24  juillet 2017

 

Les « emprunts russes » de Nicolas II

C’est bizarre, personne ne parle des malhonnêtetés de nos banques. Pourtant malgré un entassement de lois destinées à protéger autant que possible les emprunteurs, l’imagination des banquiers français est sans limite pour trouver encore et toujours, aujourd’hui en 2017, des combines permettant de contourner ces lois pour voler autant que possible les couillons de déposants et emprunteurs.

Pour se faire une idée du cynisme de ces honorables établissements bancaires, penchons-nous sur les emprunts russes.

Le tsar Nicolas II, soucieux de moderniser son pays et, entres autres, de le tirer enfin du servage, s’était lancé dans une course contre la montre avec les révolutionnaires qui se montraient de plus en plus entreprenants et arrogants au fur et à mesure qu’il faisait adopter des réformes sociales classiques, émancipation des ouvriers et amorces de réformes agraires. C’est un phénomène bien connu, quand un grand dirigeant politique se lance dans des réformes sociales d’envergure, même si elles sont justifiées, elles sont automatiquement récupérées par des forces de gauche perpétuellement à l’affût des opportunités pour ses démagogies et surenchères. Ainsi ces périodes-là sont-elles généralement celles de tous les dangers pour tous les pouvoirs, même ceux authentiquement de droite en même temps qu’autoritaires, voire dictatoriales.

Ces périodes grosses de tous les dangers peuvent parfois être surmontées par les pouvoirs hardiment réformateurs. Un exemple injustement oublié est celui de l’Empereur des Français Napoléon III. Sa période délicate a été la phase 1852-1860, dite de l’Empire  »autoritaire ». Badinguet s’en est sorti, et a pu desserrer la vis dans sa seconde période, 1860-1870, dite de l’Empire Libéral. Malgré l’échec cuisant de sa Guerre du Mexique (1861-1867), si la sale tuile de la guerre avec Bismarck n’avait pas eu lieu, Napoléon III aurait pu terminer son règne en homme heureux, et aurait eu une chance sérieuse de réaliser son rêve de réunir la Bavière à la France (la Bavière était demanderesse par profonde méfiance envers la Prusse de Bismarck, mais la famille Schneider, qui tenait entre ses mains la sidérurgie française, a fait capoter le projet initial).

Nicolas II (règne de 1894 à octobre 1917) aurait pu lui, aussi, s’en sortir car il voyait grand et juste. Par exemple, c’est lui qui termina la construction du transsibérien, commencé en 1883 et terminé seulement en 1916. Sur les 33 ans que dura cet ouvrage prométhéen, les 24 dernières années se passèrent sous Nicolas II.

Manque de bol, Nicolas II se trouva pris dans un engrenage de guerre contre les Japonais (février 1904-mai 1905). Et simultanément presque, la révolution russe de gauche tenta sa chance (1905). Nicolas II réussit à mater cette révolution, mais essuya une défaite cinglante et humiliante dans une grande bataille navale contre le Japon (27 mai 1905) ; les Japonais taillèrent en pièces la flotte de guerre russe venue de la Baltique, ce qui affaiblit dramatiquement le Tsar et mit en ébullition les forces révolutionnaires qui venaient d’être matées. Depuis cette date, Nicolas II ne connut guère de répit et eut constamment des révolutionnaires de gauche variés aux fesses, anarchistes, bolchos, etc.; la course contre la montre devenait de plus en plus difficile.

Pour réussir à éteindre l’incendie révolutionnaire, Nicolas II avait besoin de plus en plus de capitaux pour presser son vaste programme de modernisation du pays, seul propre à détourner les masses russes de ses tentations à gauche et à l’extrême gauche.

Or malgré la défaite de 1871 et l’énorme tribut à Bismarck de cinq milliards de franc-or payables en trois ans, la banque française était redevenue, vers la fin des années 1890, la plus puissante du vieux continent. C’est donc vers elle que se tourna Nicolas II pour emprunter les capitaux dont il avait un si urgent besoin.

Nos banques savaient tout sur la situation politique du Tsar. Depuis 1905, elles ne nourrissaient guère d’illusion sur son avenir, et s’attendaient à une révolution calamiteuse d’un moment à l’autre. Mais eu lieu de se conduire honnêtement comme le commandait l’intérêt bien compris de la Triple Entente, elle ne résista pas à saisir une opportunité de profiter de cette précarité du Tsar pour faire de bonnes affaires. Au lieu d’émettre des obligations sûres garanties par des réassurances ad hoc et une progression modérée mais solide de l’économie russe, elle décida de faire payer tout ça aux veaux de Français. L’affaire lamentable du Panama avait montré combien le bas de laine français était inépuisable et combien la confiance des épargnants français restait aussi solide que candide malgré toutes les arnaques. Alors voici ce que nos chères grandes banques françaises firent :

Côté naïfs épargnants, les agents de ces banques sillonnèrent toute la France (alors essentiellement rurale) pour expliquer à nos braves paysans que les emprunts russes étaient l’affaire du siècle à ne pas rater, présentant la Russie comme un nouvel Eldorado. Cette campagne reproduisait à quelques nuances près celles que mena Law sous la Régence, quand il présentait nos possessions de Louisiane (qui couvraient alors l’Amérique du Nord depuis le Québec jusqu’à l’embouchure du Mississipi) comme un nouveau Jardin d’Eden riche de promesses infinies. Là, pour les emprunts russes,, ce n’était pas l’Amérique du Nord, mais la plus grande Russie qui était présentée comme la nouvelle poule aux oeufs d’or. Et les braves paysans français répondirent à ces campagnes la fleur au porte-monnaie, avec le même enthousiasme dont les Poilus témoignèrent pour partir à la guerre en août 1914 avec la fleur au fusil.

Parallèlement, côté Tsar, nos grandes banques tenaient un tout autre langage : En gros, elles lui disaient ceci :

‘Vous savez aussi bien que nous combien votre position est précaire. Les Rouges vous menacent davantage chaque jour, vous pouvez trébucher sur une révolution majeure à tout moment. Alors nous, on veut bien vous prêter, on va émettre des emprunts russes en quantité, comme vous le demandez. On va les présenter aux épargnants français comme la meilleure affaire du monde, et n’ayez crainte, ça marchera, ça on vous le garantit. Mais vous comprendrez qu’en compensation de cette publicité, il nous faut des commissions sur vos emprunts à la hauteur des dangers que vous courez, et que nous ne pouvons pas nous permettre de courir avec vous ».

Et le Tsar n’avait pas le choix, il acceptait tout, tout, tout. Au départ, ce furent des commissions de 30 %, puis de 40 %, et à la fin, pour le plus gros paquet d’emprunts émis, les commissions exigées par nos chers banquiers furent de 50 % ! Vous avez bien lu ! 50 % ! C’est- à-dire que chaque fois que le Tsar empruntait deux francs aux braves épargnants français, les banques se prenaient un franc de commission, donc la moitié de cet argent finissait dans leurs poches !

Certains lecteurs auront sans doute du mal à avaler ça. Je ne peux que leur conseiller de lire l’histoire complète de ces emprunts russes qu’ils trouveront exposée avec tous les détails dans le tome 3 de l’oeuvre majeure d’Emmanuel Beau de Loménie :  »Les Responsabilités des Dynasties Bourgeoises ».Emmanuel Beau de Loménie, docteur ès-lettres, fin connaisseur de René Chateaubriand (cet auteur avait en commun avec lui d’être descendant direct de Saint Louis) était secrétaire perpétuel de l’Assemblée Nationale des députés de France, et de ce fait, c’est lui qui entretenait et dirigeait les archives du JORF. Dans son oeuvre immortelle, on trouve donc toutes les références incontestables tirées de ces archives. Chateaubriand et Beau de Loménie sont à ce jour les deux seuls historiens français qui appartenaient à la plus haute aristocratie de France et qui avaient tous deux décidé de tout raconter aux Français. Seuls eux voyaient l’histoire de France de haut, tous les autres historiens français y compris les plus connus comme Michelet, ne la voyaient que d’en bas. René Chateaubriand, lui aussi, avait osé parler, il l’avait fait dans ses M.O.T (Mémoires d’Outre-Tombe) et il l’avait payé cher, par un exil qui lui mangea ses plus belles années d’homme mûr en pleine possession de ses moyens. Beau de Loménie, bien entendu, possédait toutes les preuves de ces commissions de voleurs exigées par les banques en échange de leur publicité mensongère auprès des Français. Ainsi ces honorables banquiers trompaient tout le monde, en volant le Tsar comme des bandits au coin d’un bois, et en mentant de façon révoltante aux Français tout en leur piquant la moitié de leur argent putativement prêté au Tsar.

Alors la conclusion ?

Que nos amis russes n’aient pas de complexes, eux, ils ne nous ont rien volé. C’est triste à dire, mais quand sous Lénine et Staline, les bolchos décidèrent de ne pas rembourser les emprunts russes aux Français, ils n’avaient pas vraiment tort. Personne n’a jamais demandé quoi que ce soit à nos grandes banques, mais ce sont elles qui ont le plus profité des emprunts russes, et de loin, car la moitié de leur valeur était tombée dans leurs poches à titre de bénéfice net de tous frais, ça tombait du Ciel sans rien faire, directement depuis le gousset de nos braves épargnants. Tandis que l’autre moitié, le Tsar ne la mettait pas dans sa poche, il l’utilisait à équiper la Russie, et s’il avait échappé à la tourmente de 1917, lui, du moins, aurait restitué aux épargnants français une part des bénéfices de ses opérations, tandis que le moitié qui allait à nos banques tombait dans un trou noir !

Si donc les Français s’étaient tant soit peu instruits, ils auraient fait rendre gorge depuis longtemps aux grandes banques pour leurs vols scandaleux sur leur épargne qu’ils leur confiaient pour la prêter au Tsar ! Hélas, c’est là un rêve inaccessible, principalement à cause de l’inculture crasse des gauches françaises, dont la stupidité le dispute à leur vénalité et leur médiocrité intellectuelle. Ce qui reste toujours aussi vrai de nos jours…..

J’arrête là cette sinistre histoire. Mais je peux vous assurer que la mentalité de nos grandes banques n’a pas beaucoup changé depuis les dernières années du tsarisme en Russie. Une prochaine fois, je vous expliquerai comment elles s’y prennent, de nos jours, pour faire passer directement dans leurs poches une partie non négligeable de l’argent que nous leur confions, je vous ferai admirer leur extraordinaire inventivité……..

Source: https://rusreinfo.ru/fr/2017/07/6294/#more-6294

 

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur

23  juillet 2017

 

 

Comment Bernard-Henri Lévy a fait fortune grâce au «printemps arabe»

La destruction du monde musulman et l’assassinat d’Arabes a rapporté une fortune au charlatan-philosophe Bernard-Henri Lévy. L’ennemi déclaré des nations progressistes arabes a aujourd’hui tellement d’argent qu’il ne sait pas quoi en faire. Connu pour ses goûts du luxe, l’allié objectif des groupes terroristes islamistes s’était mis au lendemain du «printemps arabe», dont il a sans relâche fait la promotion, à acheter avec une grande frénésie des maisons de maître un peu partout dans le monde.

Mais au bout d’un certain temps, il s’est rendu compte qu’il en avait trop. Le «spin doctor» de Nicolas Sarkozy, dont la guerre contre la Libye en 2011 a déstabilisé durablement le Maghreb et le Sahel, se plaint même de ne pas pouvoir en jouir pleinement.

Bernard-Henri Lévy a ainsi confié à Bloomberg dans un article publié lundi qu’il était contraint de vendre une de ses villas au Maroc, à Tanger, faute de pouvoir en profiter suffisamment. «Je partage mon temps entre Paris, New York et Marrakech. J’ai trop de maisons dans le monde, et hélas, l’année ne dure que 52 semaines», a-t-il confié à l’agence américaine.

Et c’est l’une de ses deux maisons acquises au Maroc pour une bouchée de pain qu’il compte «sacrifier» en premier. Prix de la demeure mise sur le marché ? 6 millions d’euros, en vente sur le site de Christie’s International Real Estate, pour 600 mètres carrés situés «au sommet d’une falaise, face à Gibraltar, au point précis où se côtoient l’Atlantique et la Méditerranée», affirme Bernard-Henri Lévy (BHL), bon vendeur. C’est que l’humanitaire-escroc veille scrupuleusement à ce que son investissement lui rapporte un maximum.

Maintenant, il faut voir si la vente de cette maison achetée avec les sangs des Arabes ne renvoie pas à une crainte de BHL de voir le Maroc sombrer dans une crise prochaine. Car, c’est connu, là où Bernard Lévy passe, la situation sécuritaire se détériore, les conflits confessionnels et sectaires s’intensifient et des massacres horribles sont commis. A la place des Marocains qui lui ont ouvert leurs portes, je commencerai sérieusement à m’inquiéter.

Sadek Sahraoui

Source: https://www.algeriepatriotique.com/2017/07/09/sioniste-bernard-henri-levy-a-fortune-grace-printemps-arabe/

22 juillet 2017

 

 

Fillon, flingueur de la droite (autopsie d’un cas d’école)

L’examen des faits bruts s’impose pour comprendre l’affaire qui a bousculé la Présidentielle 2017 : Fillon n’en sort pas indemne.

Les faits

Fillon a salarié son épouse Penelope comme attachée parlementaire à plusieurs reprises, par tranches : entre 1986 et 1990, puis entre 1998 et 2002. Quand le pilote automobile rejoint le gouvernement, son suppléant (un dénommé Marc Joulaud) prend aimablement le relai entre 2002 et 2007, pour un montant proche de six mille euros par mois. Enfin l’infatigable Pénélope sera à nouveau salariée entre 2012 et 2013 par le Sarthois, qui cesse d’employer sa femme en 2013, précisément lorsque le vote de la loi sur la transparence de la vie politique (initiée après l'affaire Cahuzac) contraint les élus à déclarer les activités de leur conjointe. Le problème ici ? Depuis des années, au cours de multiples interviews, Pénélope répète qu’elle se tient à l’écart de la vie politique et qu’elle ne travaille pas. Citons entre autres ceci : "Je n'ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre. Je ne m'occupe pas non plus de sa communication (Sunday TelegraphMai 2007). Embaucher un membre de sa famille n’est pas illégal, ce que répète Fillon en boucles pour sa défense, sauf si celui ou celle-ci ne déploie manifestement aucun travail réel. Le salaire mirobolant de Pénélope – trois fois le montant moyen d’un assistant à l’Assemblée – exige par surcroit la production de preuves circonstanciées. Et prouver qu’on travaille, c’est à la portée de tous : mails, courriers, actes de présence, etc. Or là, rien : aucun témoignage probant, pas de badge à l’Assemblée Nationale, pas de traces convaincantes d’activité, de correspondances, ahurissement de tous, y compris dans la Sarthe, et la permanence du Député Fillon inclus. Avec logique, le parquet financier - créé par la Guyanaise Taubira - ouvre alors une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel. Dans un premier temps Fillon applaudit à tout rompre l’initiative censée le blanchir, et fait porter par le fils Levy - son avocat est le descendant direct du milliardaire à chemise ouverte - des « pièces » prouvant le travail réel de son épouse, sous le feu des caméras convoquées opportunément. Quinze jours plus tard, le même Levy, et son client Fillon, accusent la dite instance de forfaiture. Etrange ! En réalité, il semble que le clan Fillon s’avère incapable de produire la moindre preuve tangible de travail, hormis des contrats d’embauche ne signifiant rien en soi, et qu’il redoute d’ores et déjà des poursuites. Mais l’affaire se complique avec l’emploi de deux des enfants du couple, pourtant encore étudiants. Marie, âgée de 23 ans, est salariée durant 15 mois, de 2005 jusqu'au 31 décembre 2006, à 3373 euros, puis 3814 euros bruts par mois. Pourtant, la stakhanoviste Marie suit des études de droit et effectue au même moment un stage dans un cabinet d'avocats ! Cette demoiselle est un véritable bourreau de travail, on en conviendra. En janvier 2007, le fils Charles lui succède. Simple étudiant de 22 ans, il est encore mieux payé que sa sœur : 4846 euros mensuels, soit le salaire d’un cadre de l’industrie avec vingt ans d’ancienneté. François l’Embrouille et sa femme Odette Publique (surnoms des deux sur Internet) dira que la studieuse Marie l'a aidé à préparer un livre – fort bien, mais pourquoi le contribuable devrait-il participer à l’élaboration d’un ouvrage dont les droits vont par essence dans les poches de son auteur ? Charles a, lui, travaillé à la préparation de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy de 2007, selon son père. Cette explication hâtive se révèle fâcheuse car elle peut s'apparenter à un financement illégal de campagne électorale : le papa généreux change de version une semaine plus tard et parle d’une mission floue de « consultant ».

Mais le plus grave constitué par un faux emploi quasi manifeste : de mai 2012 à décembre 2013, Penelope Fillon a été salariée pour un montant global de cent mille euros environ par la "Revue des Deux Mondes", comme « conseillère littéraire ». En 20 mois, elle n'a rédigé que deux brèves notes de lecture, sous pseudonyme, pour un consistant 5000 euros par mois ! Cadeau Bonux : l'épouse de François Fillon cumule de facto deux emplois à plein temps, puisqu'elle est aussi, à ce moment, rémunérée comme assistante parlementaire par le suppléant compréhensif Joulaud. Marc Ladreit de Lacharrière, PDG de la revue, soutient qu'il a confié à l'épouse de François Fillon une "réflexion stratégique informelle" (sic) sur l'avenir de la presse. Si nous comprenons bien donc, une revue confidentielle dont le chiffre d’affaire est probablement inférieur à deux cent mille euros par an (tirage très réduit) salarie à hauteur de la moitié de son chiffre d’affaire total, voire plus, une dame qui se proclame elle-même femme d’intérieur – sa mission étant de prodiguer de mystérieux conseils.

Est-ce fini ? Pas du tout ! Deux juges d'instruction enquêtent depuis 2013 sur des soupçons de détournement de fonds publics liés au Sénat. Six personnes sont déjà mises en examen dans ce dossier. Or le sénateur François Fillon (il l’a été 21 mois avant d’être nommé Premier Ministre) aurait perçu – en plus de son salaire - sept chèques entre 2005 et 2007 pour un montant total 21 000 euros. Pas mal pour un élu qui a fait acte de présence moins d’un jour par mois, selon le propre site du Sénat, et qui n’a posé aucune question écrite ou orale, ni déposé aucun amendement durant sa mandature.

Continuons : un député ne doit pas exercer des activités de conseil, ceci afin d'éviter le trafic d'influence ou la collusion d’intérêts - excepté si le parlementaire exerçait cette activité avant d'être élu. François Fillon, élu député le 17 juin 2012 a créé sa société « 2F Conseil » le 6 juin… Quelle préscience ! D'où viennent les centaines de milliers d'euros que rapporte la dite société ?

Lors de sa conférence de presse du 4 février, François Fillon cite ses clients : "L'assureur Axa, la société Fimalac et la banque Oddo ». Comme par hasard les dirigeants de cette clientèle prestigieuse sont tous des proches de l’ancien Premier Ministre. Entre 2012 et 2015, « 2F Conseil » a assuré un revenu complémentaire mensuel moyen de 17 600 euros au cumulard François, qui par ailleurs utilisait des Falcon de la République pour rentrer dans la Sarthe chaque week-end, quand un billet de train pour le Mans coûte cinquante euro.

Et puis, par-delà ces faits cumulés consternants, il y a aussi le train de vie du faux ascète … Premier ministre, Fillon s'était attribué une Citroën C6 blindée au Kevlar pour un coût de 120 000 euros. Depuis son départ de Matignon, il a bénéficié d'une dotation publique de 86 140 euros. Au titre de la seule année 2014, l'État a dépensé 54 717 euros pour lui rémunérer un assistant, et 12 167 euros pour lui fournir un chauffeur. Quant au frais d'entretien de sa voiture de fonction, l'Etat a déboursé en 2014 (on ne connaît pas encore 2015 et 2016) 4 452 euros, ainsi que 14 263 euros de carburant et 541 euros d'assurance.

Résumons : il est des paroissiens confits en dévotion le dimanche, et insatiables noceurs en semaine. Nous avons affaire ici, selon toute vraisemblance, à un spécimen de cet ordre, imbu de lui-même, certain d’agir en toute impunité car naviguant en eaux troubles. On peut objecter ceci : la plupart des hommes politiques des années 90 ont agit de la même façon, le crime doit se relativiser à l’aune de pratiques communes. Oui, mais l’électeur ne l’a pas entendu de cette oreille.

Faillite personnelle de Fillon

Il a réussi l’exploit de ne pas même figurer au second tour.

Son obstination à se raccrocher coûte que coûte à une candidature plombée par une conduite hasardeuse, tel Bernique sur son rocher, aura eu un coût : dynamiter l’élection en la rendant confuse, puis empêcher l’alternance après le quinquennat consternant de l’homme au scooter. Fillon aura contribué au sacre de Macron, quant aux Républicains, incapables de le stopper, ils n’ont désormais plus que leurs yeux pour pleurer.

Fillon présentait pourtant un programme économique dense, avec des perspectives sérieuses de réduction des déficits. La France emploie 35 % de fonctionnaires de plus que la moyenne européenne, par exemple, et l’amaigrissement s’imposerait en première intention, d’autant que les gains de productivité liés à l’informatique n’ont jamais été pris en compte par l’Etat obèse. A ce titre, le candidat de la droite classique – mais son aide de camp Bruno Retailleau provient de chez Philippe de Villiers - aura séduit jusqu’à certains membres de la droite extrême, pour la première fois dans toute l’histoire de la Vème république : Henry de Lesquen avait par exemple appelé à voter Fillon, tout comme le soutien déclaré des membres de « Sens Commun » (ex-Manif pour tous). Le retraité Bruno Mégret avait indiqué lui aussi voter pour Fillon, suivi peu après par le mouvement créé jadis par lui, le MNR, et précédé par le Président du mouvement libéral l’ALEPS, Patrick Simon.

Alors pourquoi cette défaite cuisante ? Il y a plusieurs raisons.

1 / Fillon n’a cessé de brandir comme sceptre son score écrasant aux primaires, lui donnant toute la légitimité nécessaire. Certes, on concède que cette victoire fut sans appel, mais elle relève d’un sophisme : il ne fait aucun doute que les électeurs de droite, s’ils avaient connus les accusations sévères entravant de facto son envol, l’auraient placé loin derrière Juppé et Sarkozy.

2 / Les ânes qui ont conçu le mécanisme des primaires à droite ont oublié de prévoir une procédure d’empeachment ! Résultat : lorsque le roi Midas Fillon s’est transformé en Gribouille sous leurs yeux, les caciques des LR n’ont disposé d’aucun moyen légal pour le destituer, ni pour recouvrer les importants fonds versés en vue de la campagne ! S’il était évident, dès après les révélations des Canard Enchainé et autres Médiapart, que Fillon ne pourrait plus mener une campagne normale, nul chez ses amis n’a jamais pu le convaincre de partir – sans doute parce que c’eût été pour cet orgueilleux la reconnaissance implicite de ses péchés. Aucun dispositif légal n’a été en mesure, au fond, d’empêcher la catastrophe du 23 Avril, et les passagers du Titanic LR/ UDI ont assistés à l’arrivée de l’iceberg dans un mélange résigné d’impuissance et de mélancolie, beaucoup ne faisant même plus campagne. Le battu Sarkozy, notamment, a brillé par son absence. Le candidat officiel LR/UDI, isolé, harcelé par les journalistes, dans l’incapacité d’aller vers les français sans recevoir lazzis, enfarinades, ou concert de casseroles, aurait dû se démettre dès janvier : l’honneur d’un homme c’est de se sacrifier pour une cause plus grande que lui-même ; il n’a pas souscrit à cette loi d’airain, malgré sa promesse de renoncer en cas de mise en examen.

3 / « Ils sont beaucoup qui ont flatté le peuple sans l'aimer.  » (William Shakespeare). Depuis trente-cinq ans la France vit en empruntant, sans jamais engager les réformes qui s’imposeraient. Les candidats élus à la présidentielle ont tous un point commun : ces cyniques promettent la semaine des quatre jeudis et assurent par avance qu’il n’y aura aucun réforme douloureuse, notamment sur le sujet du sacro-saint « service public », divinité qu’il est impossible de critiquer, fût-ce à mots couverts. Environ cinq millions de Français travaillent directement ou indirectement pour l’Etat, et deux millions vivent d’allocations diverses, d’où le vote pour l’assistanat à crédit. Le programme assez courageux de Fillon sur la Sécurité Sociale ou l’alignement des régimes de retraites manquait pour le moins de la démagogie habituelle – celle qui assure la victoire.

 4 / La défense de l’intéressé, changeante, floue, a dérivé jusqu’à une mauvaise foi manifeste. Au final, ses contre-arguments se sont réduits à deux concepts : le sombre complot venant de l’Elysée, et la non-faute. L’antienne « Mes amis, on veut nous faire taire !  », tout comme l’évocation d’un improbable cabinet noir, tendaient à suggérer une cabale ourdie contre la droite par les spahis Hollandais. Philippe Ploncard d’Assac, autre soutien inattendu de Fillon, et souvent prompt à diagnostiquer des complots, a également soutenu cette thèse. Acceptons-là pour telle : et alors ? L’accusé eut-il produit des preuves du travail effectif de son épouse qu’il était débarrassé dans l’instant des charges pesant sur lui et réduisait à néant les fameuses intrigues visant à sa perte. C’est précisément parce ce qu’il a été incapable de démonter les accusations de ses contempteurs que Fillon a chuté ; cabinet noir ou pas, des preuves du travail de Pénélope stoppaient dans l’œuf les poursuites. Quant à sa complainte abondamment conjuguée et répétée en meetings « on me reproche d’avoir fait travailler ma femme et mes enfants », elle relève du mensonge et de l’argutie : il est légal d’employer des proches au Parlement. C’est la nature fictive du travail de Pénélope Fillon qui a retenu l’attention des juges, d’autant que la dame n’a cessé de clamer se tenir loin de la politique, depuis toujours. On peut travailler avec ses proches – le charcutier comme le boulanger en sont coutumiers – il est en revanche abusif de se faire rémunérer par le contribuable (éternel généreux) pour un travail inexistant.

Certes, la plupart des hommes politiques français imité peu ou prou Fillon : citons pour mémoire le cas d’Anne Hidalgo, actuelle maire de Paris, mensualisée des années durant comme inspectrice du travail à temps plein, première adjointe en charge de l’urbanisme à la mairie, et conseillère régionale PS ! Il est techniquement impossible de cumuler les trois fonctions (à noter : dame Anne était par surcroît secrétaire nationale du PS chargée de la culture). Plusieurs demandes écrites au sujet d’éventuelles traces de ce travail ont été menées par l’opposition, en vain : il a pourtant coûté à l’Etat plus de 600 000 euros sur dix ans et permis à notre stakhanoviste en herbe de recevoir désormais près de 8000 euros par mois en cumulé, à l’âge peu canonique de 52 ans, et ce jusqu’à son décès !

 

Cela dit, malgré ces prébendes à répétition gauche et droite confondues, l’électeur cocu reconduit aimablement ceux qui le plument. Reste la question... Que va devenir l’étrangleur de Sablé sur Sarthe, fossoyeur de son camp ? Ses ennuis judiciaires iront à leur terme, la fonction présidentielle lui échappant. Vu les faits et leur gravité, le procès retentissant guette. Son avenir politique parait sombre : comme souvent dans ce domaine, les amis d’hier deviendront les ennemis de demain. Les courtisans les plus zélés se transformeront en implacables procureurs, et l’homme finira seul, errant dans les couloirs venteux de son château sarthois, avec les feuilles de paie de Pénélope pour tout viatique.

21  juillet 2017

 

 

L’utilité du déni plausible contre un adversaire systématiquement menteur

L’Internet a fait le buzz avec des réactions au dernier article de Stratfor sur la façon dont se déroulerait une confrontation armée entre la Russie et les États-Unis. Je n’ai pas trouvé le texte complet, je suppose qu’il est derrière un péage de Stratfor ou uniquement pour des souscripteurs (et franchement, j’ai mieux à faire de mon temps et de mon argent que de payer pour ces ordures), mais puisque les mêmes extraits sont cités partout, je pourrais aussi bien les recenser et supposer que ce sont les points forts de l’article. Alors voici (tiré de Business Insider citant et paraphrasant l’article original).

Alors que la Russie dispose de systèmes avancés de missiles sol-air et d’avions de chasse très agiles en Syrie, ça ne ferait pas l’affaire dans ce qui serait une guerre aérienne brève et brutale contre les États -Unis. […] La Russie dispose « d’environ 25 avions, dont dix seulement sont dédiés à la supériorité aérienne (des Su-25 et des Su-30) et contre eux ils auront des avions de combat furtifs de cinquième génération, des douzaines d’avions d’attaque, F-15, F-16, ainsi que des bombardiers B-1 et B-2. Et bien sûr la puissante Marine américaine et des centaines de Tomahawks. « Les Russes ont beaucoup de défenses aériennes, ils ne sont pas exactement démunis de tous les moyens, a dit Lamrani à Business Insider, mais les États-Unis ont une capacité aérienne très supérieure. » Même si les plateformes russes individuelles se rapprochent et dépassent de certaines manières la capacité des jets américains, il y la question des chiffres. Si la surveillance étasunienne a détecté une mobilisation massive des avions russes en réponse aux va-et-vient, les États-Unis n’attendraient pas poliment que les Russes aient leurs avions dans le ciel pour combattre. Au lieu de quoi, une gigantesque salve de missiles de croisière déferlerait depuis le groupe d’attaque du transporteur USS George H. W. Bush, tout comme l’attaque du 7 avril contre la base aérienne syrienne de Chayrat. Mais cette fois, les missiles devraient commencer par saturer et vaincre les défenses antimissiles russes, ce qu’ils pourraient faire par le nombre s’ils n’utilisent par la force d’attaque électronique. Ensuite, après avoir neutralisé les défenses de la Russie, les navires pourraient viser la base aérienne, et non seulement détruire les avions au sol mais également ravager les pistes de manière à ce qu’aucun avion ne puisse décoller. À ce stade, l’aviation des États-Unis et de la coalition aurait carte blanche pour survoler et dévaster totalement les forces russes.

L’évaluation de l’auteur, Omar Lamrani, est-elle correcte ? Oui et non. Oui, c’est exactement ce qui se passerait si les Russes décidaient d’engager leur petit nombre d’avions de supériorité aérienne pour l’emporter sur toute l’aviation du CENTCOM et de l’OTAN pour le contrôle de l’espace aérien syrien. Et non, parce que les Russes ne feraient jamais cela.

L’auteur de l’article, un civil sans expérience militaire, commet une erreur de base, il suppose que les Russes agiront comme des idiots et mèneront le genre de guerre que les États-Unis voudraient leur imposer. C’est le genre de suppositions que font la plupart des néophytes et qui donnent d’excellents articles de propagande. Le problème, bien sûr, est qu’il n’y a absolument aucune raison pour que les Russes collaborent à un scénario aussi ridicule. Donc revenons aux bases.

Question 1 : les Russes sont-ils en position de faiblesse en Syrie ?

Oui, absolument. Et ils le savent. Premièrement, les Russes gèrent seulement deux installations (Tartous et Hmeimim), loin de chez eux et les forces qu’ils ont engagées en Syrie sont minuscules comparées à l’énorme quantité de puissance de feu dont disposent les Anglosionistes et leurs alliés. Deuxièmement, les États-Unis ont déversé des milliards de dollars dans cette région pour s’assurer que l’Union Soviétique ne pourrait jamais réussir à envahir l’Iran, et non seulement ils ont une supériorité numérique immense sur les Russes, mais ils ont un réseau de bases de classe mondiale d’où ils peuvent amener encore plus de troupes. La Syrie est coincée entre le CENTCOM au sud à l’est et l’OTAN au nord et à l’ouest, alors que les troupes russes les plus proches sont en Crimée. La vérité est que non seulement les États-Unis et l’OTAN pourraient prendre le contrôle du ciel de la Syrie, mais que même Israël le pourrait probablement. Donc, en partant de l’idée que les Russes ne sont pas des imbéciles suicidaires, que pensez-vous qu’ils pourraient faire ? Si vous étiez russe, comment joueriez-vous vos cartes ?

Question 2 : les Russes ont-ils des avantages qui leur sont propres ?

Absolument. En fait, ils ont de nombreux avantages sur les Américains. Les voici, cités sans ordre particulier :

·         Toutes les bottes sur le terrain qui comptent sont des alliés russes ou au moins en bons termes avec la Russie : les Syriens, les Iraniens, le Hezbollah et même la Turquie sont tous beaucoup plus proches de la Russie que des Anglosionistes. Les seules bottes anglosionistes qui comptent sur le terrain sont Daech & Co.

·         L’opinion publique intérieure : en Russie, l’intervention militaire russe est comprise et soutenue par une majorité écrasante des Russes. Aux États-Unis, le public est désemparé et profondément sceptique à l’égard du choix de cette dernière guerre américaine. Non seulement cela, mais Poutine, personnellement, jouit d’une immense crédibilité auprès du peuple russe, tandis que Trump évite tout juste d’être destitué.

·         L’opinion publique extérieure : tandis qu’aux États-Unis, les siomédias sont engagés dans un effort héroïque pour éviter de mentionner le fait que même la présence américaine en Syrie, et passons sur l’agression actuelle contre elle, est totalement illégale en termes de droit international, la plus grande partie de la planète en est tout à fait consciente. Cela ne fait qu’éroder encore plus la position des États-Unis dans le monde.

·         Les Russes ont moins de cibles intéressantes à offrir aux Anglosionistes que les Américains. Pour le dire simplement, les Russes ont Tartous et Hmeimim. Les Américains ont une longue liste de bases et d’installations dans la région qui pourraient toutes devenir des cibles potentielles.

·         La volonté, le courage et la détermination des soldats russes sont plus forts que ceux de leurs homologues américains à de nombreux égards. Il y a beaucoup de raisons à cela, historiques comme politiques, mais je ne crois pas que quiconque doute du fait qu’alors que les Américains aiment tuer pour leur pays, ils sont beaucoup moins enthousiastes à l’idée de mourir pour lui, en particulier lorsque l’élément « pour lui » est très douteux et lorsque le soldat au front comprend qu’il est utilisé dans quelque jeu politique complexe qu’il ne comprend pas mais où il est définitivement utilisé comme chair à canon.

·         Le personnel et le matériel militaire russes sont mêlés aux forces syriennes. Nous savons que des spécialistes techniques, des conseillers militaires et des forces spéciales russes opèrent sur le terrain en Syrie. Cela signifie que les Russes peuvent probablement utiliser un S-300 syrien pour abattre un avion américain sans nécessairement fournir la preuve de leur implication aux États-Unis. Pour citer un vieux terme de la CIA, les Russes peuvent faire valoir un « déni plausible ».

·         Nous savons que la Russie a une capacité largement supérieure en termes de renseignement en Syrie, comme en témoigne le genre de dommages que les frappes aériennes et par missiles infligent à leurs cibles, en particulier si on les compare au manque péniblement évident de compréhension par les États-Unis de ce qui se passe réellement sur le terrain.

Donc qu’est-ce que tout cela ajoute ?

1) Déni plausible dans les airs

Tout d’abord, il est parfaitement clair que les Russes n’ont aucune intention de commencer une bataille à large échelle dans le ciel syrien avec leurs homologues américains. Le fait qu’une telle bataille ne serait pas dans leur intérêt ne signifie cependant pas qu’ils l’éviteraient nécessairement. Pour le moment, les Russes semblent avoir choisi une stratégie d’incertitude délibérée et de harcèlement de l’aviation américaine, mais ils pourraient décider de prendre des avions étasuniens en utilisant leurs batteries S-300/S-400 basées au sol. Voici comment ils pourraient faire.

Les Russes sont les seuls en Syrie à avoir des S-400. Mettons-les de côté pendant une minute et gardons-les pour des urgences sérieuses. Ensuite, jetons un œil sur l’inventaire de la défense aérienne syrienne trouvé sur Wikipédia. Notez en particulier celui-ci : le Pantsir-S1 (SA-22). Selon Wikipédia, il y a 50 SA-22 en Syrie. Avez-vous déjà entendu parler du Panstsir-S1 ? Probablement pas.

Oubliez les S-300/S-400, pensez Pantsir

 

Le Pantsir-S1 (autrement dit « SA-22 » dans la classification US/OTAN) est un système de défense aérienne absolument impressionnant, mais personne dans le grand public ou dans les siomédias ne le mentionne jamais. Jetons-y un coup d’œil :

Le Pantsir-S1 est un système de missiles sol-air mobile et d’artillerie anti-aérienne, à courte et moyenne portée, utilisant des radars à rayons progressifs pour atteindre et suivre des cibles. Portée de la détection : 32-45km. Portée du suivi : 24-28km (15-17mi). Il peut suivre jusqu’à 20 cibles, tout en lançant simultanément 3 à 4 missiles. Il a un système optoélectronique autonome secondaire avec une capacité d’engagement de 25 km contre un avion F-16 de petite taille. Les missiles du Pantsir sont des roquettes à combustible solide d’une portée de 20km, d’une limite de 15km et d’une vitesse de Mach 2.3-2.8. Le Pantsir a également deux doubles canons mitrailleurs tirant plus de 700 rafales d’explosifs à un débit de 2500 rafales par minute à une distance de plus de 4km. Maintenant voici l’aspect vraiment intéressant : tant les Russes que les Syriens manient ces système mobiles. Autrement dit, non seulement ces Pantsir pourraient être partout, mais ils pourraient être actionnés par n’importe qui. Eh, même les Iraniens en ont !

Si les Pantsir ont fière allure (pour moi, ils ressemblent à quelque chose sorti d’un film Terminator), ils sont encore plus dangereux qu’ils en ont l’air parce que s’ils sont capables d’opérations totalement autonomes, ils sont aussi conçus pour être branchés sur un réseau mondial via des données numériques cryptées qui leur permettent de recevoir les données de leur engagement à partir de plateformes terrestres et aériennes. Enfin, gardez à l’esprit que personne ne sait vraiment combien de Pantsir les Russes ont amenés avec eux en Syrie, combien les Syriens en manœuvrent, combien de Pantsir « syriens » sont manœuvrés par des Russes et connectés au réseau numérique russe de défense aérienne ou, d’ailleurs, combien de Pantsir syriens et iraniens pourraient être là-bas.

Qu’avons-nous donc ? Un système extrêmement mobile (monté sur un poids-lourd à mobilité élevée), facile à dissimuler (il est petit), qui peut frapper n’importe quelle cible volante à des altitudes allant de 0 mètres à 15 000 mètres et jusqu’à 20 000 mètres de distance. Pour ce faire, ils peuvent utiliser leur réseau passif électroniquement scanné (PESA), leur système optoélectronique autonome (AOS) ou même des données reçues d’autres radars incluant les S-300/S-400, Su-35 ou AWACS russes.

À l’origine et officiellement, les Pantsir russes sont exclusivement chargés de défendre les systèmes à longue portée S-300/S-400 et les installations russes à Hmeimim et Tartous. Mais ils pourraient en réalité être rapidement déployés partout et utilisés pour abattre des avions américains sans aucune preuve que ce sont les Russes qui l’ont fait ! Bien sûr, les Russes devraient être très prudents quant à la source qu’ils utiliseraient pour suivre un avion américain et fournir une solution d’engagement au missile du Pantsir. Pour autant que je sache, les missiles du Pantsir n’ont pas de système radar actif ou même semi-actif, mais leur AOS leur permet des engagements totalement muets/passifs. Cela dépend des capacités de renseignement dont disposent ou ne disposent pas les Américains au moment de l’attaque, ils pourraient n’avoir aucun moyen de prouver qui a abattu l’avion américain.

Le fait est que tandis que le monde se focalise sur les plus grandes capacités des S-300/S-400, les Russes ont déjà mis en place un système de défense aérienne à courte et moyenne portée beaucoup plus souple qu’il serait impossible de détruire avec des Tomahawks (puisqu’il est mobile) et très difficile à détruire avec des frappes aériennes. Ce système pourrait être déployé partout en Syrie et pourrait être utilisé tout en permettant aux Russes un « déni plausible ». Bien sûr, les États-Unis pourraient essayer de voler à l’extérieur de la portée de vol du Pantsir, mais cela rendrait l’utilisation de toute puissance aérienne très difficile. Une autre option pour les Américains serait de se baser uniquement sur leurs avions à faible RCS (B-1, B-2 pour les attaques et F-22s pour les protéger), mais cela réduirait énormément les capacités générales des CENTCOM/OTAN en Syrie.

Je conclurai cette partie en rappelant à tout le monde que ni les États-Unis ni aucun autre pays de l’OTAN n’a jamais eu à opérer dans un environnement aussi dangereux que le ciel syrien. Les pauvres Serbes n’avaient que d’anciens systèmes de défense aérienne et pourtant même contre eux l’OTAN a misérablement échoué. En Syrie, les défenses aériennes russes pourraient donner du fil à retordre aux Américains sans même utiliser un de leurs avions de supériorité aérienne (certes peu nombreux).

2) Déni plausible au sol

Quelqu’un a-t-il jamais envisagé que les Russes pourraient décider d’attaquer les forces américaines déployées au sol en Syrie (ou en Irak d’ailleurs) ? Apparemment pas, ne serait-ce que parce que la plupart des gens suppose que la force russe en Syrie est minuscule et donc ne peut pas attaquer des forces américaines beaucoup plus nombreuses et fortes. Mais exactement comme avec la guerre aérienne, c’est une supposition erronée fondée sur l’idée que les États-Unis sauraient qui attaque. En réalité, les Russes pourraient le faire en utilisant leurs forces spéciales (celles qui sont déjà déployées ou des forces amenées spécialement) pour attaquer des cibles américaines et garder une possibilité de déni plausible.

Comment ?

Voici ce que nous savons déjà.

Des opérateurs russes sont déjà déployés et actifs en Syrie :

D’abord le célèbre Spetsnaz (Spetsnaz GRU Gsh). Ce sont des unités spéciales tirées du District militaire Sud ou, éventuellement, directement subordonnées au quartier général du Renseignement militaire (GRU) à Moscou. Contrairement aux forces du Spetsnaz GRU des brigades GRU des districts militaires, ces petits groupes (8 à 12 hommes) sont formés exclusivement d’officiers de carrière.

Ensuite, les Forces spéciales russes (SSO), une création relativement nouvelle à ne pas confondre avec le Spetsnaz GRU même si elles se ressemblent à de nombreux égards, sont aussi plus ou moins officiellement présentes en Syrie (les chaînes de télévision russes ont réalisé des reportages et des interviews avec elles). Elles sont subordonnées à l’état-major général des Forces armées. Voici une photo d’elles prise par un journaliste russe en Syrie :

Enfin, il y a des rapports sur une unité russe sans nom mais très secrète travaillant en Syrie (par exemple ici), mais ni Vympel ni Zaslon ne correspondent au profil (le premier dépend maintenant du FSB, c’est-à-dire s’occupe de questions de sécurité intérieure, tandis que le second est plus un service de protection pour les officiels, leurs résidences, et les civils russes à l’étranger). Je n’ai trouvé aucune information sur qui ils sont, mais je suppose qu’ils sont ce que Vympel était : des forces spéciales du Service de renseignement étranger (SVR) travaillant en étroite collaboration avec le réseau d’agents du SVR en Syrie.

Quoi qu’il en soit, les Russes ont déjà plus qu’assez de forces spéciales en Syrie pour commencer à attaquer des cibles américaines, en Syrie ou même ailleurs dans la région. Par exemple, pendant la bataille d’Alep, il y a eu de nombreux rapports sur des tireurs russes tuant les dirigeants de Daech les uns après les autres, décapitant presque tout leur commandement. Cela pourrait arriver à des officiers américains de haut rang sur le terrain en Syrie. Les forces spéciales pourraient également organiser des attaques de missiles « inexplicables » frappant les forces américaines. Mais l’aspect le plus important est que ces forces pourraient être utilisées dans le secret le plus total sans rien les identifiant comme Russes. Ils ressembleraient à des Arabes, parleraient comme des Arabes et auraient des identifiants arabes sur eux. Les Soviétiques ont utilisé exactement cette technique en Afghanistan pour renverser le président afghan Hafizullah Amin. De même, le président tchétchène Ramzan Kadyrov a admis ouvertement que des opérateurs tchétchènes ont été infiltrés dans la structure de commandement de Daech. Enfin, même si des « Russes » sont pris et identifiés d’une manière ou d’une autre, il y a environ 5000 citoyens russes de toute sorte de groupes ethniques (y compris des Slaves) qui luttent dans les rangs de Daech et il sera impossible de prouver que le combattant X ou le combattant Z sont des agents d’un service de renseignement russe.

En fin de compte, la Russie a aussi l’option des attaques terrestres contre les forces américaines avec une possibilité de déni plausible.

Donc pensez-y : des SAM russes tirant sur des avions américains dans les airs, et des forces spéciales russes tuant des officiers américains au sol. Et tout cela avec un déni plausible.

Pas encore convaincu ?

Un des nombreux usages du déni plausible, en particulier contre un ennemi qui ment systématiquement

Vous vous demandez peut-être à quel point un déni plausible est utile contre un pays qui invente toutes sortes d’histoires ridicules sur des pirates informatiques russes volant des élections ou des armées russes invisibles dans l’est de l’Ukraine. Et je suis d’accord, un pays qui dispose de 16 agences de renseignement et une longue histoire honteuse de maquillage des renseignements – oui, bien sûr, ils pourraient dire que « c’est les Russes qui l’ont fait » avec les siomédias qui le répètent encore et encore sans aucune preuve.

Mais il y a un autre côté à cette histoire : depuis que la machine de propagande américaine a inventé tant d’histoires sur les Serbes génocidaires, les Libyens violeurs shootés au Viagra, les Irakiens jetant les bébés, les Iraniens voulant la bombe atomique, les Syriens déversant des bombes barils et Dieu sait quoi encore – quelle sera leur crédibilité s’ils accusent les Russes de « cet acte barbare et sordide » (quel que soit l’acte, vraiment) ? Même alors que j’écris ceci, il y a des articles selon lesquels la Maison Blanche prépare déjà une nouvelle attaque sous fausse bannière en Syrie. Soyons honnêtes ici et acceptons qu’Oncle Sam ment chaque fois qu’il remue les lèvres et tandis que les siomédias décérébrés font semblant de prendre chaque mensonge au sérieux, le reste de la planète, y compris une bonne partie de la population américaine, ne se fait aucune illusion.

Maintenant imaginez un Pantsir-S1 manœuvré par une équipe russe en Syrie et abattant un avion américain ou des opérateurs russes faisant exploser une tente abritant le haut-commandement des forces américaines en Syrie. Non seulement il n’y aura aucune preuve que c’est les Russes qui l’ont fait, mais même s’il y en avait, personne ne ferait confiance aux Américains, de toute façon. En outre, cela soulève la question suivante : est-ce que ce serait vraiment dans l’intérêt des États-Unis de pointer le doigt sur les Russes ? Je dirais que non. Cela aurait plus de sens d’accuser les Syriens, puis de bombarder un édifice quelconque du gouvernement (disons le bâtiment du renseignement militaire dans le centre de Damas, probablement vide) et de déclarer qu’« un message a été envoyé », que de prendre le risque militaire et politique d’attaquer les forces russes en Syrie.

Les Américains pourraient-ils exercer des représailles en nature ?

Probablement pas. Souvenez-vous, ils n’ont pas les troupes au sol, ni les capacités de renseignement ou le soutien politique (intérieur et extérieur) pour s’en sortir. Non seulement cela, mais les forces spéciales américaines ont une longue histoire de bousiller même des opérations relativement simples et je ne les vois pas essayer de s’en sortir avec une attaque directe des forces russes à Hmeimim ou ailleurs. Au plus, ils feront ce qu’ils font presque toujours : sous-traiter la mission à des gens du pays, ce qui marche très bien contre des civils sans défense et se termine en désastre contre une cible vraiment « difficile ».

Les nombreux paradoxes de la guerre

D’abord, nous devrions toujours garder à l’esprit que toute action militaire n’est qu’un moyen en vue d’un objectif politique, la « continuation de la politique par d’autres moyens ». En raison de cette nature hautement politique, il y a des circonstances où être le côté plus faible peut comporter des avantages. La clé de la stratégie défensive du côté plus faible est de ne pas laisser le côté plus fort imposer le genre de guerre qui maximise ses avantages. Dans le cas de la Syrie, essayer de vaincre l’entier de l’armée de l’air du CENTCOM avec seulement quelques avions de combat serait tout simplement idiot. Et, puisque les États-Unis ont un immense avantage par le nombre de missiles de croisière qu’ils peuvent lancer, faire ce que les Serbes ont fait au Kosovo et ce que le Hezbollah a fait en 2006 contre Israël : ne pas leur offrir de cible. Dans le contexte syrien, cela signifie : n’utiliser que des systèmes de défense aérienne mobiles. Enfin, et ce n’est pas le moindre, frapper les Américains là où cela leur fait le plus mal : leur moral. Vous rappelez-vous comment ils devenaient fous lorsqu’ils ne pouvaient pas trouver qui les attaquait au Vietnam ?

Un éléphant dans un magasin de porcelaine est assurément une vision effrayante. Mais une fois que vous avez surmonté votre peur initiale, vous comprendrez bientôt qu’être un grand méchant éléphant vous rend difficile de prendre une décision intelligente. C’est exactement le problème des États-Unis, en particulier de leurs forces armées : elles sont si grandes et confiantes que presque chacun de leurs gestes manque de la prudence délicate imposée par la vie à un acteur beaucoup plus faible. C’est pourquoi ils finissent presque toujours par briser la boutique et paraître stupides. Ajoutez à cela un accent presque totalement mis sur la solution miracle à court terme et vous avez une recette pour le désastre.

Ces deux options pour une contre-attaque russe couvertes par le déni plausible ne sont que celles qui me sont venues à l’esprit. En réalité il y en a beaucoup plus, y compris beaucoup encore moins « visibles » que celles que j’ai suggérées. Mon objectif principal était d’illustrer qu’il n’y a absolument aucune raison pour que les Russes se comportent comme Omar Lamrani l’a suggéré dans son article franchement stupide. La vérité est que je n’ai absolument aucune idée de la manière dont les Russes pourraient répondre et c’est exactement ainsi que cela devrait être. Tout ce dont je suis sûr est qu’ils ne répondront pas comme Lamrani pense qu’ils feront, c’est tout.

Les gens les plus sages au Pentagone et, apparemment, sur le terrain s’efforcent d’éviter de s’empêtrer avec les Russes, non parce qu’ils craignent une réponse russe spécifique, mais parce qu’ils sont conscients d’affronter un acteur imprévisible et sophistiqué. La bonne nouvelle est que les Russes s’efforcent aussi d’éviter de s’embrouiller avec les Américains, en particulier si loin du pays, et se sentent au milieu d’une partie du monde complètement contrôlée par les CENTCOM/OTAN.

En conclusion, je ne mentionnerai qu’un petit échantillon de ce que je n’ai pas évoqué mais que les commandants américains devront prendre en considération avant de décider d’attaquer directement les forces russes : divers scénarios navals, en particulier ceux impliquant des sous-marins d’attaque diesel, les options russes pour se déployer en Iran, les choix de représailles russes sur d’autres théâtres d’opération comme l’Irak, le Pakistan et en particulier l’Afghanistan. En voici une bonne : le vrai cracking (« hacking » est le mauvais terme)de réseaux informatiques américains essentiels, y compris la publication d’informations potentiellement très embarrassantes (pensez-y comme à « WikiLeaks sous stéroïdes »). Enfin, s’ils étaient coincés, une option possible pour la Russie serait d’attirer les troupes, les ressources et l’énergie américaines hors de Syrie et vers une autre région vraiment critique pour les États-Unis. Pourquoi pas la Corée du Nord ?

Les choix sont infinis et les enjeux très élevés. Dans le monde rêvé de M. Lamrani, tout est simple et facile. Ce qui ne fait que prouver, encore une fois, que la guerre est une affaire trop sérieuse pour la confier aux civils.

The Saker

L’article original est paru sur Unz Review

 Traduit par Diane, vérifié par Wayan, relu par Catherine pour le Saker francophone

 

Source: http://lesakerfrancophone.fr/lutilite-du-deni-plausible-contre-un-adversaire-systematiquement-menteur

20  juillet 2017

 

Des mures et des pas vertes

La mure à ceci d'étrange est qu’elle peut être verte, et pourtant être mure…

Mais ce n’est pas le seul paradoxe…

En effet, certains, portés par un pessimisme de mauvais aloi, ne voient dans la ronce, porteuse pourtant de mures délicieuses, qu’une plante détestable qui envahit, agresse par ses piquants, et la jugent finalement peu utile, voire nuisible…

Pourtant, en creusant un peu, on pourrait découvrir des aspects positifs aux ronciers.

Ils confirment finalement que la notion « nuisible » a une fois de plus un coup dans l’aile, car les ronces protègent les jeunes arbres.

Des esprits attentifs n’auront pas manqué de remarquer que les ronces s’implantent généralement autour de jeunes arbustes, et disparaissent lorsque ceux-ci ont pris toute la place, protégeant ainsi des prédateurs, chevreuils et compagnie, les arbres naissants, proies faciles des cervidés.

 

Au-delà de cette utilité, les jeunes feuilles de ronces peuvent permettre la fabrication d’une sorte de thé noir…mais aussi, les tiges desséchées de la ronce, riches en moelle, servent de lieu de nidification à certaines abeilles solitaires, appelées rubicoles.

Finalement le roncier constitue un véritable écosystème à lui tout seul : de nombreuses espèces s’y protègent, s’y nourrissent et si reproduisent. 

Quittons ces mures noires et sucrées pour le rouge de la colère…et de la pollution, car certains industriels nous en font voir des vertes et des pas mures, comme ces industriels qui continuent, légalement ou pas, de polluer.

 

Récemment l’entreprise Arcelor Mittal a été soupçonnée d’avoir rejeté illégalement de l’acide en pleine nature, et une enquête est ouverte.  

Quant au citoyen qui a lancé l’alerte, il regrette maintenant de l’avoir fait, car, non seulement il a perdu son travail, mais il n’en trouve plus.

Sa situation familiale se dégrade, et il a déclaré : « je galère, mes enfants en ont pâti, mon couple a pris un coup. J’aurais dû me taire et continuer ma vie ». 

Pourtant les gouvernements qui se succèdent affirment tous en chœur, « il faut protéger les lanceurs d’alerte »...

Gardanne, le scandale continu, le vert a cédé la place au rouge, l’entreprise Altéo continuant à déverser ses boues toxiques dans la belle bleue.

C’est le professeur Henri Augier, président de l’UCL, (l’Union Calanque Littoral) qui lance le cri d’alarme.

Lors de la séance du 6 juillet dernier, le professeur s’indigne que le temps de parole des membres de la CDS (commission du suivi du site) a été limité, et qu'ils ne puissent assurer leur mission en toute indépendance.

Temps de parole inéquitable, en faveur d’Altéo, l’entreprise responsable des rejets toxiques, le préfet écourtant le temps de parole des intervenants hostiles à l’activité néfaste de l’entreprise, donnant la vedette à l’industriel, n’acceptant pas d’entendre l’expertise indépendante réalisée par des scientifiques, mais aussi des riverains, et différents experts.

L’UCL vient donc d’alerter le président de la république, ainsi que le ministre de l’écologie, de cette situation intenable, ce courrier prolongeant les autres actions déjà lancées : Plainte à Bruxelles contre l’Etat français, saisie du parquet national financier, et diffusion d’un document prouvant les fuites en mer générées par la canalisation qui déverse les poisons chimiques d’Altéo.

Pour les défenseurs de l’environnement que sont les membres de l’UCL, ce scandale n’a que trop duré, et il faut trouver une solution aux rejets toxiques qui menacent la population, tout en tentant de sauver l’emploi du personnel de l’entreprise, peut-être par la mise en place d’une station d’épuration performante, réclamant qu’aucun délai supplémentaire ne soit accordé au-delà de ces deux ans.

On se souvient que c’est l’ex premier ministre Valls, qui, contestant la décision de sa ministre de l’environnement, Ségolène Royal en l’occurrence, avait autorisé l’entreprise à continuer son activité, malgré la réalité de la pollution dégagée.

Que feront donc le nouveau ministre de l’environnement, et le premier ministre ?

L’avenir nous le dira, car comme aime dire mon vieil ami africain : « l’héritier du léopard hérite aussi de ses taches ».

 

L’image illustrant l’article vient de carnouxprogres.wordpress.com

19  juillet 2017

 

 

Macron, Philippe, c’est massacre à la tronçonneuse des droits des travailleurs

L’Exécutif français passe à l’attaque. Macron, Philippe, c’est massacre à la tronçonneuse

La premier ministre Édouard Philippe annonce dans le Financial Times l’intention du pouvoir macronien de baisser les impôts des…riches !

Après le mort du compte pénibilité qui était soit disant “la grande avancée sociale” de la loi travail selon Berger, le collabo de la CFDT, rien de rien n’est refusé au MEDEF.

La démolition du Code du travail est en cours et c’est par ordonnances que le gouvernement veut briser le résultat de décennies de luttes sociales. En inversant la hiérarchie des normes, en faisant que le contrat prime sur la loi, la France se met à l’heure américaine puisque cette inversion permet à la loi du plus fort de vaincre à tous les coups. Véritable clause léonine, la primauté du contrat permet par exemple aux référendums d’entreprise de se développer et du coup rend caduque tout accord de branche ou toute intervention de la loi. On démolit le poulailler pour faciliter le “travail” du renard. On imagine la réaction du patron si un salarié se met à contester le diktat patronal : la porte lui sera grande ouverte.

 

Les ordonnances Macron : une marche arrière civilisationnelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’arasement du Code du travail n’est pas seulement un recul social mais une terrible marche-arrière civilisationnelle.

E. Philippe peut donc annoncer sans honte dans le journal international du capitalisme qu’il veut, avec son chef Macron, faire de la France un territoire “business friendly” ce qui veut dire accueillant et bienveillant avec le grand capital. En effet le pouvoir baisse les impôts sur les sociétés à 30%,.

Débarrassé du “carcan” du Code du travail, privilégié par une politique fiscale favorable aux plus riches, une fois évacuées les lois contraignantes sur le secret des affaires, le grand Capital ne peut que se féliciter de l’action entreprise (c’est le terme juste) par sa créature Macron.

 

Sans compter que la multiplication des accords internationaux du type TAFTA ou JEFTA, avec le Japon, ou CETA, avec le Canada, entre l’UE et d’autres puissances capitalistes prédatrices resserrent encore un peu plus le garrot qui étouffe, asphyxie et plonge le travail et les peuples dans la misère et la précarité à vie.

 

Le but du Capital étant de faire baisser les salaires et augmenter ses profits.

Remplacer le chômeur par un précaire qui aura le “choix” entre des contrats 0 heure, l’absence de toute protection sociale, de tout statut protecteur et le chômage non indemnisé, voilà le monde que Macron le fantoche du MEDEF et de l’UE nous prépare ainsi qu’à nos enfants.

Mais rien n’est écrit. Comme toujours l’histoire est faite par les hommes. Vous, moi, nous, tous ensemble.

Et l’histoire est justement la lutte des classes opprimées contre leurs oppresseurs. Seule cette lutte permettra d’abord de résister au tsunami anti-social européo-macroniste puis de contre-attaquer en forgeant l’outil de nos combats, le parti communiste. Parti communiste qui anime autour de lui un vaste Front populaire et patriotique qui permet d’isoler le grand capital et son EU déjà massivement rejetée par la classe ouvrière et les masses populaires.

L’histoire est pleine de surprises et nous devons avoir confiance en nos forces car elle nous enseigne que les ruptures révolutionnaires arrivent à des moments qui surprennent les acteurs du drame. Nous allons le 4 novembre prochain célébrer la Révolution d’Octobre à Paris. Ce sera l’occasion “en même temps” de saluer cette aube nouvelle qui vit la naissance du premier État socialiste de l’histoire mais aussi de prendre date dans le processus qui aboutira à la renaissance du parti communiste, outil indispensable à l’émancipation des travailleurs et de l’humanité.

Antoine Manessis

 

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/macron-philippe-cest-massacre-a-tronconneuse-droits-travailleurs-ordonnances-loitravail/&nbsp ;

18  juillet 2017

 

 

Arc International ou le « sauvetage » façon MACRON

ARC INTERNATIONAL

 

Durant le grand débat télévisé des présidentielles 2017, opposant Marine LE PEN à Emmanuel MACRON, le candidat d'En Marche ! s'est enorgueilli d'avoir « sauvé ARC INTERNATIONAL » pour répondre aux attaques de son opposante. Il est donc intéressant d'observer plus en détails les coulisses de ce «  sauvetage  » comme défini par Emmanuel MACRON et d'identifier quels moyens ont été mis en œuvre pour y parvenir. Et, enfin, tenter de répondre à la question centrale, est-ce qu’ARC INTERNATIONAL a vraiment été sauvé comme l'affirme MACRON ?

 L'entreprise ARC INTERNATIONAL s'appuie sur un effectif de 5.690 salariés au sein de la seule usine de Arques, située dans le Pas-de-Calais. Elle a bâti son succès grâce à la cristallerie et au savoir-faire des souffleurs de verre, jusqu'à devenir le numéro un mondial dans le domaine des arts de la table. Les différentes gammes de leurs produits s'adressent aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels comme dans l'hôtellerie ou la restauration. Dès le début de l'année 2014, ARC INTERNATIONAL a cherché à renflouer sa trésorerie en se séparant d'une filiale spécialisée dans la fabrication de produits de la marque Pyrex. Le fonds d'investissement américain AURORA CAPITAL PARTNERS a ainsi pu profiter des faiblesses de management d'un fleuron français pour faire l'acquisition d’ARC INTERNATIONAL COOKWARE, le 1er février 2014, pour un montant qui n'a pas été dévoilé au public. Ensuite, tout au long de l'année 2014 des négociations intenses ont été mené afin de trouver des investisseurs en capacité de reprendre la gestion d’ARC INTERNATIONAL.

 La première tentative pour sauver ARC INTERNATIONAL a capoté en dépit de l'intérêt manifeste du fonds d'investissement américain, HIG CAPITAL. Ce repreneur potentiel s'était engagé à investir environ 70 millions d'euros. Cependant, les créanciers avaient refusé d'alléger la dette de la société ARC INTERNATIONAL, oscillant entre 280 et 400 millions d'euros, ce qui avait rendu impossible la transaction. En conséquence, HIG CAPITAL se retirait du dossier à la fin de l'année 2014.

La seconde tentative a été plus concluante, se soldant par le rachat d’ARC INTERNATIONAL. Ce rachat n'aurait pu aboutir sans l'accord des créanciers qui ont finalement accepté d'effacer une grande partie de la dette. L'américain PEAKED HILL PARTNERS (PHP) a acquis ARC INTERNATIONAL pour un investissement de 58 millions d'euros, la créance ayant éré ramenée à 62 millions d'euros, soit une remise de 80%, un cadeau des banquiers fort serviables à l'égard du Président Emmanuel MACRON.

 C'est ainsi que les américains et les relations de MACRON ont sauvé l'entreprise française ARC INTERNATIONAL, tout en limitant la casse avec environ 350 suppressions de poste et en insufflant des millions d'euros. En effet, avec l'accord du ministre de l'Economie Emmanuel MACRON, le verrier a pu bénéficier d'un prêt de 48,5 millions d'euros débloqué par le Fonds de développement économique et social (FDES). Le FDES est un compte spécifique rattaché au Trésor public via le ministère des Finances et dont le rôle est d'octroyer des prêts afin de promouvoir le développement économique et social des entreprises françaises dans une aire géographique donnée.

 Le 16 mars 2015, le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer validait la proposition de rachat de PHP, avec un investissement de 58 millions d'euros, équivalent à 80% du capital d’ARC INTERNATIONAL. En conséquence, l'entreprise française est devenue la propriété des américains, voici donc comment se définit un sauvetage selon Emmanuel MACRON.

 Mais l'histoire ne s'arrêtait pas sur cet hypothétique sauvetage puisque le 19 mai 2017, l'actuel ministre de l'Economie, Bruno LE MAIRE, s'était rendu au siège de ARC INTERNATIONAL pour faire face à un nouveau problème de trésorerie. La société était encore en train de s'asphyxier, il existait même un risque réel pour que les salaires du mois de juin 2017 ne puissent être virés. Si tel avait été le cas, il est fort probable que les salariés se seraient réunis pour organiser un mouvement de grèves qui auraient fait un sacré tapage médiatique avec plu de 5.000 salariés en colère.

 Cependant, Bruno LE MAIRE apportait des bonnes nouvelles puisque trois investisseurs ont décidé de soutenir encore ARC INTERNATIONAL en injectant la somme de 35 millions d'euros pour éteindre rapidement ce feu de broussailles et ainsi remédier à sa propagation dans les médias. Cette affaire aurait pu considérablement affaiblir le parti d'Emmanuel MACRON alors en pleine campagne pour les élections législatives. Rappelons que l'ancien ministre de l'Economie avait affirmé devant des millions de téléspectateurs avoir sauvé ARC INTERNATIONAL. Le jaillissement médiatique d'une telle bévue auraient pu porter un fort préjudice dans les urnes pour les candidats représentants le parti En Marche ! Mais avec quelques millions d'euros, l'oligarchie a protégé MACRON en évitant qu'il ne soit pris pour cible par les médias. Cet argent frais provenait de trois sources, celle de l'investisseur initial, l'américain PHP, avec 10 millions d'euros, et celles des gouvernements français et russes pour les 25 millions restants

 Dans les tuyaux, le bruit court dorénavant qu'il serait question de vendre la très rentable filiale américaine du groupe pour stabiliser à plus long terme la trésorerie. A une certaine époque, peu après avoir « sauvé » l'entreprise, Emmanuel MACRON psalmodiait qu'il y avait «  un avenir pour ARC INTERNATIONAL ». Pour le moment ce futur est assuré par une partie de l'argent public français maintenant ARC INTERNATIONAL sous perfusion financière mais pendant encore combien de temps ?

Nul ne cherche à savoir comment des entreprises peuvent-elles vivre sur leur endettement et ni pourquoi certaines d'entre elles vont bénéficier de l'argent public plus que leur homologue ? Nul ne cherche à expliquer les raisons qui peuvent pousser des banques à faire des aménagements aboutissant à l'annulation des créances d'un client. La France s'est montré à plusieurs reprises incapable de sauver nos entreprises alors nous avons fait appel aux bienveillants investisseurs étrangers, très souvent américains, comme nous avons pu le voir avec ALSTOM ou encore TECHNIP. Est-ce là sauver une entreprise française ou est-ce la faire preuve d'impuissance ? Enfin, quel coût réel peut engendrer un service tel que la suppression d'une dette à la demande d'un ministre de l'Economie et futur Président de la République ?

 Pourquoi cette entreprise prétendument sauvée est-elle encore au bord de la failite après avoir signé fin 2015 un contrat avec IKEA ? Le géant suédois a même participé au financement de la remise à niveau d'un four et d'une ligne de production afin qu’ARC INTERNATIONAL puisse honorer cette commande de plusieurs millions de pièces. Un investissement de 12 millions d'euros financé à moitié par IKEA. Malgré tous ces soutiens financiers, l'entreprise ne semble toujours pas en bonne santé financière alors qu'un résultat net d'environ 80 millions d'euros devrait permettre de rembourser leurs créances. Visiblement pas chez ARC INTERNATIONAL alors où va l'argent ? Où sont passés les 58,5 millions généreusement offert par le Gouvernement français depuis 2015 ? Le « Mozart de la finance » a certainement des réponses à nous fournir en tant que sauveteur officiel d'ARC INTERNATIONAL.

 

Source :

Libération : « Arc International, du cash et la nouvelle tête de Bercy en visite », Stéphanie MAURICE, 19 mai 2017.

Le Monde : « Le verrier Arc International évite la crise et retrouve un peu d’air », Philippe JACQUE, 19 mai 2017.

Les Echos : « Arc International se donne une bouffée d'oxygène », Olivier DUCUING, 19 mai 2017.

La Croix : « Arc Internationl, un dossier brûlant », Jean-Claude BOURBON, 15 mai 2017.

Débat présidentiel 2017 : MACRON déclare avoir sauvé Arc International, affichage temps de parole MACRON = 10 minutes 41 secondes, 3 mai 2017.

Challenges : « Industrie : ce que cache la crise d'Arc International, trois ans après son sauvetage », Thiébault DROMARD, 16 avril 2017.

BfmBusiness : « L'État met 70 millions d'euros sur la table pour sauver William Saurin », 16 décembre 2016.

Challenges : « Arc International retrouve un second souffle », Thiébault DROMARD, 11 octobre 2015

Le Monde : « Le tribunal de commerce valide la reprise d'Arc International », 16 mars 2015.

Legifrance : « Arrêté du 12 mars 2015 relatif au versement d'un prêt du Fonds de développement économique et social à Arc International SA ».

La Croix : « Les recettes américaines pour redresser Arc International », Jean-Claude BOURBON, 11 février 2015.

Le Monde : « Un accord sur la dette ouvre la voie à la reprise d’Arc International », Laurie MONIEZ, 9 février 2015.

Challenges : « Le verrier français Arc International passe sous pavillon américain », Thiébault DROMARD, 1er septembre 2014.

La Voix du Nord : « Arc International vend sa filiale Pyrex », 31 janvier 2014.

Le Figaro : « Pyrex vendue en janvier au fonds Aurora », 10 décembre 2013.

Challenges : « Arc International (arts de la table) pourrait bientôt céder Pyrex  », 28 novembre 2013.

Challenges : « France-La reprise d'ARC INTERNATIONAL se précise », 24 décembre 2014.

 

BONUS : CLIMPACT-METNEXT

CLIMPACT-METNEXT est le résultat d'une fusion française ayant donné naissance à un leader européen dans un secteur innovant, celui de la fourniture de services d'aide à la décision intégrant la météo. Selon l'expertise de CLIMPACT-METNEXT : « 70% de l'activité économique est météo-sensible ». L'intelligence climatique a pour rôle d'analyser la sensibilité de l'activité économique en fonction des aléas climatiques. Le froid ou le chaud vont entrainer un comportement différent chez le consommateur, une envie de glâce ou une envie d'un chocolat chaud. La consommation d'énergie en entreprise peut aussi avoir des interdépendances avec le climat, c'est ce que se propose d'étudier cette entreprise aussi bien dans le secteur de la grande consommation que de l'énergie, du tourisme ou des transports. L'Etat était actionnaire majoritaire du groupe METNEXT et la fusion avec son concurrent direct CLIMPACT remonte au mois de janvier 2013.

 

Le japonais WEATHERNEWS Inc. a pu faire l'acquisition de METNEXT sans que cela ne pose aucune difficulté aux actionnaires dont l'Etat français. Après tout, quelle importance, cela n'est que de l'argent public. Le 26 janvier 2017, le processus de fusion-acquisition était entièrement finalisé et le Gouvernement français laissait filer entre les mains des japonais une entreprise française innovante dans un secteur encore balbutiant. Mais nos politiques préfèrent s'attarder à blâmer le code du travail ou le manque de formation professionnelle alors que des fleurons français créés par des cerveaux français sont bradés à l'étranger.

 

Source :

Libération : « Climpact-Metnext fait la pluie et le beau temps sur l’économie », Coralie SCHAUB, 20 janvier 2014.

Les Echos : « Climpact-Metnext fait la météo des affaires », Chantal HOUZELLE, 5 décembre 2012.

 

BpiFrance : Communiqué de presse du 26 janvier 2017.

17  juillet 2017

Les mauvaises fréquentations

Nous ne vous parlerons pas aujourd'hui, chers amis, des Mauvaises fréquentations…

 

 

 

 (Restaurant Chez Ducasse - La Tour Eiffel - Champ-de-Mars - 5, Avenue Anatole France - Paris 7°      14 Juillet 2017)

            Nous ne vous parlerons pas aujourd'hui, chers amis, des Mauvaises fréquentations, le film de Jean Eustache relatant le dimanche glandeur de deux petites frappes errant dans les rues de Paris et s'essayant à des dragues de circonstances dans de petits dancings miteux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ni non plus de la merveilleuse comédie musicale de Vicente MinnelliUn Américain à Paris, universellement célèbre pour sa scène finale : Gene Kelly dansant dans les rues de Paris, musique du ballet du même titre de George Gershwin.

 

           Non, mais de celles inquiétantes, les fréquentations, qu'Emmanuel, encore adolescent, vient d'entamer avec le clownesque et ravageur Donald, casseur invétéré de climat et fauteur de guerre compulsif.

 Quoi pourtant de commun entre eux deux ? Nous cherchons désespérément. Pour l'un, la distinction, l'élégance, le raffinement, l'érudition. Pour l'autre, la vulgarité, l'ignorance crasse et l'agressivité, peut-être même la débilité. Réponse à une journaliste qui l'interrogeait à son retour du G20 de Hambourg : « Un grand G20 ! Il y avait 20 pays ».

 

 

           Dans cette affaire, comme beaucoup de parents quand il s'agit de leurs enfants, nous serons tentés d'attribuer, pour ce qui concerne Emmanuel, tentés d'attribuer ses comportements débordants, sa hargne antisociale à peine masquée et ses passages l'acte, à la très mauvaise influence de ses fréquentations. Les spécialistes en psychologie de l'adolescent nous donneront-ils raison ?

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fidèle à notre démarche qui consiste, dans quelque domaine que ce soit, à toujours prendre l'avis de l'homme ou la femme de l'art, nous avons interrogé Françoise Volto, la renommée spécialiste de psychiatrie infanto-juvénile. Longtemps présentatrice d'émissions radiophoniques à succès, Françoise Volto s'est reconvertie après de longues et méritoires études dans cette si difficile spécialité qu'est la pédopsychiatrie. Elle est l'auteur d'un ouvrage récent très remarqué, Les Copains, qui lui vaut aujourd'hui notre attention.

            Bonjour Françoise Volto ! Votre expertise et vos travaux méritent tout notre intérêt. Ce n'est pas en tant que parent que nous nous adressons à vous, mais en simple citoyen. Et nous n'en sommes pas moins inquiet. Un brillant sujet peut-il démériter ou dériver sous l'influence d'un mauvais garçon ?

   Oui, tout à fait ! Car les mauvaises influences sont d'autant plus recherchées qu'elles ont le goût de la transgression, de la désapprobation parentale et de l'interdit.

 

   On sait que les adolescents se construisent grâce au jeu complexe et subtil des identifications et des projections. Les amitiés nouées à cet âge, avec leur mise en commun de codes et de repères affectifs, par exemple les jeux de petits soldats de plomb, ces amitiés peuvent faire partie de rituels initiatiques qu'il convient de ne pas banaliser. J'insiste quant à cet exemple, les jeux de petits soldats de plomb. Il est particulièrement démonstratif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les amis constituent les uns pour les autres de véritables ressources, non seulement dans le registre des émotions, mais aussi de celui des cognitions et de la façon d'appréhender le monde.

 

            Françoise Volto, ces liaisons, puisqu'il faut employer le terme, ces liaisons peuvent-elles être dangereuses ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Oui ! Il ne faut pas en rester en ce domaine, celui des amitiés, à une vision romantique et naïve. Certaines amitiés peuvent être génératrices de graves troubles de la conduite et de l'installation de comportements agressifs, notamment vis-à-vis du monde du Travail, avec une tendance à vouloir casser tous les Codes.

   Au pire, on peut aller vers de véritables comportements antisociaux et un engouement pour tout ce qui tourne autour de la guerre. Les cliniciens sont formels : dans un duo d'amis, plus l'un externalise un comportement agressif, plus l'autre a tendance à les reproduire.

            Que conseillerez-vous en la matière, Françoise Volto ? Existe-t-il des pistes de prévention ?

 

   Nous recommandons pour les adolescents à risque, c'est-à-dire déjà dépistés comme présentant des problèmes de comportement, et c'est bien le cas dans l'affaire qui nous occupe, de limiter les contacts qu'ils peuvent avoir avec les personnalités elles-mêmes repérées comme « à problèmes ». Pour notre part, nous n'aurions pas autorisé cette invitation de Donald à Paris, par le petit Emmanuel.

16  juillet 2017

 

 

EPR : qui fera cesser le scandale ?

Pas le Premier ministre Edouard Philippe qui fut directeur des relations publiques chez Areva de 2007 à 2010, actuellement au bord de la faillite. Ni un Nicolas Hulot cédant sur les perturbateurs endocriniens à peine avait-il martelé sa détermination de ne rien lâcher sur les acquis, et dont la Fondation est généreusement financée par EDF : le 19 mai ont été célébrés leurs 25 ans de partenariat ! Et bien évidemment pas Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, pour qui - il en est convaincu - EDF construira une nouvelle gamme d’EPR en France qui devrait voir le jour à l'horizon 2030 : l' "EPR optimisé". Cet homme désormais disjoncté par la réalité économique qu'il n'avait sans doute pas évaluée à sa juste valeur quand il a accepté le poste de PDG d'EDF (« Il y a quelques années, EDF vendait en France son électricité entre 50 et 60 euros le MWh. Ce prix était tombé autour de 40 euros à mon arrivée à la tête de l'entreprise à la fin 2014, et il est désormais de 26 euros. C'est une violente secousse (...) alors qu'EDF a déjà un niveau élevé d'endettement, d'environ 37 milliards d'euros [en réalité il serait de plus du double]) », cet homme, donc, ne voit plus d’autres solutions que de s'en remettre désormais, dans une confiance aveugle, à la soi-disant expertise des « Américains qui utilisent la même technologie que la nôtre [pour les centrales nucléaires, et] sont en train de prolonger les leurs jusqu'à quatre-vingt ans » ! Et alors même que Westinghouse, fabricant de ces centrales américaines et propriétaire de la licence utilisée en France, rachetée par Toshiba, mobilisait il y a peu des avocats experts en faillite. Et c’est Toshiba qui, désormais, se retrouve au bord du gouffre à cause d’une perte de 6,3 milliards de dollars dans sa branche nucléaire américaine !! Et c’est dans ce contexte, avec un EPR à Flamanville plombé par un retard de 5 ans dans sa construction et un triplement de son coût évalué désormais à 10 milliards d’€, que le 28 juin, après avoir été soumis à une pression inouïe de la part de la Commission européenne, une pression qui s’apparente à un véritable chantage, l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) a pris la décision de valider la cuve de l’EPR alors même que son acier défectueux ne répond pas aux normes en vigueur dans l’industrie nucléaire. Or ce cœur ultrasensible de la centrale doit durer un minimum de 60 ans sans pouvoir être remplacé.

Malgré la démission tonitruante de Thomas Piquemal, l’ancien directeur financier d’EDF, refusant de donner sa caution au projet d’Hinkley Point, et malgré un moral des salariés d’EDF en chute libre mesuré par une enquête interne qui à l’époque aurait fait trembler sa direction, EDF, son PDG et son conseil d’administration ont donc choisi la fuite en avant. « Fin 2015, explique affolé Thomas Piquemal, EDF avait déjà investi 58 % de son patrimoine dans la technologie EPR. Avec celui d'Hinkley Point, cette part allait monter à 70 %. Mais qui investirait 70 % de son patrimoine sur une technologie dont nous ne savons toujours pas si elle fonctionne ? ». (EDF : « J’ai démissionné par désespoir »). Et tandis que les deux premiers EPR, en Finlande et à Flamanville, ont vu leur coût tripler et leur date de démarrage toujours reculer (« EPR : des tuiles en chaîne »), à Hinkley Point les travaux de terrassement de l’EPR ont-ils à peine débuté que son coût vient d'augmenter brutalement d'1,7 milliards d'€ !

Dans Libération ("La scoumoune plane sur les EPR"), Pierre-Antoine Chazal, analyste financier chez Bryan Garnier, résume la perplexité d’une partie du microcosme financier : « L’efficacité de cette technologie n’a jamais été démontrée, aucun réacteur n’est en service, les contraintes de sécurité sont immenses… Si d’autres surcoûts ou retards interviennent, ces projets sans garanties auront du mal à attirer d’éventuels investisseurs. »

Mais qui arrêtera donc ces dirigeants irresponsables dans leur fuite en avant ? D'où viendra la sagesse apaisant leur esprit et leur permettant de mesurer enfin que le prix du Kwh d'électricité d'origine nucléaire, puisque celui-ci semble représenter le critère premier de leurs décisions, n'est plus compétitif au regard des énergies renouvelables (Le nouveau solaire deux fois moins cher que l’EPR) ? Qui leur rappellera que Tchernobyl et Fukushima vomissent une radioactivité qu'on ne peut contrôler, et que leurs coriums sont en train de se balader dans l'écorce terrestre, du moins ceux de Fukushima. En ce qui concerne Tchernobyl le doute s’est installé à la suite de la construction d'une semelle de béton sous le réacteur, coûtant la vie à des milliers de liquidateurs.

Sont-ils tous devenus fous ? Ou bien lâches ? Ou les deux, préférant risquer la vie et la santé des populations plutôt que d’admettre que la survie d’une ou deux entreprises, furent-elles le fleuron de l’industrie française, ainsi que le profit de leurs actionnaires puissent être moins importants que la vie d’un grand nombre d’êtres humains ? Des normes fixées par des spécialistes au terme d’une réflexion longue et intense à partir de critères économiques et techniques sophistiqués, se retrouvent ainsi bafouées au nom d’un orgueil démesuré et de la cupidité… Au regard de tels enjeux doit-on interpréter le retard pris dans la construction des EPR comme la résistance muette d’ingénieurs et de techniciens à la folie et/ou la lâcheté de leurs dirigeants ?

L'Etat français, EDF et Areva continuent de foncer les yeux fermés vers le mur. Qui sera en mesure de les arrêter ? Qui ?

Ce n'est pas sur la Commission européenne qu'il faudra compter pour empêcher l’accident. Aiguillonnée par le lobby nucléaire elle a mis le feu aux poudres. C'est donc à un véritable chantage financier qu'elle a soumis l'ASN, celle-ci étant sommée de prendre une position politique d'une gravité inédite sous couvert d'un avis purement technique.

En effet Bruxelles a conditionné son accord au rachat d’Areva NP par EDF à l’homologation de la cuve défectueuse de l’EPR de Flamanville par l’ASN. Autrement dit elle a décidé d’exercer ce chantage sur une administration dite indépendante qui se retrouverait responsable en cas d’avis technique négatif de condamner Areva à la faillite et peut-être même EDF dans la foulée, puisque son programme EPR pourrait se voir alors disqualifié. Autant demander à Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN, d’avoir l’amabilité de se faire hara-kiri, sachant que l’ASN savait apparemment depuis 2005 que l’acier fabriqué par l’usine Creusot Forge (rachetée par Areva pour tenter d’y mettre de l’ordre) ne répondait pas aux normes de l’industrie nucléaire, et en aurait informé EDF. EDF et Areva ont passé outre et la construction de la cuve a débuté à partir de 2006. Officiellement selon l’ASN ce n’est qu’en fin 2014 qu’Areva NP aurait mis en évidence une anomalie dans l’acier des cuves (Le "récit" qui doit sauver l’honneur de l’ASN (…) - Observatoire du nucléaire).

Que voulez-vous que les dirigeants de l’ASN fissent face à un tel dilemme ? Ce que font toutes les élites françaises en pareil cas : repasser la patate chaude à une commission technique, tout en précisant, pour désamorcer à l’avance toute tentative d’obstruction militante, que son avis serait soumis au débat public jusqu’en septembre et la décision finale prise en octobre. Les 26 et 27 juin se sont donc réunis une trentaine d’experts dont la conclusion est conforme au souhait implicite du lobby nucléaire mondial, de la Commission européenne, de l’Etat français, d’EDF, d’Areva et de l’ASN. Ils « ont ménagé la chèvre et le chou et trouvé une cote mal taillée avec un régime d’exception : autorisation de mise en route de l’EPR mais avec contrôles renforcés et obligation de changer le couvercle de la cuve d’ici 2024. Autrement dit, c’est l’aveu que cette pièce n’est pas conforme, et donc que l’EPR est dangereux  ». Néanmoins soulagée, l’ASN s’est aussitôt rangée à l’avis des experts, suivie par Nicolas Hulot dont la feuille de route annonce sur le nucléaire la volonté de se conformer à son expertise : « L’ASN a présenté le 28 juin 2017 sa position sur l’anomalie de la cuve du réacteur EPR de Flamanville.(…) Sur la base des analyses techniques réalisées, l’ASN considère que les caractéristiques mécaniques du fond et du couvercle de la cuve sont suffisantes au regard des sollicitations auxquelles ces pièces sont soumises, y compris en cas d’accident. Pour autant, l’anomalie de la composition chimique de l’acier conduit à une diminution des marges vis-à-vis du risque de rupture brutale ». Il y a donc bien "des anomalies sérieuses, voire très sérieuses" sur la cuve selon Pierre-Franck Chevet, le risque est donc patent, mais néanmoins l’EPR peut fonctionner dans de telles conditions !… Cette position est bien évidemment jugée « aberrante » par Greenpeace et le Réseau Sortir du nucléaire.

En réponse Pierre-Franck Chevet dévoile le leurre de la consultation publique. Au micro de Sciences et avenir, il explique ce qu’il attend en réalité de ses concitoyens : « Il ne s'agit donc clairement pas d'un référendum, mais "nous espérons des conseils techniques qui viendront compléter notre vision". Des conseils d'experts, et non pas du grand public. Les observations et les remarques sur la politique énergétique "ne nous servent pas dans les décisions techniques", pointe-t-il » sans ambages. Tout est dit…

Ignorera-t-il l’impact psychologique sur la conduite au quotidien des ingénieurs, des techniciens et de tous les salariés des centrales nucléaires dont le moral est déjà au plus bas, qu’induira inévitablement cette décision des dirigeants de ne pas respecter les normes techniques capitales actuellement en vigueur et n’ayant subi aucune modification ? Aura-t-elle pour effet un plus grand respect des consignes ou au contraire un laisser-aller grandissant similaire à celui de leur élite ?

La réponse est malheureusement évidente. Quelle alternative restera-t-il alors pour contrer cette inclinaison annonciatrice des dangers les plus graves ? D’aucuns sont convaincus qu’à elle seule la déconfiture économique de la production d’énergie d’origine nucléaire sera suffisante à l’effondrement de son industrie. C’est bien mal connaitre l’irrationalité inhérente à la nature humaine et les capacités de fuite en avant qu’offre l’aveuglement d’un Etat. Et c’est pourquoi à l’instar des pilotes de ligne engagés contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il serait souhaitable qu’à défaut d’une mobilisation citoyenne improbable des ingénieurs et des techniciens se lèvent pour dénoncer l’inacceptable.

 

Car on ne pourra pas compter sur un Jupiter marié à sa sœur dans la mythologie ou à sa mère dans un storytelling actuel, et dont l’un des attributs est la foudre, en l’occurrence nucléaire, pour apporter de la rationalité dans un domaine où elle commence à manquer cruellement.

15  juillet 2017

Que Dieu nous protège des bigots !

 

Par Monolecte 

Cela fait tellement de temps que je vis sans religion que j’ai oublié la place que cela pouvait prendre dans la vie d’un être humain. Jusqu’à rendre inhumain, précisément. Juste un automate soumis au dogme, un zélote prompt à dominer les autres au nom de la foi en quelque chose de plus grand qui rend pourtant le monde tellement étriqué.

J’ai oublié Dieu comme principe explicatif universel et indépassable. Le truc qui t’apporte toutes les réponses — ce qui parait parfois d’un incroyable confort pour l’athée nihiliste que je suis —, mais dont le corolaire, c’est qu’il n’y a plus de place pour la moindre question.

Il ne faut pas croire que j’ai été élevée comme la mécréante que je suis. Que nenni : j’ai eu le droit à l’intégralité du parcours du combattant de la petite catholique modèle. Et de plusieurs années de prosélytisme distant et relativement bienveillant des Témoins de Jéhovah. Plus l’éducation privée catholique avec catech’ obligatoire. Cela aurait pu marcher. D’ailleurs, ça a marché, quelque part, puisque je ne suis devenue athée anticléricale que de manière totalement consciente et délibérée.
Probablement la faute à ma manie de continuer à poser des questions.

D’un autre côté, il ne faut pas croire qu’un croyant n’a pas questions. Il en a plein, mais qui tournent essentiellement autour de sa religion et dont il acceptera toutes les réponses avec un incroyable soulagement. Il est vrai que la personne de peu de foi que je suis ne peut compter sur aucune consolation. Mais se souvenir du prix exorbitant qu’exige le sentiment religieux pour soulager du doute, de la peur et de la certitude de ma propre finitude est généralement suffisant.

Religion partout, humanité nulle part

La religion est un système totalitaire. La foi est un système totalitaire. Je me souviens du moment où nos amis se sont convertis aux Témoins de Jéhovah — je ne sais pas, on dit : le Jéhovisme ? —, d’un seul coup la religion a pris toute la place, tout le temps, partout, et même par-dessus leurs sentiments les plus profonds et aussi les plus nobles. Avant, ils étaient d’une autre chapelle, le syndicalisme catholique. En fait, beaucoup de lutte des classes et un soupçon de catholicisme en héritage familial, celui qui fait surtout aller à la messe pour Noël et les Rameaux, le truc pas très prenant et pas mal teinté de superstitions locales. Une sorte de religion à la carte, pas très encombrante, pas très prenante, mais suffisante pour reléguer les angoisses existentielles à la lisière de la conscience.

D’un seul coup la cosmologie n’était plus fournie par la CGT mais par les Témoins et j’ai quand même bien vu la différence : une emprise permanente sur chaque acte et chaque pensée de la vie quotidienne. Un emploi du temps réglé au cordeau et essentiellement consacré aux devoirs religieux, en mode accumulation continue. Chaque action, chaque choix, chaque décision est prédéterminée par le dogme. Il ne faut pas jeter la pierre par dépit, il y avait pas mal de trucs assez positifs dans tout ça : la tempérance, le respect des autres, la politesse, la propreté, le partage, la disponibilité, l’effort communautaire, le retour des communs. Mais cela prenait assez rapidement toute la place. Vraiment toute…

Par exemple, comme le service de Dieu est le plus important, l’éducation formelle des enfants n’a pas réellement besoin d’être poussée dans les domaines qui pourraient mettre à mal le dogme. Donc exit les sciences à haut niveau, Adios les études supérieures, le choix de carrière est dicté par les impératifs de la communauté. Laquelle gère bien sûr les questions de nuptialité : qui doit aimer qui, comment et à quel moment. Bien sûr, rien de trop voyant, mais ce genre de choix est assez rapidement induit et limité par le nombre de partenaires acceptables en mode endogamique.

Et puis cela envahit toute l’organisation quotidienne de la famille : qui décide de quoi, comment et à quel moment. Et là, bizarrement, tu peux prendre la religion que tu veux, c’est toujours la figure du Pater familias qui resurgit du bois et trône finalement sur le meilleur fauteuil du salon.

Et là, quand tu vois que les réunions de famille ça devient assez rapidement le tribunal du père tout puissant et que même une femme active autonome se retrouve à devoir poser une argumentation pour ouvrir une ligne budgétaire pour changer ses collants filés, et bien le mode consolation et cosmologie rassurante ne fonctionne plus des masses pour moi.

Jusqu’au moment où tu comprends que ce que la communauté te donne, elle te menace surtout de te le reprendre, particulièrement quand cela a pris toute la place dans ta vie. Malheur à celui — et surtout celle — qui trébuche ! Honte à l’insoumise ! Ille sera vilipendée en place publique avant qu’il soit ordonné à tous et toutes de lui tourner le dos à jamais. Toi, tu sais que c’est mal de lâcher tes amis quand ils sont dans la merde et tu n’as aucun doute que tous les autres le savent. Mais illes se soumettent avec un lâche soulagement qui contredit intrinsèquement toutes les belles paroles de fraternité qu’ils ruminaient en chœur jusqu’à présent.

 

Le corps des femmes

Tout cela pour dire que je viens de voir les deux premiers épisodes d’une série qui m’a brutalement ramenée à mon aversion profonde de la religiosité et surtout de ce qu’elle n’a jamais cessé de signifier : la domination brutale du corps des femmes !

Savamment dosée (entre moments qui révèlent l’univers et moments qui expliquent comment on en est arrivé là), parfaitement interprétée et réalisée, l’adaptation du roman de Margarett Atwood semble pousser la bigoterie jusqu’à son point de bascule, mettant en question à la fois les faiblesses de nos démocraties et la folie des hommes à imposer leurs choix aux autres.
Source : 
Avis sur la série The Handmaid’s Tale (2017) par hubertguillaud – SensCritique

J’ai tout de suite repensé au film Virus (celui de 1980) où l’humanité se retrouve accidentellement réduite à la population d’un village mais avec un profond déséquilibre des sexes, quelque chose de l’ordre d’une femme pour 100 hommes. Tu te dis : ah ben voilà, les femmes sont enfin des personnes très précieuses et on va pouvoir enfin les respecter. Que nenni : le premier truc qui obsède tout ce petit monde, c’est de créer un droit d’accès aux femmes (je le mets en gras, au cas où le concept même ne te retournerait pas la tripe). Et leur avis, à elles ? Je vais le résumer en trois mots : rien à foutre (comme d’habitude).

En fait, comme l’explique Illich dans Le genre vernaculaireles femmes ont toujours été des objets de contestation en tant que ressources, au même titre que l’eau ou les pâturages… Voilà qui relativise la beauté des métaphores religieuses qui ont trait au pastoralisme. Ou la mode managériale des fameuses ressources humaines…

Le principe de rareté appliqué aux femmes se heurte inévitablement à l’impératif d’appropriation de leurs capacités reproductives par les hommes. Bien sûr, dans The Handmaid’s Tale, ce principe d’appropriation du corps des femmes par la justification religieuse est poussé à son paroxysme et les créateurs de la série ont littéralement explosé les potards. Mais cette outrance ne doit pas occulter la justesse de leur démonstration, la manière très fine dont ils convoquent la psychologie sociale pour montrer comment on domine une population (et plus spécifiquement sa composante féminine) en dosant habilement la terreur, les frustrations, les acmés d’explosions de sauvageries collectives, la suspicion permanente et clivante et le bon dosage de culpabilisation individuelle et collective. Les leviers habituels de la religion, au service de la justification des inégalités, des dominations et des hiérarchies.

 

Et comme le souligne Hubert Guillaud dans sa critique, il ne faut pas nous laisser distraire par l’aspect fictionnel du récit : tous les ingrédients nécessaires pour produire ce genre de dystopie sont à peu près à leur masse critique dans notre société et pas seulement aux USA ou dans les pays qui s’affichent ouvertement comme gouvernés par les principes religieux.
Il suffit de repenser à l’audience dont bénéficient plus que jamais les pensées rétrogrades des zélotes de la manif pour tous pour se sentir parcouru
e d’un sale frisson d’angoisse en suivant les éprouvantes aventures de la servante écarlate qui aurait pu aussi bien s’intituler La bonne à violer !

Qui sont les chanceux qui vont faire leurs valises ?

Pour partir, il faut en avoir les moyens. 40 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 200 euros mensuels ont quitté leur domicile pour des congés en 2014, contre 86 % de celles qui disposent de plus de 3 000 euros. Un « budget vacances » pour une famille peut représenter plusieurs milliers d’euros : impossible pour la majorité des bas salaires. Les plus pauvres ne sont pas les plus aidés et les plus aisés ont davantage l’occasion de bénéficier d’hébergements gratuits dans la famille ou chez des amis.

13  juillet 2017

 

 

Adrien Quatennens,

l’insoumis qui décoiffe

l’Assemblée nationale

A l’Assemblée nationale, lundi. Photo Albert Facelly

 

Lundi, au premier jour de l’examen du projet de loi réformant le code du travail, le jeune élu lillois s’est illustré par ses punchlines après le discours terne de la ministre du Travail.

Il a réveillé l’hémicycle qui ronronnait un peu, écoutant d’une oreille la première heure de discussion générale sur la réforme du code du travail. Après le discours plutôt terne de la ministre Muriel Pénicaud, qui a fustigé un droit du travail «devenu peu à peu inadapté à l’économie de notre temps», le jeune député de La France insoumise, Adrien Quatennens, avait, lui, ciselé ses punchlines pour prendre la défense du gros pavé rouge qui régit ce droit social : «Vous dites que le problème du code du travail est son épaisseur. Trouvez-vous que l’annuaire est trop épais ? Dans ce cas, quelles pages faut-il arracher ?»

Alors que l’Assemblée nationale entame une semaine de discussions autour du projet de loi habilitant le gouvernement à procéder par ordonnances sur la réforme du code du travail, le jeune Lillois, élu pour la première fois en juin, a commencé par pilonner la méthode express choisie par l’exécutif pour faire adopter sa réforme dans l’été. «Vous nous demandez de vous autoriser à faire à peu près tout ce qui vous chante sur l’ordre juridique et social de 18 millions de salariés et de renoncer, sur un sujet majeur, à notre rôle de législateur. Vous n’aurez pas notre blanc-seing pour jouer les apprentis sorciers avec le code du travail», a balancé celui qui, pour le groupe de Jean-Luc Mélenchon, était chargé de défendre une motion de rejet du projet de loi.

«Meurtre avec préméditation»

Ne s’arrêtant pas à la procédure expéditive qui vise à aboutir, tambour battant, à l’adoption des ordonnances en Conseil des ministres, probablement le 20 septembre, Quatennens, très à l’aise à la tribune au cours d’une intervention de près d’une demi-heure, a étrillé les intentions de l’exécutif sur le fond, l’accusant, sans sourciller, de préparer un «meurtre avec préméditation du code du travail». Alors que la ministre du Travail ne cesse de vanter une entreprise qui ne serait «pas le lieu systématique de conflit, mais d’épanouissement personnel», le député du Nord ironise sur ce tableau un brin idyllique : «Marcel qui va en sifflotant au travail, c’est bien connu, va dialoguer socialement avec son patron en disant "tiens, aujourd’hui on va augmenter les salaires" ? On sait que ça ne se passe pas comme ça.»

Au banc du gouvernement, Pénicaud en prend pour son grade, elle qui, en vendant sa réforme, avait évoqué un Dalloz «fait pour embêter 95 % des entreprises»«Ces propos sont inacceptables et par ces mots, vous déshonorez votre fonction, madame la ministre», lui a renvoyé Quatennens, suscitant les premières réactions courroucées des députés de La République en marche. Jusqu’alors bien sages, ces derniers, très nombreux à siéger pour un lundi après-midi, s’étaient contentés d’applaudir en cadence les propos de la ministre, comme pour couvrir chaque protestation des élus de l’opposition.

Les députés de la majorité ont été servis par le député Quatennens, qui a rappelé leur mutisme lors des débats sur le texte en Commission des affaires sociales, la semaine passée : «Il fallait voir le nombre d’yeux en forme de point d’interrogation à l’examen d’un texte, pourtant d’une portée historique. C’est à se demander s’ils l’avaient bien lu.» S’il ne se fait guère d’illusions sur leur enthousiasme à «voter comme un seul homme», il interpelle les troupes macronistes sur leurs responsabilités : «Voulez-vous vraiment que l’histoire retienne que votre marche est d’abord un piétinement d’un siècle de lutte sociale ?» Mine ravie d’un Mélenchon qui, jusque-là, pestait sur son siège et invectivait à travers les rangées ses collègues marcheurs : «Eh bah oui, eh bah oui !»

«Uppercut intellectuel»

Deux semaines après avoir fait ses premiers pas au Palais-Bourbon au milieu de ses collègues insoumis, le primo-député de 27 ans, repérable à sa chevelure rousse en brosse, s’était déjà illustré en commission, bataillant pied à pied sur les détails du texte et coinçant la présidente, Brigitte Bourguignon, en l’interrogeant sur le «taux d’acceptation» de la centaine d’amendements déposés par son groupe : «0 %, c’est ça !» «Oui, évidemment, vous l’imaginez», avait souri la députée LREM. Un buzz allègrement repris par les Mélenchonistes sur les réseaux sociaux.

 

Le jeune homme, passé par Attac et engagé à Lille dans des associations d’aide aux sans-abri, a rejoint le Parti de gauche en 2013, séduit par «le triptyque socialisme, République et écologie, un uppercut intellectuel», décrit-il. L’ex-candidat à la présidentielle le couvait d’ailleurs du regard dans l’hémicycle, comme ses collègues insoumis, emballés par sa prestation : «Excellent, c’est notre fierté», se réjouit Alexis Corbière. Sans surprise, la motion défendue par La France insoumise, soutenue par les communistes et socialistes, a été rejetée à une majorité écrasante. «L’urgence est là, il faut avancer rapidement sur ce sujet attendu des Français», a répliqué Muriel Pénicaud. Si les quelque 200 amendements de l’opposition devraient être aussi vite expédiés, les amis de Mélenchon vont tenter leur chance hors des murs du Palais-Bourbon, avec une centaine de rassemblements prévus mercredi.

12 juillet 2017

 

 

Le monde dangereux des clichés occidentaux

L’humanité est un animal étrange, très avancé question technique, mais très arriéré, ignorant, borné, primitif, très proche du stade évolutif du protozoaire. Cette espèce est parfaite pour manipuler l’opinion publique à l’aide de doses de peur idoines et la répétition de mantras. Parmi ces derniers bourre-mou, la place d’honneur revient à l’expression singulièrement débile « Leader du monde libre ».

Cette semaine, SKY News – célèbre pour ses reportages : « Euh… comment défèquent-ils ? » et (s’étant faufilé auprès des soldats US le premier jour de l’invasion illégale de l’Irak) « Hé les gars ! Vous cherchez à venger le 11 septembre ? » –, a proposé la cerise sur le gâteau des mantras débiles. Parlant de la confusion lors de la visite de Trump au Royaume-Uni, des commentateurs ont déploré qu’il n’ait pu visiter la France en premier.  Ceci dit, quel est le problème avec ça ?

Et je cite… « En tant que leader du monde libre, il devrait d’abord venir ici. » OK, ça a l’air puissant, mais qu’est-ce que ça veut dire exactement ? Pour commencer, prétendre que l’élu des électeurs US est le « leader » des autres pays et de leur électorat, dénote d’une qualité d’aspirateur certaine, n’est-ce pas ? Comment peut-il être « leader » de quelque chose d’autre s’il a été élu pour gouverner les États-Unis d’Amérique et seulement les États-Unis d’Amérique ?

Qu’en est-il de cette ineptie de « monde libre » ?

Et c’est quoi cette absurdité de « monde libre » ? Cela signifie-t-il que certains pays sont libres et d’autres pas ? Je suppose que ceux qui rabâchent des mantras aussi idiots n’incluent pas la Russie dans le monde « libre », mais pourquoi pas ?

En Russie, lors des élections libres et équitables, on peut choisir entre de nombreux partis politiques. Russie Unie gagne parce que plus de gens votent pour lui que pour le deuxième parti le plus populaire, le Parti communiste, mais des représentants d’autres partis sont aussi élus. Quant à tout le reste de la vie, les gens sont parfaitement libres de faire ce qui leur chante. Ils sont libres de sortir le matin et de prendre leur petit déjeuner, ils sont libres d’aller à un kiosque et de prendre un Kvass rafraîchissant, ils sont libres de faire du shopping, de déambuler en ville, de visiter leur datcha le week-end ou d’aller en avion dans une autre ville ou de voyager à l’étranger ou de passer leurs vacances au Monténégro, en Turquie, en Espagne, à Cuba, au Brésil, au Vietnam ou n’importe où.

Maintenant, jetons un œil sur le fameux « monde libre » auquel ils se réfèrent, c’est-à-dire les USA et leurs alliés les plus proches, la France et le Royaume-Uni qui, avec leur maître de coucherie transatlantique, forment l’Axe FUKUS (France-Royaume-Uni-USA). Le « monde libre » comporte apparemment les pays de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) ainsi que ses extravagances baltes de confession fasciste et quelques pays de l’Europe de l’Est où le nazisme semble faire un retour, et on peut certainement compter dedans tous les membres de l’ASS (Syndicat anglo-saxon), dont les pays comme l’Australie, qui est là partout où il y a un combat, « afin de garder en sécurité les Australiens » (c’est-à-dire fourrer le nez dans les affaires des autres peuples et devenir aussi haï que l’Axe FUKUS).

L’OTAN est-elle constitutionnelle ?

Donc, examinons les pays représentant du « monde libre ». Pour commencer, les pays de l’OTAN sont obligés de consacrer chaque année deux pour cent de leur produit intérieur brut au budget de l’OTAN (au complexe militaro-industriel qui fait la loi à Washington). Est-il constitutionnel qu’une puissance étrangère dicte à des pays la manière d’allouer leurs budgets nationaux et ait les manettes de leur politique étrangère ?

Et quel est le budget des dépenses militaires collectives de ces pays merveilleusement libres, si libres qu’ils doivent dépenser des milliards pour acheter des trucs ludiques à Washington ? C’est une affaire de deux mille milliards chaque année. Cela représente plus d’argent qu’il n’en faut pour éradiquer à jamais la pauvreté dans le monde, trois fois plus, en un seul paiement annuel. C’est pourquoi, désolé pour l’opération de remplacement de votre hanche, Mme Brown ; pas d’argent pour le traitement de votre cancer M. Green, vous avez entendu parler de soins palliatifs, n’est-ce pas ? Pas d’argent pour les enseignants, pas d’argent pour les infirmières, pas d’argent pour les hôpitaux, pas d’argent pour les gardiens de la paix des rues, mais beaucoup d’argent pour l’OTAN.

Nous constatons ainsi qu’être membre du « monde libre » veut dire faire des courbettes devant les USA, qui vous fixent la somme à dépenser et sur quoi. Quand Washington vous dit de sauter en parachute, demandez-vous « de quelle hauteur ? » Et maintenant, voyons ce que trafiquent ces membres du monde libre.

Pour commencer, enfreignant le droit international, ils envahissent les pays non-membres de l’ONU, inventent des charges que relaient les médias à leur botte pour tromper le public crédule et indifférent, forgent des raisons de faire la guerre, puis mitraillent en rase-mottes les infrastructures civiles avec leurs moyens militaires, arrachent les membres et la tête des enfants, flinguent leurs familles, bombardent les sources d’eau pour priver les bébés de la boisson vivifiante la plus précieuse et fondamentale, prennent pour cible le réseau électrique pour briser les reins des civils, puis s’allient aux terroristes inscrits sur leurs propres listes d’organisations interdites. Se joignant aux terroristes qui violent les religieuses, ils violent en réunion les petites filles avant et après les avoir décapitées et forcées à regarder leurs parents se faire torturer à mort, coupent les seins des femmes dans la rue et empalent les petits garçons sur des piquets.

Et dans ce monde « libre » merveilleux, est-ce que les gens sont libres de se promener dehors n’importe où le soir, de circuler librement tout le temps et en tout lieu sans crainte d’être volés, agressés, poignardés, ou mis en bouillie à coup de pied juste pour faire chier et rigoler ?

Ainsi, Trump serait le « leader du monde libre », le maître de danse d’un gang d’ordures, le chef Jester à la table du dîner psychédélique dans la scène d’Alice au pays des merveilles avec le lièvre March et le maboul qui préside, ou bien le diable lui-même conduisant un troupeau de démons dans une virée satanique ?

Pravda.Ru

 

Original : www.pravdareport.com/opinion/columnists/30-06-2017/138075-dangerous_world-0/
Traduction 
Petrus Lombard

11  juillet 2017

 

Monsanto, perturbateurs endocriniens : l’UE, c’est laisser faire les chimistes

 

Alors même que la pétition pour l’interdiction du glyphosate vient de passer le cap du million de signataires, qui imposera à l’UE un examen, les eurocrates continuent de défendre les intérêts des multinationales de la chimie. Coup sur coupune réglementation très laxiste des perturbateurs endocriniens a été adoptée et la commission vient de réautoriser le maîs MON810 de Monsanto

Ne pas écouter les alertes, laisser faire les affaires…

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les institutions de UE sont très cohérentes. Sur tous les sujets, elles refusent presque systématiquement d’écouter les alertes scientifiques sur certaines substances chimiques et défendent presque toujours les intérêts de leurs producteurs. Les exemples abondent. Sur le glyphosate, l’agence de l’UE prend même la défense de Monsanto, sans pour autant se baser sur des études publiques, et au milieu de conflits d’intérêts dénoncés par des dizaines d’ONG… Heureusement, les média se réveillent, et le Monde, peu suspect de parti-pris négatif à l’égard de l’UE, a publié des papiers accablants sur les pratiques de Monsanto pour défendre le glyphosate.

 

Bien évidemment, sur les pesticides néonicotinoïdes, accusés de mettre en danger les abeilles, la législation européenne est plus souple que la nôtre, faisant craindre une remise en cause de l’interdiction qui a été mise en place en France. Cela est d’autant plus inquiétant que, malgré les alertes de scientifiques sur les perturbateurs endocriniens, bien évidemment, la commission a obtenu un accord sur la réglementation la moins contraignante pour l’industrie, après le revirement de la France. Et enfin, évidemment, la commission a prolongé l’autorisation du MON 810 de Monsanto, malgré le vote contraire du parlement et le manque de soutien des Etats, seuls l’Espagne et le Portugal l’autorisant.

 

 

Mais outre les gros doutes sur l’objectivité, ou le caractère non démocratique des institutions européennes, comment ne pas se demander pourquoi donc faut-il des décisions à l’échelle de l’UE  ? Pourquoi les pays de l’UE ne pourraient-ils pas chacun décider de ce qu’ils souhaitent autoriser  ? Il y aurait même des chances que des pays qui soutiennent leurs industriels seraient plus prudents… 

10  juillet 2017

 

« Agir sur l’offre » l’idée de génie de Hollande !

Par Professeur VaZlin’ 

Toutes les conneries qu’ils nous ont fait gober … et payer ! (1)

Les entretiens du Professeur VaZlin’. 

 Hollande, (vous vous souvenez qui c’est ?) pour inverser la courbe du chômage a eu l’idée géniale d’« agir sur l’offre ».

Pour les mal-comprenant : « Offre » ça veut pas dire « cadeau »

« Agir sur l’offre » ça veut dire qu’il faut baisser les prix des produits afin d’être compétitif par rapport aux produits de la concurrence étrangère. Pour ce faire Hollande a donné aux grands industriels 41 milliards !

 Ça nous coûte 1300 € par foyer fiscal !

Petit bémol : en admettant que ces 41 milliards servent intégralement à diminuer le prix de vente des produits français, comme nous, Français, nous nous sommes appauvris de ces mêmes 41 milliards, on est marron ! Cette baisse, c’était pas pour nous ! Merde !

Deuxième et Gros bémol : être compétitif par rapport aux produits de la concurrence étrangère c’est pour que nos voisins achètent des produits français, moins chers que les leurs.

Donc, chaque foyer fiscal français a fait cadeau de 1300 € à nos voisins européens et étrangers pour qu’ils vivent mieux ! C’est sympa de notre part !

Troisième et Immense bémol :

Cette idée de génie devait créer 1 million d’emplois !

Et non ! Les emplois ne sont pas venus ! Etrange ! Incompréhensible ! Pourtant sur le papier de Hollande, c’était sûr ! Certain ! Mathématique !

Ce mystère …. Par hasard, …. ce ne serait pas, comme le dit la presse économique ([i])([ii]) parce que « Les grands groupes français versent désormais plus de dividendes à leurs actionnaires que les groupes américains. Les actionnaires qui réclament cette générosité se moquent bien de l'investissement et des emplois dans l'Hexagone. »

Re Merde ! Hollande ne le savait pas !

« Ensuite, parce que 75% des sociétés du CAC 40 sont détenues majoritairement par des actionnaires étrangers. 26% des actions sont aux Etats-Unis, 36% dans d'autres pays, pour seulement 38% en France. » 

Trois fois Merde !

Devinez où sont partis les 41 milliards ???????

Conseil pour rester optimiste cet été : S’il vous reste un peu d’argent et que vous ne savez pas où partir en vacances, choisissez les îles Caïmans ou tout autre paradis fiscal. Allongé au soleil sur le sable, vous y humerez l’effluve de votre argent !

PS : si Macron nous fait un coup semblable, il faudrait peut-être questionner nos députés s’ils ont bien tout compris, plutôt que tout gober !

 


[i] http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/cac-40-le-diktat-des-actionnaires-etrangers_1754932.html

 

 

[ii] Canard Enchainé du 14 juin 2017

09 juillet 2017

 

Au Venezuela des paysans récupèrent des terres d’un grand propriétaire qui finance la violence

150 familles paysannes de la municipalité d’Obispo Ramos de Lora, dans l’état de Mérida, ont récupéré 560 hectares de terres du grand propriétaire Ivan Guillermo Rondon Ruiz. Leur action est doublement motivée : d’une part, l’improductivité de deux de ses propriétés, le Trebol et le Cristo, déjà signalées, il y a deux ans, à l’Institut National des Terres (Inti) ; et, d’autre part, le financement par Rondon des violences de la droite commises sur la municipalité en mai dernier.

Cette mesure est aussi une réponse à l’attaque des grands propriétaires contre les paysans, et à leur tentative de revanche économique et politique coordonnée dans le cadre de la tentative en cours de Coup d’État. Rondon, avec d’autres grands propriétaires, a financé et fourni en aliments et armes ceux qui, le 16 mai, ont attaqué la Mairie et une cantine populaire ainsi que ceux qui ont barré la route durant plusieurs jours.

« Nous allons reprendre les terres que Chavez leur a données », « lorsque le gouvernement Maduro tombera nous allons leur ôter ces terres » affirment publiquement les grands propriétaires.

L’appui de ces derniers a été constant dans les actions violentes qui ont commencé depuis le début avril. Le même schéma a été appliqué dans l’État de Táchira et de Barinas – à Socopo, ils ont même livré des génisses pour alimenter les troupes de choc et les monteurs de barrages – mettant ainsi en évidence la trame politique et économique de ceux qui veulent reprendre le pouvoir au Venezuela. Leur composition est une radiographie de classe : grands propriétaires, chefs d’entreprise puissants, partis déplacés du pouvoir ; un bloc qui se trouve, à son tour, lié et subordonné au réseau international qui finance, met au point et opère depuis les États-Unis. C’est dans le financement de la violence que l’on voit les intérêts réels qui sont en jeu dans le conflit.

***

Ce n’est pas la première action menée contre un grand propriétaire impliqué dans l’appui aux destructions, les blocages de route et les attaques d’institutions ou des forces de sécurité de l’État. Il y a peu, des terres ont été récupérées sur la municipalité de Pedraza, Barinas, terres d’un grand propriétaire qui avait mis à disposition une excavatrice utilisée lors des journées de terreur à Socopo, http://www.latabla.com/terrateniente-de-barinas-presto-retroexcavador-para-saqueos-y-demoliciones-en-socopo/

Dans les deux cas, il s’agit d’actions impulsées par des conseils paysans, et, dans le cas de Mérida, ceux-ci ont été appuyés par le Courant Révolutionnaire Bolivar et Zamora. Il s’agit d’une réponse face à l’avancée qui se déploie sur les territoires où, depuis le début de ce cycle de violence ouverte, la droite a réalisé, grâce à ses groupes de choc et à ses forces paramilitaires, des actions telles que des sièges, des blocages de route, des persécutions, des dégâts sur des institutions, domiciles de dirigeants- comme celui du maire de la municipalité d’Obispo Ramos de Loba- des institutions militaires et policières.

C’est également une réponse au scénario de stagnation de la réforme agraire avec des signes de régression en zone rurale. La récupération et la régularisation de terres s’est vu freinée au point de s’immobiliser : dans certains états, comme à Barinas, on a même vu des cas de paysans re-dépossédés de leurs terres, au début de cette année.

C’est dans ce tableau complexe que se déroule l’action de Mérida ; il est urgent que l’Institut National des Terres (INTI) accompagne les paysans. Pour le moment, la délégation régionale de cette institution a fait le contraire de ce qu’on attendait : elle s’est présentée sur les terres récupérées aux côtés d’un grand propriétaire, en lui montrant son appui. Une situation semblable a été vécue à Barinas, où cette entité régionale a été dénoncée comme partie prenante dans les expulsions.

Ces actions paysannes ne pas doivent pas être ignorées pas plus que l’on doit leur attribuer une dimension plus importante que celle qui est la leur. Il s’agit là d’une tentative de retrouver les niveaux d’initiative populaire d’avant l’offensive d’une droite qui cherche à renverser le gouvernement et à donner libre cours à un revanchisme social dont on voit les premiers échantillons. Il est fondamental que les institutions se placent du côté des paysans pour leur permettre de ne pas faire marche arrière et, en même temps, ôter du pouvoir à ceux qui financent la violence.

 

Dans ces mesures, il y a un acte de résistance, une avancée, et une justice : 5000 plants de bananes ont déjà été semés. Les terres à ceux qui les travaillent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : hastaelnocau.wordpress.com/2017/06/27/campesinos-de-merida-rescatan-tierras-de-un-terrateniente-financista-de-la-violencia

Traduction : Sylvie Carrasco

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-2Ke

 

 

08 juillet 2017

 

L’AFP étoufferait les affaires Macron tandis que la justice enquête sur Pénicaud, ministre du travail

Comme avec l’affaire Ferrand, le Macron Gate apporte chaque jour son lot de nouvelle révélation. Enfonçant toujours plus la ministre chargée par Macron de démolir le code du travail, Murielle Pénicaud, l’ex patronne de Business France.
En même temps, les syndicats de l’AFP révèlent que l’agence aurait étouffé durant la campagne présidentielle les affaires concernant le président Macron, et notamment l’affaire Ferrand, principal responsable du parti présidentiel.

 

 

L’affaire Pénicaud Macron de Las Vegas : la sauterie à 300 000 euros du lancement de la campagne de Macron au côté du MEDEF à Las Vegas

Pénicaud, nouvelles affaires Macron, après les affaires Bayrou, Ferrand et Cie

6 janvier 2016, le ministre de l’économie de Hollande, Macron, lance à Las Vegas au côté du MEDEF le début officieux de sa campagne présidentielle. Cela se passe avec une énorme fête payée par les contribuables et les travailleurs français soit disant pour la “french tech night” (appréciez donc le respect de la constitution et donc de la langue française par celui qui est alors ministre de la République”.

Macron organise une énorme noubat, avec plus de 500 personnes à Las Vegas. Rappelons que l’événement l’année précédente avait été organisé par …. Le MEDEF.

Organisateur de la soirée, l’établissement public Business France, contrôlé notamment par le ministère de l’économie. Le Canard Enchainé révèle dans son édition du 8 mars 2017 que cette manifestation a été montée dans l’urgence à la demande expresse du cabinet de Macron, c’est à dire de Macron lui-même. Au manette, l’actuelle ministre du travail, Murielle Pénicaud.

L’agence décide de commander à l’agence de communication Havas l’organisation de l’événement. Problème, il n’y a eu comme le révèle une enquête de la cour des comptes aucun respect des règles élémentaires de la commande publique et de mise en concurrence. Ce qui est strictement illégal, puisque BF est un EPIC soumis à l’ordonnance sur les marchés publics.

 Délit de favoritisme ? Pénicaud dans le viseur de la justice

En décembre 2016, alors que Macron n’est plus à Bercy, Michel Sapin, alors ministre des finances, commande un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF), qui lui a été remis en février 2017. Les conclusions du travail d’enquête indiquent que « la commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme » et évoquent des « dysfonctionnements susceptibles d’engager la responsabilité de leurs auteurs », toujours selon l’hebdomadaire satirique.

La sauterie organisée pour Macron a donc été facturée, sans aucune mise en concurrence à 381 759 euros. Plus de 762 € par invité, pour une unique soirée. Admettons que la soirée a durée 3heures, cela fait 4€ par personne et par minute !

Le parquet de Paris a ouvert une enquête le 13 mars. Pénicaud se défend alors en déclarant que « Le cabinet de Macron nous a demandés à la mi-décembre d’organiser en catastrophe la manifestation trois semaines plus tard. Le délai était intenable »,

On remarquera que cette affaire a été remarquablement mise sous le tapis durant la campagne présidentielle.

Pourtant Macron au-delà de la ministre est directement impliqué : dans le protocole transactionnel entre l’agence de communication et Business France, postérieur à l’événement, l’implication de l’entourage du ministre est subtilement reconnue. Ce document justifie le choix de confier des prestations à Havas « en considération de l’ampleur donnée à l’événement notamment par le cabinet du ministre des Finances (environ 500 personnes conviées) et de la date qui approchait ». Une enquête de Libération est sans équivoque : Des échanges de mails retranscrits dans l’audit d’EY ne laissent par ailleurs aucun doute sur l’implication du cabinet du ministre de l’Economie. Une attitude qui agace d’ailleurs Fabienne Bothy-Chesneau qui tente, d’après l’audit d’EY, « d’éviter que les autres parties prenantes dictent au prestataire Havas des choix non arbitrés » par son service. Dans un mail du 16 décembre, la directrice de la communication de Business France essaie de recadrer Christophe Pelletier, qui dirige l’équipe d’Havas missionnée pour organiser l’événement  : « C’est Business France qui décide et nous sommes aimables et associons la mission French Tech [rattachée au ministère de l’Economie, ndlr] ainsi que le cab. Pas l’inverse. » 
En clair, l’événement a bien été organisé sur ordre de Emmanuel Macron. Libération indique d’ailleurs que Macron ou du moins son cabinet s’est immiscé jusque dans le choix de l’hôtel  : dans un mail du 3 décembre, le conseiller économique de l’ambassade de France aux Etats-Unis informe ­Bothy-Chesneau que le cabinet d’Emmanuel Macron préfère l’établissement The Linq, finalement retenu, au détriment d’un autre qu’il juge « trop kitsch »« Nous comprenons que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’Economie », tranche même l’audit d’EY sur l’affaire En Mars quand l’affaire est rendue publique, Pénicaud couvre Macron, et sort un communiqué indiquant que

 « Le ministre et son cabinet n’interviennent pas dans les procédures d’appel d’offres, et donc dans la relation contractuelle entre Business France et Havas. »

Au coeur de l’enquête, Pénicaud est défendue par le gouvernement de Macron, qui déclare qu’elle a mené un audit. Les dernières révélations de la presse, à l’image font voler en éclat pourtant la com’ de l’équipe Macron.

Car loin d’être la directrice qui aurait fustigé des malversations – « Muriel Pénicaud a provoqué immédiatement un audit, puis une inspection générale. » se targue Castaner porte-parole du gouvernement, ces révélations tendent à montrer qu’elle était partie prenante d’un montage dont la légalité est aujourd’hui au coeur de l’enquête de la justice :

·          D’après libération, elle a validé un premier versement de Business France, pourtant réalisé de façon irrégulière, en décembre 2015. “A peine un mois avant la soirée, l’agence doit régler à toute vitesse un acompte de 30 000 euros à l’hôtel où se tient la réception. Mais l’établissement n’accepte pas de virement et les cartes de ­Business France ne peuvent pas dépasser un plafond de paiement de 7 000 euros. La carte bleue personnelle du directeur financier de Business France est alors utilisée pour régler l’acompte. Pénicaud valide ce contournement des règles. Le service achat de l’agence découvrira le contrat avec l’hôtel seulement une semaine après. Un deuxième versement d’un montant équivalent est également approuvé en janvier par la directrice générale, peu de temps après la réception.

·         Le quotidien de préciser également “Début février 2016, la responsable du service des achats reçoit ­une demande de refacturation ­d’Havas de 248 925 dollars (environ 220 000 euros) et alerte la directrice générale. « A ce moment-là, ­Pénicaud n’avait pas vraiment d’autre choix que de déclencher un audit », commente un haut fonctionnaire de Bercy. Par la suite, la désormais ­ministre du Travail n’informera pas avant la fin de l’année 2016 les instances internes de contrôle et les ministères de tutelle : Bercy et le Quai d’Orsay. Pourtant en juin, le comité d’audit de l’organisme s’était réuni. « La direction de Business France a fait le choix de ne pas l’informer lors de cette réunion de l’audit externe qui avait été demandé à EY, qui à cette date était presque finalisé », note l’IGF. Daté du 28 juillet, le rapport alarmiste d’EY va dormir dans le placard de Muriel Pénicaud pendant encore quelques mois. Et le 5 décembre 2016, la directrice soumet à un nouveau comité d’audit, qui a la charge de préparer le conseil d’administration qui doit se tenir dix jours plus tard, un simple résumé du rapport d’EY ainsi qu’un protocole transactionnel déjà signé par Havas. Ce qui est contraire aux règles habituelles. Le contrôleur économique et financier de Business France, qui siège au comité d’audit, découvre à cette occasion la situation et refuse alors de signer la transaction, puis alerte les ministères de tutelle. C’est Michel Sapin, succédant au ministère de l’Economie à Emmanuel Macron après sa démission, qui saisit alors l’IGF pour établir un rapport. Et regrette dans sa lettre de mission cette absence d’information de la future ministre.

·         surtout, le 2 juillet, le JDD révèle en publication un courriel daté du 11 décembre 2015 la directrice de la communication de Business France (BF) écrit que “Muriel, briefée par nos soins, ne fait rien. Donc elle gèrera aussi quand la CdesC (Cour des comptes, NDLR) demandera des comptes à BF, ce ne sera pas faute d’avoir dit et redit”. On ne peut faire plus clair  !

Face aux révélations, le gouvernement attaque les journalistes

Lorsque l’affaire des assistants parlementaires du MODEM est sortie, on se souvient que le pouvoir, en l’occurrence le ministre de la Justice, s’en est pris aux journaliste, F Bayrou faisant pression sur France Inter pour censurer l’affaire. Rebelotte avec l’affaire Pénicaud Macron.

le porte-parole du gouvernement s’en est lui aussi pris à la presse. La rédaction de Libération révèle que

interrogé sur les « irrégularités » qui auraient émaillé l’organisation d’une soirée à Las Vegas par l’organisme Business France, au centre d’une enquête de Libération mercredi matin, Christophe Castaner a appelé la presse à s’en tenir aux « faits ». En pleine affaire Ferrand, le même avait déjà expliqué, citant une formule présidentielle, que la presse ne devait pas « se faire juge ».

Lors de ce point presse, le journal révèle que le porte-parole du gouvernement et proche du président Macron aurait confirmé dans un “lapsus savoureux ” que « le ministère » de l’Economie a pris en charge l’organisation de la soirée de Las Vegas, avant de se reprendre pour parler « évidemment de Business France ». Avant de menacer les journalistes qui oseraient continuer à parler de l’affaire Pénicaud Macron

« Avant de montrer du doigt tel ou tel qui serait en responsabilité, je vous invite à ne pas chercher à affaiblir […] tel ou tel, lance Castaner à la ronde. Parce que, vous avez raison, on est dans un moment important pour la ministre du Travail »,

Et au nom de quoi ne faudrait-il pas “affaiblir” une ministre qui se prépare à une agression sans précédent contre les travailleurs, et ce alors qu’elle est impliquée dans une affaire qui pourrait l’envoyer directement devant les tribunaux ? Au contraire, Mme Pénicaud doit quitter au plus vite le gouvernement. Et le président doit s’expliquer au plus vite sur les éventuelles malversations intervenues dans le cadre du meeting qu’il a donné à Las Vegas.

On ne manquera pas de souligner que le président et le gouvernement se plaignent de soit disant dérapage budgétaire, mais comment qualifier – sans même poser la question de la légalité des marchés passés – les dépenses pour une fête à 300 000 € pour un ministre désireux de se lancer en campagne électorale ?

 

Quand l’AFP étouffe des informations gênantes pour le nouveau pouvoir

L’affaire Richard Ferrand, sortie par Le Canard Enchaîné dans son édition du 24 mai, aurait pu être révélée par l’AFP. Des journalistes de l’Agence étaient en effet en possession des informations, mais la rédaction en chef France n’a pas jugé le sujet digne d’intérêt.

Qu’un possible scoop sur une affaire politico-financière impliquant le numéro deux du nouveau parti au pouvoir ne soit pas jugé intéressant, voilà qui est troublant. Surtout après les affaires Fillon et Le Roux qui ont émaillé la campagne présidentielle, et alors que le nouveau président Emmanuel Macron affirme vouloir moraliser la vie politique.

Généralement, un média met les bouchées doubles pour enquêter sur ce type d’informations quand elles se présentent. Pas à l’AFP, où les courriels de journalistes adressés à la rédaction-en-chef France soit sont restés sans réponse, soit ont reçu une réponse peu encourageante.

Faute d’avoir pu donner l’affaire Ferrand en premier, ces mêmes journalistes de l’AFP ont eu la possibilité de sortir un nouveau scoop deux jours après l’article du Canard : le témoignage exclusif de l’avocat qui était au coeur de la vente de l’immeuble litigieux des Mutuelles de Bretagne en 2010-11. Mais avant même qu’une dépêche ait été écrite, la rédaction en chef France a refusé le sujet. C’était pourtant la première fois qu’une source impliquée dans le dossier confirmait les informations du Canard et pointait la possibilité d’une infraction pénale de M. Ferrand.

L’AFP se contentera, quelques jours plus tard, de mentionner d’une phrase le témoignage de l’avocat interviewé par Le Parisien. Ce même témoignage qui conduira à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Brest….

INTÉRÊT « TROP LIMITÉ »

Ce n’est pas tout : avant l’affaire Ferrand, le 17 mai, juste après la nomination du nouveau gouvernement, une dépêche annonce que François Bayrou, nouveau garde des Sceaux, devra lui-même faire face à des juges, dès le 19 mai, après son renvoi en correctionnelle pour diffamation. Mais la dépêche n’a pas été diffusée, la rédaction en chef France trouvant son intérêt « trop limité ». Deux jours plus tard, l’info sera en bonne place dans les médias nationaux. L’AFP décidera alors de la reprendre !

Interrogée jeudi par les syndicats lors de la réunion mensuelle des délégués du personnel, la direction de l’information de l’AFP s’est montrée incapable de justifier de manière argumentée les choix de sa rédaction en chef.

Tout cela fait beaucoup d’infos sensibles étouffées en quelques jours. Pour ceux qui ont travaillé sur le dossier, il y a de quoi être écœuré et découragé. L’Agence France Presse, l’une des trois grandes agences d’informations mondiales, dont le statut rappelle l’indépendance, a-t-elle peur de diffuser des informations sensibles quand celles-ci risquent de nuire au nouveau pouvoir politique élu ?

Le SNJ-CGT appelle la direction et la rédaction en chef de l’AFP à s’expliquer sur le traitement incompréhensible de l’affaire Ferrand.

Le SNJ-CGT rappelle que l’AFP est et doit rester indépendante, que ses journalistes doivent pouvoir enquêter librement et publier toute information même si elle est gênante pour tout type de pouvoir, en particulier le pouvoir politique.

Le SNJ-CGT, Paris le 20 juin 2017

 

 

Source : https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/penicaudlafp-etoufferait-les-affaires-macron-tandis-que-la-justice-enquete-sur-penicaud/
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07 juillet 2017

 

 

 

Illettrés, alcooliques, rien : Macron tombe dans le racisme social !

« Des gens qui ne sont rien », c’est ainsi que Macron 1er a qualifié une partie des français.

Cet homme qui, avant d’être élu, vantait la démocratie réelle, à l’horizontale, pratique manifestement l’inverse de ce qu’il défendait, et ses détracteurs lui prêtent maintenant une volonté monarchique.

C’est lors de l’inauguration jeudi 29 juin 2017de la station F, projet lancé par Xavier Niel, installé sur 34 000 m² dans l’ancienne Halle Freyssinet à Paris sur le nouveau président a eu une phrase plutôt malheureuse : « ne pensez pas une seconde que si, demain, vous réussissez vos investissements ou votre start-up, la chose est faite. Non, parce que vous aurez appris dans une gare, et une gare, c’est un lieu où l’on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien, parce que c’est un lieu où l’on passe, parce que c’est un lieu qu’on partage  ».

Son prédécesseur, s’il faut en croire son ex-compagne, avait, pour sa part, évoqué avec mépris les « sans-dents ».

Bienvenue donc dans le monde de Macron aux « gens qui ne sont rien ».

En son temps, un certain Séguéla affirmait qu’il fallait posséder une montre de luxe pour démontrer sa propre réussite.

Le flou entretenu pendant toute la campagne, concernant les véritables intentions du candidat devenu président permet aujourd’hui de se poser des questions sur sa vision de la démocratie.

Comme l’écrit dans son édito, Thomas Legrand, sur l’antenne de France Inter, nous sommes passés en quelques jours de l’Emmanuel horizontal, au Macron vertical. 

En effet, il n’y a plus guère de doutes quant à la manière dont veut gouverner le nouveau président… il décide.

Le premier ministre exécute, et les parlementaires de LREM, le doigt sur la couture du pantalon obéissent.

Pourtant il n’y a pas si longtemps, il s’était affiché en rempart pour « protéger la république et la démocratie… mon combat est aussi devenu un combat pour que vous puissiez librement et démocratiquement exprimer vos désaccords ». 

 

Philippe D. Vincent, un polytechnicien, chercheur en intelligence artificielle et accessoirement blogueur à Médiapart, enfonce le clou dans un billet d’avril dernier, se posant la question : « avec Macron, est-ce la fin de la démocratie ? ».

Il remarque que les méthodes de lancement d’EM présentent un défaut originel majeur susceptible de mettre en danger la démocratie, et de conduire à l’instauration d’un pouvoir personnel fascisant au nom de la sauvegarde du pays.

Il propose comme base de réflexion cet aphorisme : « toute passion qui ne serait pas domestiquée par la raison serait la porte ouverte à tous les fascismes, et toute raison qui ne se nourrirait pas de passion ne serait qu’une terre aride incapable de porter de fruits ».

Or remarque-t-il, dans un 1er tempsMacron a joué sur la séduction, l’émotion, l’affectivité, afin de lever des troupes d’afficionados prêts à le suivre quasi « par amour »…

Il n’a pas généré d’adhésion en proposant un programme, mais il a joué de la passion, ce qu’ont fait en leur temps de tristes personnages, tel le Duce, ou Juan Perón, ce qui ne laisse augurer rien de très encourageant.

Le blogueur questionne : « Avez-vous remarqué comme son sourire enjôleur se métamorphose en un regard dur qui fait frémir quand on lui tient tête, comme Léa Salamé lors du débat sur France 2 du 6 avril » questionne Philippe D. Vincent, affirmant « cet homme ne supporte pas la contradiction ». vidéo (curseur à 1h18’)

Pour le blogueur, cette volonté de créer un mouvement ou toutes les sensibilités seraient représentées par des gens de bonne foi afin de « sauver le pays », est une mauvaise idée, car elle conduit à un affaiblissement du débat démocratique.

« L’idée de Macron contient en germe l’instauration d’un régime de parti unique » assure P.D. Vincent

Au sujet des promesses, il est convaincu : « il ne peut tenir les promesses démagogiques qu’il a fait autant à gauche qu’à droite  ».

L’avenir nous en dira plus, mais, dans le domaine de la santé, quid de sa volonté de vendre les médicaments à l’unité ?...de faire baisser le prix des médicaments ?...de faire baisser le tarif des mutuelles ?...quid de sa volonté de lancer une évaluation de la qualité et de la pertinence des soins ?...prudent, il fixe l’objectif des lunettes et prothèses auditives et dentaires prises en charge à 100% avant la fin de son mandat…quid de sa promesse de faire évoluer la rémunération des médecins de ville ?...il affirme qu’il maintiendra l’aide médicale d’état concernant les étrangers…qu’il consacrera 5 milliards dans un plan d’investissement à la santé, et lancera une révolution de la prévention.

Ces promesses seront-elles tenues au moment où l’heure est plutôt aux restrictions, vu l’état du pays et le discours du 4 juillet de son 1er ministre ne fait rien pour nous rassurer.

Philippe Kerlouan, du blog BVoltaire, va encore plus loin, remarquant qu’Emmanuel Macron va gouverner avec seulement 24,1% de français qui lui ont apporté leurs suffrage.

Il affirme : « si la démocratie pouvait parler, elle dirait : j’étais déjà en mauvais état, mais Macron m’a tué.

En ne reconnaissant pas qu’il est minoritaire, en n’en tirant pas les conséquences, en ne réagissant pas aux injonctions préventives de la Commission de Bruxelles, en ne cherchant pas à rendre plus juste le fonctionnement de la démocratie, celle-ci lui donnerait cet avertissement : à force de mépris, tu risques un jour prochain, de subir la révolte du peuple ». 

Ce qui vient de se passer lors de l’attribution des différents postes de pouvoir lui donne raison, et les déclarations du monarque présidentiel lors du congrès de Versailles ne sont pas plus rassurantes.

L’introduction d’une dose de proportionnelle n’est pas une mauvaise proposition, ainsi que la diminution du nombre de députés, de sénateurs, sont de bonnes nouvelles, mais il manque des précisions sur cette proportionnelle, même s’il se donne le délai d’un an pour concrétiser le tout.

Au-delà de ces déclarations, son long, trop long discours, l’a fait passer du stade « Roi Soleil » au « Roi Sommeil », comme l’ont écrit des internautes facétieux.

Devenu spécialiste du flou artistique, champion de la contradiction, avec son arme fatale « en même temps », qui lui permet de déclarer une chose et son contraire dans la seconde qui suit, ce qu’a constaté Alba Ventura, chez RTL.

Elle fait en quelques minutes le constat de beaucoup de ces contradictions.

« vous vouliez supprimer l’ISF et en même temps, vous voulez le garder en version rénovée…vous vouliez supprimer les 35 heures, et en même temps, vous vous êtes dit qu’il valait mieux rechercher des accords d’entreprise…vous disiez vouloir préparer une réforme de la fonction publique et vous attaquer au statut des fonctionnaires, et en même temps, vous avez seulement décidé de le moderniser…sur Notre Dame Des Landes, vous avez évoqué le référendum, qu’il fallait le respecter, et en même temps, vous avez proposé un médiateur…sur la colonisation, vous avez parlé de crime contre l’humanité, et en même temps, vous avez dit qu’il s’agissait plutôt de crime contre l’humain, admettant des aspects positifs dans la colonisation…vous avez jugé que les anti-mariage gay avaient été humiliés, et en même temps vous avez dit que l’humiliation était aussi du côté des homosexuels…sur la peopolisation, vous avez déclaré que vous aviez fait une erreur de vous exposer avec votre épouse, et en même temps, vous avez continué à vous prêter au jeu…bref, sous vos airs polis, vous avez dit une chose et son contraire »…vidéo

La rédaction de « l’Express » s’est penchée à son tour sur le nouveau président, assurant qu’il se prendrait pour le « grand Charles ».

N’avait-t-il pas déclaré lors de son passage à Lyon, lors du meeting de Gerland« De Gaulle, c’est moi…la République, c’est moi ! »

Macron entendrait donc aussi emprunter les chemins suivis par son glorieux prédécesseur, Charles De Gaulle, en l’occurrence.

Il devrait se souvenir que ce dernier, porté à ses débuts par un enthousiasme populaire légitimé pour son action lors de la seconde guerre mondiale, à connu quelques déboires par la suite, des français lui reprochant entre autres, de se comporter en monarque.

Il avait en son temps fait appel au référendum, assurant qu’il en tirerait les conséquences s’il était désavoué, ce qu’il a fait en démissionnant.

Macron reprend la même logique.

Prendra-t-il ce risque un jour ?

L’histoire nous le dira.

Comme dit mon vieil ami africain : « quand on marche en se regardant trop souvent le nombril, on peut se faire mal  ».

L’image illustrant l’article vient de dentalespace.com

 

 

06 juillet 2017

 

 Cette glasnost qui ne devait servir qu’à enfoncer l’URSS dans les limbes de l’Histoire

 

Ainsi que nous l’avions vu précédemment, dans le document qu’il publie en avril 2011 sous le titre : Tchernobyl, vingt-cinq ans après, le SCK-CEN (Centre d’étude de l’énergie nucléaire) situé à Mol en Belgique en venait immédiatement à cette rubrique qui paraissait devoir tout nous dire sur la catastrophe qui, selon l’un de ses conseillers – Andreï Gratchev -, aurait transformé du tout au tout le comportement politique de Mikhaïl Gorbatchev… en lui donnant une nouvelle assurance…

Avec vingt-cinq ans de recul… et d’investigations, les chercheurs en question affirmaient très tranquillement : « Les principales causes de l’accident furent… »

En résumé, il y en avait trois (je cite les auteurs du rapport) : le « contexte politico-militaire de l’ancienne Union Soviétique  », « la sécurité n’était de toute évidence pas une priorité  », « le climat de stricte confidentialité qui régnait dans l’ex-Union Soviétique  ».

On le sent immédiatement : le remède à cela, c’était d’en finir avec la résistance politico-militaire de l’Union soviétique face aux impérialismes occidentaux… en ouvrant les vannes de la glasnost, c’est-à-dire de la libération d’une parole qui peut très bien dire n’importe quoi, pourvu, tout simplement, qu’elle aille dans le sens du rétablissement de la liberté, pour les détenteurs de capitaux, d’exploiter les classes travailleuses qui auront dès lors perdu tout contrôle sur les instruments de production et d’échange.

Par la mise en avant des prétendues « principales causes de l’accident », le SCK-CEN se range du côté de la petite bourgeoise qui a préparé, avec son représentant et porte-parole Mikhaïl Gorbatchev, la chute de l’Union soviétique.

Ensuite, il passe aux choses plus sérieuses du point de vue de la matérialité des faits… mais le « mal » idéologique est déjà fait.

Première point…
« […] le nombre de victimes pouvant être imputé directement à l’accident est connu : il s’élève à 49. En 2006, le nombre de décès supplémentaires attendus, suite à des cancers, a été estimé à 4000, avec cependant un haut degré d’incertitude. » (page 4)

Souvenons-nous de l’explosion de l’usine AZF de Toulouse (France) le 21 septembre 2011, c’est-à-dire quinze ans après Tchernobyl… Elle avait fait 31 morts et 2500 blessés, sans aucune incertitude… Le système politico-économique de la France a-t-il été remis en cause pour autant sous les regards du monde entier ?

Or, dans le cas de Tchernobyl, le SCK-CEN n’oublie pas de le souligner aussitôt :
« Sur le plan international, la conséquence la plus importante de l’accident fut sans aucun doute son impact sur l’opinion publique. La population était à juste titre fort inquiète à la suite de l’accident, entre autres en raison du climat de secret entretenu autour de celui-ci par les autorités soviétiques. » (Page 5)

Décidément, le soviétisme… a besoin de la « libération de la parole (glasnost) ».

D’ailleurs, c’est sur ce même terrain qu’interviennent les spécialistes du Centre de Mol (Belgique) dont nous utilisons ici les travaux :
« La mission du SCK-CEN stipule explicitement son rôle dans la diffusion de son expertise. Ce texte a pour but de fournir aux médias, aux autorités politiques et à toutes les personnes intéressées, des faits scientifiques concernant l’accident et ses conséquences, et de leur fournir des sources d’information plus larges.  » (Page 5)

Pour l’instant, nous avons surtout appris ce que nous savions déjà : l’Union soviétique, c’était pas bien… La preuve ?… Tchernobyl. En effet…
« Le 25 avril 1986, le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl (voir figure 1) devait être arrêté pour des raisons d’entretien et profitant de cette occasion, réaliser un test. » (Page 6)

Et voilà qui est beaucoup plus fort que tout ce que pourra jamais en dire la glasnost :
« Pour pouvoir procéder au test, un certain nombre de systèmes de sécurité furent mis hors service. » (Page 6)

Ainsi, même dans la si terrible Union soviétique, il pouvait y avoir des « systèmes de sécurité  »… Première nouvelle !… Mieux. Il pouvait y en avoir « un certain nombre  »… Sans doute le secret était-il bien gardé…

Donc, on aura débranché ce « certain nombre  ». Et alors ?
« À 23 heures, après un délai de neuf heures, la centrale obtint l’autorisation de stopper la fourniture de courant pour procéder au test. En raison d’une erreur dans la mise au point d’un système de réglage, la puissance diminua à un niveau trop bas. » (Page 6)

Logique… Sitôt que certaines sécurités ont été mises de côté, il devient intéressant de commettre… une erreur. Étant entendu que, là où il y a de la gêne, il n’y a malheureusement aucun plaisir…

Sécurité en vacances, erreur soigneusement commise… La suite va vraiment de soi, le SCK-CEN ne s’en prive pas :
« Mais les opérateurs voulurent quand même réaliser le programme prévu et essayer de ré-augmenter la puissance. » (Page 6)

Ce que c’est tout de même que la conscience professionnelle…
« Les opérateurs débranchèrent la protection automatique qui doit arrêter le réacteur lorsque l’apport de vapeur vers la turbine est coupé. Ceci n’était pas prévu dans le programme, mais donnait aux opérateurs la possibilité de répéter le test en cas d’échec. » (Page 6)

« Pas prévu dans le programme  »… à moins que le « programme  » n’ait pas été tout à fait celui qu’on pourrait penser… Quoi qu’il en soit :
« À 1 heure 23 minutes et 4 secondes, les opérateurs débranchèrent la turbine à vapeur. Les pompes de refroidissement du réacteur se mirent à l’arrêt. Toutefois, les opérateurs constatèrent que la puissance du réacteur était en train d’augmenter ! » (Page 6)

Ainsi, très logiquement, pourrait-on dire…
« Des observateurs qui se trouvaient en dehors de la centrale entendirent deux explosions consécutives. Des matériaux enflammés furent projetés dans l’air et mirent le feu au bâtiment de la turbine. » (Pages 6-7)

Ainsi après avoir vu les « principales causes de l’accident  » (l’Union soviétique, en bloc), nous aboutissons à des « causes de l’accident  » absolument sans aucun intérêt… puisqu’elles pourraient suffire à démontrer qu’il y a eu tout simplement un… sabotage !

En effet…
« Une première erreur fut de lever les barres de contrôle plus haut que ce que les procédures de la centrale n’autorisaient. Une seconde erreur grave fut de débrancher le système de protection automatique juste avant le test, en enfreignant les consignes relatives à l’exécution du test. » (Page 7)

Tiens, tiens… il y avait pourtant (en Union soviétique !… incroyable !) des « procédures  » qui n’autorisaient pas, et des « consignes  » qu’il ne fallait pas enfreindre…

Et, passant à travers tout ceci, on ne ferait que commettre des « erreurs  »…

Le SCK-CEN est vraiment sympa… tellement qu’après avoir découvert deux erreurs, il oublie qu’après deux vient trois… et il nous en trouve une troisième qui n’est que… seconde…
« La seconde est liée à la réalisation de ce test par les seuls opérateurs, en l’absence de personnel dirigeant. » (Page 7)

Un foutoir, je vous dis… L’Union soviétique, le KGB, etc… Et nos saboteurs ne savent véritablement pas ce qu’ils font, n’est-ce pas ?…
« Les opérateurs improvisèrent quelques mesures d’intervention dans le but probable de faciliter le test mais sans en mesurer les conséquences possibles. » (Page 7)

Enfin, pas plus que le SCK-CEN ne sait compter jusqu’à trois, il ne peut bien sûr savoir compter non plus jusqu’à quatre… Il en reste à deux…
« La seconde cause de l’accident tient au concept du réacteur. Ce type de réacteur est fondamentalement différent de ceux utilisés dans le monde occidental. » (Page 7)

Et là, nous assistons au triomphe de l’impérialisme conduit par les Anglo-Saxons, en face d’une Union soviétique coupable, elle, jusqu’à l’os.

Dernière petite précision :
« Après les explosions, un des opérateurs alla voir le réacteur. » (Page 7)

En conséquence :
« Cet opérateur reçut une dose d’irradiation mortelle. » (Page 7)

Serait-ce à dire que les autres opérateurs-saboteurs n’ont eu aucun compte à rendre à personne ?

La glasnost (libération de la parole…) n’avait-elle décidément rien dire à leur propos ?

(Pour une meilleure compréhension de l'ensemble de la problématique "Tchernobyl", je redonne le premier article ici.)

 

 

05 juillet 2017

 

 

Le mythe des deux France

Il y a eu le Père Noël et la Petite Souris. Les princesses et les princes charmants, les pauvres toujours gentils devenant riches, les méchants toujours punis. Aujourd’hui, il y a la croissance, l’économie de marché, le rêve d’un monde où le bien-être des individus est réduit à leur force de consommation. Plus récemment, il y a eu le mythe des deux France.

Comme tous les enfants, j’ai développé l’art de mentir entre deux et cinq ans. J’ai su pratiquer le mensonge bien avant de savoir l’identifier chez les autres. La parole des adultes est longtemps restée sacrée. Plus tard au collège et au lycée, on m’a appris l’analyse de texte, la déconstruction, l’argumentation. On m’a donné les outils pour mettre à distance un discours, le contextualiser, le soupeser, le faire passer à l’épreuve des faits et de l’argumentation. De quoi préserver “cette espèce de petite liberté de penser tout seul” comme disait Georges Brassens.

Des histoires, on a continué à m’en raconter. Distillées en formules simples, reprises et commentées, compressées dans les formats toujours trop courts des débats médiatiques. Durant la longue campagne présidentielle que nous avons connue, jusqu’aux récentes législatives, un mythe s’est glissé un peu partout, culminant dans le débat du second tour : celui des deux France. La formule est passée comme une lettre à la poste. Une simple expression reprise dans les discours de nombreux politiques et commentateurs. Comme une évidence qu’il faudrait accepter sous prétexte que tout le monde en parle.

Il y aurait donc deux France : celle de l’ouverture et celle de la fermeture. Celle des vainqueurs de la mondialisation néolibérale, et celle des déçus, des exclus, des vaincus. Les uns urbains, optimistes, progressistes, europhiles, bobos, élites diplômées. Les autres, habitants des périphéries, défaitistes, réactionnaires, eurosceptiques, populaires. Les uns tournés vers l’avenir, ouverts sur le monde, multi culturalistes, acceptant le changement. Les autres tournés vers le passé, nostalgiques d’une France immuable empêtrée dans une identité figée. Les uns portés par la foi dans l’avenir, les autres habités par la peur.

J’ai toujours ressenti un certain malaise devant les schémas binaires. Peut-être parce qu’ils sont faits pour être confortables. Peut-être parce que quiconque se frotte à la réalité toute quotidienne des gens ne peut que retenir la complexité, la variation, l’ambivalence des opinions, des ressentis et des actions.

 

Le schéma binaire des deux France est d’une infinie tristesse. Il s’adresse à ce que nous avons de plus pauvre en nous. Nous n’aurions que deux choix : l’abdication devant le monde tel qu’il est, ou la nostalgie d’un monde révolu. La mondialisation néolibérale, ou le nationalisme traditionnel. Que chacun choisisse son camp. Si vous avez le malheur de ne pas vous reconnaître dans cette alternative, considérez que vous faites partie d’une frange trop insignifiante de la population pour qu’on daigne la représenter. Qu’à cela ne tienne, permettez-moi de consacrer cet article à décrire la posture inconfortable de ceux qui zigzaguent entre les deux pôles d’une histoire binaire.

Les européistes et les eurosceptiques

Permettez-moi de ne pas choisir entre le défaitisme et l’acceptation aveugle de l’idéologie néolibérale. Permettez-moi de m’inquiéter des dérives de la mondialisation néolibérale, dont l’Union Européenne est l’un des bras armés, sans envisager un repli total sur une nation fermée. Permettez-moi de souhaiter une autre Europe que celle du libre-échange, des lobbyistes et des paradis fiscaux. Remettre en question le fonctionnement de l’Union Européenne, sa raison d’être et ses limites, c’est lui donner une chance d’avenir autrement.

Permettez-moi de ne pas considérer le contrôle des frontières comme un terrorisme de l’exclusion, mais comme la condition pour pouvoir accueillir dignement ceux qui fuient des conflits auxquels nos dirigeants contribuent, par ingérence, complaisance ou indifférence.

Les nostalgiques et les progressistes

Permettez-moi d’avoir vingt ans et d’admirer le temps où la communication n’était pas envahie par les écrans silencieux. Permettez-moi de regarder avec envie l’époque où la manipulation de chaque machine produisait un son particulier et engageait un toucher propre. Et de m’attrister de l’appauvrissement du rapport à la machine réduit à un glissement de pouces.

Permettez-moi de trouver le son analogique d’un vinyle ou d’une cassette plus vivant que le son numérique. Permettez-moi de préférer la caméra d’un Raoul Sangla à tous les effets des caméras qui filment aujourd’hui des émissions de variété. De préférer les silences d’une Denise Glaser au matraquage de questions vides des shows télévisuels.

Permettez-moi de considérer que certaines choses étaient mieux avant. Non pas parce que c’était avant, mais parce qu’aucune époque n’a le monopole du progrès. Ce n’est pas être nostalgique que de considérer qu’il devait être mieux le temps où les artistes avaient le temps de mûrir sur scène et les journalistes le temps de partir en reportage plusieurs semaines.

 

Permettez-moi de chercher à reproduire la qualité de l’échange qu’autorisait ces technologies du passé, dans les technologies actuelles.

L’identité française ou le multiculturalisme

Permettez-moi d’être transculturelle et résolument française. Parce que, d’où que viennent mes parents, j’ai la capacité de faire mienne l’histoire de France. Permettez-moi de me sentir chez moi dans les voix d’un Brassens, d’un Coluche ou d’un Renaud, autant que d’un Moustaki, d’un Reggiani ou d’un Gainsbourg.

 

Permettez-moi de souhaiter la reconnaissance des différences, des singularités, de la diversité, clé de l’équilibre de tout écosystème, et de me battre pour le respect du pacte républicain qui fonde la communauté à laquelle j’appartiens qui se nomme France. Permettez-moi de prendre le droit de questionner l’autre, de l’interroger, de le critiquer, de débattre avec lui sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, pour l’inclure dans un nous et faire société avec lui.

Permettez-moi d’avoir grandi dans un bilinguisme français-anglais et de m’étonner de certains anglicismes des Français non anglophones. Permettez-moi pourtant de ne pas considérer l’apprentissage de l’anglais comme une menace à la maîtrise du français.

Permettez-moi de me laisser traverser des langues que je parle, et des cultures dont elles sont les portes d’entrée. Permettez-moi de souhaiter à tous les enfants de France d’avoir la chance de grandir dans deux langues, pour se forger ce muscle qui permet de mettre en perspective son chez-soi.

Permettez-moi de quitter mon pays pour aller puiser dans d’autres sociétés des modèles d’éducation, de rapport à l’environnement, aux autres générations, et de réfléchir à un moyen d’en adopter certains éléments dans mon pays.

Permettez-moi d’aimer mon pays de toutes mes forces, tout en relativisant sa prétention à l’universalité. De souhaiter son rayonnement sans encourager l’esprit de supériorité des français, bien connu à l’étranger.

Permettez-moi de situer mon appartenance à plusieurs échelles : régionale, nationale, humaine. Permettez-moi d’envisager une appartenance qui dépasse les frontières nationales avec ceux qui partagent mes combats et mes espoirs, sans nier les frontières nationales et culturelles. Permettez-moi de cultiver le métissage qu’une vie passée en partie à l’étranger m’a apporté, tout en reconnaissant mon héritage propre à un territoire. Et de voir dans les peuples créoles les modèles de cet équilibre.

L’élite parisienne ou la France profonde

 

La campagne présidentielle a fait ressurgir le mythe d’une France profonde, représentée par un candidat à l’accent impossible, censé la représenter. Cette France de la ruralité et des terroirs, désertée, vieillissante, repliée sur elle-même. Pourtant, des Pyrénées aux Alpes, de la Méditerranée à la Manche, j’ai trouvé dans des fermes, dans des associations locales, dans des hameaux, dans des centres sociaux, des jeunes d’origines diverses, diplômés, inventifs, entrepreneurs, désireux de mettre leur créativité et leur force de travail au service d’un mode de vie respectueux du vivant, et parvenant à créer avec les locaux, les bases d’un nouveau vivre-ensemble rural.

La jeunesse désœuvrée des périphéries et la jeunesse mondialisée diplômée des grandes villes

J’entends parler d’une opposition entre la jeunesse diplômée des grandes villes heureuse de la mondialisation, et la jeunesse désœuvrée des périphéries. Quel badge dois-je porter, moi qui viens d’une élite parisienne mais internationale, qui suis passée par Henri IV et qui fréquente les ouvriers et les paysans, moi qui ai bifurqué des couloirs trop étroits où ma voie semblait tracée ?

Je fais partie de ces jeunes qui sont allés étudier à l’étranger. Pourtant, j’ai connu les petits boulots pour payer mes études, le renoncement à acheter un carnet de métro pour pouvoir se payer des voyages afin de me forger une vision du monde, les semaines à manger des patates et à acheter ses vêtements à l’Armée du Salut.

Qu’est-ce qui définit mon appartenance à la jeunesse élitiste ou à la jeunesse désœuvrée ? Mon revenu, mon niveau d’études, les kilomètres que j’ai parcourus, mon mode de vie ? J’ai vu des jeunes diplômés ignorant le monde et sa diversité, et des jeunes sans un sou l’ayant parcouru.

Quelle valeur peut avoir mon cas singulier ? Il ne pèse sans doute pas assez lourd pour faire mentir les schémas sociologiques. On dit que l’exception confirme la règle. Exceptio probat regulam. Mais comme le rappelle Ambrose Bierce dans son Dictionnaire du diable, probat signifie éprouver, mettre à l’épreuve. Une exception ne valide pas la règle dont elle est sortie, elle la met à l’épreuve. Alors, toute petite exception que je sois, permettez-moi de mettre à l’épreuve l’histoire qu’on nous raconte, celle des Deux France, qui nous condamne à subir ce qui est ou ce qui fut, au lieu de créer ce qui pourrait être autrement.

 

Source: http://www.sarahroubato.com/hs/deux-france/

04 juillet 2017

 

Falsifications US et arrivée du porte-avions Bush : Prévisions russes pessimistes sur la Syrie. Attaque en préparation

Les allégations américaines selon lesquelles le gouvernement syrien est en train de préparer une nouvelle attaque à l’arme chimique inquiètent sérieusement les responsables russes. D’autant qu’ils ont précédé l’arrivée dans le port de Haïfa en Palestine occupée de l’un des plus grands porte-avions américain, Georges Bush.

 

Des falsifications dangereuses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce samedi, l’ambassadeur russe au Liban a accusé les USA de falsification des faits qui pourrait mener à une situation dangereuse dans la région.
« La répétition de la falsification des faits par les États-Unis est inacceptable, et les récentes déclarations de la Maison-Blanche concernant des possibles attaques chimiques démontrent que des actions dangereuses pourraient être préparées en Syrie », a déclaré l’ambassadeur russe au Liban, Alexandre Zasypkine.
«Ces derniers temps, une escalade dangereuse sur la question des armes chimiques a eu lieu à travers de nouvelles menaces, et cela signifie que quelque chose de dangereux pourrait être en train de se préparer», a déclaré M. Zasypkine.
Et de poursuivre : «Il y a des cas de falsification des faits réalisés par les États-Unis ces dernières années, comme en Irak, qui ont conduit à la tragédie et à la souffrance des populations. Nous ne permettrons pas la répétition de telles choses et feront face à ces menaces», a indiqué le diplomate russe.

L’ambassadeur a exhorté les États-Unis à rejoindre les tractations pour la paix dans le conflit syrien et à coopérer avec le gouvernement syrien.

 

La base de Chaayrate en danger?

Même son de cloche de la part d’Alexandre Goussev, directeur de l’Institut de planification stratégique, qui a exposé son point de vue sur le déploiement d’avions et de navires de guerre américains dans le port de Haïfa, en Palestine occupée.

« Le déploiement par les États-Unis d’avions et de navires non loin de la base syrienne de Chaayrate pourrait signifier que les autorités américaines se préparent à commettre un nouvel acte de provocation », a fait savoir à Sputnik M. Goussev.

«Faites confiance, mais vérifiez! Pourtant, à mon avis, il est nécessaire de bien suivre les informations relayées par CNN. Il y a maintenant une flotte conséquente de la marine américaine déployée dans la mer Méditerranée: le porte-avions USS George H.W.Bush, deux patrouilleurs, deux croiseurs, et leurs [missiles de croisière, ndlr] Tomahawk qui cibleraient la base aérienne de Chaayrate», située au sud-ouest de la province de Homs, a indiqué l’interlocuteur de Sputnik.
Ce porte-avions est arrivé ce samedi dans le port israélien de Haïfa en Palestine occupée.

Et de préciser que cette situation lui rappelle le 7 avril dernier, quand les États-Unis ont tiré 59 missiles contre la base aérienne de Chaayrate, utilisée par l’aviation gouvernementale syrienne, en réponse à l’attaque chimique présumée de Khan Cheikhoune du 4 avril attribuée sans preuve au gouvernement syrien.

«Je pense que même pour les Américains, il est clair que Bachar el-Assad n’a pas utilisé d’armes chimiques. Bien évidemment, c’était une provocation. La même chose pourrait désormais se reproduire», a ajouté M. Gousev.

Il a souligné qu’actuellement, les Américains pourraient prendre des mesures sans précédent, à savoir frapper avec des missiles BGM-109 Tomahawk la base de Chaayrate, ce qui «entrainerait une grave escalade du conflit en Syrie».

Selon les informations diffusées par la chaîne américaine CNN, le gouvernement américain a déployé des navires et des avions non loin de la base syrienne de Chaayrate, dans la province de Homs et la surveillent 24 heures sur 24. Pourtant, selon le même média, il n’y a aucune activité suspecte sur la base.

 

Attaque chimique en fabrication

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Or, pour le ministère russe de la Défense, c’est plutôt le sud syrien et plus précisément la province de Deraa qui pourrait être victime de la provocation américaine. Il a dit avoir des informations selon lesquelles des préparations sont en cours pour fabriquer une attaque chimique dans les régions d’Ankhel, Jassem et de Nawa , afin de justifier une attaque contre les forces gouvernementales dans cette zone où les milices peinent à changer la donne. De plus, le port de Haïfa où a accosté le porte-avions américain se trouve pas loin de cette zone.

Ce samedi après-midi, les sites de l’opposition syrienne sur les réseaux sociaux ont disséminé des rumeurs qui accusent l’armée syrienne d’avoir utilisé le gaz de chlore dans la région de Aïn Terma, dans la Ghouta orientale, où l’armée syrienne réalise une progression, sur fond de combats violents. L’armée syrienne a tout de suite démenti ces rumeurs, estimant qu’il s’agit de tentatives désespérées de la part des milices pour pallier à leurs pertes sur le terrain.

 

Source: http://french.almanar.com.lb/473097

03 juillet 2017

 

Washington déclare la guerre aux Gardiens de la révolution iranienne

The Countering Iran’s Destabilizing Activities (Loi pour la lutte contre les activités déstabilisatrices de l’Iran en 2017) ou S.722 est le nom du plan élargi que le sénat US vient de voter contre l’Iran. Il s’agit d’un arsenal législatif sans précédent que les sénateurs US ont voté à la majorité des voix (98 voix pour et seulement 2 contre) en violation flagrante de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1.

Contenu du plan

Le paquet de nouvelles sanctions voté contre l’Iran s’ajoute aux mesures déjà existantes, mais il se distingue d’elles dans la mesure où il vise l’une des composantes des forces armées iraniennes à savoir le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, au moment où ce dernier est impliqué à fond dans la lutte contre Daech à l’intérieur et hors des frontières nationales.

Mais que dit le plan?

Composé de douze parties, le texte ressuscite en effet les sanctions déjà levées dans le cadre de l’accord nucléaire tout en incitant le président américain à « identifier toute action iranienne susceptible d’être sanctionnée » aussi bien dans le domaine des armements qu’au niveau de la politique régionale ou même en matière de soi-disant droits de l’homme. À regarder de plus près, le sénat déclare la guerre au CGRI et ses capacités balistiques et ses activités de lutte contre le terrorisme takfiriste.

Le plan cible surtout la présence iranienne en Syrie et en Irak où l’Iran combat contre Daech et ses tentacules. Le texte demande à ce que les avions et les bateaux iraniens soient systématiquement inspectés pour empêcher toute assistance armée de l’Iran aux pays en proie à la guerre contre le terrorisme. Mais ce n’est pas tout : pour la première fois depuis la victoire de la Révolution islamique, le CGRI est placé sur la liste des  » organisations terroristes », alors même qu’il combat le terrorisme à l’intérieur et hors des frontières iraniennes.

Une quatrième partie du plan s’en prend aux missiles iraniens et déterre sous une autre forme les sanctions que l’accord nucléaire de 2015 avait partiellement levées. La banque centrale iranienne pourrait ainsi figurer de nouveau sur la liste des sanctions sous prétexte d’aide et d’assistance au programme balistique iranien.

L’accord nucléaire va-t-il survivre au tir de S-722?

Mais est-ce la fin de l’accord nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les 5+1?
De nombreux analystes voient à travers ce plan l’expression de la colère et du désespoir de l’administration américaine de voir l’Iran refuser de négocier  » autre chose que le nucléaire avec les Américains”.
Certaines sources américaines laissent entendre que le président US, un homme d’affaires avant tout, veut par ce plan, pousser Téhéran à négocier.

Mais quelle sera la réaction iranienne?
Les officiels Iraniens se sont refusé pour le moment à réagir. Mais le succès de ce nouveau paquet des sanctions dépend en grande partie de l’Europe. Fortement réticente vis-à-vis de la nouvelle administration américaine, les Européens seront-ils à même de renoncer à des milliards de dollars de contrats signés depuis 2015 avec l’Iran? Et puis la présence iranienne en Syrie, puisqu’elle est au cœur du plan américain, n’a jamais fait l’objet d’une quelconque résolution à l’ONU pour que Trump puisse en faire un levier de pression contre la Chine et la Russie.

Les Américains ont-ils à nouveau choisi un chemin de détour pour faire pression sur l’Iran?

Source: http://french.almanar.com.lb/455090

 

 

02 juillet 2017

 

Hallucinant !! L’état d’urgence déclaré inconstitutionnel. Silence radio !

Je reproduis ici la dernière décision du Conseil constitutionnel qui fait la Une des grands médias et qui rend ni plus ni moins l’essentiel de l’état d’urgence tout simplement anticonstitutionnel, au moment où le nouveau gouvernement, avec sa nouvelle majorité, va souhaiter le prolonger une nouvelle fois, rendant cet état d’urgence dans les faits permanent.

C’est donc une information très importante.

Entendez-moi bien, je ne suis pas du tout opposé à certaines solutions d’exception, surtout lorsque nous avons eu 300 morts sur notre propre sol, dans nos rues. C’est une évidence.

Il est également une évidence de ne jamais confier tous les pouvoirs, sinon cela n’est plus la démocratie mais une dictature fut-elle… “Éclairée”.

 

Charles SANNAT

Décision n° 2017-635 QPC du 9 juin 2017
Décision n° 2017-635 QPC

M. Émile L. [Interdiction de séjour dans le cadre de l’état d’urgence]

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL A ÉTÉ SAISI le 29 mars 2017 par le Conseil d’État (décision n° 407230 du même jour), dans les conditions prévues à l’article 61-1 de la Constitution, d’une question prioritaire de constitutionnalité. Cette question a été posée pour M. Émile L. par Mes Raphaël Kempf et Aïnoha Pascual, avocats au barreau de Paris. Elle a été enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel sous le n° 2017-635 QPC. Elle est relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit du 3° de l’article 5 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence.

Au vu des textes suivants :

– la Constitution ;
– l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;
– la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence ;
– le règlement du 4 février 2010 sur la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour les questions prioritaires de constitutionnalité ;

Au vu des pièces suivantes :

– les observations présentées pour le requérant par Mes Kempf et Pascual, enregistrées le 20 avril 2017 ;
– les observations présentées par le Premier ministre, enregistrées le 20 avril 2017 ;
– les observations en intervention présentées pour la Ligue des droits de l’homme par la SCP Spinosi et Sureau, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, enregistrées les 20 avril et 5 mai 2017 ;
– les pièces produites et jointes au dossier ;

Après avoir entendu Mes Kempf et Pascual, pour le requérant, Me François Sureau, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, pour la partie intervenante, et M. Xavier Pottier, désigné par le Premier ministre, à l’audience publique du 30 mai 2017 ;
Et après avoir entendu le rapporteur ;

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL S’EST FONDÉ SUR CE QUI SUIT :

1. L’article 5 de la loi du 3 avril 1955 mentionnée ci-dessus prévoit que la déclaration de l’état d’urgence donne certains pouvoirs aux préfets des départements dans lesquels s’applique l’état d’urgence. Selon le 3° de cet article 5, le préfet a le pouvoir :

« D’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics. »

2. Le requérant et l’association intervenante reprochent aux dispositions contestées de méconnaître la liberté d’aller et de venir ainsi que la liberté d’expression et de communication et le droit d’expression collective des idées et des opinions, dont résulte la liberté de manifester. Selon eux, d’une part, l’atteinte portée à ces libertés par la mesure d’interdiction de séjour ne saurait, dans la mesure où une « entrave à l’action des pouvoirs publics » ne constitue pas nécessairement une menace pour l’ordre public, être justifiée par l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public. D’autre part, la mise en œuvre de ces interdictions de séjour ne serait pas entourée de suffisamment de garanties, dès lors que le législateur n’en a pas fixé la durée et n’a pas exclu le domicile de l’intéressé du territoire pouvant être visé par l’interdiction. Les dispositions contestées porteraient également atteinte, selon le requérant, au droit au respect de la vie privée et, selon l’association intervenante, à la « liberté de travailler » et au droit de mener une vie familiale normale.
– Sur le fond :

3. La Constitution n’exclut pas la possibilité pour le législateur de prévoir un régime d’état d’urgence. Il lui appartient, dans ce cadre, d’assurer la conciliation entre, d’une part, la prévention des atteintes à l’ordre public et, d’autre part, le respect des droits et libertés reconnus à tous ceux qui résident sur le territoire de la République. Parmi ces droits et libertés figurent la liberté d’aller et de venir, composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et le droit de mener une vie familiale normale qui résulte du dixième alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.

4. La mesure d’interdiction de séjour, prévue par les dispositions contestées, ne peut être ordonnée par le préfet dans le département que lorsque l’état d’urgence a été déclaré et uniquement pour des lieux situés dans la zone qu’il couvre. L’état d’urgence peut être déclaré, en vertu de l’article 1er de la loi du 3 avril 1955, « soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

5. Toutefois, en premier lieu, en prévoyant qu’une interdiction de séjour peut être prononcée à l’encontre de toute personne « cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics », le législateur a permis le prononcé d’une telle mesure sans que celle-ci soit nécessairement justifiée par la prévention d’une atteinte à l’ordre public.

6. En second lieu, le législateur n’a soumis cette mesure d’interdiction de séjour, dont le périmètre peut notamment inclure le domicile ou le lieu de travail de la personne visée, à aucune autre condition et il n’a encadré sa mise en œuvre d’aucune garantie.

7. Dès lors, le législateur n’a pas assuré une conciliation équilibrée entre, d’une part, l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public et, d’autre part, la liberté d’aller et de venir et le droit de mener une vie familiale normale. Par conséquent et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs, le 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 doit être déclaré contraire à la Constitution.
– Sur les effets de la déclaration d’inconstitutionnalité :

8. Selon le deuxième alinéa de l’article 62 de la Constitution : « Une disposition déclarée inconstitutionnelle sur le fondement de l’article 61-1 est abrogée à compter de la publication de la décision du Conseil constitutionnel ou d’une date ultérieure fixée par cette décision. Le Conseil constitutionnel détermine les conditions et limites dans lesquelles les effets que la disposition a produits sont susceptibles d’être remis en cause. » En principe, la déclaration d’inconstitutionnalité doit bénéficier à l’auteur de la question prioritaire de constitutionnalité et la disposition déclarée contraire à la Constitution ne peut être appliquée dans les instances en cours à la date de la publication de la décision du Conseil constitutionnel. Cependant, les dispositions de l’article 62 de la Constitution réservent à ce dernier le pouvoir tant de fixer la date de l’abrogation et de reporter dans le temps ses effets que de prévoir la remise en cause des effets que la disposition a produits avant l’intervention de cette déclaration.

9. L’abrogation immédiate du 3° de l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 entraînerait des conséquences manifestement excessives. Afin de permettre au législateur de remédier à l’inconstitutionnalité constatée, il y a donc lieu de reporter la date de cette abrogation au 15 juillet 2017.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL DÉCIDE :

Article 1er. – Le 3° de l’article 5 de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence est contraire à la Constitution.

Article 2. – La déclaration d’inconstitutionnalité de l’article 1er prend effet dans les conditions fixées au paragraphe 9 de cette décision.

Article 3. – Cette décision sera publiée au Journal officiel de la République française et notifiée dans les conditions prévues à l’article 23-11 de l’ordonnance du 7 novembre 1958 susvisée.
Jugé par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 8 juin 2017, où siégeaient : M. Laurent FABIUS, Président, Mmes Claire BAZY MALAURIE, Nicole BELLOUBET, MM. Michel CHARASSE, Lionel JOSPIN, Mmes Corinne LUQUIENS, Nicole MAESTRACCI et M. Michel PINAULT.

Rendu public le 9 juin 2017.
JORF n°0136 du 11 juin 2017 texte n° 28
ECLI:FR:CC:2017:2017.635.QPC

Source Conseil constitutionnel plus haute juridiction de France ici

 

via: https://insolentiae.com/hallucinant-letat-durgence-declare-inconstitutionnel-silence-radio/

 01 juillet 2017

Arsène Macron et le crépuscule des néocons

L’héritier de Louis XIV a reçu comme on sait l’héritier de Pierre le Grand à Versailles. Cela nous changeait des manières débiles et abjectes de François Hollande.

On va continuer avec Arsène Lupin, car Arsène Lupin adore se déguiser, en socialiste bon teint, en banquier Rothschild, en agent américain… Et puis patatras ! Dans une interview aux grands journaux européens (défense de rire !), Macron bouleverse la donne, humilie le répugnant duo Sarkozy-Hollande, rabroue la bébête immonde BHL et tourne le dos au néocon.

On laisse parler Philippe Grasset dans Dedefensa.org. Sur Trump Philippe rappelle que Macron a vu juste :

 Il faut de l’audace pour affirmer cela alors qu’on annonce par ailleurs à propos de Trump : « La difficulté est qu’aujourd’hui il n’a pas encore élaboré le cadre conceptuel de sa politique internationale. Sa politique peut donc être imprévisible et c’est pour le monde une source d’inconfort. »  Comment être “parfaitement aligné” sur ce qui est “imprévisible” ? On a beau être Macron, c’est beaucoup s’en promettre. Toutes les affirmations ne sont pas sans faiblesses…

Oui, Trump n’a pas de doctrine, même mauvaise !

Après, Philippe poursuit :

Bye bye, neocons

Ces réserves étant dites, qui concerne ce que certains jugeraient être les nécessaires concessions faites à ses soutiens globalistes et néocons-à-la-française pour pouvoir mieux manœuvrer contre eux par ailleurs, nous allons mettre en évidence deux points qui nous paraissent d’un poids rhétorique et symbolique considérable dans le sens de la rupture avec la politique des dix dernières années (Sarko + Hollande, absolument dans le même sac).

·         Condamner dans la même phrase ou quasiment l’invasion de l’Irak de 2003 et celle de Libye de 2011, et juger l’action de la France à cette aune, – Chirac avait raison, Sarko et son clone Hollande avaient tort, – c’est un jugement audacieux par les temps qui courent (et un jugement de bon sens en soi, – nous y reviendrons plus loin) : « La France n’a pas participé à la guerre en Irak et elle a eu raison. Et elle a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye. » C’est une couleuvre qu’il est difficile d’avaler dans les salons (le “parti des salonards”), mais pas la dernière… »

Ensuite Philippe note « le plus incroyable » :

·         L’élément le plus extraordinaire de ces déclarations tient dans cette phrase incroyable : « Avec moi, ce sera la fin d’une forme de néo conservatisme importée en France depuis dix ans.» Cette phrase est incroyable (Macron le sait-il ?) parce que le symbolisme d’influence du courant néoconservateur (néocon) qui a semblé dominer la politique des USA et du bloc-BAO depuis 9/11 n’a jamais été officialisé ni reconnu comme tel. C’était à la fois un fantasme et une obligation quasiment maléfique qui définissaient ce que nous nommons plus que jamais la politique-Système… »

Et voici comment Macron met même en cause le système :

« En parler officiellement, les identifier en tant que tels pour les dénoncer, comme Macron l’a fait, c’est reconnaître in fine que la politique-Système a dominé les USA et le bloc-BAO et que cette “politique-Système” à ces caractères que nous décrivons souvent d’une force extérieure à la volonté et aux calculs humains, qui induit la loi écrasante du Système. Sans doute, quasi-certainement même l’ignore-t-il en ces termes si décisifs, mais le fait est que Macron met en cause le Système. On verra ce qu’il en adviendra. »

J’ai un ami américain astrophysicien qui me rappelle que Trump comme Poutine semblaient des pions du système avant de montrer leur vraie personnalité.

Philippe conclut à propos de la puissance US KO debout :

Mais aujourd’hui, le poids de cette puissance s’exerce d’une façon absolument anarchique, sans plus aucune capacité de créer quelque cohésion que ce soit, plutôt comme un gaspillage cosmique de cette puissance que comme une utilisation efficace. Pour la France également, la recherche de la restauration de liens avec la Russie, selon une vieille tradition diplomatique qu’imposent des liens culturels et la simple géographie, s’impose comme une évidence historique.

 

On peut rêver parfois, non ? Regardez comment le Saker a ridiculisé l’abattage de l’avion syrien le 18 juin dernier. Encore un aveu de faiblesse pour les forces du désordre qui arrivent au bout de leur entropie.

Une confrontation américano-iranienne : c’est tout ce que cherche Israël – et il pourrait l’obtenir

 La décision de l’armée américaine de déployer, pour la première fois, des lance-roquettes multiples HIMARS (High Mobility Artillery Rocket System) en territoire syrien à partir de la Jordanie signifie que le Pentagone a créé un fait nouveau sur le terrain. Selon CNN, le déploiement se fera dans la base militaire à Al-Tanf près de la frontière de la Syrie avec l’Irak dans la région du sud-est, qui est actuellement une zone de contestation entre les groupes rebelles soutenus par les Américains et les forces gouvernementales syriennes.

Une déclaration du ministère russe de la Défense à Moscou a noté jeudi que le déploiement pourrait suggérer une intention américaine d’attaquer les forces du gouvernement syrien soutenu par l’Iran. La déclaration russe disait :

·         La portée du système HIMARS ne suffit pas pour appuyer les unités soutenues par les USA … à Raqqa. Dans le même temps, la coalition anti-terroriste dirigée par les Américains a à plusieurs reprises attaqué les forces gouvernementales syriennes près de la frontière jordanienne, donc on peut supposer que de telles attaques continueront, mais cette fois impliquant les HIMARS.

En effet, de telles déclarations péremptoires de la part des Russes, alors même qu’elles sont faites sous forme de suppositions, doivent être basées sur des données de renseignement. En clair, les intentions des États-Unis doivent être interprétées. Une possibilité pourrait être que c’est effectivement une action défensive. Les Etats-Unis ont jusqu’à présent compté sur le fait que les autres protagonistes – les forces gouvernementales, le Hezbollah, l’Iran, la Turquie et la Russie – ont faire preuve de retenue absolue pour ne pas affronter les forces américaines. Cette entente tacite (ou le pragmatisme des deux côtés) a bien fonctionné jusqu’à présent en grande partie. Bien que les relations américano-russes continuent de se détériorer, l’accord « désescalade » en Syrie a bien fonctionné jusqu’à présent.

Cependant, la guerre est la guerre et on n’est jamais mieux servi que par soi-même en ces temps incertains. Le fait est que le HIMARS fournit un autre moyen de frapper l’adversaire si les opérations aériennes ne sont pas réalisables pour une raison quelconque – ou tout simplement parce qu’il représente une option préférable. Selon toute apparence, les États-Unis auraient l’intention de créer des bases militaires dans le sud de la Syrie (comme ils l’ont fait dans les régions du Nord bordant la Turquie et l’Irak) et, si c’est le cas, le déploiement de HIMARS colle tout à fait dans ce plan.

En définitive, tout cela se résume à la grande question: Quelles sont les intentions politico-militaires de l’administration de Trump en Syrie dans les évènements en cours ? Lors d’une conférence de presse à Bagdad le 7 Juin, Brett McGurk, envoyé spécial du Président des États-Unis pour la Coalition mondiale contre Daech, a soutenu que la présence militaire américaine dans et autour de Al-Tanf (près de la frontière syro-irakienne) est purement temporaire. Tout en expliquant les raisons justifiant les attaques récentes des États-Unis contre les forces gouvernementales syriennes dans cette zone, McGurk a affirmé que la mission des États-Unis est de lutter contre Daech en Syrie et « quand la lutte contre Daesh sera terminée, nous ne serons pas là. » Sauf que, s’il y a une chose que la crise du Qatar a montrée, c’est que l’administration Trump peut être diabolique.

D’autre part, les forces gouvernementales syriennes sont intéressés à reprendre le contrôle de la frontière de leur pays avec l’Irak. Le président Bachar Al-Assad a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’il avait l’intention de reprendre le contrôle de l’ensemble de la Syrie. Et il y a des indications suffisantes que les forces gouvernementales syriennes sont déployés pour reprendre les vastes espaces vacants qui se trouvent en dehors de la loi en Syrie orientale limitrophes de l’Irak. Cette avancée militaire syrienne a été interprétée par certains commentateurs comme visant à ouvrir une voie terrestre à travers l’Irak vers l’Iran, par laquelle Téhéran peut renforcer le Hezbollah. L’hypothèse ici est que le but est de faire un pont terrestre long de 1000 kilomètres reliant Damas à Téhéran (via al-Tanf et Bagdad).

Un commentaire du groupe de réflexion basé à Bruxelles, le Conseil européen des relations étrangères – Les Etats-Unis doivent éviter une guerre avec l’Iran en Syrie orientale – met en garde l’administration Trump qu’ils ne pourront qu’être perdants dans une rivalité avec l’Iran pour le contrôle de la frontière syro-irakienne. Cependant, Israël mise sur une conflagration irano-américaine et il reste à voir dans quelle mesure l’administration de Trump peut résister à la pression du lobby juif.

Pendant ce temps, les derniers rapports suggèrent que les forces gouvernementales irakiennes et les combattants sunnites ont pris le contrôle de la frontière près de Al-Tanf en Irak (connu sous le nom poste frontalier al-Waleed). Un rapport de Reuters a interprété cette évolution comme étant en fait destiné à « empêcher les forces pro-iraniennes soutenant le président syrien Bachar al-Assad de recevoir des armes lourdes de l’Iran en utilisant la route principale entre l’Irak et la Syrie. » De toute évidence,  une contestation irano-américaine est en train de naître au sud de la Syrie.

En somme, Israël pourrait obtenir ce qu’il cherche, mais il y a une autre affaire, c’est de savoir si il va aimer le résultat final de la lutte entre les Etats-Unis et l’Iran sur le contrôle de la Syrie du sud près du plateau du Golan. Il est peu probable que l’Iran laisse tomber « l’axe de la résistance », car il s’agit en fin de compte de la propre défense de l’Iran. Lire une analyse incisive par le Middle East Eye sur le plan commun israélo-américain pour travailler en tandem avec Daech afin accumuler la pression sur l’Iran pour le faire sortir des théâtres syriens et irakiens – The CIA and Islamic State: Iran’s twin threats.

Source: http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/06/18/a-us-iran-confrontation-is-just-what-israel-seeks-and-it-may-get/

 

Traduction : Avic – Réseau International

Un criminel de guerre reçu par Macron à l’Élysée

Le lundi 26 juin sera un jour à marquer d’une pierre noire pour l’image de la France. Hier, Macron, le nouveau locataire de l’Élysée à reçu en grande pompe (funèbre ?) le président du régime de Kiev, Porochenko.
Si je peux comprendre que la diplomatie nous impose de recevoir des dirigeants étrangers, il est aussi du devoir de la France de rappeler les actes criminels perpétrés par leur régime.

Malheureusement, non seulement Macron n’en fait aucunement référence dans la conférence de presse donnée après leur entretien, mais au contraire va accentuer la collaboration avec ce régime sanguinaire qui massacre depuis 3 ans le peuple du Donbass.
Quelle crédibilité Macron peut-il avoir lorsqu’il parle de respect dans l’intégralité territoriale de l’Ukraine, quand dans le même temps nos soldats sont présents sur le sol Syrien en soutien à des  terroristes et que nos avions bombardent ce pays dans l’illégalité internationale la plus complète.
Avons-nous entendu Macron demander le retour du Kosovo à la Serbie ?
La Crimée n’a pas subi d’invasion militaire russe, il n’y a pas eu non plus de mort et la population a désiré par voix référendaire rejoindre la Russie.

Je peux comprendre qu’un adepte de la secte technocratique estampillée UE, n’apprécie pas les référendums, car demander au peuple son aspiration et ses souhaits pour son avenir ne plaît généralement pas à l’oligarchie mondialiste (référendum de 2005 en France et aux Pays-Bas entre autres).
Macron veut que la France investisse dans le domaine des transports en Ukraine ? Ce serait bien que tu investisses en France dans ce registre plutôt que nous refourguer tes cars « low cost » ! Il y beaucoup à faire dans le domaine ferroviaire par exemple, mais pour une question de prestige, l’état français investit surtout sur le T.G.V et abandonne les trains régionaux laissant depuis de nombreuses années les régions gérer ces dessertes locales.

Il paraît que l’Ukraine, entre les mains des putschistes, a fait des progrès dans la lutte contre la corruption ? Si si, il est sérieux Macron quand il nous sort ça ! Au côté d’un oligarque corrompu jusqu’à la moelle, il fallait oser. Macron, il ose !
L’assainissement du secteur bancaire ? Je confirme l’assainissement, mais ce sont les économies des Ukrainiens qui vont l’être. Depuis la nationalisation de la Privat Bank, première banque de dépôt en Ukraine, l’état ukrainien a injecté 5,3 milliards d’euros de fonds publics.
En clair, c’est comme en France : privatisation des profits et socialisation des pertes.

Macron veut que la France investisse dans le secteur de l’énergie en Ukraine ?
Pas folle la guêpe, vu la faillite programmée des entreprises énergétiques ukrainiennes. Rien qu’au mois de mai, la dette due au fournisseur d’électricité à Kiev a enflé de près de 200 000 $US (196153$). La somme totale due, rien que pour la ville de Kiev atteint la somme faramineuse de 15 millions de dollars !

Comme je l’avais indiqué dans un de mes précédents articles, il n’y a pas que le secteur de l’électricité qui est concerné par la déchéance de Kiev. Plus de la moitié des habitants sont privés d’eau chaude jusqu’à la mi-octobre, ainsi que la ville de Marioupol dans le Donbass occupée par l’armée ukrainienne.

Mais c’est vrai, le régime de Kiev fait des réformes : il débaptise des villes, des rues et a fait tomber des statues de Lénine. C’est sympa au début pour amuser la galerie, mais d’une ça ne nourrit pas la population, ni n’offre un avenir aux Ukrainiens et surtout c’est symptomatique d’une russophobie pathologique qui ne peut que contribuer à diviser un peu plus les Ukrainiens.

Ce ne serait pas pathétique que j’en rigolerais presque ! Ce pays sombre chaque jour un peu plus dans le ridicule, mais plus grave pour le peuple ukrainien, dans une faillite qui les laissera sur le carreau le jour où l’économie sombrera irrémédiablement. Le régime de Porochenko et ses complices putschistes se targuent d’un coté de lutter contre la Russie dans le Donbass. Sauf que leur opération militaire est une opération dite antiterroriste ! Je ne comprends pas ? Vous luttez contre l’invasion de l’armée russe ou pas ? Si c’est le cas, ce n’est pas une opération antiterroriste, mais une déclaration de guerre en bonne et due forme qu’il faut faire. Plus rigolo, quoi que… Le régime de Kiev se vante de mettre son armée de soudards aux normes de l’OTAN, pour rejoindre cette organisation belliqueuse et vindicative.
Sauf qu’il y a encore un « peu » de boulot pour y être aux fameuses normes ! Des bénévoles passent leur vie à quémander un peu partout de l’aide et recueillir des fonds pour équiper de choses aussi banales que des chaussettes, des pelles, des pioches, de la lessive (!!!), et même de quoi pouvoir se faire à manger ! Pathétique !

Au vu de ces nouvelles, il y a lieu de s’interroger sur la pertinence de « nos dirigeants » à vouloir intégrer l’Ukraine au sein de l’UE. La clairvoyance n’étant pas le point fort de nos oligarques, la rationalité de ce genre de décision suicidaire, pour l’Ukraine comme pour les pays européens, n’est certainement pas prise pour le bien commun de nos peuples respectifs, mais plutôt pour continuer cette guerre froide stupide contre la Russie.
Cette guerre ne sert aucunement les intérêts des peuples européens, ukrainien ou russe, mais uniquement l’oligarchie mondialiste et ses larbins de Kiev au pouvoir depuis février 2014 avec le soutien des précités.

Il y a des signes inquiétant avec la visite de ce criminel de guerre en France, c’est que non seulement Macron l’a reçu à l’Elysée, mais il a aussi été reçu à Matignon par le premier ministre et par Gérard Larcher le président du Sénat, soit les trois plus hauts représentant de l’état Français.

Malheureusement et à mon plus grand regret, je ne peux que constater, que mon pays et ses « nouveaux » dirigeants, continuent de suivre un peu plus les directives agressives de Washington contre le valeureux peuple du Donbass, qui résiste farouchement contre le régime de Porochenko. La lutte du peuple du Donbass ne faiblit pas, malgré son isolement sur la scène médiatique et politique internationale.
Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas à déjà perdu.

Les liens en référence à mon article se trouveront dorénavant en dessous de mon appel à votre soutien, plus que nécessaire après la forfaiture de paypal à mon encontre. Je procéderai comme ceci à l’avenir dans un souci de clarté et de confort dans la lecture de mes articles.
Merci de votre compréhension.

Sébastien Hairon, volontaire bénévole et indépendant à Donetsk (DNR)

Sources pour l’article :
Le site de l’Elysée 
Recapitalisation de la Privat Bank 
Dette de l’électricité à Kiev 
Changements de nom de villes en Ukraine 
« Humanitaire » pour les soldats ukrainiens 
Mon article concernant les soucis d’eau chaude en Ukraine 

 

Source: http://peupleslibres-nouvelle-russie.blogspot.fr/2017/06/un-criminel-de-guerre-recu-par-macron.html

James Dean et l’attentat de l’observatoire

On connaît tous la « Fureur de vivre ». Le titre en anglais est tellement plus clair : « Rebel without a cause ». Ce film du milieu des années cinquante crée la jeunesse moderne nihiliste, dépravée, désabusée, celle qu’on a tous eue finalement, puisque tous ceux qui ont connu une autre jeunesse (celle où il y avait des parents et des principes, de la religion ou des idéaux sociaux) sont morts. C’est Guy Debord qui sur son déclin explique que la société du spectacle crée « un homme qui ressemble plus à son temps qu’à son père ». Etait-ce un constat ou une création ex nihilo, une conspiration de psychiatres, de profs de Francfort et de fonctionnaires de cet hypomaniaque Etat profond US ? Dans le film de Nicholas Ray (dont l’agonie fut filmée par Wenders), James Dean bat son père. Le marché sera là pour remplacer son père.

James Dean ? Explication par Guy Debord :

« À l’acceptation béate de ce qui existe peut aussi se joindre comme une même chose la révolte purement spectaculaire : ceci traduit ce simple fait que l’insatisfaction elle-même est devenue une marchandise dès que l’abondance économique s’est trouvée capable d’étendre sa production jusqu’au traitement d’une telle matière première. »

La grande victime n’est pas le rebelle mais son disciple Platon, joué par le futur sacrifié Sal Mineo. Rappelons que les trois acteurs auront des morts tragiques, James Dean, Sal Mineo et même Nathalie Wood, prisonnière du désert, qui mourut mystérieusement en pleine mer. Son mari d’alors (on était au début des années 80), Robert Wagner avait tué sa fiancée enceinte dans un film de ce même début des années cinquante (A kiss before dying de Gerd Osward). Car Hollywood montrait l’exemple !

Le jeune Platon donc : que nul n’entre ici s’il n’est géomètre, dit Platon. Justement, le personnage prédominant de ce film n’est pas le rebelle mais l’observatoire ! C’est dans l’observatoire que les protagonistes sont présentés sous leur symbolisme astrologique (comme dans le Satiricon de Pétrone en fait). Et ils ont droit à la conférence qui suit, tenue par un savant universitaire, assez bureaucrate et bien déprimant surtout, qui aime en rajouter comme on dit :

« Les constellations familières qui illuminent notre nuit resteront inchangées et absolument pas émues par la brièveté de temps entre la naissance de notre planète et sa disparition. »

Le conférencier ajoute gentiment et peu délicatement : « nous disparaîtrons dans la noirceur de cet espace d’où nous sommes venus. Nous serons détruits comme nous avons commencé dans un éclat de gaz et de feu. »

Toujours optimiste, le conférencier continue : « dans la complexité de notre univers et des galaxies, la terre ne manquera à personne. »

Et notre gaillard conférencier insiste (c’est un vrai attentat de l’observatoire !) :

« A travers les infinies distances de l’espace, les problèmes de l’homme semblent triviaux et naïfs. Et l’homme, seul au monde, semble être un épisode de peu de conséquence. »

 Allez motiver un peuple avec ça.

La science moderne avec ses trous noirs et la farce de sa conquête spatiale a tout fait pour désespérer l’humanité – devenue trop abrutie pour être rebelle ou même déprimée. On lui annonce même son grand remplacement d’ici cinquante ans via l’intelligence artificielle et elle ne trouve rien à y redire (pourquoi y redire ? T’es facho ?).

Juste après la conférence commence le duel qui aboutit à la mort d’un autre « rebelle spectaculaire ». Il est précipité en bagnole d’une falaise ; pensez à la mort en bagnole de Dean un ou deux ans plus tard, pensez à celle de Paul Walker, l’acteur de Fast and Furious et aussi du curieux  film Skulls&Bones.

Et à la fin du film on a un autre sacrifice. Celui de Platon, et dans ce même observatoire.

C’était ma minute de Monsieur l’encyclopédiste !Enfin les plus savants reliront la remarquable interview de Lucien Cerise à proposer de Gouverner par le chaos :

« Afin d’anticiper sur les comportements populaires et de les garder sous contrôle, il faut aller plus loin que la simple observation et le recueil d’informations, en un mot le renseignement ; il faut aller jusqu’à provoquer ces comportements, y compris les comportements d’opposition, critiques et contradictoires. Cette démarche proactive est celle de la communauté du Renseignement, en particulier depuis les années 1950 et le programme Cointelpro (Counter Intelligence Program), élaboré aux États-Unis dans le cadre du maccartisme et de la chasse aux sorcières anti-communiste. Les services secrets américains (FBI, CIA) ont ainsi consciemment créé pour la jeunesse une contre-culture beatnik et hippie totalement inoffensive, à base d’expressionnisme abstrait (Pollock, De Kooning), de bougisme (Kerouac), d’art pop psychédélique et de produits stupéfiants incapacitants, comme un circuit de dérivation hors de l’institution du potentiel de subversion autrement plus dangereux que représentait le communisme orthodoxe, qui était situé, lui, au cœur de l’institution. »

Sources 

Bonnal – la damnation des stars (Filipacchi) ; la culture comme arme de destruction massive (Amazon.fr)

Cerise – Gouverner par le chaos

 

Debord – La société du spectacle

Non, l’armée n’a pas déjoué un attentat à Bruxelles-Central

 

Quand les médias relaient complaisamment la propagande du pouvoir.

Rappel des faits

Mardi 21 juin, vers 20h30, un individu plus tard identifié sous le nom d'Oussama Zariouh a mis à feu un dispositif explosif contenu dans son bagage (trolley) au niveau moins un de la gare centrale.

Oussama Z. est arrivé à la Gare centrale vers 20h39. Il a tenté de faire exploser son dispositif à 20h44 mais la déflagration ne fut que de faible intensité. Il s’est ensuite éloigné de sa valise pour poursuivre un chef de gare vers les quais. Entre-temps, le bagage a explosé une deuxième fois avec un peu plus de puissance.

L’assaillant est ensuite remonté dans le hall où il s’est précipité vers un militaire en criant « Allah Akbar ». Le soldat a alors ouvert le feu, touchant directement le terroriste présumé.

Oussama Z. est décédé sur place des suites de ses blessures. Source : La Capitale

Manifestement, et cela devrait être bien clair pour tout le monde, l'attentat n'a échoué que parce que la bombe n'a pas fonctionné, ou n'a que très partiellement explosé, ainsi qu'on peut le voir sur la photo.

Cela n'empêche pas le ministre de l'Intérieur de déclarer sur VTM, que « Grâce à leur intervention rapide, les militaires ont empêché un acte de grande ampleur. »

Même son de cloche du côté des services d'information officiels :

Attentat terroriste déjoué à la gare de Bruxelles-Central
date : 21 juin 2017

Le mardi 20 juin 2017, à 20h30, un attentat terroriste a été déjoué à la gare de Bruxelles-Central. L’auteur a immédiatement été abattu par les militaires présents, permettant d’éviter le pire. C’est ce qu’a indiqué le Premier ministre lors de la conférence de presse à l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité.

Le Premier ministre a confirmé que l’organe d’analyse de la menace OCAM maintenait le niveau de menace au niveau 3. Des mesures de sécurité supplémentaires seront toutefois prises et des contrôles plus poussés seront effectués lors d’évènements publics et dans les transports en commun.

Le Premier ministre a en outre remercié les services de sécurité et le personnel de la SNCB et de la STIB pour leur réaction rapide et adéquate. Source : Portail Fédéral

On le voit, le gouvernement, qui cherche à justifier la présence de militaires en armes dans les rues et le tout sécuritaire, n'hésite pas à torturer les faits pour les faire cadrer avec sa propagande, et la presse, jamais en reste dans ce domaine, suit servilement, à de rares exceptions près.

Ceci intervient à peine quelques jours après qu'un projet de révision de la constitution, permettant de porter la garde à vue à 72 heures ait été rejeté par la Chambre des Représentants.

Règles d'engagement des militaires déployés dans les rues

Selon les premiers éléments de l’enquête ouverte à la suite de l’attentat terroriste manqué mardi soir à Bruxelles-Central, il ressort d’après les images de vidéosurveillance que les militaires ont ouvert le feu sur le suspect alors que celui-ci s’approchait dangereusement d’eux. L’auteur des faits, Oussama Z., courait vers les militaires avec un objet dans la main et criait « Allah Akbar », a indiqué mercredi le parquet de Bruxelles.

Une autopsie du corps d’Oussama Z. a par ailleurs a été effectuée mercredi après-midi par le médecin légiste. Lorsque le rapport d’autopsie définitif ainsi que le rapport de l’expert balistique seront transmis au parquet de Bruxelles, ce dernier prendra une décision définitive relative à ce dossier. Selon les éléments actuellement en possession du parquet, l’usage que les militaires ont fait de leur arme à feu s’inscrirait dans un cadre tout à fait règlementaire.

Lorsque qu’il y a un incident de tir par arme à feu effectué par les forces de l’ordre, le parquet ouvre une enquête. Il s’agit donc d’une procédure standard, mise en place à la suite de la neutralisation par les militaires de l’auteur de la tentative d’attentat terroriste mardi à la gare centrale de Bruxelles. Source : Le Soir

Oui, seulement voilà, les militaires ne font pas partie des forces de l'ordre. Ce sont des simples citoyens comme vous et moi. Et en principe, les conditions de leur déploiement prévoyaient initialement qu'ils travailleraient en appui d'au moins un policier, habilité à autoriser ou non l'usage des armes de service. La question ici n'est pas de savoir si le militaire qui a fait usage de son arme était en état de légitime défense, auquel cas il était parfaitement fondé à procéder à un tir de neutralisation.

Le problème, c'est que les « règles d'engagement » des militaires déployés, c'est-à-dire les conditions dans lesquelles ils sont autorisés à faire usage de leurs armes sont secrètes. Il s'agit d'un protocole établi entre le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Défense, dont aucun élément n'a été porté à la connaissance du public, à ce jour.

Or, je le rappelle, les soldats sont des citoyens comme les autres, et n'ont ni plus, ni moins le droit à la légitime défense que quiconque. Ils n'ont aucun pouvoir de police judiciaire, n'ont pas même le droit de contrôler l'identité des personnes et ne peuvent fouiller les bagages qu'en appui d'un ou plusieurs policiers qui supervisent le contrôle.

C'est un principe fondamental en démocratie : la loi ne peut être secrète, elle doit être publique, et est réputée connue de chacun (nul n'est censé ignorer la loi). Or ici, il apparaît clairement que des instructions ont été données à des militaires en vertu desquelles ils se seraient automatiquement placés au-dessus des lois dans des circonstances données.

Au risque de choquer, je vais prendre un exemple volontairement caricatural. Imaginons que ces conditions prévoiraient que les militaires peuvent faire usage de la force létale au cas où ils seraient confrontés à un particulier qui refuserait de les saluer bien bas en passant devant eux, cela ne poserait-il pas un problème ? La charge est grossière, certes, mais le problème de fond reste posé. Nul ne peut être poursuivi que dans les cas prévus par la loi, et dans la forme qu'elle prescrit (Constitution, Art. 12).

La constitution a pour objet de protéger les citoyens contre toute dérive autocratique ou totalitaire d'un des pouvoirs qui lui sont subordonnés. Mais qui est en charge de la faire respecter, sinon les citoyens eux-mêmes ? On vous berce d'illusions quand on prétend qu'on peut accepter, en échange d'un gain hypothétique en sécurité, des petits aménagements avec la loi, qui ont pour corollaire des restrictions bien réelles, celles-là, sur vos droits.

La question étant de savoir jusqu'à quel point les citoyens sont prêts à s'enfoncer, toujours plus loin, dans l'autoritarisme en échange d'une « sécurité » parfaitement illusoire. Et arrivé là, sera-t-il possible d'en revenir jamais ?

Un « terrorisme » décidément atypique

Bien des mystères subsistent à propos de cet homme passe-murailles. Mais en quittant mardi soir la maison du boulevard Mettewie, le ressortissant marocain avait en tout cas un objectif. « Il va là pour mourir », explique une source proche de l’enquête. Source : La Libre

On peut imaginer, en effet, c'est d'ailleurs la narration qu'on nous présente habituellement, que l'intéressé qui avait, toujours selon la presse, des « sympathies » pour Daesh avait décidé de mourir en beauté, en se faisant exploser au milieu de voyageurs innocents après avoir crié « Allah akbar ». Oui, sauf qu'après avoir constaté que son attentat était raté, et après avoir apparemment tenté d'embarquer dans un train au niveau des quais situé un étage plus bas, l'individu est remonté, puis s'est dirigé en hurlant vers les soldats, et s'est fait (très logiquement) abattre.

Que cherchait-il, sinon, précisément, à se faire tuer ? Il n'était pas armé et n'avait aucun explosif sur lui : il ne pouvait en aucun cas constituer une quelconque menace pour les militaires (qui eux, ne pouvaient pas le savoir - je ne remets nullement leur réaction en cause, j'aurais probablement fait pareil).

Je crois qu'on peut conclure que l'intéressé avait décidé de se suicider, en dépit du fait que l'attentat qu'il avait planifié avait misérablement échoué. Loin, bien loin de la « mort en martyr », donc.

La question que je me pose, moi, c'est : dans quel état d'esprit faut-il être pour aller finir misérablement de la sorte ? Ne faut-il pas être complètement défoncé, plutôt ? J'espère que l'autopsie du suspect comprenait aussi un bilan toxicologique, parce que pour ma part, j'ai un peu de mal à croire qu'on puisse commettre ce genre de stupidité si l’on n’est pas sous l'influence d'un puissant psychotrope tel le captagon.

Peut-être serait-il temps également que les enquêteurs s'intéressent de très près aux flux financiers, tant vers les comptes du suspect que ceux de ses proches, plusieurs mois avant l'attentat, pour une période pouvant aller jusqu'à plusieurs mois après celui-ci. Parce qu'une fois de plus, ce qui fait défaut, ici, c'est une motivation crédible. Ces gens n'ont rien de véritables « terroristes » (entendez par là des gens par ailleurs équilibrés dotés d'une solide motivation politique, d'une détermination sans faille, avec des revendications politiques). Ce sont des paumés, des laissés-pour-compte de la société, vivant de petits boulots quand ce ne sont pas des truands ou des jeunes désoeuvrés.

Suis-je le seul à penser que ces gens sonnent faux ? Suis-je le seul à penser qu'on ne se trouve pas vraiment en face de terroristes mais en face de pauvres types qui sont instrumentalisés pour déstabiliser nos démocraties et les pousser toujours plus loin, vers le « choc des civilisations » cher à Samuel Huntington, et aux néocons de Washington ?

J'entends déjà hurler à la « théorie conspirationniste ». Toutefois, l'histoire récente nous montre que de telles tentatives de déstabilisation ont bel et bien été menées par des réseaux clandestins de l'OTAN, et notamment le réseau Gladio.

Stratégie de la tension

Selon un document émis en 2000 par des parlementaires italiens membres des Démocrates de gauche, Gladio aurait participé en Italie à la stratégie de la tension, avec l'aide de la loge maçonnique P2, dirigée par Licio Gelli, destinée à « empêcher le PCI et, dans une moindre mesure, le PSI, à accéder au pouvoir exécutif ». Perpétré par le second groupe des Brigades rouges (les fondateurs étaient alors en prison), l'assassinat du leader de la Démocratie chrétienne (DC), Aldo Moro, en mai 1978, a mis fin à tout espoir d'un compromis historique entre la DC et le PCI. De 1969 à 1980, plus de 600 attentats (4 sur 5 étant attribués aux organisations clandestines d'extrême-droite pendant les « Années de plomb ») ont fait en Italie 362 morts et 172 blessés. Ce document, dépourvu de valeur officielle, a provoqué de vifs débats au parlement italien, et a vu la validité de ses conclusions contestée. Source : wikipedia

On pourrait aussi parler de l'Opération Condor, qui poursuivait plus ou moins les mêmes objectifs que les réseaux « Stay behind » de l'OTAN, mais pour le compte de la CIA, en Amérique du Sud.

Je ne saurais terminer sans vous conseiller l'excellent documentaire qu'Arte avait réalisé sur la campagne d'attentats qui avaient frappé l'Italie à l'époque de la « stratégie de la tension ». Aucune de ces affaires n'a jamais pu être élucidée à ce jour.

Référence : 

DH (22.06.17) - Le terroriste de la gare Centrale de Bruxelles a pris le taxi...

Portail Fédéral belge (21.06.17) - Attentat terroriste déjoué à la gare de Br...

La Capitale (21.06.17) - Attentat manqué à Bruxelles-Central : l'assaillant, O...

Le Soir (21.06.17) - Attaque terroriste à Bruxelles : l’usage que les militair...

L'Obs (20.06.17) - L'attaque de Bruxelles perpétrée par un "sympathisant" de ...

La Libre (20.06.17) - Attaque terroriste à Bruxelles : le suspect avait des sy...

RTBF (05.07.16) - Les militaires belges en rue ont-ils les moyens de réagir a...

Arte (VIDEO) - Le réseau Gladio - Quand la CIA fabriquait le terrorisme en Eu...

 

 

Attentats depuis janvier 2017 : Afghanistan, Syrie, Pakistan, Égypte … le double standard médiatique

Trois attentats ont récemment défrayé la chronique médiatique en Europe, occultant d’autres attaques bien plus meurtrières survenues ailleurs dans le monde. Cette focalisation sur ce qui est plus proche de nous ou supposé tel, n’a rien d’anodin. Elle est tout à fait consciente et même conceptualisée par les professionnels de la communication et du journalisme sous le nom de « loi du mort au kilomètre ».

Ainsi, l’attentat-suicide perpétré à Manchester le 22 mai dernier (22 morts, une soixantaine de blessés), le massacre organisé sur le London Bridge le 3 juin (7 morts, 48 blessés), et l’attaque d’un policier français près de Notre Dame de Paris, le 6 juin (un policier blessé) ont monopolisé les unes de notre presse et les flots d’images et de paroles de nos chaînes d’information en continu, hiérarchisant de fait l’importance de la vie humaine en éludant rapidement les attentats pourtant plus meurtriers perpétrés au même moment à d’autres endroits du globe.

Contre la concurrence victimaire, rééquilibrer de l’information

Il ne s’agit pas ici de céder à la concurrence victimaire en déconsidérant à notre tour les victimes des attentats mentionnés ci-dessus. Mais simplement d’effectuer un rééquilibrage de l’information, tout en observant que l’attitude des professionnels de la presse à l’égard de ces événements les situe très clairement politiquement, de la manière dont en parlait George Orwell dans ses « réflexions sur la guerre d’Espagne  » :

« Ce sont les choix politiques qui déterminent exclusivement le crédit qu’on accorde ou non aux atrocités. Chacun croit aux atrocités ennemies et refuse de croire à celles de son camp, même sans prendre la peine d’examiner les faits. »

Des réactions diplomatiques et médiatiques disproportionnées

Les réactions politiques des représentants des pays occidentaux et la couverture médiatique de ces événements frappe par le contraste qu’elle génère avec l’indifférence manifeste vis-à-vis des victimes des mêmes organisations meurtrières dans le reste du monde. Ce double standard politique et médiatique de l’expression de la compassion pour certaines victimes, observé à l’échelle d’une période de quelques semaines ou de quelques mois, nous renseigne sur l’étroitesse de la vision du monde qu’on nous donne à voir, et sur les éléments de construction médiatique d’une géopolitique des émotions par laquelle on voudrait influencer les masses. On pourrait parler, pour parodier Dominique Moïsi, d’une géopolitique de la victimisation.

Entre Manchester et Notre-Dame : Afghanistan, Philippines, Iran…

A titre d’exemples d’attentats occultés ou sous couverts par la presse, voici un bref aperçu de ce qui s’est passé dans le reste du monde entre l’attaque de Manchester et celle de Notre-Dame.

Le 31 mai, un attentat au camion piégé a été perpétré dans le quartier diplomatique de Kaboul en Afghanistan. Cette attaque a fait 150 morts et plus de 460 blessés.

Le 1er juin, un homme a incendié un casino à Manille après y avoir ouvert le feu à l’arme automatique. On dénombre 38 morts, l’assaillant compris. L’attaque a été revendiquée le lendemain par Daech. Le 23 mai, la ville de Marawi au sud des Philippines fut la cible d’une attaque de l’organisation Abou Sayyaf, alliée de Daech. Cette attaque a donné lieu à de violents combats avec les forces armées philippines ainsi qu’à la prise de centaines d’otages de la part des assaillants.

Enfin, le 7 juin, un double attentat a frappé Téhéran, capitale de l’Iran. Le parlement ainsi que le mausolée de l’ayatollah Khomeiny ont été pris pour cible. Ces attaques ont causé la mort de 12 personnes, 39 ont été blessées.

Liste (non exhaustive) des attentats survenus ses 6 derniers mois

Afin d’appréhender l’abîme séparant le traitement médiatique des attentats perpétrés d’une part en occident, et d’autre part, dans le reste du monde, voici une liste non exhaustive des attentats ayant eu lieu à la surface du globe depuis janvier 2017 (source : Terrorisme en 2017, Wikipedia).

Plus de 412 morts en Afghanistan, 247 en Irak, 228 en Syrie, 132 au Pakistan, 108 en Égypte …

Attentats de Janvier

·         Turquie : le 1er janvier 2017, une fusillade dans une discothèque d’Istanbul fait 39 morts et 65 blessés. L’attaque est revendiquée par l’État islamique.

·         Irak : le 1er janvier 2017, des militants de l’État islamique attaquent un checkpoint de la police dans la ville de Nadjaf, tuant sept policiers et en faisant 17 blessés dont des civils.

·         Syrie : le 1er janvier 2017, deux agents de sécurité sont tués dans un double attentat suicide à Tartous, après l’arrestation de plusieurs personnes peu après le réveillon du Nouvel An.

·         Afghanistan : le 1er janvier 2017, six personnes sont blessées à Hérat, dans l’explosion d’une bombe dans une mosquée chiite de l’ouest de l’Afghanistan.

·         Pakistan : le 1er janvier 2017, quatre membres de la sécurité et deux civils ont été blessés lors d’une explosion à Quetta.

·         Algérie : le 1er janvier 2017, une bombe a tué enfant et a blessé sept autres personnes à Blida.

·         Jordanie : le 1er janvier 2017, l’État islamique revendique une attaque qui tue un soldat jordanien à Ma’an

·         Irak : le 2 janvier 2017, une série de trois attentats-suicides à Bagdad fait 57 morts et 61 blessés. La série d’attentats est revendiquée par l’État islamique.

·         Somalie : le 2 janvier 2017, un attentat-suicide fait 3 morts à Mogadiscio, le siège de l’AMISOM était visé. Il s’agit probablement d’un acte des islamistes shebab.

·         Burkina Faso : le 2 janvier 2017, une personne est tuée et une autre blessée dans deux attaques à Djibo.

·         Irak : le 2 janvier 2017, des hommes armés portant des gilets de suicide attaquent deux postes de police dans la ville de Samarra, tuant au moins sept policiers.

·         Égypte : le 3 janvier 2017, un homme d’affaires chrétien est assassiné par un extrémiste islamiste pour avoir vendu de l’alcool dans son magasin au Caire.

·         Yémen : le 3 janvier 2017, deux soldats sont tués à Abyan dans une embuscade

·         Afghanistan : le 3 janvier 2017, quatre soldats sont morts dans une embuscade des Taliban dans la province du Badkhchan.

·         Centrafrique : le 3 janvier 2017, des casques bleus marocains tombent dans une embuscade tendue par des assaillants à Bria, alors qu’ils escortaient des camions à carburant. Deux soldats de la paix sont tués et deux autres sont blessés.

·         Pakistan : le 4 janvier 2017, des hommes armés tuent deux officiels à Quetta.

·         Somalie : le 4 janvier 2017, une voiture piégée blesse quatre gardes des Nations Unies à Mogadiscio, dans une explosion dirigée contre le complexe de l’ONU.

·         Philippines : le 4 janvier 2017, des islamistes attaquent une prison située à Kidapawan, dans le but de libérer leurs sympathisants. Cette attaque tue deux personnes.

·         Nigéria : le 4 janvier 2017, trois jeunes kamikazes sont tués alors qu’elles tentaient de faire exploser leurs vestes sur le marché de la ville de Madagali. Les responsables locaux blâment Boko Haram pour la tentative d’attaque.

·         Afghanistan : le 4 janvier 2017, deux membres des services américains sont tués et deux autres sont blessés alors qu’ils combattaient les talibans dans la province de Kunduz.

·         Afghanistan : le 4 janvier 2017, une policière est abattue dans le district de Nawa, dans la province de Helmand.

·         Syrie : le 5 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée fait 16 morts et 35 blessés à Jablé.

·         Turquie : le 5 janvier 2017, l’explosion d’une voiture fait 2 morts (dont un policier) et une dizaine de blessés à Izmir. Deux terroristes sont abattus par les forces de l’ordre. Ils avaient avec eux un armement lourd et prévoyaient de tuer bien plus de personnes.

·         Irak : le 5 janvier 2017, l’explosion d’une voiture aux abords d’une mosquée de Bagdad dans un quartier chiite fait 9 morts et 15 blessés. Le même jour, à la tombée de la nuit, un kamikaze tue 11 personnes et blesse 22 près d’un poste de sécurité à Bab al-Muadam. Plusieurs petites attaques autour de la ville tuent 7 personnes et blessent 20 autres.

·         Suède : le 5 janvier 2017, une bombe explose devant un centre pour migrants.

·         Irak : le 6 janvier 2017, un poste de police près de Tikrit est attaqué par des kamikazes et une voiture piégée explose. Quatre policiers et deux agresseurs sont tués, tandis que 12 autres sont blessés.

·         Pakistan : le 6 janvier 2017, cinq membres de la communauté Hazara Shia sont blessés à Quetta, lorsque des assaillants armés ouvrent le feu sur leur véhicule.

·         Égypte : le 6 janvier 2017, deux chrétiens coptes égyptiens sont assassinés dans le gouvernorat de Menufeya, en raison de leur foi, d’après le frère de la femme décédé.

·         Syrie : le 6 janvier 2017, des combattants de l’État islamique décapitent un homme à Raqqa.

·         Afghanistan : le 6 janvier 2017, des hommes armés tuent au moins 9 mineurs appartenant à la minorité Hazara. Les responsables locaux accusent les Taliban, mais le groupe nie en être responsable.

·         Yémen : le 7 janvier 2017, six soldats britanniques sont tués et vingt autres sont blessés dans une attaque suicide à Abyan.

·         Syrie : le 7 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée fait 48 morts et plusieurs dizaines de blessés à Azaz. Il s’agirait d’un acte commis par l’État islamique.

·         Inde : le 7 janvier 2017, deux soldats sont blessés lors de l’explosion d’une bombe près du bureau du sous-commissaire, dans l’État de Manipur.

·         Nigéria : le 7 janvier 2017, un groupe de combattants attaquent une base de l’armée nigériane à Buni Yadi, mais sont repoussés par les forces gouvernementales. Au moins 5 soldats et 15 combattants sont tués.

·         Afghanistan : le 7 janvier 2017, une explosion a eu lieu dans la province de Zabol. L’attaque fait un mort et deux blessés. Toutes les victimes étaient des policiers.

·         Irak : le 8 janvier 2017, un double attentat fait 20 morts et 55 blessés dans deux quartiers chiites de Bagdad. Le premier attentat est revendiqué par l’État islamique.

·         Israël : le 8 janvier 2017, un sympathisant de l’État islamique tue 4 soldats israéliens et blesse 17 autres, en fonçant sur eux avec un camion.

·         Yémen : le 8 janvier 2017, au moins cinq civils sont tués et beaucoup d’autres sont blessés lorsqu’un camion frappe une mine, située dans la ville de Ta’izz.

·         Inde : le 8 janvier 2017, plusieurs combattants non identifiés attaquent un campement de travailleurs de la construction routière, dans l’État de Jammu-et-Cachemire. Cette attaque tue trois travailleurs.

·         Égypte : le 9 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée fait 8 morts dont 7 policiers à El-Arich, dans le Sinaï. L’attentat est suivi d’une attaque par des hommes armés. Un certain nombre de forces de sécurité sont prises en otage par les assaillants.

·         Colombie : le 9 janvier 2017, un soldat est tué par des membres de l’ELN.

·         Grèce : le 9 janvier 2017, un officier de police est blessé dans le centre d’Athènes.

·         Inde : le 9 janvier 2017, un combattant suspect de Lashkar-e-Toiba est tué et un soldat est blessé lors d’une attaque à Bandipora, au Jammu-et-Cachemire.

·         Afghanistan : le 9 janvier 2017, une explosion a eu lieu dans la province de Zabol. L’attaque fait un mort.

·         Afghanistan : le 9 janvier 2017, une bombe tue une personne et en blesse trois autres à Jalalabad.

·         Afghanistan : le 10 janvier 2017, trois attentats commis à Kaboul, à Kandahar et à Lashkar Gah font 57 morts et une centaine de blessés.

·         Nigéria : le 10 janvier 2017, deux femmes kamikazes se font exploser et tuent trois personnes.

·         Afghanistan : le 10 janvier 2017, un double attentat vise des bureaux annexes du parlement afghan à Kaboul. Il est réalisé par un kamikaze à pied et à l’aide d’une voiture piégée. Le bilan fait état d’au moins 21 morts et 45 blessés.

·         Afghanistan : le 10 janvier 2017, au moins neuf personnes sont tuées dans un attentat visant la résidence du gouverneur de Kandahar, dans le sud de l’Afghanistan. Parmi les blessés se trouve l’ambassadeur des Émirats arabes unis en Afghanistan.

·         Afghanistan : le 10 janvier 2017, un attentat suicide frappe une maison et fait sept morts et six blessés à Lashkargâh.

·         Éthiopie : le 10 janvier 2017, une attaque à la grenade tue une personne et en blesse onze autres, dans un bar d’hôtel bondé, dans la ville de Gondar.

·         Yémen : le 10 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée dans le gouvernorat d’Abyan, blesse gravement un haut responsable de la sécurité et tue un de ses gardes du corps. Quatre autres gardes sont blessés lors de l’attaque.

·         Cisjordanie : le 10 janvier 2017, un homme palestinien attaque des soldats israéliens à Far’a, avec un couteau et est ensuite abattu.

·         Philippines : le 10 janvier 2017, huit pêcheurs sont tués lors d’une attaque par des combattants présumés d’Abou Sayyaf au sud-ouest de Mindanao, dans la ville de Zamboanga.

·         Paraguay : le 10 janvier 2017, des membres de l’EPP entrent dans une maison à San Pedro et attaquent deux frères mennonites et échouent dans leur tentative d’enlèvement.

·         Somalie : le 10 janvier 2017, le groupe Al-Shabbaab abat deux hommes et un adolescent dans le sud de la Somalie.

·         Nigéria : le 11 janvier 2017, un soldat nigérian est tué par une bombe provenant des combattants de Boko Haram dans l’État de Yobe.

·         Irak : le 11 janvier 2017, une voiture piégée explose dans le quartier al-Bayaa de Bagdad, tuant une personne et blessant cinq autres.

·         Syrie : le 12 janvier 2017, un kamikaze se fait exploser à Damas et fait au moins 7 morts.

·         Mali : le 12 janvier 2017, cinq soldats maliens sont tués et deux autres sont blessés lorsque leur patrouille tombe sur une mine terrestre dans la région de Ségou.

·         Pakistan : le 12 janvier 2017, un policier est assassiné à Karachi.

·         Chili : le 13 janvier 2017, le président du conseil d’administration du géant du cuivre chilien, Codelco, a subi des blessures, après la détonation d’une bombe envoyée à son domicile, à Santiago.

·         Syrie : le 13 janvier 2017, deux hommes dans le nord-est de la Syrie sont crucifiés après avoir été accusés d’appuyer les Unités de protection du peuple et la coalition dirigée par les États-Unis.

·         Nigéria : le 13 janvier 2017, trois attaques-suicides ont eu lieu à Madagali, tuant quinze personnes.

·         Royaume-Uni : le 13 janvier 2017, des personnes tirent dans les jambes d’un homme et d’une femme qui essayaient de protéger leur fils contre des paramilitaires à Belfast, en Irlande du Nord.

·         Afghanistan : le 14 janvier 2017, l’État islamique met le feu à 60 maisons résidentielles, dans la province de Nangarhar.

·         Nigéria : le 14 janvier 2017, deux soldats sont tués dans l’explosion d’une bombe, dans l’État de Borno.

·         Nigéria : le 14 janvier 2017, trois soldats sont tués par Boko Haram, dans l’État de Borno. Dix assaillants sont également tués.

·         Irak : le 14 janvier 2017, l’État islamique brûle une famille de cinq personnes (une mère et quatre enfants).

·         Cameroun : le 14 janvier 2017, au moins dix-sept personnes sont tués par Boko Haram.

·         Afghanistan : le 15 janvier 2017, au moins sept personnes sont tués dans un attentat dans la province de Nangarhâr.

·         Niger : le 15 janvier 2017, neuf personnes sont tuées par des éleveurs fulani dans la ville de Bosso.

·         Syrie : le 15 janvier 2017, un volontaire américain est tué par l’État islamique, à proximité de Raqqa.

·         Nigéria : le 16 janvier 2017, deux jeunes kamikazes se font exploser à l’Université de Maiduguri, tuant trois personnes, y compris un professeur.

·         Mexique : le 16 janvier 2017, au moins cinq personnes sont tuées et 12 autres sont blessées après qu’un homme armé a ouvert le feu dans une boîte de nuit, lors d’un festival de musique à Playa del Carmen. L’attaque est considérée comme un acte de narco terrorisme.

·         Turquie : le 16 janvier 2017, quatre policiers turcs sont tués et deux autres sont blessés lorsqu’une bombe en bordure de route frappe un autobus de police dans la province de Diyarbakır.

·         Turquie : le 16 janvier 2017, une bombe explose dans la ville de Sirnak. L’explosif artisanal était attaché sous le véhicule d’un entrepreneur du conseil qui réparait le réseau d’eau de la ville.

·         Égypte : le 16 janvier 2017, huit officiers de sécurité égyptiens sont tués et trois autres sont blessés lorsque leur point de contrôle, à environ 70 km de l’oasis de Kharga, est attaqué par des combattants non identifiés. Au moins deux des assaillants sont tués, tandis que les autres s’échappent.

·         Égypte : le 16 janvier 2017, une explosion à El-Arich fait un mort et deux blessés.

·         Irak : le 16 janvier 2017, une personne est tuée et cinq autres sont blessées lorsque deux bombes explosent à Bagdad.

·         Yémen : le 16 janvier 2017, quatre soldats sont tués et trois sont blessés lors d’une attaque attribuée à Al-Qaïda, contre un poste de contrôle dans le gouvernorat d’Abyan.

·         Pakistan : le 16 janvier 2017, deux attaques terroristes tuent au moins deux policiers à Quetta.

·         Ukraine : le 16 janvier 2017, deux militaires ukrainiens sont blessés dans la région de Donbass. Les pertes ont été causées par des engins explosifs dans le district de Popasna.

·         Somalie : le 17 janvier 2017, Al-Shabbaab exécute un soldat ougandais à Mogadiscio.

·         Pakistan : le 17 janvier 2017, dix personnes sont tuées et plus de 30 autres personnes sont blessées lors d’une attaque suicide contre des forces de sécurité à Peshawar.

·         Turquie : le 17 janvier 2017, une bombe tue un policier et quatre autres sont blessés. L’explosion s’est produite dans la ville de Diyarbakır.

·         Mali : le 18 janvier 2017, un attentat à la voiture piégée fait plus de 50 morts à Gao. L’attaque est revendiquée par le groupe terroriste Al-Mourabitoune, proche Al-Qaïda au Maghreb islamique.

·         Israël : le 18 janvier 2017, un policier israélien est tué par un arabe israélien qui a foncé avec sa voiture, dans un groupe de policiers, lors d’une manifestation contre les démolitions de maisons bédouines, illégalement construites dans le sud d’Israël.

·         Inde : le 18 janvier 2017, deux femmes et une fille sont tuées et quatre autres personnes sont blessées, par une mine d’eau sous pression. Les Naxalites sont soupçonnés d’en être à l’origine.

·         Irak : le 18 janvier 2017, une voiture piégée explose et frappe le quartier majoritairement chiite d’Abu Dsheer. Celle-ci fait au moins 7 victimes et 20 blessés.

·         Syrie : le 19 janvier 2017, les combattants du groupe État islamique exécutent au moins 12 personnes à Palmyre.

·         Égypte : le 20 janvier 2017, une fusillade à El-Arich tue un civil.

·         Irak : le 20 janvier 2017, un irakien et son petit fils sont tués dans l’ouest de Mossoul, lors d’une explosion provoquée par une bombe déposée par un drone guidé par l’État islamique.

·         Syrie : le 20 janvier 2017, l’armée turque déclare que le groupe État islamique a tué cinq soldats turcs et a blessé neuf autres dans un attentat à la voiture piégée à Al-Bab, au nord de la Syrie.

·         Pakistan : le 20 janvier 2017, une bombe cachée dans une caisse de légumes actionnée à distance fait 25 morts et 87 blessés.

·         Pakistan : le 20 janvier 2017, deux personnes sont tuées et six autres sont blessées lorsque des hommes armés tirent sur eux dans l’Agence d’Orakzai.

·         Afghanistan : le 20 janvier 2017, une explosion dans la ville de Balkh, située dans le nord de l’Afghanistan, tue au moins trois personnes.

·         Libye : le 20 janvier 2017, une voiture piégée explose à Benghazi, près d’une mosquée dans la deuxième ville de Libye, tuant une personne et blessant 13 autres personnes dont un ancien ministre de l’Intérieur.

·         Syrie : le 21 janvier 2017, une voiture piégée explose dans le camp de réfugiés de Rakban, près de la frontière jordanienne.

·         Afghanistan : le 21 janvier 2017, les talibans attaquent un poste de police, situé dans le district de Maiwand, province de Kandahar. Cette attaque fait 43 victimes, dont 16 policiers.

·         Nigéria : le 21 janvier 2017, Boko Haram tue deux soldats et en blesse sept autres, lors d’une attaque contre une base militaire, dans la ville de Diffa, située au sud-est du Niger.

·         Égypte : le 21 janvier 2017, huit personnes sont tuées après qu’une bombe soit tombée sur une maison à Rafah.

·         Libye : le 21 janvier 2017, une voiture piégée explose à Tripoli. L’explosion, qui a tué deux morts, a frappé près de l’ambassade italienne récemment rouverte.

·         Inde : le 22 janvier 2017, deux jadis de Assam Rifles sont tués lorsque leur véhicule d’escorte de touristes est attaqué, près de la frontière du Assam-Arunachal Pradesh.

·         Royaume-Uni : le 22 janvier 2017, un policier est blessé dans une station-service à Belfast. Un éventuel acte terroriste selon la police locale.

·         Afghanistan : le 22 janvier 2017, les talibans tuent trois policiers dans le district de Maywand.

·         Pakistan : le 22 janvier 2017, une attaque terroriste tue au moins deux personnes à Quetta.

·         Inde : le 23 janvier 2017, les maoïstes mettent le feu à au moins 15 véhicules de construction, dans le district de Bijapur, à Chhattisgarh.

·         Égypte : le 23 janvier 2017, au moins cinq soldats de l’armée égyptienne sont tués par des hommes armés dans la péninsule du Sinaï.

·         Kenya : le 23 janvier 2017, un réserviste de la police du Kenya est tué à Mandera, par des combattants d’Al-Shabaab qui ont lancé des explosifs dans une banque.

·         Somalie : le 23 janvier 2017, au moins quatre soldats sont tués et cinq autres sont blessés par l’explosion d’une bombe à Afgooye. Cette bombe est imputée aux shebab.

·         Nigéria : le 23 janvier 2017, Boko Haram envahit un village, tue huit personnes et enlève un nombre indéterminé de femmes et d’enfants, dans l’État de Borno.

·         Mali : le 24 janvier 2017, un gardien de la paix au Mali est tué et deux autres soldats de la paix sont blessés dans un tir de mortier à Aguel’hoc. Al-Qaïda est suspecté concernant l’attaque.

·         Inde : le 24 janvier 2017, un policier est blessé dans une attaque à la grenade dans la ville de Pulwama. Aucun groupe n’a réclamé l’attaque.

·         Somalie : le 25 janvier 2017, un double attentat fait au moins 13 morts à Mogadiscio.

·         Grèce : le 25 janvier 2017, le groupe Conspiration des cellules de feu assume la responsabilité de six incendies criminels dans différents établissements, y compris dans une banque et un bureau de poste.

·         Irak : le 25 janvier 2017, deux explosions causées par des voitures piégées ont tué deux civils et ont blessé neuf autres personnes dans la capitale irakienne.

·         Canada : le 29 janvier 2017, un homme connu comme étant ultra-national et xénophobe ouvre le feu à la kalachnikov dans le Centre culturel islamique du Québec. L’attaque fait 6 morts et 8 blessés.

Attentats de Février

·         France : le 3 février 2017, un homme attaque une patrouille de 4 militaires à Paris.

·         Afghanistan : le 7 février 2017, une voiture piégée explose dans l’enceinte de la cour suprême de Kaboul. L’attentat fait 20 morts et 40 blessés.

·         Égypte : le 12 février 2017, un vétérinaire chrétien est assassiné à El-Arich.

·         Irak : le 14 février 2017, un attentat à la voiture piégée fait 4 morts à Bagdad.

·         Irak : le 15 février 2017, un kamikaze tue 11 personnes avec une voiture piégée dans un quartier chiite de Bagdad.

·         Irak : le 16 février 2017, un attentat à la voiture piégée fait 52 morts et des dizaines de blessés dans un marché de Bagdad.

·         Pakistan : le 16 février 2017, un attentat-suicide dans un sanctuaire soufi à Sehwan fait 88 morts et plus de 250 blessés.

·         Turquie : le 17 février 2017, l’explosion d’un mini-bus piégé à Viranşehir tue 2 personnes et blesse 48.

·         Somalie : le 19 février 2017, une explosion à la voiture piégée sur un marché de Mogadiscio tue 39 personnes et fait 27 blessés.

·         Égypte : le 22 février 2017, deux chrétiens coptes, un père et son fils, sont tués dans le Sinai par des membres de l’État islamique. Le père a été abattu par balles tandis que son fils a été brûlé vif.

·         Égypte : le 23 février 2017, un chrétien est tué et sa maison incendiée dans le Nord du Sinaï. Cette zone voit depuis quelques jours une recrudescence des attaques envers les Coptes, devenus la principale cible des membres de l’État islamique.

·         Syrie : le 25 février 2017, 42 militaires sont tués dans une attaque contre le siège du service de sécurité de l’État, dans un quartier de Homs.

Attentats de Mars

·         Afghanistan : le 1er mars 2017, deux attaques, contre un poste de police et un centre de renseignements dans la capitale, menées par deux kamikazes, font au moins 16 morts et 44 blessés.

·         Afghanistan : le 8 mars 2017, l’État islamique revendique un attentat dans le plus grand hôpital militaire (Sardar Mohammad Daud Khan) de Kaboul. Le bilan fait état de 49 morts et 63 blessés.

·         Allemagne : le 9 mars 2017, attentat à la hache blessant 9 personnes à Dusseldorf.

·         Syrie : le 11 mars 2017, double attentat à Damas revendiqué par le groupe djihadiste Tahrir Al-Cham et tuant 74 pèlerins chiites.

·         Somalie : le 13 mars 2017, attentat à la voiture piégée près d’un hôtel dans une rue très fréquentée de Mogadiscio, la capitale somalienne, tuant au moins 5 personnes et blessant 12 autres.

·         Nigéria : le 15 mars 2017, attentat-suicide à Maiduguri, 2 morts, plusieurs blessés.

·         Syrie : le 15 mars 2017, double attentat suicide à Damas, une trentaine de morts.

·         France : le 18 mars 2017, un homme, radicalisé islamiste en prison, s’empare de l’arme d’un militaire à Orly avant d’être abattu, il a déclaré vouloir « mourir par Allah ».

·         Royaume-Uni : le 22 mars 2017, un homme à bord d’une voiture fonce sur des passants sur le pont de Westminster à proximité du Parlement britannique à Londres, avant de poignarder un policier à l’intérieur du Parlement Britannique. Bilan : 5 morts (dont le policier) et au moins 44 blessés, dont certains dans un état grave. L’attaque a lieu un an jour pour jour après l’attentat de Bruxelles qui avait fait 32 morts.

Attentats d’Avril

·         Russie : le 3 avril 2017, un attentat à Saint-Pétersbourg, réalisé à l’aide d’une bombe artisanale, frappe une rame de la ligne 2 du métro, entre les stations Sennaïa plochtchad et Tekhnologuitcheski institout. L’explosion fait au moins 14 morts (provisoire) et 50 blessés. L’attaque est revendiquée par un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda.

·         Suède : le 7 avril 2017, un attentat frappe Stockholm. En effet, un camion fonce dans la foule, dans une grande artère commerçante du pays. L’attaque fait 5 morts et 14 blessés.

·         Norvège : 8 avril 2017 : Dans la nuit du samedi un engin explosif est neutralisé par la police dans une rue de Grønland (quartier proche du centre-ville d’Oslo), le lendemain un jeune Russe est arrêté par les services de sécurité norvégiens.

·         Égypte : le 9 avril 2017, un double attentat frappe les villes de Tanta et d’Alexandrie. Le bilan fait état d’au moins 44 morts et 126 blessés. L’État islamique revendique les doubles attaques quelques heures après.

·         France  : le 20 avril 2017, un homme attaque à la kalachnikov un car de police sur les Champs Elysées à Paris. Un policier est abattu, deux autres sont blessés, de même qu’une passante. L’assaillant est également abattu et l’État islamique revendique l’attentat. Cet attentat a lieu en pleine campagne présidentielle.

Attentats de Mai

·         Afghanistan : le 3 mai 2017, un attentat à Kaboul visant un convoi de troupes étrangères de l’Otan patrouillant près de l’ambassade américaine dans le centre-ville fait 8 morts et une vingtaine de blessés. L’État islamique revendique cet attentat.

·         Royaume-Uni : le 22 mai 2017, un attentat-suicide à Manchester commis à la sortie d’un concert de la chanteuse Ariana Grande fait 22 morts (plus le terroriste) et une soixantaine de blessés. Le lendemain le groupe terroriste État islamique revendique cet attentat.

·         Indonésie : le 24 mai 2017, un double attentat-suicide à Jakarta dans un terminal de bus cause la mort de 3 policiers et blesse également 10 personnes. Le groupe terroriste État islamique revendique l’attaque.

·         Égypte : le 26 mai 2017, des hommes masqués ouvrent le feu à l’arme automatique sur un bus transportant des chrétiens coptes en direction du monastère de Saint-Samuel. L’attaque fait 26 morts et blesse 25 personnes. Le lendemain, l’État islamique revendique l’attaque.

·         Irak : le 30 mai 2017, un double attentat à la voiture piégée à Bagdad, cause plus de 40 morts et 140 blessés. L’État islamique revendique ces attaques.

·         Afghanistan : le 31 mai 2017, un attentat au camion piégé secoue le quartier diplomatique de Kaboul. Cette attaque fait 150 morts et plus de 460 blessés.

Attentats de Juin (à la mi-juin )

·         Philippines : le 1er juin 2017, un homme ouvre le feu à l’arme automatique dans un casino à Manille, puis y met le feu. Le bilan est de 38 morts dont l’auteur de la fusillade, l’attaque est revendiquée par l’État islamique.

·         Royaume-Uni : le 3 juin 2017, une camionnette fonce sur le London Bridge en renversant des personnes. Puis, 3 personnes en sortent et poignardent des passants en disant le faire « pour Allah » avant d’être tués par la police. Le bilan est de 7 morts et 48 blessés dont 41 entre la vie et la mort. Ces attaques sont revendiquées le lendemain par l’État islamique.

·         Australie : le 5 juin 2017, un homme d’origine somalienne est abattu lors d’une prise d’otage, revendiquée par l’État islamique, dans la banlieue de Melbourne. Il avait tué une autre personne auparavant.

·         Iran : le 7 juin 2017, un double attentat frappe Téhéran, le Parlement et le mausolée de l’ayatollah Khomeini sont pris pour cible. Le bilan est de douze tués et de trente-neuf blessés. L’État islamique revendique les attaques.

·         Afghanistan : le 15 juin 2017, la mosquée chiite d’Al-Zahara, dans l’Ouest de Kaboul, est la cible d’un attentat-suicide alors qu’elle est bondée. Le bilan est estimé à au moins 4 morts. L’attaque est revendiquée par Daech, qui a déjà mené une campagne meurtrière contre les chiites afghans en été 2016.

 

Source:http://www.cercledesvolontaires.fr/2017/06/21/attentats-2017-double-standard-mediatique-afghanistan-irak-syrie-pakistan-egypte/

Macron et le crétinisme du catho de souche

J’ai parlé du Français de souche, victime soi-disant du Grand Remplacement (alors qu’il est depuis longtemps remplacé dans sa tête) et de vilaines élites, et de conspirations en tout genre. Cela en énerve certains qui se permettent, génies argumentatifs, de m’insulter. Rien ne vaut l’incompétence offusquée, comme un ex-président disait de l’impayable banquier Trichet.

On va aujourd’hui évoquer la prodigieuse imbécillité du catho de souche à la française. On laisse parler un expert en cette ombrageuse matière, Mr Teutsch de Bvoltaire.fr. Il constate :

« 71 % des catholiques pratiquants réguliers ont voté pour Emmanuel Macron le 7 mai dernier. Un chiffre considérable, largement supérieur à la moyenne nationale, qui amène à s’interroger : quelle est la cohérence de ces électeurs ? »

Teutsch écarquille les yeux comme tout le monde (le catho caricature la bêtise du Français de base), puis il reconnaît au moins une chose. Le catho a du fric, beaucoup de fric, on le sait depuis Balzac, il pense d’abord au fric. Molière ou Flaubert l’avaient aussi précédé dans cette perception :

« Enfin, la calamiteuse campagne de Marine Le Pen sur les questions économiques les a convaincus que son élection aboutirait au chaos. Or, dans la bourgeoisie qui compose une bonne moitié des pratiquants réguliers, le portefeuille n’est jamais très loin du bulletin de vote. Le débat du 3 mai a fait basculer nombre d’indécis dans le camp du vote blanc. »

Après, un petit coup sur la désopilante presse de gauche subventionnée des cathos, subventionnée depuis trois mille ans :

« L’autre moitié des pratiquants se recrute parmi les personnes âgées, qui forment le gros bataillon des cathos de gauche, lecteurs de La Croix ou de La Vie, pour qui le vote Macron allait de soi. Ceux-là sont politiquement corrompus par l’idéologie ambiante, souvent de bonne foi. Ils sont trop vieux pour y changer quoi que ce soit. »

Mais faisons un petit rappel philanthrope. Leur Europe n’a pas été voulue par les Illuminati, les juifs ou les francs-maçons mais par les cathos, les socialos et divers agents américains soucieux de nous protéger du péril communiste :

« La question européenne est plus sensible : nombre de catholiques restent imprégnés de l’idée selon laquelle la « construction européenne » est un bien en soi. Encouragés en cela par le clergé, qui fait preuve d’un aveuglement total et refuse d’établir le lien entre la marchandisation de la société initiée par les lobbies économiques et financiers qui font la loi à Bruxelles et les dérives bioéthiques, les changements sociétaux, la promotion de l’individu roi, le règne de l’argent qui entrent en conflit frontal avec la parole évangélique. »

Teutsch a évoqué ici le clergé. Or il m’avait pourfendu su BVoltaire.fr quand j’avais dit ce que je pensais (or ce que je pense, c’est toujours ce que je constate) du pape Bergoglio. Il faut dire que ce pape peu populaire mais peu contesté aussi (voyez le blog benoit-et-moi.fr) reflète assez bien le nihilisme et la muflerie ambiante du christianisme jésuite et débraillé. On dit que ce pape aime Léon Bloy or voilà ce que Léon Bloy disait de gens comme lui avant de mourir (c’était en 1917, faites une bonne action cette année, lisez du Léon Bloy) :

« Et ce cortège est contemplé par un peuple immense, mais si prodigieusement imbécile qu’on peut lui casser les dents à coups de maillet et l’émasculer avec des tenailles de forgeur de fer, avant qu’il s’aperçoive seulement qu’il a des maîtres, — les épouvantables maîtres qu’il tolère et qu’il s’est choisis. »

Houellebecq aussi a parlé dans Soumission du « catholique que la bêtise de François Bayrou » rassure. On a semé du simple d’esprit, on a bien récolté. Il y a une espèce de goût malsain de la bonne âme frelatée et charitable, de la gentillesse alunie qui n’attend qu’un coup de pied au derrière pour démontrer tout son ravissement eucharistique. On adore se faire égorger, c’est génétique.

Teutsch s’étonne encore, qui devrait lire une centaine d’auteurs sur ce thème :

« Ainsi, voici des gens qui se sont mobilisés en masse il y a quatre ans pour protester contre une loi mortifère ; qui souvent, et discrètement, s’investissent dans des associations, des centres d’aide aux démunis ; qui donnent parfois généreusement de leur personne ou de leur argent ; qui déplorent l’islamisation rampante de la société… Et qui votent pour le pire candidat qui soit pour un chrétien, un homme dont l’unique ambition est de transformer notre pays en une succursale du grand hypermarché mondial. C’est à n’y rien comprendre. »

Mais ce raffut ne représenta rien d’important, et tous les gens qui furent tabassés et coffrés par les flics de Valls m’ont paru ludiques, comme excités par l’expérience de leur vie.

Il y a une chose qui m’étonne pour conclure, c’est qu’on fasse toujours semblant de croire que quelque chose est en train d’être détruit (la France, le christianisme, l’égalité des chances…), qui a été englouti depuis longtemps ! Lisez ce que disait Feuerbach vers 1860 :

« Depuis longtemps la religion a disparu et sa place est occupée par son apparence, son masque, c’est-à-dire par l’Eglise, même chez les protestants, pour faire croire au moins à la foule ignorante et incapable de juger que la foi chrétienne existe encore, parce qu’aujourd’hui comme il y a mille ans les temples sont encore debout, parce qu’aujourd’hui comme autrefois les signes extérieurs de la croyance sont encore en honneur et en vogue. »

Et Debord confirme un siècle après :

« Non seulement on fait croire aux assujettis qu’ils sont encore, pour l’essentiel, dans un monde que l’on a fait disparaître, mais les gouvernants eux-mêmes souffrent parfois de l’inconséquence de s’y croire encore par quelques côtés. »

Tant que nous aurons affaire à des somnambules, nous aurons du mal à coincer ce système. Il repose maintenant sur notre bêtise et sur notre masochisme, qualités fantastiquement illustrées par les catholiques. Huysmans parlait dans Là-bas de leur appétit de laideur architecturale, on pourra ajouter un appétit de bêtise satisfaite.

En ce sens Macron est l’aboutissement.

On laisse conclure un maître :

« Il n’est pas de patron plus dur et plus ladre que le patron qui va à la messe… Les physionomies les plus racornies, les plus rogues du capitalisme français, ses formes de servage les plus archaïques se rencontrent immanquablement chez les pratiquants. »

 Sources

 Bonnal – Le choc Macron ; pourquoi les Français sont morts ; chroniques sur la Fin de l’Histoire

Debord – Commentaires

Feuerbach – L’essence du christianisme

 

Bloy – Belluaires et porchers

810 000 euros pour une couille

La justice étatsunienne est excellente, mais pour tout dire, elle nous donne quand même l’occasion de franches rigolades.

A l’origine, l’histoire, qui se déroule en Pennsylvanie, n’est pas joyeuse. Un homme de 54 ans, dont la couille droite est la cause de douleurs chroniques, se laisse convaincre par son médecin urologue des avantages d’une ablation.

Bon, l’opération a eu lieu, en juin 2013, mais au réveil le patient découvre que le bistouri a éliminé la gauche et a laissé la droite… Donc une de moins, et les douleurs sont toujours là.

Il s’en suit un procès, et le verdict, rendu vendredi, condamne le médecin urologue et l’hôpital à payer à la victime 810 000 euros ! Soit 600 000 de compensation et 210 000 de dommages et intérêts punitifs. Belle avancée pour les droits de la défense. Appréciation souveraine du juge qui s’est penché sur l’objet du litige et a soupesé tous les arguments…

En France, les indemnisations sont faibles, et pour une telle affaire, on ne dépasserait pas les 10 000 euros, au titre de la perte de chance de limiter les douleurs. Pour le reste, on sait qu’avec une seule, ça marche aussi bien, alors…

 

Ce qui pose la vraie question : faut-il mieux garder les deux et rester dans son HLM, ou n’en avoir plus qu’une seule, et vivre dans une belle maison ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gilles Devers

 

Source:http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2017/06/18/810-000-euros-pour-une-couille-937334.html

Homme humain vs Homme déshumanisé : Vers un espace eurasien sain

J’ai choisi de parler de l’Homme car c’est lui qui crée l’histoire et en assume les conséquences aussi personnelles qu’historiques.

Dans le cadre de ce colloque j’ai choisi de parler de l’Homme car c’est lui qui crée l’histoire et en assume les conséquences aussi personnelles qu’historiques. Lors de mon intervention vous entendrez souvent le mot «Occident ». Il s’agira aussi les Etats-Unis que les pays de l’Union européenne.

On oublie souvent aujourd’hui (ici dans les pays européens esclaves des Etats-Unis) que l’unité qui mesure la vie c’est l’Homme et non pas la monnaie. En parlant de l’Homme je rappellerai les choses qui doivent normalement être évidentes telles que son fonctionnement anthropologique de l’être, sa nature, ses besoins, ses instincts, ses peurs et ses aspirations.

Nous souhaitons tous ici présents de voir le rapprochement des pays de la grande Europe avec la Russie afin de former un bloc fort se basant sur les intérêts communs, aussi économiques qu’historiques et spirituels. Ce bloc formerait une sorte de contre-poids aux Etats-Unis et défendrait ainsi la multipolarité des forces mondiales. Même si la différence civilisationnelle est énorme entre le chemin historique fait par la Russie et celui du monde occidental (rappelons-nous qu’il s’agit de la civilisation contemplative dans le cas de la Russie et de la civilisation active dans le cas de l’Occident), la ressemblance du fond entre ses deux mondes est encore plus grande car ils ont la même provenance gréco-romaine.

Donc si nous voulons rapprocher les peuples d’Eurasie le plus judicieux serait d’accentuer leur ressemblance et non pas leurs différences. Le point de départ est ainsi la vision du monde héritée du christianisme. Sans forcément parler de la foi, même si, idéalement, la foi chrétienne devrait être le maillon essentiel de cette union eurasienne), je me contente de sous-entendre ici plutôt les valeurs qui étaient notre pilier commun les siècles durant, les valeurs qui servaient de point de repères. Et c’est ces valeurs-là qui constituent aujourd’hui notre bagage historique. Notre appréhension de la mort et de la vie, notre rapport à autrui, notre éthique et notre esthétique nous ont été transmis par nos ancêtres chrétiens. On le veut ou non mais la vision du monde chrétienne fait partie de notre mental.

Jusqu’il n’y a pas longtemps, la distinction entre le bien et le mal était claire et intouchable. « Le monde a été travaillé depuis vingt siècles par un ferment qui est l’Evangile », – écrira un académicien français, russophile et apologiste du christianisme, Eugène-Melchior de Vogüé. Aujourd’hui, ce fondement a perdu son immunité parce que l’Homme s’est donné le droit de remettre en question son passé, son histoire et même la nature de son être. Il va jusqu’à se renier entièrement au nom de la pseudo-liberté. Il renie ses instincts aussi vieux que l’humanité tels que le besoin de transcendance, de beauté et de mystère.

L’argent et la consommation sont venus remplacer toute spiritualité. Le temps semble avoir vaincu l’éternité. Souvenez-vous de ce fameux article paru en 2003 dans la revue Le Monde intitulé « A quoi sert la croissance si elle ne rend pas plus heureux ? ».

Aujourd’hui, cette question est plus que d’actualité. On pourrait même la reformuler : «  A quoi sert le culte de l’ultra-progressisme si il ne rend pas plus heureux ? ». L’Homme occidental a oublié la Tradition et l’Histoire de son espèce. L’Homme ici ne contemple plus le monde, pire encore, il cherche à modifier selon ses lubies du moment l’ordre et l’harmonie de l’univers en se croyant plus malin que la vie. En disant cela, je ne remets aucunement en question la liberté individuelle et le progrès humain car n’oublions pas que l’homme c’est un être qui est soumis en continue au processus d’évolution. La seule chose que je critique c’est le progrès malsain. J’aimerais ici citer une magnifique phrase de Saint-Augustin « D’abord apprends à aimer et puis fais ce que tu veux ! ». Il y a des axiomes dans la vie humaine que nous n’avons pas le droit de transgresser. Nous avons la liberté de faire ce que l’on veut tant que les règles éternelles du jeu « Bien vs Mal » ainsi que l’Amour (dans le sens de la source primaire de la vie) restent intacts. Ces règles, cette morale et cet amour, quand il s’agit de notre civilisation eurasienne, viennent historiquement du christianisme. Et quand on remet en question ces règles au nom du progrès, de l’argent et du plaisir on enlève à l’homme sa mémoire collective historique.

Vous rendez-vous compte à quel point c’est grave ? Il s’agit de la déshumanisation de l’homme. Le long de l’Histoire l’Homme a naturellement appris à aimer, à protéger, à se sacrifier, à être courageux, à compatir. L’Homme s’est naturellement mis à transmettre ses savoirs et ses acquis de génération en génération. Il s’est mis à fonder des familles, des Etats, à protéger ses familles et à protéger ses Etats et ses terres parce que chaque terre a commencé à se développer en faisant naître ses propres traditions culturelles établies en adéquation avec le positionnement géographique, les conditions climatiques, la façon verbale de communiquer et les premières images culturelles propres à chaque peuple, tout en ayant, je parle toujours du territoire eurasien, le même point de départ et de repères : la vision du monde conditionnée par le christianisme. C’est l’arrivée du Christ qui a fait l’Homme contemporain avec ses conceptions morales et sociales, son esthétique, son inclination d’esprit et de cœur vers les petites choses et les petits gens. Chaque culture de la Grande Eurasie est différente mais elles sont toutes en lien fort entre elles. Revenons à l’expression de Saint-Augustin citée tout à l’heure : « Aime et fais ce que tu veux ! ». Notre point commun, notre base c’est l’Amour (autrement dit, la tradition chrétienne) et en partant de cela chaque culture peut faire ce qu’elle veut !

  En effaçant notre passé, les adeptes de l’ultra-progressisme veulent nous faire renaître aujourd’hui vides de tout : de toute les valeurs, de toute connaissance naturelle et universelle, de tout sentiment de bon sens, de toute foi dans le mystère, de toute palette sentimentale propre à l’Homme tout court, en lui vendant le projet du bonheur de consommateur, bonheur « liquide », en utilisant le terme de Zygmunt Bauman. Protéger sa culture et sa tradition c’est devenu un crime, tandis qu’il n’existe pas de chose plus normale et naturelle que cela !

Mais une chose est sûre, tôt ou tard les vieux instincts se ranimeront. Il existe chez Vogüé un très beau développement à ce sujet. Il estime que l’homme cherchera à nouveau  au-dessus de lui un pouvoir surhumain et tournera à nouveau son regard vers le Ciel car le fond de l’être humain ne change pas. J’aimerais également citer ici une de mes dernières découvertes, Peter Berger : «Quelles qu’en soient les raisons, bien des « hommes modernes » se sentent toujours attirés par le grandiose, le mystère, par toutes ces réalités qu’un rationalisme sécularisé rejette violement».
Vogüé, en abordant le sujet du mystère, donne un très bel exemple avec un microscope et un télescope : «Comme tout ce qui vit, – écrit-il, – la foule regarde en haut ; placez-la entre un microscope et un télescope : les deux magiciens font voir des merveilles, et pourtant la foule n’hésitera pas, elle ira aux étoiles».

Ou encore, souvenez-vous chez Dostoïevski :
On entend déjà les sanglots de souffrance morale de toute l’humanité ; le mal gagne tous les peuples d’Europe ; ils s’agitent, les malheureux, ne sachant pas comment se soulager ; tous les remèdes, tous les secours que leur raison invente leur sont insupportables et ne procurent aucun bien. Ces gémissements vont encore augmenter, jusqu’au jour où le cœur le plus dur se brisera de pitié, où une force de compassion inconnue jusqu’ici suscitera une force d’amour également inconnue. L’homme s’enflammera pour l’humanité d’un amour plus ardent que le monde n’en vit jamais.

Il ne faut pas oublier que l’amour pour l’humanité ne se résume pas à la défense des droits des migrants et à la propagande des LGBT (à cette abréviation on ajoute, d’ailleurs, aujourd’hui en Europe la lettre X, ce qui signifie « tout autre genre existant »). Et il y en a pas mal de nos jours ! Toute perversion sexuelle est considérée comme un genre à part. Mais c’est un tout autre sujet). Aujourd’hui on reproche aux traditionalistes de s’enfermer dans leur idée de nation et de vouloir isoler l’Homme de l’Humanité. Mais je tiens à rappeler ici que la vision du monde prônant les valeurs chrétiennes et l’enracinement a tout autant pour but ultime l’union de toute l’humanité et son bonheur commun. L’un n’empêche pas l’autre !

L’idée vient initialement de l’image biblique de l’entité du corps du Christ. A ce sujet, Nicolas Berdiaev affirme, par exemple, que l’Humanité a toujours rêvé de l’union du genre humain. Mais, à son avis, elle ne peut réussir cette union que par la voie de l’individualisation nationale. Le philosophe voit l’Histoire universelle comme une interaction complexe des différentes échelles (égales entre elles) de la hiérarchie mondiale des individualités. Une échelle se fusionne ici avec une autre : l’Homme rentre dans la nation, la nation rentre dans l’Humanité, l’Humanité rentre dans le Cosmos et le Cosmos – dans Dieu. Ainsi, l’Homme ne rentre dans l’Humanité que par biais de son individualité nationale. L’être humain n’a donc pas été fait pour sauter les étapes de son existence. L’opposition de la nation à l’Humanité est, pour Berdiaev, aussi insensé que d’opposer une partie à l’entité ou un organe à l’organisme. La nation est donc pour Berdiaev un Être individuel hors lequel l’existence de l’Humanité est impossible. Donc aimer l’humanité c’est avant tout aimer la personne en face de toi, respecter ton pays et tes traditions.
L’Homme demeure avec son éternel besoin d’amour, de sympathie, d’espérance, de transcendance, d’harmonie, de morale et de foi dans le mystère. Comme, dans le cas de notre civilisation eurasienne, il s’agit de la tradition chrétienne, le rapprochement entre les pays de l’Eurasie doit se baser sur les valeurs chrétiennes. Pas les valeurs imposées par le Contrat social, mais les valeurs instinctives qui se sont immortalisées dans le christianisme.

Faisant référence au philosophe français contemporain Gilles Lipovetsky je tiens à rappeler la réalité suivante : dans la société occidentale actuelle comme dans toute la société démocratique contemporaine, les principes moraux de fond sont représentés par les droits de l’homme.

Cette affirmation fait surgir la différence majeure entre l’Occident et la Russie. La Russie reste le pays qui revendique son noyau religieux et avec cela la morale naturelle (ce sujet a d’ailleurs été très bien éclairé par Oswald Spengler dans un des chapitres de son Déclin de l’Occident). Ainsi, toute réflexion sur le sujet de l’union entre les peuples de l’Eurasie doit être basée sur la tradition historique commune. Nous devrions prendre en considération le rôle non négligeable de la Russie dans ce projet. La Russie est aujourd’hui le seul rempart de la survie européenne parce que c’est la Russie seule qui garde intact le fond spirituel de notre civilisation eurasienne.

Rappelons-nous l’histoire : Durant plusieurs siècles, il n’existait qu’une seule civilisation chrétienne, la même pour l’Orient et l’Occident. Cette civilisation est née et fut développée en Orient. Quant à la civilisation chrétienne occidentale proprement dite, elle apparut beaucoup plus tard. Guéorgui Florovsky en parle d’ailleurs très bien dans son article Christianisme et civilisation. Le noyau spirituel que la Russie a hérité de  Byzance continue à jouer un rôle fondamental dans la vie du pays. Un tel exemple de tradition forte due à la présence inébranlable de l’orthodoxie pourrait très bien inspirer les pays européens, leur redonner l’espoir et les faire revenir aux fondements de leurs propres cultures. « Il est grand temps de réagir, – écrira René Guénon dans sa Crise du Monde moderne, – et c’est ici que l’Orient peut venir au secours de l’Occident, si toutefois celui-ci le veut bien, non pour lui imposer des conceptions qui lui sont étrangères, comme certains semblent le craindre, mais bien pour l’aider à retrouver sa propre tradition dont il a perdu le sens ».

Dans cet état des choses, le rôle messianique que la Russie a toujours eu tendance à s’attribuer pourrait très bien être justifié. L’idée que la Russie est un pays-messie est partagée par de nombreux grands penseurs et écrivains russes tels que, par F. Dostoïevski, V. Soloviev, N. Berdiaev et S. Frank. Russophile et chrétienne, la philosophie russe se construit autour des réflexions sur les particularités nationales russes qui ne sont envisageables qu’au prisme de l’orthodoxie. La destiné messianique mondiale – voilà le sens de « l’idée russe », concept central de la philosophie de Vladmir Soloviev et de celle de Nicolas Berdiaev. Quant à Dostoïevski, il parle ouvertement de la supériorité de la Russie sur les autres pays. L’écrivain explique cette supériorité par l’universalisme propre à la pensée russe :
Tout Français est prêt à servir non seulement sa patrie mais même l’humanité, à la seule condition de rester le plus français possible, même chose pour l’Anglais ou l’Allemand. Seul le Russe, même de nos jours, c’est-à-dire bien avant que l’on fasse le bilan général de l’humanité, a reçu le don de devenir le plus russe au moment même où il est le plus européen. Là est la différence la plus radicale entre eux et nous […]. En France, je suis français, mais, avec les Allemands, je suis allemand, avec les Grecs antiques, je suis grec et par cela même, je suis le plus russe possible, et je sers mieux la Russie, car je proclame son idée maîtresse.

Selon l’écrivain, l’homme russe est « pan-humain » ce qui le rend capable de comprendre l’universel, autrement dit comprendre tous les pays et leurs traditions. Quant à la mission de la Russie et son devoir mondial, l’écrivain les voit dans l’aide à la résurrection de l’Europe. Cette dernière, aujourd’hui, doit sérieusement réfléchir à son choix : s’orienter vers les Etats-Unis et continuer à jouer le jeu globaliste en avançant dans le projet de l’uniformisation impitoyable détruisant tout ce qui est d’humain dans l’Homme, ou bien se rapprocher de la Russie et retrouver ainsi leurs libertés nationales, leurs traditions spirituelles et les conditions pour rendre l’Homme foncièrement heureux.
Pour que les pays d’Europe puissent basculer de côté de la Russie, l’esprit et l’essence de cette dernière doivent être présentés aux Européens d’une manière digne et valorisante. Et c’est là où nous tous ici présents pouvons et devons mettre en œuvres nos compétences et notre influence. Réinformer et expliquer – voilà le devoir de chaque personne, physique ou juridique, prenant à cœur le sujet du rapprochement des pays du reste de l’Eurasie avec la Russie.

Pour faire avancer l’idée de l’espace eurasien commun et sain nous devrions mettre en place la coopération efficace entre toute personne et tout réseau s’engageant dans cette direction. Essayons d’organiser plus de manifestations nous permettant de se revoir. Par exemple, mettre en place un colloque international annuel. Les états d’esprit doivent être encouragés, les idées doivent être échangées. Pour cela, toutes les organisations, les cercles et les associations doivent connaître leur existence mutuelle pour pouvoir communiquer entre eux et être ainsi encore plus productif. Ensemble nous seront plus forts. Merci pour votre attention.

 

Anna Gichkina

L’Iran a la capacité de punir les Etats-Unis

Un haut responsable de l’armée iranienne dit que l’Iran possède la capacité de punir Washington après le passage d’une volée de nouvelles sanctions au sénat américain, sanctions qui ciblent particulièrement le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (NdT: CGRI ou Pasdarans) sur accusations de terrorisme.

“La classe dirigeante des Etats-Unis est un régime hégémonique, expansionniste, maître-chanteur de petits caïds de cours de récréation et la racine des hostilités à notre encontre est fondée sur ces choses”, a dit l’adjoint du chef-d’état major de l’armée iranienne le Brigadier-General Massoud Jazayeri.

Depuis les toutes premières années de la révolution islamique, la nation iranienne s’est familiarisée avec l’inimitié américaine envers la révolution, son établissement et ses organes efficaces tel que le CGRI”, a-t-il ajouté.

Jeudi, les sénateurs américains ont approuvé de vastes sanctions contre l’Iran à cause de son programme de missiles balistiques. La mesure mettrait également en application des sanctions et un embargo sur les armes à destination du CGRI.

La législation sénatoriale, plébiscitée par Israël et ses groupes de lobbying d’influences aux Etats-Unis (NdT: l’AIPAC, l’ADL etc…), doit encore passer la chambre des représentants et être signée par le président Trump afin de devenir une loi.

Les officiels iraniens disent que ce projet de loi viole “la lettre et l’esprit” de l’accord passé sur le nucléaire, duquel les USA sont partie prenante. Ils ont demandé une forte réponse en retour et le parlement iranien travaille sur des mesures à cet effet, d’après un député du Majli.

Si les Américains et les sionistes ne changent pas leurs manières, nous prendrons des mesures bien plus drastiques, et nous annonçons donc ici que nous avons les moyens de punition à notre disposition,” a dit sans élaborer plus avant le général Jazayeri.

Bien sûr que l’Amérique doit changer sa façon de se comporter, ou alors nous forcerons les Américains à le faire”, a-t-il dit au service central de presse affilié avec l’slamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB).

Jazayeri a dit que l’opinion publique mondiale voit “Les Etats-Unis et le sionisme international comme les parrains du terrorisme.”

“Bien des preuves suggèrent que Daesh et d’autres groupes terroristes ont été élevés sur les genoux de l’Oncle Sam et des régimes réactionnaires de la région”, a t’il dit.

Le commandant a dit que des mesures américaines et des sanctions s’intensifiant sur l’Iran en accusant la CGRI de soutenir le terrorisme “nous ferons combattre le Grand Satan d’un esprit encore plus déterminé.

“Le Grand Satan” est la description de l’Amérique donnée par feu le fondateur de la RII l’imam Khomeini, qui mena une révolution contre le régime du Shah Palavi, grand allié des Etats-Unis.

C’est une ironie de l’histoire que les terroristes américains appellent le très populaire CGRI (Pasdarans), dont la mission a été de combattre le terrorisme depuis sa création et de soutenir la cause palestinienne, les peuples irakien et syrien, tout en confrontant le terrorisme domestique à l’Iran, sponsors du terrorisme,” a dit Jazayeri.

Une autre chose bien étrange et que les peuples du monde n’ont pas oublié l’admission de l’actuel président des Etats-Unis quant à la création de Daesh et de toute l’assistance qui lui est apporté.” a t’il ajouté.

S’adressant à ses supporteurs lors de sa campagne électorale à Fort Lauderdale en Floride en août l’an dernier, Donald Trump a dit que le président américain d’alors Barack Obama et l’ex-ministre des AE Hillary Clinton “avaient fondé” Daesh au Moyen-Orient.

Url de l’article original: http://www.presstv.ir/Detail/2017/06/18/525662/Iran-US-Israel-Armed-Forces

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Photo: Brigadier General Massoud Jazayeri

Source:https://resistance71.wordpress.com/2017/06/20/resistance-a-lempire-les-etats-unis-et-le-sionisme-sont-les-parrains-du-terrorisme-iran/

 

 

Abstention ou soumission française ?

58% d’abstentions à l’heure où j’écris. On n’a jamais vu cela, et ce score lamentable du système prouve que j’avais raison en évoquant un coup d’Etat oligarchique. Le résident actuel est passé avec pas grand-chose, les gens l’ont compris, ils ont compris aussi que leur vote ne compte plus beaucoup  dans ce système.

Le 7 mars dernier j’écrivais donc sur dedefensa.org :

On s’achemine vers un événement pas très rassurant. Le système est devenu tyrannique et voudrait coffrer les gens qui ne lisent pas Le Monde. Le trio satanique OTAN-BCE-Bruxelles veut imposer son Macron comme hier son Juppé. Candidat du triangle magique Rothschild-Drahi-Soros, le vendeur d’Alstom est l’enclume rêvée où le marteau du capital mondialisé aplatira ce qui reste de France libre.

La nouvelle caste cruelle qui se met en place sous le label d’européen ou de libéral-libertaire n’a plus peur des obstacles.

Guy Debord :

« Il faut conclure qu’une relève est imminente et inéluctable dans la caste cooptée qui gère la domination, et notamment dirige la protection de cette domination. En une telle matière, la nouveauté, bien sûr, ne sera jamais exposée sur la scène du spectacle. Elle apparaît seulement comme la foudre, qu’on ne reconnaît qu’à ses coups. Cette relève, qui va décisivement parachever l’œuvre des temps spectaculaires, s’opère discrètement, et quoique concernant des gens déjà installés tous dans la sphère même du pouvoir, conspirativement. Elle sélectionnera ceux qui y prendront part sur cette exigence principale : qu’ils sachent clairement de quels obstacles ils sont délivrés, et de quoi ils sont capables. »

Les obstacles dont on est délivrés, ce sont clairement les élections. »

C’est aussi le futur qui m’intéresse ici. Le pouvoir en place a pour mission de saborder ce qui reste de libertés au nom de la lutte contre la terreur qu’il a lui-même créée en collaborant à toutes les guerres impérialistes du Moyen-Orient ; le pouvoir actuel a pour mission de vendre ce qui reste de patrimoine national, d’industries et de bijoux de famille (on n’est pas le Venezuela, comme a dit Manu) ; le pouvoir actuel a pour mission de satisfaire les ogres et les fous de Bruxelles en remboursant la dette immonde que leur euro a créée et a fait gonfler pour le profit des banquiers de Goldman Sachs (où pantouflent Issing, Rasmussen, Barroso et consorts) ; le pouvoir actuel doit liquider les droits sociaux et le droit du travail, et ce qu’il en reste.

Nous ne savons pas encore si cette abstention est un gage de soumission ou de rébellion froide et silencieuse.

On saura donc bientôt si la France actuelle se soumettra ou se relèvera contre la rage des élites devenues folles. Nietzsche disait que chez le petit peuple l’appétit vient en mangeant ; mais chez les riches aussi, surtout depuis les années 80 de Mitterrand-Fabius. Et les plénipotentiaires du capital mondialisé qui nous dirigent ont de plus en plus faim.

 

La suite est simple : le peuple se soulèvera ou on le dissoudra.

Gros Couac du gouvernement sur la hausse de la CSG pour les retraités !

Aucun média n'en parle. Aucun journal ne l'a évoqué. Nous avons relevé un énorme couac de communication au gouvernement concernant la hausse de la CSG pour les retraités.

On dirait que les couacs de François Bayrou intéressent plus les journalistes que le pouvoir d’achat des millions de retraités. 

Pour être précis nous reprenons les déclarations exactes : Monsieur le Premier Ministre a écrit dans une interview au Parisien le 7 juin "la CSG n’augmentera pas pour les 40 % de retraités qui touchent des petites pensions inférieures à 1200 euros". D'autre part le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a dit hier "On fera une hausse de CSG qui touchera 60% des retraités qui sont au-delà d’un seuil entre 1400 et 1500 euros par mois". Aujourd'hui, Edouard Philippe déclare "C’est important de dire que 80 % d’entre eux ne seront pas affectés par la hausse de la CSG" En une semaine le taux est passé de 40% à 80% ! 

Ces informations contradictoires sont ahurissantes ! Qui dit vrai ? Le Premier Ministre ou le Porte-Parole du gouvernement ?

Le 7 Juin 2017 Edouard Philippe dit "C’est vrai, les retraités aisés auront une contribution supérieure mais la CSG n’augmentera pas pour les 40 % de retraités qui touchent des petites pensions inférieures à 1 200 euros"

Une semaine après Christophe Castaner dit "On fera une hausse de CSG qui touchera les revenus du capital et 60% des retraités qui sont au-delà d’un seuil entre 1400 et 1500 euros par mois "

Comme ce sont tous les deux des professionnels, un des deux ment et se trompe ! Pour nous ces approximations sont très graves. Et nous appelons directement au Président de la République pour clarifier les propos de ses ministres.

Aujourd'hui, nous assistons encore à un couac ! 

Énième rebondissement concernant la hausse de la CSG qui va frapper des millions de retraités. Hier sur l'antenne de RMC Christophe Castaner a déclaré "“On fera une hausse de CSG qui touchera 60% des retraités" et voilà qu'aujourd'hui le Premier Ministre déclare au journal l'Alsace "Quelques-uns ont aussi essayé de faire peur aux retraités, notamment les plus modestes. C’est important de dire que 80 % d’entre eux ne seront pas affectés par la hausse de la CSG" Messieurs les membres du gouvernement accordez vos violons !

Même le Premier Ministre se contredit lui-même car il avait déclaré nous le rappelons encore une fois au Parisien le 7 juin “la CSG n’augmentera pas pour les 40 % de retraités qui touchent des petites pensions inférieures à 1200 euros"

En une semaine, le pourcentage est passé de 40 à 80% !!!!

Qui croire, nous sommes les seuls à avoir soulevé ce lièvre et bizarrement aucun journal, aucun média ne s'en est emparé. On dirait que les couacs de François Bayrou intéressent plus les journalistes que le pouvoir d’achat des millions de retraités. 

Alors, vous, lecteurs  aidez-nous à diffuser cette information pour avoir enfin les bonnes informations !

 

Des millions de retraités aimeraient savoir !

Le petit marquis aura son Assemblée Philipparde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier tour des élections législatives française s’est déroulé le 11 juin 2017. Seuls 47,62% des électeurs ont exprimé leur choix. En conséquence, le parti des abstentionnistes est le premier de France.

De facto, la prochaine Assemblée nationale ne pourra donc pas représenter les Français.

 En termes de nombre de sièges de députés obtenu, si la tendance du premier tour se confirme au second, la majorité absolue serait un indéniable succès. Mais en termes de voix, les candidats soutenus par Macron ont fait beaucoup moins que ce dernier. Alors que Macron avait obtenu 8,6 millions de voix au premier tour de la présidentielle et 20,7 millions au second, ses candidats n’ont obtenu que 6,4 millions de voix.

Toutefois, le petit marquis poudré Macron a réalisé un premier hold-up électoral grâce au fric et aux médias, puis s’apprête a réaliser un second hold-up électoral grâce a un système électoral inique.

In fine, la France aura un Président minoritaire et une assemblée avec une majorité ultra-minoritaire (En Marche : 16% des inscrits au premier tour des législatives 2017) .

 

La constitution française ne prévoit pas cette situation. Il s’agit de la plus importante crise de légitimité depuis la défaite de Napoléon III à Sedan, l’invasion prussienne et la Commune de Paris, il y a un siècle et demi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette élection est à vomir. En effet, c’est la grande bourgeoisie ( banquiers, patrons,......) qui a fait un *hold-up" (ou braquage) sur la France.

Le peuple français va avoir : l’état d’urgence permanent ( mauvais temps pour les contestataires), la protection sociale réduite à la mendicité ( Le patron va redevenir le maître tout puissant qui imposera ses contrats, ses licenciements aux salariés qui seront démunis de tout droit), l’obligation de payer pour les riches qui seront de plus en plus riches ( augmentation de la C.S.G. et de taxes diverses),.... Bref, les pauvres seront de plus en plus pauvres.

Il y a une cohorte de lobbyistes entrés chez Macron pour défendre dans l’Etat des intérêts privés qu’ils représentent, ceux de très grandes entreprises. Le sens de l’intérêt général est totalement absent de l’esprit et de la culture de ces individus. Tout ceci peut déboucher sur une très grave crise politique.

L’Assemblée Nationale sera une chambre d’enregistrement dont le seul rôle sera de légitimer les lois scélérates du petit marquis Macron. Nous sommes revenu sous Louis Philippe (1)

 

Le Rastignac de la politique devenu petit marquis est dangereux. Il a déclaré sur TF1 le 27 avril 2017 : "je ne vais pas dire aujourd’hui aux Françaises et aux Français que je vais défendre leurs intérêts face à Berlin " ? Etonnant non ? Un candidat qui déclare qu’il ne va pas défendre les intérêts des français. Mais il va défendre les intérêts de qui, alors ?

 

Pas difficile de le deviner quand on voit ses sponsors : parmi les dix personnes les plus riches de France, quatre soutiennent officiellement Macron : Bernard Arnault (1er fortune de France), François Pinault (4ème), Patrick Drahi (5ème et propriétaire de BFM entre autre), Xavier Niel (9ème).

 

Seul Serge Dassault (3ème) ne s’est pas prononcé officiellement mais il encense Macron et Le Drian, ministre de la défense. A ceux-là, il faut ajouter, Martin Bouygues, Vincent Bolloré, Pierre Bergé(Le Monde), Matthieu Pigasse (Le Monde encore ...), Arnault Lagardère, Jacques Attali qui déclare au sujet des grévistes de Whirlpool à Amiens : "c’est du détail», Alain Minc chantre de la mondialisation heureuse, et ceux dont on ne connaît pas le nom car Macron ne souhaite pas publier la liste de ses donateurs. On comprend pourquoi.

Pour satisfaire ses sponsors, Macron nous promet :

Selon l'économiste Jacques Sapir (2), les réformes qui viennent seront des larmes :

"C’est une situation qui est potentiellement grave en raison de la nature des réformes qu’Emmanuel Macron veut faire rapidement adopter, et de cela il ne s’en est pas caché. Pourtant, l’ampleur de l’abstention, l’une des plus importantes depuis une vingtaine d’année, montre bien qu’il n’y a aucune adhésion de masse à la politique voulue par Emmanuel Macron, et dont il a délégué l’exécution à un transfuge des Républicains choisi comme Premier ministre.

 

Le point principal est certainement l’abandon des règles nationales, voire des règles de branches dans un certain nombre d’activités, pour donner la priorité aux accords d’entreprises. De fait, cela aboutirait à créer une Code du Travail « à la carte » pour l’employeur.

 

Ces réformes, quelles sont-elles ? Le gouvernement entretient le flou sur cette question et dément, en tout ou partie, les révélations qui ont été publiées dans la presse ces derniers jours. Mais, d’un autre côté, ces mêmes révélations sont tout à fait dans la logique de ce qu’avait déclaré Emmanuel Macron avant son élection.

Le point principal est certainement l’abandon des règles nationales, voire des règles de branche dans un certain nombre d’activités, pour donner la priorité aux accords d’entreprise. Ces accords d’entreprise pourraient décider des motifs de licenciements, du niveau des salaires, du temps de travail (et donc des heures supplémentaires) ou encore laisser le choix à l’entreprise d’user des CDD. De fait, cela aboutirait à créer une Code du Travail « à la carte » pour l’employeur. Par ailleurs, les indemnités accordées par les tribunaux en cas de de licenciement abusif seraient plafonnées. Ces accords pourraient, sans que cela nécessite un accord des syndicats, être soumis directement à l’approbation des salariés de l’entreprise. De même, une grande réforme de l’assurance chômage est prévue, conduisant à une couverture dite « universelle ». Mais, c’est une réforme qui, pour l’Observatoire français des conjonctures économiques, aboutira dans les faits à faire baisser les indemnités chômage. En effet, les allocations de toutes les personnes ayant des trous dans leur parcours, comme par exemple, quelques jours de battement entre 2 CDD, seraient ainsi diminuées. Cette diminution pourrait ainsi potentiellement concerner de 20% à 50% des demandeurs d'emplois, son ampleur dépendant alors des paramètres retenus, paramètres qui ne sont pas encore fixés. Enfin, le gouvernement prévoit de supprimer une partie des cotisations sociales (ce qui augmenterait techniquement les salaires) en recourant à une augmentation importante de la CSG, augmentation qui est évaluée aujourd’hui à environ 21 milliards d’euros, soit 1% du PIB, et qui serait payée par les retraités dont la pension de retraite dépasse 1 200 euros.

 

Ces réformes, on peut le constater à travers les projets qui ont « fuité » depuis ces derniers jours, aggravent considérablement la déjà très néfaste loi « Travail » dite aussi Loi El Khomri

 

Si la procédure des ordonnances est bien utilisée, alors ces réformes pourraient être adoptées dès le mois de septembre 2017. Ces réformes, on peut le constater à travers les projets qui ont « fuité » depuis ces derniers jours, aggravent considérablement la déjà très néfaste loi « Travail » dite aussi Loi El Khomri.

Au-delà du tour de passe-passe sur les cotisations et la CSG, on voit bien que toutes ces mesures tendent d’une part à fragiliser la position des salariés face aux employeurs, et c’est le produit de la logique de la négociation dans l’entreprise et non de la négociation collective, et d’autre part à faire baisser le niveau des salaires. La fragilisation de la position des salariés, provenant de l’émiettement des négociations entreprise par entreprise, aura des implications importantes sur les conditions de travail. Or ces dernières se sont déjà dégradées au cours des dernières années. La possibilité pour les entreprises de déterminer dans les faits la durée légale du travail entraînera une baisse des heures supplémentaires, qui – à son tour – entraînera une perte de salaire pour les employés. La possibilité pour les entreprises de fixer les motifs de licenciement et le plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif vont leur donner la possibilité d’exercer un chantage à la baisse des salaires (compte tenu de l’existence d’un important volant de chômeurs) comme à la dégradation des conditions de travail."

 

Une première constatation s’impose : le « marché unique », qui est l’un des piliers de l’Union européenne, produit une logique de course au « moins disant/moins coûtant » qui se propage dans l’ensemble de l’UE.

 

 

Les conséquences de l’Union européenne ?

"En apparence, ces réformes ont une justification. Les écarts de salaire minimum au sein de l’Union européenne sont énormes : de 9 à 1 entre la France et la Roumanie et la Bulgarie, de 3,5 à 1 entre la France et la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie, de 2 à 2,5 pour 1 par rapport à l’Espagne, au Portugal. Le salaire minimum français est supérieur de 10% au niveau de celui du Royaume-Uni et de l’Allemagne mais de plus ces derniers pays ont des dispositions qui permettent aux entreprises, sous certaines conditions, d’embaucher sous le plafond légal. Et ceci ne concerne que les pays qui ont une loi fixant un salaire minimum, ce qui n’est pas le cas de l’Italie et de la Finlande. Bien entendu, le fait que la productivité du travail soit particulièrement élevée en France compense, en partie, ces écarts. Mais en partie seulement.

Avec le « marché unique », mais aussi la liberté de circulation totale des capitaux, les grandes entreprises peuvent développer dans les pays où le coût du travail est très bas des usines dont la productivité se rapproche rapidement de celle des usines en France. Dès lors, une première constatation s’impose : le « marché unique », qui est l’un des piliers de l’Union européenne, produit une logique de course au « moins disant/moins coûtant » qui se propage dans l’ensemble de l’UE. Si les entreprises bénéficient de cette course, les salariés sont bien entendu les premiers perdants.

Cette logique du « marché unique » aurait cependant pu être compensée par des mouvements de taux de change, produisant une réévaluation des pays où les coûts sont bas, et une dépréciation des monnaies des pays où les coûts (corrigés par la productivité) sont hauts. Mais, un tel mécanisme ne peut exister à partir du moment où existe la « monnaie unique », c’est à dire l’euro. L’euro interdit toute modification des taux de changes pour compenser les déséquilibres structurels.

 

Le résultat est là : quand on ne peut pas jouer sur le taux de change pour corriger des déséquilibres importants il ne reste plus qu’à faire baisser les salaires. Telle est la logique, à peine cachée, des réformes que nous proposent tant Emmanuel Macron que son Premier ministre, Edouard Philippe. Ces réformes visent à « adapter » la France aux exigences de l’UE. Elles impliquent que le centre de décision n’est plus à Paris mais à Bruxelles, voire à Berlin."

 

Quand on ne peut pas jouer sur le taux de change pour corriger des déséquilibres importants il ne reste plus qu’à faire baisser les salaires. Telle est la logique des réformes que nous proposent tant Emmanuel Macron que son Premier ministre, Edouard Philippe

 

Ainsi, le petit marquis veut s’attaquer au code du travail. Sous-entendu pour le démolir et appliquer la politique très réactionnaire du MEDEF. Les militants qui se sont battus, certains y ont laissé la vie, pendant plus d’un siècle pour avoir des garanties et être protégés de l’arbitraire et des injustices sociales vont se retourner dans leur tombe.

 

De plus, l’application des directives très réactionnaires de Bruxelles pour satisfaire les banques et les transnationales sont à son programme.

Le petit marquis avec son parti E.M. ce sera un recul social sans précédent, l’application d’une politique contraire aux intérêts du plus grand nombre !!!

 

En résumé :

 

- Augmentation de la CSG pour financer des baisses de « charges » (lisez : baisse des cotisations sociales) pour les plus grandes entreprises.

 - Baisse : du SMIC, de l’allocation chômage, des remboursements médicaux,........

 - Mise en concurrence accrue des services publics, y compris la sécurité sociale avec au final la fin du modèle social français.

 - Démantèlement du code du travail par ordonnances : précarité accrue, facilitation des licenciements.

 - Industrialisation à outrance de l’agriculture et de la pêche.

 - Réduction du nombre de fonctionnaires.

 - Désindustrialisation de la France.

 - Pertes de souveraineté de l’État Français.

 - Alignement complet sur la politique agressive des USA.

 

- Etc.......

 

 

Le petit marquis n’est pas au service des français, mais au service de la finance et du mondialisme.

La grande bourgeoisie Philipparde va pouvoir s'enrichir encore plus en appliquant les ordres de Bruxelles, tout en étant le plus fidèle servant du sionisme et de l'impérialisme occidental qui violent en permanence le droit international.

 

 Macron c’est le déni total du bien public et de l’intérêt général. C’est la certitude de la régression sociale et de la soumission de la France.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il ne reste donc aux forces politiques mal représentées au Parlement du fait d’une loi électorale injuste qu'a s’appuyer sur les mobilisations sociales pour empêcher la politique ultralibérale qui se prépare.

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Source : https://francais.rt.com/opinions/39634-legislatives-2017-vague-en-trompe-oeil

(1) Sous Louis Philippe c'est l'accession de la bourgeoisie aux affaires manufacturières et financières. Cependant, la chute du régime qu’il a fait naître a eu pour principales causes la paupérisation des « classes laborieuses » (paysans et ouvriers).

 

(2) Jacques Sapir, né le 24 mars 1954 à Puteaux, est un économiste français. Il a enseigné à l'université de Paris-X Nanterre, puis il est devenu directeur d'études à l'EHESS en 1996, après y être entré comme maître de conférences en 1990.

 Le roi Macron et le crétinisme du Français de souche

Le Français de souche (vivement son Grand Remplacement !) qui vient d’élire Macron et sa clique est impardonnable. Jusqu’à François Hollande même, on avait de bonnes raisons d’aller voter pour virer Sarkozy et son cirque hyper-présidentiel et belliciste par exemple. On était encore un peu de gauche ou de droite. Maintenant on a quoi ? Un banquier aux ordres qui va nous dépouiller pour le capital mondial et appliquer une dictature anarcho-totalitaire bonne à satisfaire le Qatar et les cathos zombies qui se disputent sa couche. Et ce n’est pas faute d’avoir tenté de le lui expliquer, moi, mille autres, sur ce site et ailleurs. Mais rien n’y fait, ce peuple reste prodigieusement imbécile (Léon Bloy, dont on fête le centenaire), il fait du bouche à putsch.

L’antisystème se montre inconsolable, je vais le consoler. Pas besoin en effet de neuro-piratage, le crétinisme du Français de souche est un fait avéré par l’histoire. Que la plupart des retraités comme on dit aient oublié pour se rassurer que Macron était ministre de Hollande – et une nullité de ministre de notre ex-économie – est un détail, vu ce que ce peuple a essuyé comme coups de pied au derrière durant des siècles. Relisez Rabelais et ses moutons de Panurge (nous on est des Mouton-Rothschild !) et, si vous avez le courage lisez Jules César sur les Gaulois (VI, 13) et la manière druidique ou cavalière de traiter le populo. Pas besoin des Bilderbergs et du neu