ catholique pour faire disparaître définitivement ce qui restait de l’Église catholique en Amérique. »

La lettre inclut des liens vers des documents et des informations qui mettent en évidence leurs affirmations. Elle attire d’abord l’attention sur des courriels de la clique mal famée Soros, Clinton et Podesta, qui ont été divulgués l’an dernier par WikiLeaks. Dans ces courriels, Podesta et les autres progressistes parlent de changer le régime de l’Église catholique, qu’ils qualifient de « dictature du Moyen Âge », pour l’éliminer.

À propos des courriels de Podesta concernant cela, voici ce qu’écrivait The New American en octobre dernier :

Dans un courriel de 2011, Podesta, conseiller et confident depuis des lustres de Mme Clinton et principal activiste trié sur le volet du sponsor de la gauche George Soros, a révélé que lui et d’autres activistes travaillent à la révolution d’un « Printemps catholique » dans l’Église catholique. L’allusion aux désastreux coups d’État des printemps arabes – organisés cette même année par l’équipe Obama-Clinton-Soros, qui ont déstabilisé le Moyen-Orient et amené des régimes islamistes radicaux et des groupes terroristes au pouvoir dans la région – est manifeste. Le courriel de Podesta répond à celui d’un autre extrémiste financé par Soros, Sandy Newman, fondateur du « progressiste » Voices for Progress. Newman demande à Podesta des conseils sur le meilleur moyen de « semer des germes de révolution » dans la « dictature du Moyen Âge ».

Dans leur lettre au Président Trump, voici ce qu’écrivent les dirigeants catholiques : « Environ un an après ces échanges par courriel, qui n’ont jamais été destinés à être rendus publics, nous avons constaté que le Pape Benoît XVI a abdiqué dans des circonstances fort inhabituelles, et a été remplacé par un Pape dont la mission consiste apparemment à donner un cachet spirituel au programme idéologique radical de la gauche internationale. Ensuite, le pontificat de François a remis en cause sa propre légitimité en de multiples occasions.

« Au cours de la campagne présidentielle de 2016, nous avons été étonnés de voir le Pape François faire campagne contre les politiques que vous proposiez à propos de la sécurisation de nos frontières, allant même jusqu’à insinuer que vous n’étiez pas chrétien. Nous avons apprécié votre réponse prompte et sans équivoque à cette accusation honteuse.

« Nous restons perplexes devant le comportement de ce pape bourré d’idéologie, dont la mission semble être de porter des programmes laïques de gauche, plutôt que de guider l’Église catholique dans sa mission sacrée, » ont-ils écrit pour exprimer la pensée des millions de catholiques autour du monde, stupéfaits par l’idéologie gauchiste du Pape François. « S’impliquer dans la politique au point qu’il soit considéré leader de la gauche internationale, n’est tout simplement pas un rôle convenable pour un pape.

« Gardant tout cela à l’esprit et souhaitant ce qu’il y a de mieux pour notre pays ainsi que pour les Catholiques du monde entier, en tant que Catholiques loyaux et bien renseignés des USA, nous estimons de notre responsabilité de vous adresser cette pétition afin que vous autorisiez une enquête sur les questions suivantes :

– À quelle fin la National Security Agency a-t-elle surveillé le conclave qui a élu le Pape François ?

– Quelles autres opérations secrètes ont été menées par des agents du gouvernement US à propos de la démission du Pape Benoît XVI ou du conclave qui a élu le Pape François ?

– Des agents du gouvernement US ont-ils eu des contacts avec la ‘Mafia du Cardinal Danneels’ ?

– Les transactions monétaires internationales avec le Vatican ont été suspendues au cours des derniers jours précédant la démission du Pape Benoît XVI. Des organismes gouvernementaux US s’en sont-ils mêlés ?

– Pourquoi les transactions monétaires internationales ont-elles repris le 12 février 2013, le lendemain de la démission de Benoît XVI ? Était-ce  pure coïncidence ?

– Quelles mesures, s’il en est, ont été prises réellement par John Podesta, Hillary Clinton et les autres personnes liées à l’administration Obama qui ont participé aux échanges de courriels proposant de fomenter un ‘printemps catholique’ ?

– Quel était le but et la nature de la rencontre secrète au Vatican entre le vice-Président Joseph Biden et le Pape Benoît XVI, autour du 3 juin 2011 ?

– Quels sont les rôles joués par George Soros et les autres financiers internationaux qui résident actuellement sur le territoire des USA ? »

Cette enquête, demandée au Président Trump par les dirigeants catholiques, devrait intéresser le monde au-delà des milieux catholiques. La capacité de George Soros à coopter des personnalités politiques de premier plan pour favoriser ses plans radicaux visant les États-nations, est bien connue ; mais sa capacité à forcer le « changement de régime » dans l’Église catholique, une institution jusqu’alors impénétrable de l’extérieur, soulève de sérieuses questions quant à son potentiel de semeur de chaos planétaire. Il faudrait que l’enquête – et le châtiment – commencent tout de suite.

Your News WireBaxter Dmitry

 

Original : yournewswire.com/wikileaks-soros-vatican-coup/
Traduction 
Petrus Lombard

CNN : Oui, les troupes de l’OTAN sont aux portes de la Russie.

Les membres de l’OTAN ont fait preuve de leur puissance militaire sur les marches de la Russie quand la marine de l’Alliance s’est dirigée dans la mer Noire et les plaines polonaises retentirent au son des canons des blindés américains.

Selon le CNN, le 30 janvier dernier, un groupe aéronaval composé de 8 bâtiments de guerre appartenant à l’OTAN a accédé à la mer Noire pour y prendre part aux manœuvres « Bouclier maritime » se déroulant à proximité immédiate de la côte roumaine. Selon le représentant officiel de l’OTAN, « il s’agit de démontrer que notre Alliance est prête à défendre tous ses alliés de toutes les menaces ; nous cherchons aussi à sécuriser la navigation maritime dans cette région ».

Et le média de remarquer que la mer Noire et la mer Baltique sont de plus en plus la lice des joutes entres la Russie et l’OTAN. Techniquement parlant, le « Bouclier maritime » n’est pas classifié comme les manœuvres otaniennes. Cependant, c’est bien les pays-membres de l’Alliance qui y sont souscrites : Bulgarie, Grèce, Canada, Roumanie, Espagne, Etats-Unis, Turquie et autres.

Il est aussi à remarquer que, le 30 janvier dernier, les troupes américaines ont pris part aux manœuvres qui se sont déroulées à côté de la ville polonaise de Żagań. L’objectif visé était de « signifier clairement au Kremlin que Trump était toujours solidaire des intérêts de ses alliés ». L’auteur de l’article fait valoir que, nonobstant toutes les déclarations pacifistes de Trump sur l’amélioration du relationnel avec la Russie, le nouveau ministre de la Défense américain le général James Mattis, ancien commandant en chef des forces de l’OTAN, soutient inconditionnellement l’Alliance.

Toujours selon le CNN, les troupes qui ont participé à cet exercice militaire font partie d’un contingent fort de 4000 effectifs humains qui s’est déployé en Europe au début du mois de janvier. Un tel roulement des troupes vise à renforcer les liens des Etats-Unis avec ses alliés européens aussi bien que pour adresser un message à Moscou.

Il est également à rappeler qu’en novembre dernier, le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg a déclaré qu’il était obligé de tenir compte d’une montée en puissance de la crise avec Moscou ce qui l’aurait obligé à mobiliser des centaines de milliers de militaires. La direction de l’Alliance a l’intention de renforcer encore son dispositif terrestre en vue d’ « endiguer l’agression russe ». En même temps, Stoltenberg s’est bien gardé d’avancer les chiffres exacts.

L’ancien secrétaire général de l’OTAN et l’actuel conseiller auprès de la Présidence ukrainienne Anders Fogh Rasmussen a critiqué, lui, Washington pour ses atermoiements. « Le rôle de l’Amérique est celui du gendarme du monde », martèle-t-il haut et fort. Selon lui, les Etats-Unis se doivent de s’immiscer avec plus de dynamique dans les conflits un peu partout à travers le monde.

« Quatre bataillons que l’OTAN a décidé de localiser en Europe de l’Est, c’est purement un acte politique qui cherche à prouver aux Européens que l’OTAN existe pour de bon et qu’ils peuvent contrecarrer la « menace russe ». C’est que de la rigolade qui ne fait que vexer les dirigeants concernés », s’est confié à Pravda.ru le vice-président de l’Académie des problèmes géo-politiques de la Russie Vladimir Anokhine.

Il est de notoriété publique que, récemment, un périodique à renommée mondiale Los Angeles Times a tranché le dilemme si « l’OTAN avait, oui ou non, trompé l’Union Soviétique ».

Les journalistes ont su rendre publics les documents historiques démontrant toute la justesse de la position russe. Ces documents prouvent qu’en 1990, les Etats-Unis firent une promesse formelle à l’URSS de ne pas étendre l’OTAN en direction des frontières soviétiques. Un analyste de Los Angeles Times a abattu un travail monstrueux en alignant des centaines de sténogrammes, compte-rendu des conférences de l’OTAN et de la direction américaine et les recommandations des conseillers de la Maison-Blanche. En exergue de son travail, le journaliste a écrit que « bien que les documents analysés ne font pas de Vladimir Poutine pour autant un saint, ils démentent tout de même la thèse sur la mentalité prédatrice de la Russie ».

Ainsi, l’un des documents atteste que lors de la rencontre qui eut lieu le 9 février 1990, le secrétaire du Département d’État James Baker a officiellement (!) déclaré aux diplomates soviétiques que Washington était prête à « octroyer à l’URSS des garanties de fer » pour prouver que les frontières de l’Alliance n’allaient pas bouger d’un pouce en direction de l’Est. En contrepartie, les Etats-Unis demandaient à l’URSS de prêter main forte à la réunification allemande ».

Et les journalistes d’ajouter qu’après la publication de ces documents, « personne ne doit être étonné par l’indignation de Moscou face à la progression de l’OTAN vers l’Est ». L’auteur de la publication avance que si l’OTAN rejetait l’idée de l’expansion à venir (ce qui est déjà impossible par principe), ce serait là un geste porteur d’espoir du « dégel » dans les relations entre la Russie, l’Europe et les Etats-Unis.

Un peu plus tard, l’adjoint au secrétaire général de l’OTAN Alexander Werbshow a déclaré, par l’entremise de son Twitter, que l’Alliance n’eut jamais bâillé aucune garantie à la direction soviétique sur la non-progression de l’OTAN. Donc aucun accord ne fut violé.

Source: http://www.pravdafrance.com/news/defense/01-02-2017/1303962-0/

 

Les USA ravitaillent toujours les terroristes en Irak

 TEHERAN (FNA) – Un membre du Parlement irakien a révélé que des cargos aériens de l’US Army ont de nouveau atterri dans les régions tenues par ISIL, près de Salahuddin.

Sattar al-Qanem a cité des sources du renseignement de l’armée irakienne et des forces populaires du pays, Hashd al-Sha’abi, qui ont signalé qu’un hélicoptère Chinook US a atterri samedi près de Salahuddin, dans la région d’al-Jazeereh qui est sous contrôle des terroristes d’ISIL.

Pendant ce temps-là, un autre aéronef de l’US Army atterrissait dans une région tenue par ISIL, près du village de Mak’houl, au nord de Salahuddin.

Hassan Salem, un membre de la Commission de sécurité du Parlement irakien, a fait savoir que l’aéronef apportait des denrées alimentaires et des armes aux terroristes d’ISIL de la région d’al-Jazeereh, près du village d’al-Salam, et qu’il avait pour mission d’exfiltrer de la région certains commandants et membres d’ISIL.

« Nous ne garderons pas le secret sur les atterrissages d’aéronefs militaires US dans les régions tenues par ISIL », a souligné Salem.

Des organes de presse arabes ont signalé fin d’octobre que des hélicoptères de la coalition dirigée par les USA ont apporté un grand nombre d’armes et d’équipements militaires aux terroristes d’ISIL stationnés dans la province irakienne de Diyala.

Le site Internet du journal Al-Waqt a rapporté ce que disait un informateur de la sécurité : À la mi-octobre, deux hélicoptères militaires de la coalition dirigée par les USA ont déchargé des armes et de l’équipement près du lac Hamrin, dans la région de Tal Salimeh de la province de Diyala. Après cela, venus depuis l’autre côté du lac à bord de plusieurs embarcations, un certain nombre de terroristes ont chargé les armes et les munitions pour les amener dans la zone d’opération d’ISIL

Selon l’informateur, les activistes à bord des embarcations étaient affiliés au groupe terroriste ISIL.

Les USA ont un long dossier de soutien flagrant aux groupes terroristes en Irak.

Veterans Today

 

Original : www.veteranstoday.com/2017/01/31/us-helicopter-lands-in-isis-held-regions-in-iraq/
Traduction 
Petrus Lombard

Opération Barbarossa II : Les Yankees dans leur parade blindée

J’ai dit il y a quelques mois, alors que je constituais un dossier pénal contre les puissances de l’OTAN pour le crime suprême d’agression, que l’accumulation des forces, notamment américaines, de l’Alliance en Europe de l’Est, concentrées dans les États baltes et l’Ukraine, présageait des opérations de guerre hybride contre la Russie conduisant à une guerre générale. J’ai appelé cette accumulation de forces et de développements annexes Opération Barbarossa II à cause des similitudes extraordinaires avec celle des forces de l’Allemagne nazie pour envahir l’URSS en 1941, à laquelle les Allemands avaient donné le nom de code Opération Barbarossa. Les événements n’ont fait que confirmer mes vues.

La dégradation de la démocratie se poursuit sous nos yeux avec les incessantes accusations hystériques contre la Russie en général et la manipulation de Donald Trump comme moyen de porter des accusations encore plus sensationnelles, une campagne qui vise deux fins ; la première est d’accroître les sentiments anti-russes en Occident à des niveaux de guerre en accusant la Russie de cyber-attaques et d’attaques à la « démocratie », la seconde est de justifier l’élimination de Trump comme un élément de présidence, ou pour le forcer à suivre la ligne de la faction belliciste et renoncer à toute rhétorique conciliatrice à l’égard de la Russie.

Il semble que cette stratégie soit efficace. Lors de sa récente conférence de presse, Trump n’a pas seulement repris le thème de « C’est la Russie qui l’a fait », il a été plus loin et a déclaré que si les gens pensaient que Hillary Clinton serait dure avec la Russie, ils verraient bientôt qu’il serait plus dur qu’elle ne l’aurait jamais été. Les espoirs de certains aux États-Unis selon lesquels Trump allait entamer une nouvelle politique de dialogue avec la Russie ont été totalement brisés. Mais cela ne devrait pas être une surprise, eu égard à son insulte immédiate à la Chine le lendemain de son élection, aux choix qu’il a fait pour son cabinet et aux témoignages divers des candidats devant le Congrès ces jours derniers tandis qu’ils étaient évalués pour leurs postes. Cela montre que son administration utilisera la guerre pour dominer le monde avec autant d’enthousiasme que l’administration sortante.

Trump a dit qu’il vaut mieux avoir de bonnes relations avec la Russie et que seuls des fous rejetteraient cette idée. Mais cette déclaration fait partie de la ligne générale qui veut que si la Russie ne fait pas ce que les États-Unis lui dictent de faire, ceux-ci recourront à la force, évidemment. Dans la Newshour de PBS du jeudi 12 janvier, un « ancien » officier supérieur de la CIA, à qui on demandait si Trump avait raison de vouloir de bonnes relations avec la Russie, a ri et dit : « Les États-Unis ne cherchent pas de bonnes relations avec aucun pays. Nous ne nous efforçons qu’à une seule chose, faire avancer les intérêts nationaux américains, et si la diplomatie ne marche pas, il faut utiliser la coercition. » C’est le discours des gangsters.

Le monde est fatigué de ce cirque qu’est la lutte pour le pouvoir qui se joue entre les factions dirigeantes aux États-Unis. Très peu de choses séparent ces factions en termes de politique étrangère et très peu aussi en matière de politique intérieure. C’est seulement une guerre des gangs.

Les affirmations sensationnelles contre Trump pour le présenter non seulement comme une dupe consentante de la Russie mais aussi comme la cible d’un chantage, semblent venir d’un « ancien » agent du MI6 du nom de Christopher Steele, qui a eu à voir avec le complot du MI5 et du MI6 pour faire tomber le Premier ministre Harold Wilson dans les années 1970 – comme ils avaient fait tomber le gouvernement travailliste en 1924 en produisant puis distribuant à la presse une fausse lettre de Zinoviev au Parti communiste britannique appelant à une insurrection populaire en Grande-Bretagne. Dans le cas de Wilson également, de faux documents avaient été sortis par le MI5 et le MI6 avec l’aide de la CIA, via un organe de presse accommodant, pour le salir comme agent russe ; il a déclaré plus tard qu’il avait eu connaissance de deux projets de coup d’État contre lui. John Kennedy a été assassiné lors du coup d’État de 1963, dans une atmosphère empoisonnée générée par des accusations d’être « mou sur le communisme », c’est-à-dire, une fois encore, envers les Russes.

Franchement, que Trump soit éliminé dans un coup d’État ou destitué plus tard, comme le Washington Post a suggéré que cela pourrait arriver, ou soit autorisé à rester à son poste en tant qu’homme de paille, comme l’ont été les autres présidents depuis que Kennedy a été assassiné, cela n’a pas d’importance ; le résultat est le même, la poursuite d’un régime de guerre permanent aux États-Unis, qui vivent pour, par et grâce à un état de guerre permanent. Le peuple américain a subi un lavage de cerveau qui lui a fait tolérer et accepter le coup d’État de 1963 et il serait peu surprenant qu’un autre soit perpétré alors que les agences de renseignement, les ennemis politiques, les médias et les célébrités de Hollywood appellent ouvertement à un putsch. La démocratie ? Le vote ? Qui s’en soucie ? Les troubles civils ? Un prix à payer. Le résultat est que les préparatifs de guerre continuent et sont amplifiés par l’élection de Trump, que les services de renseignement utilisent pour intensifier l’attaque propagandiste contre la Russie et le président Poutine.

Pendant ce temps, alors que les médias et le régime Obama déstabilisent le peuple avec le scandale Trump, les forces militaires poursuivent leur déploiement contre la Russie et la Chine. La machine est en marche. En Europe, les Américains ont augmenté la pression sur la Russie avec le déplacement de la 3e Brigade blindée en Pologne, aux portes de la Russie, ce que celle-ci considère avec raison comme une menace à sa sécurité. Cette unité a été impliquée dans une force d’assaut lors des débarquements de Normandie en 1944 et a été utilisée pour envahir l’Irak en 2003. L’unité est connue pour sa rapidité d’attaque. Ces forces se disperseront hors de la Pologne pour couvrir un large front allant de l’Estonie et de la Lettonie à la Roumanie, avec des unités mobiles blindées d’infanterie, de chars et d’artillerie. Ce ne sont pas des troupes de garnison ou d’occupation, ce sont des troupes d’assaut.

Le général d’armée américain Scaparrotti, commandant des forces étasuniennes en Europe et commandant allié suprême de l’OTAN en Europe, a déclaré que le mouvement de cette force en Pologne « marque un moment important dans la dissuasion et la défense européenne ». Il a ajouté : « L’infrastructure et le soutien intégré européens ont permis à nos force d’être rapidement prêtes et postées si elles devaient dissuader une agression russe. » Puisqu’il n’y a pas d’« agression » russe et puisque les Américains déclarent en permanence qu’ils s’attendent à ce que la Russie se lance dans une guerre hybride, c’est-à-dire une guerre non conventionnelle contre l’Europe de l’Est, nous pouvons être sûrs que ces forces elles-mêmes et leurs unités spéciales s’engageront dans des attaques et des provocations sous fausse bannière pour faire comme si la Russie commettait des actes hostiles afin de justifier l’utilisation contre elle de ces forces et des forces européennes alliées. Ce n’est qu’une question de temps, à moins qu’une percée diplomatique se produise, ce qui semble hautement improbable, en dépit des efforts inlassables de la Russie.

En même temps, il a été rapporté vendredi 13 que le ministre des Affaires étrangères pressenti par Trump, M. Tillerson, avait déclaré au Congrès le 11 janvier que les États-Unis devraient refuser à Beijing l’accès à ses îles dans la mer de Chine méridionale. Les médias d’État chinois ont répondu qu’une telle tentative conduirait à une guerre à grande échelle. Pourtant, le 5 janvier, quelques jours seulement avant la déclaration de Tillerson, le Pentagone a annoncé que « les bateaux et les unités du groupe d’attaque du transporteur USS Carl Vinson quitteraient bientôt San Diego pour le Pacifique occidental », où des bombardiers stratégiques américains B1 et B2, capables de transporter des missiles de croisière nucléaires, ont déjà été déployés sur l’île de Guam.

Enfin, sur le front de la propagande, la saisie illégale récente par la police néerlandaise du matériel d’enquête de journalistes hollandais revenant de Donetsk est une preuve supplémentaire que le tir contre le vol MH17 de la Malaysian Airlines, avec 298 personnes à bord, en juillet 2014, était un acte perpétré par le régime de Kiev, et que les Américains le savaient. J’ai récemment déclaré dans un article à ce sujet que c’est un avion militaire de Kiev qui avait abattu le long courrier, et j’ai parlé d’un Sukhoi 25, mais on m’a depuis lors montré la preuve que c’est en fait un Mig-29 qui a été utilisé. En tout état de cause, les puissances de l’OTAN ont comploté pour cacher ce fait dans le but de maintenir leur propagande que c’était la Russie qui était derrière.

La situation est grave et l’horloge de l’Apocalypse doit frapper à la porte à minuit. Beaucoup d’entre nous ont appelé les mouvements anti-guerre et pour la paix à se mobiliser, mais on ne les voit nulle part. Beaucoup, en particulier aux États-Unis, ont été enrôlés dans le soutien à ces guerres et la Gauche, qui est censée être contre les guerres impérialistes, que ce soit la Gauche dure ou la Gauche molle, semble trop faible pour se faire entendre. Il semble que trop peu d’entre nous en Occident s’y intéressent encore un tant soit peu.

Il vaut mieux agir maintenant et faire en sorte que les gens s’en soucient, sinon il sera trop tard parce que comme mon ami, Harold Pinter, me l’a si bien expliqué lors d’un dîner à Londres, le monde est confronté à des gens amoureux d’eux-mêmes qui ne semblent pas se soucier de quoi que ce soit ou de qui que ce soit excepté eux-mêmes, et qui pensent qu’ils peuvent commettre un crime et s’en sortir. Je ne peux pas exprimer mon dégoût avec autant de talent que Harold l’a fait dans un poème qu’il m’a envoyé un jour, et qu’il avait de la peine à faire publier. Un parmi plusieurs, mais qui figure aujourd’hui dans un bref recueil de ses poèmes, intitulé War [Guerre]. Peut-être s’il y en avait davantage comme lui, plus de voix se faisant entendre, les gens réagiraient, se réveilleraient, se redresseraient, retrouveraient un peu de décence et de colonne vertébrale. Je ne sais pas. Mais je vous offre ce poème, dans l’espoir, peut-être naïf, que cela ait un effet.

Dieu bénisse l’Amérique

Les voici repartis

Les Yankees, dans leur parade blindée…

Christopher Black

Christopher Black est un avocat pénaliste de Toronto. Il est reconnu pour avoir traité un certain nombre de crimes de guerre très importants et il a récemment publié un roman, Beneath the Clouds. Il écrit des articles sur le droit international, la politique et les événements mondiaux, en particulier pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

Traduit par Diane, vérifié par Julie, relu par Catherine pour le Saker francophone

Source: http://lesakerfrancophone.fr/operation-barbarossa-ii-les-yankees-dans-leur-parade-blindee

Attendez-vous à savoir…

Ce qui est pénalisant dans le vieillissement, ce n’est pas seulement la difficulté que l’on éprouve à lacer ses chaussures, c’est que l’on parle de moments d’histoire que personne n’a connus. Outre les amis bancals qui vous accompagnent sur le chemin du cimetière. Ainsi Geneviève Tabouis, une journaliste qui a déclamé pendant trente ans ses chroniques sur « Radio Luxembourg », ça ne vous dit rien ! Cette amie d’Eleonora Roosevelt et de Joseph Staline avait coutume de démarrer son couplet par un sonore « Attendez-vous à savoir… ». N’étant ni l’ami de Melania Trump ni le cousin de Vladimir Poutine, je m’autorise quand même à vous lancer mon personnel « Attendez-vous à savoir… ».

Attendez-vous à savoir que dans les ateliers de Washington, là où l’on forge si bien le mensonge, une grande campagne est en cours de montage. Une entreprise de première grandeur qui mobilise aussi les orfèvres israéliens, toutes les petites mains du lobby néo-conservateur et les forces pures et vives de ces organisations non gouvernementales (sic) qui, par chance et goût de la « démocratie », embrassent toujours les vœux de la CIA ou ceux de George Soros. C’est-à-dire la même chose !

Attendez-vous donc à savoir que le Hezbollah, pour le comportement supposé de ses soldats en Syrie, va être livré à l’accusation publique. Certains combattants de cette juste cause rêvent même de l’édification d’une CPI « spéciale », comparable à celle chargée de désigner qui a envoyé Rafic Hariri au ciel.

Lecteurs d’Afrique-Asie, donc penseurs de l’autrement, vous avez tout de suite compris l’ambition des manipulateurs et leur enjeu : continuer par d’autres moyens, par l’arme médiatique, leur guerre perdue à Alep. Un ami sincère, un frère pourtant habitué à la magie des montreurs de lune, m’a informé de l’offensive. J’ai été surpris et même meurtri que ce combattant des toutes les libertés tombe dans le panneau : « Si, si, à Alep les miliciens du Hezbollah ont multiplié les atrocités … » Me voilà donc, une fois encore, alors que pour les connaitre je déteste les guerres, obligé de présenter le massacre comme une bagatelle. Et il l’est, si j’ose dire ! La certitude est la suivante, si les disciples de Nasrallah ont commis des crimes de guerre, il en va tout autant des soldats de la République Arabe de Syrie et de ces humanistes islamistes décrits sous l’alléchante banderole de « Rebelles modérés ». Sans parler des tueurs d’Al Nosra, amis de Fabius, et des barbares de Dae’ch. La guerre est toujours un crime et l’attelage des deux mots est une tautologie.

Attendez-vous donc à ce que nos journaux, qui n’ont rien vu à redire de l’impeccable comportement des criminels de masse agissant – du bon côté – en Afghanistan, en Irak, au Kosovo, en Libye, au Yémen, vous clouent les combattants chi’ites libanais au pilori planétaire. Alors que Trump ressort son bâton de Guignol contre l’Iran, il est bon que ces admirateurs de l’imam Hussein ne sortent pas trop puissants de ces ruines d’Alep qui ont été aussi un tombeau pour les espoirs de l’OTAN. Comme chacun sait, et comme vous le confirmera une lecture ordinaire du Monde, en dépit de ses dizaines de têtes nucléaires, « Israël est menacé dans sa survie par les criminels du Hezbollah ». D’urgence pendons donc ces soldats chi’ites si cruels et dangereux. Urgence… urgence… pas si sûr puisque, dans leur soif de justice, les experts du trébuchet mondialisé seront – forcément – occupés à punir dans un tour de rôle d’autres « crimes de guerre », ceux de Kissinger, Bush, Olmert, Clinton, Netanyahou, Sarkozy, du droneur Obama et autres étalons de la « démocratie ». Rappelons l’incontournable doctrine du vieux maître Jacques Vergès : « Vous ne pouvez condamner Barbie sans juger Massu ».

Ayons confiance en l’instinct suicidaire de la presse qui, d’un mensonge l’autre, roule sa toile de cirque pour s’en faire un linceul. Depuis sa chaire du Collège de France, Pierre Bourdieu a fini sa vie en combattant le système des « médias-mensonges ». En chirurgien des idées il évoquait la raison d’agir des journaux, surtout ceux du gratin, vrais chiens de garde de « l’opinion », forts de leur « monopole de la violence symbolique ». Sans être un digne exégète, en parlant aujourd’hui de ces journalistes, je vais extrapoler la pensée du grand sociologue. Faut dire qu’il y a « urgences », comme on l’écrit aux portes des hôpitaux, et mon néo-concept post bourdieusien est de dire maintenant que nos nouveaux journalistes détiennent le missile parfait : le « monopole de la diffamation légitime ».

Après qu’aucune star du journalisme vrai, genre Florence Aubenas, n’a été expédiée à Alep pour nous écrire le bilan de six années de guerre, soyons sûrs que les ateliers de la forgerie vont nous abreuver d’horribles nouvelles tirées de ce noir et récent passé. En 1999 suite à la guerre du Kosovo qui, même à « zéro mort » du côté des bons ne fût pas en dentelles mais en mensonges, l’admirable Edwy Plenel – qui veut être à la presse ce que Marx fût au Capital – nous a régalé d’un scoop: « sans l’intervention de l’OTAN des dizaines de milliers de Kosovars auraient été exterminés dans un « génocide » ». Eh oui ! La preuve ? Plenel s’était procuré le plan « Fer à cheval », celui qui programmait, planifiait les massacres. Hélas le document d’Edwy était un faux écrit par les services secrets allemands. Zut !!!

Résumons. Entre des journalistes qui publient des documents façonnés et d’autres qui découvrent du gaz sarin où l’ONU n’en a pas remarqué, l’horizon médiatique est favorablement ouvert aux guerriers de l’info. Eux qui ne passent pas leur temps dans la boue ou les abris de béton, mais dans les fauteuils Eames des officines « occidentales ». Celles où l’on invente les « unes » de demain…

Jacques-Marie Bourget

 

Source: http://prochetmoyen-orient.ch/attendez-vous-a-savoir/

Le Monde et sa lumineuse trouvaille anti « fakes » : Le Décodex

Je vous présente un des fleurons du Ministère de la Vérité français, l’un des plus performants chenils de chiens de garde du pouvoir : Le groupe Le Monde.

Direction Louis DreyfusPierre Bergé

Filiales Le Monde  Le Monde interactif  Télérama  La Vie  L’Obs

Propriétaires du groupe : Bergé, Niel, Pigasse trois milliardaires affairistes et banquiers qui touchent chaque année, pour faire tourner leurs machines à formater :

près de 25 millions d’euros d’argent public.

Un groupe tenu par des oligarques proches du pouvoir et de plus, alimenté par l’État, quel beau label d’objectivité ! Quoi de plus indépendant, quoi de plus crédible, n’est-ce pas ?

Une fois que vous savez ça, vous allez apprécier ce qui suit : Ces journalistes forts de leur positions de faiseurs d’opinions et de manipulateurs d’une plèbe qu’ils considèrent en déficit de neurones, ont décidé du haut de leur position de gardien de la doxa de créer un instrument de « lutte citoyenne » (sic) contre les fake news ! C’est quoi les fake ? Les doutes sur la version officielle du 9/11 ? Le scandale du Pizza-Gate et les manoeuvres honteuses du parti démocrate révélé par Wikileaks ? Les dangers de la vaccination ? Les chemtrails ? En réalité, ne nous y trompons pas, tout ce qui n’est pas approuvé ou toléré par le Ministère de la Vérité est un fake, point.

Un tel mépris non seulement  pour notre intelligence à tous, mais aussi pour notre honnêteté est un camouflet intolérable.

Dans le lumineux projet Decodex (fruit du blog de censure du Monde : Les Décodeurs*) qui devrait voir le jour au début du mois prochain, tels des enfants de maternelle, nous aurons des gommettes de couleur pour nous orienter sur la fiabilité de 600 médias, médias dont je doute qu’ils aient été  tous honnêtement explorés et étudiés afin d’en vérifier les sources. Ce serait un travail titanesque et coûteux qu’ils ne feront probablement pas. Sera-ce une copie améliorée de cette liste de sites conspirationnistes grotesque publiée en janvier 2016 ?  En tout cas, vous saurez que les blogs ou sites bénéficiant de la gommette verte sont approuvés par le pouvoir. Finalement, cela pourra vous faire gagner du temps.

Plus inquiétant, il est probable que ce Décodex sera utilisée par les enseignants pour laver le cerveau des jeunes élèves sous le prétexte de former leur esprit critique vis à vis d’internet.

Ne vous laissez pas prendre. Selon les façons d’opérer habituelle des Décodeurs,  les choses seront présentées avec nuance pour rester crédibles et faire oublier que  l’intention finale est celle de lutter contre une information alternative qui fait apparaître leurs propres mensonges et silences coupables et met à jour leurs manipulations.

Nous allons sans doute voir surgir également dans cette liste tous les sites les plus extrêmes et farfelus du net afin de déconsidérer l’ensemble du travail des blogs de contre-information.

Qu’est-ce que cela dit ?

D’une part, ce projet prouve sans aucun doute possible que l’on nous prend pour des débiles incultes incapables de faire la balance entre deux informations contradictoires et d’analyse correcte d’une situation, incapables également de vérifier l’orientation ou la validité des sources.  C’est comme si ils nous écrivaient noir sur blanc : « Vous êtes trop stupides pour comprendre, nous seuls pouvons. »

D’autre part cela démontre qu’ils ont peur, que le pouvoir a peur, que le Brexit comme l’élection de Donald Trump leur donnent des cauchemars et qu’il faut faire vite vite en Europe avant les élections françaises, allemandes et néerlandaises.

Vu sous un autre angle ce projet de Décodex est l’aveu de leur défaite et  pour nous tous qui aimons la liberté, un immense encouragement à continuer la lutte :

LIBRES ÉGAUX et FRATERNELS.

Galadriel

 (* Je mets en garde contre ce blog qui sous le masque d’analyses alternatives « objectives » mélange habilement sujets sur des mensonges avérés que l’on ne peut qu’approuver et sujets dérangeants pour la doxa, sous le masque de ce qui s’appelle maintenant le « Débunkage ».  Il se pose comme le garant de la vérité. Vous n’ignorez nullement comme il est aisé de trouver des liens pointant vers toutes nuances d’opinions émises par des spécialistes et experts de tout poil sur le net : Monsieur Truc, Professeurs machins croulant sous les médailles, dont on ne nous ne connaissons souvent pas l’existence et moins encore et le degré d’indépendance vis à vis de tel ou tel lobby ou telles instances du pouvoir en place.) 

 

Source: https://lesbrindherbes.org/2017/01/27/le-monde-et-sa-lumineuse-trouvaille-anti-fakes-le-decodex42025/

Syrie: la France est achetée par l’Arabie Saoudite – Buthaina Shaaban conseillère d’Assad

C’est tellement plus facile de parler quand on se sent enfin écouté. Depuis la libération d’Alep et l’exposition au grand jour de la supercherie des médias sur à peu près tout ce qui touchait à la Syrie, ceux qui savent peuvent enfin parler et être entendus, avec des images et des preuves à la clé. Les Syriens, les Aleppins en particulier, témoignent de ce qu’ils ont vécu et les journalistes honnêtes se déplacent et constatent sur place une réalité différente de ce que les grandes rédactions assénaient à longueur de colonnes. La vérité est à la fois simple et triste : des voyous ont utilisé l’OTAN avec la complicité criminelle de chefs d’état véreux pour recruter et former d’autres voyous issus de la lie de l’humanité pour organiser le holdup de la Syrie. Quant à la France, elle n’a même pas un rang de voyou, elle est au service des vrais voyous, achetable et corvéable selon les besoins des uns et des autres, et son ambition s’évalue désormais au nombre de contrats qu’elle arrive à décrocher pour ses multinationales.

Dans un entretien accordé à la RTS (Télévision Suisse Romande), Buthaina Shaaban, conseillère du président syrien Bachar al-Assad accuse la France de « vendre ses positions » sur le dossier syrien en échange de contrats négociés en Arabie Saoudite.