Syrie : Jean-Marc Ayrault ridiculise la France et ses services de renseignement

Le gouvernement français n’en est plus à une humiliation près. Qu’importe la cohérence d’une déclaration si elle peut permettre de déclencher l’engagement total de la clique Anglo-sionistes et de pouvoir continuer à leur servir de premier larbin zélé ? Il n’est plus question pour les Etats-Unis de nous refaire le coup de Colin Powell à l’ONU, évènement encore trop présent dans les esprits et abondamment rafraichi par Internet. Ce n’est pas non plus le Royaume Uni qui se déshonorera à pratiquer ce type de manipulations hasardeuses qui, tôt ou tard reviendront en boomerang quand les faits seront définitivement établis. Londres continuera comme d’habitude à gérer les évènements de l’arrière, laissant aux autres le soin de se mouiller et de ternir leur prestige. Il en est de même pour Israël qui se contentera de fournir à l’exécutant tous les élément nécessaires à la construction des arguments permettant d’aller de l’avant, tant pis si ces arguments s’effondrent par la suite.

Il n’est pas utile de revenir, ni sur les détails de ce qui s’est passé à Khan Sheikhoun, ni sur les arguties de Jean-Marc Ayrault. Personne ne croit sérieusement aux accusations portées contre l’armée syrienne, à part ceux qui se foutent complètement de ce qui se passe là-bas. Notons que Jean-Marc Ayrault n’en est pas à son premier essai de vendre des preuves bancales du même genre que celles qu’il prétend apporter aujourd’hui, toujours pour le même but ; massacrer des Syriens (pour les soulager de leurs souffrance ?). Entrer dans les détails, ce serait trop leur faciliter la tâche dans leur entreprise d’enfumage en donnant l’impression qu’il y aurait des doutes sur la responsabilité de l’attaque chimique de Khan Sheikhoun ou des points à éclaircir. Or il n’y en a pas, et s’il y en avait, les organisations internationales d’enquêtes spécialisées existent pour faire le travail pour lequel elles ont été créées.

Jean-Marc Ayrault veut faire croire au monde que les conclusions du gouvernement français sur la responsabilité du gouvernement syrien et de Bachar Al Assad lui-même sont neutres et impartiales. Il aura du mal. Dans cette affaire de gaz toxiques, il y a trois groupes de protagonistes qui sont :

·         Le gouvernement syrien

·         Les divers groupes terroristes qui infestent la Syrie, que les puissances occidentales ne voient que comme des rebelles.

·         Ces rebelles sont pleinement soutenus par les pays Anglo-sionistes et par la France qui sont, de facto, partie prenante dans toutes les actions effectuées sur le terrain par leurs protégés.

En se positionnant du côté des « rebelles », la France devient complice de toute action dont ils seront accusés. Son témoignage en leur faveur n’a aucune valeur tant qu’il n’a pas été vérifié par une source indépendante. Damas, Téhéran, Moscou et d’autres, ont demandé en vain une enquête internationale. Comme il fallait s’y attendre, la France et ses alliés sponsors des terroristes ne veulent pas entendre parler d’une enquête sérieuse et indépendante, ce qui prouve, s’il en était besoin, que la vérité ne les intéresse pas, et qu’ils ne voient dans l’attaque chimique de Khan Sheikhoun qu’un moyen de continuer et d’intensifier leur programme de changement de régime en Syrie.

 Avic – Réseau International

 

 

Syrie : Des sanctions bidon contre des scientifiques morts, à la retraite ou en exil

S’en prendre à grand bruit à des personnes qui n’existent pas ! Ce serait loufoque s’il n’y avait pas là-dessous des calculs d’une portée géopolitique sérieuse dont nous ne tarderons pas à voir les conséquences. Dans ce nouveau jeu, les cibles des sanctions, qu’elles soient réelles ou virtuelles, importent peu. L’essentiel est que la déclaration de la mise en place des sanctions fasse le plus grand bruit médiatique possible.

***

Le Trésor américain a de nouveau dressé une liste de savants syriens qu’il accuse de fabriquer des armes chimiques…

Le problème, c’est que pas mal d’entre eux sont soit morts, soit à la retraite depuis 5 ans, soit ce sont des opposants à l’étranger…

Première conclusion à tirer, c’est que les services de renseignements US sont en retard d’une guerre.

Secundo, c’est qu’ils ont fourgué à Trump n’importe quoi pourvu qu’il continue sa pression sur la Syrie.

Tertio, seuls les savants qui sont passés à l’opposition ont des comptes bien garnis par l’argent du Golfe.

Par ce genre de mesures bidon, les Américains veulent enfoncer l’idée que la Syrie est derrière les armes chimiques de Khan Cheykhoun.

Enfin, ces listes obsolètes laissent penser aussi que le contre-espionnage syrien contrôle la situation malgré la guerre.

 Le dessous des cartes

Photo: Le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, à Washington le 21 avril. SUSAN WALSH / AP

 

Syrie : Était-ce vraiment une “attaque chimique ? (vétérans des services secrets)

 Mémorandum pour le Président Trump des Veteran Intelligence Professionals für Sanity (VIPS)*

1.    Nous vous écrivons pour vous mettre clairement en garde contre le déclenchement d’hostilités envers la Russie – ce qui présenterait un risque d’escalade pouvant aller jusqu’à la guerre nucléaire. Cette menace s’est accrue après les représailles contre la Syrie. Vous avez en effet prétendu que le 4 avril dernier une attaque chimique dirigée contre des civils syriens avait eu lieu dans ce pays.

2.    D’après nos contacts avec les armées US présentes dans la région, ce n’était pas le cas. Il n’y a pas eu « d’attaque chimique » imputable à la Syrie, mais un bombardement d’un dépôt de munitions appartenant à Al Qaïda par un avion syrien. Or ce dépôt contenait beaucoup de produits chimiques toxiques. Un vent fort a emporté le nuage chimique vers un village proche, où il a fait de nombreux morts.

3.    Cela nous a été confirmé par les gouvernements russe et syrien ; ce qui est plus important que vous ne semblez le croire.

4.    Devons-nous ajouter que la Maison Blanche a briefé nos généraux au sujet de ce qu’ils devaient annoncer ?

5.    Après que Poutine a convaincu Assad en 2013 de renoncer à ses armes chimiques, l’armée US a détruit en seulement six semaines 600 tonnes d’armes chimiques syriennes. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques de l’ONU (OPCW-UN) était chargée de s’assurer que toutes les armes chimiques avaient été détruites – tout comme l’Organisation des inspecteurs de l’ONU pour les armes de destruction massive en Irak.
Ce que les inspecteurs de l’ONU avaient constaté en Irak était exact. Rumsfeld et ses généraux ont menti et il semble maintenant que cela se reproduise ici. Mais ici les enjeux sont plus graves ! Il ne faut pas sous-estimer l’importance d’une relation confiante avec la Russie.

6.    En septembre 2013, après avoir convaincu Assad de renoncer à ses armes chimiques (ce qui a permis à Obama de se tirer d’un pénible dilemme), le Président russe a écrit dans le New York Times: « Mon travail et ma relation personnelle avec le Président Obama se caractérisent par une confiance croissante. J’en suis très satisfait. »

La politique de détente a connu un arrêt brutal

7.    Trois ans plus tard, le 4 avril 2017, le Premier ministre russe, Medvedev, parlait d’une « méfiance absolue », qu’il estimait « bien triste pour nos relations, désormais complètement détruites. De bonnes nouvelles pour les terroristes. » Pour nous, ce n’est pas seulement triste, mais surtout parfaitement inutile, ou pire : dangereux.

8.    L’annulation de l’accord visant à l’échange d’informations sur les activités aériennes avec Moscou a constitué un recul de 6 mois, nous ramenant à septembre et octobre derniers, alors que onze mois de négociations difficiles avaient enfin abouti à un armistice. La confiance avait déjà été mise à mal quand l’armée de l’air US avait attaqué l’armée syrienne, causant la mort de 70 personnes et en blessant 100 autres. Un mauvais coup porté à l’accord de cessez-le-feu conclu seulement une semaine plus tôt par Obama et Poutine.

9.     Le 9 septembre le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov déplorait que « [son] ami John Kerry (…)  [soit] la cible de violentes critiques de la part de la machine de guerre US, qui apparemment n’obéit pas aux ordres de son chef suprême. » Lavrov se plaignait que le Commandant en chef de l’État-major, Joseph Dunford, s’oppose à l’utilisation d’informations en commun avec la Russie et la Syrie. Un accord conclu directement par les Présidents Vladimir Poutine et Barack Obama. Lavrov regrettait qu’il soit difficile de travailler avec de tels partenaires.

10.Le premier octobre 2016, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Sakharova, prononçait cette mise en garde : « Si les USA lançaient une attaque contre Damas et l’armée syrienne, ils déclencheraient un terrible séisme non seulement en Syrie, mais dans toute la région. »

11.Le 6 octobre 2016 le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général en chef Igor Konachenkov,  prévenait que la Russie était prête à abattre tout avion non identifié présent dans l’espace aérien syrien. Konachenkov précisait que la DCA russe « n’aurait pas le temps d’identifier l’origine de l’objet volant. »

12.Le 27 octobre  2016 Poutine déclarait publiquement : «  Les accords que j’ai conclus avec le Président des USA n’ont eu aucun effet. » Il se plaignit « qu’il y [ait] à Washington des personnes prêtes à faire tout leur possible pour empêcher l’application de ces accords. » Se référant à la Syrie,  Poutine condamnait l’absence « d’un front commun contre le terrorisme  après de si longues négociations, d’énormes efforts et des compromis difficiles. »

13.Nous nous trouvons donc face à une détérioration des relations russo-US, qui  sont passées de la « confiance croissante » à la « méfiance absolue ». Il faut dire que certains se réjouissent de ces fortes tensions, excellentes pour le commerce des armes.

14.Nous croyons qu’il est très important d’empêcher une dégradation de nos relations avec la Russie. La visite à Moscou de Tillerson, notre Secrétaire d’État aux Affaires étrangères, nous offre une occasion de réparer les dégâts.  Mais le risque subsiste  de ne pas améliorer les choses, surtout si Tillerson ne connaît pas bien ce que nous avons décrit plus haut.

15.Il est temps de négocier avec la Russie sur la base de faits réels et non de preuves douteuses fournies par exemple par les « réseaux sociaux. »  Si certains visent une exacerbation  de ces tensions, pour notre part nous aimerions les empêcher.  Vous pourriez, Monsieur le Président, créer les conditions pour que Tillerson s’engage dans une voie permettant de s’entendre avec le Président Poutine.

Pour le directoire des VIPS* :

Eugene D. Betit, Intelligence Analyst, DIA, Soviet FAO, (US Army, ret.)

William Binney, Technical Director, NSA; co-founder, SIGINT Automation Research Center (ret.)

Marshall Carter-Tripp, Foreign Service Officer and former Office Director in the State Department Bureau of Intelligence and Research, (ret.)

Thomas Drake, Senior Executive Service, NSA (former)

Bogdan Dzakovic, Former Team Leader of Federal Air Marshals and Red Team, FAA Security, (ret.) (associate VIPS)

Robert Furukawa, Capt, CEC, USN-R, (ret.)

Philip Giraldi, CIA, Operations Officer (ret.)

Mike Gravel, former Adjutant, top secret control officer, Communications Intelligence Service; special agent of the Counter Intelligence Corps and former United States Senator

Matthew Hoh, former Capt., USMC, Iraq and Foreign Service Officer, Afghanistan (associate VIPS)

Larry C. Johnson, CIA & State Department (ret.)

Michael S. Kearns, Captain, USAF (Ret.); ex-Master SERE Instructor for Strategic Reconnaissance Operations (NSA/DIA) and Special Mission Units (JSOC)

John Brady Kiesling, Foreign Service Officer (ret.)

John Kiriakou, former CIA analyst and counterterrorism officer, and former senior investigator, Senate Foreign Relations Committee

Linda Lewis, WMD preparedness policy analyst, USDA (ret.) (associate VIPS)

Lisa Ling, TSgt USAF (ret.) (associate VIPS)

Edward Loomis, NSA, Cryptologic Computer Scientist (ret.)

David MacMichael, National Intelligence Council (ret.)

Ray McGovern, former US Army infantry/intelligence officer & CIA analyst (ret.)

Elizabeth Murray, Deputy National Intelligence Officer for Near East, CIA and National Intelligence Council (ret.)

Torin Nelson, former Intelligence Officer/Interrogator, Department of the Army

Todd E. Pierce, MAJ, US Army Judge Advocate (Ret.)

Coleen Rowley, FBI Special Agent and former Minneapolis Division Legal Counsel (ret.)

Scott Ritter, former MAJ., USMC, and former UN Weapon Inspector, Iraq

Peter Van Buren, U.S. Department of State, Foreign Service Officer (ret.) (associate VIPS)

Kirk Wiebe, former Senior Analyst, SIGINT Automation Research Center, NSA

Sarah G. Wilton, Commander, US Naval Reserve (ret), DIA (ret.)

Robert Wing, former Foreign Service Officer (associate VIPS)

Ann Wright, U.S. Army Reserve Colonel (ret) and former U.S. Diplomat

*Les Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) (Vétérans du renseignement pour le bon sens) sont un groupe de vétérans des services secrets qui œuvre contre un usage dévoyé des informations fournies par ces services. En janvier 2003 ils se sont associés pour dévoiler comment le gouvernement de l’époque, celui du Président Bush, avait légitimé la guerre en Irak en prétendant que ce pays disposait d’armes de destruction massive. Plus tard il s’est avéré qu’il n’en possédait aucune.

Merci à Tlaxcala
Source: 
https://consortiumnews.com/2017/04/11/trump-should-rethink-syria-escalation/

 

via: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20347

SYRIE : Le journaliste Hossein Mortadha révèle qui a effectué le massacre du bus et le but réel de l’ouverture du Front Sud

A la lumière des opérations militaires réparties sur plusieurs fronts en Syrie, suite aux réalisations réalisées par l’armée syrienne et ses alliés, avec le début de la mise en œuvre de l’accord des quatre villes et les bruits médiatiques accompagnant ; il était nécessaire de clarifier ce qui se passe sur la scène syrienne et régionale. ? Le journaliste Hossein Mortadha et à travers la télévision syrienne a fourni une explication des derniers développements politiques et militaires. Il a révélé les détails de l’accord des quatre villes et la question du massacre perpétré par les groupes armés contre les populations des villes de Al Foua et Kefraya en plus de l’activation du front du sud et son objectif réel. Voici les détails :

L’accord des quatre villes, ses perspectives et qui a ordonné le massacre de bus:

Au cours de cette période, l’événement le plus important a été l’accord des quatre villes qui n’est pas le résultat des jours récents, il a commencé depuis le début de l’année après l’instauration d’un cessez le feu pour ces villes. Il était possible de régler la bataille de Zabadani, mais la carte humanitaire utilisée par les groupes armés relative aux villes de Al Foua et Kefraya a lancé l’ accord. Le journaliste Mortadha a affirmé que les groupes armés ont resserré l’étau autour des civils de Al Foua et Kefraya, les réunions se sont poursuivies en Turquie pour la mise en œuvre de l’accord. Il a ajouté que la Turquie et le Qatar ont une influence significative et contrôlent les groupes armés et c’est ce qui est arrivé plus tôt à Alep et aujourd’hui aussi, le Qatar et la Turquie sont intervenus dans l’application de l’accord des quatre villes. Il y avait également des divergences entre les groupes armés concernant l’accord et l’armée syrienne ayant été en mesure de nettoyer de vastes zones géographiques, cela constituait une forme de danger pour les groupes armés. Concernant le massacre des bus, le journaliste Mortadha a déclaré que l’explosion terroriste visait à bloquer l’accord, ce qui est arrivé est une manœuvre dilatoire des groupes armés dans le but de cibler les civils dans les autobus, les bus ayant été arrêtés dans des endroits où ils ne devraient pas s’arrêter, parce qu’ils sortent et entrent simultanément. Après l’explosion, les groupes armés ont empêché le transfert des blessés vers les zones libérés et un certain nombre d’entre eux ont transférées à Bab Al Hawa. Il a ajouté que l’objectif des services de renseignement saoudien, qatari et turc était de susciter une réaction des populations des villes de Al Foua et Kefraya et d’essayer de créer un fossé sectaire dans la société syrienne pour arrêter l’accord. Celui qui filmait avant l’explosion attendait l’attentat à la bombe pour relayer l’horreur du massacre, la voiture piégée est arrivée maquillée prétendant distribuer des aliments pour les enfants qui ont été regroupés, ce qui confirme que l’objectif était de tuer le plus grand nombre d’enfants pour attiser la sédition. Le régime saoudien a ordonné le massacre et il y a une relation entre les services de renseignement et les groupes armés et cela était évident dans l’agression américaine sur la base d’Al Shirrat. Concernant les termes de l’accord, Murtadha a dit que l’accord englobe plus que les quatre villes, sa première phase est la sortie de 8000 habitants de Al Foua et Kefraya qui a été retardée, sa deuxième phase n’étant pas encore commencée. La question du changement démographique est un grand mensonge, il y a encore des civils dans la ville de Madhaya, il y a eu un grand nombre de régularisations des conditions des hommes armés et la question de l’évacuation est simplement une mystification pour tromper l’opinion publique mondiale.

La deuxième phase de l’accord dure soixante jours avant lesquels sortent 8000 civils de Al Foua et Kefraya et sort en contrepartie un certain nombre d’hommes armés de Jabhat Al Nosra du camp Al Yarmouk, un certain nombre d’hommes armés de Babila et Yalda étant en relation avec l’armée syrienne afin de régulariser leur situation. Une partie de l’accord prévoit le retrait d’une fraction de militants de la région de Qalamoun, à leur tête le groupe de Abumalk Talli qui dépend du Qatar, il faut ici rappeler que l’émirat du Qatar a été un garant et sponsor de l’organisation Jabhat Al Nosra précisément. L’objectif du Qatar est d’exfiltrer un certain nombre de princes qataris qui sont retenus en Irak depuis environ un an et leur nombre est d’environ 15 personnes, tous de la famille Al–Thani, en plus de la sortie des combattants de la brigade Hamza bin Abdul Muttalib qui sont dans la zone de Zabadani. Sur le plan stratégique, le cordon de sécurité autour de la capitale a été élargi et la frontière avec le Liban a été nettoyée, c’est une sorte de grand arc qui a été sécurisé, ce qui se reflète positivement sur la Syrie et le Liban, et ce qui est arrivé est un triomphe stratégique. L’objectif de l’accord est de mettre à l’abri les civils des villes de Al Foua et Kefraya et il y a des cas humanitaires qui sont un moyen de pression aux mains des groupes armés sur l’État syrien, le retrait de cette carte a laissé son impact sur la situation sur le terrain. Ce qui est arrivé dans la région de Hassia avec les populations de Al Foua et Kefraya est une erreur technique non voulue, il y a été remédié et traité en quelques heures et un certain nombre d’autobus arrivera à Damas.

L’activation du champ militaire et objectif de l’ouverture des trois fronts:

Le mois dernier était le plus chaud militairement et nous avons été en face de trois fronts dangereux, le plus dangereux était celui de Jobar dans l’est de la capitale, à la veille des réunions de Genève. C’était une tentative des groupes armés d’arriver à la place des Abbassiyines et de réaliser une brèche dans la capitale, puis après 12 heures de combat d’entamer la campagne de Hama au nord. Les groupes armés ont commencé à avancer dans la campagne Nord de Hama, et sont entrés dans un certain nombre de villes et villages. La bataille de Hama est considérée comme l’une des batailles risquées, surtout si les groupes avaient réussi à progresser vers Hama et Homs dans le but de couper les axes stratégiques, notamment la route d’Alep à travers Atharia et Khanaser. L’armée syrienne a été en mesure pour commencer de contrôler la ville de Kaoukeb, puis les villes de Maardis et Soran et maintenant la ville de Taybat al imam est neutralisée militairement, et le front de Hama s’est étendu à 500 kilomètres à travers trois axes gérés par l’armée syrienne pour absorber l’attaque, puis contourner ces axes. Les groupes armés pensaient que l’opération la plus importante portait sur le front de Halfaya, et la tactique de l’armée a réussi à disperser les groupes armés et le danger a maintenant pris fin.

Il y a un accord entre Daesh et Jabhat Al Nosra pour former une nouvelle faction présentée comme modérée et qui sera soutenue par Washington et la Turquie. Les régions de Homs et Hama ont été déclarées comme zone d’opérations militaires, en particulier la région de Uqayribat et ses environs pour trouver une percée de l’est vers la région de Selmia, l’objectif est d’obtenir un succès militaire avant Astana puis commence la proposition de cartes, la partie turque tentant de s’y soustraire, ce qui empêche l’armée syrienne de mener des opérations dans de ces régions sous le prétexte de l’existence de factions modérées.

Le front sud et rôle américain de contrôle du triangle frontalier:

Le front le plus dangereux aujourd’hui est le front sud et plus précisément celui de Deraa et nous parlons d’un triangle frontalier entre la Syrie, l’Irak et la Jordanie. Après la fermeture du front Liban et la réduction de la pression sur le front nord avec la Turquie, l’action sur le front sud avec la Jordanie a été intensifiée. Les Américains dirigent toutes les opérations et tous les groupes armés exécutent les ordres des États–Unis, ce qui était évident dans la question des zones de sécurité et d’autres événements et de la visite d’une délégation d’officiers américains et britanniques dans la région du sud qui avait pour but principalement d’activer le front sud. L’intervention directe américaine facilite la confrontation, l’expérience américaine au Liban a échoué et l’histoire est devant nous.

Trump est l’un des sionistes, sa fille s’est convertie au judaïsme, et Trump exécute un plan sioniste dans la région qui commence par l’introduction de forces américaines en Syrie, une force d’occupation et l’expérience turque a échoué dans le nord après la perte d’un certain nombre de ses soldats et officiers. L’Amérique ne sera pas en mesure d’atteindre son objectif stratégique en Syrie, en particulier se confronter avec l’axe de la résistance et l’entité de l’occupation israélienne ne se sentait pas en sécurité malgré la guerre en Syrie. L’objectif de faire tomber l’axe de la résistance a été un échec, le but de faire tomber la Syrie a échoué et ils ont peur aujourd’hui que la résistance commence des opérations sur le front du Golan et du Sud jusqu’au Yémen. Le but maintenant est de contrôler Deraa et d’élargir la zone pour atteindre la région frontalière irakienne pour constituer une zone de présence américaine en plus de la soi-disant force modérée pour former une ligne de sécurité pour l’entité sioniste et de la reconnaître à Astana puis parler d’ un dialogue politique.

La Turquie et la chute de M. Erdogan et la raison de la poursuite des relations irano – turques:

 

Le régime turc a fermé les yeux sur la nature de la gouvernance et la présence d’Erdogan est principale dans ce système, ce qui est arrivé en Turquie est la stabilisation de la présence d’Erdogan et selon les statistiques, toutes les grandes villes en Turquie étaient contre le référendum et ce sont les zones rurales qui ont voté pour lui et il y a la congestion interne en Turquie contre Erdogan. Erdogan n’a rien laissé sans le faire en Syrie et il a échoué, et la Turquie est un allié de Washington, et il y a une tentative de la Russie et de l’Iran pour peser sur la Turquie économiquement et dans le passé la Syrie et l’Iran avaient besoin de la Turquie, en particulier pour l’Iran en raison des sanctions imposées et en particulier la question des liquidités pour soutenir l’économie et ses alliés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

source:http://lavoixdelasyrie.com/syrie-le-journaliste-hossein-mortadha-revele-qui-a-effectue-le-massacre-du-bus-et-le-but-reel-de-louverture-du-front-sud/

 

 

Répressions homosexuelles en Tchétchénie: Gay Russia porte plainte contre la presse pour diffamation

 

Suite à un article sorti le 1er avril dans le journal d’opposition russe Novoya Gazeta selon lequel des répressions massives seraient organisées contre les hommes homosexuels en Tchétchénie, toute la presse française s’est indignée, les hommes politiques aussi. Encore une fois sans enquête. Encore une fois sans tenir compte du démenti des autorités tchétchènes après vérifications. Maintenant que le mouvement LGBT Gay Russia porte plainte contre Novaya Gazeta pour diffamation, la presse française va-t-elle en parler?

Le 1er avril, Novaya Gazeta sort un article sur une soi-disant vague de répressions en Tchétchénie contre les homosexuels hommes. Cela ressemble à une mauvaise plaisanterie: plus d’une centaine d’hommes interpellés, déjà trois morts, l’on parle d’arrestation massive, de camps. Toute la fantasmagorie homophobe et russophobe est lancée sur la place publique.

 

L’occasion est trop belle, la presse française tire l’information sans plus de vérifications, quelle importance, il ne faut pas rater ça:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des politiciens reprennent l’info, ils font campagne, les voix de la communauté homosexuelle ne sont pas négligeables, eux non plus ne vérifient pas l’information:

 

Pourtant, le porte-parole de Kadyrov avait démenti cette information déclarant :

« Je déclare en toute conscience que cet article de Novaya Gazeta est un mensonge et de la désinformation »

Mais c’est le porte-parole de R. Kadyrov, qui a le double désavantage d’être non seulement russe, mais encore tchétchène. Donc, ce n’est pas pris au sérieux. Maintenant, ce qui confirme les déclarations infirmant les accusations lancées contre la Tchétchénie, les activistes LGBT estiment qu’il s’agit de diffamation car ils ne sont pas persécutés et le mouvement Gay Russia a porté plainte devant la justice et demande au Comité d’enquête d’ouvrir une enquête contre Novaya Gazeta.

Et encore, porter plainte juste pour diffamation est plutôt « gentil » de leur part, car les implications possibles – et je me demande si elles n’étaient pas justement  recherchées – de cette publication auraient pu être beaucoup plus grave. La Tchétchénie est une région musulmane, dans un pays, la Russie, en général traditionnel. Ce genre de publication peut déstabiliser la situation sociale et cette fois-ci réellement provoquer des mouvements de violence contre les homosexuels. Est-ce cela que recherchait Novaya Gazeta?

Karine Bechet-Golovko

Source: http://russiepolitics.blogspot.fr/2017/04/repressions-homosexuelles-en.html

 

 

Le jour sans fin

Lorsque vous écoutez quelqu’un, vous ne devez pas nécessairement lui faire confiance (parce que, par exemple, il est connu pour être un menteur). Il est même très important d’essayer d’évaluer s’il ment ou non. C’en est ainsi avec les représentants du gouvernement des États-Unis et leurs homologues de l’UE : ils ont menti sur beaucoup de choses par le passé. Et maintenant, est-ce qu’ils mentent ou non au sujet de la Syrie? Ils ont menti au sujet du golfe du Tonkin et ont utilisé ces mensonges pour commencer la guerre du Vietnam. Ils ont menti sur les armes de destruction massive irakiennes et ont utilisé cela pour justifier l’invasion de l’Irak. Ils ont menti sur les catastrophes humanitaires au Kosovo et en Libye, et ont utilisé ces mensonges pour démembrer la Serbie et détruire la Libye. Donc, un point de départ conservateur consiste à supposer que les Américains mentent, puis à chercher des preuves qui indiqueraient que cette fois, ils pourraient dire la vérité. Regardons cela de près.

À un niveau méta, le mensonge est souvent une question de comportement. Ceux qui racontent la vérité ont tendance à se reposer sur des preuves, en essayant de concilier des faits contradictoires, car il y a toujours des faits de ce genre. La vérité sur tout incident est presque toujours un peu désordonnée, surtout les premiers jours, avant que tous les faits ne soient connus. D’autre part, ceux qui mentent font généralement un grand effort pour garder leurs histoires cohérentes.

Ensuite, il y a la question du timing : si la « vérité » de l’histoire « sort » presque immédiatement après un événement, et ne change jamais, peu importe la quantité de preuves contradictoires qui sont révélées, il y a de très bonnes chances que ce soit un mensonge. Si au contraire elle s’élève graduellement, au cours d’une enquête minutieuse et d’un examen critique, en ayant bien pesé les preuves, il y a de bonnes chances que ce soit la vérité. C’est particulièrement gênant si l’histoire « s’échappe » dans les médias avant l’événement lui-même, ou peu de temps après, avec différents porte-paroles qui commencent à raconter exactement la même histoire, en utilisant exactement les mêmes mots et les mêmes phrases, sans avoir eu le temps de se consulter. Dans cette dernière attaque supposée à l’arme chimique en Syrie, la représentante de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, est venue publiquement faire une condamnation très peu de temps après, peut-être trop tôt pour lui donner le temps de vérifier les faits. A-t-elle simplement reçu un mémo du Département d’État américain, contenant ses points de discussion? Combien de décennies devrons-nous attendre, avant que cette information ne soit déclassifiée? Espérons qu’un bon pirate russe s’en emparera et la libérera avant, et que WikiLeaks la publiera.

Il est également un peu gênant que la réponse supposée spontanée, en réaction à un événement, ait nécessité des préparatifs qui ont commencé avant l’événement lui-même. Par exemple, les préparatifs de l’invasion américaine de l’Afghanistan ont débuté avant le 11 septembre. Un autre exemple : après que le vol malaisien MH17 ait été abattu à l’est de l’Ukraine, un groupe de pirates informatiques appelé CyberBerkut a publié des informations montrant plusieurs sbires de l’oligarque ukrainien Igor Kolomoisky, conspirant pour se mettre d’accord sur la couverture médiatique de l’événement, avant qu’il ne se produise. Dans ce dernier incident [à Khan Cheikhoun en Syrie, NdT], plusieurs experts militaires ont déclaré que l’opération consistant à tirer des missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne devait être planifiée préalablement. Il n’y avait tout simplement aucun moyen de le faire sans s’en préoccuper un bon moment avant. Il y eu une autre coïncidence étrange : ISIS a attaqué immédiatement après l’incident dans l’enclave de Idlib, et les attaques massives ne sont jamais impromptues. Qui a donné un avertissement préalable à ISIS?

Enfin, c’est encore plus gênant lorsqu’un nouveau mensonge ressemble étrangement à un vieux mensonge. Cet événement supposé d’armes chimiques avait un certain air de « jour sans fin« : c’était une réplique presque exacte de la prétendue attaque à l’arme chimique qui avait conduit la Syrie à abandonner volontairement son stock d’armes chimiques [Attaque de la Gouta en 2013, NdT]. Combien de fois exactement, est-il possible de faire retirer à un pays ses armes chimiques et de certifier qu’il n’en a plus? Deux fois? Trois fois? À quel point tout ce processus se transforme-t-il en farce?

Mais revenons à nos moutons : l’histoire actuelle racontée encore et encore à propos de la Syrie est que l’armée de l’air syrienne a utilisé des armes chimiques contre des femmes et des enfants dans la province d’Idlib. Cela a d’abord été indiqué immédiatement après l’événement, sans aucune enquête. Aucune preuve n’a été recueillie, aucun test de laboratoire, rien. Il existe cependant certains faits qui ne correspondent pas à cette histoire. Tout d’abord, la Syrie avait renvoyé toutes ses armes chimiques aux inspecteurs internationaux, et les États-Unis ont payé pour les faire détruire. Les responsables de cette opération ont même reçu un prix Nobel de la paix pour leurs efforts. Ce prix sera-t-il annulé maintenant, vu qu’ils semblent avoir échoué? Deuxièmement, on sait que les soi-disant « rebelles syriens » (ou « terroristes modérés », si vous préférez) possèdent des armes chimiques et la capacité de les fabriquer. Bien que les médias occidentaux aient pris soin de ne pas en faire état, ils ont utilisé des armes chimiques en Syrie et en Irak. Il est intéressant de se demander où ils les ont obtenues. Selon Seymour Hersh, ils les ont obtenues depuis la Libye, avec d’autres armes, grâce à l’aide d’Hillary Clinton.

Troisièmement, rien ne prouve que des armes chimiques aient effectivement été utilisées. Ce qui a été démontré jusqu’ici, en ce qui concerne les « preuves », c’était des Casques Blancs (une organisation connue pour mettre en évidence de fausses atrocités) se précipitant sur la « scène du crime » et s’activant autour des enfants morts qui, et on est prié de les croire, seraient morts d’intoxication au gaz sarin. Ces acteurs avec des casques blancs ne portaient pas de masques ni de gants appropriés, tout en manipulant des victimes présumées d’attaque chimique. Nous sommes donc en droit de nous poser des questions sur le moment de la mort de ces acteurs, et quand et où les enterrements auront lieu, au cas où nous souhaiterions leur rendre hommage, car à l’heure actuelle, ils seraient tous morts, eux aussi, d’empoisonnement au gaz sarin.

Enfin, si nous regardons attentivement les photographies des enfants qui étaient les victimes supposées de cette attaque au gaz sarin, dans plusieurs cas, nous pouvons observer des signes de traumatisme brutal à la tête ou au cou. Nous sommes donc en droit de nous renseigner et sur ce qui les a provoqués, et quand. Est-ce que les Casques Blancs les ont éliminés d’une balle dans la tête, puis les ont disposés comme victimes d’attaque chimique, pour faire une photo truquée? Le gaz sarin ne cause pas de contusions.

Étant donné qu’il n’y a pas de preuve concrète qu’une attaque chimique ait eu lieu, ou que le gouvernement syrien en soit complice, si elle s’est déroulée, il faut recourir à la technique standard utilisée pour évaluer les preuves circonstancielles d’un crime : établir un moyen, un motif et une opportunité. Nous devons certainement accorder que cette opportunité existe : les avions syriens ont bombardé le secteur au même moment, ciblant spécifiquement un stock de munitions qui aurait pu contenir des armes chimiques, et le gouvernement syrien ne l’a pas nié. Mais on ne peut pas dire que les Syriens avaient les moyens de perpétrer cette attaque chimique, sans contredire un grand nombre de personnes qui ont déclaré sans équivoque et par compte rendu, que la Syrie ne possède plus aucune arme chimique.

Le plus convaincant est le manque absolu et complet de motivation. Au contraire, les Syriens étaient très motivés pour ne rien faire de nature à perturber le processus de règlement de leur guerre civile par la diplomatie, alors que tous les signes indiquaient que cette méthode commençait à porter ses fruits. Le gouvernement syrien avait largement gagné la guerre et n’avait aucune raison de recourir à de telles mesures désespérées. D’autre part, les « terroristes modérés », qui sont à l’heure actuelle très proches d’être anéantis, avaient, eux, toutes les raisons d’essayer une telle tentative désespérée, en espérant que cela pourrait renverser la marée en leur faveur, ou au moins retarder sa conclusion inévitable.

Sur la base de tout ce qui précède, je crois qu’il est justifié d’accepter comme hypothèse de travail ce qui suit : la prétendue attaque syrienne à l’arme chimique à Idlib est une attaque sous faux drapeau, peut-être même une fausse attaque sous faux drapeau. Peut-être que des agents chimiques ont été rejetés dans l’air; peut-être pas. Seuls les résultats des tests en laboratoire des échantillons de sol peuvent nous le dire. Peut-être que les enfants sont morts d’empoisonnement, ou peut-être sont-ils morts, tués pour pouvoir être disposés là comme victimes d’une attaque chimique. Seule une autopsie pourrait le dire.

Maintenant, alors que la vérité peut être utile ou préjudiciable, et être utilisée à des fins diverses, elle est rarement proposée uniquement pour elle-même. Un mensonge est souvent inventé pour obtenir un résultat spécifique. Comme je l’ai déjà mentionné, ce mensonge particulier n’était clairement pas conçu pour aider le gouvernement syrien. D’autre part, on pourrait dire qu’il a aidé les « terroristes modérés », qui sont actuellement en difficulté. Mais ce sont des acteurs secondaires de ce drame. Il semble étrange de supposer que quelques mercenaires étrangers puissent dicter la direction de la politique étrangère ou de la stratégie militaire américaine. Il faut une queue plus grande que celle-ci, pour faire bouger un aussi gros chien.

Mais est-ce une question de politique étrangère ou de stratégie militaire des États-Unis, devons-nous nous demander, ou est-ce totalement autre chose? Jusqu’à présent, la riposte militaire a été la suivante. Les États-Unis ont tiré 59 missiles de croisière Tomahawk à partir de deux navires en Méditerranée, au large de la côte syrienne. Ces missiles de croisière coûtent 1,8 million de dollars chacun, pour un prix total d’un peu plus de 100 millions de dollars. Mais ce n’est que le coût de ces missiles. L’opération dans son ensemble, y compris la planification, a probablement coûté plus près de 300 millions de dollars, et si vous incluez le coût de la planification et toutes les autres activités associées, il est susceptible d’avoir dépassé le demi-milliard.

Seuls 23 des 59 Tomahawks ont atteint la zone cible, ce qui signifie que 60 millions de dollars de missiles ont simplement été jetés par-dessus bord. Le fait que plus de 60% de ces missiles, très coûteux, aient fondamentalement sous-performé ne doit pas être un sujet de grande satisfaction pour les puissantes forces militaires américaines. Nous pouvons être sûrs qu’aucun d’eux n’a été abattu par les systèmes de défense aérienne syriens ou russes. Les Syriens n’ont pas la capacité de démolir ces missiles de croisière. Les Russes en ont la capacité, mais les systèmes de défense aérienne qu’ils ont actuellement en place en Syrie couvrent uniquement la zone autour de leur base aérienne à Khmeimim et leur base navale à Tartous. Ces deux endroits sont à des centaines de kilomètres de la zone cible et la courbure de la Terre les aurait empêchés de suivre ou de cibler des missiles volant à une altitude de 50 mètres. Ainsi, il est assez sûr de supposer que plus de la moitié des Tomahawks sont simplement tombés du ciel.

L’intention de cette attaque était de contrecarrer les capacités du gouvernement syrien à utiliser sa force aérienne pour bombarder des civils en utilisant des armes chimiques qui, selon les autorités américaines, n’existent pas. À cette fin, l’objectif était un aérodrome militaire syrien. Fait intéressant, l’attaque a ciblé la mauvaise extrémité d’un aérodrome plutôt long, qui n’était pas utilisée. Il semble que la plupart des missiles aient explosé sans faire trop de dégâts. Quelques-uns d’entre eux ont frappé des objectifs qui pourraient être considérés comme des cibles : une salle de mess, une installation radar et six jets Mig-23 âgés. Ces jets ont plus de 30 ans et n’étaient plus vraiment susceptibles d’être utilisés activement. Leur valeur était d’à peine 100 000 $ chacun, soit un total de 600 000 $. La base aérienne syrienne était de nouveau opérationnelle moins de 24 heures plus tard, reprenant les sorties aériennes contre ISIS.

Ainsi, en termes militaires, les États-Unis ont gaspillé un demi-milliard de dollars pour infliger la valeur d’un million de dollars de dégâts aux Syriens. Ça fait 0,2% d’efficacité. On peut parler ici plutôt d’une défaite auto-infligée que d’une victoire, et certainement pas de quoi se vanter. En réponse, les Russes ont annoncé que le protocole d’évitement des confrontations directes, convenu avec les États-Unis, et qui a permis aux avions américains de voler en toute sécurité au-dessus du territoire syrien, n’était plus en vigueur. Maintenant, les Américains devront être pris en charge par le contrôle du trafic aérien de Damas, sinon ils pourraient être abattus. Les Russes ont également déclaré qu’ils renforceraient les défenses aériennes syriennes. Ils ont la capacité technique de verrouiller complètement l’espace aérien syrien, en accomplissant la promesse d’Hillary Clinton d’imposer une zone d’exclusion aérienne sur la Syrie, sauf que maintenant, ce seront les Américains qui ne voleront plus là-bas. Il convient également de noter que la doctrine militaire russe impose de ne pas dépendre exclusivement des systèmes de défense aérienne. Dans le cours normal des événements, si un navire américain devait commencer à tirer des Tomahawks sur une cible russe, ce navire serait mis hors service quelque temps après, entre le premier et le deuxième Tomahawk, par une torpille à supercavitation russe. Ainsi, il n’est généralement pas conseillé de tester les défenses aériennes russes.

En plus de ces effets indésirables, les dommages politiques sont peut-être encore plus importants. La condamnation de cette attaque des États-Unis a été internationale. Les Américains les plus importants sont susceptibles de considérer cela comme un simple bruit, mais ils ont été tournés en ridicule: l’ambassadeur bolivien à l’ONU, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, a tenu une image de Colin Powell avec son flacon de poudre blanche, comme un rappel poignant que les Américains ont une riche histoire de coups fourrés. Ayant démontré qu’ils ne peuvent plus intimider les pays par la soumission, les Américains n’ont plus de cartes à jouer, militairement ou diplomatiquement. Comme l’attaque contre la Syrie a eu lieu sans une résolution appropriée du Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis sont maintenant un état voyou – et impuissant de surplus. Qui, dans le monde, voudrait négocier avec un partenaire aussi peu fiable et aussi peu digne de confiance?

Nous devons donc conclure que ce mensonge n’a pas été conçu pour aider les États-Unis à l’international. Est-ce que c’était utile aux États-Unis sur le plan intérieur, alors? Sur le plan politique, l’attaque contre la Syrie a eu lieu sans l’autorisation du Congrès, requise par la constitution des États-Unis, mais ce n’est pas particulièrement intéressant, car la constitution des États-Unis est à présent aussi efficace qu’un ancien numéro de la Pravda dans une dépendance sibérienne abandonnée. Militairement, avoir démontré que 60% des missiles Tomahawk sont foireux, n’est pas exactement une super stratégie pour le complexe militaro-industriel. Essayer de neutraliser une base aérienne en ciblant le mauvais bout d’une piste et en soufflant une ancienne cafétéria n’est pas exactement une super stratégie pour la « communauté du renseignement » des États-Unis.

En fait, il semble qu’il n’y ait exactement qu’une seule personne pour laquelle ce message ait été conçu, et cette personne est Donald Trump. Il y a cinq manières distinctes, par lesquelles il a bénéficié de ce fiasco total – les enfants morts, les mensonges implacables en public, les problèmes des Tomahawks et les retombées internationales.

Tout d’abord, il a neutralisé l’accusation selon laquelle il y a collusion entre lui et les Russes, en démontrant son extrême belligérance contre son supposé allié russe. L’intégralité de la « tentative d’ingérence électorale » russe est absurde, mais elle lui était néanmoins néfaste. Les États-Unis ont un système politique « tu paies pour jouer », où les électeurs sont utilisés comme des pions dans un schéma délicat de charcutage électoral. Cela utilise un algorithme précis de division et de conquête, afin de déterminer le groupe d’initiés de Washington / Wall Street qui posera ses fesses derrière le bureau ovale. Mais, dans le cas de la victoire électorale de Trump, ce système a mal tourné. Il semble que les électeurs aient finalement décidé qu’ils ne voteraient plus pour les initiés de Washington / Wall Street, peu importe qui ils sont. La solution de l’establishment pour sauver la face a été de blâmer la Russie.

Cela peut sembler étrange, au début. Ce n’est pas comme si les pouvoirs étrangers n’étaient pas autorisés à se mêler de la politique américaine. Israël possède pratiquement la totalité du Congrès par le biais de l’AIPAC, mais ne le dites pas trop fort ou vous serez traité d’antisémite. Les Saoudiens ont financé un énorme morceau de la campagne électorale d’Hillary Clinton. Même certains oligarques ukrainiens ombrageux ont dû jeter quelques millions de dollars aux époux Clinton. Beaucoup d’autres puissances étrangères appliquent un effet de levier sur les élites politiques des États-Unis, de diverses manières. Les Russes sont en fait l’exception. Où sont les lobbyistes russes? Où sont les sacs d’argent russe lancés sur les politiciens américains? Il ne reste que les allégations de « piratage » et de « trolling », toutes aussi légères et inconsistantes les unes que les autres. La raison pour laquelle « la responsabilité de la Russie » fonctionne réellement est, de façon étrange, que la Russie est irréprochable – et on peut donc la blâmer, sans risque de découvrir un nid de corruption au sein de l’establishment politique américain. Comme cette tactique fonctionne au niveau des mots et des gestes, le grand geste de Trump de faire sauter une poignée de vieux Mig en Syrie suffit à « prouver » qu’il n’est pas « le caniche de Poutine ».

Deuxièmement, Trump a réussi à réduire considérablement les attentes en ce qui concerne les négociations avec la Russie. Au cours de sa campagne électorale, il a promis qu’il normaliserait les relations avec celle-ci. Mais il était difficile de respecter cette promesse, parce que les Russes ont adopté une attitude nettement anti-américaine à cause des développements récents, tels que le renversement du gouvernement mené par les États-Unis à Kiev, les menaces de guerre de l’OTAN en Europe de l’Est, les sanctions américaines et européennes contre la Russie, la constante diabolisation de la Russie et de Poutine personnellement dans les médias occidentaux et de nombreux autres coups bas et insultes, comme l’interdiction des concurrents russes aux jeux olympiques et dans des compétitions internationales. L’amélioration des relations avec la Russie obligerait les États-Unis à engager une longue liste d’actions, auxquelles l’establishment américain ne consentirait pas. Et même alors, les Américains doivent comprendre qu’avec la Russie, il ne reste qu’un amour amer. En route vers Moscou, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson aurait été maladroit de venir les mains vides. Mais maintenant que les États-Unis ont bombardé une base aérienne syrienne et ont accusé publiquement la Russie de « collusion » avec le « régime Assad », Tillerson va juste faire un bon dîner dans un restaurant de Moscou avec Maria Zakharova, la brillante et séduisante porte-parole du ministère des Affaires étrangères, et peut-être échanger quelques plaisanteries avec Sergueï Lavrov, puis sauter tout de suite dans l’avion du retour. Problème résolu!

Troisièmement, le fiasco avec les Tomahawks a eu lieu alors que Trump rencontrait le président chinois Xi Jinping et cela a complètement éclipsé la visite de Xi, ce qui a permis à Trump de ne pas avoir à parler du manque de résultats tangibles, lors de la visite du président chinois. Après avoir trompeté à voix haute être un grand « dealmaker », cela aurait été plutôt gênant pour lui d’admettre que tout ce qu’il peut faire, c’est de gaspiller le temps des gens importants en parlant futilité lors d’un parcours de golf. Quelqu’un peut-il faire quelque chose, au sujet de la Corée du Nord? Non, à moins que vous ne vous vouliez transformer Séoul en un cratère désertique! De plus, il y a de bonnes chances que Xi ait déclaré à Trump que les États-Unis ne sont plus le pays le plus puissant et le plus influent dans le monde : c’est la Chine, et rien de tel ne saurait venir à la conscience publique aux États-Unis.

Quatrièmement, Trump a réussi à regrouper les fauteurs de guerre au sein de l’establishment américain, ceux qui poussent à une guerre à grande échelle en Syrie depuis quelque temps, pour les bloquer dans un cul de sac de leur propre conception. Maintenant, leur planification de guerre doit tenir compte du fait qu’ils ne peuvent plus avancer en Syrie, sans déclencher un conflit international plus large. Des questions simples, telles que « Combien de dégâts y aura-t-il? »« Combien cela coûtera-t-il? » et « Combien de temps cela prendra-t-il? » devraient suffire à les bloquer dans la phase de planification. Alors qu’ils luttent en vain pour trouver des réponses plausibles à ces questions, Trump peut faire le beau en déclarant à haute voix que « quelque chose doit être fait », puis en ajoutant sotto voce que les coûts doivent être raisonnables, les dégâts potentiels contenus et qu’il vaut mieux attendre les prochaines élections.

Cinquièmement, cet événement semble avoir donné à cet occupant de la Maison Blanche, plutôt improbable et malchanceux, un nouveau bail sur la vie politique. La présidence de Trump, après seulement quelques mois, tourne en rond dans le marais. L’abrogation de l’Obamacare a échoué, son plan de réforme fiscale semble être mort-né, il y a un silence assourdissant au sujet de l’augmentation de la limite de la dette, qui est nécessaire pour éviter un arrêt du gouvernement cet été, et ses plans de développement de l’infrastructure ne sont nulle part près d’être réalisés. Même son mur le long de la frontière mexicaine reste purement conceptuel. Son taux d’approbation, déjà abyssal, va baisser encore un peu plus, alors qu’il se battait désespérément contre un establishment à Washington enragé et hostile. Mais maintenant, grâce à cet incident syrien, sa position envers ces affreux mécréants qui peuplent ce marigot semble s’être quelque peu amélioré, alors que ses anciens partisans dans la population reculent de dégoût. Bien sûr, personne ne sait combien de temps ce rebond durera, ou si ses supporters le lui pardonneront jamais.

Dans l’ensemble, cet événement, bien que mineur, jette une lumière peu flatteuse sur l’état actuel de l’ancienne hégémonie mondiale américaine : militairement impuissante, diplomatiquement un objet de dérision et de ridicule, politiquement dysfonctionnelle et en plein conflit intérieur, économiquement et financièrement précaire et dirigée par un bouffon ridicule, qui ne peut s’empêcher de faire trébucher tout et tout le monde autour de lui, y compris lui-même. Attention, les États-Unis sont encore très dangereux, mais à ce stade, ils sont surtout dangereux pour eux-mêmes.

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie », c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Traduit par Hervé, vérifié par Wayan, relu par Nadine pour le Saker Francophone

 

Source: http://lesakerfrancophone.fr/le-jour-sans-fin

Massacre d’Halabja : qui a fourni des armes chimiques à Saddam Hussein ?

Après ça, vous allez changer d’avis sur Kadhafi et la Libye

Plans occultes de l’élite, complots, nouvel ordre mondial, cartel pharmaceutique et autres infos qui passent à la trappe des médias grands publics.

Ce témoignage d’un Français d’origine libyenne confirme que la vie en Libye du temps de Kadhafi était loin d’être aussi dure que ce que les médias affirmaient.

Eau gratuite, soins gratuits, éducation gratuite, bourse pour les étudiants, prêts à taux zéro, essence très peu chère, quasiment pas de mendiants, pays sans dette et j’en passe. Plutôt pas mal pour une dictature non?

 

Ce pays avait certainement ses faiblesses comme tous les pays mais, ce qui est sûr, c’est qu’en France, nous n’avons pas le quart des avantages économiques qu’avaient les Libyens du temps de Kadhafi.

Le jeu précipité de Trump dans l’attaque en Syrie : il y a quelque chose qui cloche…

Le lancement par les États-Unis de 59 missiles de croisière Tomahawk, le 7 avril 2017 à 3h40 du matin, heure syrienne, a été allégué comme visant à détruire la base aérienne militaire du Gouvernement syrien de Shayrat, si l’on en croit la lettre du Président américain Trump envoyée au Congrès : elle fut menée « dans l’intérêt de la sécurité nationale vitale et de la politique étrangère » des États-Unis, afin de « dégrader la capacité de Assad à mener des attaques par armes chimiques, et afin de dissuader le régime syrien d’utiliser à nouveau des armes chimiques proliférantes ».[i] L’incident tout entier est d’une gravité qui demande des réponses sérieuses et responsables. 

La première question que beaucoup se posent, c’est le fait que Washington a refusé d’autoriser une quelconque investigation indépendante concernant les attaques alléguées du Gouvernement syrien au gaz sarin, par un panel de scientifiques compétents de l’Organisation des Nations Unies  pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC [UN Organization for the Prohibition of Chemical Weapons – OPCW]), qui avait portant certifié en janvier 2016 que le Gouvernement syrien ne disposait plus d’armes chimiques, des suites des allégations américaines de 2013 quant à l’utilisation prétendue par Assad d’armes au gaz sarin, allégations qui avaient conduit à deux doigts de la guerre.

Or la même OIAC supervisa le démantèlement de toutes les armes chimiques du Gouvernement Assad en 2013, agissant sur l’initiative russe visant à prévenir une guerre américaine en Syrie. Le Secrétaire d’État américain Tillerson vient à présent lancer l’accusation selon laquelle la Russie n’avait pas démantelé toutes les armes chimiques syriennes en 2013. Il ignore le fait que les forces militaires américaines avaient pris part en 2013 dans ce qui n’était pas une opération russe, contrairement aux fausses allégations de Secrétaire d’État Tillerson, mais une opération internationale sous l’égide de l’OIAC et des Nations Unies, afin de retirer puis de démanteler toutes les armes chimiques syriennes détenues par le Gouvernement Assad, comme le Colonel Lawrence Wilkerson, l’ancien Chef d’Etat-Major du Secrétaire d’État américain Colin Powell l’a rappelé.[ii]

L’attaque sous “faux drapeau“ au gaz sarin de 2013.

À cette époque, en août 2013, tandis que le Président Barack Obama évoquait une “ligne rouge“ que Assad avait franchie, en utilisant le gaz mortel sarin normalement banni, Carla del Ponte, l’ancienne Procureur du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), agissant en tant que membre d’une Commission d’Enquête Indépendante sous l’égide de l’ONU sur la Syrie, avait déclaré aux médias que leurs investigations de l’ONU avaient découvert une utilisation certaine de gaz sarin à Ghouta, en Syrie. Pourtant, ajoutait-elle, il n’avait pas été trouvé de preuves que le gaz sarin avait été utilisé par les militaires de Assad. Mais plutôt, déclara del Ponte : « Il a été utilisé par l’opposition, les rebelles, non pas par les autorités Gouvernementales ».[iii] Son rapport fut passé sous silence par les médias “PC“[iv] occidentaux.

Les autres investigations à cette époque, incluant celles d’août 2013 menées par le correspondant de l’Associated Press Dale Gavlak, ajoutèrent d’après des témoins oculaires interviewés, dans et aux alentours de Ghouta à cette époque, que le gaz sarin illégal de 2013 fut fourni à Al Qaïda et à d’autres “rebelles“ terroristes anti-Assad par celui qui était alors le chef du Renseignement saoudien, le Prince Bandar ben Sultan, un ami intime de la famille Bush[v].

Le Dr. Christof Lehmann donna des preuves détaillées en Septembre 2013 sur NSNBC, incluant des rapports de témoins oculaires citoyens de Ghouta, selon lesquels les armes chimiques au sarin utilisées avaient été fournies à Al Qaïda en Syrie ou aux terroristes d’Al Nusra par l’Arabie Saoudite, au vu et au su de la CIA et des Forces Spéciales américaines stationnées à Al Mafraq, Jordanie, le long de la frontière syrienne. Al Mafraq était alors le point de transit majeur de la contrebande d’armement depuis la Jordanie vers la Syrie, à destination d’Al Nusra et des autres mercenaires terroristes anti-Assad. Les forces terroristes d’Al Qaïda à Ghouta, étaient alors menées par un ressortissant saoudien connu sous le nom d’Abu Ayesha. [vi]

Ce dernier incident impliquant des armes chimiques, le 4 avril 2017, a-t-il été un autre “faux drapeau“¸ pour reprendre un terme de jargon du Renseignement, mené par les États-Unis et l’Arabie Saoudite, soutenant l’EIIL ou Al-Nusra, afin de donner aux “faucons de guerre“ de l’Administration Trump l’excuse d’une action militaire majeure en Syrie, pour la première fois depuis six ans d’une guerre soutenue en sous-main par les États-Unis ? À ce jour, un faisceau d’indices graves et concordants nous répond que oui…

Illogique et suicidaire de la part de Bachar al-Assad.

Il y a premièrement le fait bizarre que le bombardement allégué au gaz sarin a semble-t-il été mené par l’Armée de l’air syrienne, juste quelques jours après que le Secrétaire d’État Rex Tillerson et le Président américain, aient chacun indiqué que forcer Assad à quitter le pouvoir n’était plus une priorité américaine, mais un enjeu qui devait être décidé par le peuple syrien lui-même. Avec des forces Gouvernementales de Assad ayant libéré de vastes portions de territoire syrien, auparavant occupées par les terroristes de l’EIIL et d’Al Nusra, incluant Alep, il n’y aurait aucun sens pour Assad d’utiliser des armes chimiques illégales à ce stade des opérations, tandis qu’il gagne apparemment sur tous les fronts incluant le front diplomatique. Ce serait à la fois illogique et suicidaire de la part de Bachar al-Assad. Et quels que soient ses torts réels ou supposés, la folie suicidaire n’en fait pas partie.

D’après une analyse par Charles Abi Nader, Général de l’Armée libanaise à la retraite, publiée dans l’organe de nouvelles libanais Al-Ahed News, et d’après de nombreux témoins syriens interviewés dans la zone de Khan Sheikhoun, dans laquelle s’est déroulée l’explosion chimique du 4 avril, il a été confirmé que « l’explosion a eu lieu dans un bâtiment ciblé parce qu’il a été frappé par un missile depuis les airs. Un nuage de fumée – ayant résulté de l’explosion de barils de gaz mortel – est apparu peu après cela ». Le Général Abi Nader met en évidence le fait que ceci « serait complètement contraire aux spécifications et méthodes utilisées lors d’une frappe par armes chimiques, qui requièrent des techniciens militaires pour faire exploser un contenant temporaire à au moins 100 m au-dessus de la surface, afin d’éviter une dispersion inefficace de ce type d’arme qui peut se passer lorsqu’une roquette transportant le gaz mortel explose directement sur sa cible »[vii].

Qu’un missile de l’aviation syrienne ait pu frapper un dépôt d’armes d’Al Qaïda, sans avoir su que des armes chimiques bannies y étaient abritées, correspond à la fois à ce que les Gouvernements russes et syriens ont clamé s’être déroulé.

Abi Nader a mis en évidence que, y aurait-il eu premièrement une investigation scientifique indépendante sérieuse sur le terrain afin de déterminer la véracité des faits, elle aurait nécessairement inclus à la fois Khan Sheikhoun et la province de l’Idlib, le site de l’explosion chimique, de même qu’une inspection de la Base aérienne syrienne de Shayrat depuis laquelle le raid de l’aviation de Assad a été lancé, contre le dépôt d’armes terroristes d’Idlib. Une telle inspection, insiste Abi Nader, aurait « certainement montré l’existence ou l’absence de missiles et bombes remplies d’armes chimiques, dont les effets ne peuvent être obscurcis ou cachés d’un point de vue scientifique. La frappe militaire américaine du 7 avril 2017 contre la base aérienne syrienne, contre ses entrepôts et les avions entreposés là, élimine au contraire toute possibilité de rassembler des données scientifiques requises par toute Commission d’enquête afin d’investiguer sur les faits en eux-mêmes ».[viii] Et c’est très confortable afin d’éviter la découverte d’un coup monté sous faux drapeau, ce qui permet au “chien fou“ [son surnom] Mattis et au “cirque volant“ [Flying Circus] de Washington appelé l’Administration Trump, d’en accuser n’importe qui selon leur bon plaisir.

Toujours plus de fausses vidéos des “Casques Blancs“.

Il y a des preuves abondantes que l’incident syrien au gaz sarin tout entier à Khan Cheikhoun dans la province d’Idlib, zone contrôlée aujourd’hui par les terroristes du Front al-Nusra liés à Al Qaïda, fut une fausse nouvelle [fake news] et un faux drapeau [false flag] délibéré soutenu par les États-Unis, conçus pour accuser Assad d’atrocités illégales relevant du crime de guerre.

Des vidéos fournies par les “Casques Blancs“ syriens, une O.N.G. financée par les Gouvernements américains et britanniques, qui s’est renommée pompeusement “Défense Civile de Syrie [Syria Civil Defense]“, ainsi que des “piaillements“ [tweets] du patron de l’Autorité de Santé de la province d’Idlib contrôlées par les terroristes, ont été les deux sources des allégations de bombardement au gaz sarin. Pourtant, les vidéos produites par les Casques Blancs et envoyées par eux au douteux Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) basé à Londres, montre un homme avec l’uniforme des Casques Blancs, portant un enfant asphyxié, victime alléguée du gaz sarin, à mains nues et lui-même sans masque à gaz[ix]…

Pour n’importe qui d’un tant soit peu familier avec les mesures de protection en cas d’attaque chimique au sarin, les tenues protectrices NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique et Chimique) sont du niveau de sécurité le plus sévère : porter des masques et des productions pour le corps entier des personnels de sauvetage d’urgence, premiers répondants, comme les sauveteurs des victimes de l’attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, est un impératif. Si ces Casques Blancs étaient vraiment la “Défense Civile“ syrienne, comme ils se sont trompeusement nommés eux-mêmes, ils auraient été entraînés à faire face à ces attaques toxiques chimiques.

Une autre vidéo posée par la journaliste syrienne “Partisan Girl“ [Mimi al Laham], montre une petite fille supposée avoir été tuée par l’attaque au sarin allégué du 4 avril. Le seul problème, négligé par le preneur de vue, c’est qu’à la seconde finale de la vidéo, la petite fille “morte“ ouvre ses yeux pour voir si la prise de vue est terminée.[x]

En novembre 2016, la même organisation des Casques Blancs fut forcée de s’excuser pour l’utilisation d’une autre vidéo fausse servant à plaider sa cause. Les Casques Blancs, la source soi-disant “fiable“ aux yeux de la CIA et du Secrétaire à la Défense de Trump, le général “chien fou [Mad dog]“ Mattis, pour fonder sa décision de bombarder la Base aérienne de Assad le 7 avril, a été créé avec de l’argent venant de l’USAID, un bras du Gouvernement américain intimement lié aux opérations de changements de régime de la CIA connue sous le doux nom de “promotion de la démocratie“.

Si l’on en croit l’organisation “Docteur suédois pour les droits humains [Swedish Doctors for Human Rights]“, les Casques Blancs syriens ont également filmé de fausses vidéos cruelles en avril 2015, détaillant une attaque alléguée au gaz chloré à Sarmin, Idlib. Les Casques Blancs ont utilisé le corps d’enfants morts. La vidéo clame qu’elle montre des Casques Blancs “premiers répondants“, travaillant intensément à sauver des enfants avec des injections d’adrénaline et des techniques de Réanimation Cardio-Pulmonaires [RCP].

Or après un examen attentif de ses vidéos des Casques Blancs, le Dr. Leif Elinder, un expert médical suédois, déclara qu’« après avoir examination du matériel vidéo, je considère que les mesures infligées à ces enfants, pour certains sans vie, sont bizarres, médicalement impropres à sauver des vies, et même contre-productive en termes de secourisme sur des enfants ».[xi]

Un autre Docteur suédois qui a regardé la même vidéo, a pour sa part déclaré qu’« afin de réaliser des injections, la réanimation cardio pulmonaire [RCP] doit être interrompue, puis reprise immédiatement après. Ce qui n’est pas le cas dans les procédures montrées sur la vidéo… Le docteur qui a écrit ce commentaire : “si il n’était pas déjà mort, cette injection aurait tué l’enfant“ avait raison ! Quelle scène macabre, et combien triste… » [xii]

C’est l’USAID et le MinDef Britannique qui ont créé les Casques Blancs…

Les Casques Blancs ont été créés en 2013 par le Bureau des Initiatives Transitionnelles [USAID’s Office of Transitional Initiatives] de l’USAID, un fonds bien gras pour le financement des Révolutions Colorées à fin de changement de régime soutenues par les États-Unis. Ils ont obtenu 23 millions de dollars de financement de l’USAID. L’USAID fournit les Casques Blancs à travers Chemonics, un cocontractant intéressé financièrement basé à Washington D.C. L’image de marque de Chemonics est “gérée“ par un cabinet d’influence [lobbying] et de Relations Publiques (RP) bien lisse dont les bureaux sont à Londres et New York, appelé Purpose [xiii].

D’après le chercheur déjà récompensé Max Blumenthal, les Casques Blancs syriens ont été fondés en mars 2013 par un ancien officier du Renseignement Militaire [Military Intelligence] britannique, nommé James Le Mesurier. Le Mesurier est un vétéran des interventions de l’OTAN en Bosnie, au Kosovo et en Irak, qui a mis sur pied une Société Militaire Privée [SMP] de mercenaires, avant d’être recruté par l’USAID pour entraîner ce qui devint les Casques Blancs syriens, sous l’égide du programme de l’USAID “Option Régionale en Syrie [Syria Regional Option]“.[xiv]

Le travail de Le Mesurier pour l’USAID, consistait à organiser des bandes de syriens qui se rendraient dans les régions tenues par les terroristes. Ils ont été entraînés pour se ruer dans les bâtiments fraîchement bombardés afin d’en extraire les survivants (tout en se filmant eux-mêmes), dans les zones tenues par les terroristes, face aux rotations de bombardement menées par les appareils de l’Armée de l’air syrienne. Il est fort curieux de n’avoir jamais vu de vidéo de “John le djihadiste [Jihadi John]“ ou autres personnages de l’EIIL haut en couleur, coupant la tête d’un quelconque casque blanc.

 

En 2014, Le Mesurier a établi “Mayday Rescue“, une O.N.G. basée en Turquie qui a émané d’une firme de “recherche, transformation de conflits et consultance“ basée à Dubaï, nommée “ARK“ [Analysis, Research & Knowledge][xv]. Ce groupe, qui emploie Le Mesurier tandis qu’il supervise l’entraînement des Casques Blancs, a reçu des millions de donations du Gouvernement américain et du Ministère britannique de la Défense.[xvi]

source: Partisangirl
‏Verified account @Partisangirl Apr 4
Depuis le compte Twitter de PartisanGirl [Mimi al Laham] : « des acteurs des Casques Blancs avec masque à gaz, traitant de soi-disant victimes du gaz sarin. Les gars derrière eux sans masques à gaz, ne sont absolument pas affectés… Encore une fausse nouvelle [fakenews]»
https://twitter.com/i/web/status/849207884411830274

Blumenthal continue son rapport concernant les vraies origines des Casques Blancs syriens, les décrivant comme un bras propagandaire de l’OTANde fait, créant la sympathie et le soutien pour une zone d’exclusion aérienne décidée par les États-Unis, comme en Libye, et en dernier lieu pour une attaque militaire de l’OTAN en Syrie.

Il y a des questions d’une importance énorme qui restent sans réponse, derrière la mise en scène par Washington de ce dernier incident sous faux drapeau au gaz sarin à Khan Cheikhoun. Tandis que l’Administration Trump montre du mépris pour le Droit International ou pour la vérité, va-t-il maintenant élargir la guerre au Yémen et en Somalie jusqu’en Syrie directement, faisant directement face à la présence militaire russe à l’occasion d’un “règlement de comptes à la OK corral“, à la façon Trump?

Notablement, les Ministères russes de la Défense et des Affaires étrangères, rapporte que l’attaque américaine contre le territoire syrien souverain, a été planifié bien avant l’incident au gaz sarin allégué du 4 avril. Le porte-parole du Ministère de la Défense russe, le Maj. Gen. Igor Konashenkov, a déclaré : « Il est évident que la frappes américaines par missile de croisière a été préparée de longue date avant les événements d’aujourd’hui. Un large système de mesures de reconnaissance, de planification, de préparation des plans de vol et des missiles avant le lancement, doit avoir été mené pour préparer une telle attaque », a insisté Konashenkov.[xvii]

Si les médias américains rapportent que Trump a pris sa décision de bombarder la Syrie le 7 avril, soit disant sur la plainte de sa fille Ivanka “au cœur brisé et outragé“, alors le monde est dans un péril bien plus dangereux que nous ne le réalisons.[xviii] Pas plus Trump que sa fille, ni son mari Jared Kushner, n’ont une quelconque expérience de la politique internationale, ce qui n’est certainement pas suffisant pour produire des décisions qui pourraient décider d’une guerre et d’un désordre mondial. Ceci, pourtant, semble plus vraisemblablement être une fausse histoire médiatique de Trump, conçue pour donner à cet événement tout entier, bizarre et dangereux, du bombardement par Trump de la Syrie, une touche d’humanité dans ce qui s’avère inhumain au final…

William F. Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, titulaire d’un diplôme en Sciences Politiques de l’Université de Princeton. Il est l’auteur de plusieurs livres à succès sur le pétrole, la géopolitique et les OGM.

Traduction par Jean-Maxime Corneille, pour Réseau International, article original paru dans New Eastern Outlook.

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[i] David Smith, Emma Graham-Harrison, Kareem Shaheen, Alan Yuhas , As warplanes return to scene of sarin attack, Trump defends missile launch, 9 April, 2017, UK Guardian, https://www.theguardian.com/world/2017/apr/08/syria-khan-sheikun-sarin-attack-strike-trump-views-unclear.

 [ii] Sputnik News, US Claims of Russia Failing to Destroy Syrian Chemical Arms ‘Preposterous’, 12 April, 2017, https://sputniknews.com/us/201704121052545420-colin-powell-us-syria-chemical-weapons/.

 [iii]  Stephanie Nebehay, UN has testimony that Syrian rebels used sarin gas: investigator, May 5, 2013, Reuters, http://www.reuters.com/article/us-syria-crisis-un-idUSBRE94409Z20130505

 [iv] PC : Politiquement Correct / Principaux Courants [Mainstream].

 [v] Dale Gavlak and Yahya Ababneh, Syrians In Ghouta Claim Saudi-Supplied Rebels Behind Chemical Attack, August 29, 2013, MintPress, http://www.mintpressnews.com/witnesses-of-gas-attack-say-saudis-supplied-rebels-with-chemical-weapons/168135/

 [vi] Christof Lehmann, Top US and Saudi Officials responsible for Chemical Weapons in Syria, October 7, 2013, NSNBC International, https://nsnbc.me/2013/10/07/top-us-and-saudi-officials-responsible-for-chemical-weapons-in-syria/.

 [vii] Charles Abi Nader A Reading of the Dimensions Surrounding the US Strike on the Syrian Airbase, Al Ahed, 8 April, 2017, http://www.english.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=38001&cid=269#.WO4zBY6_P6Y.

 [viii] Ibid.

 [ix] RI, Gloves Are for Sissies: Photographs Show White Helmets Are Immune to Sarin, RI, April 6, 2017, http://russia-insider.com/en/politics/gloves-are-sissies-photographs-show-white-helmets-are-immune-sarin/ri19458.

[x]Partisangirl,https://twitter.com/Partisangirl/status/849206791275659264/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=http%3A%2F%2Frussia-insider.com%2Fen%2Fnode%2F19458

 [xi] Prof Marcello Ferrada de Noli, Swedish Doctors for Human Rights White Helmets Video Macabre Manipulation of Dead Children and Staged Chemical Weapons Attack to Justify a No Fly Zone in Syria, The Indicator, March 2017, http://theindicter.com/swedish-doctors-for-human-rights-white-helmets-video-macabre-manipulation-of-dead-children-and-staged-chemical-weapons-attack-to-justify-a-no-fly-zone-in-syria/

 [xii] Ibid.

 [xiii] Site internet de Purpose, https://www.purpose.com/work/.

 [xiv] Max Blumenthal, How the White Helmets Became International Heroes While Pushing US Military Intervention and Regime Change in Syria, AlterNet, October 2, 2016, http://www.alternet.org/grayzone-project/how-white-helmets-became-international-heroes-while-pushing-us-military.

 [xv] Site internet de Mayday Rescue website, http://www.maydayrescue.org/#section-2.

 [xvi] Site internet d’ARK, http://arkgroupdmcc.com/about/clients/.

 [xvii] RI Staff, Zakharova US Missile Strikes Were Planned BEFORE Alleged Gas Attack’ in Syria,

April 7, 2017, http://russia-insider.com/en/politics/zakharova-us-missile-strikes-were-planned-alleged-gas-attack-syria/ri19480

[xviii] Adam Edelman, Eric Trump says ‘heartbroken and outraged’ Ivanka influenced U.S. airstrike on Syria, NEW YORK DAILY NEWS, April 11, 2017, http://www.nydailynews.com/news/politics/eric-trump-heartbroken-ivanka-influenced-syrian-airstrike-article-1.3043330.

Photo: Une chambre de l’hôpital de Khan Sheikhoun

 

La Guerre de l’Information

Information et désinformation sont largement utilisées en temps de crise, de guerres ou d’élections présidentielles pour façonner les opinions publiques et les amener à accepter plus facilement les décisions lourdes qui pourraient être prises, pour maintenir leur moral et leur adhésion à la cause nationale en temps de guerre ou de crise, pour orienter le vote des électeurs, fabriquer ou détruire un candidat lors d’élections nationales.

Le sujet a été particulièrement bien traité par Anne Morelli, professeur à l’université libre de Bruxelles et spécialiste de la critique historique appliquée aux médias modernes, dans un livre de 2001: Principes élémentaires de propagande de guerre (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…)

Le présent article a pour but de rappeler, pour le lecteur pressé, les principes énoncés par Anne Morelli et de les appuyer de quelques anecdotes qui ont pu, hier, et peuvent encore, aujourd’hui, échapper au citoyen lambda. Tout ceci est d’une actualité brûlante.

*

Les dix principes utilisables par les médias (et les politiques) «en cas de guerre froide, chaude, tiède, ou de crise», mais qui sont tous applicables en «campagne» électorale, sont les suivants:

·         1- Nous ne voulons pas la guerre.

·         2 – Le camp adverse est le seul responsable de la guerre.

·         3 – Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou «l’affreux de service»):

·         4 – C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers:

·         5 – L’ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures c’est involontairement:

·         6 – L’ennemi utilise des armes non autorisées.

·         7 – Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes.

·         8 – Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause.

·         9 – Notre cause a un caractère sacré.

·         10 – Ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres

Inutile de commenter très longuement ces principes dont chacun peut entrevoir  l’application dans l’actualité récente.

La charte d’éthique du journalisme signée à Munich en 1971 est régulièrement bafouée dans tous les pays du monde. Les médias se défendent en disant qu’ils citent leurs sources et ne commentent que des informations qui leur ont été rapportées. Dans le pire des cas, ils peuvent dire qu’ils n’ont pas menti mais qu’ils ont été «abusés» par leurs sources.

Leur faute n’est donc pas de mentir. Leur faute réside dans la sélection des sources qu’ils choisissent de relayer, dans l’évaluation de leur fiabilité et dans les commentaires péremptoires qu’ils font sur des informations d’origine extrêmement douteuses.

Examinons quatre exemples concrets, passés et/ou d’actualité qui confirment mon propos et les principes de la propagande de guerre.

1 – L’affaire de Timisoara (Roumanie) en décembre 1989:

C’est l’exemple type des médias, pris la main dans le sac, à colporter des fausses nouvelles.

Les médias du monde entier ont repris pendant près de six semaines la fausse information d’un prétendu «massacre» de 4 600 personnes pour aider à faire tomber Nicolae Ceausescu. En fait, les opposants avaient déterré quelques cadavres des cimetières de la ville, les avaient entourés de fils de fer barbelés et avaient tourné des images horribles visant à faire pleurer les téléspectateurs occidentaux. Ils ont ensuite, sur la foi de ces images manipulées, avancé le chiffre énorme de 4 632 victimes qui n’existaient pas, mais que personne n’a osé mettre en doute. Le «montage audiovisuel», la manipulation étaient bien joués et gagnés puisqu’ils ont entraîné la chute de Ceausescu.

Après coup, les médias et les politiques occidentaux ont eu le bon goût de s’excuser pour leur erreur et ont reconnu avoir été abusés par leurs sources. Aujourd’hui, ils ne s’excusent même plus, ils passent à autre chose.

Quid des manipulations aujourd’hui en Syrie par les deux sources: OSDH (office syrien des «droits de l’homme»: un individu et son ordinateur basé à Londres), financé et instrumentalisé par les Occidentaux et les Casques Blancs, également financés par les Occidentaux, qui combattent à leurs heures perdues dans les rangs d’Al Nosra, experts en création de documents audiovisuels bidons, crédibilisés par M. Fabius: «Al Nosra fait du bon  boulot».  …  Ces  deux  sources  combattent résolument Bachar El Assad et  sont donc partisanes. Sont-elles crédibles? Je laisse à chacun le soin de répondre à cette intéressante question.

Les agences de presse, les journalistes et politiques qui relaient ce type de sources pourries sont-ils, eux-mêmes, bien crédibles?……

2 – L’affaire irakienne:

Chacun se souvient du général états-unien Colin Powell présentant aux Nations Unies, avec un aplomb incroyable, ses «fausses preuves indubitables» fabriquées par la CIA sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak, pour justifier l’intervention militaire qui a suivi. Les médias US unanimes ont été complices du mensonge pendant plusieurs mois. Ils avaient (délibérément?) mal évalué la crédibilité de la source sur cette affaire particulière. Ils ne se sont jamais excusés, bien sûr. Voir l’excellente émission du 29 mars 2013 sur la chaîne parlementaire:

«Mensonges, guerre et vidéo» (51 mn) https://www.youtube.com/watch?v=x8sg0Dqc3_I

3 – Les communiqués sur les bombardements du Kosovo par monsieur Jamie Shea, porte-parole de l’OTAN, qualifié de «super menteur» par certains responsables du renseignement.

En 1999, dans les premiers jours des bombardements, la vingtaine d’avions MIG 21 serbes affectés à la base de Pristina sont déclarés détruits. La nouvelle est relayée avec jubilation par les médias occidentaux. Le jour suivant la cessation des combats, tous les appareils MIG 21 annoncés détruits sortent des hangars souterrains dans lesquels ils étaient entreposés et décollent pour Belgrade…… Cherchez l’erreur……

Au 77ème jour de bombardement, M. Jamie Shea déclare aux médias, qui relayent l’information,  un  cumulé  de  800  matériels  majeurs  détruits  (ce  qui,  pour  les  gens  avertis, représentait la quasi-totalité des matériels majeurs serbes déployés au Kosovo)……

Dans le comptage qui a été effectué au moment du retrait des forces serbes du Kosovo, moins de 30 matériels majeurs manquaient à l’appel. Les Forces armées serbes étaient donc quasiment intactes après 78 jours de bombardement ….. La Serbie n’avait cédé que parce que son infrastructure civile était détruite (Usines, installations électriques, routes, ponts….).

Les états-majors et les politiques pouvaient difficilement vendre à l’opinion de leur pays qu’ils s’attaquaient principalement à l’infrastructure civile). L’OTAN devait inventer des communiqués de victoires militaires, armée contre armée, qui n’existaient pas vraiment.

Un communiqué militaire, de quelque camp qu’il vienne est très rarement crédible. Le principe 7 d’Anne Morelli est toujours appliqué: 7 – Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes.

Personne ne peut croire un seul instant aujourd’hui les communiqués du Pentagone, relayés avec servilité par les médias occidentaux, affirmant que la frappe US du 7 avril aurait détruit 20% de l’armée de l’air syrienne. En tout cas pas moi, après les pieux mensonges des communiqués otaniens observés dans l’affaire du Kosovo (ceci n’était pas un secret militaire mais relevait de l’information ouverte dans les jours qui ont suivi l’arrêt des combats).

4 – Bombardement de l’Irak par Clinton le 16 décembre 1998.

La veille de l’examen de sa destitution par la chambre des représentants pour ses mensonges dans l’affaire Levinski, le président américain Clinton déclenche des frappes sur l’Irak (pour des raisons de politique intérieure évidente). C’est l’opération Desert Fox.  415 missiles Tomahawks sont tirés sur l’Irak faisant de 600 à 2000 tués en 3 jours.  Les Irakiens ont payé cher, très cher, l’affaire Levinski……

L’État-major US publie un BDA (Battle Damage Assessment ou estimation des résultats de ses tirs), avec des images satellites falsifiées. Les Français, de leur côté, font passer leur satellite militaire, extrêmement précis, sur les sites frappés par les forces US et s’aperçoivent que les résultats sont, de beaucoup, moins bons que ce que l’état- major US annonçait…… Les images ont été communiquées à nos amis américains qui ne s’imaginaient pas qu’un pays ait la capacité de vérifier la qualité de leur travail et la fiabilité de leurs communiqués de victoire….

Doit-on croire, aujourd’hui le BDA états-unien sur la Syrie ? Personnellement je n’y crois pas.

*

En conclusion, appliquons les principes de la propagande de guerre occidentale au cas syrien et aux élections présidentielles US 2016 et française 2017.

A – Syrie

·         1- Nous ne voulons pas la guerre. (Nous: la «coalition occidentale» (USA-France-GB)

·         2 – Le camp adverse est le seul responsable de la guerre. (Syrie, Russie, Iran, Hezbollah)

·         3 – Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou «l’affreux de service»): Poutine, Bachar

·         4 – C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers: (droits de l’homme, démocratie)

·         5 – L’ennemi provoque sciemment des atrocités, (Alep, utilisation présumée de gaz) et si nous commettons des bavures c’est involontairement (Mossoul, Rakka, Deir ez Zor)

·         6 – L’ennemi utilise des armes non autorisées. (arme chimique présumée)

·         7 – Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes. (20% de l’aviation syrienne détruite le 7 avril ????)

·         8 – Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause.(multiples réactions à la télévision)

·         9 – Notre cause a un caractère sacré. (droit de l’homme et démocratie sont sacrés)

·         10 – Ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres. Moi par exemple

Le mensonge est évidemment omniprésent dans chacune des dix rubriques ci-dessus et ci-dessous

B- Application des principes d’Anne Morelli aux campagnes électorales

Élections présidentielles US 2016 et Française 2017

1 – Nous ne voulons pas la guerre. Nous voulons le  rassemblement (des Français/Américains)

2 – Le camp adverse est le seul responsable de la guerre. C’est le parti adverse le seul responsable de la division  des Français/Américains)

3 – Le chef du camp adverse a le visage du diable (ou «l’affreux de service»): Fillon, MLP mis en examen, Trump violeur en série, homophobe, raciste ….

4 – C’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers: ni gauche, ni droite, mais «En marche»….

5 – L’ennemi provoque sciemment des atrocités, (Casse sociale, réduction du nombre des fonctionnaires, sécurité sociale, anti-Europe pour MLP) (Le mur, l’expulsion des illégaux, l’abandon de l’OBAMA care pour Trump) et si nous commettons des bavures c’est involontairement (augmentation des impôts).

6 – L’ennemi utilise des armes non autorisées. Mon adversaire vous ment, il bénéficie de l’appui des banques et des lobbies, des instituts de sondage et des médias.

7 – Nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes: nous sommes en tête, nous avons d’excellents sondages, l’adversaire en a de moins bons ou de mauvais ……

8 – Les artistes et intellectuels soutiennent notre causeAnnonce des ralliements, au compte-goutte, et à grand fracas médiatique…….

9 – Notre cause a un caractère sacré. Mon programme est dans l’intérêt de la France (ou de l’Amérique: Make America great again) et de tous les Français/Américains.

10 – Ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres: moi par exemple

Comme pour une «campagne militaire»: la manipulation et la désinformation constituent la base d’un éventuel succès en «campagne électorale».

Sans autres commentaires …….

Général Dominique Delawarde

 

Le syndrome Timisoara et la troisième guerre mondiale

Questions : les armes chimiques utilisées à tort et à travers par ces fous de Syriens vont-elles donc nous embarquer pour la troisième guerre mondiale ? Cela vous fait de la peine ?  Les états vassaux (les succursales plutôt) de l’Otan dépriment Poutine ? Vous n’avez rien vu, me disait Jean Parvulesco juste avant sa mort.

Rappelez-vous le coup lépreux de Timisoara en 1989. Les plus jeunes de mes lecteurs liront Wikipédia. J’avais vingt-sept ans, ça m’a bien écœuré cette fin du communisme. On déterre quelques cadavres d’un cimetière ; puis on raconte 24h sur 24 que Ceausescu et sa femme ont personnellement massacré quinze mille Roumains qu’ils auraient laissés les entrailles à l’air libre.

Tout le monde gobe tout. Après on découvre que c’est faux mais on s’en fout, comme l’opinion hébétée. Comme dit Bloy, le bourgeois (homme de la Fin des Temps) avale tout, même la merde. C’est comme dans le film Gone girl de David Fincher. On gobe n’importe quel storytelling car comme dit la journaliste je vais où va l’histoire. Plus le storytelling débecte, plus le gros public accroche.

Rappelez-vous le Koweït en 1991. On découvre que les soldats irakiens surgissent dans les hôpitaux et mettent à mort 500 bébés koweïtis (ou 300 millions, je ne sais plus). Une infirmière témoigne en chialant, et c’est la fille de l’ambassadeur koweïti qui vient bouffonner en racontant des âneries. La petite chipie éplorée étudiait le théâtre et voulait travailler à Hollywood.

On découvre le pot aux roses et on s’en fout. Les guerres d’Irak ont fait pourtant trois millions de morts et de déplacés.

Cela me rappelle ce que disait Marx : dans le monde capitaliste et bourgeois, le crédit a remplacé le credo. La foi chrétienne évanouie, toute référence à la vérité a fichu le camp. On fait crédit à Reuters et aux journaux, et n’importe quel prétexte suffit pour déclencher la guerre du capital : les atrocités russes, les atrocités syriennes, les atrocités du Kaiser, les atrocités des Boers (parqués en famille dans les camps, merci John Bull !), les atrocités espagnoles, les atrocités… Elles défilent à la vitesse du bandeau devant l’humanité avachie par la presse et le spectacle de marionnettes décrit par Platon il y a vingt-cinq siècles et industrialisé depuis (République, 514b).

Les armes chimiques de la Syrie : elles aussi en auront causé des morts ! On en fait beaucoup de bruit pendant trois heures (Voltaire, dans Candide XXX), on dévaste un pays, puis on oublie. Quand les USA ont attaqué l’Espagne pour lui voler Cuba et les Philippine, ils ont inventé la bombe dans l’USS Maine posée par les espagnols. C’était un accident…

On gobe n’importe quoi, on ne vérifie rien, on justifie tout. Jacques Merlino (voyez mon texte sur fr.sputniknews.com) s’est révolté lui, ce qui arrive parfois à une journaliste-système (Arnett de CNN). Il montra que les viols des Serbes étaient une invention basée sur trente témoignages. Le reste était du vent recyclé pour écraser la Serbie et relancer l’OTAN et sa guerre mondiale interminable. Bill Bonner a expliqué qu’il est important pour les Etats-Unis, pour les Maîtres du Monde, de bombarder du terroriste (quoique…), mais surtout les ennemis des terroristes. Il ne faut surtout pas que cette guerre puisse prendre fin.

Si la guerre contre la Russie cessait ! Si la guerre contre la Syrie cessait ! Si la guerre contre le terrorisme cessait ! Rendez-vous compte enfin, que deviendraient les Barbie de la télé, leurs experts, les soldats de plomb de l’Otan, que ferait la police anti-terroriste ?

Donc en rester à la loi de Charles Beard : la guerre sera perpétuelle pour que la paix soit perpétuelle.

Les experts. On y revient. Debord dans ses Commentaires :

« L’incertitude grandit, à tout propos, quand l’imposture générale du spectacle s’enrichit d’une possibilité de recours à mille impostures particulières. Un crime inexpliqué peut aussi être dit suicide, en prison comme ailleurs ; et la dissolution de la logique permet des enquêtes et des procès qui décollent verticalement dans le déraisonnable, et qui sont fréquemment faussés dès l’origine par d’extravagantes autopsies, que pratiquent de singuliers experts. »

Il ajoutait aussi Debord que la situation actuelle est pire que la stalinienne :

« … malgré les complicités de toutes sortes qu’il a pu trouver hors des frontières de son empire, il restait une vaste zone du monde inaccessible à sa police, où l’on riait de ses impostures. Le spectaculaire intégré a fait mieux, avec de très nouveaux procédés, et en opérant cette fois mondialement.

L’ineptie qui se fait respecter partout, il n’est plus permis d’en rire ; en tout cas il est devenu impossible de faire savoir qu’on en rit ».

En effet il n’est plus possible de rire des larmes chimiques. Vous êtes taxé de théoricien de la conspiration, on vous asperge au Decodex, on vous surtaxe un peu plus en attendant de vous envoyer à Guantanamo écouter CNN et France 24 en boucle toute la journée.

 

 

Attaques chimiques sur Idlib en Syrie : témoignages démontrant les mensonges des médias et la manipulation de l’opinion publique

Synopsis de la première vidéo :

Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov, au lendemain d’une attaque chimique ayant coûté la vie à des dizaines de civils dans la province d’Idlib, l’aviation syrienne a frappé un entrepôt terroriste abritant des substances toxiques près de la ville de Khan Cheikhoun.



Fabrice Beaur, expert pour l'ONG EODE, nous donne plus d’explications à ce sujet.

 

Source : Press TV.

 

Synopsis de la deuxième vidéo :

À peine 24 heures après l’attaque contre le métro de Saint-Pétersbourg en Russie, une vaste campagne d’intoxication a été lancée le mardi 4 avril contre le gouvernement syrien, accusé par les médias occidentaux d’avoir gazé « les habitants d’Idlib ».



Cette nouvelle campagne anti-Assad est lancée alors que Damas a détruit en 2014 tous ses arsenaux chimiques sous la supervision de l’ONU et que le bon déroulé du processus a été confirmé par les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.



Bassam Tahhan, analyste franco-syrien des questions internationales, nous donne plus de détails à ce sujet.

 

Source : Press TV.

 

Quelques vérités sur l’attaque chimique à Idlib :

Mais l’ensemble des indications prouvent que la soi-disant opposition armée, avec le soutien des relais d’information dont elle dispose au niveau international et en obéissance aux parties désireuses de mettre fin au processus politique en Syrie, a excellé dans la fabrication d’une nouvelle propagande qui accuse le gouvernement syrien d’utiliser des armes chimiques.



Sur cette base, nous posons, en qualité d’observateurs, une série de questions et d’interrogations, dans l’espoir que l’un de vous sera capable de nous fournir des informations véridiques.



1. Pourquoi des pages internet et des réseaux sociaux ont-ils publié des photographies d’enfants prétendument tués après avoir été asphyxiés par un gaz toxique, mais portant du sang sur leur corps ?



2. Pourquoi, jusqu’à présent, les médias ont-ils été incapables de nous indiquer l’endroit précis du bombardement ?



3. Pourquoi les médias ont-ils recommandé de ne pas s’approcher du site du bombardement, alors que les images diffusées montrent des dizaines de personnes donnant des soins aux blessés ?



4. Pourquoi les terroristes des Casques blancs portaient des masques à gaz pour se prémunir des émanations toxiques, alors qu’au même endroit, il y avait des dizaines d’autres qui ne portaient même pas de masques antipollution ?



5. Pourquoi les vêtements de certains ont-ils été retirés et pas ceux des autres ?



6. Comment veulent-ils nous convaincre de la crédibilité d’une vidéo montrant un site bombardé avec des gaz toxiques, dans laquelle le gaz n’a pas touché tous les habitants de la région, mais a ciblé certains d’entre eux, les blessés l’étant à des degrés divers ?



7. Pourquoi Firas Karam, le correspondant de la télévision Orient, a-t-il fait une allusion à la possibilité d’attaques au gaz toxique des heures avant l’évènement, et il a affirmé que les attaques auraient lieu à Hama ?



8. Firas Karam a aussi dit que le gouvernement syrien avait utilisé des armes chimiques quelques jours auparavant, faisant plus de soixante-dix victimes, mais pourquoi n’a-t-il pas présenté des photos et pourquoi la communauté internationale n’a-t-elle pas réagi prestement comme elle le fait maintenant à Khan Cheikhoun ?



Des observateurs russes ont déclaré que les témoignages et les vidéos de la ville de Khan Cheikhoun ne contiennent aucune indication quant à l’utilisation de bombes aériennes contenant des produits chimiques et qu’il est clair que la source de pollution est terrestre.



Les observateurs ont indiqué que le largage de produits chimiques à partir d’aéronefs ne peut se réaliser que de deux manières, soit avec des moyens spécifiques de pulvérisation des produits toxiques (moyen utilisé par l’armée américaine au Vietnam), soit en larguant des bombes aériennes contenant des matières chimiques.



Et selon la météo, les conditions météorologiques dans la région de Khan Cheikhoun étaient bonnes mardi matin (quand a eu lieu la prétendue attaque) avec une couverture nuageuse partielle, une vitesse de vent de 3 mètres par seconde et une visibilité de 1500 mètres.



Ces observateurs ont assuré que si l’aviation syrienne avait largué une bombe chimique ou si elle avait pulvérisé des produits toxiques, il y aurait eu des milliers de morts.



Publié avec l'aimable autorisation de l'auteur Dima Hassan.

 

Source : Press TV.

 

Des vidéo tout à fait édifiantes faisant témoigner Fabrice Beaur, un expert pour l'ONG EODE, et Bassam Tahhan.

 

À voir absolument pour se déniaiser de la désinformation ambiante lamentable et inqiue, relayée abondement par tous les médias mainstream !

 

 

Nota Bene 1 : en complément, voyez aussi toutes ces news que j'ai recensées sur la Syrie, [ici].

Nota Bene 2 :

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Dans le cas où les liens ci-dessus seraient brisés, vous pouvez les retrouver ici : http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=8670.

 

 

 

Explications de la Russie sur le bombardement à Idlib. Durée : 15:46.

Syrie : pourquoi accuse-t-on Damas ? Durée : 24:17 :

Syrie : la déroute toxique

 « Ces actes barbares du régime Assad ne peuvent pas être tolérés ». Ainsi a parlé le président des États-Unis.

Traduction immédiate : Donald Trump – et/ou les agences soupes aux lettres de renseignement américaines, sans enquête ou détails – sont sûrs que le ministre de la Défense russe leur ment, tout simplement.

C’est une accusation grave. Le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général-major Igor Konashenkov, a apporté des informations « totalement objectives et vérifiées » sur une frappe des forces aériennes syriennes contre un hangar de « rebelles modérés », à l’est de Khan Cheikhoun, qui leur servait à produire et stocker des cartouches de gaz toxique.

Konashenkov a ajouté que les mêmes produits chimiques avaient été utilisés par des « rebelles » à Alep à la fin de l’année dernière, d’après l’analyse d’échantillons recueillis par des experts militaires russes.

Malgré tout, Trump s’est senti obligé de télégraphier ce qui est aujourd’hui sa ligne rouge en Syrie ; « Militairement, je n’aime pas dire ce que je vais faire ou quand. Je ne dis pas que je vais faire quelque chose ou pas, mais je ne vais certainement rien vous dire » [aux médias].

A ses côtés sur la pelouse de la Maison-Blanche, l’affligeant roi Playstation de Jordanie a félicité Trump pour son « approche réaliste des défis de la région. »

Cela ressemble à s’y tromper à un sketch de Monty Python. Malheureusement, c’est la réalité.

Ce qui est en jeu à Idlib

L’hystérie est donc déclenchée – encore une fois –, l’opinion publique a commodément oublié que les armes chimiques détenues par Damas avaient toutes été détruites en 2014 à bord d’un navire américain, rien de moins, sous supervision de l’ONU.

Et l’opinion publique a commodément oublié qu’avant la ligne rouge théoriquement dépassée de Barack Obama sur les armes chimiques, un rapport secret des renseignements avait indiqué de façon très claire que le Front al-Nosra, alias Al-Qaïda en Syrie, maîtrisait les techniques de fabrication du gaz sarin et pouvait en produire en grande quantité.

Sans même parler du pacte secret de 2012 entre l’administration Obama et ses alliés, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, pour lancer une attaque au gaz sarin et en rejeter la responsabilité sur Damas, et planter le décor pour un remake de « Choc et effroi. » Les financements du projet venaient de la connexion OTAN-Conseil de coopération du Golfe ajoutée à la connexion CIA-MI6, alias la « ratline » qui avait permis de transférer toutes sortes d’armes de Libye jusqu’aux salafistes-djihadistes en Syrie.

Ainsi, ces armes toxiques, qui avaient « disparu » – en masse – des arsenaux de Kadhafi en 2011 se sont retrouvées à renforcer al-Qaïda en Syrie (pas l’État islamique/Daech), rebaptisé entre-temps Jabhat Fatah al-Sham et généralement décrit à Washington comme des « rebelles modérés ».

Coincés dans la province d’Idlib, ces « rebelles » sont aujourd’hui la principale cible de l’armée arabe syrienne et des forces aériennes russes. Damas et Moscou, au contraire de Washington, sont déterminés à annihiler toute la galaxie salafiste-djihadiste, pas uniquement Daech. Si l’armée arabe syrienne continue à avancer, et si ces « rebelles » perdent Idlib, le jeu est fini.

C’est pourquoi l’offensive de Damas doit être traînée dans la boue, sans le moindre scrupule, au vu et au su de l’opinion publique mondiale.

Pourtant, que Damas lance une attaque au gaz contre-productive et se mette à dos l’ensemble de l’OTAN juste deux jours avant une autre conférence internationale sur la Syrie, et immédiatement après que la Maison-Blanche ait été forcée d’admettre que « le peuple syrien devrait choisir son destin » et que le mantra « Assad doit partir » est périmé et bon à jeter, ne tient pas debout une seule seconde.

Cela ressemble beaucoup plus au tsunami de mensonges qui annonçait la campagne militaire « Choc et effroi » de 2003 en Irak, et ressemble certes de très près au retour en mode turbo d’une campagne « al-CIAda ». Le Front al-Nosra n’a jamais cessé d’être le chouchou de la CIA dans son scénario de changement de régime en Syrie.

Vos enfants ne sont pas assez toxiques

L’ambassadrice de Trump à l’ONU, le produit de l’Heritage Foundation (think tank néoconservateur de Washington), est comme prévu devenue folle de rage, et a monopolisé les gros titres occidentaux. Perdu dans l’oubli, également de façon prévisible, l’ambassadeur adjoint russe à l’ONU, Vladimir Safronkov, a pulvérisé « l’obsession occidentale du changement de régime » en Syrie, qui est « ce qui handicape ce Conseil de sécurité ».

 

Safronkov a souligné que l’attaque chimique à Idlib était basée sur des « rapports faussaires des Casques blancs », une organisation « discréditée depuis longtemps ». C’est un fait ; mais aujourd’hui, les Casques blancs sont oscarisés, et cette marque honorifique de la pop culture les rend inattaquables. Sans même parler de leur nouvelle immunité aux effets du gaz sarin.

Photo Pixabay : Entraînement de secourisme en combinaisons hazmat. Ces combinaisons protectrices doivent impérativement être portées par les équipes qui manipulent des gens tués par gaz sarin. Ce gaz peut tuer par simple contact cutané. Même les vêtements d’une victime ne doivent pas être touchés à main nues.

Quelle que soit la réponse de Trump et du Pentagone, un analyste indépendant américain des renseignements qui n’aime pas la pensée unique, est sûr de lui ; « toute attaque aérienne contre la Syrie demanderait une coordination avec la Russie, et la Russie n’autorisera aucune attaque aérienne contre Assad. La Russie a des missiles défensifs en place pour bloquer l’attaque. Cela va être négocié. Il n’y aura pas d’attaque, puisqu’une attaque pourrait précipiter une guerre nucléaire. »

Les « enfants de Syrie » morts sont aujourd’hui les pions d’un jeu beaucoup plus étendu et pervers. Le gouvernement des USA a bien pu tuer un million d’hommes, de femmes et d’enfants en Irak – il n’y a eu aucune protestation majeure parmi les « élites » des pays de l’OTAN. Une criminelle de guerre américaine toujours libre a déclaré, devant les caméras, que le meurtre direct et indirect de 500 000 enfants irakiens par les USA était « justifié ».

Pour sa part, le Prix Nobel de la Paix Barack Obama a instrumentalisé la maison des Saoud pour qu’elle finance – et arme – quelque chose comme 40 groupes de « rebelles modérés » triés sur le volet par la CIA. Plusieurs de ces groupes s’étaient déjà intégrés à, ou étaient absorbés par le Front al-Nosra, aujourd’hui rebaptisé Jabhat Fatah al-Sham. Et ils ont tout massacré des civils.

Pendant ce temps, le Royaume-Uni continue joyeusement à armer la maison des Saoud dans sa soif de réduire le Yémen à un vaste terrain vague ravagé par la famine et ponctué de cimetières pleins de « dommages collatéraux ». Les pays de l’OTAN ne pleurent certainement pas sur ces enfants morts yéménites. Ils ne sont pas assez toxiques.

 Pepe Escobar

 

Traduction Entelekheia
source: 
http://www.entelekheia.fr/syrie-deroute-toxique/

Trump a profité d’une sorte de « pacte de non-agression » signé avec la Russie pour attaquer la Syrie

L’agression américaine contre la Syrie est une éclatante confirmation que les élections présidentielles, aux Etats-Unis comme ailleurs, sont une immense farce. Ceux qui en sortent vainqueurs sont tenus de conduire une politique décidée bien avant leur arrivée au pouvoir, et ils ne sont élus que parce qu’ils ont été jugés les plus aptes (du moment) à conduire cette politique.

Une image revient souvent pendant les élections, et certains candidats l’utilisent volontiers pour se valoriser, c’est celle d’un capitaine de bateau sûr de lui et sur lequel l’équipage et les passagers du navire (le pays) peuvent se reposer. L’image est belle, et certains se rappelleront sans doute le slogan de Valérie Giscard d’Estaing : « Giscard à la barre », sauf qu’elle renferme en elle-même une vaste supercherie dès lors qu’on s’intéresse au port de destination du bateau. Ce port a été décidé sans le capitaine, qui n’a été choisi que selon ses capacités à y conduire le bateau qui lui a été confié.

Donald Trump, comme ses prédécesseurs, n’est rien d’autre qu’un capitaine de bateau dont le port d’arrivée a déjà été fixé, bénéficiant tout juste de la possibilité de choisir sa route, en encore, sur chaque route choisie, sa marge de manœuvre reste faible. Beaucoup de signaux nous montrent que la ruse et la tromperie font partie des voies choisies par le nouveau président des Etats-Unis pour mener à bon port le navire USA, le navire amiral de la flotte OTAN. Les analyses de la psychologie du capitaine Trump, de ses désirs et de ses capacités à vaincre les vagues et les tempêtes sont, dans ce contexte, plutôt dérisoires.

Le prétexte de l’utilisation de gaz chimiques par l’armée syrienne pour déclencher des frappes en Syrie ne tient pas la route. Personne ne peut croire que Donald Trump ait gobé cette histoire, d’abord parce que l’on sait qu’il n’est pas naïf, ensuite parce qu’il est plus que probable que les frappes avaient été décidées et préparées bien avant le début de la campagne médiatique autour des attaques chimiques. Ce qui accentue l’impression que Trump avance masqué, c’est que quelques jours seulement avant ces frappes, il faisait les yeux doux à Assad et jouait l’apaisement. La volte-face brutale de type émotionnel de Donald Trump est peu crédible chez un homme froid et calculateur.

Il est peu probable que le président américain cherche une confrontation avec Moscou, mais les frappes de missiles US sur la Syrie rehausseront de manière significative les tensions avec la Russie et l’intensité du conflit sur le terrain. Le fait d’avoir profité de l’accord signé en octobre 2015 avec Moscou sur la prévention des incidents et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie, accord qui équivaut presque à un « pacte de non-agression », a poussé la Russie à le suspendre. Si cette réaction des Russes peut poser problème aux militaires américains, ce n’est certainement pas le cas pour les néocons et tous les va-en-guerre sionistes qui voient ainsi augmenter leur espoir de confrontation majeure avec la Russie.

De quelque manière dont on tourne le problème, les frappes de missiles contre la base syrienne restent une agression illégale contre un état souverain membre de l’ONU, engageant pleinement la responsabilité de Donald Trump. En outre, il ne peut pas s’abriter derrière les institutions légales des Etats-Unis, ayant pris soin de contourner le Congrès américain. C’est un acte délibérément hors-la-loi issu de la décision personnelle de Trump, et ses motivations, quelles qu’elles soient, passent au second plan face à cette simple réalité d’autant plus incontournables qu’il y a eu des morts (civils et militaires) lors des attaques.

Certains analystes pensent qu’il pourrait s’agir d’une sorte de false flag pour des raisons intérieures. C’est très possible, mais comment peut-on l’accepter ? En serait-on arrivé à considérer que la vie des Syriens ne serait plus qu’une marchandise monnayable au gré des humeurs et des plans purement politiciens ? Si c’est le cas, comment comprendre la froide acceptation de ces morts face aux chocs émotionnels causés par les morts dues aux attentats terroristes en Occident ?

 

Certains pourraient dire que le sacrifice de quelques-uns pour sauver le plus grand nombre ou pour éviter des guerres dévastatrices est acceptable, et même souhaitable. N’est-ce pas ce principe qui a servi de justification officielle pour l’utilisation, pour la première fois de l’histoire de l’humanité, de la plus terrible des armes dévastatrice, l’arme nucléaire, contre les civils japonais ? Au nom de ce principe, les dégâts collatéraux lors des bombardements en Syrie, en Irak ou ailleurs ne sont plus des accidents dus à des aléas imprévisibles, mais bien des éléments calculés, intégrés dans l’attaque elle-même par les planificateurs. Toute l’ignominie de ce principe a été formulée par Madeleine Albright qui affirmait que « Tuer 500 000 enfants irakiens est un prix qui en valait le coup ». Elle parle bien en termes économique, elle de prix, un langage qu’un homme d’affaire comme Trump comprend aisément, surtout si c’est lui ou l’un des siens qui détermine le prix de la marchandise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le problème n’est pas de savoir si Donald Trump a de bonnes raisons de se comporter en voyou, mais de savoir s’il faut ou non accepter et cautionner un tel comportement. Si  c’est oui, alors la notion même de voyou disparait, et il devient impossible de condamner quelque action que ce soit, puisqu’il sera toujours possible de lui trouver une cause noble ou vitale qui puisse la justifier. Il n’est pas question ici de tomber dans l’angélisme, notion qui n’a pas cours en politique, et encore moins dans les relations internationales, mais certaines choses sont inacceptables pour le commun des mortels, et la « voyouterie », même magnifiée, en fait partie.

Les frappes américaines en Syrie ne sont qu’une des innombrables péripéties qui enflamment le Moyen-Orient (et le monde) depuis des décennies, un évènement sur lequel se jetteront les analystes pour tenter d’en appréhender le contexte global, mais qui n’en est que le résultat tout en l’alimentant en même temps. Tout le monde sait ce qu’il faut faire pour éradiquer le terrorisme et faire en sorte que les Moyen-Orientaux, y compris les Israéliens, retrouvent la paix et rêvent d’un avenir radieux pour eux et leurs enfants : il suffit de tarir le financement du chaos à sa source. Cette source est connue, et désigner le Qatar ou l’Arabie Saoudite revient à botter en touche. Même si l’on ne connait pas nommément  les donneurs d’ordre, les mécanismes alimentant les sources de financement des guerres commencent à se dévoiler.

Un pays comme la France, qui est riche, et même très riche, est incapable depuis un siècle de mener une guerre longue, surtout si elle nécessite des projections de troupe à l’étranger, sans éprouver quelque essoufflement économique et financier. Il convient alors de se demander comment font les anglo-américains pour soutenir des guerres interminables depuis des décennies (les guerres israélo-arabes incluses), non seulement sans gros dégâts économiques et financiers, mais en en sortant renforcés. Cela veut dire que ce que nous disions plus haut, à savoir que les péripéties sont la conséquence et l’aliment de la cause, pourrait bien s’appliquer à l’ensemble des guerres du Moyen- Orient ; elles ne peuvent exister et durer dans le temps que parce qu’elles arrivent à alimenter leur propre financement, engendrant de solides bénéfices au passage. Cela veut dire aussi que, si l’on ne s’attache qu’aux péripéties telles que les frappes israélo-étasuniennes, la guerre en Syrie et au Moyen-Orient durera encore quelques longues années avant que nous n’en voyions la conclusion.

 Avic – Réseau International

 

Libération lance sa propagande « humanitaire » pour une guerre en Syrie

Après l’attaque prétendument à l’arme chimique effectuée par le régime de Assad dans la ville de Khan Cheikhoun, Libération mène une propagande anti-Assad et antirusse afin de préparer l’opinion à une guerre de l’OTAN avec la Syrie et la Russie.

Le journal a publié en Une, une photo choquante. Sur fond noir, on voit sept enfants morts dans l’attaque chimique du 5 avril, avec en titre « Les enfants de Assad ». Ceci renvoie aux accusations portées par l’opposition syrienne contre le régime de Bachar al-Assad, d’avoir fait au moins 58 morts et près de 170 blessés dans une attaque chimique contre un fief rebelle djihadiste.

Dans un éditorial intitulé « Impunité », Alexandra Schwartzbord écrit : « Les enfants de Assad nous regardent. Ils nous rappellent de leurs yeux grands ouverts sur l’horreur qu’à quelques milliers de kilomètres d’ici, pendant que nous savourons les premiers jours du printemps, un peuple tout entier est massacré dans le silence général. Et le pire, ce n’est pas cette photo. Le pire, c’est qu’elle ressemble en tout point à d’autres photos prises il y a quatre ans ».

C’est une tentative odieuse d’exploiter la mort de sept enfants afin de culpabiliser l’opinion et la pousser vers une intervention militaire en Syrie dont les conséquences sont incalculables.

La propagande des humanitaires bellicistes à Libération est fondée sur des spéculations et des mensonges. Il n’y a eu aucune investigation de l’attaque chimique qui aurait frappé Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb. Schwartzbord ne mentionne jamais le fait que les rebelles djihadistes en Syrie détiennent des armes chimiques ; elle fait tout pour calmer les doutes du lecteur et le pousser à accepter une guerre.

Entretemps, Donald Trump menace de passer à l’action en Syrie après l’attaque chimique présumée imputée au régime de Damas, qu’il a qualifiée d’« odieuse ». Son chef de la diplomatie Rex Tillerson a également mis en garde la Russie sur son soutien à Damas. En même temps, Washington menace la Corée du nord et son allié, la Chine, d’une guerre. Une intervention en Syrie ferait des millions, voire – si elle déclenche la « guerre totale » avec la Russie que Hollande craignait en 2015, ou avec la Chine – des milliards de morts.

L’évocation par Schwartzbord des morts de l’attaque chimique en 2013 à Ghouta souligne le risque très réel que l’attaque à Khan Cheikhoun est une provocation montée par la CIA ou ses alliés. L’attaque de Ghouta s’est déroulée alors que Washington et les puissances impérialistes européennes menaçaient la Syrie d’une guerre. Comme maintenant, Washington et l’Europe ont insisté immédiatement, sans aucune investigation, qu’Assad était coupable.

Des investigations du journaliste américain réputé Seymour Hersh ont ensuite établi en 2014 que l’Administration Obama avait passé sous silence l’information qu’Al Qaïda disposait d’armes chimiques en Syrie, et que l’attaque à Ghouta avait été planifiée par les services turcs. Aucun gouvernement n’a fourni une réfutation de l’analyse de Hersh. Le but était de fournir un prétexte au Pentagone pour lancer une guerre en Syrie. Obama a finalement décidé contre une intervention directe, au grand dam de Hollande, quelques semaines plus tard.

En fait, le pire dans l’instrumentalisation des photos d’enfants syriens gazés par la presse, c’est que, pour l’heure, elle ressemble tellement à cette propagande monstrueuse en 2013.

Dans l’analyse que présente Libération pour justifier la mise en accusation de Assad par Schwartzbord, il manque tout élément de preuve. Libération cite des témoins : un responsable d’une ONG française présente dans la province d’Idleb, un médecin, et le porte-parole des rebelles de la région. Ceux-ci confirment la présence de chasseurs Soukhoï-22 syriens dans la région et de tirs de missiles vers l’heure de l’attaque, et le fait que les symptômes des victimes sont conformes à ceux que provoqueraient une attaque chimique.

Toutefois, seul un témoin établit concrètement un lien entre les Soukhoï-22 syriens et l’usage des armes chimiques : Ibrahim al-Idlib, « porte-parole de la rébellion modérée pour la région d’Idlib » selon Libération. Et même le témoignage de al-Idlib n’établit pas de manière définitive que ce sont les chasseurs de Assad qui ont tiré le gaz.

Selon al-Idlib, « C’est la première fois que des chasseurs Soukhoï-22 sont utilisés avec des missiles pleins de sarin lancés en même temps que des missiles explosifs pour une attaques massive destinée à tuer au maximum. … La semaine dernière, les rebelles ont mené une offensive contre Hama, et le régime a subi des pertes considérables. L’attaque de Khan Cheikhoun est une vengeance ».

Si ce sont là les preuves dont dispose Libération, il faut dire que pour l’heure, personne ne sait ce qui s’est passé à Khan Cheikhoun, car personne n’a investigué sérieusement l’attaque. Mais non seulement Schwartzbord fait porter de manière incendiaire la responsabilité entièrement à Assad ; elle dénonce également, et avec hystérie, Moscou.

Dénonçant le rôle de la Russie dans la sortie de la crise en 2013 – Moscou avait joué aux médiateurs afin d’empêcher une intervention impérialiste en Syrie, et promis de détruire l’arsenal chimique syrien – Schwartzbord ajoute, « Mais le pire ce n’est pas cette photo. Le pire c’est que les Russes s’étaient portés garants de la destruction des sites syriens d’arme chimique il y a 4 ans ».

En mettant en doute le rôle de la Russie dans la destruction des armes chimiques de Assad, Libération jette le doute sur toute tentative de négocier avec la Russie dans les multiples conflits, dont en Syrie et en Ukraine, qui l’opposent à l’OTAN. C’est une geste d’une témérité extraordinaire, vu les conséquences d’une guerre entre les grandes puissances nucléaire.

La guerre en Syrie est avant tout la responsabilité des Etats-Unis et de leurs alliés européens, dont la France. Le massacre de la population syrienne est le résultat de six ans de guerre par procuration menée par les puissances impérialistes contre la Syrie. Washington et ses alliés européens ont employé des forces islamistes liées à Al Qaïda financées par les monarchistes du Golfe, ainsi que des milices nationalistes kurdes, à partir de 2013.

Schwartzbord dépeint le monde à l’envers, terminant son éditorial avec des lamentations sur « l’impuissance » de l’OTAN : « L’Europe est exsangue, et ses deux piliers, la France et l’Allemagne, paralysés par des campagnes électorales. Et les Américains sont gouvernés par un fou dont on ne sait si l’on préférerait qu’il intervienne ou qu’il s’abstienne. Le pire, c’est cette impuissance ».

Ce genre de passage donne tout son sens à l’expression « la presse bourgeoise ». Quel genre de journal s’interroge pour savoir si elle préfère ou non que Trump, un milliardaire d’extrême-droite, lance une autre guerre dévastatrice pour occuper encore un autre pays du Moyen Orient, après l’Afghanistan et l’Irak ? C’est un journal qui dont les prétentions à un gauchisme post-soixante-huitard petit-bourgeois masquent à peine le bellicisme pro impérialiste.

Libération agit en tant qu’instrument de la propagande de l’impérialisme français et de la CIA pour encourager Trump et l’opinion publique en France à de nouvelles guerres.

Source: https://www.wsws.org/fr/articles/2017/avr2017/libe-a07.shtml

 

Voici l’article supprimé par le Daily Mail sur « un plan US pour organiser une attaque chimique en Syrie »

L’article a été publié fin janvier 2013 sur le Daily Mail. Selon Sputniknews, il aurait été supprimé récemment de leur site. L’article est intitulé «Les États-Unis ont soutenu le projet d’effectuer une attaque chimique en Syrie et d’en rejeter la responsabilité sur le gouvernement de Assad». On peut néanmoins le retrouver sur webarchive alors qu’il n’est plus accessible à son emplacement originel sur Daily Mail.

 

Les premières lignes de l’article de Louise Boyle sont assez éloquentes (vous pouvez lire l’article dans son entièreté en version originale, au lien suivant) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des courriers électroniques qui ont fuité auraient prouvé que la Maison Blanche a donné le feu vert à une attaque avec des armes chimiques en Syrie qui pourrait être imputée au régime de Assad et à son tour, stimuler l’action militaire internationale dans ce pays dévasté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un article sorti lundi contient un échange de courrier électronique entre deux hauts fonctionnaires à la Défense de l’organisme Britam où un plan ‘approuvé par Washington’ est décrit expliquant que le Qatar financerait des forces rebelles en Syrie pour utiliser des armes chimiques.

Barack Obama a précisé au président syrien Bachar Al-Assad le mois dernier que les États-Unis ne toléreraient pas que la Syrie utilise des armes chimiques contre son propre peuple...

 Source :  – Daily Mail U.S. ‘backed plan to launch chemical weapon attack on Syria and blame it on Assad’s regime’

Cet article a-t-il été supprimé parce qu’il constituait une « fausse information » ou bien était-il devenu problématique dans le contexte actuel ?

via:http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2017/04/voici-l-article-supprime-par-le-daily-mail-sur-un-plan-us-pour-organiser-une-attaque-chimique-en-syrie.html

 

L’attaque la plus post-Vérité de tous les temps ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme nous avons l’habitude de ne jamais le cacher, il nous paraît aujourd’hui impossible de faire un commentaire direct sur les intentions, les calculs et les manipulations qui sont développées dans nombre, sinon dans la plupart des événements critiques auxquels nous assistons. C’est donc logiquement le cas pour cette attaque de 59 missiles de croisière contre une seule base syrienne, dans des conditions effectivement étranges, pour des résultats apparemment étranges, selon des interprétations aussi nombreuses qu’étranges. Nous sommes bien dans l’aire et dans les temps de la post-Vérité, où plus rien ne peut être tenu pour assuré dans l’apparence des faits, ou de ce qui est présenté comme étant des faits. C’est dire combien notre prudence extrême et notre réticence à faire des commentaires directs sur les événements, ou plutôt l’apparence des événements, sont plus grandes que jamais.

Ci-dessous, nous allons signaler quelques affirmations, interprétations, considérations, etc., sans en prendre une seule à notre compte d’une façon affirmée. Les réactions de PhG dans son Journal-dde.crisis du jour rendent compte d’une perception des événements de cette attaque qui semble avoir été ordonnée par Trump, qui ne correspondent nécessairement pas à l’apparence de la réalité, mais dans ce cas selon l’argument que, pour nous, la réalité a été pulvérisée depuis au moins le début de la crise ukrainienne. Cette “perception ”-là a beaucoup d’une interprétation ; elle correspond à la recherche d’une vérité-de-situation comme antidote à la doctrine de la post-Vérité qui, aujourd’hui, tente d’influencer l’observation des événements dans le sens d’une certitude faussaire et contrainte conduisant à en tirer des commentaires faussement assurés. C’est bien cela que nous distinguons dans le concept de post-Vérité qui est un concept du Système et nullement une accusation contre l’antisystème : un piège tendu à la perception pour la conduire vers ce qu’elle croirait être la certitude d’un commentaire.

Justement dans le cas qui nous est offert aujourd’hui, on découvre tant d’interprétations qu’on se trouve rassuré d’avoir choisi cette voie du refus d’un commentaire assuré. Plus que jamais prévaut chez nous l’idée qu’il y a deux volets, deux plans différents dans les événements : celui de la post-Vérité, niveau des manigances humaines qui peuvent venir de différentes sources, de différents côtés, et qui est bien ce “piège tendu à la perception vers ce qu’elle croirait être la certitude d’un commentaire” ; et celui des événements eux-mêmes, tels qu’ils sont et tels qu’ils se déploient dans leur majesté, séparés des contingences humaines et indiquant les grandes dynamiques de force de la métahistoire.

(Citation pour ce dernier cas, de PhG du 6 avril : « Il y a longtemps que je ne peux me départir du sentiment que “les événements”, – expression passe-partout pour figurer la dynamique de la Grande Crise Générale de l’effondrement du Système, – sont totalement détachés de nous, hors de notre contrôle, qu’ils ont leur propre logique et j’irais même jusqu’à dire comme pour les personnaliser en un être leur propre essence. Je ne peux donc être que cet “observateur extérieur qui ne peut rien pour les modifier”. »)

Tout cela étant bien précisé, il s’agit effectivement du constat qu’on vit rarement sinon jamais une de ces attaques brutales et illégales, violatrices des souverainetés, de la part des USA, apparaître en quelques heures comme une énigme ou un grand désordre tant dans son opérationnalité, son exécution et les buts recherchés. Voici donc quelques thèses, observations, interprétations, etc.

 

• Du côté du “bloc-BAO”, avec l’UE, la France, etc., le soutien est d’une unanimité un peu surprise et dubitative, sans exactement savoir où l’on va, bien entendu en toute soumission à la thèse qui nous écrase depuis 2011 : “Il faut attaquer et abattre Bachar par tous les moyens pour résoudre merveilleusement et démocratiquement la crise syrienne”. Certains, comme le Français Hollande, prônent donc l’idée de la poursuite d’une riposte à l’attaque chimique, toujours selon la narrative classique, mais dans le cadre de l’ONU. D’autres émettent des serments de soutien, sans plus (Tusk, de l’UE) et d’autres annoncent prudemment qu’ils ne prévoient pas de participer à quelque action que ce soit (la Britannique Theresa May).

Le cas du Français Hollande est particulièrement marquant sinon réjouissant, lui qui disait hier, avant les frappes, qu’il fallait donc décider à l’ONU d’une enquête sur l’attaque chimique (sans doute pour déterminer et identifier les coupables ?) puis des sanctions à prendre contre Assad ; autrement dit, on décide en même temps d’une enquête pour déterminer qui est le coupable et des sanctions qui seront prises contre Assad puisque c’est lui qui est le coupable. (Après les frappes US et selon cette approche classique bloc-BAO, nous en sommes au point où nous avons déjà commencé à punir le coupable [Assad] avant de se lancer dans cette enquête pour identifier le coupable.) L’attitude de Hollande, qui affirme avoir été averti “avant les frappes” montre bien qu’il a été averti “après les frappes”, c’est-à-dire pas averti du tout, et qu’il est une fois de plus cocu, comme en août 2013. (Français lançant déjà leur premiers avions contre Assad lorsque Obama annonce, sans avoir consulté personne, qu’on remet l’attaque, puis bientôt qu’on l’abandonne.) Habile, Hollande espère bien reprendre la main à l’ONU, dont Trump se contrefiche, pour en faire profiter son candidat Micron qui s’est empressé d’approuver l’attaque.

… Bref, tout le monde a été pris à contre-pied à Paris, où l’on va élire un président dans 16-30 tous petits jours. Il fallait entendre cette remarque singulière d’inversion de Alexis Brezet, du Figaro, ce matin sur LCI : “Tout le monde a été pris de court, à contre-pied … On était tous sûrs que Trump était un fou-furieux, et voilà qu’il ne l’est pas du tout puisqu’il frappe la Syrie et Assad” ; ainsi, aujourd’hui, pour montrer patte-blanche et prouver que vous n’êtes pas un “fou-furieux”, il importe de taper illégalement sur un pays souverain, donc de commettre un acte d’illégalité et d’agression internationale ; ainsi, aujourd’hui, qui n’épouse pas la narrative de l’attaque à tout prix n’est rien d’autre qu’un “fou-furieux”. Dont acte, en hommage au langage automatisé des zombies-Système

• Une autre thèse est que, non non, l’objectif n’était pas Assad ni la Syrie, mais d’une façon générale divers pays dans le monde à qui il faut faire comprendre que les USA-Trump sont prêts à frapper n’importe où dans le monde. Par exemple, Alex Jones, de Infowars.com, qui a d’abord condamné l’attaque, s’est un peu rattrapé en expliquant qu’il s’agissait d’un message au président chinois Xi (alias “le dictateur chinois”), que Trump rencontre actuellement, à destination indirecte de la Corée du Nord avec laquelle la Chine a des liens, et éventuellement à destination de la Chine, – histoire de montrer aux uns et aux autres ce que America the Beautiful est capable de faire.

• Les Russes (officiels) ont été très diserts sur cette attaque US. (Il est souvent dit ici et là qu’ils ont été avertis de cette attaque, et même de l’objectif précis, de façon à ce qu’aucun soldat russe ni avion russe ne soit touché. En ont-ils touché un mot aux Syriens qui se trouvaient sur la base ?) Le Major Général Konachenkov, porte-parole du ministère de la défense, nous explique donc ce 7 avril que l’attaque des missiles de croisière était préparée de longue date, que l’attaque chimique en a été le prétexte, et que tout cela est fait comme “une démonstration de force militaire […] justifiée exclusivement par des raisons de politique interne”…

« “It is evident that the US cruise missile strikes against a Syrian airbase have been prepared long before today’s events. A large system of measures of reconnaissance, planning, preparation of flight tasks and bringing the missiles to launch readiness needs to be carried out to prepare such an attack,” ministry’s spokesman Maj. Gen. Igor Konashenkov said. According to Konashenkov, the Idlib chemical attack “served only as a formal pretext, while the demonstration of military force took place exclusively due to internal political reasons.” »

• Au reste, bien des interrogations planent également sur les conditions et les effets de l’attaque : 59 missiles de croisière dont 36 perdus dans la nature, – ce qui nous donnerait quelques préoccupations technologiques sur la superbe et la puissance irrésistible de notre contre-révolution, – et comme résultat, de 3 à 6 morts selon les versions du côté russe, où l’on est également très disert sur cet aspect des choses, et également très prolixe de documents filmés et autres dans le domaine de l’image ; 5 ou 6 avions détruits, l’un ou l’autre hangar, un poste radar, – et c’est à peu près tout… “Dégats insignifiants”, résume le gouverneur syrien de Oms, relayé par les médias russes. Sacré opération de l’hyperpuissance américaniste, résume le pékin moyen, – si tout cela est juste, sinon post-Vérité.

Donc, un résumé de cet aspect des choses selon ces mêmes sources russes, c’est-à-dire le ministère de la défense et son porte-parole Konachenkov :

« “On April 7, at the time between 3:42 and 3:56 a.m. Moscow time [00:42-00:56 GMT] a massive missile attack by 59 Tomahawk cruise missiles was carried out from two destroyers of the US Navy [Ross and Porter], from the Mediterranean Sea, near the island of Crete, targeting Syrian airfield Ash Sha’irat [Homs Province]. According to the Russian data recording technology, only 23 cruise missiles reached the Syrian airbase. It is not clear where the other 36 cruise missiles landed,” Konashenkov said at a briefing. The spokesman stressed that the strike destroyed many facilities and equipment, including six planes.

» Two Syrian servicemen are missing as a result of the US attack on an airfield in the country, while four were killed and six were injured extinguishing the flames, Russian Defense Ministry spokesman Maj. Gen. Igor Konashenkov said Friday. “According to the information of the leadership of the Syrian airbase, two Syrian servicemen went missing, four were killed and six received burn injuries during the firefighting,” he said. »

• Allant dans une autre direction, DEBKAFiles affirme que l’ensemble de cette affaire a été montée d’abord par la coalition Syrie-Iran-Russie pour contrer des projets US d’évincer les Iraniens et le Hezbollah de Syrie, et qu’ensuite les conditions de l’attaque ont été très précisément négociées entre Russes et Américains pour éviter toute confrontation. Pour autant, DEBKAFiles se demande si la Russie ne va pas riposter, ou bien l’Iran ou la Syrie elle-même. Bref, on copine et on se castagne sans trop de mal de concert.

« Washington has no doubt that the Syrian SU-22 bomber which Tuesday dropped a sarin gas bomb on Khan Sheikhoun in Idlib province, killing up to 100 people, was a joint Russian-Iranian-Syrian gambit to divert the Trump administration from a comprehensive plan for Syria. As US President and commander-in-chief he could not ignore this provocation.

» Our sources report that the new US administration’s plans for Syria center on an offensive to evict the Islamic State from its Syrian capital, Raqqa, a mission for which US military preparations have been going forward for the past two weeks at five centers. To this operation Moscow, Tehran and Damascus were not averse. But that operation was also designed to rid Syria of Iranian and Hizballah forces – to which they were. […]

» …The question now is whether Vladimir Putin will decide to hit back at the US operation. Russia did not retaliate for the Israel air strike on March 17 over the northern Syrian T4 air base. If Putin chooses to sit on his hands once again, the same question may be addressed to Iran and Hizballah.

» Very possibly, Trump and Putin reached accord on the limits of the US punitive attack in Syrian in long hours of debate during the day between the US State and Defense Departments and the Russian Foreign and Defense Ministries, which were first reported by DEBKAfile 24 hours ago… »

• Stephen Bryan, sur Asia Times, donne le 7 avril une version aussi complexe que DEBKAFiles, mais avec une répartition différente des rôles. Cette fois, Russie et US sont main dans la main et Assad joue en solo… Selon Bryan, l’attaque au sarin est une initiative du seul Assad, avec le but, en obligeant les USA à réagir, d’empêcher l’application d’un accord secret entre les USA et la Russie qui transformerait la Syrie en une sorte d’entité confédérale où les Alawites de Assad ne contrôleraient plus que les régions essentiellement peuplées d’Alawites. Il s’agit du projet ou de la menace récurrente de partition de la Syrie comme solution au conflit.

• Enfin (pour notre compte, mais il y a bien d’autres versions), il y a l’interprétation de WSWS.org. Elle est bien entendu globale et apocalyptique. Pour le site de la IVème internationale trotskiste, il s’agit d’un épisode normal de remise dans le rang de Trump et de ses divers projets populistes, d’un regroupement de la “ruling class” (le Deep State, si l’on veut, ou l’oligarchie dirigeante, etc.), pour entamer un nouveau conflit majeur au Moyen-Orient. Le risque d’une confrontation avec la Russie débouchant sur un affrontement nucléaire est réel, majeur sinon catastrophique selon cette analyse, mais la “ruling class” est prête à le courir

« …An attack on Syria carries with it the direct threat of a far wider and potentially world catastrophic war. What will be the reaction of Russia, a nuclear power, if American missiles kill its military personnel on the ground in Syria? The American ruling class is willing to take the risk. Confronted with the protracted decline of its once unchallenged dominance of the world economy, it is forced to rely more and more on its military power as a means of asserting global hegemony. That such a course points inevitably to a new world war that would threaten the survival of humanity will not cause it to change course.

» The actions of the US oligarchy recalls nothing so much as Trotsky’s description of the world bourgeoisie on the eve of World War II, hurtling “with closed eyes toward an economic and military catastrophe.”The conflict that has erupted will not end with Tomahawk missiles. The drive of the United States for global hegemony cannot be resolved outside of an endless series of military escalations, each more reckless than the one before, leading ultimately to catastrophe. »

… Et, pour conclure, on constatera une fois encore que le fait est que rarement, sinon jamais, une opération “classique” d’agression illégale et sans la moindre dissimulation des USA du type très spectaculaire, avec flamboiement du départ des missiles de croisière dans la nuit, une chose à laquelle nous sommes désormais accoutumés depuis bien plus de deux décennies mais pourtant conviés à continuer à nous en extasier, jamais une telle opération n’est apparue productrice de tant d’interprétations différentes. On notera que chacune a son charme, sa cohérence, voire sa séduction, et toutes sont avancées d’une plume autoritaire et selon les meilleures sources. La question se pose si, finalement, ceux qui l’ont lancée savent exactement pourquoi ils l’ont lancée, s’il n’y a pas différentes intentions et versions chez les lanceurs, et si même, finalement et pour faire brutalement bref, – si quelqu’un, quelque autorité est capable de dire précisément qui a conçu cette opération, et comment, et pourquoi, et bla-bla-bla

 

Ainsi règnent les temps de post-Vérité…

Casques blancs & attaque au gaz

 Introduction de Gordon Duff

 

Le Président Trump menace maintenant de faire entrer les USA en guerre contre la Syrie, l’Iran et même la Russie, une guerre qu’il dit justifiée par les « preuves » que lui ont données les Casques blancs syriens. Nous prouverons que ces derniers sont sans l’ombre d’un doute une organisation de l’État profond, formée par la fusion de la CIA, avec al-Qaïda et les services de renseignement de Grande-Bretagne. Nous avons maintenant la preuve « toute cuite » que Trump et la grande presse avec ses « informations manipulatrices », sont et ont toujours été en cheville, pour se jouer de nous tous.

George Clooney : Accusé par le groupe médical suédois de promouvoir des vidéos de meurtres d’enfants

L’acteur George Clooney savait que l’organisation Swedish Doctors for Human Rights (SWEDHR) avait parlé des « Casques blancs » comme étant des tueurs d’enfants quand il a produit sa vidéo de propagande récompensée par un Oscar, qui pourrait bien avoir mené à cette dernière atrocité. L’organisation SWEDHR est bien réelle, son travail fait autorité, et Clooney et Netflix pouvaient savoir qu’elle a accusé les Casques blancs d’assassinats d’enfants afin de mettre en scène des vidéos de propagande. Clooney et Netflix n’en ont tenu aucun compte. Pourquoi ?

De plus, en les censurant sur son moteur de recherche, Google lui-même est impliqué dans la guerre contre ces médecins et d’autres. Les informations présentées ici sont nouvelles.

Vous noterez que ni la Maison Blanche, ni les grands médias occidentaux, n’ont reconnu la controverse concernant les Casques blancs, que nous disons impliqués dans les opérations de propagande d’al-Qaïda. On ne mentionne pas non plus les dizaines d’attaques prouvées de FSA, ISIS et al-Nusra, qui, comme par magie, sont soudainement « oubliées ».

Les Casques blancs, soi-disant une ONG indépendante, reçoivent jusqu’à 100 millions de dollars de la CIA et du ministère des Finances du Royaume-Uni, un financement de projet secret. Comme nous le prouverons, les enfants assassinés sont leurs atouts et leur commerce. Partageant le quartier général avec le renseignement turc à Gaziantep, en Turquie, il s’agit bien plus d’un « escadron de la mort » que d’une organisation de défense civile. Vous pouvez voir les vidéos ci-dessous.

***

 Enfants assassinés pour vidéos de propagande

 

Swedish Doctors For Human Rights (swedhr.org) a analysé les vidéos, montrant les premiers secours après la prétendue attaque des forces gouvernementales syriennes. Les médecins ont constaté que les vidéos sont contrefaites, qu’elles incluent même des instructions de mise en scène en arabe, et que le prétendu « secours » est en réalité du meurtre. En première analyse, il semble que les médecins travaillant sur l’enfant font comme s’il était déjà mort.

Toutefois, après enquête plus approfondie, notre équipe a constaté que le jeune garçon était inconscient du fait d’une surdose d’opiacés. La vidéo montre que l’enfant reçoit des injections dans la poitrine, peut-être dans la région du cœur, et en fin de compte, a été tué par l’injection d’adrénaline manifestement simulée qui lui était administrée.

 

C’était un meurtre.

Voici ce que les médecins ont déterminé dans leur analyse :

·         La vidéo devrait montrer des mesures de premier secours après une attaque chimique au chlore (prétendu être maintenant du sarin – ce qui est impossible), dont l’injection d’adrénaline avec une seringue à longue aiguille dans le cœur d’un nourrisson. En aucun cas, les traitements n’ont été correctement administrés pour un éventuel agent chimique.

·         La manipulation et le traitement de l’enfant ont été effectués de manière négligente, dangereuse et susceptible de lui nuire gravement.

·         Le plus révélateur est les injections d’adrénaline simulées et répétées, prétendument dans le cœur. Le personnel médical, et je pense qu’à ce stade, nous pouvons les appeler en toute certitude les acteurs, n’ont pas poussé le piston de la seringue. Le contenu de la seringue n’a donc jamais été injecté, comme cela est clairement visible dans la vidéo.

·         Le diagnostic de l’équipe de vrais experts médicaux, d’après ce que montre la vidéo, dit que l’enfant souffrait d’une injection d’opiacés et était probablement en train de mourir d’overdose. Il n’y a aucun indice d’agent chimique ou autre.

 

·         Dans les vidéos, aucun enfant ne montre des signes d’être victime d’une attaque chimique. Voici la première vidéo de la série faite par les Casques blancs :

Dans la vidéo, il est évident que l’enfant a été assassiné par l’administration simulée d’injection avec une longue aiguille. Il s’agit d’un meurtre délibéré, mis en scène pour simuler un traitement médical.

 

·         Au-delà de la fausse traduction des vidéos, des instructions en langue arabe disent de positionner l’enfant pour le filmer, pas pour le traitement médical.

·         Les vidéos ont été téléchargées sur White Helmets-channel de la « Défense civile syrienne de la province d’Idlib ». Les vidéos ont été produites par les Casques blancs, avec l’organisation « coordinating sarmin», dont le logo est un drapeau djihadiste noir (d’Al-Qaïda). Dans la vidéo on voit aussi des Casques blancs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le président de l’association SWEDHR, le professeur Marcello Ferrada de Noli, a publié en début mars 2017 un premier article avec une analyse de l’affaire : « Médecins suédois pour les droits de l’homme : Vidéo de manipulations macabres d’enfants morts par les Casques blancs, et de mise en scène d’attaque chimique afin de justifier une «zone d’exclusion aérienne» en Syrie ».

Cela a été suivi par d’autres découvertes macabres dans les vidéos, qui n’ont pas été vues initialement dans l’article Films des Casques blancs : Mises à jour des témoignages des médecins suédois confirmant que les pratiques simulées de premier secours nuisent aux enfants.

 

En ce qui concerne la propagande et la tromperie d’al-Qaïda en Syrie (Al-Nusra), les résultats du groupe de médecins suédois sont conformes aux conclusions des principaux scientifiques allemands et internationaux pour la guerre en Syrie.

Ferrada de Noli est fondateur et président de Swedish Doctors for Human Rights, une organisation de recherche non gouvernementale composée d’un groupe de professeurs et de médecins opérant dans des domaines liés à la santé, visant à rechercher et signaler les effets des atrocités de la guerre dans les populations civiles, la torture des prisonniers et les transgressions des droits de l’homme.

Veterans TodayGordon Duff

Original :www.veteranstoday.com/2017/04/06/swedish-medical-associations-says-white-helmets-murdered-kids-for-fake-gas-attack-videos/
Traduction Petrus Lombard

 

 

Peter Ford, ex-ambassadeur UK en Syrie : Assad n’est pas l’auteur des attaques chimiques

Interview de Peter Ford par Sky News le 5 avril 2017
 

 

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr/

 


 

Transcription : 
 

Peter Ford : Il faut se demander à qui profite (le crime). Clairement, ce n'est pas le régime syrien ou les Russes qui en bénéficient, et je considère comme hautement improbable l'hypothèse que l'un ou l'autre soient derrière tout ça.
 

Il y a plusieurs possibilités.
 

La première, c'est que tout ça soit des fake news, les images, les vidéos, les informations viennent toutes de sources de l'opposition, et non de journalistes indépendants crédibles.
 

Il est également possible que les images montrent les suites d'un bombardement qui aurait frappé un dépôt djihadiste de munitions chimiques. Nous savons de source sûre que les djihadistes stockaient des armes chimiques dans des écoles à Alep-Est car elles ont été vues ensuite par des journalistes occidentaux. C'est une autre possibilité.
 

Journaliste : Quoi qu'il en soit, ceux qui prennent ces informations pour argent comptant soulèvent la question d'une intervention contre le régime d'Assad.
 

Peter Ford : En réalité, nous n'apprenons jamais. Les (prétendues) armes chimiques de l'Irak, vous vous en souvenez ? On en a été matraqués (pour nous forcer à intervenir). A Alep, on nous a dit qu'un holocauste était en train de se produire, des massacres... Mais rien de tel ne s'est produit. Des reporters indépendants y sont allés après et n'ont trouvé aucune preuve de massacre. Ce que nous avons vu, ce sont des combattants se faire évacuer en bus calmement. Et nous avons découvert par la suite que beaucoup d'images étaient fausses.
 

Journaliste : Il y a aussi ce qui ont dit « Ok, on en est là maintenant, mais une intervention en 2013 aurait pu changer les choses. »
 

Peter Ford : Il n'est pas constructif de débattre de ce qui aurait pu se passer si ou si... Personnellement, je pense qu'en 2013, il était judicieux de ne pas intervenir aux côtés des djihadistes. Peut-être que je me trompe, mais je pense que la plupart des gens, lorsqu'ils y ont réfléchi une seconde, se sont demandés ce qui allait remplacer Assad et le régime séculier qui protège les minorités, les chrétiens, les droits des femmes... Je ne pense pas que les islamistes auraient constitué un meilleur pari, et c'est encore plus le cas aujourd'hui.
 

Ayez bien à l'esprit le fait qu'Idlib, où cela s'est produit, est un nid de vipères des djihadistes les plus extrémistes.
 

(Les interventionnistes) sont (comme) des chiens qui reviennent à leur propre vomi. Ils ont commis toutes ces erreurs - l'Irak, la Libye -, ils n'apprennent jamais, ils veulent reproduire le même scénario en Syrie. Heureusement, l'administration Trump a finalement évolué la semaine dernière, et cela peut être significatif, elle a finalement évolué la semaine dernière pour désavouer la politique d'Obama consistant à essayer de renverser le régime syrien, l'entourage de Trump a dit qu'ils sont plus intéressés par l'éradication de Daech, que telle est leur priorité.
 

Et il est significatif que cette attaque se produise à peine quelques jours après. Si les djihadistes voulaient compliquer la tâche de Trump visant à rationaliser la politique américaine, ils auraient justement, sans aucun doute, essayer de monter des fausses informations comme cela.

 

 

Syrie : un false flag pour déclencher la guerre mondiale ?

Selon la propre définition des pays de l’OTAN, étalée en long et en large dans les grands médias et remise à jour à chaque attentat, la raison d’être des terroristes est d’utiliser tous les moyens, parfois au prix de leur vie, pour tuer et massacrer des innocents. Ainsi, après chaque tuerie aveugle touchant des innocents, la première idée qui s’impose aux médias est qu’il pourrait s’agir d’un acte terroriste, et ce, quel que soit l’endroit du monde où cela se passe, sauf en Syrie où tout est inversé. Et alors, bizarrement, les terroristes qui, dans les discours des responsables des pays de l’OTAN et dans leurs médias, sont capables de tout, seraient incapables d’utiliser des armes chimiques. Leur conscience ou leur morale le leur interdit, sans doute…

 

S’il n’y avait autant de victimes derrière les attaques et les falses flag en Syrie, il y aurait de quoi s’étrangler de rire devant la manière dont les médias occidentaux traitent la guerre au Moyen-Orient. Selon eux, bien que Bachar Al Assad dispose d’une armée aguerrie soutenus par des alliés puissants, celui-ci ne pense qu’à occire son peuple de manière sournoise en détruisant les hôpitaux ou en étouffant des civils inoffensifs avec des gaz chimiques. Et pour nous le prouver, ils nous montrent les productions vidéos des Casques Blancs, qui avaient mystérieusement disparu d’Alep après sa libération, et qui réapparaissent comme par enchantement pour filmer des scènes de sauvetage de victimes parmi lesquelles ne figure curieusement aucun terroriste (ils ne doivent savoir sauver que des enfants).

En Syrie, les vidéos des Casques Blancs et les témoignages suffisent pour accuser Bachar Al Assad ou la Russie, alors que pour Mossoul, les bavures de la coalition dirigée par les Etats-Unis nécessitent des enquêtes qui, pour être crédibles, doivent nécessairement être menées par ceux-là mêmes qui sont largué les bombes mortelles. En Syrie, seule l’émotion doit compter avec les bons d’un côté (les terroristes), et un méchant de l’autre (Assad). On ne sait comment les médias occidentaux et leurs patrons arrivent à concocter leur salade, mais pour eux, plus les terroristes commettent de crimes, plus grande est la culpabilité de Assad. Car il faut qu’il soit un monstre pour pouvoir déclencher contre lui la guerre d’envergure tant attendue par Israël.

 

Avic – Réseau International

L’incendie des entrepôts à Balakleya : voilà comment se fait un recyclage de munitions en Ukraine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis plus de 100 ans, il est coutumier d’incendier un entrepôt pour cacher des vols de biens. Et cet incendie d’un des arsenaux les plus sécurisés et le plus grand en Europe, selon l’aveu même du ministère ukrainien de la Défense, n’est pas le premier.

Les médias ukrainiens, réactifs et « impartiaux », ont rappelé au public que, rien que depuis 2003 dans les arsenaux ukrainiens, il est arrivé plus d’une dizaine de cas imprévus (accidentels) de ce type de «recyclage» de munitions, dont certains ont entraîné des conséquences désastreuses, des tués et des blessés civils.

Fait notable : depuis 2003, aucun incident avec les arsenaux ne s’était produit pendant la présidence de Yanoukovitch.

Les plus importants de ces dix accidents :

En 2003, c’était l’arsenal d’Artemovsk (région de Donetsk), où l’incendie, a détruit 10 des 17 dépôts, dans lesquels il y avait près de 3 mille tonnes d’obus. Plus d’un millier d’obus a explosé avec l’incendie, détruisant 66 immeubles et 120 maisons, 5 écoles et 3 hôpitaux. Deux personnes ont été blessées. A l’époque, on ne parlait pas encore de la guerre avec la Russie et il était permis de dire la vérité. Ainsi, les auteurs ont été condamnés pour pillage.
En 2004, ce triste record a été battu dans l’arsenal de Novobogdanovka dans la région de Zaporojié, dans lequel des explosions ont eu lieu dans les dépôts pendant 4 années consécutives. L’incident principal a eu lieu le 6 mai 2004, avec un incendie qui a fait exploser 90 mille tonnes de missiles et de munitions, y compris des roquettes «Grad», «Smerch», et «Ouragan».

Pendant près d’une semaine, les éclats ont été dispersés dans un rayon de 10 à 40 km, entraînant la mort de cinq personnes et l’hospitalisation de 80 autres.

En 2008, le 27 août, un entrepôt militaire de munitions a pris feu dans la ville de Lozovaïa (région de Kharkov). Le feu s’est propagé aux 390 hectares de l’arsenal, où étaient gardés 95 milliers de tonnes de munitions, parmi lesquelles des missiles tactiques «Luna-M», des munitions pour l’artillerie, les chars et les véhicules de combat d’infanterie BMP, des missiles anti-chars, des missiles anti-aériens portables complexes et des munitions pour lance-roquettes multiples.

C’est pendant la guerre dans le Caucase, en 2008, que l’Ukraine est soudainement devenue partenaire et « sœur d’armes » de la Géorgie.

Il est tout aussi intéressant d’observer qu’avant de faire la guerre contre leur propre peuple, lors de chaque accident, les autorités ukrainiennes savaient établir avec précision leurs causes réelles : vol, négligence, ivrognerie, violation des procédures de sécurité, incendie, etc.

Mais la version d’un acte de guerre non déclaré d’un agresseur est beaucoup plus pratique pour maquiller les véritables causes en sabotages fantasmés.

C’est pourquoi dans leur version officielle des autorités et des médias ukrainiens ont immédiatement désigné l’ennemi, blâmant « la main (et les autres membres) du Kremlin ».

Le 29 octobre 2015 à Svatovo (région de Lougansk), un autre incident exceptionnel survient brusquement sur l’entrepôt où étaient stockées environ 3,5 milliers de tonnes de munitions. À la suite de l’incendie et des explosions des munitions, 4 personnes ont été tuées, 16 blessés, plus de 1,7 millier d’appartements et de maisons privées endommagées.

Curieusement, les militaires ukrainiens n’ont pas admis la CMM de l’OSCE pour inspecter le site des entrepôts, prétextant de la sécurité des observateurs. Qu’est-ce que les autorités militaires de l’Ukraine voulaient préserver du regard des observateurs, l’histoire ne nous le dit pas.

Un peu plus de deux mois plus tard, en décembre 2015, un nouvel incident survient sur l’un des plus sûrs arsenaux du pays et le plus grand en Europe, le tristement connu arsenal de Balaklaya (où étaient transportés les restes de munitions «recyclés» exceptionnellement dans des entrepôts à Novobogdanovkoe et Artemivsk).

Le matin du 26 décembre 2015, l’état-major des FAU rapporte avoir soi-disant prévenu un acte de sabotage de l’ennemi.
La particularité de cet incident de décembre, c’est que pratiquement aucun média ukrainien n’en a parlé, et la version des faits du commandement ukrainien était confuse et contradictoire.

En plus, cette version officielle – sabotage de l’ennemi – acquiert des dimensions abracadabrantesques avec l’utilisation de drones, de phosphore, de napalm et d’autres moyens de l’arsenal de commandos. Un scénario digne d’une série de jeux d’action, qui, lorsqu’on met en route les options « logique » et « analyse élémentaire », ne sont réalisables que dans des films ou dans la tête excitée d’un auteur de science-fiction.

Ça ne vous rappelle rien ? Justement !

L’argumentaire de l’enquête est une copie conforme de celle de l’incident de l’arsenal de Balakleya 2017, où étaient stockés 138 milles tonnes de munitions. Encore un acte de sabotage ennemi. Encore des milliers de munitions d’artillerie « recyclés » brusquement, des milliers de logements endommagés, encore des morts et des blessés.

Seuls les opposants ukrainiens disent ouvertement que Balakleya 2017 n’est rien d’autre que le même schéma bien rodé qui sert à dissimuler un manque, tandis que les lignes de transport électrique qui surgissent sans crier gare sur le trajet d’un hélicoptère militaire provoquant son crash n’est qu’une tentative avérée d’empêcher une enquête objective.

Dans ce contexte, les déclarations perplexes de certaines personnalités ukrainiennes connues et naïves au sujet de la provenance des armes et des munitions dans l’armée républicaine prennent un sens tout particulier.
Pourtant, ne s’agit là que d’un d’une soixantaine de documents que j’ai dans mes archives…

Vlad Breeg

Source:http://novorossia.today/l-incendie-des-entrepots-a-balakleya-voila-comment-se-fait-un-recyclage-de-munitions-en-ukraine/

 

 

Que deviendrait Israël sans le Hezbollah ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est bien connu, pour qu’un état puisse légitimement utiliser ses moyens militaires, il lui faut un ennemi clairement identifié. Et quand il n’y en a pas, il s’en créé un par des provocations et des actes hostiles qui peuvent aller jusqu’aux opérations sous fausse bannière pouvant aboutir à un casus belli.

Israël a choisi ses ennemis depuis bien longtemps et cela se résume en trois mots : Hamas, Hezbollah et surtout Iran. Ils se nomment eux-mêmes, en incluant des pays comme la Syrie, l’axe de la résistance. Résistance vis-à-vis de qui ? Si le Hamas résiste contre l’occupation des terres palestiniennes, et le Hezbollah contre l’invasion de son pays par Israël, l’Iran quant à elle a compris depuis bien longtemps que l’entité sioniste n’est que le prolongement et l’une des manifestations des puissances hégémoniques représentées par les puissances occidentales et plus particulièrement anglo-saxonnes.

L’Iran n’a aucun intérêt à s’attaquer à Israël, et n’en a d’ailleurs pas les moyens, car ce serait s’attaquer au monde occidental dans son ensemble. De son côté, Israël n’a aucun réel intérêt à attaquer l’Iran et surtout, n’aurait aucune chance de s’en sortir autrement que détruit. Et puis l’Iran est un pays membre de l’ONU, qui a aussi des alliés. S’il est possible de dire ce que l’on veut à son sujet, il n’est pas possible de faire n’importe quoi contre elle. Elle est donc avant tout un ennemi de propagande.

 

Malgré les discours des autorités de Tel Aviv, le Hamas ne représente pas une menace existentielle pour Israël. Ce ne sont pas les quelques tirs de roquettes provenant de la prison à ciel ouvert de Gaza qui pourront ébranler le système sioniste. Ils servent plutôt à justifier des raids sur une population civile, pour des raisons géopolitiques que l’on n’a pas assez analysées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il reste le Hezbollah ; c’est l’ennemi idéal.  Parce qu’il est puissamment armé et bien organisé, et est composé de combattants qui ont fait leurs preuves. Et, cerise sur le gâteau, ils sont reliés à l’Iran. Autre cerise sur le gâteau, ils sont chiites, donc supposés être les ennemis des sunnites, selon une propagande menée tambour battant pendant des décennies. Ajoutons que les Libanais, bien que viscéralement attachés à leur terre, sont des citoyens du monde. Il y a plus de Libanais hors du Liban qu’à l’intérieur du pays. On devine aisément le vaste réseau que cela peut représenter pour un mouvement tel que le Hezbollah. On voit aussi l’intérêt que peut avoir un tel ennemi pour Israël qui s’est donné pour vocation d’agir partout où il pourrait y avoir un juif sur terre.

Le premier intérêt pour Israël est de pouvoir agir partout dans le monde, ignorant la souveraineté des états, comme il a pu le faire pour la chasse aux nazis, sous couvert de poursuivre un ennemi menaçant son existence et désigné comme tel aux yeux de tous. Le deuxième intérêt pour Israël est qu’il peut se permettre de faire n’importe quel coup fourré et d’en accuser le Hezbollah. Avec de bonnes campagnes médiatique et diplomatique (exercices pour lesquels ils sont passés maîtres), les accusations israéliennes deviennent des vérités.

Il existe bien d’autres intérêts à avoir un ennemi comme le Hezbollah. Parmi ceux-ci, il y a la possibilité, comme en Syrie, de mener des frappes contre une armée étrangère tout en prétendant que seul le Hezbollah était visé. Il suffit de quelques provocations pour entretenir l’illusion d’une réaction imminente du Hezbollah qui justifiera les prochaines frappes en territoire supposé abriter les combattants ennemis. Là-dessus, la communauté dite internationale est plus que tolérante, puisque l’existence même de l’entité sioniste est en jeu.

Si le Hezbollah s’est posé en rempart contre l’expansion d’Israël vers le Nord, il semble que celui-ci en a pris son parti et se contente désormais d’exploiter au maximum l’existence même de son ennemi. Israël sait que chaque pouce de terrain du Liban sera défendu. Il sait aussi que le Hezbollah n’a aucun intérêt à l’attaquer, qu’il ne le fera pas si lui-même ne fait rien. Ses gesticulations ne sont donc que de l’esbroufe, au mieux des provocations, destinées à entretenir un état de conflit permanent avec un ennemi dont il a absolument besoin pour alimenter un agenda déjà chargé.

 

Avic – Réseau International

Une dérive médiatique sans retour : Bilan sur les événements du réveillon du Nouvel An 2016 en Allemagne

Comment on a laissé un mensonge médiatique s’imposer comme une vérité et progressivement « oublié » de le remettre en question. À l’occasion d’un reportage consternant du 20H de France 2 dont j’ai parlé ici, j’ai constaté qu’il y avait désormais un consensus sur les terribles événements du Nouvel An 2016 en Allemagne. Moi qui pensais que l’affaire n’avait pas encore été élucidée. J’avais dû rater un épisode. Qu’en était-il finalement, après les enquêtes et les procès ?

J’ai commencé à chercher des informations définitives, une forme de bilan sur ces agressions, mais presque aucune synthèse n’est disponible en français (à l’exception d’un article de Dietmar Henning sur World Socialist Web Site de novembre 2016, longuement cité à la fin de ce bilan). Que reste-t-il ? Il reste les énoncés produits par la campagne médiatique de début 2016. Car personne n’a oublié ces événements, et moi-même quand j’y repense, ça me fait un peu froid dans le dos. Difficile d’oublier cette campagne alarmante aux accents apocalyptiques. Or, force est de constater qu’elle s’est déchaînée indépendamment de toute investigation, de toute recherche de vérité ou de toute vérification des faits qui étaient répétés à tort et à travers. Les faits ne sont pas là, ils sont absentés. Même si beaucoup avaient conscience de l’exagération médiatique, il s’agissait alors plutôt d’un débat de société, l’enjeu était plutôt de « penser », de juger, d’expliquer les événements. En lisant divers articles, y compris très récents, sur ces événements ou sur l’Allemagne et les migrants, je constate que tout le monde ou presque continue à se référer sans ambiguïté, sans précaution, aux terribles événements du Nouvel An 2016 : ils font consensus, même si les interprétations et les attitudes adoptées en réponse sont très variées.

Mon but n’est pas de minimiser la gravité des faits qui se sont produits et encore moins de nier qu’il y a eu des agressions. Bien plutôt, j’aimerais qu’ils puissent être envisagés en dehors de l’hystérie médiatique et de la propagande qui s’est insidieusement substituée aux faits. Il faut déconstruire le mensonge qui enveloppe, qui récupère ces événements. Qu’on ne le fasse pas (à commencer par les médias), pose un certains nombres de questions.

1) L’emballement médiatique

Retard à l’allumage

L’origine du scandale, plus que les faits eux-mêmes, a été qu’on a accusé la police, les autorités et aussi les médias d’avoir caché les faits pendant 3 jours. Ou plus précisément : d’avoir caché les faits dont on soupçonnait qu’ils avaient été commis par des migrants. Ce qui s’est transformé aussitôt en : avoir caché les faits parce qu’ ils auraient été commis par des migrants. Puis : avoir caché les faits parce qu’ils ont été commis par des migrants. Le sursaut scandalisé de la presse européenne a eu lieu à partir du 4 janvier. Quelques extraits d’un article – représentatif – publié sur Géopolis (sur francetvinfo.fr) le 06/01/2016 et mis à jour le 10/01/16 :

« L’Allemagne a découvert, effarée, qu’une vague de près de deux mille hommes avait déferlé sur Cologne à l’occasion de la Saint-Sylvestre. Par groupes de 40 ou 60 personnes, ils se seraient livrés à tous les débordements, allant de vols à des agressions sexuelles, voire plusieurs viols. Le pays est sous le choc. (…)

Le 1er janvier 2016, au lendemain de ces événements, la police publiait un communiqué faisant état d’une nuit sans incident notable. Sauf qu’au fil de cette première journée de janvier, et dans les jours suivants, les dépôts de plainte se sont succédés jusqu’à atteindre plusieurs centaines, pour la plupart relatifs à des faits d’agressions sur des femmes. La police de Cologne n’en a révélé l’ampleur que lundi, soit trois jours après les faits. Mais au 10 janvier c’étaient plus de 500 plaintes qui ont été déposées, dont 40% pour agression sexuelle. Hambourg en compte, quant à elle 133. (…)

Si l’on rajoute à cela que les agresseurs étaient décrits comme d’apparence « nord-africaine ou arabe », il n’en a pas fallu plus à tous les opposants à l’accueil massif de réfugiés et migrants pour crier au complot. Accusant, au passage, les médias de collusion, en taisant les faits dans leurs journaux. Les autorités ont beau objecter que rien n’indiquait, dans un premier temps, que des réfugiés étaient impliqués, la brèche était néanmoins ouverte. Ultérieurement, force a été de constater que beaucoup de réfugiés, syriens ou autres, et des immigrés en situation illégale, étaient impliqués. (…)

Le site spécialisé Meedia a ainsi révélé qu’il a fallu quatre jours pour que les faits soient « relatés de façon exhaustive au niveau national ».

Donc au 6 janvier, voici ce qu’on savait : il y a eu des agressions nombreuses contre des femmes, notamment à Cologne, on soupçonne des immigrés « arabes », les informations ont mis 3 jours à sortir.

L’article est intéressant par son titre et son chapeau racoleur : « silence assourdissant », « une vague de près de deux mille hommes avait déferlé ». Or, le 6 janvier, aucun fait ne venait étayer cette « vague », sinon l’imagination xénophobo-maritime du journaliste. À moins qu’il ne s’agisse – déjà – d’un élément de langage, un des clichés contagieux qui allaient proliférer dans le traitement de cette affaire. De plus, on note le mélange de faits précis « dont 40% pour agression sexuelle » et d’approximations « plusieurs centaines, pour la plupart relatifs à …  » : justement, cette part est importante ; il importe de la préciser. Notons que le 6 janvier (date où l’article a été publié) les informations sont vagues et que la statistique précise n’est publiée que le 10 janvier (elle était donc absente de la première version de l’article… ce qui ne l’empêchait pas d’affirmer dès le 6 janvier qu’une vague de 2000 criminels avait déferlé sur l’Allemagne). Enfin, la remarque sur les autorités attire notre attention car, même si l’extrême droite et les tenants du complot y voient un mensonge, elle rappelle une vérité basique : à cette date, à ce stade de l’enquête, les éléments ayant été vérifiés étaient probablement peu nombreux. D’autant moins nombreux que la police a été débordée par l’afflux de plaintes et par une forte agitation interne. Bref, la police a dit qu’elle ne savait pas encore grand-chose. Vrai ou pas, cela n’a semble-t-il pas empêché TOUS les autres de savoir beaucoup de choses, jusqu’au nombre de « migrants » qui ont « déferlé »…

Faux débat

Des éléments de langage tels que « hordes », « bandes », « vagues », « groupes organisés », « Afrique du Nord », « maghrébins », « réfugiés », « ne parlant pas allemand », etc., se sont imposés. Dès lors, l’impératif pour la presse, les politiques, les commentateurs et autres a été : ne pas se voiler la face au nom du politiquement correct ! oser dénoncer les immigrés ! (Der Spiegel, le 9/01/16 : « Cologne, c’est le début de la fin du politiquement correct » ; ou, en France, dans le Figaro : «Agressions de Cologne, ou le politiquement correct devenu fou » le 19 janvier). Et la parole raciste s’est libérée, ainsi que les amalgames typiques de l’extrême-droite : ce fait-divers valant remise en cause de la politique migratoire… En effet, le corollaire de cette lecture des événements est aussitôt devenu : ceci s’est produit en Allemagne, alors que (=parce que) l’Allemagne a accueilli un million de réfugiés.

« Une actualité qui réveille le débat sur les réfugiés. (…) Mais cette crise est bien plus profonde outre-Rhin alors qu’une véritable vague de contestation s’est élevée dans tout le pays pour dénoncer la politique du gouvernement allemand mais aussi les moyens de la police locale et la position assumée dans la crise migratoire. En 2015, pas moins d’un million de réfugiés ont franchi les frontières de l’Allemagne. Un chiffre bien supérieur à ses voisins européens qui est aujourd’hui pointé du doigt alors que certains migrants sont mis en cause dans cette affaire». (article de Claire Gaveau et AFP paru sur RTL.com le 11/01/2016).

De plus, l’emballement médiatique, en produisant un afflux soudain de dépêches, articles et reportages, alors même que les faits étaient raréfiés, a donné lieu à des exagérations non seulement sur les chiffres, les circonstances (le tout au conditionnel) mais tout simplement par la répétition de faits vagues et peu déterminés. La répétition ad nauseam des mêmes faits vagues, par exemple les agressions en groupe (les victimes encerclées subissent des attouchements qui servent de diversion pendant qu’on leur dérobe leurs portables, portefeuilles, etc. ) : cette « technique » criminelle, tout à fait haïssable, a été constatée mais ce qui n’est jamais dit c’est combien de fois elle a été observée, ni par combien de groupes elle aurait été utilisée. Ce flou n’est pas innocent, il permet de développer (sans la fonder sur des enquêtes, sinon des chiffres ou des faits seraient avancés) la thèse fantasmatique des hordes organisées, des réseaux criminels, d’une uber-délinquance. Cette perspective terrorisante a joué à plein. Or, ce n’est que le produit de l’emballement médiatique. À force de lire des allusions, des informations générales, on ne sait plus si le même fait est répété mille fois ou s’il s’agit de mille faits différents… Il aurait été simple de lever cette angoissante ambiguïté en précisant où et à quelle heure des faits de ce type avaient été signalés.

La confusion règne

C’est dans ce climat d’hystérie médiatique, que se sont accélérés les dépôts de plainte. Le 2 janvier, on comptait 30 plaintes et la police a décidé de mettre en place une équipe d’enquête pour examiner les incidents – on parle alors de 40 auteurs possibles. Le nombre de plaintes ne dépasse pas les 100 dans les 10 premiers jours de l’année 2016. Mais à partir de la conférence de presse de la maire de Cologne et du chef de la police (le 6 janvier), ce nombre se met à augmenter, jusqu’à 121 (trois quarts des plaintes pour harcèlement sexuel, 50 pour vol. On parle aussi de 2 cas de viols). Pour toute l’Allemagne, le nombre de plaintes ne cesse de croître du 4 au 21 janvier; en tout, à Cologne on sera passé de 30 plaintes début janvier à 1088 au 17 février.

Pendant cette période, les hommes politiques d’abord mis en cause par les tenants d’un complot (thèse populaire parmi les militants d’extrême droite, de Pegida et autres), se reprennent eux aussi et participent alors activement à la récupération politique des événements. D’abord, dès le 3 janvier, à Cologne, l’extrême droite dénonce l’attitude des autorités et organise une manifestation avec 1700 personnes qui aboutit à des affrontements avec les forces de l’ordre. Le 8 janvier, le chef de la police locale, Wolfgang Albers, est limogé. Le gouvernement reprend les choses en main, c’est le gouvernement fédéral et le ministère de l’intérieur qui communiquent et insistent sur le fait que « sur 32 individus interpelés, 22 sont demandeurs d’asile originaires notamment du Maghreb, de Syrie ou encore d’Irak », source RTL (article de Nicolas Ledain et AFP du 09/01/16), « des vérifications sont toutefois en cours sur ces personnes » précise l’article. La façon dont le journaliste relaie l’AFP qui relaie le communiqué officiel du ministère de l’intérieur sans aucun questionnement est révélatrice. En effet, dans toute l’enquête, quatre Irakiens seront arrêtés et un seul condamné, par exemple. La confusion vient du fait qu’il s’agit ici du chiffre des personnes interpelées ; or il y aura beaucoup d’interpellations « pour rien » dans cette affaire. Communiquer sur la nationalité des personnes interpelées – ce qui ne dit pas grand-chose – plutôt que sur celles des mis en examen par exemple – devient un glissement récurrent.

Dans la foulée, après de nouvelles confrontations entre Pegida et les forces de l’ordre, le 9 janvier (article de Blandine Milcent et Ludovic Galtier sur RTL.com), le gouvernement d’abord mis en cause par l’extrême droite pour sa politique migratoire, tente de retourner l’argument en sa faveur en mettant en scène sa réactivité. Plutôt qu’enquêter, il faut légiférer !

En Allemagne, Angela Merkel change de ton. Neuf jours après les violences de Cologne contre des femmes notamment dans la nuit de la Saint-Sylvestre, la chancelière s’est prononcée en faveur d’un très net durcissement des règles d’expulsion concernant les demandeurs d’asile condamnés par la justice.(…) Angela Merkel demande par exemple à ce que l’on puisse expulser un réfugié délinquant même s’il n’est condamné qu’à une peine avec sursis. Ce qui impliquerait de changer la loi. Le patron du SPD, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré qu’il fallait renvoyer les réfugiés condamnés dans leur pays d’origine parce qu’il n’y avait pas de raison que les contribuables allemands payent pour leur séjour en prison en Allemagne.

Ou encore, sur Géopolis (précédemment cité) : L’émoi national est très grand et tous les partis politiques demandent que des décisions soient prises à l’encontre de ceux qui contreviennent aux lois allemandes, réfugiés, demandeurs d’asile ou pas. Angela Merkel s’était elle-même dite prête à examiner « si tout ce qui est nécessaire a été fait en matière de modalités d’expulsion pour envoyer un signal clair à tous ceux qui ne veulent pas respecter nos règles de droit ».

On ne parle déjà plus des faits. Désormais, on parle des « suspects » sans distinction : ceci semble inclure non seulement les personnes qui font l’objet de soupçons précis, mais toutes celles qui sont interpelées. Or, de l’aveu même de la police, l’enquête est difficile car dans la foule, les victimes n’ont pas toujours pu bien voir ou identifier leur agresseur. L’enquête se fonde sur des caractéristiques aussi générales que l’apparence (étranger, arabe, maghrébin), la langue (pas de l’allemand), des vêtements, etc. Il va de soi qu’un certain nombre de migrants, réfugiés ou tout simplement Allemands d’origine étrangère ont été arrêtés sans fondement ou sur la base d’une ressemblance fortuite, etc. Ce qui ne les empêchera pas d’entrer dans les statistiques. Ainsi, dans les jours suivants, la police a fait un raid dans le quartier de Kalk à Cologne donnant lieu à 120 contrôles d’identité et 16 interpellations sans suite.

Enfin, plus sournois encore, la confusion est accentuée par l’utilisation de termes génériques comme « les suspects » (le sens d’ « agresseurs » n’est pas clair non plus) et « les agressions » (ou « les exactions »). La confusion a été volontairement entretenue car elle n’a jamais été levée, et ces données mixtes et hétérogènes ont été assimilées et répétées sans le moindre scrupule intellectuel. Par ce tour de passe-passe, tous les faits deviennent équivalents, tous les « suspects » sont logés à la même enseigne. Par exemple dans un article de 20 minutes : « sur 153 personnes suspectées d’avoir commis les agressions, 103 sont de nationalité algérienne ou marocaine. 4 Allemands. Pour 47 suspects on ne sait pas. 68 ont le statut de demandeurs d’asile ». Que faire d’une telle série de données ? Les suspects ont-ils été mis en examen ? Et surtout de quoi sont-ils suspectés ? De vol ? Ou d’agression sexuelle ? Ou des deux ? Il y a une confusion extrêmement dangereuse qui aboutit à l’amalgame VOL = VIOL (…dès lors que c’est commis par un Arabe). Ce genre de manipulations dépasse la maladresse ou la déformation (parfois inévitables dans le traitement médiatique). Ce sont des précautions déontologiques basiques qui ont été négligées ici par les journalistes.

2) « Les premières condamnations »

Fin février, les premières condamnations tombent, annonce-t-on dans tous les journaux, ce qui à ne pas y regarder de trop près nous donne le sentiment rassurant que la justice suit son cours. Dans le Parisien, le 24 février :

« Trois hommes ont été condamnés ce mercredi à Cologne, dans l’Ouest de l’Allemagne. Ils étaient les premiers à comparaître pour des exactions commises durant la nuit de la St Sylvestre où des centaines de femmes ont été agressées près de la gare qui jouxte la cathédrale de la cité rhénane, par des hommes présentés comme des migrants ou des personnes originaires du Maghreb. C’était le premier procès concernant cette sombre soirée qui avait provoqué un immense choc en Allemagne où plus d’un million de réfugiés ont été accueillis l’an passé. Mais aucun des trois suspect n’était poursuivi pour attouchement sexuel ou viol ».

Outre les exagérations qui donnent un peu l’impression que les trois hommes étaient poursuivis pour avoir mis l’Allemagne en état de choc, l’article n’esquive pas l’information centrale : il ne s’agissait pas de condamnations dans des affaires d’agressions sexuelles.

Mais, par exemple, Ouest France en propose une version un peu plus tordue le lendemain dans un article intitulé « Allemagne. Premières condamnations après les incidents de Cologne » dont le chapeau tait l’information principale : « Plusieurs décisions de justices ont été prononcées mercredi après les agressions commises lors de la soirée du Nouvel An à Cologne en Allemagne. » Puis, l’article commence :

« Un Marocain et un Tunisien ont été condamnés mercredi à Cologne (ouest) à des peines de prison avec sursis pour vol. Il s’agit des premières décisions de la justice après les agressions notamment sexuelles commises lors du Nouvel An, e t attribuées à des migrants » avec des liens hypertextes renvoyant aux articles publiés en janvier pour se rafraîchir la mémoire.

L’article entre alors dans le vif du sujet : « Le tribunal a infligé au premier, âgé de 23 ans, six mois de prison avec sursis. Le jeune homme, qui a reconnu les faits lors de l’audience et s’en est excusé, devra en outre payer une amende de 100 euros. (…) Le tribunal a également condamné un deuxième homme, un Tunisien âgé de 22 ans, à trois mois de prison avec sursis pour le vol d’un appareil photo. Un troisième prévenu, Marocain de 18 ans jugé en tant que mineur pour le même vol d’appareil photo, a été condamné à une mise à l’épreuve de deux ans pendant laquelle il ne devra commettre aucun autre délit, sous peine de sanction aggravée ».

C’est seulement à partir de là que l’article explicite enfin que : « Aucune de ces affaires ne concerne les délits sexuels commis lors de cette nuit cauchemardesque où des centaines de femmes ont été agressées par des hommes souvent éméchés et présentés par les autorités comme étant des migrants majoritairement originaires d’Afrique du Nord. »

Ainsi l’information principale est reléguée en milieu d’article et elle est comme noyée dans le rappel des faits. Il y a eu des présentations plus honnêtes de la même source d’information, par exemple d a n s 20 minutes, où on trouve le même jour sous le titre ambigu « Cologne : premières condamnations après les agressions » le sous-titre suivant : « Aucune de ces affaires ne concerne les délits sexuels… ». C’est plus honnête bien que l’auteur de l’article semble déçu par ce résultat :

« Mais aucune de ces affaires ne concerne les délits sexuels commis lors de cette nuit cauchemardesque où des centaines de femmes ont été agressées par des hommes souvent éméchés et présentés par les autorités comme étant des migrants majoritairement originaires d’Afrique du Nord. »

Cette phrase qui réalise le tour de force de rappeler le crime pour lequel précisément ces hommes n’ont pas été condamnés – car eût-ce été pour un vol de portable, on n’aurait jamais parlé de toute cette affaire – bref, cette phrase est exactement la même que dans l’article d’Ouest-France… La puissance des agences de presse pour la diffusion des éléments de langage est inégalable.

Puis : « Le dirigeant de la police de Cologne, Jürgen Mathies, a précisé à la BBC que la plupart des agresseurs sexuels ne seraient sans doute jamais interpellés étant donné la piètre qualité des images de vidéo-surveillance prises ce soir-là. Le manque de témoignages fiables de témoins rend également le travail d’identification particulièrement laborieux. « Nous pouvons voir certains vols mais c’est tout », a-t-il expliqué. « Nous nous en remettons à des récits de témoins et de victimes identifiant leurs assaillants ».

Ce paragraphe réalise la double prouesse d’une part de justifier la piètre qualité de l’enquête par un expédient technique qui peut prêter à sourire (la mauvaise qualité de la vidéo-surveillance à cause de la faible luminosité… il y aurait 80 caméras autour de la gare de Cologne, et ce soir-là plus que jamais, la ville était remarquablement illuminée…) ; et d’autre part de réactiver un cliché sexiste de base : la faible valeur des paroles de victimes, peu fiables, peu précises, etc. Si ce n’est de la faute des caméras, ce sera de la faute des femmes agressées ! (La parole des victimes est sans doute d’autant moins fiable que les interrogatoires procèdent par insinuations, tentatives pour influencer les témoins voire fabrication de preuves… voir ci-dessous).

3) Et l’affaire se dégonfle …

Quant au bilan global des procédures judiciaires, un article de Dietmar Henning publié sur World Socialist Web Site le 5 novembre 2016 donne un tout autre éclairage sur certaines des procédures judiciaires qui ont découlé de cette affaire :

(…) La décision du tribunal de Hambourg vient maintenant confirmer que les accusations et les preuves avancées avaient été trafiquées par la police. En plus du petit nombre de ceux condamnés pour agression, la décision du tribunal laisse entendre que les « événements survenus la nuit de la Saint-Sylvestre » ont été en grande partie une invention des médias. Le tribunal de Hambourg a acquitté les trois derniers auteurs présumés de la nuit de la Saint-Sylvestre. La juge Anne Meier-Göring a décidé qu’il avait été prouvé qu’Alireza N., Abidi A. et Aydub B. n’avaient pas commis les délits dont ils étaient accusés. Le ministère public avait lui aussi préconisé l’acquittement.

La juge a porté de graves accusations contre l’enquête menée par la police et le ministère public pour avoir maintenu les trois hommes en détention pendant près de six mois durant le temps de l’enquête. Les prévenus furent accusés d’avoir commis ensemble des attouchements sur des femmes dans la rue Große Freiheit dans le quartier de St Pauli à Hambourg. Ils auraient commis des attouchements sur l’étudiante Merle N. (…) La jeune femme avait dit par téléphone au policier ne pouvoir décrire aucun des auteurs. La seule chose dont elle se souvenait était une veste noire et une bague. Au tribunal, elle relata l’interrogatoire de la police. Elle eut d’abord l’occasion d’examiner toute seule et en toute tranquillité des photos prises par un photographe lors de la soirée du Nouvel An. La commissaire en charge de l’enquête était alors assise dans une autre pièce. Zeit Online a indiqué que cette procédure allait à l’encontre des règles du code de déontologie des enquêteurs. (…) Au tribunal, la commissaire a admis après coup que son comportement « manquait de professionnalisme ».

La juge a reproché à une autre femme policier d’avoir posé des questions pendant l’interrogatoire de façon suggestive en fournissant des « prétextes fallacieux », communément appelés mensonges. C’est ainsi qu’elle avait par exemple demandé à une jeune femme ce que les hommes qui se trouvaient sur la photo avaient fait. Elle n’a pas demandé si, ils avaient vraiment fait quelque chose. Elle avait aussi omis de dire à la jeune femme que les photos n’avaient pas été prises au moment où se seraient déroulés les faits. Durant l’interrogatoire, elle a trompé l’accusé par de « fausses preuves ». Selon les documents, la policière a prétendu savoir durant l’interrogatoire que l’accusé avait fait des attouchements aux femmes dans la rue Große Freiheit. C’était un mensonge. (…) Le seul « crime » commis par les trois accusés a été de célébrer le réveillon du Nouvel An à St Pauli. Ils ont pourtant passé, avec seulement une brève interruption, près de six mois en garde à vue en raison de soupçons. Un avocat a qualifié cet état de fait de privation de liberté.

Au bout d’environ trois mois, le tribunal régional de Hambourg leva les mandats d’arrêt émis contre les trois jeunes gens faute de preuves suffisantes contre eux. Le tribunal régional supérieur de Hambourg les renouvela pour trois mois après une plainte formulée par le ministère public. La juge Meier-Göring qualifie à présent cette décision de « bizarre » et de « faute flagrante ». « Cela a coûté aux accusés trois mois [additionnels] de leur vie et à Hambourg beaucoup d’argent ». Les trois personnes mises en cause furent indemnisées pour le temps passé en prison en recevant chacun 4500 euros (25 euros par jour). Outre les trois jeunes gens maintenant acquittés, d’autres innocents furent placés en détention préventive, dont certains pendant plusieurs mois. (…)

À l’origine, il avait été allégué que 400 femmes avaient subi des attouchements le soir de la Saint Sylvestre à Hambourg. Il y eut 243 plaintes pénales et 21 suspects mis en examen. Dans l’affaire qui vient maintenant d’être tranchée, l’on peut voir comment une suspicion de crime a été créée : au moyen de mensonges et de manipulation par la police et les autorités chargées de l’enquête. À Hambourg, un seul accusé fut reconnu coupable de délit de nature sexuelle et condamné.

À Cologne, où la campagne contre les réfugiés et les étrangers avait débuté après le soir du Nouvel An, le parquet recensa près de 1300 victimes supposées. 1182 plaintes pénales furent déposées, dont 497 pour agressions sexuelles et cinq pour viols. Sur un total de 183 prévenus, seuls 22 furent accusés, le plus souvent de délits de vol. Un seul procès seulement se solda par une condamnation pour insulte sexuelle.

On peut légitimement conclure que les résultats des procédures judiciaires contredisent la version dominante partout relayée et qui fait pourtant consensus aujourd’hui encore.

4) … ou pas

Or, quand cet article paraît en novembre 2016, ou après, les médias dominants ne semblent plus s’intéresser aux terribles événements de Cologne et bien peu ont jugé utile de faire leur examen de conscience ou simplement de transmettre des informations (cette fois vérifiées) au public.

Heureusement, dans des médias indépendants, sur des blogs, des voix se sont fait entendre, pour permettre une prise de recul, notamment pour rappeler cette évidence que la culture du viol appartient tout aussi bien aux traditions européennes… Les comparaisons avec la Fête de la bière, ou encore les fêtes de Bayonne ou Pampelune remettent les choses en perspective. Je renvoie par exemple au texte de Patric Jean sur son blog Mediapart (« Agressions sexuelles de Cologne, un renversement révélateur ») qui dès février 2016 soulignait les imprécisions et les exagérations des médias, tout en développant un argumentaire vraiment féministe. Il le fait à travers la comparaison avec la criminalité sexuelle tout aussi effrayante lors des fêtes de Bayonne (ou de Pampelune) et conclut : « les événements de Cologne démontrent que, loin d’un fait divers lié à la présence de réfugiés particulièrement misogynes, les agressions sexuelles et les viols font partie d’une culture largement partagée et où l’alcool sert parfois de catalyseur. C’est donc à la domination masculine dans son ensemble qu’il faut s’en prendre. Pas seulement à la culture des autres ». (Voir aussi l’article d’Annabelle Georgen publié sur Slate le 19 janvier 2016 : « À la fête de la bière à Munich, on boit, on chante, on viole »).

Pour avoir une idée vraiment précise, il faudrait aussi comparer les statistiques du 31 décembre 2015 avec celles des réveillons précédents. Bien sûr, les plaintes seraient moins nombreuses qu’en 2015. D’autre part, sur la comparaison avec les Ferias ou l’Oktoberfest, il faut tout de même rappeler que l’ampleur de l’événement est sans doute incomparable – mais de fait, l’organisation et le dispositif de sécurité le sont aussi. Par exemple pour la fête de la bière en Bavière on parle de 6 millions de visiteurs sur plusieurs journées. Les situations sont donc un peu différentes. En revanche, d’après les associations de défense des victimes de violences sexuelles, lors de ces événements le nombre de plaintes ne donne en aucun cas une idée fidèle du nombre réel d’agressions et il faudrait probablement multiplier les plaintes par 10 ou 20 pour s’en faire une idée correcte. Alors qu’à Cologne, le nombre de plaintes avait été exponentiel. C’est qu’il n’y a pas toujours les mêmes campagnes d’incitations à porter plainte. Malheureusement, de ce point de vue, l’exagération des événements par les médias n’aura vraisemblablement pas arrangé les choses.

Malgré les nouveaux faits, malgré quelques voix qui les répercutent, malgré le recul, rien n’y fait, la bulle « Cologne » n’éclate pas. Ainsi, lemonde.fr, le 2 janvier 2017 a cru bon de nous rassurer avec l’article suivant : « Allemagne : à Cologne, un réveillon sous contrôle pour ne pas revivre le cauchemar de 2015 ». La présence policière a été multipliée par 10 par rapport à 2015 et il y a eu seulement 10 plaintes pour agression sexuelle, aucune pour viol. Tout est sous contrôle.

5) Conclusion

Une des caractéristiques de cette affaire – des faits mal élucidés, une récupération politique et médiatique, le discrédit d’une partie du système judiciaire, l’hostilité déchaînée contre les migrants, et finalement l’absence de rectification et la persistance d’un version mensongère et manipulée – c’est d’abord d’avoir utilisé des agressions sexuelles sans aucun souci de justice pour les victimes. Bien au contraire, elles se voient reléguées au statut de témoin douteux et on leur a signifié avec désinvolture que la plupart des agresseurs ne seraient jamais arrêtés (à cause des caméras…). Commentant l’agression sexuelle en direct à la télévision d’une journaliste par des hommes blancs ivres en plein carnaval, c’est-à-dire un mois après les événements, Nabila Ramdani souligne fort justement cette récupération par l’extrême droite et le peu de cas qui est fait en réalité des victimes : « dans leur monde (de Pegida et autres), des victimes blanches et blondes comme Labye (la journaliste agressée) ne signifient rien si elles ne sont pas prêtes à pointer du doigt des bouc-émissaires et mentir pour la cause de la protection de la « civilisation » européenne contre les sinistres envahisseurs. »

 

Le deuxième effet de cette affaire en effet est que toute la responsabilité des violences sexistes s’est vue opportunément reportée du côté des hommes arabes. Si la version produite dans cet emballement médiatique a si bien pris, c’est parce qu’il existe une figure fantasmatique de l’Arabe pervers, sous éduqué, libidineux, dans l’imaginaire colonial raciste. Si ça n’avait pas été des « Arabes », cette histoire n’aurait jamais pris une telle dimension. Comme l’a bien rappelé Nabila Ramdani, « la construction de l’image du réfugié-violeur est le type même d’image qui a été utilisée pour diaboliser des populations à travers l’histoire ». La défense pseudo-féministe des victimes a servi de caution aux pires amalgames : « Mêler le racisme à une discussion plus large sur la loi et l’ordre, le féminisme et même l’avenir du projet européen, ne le rend pas moins inacceptable. » Cette figure de bouc-émissaire préexistait bien évidemment aux événements et malheureusement il est à craindre qu’elle ait été renforcée par cette séquence sordide. Un bon exemple, cité par le blog Big Browser hébergé par lemonde.fr (qui présente la polémique sur des dessins racistes mais n’interroge pas pour autant le lien présenté comme évident avec les événements de Cologne et Hambourg – ce symbole de la criminalité des migrants…) en est le guide dessiné destiné aux nouveaux arrivants et mis en ligne par la radio et télévision publique bavaroise dès octobre 2015. Intitulé « L’Allemagne et ses habitants », c’est « un ensemble de 14 dessins » qui « met en scène de moments de la vie courante, mais aussi des comportements violents, barrés d’une croix orange »« plusieurs planches notamment ont suscité de nombreux commentaires ironiques » recense Big Browser : sur twitter, on « se demande s’il faut rire ou pleurer devant des dessins, simplifiés à l’extrême, défendant d’agresser les femmes, de discriminer les homosexuels ou encore de battre ses enfants ».

Les terroristes quittent librement Mossoul « bouclée » par la coalition, pour la Syrie

Les terroristes de Daech, qui perdent jour après jour du terrain en Irak et en Syrie, tentent d’abandonner Mossoul, où l’armée irakienne continue son avancée, pour gagner Deir Ezzor. La semaine dernière 800 extrémistes ont ainsi réussi à quitter la ville.

« Selon nos données, pas moins de 800 terroristes ont quitté la semaine dernière la ville de Mossoul dans l’objectif de gagner la frontière syrienne, et cela sans aucune difficulté », a annoncé lors d’un briefing Sergueï Roudskoï, chef du Commandement opérationnel principal de l’État-major général des Forces armées russes, ce mardi 28 mars.

Les extrémistes continuent d’« affluer » de Mossoul malgré les affirmations de la coalition selon lesquelles la ville a été bien bouclée, a ajouté Sergueï Roudskoï.

« Bien que la coalition nous assure avoir bouclé Mossoul, les terroristes sont toujours en train de quitter la ville et se dirigent vers la ville syrienne de Deir ez-Zor, où les militaires syriens, assiégés, se battent contre Daech depuis des années », a-t-il indiqué.

Ces derniers jours, les terroristes ont lancé une vaste offensive contre les positions des forces gouvernementales qui contrôlent une partie des quartiers de la ville et l’aérodrome militaire situé à proximité.

Source: Avec Sputnik

via: http://french.almanar.com.lb/325664#

 

 

Qui sont les terroristes ? « Nous », affirme un ancien soldat israélien (Vidéo)

Interview d’un ancien soldat israélien qui raconte comment il a peu à peu compris que ce qu’il pratiquait sous l’uniforme était du terrorisme contre les Palestiniens, et comment tout est fait pour que les jeunes Israéliens qui font leur service soient incapables de prendre du recul.

Source: http://europalestine.com/spip.php?article12817&lang=fr

 

 

Avons-nous plus ou moins de risque de mourir assassiné qu’il y a 20 ans ?

Il est vrai que les médias insistent très souvent sur la violence et omettent de souligner certaines évolutions. En effet, saviez-vous qu’en France, le risque d’être tué par un tiers est trois fois moins important qu’il y a une vingtaine d’années ? Et pourtant…

La construction médiatique tend à dépeindre une époque des plus violentes où la mort peut frapper à chaque coin de rue. En réalité, relativiser est utile puisqu’il s’avère que les personnes décédant suite à des violences sont moins nombreuses qu’auparavant. Alors que les annonces pessimistes ont envahi les discours médiatiques, le constat réel est pourtant moins alarmant !

Mercredi 8 mars 2017, l’émission Hier aujourd’hui demain diffusée sur France 2 avait pour invité le psychologue Jacques Lecomte. À l’aide de chiffres, le professionnel a permis de mieux comprendre la réalité. Entre 1994 et 2013, il y a eu une baisse de 65 % du taux d’homicide, et ce, juste au niveau de la région Île-de-France.

Les médias ont pourtant passé sous silence cette information assez surprenante qui ne colle évidemment pas à l’ambiance présumée dans notre société rapportée un peu partout. Ce n’est pas tout puisque 665 personnes sont décédées par homicide durant l’année 2013 (un chiffre certes en hausse : 932 en 2015), néanmoins ce sont 14 000 morts qui ont été déplorées durant la même année pour une autre raison, une hécatombe que l’on impute au chômage selon l’International Archives of Occupational and Environmental Health.

Nous pouvons supposer que les médias font un meilleur audimat en insistant sur les faits de violence impliquant par exemple des armes à feu et à peu près tout événement ayant une connotation macabre. Ceci explique donc pourquoi la réalité serait floutée de cette façon. Pour ceux que cela intéresse, il est d’ailleurs possible de contrôler en temps réel le nombre de meurtres en France par le biais du site ConsoGlobe. Le jour de la rédaction de cet article, 186 personnes étaient mortes suite à des violences depuis le 1er janvier 2017.

Sources : PositivR – ConsoGlobe

via: http://citizenpost.fr/2017/03/france-avons-de-risques-de-mourir-assassine-quil-y-a-20-ans/

 

Un juif arrêté en Israël pour avoir multiplié les fausses alertes à la bombe à caractère antisémite

L’instrumentalisation de l’antisémitisme à des fins politiques prend toutes sortes de formes. Ce qui est intéressant ici est que Donald Trump n’y apparaît pas comme l’homme stupide que les médias traditionnels présentent. Il avait d’avance subodoré que la « vague d’alertes à la bombe visant des centres communautaires juifs étaient des attaques sous faux-drapeau, perpétrées par des démocrates ou des individus de confession juive pour salir ses partisans ». Quand cela se passe en Europe nos responsables politiques prennent généralement pour argent comptant ce que des organisations juives affirment au sujet de la prétendue « menace » de l’antisémitisme. [ASI]

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Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté un jeune juif soupçonné d’être l’auteur de dizaines de fausses alertes à la bombe contre des institutions juives à travers le monde. La piste pourrait confirmer l’intuition de Donald Trump à ce sujet.

Un jeune juif âgé de 19 ans a été arrêté par la police israélienne à l’aéroport de Tel-Aviv le 23 mars. Il est suspecté d’avoir procédé à plusieurs dizaines de menaces d’attentats contre des centres communautaires juifs aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Australie.

Une enquête conjointe avait été lancée dans plusieurs pays après que des appels menaçants ont semé la panique ou perturbé les activités dans des lieux publics, des synagogues ou lors de rassemblements, a déclaré la police à la suite de son arrestation.

L’une des fausses alertes du suspect avait même contraint un avion à atterrir d’urgence, a-t-elle ajouté.

L’une des plus grandes organisations américaines à lutter contre l’antisémitisme, l’Anti-Defamation League, a recensé plus d’une centaine d’alertes à la bombe contre des centres communautaires juifs depuis le début de l’année.

Les investigations ont impliqué le FBI américain dont des agents ont été dépêchés en Israël, ainsi que des services de sécurité européens, selon la police israélienne.

Trump l’avait-il prédit ?

Début mars, le président des Etats-Unis s’était attiré les foudres de ses critiques en posant l’hypothèse, en privé, que la vague d’alertes à la bombe visant des centres communautaires juifs étaient des attaques sous faux-drapeau, perpétrées par des démocrates ou bien des individus de confession juive pour salir ses partisans. 

L’Anti-Defamation League s’était dite «estomaquée» par les propos du président et les avait condamnés.

 

Voir l’image sur Twitter

Pour l’heure, les investigations ne permettent pas de confirmer l’hypothèse du président américain, mais le jeune juif arrêté en Israël reste le principal suspect de cette série d’actes malveillants à caractère antisémite. Le jeune homme est toujours interrogé par les enquêteurs qui cherchent à connaître ses motivations.

Source: https://francais.rt.com/international/35768-israel-arrete-juif-suspecte-alerte-bombe-antisemitisme

Photo: © Baz Ratner Source: Reuters – Le suspect des multiples attaques « antisémites »

via:http://arretsurinfo.ch/%ef%bb%bfun-juif-arrete-en-israel-pour-avoir-multiplie-les-fausses-alertes-a-la-bombe-a-caractere-antisemite/

Les assertions et opinions exprimées ici sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputées à Arrêt sur Info.