En Amérique du Nord : La guerre est rallumée entre visages pâles et peaux-rouges

« Tout ce que vous savez faire, c’est prendre et garder. Et rire en prenant et prêcher en gardant. »

John Cowper POWYS

———————————————–

 

Une des nombreuses vidéos qui témoignent des affrontements récents : civils contre militaires (d’une armée privée), ceux-ci accompagnés de chiens, oui, comme à Gaza et en Cisjordanie. Soit les grands esprits se rencontrent, soit les instructeurs israéliens sont passés par là.

La pomme de discorde, l’objet du litige ou le prétexte du casus belli (au choix) : la construction d’un oléoduc de 1825 kms, qui doit traverser des terres occupées par les Sioux et qui risque surtout de très fort polluer l’eau dont ils dépendent pour leur survie, notamment celle du Lac Oahe.

Nous venons de lire beaucoup de choses relatives à la lutte, jamais finie, de ce qui reste des peuples d’origine pour leur survie. Cette lutte prend toutes sortes de formes selon les lieux et les moments, mais, il faut bien le dire aussi, selon l’inventivité toujours renouvelée dont font preuve les prédateurs pour s’emparer de ce qui ne leur appartient pas.

C’est si complexe qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Nous essayerons quand même de vous donner des liens qui devraient vous permettre de vous faire une idée de cette longue – très longue et multiforme – empoignade.

Car, non, la guerre ne s’est pas terminée avec la vague hollywoodienne des films « de Cow boys et d’Indiens », d’abord toujours favorables aux Cow boys (c’est nous les bons, c’est eux les méchants), suivie d’une assez courte vague de films révisionnistes ou si on veut, un peu moins manichéens, suscités surtout par la prise de conscience due à la guerre du Vietnam. Ouh la la, c’est bien loin tout ça, qui s’en souvient ?

Cependant, guerre du Vietnam perdue ou pas, l’accaparement a continué un peu partout dans le monde et donc aussi at home. Pourquoi voudrait-on qu’il en soit autrement.

On sait déjà que la quasi-totalité du territoire des États-Unis a été « achetée » pour des clopinettes à des populations qui ne connaissaient rien à la pratique du commerce ni à celle des traités, surtout léonins, et qu’on leur a fait signer (par des pictogrammes) des cessions auxquelles ils ne comprenaient rien. Quand ils posaient des questions, on brûlait leurs villages avec eux dedans.

Il faut savoir aussi qu’il existe un certain nombre de ces traités (dont un bon exemple est le traité de Fort Larramie), par lesquels « on » achetait aux natifs le droit de passer sur les résidus de territoires qu’on leur avait laissés, d’y construire des routes, des forts, d’y exploiter des mines (notamment lors de la ruée vers l’or), que ces traités n’ont jamais été vraiment respectés (côté arrivants) et que, s’il faut en croire les glossateurs de la Constitution US, ni le Président ni le Sénat n’ont le droit, le voulussent-ils, de « revenir en arrière » en restituant des parties de territoire aux populations natives.

Ce qu’il faut savoir enfin, c’est que ce qui reste des Amérindiens a été, pour des raisons évidentes, aussi atomisé que possible, et que leurs « nations » se battent là où elles se trouvent, les conditions n’étant pas les mêmes partout.

Standing Rock

 

(6e plus grande réserve d’Indiens des USA – en orange sur la carte. On y voit les eaux qui la longent, sous lesquelles on est en train de creuser pour y faire passer le DAPL (Dakota Access Pipeline) d’une longueur de 1825 kms et d’un coût de 3.7 milliards de $ [d’après l’ONG Food & Water Watch, au moins quatre banques françaises y auraient investi à hauteur d’un milliard de dollars] – Après qu’un accident ait provoqué plusieurs morts, l’ampleur des manifestations, non seulement indiennes mais écologistes, a provoqué, en décembre dernier, l’arrêt des travaux pourtant presque terminés – mais ces travaux ont repris, sur ordre de Donald Trump, dès son inauguration. D’où la nouvelle flambée de résistance.)

Réserve indienne de Standing Rock

Grande réserve et autres territoires Sioux – Camp de la Pierre sacrée (« Standing Rock ». Imaginons cela à Stonehenge, où d’ailleurs une situation analogue pourrait se produire bientôt..)

La bataille de Standing Rock n’est donc qu’une des péripéties de la guerre des Amérindiens contre les abus de toutes sortes. Arrivée à un point d’ébullition aujourd’hui – mercredi 22 février à 2 heures de l’après-midi (± 19 heures GMT) limite qui leur avait été fixée pour évacuer leur « jungle de Calais » protestataire – par un affrontement entre la troupe et une population qui refuse de bouger et qui vient, au moment où nous rédigeons ces lignes, de mettre le feu aux tentes qu’on la sommait d’évacuer.

Ce qui est peut-être nouveau, c’est que la population civile affronte une armée privée composée non de conscrits mais de mercenaires, et que des vétérans des nombreuses guerres US, dont une majorité de visages pâles, sont venus soutenir des peaux-rouges qui ne réclament que le respect des traités… et des droits de l’homme.

Ceci, mine de rien, est une grande première dans l’histoire des États-Unis.

***

RT – 12/13 février 2017

Des vétérans qui étaient venus manifester avec les « natives » au camp d’Oceti Sakowin en décembre, sont revenus en février, dès l’annonce de la reprise des travaux ordonnée par le Président, pour former un bouclier humain entre les civils et les mercenaires de l’Energy Transfer Partner (ETP) groupe du milliardaire texan Kelcy Warren.

 

« Nous sommes prêts à mettre nos corps entre les anciens des tribus indigènes et une force militaire privée » a déclaré au Guardian Elizabeth Williams, ancienne combattante de l’US Air Force. « Nous avons été au feu. Nous nous sentons moralement obligés d’utiliser nos compétences en la matière ».

La tribu Sioux de Standing Rock a fait vœu de combattre l’ordre présidentiel de continuer les travaux, malgré la déclaration du Corps des Ingénieurs de l’US Army, avertissant qu’il allait annuler son étude préalable sur l’impact environnemental et accorder le permis de procéder à la construction du segment d’oléoduc prévu pour passer sous le Lac Oahe.

 

Les camps de protestataires sont préparés à l’inondation qui devrait se produire dès que les températures vont remonter. La présence des anciens combattants est en soi un défi aux représentants de la « loi » qui veulent enlever les protections anti-inondations de la région pour permettre la poursuite des travaux.

Les affrontements précédents entre les manifestants et la police ont été violents, la police faisant usage de canons à eau, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes, tandis que les milices privées lançaient des chiens sur les manifestants.

Les Veterans Stand sont en train de collecter des fonds pour aider les manifestants qui résistent à la construction du pipeline et, à ce jour, ils ont réussi à récolter près de 220.000 $. Ils ont fait savoir que c’était l’augmentation « des incertitudes et des violences » à Standing Rock qui les avait décidés à passer aux actes.

Plus de 1.000 vétérans sont venus à Standing Rock en décembre, affronter les rigueurs de l’hiver. Sur place, ils ont présenté des excuses aux indigènes, au nom du gouvernement US, pour la manière dont il les traite. En février, ils ne s’attendent pas à un accroissement de la présence physique d’anciens soldats mais comptent bien poursuivre leur soutien par la collecte de fonds.

 « La plus grosse erreur est de croire que Veterans Stand veuille faire quoi que ce soit d’agressif en réponse aux agressions. » a dit Michael Wood Jr à CNN. « Les gens veulent faire quelque chose, mais ils ne savent tout simplement pas quoi faire. Nous essayons au moins de leur fournir une tribune. »

 « Nous ne venons pas ici en combattants mais en protecteurs » a dit Jake Pogue, ancien combattant du corps des Marines, au Guardian. « Notre rôle, dans cette situation, est de former une barrière humaine entre les protecteurs de l’eau et les forces de police, et d’essayer d’empêcher une partie des mauvais traitements qu’on leur inflige. » 

 « En fin de compte, c’est un petit peu de l’armée US qui vient sur le territoire des Sioux essayer de les aider pour la première fois dans l’Histoire, au lieu d’y venir pour les tuer »  a résumé le vétéran Dan Luker.

Source : https://twitter.com/RT_America/status/829530833237188608/…

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

via:http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2017/02/23/peuples-autochtones-solution-finale-8703774.html

Affaire Théo : les caméras de surveillance semblent confirmer la version d’un des policiers

Des extraits du rapport d’un des policiers ayant interpellé Théo ont été publiés par «Le Point». Il s’avère que les images de vidéosurveillance valident sa version, donnée à chaud, deux heures après les faits. Le viol présumé reste à déterminer.

 

Tout ne serait donc pas si simple dans ce qu’on appelle désormais «l’Affaire Théo». Alors que le jeune homme a porté plainte pour viol, dénonçant un passage à tabac et des insultes racistes à son encontre totalement gratuits, tandis qu’il était alors simplement adossé contre un mur «tranquillement», le policier impliqué dans les faits très graves de viol présumé a depuis été entendu par l’IGPN.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’après le témoignage de ce dernier, Théo aurait été loin d’avoir un comportement pacifique. Il aurait usé de violence envers les policiers qui étaient en train de contrôler un dealer qui était parvenu à s’enfuir.

Voici les extraits de son témoignage que s’est procuré Le Point :

« […] Un des individus contrôlés avançait sa tête vers la mienne en signe de défiance, alors, de la paume de la main, j’ai repoussé fermement sa tête au niveau de sa joue. C’est à cet instant que l’individu [«Théo»] qui se trouvait sur sa gauche et qui n’avait pas encore fait l’objet d’une palpation s’en mêlait et que ce dernier m’attrapait au niveau du col et me disait quelque chose du genre : « Eh, tu fais quoi là ? ». Je repoussais immédiatement son bras avec ma main, mais il ne me lâchait toujours pas. Un collègue intervient alors. Il lui saisissait son bras afin qu’il me lâche. Mais l’individu [toujours «Théo»] se retournait vers lui, puis un échange de coups s’ensuivait. […] Alors que je venais de lui saisir le bras, je recevais de sa part un coup de poing au niveau de la pommette gauche. Durant quelques instants, j’ai été sonné. J’ai compris à ce moment-là que l’individu serait prêt à tout pour se soustraire. Il se débattait, portait des coups de poing à tout va, gesticulait en tous sens, même des jambes.»

«Je le voyais piétiner mon collègue qui était encore au sol dos contre terre»

Ainsi, selon la version du policier, qui concorde surtout avec les images de vidéosurveillance scrupuleusement analysées seconde par seconde par l’IGPN, le jeune homme serait entré en violent contact physique avec les policiers pour les empêcher de procéder à la palpation d’un autre jeune homme du quartier. Ce dernier ayant pris la fuite, les trois agents auraient alors eu beaucoup de mal à maîtriser le jeune Théo qui leur résistait avec force et ont en effet dû user à plusieurs reprises de leur matraque télescopique. Le rapport poursuit :

«J’usais de ma matraque télescopique et lui portais des coups en visant l’arrière de ses cuisses. Il continuait de se débattre, il se retournait, gesticulait en usant de son gabarit musclé et il parvenait à se relever. Il continuait de porter des coups dans tous les sens. Là, je le voyais piétiner mon collègue qui était encore au sol dos contre terre et, subitement, un jet de gaz lacrymogène s’échappait de la bombe de mon collègue. Malgré le gaz, l’individu parvenait à se relever. […] Il continuait de piétiner le collègue. Je décidais de lui porter des coups de matraque télescopique en visant ses membres inférieurs dans l’espoir de lui faire perdre l’équilibre et de l’amener au sol. Mon effort portait ses fruits et l’individu basculait à terre. Au sol, il continuait de donner des coups de pied, j’ai donné un coup de matraque au niveau des jambes. Enfin, nous arrivions à lui passer une menotte, puis la seconde.»

Il apparaît en effet que l’interpellation s’est passée de manière très violente. Mais visiblement pas seulement du côté des policiers, qui seraient loin d’avoir gratuitement violenté le jeune homme. La police des polices, qui, au vu des images de vidéosurveillance, avait conclu à l’absence d’intentionnalité de la part du policier, ne contredit pas la version de ce dernier. Cette version justement, comme le souligne Le Point, a été livrée moins de deux heures après les faits, ce qui aurait laissé peu de temps au policier pour mettre en place un scénario concerté avec ses collègues.

Dans son article, Le Point livre également les nombreux détails de l’analyse de la vidéosurveillance qui confirment une rébellion violente de la part de Théo ayant entraîné une interpellation particulièrement musclée réalisée en près de 30 secondes. Un laps de temps à la suite duquel les caméras montrent Théo repartir avec les policiers et monter dans le véhicule de police.

Des images qui montrent donc apparemment la cohérence de la version du policier. Reste encore à déterminer si le jeune homme a bien été violé, comme il l’affirme. Les policiers mis en examen ont eux porté plainte contre Théo pour outrage et rébellion.

Source: https://francais.rt.com/france/34093-affaire-theo-cameras-surveillance-semblent-confirmer-version-dun-des-policiers

 

 

 

 

Théo, chronique technique d’une intervention policière qui a mal tourné

 

Théo, un jeune homme de 22 ans était interpelé le 4 février à Aulnay-Sous-Bois par quatre jeunes policiers appartenant à la brigade spécialisée de terrain. Le médecin qui l'a examiné a conclu à une déchirure de l'anus de 10 cm ! et lui a prescrit une incapacité de travail temporaire de soixante jours ! Trois fonctionnaires de police ont été mis en examen pour violences volontaires et le quatrième pour viol ! Pour maître Eric Dupond-Moretti, son avocat : « Physiquement, il y a des dégâts qui sont considérables. Psychologiquement, il est démoli. » Les experts médico-légaux devront se prononcer sur la force mise en œuvre capable d'entrainer ce genre de lésion et par voie de conséquence sur l'état d'esprit du policier incriminé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'objet du délit ? Un bâton télescopique généralement porté par les policiers en tenue civile, les « uniformes » disposant du tonfa, un ancien instrument agraire dans le Japon féodal. Le tonfa ressemble à une matraque disposant d'une poignée verticale placée au tiers de sa longueur qui permet de porter des coups frappés circulaires ou non, ou être utilisé pour porter une clef et amener l'individu au sol. Le tonfa a été retenu initialement dans un contexte donné, celui des attaques à la batte de baseball, car il permettait de protéger et de venir renforcer le blocage avec l'avant-bras. Deux policiers, Robert Paturel et Alain Formagio ont développé la technique, « tonfa police », rien de tel n'a été vraiment entrepris pour le bâton court, si ce n'est la technique de Charles Joussot.

Le bâton en acier ou en aluminium est disponible en trois longueurs : 40, 53 et 66 cm, s'il suffit d'un mouvement sec (gravité) pour le déployer, il ne peut selon le modèle, être rétracté qu'en frappant son extrémité sur une surface dure (un bouchon permet de régler la force nécessaire à sa fermeture ), un autre système requiert une torsion d'un quart de tour pour en rétracter les segments. Le bâton peut aussi recevoir un bouchon présentant trois pointes en céramique afin de pouvoir briser une vitre de véhicule !

Je rappellerai que les zones de frappe d'une arme contondante sont : le côté (coup de taille), la pointe (coup d'estoc) et le talon. Les coups fondamentaux appartiennent à une des catégories suivantes : verticale - latérale directe - revers - pointe - retourné, à partir de ces fondamentaux dérivés de l'escrime à la canne ou du bâton court, et selon la saisie en pronation ou supination, d'autres frappes restent possibles, la frappe latérale combinée à une frappe verticale donne une frappe oblique.

L'efficacité de la frappe repose sur trois facteurs : la masse - la vitesse - la rigidité et dureté du segment. L'énergie en mouvement linéaire propre au coup est directement proportionnel au carré de la vitesse de déplacement (1/2. mv2) et l'extrémité du bâton peut atteindre la vitesse d'une vingtaine de mètres par seconde ! La force de frappe peut être accrue par la présence d'un « embout » placé au talon de façon à favoriser le pivotement de la matraque au moment de l'impact, effet qui peut aussi être mis en application par la synchronisation lors de la frappe avec le pliage des doigts et un mouvement sec du poignet (kimé), mais peu de policiers ou militaires sont capables de maîtriser cette technique. Le bâton blanc des « pèlerines » présentait la particularité de se briser au-delà d'une certaine force (environ une vingtaine de kilogrammes).

Toute action peut être à l'origine de lésions traumatiques et la nature des blessures et leurs séquelles peuvent être très étendues allant de l'hématome à la fracture mortelle avec tous les états intermédiaires. Chaque utilisation : coup, étranglement, clé par suspension ou non, pression, etc., a des contraintes et des spécificités qui se retrouvent au niveau de l'anatomie, de la peau, du squelette, du système musculaire, la physiologie de la circulation et de la respiration, principalement.

Selon la nature du coup asséné : rapide - percutant - appuyé - les résultats sont différents. Un coup sec est capable de « sonner » sérieusement, voire d'entraîner de sérieux dégâts : traumatisme, lésions des muscles, des tendons, l'éclatement d'un organe, une fracture. Les zones du corps humain sont réparties en trois zones : zone rouge : la tête - le cou - le triangle génital, frappes interdites ; zone orange : le tronc dans son ensemble, frappes modérées autorisées sur la face antérieure, latérale et postérieure ; zone verte : membres supérieurs à partir de l'épaule - et membres inférieurs y compris zone fessière, frappes libres et autorisées.

Ce tableau établi par le docteur Perez n'offre aucune garantie, car il ne prend pas en compte le type de frappe, on ne saurait comparer un coup de taille sur l'abdomen avec un coup de pointe ! N'eut-il pas été plus judicieux de placer toute la partie centrale antérieure (plexus, etc.) et postérieure médiane (colonne) du « center masse » en frappe interdite ? La prévention d'excès traumatique repose sur le « dosage » de la frappe, un coup « appuyé » peut être à l'origine d'une fracture osseuse ou articulaire, d'une plaie ouverte. Un coup tangentiel est capable d'entraîner une forme grave avec le décollement sous-cutané du plan aponévrotique avec arrachement des vaisseaux et épanchements. Une lésion de la moelle épinière peut s'accompagner d'une paralysie irréversible ! La paraplégie, par exemple, est la conséquence d'une lésion de la moelle épinière à la hauteur des vertèbres de T2 à S2. La paraplégie signifie la paralysie des deux membres inférieurs, la perte de la sensibilité à la douleur, à la température et au toucher, ainsi que la perte du sens de l'équilibre au-dessous du niveau lésé.

Les plaies peuvent être compliquées de lésions sous-jacentes nettes (coupures), plaies contuses (choc). Lors d'une blessure en coup d'estoc, le danger réside dans la méconnaissance de la localisation et de la profondeur exactes auxquelles se trouvent les organes vitaux. Des coups directs ou indirects dans la région abdominale et dorsale (Zone orange) peuvent avoir des conséquences graves, voire mortelles.

·         La rupture d'un rein : douleurs extrêmes, miction sanguinolente, coma et mort.

·         La déchirure de la rate : état de choc, nausée, douleur sévère, spasmes du diaphragme, perte de connaissance, mort dans les 48 heures.

·         Une lésion du foie : hoquets sanguinolents, inflammation et douleur de l'abdomen, mort rapide si la victime n'est pas hospitalisée immédiatement.

·         Une lésion de la vessie et la glande prostatique peut être due à une fracture de l'os pubien ou d'un choc dans la zone uro-génitale. D'où la présence de sang et d'urine dans la cavité abdominale : incapacité à uriner, spasmes musculaires, infections.

·         Une frappe sur la veine fémorale peut être à l'origine de la formation ou du détachement d'un caillot.

·         Une lésion du pancréas, l'organe peut se retrouver comprimé entre le duodénum et les vertèbres lombaires et présenter une fissure. La vésicule biliaire peut aussi subir une déchirure. Un coup trop fort peut blesser l'aorte abdominale avec paralysie respiratoire, spasmes des muscles abdominaux et intercostaux, perte de connaissance, mort.

·         Une lésion de l'estomac ou du duodénum entraîne l'écoulement des sucs digestifs dans la cavité abdominale. Dans les jours suivants : douleurs croissantes au niveau du plexus solaire, désordres gastriques, vomissements, état de choc, mort.

L'intervenant peut aussi utiliser son bâton ou tonfa pour comprimer : les nerfs - les muscles - les tendons - les ligaments - en différentes parties du corps, action capable de provoquer des douleurs importantes. Il existe d'une façon générale, des points douloureux aux endroits où la surface cutanée repose sur un plan osseux, comme par exemple la crête tibiale. La douleur est d'autant plus intense qu'au niveau d'un point se situe le trajet d'un nerf. Plus le nerf est gros, plus la douleur sera forte (la pression est égale à une force sur une surface). Elle peut persister jusqu'à deux semaines. Chez les personnes bien enrobées, leurs nerfs sont entourés d'une épaisseur de graisse qui les protège mieux des traumatismes. Les principaux points de pression sont : face interne des membres, l'articulation du poignet (juste au-dessus de l'apophyse styloïde), fessier. L'écrasement peut être lent et profond, ou brusque et énergique, vibratoire. La douleur dépend de la zone écrasée et être accrue par une pression doublée d'un mouvement oscillatoire de plus ou moins grande amplitude, vibrations transversales ou perpendiculaires afin de se communiquer aux téguments et se propager en profondeur en irradiant. La zone écrasée peut être le siège d'une hémorragie interne (invisible), d'une fracture, et la compression d'une ou plusieurs racines entraîner un déficit moteur ou une paralysie ! L'individu peut présenter des paresthésies sans lésions apparentes !

Dans notre cas, le policier a-t-il voulu procéder à une compression dans la région fessière qui prolonge la colonne vertébrale d'où sortent les racines dernières paires des nerfs moteurs correspondant au membres inférieurs, ou agir sur le point de jonction du petit fessier avec les muscles du derrière de la cuisse où l'ischion n'est pas protégé par une masse musculaire ? Le pantalon ? en présence d'un individu portant un baggy ou des pantalons non retenus par une ceinture ou une paire de bretelles, l'intervenant peut être tenté de l'abaisser pour entraver les jambes, comme on le fait sur le porteur d'une veste portée ouverte que l'on retourne pour immobiliser les membres supérieurs. C'est cependant un peu tiré par les cheveux... L'angle de pénétration (probablement un coup d'estoc ou pointe) que les experts devront déterminer pourra apporter un début de réponse.

 

A la lecture de cet abrégé de traumatologie, une question se pose à tous, doit-on tolérer l'usage d'armes contondantes chez des fonctionnaires n'ayant suivi que quelques heures de formation à leur maniement ? Pour obtenir le maximum d'efficacité en infligeant le minimum de douleur, le policier ne doit pas être sujet à une impulsion incontrôlée (sadisme, colère, stress, etc.). Il doit s'agir d'actes techniques maîtrisés. Lorsque le pouvoir politique ne met pas de cadre légal strict et ne propose que des formations bâclées, il se décharge de ses responsabilités, et les possesseurs de pouvoirs n'hésitent pas à s'arroger des droits nés de ce qu'ils estiment être leur devoir..., c'est à dire la représentation qu'ils ont d'eux-mêmes et de la fonction.

Le viol, nouvelle technique d’immobilisation de la police française ?

Jeudi 2 février 2017, un jeune homme de 22 ans est arrêté par la police à Aulnay-sous-Bois. L’intervention dégénère et l’homme doit être opéré en urgence.

Le bilan médical est accablant pour les policiers: le jeune homme souffre d’une « plaie longitudinale du canal anal » de 10 cm et d’une « section du muscle sphinctérien ». Le médecin lui prescrit 60 jours d’ITT. La victime accuse les policiers de l’avoir violé avec une matraque télescopique lors de l’interpellation.

Les quatre policiers responsables de l’interpellation sont placés en garde-à-vue le lendemain et une enquête est ouverte pour « viol en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique. »

Pour leur défense, les policiers expliquent qu’un coup de matraque aurait été porté aux fesses, après que le pantalon du jeune homme soit tombé tout seul… Ce qui expliquerait, selon eux, la perforation de l’anus. On ne rigole pas, s’il vous plait, ce sont des fonctionnaires assermentés.

Dimanche 5 février, coup de théâtre, le parquet requalifie les faits, non plus en « viol en réunion » mais en « violences en réunion ».

On pourrait croire qu’il s’agit là d’une bavure, d’un cas isolé, qui ne concerne en aucun cas la police en général. Ah bon ?

« Je vais te violer et on va voir si tu filmeras la police »

Septembre 2016, un enseignant chercheur de 28 ans filme avec son téléphone portable l’interpellation mouvementée d’une femme par des policiers à la gare de Saint-Denis.

Deux policiers s’approchent de lui et le menacent: «On va te violer, ça te plaît, ça ? Je vais te violer et on va voir si après tu filmeras la police.» (1)

Selon l’enseignant, les policiers lui font ensuite des clés de bras et touchent à plusieurs reprises ses fesses. Quand ils trouvent sa carte de professeur, ils lui disent: «T’es prof ? Quand l’état islamique viendra à la Sorbonne, tu vas les regarder en te branlant ?»

Une plainte est déposée. Les policiers, eux, continuent tranquillement à faire régner la terreur, pardon la loi, dans notre belle démocratie.

Octobre 2015, Drancy, un homme de 28 ans vient d’être arrêté par la police municipale pour tapage nocturne. Alors que les policiers le forcent à monter dans un voiture pour le transférer à Bobigny, il ressent une violente douleur dans les fesses et hurle, puis se met à pleurer. Un policier lui dit: plus jamais tu parleras comme ça de la police municipale, tu te rappelleras de nous” (2)

A 4 heures du matin, il est amené en consultation chez un médecin qui constate une perforation de l’anus et lui prescrit 10 jours d’ITT. Son ADN est même retrouvé à l’extrémité de la matraque télescopique du policier. Pour sa défense, le policier explique que sa matraque a… « Dérapé ».

Ici encore, la « justice » veille. Le policier vient d’être jugé… pour violences volontaires, mais pas pour viol. Le procureur requiert 6 mois avec sursis. Le jugement sera rendu le 20 février.

La police ne viole pas. Elle violente. Nuance

C’est le second scandale de cette affaire. Non contents d’avoir violé un homme, ce qui est prouvé par l’examen médical réalisé immédiatement après les faits, les policiers mentent comme des arracheurs de dents afin d’aboutir à une requalification des faits. Et ils y arrivent.

Le viol est réprimé par l’article 222-23 du code pénal. Il est défini comme « Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise.».

Le viol en réunion est une circonstance aggravante « Lorsqu’il est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice. ».

Bien évidemment, le viol par un ou des fonctionnaires de police constitue également une circonstance aggravante puisqu’il s’agit d’une « personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions. »

Le viol en réunion est puni d’une peine pouvant atteindre 20 ans de réclusion criminelle. (article 222-24 du code pénal)

Les violences en réunions, elles, sont punies de 3 ans de prison et 45 000 € d’amende, 7 ans de prison et 100 000 € d’amende lorsqu’elles sont commises avec plusieurs circonstances aggravantes et ici il y en a trois: violences commises par une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions; par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice; avec usage ou menace d’une arme.

Dimanche, on a donc appris que le viol était requalifié en « violences volontaires en réunion. » Et hop, voilà comment échapper à la justice.

Le maire de Aulnay-sous-Bois lui-même dénonce cette mascarade de justice: « la police est là pour protéger et non humilier nos concitoyens. Je ne comprends donc pas cette requalification. Elle est vécue comme un détournement de la vérité. »

Dimanche soir, nouveau rebondissement, un policier serait finalement mis en examen pour viol, les 3 autres pour violences en réunion. On voit pourtant parfaitement sur les images vidéo (3) que ce sont quatre policiers qui interviennent et il est scandaleux que les 3 autres ne soient pas poursuivis pour complicité de viol. Bien évidemment, le violeur présumé est laissé en liberté sous contrôle judiciaire…

Le viol par accident, c’est nouveau, ça vient de sortir

Le 9 février, l’IGPN, la police des polices qui enquête sur l’affaire conclut à la non intentionnalité de l’acte en expliquant qu’il s’agit d’un malheureux concours de circonstances. En gros, la police vient d’inventer le viol involontaire, à l’insu de son plein gré. Vous violez quelqu’un mais vous dites que vous n’avez pas voulu le violer et voilà… relaxe assurée. Méthode homologuée par la police. C’est nouveau, ça vient de sortir, c’est le viol par accident.

Pas sûr que ça marche pour ceux qui n’ont pas d’uniforme.

Pour rappel à tous ces policiers qui ignorent le code pénal ou ne savent pas lire, le viol est constitué par « TOUT » acte de pénétration sexuelle, commis par « violence, contrainte, menace ou surprise ». Article 222-23 du Code Pénal. C’est clair ?

En France, mieux vaut être policier et violer que pauvre et voler

En avril 2014, deux policiers de la BRI sont poursuivis pour avoir violé une touriste canadienne dans les locaux même de la Police Judiciaire au 36 quai des orfèvres à Paris.

La « justice » française a mis plus de 2 ans pour se prononcer. Que croyez-vous qu’il arriva ? En juillet 2016, le juge d’instruction prononce un non-lieu général. Il n’y aura même pas de procès…

Il y avait pourtant beaucoup de preuves: empreintes génétiques des policiers sur la victime, sms et même vidéos… Une opération de prélèvements d’ADN surréaliste avait eu lieu au sein du siège de la PJ… Tout ça pour ça…

En février 2016, un jeune homme de 18 ans, sans domicile fixe, s’introduit par effraction dans une maison à Figeac dans le Lot et vole du riz, des pâtes et une boîte de sardines. Il ne touche à rien d’autre et repart. Le 12 mai 2016, la « justice » française le condamne à … 2 mois de prison ferme. (4)

Un viol en réunion, non-lieu, un vol de pâtes, 2 mois fermes. Elle n’est pas belle la justice française ?

La France, patrie auto-proclamée des droits de l’homme

Alors que la France socialiste donne des leçons de morale au monde entier et en particulier à Trump ou Poutine, chez nous, par l’intermédiaire de ses nobles et courageux représentants policiers ou gendarmes, la république frappe, mutile ou tue ses propres enfants. (5)

Zyed et Bouna, le lycéen de Bergson, le supporter de Bastia, Rémi Fraisse, Adama Traoré… La liste est longue de tous ces jeunes qui portent les stigmates indélébiles des violences policières quand ils n’en sont pas morts.

L’impunité dont jouissent les forces de l’ordre en France est une véritable incitation à la violence qui permet à certains policiers de se conduire comme les pires des criminels. Mais à la différence des délinquants de droit commun, quand ils sont mis en cause, les policiers portent systématiquement plainte contre leurs victimes et ils ne sont que très rarement condamnés.

Tant que la police ne fera pas le ménage chez elle, et elle a beaucoup de travail, tant que les juges couvriront les bavures et que les politiques donneront un blanc-seing aux forces de police pour se comporter comme elles veulent, la fracture entre les citoyens et la police n’est pas prête de se résorber.

En Amérique, où la police blanche peut s’entraîner régulièrement au tir à balles réelles sur les citoyens noirs, on crie « no justice, no peace ».

Après une marche pacifique pour protester contre les violences policières, des affrontements se sont déroulés lundi soir à Aulnay entre les jeunes et la police. Depuis, les manifestations se multiplient un peu partout en France. On dirait bien que chez nous aussi, certains commencent à douter de l’indépendance des juges et pensent qu’aucune autre justice ne leur sera rendue que celle qu’ils se feront eux-mêmes.

Pas de justice, pas de paix.

(1) https://blogs.mediapart.fr/christian-salmon/blog/230916/chronique-de-la-folie-policiere-ordinaire

(2)http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/01/17/un-policier-municipal-juge-pour-violences-volontaires-avec-arme_5063898_1653578.html

(3) http://www.bfmtv.com/societe/policiers-accuses-de-viol-a-aulnay-sous-bois-un-temoin-a-filme-la-scene-1096690.html

(4) http://www.lci.fr/faits-divers/lot-deux-mois-de-prison-ferme-pour-un-sdf-qui-a-vole-des-pates-et-du-riz-1510492.html

(5) http://philippealain.blogspot.fr/2016/03/quand-la-republique-frappe-mutile-et.html

 

Source: http://philippealain.blogspot.fr/2017/02/le-viol-nouvelle-technique.html

SOCIAL-ECO

 

Lactalis rompt le contrat de cinq producteurs de lait suite à un reportage diffusé sur France 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous-rémunérés, des producteurs de lait de l'ouest de la France bloquaient l'entrée du siège de Lactalis à Laval en août 2016.

Photo AFP

Des producteurs de lait ayant témoigné leur mécontentement vis-à-vis de Lactalis dans un reportage d’Envoyé Spécial sur France 2  voient leur contrat rompu par le géant laitier.

 

L'été dernier, la crise provoquée par Lactalis avait fait couler beaucoup d'encre. Le torchon brûle à nouveau, cet hiver.  "S'il vous appartient d'être en désaccord avec notre politique d'approvisionnement lait, celle-ci reste cependant de notre ressort et ne peut en toute hypothèse faire l'objet d'un tel dénigrement. Au regard du contexte général ayant entouré vos déclarations, nous avons pris la décision de mettre un terme à nos relations", peut-on lire sur un courrier envoyé par Lactalis à l'un des éleveurs dont l'AFP a obtenu une copie.

Le reportage intitulé "Sérieusement ? Lactalis: le beurre et l'argent du beurre ?" avait été diffusé le 13 octobre dans l'émission "Envoyé Spécial" sur France 2 et mettait en cause le groupe laitier et son PDG, Emmanuel Besnier.

"Je ne pensais pas qu'ils oseraient le faire", explique l'un des producteurs de lait ayant requis l'anonymat de crainte de ne pas trouver de laiterie de remplacement. Cinq producteurs sont concernés par cette rupture de contrat, avec préavis de 12 mois.

Le porte-parole de Lactalis, Michel Nalet, a confirmé à l’AFP l'envoi du courrier et expliqué qu’il n'est pas possible de poursuivre une relation avec des producteurs qui dénigrent leur employeur". Sur les contrats liant Lactalis aux producteurs de lait, il est spécifié que ces derniers ont l'obligation de respecter l'image du groupe, auquel cas ils peuvent craindre une rupture de leur contrat, a-t-il rappelé.

Ce même reportage avait fait l'objet d'une plainte de la part de M. Besnier qui avait dénoncé des "attaques injustifiées", "la diffusion d'une émission uniquement à charge" et une atteinte à sa vie privée en montrant des images de sa résidence, le château du Vallon à Entrammes (Mayenne).

Mardi, la cour d'appel d'Angers a jugé que "la diffusion à une heure de grande écoute de l'extrait litigieux (...) puis son maintien en ligne sur le canal de rediffusion Pluzz" était "susceptible de porter atteinte" à la vie privée de M. Besnier.

En revanche, elle a débouté le PDG de sa demande d'interdiction de rediffusion par France 2, qui a argué que "le reportage litigieux n'était plus en ligne sur les sites" du groupe "à la date du 26 octobre 2016 et qu'aucune diffusion n'était établie". 

 

(Avec AFP)

Pendant les « Primaires » les « affaires » continuent : Fillon mais aussi Dassault

 

Fillon et sa Pénélope, « faisons confiance à la justice de notre pays. On aura l’occasion d’y revenir. Parlons de Serge Dassault. Il n’a pas daigné se déplacer, Pépé Dassault, au procès intenté contre lui l’été dernier et ayant repris ces jours derniers, pour blanchiment de fraude fiscale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le PDG du groupe Dassault et sénateur Les Républicains est notamment accusé d’avoir détenu quatre comptes de fondations et sociétés à l’étranger (aux îles Vierges, au Luxembourg et au Liechtenstein) pour dissimuler des actifs (jusqu’à 31 millions d’euros en 2006 et 11 millions d’euros en 2014) au fisc français.

Une bricole quoi.

Pourtant, question rigueur, il n’est pas avare de donner des leçons Pépé. Ce qui lui a été renvoyé dans le groin par la procureure Ulrika Delaunay-Weiss se farcissant le fabricant des Rafales payés par nos impôts mais également le patron de presse « envoyant ses vœux aux lecteurs du Figaro pour s’inquiéter que l’État français soit en cessation de paiement, comme la Grèce. Rassurez-vous, il ne parlait pas d’évasion fiscale mais de fraude à la carte vitale… » Pas tendre la dame avec Pépé qui «  a piétiné toutes les lois qu’il a votées sur le thème de la fiscalité » et « trahi son mandat ». Eh ! Oh ! qu’il fait dire par ses bavards Pépé : il a hérité de ces fonds de sa famille et il n’a appris leur existence que sur le tard. Eh ! À cet âge, on perd un peu la tête…

Pépé Serge est un habitué des prétoires, même s’il ne s'y présente que rarement. Il est encore mis en examen dans une affaire concernant l’existence de « cagnottes » au Luxembourg et au Liechtenstein qui auraient servi à acheter des voix lors de campagnes d'élections municipales. En 2009, le Conseil d'État avait annulé sa réélection à la mairie de Corbeil-Essonnes l’année précédente en raison de « dons d’argent » et avait déclaré M. Dassault, qui avait piqué cette ville aux communistes en 1995, inéligible pendant un an.

Allons, allons. Bricoles que tout ça. Plus important, la procureure Ulrika Delaunay-Weiss met les pieds dans le plat en disant regretter « l’absence de plainte de la CIF (Commission des infractions fiscales). » Ce faisant, elle met en cause ce qu’on appelle «  le verrou de Bercy ». Kesako ? C’est un pouvoir discrétionnaire donné au ministre et aux hauts fonctionnaires de Bercy (ministère de finances). Concernant la répression des infractions pénales, la loi donne au procureur de la République la responsabilité de juger de l’opportunité de poursuites. En matière fiscale, en revanche, c’est le ministre du budget qui a l’initiative ! Il transmet au parquet, après avoir sollicité l’avis de la Commission des infractions fiscales (CIF), les dossiers qu’il souhaite voir poursuivis. Ni la Commission, ni le ministère des Finances n’ont à motiver leur décision de poursuivre ou ne pas poursuivre le contribuable. Ni la CIF ni le parquet n’ont la possibilité de connaître les cas de fraude que Bercy choisit de ne pas poursuivre en justice. Le ministre poursuit qui il veut et absout qui il veut ! Plus de 90 % des cas de fraudes constatés par l’administration fiscale échappent à l’appréciation du ministère public…

Ainsi dans l’affaire Cahuzac, Jérome Cahuzac, ministre du Budget en 2012, aurait été le seul à pouvoir décider de l’opportunité de poursuites contre lui-même, avant sa démission ! On marche sur la tête… C’est non seulement un verrou mais aussi une insupportable mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire.

L’administration fiscale peut ainsi traiter de façon inégale et donc foncièrement injuste les contribuables, en proposant arbitrairement à certains une transaction « convenable » et la refusant à d’autres. C’est une atteinte caractérisée au principe d’égalité des citoyens devant la loi. Selon la Cour des comptes « La politique de répression pénale des services fiscaux est ciblée sur les fraudes faciles à sanctionner et non sur les plus répréhensibles. […] Les dépôts de plaintes par la DVNI (direction des Vérifications nationales et internationales) ou la DNVSF (Direction nationale des vérifications de situations fiscales), qui vérifient les grandes entreprises ou des particuliers à fort enjeu, sont extrêmement rares. »

Ce monopole organiserait l’inefficacité voire l’impunité en matière de fraude fiscale.

Ah ! Au fait, le Conseil constitutionnel, célèbre pour ses décisions souvent « pittoresques » a déclaré le « verrou de Bercy » conforme à la Constitution…

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Verrou_de_Bercy#cite_note- : 3-15

http://www.optionfinance.fr/droit-affaires/entreprise-expertise/fiscal/le-conseil-constitutionnel-valide-le-verrou-de-bercy.html

http://www.liberation.fr/france/2017/01/19/au-proces-de-serge-dassault-la-justice-epingle-le-verrou-de-bercy_1542686

 

 

Illustration X - Droits réservés