ROMPRE DÉFINITIVEMENT AVEC LE PS

 

 

Vous qui envisagez de voter pour HAMON, prenez garde : si vous faîtes les moutons, vous serez tondus ! Les socialistes ont toujours fait des cadeaux de riches aux riches et des cadeaux de pauvres aux pauvres … et les cadeaux aux pauvres ne durent jamais très longtemps !

Les socialistes se déterminent toujours en fonction du moment, du lieu, du rapport des forces politiques, syndicales, sociales, des concurrents en présence, de la pression atmosphérique, des prévisions météo… Cette épuisante sensation de courir dans l’eau (plaidoyer pour rompre définitivement avec le PS)…Hamon, ou l’ultime arnaque PS

Vous avez déjà essayé de courir dans l’eau ? Épuisant n’est-ce pas ? Au bout de quelques pas, je me dis que j’irai plus vite en marchant. Alors je marche. Comme je n’ai jamais pris la peine de me chronométrer, je ne sais ce qu’il en est réellement, mais la sensation d’aller plus vite et plus loin est bien là. Et quoi de plus subjectif que le temps ?

Préambule défoulant :

Socialistes, j’ai un aveu à vous faire : je ne vous supporte plus. Ni vos tronches, ni vos discours, ni vos écrits, ni vos déclarations, ni vos commentaires.

Je ne supporte plus vos promesses, vos analyses, vos décisions, votre éducation, votre culture, votre économie, votre politique, vos médias. Socialistes, je ne vous supporte plus ni en peinture, ni en photo, ni en dessin. Voilà, c’est écrit, c’est annoncé, c’est officiel. (P’tain, qu’est-ce que ça fait du bien.)

Le PS est-il encore fréquentable ?

Cela n’a pas toujours été le cas, croyez-moi. Je me souviens encore lorsque, membre du PCF, nous collions dans les rues les affiches de la section locale du PS qui n’avait – paraît-il – pas vraiment de militants pour ça. On se moquait d’eux, c’est vrai, mais c’était comme on se moque d’un copain qui vient à un week-end de randonnée avec des chaussures de ville. Ce côté décalé, légèrement à côté de la plaque, maladroit mais plein de bonne volonté. Sa souffrance à aller de l’avant finit par faire de la peine, et tout le monde ralentit pour l’attendre. On lui prêterait bien une paire de chaussures de marche, mais qui aurait pensé que… ? En tous cas, c’est comme ça que je voyais les choses.

C’est dire si je les connaissais mal.

Comprenez-moi bien : ce n’est pas leur positionnement politique stricto sensu que j’ai fini par haïr, après tout, il m’arrive de trouver des gens « sympas » de pratiquement tous les bords politiques. Engueulez-moi si vous voulez mais, dans le camp adverse, j’ai une petite affection pour Bayrou, par exemple. Je crois que c’est un type bien, comme on dit. Ah, on sera probablement jamais membres du même parti, mais j’aime les gens cultivés (il l’est), propres sur eux (il le paraît), aux véritables convictions (il me semble). C’est quelqu’un, divergences politiques mises à part, qui m’inspire confiance, avec qui j’aurais envie de discuter un brin. Oui, je sais, je peux me tromper, mais en attendant, c’est comme ça.

Eux par contre… plus jamais. Non, ce qui me débecte chez eux, c’est leur façon d’être, leurs façons de faire, ce sentiment, à l’origine diffus mais qui a pris corps, qu’ils ne sont jamais ce qu’ils prétendent être (qui n’est déjà en soi pas toujours reluisant). Ce sentiment que tous leurs propos (notamment pré-électoraux) sont contrôlés par une partie de leur cerveau qui a coupé tout contact avec la partie qui contrôle leurs faits et gestes.

Ils sont si peu regardants qu’ils n’ont même pas changé le nom de leur parti. Ou alors ils le gardent sciemment dans un objectif inavoué. Lequel ? Faire perdre un maximum de crédibilité au mot « socialiste » ? Attirer le gogo de passage ? Pour ratisser large ? Peut-être qu’ils n’y prêtent même plus attention. Peut-être ne l’ont-ils même pas remarqué. Peut-être se rachètent-ils une sorte de bonne conscience, comme un ivrogne qui prendrait sa carte à Alcooliques Anonymes ? Toujours est-il que « mystère ».

Les soupapes sociétales du Capitalisme

Il y a des années, j’ai lu une interview de Noam Chomsky où on lui demandait quelle était la différence entre le Parti Démocrate et le Parti Républicain. Sa réponse (de mémoire) fut laconique : « le sexe ». Il faisait le constat que sur pratiquement tous les domaines, les positions du Parti Démocrate et du Parti Républicain se recouvraient. Le seul domaine – à l’époque – où existait encore une véritable distinction était les questions de sexualité (homosexualité, notamment) et d’une manière générale, tout ce qui concernait la sphère de la vie privée. La position plus « progressiste » du Parti Démocrate faisait qu’il était plus ou moins soutenu par tout un aréopage de mouvements progressistes qui s’accrochaient à ces questions face à un Parti Républicain nettement plus conservateur. On trouvait donc dans le sillage du Parti Démocrate, des mouvements de libération divers et variés, les milieux culturels et médiatiques, ainsi que Hollywood, etc. Pour tout le reste, rien ne pouvait réellement distinguer le Parti Démocrate du Parti Républicain. Chomsky faisait même remarquer que, du point de vue historique, ce sont plutôt des Démocrates qui déclenchent les guerres et les Républicains qui les arrêtent (les choses ont changé depuis).

Toujours est-il que pour aboutir à une fusion idéologique totale, il suffisait que le Parti Républicain franchisse le Rubicon en quelque sorte, c’est-à-dire qu’il abandonne son homophobie, par exemple. Mais que les Républicains franchissent ou non le Rubicon importait peu en réalité dans la mesure où – encore une fois – les deux partis avaient la même politique. Mieux encore, la position sociétale réactionnaire du Parti Républicain pouvait même être utile au système en donnant l’impression d’une alternative, d’une véritable opposition entre deux camps qui s’étripaient avec d’autant de virulence que leur accord sur pratiquement tous les autres sujets était total.

Il s’ensuit que, puisque le parti au pouvoir et le parti dans l’opposition étaient d’accord sur la politique économique, sociale et internationale, le champ de discussion se trouvait de plus en plus rétréci, pour la plus grande satisfaction des pouvoirs économiques et politiques en place. A ma droite, un bon vieux parti bien « réac » (et encore), à ma gauche, un parti « progressiste » (et encore). Chez l’un et l’autre, la même servilité au système. A l’extérieur, réduits au silence et exclus des médias et du champ « réaliste » et « raisonnable » du débat, tout ce qui pouvait remettre en cause la distribution du pouvoir et des richesses.

La mainmise idéologue du capitalisme devenait ainsi totale, grâce aux questions sociétales qui opèrent comme une soupape de sécurité sans pour autant remettre en cause les rapports de pouvoirs. En France, selon moi, la dernière soupape en date fut le mariage pour tous, qui a permis le passage en toute discrétion de l’abominable ANI.

Notons au passage qu’il me semble qu’il ne reste plus beaucoup de « soupapes sociétales ». L’interdiction de quelques groupuscules d’extrême-droite ? Le vote des étrangers, peut-être ? Et après ? Pas grand-chose. C’est pour vous dire que si vous ne pensez pas que l’heure est grave, le Capitalisme, lui, doit commencer à en être convaincu.

Ah si, il reste au Capitalisme une grosse soupape, son joker, son va-tout : le Front National. « Nan, jamais », pensez-vous. Alors réfléchissez à ceci en pensant à ce qui précède : le Front National est probablement plus proche du pouvoir qu’on ne le pense en général, car il lui suffirait de « franchir le Rubicon » sur quelques questions sociétales (nous avons vu que ça mangeait moins de pain que les étrangers) pour que sa fréquentabilité explose et que les appels incantatoires contre son racisme et sa xénophobie perdent leurs derniers pouvoirs de résistance. Gageons que s’ils organisaient un gay-pride à la fête bleu-blanc-rouge, Libération trouverait Marine Le Pen métamorphosée et très « in ». Je sais, c’est triste, mais comme ça. En tous cas, si j’étais à la tête du Front National, c’est ce que je ferais, avec un petit clin d’oeil à la base pour leur faire comprendre que c’est « pour du faux ».

La proximité idéologique entre le PS et la Droite n’empêche nullement la confrontation. On pourrait même dire que plus les idéologies se ressemblent, plus la confrontation se doit d’être exacerbée et « théâtralisée » pour justifier son appartenance à une des équipes tenants du système en place – sinon, à quoi bon avoir plusieurs partis ? Une confrontation qui relève plus de supporters de foot se bagarrant entre eux qu’à de véritables enjeux de société. La confrontation peut donc être virulente et sincère, tout en paraissant ridicule aux yeux des passants et des spectateurs non concernés. Deux camps de supporters qui se battant pour leurs équipes respectives, le tout au nom d’un même sport joué avec les mêmes règles. Et il n’est pas dit qu’ils ne s’unissent le temps de tabasser un fan de basket qui passerait par là.

Une dérive qui rétrécit le champ du débat

Observons à présent un phénomène : la dérive droitière du PS, à l’instar de son courroie de transmission la CFDT, s’opère au fur et à mesure que la crise du capitalisme et du libéralisme économique s’amplifie, ce qui constitue en soi un étrange paradoxe. Qui peut sérieusement croire que plus de droite résoudrait une crise fondamentalement de droite ? Les caciques, porte-voix, idéologues, etc, du PS ne sont ni des « pragmatiques » ni des « réalistes » mais des médecins de Molière. S’il fallait démontrer que le PS n’a jamais été (ou n’est plus, comme vous voulez) de gauche, ce simple constat suffit en lui-même, car qui rallierait l’idéologie adverse au moment même où cette dernière est malmenée ?

Pour ceux qui n’ont pas compris l’ampleur de la dérive, je les invite à interrompre leur lecture de ce texte et de (re)lire le Programme Commun de gouvernement, signé par le PCF, le PS et les Radicaux de gauche et qui date de 1972. http://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1972-06-le-programme-commun/ Un des partis signataires était un parti « de centre-gauche ».

C’est ainsi que la dérive du PS provoque le même rétrécissement du champ de discussions, la même exclusion du champ du « raisonnable » et du « réaliste ». A tel point que la question des (re)nationalisations de certaines entreprises est devenue une question littéralement taboue, y compris (et surtout ?) au PS. C’est comme si la porte de discussion se refermait derrière le PS au fur et à mesure qu’il dérive de plus en plus à droite.

Et j’appelle à la barre des témoins l’actualité récente, qui vient de révéler comment la véritable gauche se faisait désormais étiqueter de « extrême ». Etre de gauche aujourd’hui, c’est être « extrême ». Le piège tendu depuis des années est donc en train de se refermer, et la caution politique et morale de ce piège n’est ni plus ni moins que le PS.

Alors partons d’un constat : le Parti Socialiste est aujourd’hui plus à droite que la droite que nous combattions jadis, et que nous traitions de « réactionnaires » même et, allez, pendant qu’on y est, de « facho ». Oui, on était jeunes, on était beaux, on sentait bon la lutte des classes.

Une dérive en forme de chantage

Cette dérive s’opère par une manœuvre relativement simple : plus la droite se droitise, et plus le PS peut se droitiser, tout en prétendant être plus « à gauche » (ou « moins à droite ») que la droite officielle… A tel point que c’est devenu apparemment sa seule raison d’être (Qui a oublié la mémorable campagne du PS en 1986 qui n’avait comme argument sur ses affiches que « Au secours ! La droite revient ». Tu parles.)

Cette dérive soulève évidemment la question suivante : jusqu’où ? Question qui s’adresse en réalité plutôt à nous qu’au PS. Après tout, si le PS a envie de dériver, qu’il dérive – et nous agiterons des mouchoirs sur le quai en proférant des « Adieu », des «  Farewell » et des « Vaya con Dios » (personnellement, j’opterai pour « crève charogne », mais vous n’êtes pas obligés de me suivre).

Parce que nous n’avons jamais tracé de ligne (celle que nous aurions tracée jadis si nous avions su), celle-ci se trouve déjà très loin derrière nous…

Cette question est d’autant plus importante pour nous que le PS entraîne dans cette débâcle tous ceux qui sont accrochés à lui par ces liens qu’on appelle la « discipline républicaine » et le « vote utile »… Accrochés, à l’instar d’un parachutiste qui tombe en vrille et qui n’arrive pas à décrocher le parachute défectueux… A moins de couper la lanière et de prier que le parachute de secours veuille bien s’ouvrir. Manœuvre qu’il faut évidemment effectuer avant qu’il ne soit trop tard.

Une élection après l’autre, la « discipline républicaine » et le « vote utile » auront été les passe-droits d’un Parti Socialiste qui n’aura même pas eu au passage la reconnaissance du ventre. Fort de son chantage systématique d’être « un moindre mal », fort de la véritable impunité dont il a bénéficié au cours de toutes ces années, il est devenu comme tous ceux qui estiment n’avoir de comptes à rendre à personne – ni à la population, ni aux militants qui se sont sacrifiés pour l’amener là où il est. Et s’il ne nous crache pas ouvertement à la figure, c’est uniquement parce qu’il sait qu’après une élection, il y en aura une autre, puis une autre… et à chaque fois rebelote.

Ce qui soulève une question brûlante : qu’allons-nous faire de ce parti ?

Cette pénible sensation de courir dans l’eau. Appeler à voter Hollande au second tour pour dégager Sarkozy, ça c’est une décision tactique. Les décisions tactiques valent ce qu’elles valent, elles sont prises ou pas et le cours des événements suit le plan, ou pas. Pas de quoi se crêper le chignon. Le vote utile et la discipline républicaine tactiques sont des outils parmi d’autres, qui ne sont ni à jeter ni à sacraliser. Mais lorsque la discipline républicaine et le vote utile deviennent systématiques, totalement prévisibles donc, et par conséquent inconditionnels, cela devient une stratégie. Et une stratégie, ça se discute. Et le cas échéant, ça se change. De préférence avant qu’il ne soit trop tard. Sinon, on finit par appliquer la discipline républicaine et surtout le vote utile pour apporter des voix à des candidats que appliquent une politique nettement plus à droite que la droite pour laquelle « jamais au grand jamais » nous n’aurions apporté la moindre voix… avant.

La droitisation du PS couplée à la discipline républicaine et le vote utile nous droitisent à notre tour – puisque nous apportons nos voix à un parti de plus en plus à droite. Se distancer verbalement du PS, tout en accompagnant électoralement sa dérive, ne fait qu’amplifier le grand écart entre nos discours et nos actes (un des reproches que nous faisons au PS, justement).

La première étape consisterait à arrêter de se raconter des histoires : non, le PS ne changera pas. Et pourquoi changerait-il ? S’il devait changer, ce serait parce qu’il estimerait qu’il n’aurait plus le choix et non pas parce qu’il en aurait envie ou qu’il y croirait ou qu’une lueur bleutée serait tombée du ciel pour l’envelopper d’un halo de béatitude progressiste. Et si malgré tout, il changeait, ce serait dans sa nature et fidèle à ses manœuvres de changer « juste ce qu’il faut » pour désamorcer la crise de confiance. Il changerait pour une question de survie d’appareil, pour pouvoir encore et encore profiter de la discipline républicaine, du vote utile, de son image de moindre mal, tout en préparant la Nième trahison, donc la Nième déception, donc la Nième fuite des électeurs vers quelque chose de « différent ».

Le PS ne changera pas pour une question de principes ou d’idées, parce que si ce parti était capable de principes ou d’idées, il ne serait pas le PS dont on parle et je ne serais pas en train d’écrire ceci.

Des générations entières de militants (y compris du PS, faut-il le préciser), les forces vives du changement, ont été épuisées et s’épuisent encore à tenter de faire gagner une « gauche » en compagnie d’un PS dont la nuisibilité et la nuisance sont établies.

Autant se battre pour une cause et contre un adversaire peut se révéler une activité stimulante, autant jouer à ce numéro de « je t’aime, moi non plus » avec un PS cocufieur est une activité épuisante et démotivante. Combien de temps encore allons-nous nous épuiser à tenter de courir dans l’eau ?

Et pour ceux qui ont encore des doutes sur les limites de cette dérive, rappelons au passage que lors des dernières élections au Venezuela, le « socialisme » a préféré se rallier derrière Capriles, le candidat d’extrême-droite – ce qui constitue une position assez récurrente des partis dits socialistes à travers le monde.

Avant qu’il ne soit trop tard

Ceux qui pensent ou espèrent que la gauche pourrait profiter du discrédit du PS surestiment la culture politique de la population – nourrie en majorité à du TF1. Car le PS est, aux yeux de la très grande majorité, un parti de gauche, point barre. Vous et moi sommes de gauche. Donc nous sommes « comme le PS ». Alors, à moins de bien faire comprendre que nous ne sommes en rien « comme le PS »… Comment ? D’abord en le faisant savoir et, surtout, en le faisant bien comprendre. A la France, et aussi au PS. De préférence avant qu’il ne soit trop tard.

Commençons par nous débarrasser définitivement de la « discipline républicaine » et du « vote utile » stratégiques. La discipline et le vote s’appliqueraient désormais au coup par coup, candidat par candidat, circonscription par circonscription, en considérant le bilan et les votes à l’Assemblée Nationale de chacun. Qu’avons-nous à perdre ?

C’est sûr, nous aurions dû réagir plus tôt, et plus vigoureusement, mais nous sommes comme celui qui souffre d’une rage de dent et qui ira « demain » chez le dentiste. Hier, c’eut été un plombage. Aujourd’hui, ce sera une couronne. Demain…

Avec un PS posé comme un verrou sur la porte menant à tout véritable changement, nous n’avons que trois options :

1) trouver la clé

2) faire sauter le verrou

3) défoncer la porte.

Du point de vue historique, il me semble que la première option est définitivement perdue et que nous sommes actuellement très précisément devant la deuxième. Quant à la troisième, que répondre, à part « en attendant le rapport de forces nécessaire » ? D’ailleurs, c’est pas moi qui le dit, c’est l’Histoire. Généralement, elle sait de quoi elle parle, même lorsqu’elle bégaie.

 

Frico-Racing

Utopie, quand tu nous tiens

Utopia, cette île qui a donné le nom à ce joli mot « Utopie » revient dans l’actualité avec le Revenu de Base, défendu par plusieurs candidats à la présidentielle.

Mais quels étaient les valeurs défendues dans cette île inventée par Thomas More ?

C’est en 1516 que Thomas More, juriste au service d’Henri VIII, imagina dans un livre une société idéale, une île nommée Utopie, république exemplaire où la propriété individuelle et l’argent sont abolis, les utopistes, citoyens vertueux, amoureux de sagesse et de paix en sont les habitants.

L’encyclopédie définit ainsi le mot Utopie : « une des formes de l’idéal, dont elle a tous les caractères, et ce qu’on qualifie d’utopie devient une réalité sensible dans un autre temps  ».

Du grec « ou-topos » (nulle part) et « eu-topos », (lieu du bonheur), Utopia imaginée par Thomas More viendrait de sa lecture d’un récit imaginaire, écrit par un marin portugais, un certain Raphaël Hythlodée, et Utopia n’est pas sans rappeler la fameuse Atlantide de Platon

Toutes les deux accumulent en effet les ressemblances : en forme de croissant, bordées de montagnes, composées de 54 villes, conçues identiques, bâties sur le même plan, toutes distantes les unes des autres d’une journée de voyage.

Les maisons en enfilades, séparées par des rues larges de 20 pieds, soit environ 6 mètres, avec à l’arrière des jardins jumelés, clos par d’autres alignements de maisons.

Chaque ville compte 6000 familles, qui par groupe de 30 élisent un phylarque, sorte de magistrat, et tous les magistrats élus élisent à leur tour, à bulletin secret, le roi de l’île, nommé Utopus, lequel en établissant la liberté de conscience inaugure la tolérance religieuse, et le respect des religions garantit la paix sociale...

Les habitants de l’île ne travaillent que 6 heures par jour, et les lettrés sont dispensés de travail manuel.

 

Les 35 heures ne sont donc pas une nouveauté.

Thomas More plaide dans son livre pour la propriété collective, l’égalité sociale, le souci d’hygiène, l’autarcie économique, la démocratie politique, l’organisation de la vie quotidienne, du travail et des loisirs.

Le mot Utopie ressort des tiroirs chaque fois qu’une idée novatrice est portée par quelques acteurs de notre société, d’autant que la critique que faisait Thomas More de sa société est toujours plus d’actualité.

Utopie, c’est aussi le mot que brandissaient des politiques lorsque dans les années 50 du 20èmesiècle, certains défendaient le concept de la sécurité sociale...

Cette innovation est pourtant devenue réalité, et alors qu’elle coute chaque année près de 700 milliards, bien plus qu’une nouvelle proposition sociale appelée le RdB (revenu de base).

C’est aussi le mot qu’utilise Manuel Valls, candidat malheureux à la présidentielle, au sujet du RdB défendu par son concurrent, Benoit Hamon, Valls assurant que cette mesure est « impossible à mettre en œuvre », ajoutant qu’elle est l’image d’une « société de l’assistanat et du farniente  ». 

D’autant plus étonnant que quelques mois auparavant, il faisait l’éloge de cette solution. 

Benoit Hamon envisage un RdB à hauteur de 750 €, ce qui couterait, étalé dans le temps, 300 milliards, mais d’autres évoquent 1000 euros voire plus. 

Quoi qu’il en soit, le candidat présidentiel entend le réaliser progressivement, l’appliquant d’abord aux jeunes, évaluant la dépense à 45 milliards, ce qui correspond quasiment au cadeau qu’a fait Hollande aux entreprises au nom du CICE

Il s’agit de mettre en place une mesure qui ne soit pas culpabilisante, comme par exemple le RSA, mesure ignorée volontairement par le tiers des intéressés, mais de s’émanciper du marché du travail et de battre en brèche les rapports de subordination.

 

En effet, devant la raréfaction logique du travail, due à l’informatisation des outils de travail, à la robotique, et à la fin de la croissance, ne faut-il pas répartir plus égalitairement le fruit de la production ?

Les sources de financement de ce RdB sont pourtant quasi sans limite, passant par la traque des fraudeurs fiscaux, ( 80 milliards) par la mise en place d’un salaire maximum, ou du regroupement de plusieurs aides sociales dans lesquels une chatte ne retrouve plus ses petits.

Alors qu’un Jean-Jacques Rousseau écrit dans ses « œuvres complètes  » : « je suis obligé de rendre à l’humanité les bienfaits que j’ai reçu d’elle », Baptiste Mylondo, l’un des promoteurs historiques du RdB rétorque qu’il faut revoir le sens du mot improductif, car « ne serait-ce qu’en jouant à la belote », l’homme participe à la création du lien social, même si certains que le RdB est un faux ami du progrès social. 

Mais ne peut-on aller beaucoup plus loin qu’une simple partie de carte ?...

Les acteurs bénévoles de notre société sont de plus en plus nombreux, et ne participent-ils pas à la société de la plus belle des manières ?

En 2016 on ne dénombrait pas moins de 16 millions de bénévoles dans notre pays, et sans eux, disparaitraient des associations indispensables, comme « les restos du cœur », et tant d’autres qui rendent aux citoyens un incontestable et généreux service. 

La mise en place de ce RdB leur permettrait d’être encore plus nombreux et qui pourrait s’en plaindre ?

470 milliards, c’est le coût annuel estimé par Mylondo pour un RdB de 750 €. 

On pourrait aussi évoquer le Mouvement Utopia, cette coopérative citoyenne d’éducation populaire, animée aujourd’hui par Aurélien Bernier, l’auteur de « la démondialisation, ou le chaos », (édition utopia), membre d’Atac et du Mpep, qui porte un projet de rupture national comme alternative au libéralisme, et qui plaide pour la coopération, la décroissance, et la redistribution des richesses. 

Mais revenons à notre Utopia.

Dans sa chronique du dimanche matin, sur Europe 1, le 29 janvierBernard Fripiat nous rappelait comment était conçue cette île. 

Les magistrats y étaient élus, l’intolérance et le fanatisme y étaient punis, la peine de mort proscrite, pourtant le 6 juillet 1535, l’auteur d’Utopia, devenu un mot courant, sera décapité coupable de s’être opposé au mariage d’Henri VIII avec Anne Bolène, ce qui lui vaudra tout de même d’être canonisé par l’église catholique.

Laissons le mot de la fin à Lamartine qui disait : « les utopies ne sont souvent que des vérités prématurées ».

 

Comme dit mon vieil ami africain : « il vaut mieux avoir envie de l’avenir que regretter le passé »...

Fillon et Macron, le parti du pognon

 

Fillon et Macron, c'est le Janus à double face d'une bourgeoisie d'affaires qui sait, de toute façon, qu'elle tirera son épingle du jeu électoral, cette farce dont nous sommes les dindons. Fillon et Macron, c'est le même parti, le parti du pognon. 

Le plus étonnant, dans l'affaire Fillon, c'est l'étonnement qu'elle provoque. La droite a toujours été liée aux puissances d'argent, elle en est le porte-parole naturel. Cette droite dont le notable sarthois présente le visage, qui plus est, n'est pas n'importe quelle droite. C'est la droite libérale, orléaniste, celle dont l'exhortation adressée à ses pairs par François Guizot, en 1840, résumait la vision du monde : « Enrichissez-vous ! ». D'un François à l'autre, du premier ministre de Louis-Philippe à celui de Nicolas Sarkozy, cette bourgeoisie qui tient le haut du pavé concentre la richesse et monopolise le pouvoir. C'est sa raison d'être.

On a dit que M. Fillon s'était fort mal défendu. C'est vrai. On l'accuse d'avoir payé sa femme à ne rien faire avec de l'argent public. Il répond qu'il a aussi payé ses enfants ! La seule explication à cette plaidoirie suicidaire, c'est que M. Fillon ne voit pas le problème. Ce qu'il a fait, à ses yeux, est dans l'ordre des choses. Arrogance de riche ? Oui, bien sûr, mais surtout bonne conscience de ceux que leur proximité avec le capital dote d'un sentiment d'immunité. S'il n'y a rien d'étonnant à ce que les représentants des riches aiment l'argent, il n'y a rien d'étonnant non plus à ce qu'ils trouvent normal de s'enrichir à leur tour par tous les moyens.

Quand vous êtes en difficulté et qu’on prend votre défense, il y a toujours un imbécile qui vend la mèche. Parmi les défenseurs du candidat de droite, Gérard Longuet s’est distingué par sa finesse. La dotation allouée aux parlementaires, a-t-il dit, n'est pas de l'argent public. Une fois attribuée aux élus, elle est libre d'emploi, non affectée à ceci ou à cela. Juridiquement faux, l'argument vaut son pesant de cacahuètes. Il signifie qu'entre les mains des politiciens l'argent public se privatise, qu'il s'affranchit de l'intérêt général. Ce n'est plus une enveloppe à dépenser dans l'exercice de ses fonctions, mais un complément de rémunération pour toute la famille. Le pognon de Pénélope ? Très simple. C'est une allocation familiale de luxe pour commis de la bourgeoisie.

Le plus cocasse, c'est qu'en face du châtelain orléaniste, les médias ont propulsé sur la scène un produit à peine décongelé qui dégage le même parfum de billets de banque. Car Emmanuel Macron, lui aussi, est un homme d'argent. Prévoyant, ce jeune vautour du CAC40 s'est constitué un petit matelas de quelques millions d'euros qui l'autorise à dire que les Français, ces illettrés aux mains sales, ne travaillent pas assez. L'ex-trader de chez Rothschild n'est pas un notable au sens classique, mais un affairiste polyglotte, symbole de cette élite mondialisée dont ses supporters Alain Minc et Jacques Attali ânonnent le credo à longueur d'antenne. Candidat de la bourgeoisie branchée et friquée, c'est un pur produit de la caste.

C'est pourquoi les médias asservis aux neuf milliardaires ont lancé sur le marché cette nouvelle offre politique comme on fait la publicité d'une savonnette. Macron, c'est le véritable plan B de la droite. Elle a fait une erreur de casting, elle a parié sur le mauvais cheval, mais la candidature du bébé Rothschild résout le problème. Elle pare à la défaillance du Sarthois, ce cheval de bât qu’on a pris pour un cheval de course. Macron, dont la campagne a été financée par les crédits du ministère des Finances, est un adepte de la privatisation des fonds publics, lui aussi. Comme Fillon, il ne voit pas le problème. Son budget de campagne est abondé par la City ? Faisons fi des frontières ! Il ne paye pas l’ISF ? Qu’importe ! Il il va supprimer cet impôt scandaleux qui a transformé la France en démocratie populaire.

 

Fillon et Macron, c'est le Janus à double face d'une bourgeoisie d'affaires qui sait, de toute façon, qu'elle tirera son épingle du jeu électoral, cette farce dont nous sommes les dindons. Fillon et Macron, c'est le même parti, le parti du pognon. L'élection présidentielle de 2017 est pipée d'avance. Face à un Front national dont la seule fonction est de jouer les épouvantails (ses partisans devraient au moins une fois dans leur vie se demander pourquoi), le candidat du système passera la rampe. Adoubé par les médias au service de l'oligarchie, ce candidat au profil de chouchou des belles-mères ne sera pas l'élu du peuple, mais du bourrage de crânes.

5 mai 2002 : le jour où les Français ont été roulés dans la farine politicienne

 

Le 5 mai 2002, Chirac était élu "à l’africaine", avec plus de 82% des voix. Pourquoi en était-on arrivé à ce que l’extrême-droite tutoie d’aussi près l’accès à l’Elysée ? A quelques nuances près, quinze ans après, le même scénario est en passe de se reproduire à la présidentielle, avec comme potentiel vainqueur, Fillon, le malhonnête, reproche fait à Chirac à l’époque. Retour sur cette période, aux similitudes troublantes avec l’actuelle apogée de la médiocratie française.

Mai 2002. Soudain, des éclats de voix rompirent le charme de ma balade à Vézelay, la colline inspirée. Ils me tirèrent de mon immersion dans ce lieu hors du temps. La sottise humaine réapparaissait, grossière et insolente, sous les traits d’un personnage au port affecté, sortant d’une grosse voiture de marque allemande. Un énorme macaron tricolore, placé sous le pare-brise, indiquait avec ostentation, qu’on avait affaire à une huile frelatée du système politique français. A l’évidence, un de ces élus, parvenus, comme en a produit et en produit encore en (trop grande) quantité le pays, depuis l’avènement de la médiocratie. De ces Adonis du marigot politicard, qui n’en peuvent mais, à force de s’admirer. Ne manquait que le tapis rouge à Sa Suffisance.

La cohorte des petits hobereaux cumulards, jaloux de leur position sociale

Au fil des années, les valeurs morales s’étaient étiolées, sous les attaques répétées de la classe politicienne avide et cupide. La France, volontiers moralisatrice et donneuse de leçon, était gangrenée, y compris, dans ses provinces. Au fin fond de celles-ci, loin des regards indiscrets, la cohorte des petits hobereaux cumulards, jaloux de leur position sociale et de leur minuscule pouvoir, fichait la nausée. Ces roitelets incarnaient la face la plus sombre de l’être humain. Cette part obscure et malsaine qui habite, à des stades divers, chacun d’entre nous, et que nous tentons, avec plus ou moins d’efficacité, de contenir dans des limites acceptables pour la morale.

Foin de ces nobles scrupules pour cette meute avide de tout, dès lors que ce « tout » leur fait respirer l’oxygène des autres, sans lequel ils ne seraient rien. Sous les traits d’une sympathie feinte, qui leur sert de masque attrape-nigauds, ils dissimulent la laideur de leur âme. Ils séduisent sans mal les fats, les idiots, les coincé(e)s, les insatisfait(e)s chroniques et les hordes de déboussolés, dont l'unique religion est désormais la navrante télé « réalité », dont TF1 et M6 sont les productrices, aux côtés de chaînes publiques tout aussi affligeantes. Même les braves et honnêtes gens, et quelques « intellos » égarés, se laissent distraire par ces bonimenteurs.

Des partis politiques installés, devenus de véritables sociétés commerciales

Désespérant ! La France allait beaucoup plus mal qu’on ne voulait bien l’avouer. Malhonnêteté, voire malveillance de trop nombreux politiciens. Omniprésence du mensonge, dans la conduite de l’action publique. Au milieu de la cacophonie politico-médiatique, il était difficile pour le citoyen lambda de se faire entendre. La France était en pleine dérive des mœurs politiques et les Institutions étaient dévoyées.

La nouvelle religion matérialisme avait causé des dommages, dans la capacité critique des citoyens français, plus soucieux de la balade du samedi à l’hypermarché, que du sort de leurs prochains. Une indifférence quasi générale, y compris de la part des plus modestes. Les tenants de la communication, eux-mêmes propagandistes accrédités par les partis politiques installés, devenus de véritables sociétés commerciales, organisaient le brouillage des messages non conformes à la norme. C’est ainsi que des organes de presse, en quête d’audience, retrouvèrent des couleurs, en devenant les outils de propagande, à la solde de quelques politiciens d’envergure limitée.

Quand la CFDT se mit aux ordres du MEDEF

Au cours de cette période, dans une société française réputée riche, instruite, évoluée, développée, en un mot, quasi parfaite, la misère n’avait pourtant cessé de grandir. 

Le double langage des politiciens traduisait leur hypocrisie face au problème de l’immigration. Les acteurs institutionnels s’étaient éloignés de la réalité du quotidien des gens. Y compris les organisations censées défendre la base. L’exemple de la CFDT en était la parfaite illustration, sous le règne de la super-PDG Notat, laquelle donna le sentiment de transformer ce syndicat de salariés, en une annexe du MEDEF. Elle ne fut pas la dernière à culpabiliser les exclus, montrés du doigt parce que, soi-disant, incapables de s’en sortir, dans ce monde de rapaces. Histoire pour elle et ses compères de se donner bonne conscience d’appartenir à la caste des fonctionnaires de son syndicat ? Un comble !

Heureusement, la CGT, elle, maintint son cap. Quant à FO, son secrétaire général, Marc Blondel, sauvait l'honneur d'un syndicalisme moribond. Il n’empêche, le monde marchait sur la tête. La caste des privilégiés et des protégés avait trouvé le moyen d’anesthésier les autres. Inutile de dire que côté organisation patronale on jubilait. Avec de pareils partenaires sociaux, le baron Seillière, super boss des patrons, buvait du petit lait. On pouvait multiplier les licenciements massifs. De toute façon, tout le monde s’en foutait ! A la fin des années 90, la France détenait, avec 40 000 TS, le triste record européen du nombre des tentatives de suicide. Mais il avait été décrété, une fois pour toutes, que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Pour les uns comme pour les autres, passer des êtres humains par pertes et profits relevait, ni plus ni moins, de l’exercice comptable.

Les juges les plus tenaces se cassent les dents dans nombre de procédures

La toute puissante religion de l’argent roi faisait des ravages. Mais silence. Il ne fallait surtout pas en parler. La télé (y compris les deux principales chaînes publiques à la solde des pouvoirs), qui avait atteint le niveau 8 sur l’échelle de Richter de la crétinerie (Loft Story, etc.), servait d’opium au peuple. Bref, officiellement, la France se portait comme un charme. Tel était le mot d’ordre des instances dirigeantes du pays, en ces piètres années de démocratie en trompe-l’œil !

Parallèlement, la corruption étendait son emprise tentaculaire. Une corruption « feutrée », à la française, habilement dissimulée, qui gangrenait de nombreux rouages de la société par le biais des groupes de pression et autres réseaux plus ou moins occultes (franc-maçonnerie, presse, etc.), y compris au sein de l’appareil judiciaire. Au point que, même les juges les plus tenaces (Eva Joly, Eric Halphen…) se cassèrent les dents, dans nombre de procédures engagées contre les gros bonnets de la politique et du pouvoir.

Relaxes, non-lieux, loi sur la présomption d’innocence. La classe politique s’auto-immunisait, pour se protéger des importuns. Dans le même temps, un tribunal, du centre de la France, infligeait une peine de 6 mois de prison à une mère dans le besoin, qui avait volé de la nourriture pour son enfant de 3 ans. Une sanction pour l’exemple… à vous foutre la nausée !

Le vote convenable décrété par les bien-pensants de droite et les donneurs de leçon de gauche

Il y eut bien le grondement provoqué par l’extrême-droite, au premier tour de l’élection présidentielle du printemps 2002. Hélas, le soufflé est vite retombé. La France, celle des bien-pensants de droite et des donneurs de leçon de la gauche caviar -paradoxalement revigorée par son cuisant échec-, joua à se faire peur. Elle entretint, pendant les quinze jours précédant le second tour, un climat d’inquiétude totalement irrationnel. Il fallait voter « convenable ». Tel était le slogan, pour cette élection phare des institutions françaises. Du jamais vu, mais dans l’air du temps néanmoins. La gauche, naïve (?), battue à plate couture, l’avait décrété, pour « sauver » la France en danger. Seule Arlette Laguillier (Lutte Ouvrière) eut la lucidité de ne pas se prêter à cette mascarade.

De fait, les Français, en réalité la moitié d’entre eux, se comportèrent comme des bœufs (animaux qui ont perdu leurs attributs sexuels) ! Fait peut-être unique dans les annales de la République, oubliant les soupçons judiciaires pesant sur lui, ils gratifièrent le président sortant, candidat à sa propre succession, de plus de 82% des voix. Il n'en demandait pas tant ! Un résultat à l’africaine, digne des républiques bananières. Ainsi, grâce à la gauche, au plus haut niveau des Institutions de la V° République, on se voyait miraculeusement absous d’éventuels actes délictueux, auxquels certains juges s’intéressaient de près. Forts d’un triomphe sans précédent pour eux, les insipides partis de droite et de droite extrême jubilaient sous cape. Tout en affichant une affectation de pure circonstance, face à pseudo monté de l’extrême-droite.

Le soir du 5 mai, Chirac échappait pour cinq ans aux poursuites judiciaires

La droite venait de jouer son plus beau tour de con à la gauche. Sur le moment, celle-ci, à l’exception de Lutte Ouvrière et du Parti Travailleur, n’a rien compris. Trop sûre d’elle, incapable de défendre un bilan, pourtant pas si mauvais que cela, elle n’a surtout rien vu venir quand Chirac l’a piégée sur le thème de la sécurité. Une peur de l’insécurité, qu’il a commencée à instrumentaliser, dès le 14 juillet 2001, à la télé. De cette façon, le « florentin » évitait de faire du chômage et de la précarité -les deux véritables problèmes français- le thème central de la campagne des présidentielles. Lui-même, incapable de traiter fondamentalement ces questions, le président sortant pressentait que sa vision arrangerait également son adversaire Jospin, pas si à l’aise que cela non plus, en matière d’emploi. Le Premier ministre étant, par ailleurs, convaincu que « ses » fonctionnaires, qui constituaient le gros des troupes de sa base électorale, suffiraient à le porter à l’Elysée. Tacite consensus au plus haut niveau de l’Etat : cachez la souffrance de ce petit peuple, qu’on ne saurait entendre…

Au soir du 5 mai, Chirac échappait pour cinq ans encore à la justice de son pays. Sa réélection sonnait le glas des espoirs de plus de 10 millions de Français. A travers leurs votes, ils avaient pourtant clairement exprimé leur exaspération de vivre dans l’angoisse du lendemain, à cause de l’insuffisance de leurs revenus et de la précarité croissante. Alors que, dans le même temps, ils constataient qu’une autre partie des Français, grâce à la protection de leur statut, jouissait de conditions de vie enviables. Que d’autres encore se remplissaient de plus en plus les poches, affichant sans vergogne des revenus colossaux.

Jouant sur les réflexes de peur d’une partie de la population, le système politicien avait parfaitement fonctionné, en se prémunissant contre toute velléité de réforme profonde (instauration d’un revenu minimum de 800 euros à tout citoyen français, gratuité totale de la justice, etc.).

Le peuple roulé dans la farine avec la pitoyable complicité des socialistes

Les vainqueurs de l’élection présidentielle, bien qu’ils s’en défendissent, n’eurent pas le triomphe modeste. Ils venaient de rouler magistralement dans la farine le « brave » peuple, avec la pitoyable complicité de la gauche. Ils remportèrent, sans aucune difficulté, les élections législatives dans la foulée, face à une gauche, dispersée, qui n’avait manifestement, ni tiré, et encore moins retenu (en dépit des incantations de quelques ténors), les leçons de sa lamentable déroute à la présidentielle. Dans ses rangs, le mini-séisme à peine passé, la troupe des politiciens de salon s'était empressée de reprendre ses gesticulations. Histoire de se rassurer sur sa propre existence ! (Ce qui faisait se tordre de rire les engeances à droite.) Malheureusement, pendant les années qui suivirent, la politique crétine de la droite allait provoquer en France des dégâts considérables, et parfois irréversibles, dans les couches défavorisées, et plus tard, dans les couches moyennes.

Le 5 mai, pensant faire acte de salubrité contre Le Pen, lequel n’avait, en réalité, aucune chance de l’emporter, une « certaine » France a consolidé la caste politicienne. Aveuglée par le déferlement de la propagande de médias complices, craignant pour leurs privilèges, cette France-là a tué, dans l’œuf, l’espoir de millions de Français de sortir, enfin, de la galère. Il fallait être bien crédule, pour offrir 82% des voix, sur un plateau, à un homme comme Chirac, en pensant que celui-ci s’en sentirait redevable…

La nature humaine est paradoxale, ce qui la rend versatile. Les Français se souviennent-ils de mai 2002 ? Rééditeront ils l’exploit d’élire un candidat par défaut, quitte à envoyer un malhonnête à l’Elysée pour cinq ans, sous prétexte qu’il faut éliminer le diable ou censé l’être ?

 

Le soir du 7 mai, Fillon échappera-t-il aussi, pour cinq ans, aux poursuites judiciaires ? Est-ce ce que veulent vraiment les Français, alors qu’ils ont chassé Sarkozy pour cette raison ?

J’ai des ennuis judiciaires, Je suis beau, j’ai un bel ego ou la viduitude d’une campagne

L’expression « on a les politiques que l’on mérite » ne s’est probablement jamais mieux justifiée que pour cette campagne présidentielle. On avait bien noté que depuis François Mitterrand, le niveau baissait à chaque élection, pour finir en apothéose avec Nicolas Sarkozy, probablement le président le moins cultivé de la Vème république. Mais là, en 2017, c’est le pompon.

A ma droite (dure), François Fillon, incapable de placer une proposition depuis trois semaines. Ses ennuis judiciaires accaparent toute l’attention des médias. Toute déclaration du candidat Les Républicains est immédiatement comparée aux salaires versés à sa femme et à ses enfants. Elles perdent immédiatement tout leur sens et deviennent un révélateur de sa duplicité. A tel point que personne ne se sent obligé de rappeler, ce qui serait utile, que François Fillon a surtout été l’homme qui a mis en musique et appliqué les actions délirantes de Nicolas Sarkozy. Le premier ministre qui a laissé la plus grosse dette de ce pays. Une augmentation jamais enregistrée en si peu de temps. La situation de François Fillon est tellement désespérée qu’il en est réduit à faire du Sarkozy, c’est à dire à multiplier les déclarations fracassantes qui provoqueront des débats sans fin tant elles sont délirantes. Pendant la guerre froide, les services de renseignement russes appelaient cela une Maskirovka. Rien de neuf sous le soleil, donc.

A ma droite (extrême et hystérique), on aligne les contrevérités (ça a marché outre-Atlantique, pourquoi pas ici) et l’on fait comme si l’on avait rien vu, d’autant que pour l’instant, la presse ne s’énerve pas trop sur le sujet. Le sujet ? Le même que celui de François Fillon. Des centaines de milliers d’euros payés par le contribuable qui ont fini dans les poches d’assistés parlementaires (désolé, on sort). Notamment son garde du corps qui en plus de la protéger d’on ne sait quoi, l’assistait parlementairement parlant.

A ma droite à nouveau (si, si), Emmanuel Macron. On nous glisse dans l’oreillette qu’en dépit de deux mois de quête effrénée, Indiana Jones n’a toujours pas trouvé le programme du candidat. A tel point que lorsque l’émission Quotidien de Yann Barthès interroge les groupies assistant à un meeting sur les propositions de leur candidat, elles ne trouvent rien de mieux que de dire qu’il est beau ou que c’est une rock star.

Enfin, à ma (presque) gauche, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se disputent le titre de meilleur représentant de la gauche. C’est moi qui dois y aller, tu dois me rallier. Non, c’est toi. Non toi. Si tu ne le fais pas on va perdre. Non, c’est l’inverse. Non…

En d’autres termes, la campagne pour les présidentielles se réduit à des ennuis judiciaire, une belle gueule (selon les militants) et à des problèmes d’ego.

Ce qui est fascinant, c’est que les Français se contentent de cela et qu’ils acceptent tout de même d’aller voter. N’ont-ils rien appris au fil des élections ? Ces hommes et femmes politiques professionnels n’ont qu’un but : accéder au pouvoir. Pour régler leurs problèmes (Chirac, Sarkozy), pour renvoyer des ascenseurs (Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy), pour mieux trahir leurs promesses électorales (Hollande, pour ne citer que le plus emblématique).

Ce système ne perdure que parce qu’il y a encore des gens pour aller voter. Sans votants, pas d’élus. Et inutile de croire qu’en élisant un homme providentiel, le système sera défait. Il n’existe pas un tel politique.

kitetoa

 

 Source:https://reflets.info/jai-des-ennuis-judiciaires-je-suis-beau-jai-un-bel-ego-ou-la-viduitude-dune-campagne/

FN, demandez le programme

 

Alors que d’aucuns se plaignent que certains candidats restent encore flous dans leur programme, le FN a publié un document, resucée de celui publié lors des élections précédentes, et il est intéressant de découvrir ce qu’en pensent divers économistes, toutes tendances confondues.

Ce programme tient-il la route, s’interrogent-ils ? On serait tenté de répondre, oui, mais il la tient toute, au risque de provoquer quelques accidents collatéraux.

Alors que la patronne familiale du FN se dirige tout droit vers un Frexit, afin de « rendre sa souveraineté au peuple français », les économistes ont étudié les conséquences de ce programme sur les bourses des français.

En remettant en cause la libre circulation des personnes et des capitaux, ils estiment que, contrairement à la situation que vit la Grande Bretagne, les conséquences seraient dramatiques pour la France, et ils expliquent pourquoi.

Même si MLP entretient un flou artistique sur la « sortie de l’euro », la proposition n°35 est claire : « rétablissement d’une monnaie nationale », même si en haut lieu, on agite un écran de fumée en expliquant qu’il y aurait une « monnaie nationale » aux côtés d’un improbable « euro commercial ». 

Il s’agit donc ni plus ni moins de faire appel à une arme que nous avons connu par le passé, et dont on connait les conséquences : « la dévaluation », accompagnée de l’inévitable « planche à billets »...

Cette option d’un « rétablissement d’une monnaie nationale » toucherait en premier lieu tous les retraités, surtout les plus modestes, qui sont la majorité, et si MLP promet une « revalorisation des petites retraites » par une contribution sociale frappant les importations, celle-ci serait annulée par une augmentation automatique des prix, surtout ceux qui sont importés, car les partenaires commerciaux qui exportent leur produits n’auront d’autres alternatives que d’en augmenter le prix, afin d’effacer les effets de cette « contribution sociale », les commerçants étant rarement philanthropes.

Prenons l’exemple du pétrole, l’abandon de l’euro, provocant la dévaluation du franc, va en faire exploser la facture, augmentant le risque de l’inflation, ce qu’a d’ailleurs admis dans un entretien à « Médiapart »Jean-Richard Sulzer, conseiller économique du FN

Autre conséquence évidente de cet abandon de la monnaie européenne, il faudra rembourser la dette en euro, et avec un franc dévalué, ce choix sera lourd de conséquence, sauf que les économistes du FN affirment qu’ils rembourseraient cette dette en francs.

Ce serait une vraie déclaration de guerre faite à nos créanciers internationaux, lesquels possèdent 60% de notre dette, et ils seraient en position de force pour nous entrainer dans une bataille juridique sans fin, refusant d’être payés avec ce qu’ils pourraient appeler de la « monnaie de singe ».

Ce choix ferait risquer la faillite des banquiers et des assureurs français, puisqu’ils sont gorgés d’emprunts d’état, et que l’épargne préférée des français est l’assurance vie.

Cette sortie de l’euro enclencherait une spirale infernale puisque personne n’accepterait pour un bout de temps de prêter le moindre centime à la France, condamnée à une autarcie dont elle n’a pas les moyens.

 

En effet, si l’Allemagne affiche une balance commerciale positive de 252,9 milliards, la France se trouve négative de 48 milliards d’euros.

Notre pays serait donc obligé de tenir un budget équilibré, tout en continuant de payer les intérêts de la dette, lesquels se montent aujourd’hui à plus de 300 milliards par an.

Début 2013, le coût réel de la dette publique était déjà de 315 milliards par an, et elle n’a cessé depuis de grimper. 

En 2016, la France avait un déficit primaire de 1,5% de son PIB (Produit Intérieur Brut), quand des pays comme la Grèce, l’Italie, ou même le Portugal ont des excédents primaires.

Comme le rappelle l’économiste Emmanuel Combe, professeur de sciences économique : « en 15 ans la France a perdu tous ses excédents avec ses partenaires de la zone euros, y compris les pays du sud comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal, sauf la Grèce ! À ce qu’on se protège de la Chine, on aura donc résolu à peine la moitié de notre problème ». 

Il faudrait donc réduire immédiatement nos dépenses d’au moins 30 milliards d’euros, faisant courir le risque de ne plus payer les fonctionnaires...à moins d’augmenter l’impôt sur le revenu de 50%...ou d’imaginer de nouvelles taxes, de nouveaux impôts, mesures que le FN assure ne pas vouloir envisager.

Cette situation révèle tout le paradoxe du programme FN qui assure pouvoir augmenter le Smic de 200 €, alors que manifestement, c’est bien le contraire qui pourrait se produire. 

D’autres experts, comme Thierry Fabre, et Ghislaine Ottenheimer, ont analysé la situation avec précision.

Augmenter le salaire de 200 € correspondrait à faire baisser les cotisations sociales, et relever le point d’indice des fonctionnaires aurait un coût d’une vingtaine de milliards : « face à ces multiples promesses, les recettes et les économies envisagées ne sont pas crédibles ».

Quant aux taxes sur les importations, leurs retombées sont très aléatoires, car les états menacés pratiqueraient des mesures de rétorsion sur nos importations, (lesquelles ne sont déjà pas très brillantes).

Au sujet des économies supposées liées à la baisse de l’immigration, pour les deux experts, le chiffre de 40,8 milliards est « totalement fantaisiste  », et selon la Fondation Concorde, cela correspondrait à une économie de 63 000 euros par immigré et par an, ce qui est totalement irréaliste, concluant : « en économie, les experts du FN prennent trop souvent leurs désirs pour des réalités »

Comme le résume dans son dernier ouvrage l’économiste Patrick Artus, très critique pourtant sur le fonctionnement de l’Euro : « l’explosion de l’Europe et surtout de la zone euro serait une folie aux coûts économiques et sociaux incalculables », ajoutant « les partis populistes européens on tort d’essayer de convaincre les citoyens européens que la liquidation de la monnaie unique leur apporterait d’avantage de bien-être et de prospérité  ». 

Dans cet ouvrage « Euro, par ici la sortie », signé conjointement avec Marie-Paule Virard (Fayard éditeur), les auteurs évoquent des propositions à la fois économiques et institutionnelles pour sauver l’euro et faire de l’Europe un pôle de prospérité et de stabilité dans un monde de plus en plus imprévisible. 

Maël de Calan, autre économiste, diplômé d’HEC et de Sup de Co, ne dit pas autre chose : « ce programme à tout, ou presque, d’une opération suicide (...) cette sortie de l’euro ruinerait les épargnants et entrainerait une fuite des capitaux, mais refait exploser le remboursement des dettes de la France. Privée de subventions européennes, l’agriculture serait à genoux. Quant à la politique budgétaire, elle provoquerait un déficit immense (10% du PIB) la faillite du système des retraites, et une augmentation de 1500 Md d’euros de la dette en 5 ans ». 

Bien sûr du côté du FN, on assure qu’il s’agit de mettre en place un « protectionnisme intelligent  », mais Emmanuel Combe, et Jean-Louis Mucchielli, professeur des Universités agrégé es sciences économiques, affirment en chœur : « le protectionnisme intelligent est une imposture (...) il repose sur un constat factuel erroné, car les pays à bas coût ne sont pas la cause principale de notre déficit commercial, qui est beaucoup plus important avec nos partenaires de la zone euro (...) le déficit bilatéral de la France avec l’Allemagne et la Belgique réunis est supérieur à celui avec la Chine, soit 23 milliards d’euros  ». 

Pour Jacques Nikonoff : « le programme du FN n’a aucune crédibilité quand on le regarde de près.

Il ne suffit pas de reprendre des revendications de gauche pour être crédible », et Jacques Sapir, évoquant un « grand amateurisme » ne dit pas autre chose : « en l’état, ce programme ne constitue pas une véritable alternative ». 

Il ajoute qu’il faudrait au moins des accords bilatéraux de « non-agression » entre plusieurs états qui sortiraient ensemble de la zone euros, ce qui n’est pas prévu dans le programme FN, et qui de toutes façons est plus simple à imaginer qu’à réaliser...

Mais le plus cocasse, c’est que Marine Le Pen n’hésite pas à citer régulièrement les experts qui auraient inspiré son « programme économique »...

Pas de chance, tous ceux qu’elle cite à tout bout de champ n’ont cessé de critiquer celui-ci.

De Jacques Sapir, à Christian St Etienne, en passant par Emmanuel Todd, ou Maurice Allais, ils disent tous combien ce projet est « suicidaire  » pour l’un, « stupide » pour un autre, et « nul » pour le dernier.

Ceci dit, on sait par expérience qu’il arrive aux économistes de se tromper plus souvent qu’à leur tour...mais quand une telle unanimité se fait jour, comment ne pas s’interroger ?

 

Comme dit mon vieil ami africain (tout comme Jean Yanne) : « le monde est plein d’imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauver une société absurde ».

Bougnoule, bamboula, banania: Les 3 b d’un racisme ordinaire

«A force de tout voir l’on finit par tout supporter…A force de tout supporter l’on finit par tout tolérer… A force de tout tolérer l’on finit par tout accepter… A force de tout accepter l’on finit par tout approuver!» Saint Augustin Le Saint Bougnoule

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Cette citation de saint Augustin un des pères de l’Eglise, lui-même qui n’a pas échappé au racisme au vu de ses origines berbères, surnommé «le Bougnoule» est là pour nous montrer que le racisme est consubstantiel de la nature humaine. Une nouvelle flambée de violence depuis une quinzaine de jours dans les «territoires abandonnés» par la République à Aulnay-sous-Bois. Le jeune Theo tabassé par cinq policiers que la justice n’a pas jugé du fait des pressions de tout ordre, de l’indifférence de la classe politique à l’exception du Front national pour qui ces évènements sont du pain béni d’autant que dit-on une grande majorité des fonctionnaires de police est de sensibilité d’extrême droite.

 Une semaine avant la violente interpellation de Théo par quatre policiers à Aulnay-sous-Bois, son ami dit avoir été roué de coups sans motif. Il porta plainte du fait qu’il ait été défiguré avec une interruption temporaire de travail de quatre jours,  et ses geôliers portèrent aussi plainte contre lui, l’un d’eux s’est tordu le doigt en le tabassant, il eut une interruption temporaire de deux jours.  Dans toutes ces affaires, généralement les contrôles au faciès sont récurrents et amènent à des dérives indépendamment du langage raciste qui émaille ces incidents, les bavures n’étant jamais sanctionnées comme il se doit  De Zyad et Bouna à Adama Traoré à Théo à Mohamed la liste est longue …

Des stéréotypes racistes comme héritage de la colonisation

 Au-delà du fait que ces éruptions périodiques n’ont toujours pas trouvé de solution. Il s’agit de citoyens français, entièrement à part, victimes à la fois de la couleur de peau et aussi de la foi professée, en l’occurrence l’islam. Il y a un racisme latent, ordinaire, accepté voire toléré. On sait que le racisme est consubstantiel de la nature humaine. Aucune société humaine ne peut se prévaloir d’être irréprochable. Cependant, sans remonter à la malédiction de Cham, qui fut aussi le bréviaire de l’Eglise, il y a eu l’esclavage, il y a eu la traite des Noirs, le Code noir, le Code de l’indigénat. On sait que l’Europe a toujours développé un double discours: celui de l’Habeas Corpus, en Angleterre bien plus tard, des droits de l’homme et du citoyen en France et en même temps elle continuait à se rendre coupable, à laisser faire des actes racistes insidieux, voire, elle entretient par des mécanismes subtils, cette barrière invisible qui existait entre le colonisé et le colon, entre le beur, le Noir des anciennes colonies devenu français devenu anglais, devenu allemand, voire belge, mais toujours avec ce plafond de verre qui obère tout leur avenir. Il est vrai qu’au XIXe siècle, les chantres des races supérieures tels qu’Arthur de Gobineau, Renan et Joseph Chamberlain en Angleterre entretenaient avec conviction le filon du racisme. Jules Ferry n’est-il pas allé jusqu’à proclamer à l’Assemblée que «les droits de l’homme ne sont pas applicables dans nos colonies»? (1)

 Le mythe récurrent des races supérieures ancré dans l’imaginaire des pays colonisateurs

 D’où viendrait cette certitude des sociétés européennes, voire et américaines avec la «destinée manifeste» d’appartenir à la race des élus. Il faut remonter, comme le décrivent Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, à la conquête coloniale et au «devoir de civilisation». On imagine mal aujourd’hui, écrivent-ils, le nombre des exhibitions des «indigènes» et la variété des lieux où étaient reconstitués des «villages nègres» ou donnés des spectacles ethniques, entre les années 1850-60 et 1930. (…) Ces exhibitions contribuaient à diffuser dans le public cette vision de l’indigène comme un être fruste, mal dégrossi, encore proche de l’animalité. Oui, le sauvage existe! Il s’agit de le «civiliser». En exhibant ainsi l’Autre, en infériorisant systématiquement des groupes humains, on creuse un fossé entre «eux» et «nous», confortant l’Occident dans son rôle de «guide du monde», de «civilisation supérieure». (1)

«Par la suite, l’indigène est désormais plus souvent montré sous sa forme servile, il a quitté ses aspects les plus sauvages pour revêtir les atours du tirailleur, de l’artisan ou du travailleur au service de la plus grande France.» Cela va même plus loin. «Le langage du colon, quand il parle du colonisé, écrit Frantz Fanon, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le colon, quand il veut bien décrire et trouver le mot juste, se réfère constamment au bestiaire.» On parle à propos de la banlieue de sauvageons…depuis que Jean-Pierre Chevènement, un ministre de gauche, l’a popularisé. C’est un fait! Les immigrés posent problème aux sociétés autochtones qui «les accueillent en tant que scories de l’histoire coloniale- la crise aidant, le racisme qui est le fond rocheux de toute société humaine est exacerbé en temps de disette comme c’est le cas. Les immigrés servent de variables d’ajustement pour le chômage et même les emplois dirtys.» (1)

Histoire des injures racistes ancrées dans le fond rocheux français

Dans ce bestiaire, utilisé pour le colon paternaliste, nous avons repéré trois mots qui ont la vie longue. Ainsi, pendant l’émission C dans l’air du jeudi 9 février un policier syndicaliste de FO s’est lâché: «Les mots «bamboula», d’accord, ça ne doit pas se dire, mais ça reste à peu près convenable.» «Le terme «bamboula», prononcé jeudi 9 février par un policier sur la chaîne de télévision France 5, renvoie le Noir à la figure caricaturale d’un grand enfant brutal, et nie son humanité. (…) Il s’agit pourtant bien d’une injure… proférée dans un contexte déjà tendu suite à l’interpellation particulièrement brutale d’un jeune Noir de 22 ans, Théodore, alias «Théo», à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).» (2)

 «Pour comprendre à quel point le terme est dégradant, lit-on dans la contribution suivante, pour la linguiste Marie Treps. «Bamboula», serait issu de «ka-mombulon» et «kam-bumbulu», qui signifient «tambour» dans les langues sara et bola parlées en Guinée portugaise. En 1714, en Côte d’Ivoire, le mot a pris le genre féminin, et désigne cette fois une «danse de nègres»… «il est déjà connoté négativement puisqu’il est associé au «nègre», à l’esclave noir, à un moment où la traite est en pleine expansion. La bamboula devient synonyme de danse violente et primitive dès la moitié du XIXe siècle. Mais c’est en 1914, avec l’arrivée des tirailleurs sénégalais sur le front que le terme se charge lourdement de mépris. «Le mot renvoie alors à une imagerie alliant sauvagerie, cannibalisme, sexualité.» «Le terme a beaucoup été utilisé au moment des grandes expositions coloniales, remarque la linguiste. Il flatte le paternalisme du colon. Derrière le terme bamboula », il y a l’idée que les Noirs sont des grands enfants qu’il faut civiliser. Ainsi, en 1914, ce ne sont pas des humains que l’on envoie au front se faire tuer, seulement des bamboulas »». (2)

Pourtant, pour les mêmes insultes en 2008, un professeur d’anglais a été condamné par le tribunal correctionnel de Valenciennes (Nord) à trois mois de prison avec sursis pour des propos racistes tenus à un de ses élèves en juin 2008. Le professeur, qui niait les faits qu’on lui reprochait, avait demandé en juin 2007 à trois élèves de 5e de ranger la classe à l’issue d’un cours. Devant le travail accompli, il avait déclaré à l’un des élèves, d’origine maghrébine, «ça, c’est du travail de bougnoule», De même en août 2007 à Epinal, un enseignant avait été condamné à un mois de prison avec sursis pour des propos racistes proférés à l’encontre d’un élève d’origine angolaise. «Tu es noir, tu voles, non?», ou encore «Ah, voilà Bamboula!» (3)

Le stéréotype de Bougnoule

Un autre mot utilisé surtout pour les Arabes (surtout les Algériens). Il semble d’après l’écrivain journaliste René Naba que ce terme est ancien: «En ces temps-là, écrit René Naba «la chair à canon» carburait à la gnôle. Par un subterfuge dont la raison détient seule le secret, qui n’en révèle pas moins les présupposés d’un peuple, les ressorts psychologiques d’une nation et la complexion mentale de ses dirigeants, la revendication ultime préludant au sacrifice suprême – «Aboul Gnoul» – apporte l’alcool- finira par constituer, par un dévoiement de la pensée, la marque d’une stigmatisation absolue de ceux qui auront massivement contribué, à deux reprises, au péril de leur vie, à vaincre, paradoxalement, les oppresseurs de leurs propres oppresseurs. «Bougnoule» tire son origine de l’expression argotique de cette supplique ante mortem. A l’assaut des tranchées adverses, ployant sous un déluge d’obus, suffoquant sous l’effet des gaz mortels sur les champs de bataille brumeux et venteux du Nord-Est de la France, sous la glaciation hivernale des nuits noires de novembre, à des milliers de kilomètres de leur tropique natal, les grandes rasades d’alcool galvanisaient leurs ardeurs combatives à défaut d’exalter leur patriotisme. Curieux rapport que celui qui lie la France à sa mémoire, étrange rapport que celui qui lie ce pays à lui-même, à la fois «Patrie des lumières et des droits de l’homme» et patrie du Code noir de l’esclavage, le code de l’abomination, de la traite de l’Ébène et du mépris de l’Indigène.» (4)

Maurice T. Maschino commentant l’ouvrage de René Naba écrit: «Les blessures de la dignité ne cicatrisent jamais», ceux qui les infligent les oublient très vite, pour peu, évidemment, qu’ils les aient remarquées. Du bougnoule au sauvageon, René Naba rafraîchit donc utilement la mémoire: il brosse un tableau saisissant de l’histoire coloniale française.(…) Massacres hier, répression et humiliation continuent de nos jours, pareille politique n’est possible, dans la durée, qu’avec l’assentiment – ou dans l’indifférence – de la majorité de la population. Une population complètement anesthésiée et mystifiée par l’idéologie justificatrice que la colonisation a produite. (…) Même les esprits les plus lucides sont contaminés: les musulmans sont des «fanatiques» (Zola), le Larousse ne définit plus les Arabes comme une «race batailleuse, superstitieuse et pillarde». (1948) Faut-il s’étonner que les mentalités n’aient guère évolué. Selon le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (2000), 69% des Français se déclarent peu ou prou racistes et 63% jugent qu’il y a trop d’Arabes.» (5)

Un autre stéréotype: Y a bon Banania.

 

Le mot Banania a traversé le siècle sans une ride! Cette publicité en apparence anodine a une profonde signification: «(…) Dans le cas Banania » on retrouve le bon vieux tirailleur sénégalais tout sourire et content de mourir pour la «mère-patrie». Comme d’habitude l’homme noir est dans le rôle du clown arborant un large sourire. Ce sourire n’a strictement rien à voir avec un sourire commercial. Il répond à une croyance occidentale dans laquelle l’homme noir est toujours associé au ridicule, la fantaisie, la bêtise. C’est cette vision réductrice de l’homme noir qui est profondément raciste. Depuis 1914, la marque Banania exploite cette image avilissante qui est à l’origine de son succès. Dans l’imaginaire occidental, l’homme noir est un sauvage qui par la grâce de l’homme blanc est passé au statut de colonisé ».(6)

« Affublé d’une chéchia rouge, une veste et un gilet en drap bleu et un pantalon en cotonnade blanc, le tirailleur sénégalais incarne parfaitement le sujet semi-civilisé ou en voie de civilisation au service de la «mère-patrie». Désormais, la France a domestiqué le sauvage, il est dressé pour mourir sur le champ de bataille pour elle. Près de 30 000 soldats africains servent de chair à canon en première ligne dans la Première Guerre mondiale. Dans l’image de la marque Banania, on retrouve toujours l’image du Noir rieur avec un large sourire et l’air débonnaire. Le slogan Y’a bon banania renvoie à la croyance occidentale du Noir sauvage et arriéré s’exprimant dans un langage primaire.» (6)

 «La pratique du contrôle d’identité au faciès, comme on dit dans l’Hexagone, c’est-à-dire en fonction de la «couleur», l’apparence, l’aspect extérieur, la façon de se vêtir, l’ origine nationale ou la foi religieuse présumée, est une des pratiques policières françaises (et autres) si enracinée, coutumière et systématique qu’elle a résisté jusqu’ici aux condamnations de tribunaux, aux mobilisations de la société civile, aux appels des organisations internationales, aux rapports et enquêtes, même de l’Union européenne. Si bien qu’elle n’a même pas été égratignée par le fait que le 9 novembre 2016, la Cour de cassation française ait condamné définitivement l’État pour cette pratique discriminatoire.» (7)

 «Sauvageons… écrit Jean-Louis Mercier parlant de ces jeunes en errance. Combien de fois j’ai vu des policiers blessés gravement par des réactions stupides de gens qui voulaient en découdre… stupides ou même, écœurantes… Maintenant il y a bien sûr cette racaille… cette racaille qui, pour la plus grande partie sont les enfants ou les petits-enfants de ceux qui se sont fait tuer pour la France qu’ils appelaient notre Mère Patrie, Sénégalais, Algériens, Tunisiens, Marocains et tant d’autres, qui, par milliers allaient sur le front, dans la boue, la neige et qui partaient la fleur à la boutonnière… recevoir des balles dans le coeur pour toute reconnaissance. Ils ne savaient même pas où se trouvait notre Pays.»(8)

 Comment  ramener réellement la paix dans les banlieues ?

Il semble que les pouvoirs publics n’ont pas tiré les leçons des émeutes de 2005. Pire encore Nicolas Sarkozy a enrichi le fichier de la déshumanisation en y ajoutant sa touche personnelle par l’adjonction  justement du mot « racaille » pour dévaloriser  ces damnés de la Terre qui vivent en lisière de la France réelle.  Ces scories de l’histoire coloniale  furent des français  notamment sur les champs de  bataille par le sang versé, ceux qu’on appelle la force noire qu’il fallait consommer d’après le général Charles Mangin, qui préconisait  l’utilisation rapide et massive de ces  troupes coloniales  sur le Chemin des Dames. On dit qu’il fit « bon marché de la vie de ses hommes », Mangin est relevé de son commandement le 1er mai 1917. Pour rappel la Hongrie patrie initiale de Sarkozy était dans l’autre camp adversaire de la France !!!

On peut éteindre l’incendie avec des promesses qui ne seront jamais tenues car la France refusent de faire de ses enfants qu’elle le veuille ou non ses enfants, des citoyens à part entière avec des devoirs mais aussi des droits. C’est le sens à titre d’exemple d’une lettre signée par des intellectuels – tout de suite accusés de bobos qui ne connaissant pas le terrain, d’après un syndicat de la police- disant qu’il faut par exemple, qu’il y ait du respect, le tutoiement condescendant ou pire insultant est à bannir !

Dans le même ordre en Angleterre par exemple, le contrôle se fait sous l’oeil d’une caméra reliée au poste. Cette pratique discutée sous le gouvernement Ayrault a été enterrée. Il n’a même pas été permis au contrôlé de recevoir un récépissé attestant qu’il a été contrôlé ce qui fait qu’il peut être contrôlé à l’infini. Mais depuis l’existence des portables, la scène est d’une façon ou d’une autre filmée et c’est alors la parole du policier contre la photo de la bavure…Et comme le dit si bien  Coluche quand un mélanoderme ou un arabe  se fait tabassé au poste, on dit que c’est une bavure, et quand vous  voyez le faciès de la bavure, cela ne vous donne  pas envie de baver.. En clair de vous plaindre du fait de la solidarité des policiers entre eux comme nous l’avons vu en introduction avec le cas de Mohamed.

Conclusion

Saint Augustin nous met en garde contre l’accoutumance  qui amène à l’indifférence devant des situations au départ intolérables et qui deviennent par la suite tolérables , n’était ce ces éruptions sporadiques que l’on éteint  dans l’attente d’une prochaine flambée de violence  Car toutes ces mesurettes ne régleront pas le problème de fond  car entre une droite et une  extrême droite à la Fillon qui surfe sur les peurs qui n’a divorcé d’avec la nostalgérie, à la veille d’élection le vrai débat sur le vivre ensemble au XXIe siècle en France n’est pas prêt d’être appréhendé sereinement.

 Beaucoup d’études sérieuses montrent que la France s’est constituée à partir d’alluvions humaines de différences provenances. les exemples sont légion  il y a d’abord la communauté juive provenant du Maghreb  qui a largué les amarres avec son identité originelle, pour paraitre plus française que  celle des Français dits de souche, notamment depuis un certain  décret d’Isaac Crémieux  qui les a détaché des autochtones. Ensuite, ce sera le cas de tous les patronymes à  consonance étrangère (italienne, portugaise, polonaise, arménienne, roumaine, hongroise..) mais aussi les scories de l’histoire sombre coloniale de la France avec les maghrébins et les Africains. Il est donc surprenant de ne parler que de  Français de souche et de remettre au gout du jour un roman national  d’où sont exclus les Français par le sang versé, qui nous rappelle le chauvinisme allemand du siècle dernier à l’endroit des Juifs

Paradoxalement ces allogènes de souche européenne,  voire d’espérance religieuse chrétienne et juive, en rajoutent se voulant plus royaliste que le roi , elles désignent  à la vindicte du doigt l’Arabe musulman ou pas pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le bonheur de la France et l’utopie républicaine d’un vivre ensemble, c’est au choix l’importation du  conflit palestino-israélien, défendu mieux que les intérêts  voire contre les intérêts de la France, mais aussi un retour aux croisades thème porteur en  période électorale par une droite sans imagination et qui puise dans le vivier de l’intolérance anti-arabe-musulmane toujours intact et inépuisable

Pourtant dans ce XXIe siècle de tous les dangers, on sait que la provenance originelle au vu des brassages a de moins en moins de pertinence au regard de l’idée de nation dont, à juste titre, Ernest Renan disait qu’elle devrait être un «plébiscite de tous les jours». Ne restera alors, que l’humain avec sa valeur ajoutée pour le vivre ensemble car les positions acquises et les hasards de l’histoire des rapines des guerres avec des vaincus et des vainqueurs ont amené aux dérives des races supérieures qui ont fait le lit du nazisme. Nous savons que nous sommes différents des chimpanzés par 2% de notre génome. Le génome de chacun est le génome de tous. Il n’y a pas de races. Dans cinquante ans la bio puce sera le marqueur identitaire neutre, puisqu’elle se base sur des «paramètres» de performance qui ne sont pas liés au sol ou à la naissance.(9)

Bamboula, Bougnoule, Banania, racaille, c’est ce qui reste d’un colonialisme de la nostalgie. La dernière déclaration d’Emmanuel Macron affirmant que le colonialisme est un crime contre l’humanité  est à bien des égards courageux ! Si elle est honnête elle marquera durablement le landerneau des atermoiements de la politique française de la Droite à la Gauche, elle constitue une rupture qui permet de divorcer d’avec un vingtième siècle de la guerre coloniale. Sans nul doute elle ne l’aidera pas dans sa compagne électorale!

Plus largement,  et sans faire dans l’esprit du bon samaritain, ne devrions-nous pas revenir à plus d’empathie envers notre prochain si les hasards de l’histoire, la naissance du mauvais côté du progrès devaient nous permettre d’avoir plus de sollicitude envers les damnés de la Terre. François Mauriac écrira un jour cette phrase magnifique qui est une invitation à la tolérance: «Aime et fais ce que tu veux.» Qu’y a t-il à ajouter à cette consigne de saint Augustin, ce saint bougnoule?…

 Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique  Alger

1. Chems Eddine Chitour http://www.mondialisation.ca/les-banlieues-europeennes-des-territoires-abandonnes-par-les-pouvoirs-publics/5336465?print=1

2. http://reseauinternational.net/le-bamboula-histoire-dune-injure-raciste-ancree-dans-limaginaire-francais/#BEF60OVs5hpPztzL.99

3. http://section-ldh-toulon.net/noir-donc-suspect-forcement.html lundi 13 février 2017

4. René Naba http://www.voltairenet.org/article143598.html

5.   https://www.monde-diplomatique.fr/2002/10/MASCHINO/9461

 6. http://www.deshumanisation.com/continuite/toujours-en-cage/61-negre-banania-y-a-bon

7. http://arretsurinfo.ch/theo-et-les-autres-ou-le-racisme-institutionnel-en-france/

8. Mercier Jean-Louis     http://www.chevenement.fr /Sauvageon-versus-racaille_a277.html

 9. Chems Eddine Chitour http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/epitre-aux-francais-de-souche-vous-154196

 

 

Les élites ne nous sauveront pas

L’attaque, qui dure depuis quatre décennies contre nos institutions démocratiques par les grandes entreprises, les a laissées faibles et largement dysfonctionnelles. Ces institutions, qui ont renoncé à leur efficacité et à leur crédibilité pour servir les intérêts des entreprises, auraient dû être notre pare-feu. Au lieu de quoi, elles chancellent sous l’assaut.

Les syndicats sont une force du passé. La presse est transformée en industrie et suscite la méfiance. Les universités ont été purgées des chercheurs dissidents et indépendants qui critiquent le néolibéralisme et dénoncent la décomposition des institutions démocratiques et des partis politiques. La radio-télévision publique et les arts ne sont plus financés et sont laissés moribonds. Les tribunaux ont été noyautés par des juges dont la carrière juridique s’est passée à servir le pouvoir des grandes sociétés, une tendance dans les nominations qui s’est poursuivie sous Barack Obama. L’argent a remplacé le vote, ce qui explique comment quelqu’un d’aussi non qualifié comme Betsy DeVos peut s’acheter un siège dans un ministère. Le parti démocrate, plutôt que de rompre ses liens avec Wall Street et les grandes entreprises, attend naïvement en coulisse de profiter d’une débâcle de Trump.

« Le plus grand atout de Trump est un parti démocrate décadent, désemparé, narcissique, inféodé aux entreprises et belliciste, m’a dit Ralph Nader lorsque je l’ai joint au téléphone à Washington. Si la stratégie démocrate est d’attendre Godot, attendre que Trump implose, nous sommes en difficulté. Et tout ce que vous dites des démocrates, vous pouvez aussi le dire de l’AFL-CIO [le principal regroupement syndical américain, NdT]. Ils ne contrôlent pas le train. »

La perte de crédibilité dans les institutions démocratiques a jeté le pays dans une crise tant existentielle qu’économique. Des dizaines de millions de gens ne font plus confiance aux tribunaux, aux universités et à la presse, qu’ils voient avec raison comme les organes des élites des grandes sociétés. Ces institutions sont traditionnellement les mécanismes par lesquels une société est capable de démasquer les mensonges des puissants, de critiquer les idéologies dominantes et de promouvoir la justice. Parce que les Américains ont été amèrement trahis par leurs institutions, le régime de Trump peut attaquer la presse comme le « parti d’opposition », menacer de couper le financement des universités, se moquer d’un juge fédéral comme d’un « soi-disant juge » et dénoncer une ordonnance d’un tribunal comme « scandaleuse ».

La dégradation des institutions démocratiques est la condition préalable à la montée de régimes autoritaires ou fascistes. Cette dégradation a donné de la crédibilité à un menteur pathologique. L’administration Trump, selon un sondage de l’Emerson College, est considérée comme fiable par 49% des électeurs inscrits tandis que les médias ne sont tenus pour fiables que par 39% des électeurs inscrits. Une fois que les institutions démocratiques américaines ne fonctionnent plus, la réalité devient n’importe quelle absurdité que publie la Maison Blanche.

La plupart des règles de la démocratie ne sont pas écrites. Ces règles déterminent le comportement public et garantissent le respect des normes, des procédures et des institutions démocratiques. Le président Trump, à la grande joie de ses partisans, a rejeté cette étiquette politique et culturelle.

Hannah Arendt, dans Les origines du totalitarisme, notait que lorsque les institutions démocratiques s’effondrent, il est « plus facile d’accepter des propositions manifestement absurdes que les anciennes vérités qui sont devenues de pieuses banalités ». Le bavardage des élites dirigeantes libérales [« progressistes », NdT] sur notre démocratie est lui-même une absurdité. « La vulgarité, avec son rejet cynique des normes respectées et des théories admises », écrit-elle, infecte le discours politique. Cette vulgarité est « confondue avec le courage et un nouveau style de vie ».

« Il détruit un code de comportement après l’autre, dit Nader de Trump. Il est rendu si loin dans cette façon de faire sans en payer le prix. Il brise les normes de comportement – ce qu’il dit des femmes, la commercialisation de la Maison Blanche, « je suis la loi ». »

Nader m’a dit qu’il ne pensait pas que le parti républicain se retournera contre Trump ou envisagera la destitution, à moins que sa présidence ne semble menacer ses chances de conserver le pouvoir aux élections de 2018. Nader voir le parti démocrate comme « trop décadent et incompétent » pour contester sérieusement Trump. L’espoir, dit-il, vient des nombreuses protestations qui ont été organisées dans les ruesdevant les mairies par les membres du Congrès et sur des points chauds comme Standing Rock. Il peut aussi venir des 2.5 millions de fonctionnaires du gouvernement fédéral si un nombre significatif d’entre eux refuse de coopérer avec l’autoritarisme de Trump.

« Le nouveau président est tout à fait conscient du pouvoir détenu par les fonctionnaires civils, qui prêtent serment d’allégeance à la constitution des États-Unis, et non à un président ou à une administration », écrit Maria J. Stephan, co-auteure de Why Civil Resistance Works dans le Washington Post« L’un des premiers actes de Trump en tant que président a été un gel général du recrutement fédéral qui touche tous les nouveaux postes et les postes existants exceptés ceux liés à l’armée, à la sécurité nationale et à la sécurité publique. Même avant l’investiture de Trump, la Chambre des représentants dominée par les Républicains a réinstauré une obscure règle de 1876 qui autoriserait le Congrès à réduire les salaires des employés fédéraux individuels. C’était un avertissement clair à ceux qui sont au service du gouvernement de garder le profil bas. Le licenciement très médiatisé par Trump du procureur général par intérim Sally Yates, qui a refusé de suivre l’interdiction d’immigration du président, a envoyé des ondes de choc dans la bureaucratie. »

Un soulèvement populaire, soutenu à l’échelle nationale, d’obstruction et de non-coopération non violente est la seule arme qui reste pour sauver la république. Les élites répondront une fois qu’elles auront peur. Si nous ne leur faisons pas peur, nous échouerons.

« La résilience des institutions démocratiques a été encourageante – les tribunaux, les manifestations, dit Nader. Trump se retourne contre lui-même. Il outrage les gens dans tout le pays sur la base de la race, du genre, de la classe, de la géographie, de ses mensonges, ses fausses déclarations, son narcissisme, son manque de connaissances, sa désinvolture et son désir morbide de répondre aux insultes avec des tweets. Il n’est pas un autocrate intelligent. Il s’affaiblit chaque jour. Il permet à l’opposition d’avoir plus d’effet que d’ordinaire. »

« La plupart des chefs d’État dictatoriaux s’occupent d’idéologies abstraites – la patrie et ainsi de suite, poursuit Nader. Il n’en fait pas beaucoup sur ce plan. Il attaque personnellement, vise bas sur l’échelle de la sensualité. Vous êtes un faux. Vous êtes un perdant. Vous êtes un escroc. Cela pique davantage les gens, en particulier lorsqu’il le fait en se basant sur le genre, la race et la religion. Donald Trump est ce qu’il y a de mieux pour le réveil démocratique. »

Nader dit que Trump sera pourtant capable de consolider son pouvoir si nous subissons un nouvel attentat terroriste catastrophique ou s’il y a une débâcle financière. Les régimes dictatoriaux ont besoin d’une crise, qu’elle soit réelle ou fabriquée, pour justifier la suspension totale des libertés civiles et exercer un contrôle incontesté.

« S’il y a un attentat terroriste apatride sur les États-Unis, il est capable de concentrer une quantité de pouvoir dans la Maison Blanche contre les tribunaux et contre le Congrès, avertit Nader. Il fera des boucs émissaires de ceux qui s’opposent à lui. […] Cela affaiblira toute résistance et toute opposition. »

La tension entre la Maison Blanche de Trump et des segments de l’establishment, y compris les tribunaux, la communauté du renseignement et le Département d’État, a été mal interprétée comme une preuve que les élites veulent éloigner Trump du pouvoir. Si les élites peuvent établir des relations avec le régime de Trump pour maximiser leurs profits et protéger leurs intérêts personnels et de classe, elles supporteront volontiers l’embarras d’avoir un démagogue dans le bureau ovale.

L’État des grandes entreprises, ou l’État profond, n’a pas non plus d’engagement à l’égard de la démocratie. Ses forces ont évidé les institutions démocratiques pour les rendre impuissantes. La différence entre le pouvoir des entreprises et le régime de Trump est que le pouvoir des entreprises a cherché à maintenir la fiction de la démocratie, y compris la déférence polie accordée en public aux institutions démocratiques. Trump a effacé cette déférence. Il a plongé le discours politique dans les égouts. Trump ne détruit pas les institutions démocratiques. Elles avaient été détruites avant qu’il entre en fonction.

Même les régimes fascistes les plus virulents ont construit des alliances fragiles avec les élites conservatrices et d’affaires traditionnelles, qui considéraient souvent les fascistes comme maladroits et grossiers.

« Nous n’avons jamais connu un régime fasciste idéologiquement pur », écrit Robert O. Paxton dans The Anatomy of Fascism« En effet, la chose semble à peine possible. Chaque génération de chercheurs sur le fascisme a noté que les régimes reposaient sur une sorte de pacte ou d’alliance entre le parti fasciste et des forces conservatrices puissantes. Au début des années 1940, le réfugié social-démocrate Franz Neumann a soutenu dans son classique Behemoth qu’un ‘cartel’ formé du parti, de l’industrie, de l’armée et de la bureaucratie régnait sur l’Allemagne nazie, tenu ensemble uniquement par ‘le profit, le pouvoir, le prestige et, surtout, la peur’. »

Les régimes fascistes et autoritaires sont gouvernés par de multiples centres de pouvoir qui sont souvent en concurrence les uns avec les autres et ouvertement antagonistes. Ces régimes, comme l’écrit Paxton, reproduisent le « principe du chef » de manière à ce qu’il « descende en cascade le long de la pyramide sociale et politique, créant une foule de petits Führer et Duce en état de guerre hobbesienne de tous contre tous. »

Les petits Führer et Duce sont toujours des bouffons. Des démagogues aussi plastronnant ont consterné les élites libérales dans les années 1930. Le romancier allemand Thomas Mann a écrit dans son journal deux mois après l’arrivée des nazis au pouvoir qu’il avait assisté à une révolution « sans idées qui la fondaient, contre les idées, contre tout ce qui est plus noble, meilleur, décent, contre la liberté, la vérité et la justice ». Il déplorait que la « lie commune » ait pris le pouvoir « accompagnée de la grande joie d’une bonne partie des masses ». Les élites d’affaires en Allemagne n’ont peut-être pas aimé cette « lie », mais elles étaient disposées à travailler avec elle. Et nos élites d’affaires feront la même chose aujourd’hui.

Trump, un produit de la classe des milliardaires, conciliera ces intérêts privés, parallèlement à la machine de guerre, pour construire une alliance mutuellement acceptable. Les laquais au Congrès et dans les tribunaux, les marionnettes des grandes entreprises, seront, je m’y attends, pour la plupart dociles. Et si Trump est destitué, les forces réactionnaires qui cimentent l’autoritarisme en place trouveront un champion dans le vice-président Mike Pence, qui place fiévreusement des membres de la droite chrétienne dans tout le gouvernement fédéral.

« Pence est le président parfait pour les chefs républicains qui contrôlent le Congrès, dit Nader. Il est juste hors du casting principal. Il regarde la partie. Il parle de la partie. Il joue son rôle. Il a connu la partie. Ça ne les dérangerait pas si Trump quittait sa fonction subitement ou s’il devait démissionner. […] »

Nous sommes aux stades crépusculaires du coup d’État permanent des grandes entreprises entamé il y a quarante ans. Il ne nous reste pas grand-chose pour travailler. Nous ne pouvons pas faire confiance à nos élites. Nous devons nous mobiliser pour mener des actions de masse répétées et soutenues. Attendre que l’establishment décapite Trump et restaure la démocratie serait un suicide collectif.

Chris Hedges

Traduit par Diane, vérifié par Julie, relu par Cat pour le Saker francophone

 

Source: http://lesakerfrancophone.fr/les-elites-ne-nous-sauveront-pas

Être truand ET président de la république française ne serait pas incompatible !

Vous le saviez peut-être ? Eh bien, moi, non.

Moi, je l’ai découvert en regardant l’émission « Quotidien » diffusée sur TMC et animée par Yann Barthès et ses talentueux collaborateurs auxquels je suis fidèle depuis leur précédente émission « Le Petit Journal » diffusée sur Canal+

 

Et la surprise a été telle que, si le ciel m’était tombé sur la tête, je n’aurais pas été plus groggy.

En effet, vous, qui l’ignoriez comme moi, avez bien lu. 

Il ne s’agit pas seulement de pouvoir en toute légalité être malfrat et « candidat à l’élection présidentielle ». Il s’agit de pouvoir être, très légalement, gibier de potence et « président de la république » élu.

Et, si je ne me trompe, sauf être destitué suite à une loi bien floue datant de 2007 un président de la république jouit de l’immunité judiciaire et ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite ; tout délai de prescription ou de forclusion est suspendu.

Or, que m’a appris Yann Barthès, via son émission « Quotidien » : qu’il n’était nullement exigé de produire aucun des trois bulletins qui constituent le casier judiciaire pour être candidat à la présidentielle susceptible d’être élu président de la république française.

Quid du casier judiciaire ?

Créé en 1848, le casier judiciaire mémorise les condamnations pénales, celles prononcées par les juridictions commerciales et certaines décisions administratives ou disciplinaires. 

Jusqu’en novembre 2016, l'effacement de ces condamnations intervenait automatiquement au décès du condamné ou, au plus tard, lorsque l'intéressé atteignait l'âge de 100 ans. Selon un décret publié au Journal officiel le 30 novembre 2016, excepté en cas de décès où le casier s'autodétruit automatiquement, les données restent accessibles jusqu'à l'âge de 120 ans

À partir de cet enseignement, sachant qu’il est rigoureusement impossible, en France, d’accéder à la fonction publique, de prétendre aux professions d’avocat, dentiste, médecin, architecte ou pharmacien, dès lors que l’on ne dispose pas d’un casier judiciaire vierge, qu’un casier judiciaire vierge peut, de même, être exigé pour qui souhaite être instituteur, caissier, agent de sécurité, chauffeur de taxi, pompier, etc. que même dans le privé son casier judiciaire peut être demandé à qui postule pour un emploi, il est aberrant de songer qu’un candidat à l’élection présidentielle ne soit pas tenu de produire son casier judiciaire.

En poussant le raisonnement encore plus loin, on peut s’étonner d’une coïncidence de dates :

·         1848 : création du casier judiciaire

·         1848 : début du mandat du premier président de la république française, Louis-Napoléon Bonaparte

On peut s’étonner encore plus, sachant que pendant près de 170 ans, il n’a jamais été demandé aux 23 candidats élus à la présidence de la république française, qui ont succédé à Louis-Napoléon Bonaparte, de produire leur casier judiciaire.

 N’est-il pas effarant de se dire que pendant ces presque 170 années, un individu ayant commis des crimes sans jamais être soupçonné, avait toute latitude (a peut-être eu toute latitude) de devenir président de la république française avec tous les pouvoirs et l’immunité que lui procurait ce mandat ?

Il aura donc fallu attendre décembre 2016 pour que soit déposé un projet de loi prévoyant que, du président de la République au simple élu local, il conviendra de présenter le bulletin n°2 de son casier judiciaire avant de convoiter un mandat, quel qu'il soit. 

Concrètement, pour se porter candidat, il sera exigé que le bulletin n°2 du casier judiciaire ne fasse mention d'aucun crime ni des délits suivants : manque de probité, corruption et trafic d'influence, recel et blanchiment, fraude électorale, infraction fiscale, agression ou harcèlement sexuels.

Porté par Madame Fanny Dombre-Coste députée socialiste de l’Hérault (merci, Madame. Elles sont si rares les femmes porteuses de vraies valeurs en politique) ce projet, accepté à l'unanimité par la commission des lois de l'Assemblée nationale le 25 janvier, a été adopté par les députés ce 1er février 2017.

Bon, je suis d’accord qu’il est regrettable de constater que

·         même s'il doit passer son tour lors d'une élection, un candidat n'est pas éternellement banni du suffrage électoral, grâce aux règles d'effacement du casier,

·         qu’il sera toujours possible à un individu, dès lors qu’il n’aura jamais été soupçonné, d’être candidat à la présidence de la république quand bien même il aura blessé ou zigouillé un ou plusieurs quidams. 

 Et puis quitte à exprimer des regrets, autant commencer par celui-ci :

 

Pour devenir une loi, ce projet doit être officialisé par le Sénat qui n’est pas prêt de le faire… à cause de… le croirez-vous… la prochaine échéance présidentielle.

Au bistro de la Toile : « Moi, président ! - Non, moi ! - Pas du tout, moi »

 

 

 

 

 

 

 

- Fatche, Victor, ça s'agite grave dans le panier à crabes politique ! Ce pauvre Fillon qui a les flics qui lui file le fion, Macron qui se repent en Algérie, se répand dans les gazettes et file des boutons à bien du monde, Hamon, Mélenchon, Jadot qui proclament tous qu'il « faut s'unir » mais dont aucun ne veut lâcher le calendos. Manque plus que Bayrou qui a des fourmis dans les paturons !

- Çà distrait le bon populo tout ça Loulle. Et ce n'est pas nouveau. Tiens, écoute ce que disait Aldous Huxley en 1939…

- Qui ? Aldo Sexuel ? Qu'est-ce qu'il a dit celui-là ?

- Ah, il avait la vista celui-là, « Aldo Sexuel » comme tu dis. Ecoute plutôt : « Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes innées.

Ensuite on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessants d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humain. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté, de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. »

.- ..Teng ! C'est vrai qu'il voyait loin Aldo Sexuel. 77 ans après, c'est exactement ce qui se passe.

- Sacré visionnaire le mec… Hélas. Dès lors toutes les couleuvres que veulent nous faire avaler les politicards se digèrent. Ils mentent comme ils respirent et sont pour la plupart au service d'une petite kleptocratie internationale. Il y a des liens structurels et des intérêts croisés entre les politiques au service du capital et les affairistes financiers, prédateurs de l'économie, des entreprises et de l'emploi et les médias propriétaires des mêmes affairistes. Dix milliardaires possèdent l'essentiel des grands médias français.

Marine vole le programme social de Mélenchon sans avoir évidemment la moindre intention de le mettre en place si elle gagne (Que Bacchus nous protège de cette horreur !). Tout comme le Sourcilleux de la Sarthe, elle magouille sans vergogne avec les emplois fictifs. Fillon, il peut s'agiter tant qu'il veut, il est cramé.

- Et Macron ? Parle-nous un peu de celui-là.

- C'est la petite bête qui monte, qui monte… Choisi par le patronat et adoubé par les Bilderberg, l'ex employé de Rothschild a tout l'avenir capitaliste devant lui. Tiens, il y a un exemple fort éclairant concernant ses accointances avec ceux qui tirent les ficelles des marionnettes politiques. C'est l'affaire du rachat de SFR. Bouygues était en concurrence avec Drahi, ce sulfureux citoyen israélien, « évadé fiscal » pompant son pognon en France, vivant en Suisse et ayant sa holding, Altice, au Luxembourg. Montebourg, alors ministre de l'économie y était opposé pour ces raisons. Puis voilà qu'arrive Macron à Bercy. Et tout de suite il débloque l'affaire au profit de Drahi. Celui-ci, il est surtout riche de ses dettes. Enormes. Il achète ses proies en utilisant la méthode crapuleuse dite LBO dont le mécanisme consiste à emprunter auprès des banques l'argent qu'on n'a pas ou qu'on ne désire pas investir et à ensuite rembourser la dette contractée en se payant sur la bête, c'est-à-dire à dégager des profits en liquidant massivement les emplois. Chez SFR, c'est le tiers des salariés qui a été lourdé (5000 sur 15000) pour engraisser les prédateurs et leurs complices politiques.

Drahi doit bien un petit coup de main à sa marionnette Macron, non ? Et comment il lui renvoie l'ascenseur à Macron, le Drahi ? Très simple, et qui ne lui coûte rien : il met la puissance de bourrage de crânes de ses organes de presse – BFM-TV, RMC, Libération, L'Express, L'Expansion, L'Etudiant, et son influence sur les instituts de sondage - au service du petit Macronet.

- Ben dit donc ! Ça ne donne pas trop envie de voter tout çà. Et la gauche alors ? Hamon, Mélenchon, Jadot ? S'ils arrivaient à s'entendre, ils pourraient créer la surprise, non ?

- Le problème, c'est qu'aucun, à part Jadot, ne veut lâcher l'espérance de fromage au profit de l'autre. Alors faisons un peu de math  :

Mélenchon : chances d’arriver au second tour = 0 (hélas, car je vote habituellement pour lui)
Hamon : chances d’arriver au second tour = 0
Jadot : chances d’arriver au second tour = 0

0+0+0 = 0

Il faut donc trouver un dénominateur commun. Pour cela il conviendrait que chacun mette une peille sur son égo. Et alors, retirer leur trois candidatures au profit d’une seule.

- Qui ?

TAUBIRA ! Vraiment de gauche, un peu la grosse tête mais pas trop, grande culture, charisme certain, très bonne oratrice, et en plus femme et « issue de la diversité » comme on dit.

Et ça aurait de la gueule, non ? On serait peut-être battu, mais avec panache !

- Pas mal. Allez, Zou, à la nôtre !

 

 

Illustration ; merci au regretté Chimulus

 La bagarre est-elle

devenue inévitable?

On se souviendra de ces propos tenus par Vladimir Poutine à la Conférence internationale de Valdaï, en octobre 2015 : « Il y a 50 ans déjà, à Leningrad, la rue m’a appris une règle : si la bagarre s’avère inévitable, il faut frapper le premier. » Déjà, à la Conférence de 2014, il avait mis cartes sur table et identifié les pas à franchir pour surmonter les obstacles et œuvrer dans le sens d’une paix respectueuse du droit des peuples à leur propre développement. Il a appelé « à mettre en place un « système explicite d’engagements et d’accords mutuels » afin de prévenir l’anarchie mondiale. » Depuis ce temps que s’est-il passé ?

D’abord en Syrie

On peut relever le fait que la volonté des États-Unis et de ses alliés à collaborer avec le gouvernement syrien et la Russie dans la lutte contre le terrorisme n’aura été qu’une diversion pour renforcer leur soutien aux forces terroristes opposées au président Bachar Al Assad. Tout au long de ces deux dernières années, la Russie a fait le constat à plusieurs reprises que les interlocuteurs, sous la gouvernance d’Obama, ne tenaient pas parole et n’étaient tout simplement pas fiables. Ce fut le cas, lors de l’accord visant l’élimination des armes de destruction massive, motif invoqué pour mener cette guerre contre le gouvernement de Syrie. Une fois ces armes de destruction massive éliminée, les États-Unis et la coalition internationale n’en continuèrent pas moins à chasser du pouvoir, le Président légitime.

Pour le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ses interlocuteurs ne tinrent pas parole, en ce sens qu’ils poursuivirent la guerre contre Bachar al Assad même si ce dernier ne disposait d’aucune arme de destruction massive.

Ce fut, également le cas, tout récent, de la trêve convenue de cessez-le-feu, en septembre dernier. L’armée américaine aurait bombardé, soi-disant par erreur, un contingent de l’armée arabe syrienne. Il y eut des morts et des blessés. Un comportement que les interlocuteurs russes considérèrent comme une tricherie froidement calculée. Cette guerre contre le terrorisme nous révèle les dessous d’un jeu dangereux de l’Occident avec les terroristes pour atteindre leur objectif du renversement du Gouvernement. Ce jeu dangereux s’est révélé au grand jour lors des évènements qui ont conduit à la libération d’Alep. On a pu y constater que les terroristes agissaient en lien étroit avec les États-Unis et la coalition, dite internationale. Voir à ce sujet ce bref article.

Puis l’Ukraine

Si nous regardons maintenant ce qui s’est passé du côté de l’Ukraine, le constat en est tout aussi désolant. Les bonnes volontés, exprimées à travers les accords de Minsk, n’ont donné suite à aucune des mesures fondamentales de nature à résoudre les problèmes entre le gouvernement central de Kiev et les républiques du Donbass, particulièrement de Donetsk et de Lougansk. Le panorama est des plus tristes et les populations de ces républiques sont soumises à des bombardements qui vont à l’encontre des ententes de Minsk 1 et de Minsk 2. Vladimir Poutine a beau interpeller les membres participants à ces ententes, mais rien n’y fait. Il y a six jours, le président de Russie qualifiait ces attaques de barbares,

Kiev reconnaît ouvertement qu’elle mène une guerre contre le Donbass. Ses partenaires occidentaux, parties aux ententes de Minsk ne semblent pas pressés pour exiger que les accords prévus dans celles.ci soient respectés. Une véritable crise humanitaire secoue cette région depuis le coup d’État réalisé sous la direction des États-Unis et de ses alliés de l’Europe. Rien pour convaincre Poutine de la bonne foi de ses interlocuteurs. À lire également: 

http://echelledejacob.blogspot.fr/2017/02/crimeeukraine-trump-sur-les-traces.html

Enfin les forces de l’OTAN aux frontières de la Russie

Tout le monde sait maintenant que lors de l’entente entre Gorbatchev et Reagan, au moment de l’écroulement de l’ex-URSS, que l’Occident se garderait d’étendre les forces de l’OTAN aux frontières de la Russie.

« Le cœur de ce débat se situe autour de l’échange qui a lieu au Kremlin le 9 février 1990 entre le secrétaire d’État américain, James Baker, et le dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev. Après une large discussion sur le futur statut d’une Allemagne unifiée, Gorbatchev promet de «réfléchir à tout ça» en ajoutant: «Il est entendu, c’est clair que l’élargissement de la zone de l’OTAN est inacceptable.» Et Baker de conclure: «Nous sommes d’accord avec cela.»

Force est de reconnaître que tout au long de ces dernières années, la présence des forces de l’OTAN s’est accélérée aux frontières de la Russie. Ce genre de déploiement n’est pas de nature à semer la confiance. Bien au contraire, Poutine ne la trouve pas drôle du tout. L’OTAN n’en démord toujours pas.

TRUMP PEUT-IL FAIRE LA DIFFÉRENCE

Il ne fait aucun doute que le président Poutine a attendu l’arrivée de ce nouveau Président dont les intentions laissaient entrevoir de nouvelles approches dans la manière de concevoir les relations internationales entre les États et de façon particulière avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie, l’Ukraine. À écouter les déclarations de son Secrétaire d’État, les perspectives d’un changement dans le sens du respect des peuples à décider de leur destin ne semblent pas très prometteuses.

POUTINE AURAIT-IL PRIS UNE DÉCISION SUR L’UKRAINE ?

Ce n’est pas d’aujourd’hui que la Russie se prépare à toutes les éventualités d’une guerre toujours possible. Dans le cas présent, l’ordre de se préparer à un temps de guerre laisse sous-entendre que Poutine va agir et qu’il faudra être alerte pour contrer toutes les attaques provenant de l’extérieur. Voici ce qu’il demande à toutes ses forces armées :

 « Une attention particulière devra être accordée à la prise en charge des alertes, au déploiement des systèmes de défense aérienne pour des temps de guerre ainsi qu’à la capacité des groupes aériens à repousser les agressions »,

Ce qui se passe en Ukraine est devenu intolérable. Les pays signataires des accords de Minsk ne semblent pas préoccupés par les attaques du gouvernement central de Kiev contre les Républiques populaires de Desk et Lougansk. Le nouveau président Trump ne semble pas se positionner autrement qu’Obama.

Que conclure ?

Les espoirs placés en ce nouveau Président des États-Unis, surtout en matière internationale, ne semblent pas trouver écho profond dans la nouvelle administration. Je crois que Vladimir Poutine en a déjà tiré ses conclusions. S’il agit le premier en territoire ukrainien, Trump devra se positionner par rapport aux ententes de Minsk et au respect des peuples.

 

 

Source: http://humanisme.blogspont.com

Les ONG et le juteux trafic des migrants à travers la Méditerranée

 

Cédric Herou, ce paysan de la vallée de la Roya condamné symboliquement par le tribunal correctionnel de Nice à une amende de 3 000 euros avec sursis, devient une sorte de symbole de l’aide aux migrants. Son délit : avoir introduit en France des migrants depuis l’Italie. Le Parquet niçois était plus virulent que les juges puisqu’il reprochait au jeune militant, en plus d’avoir fait entrer illégalement des migrants enfants, le fait d’avoir détourné la loi de décembre 2012 accordant l’immunité pénale à ceux qui apportent une aide humanitaire et désintéressée aux migrants. Il avait requis huit mois de prison avec sursis à son encontre, ainsi que la confiscation de son véhicule, et un usage limité de son permis de conduire aux seuls besoins de sa profession.

Ça, c’est la façade, c’est ce que nous montrent les médias « mènestrims ». Mais comment les gentils migrants gentiment aidés par le gentil paysan des Alpes-Maritimes sont-ils arrivés à Vintimille ?

Hors des canaux de la grande presse, des informations pour le moins dérangeantes circulent depuis quelques semaines sur la Toile. Elles donnent un éclairage nouveau et qui laisse abasourdi sur le problème des migrants  : on peut lire que « Les ONG introduisent clandestinement des immigrants en Europe à l’échelle industrielle ». À la base de ces docs : GEFIRA 

Les enquêteurs de ce mouvement disent tirer ces conclusions de l’observation de mouvements étranges entre les côtes Africaines et l’Italie (http://marine-traffic.com/ et http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php). Et ils en auraient déduit l'existence d'actions qui sortent du cadre du pur humanisme : une immigration manifestement organisée, non éligible, donc clandestine. Info ? Intox ? Libé a tenté d’intoxiquer en « désintoxiquant » cette info. Mais l’OJIM (observatoire des journalistes et de l’information médiatique) a solidement dézingué cette pseudo « désintox » http://www.ojim.fr/le-financial-times-confirme-lintox-de-liberation-et-arte/

Revenons donc à ces infos qui disent en substance que les ONG, les passeurs, la mafia, de mèche avec l’Union européenne, auraient expédié des milliers d’illégaux en Europe sous prétexte de sauver des gens, aidés par la garde côtière italienne qui a coordonné leurs activités.

Et si, derrière les beaux sentiments, il s’agissait d’une grande escroquerie et d’une opération illégale de trafic humain ?

Les faits : « Les trafiquants d’êtres humains entrent en contact avec la garde côtière italienne à l’avance pour recevoir leur soutien et ramasser leur cargaison douteuse. Les navires des ONG sont dirigés vers la « zone de sauvetage », même si ceux qui doivent être secourus sont toujours en Libye. Les 15 navires que nous avons observés appartiennent à ou sont loués par des ONG. Ils ont régulièrement été vus quittant leurs ports italiens, cap au sud, s’arrêter sur le point d’atteindre la côte libyenne, ramasser leur cargaison humaine, et refaire le voyage de 260 miles vers l’Italie, bien que le port de Zarzis en Tunisie soit seulement à 60 miles du spot de secours. »

Ça, c’est que dit Gefira. Il faut recouper.

Le 15 décembre, le Financial Times, peu suspect d’accointance avec les sites qui dénoncent la propagande médiatique sur les clandestins, publie un article avec le titre suivant « les douanes européennes accusent des organisations humanitaires de collusion avec les passeurs de migrants  ».

L’article indique que Frontex, l’organisation de contrôle des frontières extérieures de l’Europe, a constaté que lors des opérations de sauvetage en haute mer des indications ont été données par des ONG à des migrants – avant le départ de la terre ferme sur les côtes libyennes – sur la direction précise à suivre pour atteindre les bateaux des dites ONG. Ça recoupe l’information précédente.

Les ONG concernées sont les suivantes : MOASJugend RettetStichting BootvluchtingMédecins Sans FrontièresSave the ChildrenProactiva Open ArmsSea-Watch.orgSea-Eyeet Life Boat.

Tous les pays rivalisent pour avoir leur ONG. Mais l’intention réelle des personnes derrière ces ONG n’est pas claire. Leur motif peut être tout simplement le fric. Mais il peut aussi y avoir une motivation politique camouflée. En effet, les activités de l’organisation basée à Malte, MOAS, par la traite des personnes vers l’Italie est la meilleure garantie que les migrants ne se présenteront pas sur la rive maltaise. (http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean). Et puis, pour les patronats européens, l’arrivée massive de main-d’œuvre corvéable à merci est un levier fort efficace contre toute prétention de hausse des salaires et de lutte contre la précarité…

MOAS (migrants offshore aid station) fait carrément son bizness sur le « sauvetage » des migrants clandestins. C’est une organisation qui ressemble à une énorme pompe à fric. La « mission » qu’elle proclame : patrouiller en Méditerranée à la recherche de migrants perdus en haute mer et les sauver de leurs mauvais bateaux, radeaux, dinghies pour les embarquer à bord de leur « navire amiral », le Phoenix. Ils utilisent même des drones pour repérer leurs cargaisons de malheureux. MOAS est dirigé par un Étasunien plutôt sulfureux, le dénommé Chris Catrambone qui a fait fortune en vendant des assurances en Irak et en Afghanistan et excelle à faire sa pube dans les médias.

Dans son équipage, quelques personnages, aussi sulfureux ayant des accointances avec l’armée privée de mercenaires étasunienne Blackwater (rebaptisée « Academi  »), célèbre pour ses nombreuses « bavures » en Irak.

Comment ça marche ? Ce sont les gardes-côtes italiens qui, prévenus à l’avance par les passeurs, appellent les navires des ONG pour les orienter 10 ou 12 heures à l’avance vers la zone prévue pour l’organisation du « sauvetage » en mer. Et ce n’est qu’une fois le dispositif en place et par beau temps et mer calme que les passeurs libyens font partir les zodiacs remplis à ras bord de clandestins. À noter que le Phoenix, bien que basé à Malte, n’amène jamais ses cargaisons dans cette île mais en Sicile, pays de la mafia qui se charge du reste…

À noter encore que sur les belles images de « sauvetages » dont nous abreuvent les télés, il fait toujours beau, sur une mer d’huile. Belle mise en scène.

Huit ONG ont transporté à elles seules avec leur service de navette, en moins de deux mois, 14 954 immigrants clandestins (sur 39 192 en tout). Il s’agit bien d’un trafic d’êtres humains à l’échelle industrielle.

Les navires utilisés en permanence par les ONG au large de la côte libyenne

Le Phoenix est l’un des deux navires MOAS. Le navire est régulièrement repéré dans les eaux territoriales de la Libye. Il est enregistré au Belize, en Amérique du Sud. Cependant, le navire est détenu et exploité par les Maltais pour amener les immigrants en Italie. 

Le Topaz Responder, un navire d’intervention d’urgence qui mesure 51 mètres, qui accueille deux canots de sauvetage rapides. Le navire est géré en association avec MSF. Ceci est l’un des trois ferries qui peuvent transporter des centaines de personnes d’un seul coup. Le navire est immatriculé aux îles Marshall. 

Le Luventa est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas et détenu par l’ONG allemande Jugend Rettet.

Le Golfo Azzurro est utilisé par le néerlandais « Boat Refugee Foundation ». Golfo Azzurro opère sous le pavillon du Panama. La Fondation affrète le navire pour un prix symbolique. 

Dignity 1 est enregistré sous le pavillon du Panama. Gefira pense que le navire appartient à Médecins Sans Frontières.

Le Bourbon Argos est un navire de Médecins Sans Frontières. Il est l’un des trois navires utilisés pour transporter les gens de navires plus petits vers l’Italie. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon du Luxembourg. 

L’Aquarius est l’un des nombreux navires gérés par Médecins Sans Frontières. Il est enregistré sous le pavillon de Gibraltar. 

Le navire Vos Hestia search and rescue, affrété par l’organisme de bienfaisance Save the Children, comme la plupart des navires d’ONG, est sous la supervision du site Web de la Garde côtière italienne Save the Children.

Proactiva Open Arms exploite l’Astral. Gefira dit l’avoir observé à plusieurs reprises dans les eaux territoriales libyennes. Le navire a disparu sur une base régulière à partir des sites de suivi AIS. 

Le MS Sea-Watch I est possédé par une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med, un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et exigent un passage libre et sûr en Europe. 

Le MS Sea-Watch II appartient à une organisation basée à Berlin. Il travaille en étroite collaboration avec Watch The Med un réseau transnational de personnes qui luttent contre le régime européen des frontières, et ils exigent un passage libre et sûr en Europe. 

L’Audur est enregistré sous le drapeau des Pays-Bas. Gefira ne sait pas à qui appartient ce navire.

Le MS Sea-Eye est possédé par Sea-Eye-eV. Michael Buschheuer de Regensburg, en Allemagne, et un groupe de la famille et amis ont fondé l’organisme sans but lucratif de sauvetage en mer Sea-Eye eV. 

Le Speedy est un hors-bord appartenant à Sea-Eye-eV. Le navire est confisqué par le gouvernement libyen. 

Le Minden est possédé par l’organisation allemande Lifeboat. Le navire est actuellement immatriculé sous le pavillon de l’Allemagne. 

Voilà quelques éléments qui accréditent la thèse d’une organisation multiple dont la finalité est d’amener un maximum de migrants en Europe. À noter la présence d’associations qui luttent pour une ouverture totale des frontières, pour une Europe passoire.

À vous de juger

 

Sources :

http://www.zerohedge.com/news/2016-12-04/something-strange-taking-place-mediterranean

“Caught in the act : NGOs deal in migrant smuggling”

https://gefira.org/en/2016/11/16/moas-is-there-to-pick-you-up/

https://gefira.org/en/2016/11/16/ngos-armada-for-the-coast-of-libya/

http://data.unhcr.org/mediterranean/regional.php

http://marine-traffic.com/

http://www.humanite.fr/en-sicile-le-business-des-migrants-est-plus-rentable-que-la-drogue-573036

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L’oeuvre d’une transcendance : La naissance de l’univers ne doit rien au hasard

«Ce que je vois dans la nature est un grand dessein que nous ne pouvons comprendre que de manière imparfaite, et que doit remplir une personne qui réfléchit avec un sentiment d’humilité…» Albert Einstein

De tout temps les hommes se sont posé les questions suivantes, fruit d’une inquiétude légitime: «Qui sommes-nous?» L’astrophysicien André Brahic avec son humour «scientifique» nous assure que «nous sommes les petits-enfants du Big Bang?». D’où venons-nous? Où allons-nous? Comment expliquer l’ordre superbe de l’Univers, depuis la délicate harmonie d’une humble fleur des champs, jusqu’à la splendeur sombre de la voûte étoilée? Suffit-il de laisser agir les lois de l’Univers pour qu’à partir du hasard naisse, naturellement, la vie ou faut-il imaginer qu’au-delà des choses visibles, il y a encore autre chose, une intelligence discrète, un horloger, qui animerait la matière et lui donnerait souffle?

Les constantes régissant la mélodie secrète de l’Univers

Le cheminement vers le modèle du Big Bang ne se fit pas «sans douleur». Il fallait, à Einstein, pour sa théorie, supposer que l’Univers est immuable en le clouant avec sa fameuse constante cosmologique. Un homme osa s’opposer aux équations d’Einstein et à sa théorie de la relativité: Alexander Friedmann. Il remet en cause, justement, l’approximation faite par Einstein avec sa constante cosmologique qui, en quelque sorte, cloue l’Univers sur place. Le Big Bang semble être une théorie qui se tient. L’astronome Edwin Hubble établit par ses observations au télescope en 1924 la nature extragalactique des nébuleuses. L’Univers venait encore de s’agrandir. Ainsi, les observations de Hubble semblaient indiquer que l’Univers dans son entier était en expansion, depuis cet instant lointain où, pour la science, il avait jailli du néant.

Le Big Bang nous fait découvrir une histoire imprévue et fantastique. Il a eu une naissance, grandiose, il grandit maintenant, et peut-être connaîtra-t-il un jour la vieillesse et la mort. L’histoire connue commence alors que l’univers avait déjà atteint l’âge de 10-43 secondes – le temps de Planck- Avant, on ne sait rien. Puis, pour une raison inconnue que les scientifiques ne s’expliquent pas, le vide si vivant s’est mis à enfler. C’est comme si quelqu’un a donné le signal du début. En moins de temps, qu’un battement de cil (entre 10-43 et 10-32 seconde), son volume a été multiplié par 1050 (10 suivi de 50 zéros)! Et sans que l’on sache pourquoi, sont apparues les premières particules de matière. Après cette barrière fatidique des trois cent mille ans, des nuages de gaz se sont formés. Ils donnèrent naissance aux milliards de galaxies pendant près de 13,82 milliards d’années.

Aujourd’hui, à l’instant du Big Bang, l’Univers est encadré par une série de constantes cosmologiques qui gouvernent, à chaque instant, chaque étape de la naissance de la matière. A tel point que certains physiciens parlent de miracle car sa naissance est parfaitement ordonnée, ce qui a fait dire à Georges Smoot prix Nobel de physique, que «le Big Bang est l’évènement le plus cataclysmique que nous puissions imaginer, et à y regarder de plus près apparaît finement orchestré». Pour l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan: «L’univers, écrit-il, se trouve avoir, très exactement, les propriétés requises pour engendrer un être capable de conscience et d’intelligence. Les astrophysiciens peuvent jouer aux dieux créateurs en construisant des modèles d’Univers, chacun avec sa propre combinaison de constantes et de conditions initiales, grâce à la puissance des ordinateurs modernes. La question… qu’ils se sont posée pour chaque modèle d’univers est: héberge-t-il la vie et la conscience après une évolution de 13,7 milliards d’années?» (1)

 «La réponse est…la vaste majorité des univers possède une combinaison perdante (…) – sauf le nôtre (…). Ce réglage est-il dû au seul hasard? Ou bien résulte-t-il de la nécessité, si bien que les valeurs des constantes… sont les seules permises?» Rappelons que si un seul des paramètres avait une très faible déviation même d’une valeur infime, la vie n’aurait jamais pu émerger de la matière et la matière elle-même n’aurait jamais pu se former. Le réglage de la constante cosmologique est précis jusqu’à la 120e décimale. L’astrophysicien Georges Smoot a pu, en regardant les premières images du rayonnement fossile, s’exclamer: «C’est comme voir le visage de Dieu! Quelque chose semble inscrit dans cette lueur de l’aube cosmique. Comme un code mystérieux que Georges Smoot a appelé l’écriture manuscrite de Dieu. Remonter en arrière jusqu’à la création, regarder l’apparition de l’espace et du temps et de l’Univers et de tout ce qu’il y a dedans, mais aussi voir l’empreinte de celui qui a fait tout ça.» (1)

«Pendant 1000 jours, le satellite Planck a fouillé les confins de l’Univers pour tenter de répondre aux questions des physiciens et de l’humanité: comment l’Univers a-t-il été créé? Est-il gouverné par le hasard ou par un ordre profond? Y avait-il quelque chose avant le Big Bang? Qu’y avait-il avant la création de l’Univers?», De fait, la première lumière de l’Univers, le «Fiat Lux» de la Bible, semble réglée au millionième près. Par quel miracle? Comment est-ce possible? Pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien proclamait, en son temps, le physicien français Leibnitz? Avec le satellite Planck et avec le boson de Higgs la question est plus que jamais d’actualité. Justement, comment les particules sont nées? Une découverte majeure a été faite début juillet 2012. «Il n’y a plus de doutes. Les explorateurs de l’infiniment petit viennent enfin de mettre la main sur une nouvelle particule. Les particules élémentaires doivent peut-être leur masse à l’insaisissable boson de Higgs. La découverte du boson de Higgs annoncée début juillet 2012 est essentielle car les particules de lumières initiales n’avaient pas de masse. C’est le boson de Higgs qui les a «alourdies». Une partie de l’énergie devient matière dont tout ce qui vit (humanité, animaux, plantes) et ce qui est inerte (sable, pierre…) est constitué.

Le récit «détaillé» de la création de l’Univers selon la science

 «Si l’on admet la théorie du «Big Bang», le film du déroulement de l’univers serait le suivant: A 0 seconde, l’Univers est né dans des circonstances inconnues et, peut-être, inconnaissables. Entre 10-43 et 10-35 seconde, les théories actuelles supposent une période d’«inflation» accélérée. La force qui a provoqué cette expansion est inconnue. Entre 10-35 et 10-12 seconde, l’«inflation» s’est arrêtée. La force motrice qui l’anime laisse derrière elle des particules élémentaires – électrons, quarks, gluons et neutrinos – dans un environnement où les températures sont inouïes (1027 degrés centigrades). L’Univers continue à s’étendre et à se refroidir. A 10-11 secondes, la température baisse à un million de milliards de degrés centigrades. A 3000 degrés centigrades, les électrons sont capables de s’accrocher au noyau atomique de base. C’est là qu’intervient le champ de Higgs qui donne de la masse aux particules élémentaires Entre 2 ou 3 milliards d’années, l’âge des ténèbres cosmiques prend fin avec la formation des premières étoiles de l’Univers, au coeur de denses nuages de gaz.

Entre 5,5 et 10,5 milliards d’années, le Soleil est formé, ainsi que les planètes du système solaire. Sur les planètes les plus proches du Soleil – Mercure, Vénus, la Terre et Mars » (2)

 «  -, De 6,2 à 11,2 milliards d’années, «Il y a émergence de la vie sur Terre». Les toutes premières cellules commencent à peupler la terre. De 10 à 13,82 milliards d’années, des organismes multicellulaires se développent, aidés par l’avènement de la reproduction sexuée. Les premiers vertébrés apparaissent pendant l’Ordovicien. Suivent les dinosaures, les reptiles, les mammifères et les plantes. Il y a environ 7000.000 d’années, des hominidés commencent à peupler l’Afrique. Homo sapiens se manifeste il y a plus de 100.000 ans. Le langage, la culture sont créés et les sociétés humaines organisées apparaissent. (2)

Le Big Bang ne serait pas le commencement de tout! On le voit d’une façon ou d’une autre on revient au mystère et quel rôle le hasard a-t-il pu jouer. Einstein avait l’habitude de dire que «Dieu ne joue pas aux dés». Un grand physicien a comparé le Big Bang à un gigantesque incendie au cours duquel s’est constitué un livre en ce sens de ce qu’il y a de plus ordonné Ordo ab chao, l’ordre naît du chaos ou du désordre, trois mots latins qui renferment le plus grand mystère de l’Univers. Cette énergie unifiée de l’Univers représenterait la conscience divine qui est partout et en toute chose. Le Big Bang serait alors le point zéro de l’Univers, au-delà du temps et de l’espace.

«Si une seconde à peine après le Big Bang, le taux d’expansion de l’Univers avait été à peine un peu plus lent (de un milliardième) alors, inéluctablement, le cosmos n’aurait pu s’arracher à la gravitation et se serait effondré sur lui-même en un magma informe! A l’inverse, un Big Bang un milliardième plus «rapide» et la matière se serait dispersée en poussière dans le vide, ne laissant aucune chance aux étoiles de se former.

La création de l’Univers selon les civilisations humaines et les religions

 Dans le droit fil de la connaissance scientifique, mais aussi de l’expérience humaine acquise pendant des millénaires, il est utile de connaître justement comment l’homme appréhendait l’espace et en général tout ce qui le remplissait de terreur, du fait qu’il n’a pas d’explication. La science, qui n’explique pas tout, laisse des multitudes de questions sur le démarrage de la création, sans réponse. Est-ce-là que la foi intervient pour «rassurer» le croyant «à tout prix» quant à l’omniprésence d’une force immanente? Ou est-ce que nous sommes en présence d’une loterie? Tout aurait pu ne pas avoir lieu. On est tenté de prendre à notre compte la fameuse phrase du philosophe Jean Guitton: «L’absurdité de l’absurde conduit vers le mystère.» Dans le Coran, «Al ghaib», le mystère, appartient à Dieu.

 Les grandes civilisations qui ont vu le jour dans le continent asiatique, le sous-continent indien et au Moyen-Orient se sont toutes, chacune à sa façon, interrogées sur la formation et la constitution de l’Univers. Déjà, Il y a près de 3000 ans, les adeptes du mazdéisme, qui est à la fois, une religion et une culture, s’interrogeaient sur la création de l’Univers et sur la force qui faisait se mouvoir les astres et donner la vie à la matière. Pour les philosophes de la Grèce antique, la référence aux éléments naturels est souvent récurrente. Pour Démocrite (460-370 avant J.-C.), la réalité se compose d’atomes et de vide. Dans les religions révélées, pour le christianisme, et pour le pape

Dans la Bible comme lu sur Wikipédia on décrit le Tohu bohu  concept apparaissant au second verset de la Torah et de la Bible. Il est composé de deux mots hébreux tohu et bohu. Le premier mot tohu signifie inhabité, inhabitable, le désert. Le second mot, bohu signifie vide. Les deux mots assemblés qualifient l’état du monde au moment de la création. Dieu créa le monde en six jours le septième jour il se reposa. Le même récit se retrouve d’ailleurs dans le Coran  

Pour Pie XII, une fantastique explosion primordiale, projetant en un éblouissement toute la matière de l’Univers dans l’espace, est la caractéristique de la Création! Le «fiat lux!» Le savant abbé belge Georges Lemaître, l’un des pères du Big Bang – qui avait, donc, un avis autorisé sur la question-, n’a pas succombé à la tentation du concordisme. Fatal au dogme, car la science peut désavouer demain sa vérité d’aujourd’hui, on trouve dans le Coran une cohérence d’ensemble qui semble «coller» à la réalité actuelle. Après la naissance de l’Univers, à partir de l’atome primitif, le Coran aborde l’étape de l’expansion ainsi que le révèle le passage suivant: «Le ciel, Nous l’avons construit par Notre puissance: et Nous l’étendons [constamment]: dans l’immensité». «Nous l’étendons», signifie: «Nous le rendons plus vaste, Nous lui donnons un volume plus grand»». (3)

 Voici ce qu’écrit Maurice Bucaille, médecin de son état, à ce sujet: «Ce qui a été traduit par «Nous l’étendons», est le participe présent du verbe «musieûna » du verbe «awsaea» qui signifie: élargir, étendre, rendre plus vaste, plus spacieux, lorsqu’il s’agit d’objets». (4)

Plus loin, il est dit dans le Coran: «: La création des cieux et de la terre est quelque chose de plus grand que la création du genre humain, mais la plupart des hommes ne le savent pas!».(5)

Le mot «Ratqan» signifie une masse compacte comme soudée. Le terme «Fafataqnahouma» s’applique à l’action de rompre avec une notion de puissance et de force. Nous avons donc bien la représentation d’une masse compacte qui a été désagrégée et dont les constituants formèrent l’univers avec tout son contenu.

C’est un fait! La science progresse, les mystères aussi. Prenez la question la plus élémentaire: pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? La formidable théorie du Big Bang ne nous dit pas pourquoi, ni comment ce Big Bang est survenu». (6)

«Pourquoi l’Univers a-t-il cette apparence plutôt qu’une autre? Pourquoi obéit-il à telle loi plutôt qu’à telle autre? Une dose infinitésimale de gravitation en plus et l’univers aurait cessé son expansion. Pour le physicien Lawrence Krauss, la gravitation avait autant de chances d’aboutir à la création du cosmos, qu’un humain de deviner le nombre d’atomes qui composent le soleil. Reste l’énigme de la vie.» (6)

Face au mystère du monde, Einstein est encore plus humble, il eut ces paroles lourdes de signification: «Nous sommes dans la position d’un petit enfant entrant dans une immense bibliothèque dont les murs sont couverts jusqu’au plafond avec des livres écrits dans de nombreuses langues différentes. L’enfant sait que quelqu’un a écrit ces livres. Mais il ne sait pas qui, ni comment. Et il ne comprend pas les langues dans lesquelles ils sont écrits… Telle est je crois, l’attitude de l’esprit humain même le plus grand et le plus cultivé face à Dieu.»(7)

 Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole  Polytechnique Alger

1. Trinh Xuan Thuan: Je ne crois pas au hasard http://www.atoi2voir.com/atoi/visu_article.php?id_art=640&n1=1&n2=5

2. Chems Eddine Chitour: Science, foi et désenchantement du monde; Réédit. OPU 2008

3. Coran. Sourate 51. Verset 47

4. Maurice Bucaille: La Bible, le Coran et la science. Editions SNED. Alger 1978

5. Coran: Sourate 40 – Verset 59

6 John Horgan: Le cosmos, Dieu et nous: http://unesdoc.unesco.org/images /0012/001226/122623f.pdf

7. Einstein dans George Sylvester Viereck Glimpses of the great. Ed. Duckworth 1930 Lu dans Igor et Gricka: Le mystère du satellite Planck op;cité p.71

 

 

« Les ressorts de la violence » Russell Jacoby

À l’heure où s’exacerbent les extrémismes, où attentats, guerres civiles, répressions font rage, on a tôt fait d’assimiler cette violence inouïe au choc des cultures et à la peur de la différence. Prenant l’exact contrepied du discours ambiant, l’un des plus grands intellectuels américains contemporains bouscule les idées reçues et relance le débat : selon Russell Jacoby, c’est de la peur du semblable que naîtrait la violence.

Pourquoi vous être intéressé à ce sujet ?

J’ai écrit ce livre comme historien et citoyen. Je suis frappé de voir combien on présente les étrangers comme des tortionnaires alors que c’est historiquement inexact. Ce sont les guerres civiles qui ont été les plus sanglantes, notamment aux Etats-Unis. Il suffit de voir la guerre de Sécession et l’étendue des violences qu’elle a déclenchées. Le nombre de morts, plus de six cent mille, surpasse la totalité des pertes américaines dans tous les autres conflits depuis la guerre d’indépendance jusqu’à la guerre du Vietnam.

Qu’avez-vous souhaité démontrer dans ce livre ?

 

L’idée que la violence et la haine sont basées sur le sentiment de l’étranger est trompeuse ; c’est ce que je souhaite démontrer. C’est une question d’éducation : on est souvent élevé dans la peur de l’autre, en disant que l’on a peut-être plus à craindre de l’autre que de ce qui nous est familier, alors que ce n’est pas tant l’inconnu qui nous menace que le connu… Cette notion de similitude et le malaise qu’elle provoque vont à l’encontre de notre interprétation habituelle des conflits mondiaux, car nous aimons croire que les hostilités sont liées à de profondes différences sur la manière de vivre en société.

Le mythe fondateur d’Abel et Caïn, raconté dans la Genèse, est présenté comme le premier meurtre commis dans le monde judéo-chrétien et c’est un crime fratricide…

En effet, ce meurtre originel est fratricide. L’hostilité caractérise les relations entre frères tout au long de la Bible hébraïque : Ésaü envisage de tuer Jacob, tout comme les frères de Joseph songent à de débarrasser de lui. La Bible met en scène des frères ennemis et cette violence fraternelle semble être à l’origine des premières cités humaines, voire de l’organisation politique elle-même comme le suggère Hannah Arendt. Ce thème parcourt d’ailleurs les textes fondateurs de la culture occidentale. L’histoire de Rome (Romulus et Remus), s’ouvre sur le meurtre d’un homme par son frère. On retrouve également cette idée du meurtre fratricide dans les écrits de la Grèce antique.

Vous dites notamment que la violence s’exerce avec le plus de force entre des groupes culturellement très proches… Pouvez-vous nous donner quelques exemples ?

Aujourd’hui comme hier, la forme de violence la plus répandue oppose des communautés voisines au sein d’un même pays. Aux États Unis, la plupart des violences sont intra-communautaires : les Noirs luttent contre les Noirs, et les gangs urbains s’en prennent surtout aux gangs des quartiers voisins. Là aussi, c’est la ressemblance et non la différence qui suscite la violence. Une étude sur les homicides commis à New-York entre 2003 et 2005 montre que les trois quarts des criminels connaissent leur victime ! Par ailleurs, on peut noter qu’en 5000 ans d’histoire, les guerres civiles sont beaucoup plus importantes que les conflits internationaux. Je pense par exemple aux guerres entre nordistes et sudistes aux Etats-Unis, aux Hutus et Tutsis au Rwanda ou encore aux chiites et sunnites dans le monde musulman.

Déjà les Grecs, dans l’Antiquité, remarquaient que les conflits civils étaient plus violents que les guerres traditionnelles…

Les historiens grecs disaient que les guerres civiles étaient les plus vicieuses et les plus dangereuses, ils parlaient d’ailleurs de « guerres inciviles », remarquant que les prisonniers étaient systématiquement exécutés et les villes détruites. Platon établissait une distinction claire entre la guerre contre les étrangers et ce qu’il appelle les « dissensions entre factions ». Pour Thucydide, les « passions de la guerre civile » ne laissent aucune place au compromis, le désir de vengeance minant la réconciliation à venir.

Peut-on établir un lien entre la foi et le fratricide ?

Oui, ce lien existe. Je ne dis pas que c’est l’unique source de violence, mais il est très présent lors des guerres civiles. N’oublions pas que les violences religieuses dans l’Europe du XVIème siècle opposèrent des chrétiens à d’autres chrétiens.

Freud parlait d’ailleurs du « narcissisme des petites différences ». Qu’entendait-il par-là ?

Il s’agit de l’hostilité qui surgit entre des groupes historiquement ou culturellement proches où « les petites différences » semblent susciter plus de colère que les grandes. La rancœur qu’elles engendrent nourrit les explosions de violence fratricide qui émaillent l’histoire humaine.

Toujours selon Freud, la relation homme / femme joue également un rôle très important… Pourquoi ?

La crainte de la femme perçue comme étrangère et hostile illustre ce narcissisme des « petites différences ». Les hommes les redoutent car ils ont peur de perdre leur virilité. Des milliers de règles, principalement religieuses, témoignent de cette angoisse. Une crainte qui parcourt l’ensemble de la mythologie : attiré par la femme, l’homme redoute dans le même temps de « mourir ou de se perdre » à son contact. Celle-ci est à la fois intime et étrangère à l’homme. Pourtant les femmes montrent selon moi plus d’intérêt pour la paix et la non-violence, et je pense qu’elles peuvent ouvrir une nouvelle voie dans la prévention de ces conflits. Elles ont un rôle important à jouer.

Aurélie Godefroy pour Le Monde de Religions

Russell Jacoby, « Les ressorts de la violence – peur de l’autre ou peur du semblable », Belfond, coll. L’esprit d’ouverture ?

Russel Jacoby (23 avril 1945) Prof. d’histoire US dans l’Université de Californie, Los Angeles (UCLA). Ses investigations se réfèrent, surtout, à l’histoire intellectuelle et culturelle européenne et étasunienne, à l’histoire des intellectuels et à celle de l’éducation. Certains de ses livres récents sont End of Utopie : Des polytics and Culture in the Age of Apathy (1999), Picture Imperfect : Utopian Thought for an Anti-Utopian Age (2005) et Bloodlust : On the Roots of Violence from Cain and Abel to the Present (2011).

Source: http://www.elcorreo.eu.org/Les-ressorts-de-la-violence-Russell-Jacoby

 

 

François Fillon nous montre son vrai visage, et ça fait peur

Le 25 janvier dernier, François Fillon déclarait qu’il souhaitait être reçu au parquet national financier dans les plus brefs délais.

Voyant que les choses ne se passent pas comme prévu, le camp du candidat des Républicains a décidé de jouer une autre partition. Désormais les avocats de François Fillon estiment que le parquet national financier n’est pas compétent pour se saisir du délit de détournement de fonds publics. Toujours selon les avocats, « l’infraction de détournement de fonds publics ne peut être reprochée à François Fillon », car à leurs yeux ce délit n’est pas applicable à un parlementaire.

Comprenez bien chers compatriotes. Un parlementaire peut faire ce que bon lui semble de l’argent du contribuable. ll peut rémunérer très grassement femme et enfants sans que nous ayons notre mot à dire. D’après Monsieur Fillon, il est même indécent et scandaleux de s’y intéresser.

Il veut nous imposer des réformes très contraignantes pendant que lui et sa famille profite de notre argent. Fillon est probablement l’assisté de France qui coûte le plus cher et il brigue la présidence de la République. Elle n’est pas belle la vie !

Et une fois élu il distribuera les milliards économisés sur notre dos à ses amis, soyons en sûr.

Sa réforme sur la Sécurité Sociale en est le plus bel exemple. On connait ses liens avec l’ex-patron d’Axa, Henri de Castries.

Si nos politiques détricotent petit à petit le programme du Conseil National de la Résistance ce n’est en rien parce qu’il est trop onéreux, mais avant tout parce qu’il empêche les plus riches de ce pays de faire encore plus de bénéfices.

 

Payons pour enrichir les amis de François Fillon, et pour le remercier ceux-ci offriront un poste à ses proches rémunérés largement au-dessus du travail fourni.

N’y a-t-il pas un comportement de dictateur dans son attitude ?

On comprend mieux son estime pour Vladimir Poutine. Il rêve probablement d’imposer le modèle russe aux français.

Comment ne pas voir un comportement dictatorial lorsqu’il dit aux journalistes « Vous en avez un trop fait ». Quel culot.

C’est lui qui est dans l’illégalité et il se permet de faire la morale. Mais si nos journalistes n’étaient pas aussi lâches et courtisans, peut-être qu’il ne se serait pas permis d’agir ainsi.

Il est évident que dans de nombreux pays il aurait dû démissionner depuis le début de cette histoire.

En résumé, il leur dit, ne faites pas votre travail et je pourrai continuer de m’enrichir.

 

Voilà la démocratie que le président Fillon nous promet.

Un soutien pour François Fillon : Frigide Barjot...

Voilà un soutien dont François Fillon se serait, sans doute, volontiers passé : Frigide Barjot vient de lancer une pétition en faveur du candidat Les Républicains...
 
 "François Fillon défend la famille et la filiation. Et il a pour cela, mieux que quiconque, pu fonder sa réussite politique sur la réussite de sa propre famille. Il était donc légitime qu'il s'entoure de sa femme et de ses enfants dans sa vie parlementaire, encore plus que beaucoup d'autres, pour incarner cette conviction", peut-on lire sur cette pétition.
 
Des arguments qui ne manqueront pas de laisser perplexes de nombreux électeurs...
 
Peut-on, ainsi, mélanger vie familiale et vie politique ? Peut-on utiliser l'argent public pour placer ses proches à des postes très bien rémunérés ?
 
Ce faisant, Frigide Barjot évacue tous les problèmes inhérents à l'affaire Fillon : soupçons d'emplois fictifs, cumuls, rémunérations exorbitantes.
  
"Fillon, tiens bon !" tel est l'intitulé de la pétition...
L'égérie de la Manif pour tous, en apportant son soutien à François Fillon, et en utilisant un tel argumentaire vient plomber encore plus l'image du candidat.
 
Frigide Barjot, une figure haute en couleurs de la Manif pour tous, s'était invitée, lors de la primaire, à la soirée de victoire du candidat des Républicains où elle avait fait une entrée remarquée.
Nul doute que ce soutien doit embarrasser François Fillon, englué dans les affaires...
 
L'exubérance du personnage, son militantisme débridé risquent fort de ternir un peu plus la campagne de François Fillon.
 
Après les révélations du Canard Enchaîné, le soutien de Frigide Barjot, c'est la "cerise sur le gâteau..."
 
Il est vrai que François Fillon a défendu lors des primaires les valeurs de la famille, a même affiché une idéologie catholique, il s'est déclaré hostile au mariage pour tous, même s'il ne voulait pas revenir sur la loi...
Selon lui, l’adoption plénière doit être réservée aux couples hétérosexuels.

 
De fait, d'après les dernières nouvelles, François Fillon s'est surtout révélé comme un défenseur de sa propre famille, n'hésitant pas à accorder des salaires démesurés à ses proches, à leur donner des avantages exorbitants.

On peut l'affirmer, Fillon s'est montré solidaire de sa famille : femme, enfants ont reçu un joli pactole...

 

C'est ce qu'on peut appeler une famille en or... 

 

Wauquiez est sacrément gonflé !

 

En pleine affaire Fillon, voici que Laurent Wauquiez nous explique comment détourner la mesure de plafonnement des revenus en cas de cumul des mandats !

Le cumul des mandats a du mal à se mettre effectivement en place, par contre le cumul des revenus, lui est déjà bien encadré. Les indemnités des élus sont encadrées par le principe de l'écrêtement depuis 1992. Ce principe définit les limites de rémunération que peut recevoir un élu.

La loi plafonne le montant des indemnités des élus et des membres du gouvernement lors de cumul de mandats. Ce plafond est établi à 1,5 fois le montant des indemnités de base, soit :

·         16 331 euros brut par mois pour les membres du gouvernement

·         8 272 euros brut par mois pour les sénateurs

·         8 231 euros brut par mois pour les députés et les autres élus

La ceinture pour les autres

Dans ce cadre du plafonnement, Laurent Wauquiez, député de la 1ère circonscription de Haute-Loire et président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez atteint le plafond légal de 8.231 euros brut.

Pour bien marquer sa rupture d'avec la gestion précédente, Il y a un an, Laurent Wauquiez a fait voter une baisse de 10 % des indemnités des conseillers régionaux. Vous avez bien compris que cette mesure ne le concernait pas puisqu'il était de toute manière au taquet.

 

Et la largesse pour moi !

Seulement voilà, tout comme le maire de Lyon, qui récemment voulait nous faire pleurer sur son sort, voici que Laurent Wauquiez, le pauvre, a des frais.... Alors, ces frais, ben quoi de naturel que de les faire payer aux contribuables, n'est-ce pas ?

Et voici que notre Président de région, en pleine affaire Fillon se fait voter une indemnité de 15,25 euros par repas et 60 euros par nuit passée à Lyon, le tout, tout de même, sur présentation des factures, ce qui ne devrait pas être bien compliqué...

Ah ! J'oubliais de vous préciser : la bonne nouvelle, c’est que cette « indemnité de séjour » n’entre pas évidemment pas dans le calcul du plafond et de la mesure d'écrêtement, elle vient en plus !

 

Un Président de région qui décide de ne pas vivre dans la ville où siège son assemblée et qui décide d'en faire payer les conséquences aux contribuables via une indemnité échappant aux règles de calcul des cumuls, le tout en pleine affaire Fillon, c'est cool, non ? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il "en a", le Wauquiez..... ou qu'il est complètement inconscient et n'a pas compris que le monde était en train de changer......

Macron, faire le plein avec du vide

L’homme « providentiel » nommé Emmanuel Macron, séduit de plus en plus de monde, et ce qui est le plus étonnant, c’est qu’ils sont tous prêts à le suivre alors que personne n’a réellement la moindre idée de son programme.

chaque discours est une accumulation de vagues promesses, nimbée d’une volonté de tout changer, portée par un homme qui se veut nouveau, mais qu’en est-il réellement ?

Ce qui est sur, c’est que le tribun fait le plein actuellement, et bien malin qui pourrait résumer en quelques mots son programme.

Récemment, sur l’antenne d’Europe 1Gérard Collomb, l’un de ses soutiens, maire de l’une des 3 plus grandes villes du pays, tentait d’expliquer évasivement son programme, sans convaincre grand monde.

 

Mais qui est cet ex-banquier, aux allures de jeune premier souriant, dont le visage n’est pas sans rappeler un certain Boris Vian ?

Sauf qu’alors que si l’un jouait de la trompette, l’autre semble plus doué pour le pipeau.

Pour remonter encore plus loin dans l’histoire, il n’est pas inutile de rappeler le destin d’un autre Macron, fonctionnaire impérial, soupçonné d’avoir assassiné l’empereur Tibère, avant d’être lui-même tué par le sanguinaire Caligula qu’il avait pourtant porté sur le trône. 

Le lecteur taquin ne manquera pas de faire le rapprochement entre le Macron d’aujourd’hui, plantant un « poignard dans le dos » de celui qui l’avait pourtant nommé ministre.

Quel est aujourd’hui son programme : la réforme de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune), la suppression des cotisations maladie et chômage, l’assouplissement des 35 heures, un système de retraite à la carte, un pass de 500 euros destiné aux jeunes et à dépenser en achats culturels, la création de 10 000 fonctionnaires de police, la re-création d’une police de proximité, la suppression de quelques départements, l’augmentation de la prime d’activité pour ceux qui touchent le Smic...

Pour 2 économistes, du groupe de ceux qui se sont qualifiés « d’atterrés », Thomas Porcher et Frédéric Farah, les auteurs « d’introduction inquiète à la « Macron-économie », l’affaire est entendue : celui qui est actuellement la coqueluche des socialistes privés de Valls, ou des juppéiste privés de Juppé, « n’est que l’avatar d’une idéologie vieillotte, régressive et binaire ».

En 13 chapitres, ils expliquent comment, sous des phrases chocs, teintées d’un apparent bon sens, se cachent des raisonnements économiques dépassés, mis en place depuis une bonne trentaine d’années, et qui n’ont pas porté de fruits apparents.

Détournant un dicton bien connu, ils affirment : « c’est dans les vieux pots qu’on fait les pires soupes », et démontrent que toutes les réformes visant à flexibiliser le travail n’ont pas réellement permis le recul du chômage.

Pour eux, cette critique faite d’un « chômeur paresseux » ne tient pas la route, il y a surtout la disparition progressive du travail.

Pour eux, une évidence, il n’y a pas de liens entre la flexibilité du marché du travail, et le niveau de chômage.

Ils expliquent la pensée de Macron pour qui il y aurait d’un côté des travailleurs courageux prêts à accepter un salaire de misère, et de l’autre, des fainéants qui, à salaire égal, préfèrent le loisir au travail.

Finalement, ils sont convaincus que Macron n’a qu’un but, décrédibiliser toute forme d’alternative à gauche, caricaturant la réalité dans une logorrhée populiste du genre : « toute autre politique que la mienne est un mirage » ou « nucléaire ou retour à la bougie », etc.

Pour les 2 économistes, cette forme de pensée qui interdit la réflexion est clairement un danger pour la démocratie. 

Quand Macron tacle Hamon sur son RdB (revenu de base), déclarant : « le revenu universel existe déjà, c’est le RSA  », il sait pertinemment les différences essentielles tant sur le montant des 2, que sur leur nature : l’un est attribué, sur demande des intéressés (le tiers de ceux-ci se refusent à le demander, afin de ne pas se sentir stigmatisés), alors que l’autre est attribué à tous, sans la moindre contrepartie. 

Christiane Taubira, quant à elle, est atterrée par l’effet Macron sur de jeunes esprits : « il a une vraie capacité de séduction (...) il doit beaucoup aux médias. Macron se dit antisystème mais c’est un pur produit de celui-ci  ». 

Elle est aussi gênée par cette carte « ni droite, ni gauche  » qu’il joue, tout comme Marine Le Pen, car dit-elle : « quand on a plus de trente ans d’engagement, qu’on a pris au sérieux la politique, qu’on a accepté de prendre des coups, qu’on a vu ses enfants prendre des coups, qu’on a vu des gens souffrir, on connait la différence entre les politiques de gauche et de droite ».

On peut aussi écouter ce qu’en pensait, il y a peu, chez « Canal + », Yann Barthes, dans son ex-fameux « petit journal ».

Tout d’abord, Barthes décrypte le clip réalisé pour lancer la campagne de l’intéressé...

Manifestement, le paysage décrit est celui de la France, mais pas de chance, on y trouve des texans, des anglais, des autrichiens, des berlinois qui se promènent devant le mur de Berlin, un rappeur, censé être un jeune de banlieue sauf qu’il est à New-York, un prof présenté comme français, montré en pleine activité, est américain...

Pire, une séquence annoncée comme être filmée dans un collège français, est en fait filmée à Washington, extraite d’un documentaire américain, et les experts macronistes ont tout bonnement gommé le panneau mural qui signalait « be a star », pour le remplacer par l’inscription « rentrée 6ème ». (Merci donc Photoshop).

Comment expliquer toutes ces bizarreries ?

Tour simplement, le clip proposé par Macron est en réalité un clip américain lequel a porté la campagne de Bernie Sanders.

Se pose alors la question de l’intégrité du candidat présidentiel, lequel n’hésite pas à détourner un clip, sans manifestement en avoir obtenu l’autorisation, ce qui le menace à terme d’une plainte, laquelle pourrait un jour être déposée par les vrais réalisateurs du clip.

Invité par « Le Petit Journal », François Asselineau s’était d’ailleurs questionné au sujet du financement de ce clip, lequel a dû couter une petite fortune, s’interrogeant sur les moyens de Macron a eu pour le financer.

Il serait donc un tricheur ?...

Ce qui ne surprend pas lorsqu’on se souvient qu’il avait dissimulé au fisc la vraie hauteur de son patrimoine pour échapper à l’ISF

Est-ce qui le motive pour réformer l’ISF ?...

Mais revenons au clip, et à l’analyse qu’a fait Asselineau des petites phrases proposées par le candidat, comme par exemple : « il faudrait que ça bouge, il faudrait en finir avec l’immobilisme...notre pays a les moyens de réussir...  ».

Des phrases qui ne datent pas d’hier, assure le patron de l’UPR retenant surtout cette affirmation : « les français ont du talent qui n’attendent que d’être reconnu pour partir de l’avant  »...

Ca ne veut rien dire, assure Asselineau !

Dénonçant « la politicaillerie la pire qui soit, la manipulation de l’opinion, et des cerveaux », il rappelle les phrases que sort de son chapeau l’homme « ni de droite, ni de gauche » : « alors on fait quoi ? on se met en marche... on ne fera pas la France de demain sans faire place aux idées neuves, sans faire place à une génération nouvelle, combattive, entreprenante, audacieuse, et belle...  ». 

Mais comment s’en étonner quand on se souvient d’une des théories macronistes lorsqu’il affirmait : « le libéralisme est une valeur de la gauche ».

Mais la plus jolie des incohérences proposées par Macron est celle qu’il a prononcée lors d’un colloque : « passer par l’élection est un cursus d’un ancien temps »...

À se demander pourquoi, dès lors, se propose-t-il à l’élection présidentielle ?

Ça doit expliquer la nature de ses soutiens : Alexandre Bompart, Claude Bébéar, Bernard Arnaud, Pierre Berger, Vincent Bolloré, Pierre Gattaz, Xavier Niel... presque tous milliardaires...

En tout cas, c’est ce même Asselineau qui fait aujourd’hui figure de favori sur le site « sondage en temps réel », avec 28,2% des votes, devant Mélenchon à 15,4, et Macron à 10,63%... MLP fermant la marche avec un tout petit 9,62%, dépassée par un quasi inconnu, Daniel Adam qui obtient 10,21%. 

Ce Daniel Adam se présente comme un homme écœuré par la politique actuelle « néo-libérale » et propose un programme centré autour des droits de l’homme avec comme idée forte celle d’un « peuple président ». 

Sa profession de foi a le mérite de la clarté : « ces carriéristes de la politique sont méprisables, l’un veut le beurre, l’autre l’argent du beurre, et tous deux se regardent en chien de faïence pour obtenir en prime le cul de Marianne la crémière !

En votant pour un candidat-citoyen, vous dites NON à ce racket politique tout en leur montrant clairement où est la porte »...

« Qu’ils dégagent tous » conclue-t-il

 

Comme dit mon vieil ami africain : « c’est toujours trop tard quand le poisson découvre l’hameçon »...

Patrick Balkany en moraliste de la vie politique ?

Monsieur Balkany en moraliste de la vie politique ? On aura tout vu...
 
Patrick Balkany s'est exprimé sur l'affaire Fillon, et a fait cette déclaration remplie de fermeté et d'assurance : " Il suffit d'ouvrir un journal pour comprendre que Monsieur Fillon ne peut pas être candidat à la présidentielle, c'est impossible, d'abord parce qu'il entraînerait toute la droite à une défaite certaine, et donc, il faut, pour la France, qu'il se retire, et que nous choisissions un nouveau candidat..."
 
Quand on entend cette déclaration, on se dit que Patrick Balkany a toutes les audaces, celles que lui donnent son pouvoir et ses appuis politiques.
 
Soupçonnés de fraude fiscale, d'emploi fictif, de détournement de fonds, les époux Balkany ont un lourd arriéré et un passé chargé d'affaires douteuses.

 
En 2014, Isabelle Balkany a même acquitté une caution de 1 million d'euros pour rester libre, après avoir été mise en examen, pour fraude fiscale... L'argent, toujours, l'argent, qui permet d'échapper aux griffes de la justice...
 
Et voilà que Patrick Balkany joue le rôle de l'accusateur public et dénonce la candidature de François Fillon.  
 
Monsieur Balkany est encore député maire de Levallois : envisagerait-il de renoncer à son poste, en raison des multiples affaires dans lequel il est impliqué ?
Sûrement pas, il s'accroche à son poste et à ses privilèges...
 
Evidemment, il réfute toutes les accusations qui pèsent sur lui et n'hésite pas à donner des leçons de morale aux autres.
 
On et révulsé par ces Tartufferies politiques... on est indigné par cette hypocrisie dans laquelle baignent nos "élites".
 
On perçoit, encore une fois, la morgue et l'assurance de certains hommes de pouvoir qui n'hésitent pas à condamner chez les autres les magouilles dont ils se rendent eux-mêmes coupables.
Aucune honte, aucune retenue chez ces individus.
 
Monsieur Balkany s'est même permis de suggérer de nouveaux noms de candidats : "François Baroin et Laurent Wauquiez."
 
Mais, dès lors qu'il cautionne ces deux candidats, il n'a même pas conscience qu'il les dessert : comment pourrait-il être une caution valable, lui qui traîne après lui tant d'affaires douteuses et de malversations ? 

En fait, renseignements pris, Patrick Balkany se livre, sans doute, à des représailles, car son parti vient d’investir un de ses adversaires locaux pour lui succéder aux prochaines législatives.
 
La guerre est déclarée chez les Républicains et les hostilités ne font que commencer...
 Vidéo :

 

https://youtu.be/p15TScLf_Gk

Sarkozy renvoyé devant le tribunal correctionnel

 

Le juge d’instruction Serge Tournaire a finalement suivi les réquisitions du parquet et renvoyé Nicolas Sarkozy devant le tribunal correctionnel, afin d’y être jugé pour «  financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales ». L’ordonnance a été signée le 3 février. Selon « Le Monde », qui a eu accès à l’ordonnance, Nicolas Sarkozy a « bénéficié des fraudes révélées par l’enquête ». Treize autres mis en examen sont renvoyés en correctionnelle, dans l'affaire dite Bygmalion.

Le dépassement atteindrait 28 à 31 millions, après la découverte, dans les comptes de l’UMP, de 10 à 13 millions supplémentaires, imputables aux dépenses de la campagne de Sarkozy, en 2012. Soit un coût global évalué entre 50 et 53 millions d’euros, au lieu des 22,5 millions autorisés.

Sûr de lui, Sarkozy fanfaronnait encore, début octobre, sur Radio Classique et Paris Première, en affirmant « qu’il avait été lavé de toute forme de soupçons dans cette affaire ». Il vient d’être sévèrement démenti par la justice.

Après une période de flottement entre lui et Renaud Van Ruymbeke, Serge Tournaire a finalement suivi les réquisitions accablantes du vice-procureur, Nicolas Baietto, lesquelles ont désigné Sarkozy comme principal instigateur du financement illégal de la campagne électorale de 2012. 

Le procès, qui se profile à l'horizon, risque donc de ruiner l’espoir de Sarkozy d’échapper à un avenir moins bling-bling, d’autant que d’autres mises en cause judiciaires pointent à l’horizon.

Sarkozy a bénéficié des fraudes

Le juge d’instruction a décidé du renvoi de Sarkozy en procès correctionnel, où il devra répondre du chef de : « financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales ». 

D’après le magistrat instructeur, « plus que quiconque, il (Sarkozy) était supposé connaître, respecter et faire appliquer par ses équipes les dispositions légales ». « L’autorité de Nicolas Sarkozy, son expérience politique et l’enjeu que représentait pour lui sa nouvelle candidature à la magistrature suprême, rendent peu crédible l’hypothèse d’un candidat déconnecté de sa campagne laissant ses équipes ou son parti et ses dirigeants agir en dehors de lui et décider de tout à sa place ». (Source : Le Monde)

Le juge a finalement considéré que  « Nicolas Sarkozy a incontestablement bénéficié des fraudes révélées par l’enquête qui lui ont permis de de disposer, lors de sa campagne de 2012, de moyens bien supérieurs à ce que la loi autorisait (…). (Source : Le Monde)

En cas de condamnation, il risque jusqu’à 5 ans de prison et 3750 € d’amende, pour ce seul chef d’accusation.

Le culot monstre du tricheur Sarkozy

Se croyant au-dessus des lois, du fait de son statut d’ex-chef d’Etat, il pensait se soustraire à la justice, comme dans les mises en causes précédentes (Bettencourt, etc.). Il claironnait, début septembre, sur France-Culture, à l’annonce de la requête du parquet, que  « les non-lieux passent, le train continue »…

Cette fois, la prochaine gare d’arrivée est connue : le tribunal correctionnel. Le procès contre lui aura bel et bien lieu. Ce n’est pas trop tôt, car l’arrogance de Sarkozy a fini par exaspérer les citoyens sains d’esprit, qui vivent comme un affront l’impunité du tricheur Sarkozy.

Le 24 août, sur TF1, avec un aplomb confondant, il persistait et signait : « On m'a fait beaucoup de reproches dans ma vie politique mais pas de mentir ».  Sauf que son obstination, à nier l’évidence et à travestir la réalité des faits, pour s’exonérer de toute faute, s’est retournée contre lui, comme le montre sa chute dans les sondages, à partir de la mi-septembre.

Un « petit » chef qui n’assume pas ses responsabilités

Il récidivait, trois semaines plus tard, sur France 2, « s’estimant lavé de toute accusation » concernant Bygmalion, continuant d’asséner effrontément ses dénégations, au cours de ses réunions publiques, arguant de sa non-implication dans le dépassement faramineux des dépenses de campagne. Affirmations pourtant contredites par le parquet, selon lequel « la responsabilité de l’ancien chef de l’Etat est pleinement engagée, car il a donné des instructions en faveur de l’augmentation des dépenses ».

En tant que principal intéressé, ce qu’a mis en évidence le vice-procureur, sa négation des faits, devant près de 3 millions de téléspectateurs, a été du plus mauvais effet. Chez les sympathisants de droite, en particulier, où le culte du chef signifie aussi, que celui-ci doit assumer ses responsabilités et ne pas rejeter ses fautes sur ses subalternes.

Les démêlés judiciaires ne sont pas finis

Une autre affaire pénale devrait suivre, qui lui colle à la peau depuis l’assassinat de Kadhafi, en octobre 2011 : le financement de sa campagne de 2007, où de nouveaux éléments de preuves ont atterri sur le bureau des juges en charge de ce dossier. De soupçons, l’enquête est passée à une forte présomption de versement, par le régime libyen, d’un montant qui pourrait atteindre les 50 millions de dollars.

D’autres affaires pénales restent également pendantes, telle que celle des « écoutes de Paul Bismuth », alias Sarkozy, où il a été mis en examen pour « corruption active, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel », à la suite de la tentative de corruption d’un haut magistrat. Au vu du dossier, cette affaire inquiète particulièrement la « Sarkozie ».

Le procès de la non-exemplarité d'un chef d'Etat

Cette manie de faire prendre des vessies pour des lanternes et cette propension à faire porter le chapeau aux autres, au mépris de toute morale, Monsieur Sarkozy en paye le prix. Il est tombé dans le piège de ses propres manigances, finissant par se mettre à dos, non seulement huit Français sur dix, mais aussi ses propres ex-collaborateurs ou amis (Copé, Lavrilleux, Attal, Buisson, etc.) !

Au-delà du délit qui en est la cause, ce procès sera celui de la forfaiture en politique. L’exemplarité, au plus haut sommet de l’Etat, ne peut souffrir d’aucune faille. Qu’il soit irréprochable, c’est ce que sont en droit d’attendre, du président de la République, les citoyens qui lui délèguent le pouvoir de diriger le pays et d’incarner la nation.

La lamentable caricature sarkozienne aura au moins eu un mérite, celui de montrer l’inacceptable. Ecœurés par la multiplication des comportements véreux au sein de la classe politique, les Français attendent un procès exemplaire, eu égard à la position d’ancien chef de l’Etat de Sarkozy.

 

Ironie de l’histoire, les juges d’instruction, qu’il voulait supprimer, précipitent aujourd’hui sa chute !

« Sortons les sortants » ! Le DÉGAGISME est en route...

 

Quelle est la différence entre un train et un politicien ?
- Quand le train déraille, ça le stoppe.

Ça ressemble à un jeu de massacre.

D’abord Sarko et Juppé à droite : DEGAGÉS !

Puis François « Ganelon » Hollande qui capitule sans combattre : DEGAGÉ

Valls et Montebourg à gauche, DEGAGÉS par Hamon.

DEGAGÉS les cadors, et une (petite) place aux deuxièmes gâchettes.

Pour les présidentielles, on se retrouvait avec un grand favori : Fillon ; un épouvantail : Le Pen ; le représentant de ce qui reste des Socialiste : Hamon ; un trublion : Macron et l’inévitable Mélenchon, repoussoir pour les uns, espérance pour beaucoup d’autres. La routine quoi.

Seulement voilà. Les dieux de l’Olympe électoral ont eu envie de se marrer. Ils se sont alors rappelés la fragilité voire la duplicité de l’entreprise humaine : voile tissé pendant le jour, défait la nuit par la fille de d’Icarios, la belle Pénélope.

Mais on n’est plus au temps d’Homère. Pénélope et son Ulysse de sous-préfecture préfèrent les thunes aux voiles, aussi délicats soient-ils. Et n’entendent pas se défaire de ce qu’ils ont patiemment amassé : un million d’euros sournoisement piqués dans les poches des contribuables.

Et voilà que ces bricoles arrivent aux oreilles du plus sympathique et du plus redoutable des palmipèdes ! Qui s’empresse – c’est sa vocation – de le couin-couiner à tout va !

L'invraisemblable, c'est qu'il se prétend agressé le Sourcilleux ! Offusqué ! Il se sent, il se vit comme une victime ! Et il se répand en gueulant au complot ! Pour un petit million d'euros de générosité conjugale et filiale… En toute légalité plaide l’oncle Picsou de la Sarthe, mais en toute immoralité pensent les cochons de payants qui sont autant de redoutables électeurs ! Révoltant d'indécence.

Séisme au pays des rillettes ! Tsunami dans le camp des « vainqueurs » (qui se distribuaient déjà les maroquins et les juteuses prébendes). Doit-il rester, doit-il partir ? « On » fait semblant pour la galerie de soutenir le candidat pas si candide, mais « on » s’entre-dévisage en loucedé pour savoir qui est la « balance » et « on » s’entre-déchire déjà discrètement pour savoir qui remplacera le premier en cartes qui, immanquablement pensent-ils, va devoir lâcher le morceau.

On verra bien, très vite d’ailleurs car le calendrier électoral ne permet pas de tergiverser longtemps.

« Ils » n’ont rien compris. Ils continuent leurs petits jeux de pouvoirs, leurs rivalités d’appareil, leurs cuisines de partis sans se rendre compte que le Peuple – celui qui détient (en pointillé) le pouvoir par son bulletin de vote – ne veut plus de ces jeux-là ! Et qu’il a décidé de leur sort : le peuple va virer les politiciens professionnels, ceux qui ont fait de la politique un métier alors que c’est une mission, quasiment un sacerdoce. Les virer tous. De droite comme de gauche.

Le mouvement n’est pas seulement français, il est mondial. Du moins dans le monde de nos démocraties. C’est un grand chamboulement : Brexit chez les Rosbifs, Trump chez les Yankees, et la suite à venir, c'est l'illustration de ce rejet d'une caste qui se croit tout permis.

Le peuple en a marre de ces partis qui regorgent de ces « notables », caciques locaux voire satrapes qui se croient élus de droit divin. Et qui ne veulent pas le lâcher le morceau ! Cumulards tant qu’ils peuvent l’être, usant et abusant de privilèges aberrants. De droite ou de gauche, un seul vainqueur : le mandarinat et donc la paralysie du système. Des maires, des présidents d’exécutifs régionaux réélus pour la troisième, la quatrième, voire la cinquième fois… Et qui sont aussi députés, sénateurs, députés européens. Désolant de connerie.

Comment un élu peut-il apporter encore quelque chose à ses concitoyens lorsqu’il est englué dans la routine et, surtout, le clientélisme ! Car ne nous leurrons pas, toute réélection doit autant sinon plus au renvoi d’ascenseur qu’au travail réalisé pendant la mandature. Révoltant d’inefficacité.

La caste politique est confortée dans une culture du privilège et de l'impunité par le flou des règlements de l'Assemblée nationale et du Sénat et le laxisme – jusqu'à l'affaire Cahuzac – de la justice à leur égard. C’est de ce dévoiement de la démocratie que les citoyens ne veulent plus. De cette connivence entre professionnels de la politique, journalistes, économistes, industriels, financiers. De cette spoliation des efforts communs au seul profit d’une petite caste de parasites. Mais de parasites tellement coupés de la réalité de la vie du peuple, tellement ancrés dans leur dépravation qu’elle leur est naturelle et qu’ils s’offusquent lorsque leurs saloperies leur jaillissent à la gueule !

Ainsi Fillon le Faillitaire, drapé sans vergogne dans son « honnêteté » offensée, qui crient au complot et trouve normal que sa tendre épouse ait empoché en quelques années d’un travail hypothétique sinon fictif l’équivalent de ce que touche un professeur en quarante ans de carrière ou deux smicards durant toute leur pénible existence ! Et que doivent penser les étudiants qui rament l’été pour quelques poignées de figues lorsqu’ils apprennent que les rejetons bien nés du châtelain du manoir de Beaucé, près de Sablé-sur-Sarthe, ont encaissé pour leurs jobs d’été plus de 80 000 euros d’argent public sortis de nos poches ? ! Sans parler des chèques de la caisse noire du Sénat. Basta !

Qu’importe la réalité ou non du « travail » de Pénélope et de ses enfants, ce que retient le populo, c’est le montant tout à fait immoral, indécent des sommes. Mais le candidat Fillon rejette la réalité et s’accroche à ses chimères.

Le pire, c’est que cela est légal. Dès lors comment ne pas comprendre le « Sortons les sortants », le « Dégageons-les tous ». Le peuple exprime son ras-le-bol total de ces gens qui s’installent impunément et « naturellement » selon leur esprit de caste en dehors, voire au-dessus des lois qu’ils votent et imposent souvent durement aux autres.

Ce mouvement amorcé lors des primaires des partis qui squattent le pouvoir va se poursuivre à une tout autre échelle lors des prochaines élections majeures, la présidentielle et les législatives. On peut s’attendre à un rejet massif des candidats des partis s’autoproclamant « de pouvoir » au profit des candidats dédaigneusement qualifiés de « populistes » (Pouah ! Dans populiste, il y a peuple…). Le douteux Fillon ou son remplaçant, comme Hamon s'ils se laissent castrer par les caciques du PS, se partageront vraisemblablement les quatrième et cinquième places…

Le choix est alors entre les mensonges et l’aventure fascisante de Le Pen, le faux nez des banksters et du patronat de Macron ou la sixième république populaire de Mélenchon.

Sinon…

 

 

Photo X - Droits réservés

François Fillon, sur l’air de la calomnie...

François Fillon, empêtré dans "le Pénélope gate" nous joue l'air de la calomnie et de la légalité.

En juriste, il connaît la loi et ses droits, ou plutôt ses privilèges, et certains en usent et en abusent.... pour sa part, il est de ceux qui en abusent, comme le montrent les salaires exorbitants de son épouse, pour un emploi de collaboratrice...

François Fillon se dit calomnié, insulté, vilipendé... il a lui-même évoqué des "boules puantes", mais les faits sont là, accablants et terribles... 

Soupçon de délit d'emploi fictif, abus de biens sociaux, détournement d'argent public...

L'air de la calomnie derrière lequel se cache François Fillon ne trompe personne.

Comment les français pourraient-ils accepter une telle défense, dans un pays qui connaît la crise ?

Eux à qui François Fillon, dans son programme présidentiel, demande des sacrifices, eux qui doivent se soumettre à une augmentation de leur temps de travail, à une diminution de leur salaire...

Les chômeurs, les "assistés" sont montrés du doigt, stigmatisés, mais qui est assisté en l'occurrence ? Qui profite de l'argent public ?

François Fillon qui s'est érigé en chevalier blanc de la politique, se retrouve pris au piège de l'image qu'il a voulu, sans cesse, renvoyer....

Comment ne pas voir en lui un Tartuffe de la politique ?

Il s'est présenté comme un candidat irréprochable, sans tache, un chrétien convaincu, un homme honnête, probe.

Cette image s'effrite de plus en plus au fil des découvertes, une image usurpée et fausse.

Les Tartufferies de François Fillon démasquées, quelles sont les solutions pour essayer de retrouver une crédibilité auprès des électeurs ?

Pour apaiser les esprits, le leader du parti Les républicains a proposé, dans son dernier meeting, une augmentation des petites retraites : une façon de jeter en pâture une promesse électorale pour faire oublier le scandale du "Pénélope gate."

Aux abois, le candidat Fillon en vient à lâcher quelques miettes, pour gagner quelques nouveaux électeurs.

 

Toute honte bue, sans vergogne, Fillon affiche son bon droit, ses privilèges, sa morgue : le châtelain est si éloigné du peuple qu'il en perd ses repères...

Fillon ? Le jeu des 3 erreurs

FILLON ?

Parler de "COUP D'ETAT INSTITUTIONEL VENANT DE LA GAUCHE" est une DOUBLE erreur fondamentale de plus, dans le discours d'une maladresse sans nom de François Fillon pour "se défendre" (sa toute première erreur : il a tout de suite dit que c'était un cas de retrait de sa candidature... ). 

Pourquoi ?

1/ Parce que cela équivaut à la reconnaissance implicite, que cette affaire est capable de le destituer de son investiture et qu'elle touche donc à sa "présidentiabilité". Il s'attribue donc ipso-facto une présomption de culpabilité. Or même la justice n'en est pas là.

2/ Parce qu'il attaque "LA GAUCHE", alors que pour beaucoup de monde, c'est de la "FAUSSE GAUCHE" donc macronienne, que peut venir le coup. Ce n'est pas la gauche qui attaque Fillon, c'est l'appareil oligarchique qui musèle le pouvoir politique français, peut-être aidé par des supplétifs de circonstance tels que Hollande qui soutiendrait opportunément son ex-protégé en bon Machiavel... et cet appareil oligarchique a choisi MACRON, à tout prix, à toute vitesse, à tout rompre. Nous voyons se déployer un forcing qui peut même aller jusqu'à égratigner ou déstabiliser Marine Le Pen par ricochet. Voilà ce qui se passe.

François Fillon devrait 1/ reconnaitre IMMEDIATEMENT et avec mea culpa (là il est trop tard pour autre chose), 2/ rembourser et produire toutes les pièces nécessaires à la clarification de ses actes 3/ montrer que TOUT l'appareil politique français est gangréné par ces pratiques juridiquement douteuses, mais surtout socialement et moralement insupportables pour les français, et se disculper si possible sur cette base, si et seulement si... 4/ il parvient à raisonner les français et promet à la suite de nouvelles mesures pour remédier à cet état de fait, cette gabegie généralisée au sommet de l'Exécutif ET d'une partie du Législatif, notamment le Sénat auto immunisé à coups de multiples rejets de lois censées limiter les abus des pratiques parlementaires au palais du Luxembourg, et ce depuis des années.

C'est donc une belle connerie de plus de la part du cabinet communiquant de cet ancien premier ministre qui, une fois de plus, nous déçoit malgré les espoirs que nous portons en lui, certains comme votre serviteur, uniquement et a minima pour sa position ouverte sur la diplomatie de la France face à la question syrienne et russe. Uniquement et a minima, parce que pour le reste, c'est un ramassis de mesures impopulaires et un risque de soulèvement du peuple français que contient son programme.

Plus j'écoute, plus je mesure l'écart des forces qui poussent François Fillon, celles d'une droite traditionnelle néo-aristocratique et arrimée à ses convictions religieuses et morales, avec celles beaucoup plus fortes et dangereuses qui poussent Emmanuel Macron, celles d'une droite qui se cache au centre et au centre-gauche par marketing politique sans lendemains, immorale par naissance, car immune au nom de son apatriotisme remplacé par des valeurs importées par les réseaux néo-conservateurs français, ce dont Macron s'est tout de suite défendu au nom pour moi, d'une tactique similaire à celle que je conseille ici à François Fillon, si il est encore temps. 

Car avec Macron, nous courons vers la transformation de notre pays en laboratoire de la mondialisation, c'est à dire en quelques années, au creusement d'une tombe française où reposeront au fond les forces vives de notre pays au service d'oligarques apatrides, tandis qu'en surface notre pays sera transformé en Disneyland pour touristes, baguette et béret à tous les étages ouverts même le dimanche avec parkings pour bus d'esclaves et VTC miséreux.

PS. Qu'attendent les médias pour ressortir les affaires Macron ? Qu'attendent les vraies forces de gauche, pour enterrer par la plume voire la Justice, cette hydre mondialisante qui hypnotise les français ? On se le demande, mais ne cherchez pas trop longtemps.... tout ceci est une pantomime risible.

 

 

Au Bistro de la Toile : Hamon, Fillon, le triomphe des seconds couteaux

 

 

 

 

 

 

 

- Je te salue, Victor, "apérologue" distingué ! T’as vu, après Fillon voilà Hamon. C’est le triomphe des seconds couteaux.

- Tu l’as dit Loulle. Des seconds couteaux mais aussi des seconds coûteux ! D’un côté un déprimé magouilleur qui a tout subi de la part de son « employeur » Sarko, de l’autre une deuxième gâchette. Tous deux ont en commun qu’ils n’ont jamais, JAMAIS travaillé. Ils ont toujours grenouillé dans le milieu politicien. Dès lors ils sont totalement coupés des réalités, des problèmes du pélucre de base qui s’estime heureux de son sort s’il arrive à avoir un job merdique payé au SMIC. Ils sont l’illustration de cette caste politique qui contourne allègrement les lois qu’ils ont eux-mêmes votées.

Fillon est un exemplaire caricatural de ces professionnels de la politique.. Ce bourge, fils de notaire, élevé chez les curés se targue de hauts faits divers révolutionnaires : il aurait fait le mur de son école et y aurait été ramené entre deux gendarmes en chantant l’Internationale !

- Je me doutais bien qu’il y avait du révolutionnaire bolchevique chez ce sourcilleux « Mister Nobody » comme l’appellent ses collègues.

- Un révolutionnaire qui ne s’est jamais sali les pognes. Il est « entré dans la carrière » comme assistant parlementaire d’un ami du papa notaire, le ci-devant Le Theule, député RPR de la Sarthe puis plusieurs fois ministre. Grenouillant dans son sillage, il en sera le second couteau pendant des années. Lorsque celui-ci casse sa pipe, il se glisse dans ses pantoufles chaudes d’élu : conseiller général de la Sarthe puis député.

- Un parfait exemple de réussite clanique en quelque sorte.

- Exactement. Second couteau il est, second couteau il restera, notamment dans les basques de Philippe Séguin, puis de Balladur, enfin de Sarkozy. Bref, un parfait apparatchik rompu à toutes les embrouilles politiciennes.

- Il n’empêche que maintenant il est en haut de l’affiche !

- Par défaut. C’est le syndrome Hollande : il a gagné parce que les électeurs ont voté pour lui afin de virer Sarko ! Et par la même occasion celui dont il était prêt à prendre le sillage : Juppé.

- Il a « fait du monde » à son meeting de ce dimanche.

- Ce ne sont que des convaincus, des complices applaudissant debout sa tendre et chère – très chère - épouse Pénélope. Ils applaudissent une femme qui a pondu deux articles de quelques lignes et qui a pompé « modestement » les finances publiques : de 3 900 euros en 2001 à 7 900 euros en 2006. Les vrais assistants parlementaires, payés au max 2 500 boules par mois l’ont en travers d’ailleurs. Et c’est ce Fillon-là qui gueule que le SMIC est trop élevé. Et, François, c’est pas très « chrétien » ça !

- Ouais mais elle était une bonne gagneuse ailleurs qu’avec son patron de mari, la Pénélope : 100 000 euros comme pigiste dans une revue microscopique n’employant que le rédacteur unique et la secrétaire !

- Ben voyons ! Les deux notes de lecture - disponibles sur le site de la Revue des deux mondes et Marianne - permettent de faire le compte : elles cumulent 3 474 caractères au total, ce qui revient à 27 € le caractère si l’on considère que le salaire correspond aux deux notes de lecture. Il serait toutefois plus juste de compter 3 475 caractères, car la seconde note de lecture, de 926 caractères, comporte une erreur sur le verbe « illustrer », auquel il manque un « r ». À ce tarif-là, je serais millionnaire depuis longtemps !

- Eh ouais. C’est comme ça quand on est dans la politique depuis 40 ans. Le broussailleux, il n’a jamais connu les fins de mois qui commencent le 15. Il n’en a même pas idée. En plus, il a une haute idée de ce qu’il fait, de son « utilité » alors qu’il est un super-assisté qui a toujours vécu d’argent public pour un service rendu plus que contestable. Cinq ans sous Sarko, ça fait tache sur un CV ! Dans le privé, il se ferait virer à la fin de sa première semaine…

- C’est la mentalité de ces professionnels de la politique : ils ne se rendent pas compte que ce qui leur semble normal, équitable les concernant est profondément immoral pour les cochons de payants…

- Alors, Fillon, futur président ?

- Je n’y crois pas. Quoi que, avec un peuple qui a élu Sarko et Hollande, on peut s’attendre à tout…

- Et Hamon ?

- Pareil. Encore un qui n’a jamais travaillé. JAMAIS ! Même parcours commençant par assistant parlementaire, le centre d’apprentissage en quelque sorte des politicards professionnels. Il a été élu « candidat du parti socialiste » à la présidentielle. Mais dans la réalité, il s’est juste positionné comme futur secrétaire du PS. Parce que ceux qui sont intéressés par son programme original et novateur – j’en suis – ne s’embarqueront pas dans une galère destinée à faire naufrage et préféreront l’original à la copie en votant Mélenchon. Et les autres rejoindront Macron.

- À voir. Allez, à la nôtre !

 

Illustration : merci au regretté Chimulus

L’imposture des élections dites démocratiques en France

Tabou énorme en France, la réalité des élections « démocratiques » n’est pas évoquée dans les médias français pour des raisons politiques évidentes qui mettraient en danger la légitimité du type de gouvernement que nous avons en France et de grands pans de la propagande d’état.

Malgré les renforts de campagnes « publicitaires » pour valoriser l’acte du vote et les élections en France, l’état réel de notre système fait peine à voir et explique bien les raisons d’une abstention galopante, faisant des abstentionnistes, le premier et le plus puissant parti de France.

Cette désaffection s’explique en partie par une grande lassitude mais aussi par la connaissance d’une part de nos compatriotes de ce que sont nos élections dans notre pays. Retour sur l’imposture électorale française.

Un pays, deux partis.

Pour des raisons de contrôle et de main mise sur le pouvoir, c’est sous le Président Mitterrand que la proportionnelle fut écartée en France (1988), ouvrant une longue période de domination politique des assemblées, pouvoir jalousement partagée jusqu’à présent par les deux partis que sont le Parti Socialiste et celui des Républicains.

Pesant avec parfois moins de 40 % de l’électorat, un poids supérieur à 80 %, à l’Assemblée et au Sénat, les élections législatives sont donc constamment biaisées et le système permet aussi de maintenir sous l’eau la plupart des formes d’opposition, malgré l’apparition d’une troisième force, en la personne du FN.

Cette proportionnelle a fait l’objet de nombreux commentaires notamment en arguant du fait dans les médias qu’elle serait favorable justement au Front National, en oubliant évidemment de parler de la censure factuelle finalement de tous les autres partis politiques (sous représentés ou même éliminés de la vie politique pour environ 40 % d’entre eux).

Ceux qui ne peuvent atteindre une force suffisante sont dès lors contraints à des alliances douteuses, ou des rassemblements éphémères et compliqués, comme ce fut souvent le cas à gauche avec les partis écologistes ou encore la naissance bancale d’un Front de Gauche, pot-pourri de la véritable gauche désormais contenue et réduite à la marginalité.

Par ce seul fait, notamment par la présence d’un second tour, les alliances de circonstances des deux partis dominants permettent également d’éliminer tous les candidats indésirables dans les assemblées, et bien sûr à la présidence (permettant également népotisme et favoritisme).

Cet état de fait, depuis le choc 2002 de la présence de Jean-Marie Le Pen, finalement bon allié du système, a permis de forcer la main à nombre d’électeurs en glissant le concept de « vote utile ». En Union Européenne, « le paradis de la démocratie », seuls huit pays pratiquent la proportionnelle sur 28 membres… (Pays-Bas, Danemark, Suède, Norvège, Italie et Pologne, Belgique et Luxembourg)

L’élection spectacle… de foire.

Le pouvoir ainsi dévolu à deux partis dont les idées et la politique sont à peu de choses près, la même, défend donc ardemment son monopole, notamment en ayant inventé l’élection spectacle, sorte de rite républicain désormais fixé par un rendez-vous majeur tous les cinq ans.

Depuis quelques tours d’élections, nous observons une montée en puissance du concept américain de l’élection, un spectacle rythmé par des standards faisant croire à la richesse d’une vie politique, qui de fait n’existe pas. Le gouvernement socialiste s’est attaqué lui-même à la réduction de cette vie, en réduisant le temps obligatoire de parité dans les médias publics, pour atténuer encore la visibilité des « petits candidats ».

Cette loi scandaleuse n’a pas fait couler beaucoup d’encre, en particulier celle comptée des journalistes. L’apparition des primaires, toujours à l’initiative des Socialistes, aux élections de 2012, reprises par les Républicains pour 2017, montre bien la dégradation et le glissement de la tradition électorale française vers un modèle américain. Dès lors, les partis en question contrôlent les débats, refusent souvent de participer à des passes d’armes avec « les petits candidats », réduits aux miettes du système.

Ce spectacle de cirque n’est pas gratuit, les primaires permettent d’une manière finalement illégale, un financement massif pour un unique parti de l’opposition, financement faisant appel à la bourse de quantités de citoyens pour verser une obole dans la caisse d’un seul parti, lui-même richement doté par les aides d’Etat.

Pourtant cette évolution est saluée partout comme « un progrès », qui n’amène en fait que des électeurs « moutons », à verser eux-mêmes de l’argent pour être au final tondus plus sûrement par ceux qu’ils auront ainsi généreusement aidés. Si la loi interdit le financement privé de partis à concurrence de 7 500 euros par personne, elle n’avait pas prévu ce drôle de contournement, permettant de faire un racolage à l’échelle nationale, pour des sommes atteignant quelques millions.

L’argent, nerf de la guerre… et du pouvoir

Pour contrôler mieux encore et condamner l’accès à la pluralité démocratique, la fin de la proportionnelle a permis aussi la main mise sur l’essentiel des aides de l’état prévues pour le financement des partis politiques. Le système est d’ailleurs quasi inconnu des Français, il fonctionne ainsi : deux fractions de financement à l’année, qui sont calculées pour la première sur les résultats aux élections législatives, la seconde sur la représentation des partis et groupes au Parlement français.

En 2015 (et chaque année depuis 2012), avec environ 15 millions d’électeurs (sur 43), Parti Socialiste et Républicains touchaient 16 millions d’euros par an, contre 11 millions distribués à six partis (FN, EELV, PC, Union des radicaux, Parti radical de gauche, Nouveau Centre), comptabilisant 7,8 millions d’électeurs, au titre de la première fraction d’aides.

Toujours en 2015, par le subterfuge de la proportionnelle, Parti Socialiste et Républicains touchaient 27 millions d’euros (pour 286 et 195 députés), contre 5,5 millions d’euros pour toutes les autres formations politiques présentes à l’Assemblée, pour un nombre ridicule de 70 députés pour six formations politiques (Union des radicaux, EELV, Parti radical de gauche, PC, Nouveau Centre, Debout la France).

Pour un total de 43 millions d’euros, via la galipette de la proportionnelle, les deux partis dominants avec des résultats électoraux réels ne dépassant pas les 34 % des électeurs, remportent 87 % des sièges de l’Assemblée nationale, et 72 % des aides financières de l’Etat pour remplir leur caisse.

Ce simple constant rend tout à fait ridicule le fait de dire que la France est un régime démocratique. Liberté Égalité Fraternité, cette devise de la République est ici foulée aux pieds à l’envie.

Si vous n’êtes pas d’accord… votez blanc !

C’est ici l’argument massue et totalitaire qui vous sera répondu en cas de « déviance politique », en oubliant de vous dire que la France ne comptabilise pas les votes blancs dans les résultats. Voter blanc revient donc selon l’expression populaire à « pisser dans un violon ».

La comptabilisation des votes blancs serait en effet une vraie révolution, permettant d’ajouter au système électoral français, enfin un peu de liberté. Elle permettrait en effet aux Français d’exprimer réellement leur désaccord et de poser les bases d’une invalidation d’élections qui conduirait immanquablement à la rédaction d’une nouvelle constitution pour la France.

À noter que seuls deux pays dans la terre de liberté de l’Union Européenne comptabilisent les votes blancs, l’Espagne et les Pays-Bas. Ce dernier pays, présent dans la liste de ceux pratiquant la proportionnelle, serait donc le seul vrai pays démocrate européen, selon les systèmes politiques que nous avons inventés jusqu’à présent dans l’histoire de l’Humanité (à noter que selon le classement de la liberté de la Presse dans le Monde, en 2016, les Pays-Bas sont 2e derrière la Finlande).

Un pays, 28 membres, et la France continue de donner des leçons internationales à chaque occasion. Vous vous trouvez Mesdames et Messieurs face à la dure et triste réalité des élections en France, le grand théâtre de Guignol.

Edouard D. pour l’agence DONi Press

 

Source: https://dnipress.com/fr/posts/limposture-des-elections-dites-democratiques-en-france/

Israël-États Unis : Bye Bye Barack Obama, sans regret

Le président Barack Obama quitte la scène présidentielle au terme d’un mandat de huit ans marqué par une normalisation des relations des États Unis avec deux des principaux contestataires à l’hégémonie américaine, Cuba et l’Iran, en contrechamps d’une gestion intrigante de la séquence du «printemps arabe», complétée par le dépassement du contentieux douloureux avec le Japon (Pearl Harbor et Hiroshima), mais d’une passivité ahurissante à l’égard du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qu’il gratifiera à la fin de son mandat d’un cadeau exorbitant : Une subvention militaire de 38 milliards de dollars.

Une passivité insultante pour le leadership américain. Une complaisance corrosive pour la crédibilité et le prestige de la diplomatie américaine.

Retour sur le mandat du premier président noir des États Unis.

Le premier Prix Nobel de la Paix jamais attribué à un président en activité, -qui plus est à sa prise de fonction et non au terme de son mandat – a achevé sa double mandature présidentielle (2008-2016) par une aide record à l’un des états les plus bellicistes de la planète.

Celui qui a inauguré son mandat par un retentissant «Salam Aleikoum» au Monde arabe depuis l’Université du Caire, dans sa célèbre déclaration prononcée à la date symbolique du 4 Juin 2009, a achevé son magistère par une gratification exorbitante de 38 milliards de dollars au dirigeant le plus méprisable à son égard tout au long de sa double mandature présidentielle.

«Le nouveau départ» («A New Beginning») destiné à améliorer les relations américaines avec le Monde arabe et Musulman, en rupture avec l’ère belliciste de George Bush jr, s’est révélé être un retour en arrière et ses critiques à l’égard d’Israël, une plaisanterie de mauvais goût.

Plutôt que de rabaisser le caquet de son interlocuteur israélien, l’afro-américain a ravalé son chapeau, assortissant sa reculade d’un cadeau royal d’un président masochiste à un dirigeant xénophobe qui aura constamment bafoué son autorité et mis en échec ses tentatives de règlement du conflit israélo-palestinien.

Qualifier, de surcroît, de «géant du XXe siècle», Shimon Pérès, l’équipementier atomique d’Israël à Dimona, par ailleurs «ordonnateur de la boucherie de Cana (sud Liban)- le massacre de 106 civils libanais réfugiés dans un camp sous la protection des «Casques Bleus» de l’ONU, tués par l’artillerie israélienne, en 1996- et pire, le hisser au rang de Nelson Mandela, l’ancien doyen des prisonniers politiques dans le monde, propulsé au rang d’icône planétaire absolue des peuples en lutte pour leur liberté, relève sinon de la flagornerie bas de gamme à tout le moins d’un excès de zèle contre-productif.

« Comparer Shimon Pérès à Mandela, c’est cracher à la figure de Mandela », tonnera Rony Brauman, un des fondateurs des «Médecins sans frontières» dans un vigoureux rappel au sens de la mesure au président américain.

Pis, dans son oraison funèbre, sans doute emporté par une envolée lyrique, le président américain aura l’outrecuidance de qualifier «Jérusalem, capitale d’Israël», s’attirant un vigoureux rappel à l’ordre du Département d’Etat, infamant pour une personnalité à un tel niveau de responsabilité.

Certes, l’adoption par le congrès de la Loi JASTA, quinze ans après le raid contre les symboles de l’hyperpuissance américaine, le 11 septembre 2001, autorisant les Américains à poursuivre le Royaume saoudien en dédommagement des dégâts subis par les pirates de l’air, -dont 14 des 19 membres étaient de nationalité saoudienne-, a placé l’épée de Damoclès en suspension au-dessus de la dynastie wahhabite, mais Barack Obama a, dans le même temps, cautionné l’agression saoudienne contre le Yémen et témoigné d’une certaine connivence avec les groupements djihadistes du terrorisme islamique, notamment en Syrie.

Le premier président noir des États-Unis a ainsi conforté dans son même élan de générosité de fin de mandat, sans la moindre contrepartie, un état qui traite ses propres noirs israéliens «les Falashas» éthiopiens en citoyen de seconde zone, parqués dans des ghettos, aux emplois aléatoires et résiduels.

Une aide militaire scandaleuse, destinée en priorité à massacrer davantage les Palestiniens et à poursuivre sa phagocytose de la Palestine, au mépris de la légalité internationale dont son pays en sa qualité de membre permanent des Nations Unies en a la charge de la garde et de la défense.

Trente-huit milliards de dollars des États-Unis à Israël, au détriment du peuple américain, alors que près de 40 millions de citoyens afro-américains vivent au-dessous du seuil de la pauvreté, et que 70 millions de citoyens américains ne disposent d’aucune couverture sociale en dépit du modeste Medicare d’Obama.

Porteur des rêves de la communauté noire des États-Unis et de tous les peuples basanés du quart monde, il n’a cessé mois après mois, année après année, de démontrer qu’il n’était qu’un BASP (Black Anglo-Saxon Protestants), une variante chromatique du WASP (White Anglo-Saxon Protestant).
Le Président le plus « cool » du Monde aura donc été, jusqu’au bout, le plus décevant au regard des espoirs qu’il avait suscités.

La résolution 2334

Pris d’un remord tardif devant tant de laxisme face au pays qui passe pour le plus important producteur de barbelés au monde, soucieux en outre de brider les pulsions expansionnistes de Benyamin Netanyahou, Barack Obama lui a adressé un coup de semonce en s’abstenant de voter- et non d’opposer son veto- à un texte dénonçant la colonisation israélienne.

La résolution 2334, adoptée au Conseil de sécurité le 23 décembre 2016, a recueilli 14 voix en sa faveur, passant grâce à l’abstention américaine. Elle fera date dans les annales diplomatiques internationales en ce que le veto américain constitue un «précédent», le premier vote en ce sens depuis un quart de siècle, très exactement depuis le Traité de Washington scellant la paix entre Israël et l’Égypte, le 29 mars 1979. Il ouvre la voie au fait que le parapluie diplomatique américain ne soit plus désormais inconditionnellement déployé pour le protection d’Israël et que le veto ne soit plus désormais acquis automatiquement pour tout ce qui a trait à l’état hébreu.

Un cadeau empoisonné à son successeur xénophobe, populiste et ultra sioniste, Donald Trump, dont l’ambassadeur désigné en Israël, David Friedmann, a annoncé son intention de s’installer à Jérusalem et non à Tel Aviv, avec à la clé une belle empoignade diplomatique internationale en perspective pour le nouvel élu lors des premiers cents jours de son mandat présidentiel.
Le nombre de colons s’élève à 590 000 en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, dont 90 000 au-delà de la barrière de sécurité construite par les Israéliens. Un projet de loi à la Knesset envisage de légaliser tous les avant-postes – colonies sauvages et illégales au regard du droit israélien, indice d’une grave dérive colonialiste israélienne, à six mois de la célébration du cinquantième anniversaire de l’occupation de la Cisjordanie, en juin 2017.

Constat d’échec ? Aveu d’impuissance ? Geste de dépit à l’égard d’un pays qui lui a gâché son bilan diplomatique ? L’admonestation tardive de John Kerry à Israël, -un pays qu’il a visité 25 fois en 4 ans de mandat-, relève de la même démarche. Une repentance au rabais d’un secrétaire d’état en fin de mission pour la désinvolture avec laquelle il a traité les aspirations légitimes du peuple palestinien, en même temps qu’un démarche destinée à couper la voie aux débordements hyper sionistes du successeur islamophobe du Président Obama. En tout état de cause, l’indice d’un vif agacement à l’égard d’un allié qui pourrait apparaître à l’avenir de plus en plus encombrant, dont les passe-droits sont à l’origine du discrédit moral des États Unis dans le tiers-monde.

La liste des résolutions de l’ONU non respectées par Israël :

·         http://www.monde-diplomatique.fr/2009/02/A/16775

À l’inverse de son prédécesseur George Bush, artisan des invasions de l’Afghanistan (2001) et de l’Irak (2003), dans le cadre de la «guerre globale contre le terrorisme», Barack Obama a multiplié les guerres par procuration contre la Libye et la Syrie, -deux pays arabes sans endettement et alliés du BRICS, particulièrement de la Russie et de la Chine en Mer Méditerranée-, développant, parallèlement, les guerres furtives par drone, amplifiant pour ce faire le déploiement de bases américaines dans le Monde : une soixantaine de bases sous son mandat dont 34 en Afrique.

Près de 500 millions de dollars ont été investis par l’armée américaine pour la formation de supplétifs arabes dans leur entreprise de balkanisation du Monde arabe, notamment en Syrie et en Irak. En Vain. Et pour prix du silence de Washington à l’encontre des crimes de guerre de l’Arabie saoudite au Yémen et ailleurs, Barack Obama a consenti la vente du matériel de guerre au Royaume d’un montant de 151 milliards lors de son double mandat présidentiel.

À Shimon Pérès, à l’époque chef du parti travailliste qui s’inquiétait du comportement provoquant d’Ariel Sharon à l’égard de l’administration américaine, l’ultra faucon premier ministre israélien de l’époque, l’inspirateur de Benyamin Netanyahu, aurait répondu :
«Sois sans crainte à propos des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, exerçons une emprise sur les États-Unis. Ils n’ignorent pas cette réalité. Ils ne leur est pratiquement pas possible de mettre en œuvre une politique américaine au Moyen-Orient sans l’aval des juifs américains.
«Les juifs américains maîtrisent parfaitement les médias américains et même des membres du Congrès. Le Lobby juif ne tolérera pas que le Congrès prenne la moindre mesure hostile à l’encontre d’Israël, aurait fait valoir Sharon à Perès lors de cet entretien le, 3 octobre 2001.
L’ambassade d’Israël à Washington détermine l’ordre du jour du Congrès, via les millionnaires juifs», a conclu M. Sharon.

Pour le lecteur arabophone, sur ce lien la totalité de la conversation Sharon Pérès.

·         http://www.raialyoum.com/?p=521417

Pour mémoire le montant de l’aide américaine à Israël pendant la triple mandature de Richard Nixon, Ronald Reagan, Bill Clinton, a été infiniment plus importante que le coût de la Guerre du Vietnam (1955-1975), mettant en œuvre 2 porte-avions, une flotte aérienne de 500 avions de combats et autant d’hélicoptères et un corps expéditionnaire de 500.000 combattants.

Qu’un président à la conquête d’un deuxième mandat fasse preuve de démagogie en flattant ses électeurs potentiels pourrait être compréhensible, mais qu’un président en fin de mandat, en solde de tout compte, fasse preuve de gabegie en dilapidant le budget national au bénéfice d’un allié incontrôlable et méprisant, est contre-productif à long terme.

Que n’a-il laissé cette «sale besogne» à son successeur ? Pourquoi tant de gratuité envers un être méprisant et méprisable ? Crainte d’être taxé d’antisémitisme ?
Obama ou le syndrome du Bounty, non le révolté mais le soumis ?
Le titre de «meilleur allié d’Israël» n’est pas, loin s’en faut, un titre de gloire.
Songeons au destin maudit du prédécesseur de Barack Obama, George Bush jr, le pire président américain de tous les temps ;
À ses compagnons d’infortune anglais, Tony Blair et David Cameron ;
À leurs compères français, le quatuor socialiste de sinistre mémoire :

·         Guy Mollet, l’homme de Suez et d’Alger, la honte du socialisme français.

·         Lionel Jospin (Hezbollah terroriste ?), premier dirigeant socialiste éliminé au 1er tour de la compétition présidentielle, le destin brisé en pleine gloire.

·         Dominique Strauss Khan, qui se demandait chaque jour ce qu’il pouvait faire pour la «grandeur d’Israël», -et non de la France dont il était l’élu-, avant que son destin présidentiel ne trébuche sur une femme de chambre.

·         François Hollande et ses sérénades d’amour dans la cuisine du chef de la droite xénophobe israélienne, le plus impopulaire des présidents français à égalité avec son collègue post gaulliste atlantiste, le «sang mêlé» Nicolas Sarkozy, destructeur de la Libye et de la Syrie, générateur du flux migratoire massif de la rive sud de la Méditerranée vers l’Europe.

Le titre de «Meilleur ami d’Israël» constitue, à l’épreuve des faits, une abdication de souveraineté au niveau d’un état, une aliénation mentale au niveau des individus en ce qu’il annihile dans l’un comme dans l’autre cas tout esprit critique à l’égard d’un pays supposé ami.

Au-delà du psychodrame électoral de la campagne présidentielle américaine 2016, et du traumatisme qu’il pourrait avoir généré au sein de larges couches de la population, les Américains sont conduits tôt ou tard à purger leurs démons et cesser de s’imaginer qu’ils pourront continuer à ponctionner éternellement le reste de la planète, à coups de bons de trésor, pour préserver leur suprématie, tout en demeurant captif d’Israël pour la détermination de leur stratégie globale ; tout en procédant à la destruction de leurs contestataires, sous forme de «chaos constructeur», pour la survie de pétromonarchies décriées et déconsidérées, aux antipodes des valeurs de la démocratie américaine.

René Naba

 

Source: http://www.madaniya.info/2017/01/25/israel-etats-unis-bye-bye-barack-obama-sans-regret/