05 juillet 2017

 

 

 

Le Réfrigérateur géant qui marche sans électricité en plein désert depuis 2000 ans

De nos jours, chaque foyer a un réfrigérateur. Cela nous est normal de l’ouvrir pour prendre de la nourriture et de la boisson fraîche. Mais sans électricité, à quoi ressemblerait la vie sans réfrigérateur ?

Les habitants de l’ancienne Perse (dans l’Iran actuel) possédaient la capacité de réaliser un dispositif semblable aux réfrigérateurs, mais très grand et fonctionnant sans électricité.

 

Sa taille est impressionnante à observer. Cela paraît inimaginable qu’un frigo géant ait fonctionné en plein désert il y a 2000 ans.

Il y a près de 2400 ans, la plus grande partie de la Perse était une terre aride et désertique. Cela a mené ses habitants à souhaiter des boissons fraîches dans les situations difficiles, particulièrement en été.

C’est à ce moment que des ingénieurs de l’ancienne Perse ont mis au point la technologie de conservation du froid, leur permettant d’utiliser des réserves de glace en été.

 

Ils ont appelé cette construction le Yakchal.

Cet ancien réfrigérateur résistant aux transferts de chaleur possède un dôme creux d’une dizaine de mètres de hauteur. Sous le dôme se trouve un profond puits souterrain où placer la nourriture, et plus important de la glace. La technique des ingénieurs perses est de geler de la glace en hiver, puis de la stocker sous terre pour pouvoir l’utiliser durant l’été.

 

Les gens voulant des aliments et des boissons fraîches devaient descendre dans le puits, mais cela en valait la peine. Des boissons fraîches étaient disponibles dans le désert il y a 2000 ans, alors qu’elles ne sont aujourd’hui qu’un souhait irréalisable pour beaucoup.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cours de l’hiver, de l’eau était amenée par un système de canalisation depuis les montagnes environnantes jusqu’au réfrigérateur Yakchal. Ces Yakchals étaient conçus pour permettre à de l’air d’entrer par le dessus du dôme jusqu’aux parties inférieures du Yakchal.

Grâce à leur haut dôme conique, les Yakchals permettent à l’air chaud d’entrer et de ressortir. Les Yakchals gardent ainsi le froid tout au long de l’année.

Ces constructions étaient faites de sable, d’argile, de blanc d’œuf, de chaux, de cendres et de poils de chèvre.

Le mélange de ces ingrédients dans les bonnes proportions formait un mortier imperméable appelé Sarooj. En plus d’être imperméable le Sarooj permettait une bonne isolation, permettant de garder des blocs de glace toute l’année.

 

Pour renforcer les Yakchals, leurs murs pouvaient faire jusqu’à deux mètres d’épaisseur.

Les habitants de l’ancienne Perse avaient ainsi la chance de pouvoir apprécier de la nourriture et des boissons fraîches durant l’été, particulièrement leur faludeh glacé typique.

Certains Yakchals sont encore debout aujourd’hui 2400 ans après leur construction. Les Iraniens modernes continuent d’utiliser ce réfrigérateur géant dans les cas où ils n’ont pas d’électricité.

Sources: Le Savoir Perdu des AnciensEpoch Times

via:http://www.nouvelordremondial.cc/2017/06/27/le-refrigerateur-geant-qui-marche-sans-electricite-en-plein-desert-depuis-2000-ans/

 

Envoyé par Nicolas Bonnal

01 juin 2017

 

Le renard est-il un animal nuisible ou utile ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ASPAS

Trompeur, flatteur, rusé, matois, voleur, porteur de maladies tels sont quelques qualificatifs qui font que le renard est considéré comme un nuisible. Un colloque organisé par l’ASPAS, les 12 et 13 mai  à l’université Pierre et Marie Curie à Paris, conclut que « mieux connu, le renard sera bien vu.

Prévenu renard, levez-vous.

Voici les chefs d’accusation qui vous condamnent à perpétuité à demeurer dans la liste des animaux classés nuisibles  et chassables : voleur de poules et même de fromage, vecteur d’échinococcose alvéolaire ou « ver du renard », trompeur, matois, madré, rusé, donneur de leçons.

Les preuves de vos nuisances sont établies dans un recueil de Fables de Jean de La Fontaine, avocat de l’accusation. Tout et tous vous accusent : le corbeau que vous avez flatté pour lui voler son fromage, le bouc que vous avez trompé l’abandonnant au fond d’un puits, le fermier que vous avez accusé de négligence justifiant un carnage dans sa basse-cour etc. etc.

Qu’avez-vous à dire pour votre défense ?

Monsieur le juge, messieurs et mesdames les jurés. Je m’en remets à mon avocat ASPAS pour plaider contre ces accusations qui condamnent, chaque année, 600 000 à 1 million de mes congénères à être tués par la chasse et le piégeage.

Voici un animal classé nuisible mais éradiqué de façon discutable parfois illégale comme c'est le cas dans le Nord de la France lors des "Ch'ti fox days" !

Pour justifier ce massacre gratuit, les chasseurs accusent le renard non pas tant de s'en prendre aux poulaillers mais surtout d'être vecteur d'une maladie contagieuse : l'échinococcose alvéolaire ou "ver du renard". Or non seulement celle-ci peut se soigner aux moyens d'appâts contenant un vermifuge mais encore elle n'est pas transmise par les jets d'urine du renard mais ses excréments comme l'atteste une brochure du ministère de la santé

Cette destruction fait également oublier que le renard est un meilleur allié pour l'agriculture que les traitements chimiques contre les campagnols. D'ailleurs le ministère de l'agriculture, dans son arrêté relatif au contôle des campagnols et autres rongeurs des champs, préconise des moyens non chimiques dont le renard pour limiter la prolifération de campagnols. 

Quand il est aux campagnols, le renard n’est pas aux poules.

Ceci plaide pour le retrait du renard de la liste des « nuisibles ». En effet, il n’enfreint aucun des motifs légaux pour être ainsi classé :

- l’intérêt de la santé et de la sécurité publique,

- la protection de la flore et de la faune,

- la prévention des dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles,

- la prévention de dommages importants à d’autres formes de propriété.

Certes, les chasseurs et les piégeurs en font le bouc émissaire de leurs pratiques qui consistent à relâcher leur gibier d’élevage à plumes qui évidemment et tentant.

Mais à qui la faute, au renard ou à l’Homme qui laisse ouvert son poulailler ou relâche son gibier d’élevage ?

Loin de nous de prétendre juger les Hommes, édifiés que nous sommes par la fable de maître La Fontaine Le fermier, le chien et le renard

Simplement reconnaissons dans le renard un allié gratuit et non polluant.

Permettez-nous de joindre aux chefs d’accusation ces 5 MOTIONS remises au nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Mieux connu, le renard sera ainsi bien vu.

 

A lire

BD "sauver-les-renards"

entretien avec la juriste Ariane Ambrosini

 

 « Nous demandons à Nicolas Hulot de sortir le renard de la liste des nuisibles »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ariane Ambrosini. Photo Daniel Roucous.

Entretien avec Ariane Ambrosini, chargée du statut des animaux sauvages au service juridique de l'ASPAS Pour elle déclasser le renard des espèces dites « nuisibles » serait une avancée vers une meilleure prise en compte des enjeux écologiques.

Quel est le statut juridique du renard en France ?

Ariane Ambrosini : « Le renard roux est une espèce chassable pouvant également être inscrit sur la liste des espèces nuisibles d'un département.

Le problème en France, c’est que l’exception devient la règle, sans véritable justification : le renard est classé « nuisible » dans la quasi-totalité des départements métropolitains (90 sur 96) !

Pourquoi ? Parce que si le statut d'espèce "nuisible" doit en principe permettre de remédier à un problème ponctuel, ce statut permet surtout aux chasseurs et aux piégeurs de s’amuser à traquer ces animaux toute l’année et d'éliminer un prédateur concurrent, même en dehors de l’ouverture générale de la chasse. »

 

Sur quelle base légale les préfets autorisent la chasse au renard notamment en organisant des journées types Ch’ti Fox days ?

«  Le code de l’environnement prévoit que les préfets fixent, chaque année, les dates d’ouverture et de clôture de la chasse à tir dans leur département.

Ces dates doivent être comprises entre septembre et le dernier jour de février, mais des exceptions existent notamment pour le renard dont la chasse peut être autorisée par le préfet dès le 1er juin (93 départements appliquent cette exception). Sont alors autorisés à les tuer les chasseurs porteurs d’un permis de chasser validé.

Des événements comme les Ch’ti Fox days sont des fêtes organisées par les chasseurs pour organiser de grandes parties de chasse. Ils sont soumis à la réglementation de la chasse et n’ont pas besoin d’autorisation particulière.

A la chasse à tir s’ajoutent la chasse à courre, ouverte du 15 septembre au 31 mars, et la vénerie sous terre, qui se termine le 15 janvier. »

 

En quoi sortir le renard de la liste des animaux nuisibles va-t-il le réhabiliter et cela ne va-t-il pas encourager le braconnage ?

« On oublie que le renard est avant tout un prédateur naturel qui joue un rôle dans les écosystèmes, avec des impacts sanitaires et économiques positifs.

Le retirer de la liste des espèces « nuisibles » permettrait de réhabiliter l’animal, et de démontrer concrètement son utilité.

Au Luxembourg, la chasse aux renards est interdite, et tout se passe bien ! Nous n’avons rien à perdre, car le renard est tellement persécuté que le braconnage ne serait pas pire que la situation actuelle : on en tue des centaines de milliers chaque année en France !

L’ASPAS demande donc au nouveau gouvernement le déclassement du renard roux des espèces dites « nuisibles ». Ce serait une vraie avancée, en marche vers une meilleure prise en compte des enjeux écologiques. »

Pesticides, il est interdit de les pulvériser n’importe où et n’importe comment

 

REGLEMENTATION

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La France est championne d'Europe de pulvérisation de pesticides avec 5,4 kg pulvérisé par an et par hectare (3 kg en moyenne en Europe) et encore c'est une moyenne puisque dans certaines régions agricoles ou viticoles c'est pire. Voir dans + d'infos la carte de France des ventes de pesticides.

 

AFP

La pulvérisation des pesticides ça craint pour l’environnement et le voisinage. Et pourtant une règlementation impose un principe de précaution et de protection.

La cohabitation entre riverains et agriculteurs ça craint quand ces derniers pulvérisent des pesticides. Le résultat des tests chez les riverains de zones cultivés publié par l’association Générations futures est parlant ! Et pourtant la pulvérisation des pesticides est strictement réglementée. Certes cette réglementation doit être améliorée mais elle existe et est écrite noir sur blanc sur les notices d’utilisation. Il faudrait commencer par la respecter en attendant que s'imposent les alternatives aux pesticides. La voici.

Deux formes d’épandage ou de pulvérisation de pesticides sont autorisées en agriculture :

l’épandage terrestre est réglementé par les articles L253-1 à L253-7-1 du code rural

Il est interdit en ZNT (zones non traitées), souvent sur une largeur déterminée par arrêté préfectoral le long des cours d’eau ou autour des points d’eau.

Toutefois il est soumis à des prescriptions vis-à-vis des populations locales que nous rappelons ci-après ;

l’épandage aérien est normalement interdit par l’article L253-8 du code rural mais il peut être autorisé temporairement par dérogation et aux conditions fixées par arrêté du 15 septembre 2014 du ministère de l'agriculture

Il est bien entendu que l’épandage aérien ne peut en aucun cas être pratiqué en permanence mais seulement sous autorisation préfectorale temporaire, en cas d’urgence et d’impossibilité de faire autrement ou s’il est préférable à l’épandage terrestre.

De plus, seuls certains organismes nuisibles du maïs, du riz et de la vigne (de la banane en Outre Mer) sont concernés pour un temps limité. Et seulement à une certaine distance des lieux d’habitation que doit prévoir les préfets.

 

Les prescriptions de l’épandage terrestre

- tous les moyens doivent être mis en œuvre pour éviter l’entraînement des pesticides et insecticides hors de la parcelle et de la zone traitée (ce qui est loin d’être le cas quand on se réfère au test de Générations futures) ;

- faute de mesure de protection (haies par exemple), les distances minima de recul conseillées vis-à-vis des lieux accueillant des personnes vulnérables (enfants, personnes âgées ou malades) sont de 5 mètres pour les cultures basses (grandes cultures, cultures légumières), 20 mètres pour la vigne, 50 mètres pour l’arboriculture ;

- interdiction de traiter en période de floraison (pollinisation) et si le vent a un degré d’intensité supérieur à 3 sur l’échelle de Beaufort ;

- respect d’un délai minimal de 3 jours entre le traitement et la récolte pour la santé du consommateur ;

- respect d’un délai minimal de 6 à 48 heures entre le traitement par pulvérisation ou poudrage sur végétation en place et l’accès à la parcelle traitée (8 à 48 heures dans les serres et tunnels, 24 heures pour les produits irritants pour les yeux, la peau ou l’inhalation ;

- ne pas traiter dans une zone minimale de 5 mètres le long des cours d’eau et même des fossés ainsi qu’autour des points d’eau non potable à défaut d’indication sur l’étiquetage d’une zone non traitée ou d’un arrêté préfectoral (attention au respect des périmètres de protection des captages d’eau potable) ;

- interdiction de traiter dans les ZNT (Zones non traitées) dont les largeurs ne peuvent être inférieures à 5 mètres et peuvent être de 20, 50 ou 100 mètres ;

- les pulvérisateurs de plus de 5 ans doivent être contrôlés par un organisme d’inspection agréé.

Ces prescriptions les utilisateurs de pesticides les connaissent puisqu’elles figurent noir sur blanc dans la notice d’utilisation sur les emballages des produits phytos. C’est d’ailleurs ce que dit et impose le réglementa sanitaire type (article 160) des directions départementales de la protection des populations (ex DDASS)

Attention à proximité des écoles et lieux publics

Une instruction du ministère de l'agriculture-2016 rappelle les mesures de protection et les distances de précaution qui doivent être mises en place à proximité des écoles, crèches, haltes garderies, centres de loisirs, aires de jeux, établissements de santé.

 

Liens utiles

attention à l'utilisation de pesticides dans vos jardins et sur vos pelouses

rapport du Sénat sur les pesticides

avis des bioconsommateurs

rapport-sur-les-pesticides-et-la-sante/GREENPEACE

 

ecophyto/chiffres-en-hausse

CONTROVERSE

Les limites maximales de résidus en question

Dans un avis l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) constate après analyse d’échantillons que 97% des produits alimentaires sont dans les clous quant aux limites maximales de résidus (LMR) de pesticides autorisés par l’Union européenne.

C’est oublié que la règlementation européenne est devenue plus cool en matière de LMR de pesticides. Explications.   

Jusqu’au 1er septembre 2008, les LMR (Limites maximales de résidus) de pesticides étant autorisés dans ou sur les fruits et légumes, étaient arrêtées par Etat. Il s’agit d’une limite au-delà de laquelle c’est toxique.

En France, cette limite était l’une des plus basses d’Europe. Un règlement européen n° 839-2008 a aligné toutes les LMR nationales sur les LMR les plus hautes. C’est ainsi que la LMR de fénoxycarbe, un insecticide diffusé sur les agrumes, est passée de 0,05mg/kg à 2 mg/kg le 1er septembre 2008 !

Considéré comme cancérigène, une directive de l’Union européenne n° 2011/20 du 2 mars 2011 a demandé aux Etats membres de ne plus l’autoriser à compter du… 31 mai 2015. Il faut bien écouler les stocks !

Autre exemple de saison : les abricots sont traités au cyprodinil dont la LMR est passée de 0,5 mg/kg à 2 mg/kg. Idem pour le tébuconazole sur le raisin.

Précisons que ces LMR ne sont souvent pas alignées sur le seuil de toxicité. Un exemple par le melon : la LMR est passé de 0,05 mg/kg à 0,4 mg/kg, le seuil de toxicité étant de 0,13. Et c’est comme ça pour tous les fruits et légumes non bio.  

Les LMR par produits peuvent être consultés sur le site ftp://ftp.fao.org

 

La dernière enquête de la DGCCRF sur les résidus de pesticides