OGM

Les OGM et l'alimentation chimique

 

 Lorsque les hommes se mettent jouer à Dieu, le diable se charge généralement d'écrire les règles. Jonathan Chardin

LES OGM (cf aussi la catégorie spéciale OGM):

Les organismes génétiquement modifiés (que sont des organismes dont on a modifié le patrimoine génétique afin de les rendre plus résistants aux maladies. S'il n'est pas prouvé que les OGM représentent un danger pour la planète et pour l'homme, le contraire n'a jamais été prouvé non plus ( on retrouve cette inconscience dans le nucléaire, une énergie extrêmement dangereuse, qu'on ne maîtrise pas et qu'on développe pourtant ! ).

 

Aucune loi en Europe n'oblige les entreprises à mentionner que la fabrication de leurs produits a eu recours à des OGM, mais quand Greenpeace  ( http://www.greenpeace.org/france/detectivesOGM/ ) pose la question de savoir si elles utilisent ou non des OGM, le silence de certains industriels en dit long...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Monsanto, principale entreprise de fabrication de produits OGM, a aussi commercialisé le fameux herbicide Roundup, un produit extrêmement polluant pour la terre. Elle est accusée de publicité mensongère concernant la toxicité de ses produits.

Ce que nous trouvons dans nos aliments:

 

 LES PESTICIDES: 

On compte trois grands types de pesticides: les fongicides ( qui tuent les champignons qui colonisent les plantes ), les insecticides, qui tuent les insectes ( c'est vite dit, car de nombreux insectes ont renforcé leur système immunitaire afin de résister aux plus puissants insecticides ), et enfin les herbicides ( pour détruire les soi-disant mauvaises herbes ). Dans tous les cas, le sol ou les plantes sont contaminés car ils intègrent à leur constitution ces composants chimiques. Et bien-sûr, comme tout ce qui est ajouté au processus naturel, qui en soi fonctionne parfaitement (une des erreurs de l'homme les plus fondamentales et les plus graves consiste à penser que la nature est imparfaite et que l'homme est là pour l’améliorer), tous ces pesticides sont potentiellement causes de maladies diverses (maladie de Creutzfeld-Jacob, maladie de Parkinson, asthme, stérilité, cancers, malformation chez les nouveaux-nés...)

De plus, l'effet est plus grave encore: un animal qui consomme un insecte ou une plante ayant ingéré un pesticide se verra aussitôt contaminé à son tour... Il n'est pas surprenant de trouver chez des rapaces, qui forment dans certaines régions le sommet de la chaîne alimentaire, des insecticides dans leurs oeufs, ce qui pourrait expliquer en partie la disparition progressive de ces espèces. Sans compter l'homme, bien-sûr, qui consomme ses fruits et légumes contaminés par les pesticides.

 LES ENGRAIS: 

En dehors des pesticides, l'agriculture ajoute en plus des fertilisants, ou engrais chimiques. Pour être chimique, un engrais doit contenir au moins deux des trois éléments suivants: azote, acide phosphorique, potasse.

Les petits frères des OGM: 

De nouvelles biotechnologies proches des OGM sont en train de voir le jour : Crisp/Cas9, mutagenèse dirigée par oligonucléotides, nucléases à doigt de zinc... Ces termes peuvent faire peur. Leurs effets aussi, qui sont proches de ceux que l'on craint au sujet des OGM. D'autant plus que ces biotechnologies pourraient très bien, courant 2016, obtenir de la Commission européenne un statut juridique et donc entrer prochainement dans notre alimentation...

  

A PROPOS DE LA VIANDE: 

 

Un site édifiant sur la manière inhumaine dont la viande est fabriquée par les entreprises qui ne se soucient aucunement du bien-être animal non plus que de la pollution, 

  Des engrais sont apportés aux animaux pour accélérer leur croissance, comme par exemple la farine animale destinée à des animaux herbivores. Des hormones de croissance leur sont donc administrées, ainsi que des antibiotiques et des pesticides. Tout ceci se retrouve bien-sûr ensuite dans nos assiettes sous forme d'aliments déguisé.

 POUR UN FRUIT OU LEGUME HORS-SAISON: 

L’agriculture moderne a recours à de multiples fertilisants, pesticides et autres produits divers pour faire pousser les fruits et les légumes. L'exemple de ce qui se fait au Japon (et probablement ailleurs) est frappant: pour un fruit hors-saison:

1.    l'agriculteur utilise des fertilisants et procède à des pulvérisations chimiques avant la cueillette des fruits.

2.    Après la cueillette, il trie les plus beaux fruits (le fruit le plus rond...), ce qui fait qu’une quantité non négligeable est jetée, et le reste est vendu à des sociétés qui en font du jus.

3.    Il ajoute un agent colorant

4.    Il ajoute un édulcorant artificiel pour apporter un goût plus sucré au fruit

5.    Il ajoute des agents de conservation et de nouveau des agents colorants par pulvérisation.

6.    Il recouvre le fruit de paraffine solide pour rendre le fruit plus brillant et donc plus attractif pour le fort « exigeant » consommateur

Nos fruits et nos légumes sont infestés de pesticides (c’est-à-dire tous produits chimiques visant à lutter contre une espèce végétale ou animale afin de favoriser la croissance de la plante cultivée), qui sont d'ailleurs loin d'être indispensables à la bonne évolution des plantes (bien au contraire, certaines maladies végétales viennent de ces pesticides). Ainsi, si vous trouvez qu'un melon hors saison est particulièrement sucré, ce n'est peut-être pas parce qu'il est d'excellente qualité...

 Pour citer Masanobu Fukuoka, le père" de l'agriculture sauvage: 

« Si vous pensez que les légumes du commerce sont ceux de la nature, vous vous trompez complètement. Ces légumes sont une élaboration chimique aqueuse d'azote, de phosphore et de potasse avec un peu d'aide de la part de la graine. Et c'est bien le goût qu'ils ont. Et les oeufs de poule du commerce (vous pouvez les appeler oeufs si vous voulez) ne sont rien de plus qu'un mélange d'aliments artificiels, de produits chimiques et d'hormones. Ce n'est pas un produit de la nature, mais une synthèse faite par l'homme ayant forme d'oeuf. » (M. Fukuoka, « La Révolution d'un seul brin de paille » ).

 

Les chiffres:

2,5: c'est le pourcentage d'agriculteurs en France qui se sont mis au bio. L'Allemagne en est à 5,4%, l'Italie à 9,5% et l'Autriche, en tête des bilans européens, à 15,3%.

 

 

Marchandages nucléaires : « Tu fermes Fessenheim ou je te plombe l’EPR ! »

Par VICTOR Ayoli 

 

Comme d’habitude, la magouille a prévalu concernant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. EDF et l’État ont marchandé comme des margoulins : c’est Fessenheim contre l’EPR de Flamanville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se souvient que la fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) était une promesse du candidat François Hollande, qui argumentait ainsi : « Fessenheim est la plus ancienne centrale, elle était prévue normalement pour trente ans et aura quarante ans d’âge en 2017. De plus elle est proche d’une zone sismique, ce qui est quand même un risque. » Il oublie de dire qu’il se fait pousser au cul par les voisins allemands et suisses qui tremblent devant les risques que leur font prendre les Français, et donc gueulent en conséquence !

La chose était cause d’une embrouille au niveau gouvernemental entre Ségolène Royal qui voulait fermer Fessenheim et Manuel Vals qui ne voulait pas. Cazeneuve a tranché. Et donc le conseil d’administration d’EDF a approuvé le mardi 24 janvier le protocole d’indemnisation du groupe par l’État français pour la fermeture anticipée de la centrale. Les employés et les élus locaux doivent l’avoir en travers… Qu'ils se rassurent, la bête bougera encore longtemps.

Mais derrière cette saine décision il y a des tractations de marchands de tapis : c’est Fessenheim contre Flamanville ! En effet, le décret de création de l’EPR de Flamanville donne 10 ans à EDF pour finaliser la construction du réacteur. Et cette autorisation arrive à échéance en avril prochain. Or les nombreux problèmes de réalisation de ce monstre font que, de retard en retard, il n’entrera en service, au mieux, que fin 2018.

EDF dit avoir envoyé en temps utile – le 11 octobre 2015 – une lettre au ministre en charge de l’énergie (Ségolène Royal) demandant une prolongation de cette autorisation de 18 à 20 mois. C'est une procédure qui s’est déjà faite, notamment pour les réacteurs de Civaux (Vienne) et de Chooz (Ardennes).

EDF mettait donc comme condition à l’arrêt de Fessenheim la prolongation de l’autorisation de l’EPR. Mais ce n’est pas tout. EDF a également obtenu l’assurance de pouvoir redémarrer le réacteur n° 2 de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), à l’arrêt depuis mai 2015 alors que la loi de transition énergétique prévoit qu’un réacteur à l’arrêt depuis plus de deux ans devrait être considéré comme en arrêt "définitif". « La ministre chargée de l’Énergie donnera suite positivement aux demandes que le conseil d’administration vient d’exprimer », a indiqué Ségolène Royal. Autrement dit, elle accepte la combine d'EDF. On peut toujours s’arranger pour qu’une promesse électorale, au moins une, soit tenue ! Encore que...

Encore que l’article L.593-13 du code de l’environnement dit que si une installation nucléaire de base (INB) n’est pas mise en service dans le délai fixé par son autorisation de création, « il peut être mis fin à l’autorisation de l’installation, après avis de l’ASN ». Et l’avis de l’ASN n’est pas obligatoirement celui que voudrait EDF…

Si la demande de modification du décret déposée par EDF constitue une modification notable, EDF devra compter avec une nouvelle procédure d’autorisation comprenant la réalisation d’une enquête publique. C’est donc au gouvernement qu’il reviendra de décider si la demande de prolongation constitue une modification notable ou non.

Corinne Lepage l’avocate spécialiste du droit de l’environnement, explique que « les faits, comme la législation, ont évolué depuis 2007, ne serait-ce qu’à cause de la catastrophe de Fukushima et des défauts à répétition de l’EPR, ce qui impose de refaire un dossier et de le soumettre aux citoyens ».

Ce décret devrait être pris un mois avant la présidentielle. Est-ce que ce sera le cas ? Car cette demande de prolongation d’autorisation sera vraisemblablement attaquée devant le Conseil d'État et fera probablement l’objet d’une QPR (question prioritaire de constitutionnalité). Tout ça prend du temps. Quel sera alors le gouvernement qui aura à trancher ?

« Ouate Inde Scie  ». On verra bien.

 

Photo X - Droits réservés

 [#Coville #EDF #Fessenheim] 2017 : année de la catastrophe nucléaire en France ?

 

Par Patrick Samba 

Bien que le premier mois d’une nouvelle année soit traditionnellement dévolu aux vœux de santé, de joie, de bonheur, il me faut décidément déroger à la règle et endosser de nouveau le plumage de l’oiseau de mauvais augure en vous faisant part du profond pessimisme de Thomas Coville, le tout récent recordman du tour du monde à la voile en multicoque. En guise de vœux le 29 décembre il s’est interrogé sur le nucléaire avec une gravité inhabituelle en cette période de fêtes, en des termes laissant peu de place à l’optimisme. « Faudra-t-il attendre que Fessenheim pète pour se décider à sortir du nucléaire ? » s’est-il exclamé à l’orée de la nouvelle année dans les locaux de Libération.

Un tel pessimisme au lendemain de son exploit, chez un sportif de haut niveau enclin à la combativité, a de quoi surprendre. D’autant plus qu’il peut par ailleurs, et plein de contradictions, afficher une relative tolérance pour le nucléaire, intoxiqué par la propagande simpliste et se jouant des mots, selon laquelle le nucléaire serait bien plus « propre » que le charbon. D’où peut donc lui venir un tel pessimisme quand il nourrit, sauf sur le retraitement des déchets, une relative confiance dans le nucléaire ? C’est que son surmoi conformiste formaté au bourrage de crâne nucléariste tente finalement bien inefficacement de s’imposer à sa conscience, quand en réalité la peur de l’accident - fermement verrouillée mais avec plus ou moins de succès - est intense. Et c’est très probablement du fait d’un optimisme déçu, forgé de la croyance qu’il avait probablement mise, comme de nombreux français, dans la promesse répétée à de multiples reprises depuis 2012 par le Président Hollande qu’il fermerait la centrale au plus tard fin 2016, que cette phrase profondément pessimiste a jailli. Parce que nous sommes en 2017 et que malheureusement Fessenheim n’est toujours pas fermée. Et la fine Cosse, fine politique s’entend, qui avait assuré en cours d’année - elle en mettait sa main à couper - que la centrale serait bien fermée en 2016...

A croire qu’en France l’ombre du Général est tellement imposante qu’elle obscurcit jusqu’à la synapse la plus reculée du cerveau des ingénieurs X-Mines, tétanisant, tels des Camardes affublées de leur faux, toute la classe politique conformiste et conservatrice française. Nulle part ailleurs dans le monde l’aliénation nucléariste n’est poussée à ce degré de paroxysme. De Gaulle est pourtant bien mort et n’a jamais réclamé dans un quelconque testament que le Titanic-EDF poursuive, imperturbable, sa trajectoire jusqu’à l’iceberg financier et industriel, ou pire vers la catastrophe nucléaire. Or la situation aujourd’hui n’est rien de moins que catastrophique. Tous les signaux sont en alerte maximale.

Retour en arrière

Rappelez-vous, c’était lors du débat précédant le second tour de la présidentielle de 2012. C’était juste avant les célèbres anaphores qui déstabilisèrent le candidat à talonnettes, le débat était vif et ne parvenait pas à s’éteindre sur le nucléaire civil. Et Hollande de répéter « Une seule centrale fermera lors du prochain quinquennat, une, ce sera Fessenheim ! ». Et par la suite il répéta donc de multiples fois que sa fermeture aurait lieu « d’ici à la fin 2016 ». Et nous sommes bien en 2017.

Même la demande d'abrogation de l'autorisation d'exploiter Fessenheim que devait déposer EDF avant fin juin 2016 comme l’avait exigé Ségolène Royal au PDG d’EDF à la suite des négociations d’indemnisation, ne l’est toujours pas. C’est seulement une fois armé de cette demande que le gouvernement serait amené à publier un décret d'abrogation. Mais un décret aux effets tardifs : un arrêt effectif de la centrale n’est prévu qu’au démarrage de l'EPR de Flamanville, envisagé aujourd’hui fin 2018 au plus tôt ! S’il démarre en réalité un jour…

Et pour autant ce décret ne garantit pas en lui-même une fermeture définitive ! Il est juste une nouvelle étape dans le labyrinthe administratif censé aboutir à sa fermeture, et que pourrait tout à fait annuler le nouveau Président.

Hollande, embourbé de bonne grâce dans ce marais administratif, a convoqué le 3 janvier le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, une vieille connaissance de lycée qu'il a placé à la tête de l'entreprise nucléaire, pour soi-disant « lui intimer un ordre clair et net : il doit obtenir de son conseil d’administration du 24 janvier le feu vert nécessaire à la fermeture de la centrale de Fessenheim ». Pour cela il doit y recevoir l’autorisation de signer la convention d'indemnisation entre l'Etat et EDF. A la suite de quoi le PDG, qui tergiverse depuis sa nomination en novembre 2014, pourra demander au gouvernement l’abrogation d’exploiter. Et comme la majorité est loin d’être acquise, cette décision n’est pas à portée de main.

En bref un enfumage du plus bel effet, Hollande voulant se faire passer pour un président déterminé mettant tout en œuvre pour réaliser sa plus célèbre promesse.
 

Bien misérables « responsables » qui n’ont donc pour horizon, non pas, à défaut de leur peuple, la destinée de leurs enfants et petits-enfants, mais une carrière, une ambition qui, pour Hollande devrait se limiter à arriver en bonne santé au Conseil constitutionnel. Et c’est cet homme dont on a dit qu’il avait été digne et qu’il avait fait preuve de courage en annonçant son renoncement à une nouvelle candidature, qui veut nous donner l’illusion qu’il fait tout pour obtenir la fermeture de Fessenheim, mais en réalité qui s’agite pour pouvoir en cas d’échec reprocher aux dirigeants d’EDF leur mauvaise volonté. Et qui le fait, dans le meilleur des cas, pour nous faire croire que la signature du décret est bien la réalisation de sa promesse, ce qui n’est évidemment pas le cas.

 

La perspective de l'accident nucléaire

Mais en renonçant en réalité à la fermeture de Fessenheim il condamne la France à rien de moins que l’accident nucléaire. Beau final en effet ! Après moi le déluge ! Les conditions politiques, économiques et psychologiques ainsi installées seront telles que l’accident pourrait bien être inéluctable. Qui à droite, déjà encline au mieux à l’immobilisme, au pire à la fuite en avant, prendrait le risque d’un fiasco similaire dans la suite d’un président velléitaire s’étant égosillé à nous assurer de la fermeture de la très veille centrale ? Personne. L’accident tant redouté est donc probable, sauf à élire un président sincèrement favorable à la sortie du nucléaire.

Le pronostic vous parait peu réaliste ? Pour vous en convaincre il suffira de lister les éléments du chaos dans lequel évolue aujourd’hui l’industrie nucléaire française, ainsi qu’un certain nombre d’autres déterminismes :

Tout d’abord un peu d’histoire : rappelez-vous ce que nous a dit Gorbatchev des répercussions de la catastrophe de Tchernobyl. Que cet accident gravissime toujours en devenir (le nouveau dôme de confinement a été inauguré en novembre dernier) avait joué un rôle essentiel dans la chute du mur de Berlin 3 ans plus tard et dans la dissolution de l’URSS dans les deux années qui suivirent. Quelles sont et seront les conséquences de la catastrophe de Fukushima qui a débuté il y a 6 ans ?

On sait déjà qu’Areva, fournisseur du mox de la centrale japonaise, a sombré, qu’elle est démantelée, et que le désastre financier n’en est qu’à son début. Elle avait bien tentée une curieuse diversion en cherchant contre toute logique apparente à se payer le José Bové de la lutte antinucléaire, Stéphane Lhomme. Luc Oursel, son PDG d’alors, pensait n’en faire qu’une bouchée. Seulement voilà c’est encore une fois David qui terrassa Goliath, et de toute façon ce n’est pas cet absurde contre-feu qui aurait permis de ralentir la chute d’Areva. La suite va dépendre désormais de l’attitude de l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) qui saura ou non résister au chantage à la faillite qu’exerce sur elle la Commission européenne. En effet celle-ci conditionne, entre autre, son accord aux augmentations de capital d’Areva par l'Etat français, plafonnées à 5 milliards, à la conclusion positive par l’ASN des essais concernant la cuve du réacteur EPR de Flamanville 3. Et la chose est en bonne voie puisqu’elle a déjà donné son accord au redémarrage des réacteurs dont le générateur de vapeur est constitué du même acier défectueux que celui de la cuve de l’EPRAvec l’aval tout récent du Conseil d’Etat.

Pour mémoire, depuis avril 2015, les révélations se multiplient concernant des pièces mal fabriquées avec l’acier défectueux par Areva au Creusot et par le japonais JCFC, ainsi que sur des certificats falsifiés.

La situation économique d’EDF n’est guère plus florissante. Les nuages s’accumulent à l’horizon et Jean-Bernard Lévy, le Conseil d’administration et les syndicats font le choix aveugle d’une fuite en avant. Non pas que ces derniers n’aient pas tenté de mettre le holà au sujet des EPR anglais, mais ils n’ont pas été écoutés. La démission du directeur financier, geste on ne peut moins anodin, si elle a influencé les syndicats, n’a pas été en revanche suivi d’effet sur les choix de la direction. Sinon, apparemment, celui de raidir un peu plus sa position.

Par ailleurs le rafistolage des centrales pour les mettre aux normes post-Fukushima est évalué à 100 milliards selon la Cour des comptes. Autant d’argent non investi dans les énergies renouvelables et dont le seul but est le prolongement insensé des centrales jusqu'à 60 ans quand elles n'étaient prévues de fonctionner qu'une trentaine d'années maximum.

L’EPR de Flamanville comme celui de Finlande sont des fiascos.

Le moral des salariés d’EDF est en chute libre (Cette enquête interne qui fait trembler la direction d’EDF)

Et La bêtise des syndicats de Fessenheim est qualifiée d’expertise (L’Humanité).

Et demain 24 janvier le Conseil d’administration d’EDF doit prendre une nouvelle décision : la confirmation ou non de la fuite en avant du fleuron de l’industrie nucléaire française.

 

La décision est donc avant tout symbolique. Elle déterminera la volonté chez EDF d’éviter à la France un accident nucléaire irréversible.

Surpêche

 

Depuis 1950, ce sont 2,3 milliards de tonnes de poisson qui ont été extraites des océans (et parmi ces poissons, 1 sur 5 est pris au piège "malgré lui" dans les filets de pêche et sera rejeté, mort, dans l'océan), et ces 20 dernières années, la pêche y puise un peu moins de 100 millions de tonnes par an. Selon la Commission européenne, 82% des stocks de la Méditerranée et 63% des stocks de l'Atlantique sont surexploités.

  Le thon rouge, emblème de la surpêche.

 La pêche européenne se situe surtout dans les mers de l'Atlantique-nord, mais également dans les zones plus lointaines. Ainsi, dans ces régions où le poisson pourrait nourrir les pays en développement qui s'y trouvent et offrir des emplois, 80% des poissons pêchés est surtout au bénéfice des pays les plus riches! Qu'on songe donc, à chaque fois que l'on va acheter du poisson, à ces iniquités qui causent du tort à la nature et aux habitants des pays les plus misérables. Acheter ou non du poisson (ou quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs!), c'est contribuer ou pas à aider l'environnement et les hommes.

 

Tous ceux qui s'enrichissent dans le domaine de la pêche, de l'halieutique trouvent commodes de dire qu’il faut penser aux pêcheurs, à l'emploi que la pêche apporte. Mais si les stocks de poissons sont épuisés, il n'y aura plus de pêcheurs! Mettre un terme à la surpêche, c'est cela, penser aux pêcheurs!

Le cabillaud risque de très bientôt figurer parmi les espèces disparues à l'état sauvage.

 Et qu'on n'aille pas dire que lorsque les poissons sauvages auront disparu, on se rabattra sur l'aquaculture. En dehors du fait que l'épuisement des ressources océaniques entraînerait un déséquilibre colossal à l'échelle mondiale de la chaîne alimentaire, l'aquaculture occasionne en soi-même de nombreux problèmes: il faut en gros trois poissons pour en nourrir un seul (ces poissons qui nourrissent ceux qui seront sur le marché sont en surnombre également: c'est e qu'on appelle la surpêche minotière); les bassins qui recueillent favorisent parfois la prolifération des poux de mers et tuent les poissons: la pollution, les antibiotiques en tous genres nourrissent les poissons d'élevage...

   Voici en outre deux documents PDF qui listent les poissons qu'il vaut mieux éviter de consommer (avant de devenir tout à fait végétarien!) du fait qu'ils sont en voie de disparition, et ceux qui peuvent encore (quoiqu'avec modération) être consommés:

 

 guide-poisson.pdf

 

 

 poissons-et-fruits-de-mera4.pdf

Le recyclage

 

Le recyclage est un processus qui consiste à récupérer des matériaux usagés afin de les réutiliser dans d'autres buts et pour d'autres fonctions. Le recyclage doit permettre d'une part, de réduire le nombre de déchets, et d'autre part, de préserver les ressources naturelles.

 

 LE PROCESSUS:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cycle de produits recyclables

 

  Les produits recyclables sont triés par la population d'abord, puis par les ouvriers qui travaillent dans les usines de recyclage. Chaque matériau recyclable évite ainsi d'être incinéré ou enfoui comme le sont les déchets non-recyclables.

Les employés de l'usine broient, et nettoient certains matériaux comme le plastique, puis font fondre ces matériaux. A leur sortie, les matériaux sont prêts à être remodelés et réutilisés.

 CE QUI SE RECYCLE:

 L'acier, la ferraille, le textile, le plastique, le verre, le papier, les DEEE, le caoutchouc, l'aluminium, les piles et divers hydrocarbures peuvent être réutilisés pour des besoins variés.

Chaque commune et région n'offrent pas les mêmes possibilités de recyclage. C'est fonction des moyens dont dispose chaque région. Le mieux est de se renseigner auprès de chaque commune afin de savoir ce qui est recyclable.

 D'AUTRES FORMES DE RECYCLAGE:

 Le recyclage, en son sens le plus large, consiste dans une réutilisation de matériaux qui ne sont plus utilisables selon leur fonction initiale. Ainsi va-t-on transformer une vieille couette en pouf ou une vieille botte en pied de lampe... De nombreux ouvrages proposent des idées astucieuses pour recycler ainsi de vieux objets inutilisables, même s'il est mieux de laisser son imagination inventer elle-même ce genre de créations.

 

Une autre forme de recyclage consiste à donner ce dont on ne se sert plus à des associations tels Emmaüs, qui tente de réparer et de redonner vie à des DEEE ( = équipements électriques et électroniques ), à des meubles, à des vêtements...

Symbole du recyclage. Attention, ce n'est pas parce que ce symbole figure sur tel ou tel emballage que votre commune est équipée pour recycler ledit emballage!

 

 

LES DECHETTERIES:

 

Si l'on choisit de déposer les DEEE en déchetterie, ces derniers sont démantelés, dépollués et revendus à des entreprises qui les recyclent.

Il en va de même des matériaux comme la ferraille, qui est réutilisée par les entreprises de sidérurgie, le bois et les déchets verts, qui sont réutilisés pour faire du compost distribué ensuite à la population, ou pour produire de la chaleur et de l'électricité.

 

LES CHIFFRES:

 

1 tonne de plastique recyclé permet d'économiser 800 kgs de pétrole.

 

80% des appareils électroniques sont jetés 6 mois après leur achat.

 

7 à 8% de produits alimentaires sont jetés avant même d'avoir été consommés.

 

30% des déchets municipaux sont recyclés en France, contre 39% en Espagne, 57% en Belgique et

59% en Autriche.

 

20 à 25% des déchets retrouvés dans la poubelle de recyclage n'ont rien à y faire.

 

75% du verre est recyclé.

 

55% des papiers cartons sont recyclés.

 

1 tonne recyclée d'emballages en papier carton sert à fabriquer 2171 caisses en carton et 4125 boîtes à chaussures.

 

1 tonne d'acier recyclé permet d'économiser 4,46 MW/h d'énergie et plus de 11,5m3 d'eau. De même 1 tonne de papier carton recyclée permet une économie de 10,25MW/h d'énergie, 1,41 tonne de bois et 48,2m3 d'eau. Pour 1 tonne de briques alimentaires, ce sont près de 2 tonnes de bois qui sont économisées et plus de 9m3 d'eau.

 

13 à 25 kgs de DEEE sont jetés chaque année par habitant ( chiffre en augmentation constante )

 

 

99% des déchets suédois sont recyclés

Dans nos assiettes

Plus rien ne fait peur à l'industrie alimentaire. De plus en plus de pesticides, d’OGM, d'additifs alimentaires servent à alimenter les animaux et les plantes destinés à nous servir de repas. Si l'agriculture biologique est plus chère, c'est précisément parce qu'elle évite tous ces produits profondément toxiques au profit de produits plus sains pour l'homme, l'animal et l'environnement, mais certes plus onéreux. Voici une liste non-exhaustive de tout ce que vous pouvez trouver dans vos assiettes quand les aliments ne sont pas d'origine biologique. Notez bien qu'un grand nombre de ceux qui élèvent les animaux ou cultivent les plantes nourris avec ces produits ne veulent pas eux-mêmes s'en nourrir! Evidemment: quand il faut porter une combinaison, un masque et des gants pour cultiver son maïs, on n'a pas envie d'y goûter! Sur ce, bon appétit!

 

Produit

Remarques diverses

Etre vivant ou aliment concerné

Risque pour la santé humaine

Risque pour l'environnement

 

 

CO2

Pour conserver la viande, les fruits et les légumes

Viande, fruits, légumes

inconnus

 

Diflubenzuron

Pesticide ajouté aux aliments des poissons avec de la colle chimique

poissons

cancérigène

Se diffuse dans la mer et détruit la faune et la flore marines

Bromure de méthyle (pesticide)

 

Toutes plantes (notamment fraises d’Espagne)

Cancer du cerveau chez les agriculteurs qui y ont recours

 

Antibiotiques et anxyolitiques

Pour faire grossir les animaux, colorer la viande, sevrer les porcelets

Animaux d'élevage intensif

Germes pathogènes (salmonelles...)

Tuberculose

Plus grande résistance des microbes à cause des antibiotiques

Carbaryl (insecticide)

Peut résister des dizaines d'années dans le sol

Toutes plantes

cancérigène

Pollution du sol

Enzymes et produits chimiques divers

Utilisés pour faire maturer la viande trop dure

viande

inconnus

 

Farines animales

Pour faire grossir les animaux. Souvent, des animaux malades sont tués, séchés, réduits en poudre et donnés comme supplément de protéines aux autres animaux végétariens.

Animaux d'élevage intensif

Cancer, maladie de Creutzfeld-Jacob, Encéphalopathie Spongiforme Bovine ( entre 1987 et 2003, près de 200 000 européens sont morts de l'ESB.

 

Glyphosate ( c'est-à-dire le Round-Up, créé par Monsanto )

Herbicide le plus vendu au monde

Toutes plantes (sauf celles élaborées par Monsanto pour résister au Round-Up

Mutagène; détruit les muqueuses et les tissus de l'appareil respiratoire

Stérilisation des mammifères, dégradation des bactéries au sol, contamination de l'eau, complication de la reproduction des espèces.

Hormones de croissance et anabolisants

 

Animaux d'élevage

Cancérigènes (autorisés par l'UE si ils sont mélangés à une hormone de synthèse, le diéthyl-stilbestrol, qui est également cancérigène! )

 

Ions (par le processus d'ionisation, c'est-à-dire un rayonnement radioactif

Dans un but de conservation du produit

Viande de volaille, fruits et légumes

cancérigène

 

Maltraitance animale

Elevés en batteries, les animaux s'entretuent, dépérissent rapidement, deviennent fous. Tout ceci a des répercussions importantes sur la qualité de la viande

Animaux d'élevage intensif

Inconnus

Stress et cancer des animaux d'élevage, viande de mauvaise qualité

NPK (nitrate, phosphore, potassium )

Eléments à la base de la confection des engrais

Toutes plantes que nous consommons et que consomment les animaux d'élevage intensif

Cancérigène;

Hyperkaliémie;

Troubles nerveux, cardiaques et rénaux;

Anémie; Asphyxie; Empoisonnement

 

Contamination du sol et de l'eau; destruction des différents réseaux trophiques.

OGM

La mention OGM n'est pas obligatoire sur l'étiquette de nos produits de consommation. Le consommateur ignore donc s'il consomme ou non des OGM

 

 

Cf liste Greenpeace

L'invention de l'OGM est encore trop récente pour en connaître les conséquences sur la santé humaine. Mais on note déjà des allergies, et il n'est pas exclu que les observations faites sur des animaux ( cf colonne de droite ) soient observables bientôt chez l'homme

Défaillances immunitaires; hypertrophie de certains organes; déformation diverses d'organismes animaux; mutation d'insectes devenus plus forts, plus résistants.

PCB

 

Poissons issus d'élevages intensifs norvégiens (pays d'où vient la majorité des sardines, cabillauds et bars que nous consommons); indirectement dans les plantes et les oeufs de poule

Inconnus

Pollution toxique des écosystèmes marins, entraînant la destruction de la faune et de la flore marines.

Pesticides

 

Toutes plantes

Etat dépressif, faiblesse générale, tremblements, contractions musculaires involontaires, convulsions, coma, mort.

Malformation de l'urètre, développement défectueux de la verge, troubles de croissance, neurologiques, dysfonctionnement des systèmes immunitaires et endocriniens

Pollution de l'eau et du sol, mort de la faune et de la flore.

Auxiliaires

 

 

Les auxiliaires servent à peler les légumes, les dégraisser...

 

Plantes

 

 

 

et

 

 

légumes

Certains auxiliaires, comme l'hexane ou l'acétone, sont de puissants poisons pour l'homme, et si les produits alimentaires ne sont pas bien rincés pour éliminer ces auxiliaires, des risques mortels sont encourus

 

Arômes artificiels

 

 

 

 

 

Tous ces

produits sont

des additifs

alimentaires et servent à reconstituer le goût des aliments, devenu de faible qualité à cause des traitements chimiques des plantes

 

 

 

 

Plantes

 

 

 

et

 

 

 

légumes

Inconnus

 

Colorants

Certains sont cancérigènes (comme le E123, E127, E131...), d'autres allergènes

 

Conservateurs

Cancérigènes pour certains (ex:E249 et E250)

 

Antioxydants

Toxiques et cancérigènes pour la plupart d'entre eux

 

Exhausteurs de goût

 

Maux de tête, allergies, nausées, douleurs musculaires ou palpitations possibles

 

Emulsifiants, gélifiants...

Beaucoup sont issus de cultures OGM

 

Edulcorants

Perturbation de la digestion

 

 

 

D'après le livre de Guillaume Moricourt, "Agriculture et santé"

 Pêche en folie et eaux polluées

PÊCHE INTENSIVE:

Plusieurs centaines de milliards de poissons seraient pêchés chaque année. Sur les 25 000 espèces de poissons recensées, 9000 sont régulièrement attrapées et 7000 sont destinées à la commercialisation. En tout, selon la FAO, 27 à 40 milliards de poissons sont rejetés dans l'océan après avoir été pêchés, généralement morts, blessés ou très affaiblis. Comble de l'absurde, des dizaines de poissons sont transformées en farine pour nourrir les animaux herbivores!

On parle de surpêche quand les prises dépassent la capacité de renouvellement des populations. La surpêche favorise et provoque l'extinction de certaines espèces. C'est pourquoi des moratoires sont imposés sur la pêche de certaines espèces ( le thon rouge, par exemple ). La surpêche concerne 18% de l'ensemble des poissons capturés, et la moitié de l'ensemble des poissons pêchés chaque année serait à la limite d'être surexploitée.

Une fois encore, cela a des implications sur tout l'écosystème. Par exemple, on estime qu'e 1994, 50000 à 100 000 oiseaux de mer piscicoles (se nourrissant de poissons) ont disparu.

 STATIONS D'EPURATION DES EAUX USEES: 

Contrairement à une idée assez répandue, les eaux usées ne sont pas "recyclées"  et récupérées pour une seconde utilisation par les consommateurs. L'eau que nous utilisons pour la vaisselle, la douche, les toilettes ou le lave-linge est conduite directement dans une station d'épuration des eaux usées, qui va traiter cette eau en 6 étapes avant de rejeter l'eau dans les rivières, les lacs et les mers ou océans.

1) Le dégrillage: une grille retient les éléments les plus grossiers contenus dans les eaux.

2) Le dessablage: on retire les sables contenus dans les eaux

3) Le déshuilage (ou dégraissage): on élimine les graisses et les huiles.

4) Le bassin décanteur primaire est un bassin permet de supprimer environ 60% des matières en suspension (c’est-à-dire les matières qui ne peuvent être dissoutes dans l’eau) en les transformant en boues. Ce sont les boues primaires.

5) Les boues sont ensuite "travaillées" par des micro-organismes qui se nourrissent des matières organiques contenues dans ces boues.

6) Les boues sont ensuite déshydratées, séchées.

7) Le reste des déchets contenus dans les eaux usées (plus de 20% de la quantité initiale) est alors rejetée dans les rivières, lacs et mers.

Les chiffres

Plusieurs centaines de milliards: selon Steve F. Sapontzis, c'est le nombre de poissons pêchés chaque année rien qu'aux Etats-Unis. Nous ne pouvons même pas imaginer le chiffre mondial!

20 à 60: c'est le pourcentage de poissons pêchés qui sont ensuite rejetés à la mer, le plus souvent blessés ou morts, parce qu'ils ne correspondent pas aux espèces ciblées ou parce qu'ils sont trop petits.

 75 à 90%: c'est la superficie que la mer d'Aral, entre l'Ouzbékistan et le Kazakhstan, a perdue en quelques décennies, parce que les gouvernements de l'époque ont détourné les deux fleuves qui l'alimentaient. En outre, les pesticides déversés dans ces fleuves se sont retrouvés, après assèchement, au contact de l'air, entraînant un taux extrêmement élevé de cancers dans les environs.

1/ 4: c'est le nombre de la population totale des poissons pêchés en mer du nord chaque année. A ce rythme, on a vu disparaître en 20 ans jusqu'à 80% des bancs de poissons. Avant qu'on impose un moratoire sur la pêche au thon rouge, cette espèce avait diminué de 85%.

27: la pisciculture (élevage de poissons dans des bassins beaucoup trop étroits pour le nombre de poissons présents) accorde un espace de vie extrêmement restreint aux poissons: imaginez que vous mettiez 27 truites de 30 cm chacune dans votre baignoire. Dans ces conditions insupportables, on assiste souvent à des actes de cannibalisme, ce qui n'existe pas à l'état sauvage. En outre, les poissons d'élevage sont tués généralement avant 2 ans, alors qu'ils peuvent vivre entre 9 et 20 ans.

50: c'est le nombre de tonnes de déchets solides (comprenant les restes de nourriture, mais aussi les déchets non-alimentaires) rejetés dans l'océan à chaque voyage par les paquebots de croisière. A cela s'ajoutent 7,5 millions de litres de déchets liquides et 10 000 litres d'eaux grises (comprenant les eaux issues de lave-vaisselle, de lave-linges...).

2,4: c'est le chiffre, en milliards, de personnes qui pourraient manquer d'eau potable d'ici à 2025, si nous consommons cette eau au même rythme qu'aujourd'hui ( un européen consomme près de 300 litres d'eau potable par jour, contre 10 à 30 litres d'eau non-potable, non-traitée pour des millions de gens de par le monde ).

750 millions: c'est le nombre de détritus qui remplissent la Méditerranée aujourd'hui. 6 millions de détritus s'ajoutent quotidiennement à ce chiffre.

 8 millions: c'est le nombre de litres de déchets radioactifs rejetés chaque jour par le centre de retraitement de Sellafield (Grande-Bretagne) en mer d'Irlande!

1%: c'est la quantité d'eau mondiale qui soit potable pour l'homme, soit 38,3 millions de km3, dont 29,5 millions sont constitués par les glaciers (moins, à présent que les glaciers fondent les uns après les autres) et ne sont pas directement utilisables. Restent 8,8 millions de km3, dont la grosse majorité, située dans des réserves souterraines, est plus difficile d'accès. Ainsi, avec l'augmentation croissante de la population mondiale et le gaspillage des réserves d'eau potable, les quelques 1250 km3 d'eau potable (pouvant être heureusement renouvelés par un processus de cycle hydrologique) risquent de ne plus pouvoir désaltérer les 10 milliards d'habitants prévus pour très bientôt! ).

1 mètre 60: C'est l'élévation du niveau de la mer depuis les 50 dernières années, suite à la fonte des glaciers. Les Pays-Bas ont vu par exemple disparaître leurs polders, et risquent de perdre bien davantage à l'avenir.

200: c'est le nombre d'années durant lesquelles les eaux souterraines des chutes d'Iguazu, à la frontière argentino-brésilienne, pourraient abreuver toute l'humanité, à raison de 100 litres d'eau par personne et par jour. Un chiffre qui n'est que modérément rassurant, lorsqu'on sait que la population mondiale croît extrêmement vite ( on estime à 20 milliards le nombre d'êtres humains présents sur Terre dans quelques décennies ) et qu'un occidental moyen consomme entre 200 et 300 litres d'eau par jour ! A ce rythme, ces 200 années risquent d'être réduites à 20 ou 30 ans au plus.

500: c'est le nombre de litres d'eau qu'un simple mégot de cigarette peut polluer, et ce, durant plusieurs années.

30 000 à 60 000: c'est le nombre de litres d'eau nécessaires à la fabrication d'un kilo de viande, soit l'équivalent de 100 à 200 bains! A ce niveau-là, mieux vaut devenir végétarien! 

 

600: c'est le nombre de litres d'eau que consomme en moyenne un canadien chaque jour, contre 137 litres pour un français et 4 à 10 litres pour les habitants d'une région pauvre de Mongolie. Dominique Bourg et Nicolas Hulot rappellent à ce sujet que "nous utilisons annuellement la moitié des ressources d'eau douce disponible, en dégradant sa qualité quand nous la restituons aux écosystèmes" ( in Le Monde, article du 6 avril 2010 )

Les 9 dangers

Selon les spécialistes, il existerait actuellement 9 situations (liées bien-sûr les unes aux autres) qui mettraient directement en péril la planète et l'homme:

 

1.    1) Le réchauffement climatique, dû essentiellement à un excès de gaz carbonique libéré dans l'atmosphère (effet de serre), à cause surtout de la déforestation et des gaz polluants.

2.    2) La disparition croissante des espèces végétales et animales (certaines sources estiment à 130 le nombre d'espèces végétales et animales qui disparaîtraient quotidiennement), liée soit à la surexploitation de la faune et de la flore à des fins commerciales, soit à la pollution sous ses formes diverses.

3.    3) les interférences des cycles azote/phosphore: l'azote et le phosphore sont deux catégories d'atomes dont les cycles sont essentiels au développement des végétaux et des animaux, y compris des êtres humains. L'agriculture intensive notamment serait à l'origine du dérèglement des cycles de l'azote et du phosphore, à cause des produits ajoutés à la terre.

4.    4) L'appauvrissement de la couche d'ozone, à cause de la pollution atmosphérique.

5.    5) L'acidification des océans, due au fait que l'océan absorbe une quantité beaucoup trop importante de dioxyde carbone émis par les activités humaines. Cela met naturellement en jeu la vie de la faune et de la flore marines, et par conséquent, celle de l'homme.

6.    6) La consommation excessive d'eau douce: l'homme occidental moyen consomme plus de 250 litres d'eau par jour en moyenne. L'eau potable pour l'homme n'excède pas 1% de toute l'eau qui existe sur la planète. A ce rythme, dans 10 ou 12 ans, il n'y aura plus d'eau potable disponible.

7.    7) La pollution chimique, dont les sources principales sont les incinérateurs, les moyens de transports, les usines et les méthodes agricoles modernes.

8.    8) Les aérosols, réputés pour détruire la couche d'ozone

9.    9) Les changements d'exploitation des sols, c'est-à-dire les défrichements des forêts et des prairies dans un but agricole, la surexploitation des forêts à des fins agricoles et commerciales.

 

Source:  www.inspire-institut.org/les-q9-limites-du-systeme-planetaireq.html

Le pétrole

 

 

LE PETROLE:

Il y a des millions d'années, les plantes terrestres et des algues poussaient abondamment dans un climat chaud et humide. Puis, en mourant, elles s'accumulaient dans les sous-sols. C'est ainsi que des millions de tonnes de plantes se sont accumulées dans les sous-sols et les fonds océaniques. Vers 1100 ap JC, les européens commencèrent à exploiter les couches supérieures de ces sous-sols et s'en servirent comme combustibles. Ils ont appelé ce combustible « charbon ». Puis, vers 1850, ils exploitèrent les couches inférieures et baptisèrent ces ressources « pétrole ». La consommation de pétrole explosa à partir des années 1930, tant et si bien qu'aujourd'hui, il ne reste plus, au mieux, que l'équivalent de 1000 milliards de barils. Il s'agit d'une réserve de 30 à 45 ans. A la moitié du XXème siècle, il n'y aura plus de pétrole sur la planète.

   Le pétrole et le charbon sont les résidus des anciennes forêts. Les arbres retiennent en eux le carbone de l'atmosphère pour leur propre constitution. Le pétrole et le charbon referment donc en eux essentiellement du carbone qui, lorsqu'il est exploité sous forme de vapeur, devient du gaz carbonique, du CO2 responsable du réchauffement climatique. A Logan, aux USA, on dynamite des montagnes pour extraire le charbon qui y est renfermé, et sous le faux prétexte de la sécurité des habitants des villages voisins, on exclue de chez eux les gens qui y vivent afin de pouvoir exploiter le charbon gisant sous le sol des habitations. Selon un habitant de Logan, "le charbon fait vivre tout le monde ici." Bientôt, il fera mourir tout le monde aussi.

   La forêt boréale canadienne est la plus ancienne forêt du monde. Elle est aujourd'hui massivement exploitée pour son pétrole. Cette surexploitation menace de surcroît directement les populations amérindiennes qui vivent sur le territoire canadien depuis des milliers d'années.

 LE PLASTIQUE: 

 

Le plastique est créé à partir d'un polymère (c’est-à-dire un ensemble de grosses molécules), lui-même dérivé du pétrole, du gaz naturel ou du charbon. Les matières plastiques sont souvent constituées de phtalates, des produits chimiques dont la propriété est d'apporter de la souplesse auxdites matières plastiques. Or, des scientifiques ont noté que les phtalates avaient la capacité, même en quantités infinitésimales, de modifier le comportement des gènes, c'est-à-dire de modifier la nature même de notre organisme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fondations des plates-formes pétrolières fragiliseraient les plaques tectoniques et seraient responsables de certains tremblements de terre. Apparemment, puiser le pétrole de la Terre jusqu'à plus soif n'est pas suffisant.

 LES CHIFFRES DU PETROLE:

 6 milliards: c'est le nombre de tonnes de carbone rejetées en 1995 (ce nombre croît chaque année) suite à la combustion de combustibles fossiles, qui comprennent le charbon, le gaz et le pétrole.

1000 milliards: c'est le nombre estimé de barils de pétrole qui restent à disposition de l'humanité, sachant que toutes les réserves potentielles de pétrole existant ont été découvertes.

30 à 45 ans: c'est le temps que l'homme mettra pour consommer ses dernières réserves de pétrole, et après, le déluge?

89 milliards: c'est le nombre de bouteilles d'eau (lesquelles sont élaborées à partir de pétrole, comme tout ce qui est en matière plastique ) fabriquées chaque année. Avec un chiffre pareil, mieux vaut boire l'eau du robinet. C'est moins cher et plus écologique.

2000: c'est le nombre de litres de pétrole qu'un européen consomme en moyenne chaque année.

97%: des moyens de transport à travers le monde dépendent aujourd'hui du pétrole.

 

40%: des ressources en électricité proviennent du charbon.

Déforestation

LES FONCTIONS DES ARBRES:

·         FABRIQUER DE L'OXYGENE:

Les océans produisent en moyenne 8% de l'oxygène de l'air, et ce chiffre est en baisse à cause des énormes quantités de déchets toxiques lâchés dans les océans et de l'augmentation de leur température provoquée par le réchauffement climatique. Le reste de l'oxygène est fourni par les arbres. La surface des feuilles des arbres ( qui peut atteindre une superficie de 12 000m² pour un arbre ) utilise la lumière du soleil comme énergie pour transformer l'oxyde de carbone en oxygène, qu'elle rejette dans l'atmosphère. C'est le phénomène de photosynthèse, et c'est ainsi que les arbres produisent l'oxygène qui est indispensable à tous les êtres vivants.

2) DES RACINES POUR POMPER L'EAU:

Durant toute sa vie, un arbre de la forêt pluviale (forêts qu'on trouve dans les climats chauds et à humidité permanente) aspire à travers ses racines 11,4 millions de litres d'eau, qu'il relâche dans l'atmosphère sous forme de vapeur d'eau. Cela permet de maintenir l'humidité de la forêt et la quantité de pluie nécessaire à la vie. Plus on coupe les arbres des forêts pluviales, moins il y a de pluie. On observe à ce jour un processus de désertification de certaines régions fortement déboisées par les industries forestières. Toutes les heures, plus de 10 ha de terres (soit l'équivalent de plus de 20 terrains de football) se transforment en désert de manière irrémédiable. A ce rythme, la Terre ressemblera à un immense désert d'ici quelques dizaines d'années, et les forêts d'Amazonie auront totalement disparu!

Le reboisement ne permet pas de pomper l'eau, car les arbustes de quelques centaines de grammes qui remplacent les vieux et puissants arbres qui ont été abattus sont incapables de drainer les 11,4 millions de litres d'eau de ces derniers. Demandez à un enfant en bas-âge de boire autant qu'un homme en surpoids...

De plus, la déforestation est responsable de 20% des gaz à effet de serre, soit plus que tous les moyens de transports réunis.

Enfin, l'idée très répandue aujourd'hui selon laquelle il faut couper des arbres pour aider la nature, car la coupe des gros arbres permettrait une meilleure repousse des petits, est une absurdité. Cette idée s'étend à la faune, et les chasseurs soutiennent qu'il faut tuer des animaux pour éviter la surpopulation. La planète, les forêts et leur faune se sont très bien développées durant 4,5 milliards d'années, avant l'arrivée de l'homme. Les plantes poussaient pour ainsi dire les unes sur les autres sans que cela ne soit jamais un problème (au contraire), et les animaux cohabitaient au rythme de la nature. A présent, l'homme arrive, lui qui détruit massivement les forêts, qui détruit sa planète, qui la fait même dévier de son axe, et vient nous dire qu'il est là pour aider la planète! La planète s'en est toujours très bien sortie sans lui. Ce dont la planète a besoin, ce n'est pas de son aide, c'est de son respect. C'est l'homme qui a besoin de l'aide de la planète!

PHOTOSYNTHESE:

 

Le phénomène est assez simple: les feuilles d'une plante absorbent à la fois de la lumière et du gaz carbonique contenu dans l'atmosphère (le gaz carbonique est composé d'oxygène et de carbone). La lumière absorbée par la plante provoque une scission entre les atomes de carbone et les atomes d'oxygène. Le carbone est retenu dans la plante pour l'aider à fabriquer des racines, ses tiges, ses feuilles... et l'oxygène est rejeté dans l'atmosphère, permettant ainsi à l'homme et à l'animal de respirer. Il va de soi que si l'on coupe une quantité d'arbres phénoménale (80 000 hectares de forêts disparaissent quotidiennement, soit l'équivalent de près d'un terrain de football par seconde !), il se produit un appauvrissement considérable de la quantité d'oxygène nécessaire à la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MASSACRER LA FORET POUR DES HAMBURGERS:

Chaque année, 15,5 millions d'hectares (soit plus de la moitié de la superficie de la Belgique) de forêts sont détruits pour permettre aux vaches destinées à la fabrication de la viande des hamburgers de paître, en remplaçant les zones déforestées par de l'herbe. (Précisons en outre que les fast-foods sont des pollueurs hors-normes, consommant une quantité phénoménale de matières plastique et de cartons quotidiennement, le tout n'étant pas recyclé, car pour être recyclé, le plastique et le carton ne doivent pas être imprégnés de matières grasses)

LES NAPPES PHREATIQUES:

L'eau de pluie s'enfonce dans le sol et assimile alors en grande quantité des minéraux dissous, notamment des sels. Les arbres captent puis rejettent dans l'atmosphère l'humidité située juste au-dessus de ces eaux salines (les nappes phréatiques) et utilisent les minéraux pour consolider leurs troncs et leurs branches. Cependant, quand on abat les forêts, les nappes phréatiques remontent à la surface. Quand elles sont à quelques dizaines de mètres de la surface du sol, le système immunitaire des arbres est affaibli, et de ce fait les arbres sont exposés à toutes sortes de maladies, ce qui fragilise énormément la survie de la forêt. Si les nappes phréatiques remontent encore davantage à la surface, les récoltes meurent, et la désertification s'installe.

LES TRIBUS... TAIRES DE LA FORÊT

De nombreuses tribus vivent dans les forêts. On en compte plus de 400 en Amérique du Nord, et certainement davantage en Amérique du Sud. Ces tribus vivent uniquement des ressources forestières. La déforestation menace leur culture et leur survie. Les 250 000 Pygmées de la République Démocratique du Congo sont depuis quelques années menacés par la déforestation et vivent dans une extrême pauvreté. Les Kayapo, une des tribus d'Amazonie les plus répandues, sont également menacés, comme des centaines d'espèces végétales et animales, par le massacre des forêts en vue de satisfaire nos moindres désirs (quelques-uns ces objets que nous avons chez nous et qui ne nous sont fondamentalement d'aucune utilité).

 LA DEFORESTATION ET LE GAZ A EFFET DE SERRE

  Les arbres, selon le phénomène de photosynthèse, rejettent l'oxygène qu'ils reçoivent et emmagasinent le CO2 afin d'assurer leur croissance et leur survie. La coupe abusive des arbres et les quelques 60 000 incendies déclenchés chaque année pour nettoyer au plus vite les terres afin d'être rentable aussi vite que possible, ont pour effet de libérer ce CO2 retenu par les plantes. Le CO2 ainsi libéré dans l'atmosphère provoque un effet de serre. Sans compter que l'oxygène libéré par les arbres grâce à la photosynthèse cesse de l'être: plus de CO2 pour moins d'oxygène.

Actuellement, la déforestation est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre. C'est ainsi que l'Indonésie, pays pourtant peu développé industriellement, se retrouve, avec 2,8 millions d'hectares de forêts qui disparaissent chaque année, en 3ème position des pays les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, derrière la Chine et les Etats-Unis, et devant le brésil, qui est à peu près dans la même situation.

Les forêts dévastées d'Indonésie sont alors remplacées par des plantations de palmiers à huile, avec entre autres conséquences l'exode progressif des populations humaines locales et la disparition des espèces animales et végétales endémiques (c’est-à-dire les espèces qui ne se trouvent que dans une région donnée du monde).

AGROCARBURANTS: LA FAUSSE-BONNE SOLUTION 

 Les agrocarburants sont les carburants utilisant des végétaux (comme le colza, la canne à sucre ou la betterave), et sont censés remplacer les énergies fossiles, dont les ressources, au rythme où nous y puisons, auront totalement disparu d'ici à trente ans.

A priori écologiques, les agrocarburants semblent une solution idéale. Mais en dehors de leur efficacité limitée, ils présentent de graves dangers pour l'environnement. Une production massive de ce type de carburants implique pour les producteurs un recours à des pratiques agricoles dangereuses ou douteuses (comme l'introduction d'éléments chimiques ou d’OGM). Cela nécessite également une déforestation considérable afin de planter dans les zones ainsi dévastées des milliards de plantes destinées à devenir des agrocarburants. C'est ainsi que les agrocarburants, censés réduire les émissions de gaz à effet de serre, les favorisent.

·         La corruption dans le commerce du bois

 

Le commerce du bois sert d'une part à fabriquer des matériaux divers à base de bois (meubles, parquets, papier...), et d'autre part à nourrir les hommes directement (palmier à huile, soja...) ou indirectement (en transformant les forêts anciennes en pâturages pour les bovins dont les hommes se nourriront...). Par ailleurs, de nombreux arbres sont détruits pour des raisons autres que celles-ci: un grand arbre abattu, par exemple, entraîne dans sa chute celle d'autres arbres plus petits; les bûcherons se servent également d'arbres pour en faire rouler d'autres et faciliter le déplacement de ces derniers; les arbres invendus sont brûlés ou laissés à l'abandon. Bref, il y a un immense gaspillage occasionné par des entreprises et des gouvernements irresponsables et immoraux.

 

Bien des pays se laissent corrompre pour favoriser le commerce du bois. C'est ainsi que, selon Greenpeace, « en République Démocratique du Congo, la corruption et l'instabilité politique ont permis aux industriels du bois d'étendre leurs concessions en toute illégalité. Au Brésil, le gouvernement subventionne l’extension des immenses élevages bovins qui font partir en fumée la forêt amazonienne. La corruption y permet aux exploitants illégaux de bois d’exporter en toute impunité leur butin. »

UNE PETITE VISITE VIRTUELLE DES PARCS DU GABON?

·         LES CHIFFRES DE LA DEFORESTATION:

 80 000 hectares: c'est la superficie de forêts équatoriales rasée quotidiennement (certaines sources estiment ce chiffre à plus de 100 000 hectares). Cela équivaut à près de la moitié de la Belgique) chaque année, et à presque un terrain de football chaque seconde. Ce chiffre comprend les arbres qui sont coupés pour servir de rails qui doivent faire glisser les plus gros jusqu'au fleuve et faciliter ainsi leur acheminement jusqu'aux grandes villes où ils seront achetés. Ce sont ainsi des millions d'arbres qui sont détruits pour rien!

15,5millions: c'est le nombre d'hectares de forêt rasés chaque année pour permettre aux vaches que l'on trouve dans nos hamburgers de paître.

Plus de 10 millions: c'est le nombre d'arbres qui servent à fabriquer de la pâte à papier pour des journaux publicitaires.

7 millions: c'est le nombre d'arbres morts suite aux pluies acides (c’est-à-dire les particules acides émises par les activités humaines et qui se mêlent à l'air, au sol et aux eaux, augmentant ainsi le taux d'acidité de la planète au point de faire disparaître certaines espèces. Par exemple, le taux d'acidité de certains lacs norvégiens est tel que tous les poissons qui y vivaient ont disparu), il y a 10 ans. Ce chiffre est probablement supérieur aujourd'hui.

5 millions: c'est le nombre d'hectares de forêt utilisés pour faire sécher le tabac.

11,4 millions: c'est le nombre de litres d'eau issues des nappes phréatiques que puise un arbre des forêts pluviales au cours de sa vie, et qu'il transforme en vapeur, puis en pluie.

12 000: c'est la superficie en mètres carrés de l'ensemble des feuilles d'un grand arbre des forêts pluviales. Les feuilles contribuent à l'émission de l'oxygène, essentiel à la vie, dans l'atmosphère terrestre.

20 terrains de football: soit 10 hectares: c'est la superficie de forêts rasées qui est chaque jour en passe de devenir des déserts, et ce de manière irréversible.

70%: C'est la surface de la forêt de Bornéo qui a été déboisée pour être remplacée par des éléis, des arbres à partir desquels on fabrique la très demandée huile de palme ( sans compter que les entreprises qui plantent ces arbres n'hésitent pas à exclure les gens de ces régions et de leurs maisons, pour pouvoir étendre leur exploitation! )

20%: la déforestation est responsable d'environ 20% de toute la pollution mondiale.

20%: c'est la superficie de la forêt amazonienne qui a été arrachée ces 40 dernières années pour l'agriculture et la construction des routes.

20%: c'est la quantité d'eau douce que retient (retenait) la forêt amazonienne.

25%: c'est ce qui restait de toutes les forêts anciennes dans le monde en 1999: les ¾ des forêts ont été détruites, et ce en un siècle à peine. En 2009, ce pourcentage est probablement de l'ordre de 20%.

2040: c'est, à plus ou moins dix années près, la période où les réserves de forêts équatoriales auront totalement disparu.

80%: L'élevage bovin au Brésil est responsable de 80% de la déforestation de la forêt amazonienne, et de 14% de la déforestation mondiale. Tout cela pour des hamburgers...  

 

85: c'est le nombre de kilos de papier qu'un employé de bureau consomme chaque année. La majorité de ces papiers n'est évidemment pas recyclée.

En 90 minutes, 34,7 km² de forêt sont transformés en désert suite à la déforestation.

La question du nucléaire

  La science doit s'accommoder à la nature. La nature ne peut s'accommoder à la science. 

Ferdinand Brunot


CE QU'EST L'ENERGIE NUCLEAIRE: 

L'énergie nucléaire est l'énergie issue de la force de cohésion ( la force qui permet à des éléments d'adhérer les uns aux autres ) des nucléons, c'est-à-dire des éléments ( les protons et les neutrons ) qui constituent le noyau des atomes. La force de cohésion des nucléons provoque une transformation du noyau de l'atome, ce qui libère une énergie. On appelle cette transformation une réaction nucléaire.

LES DANGERS: 

On ne maîtrise pas encore l'énergie nucléaire. Preuve en est qu'en France il existe chaque semaine des fuites ou des erreurs quelconques. Rien à voir avec Tchernobyl, bien-sûr, mais la méconnaissance de l'énergie nucléaire oblige à la prudence. On ne connaît pas en effet avec précision les risques que représente l'énergie nucléaire pour l'environnement, donc aussi pour l'homme ( cependant, les conséquences qu'a eu sur la santé des populations l'accident de Tchernobyl démontre de toute évidence que des dangers existent ). Des questions se posent concernant les effets biologiques, à court et à long terme, des radiations ( c'est-à-dire des émissions de rayons, en particulier de particules d'énergie), ainsi que les risques écologiques inhérents au problème des déchets radioactifs, notamment ceux associés à leur rejet sous forme d'effluents ( gaz ou liquides contenant des éléments radioactifs et étant rejetés dans l'environnement ) dilués dans les eaux continentales ou marines.

 

    L'énergie nucléaire représente donc actuellement un danger parce qu'elle est immaîtrisée. Dire que tout représente un danger afin de justifier l'exploitation de l'énergie nucléaire est irresponsable. Lorsqu'une énergie quelconque représente un danger pour la nature et pour l'homme parce qu'elle est immaîtrisée, donc encore méconnue ( et ses effets sont donc également méconnus ), le bon sens et la sagesse exigent que l'exploitation de cette énergie soit abandonnée ou limitée à un cadre expérimental et étudiée par des scientifiques compétents et doués d'un profond sens moral. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA POLLUTION: 

La pollution nucléaire se traduit par une augmentation de la quantité d'irradiation (fait de recevoir les effets de la radioactivité) à laquelle l'homme est naturellement soumis dans son environnement par exposition interne (respiration, alimentation...) ou externe (rayons cosmiques, « vents » solaires, radioactivité de l'air, des roches...). Le principal risque auquel l'espèce humaine est exposée provient de la contamination de sa nourriture par certains radionucléides (c’est-à-dire des noyaux atomiques instables) pouvant contaminer les organismes des animaux ingérés par l'homme. Pour les populations humaines exposées, la pollution nucléaire se traduit par une augmentation de la probabilité d'effets cancérigènes et de mutations génétiques provoquées par l'exposition permanente à de faibles doses de radiation.

 Quant à la question de l'enfouissement des déchets nucléaires, le risque de pollution à court ou long terme, malgré la résistance des caissons, est toujours présent, attendu que l'énergie nucléaire reste immaîtrisée. 

 Pourtant les gouvernements souhaitent multiplier le nombre de centrales nucléaires ( cf les projets d'EPR en France, fr.wikipedia.org/.../Centrale_nucléaire_de_Flamanville ), pourtant inutiles à ce jour.

 

En vrac 

Fukushima, Japon, 11 mars 2011: Trois des réacteurs de la centrale nucléaire parmi les plus "sûres" du monde subissent, suite à un séisme violent, une fusion de combustible, libérant ainsi des énergies radioactives. Les légumes et fruits situés à quelques kilomètres autour de la centrale sont 50 à 60 fois plus radioactifs que le seuil toléré. Qu'on ne vienne plus dire à présent que le nucléaire est sûr. Les multiples barrières de sécurité n'ont pas empêché l'incident de Fukushima.

Le nucléaire est-il propre? Ce sont 7000 tonnes d'uranium appauvri et plus de 1000 tonnes de combustibles irradiés qui sont produits en France chaque année. Ainsi, des déchets radioactifs sont stockés un peu partout sur le territoire français. Si l'on ajoute à cela les rejets quotidiens de radioactivité dans l'air et dans l'eau, on a une réponse assez claire sur la question de la propreté du nucléaire. ( source: Greenpeace )

 

Quelques chiffres:

 

8 millions: c'est le nombre de litres de déchets radioactifs rejetés chaque jour par le centre de retraitement de Sellafield (Grande-Bretagne) en mer d'Irlande!

75%: de la production d'électricité en France provient de l'énergie nucléaire

 

17%: Le nucléaire représente 17% de la consommation des énergies en 2011 (contre 5% de charbon, 40% de pétrole, 22% de gaz naturel et 15% d'énergies renouvelables).

RÉGLEMENTATION

Comment vérifier si votre

ville respecte

l’interdiction des

pesticides dans les jardins

publics

PAR SOPHIE CHAPELLE 

Finis les pesticides dans les jardins publics. Officiellement, depuis le 1er janvier 2017, l’objectif « zéro phyto » doit être respecté dans l’ensemble des espaces publics, selon la loi relative « à la transition énergétique pour la croissance verte » [1]. Ainsi, les collectivités territoriales, établissements publics et État ne peuvent plus utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, des forêts, de la voirie ou des promenades accessibles ou ouverts au public. Qu’encourent les communes qui ne respecteraient pas la réglementation ? « Il n’y a pas d’infraction ni d’amende prévue par la loi car les communes sont censés la respecter », observe le sénateur écologiste Joël Labbé, à l’origine de la proposition de loi visant à mieux encadrer l’utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national.

« Toutefois, les actes administratifs pris par les collectivités pour acheter ces produits sont des actes illégaux et peuvent donc être annulés », note-t-il. La loi accorde par ailleurs plusieurs dérogations, notamment pour les voiries dangereuses, les cimetières et les stades considérés comme des espaces « à contraintes » et sur lesquels des pesticides pourront continuer à être épandus. Un éventail de produits de substitution existe : les produits utilisés en agriculture biologique, les biostimulants – jusque-là appelés « préparations naturelles peu préoccupantes » comme le purin d’ortie – et les produits qualifiés « à faible risque » sont en effet autorisés pour l’entretien de ces espaces [2].

Ces communes engagées dans la sortie des pesticides

« Ce qui est magnifique c’est que les collectivités se prennent en charge », se réjouit Joël Labbé (voir cette vidéo). Des communes de toutes tailles (Versailles, Strasbourg, Mouans-Sartoux, Grande-Synthe, Paris…) ont anticipé la législation, en s’engageant ces dernières années dans une démarche « zéro phyto ». Selon le recensement coordonné par Agir pour l’environnement, Générations futures et Bio Consom’Acteurs, 1157 communes étaient passées, avant le 1er janvier, au « zéro pesticide » sur 36 000 communes en France. Un peu plus d’un millier ne recourent plus aux phytosanitaires sauf sur des espaces « à contraintes », à savoir les terrains de sport, les cimetières et les bords de route. Près d’un millier d’autres collectivités s’inscrivent dans une « réduction engagée ». D’autres, comme Calais ou Montargis, continuent d’épandre les produits toxiques selon la carte publiée par le collectif d’associations. 

« Le printemps va arriver, et si ces collectivités ne prennent pas les mesures qui s’imposent, elles vont se retrouver hors la loi », alertent les associations. Qui voient dans cette nouvelle réglementation « une réelle avancée pour la protection de l’environnement et surtout de la santé des professionnels des espaces verts comme des citoyens ».

Dans deux ans, une autre mesure ciblera directement les entreprises et les jardiniers amateurs, avec l’interdiction de commercialiser et de détenir des produits phytosanitaires à usage non professionnel. Ces usages non agricoles des pesticides représentent environ 10 000 tonnes chaque année, avec des impacts sur l’eau loin d’être négligeables. Malgré ces mesures d’interdiction, la France demeure la première utilisatrice de pesticides au niveau européen, l’agriculture restant fortement dépendante des phytosanitaires.

Notes

[1] Le terme « phyto » est l’abréviation courante de « produit phyto-sanitaire », qui est l’appellation technique des pesticides. Voir le communiqué du ministère de l’Environnement ici

[2] Les critères des produits à faible risque sont définis dans le règlement (CE) n° 107/2009.

 


Le papier recyclé

 

Généralités

 

Le papier vient des coupes d'éclaircie des arbres, de tailles et de la coupe des cimes des arbres (les troncs sont réservés aux cartons d'emballage et à l'ameublement. Chacun semble croire que ces « éclaircies » aident la forêt à grandir plus durablement, mais on oublie que la forêt s'est fort bien débrouillé seule durant des milliards d'années, sans que l'homme n'intervienne... Pourquoi alors l'homme serait-il aujourd'hui devenu subitement indispensable à la bonne croissance de la forêt?

 

Pour ce qui est du papier recyclé, il est dit « recyclé » quand il contient au moins 50% de fibres recyclées (même s'il existe des papiers dits 100% recyclés, mais qui ne le sont qu'à 95 à 99%).

Si le taux de recyclage du papier augmente lentement chaque année (+3,7%), il n'en reste pas moins que la totalité des papiers récupérés ne peut être recyclé. Sur 7 millions de déchets papiers récupérés, 5,3 millions environ deviennent du papier recyclé. Au mieux ce sont 900 kilos de papier qui deviennent papier recyclé pour une tonne.

Le papier recyclé pour la première fois ne peut se recycler alors que 2 à 5 fois, et à chaque nouveau recyclage il faut mêler aux fibres recyclées des fibres vierges, des fibres non-recyclées (ce qui explique qu'aucun papier recyclé ne le soit à 100%). Cette nécessité s'explique par le fait que les fibres recyclées sont de taille inférieure à celle des fibres vierges, et qu'à cause de cela les fibres recyclées ne pourraient à elles seules se lier les unes aux autres. Les fibres vierges assurent cette cohésion entre les fibres recyclées.

L'industrie du recyclage mobilise 23000 emplois dans 550 entreprises.

 

 

Papier recyclé VS papier vierge

 

 

Consommation de bois

Consommation d'eau

Consommation d'énergie

Consommation de CO2

Ramette* de papier recyclé

0 kg

22,2 litres

7,5 kW/h

1,4 kgs

Ramette* de papier issu de fibres vierges

7,5 kgs

130,2 litres

26,8 kW/h

2,6 kgs

Economies du papier recyclé par rapport au papier vierge

100%

83%

72%

46%

* Paquet de 500 feuilles de papier format standard 

 

Comment se fabrique le papier recyclé?

 

1.    Récupération des vieux papiers grâce au tri sélectif de la population.

2.    Les papiers sont broyés et mélangés dans un pulpeur avec de l'eau et certains produits chimiques. Ce mélange forme la pâte à papier. C'est ce qu'on appelle le pulpage, grâce auquel les fibres de cellulose (qui sont la base, la « matière première » de tout papier) sont séparées les unes des autres, et les « corps étrangers » (agrafes, colle, plastique...) retirés.

3.    Le cyclonage est l'étape suivante, qui consiste à nettoyer la pâte obtenue de ses impuretés diverses.

4.    Vient ensuite l'étape du désencrage: on retire l'encre du papier grâce à du savon qui absorbe l'encre. L'utilisation de certains produits chimiques est également nécessaire pour réaliser le désencrage.

5.    La blanchiment achève le processus: de l'eau oxygénée peut permettre le blanchiment (le chlore ayant été banni), quand il ne se fait pas en diluant la pâte à papier recyclée avec une pâte vierge ou du papier recyclé de haute qualité.

6.    A partir de là, le processus est le même que pour le papier recyclé: on dépose d'abord la pâte à papier dans une caisse, la « caisse de tête ».

7.    La pâte sort de la caisse de tête déjà aplanie, et arrosée d'eau.

8.    La pâte est comprimée entre deux cylindres qu'enroulent des feutres absorbants. Ces cylindres sont appelées « les presses ».

9.    Des cylindres de fonte multiples chauffés depuis leur centre par de la vapeur (qui forment « la sècherie ») sèchent la feuille.

10.Deux rouleaux d'acier accomplissent ce qu'on appelle « la finition » en compressant la feuille pour en égaliser la surface.

11.Dans l'enrouleuse enfin, la feuille est enroulée en bobines. On peut alors la découper selon le format désiré.

 

 

Les (autres) chiffres du papier

 

Le taux de récupération des déchets à base de papier est passé entre 2001 et 2011 de 46% à 72%.

2300 imprimeurs en France ont adhéré à la marque Imprim'Vert, ce qui les engage à gérer écologiquement les déchets dangereux, à ne pas utiliser de produits toxiques dans la fabrication de leur papier, à veiller à leur consommation énergétique et à sensibiliser leur clientèle à l'environnement.

1 papier sur 5 seulement est recyclé dans le secteur tertiaire.

Environ 1,5 million de tonnes de papier et de carton étaient consommés en 1950 par les français. Il y en a eu près de 6 millions durant l'année 1975, et 10 millions en 2010 (le record appartenant actuellement à l'année 2000, avec plus de 11 millions de tonnes consommées).

38% des français imprimeraient leurs mails.

 

La quantité d'énergie dépensée par une ampoule à économie d'énergie qui brûle pendant 1 heure est la même que celle qu'il faut pour effectuer une simple recherche sur Google.

AGRICULTURE INTENSIVE

CÉRÉALES

 

Du trop bas prix des céréales au maïs toxique du port de Brest

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cours du blé tendre pour l’exportation restent aussi bas qu'en 2016. Avec un tel prix, les producteurs ne couvrent pas leurs coûts de production. Photo : Mychele Daniau/AFP

Les cours du blé de l’orge et du maïs restent anormalement bas du fait d’une offre mondiale abondante et mettent la trésorerie des exploitants dans le rouge. Alors que la France peine à vendre ses céréales, 25 000 tonnes de maïs toxique en provenance de Roumanie sont bloqués au port de Brest depuis près d’un mois. Ainsi fonctionne le libre-échange au détriment de la santé des populations, y compris dans les pays membres de l’Union européenne.

En ce début de janvier 2017, les cours du blé tendre pour l’exportation restent aussi bas que durant l’année 2016. La semaine dernière on en était à 169 € la tonne de blé panifiable rendue au port de Rouen pour l’exportation. Avec un tel prix, les producteurs ne couvrent pas leurs coûts de production une fois déduit le coût de la logistique. La situation des céréaliers français s’est trouvée aggravée par une chute sensible des rendements en 2016 en raison de la trop grande humidité de la fin du printemps. En céréales à paille, la baisse moyenne des rendements a été de 30% en France mais de 40% dans certaines zones dont la Beauce.

Le prix dans les échanges physiques du blé ayant tendance depuis des années à s’aligner sur la cotation des  salles de marché, les cours sont sous l’influence toujours spéculative de la loi de l’offre et de la demande. Les trois dernières récoltes, surtout celle de 2016, ont été abondantes dans de grands pays exportateurs comme la Russie, l’Ukraine, la Roumanie, l’Australie, le Canada, les Etats Unis et l’Argentine. La France, très tourné vers l’exportation, subit, durant la campagne en cours, la double peine des prix bas et des faibles volumes à vendre par rapport à 2015.

Dans sa note de conjoncture du 11 janvier, FranceAgriMer indique que les prévisions d’utilisation de blé tendre en France seront de 4,8 millions de tonnes pour la meunerie et de 5,5 millions de tonnes pour les aliments du bétail. Les aliments du bétail utilisent ainsi le blé de moindre qualité panifiable, abondant cette année à cause du mauvais temps à la fin du printemps 2016. Les ventes de blés panifiables vers les autres pays de l’Union européennes devraient atteindre 6,1 millions de tonnes sur douze mois et celles vers les pays tiers 4,8 millions de tonnes. Dans ce domaine la concurrence est rude. L’Egypte a acheté beaucoup de blé russe cette année tandis que l’Algérie a  diversifié ses achats en important du blé argentin en plus grande quantité que l’an dernier.

« Il est urgent de tourner le dos à une agriculture intensive et polluante qui s’est développée sous la pression de la finance »

A la faveur de la remontée du dollar, la France espère un regain des exportations au milieu de l’hiver, époque de l’année ou la logistique est moins bien assurée que le reste de l’année à partir des ports de la Mer Noire. A ce propos, une cargaison de 25 000 tonnes de maïs partie de la Mer Noire demeure bloquée depuis la mi-décembre dans le port de Brest. L’Humanité  lui avait consacré un article dans son édition du 23 décembre dernier. La cargaison était destinée à l’usine d’aliments du bétail de Plouisy, près de Guingamp dans les Côtes d’Armor. Mais au port de Brest on a décelé dans cette cargaison une importante concentration de phosphine. Ce produit de traitement des insectes et des acariens est hautement toxique pour les mammifères et donc pour les humains. Ce produit n’est plus autorisé en France. Mais il a été massivement utilisé en Roumanie un pays membre de l’Union européenne, sans que l’on sache si ce fut dans un silo de conservation du grain ou dans la mise en culture.

Près d’un mois après son arrivée à Brest, ce maïs dont le transport de Brest à Plouisy nécessiterait le chargement de plus de 800 camions est toujours bloqué au port. Dans un communiqué, la fédération communiste de Finistère et la section de Brest du PCF s’étonnent d’entendre dire par le représentant du préfet que « ce n’est pas un sujet de santé publique». Elles relèvent que selon les dockers du port de Brest « il aurait suffi de respirer le gaz au-dessus de la cale pour partir en un quart d’heure » lors du déchargement de ce maïs toxique. Et le communiqué des communistes finistériens de tirer cette conclusion : « Il est urgent de tourner le dos à une agriculture intensive et polluante qui s’est développée sous la pression de la finance, et d’engager une transition écologique vers une agriculture paysanne relocalisée, permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail et aux consommateurs d’accéder à une alimentation saine et de qualité ».

On pourrait avec cette affaire parler des dessous de la mondialisation. Sauf qu’il s’agit dans le cas qui nous occupe de commerce intra-communautaire avec des pays qui, au sein de l’Union européenne, n’appliquent pas les mêmes règles concernant la sécurité sanitaire des aliments pour les humains et le bétail. Et que dire des risques que l’on fait prendre aux travailleurs amenés à manipuler ces produits toxiques ?

 

Il faut aussi savoir que la France est un exportateur net de maïs grain. Et que le maïs français peut, en théorie, être livré par trains entiers en gare de Guingamp, à moins de dix kilomètres de l’usine d’aliments du bétail de Plouisy.   Mais il est probable que le maïs toxique en provenance de Roumanie était bradé en raison de sa toxicité. Les dirigeants de la coopérative Triskalia ont cru pouvoir baisser le prix de revient de leurs aliments du bétail en achetant ce maïs de Roumanie dont ils ne pouvaient savoir qu’il était empoisonné. Néanmoins, ils n’ont pas joué collectif en faveur de l’intérêt général via cette importation à bas prix alors que les coopératives ont été créées pour mieux rémunérer les producteurs d’une façon générale.

Monsanto

  Monsanto est une entreprise spécialisée dans les biotechnologies végétales. Elle est connue surtout pour ses scandales, ses techniques de vente et son produit phare, le Roundup, premier désherbant au monde. D'ailleurs, durant la guerre du Viêt-Nam, Monsanto avait déjà fourni l'armée américaine en agent orange, un herbicide qui permit aux américains de décimer les forêts vietnamiennes et, par la même occasion, de répandre le cancer dans une grande partie de la population.

  Si Monsanto aujourd'hui est décrié et détesté de beaucoup, c'est à cause de ses stratégies commerciales et de la "qualité" de ses produits. Petit résumé des faits :

    _ Monsanto vend des pesticides, c'est-à-dire des poisons, mais aussi son antidote: l'entreprise a conçu des plantes qui résistent à tout, sauf aux herbicides conçus par elle. Il suffit alors que les agriculteurs achètent des semences chez Monsanto, pour qu'ils soient obligés ensuite d'acheter l'herbicide Monsanto qui va avec.
    _ 90% des semences transgéniques (soja, colza, maïs, coton) produites dans le monde viennent de Monsanto.
    _ Le Roundup est, paraît-il, l'herbicide le plus efficace du monde (même si les plantes aujourd'hui sont de plus résistantes à ce produit) : il tue toutes les plantes... sauf naturellement celles vendues par Monsanto, qui ont été conçues pour résister au Roundup.
    _ Les graines de ces plantes sont interdites en France. Cependant, Monsanto ne craint rien : pour ne pas perdre sa clientèle française, l'entreprise a créé des catégories de plantes stériles (baptisées Terminator). Autrement dit, les graines des plantes obtenues lors d'une première récolte ne peuvent pas être réutilisées ensuite : les agriculteurs sont obligés de racheter de nouvelles graines à Monsanto pour la saison suivante.

Que faire ?

La priorité est d'éviter les produits contenant des composants issus de Monsanto (informations puisées à l'adresse suivante: http://www.sante-nutrition.org/monsanto-les-produits-boycotter-liste-marques-connaitre/

 

Boissons

·         Les boissons de la marque Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…

·         Les jus de fruits Capri-Sun et Tropicana.

·         Les boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes ou les boissons énergisantes Gatorade.

·         Les thés Lipton et les cafés Maxwell.

·         Le lait Gloria de la firme Nestlé

 

Produits sucrés

·         Les chocolats Poulain, Lindt, Côte d’Or, Dam, Milka, Suchard et Toblerone.

·         Les biscuits Lu, Oreo, Cadbury et les cookies Pepperidge Farm.

·         Les produits Brossard ou Savane.

·         Les bonbons Carambar, Krema et La Vosgienne.

·         Les chewing-gums Hollywood ou Malabar.

·         Les barres de chocolat Bounty.

·         Les glaces Häagen Dazs, Miko et Ben & Jerry’s.

·         Les céréales Kellogg’s, parmi lesquelles Special K, Trésor, Miel Pop’s, Froties ou encore All Bran.

·         Les yaourts Yoplait.

Produits salés

·         Les chips Lay’s, Pringles et Doritos.

·         Les biscuits apéritifs Benenuts et Bahlsen.

·         Les spécialités fromagères Philadelphia.

·         Les plats préparés Marie, Findus, Tipiak.

·         Les pains Jacquet.

·         Les soupes et bouillons Liebig, Knorr, Royco, Alvale.

·         Les préparations mexicaines Old El Paso.

·         Les sauces Heinz, Amora, Benedicta.

·         Les produits Uncle Ben’s.

 

Hygiène et entretien

·         Les couches pour bébé Pampers.

·         Les protections féminines de la marque Always.

·         Les gels douche, shampoings et déodorants Pantene, Axe, Monsavon, Dove, Rexona ou Timotei.

·         Les dentifrices Signal.

·         Les produits nettoyants Cif, Omo, Dash, Skip, Cajoline et Sun.

·         Ou encore les désodorisants Febreze.

 

 

Ensuite, pour ceux qui ont un potager et pour les agriculteurs, il est impératif d'éviter toutes graines émanant de Monsanto. Une entreprise, Kokopelli, propose de lutter contre la mainmise de Monsanto et des 3 ou 4 autres grandes firmes de l'agriculture.

La politique anti-pauvre d’Anne Hidalgo, maire de Paris, au nom de la lutte contre la pollution automobile

Par Marc Filterman 

RAS LE BOL DE LA MAIRIE DE PARIS

Lettre ouverte aux parlementaires du 10/01/2017

Les actes discriminatoires et anti-pauvres de la maire monarchiste de Paris.

Certains attendent avec impatience 2020 pour virer la monarque Anne Hidalgo, qui prépare le remplacement des pauvres sans dents par les riches bobos. Il est très drôle d'entendre le Président de la République François Hollande déclarer qu'il protège les faibles et les pauvres, pendant que ses élus et membres de son parti socialo-royaliste font tout le contraire. La reine socialiste Anne Hidalgo (voir photo très drôle, cherchez l'erreur), maire de Paris, met en pratique ses doctrines et ses petites guerres personnelles, qui vont contribuer à couler notre économie, et le Parti Socialo-Monarchiste lors des élections présidentielles de 2017. Avec en plus 30% d'élus corrompus comme le révélait un ex-adjoint de Manuel Valls, les politiques ne sont plus du tout en odeur de Sainteté. La maire de Paris Anne Hidalgo va aussi contribuer à réduire le nombre des députés socialistes sur les rangs de l'assemblée nationale, ce que certains politiques n'ont visiblement pas compris. Quand en plus Anne Hidalgo dénonce le comportement autoritaire de l'ex-premier ministre, cela ne manque pas de sel, c'est l'hôpital qui moque de la charité, surtout quand 168 maires dénoncent son comportement. En novembre 2016 des commerçants ont décidé d'attaquer les décisions de la mairie devant le tribunal administratif, en soulignant les risques de pertes économiques.

Il faut savoir que les villes qui pratiquent le harcèlement des automobilistes et qui suppriment les parkings, s'effondrent économiquement automatiquement. La ville socialiste de Lorient qui a eu Jean-Yves le Drian comme maire par le passé en est un parfait exemple, depuis que le parking central a été supprimé ainsi que d'autres. Depuis des dizaines de commerces ont mis la clef sous la porte. Quant au complexe Nayel non rentable qui a remplacé le parking gratuit, il a été revendu 1,3 milliard aux chinois, certains ont dû y trouver leur compte. Certains ont voulu faire un coup avec des parkings souterrains payants (une habitude avec les élus proches des partis), c'est un fiasco, car les femmes seules et personnes âgées n'y mettent et n'y mettront jamais les pieds. On a aussi vu le cas du Mont Saint-Michel. Même les gens des environs ne viennent plus, tellement la circulation est compliquée et dangereuse dans Lorient/Keryado, avec des autobus qui circulent un coup sur les voies de droite, un coup sur les voies du milieu, sans parler des casse-gueules, des chicanes, des dos d'ânes, des arbres au milieu des routes, des ronds-points de deux mètres de diamètre en pavés (si, si ça existe), même les bus et camions ne peuvent en faire le tour. On a des routes où on est limité à 30 km/h sur des portions de 5 à 10 km, impossible de doubler les tracteurs ou même les vélos, et encore moins de faire marcher une économie locale dans ces conditions. On voit même un rond-point qui lui va lui être rééquipé avec des feux rouges, allez comprendre, un vrai cirque et gaspillage. Même les plus jeunes ne s'y retrouvent plus avec toutes ces voies qui se coupent et recoupent, c'est un vrai bordel. Il ne fait aucun doute que certains se sont beaucoup enrichis en méprisant les difficultés de la population locale, comme les sociétés d'entretien des routes et les promoteurs. D'ailleurs tout le monde peut constater que les travaux et chantiers se multiplient dans la France entière toujours juste avant les élections présidentielles, mais c'est juste un hasard.

 

La maire socialo-monarchiste de Paris pratique une guerre anti-pauvres, une politique discriminatoire contre les sans dents, qui va augmenter la fracture sociale et le gaspillage. Peut-être veut-elle transformer certains secteurs précis de Paris en city de Londres (enfin là, il y a du boulot avant d'y arriver, car il faudra aussi éliminer les braqueurs), où certains bénéficieront de laissez-passer pour circuler, surtout s'ils roulent en Bugatti, en Ferrari, ou en Rolls. Il manquera plus que la pancarte, "ZONE réservée aux RICHES" et "aux bobos". Votre voiture a été immatriculée avant le premier janvier 1997, vous n'avez plus le droit de rouler, c'est une entrave à la liberté de circuler, et une discrimination. De nombreuses voitures d'avant 1997 consomment beaucoup moins que les berlines de nos élus, je suis donc pour leur suppression. Je suis aussi pour la suppression des huissiers porte-parapluie de ces élues royalistes, cela fera des économies pour les contribuables sans dents.

Anne Hidalgo, reine de Paris, participe aussi sans en avoir l'air à l'enrichissement des dirigeants et actionnaires du lobby des constructeurs d'automobiles qui l'ont sans doute remercié à Noël. Il est intéressant de noter que les maires et autres membres de leur famille ne sont pas soumis au DPI (Déclaration Publique d'Intérêts) contrairement aux parlementaires. Ils peuvent donc avoir des actions chez les industriels et autres. La maire de Paris a en effet décidé sans la moindre concertation et en ignorant les rapports techniques d'interdire la circulation :

1- sur les berges de la seine, provoquant l'augmentation des embouteillages monstres ;

(Et une augmentation d'une pollution monstre sur toutes les avenues parallèles aux berges résultat, la pollution s'est déplacée et a augmenté dans les quartiers d'habitations, et dans les villes en banlieue autour de Paris) ;

En comparant le mois de septembre 2015 et de 2016, les experts ont constaté que la circulation s'est dégradée.
Le temps de parcours a augmenté de 16 % vers Vélizy sur la rocade de l'A86.
Le temps de parcours a augmenté de 22 % sur le même axe entre Thiais et Créteil, et 28 % le matin.
Sur le périphérique les bouchons ont augmenté à l'ouest de Paris.
Le temps de parcours a augmenté entre 11 et 20 %, et le matin à 25%.
Sur certains quais, le trafic a augmenté de 51 %, soit un trajet avec 10 minutes en plus.
Le boulevard Saint-Germain, monte à 21 %, soit 7 minutes de plus.
Le XVe arrondissement, monte à 25 % de trafic en plus.

2- des véhicules des particuliers immatriculés avant le 1er janvier 1997 ;

(Les constructeurs de voitures et leurs actionnaires (peut-être des élus) vont être contents, cela va faire augmenter leur ventes). Pourquoi le citoyen lambda devrait changer de voiture pour la mettre à la casse, alors qu'elle pollue beaucoup moins que les berlines avec chauffeur de la mairie de Paris ? Sans parler des berlines de l'assemblée nationale, les berlines du sénat, les berlines des ministères et autres. Puisqu'il faut polluer moins, respectons la demande de la maire de Paris, je suis pour la suppression des parcs automobiles de toutes ces institutions, cela allégera les dépenses publiques et fera baisser le racket des contribuables ;

3- des véhicules utilitaires légers immatriculés avant le 1er octobre 1997 ;

(Qui ne peuvent d'ailleurs pas être remplacés par des véhicules hybrides et électriques, car il n'y en a pas, ou si peu. D'ailleurs on ne parle pas des voitures avec moteurs à air comprimé, dont l'inventeur a été contraint de s'exiler au Luxembourg suite aux tracasseries administratives françaises générées par nos élus, sujet jamais évoqué par la presse, ni même par les écologistes) ;

4- de deux catégories de deux-roues motorisées mis en circulation avant le 1er juin 2000 ;

(Certains doivent avoir les membres de leur famille qui sont vendeurs de 2 roues. Il serait intéressant d'enquêter)

5- des bus, cars et poids lourds immatriculés avant le 1er octobre 2001 ;

(La mairie de Paris se comporte comme une machine à taxer tout azimut. On ne compte plus les concessions de parkings accordés à des sociétés privées. Après les VTC, on a appris le 20 décembre sur BFMTV que les chauffeurs de bus ont eux aussi décidé de mener des opérations escargots contre les mesures de la maire socialo-monarchiste de Paris. Ils dénoncent l'interdiction de rouler des anciens bus. Ils dénoncent aussi le prix d'une place de stationnement pour un bus de tourisme qui coûte 250 euros par jour sur Paris. Résultat, les chauffeurs de car préfèrent rouler à vide et polluer l'air de la capitale, parce que cela coûte moins cher de rouler que de se garer. Mais là la mairie n'est visiblement pas au courant de ce système. Mais que la maire de Paris se rassure, les riches touristes préfèrent désormais éviter de se rendre sur Paris pour éviter les attaques de diligences sur l'A1, à la sortie des aéroports et des gares. Ils préfèrent désormais aller dépenser leur argent à la city de Londres, c'est plus sûr. C'est vrai qu'en France on n'aime pas les riches, sauf que les riches de France sont en réalité maintenant des élus politiques et hauts fonctionnaires) ;

6- La maire Anne Hidalgo a décrété qu'il serait interdit d'utiliser tous les véhicules anciens ;

(Pour obliger les conducteurs et les professionnels à acheter des véhicules neufs et électriques. C'est une véritable discrimination et escroquerie, car les voitures hybrides et électriques ne permettront jamais de diminuer la pollution, ni même les maladies respiratoires et l'encrassement de nos poumons par des particules ultrafines du type PM2.5. Anne Hidalgo maire de Paris à juste oublié de vous dire que ces particules sont en réalité générées aussi bien par les cheminées, les systèmes de freinage des rames de métro et des trains, que par les systèmes de freinage des avions, des véhicules routiers, y compris des véhicules électriques. Encore un beau mensonge fait pour enrichir les industriels et leurs actionnaires.)

Ces affirmations et mensonges par omission ont plusieurs objectifs :

Faire augmenter les ventes de véhicules neufs,

Faire augmenter les bénéfices des constructeurs automobiles,

Faire augmenter les dividendes des actionnaires (y compris des élus),

Faire augmenter les bénéfices des constructeurs des voitures électriques,

Faire augmenter les bénéfices d'Autolib (non rentable actuellement) où est impliqué le groupe Boloré

Mettre en place un système pour taxer les franciliens par un système de vignette.

7- Elle instaure une nouvelle taxe sous forme de vignettes ;

(Qui sera obligatoire à partir du 15 janvier pour discriminer les pauvres qui n'ont pas les moyens de changer de voiture. C'est encore une preuve de plus du retour à l'ère Vichy) ;

8- Elle veut aussi réinstaurer une sorte d'Ecomouv pour identifier et taxer automatiquement ceux qui n'ont pas de vignette sur leur pare-brise ; Mais alors si vous n'habitez pas Paris, et que vous venez en déplacement de province, vous serez aussi taxés ? Qu'est-ce que c'est que ce système inégalitaire et discriminatoire imposé par la reine Anne Hidalgo ?

9- Elle veut inciter les automobilistes à acheter des voitures électriques ;

(C'est à dire les riches qui ont les moyens. Question idiote, au hasard, quand tout le monde s'équipera avec des voitures électriques, et quand tout le monde branchera sa voiture en même temps en rentrant le soir après le travail, est-ce que nous n'allons pas planter le réseau EDF ? Ce n'est pas grave, la mairie de Paris taxera après ces gaspilleurs d'électricité !! Une voiture hybride n'est pas une voiture électrique, attention au piège.) ;

10- La multiplication des dos d'ânes fait augmenter la consommation du carburant, et l'usure des plaquettes de freinage parce que nous n'arrêtons pas de freiner et d'accélérer, ce qui augmente la pollution par des particules du type PM2.5.

11- Avec ces dos d'ânes, le taux de mortalité des patients transportés en ambulance a certainement dû augmenter, mais là il n'y a pas eu d'enquête.

12- Avec la décision de baisser la vitesse, on augmente la consommation de carburant ;

(Car les véhicules n'ont jamais été optimisés pour rouler à 30 km/h, surtout dans une montée, résultat, on consomme plus et on pollue plus) ;

13- Il faut signaler le rétrécissement de la largeur des avenues par les voies de bus ;

(Résultat, même pour sortir et quitter Paris, c'est devenu un véritable bordel. Que ce soit le cirque pour renter dans Paris, cela peut se comprendre, mais que ce soit aussi le bordel pour en sortir, là il y a un gros problème.

14- La politique routière absurde d'Anne Hidalgo génère chaque jour :

- une multiplication des embouteillages,

- des millions d'heures de travail de perdues sur la route,

- des pertes de plusieurs centaines de millions d'euros par jour,

- une forte augmentation de la pollution en raison des véhicules qui font du sur place,

- sans parler de la suppression des places, pour cause de travaux, vigipirate, et autres...

15- La maire royaliste de Paris veut que les français prennent les transports en commun. Le soir en heure de pointe les voyageurs sont entassés dans les wagons comme du bétail ou des sardines en boite. Il faut en plus rajouter que les métros sont sales, et que sur certaines lignes c'est une véritable puanteur. Encore faudrait-il qu'ils ne soient pas sous-dimensionnés, qu'ils ne tombent pas en panne, ou qu'ils ne soient pas en grève. En plus l'air du métro est malsain, car dopé aux particules fines, raison pour laquelle les parisiens ont les poumons noirs, voilà une vérité très gênante qui est censurée par la mairie de Paris.

Elle affirme ensuite que les transports seront gratuits les jours de pollution. Elle a juste oublié de parler à la presse du coût de cette mesure, soit 23 millions d'euros de perte en 6 jours. Il faut aussi tenir compte de l'usure des voies et du matériel roulant non pris en compte.

16- Quant aux véhicules et bus électriques, c'est loin d'être au point, car il faut tenir compte du temps de recharge des batteries. Un autre gag technique a été dissimulé au grand public. Il avait été calculé il y a plus d'une dizaine d'années, que si on voulait mettre des routeurs (ADSL/box internet) partout, il fallait rajouter la puissance d'un réacteur nucléaire. C'est aussi le cas avec l'arrivée des compteurs Linky et concentrateurs.

Alors question à nos amis experts, combien faut-il rajouter de réacteurs nucléaires en prévision de l'arrivée des voitures électriques et bornes électriques ? Si tous les conducteurs rentrent en même temps du travail le soir, et branchent sa voiture électrique sur la borne de recharge, nous pouvons nous attendre à voir le réseau électrique s'effondrer par temps très froid, et par très forte chaleur. Chacun se rappellera que lors d'une période de canicule en 2003 il avait fallu refroidir certaines installations nucléaires avec des jets d'eau, un gag comique qu'EDF préfère oublier. Et là encore, le 12 janvier nous avons entendu dire lors des infos télévisées qu'avec 8 réacteurs hors service nous risquons d'être contraints d'acheter de l'électricité à l'étranger, alors de qui on se moque.

Mais ce n'est pas grave, on peut parier que la mairie de Paris trouvera la solution, quand les voitures électriques seront trop nombreuses, elle taxera les conducteurs parisiens qui auront acheté des véhicules électriques. Nos élus ont toujours réponse à tout, mais en taxant les français.

17- Alors qu'EDF s'inquiète en raison du froid à venir d'un risque de black-out sur son réseau électrique avec 7 réacteurs à l'arrêt, dès septembre 2018, un tram-bus électrique automatique sans chauffeur (ils iront pointer au chômage) circulera dans les deux sens sur les quais hauts de la Seine rive droite, pour remplacer la ligne de bus 72 entre l'hôtel de ville et le parc de Saint-Cloud. Cela va encore éliminer au moins de deux files de circulation, axe déjà très embouteillé, comme sur Massena. Résultat, là non plus on ne se rend plus dans les commerces de cette zone.

La monarque de Paris précise aussi qu'avant fin 2017, il sera créé des pistes cyclables sur les Champs-Élysées et la rue de Rivoli. Lors des pics de pollution, vous êtes invités à faire du vélo, et a augmenter les dépenses des caisses d'assurance maladie. La place du Carrousel à côté de la pyramide du musée du Louvre deviendra aussi piétonne, ainsi que certaines rues des 3e et 4e arrondissements.

18- Annonce du 11 janvier de la monarque Anne Hidalgo, elle dénonce la fraude au stationnement et déclare que les amendes passeront à 50 euros en janvier 2017 ;

(Très drôle, surtout quand on connaît l'efficacité des 1400 pervenches et le zèle des sociétés privées d'enlèvement des véhicules à moins que cela ne dissimule une opération de privatisation, de cession (comme pour les parkings), ou de sous-traitance, ou de contrat en régie à une compagnie privée. La mairie de Paris affirme que seulement 9% des automobilistes payent leur place aux horodateurs, encore un mensonge et une escroquerie de plus. Un constat d'huissier réalisé le 22/11/2016 par l'association 40 millions d'automobilistes montre que sur un échantillon de 86 places dans le XVe et le VIIIe arrondissement qu'au moins 60% des véhicules sont en règle. L'objectif révélée d'Anne Hidalgo est de faire rentrer 300 millions d'euros dans les caisses de la Ville, voilà, tout le monde a compris, c'est une histoire de fric en taxant les prolétaires. Pour Anne Hidalgo, "le premier défi" ce n'est pas l'écologie, mais taxer et remplir les poches de la mairie et des industriels, sans tenir compte des pertes économiques, on voit déjà ce que cela donne dans certaines villes. L'UDI-MoDem parisien soupçonne une «  seule recherche de ressources financières », peut être en prévision de la candidature d'Anne Hidalgo en 2022.)

19- Dernière lubie du 12 janvier lors des vœux à la presse, la reine de Paris Anne Hidalgo a déclaré qu'elle veut diviser par deux la circulation, réduire les espaces de circulation, doubler les amendes, voire les tripler, pour non-paiement des parcmètres, « On va continuer. Oui, Paris est une ville dans laquelle je souhaite diviser par deux le nombre des voitures polluantes et on va actionner tous les leviers ». Les franciliens faibles et pauvres que François Hollande prétend protéger vont peut-être eux aussi actionner tous les leviers pour virer les élus de ce parti socialiste royaliste. Les français aimeraient eux aussi diviser par deux ou trois le nombre d'élus, voire même fermer le sénat. Je suis aussi d'accord pour le revenu universel, à la condition qu'il soit aussi appliqué aux élus, mais là, il ne faut pas rêver.

20- Autre gag dissimulée par la maire de Paris, on découvre que 50 km de parking sont neutralisés par Autolib qui ne payent rien en parcmètre. On découvre en plus avec le Canard du 4 janvier qui lui n'est pas frappé par la grippe aviaire, qu'Autolib est un fiasco car non rentable qui devra être supporté par les contribuables de 98 mairies, une mauvaise nouvelle de plus pour les sans dents. Quant au système informatique chiffré par de grand super-diplômés à 11 millions, il a fini à 66 millions d'euros. Les pertes supportées par le groupe Bolloré sont en effet limitées à 60 millions, alors qu'elles montent à 180 millions, vous avez deviné qui va payer la différence.

En conclusion

Avec cet article, nous allons voir débarquer les membres des cabinets de com du parti socialiste royaliste qui n'aime pas la vérité, les agents des officines de l'IE au service des membres du CAC40, et les trolls en tout genre pour essayer de contrer les affirmations gênantes de cet article et des autres à venir. Une rumeur s'est répandue selon laquelle Anne Hidalgo pourrait se présenter à l'élection présidentielle de 2022. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, les français ont tout intérêt à conserver ces informations en mémoire, et à créer un front anti-Hidalgo en prévision de l'élection de 2022. Si la maire royaliste de Paris agit au niveau national comme elle a agi au niveau de la ville de Paris, cela promet quelques catastrophes économiques et techniques. En matière de mensonges tous nos dirigeants politiques détiennent la palme d'or comme tous les français ont pu le constater. Les révélations à suivre dans plusieurs autres articles ne vont pas arranger la crédibilité de la mairie de Paris. Cette politique de la terre brûlée va sans aucun doute contribuer à faire fondre à l'assemblée nationale les rangs socialistes, voire même ceux des verts. Il y a encore beaucoup de choses qui ont été dissimulées et qui feront l'objet de plusieurs autres articles sur les origines diverses censurées de la pollution parisienne.

 

 

Monsanto-Bayer… « Quand Bayer achetait des lots de femmes à Auschwitz » ?

 

Par VICTOR 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Où en sont les noces infernales entre Bayer et Monsanto ? Si une telle fusion avait lieu, cela signifierait une quasi-impossibilité pour des concurrents d’entrer sur le marché. Or une concurrence minimale est une condition nécessaire à l’innovation. En l’espèce, c’est un enjeu vital eu égard aux scandales liés au glyphosate et aux néonicotinoïdes qui tuent les abeilles.

« Monsanto et Bayer peuvent signer un contrat, mais n’ont pas le droit de le mettre en œuvre sans notre feu vert », résume une source européenne, qui rappelle qu’en cas de non-respect de cette règle, Bruxelles peut recourir à des sanctions. Aucune limite temporelle n’est imposée aux deux mastodontes pour adresser leur notification. C’est bien le moment d’invoquer les grands principes de la « concurrence libre et non faussée », à bon escient. La Commission européenne doit au plus vite s’opposer au rachat de la firme américaine par l’industriel allemand Bayer. Elle bénéficie pour cela d’un délai de 25 jours après la notification de l’opération. En aura-t-elle le courage ?

Hormis les dangers sur la santé des produits sortant des usines de ces deux monstres, la concentration des firmes de l’agrochimie accentue la dépendance des paysans vis-à-vis de ces mastodontes. Surendettement des petits producteurs, augmentation des prix des denrées alimentaires, accroissement de la pauvreté et de la faim dans le monde, contrairement à la propagande de ces firmes qui deviennent plus puissantes que bien des États et sont donc en mesure d’imposer leur loi au détriment de la souveraineté populaire. C'est la privatisation du vivant. Une horreur intégrale. Il est vrai que l'horreur n'a jamais trop gêné les entreprises de l'agrochimie. On va le voir plus loin.

La fusion entre Monsanto et Bayer n’est donc pas une bonne nouvelle pour les peuples. Mais elle doit encore être validée par les autorités de régulation de la concurrence, qui n’hésitent pas, ces derniers temps, à briser des mariages annoncés… et qui n’ont pas encore donné leur feu vert aux rapprochements Dupont-Dow et Syngenta-ChemChina. A ce jour, rien sur le site de la Commission concernant cette fusion… Ouate Inde scie…

En attendant donc, on peut se pencher sur le passé de ces firmes mondiales. On connaît bien Monsanto, « la firme la plus détestée au monde », ayant à son palmarès la fabrication du « célèbre » agent Orange, un défoliant chimique largué par milliers de tonnes sur les forêts et les cultures du Vietnam durant la guerre des Étasuniens contre ce pays. Avec encore à l’heure actuelle des milliers de cancers en découlant… On connaît bien Bayer, surtout pour son aspirine. Mais que sait-on de son passé ? Une information reçue il y a quelques semaines m’a incité à enquêter. Cette info disait : « Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz ».

C’est tellement gros que ça ressemble à une cagade, à un hoax comme on dit maintenant. Et pourtant…

Et pourtant, allez faire un tour sur ce site qui donne des documentations qui semblent sérieuses :

 http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments

 

On y apprend que « l’empire économique allemand le plus puissant de la première moitié de ce siècle fut l’Interessengemeinschaft Farben ou IG Farben. Interessengemeinschaftsignifie "Association of Common Interest" (association d'intérêts communs) et n’était autre chose qu’un puissant cartel formé de BASF, de Bayer, de Hoechst et d’autres entreprises chimiques et pharmaceutiques allemandes. IG Farben était le plus grand bailleur de fonds de la campagne électorale d’Adolph Hitler. Un an avant qu’Hitler prenne le pouvoir, IG Farben fait don de 400 000 marks à Hitler et à son parti nazi. En conséquence, après la prise du pouvoir par Hitler, IG Farben était le plus grand profiteur de la conquête allemande du monde, la Seconde Guerre mondiale.

100 % de tous les explosifs et de toute essence synthétique provenait des usines d’IG Farben. Chaque fois que la Wehrmacht allemande conquit un autre pays, IG Farben suivit, reprenant systématiquement les industries de ces pays. Grâce à cette collaboration étroite avec la Wehrmacht d’Hitler, IG Farben a participé au pillage de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie, de la Pologne, de la Norvège, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de tous les autres pays conquis par les nazis.

L’enquête du gouvernement des États-Unis sur tous les facteurs qui ont mené à la Seconde Guerre mondiale en 1946 est arrivée à la conclusion que sans IG Farben, la Seconde Guerre mondiale n’aurait tout simplement pas été possible. Nous devons nous attaquer au fait que ce n’était pas le psychopathe, Adolph Hitler, ni les mauvais gènes du peuple allemand qui ont provoqué la Seconde Guerre mondiale. La cupidité économique de sociétés comme Bayer, BASF et Hoechst a été le facteur clé dans la réalisation de l’Holocauste. »

 

Il est vrai que les affaires sont les affaires. Et que les multinationales – nouvel avatar de ces consortiums nationaux du siècle dernier – ne s’embarrassent pas, elles non plus, de scrupules.

Continuons nos investigations :

« Expériences médicales à Auschwitz menées par I.G. Farben
(Du livre « I.G. Farben - d’Anilin au travail forcé » de Jörg Hunger et Paul Sander)
« Des expériences scientifiques ont également été faites dans d’autres camps de concentration. Un fait décisif est qu’IG employait le major SS Dr. Helmuth Vetter, stationné dans plusieurs camps de concentration ; il a participé à ces expériences sur ordre de Bayer Leverkusen.

En même temps que le Dr Joseph Mengele, il a expérimenté à Auschwitz des médicaments désignés « B-1012 », « B-1034 », « 3382 » ou « Rutenol ». Les préparations d’essai ne s’appliquaient pas seulement aux prisonniers malades, mais aussi à des personnes en bonne santé qui ont d’abord été infectées par des pilules, des substances en poudre, des injections ou des lavements. La plupart des médicaments ont provoqué des vomissements ou des diarrhées sanglantes chez les victimes.

Dans les archives d’Auschwitz, une correspondance entre le commandant du camp et l’entreprise Bayer Leverkusen a été découverte. Il s’agissait de la vente de 150 détenues à des fins expérimentales :

« En vue des expériences prévues avec une nouvelle drogue de sommeil, nous vous serions reconnaissants si vous pouviez mettre à notre disposition un certain nombre de prisonniers […] Confirmez votre réponse, mais considérez que le prix de 200 RM par femme est trop élevé Nous vous proposons de ne pas payer plus de 170 RM par femme Si cela vous convient, les femmes seront placées en notre possession. […] »

- « Nous confirmons votre accord, nous vous prions de préparer 150 femmes de la meilleure santé possible […] »

- « Nous avons reçu l’ordre de 150 femmes. […] "

-" Les expériences ont été effectuées. Toutes les personnes testées sont mortes. Nous vous contacterons prochainement sur un nouvel envoi […] " »

 

Voilà qui semble accréditer l'horreur. Continuons :

« Le Tribunal pénal de Nuremberg a condamné 24 membres et dirigeants d’IG Farben à la suite de meurtres de masse, d’esclavage et d’autres crimes contre l’humanité. Étonnamment cependant, en 1951, tous avaient déjà été libérés, continuant à travailler comme consultants pour des sociétés allemandes. Le tribunal de Nuremberg a dissous l’IG Farben, mais pas ses membres, en particulier Bayer, Hoechst et BASF. Aujourd’hui, chacune des trois « filles » de l’IG Farben est vingt ou trente fois plus grande que l’IG Farben était à son apogée en 1944, dernière année de la Seconde Guerre mondiale.

 

Voilà quelques éléments qui donnent à réfléchir sur la « mondialisation heureuse » et le gouvernement mondial de fait des grandes firmes multinationales.

Attention : beaucoup de ces informations proviennent de la fondation d'un personnage controversé, le médecin allemand Rath. Si vous avez d'autres informations confirmant ou infirmant celles-ci, elles seront les bienvenues.

 

Sources :

 https://www.terresacree.org/bayer.htm

http://www4.dr-rath-foundation.org/PHARMACEUTICAL_BUSINESS/history_of_the_pharmaceutical_industry.htm#experiments

http://www4.dr-rath-foundation.org/Books/paging.php?sdir=the%20crime%20and%20punishment%20of%20i.g.%20farben&dir=the%20crime%20and%20punishment%20of%20i.g.%20farben&start=0&page_nums=1%29#=eng

http://chr-chomant-editeur.42stores.com/product/Lettres-de-l-entreprise-Bayer-au-camp-d-Auschwitz-sur-l-achat-de-femmes-pour-experimentations-chimiques

http://www.cbgnetwork.org/163.html
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article152015

 

Photo X - Droits réservés

 

 

Les Mousquetaires s’engagent contre les oeufs de poules élevées en cage

 

Le groupe Les Mousquetaires vient d’annoncer sa volonté de mettre fin à la commercialisation d’oeufs de poules élevées en cage.

D’ici à 2025, les enseignes Intermarché et Netto ne commercialiseront plus d’oeufs de poules élevées en cage. Dans un communiqué, le groupe annonce sa volonté de travailler de concert avec les éleveurs pour mener à bien cette nouvelle politique.

Les oeufs de catégorie 3 ne seront plus commercialisés d’ici 2025

Les nombreux scandales qui ont, ces derniers mois, montré l’envers du décor de la production d’oeufs de poules élevées en cage, semblent gagner du terrain sur l’industrie alimentaire. Lundi 9 janvier, le groupe Les Mousquetaires, qui possède les supermarchés Netto et Intermarché, vient d’annoncer l’arrêt progressif de la commercialisation d’oeufs de catégorie 3.

En 2025, les enseignes du groupe ne vendront plus que des oeufs issus d’élevages alternatifs, soit de catégories 0, 1 et 2. Cette révolution devrait se faire progressivement et Les Mousquetaires promettent une première échéance en 2020, date à laquelle tous les oeufs de la marque Moisson seront issus d’élevages alternatifs (sol, plein air, Label Rouge et bio).

Une opération menée en partenariat avec les éleveurs

« Notre ambition est de rendre le mieux manger accessible à tous : notre rôle de distributeur est aussi de proposer à nos clients un choix de produits qui corresponde à leurs attentes, tout en permettant aux filières agricoles de s’adapter à ces nouveaux enjeux », explique Jean-Marc L’Huillier, président de la direction du développement durable du groupe Les Mousquetaires, dans un communiqué.

Le groupe affirme travailler en concertation avec les éleveurs. Cette nouvelle politique est déployée progressivement, de manière à répondre aux nouvelles attentes des consommateurs tout en préservant la pérennité et la durabilité de la filière. « D’ici 2025, les éleveurs auront le temps nécessaire pour s’adapter aux nouvelles exigences et développer des méthodes d’élevage alternatives à la cage aménagée », estime encore le groupe.

 

 

Comment bien choisir ses oeufs et éviter les pièges ? Fiche pratique

 

Grâce à cette fiche pratique, apprenez à faire la différence entre les diverses qualités d’oeufs du commerce, déchiffrez les codes inscrits sur les coquilles et découvrez une astuce pour savoir si un oeuf est frais. Dorénavant, vous ne pourrez plus vous faire piéger.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les qualités gustatives et nutritionnelles de l’oeuf sont reconnues dans le monde entier. Sur la planète, on en consomme chaque année plus de 1.000 milliards, dont 14,8 milliards  en France. Pourtant, tous ne se valent pas ! Code 0, code 1, oeufs de ferme, oeufs de basse-cour ? Comment déchiffrer la provenance, les conditions d’élevage ?

Avec cette fiche pratique, apprenez à faire la différence entre les diverses qualités d’oeufs du commerce et à évitez les pièges.

 

Reconnaître les différents oeufs

EAU ET ENVIRONNEMENT

Eclairage public, toujours plus lumineux malgré l’obligation d’éteindre

 

DANIEL ROUCOUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DR

L’éclairage public ne cesse d’augmenter et de polluer notre existence et celle de la faune. Pourtant, depuis le 1er juillet 2013, la loi oblige à mettre la lumière en veilleuse.

Il faut savoir qu’en France, le nombre de points lumineux de l’éclairage public a augmenté de 89% entre 1992 et 2012, en ville comme en périurbain et à la campagne. Et ça ne s’arrange pas selon une etude-ANPCEN et les derniers chiffres de l’Ademe : + 2 millions de points lumineux en 2014, autant en 2015 ! Conséquences (vous le lirez dans le rapport ci-dessus) :

- pollution lumineuse puisque même le moindre recoin d’un parc est éclairé ( !),

- effets des ampoules « LEDS » à forte composante de lumière blanche et bleue sur le sommeil et donc la santé,

- destruction de la faune au premier rang desquels les insectes et les oiseaux.

Et pourtant, mettre l’éclairage nocturne en veilleuse est une obligation légale depuis le 1er juillet 2013 que peu de communes, entreprises et bâtiments publics respectent. Surtout que la règlementation est assortie de nombreuses dérogations.

 

La règlementation sur l’éclairage en ville

Afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie, l’éclairage nocturne  de tous bâtiments non résidentiels publics comme privés est interdit depuis le 1er juillet 2013, tout au moins réglementé par 

arrete-du-25-janvier-2013 

Et sa 

circulaire-du-5-juin-2013-ministere-de-l-ecologie

Cela indépendamment de la règlementation relative à l’

eclairage-des-enseignes-publicitaires 

qui impose leur extinction entre 1 et 6 heures du matin.

Trois cas d’interdiction absolue d’éclairer la nuit :

- dans  les bureaux, les lumières intérieures émettant vers l’extérieur et bien entendu les lumières extérieures doivent être éteintes une heure après le départ du dernier salarié et au plus tard à 1 heure du matin ;

- les vitrines des magasins devront être éteintes au plus tard à 1 heure du matin et ne pourront être allumées qu’à partir de 7 heures ou une heure avant le début de l’activité si celle-ci s’exerce plus tôt ;

- les façades des bâtiments publics (écoles, mairies etc.) ne pourront être éclairées qu’à partir du coucher du soleil jusqu’à 1 heure du matin.

Les maires sont concernés parce qu’ils devront veiller à ce que l’éclairage nocturne soit mis « en veilleuse » en mettant les contrevenants à l’amende s’ils ne se conforment pas à la loi (suspension du fonctionnement des sources lumineuses + 750 euros). Ils devront aussi veiller à l’extinction des feux des bâtiments communaux et mairies sous peine de se faire rappeler à l’ordre par les préfets.

 

Dérogations et exemptions

Le préfet peut, par arrêté, décider de déroger à ces obligations dans les cas suivants et eux seuls :

- les veilles des jours fériés et chômés y compris locaux,

- durant les illuminations de Noël,

- lors d’évènements exceptionnels à caractère local définis par arrêté préfectoral,

- dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente (sous réserve de faire respecter la législation sur le bruit).

Il va de soi que la loi ne s’applique pas (ce n’est pas le couvre-feu même en cette période d’état d’urgence) dans les cas suivants :

- l’éclairage intérieur des habitations mais éviter de laisser la lumière extérieure du jardin allumer toute la nuit (éclairage résidentiel) ;

- l’éclairage destiné à assurer la sécurité des bâtiments ;

- les éclairages publics de voirie.

 

 

INFOS +

- Brochure du ministère de l'écologie eclairer-pour-rien-nuit-la-nuit

- éclairage public réponses à vos questions sur les extinctions-lumineuses

- pollution lumineuse bilan

 

 

Plats préparés : l’étiquetage d’origine évolue

Savoir d’où vient le lait de son yaourt ou la viande des lasagnes ? Cela sera bientôt possible, grâce à l’étiquetage de l’origine des ingrédients

C’est une mesure très attendue depuis le scandale des lasagnes à la viande de cheval en 2013 : les fabricants de plats cuisinés sont désormais obligés de préciser l’origine de la viande et du lait lorsque ces derniers sont utilisés comme ingrédients.

Un pas vers plus de transparence pour les ingrédients des plats cuisinés

La nouvelle réglementation, obligatoire mais introduite à titre expérimental pour une durée de deux ans, oblige les industriels à préciser sur l’étiquette l’origine de la viande et du lait utilisés. Sont concernés les produits transformés, composés de plusieurs ingrédients, et dans les cas où le produit contient plus de 8 % de viande d’origine étrangère ou plus de 50 % de lait importé. Pour la viande, l’étiquetage devra préciser l’origine du produit (pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux) et pour le lait, il indiquera le pays de collecte, de conditionnement et de transformation. Les produits bruts, tels que la viande et le lait non transformés, ne seront pas impactés.

Cette nouvelle réglementation vise à dénoncer les pratiques très souvent opaques des industriels dans leurs achats d’ingrédients. Il arrive qu’un ingrédient soit acheté brut dans un pays, transformé dans un autre et livré en France, où il entrera dans la composition d’un plat cuisiné. Cette pratique n’a rien d’illégal, mais la qualité de ces produits fabriqués dans une logique de réduction des coûts au minimum, est rarement au rendez-vous. Le Ministère de l’Agriculture considère donc que le consommateur a au moins le droit d’être informé de l’origine des produits qu’il mange.

 

Consommation de plats cuisinés par les Français

 

On consomme 22 kilos de plats cuisinés chaque seconde en France (compteur) ; autrement dit 700 millions de kilos de plats cuisinés sont achetés chaque année pour un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros et 4 % du budget alimentaire hors restauration en 2014.

Étiquetage de l’origine des produits : un effet inverse possible

Mais, chose étonnante, cette initiative de transparence pourrait au contraire pousser certains industriels à revoir leurs recettes. L’étiquetage d’origine n’étant pas obligatoire, dès lors qu’un produit contient moins de 8 % de viande ou moins de 50 % de lait, certains fabricants pourraient être poussés à réduire encore davantage la part de ces ingrédients. Rappelons que pendant les discussions avec le Ministère de l’Agriculture, les industriels militaient pour un taux minimum de 25 % pour la viande : c’est finalement 8 % qui ont été arrêtés.

 

Le Ministère de l’Agriculture voit toutefois les choses du bon côté : avec l’entrée en vigueur de cette réglementation, 70 % des produits du panier de la ménagère donneront une information quant à l’origine, au lieu de 35 % actuellement. Précisons que les industriels ont trois mois pour écouler les stocks des produits déjà emballés avec un ancien étiquetage.

5 raisons de ne pas porter de soutien-gorge

 

Il vous chatouille, il vous gratouille… Bref, vous avez toujours rêvé de brûler votre soutien-gorge comme les féministes des années 70 ? Voici quelques arguments qui pourraient bien vous convaincre de franchir le pas.

Pour sa santé, par liberté ou par choix, renoncer à ce sous-vêtement apportant, dit-on, un soutien et une élégance « indispensables », reste une idée qui semble encore bien étrange pour beaucoup de femmes… Pourtant, le soutien-gorge, cet accessoire si familier depuis quelques décennies, est loin d’être bénéfique, et fait d’ailleurs de moins en moins d’adeptes. Pourquoi ?

1- Non, les soutien-gorge ne sont pas indispensables

 

Vous étiez persuadée depuis votre adolescence que ne pas mettre de soutien-gorge transformerait inéluctablement vos seins en « gants de toilette » ? Détrompez-vous. Il n’a jamais été prouvé scientifiquement que le soutien-gorge avait une quelconque efficacité sur le maintien de la poitrine. C’est le poids de celle-ci et la qualité de la peau qui sont responsables du relâchement que l’on observe avec les années.

Pour beaucoup, le soutien-gorge n’est pas vraiment indispensable © Anetlanda Shutterstock

2- Ne pas en porter améliore la circulation

Qui n’a jamais repéré des marques sur la peau après avoir porté son soutien-gorge toute la journée ? Si celui-ci comprime la peau, il empêche également la bonne circulation de la lymphe, un liquide présent dans le corps dont la fonction est d’ évacuer les toxines et les déchets. Résultat : les cellules sont moins oxygénées, et la qualité de la peau s’en ressent.

Le port quotidien du soutien-gorge peut donc être à l’origine de nombreux problèmes de santé. Les baleines et la pression exercée risquent de provoquer des kystes douloureux, des réactions cutanées désagréables mais aussi d’autres pathologies, dont le cancer du sein. Le soutien-gorge est parfois aussi à l’origine de douleurs dorsales, musculaires, et aggrave celles qui existent déjà.

3- Cela renforce le soutien-gorge naturel

La poitrine est composée de ce qu’on appelle « les ligaments de Cooper », des ligaments qui conservent les seins dans une sorte de « filet suspenseur », c’est-à-dire : une sorte de soutien-gorge naturel. Malheureusement, celui-ci, s’il n’est pas utilisé, s’atrophie. Alors que si ces ligaments sont stimulés par la pesanteur, ils se renforcent et améliorent l’élasticité des tissus.

En Scandinavie, 95 % des femmes n’en portent pas au quotidien, pour des raisons de confort, et parce que socialement, rien ne les y contraint.

D’ailleurs, une étude en 2013 du professeur Rouillon sur 330 jeunes sportives a démontré les bénéfices esthétiques de l’absence de soutien-gorge : les seins se raffermissent, et les mamelons remontent en moyenne de 7 mm en un an : sans soutien-gorge, la poitrine s’embellit et gagne en fermeté.

4- Ne pas porter de soutien-gorge, c’est plus élégant, fait faire des économies et simplifie la vie

Quoi de plus moche qu’une bretelle dépassant d’un petit haut ? Qu’un dos nu gâché par un soutien-gorge ? Qu’une chemise en soie laissant apparaître les frous-frous d’un bonnet trop sophistiqué ? Et quoi de plus désagréable que de devoir sans arrêt replacer ses bretelles ?

Bref, la liste des inconvénients est longue. Ne pas porter de soutien-gorge – ou réduire son habitude d’en porter – allège votre porte-feuille, votre style, et votre vie. Finies les heures passées à trouver la bonne forme, la bonne taille, et le bon modèle. De plus, ne pas porter de soutien-gorge pousserait les femmes à naturellement se tenir plus droite, ce qui est à la fois bon pour le dos, et plus joli.

5- Vous n’êtes pas obligées non plus de renoncer complètement au soutien-gorge

Séducteur ou pudique ? Le soutien-gorge est les deux à la fois, et celles qui aiment en porter l’apprécient pour ça. Pour certaines, difficile d’aller au travail sans la « protection » qu’offre le soutien-gorge.

 

D’autres femmes adorent aussi la dimension esthétique de la lingerie, et ne l’abandonneraient pour rien au monde.

© g-stockstudio Shutterstock

Enfin, surtout pour les plus grosses poitrines ou encore lorsque l’on pratique un sport, il est préférable (et bien plus agréable) d’être galbée et soutenue.

 

En porter, ou pas : une question de choix ! Mais n’hésitez pas à redécouvrir l’intérêt de vivre seins-libres, pour votre santé ainsi qu’un meilleur confort au quotidien : une belle manière de vivre en harmonie avec son corps.

Grippe aviaire : 1 million de canards seront abattus

Près d’un million de canards seront abattus d’ici le 20 janvier dans 150 communes du Sud-Ouest.

 

Le 09 jan 2017

Le gouvernement vient de décider un abattage massif de 800 000 canards, afin de stopper l’épidémie de grippe aviaire H5N8 dans certaines zones. 150 communes du Gers, des Landes, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées sont concernées par cette mesure radicale.

89 foyers de contamination ont été recensés

Le virus a été transmis par le passage d’oiseaux migrateurs provenant du nord de l’Europe. Près de 89 foyers de contamination sont désormais recensés. Le ministère de l’Agriculture a donc décidé l’abattage de près d’un million de canards et d’oies sauvages élevées à l’air libre. L’ensemble des élevages situés dans un rayon de 10 km autour des foyers contaminés seront concernés par les abattages, qui se termineront le 20 janvier prochain.

 

150 communes appartenant aux départements du Gers, des Landes, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques devront tuer préventivement les palmipèdes. Le Gers est le département le plus touché par les abattages. Cette mesure marque un nouveau coup dur pour la filière du foie gras, qui ne peut plus exporter ses produits en dehors de l’Europe. La Confédération rurale estime les pertes pour la filière à 27 millions d’euros.

Le coût de ces mesures pris en charge par l’Etat

Les coûts relatifs aux opérations de transport, d’équarrissage et d’abattage seront pris en charge par l’État. « Les opérations de dépeuplement seront financées par l’Etat. De même, les pertes liées à l’arrêt de la production pourront être indemnisées » sous certaines conditions qui seront ultérieurement définies, précise le ministère de l’Agriculture.

 

Le Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras (CIFOG) « craint des pertes considérables », qui pourraient atteindre près de 80 millions d’euros au total. En 2016, des mesures de vide sanitaire avaient déjà été appliquées dans certains départements français interrompant la production des éleveurs pendant plus de trois mois. D’autres pays ont également annoncé des abattages massifs, notamment en Corée du sud et au Japon.

Une première étude chiffre les bénéfices de l’agriculture bio

Pour certains, le « bio » n’est qu’un business comme un autre. Mais quels sont les avantages concrets de l’agriculture biologique vis à vis de l’agriculture conventionnelle ? C’est la question à laquelle tente de répondre une étude récente publiée par l’ITAB qui chiffre les externalités respectives de ces deux formes d’exploitation et de production.

 

L’agriculture bio est-elle plus efficace que l’agriculture conventionnelle ? L’éternel débat a été alimenté par plus d’une étude scientifique et fait l’objet de vifs échanges. Derrière l’enjeu environnemental se cachent des enjeux industriels importants : souvent, les profits passent avant le bon sens écologique et l’avenir de la production alimentaire. Ainsi, est-il rappelé en introduction de l’étude, « il existe bel et bien des débats autour des performances (environnementales, sociales…) de « la bio » comparées à celles « du conventionnel », et rapportées à la production qu’elle génère. »

barnimage.com / Flickr

Une étude inédite

Le rapport de l’Institut Technique de l’agriculture biologique (ITAB) se penche sur les bénéfices respectifs de l’agriculture biologique et de l’agriculture conventionnelle. Pour ce faire, l’institut a comparé les externalités respectives de ces deux modes d’exploitation dans des domaines aussi variés que la santé, le traitement des eaux, la pollinisation, le stockage du carbone ou encore la création d’emplois. À savoir qu’une externalité est un effet engendré par une activité quelconque. Il ne se limite donc pas qu’au potentiel économique. Les résultats de l’étude, commandée par le ministère de l’agriculture en 2015, ont été publiés fin novembre de cette année. Elle a été menée par Natacha Sautereau de l’ITAB et Marc Benoit de l’INRA et met en lien 280 études pour arriver à ces résultats. Ainsi, les deux agro-économistes ont pu mettre en évidence, secteur par secteur, les avantages de l’agriculture biologique.

 

Cette étude devait établir des éléments pour justifier les soutiens publics à l’agriculture biologique. L’idée est de montrer que l’agriculture biologique a un impact positif pour la société. De cette manière, on dépasse les questions relatives aux préférences des consommateurs pour adopter un point de vue plus holistique. L’étude précise : « Il s’agit de pouvoir instruire ces questions d’évaluations globales et comparées des systèmes agro-alimentaires, et de leurs externalités, et de porter à connaissance des éléments permettant de chiffrer économiquement les divers bénéfices de l’AB ». Le site Reporterre rappelle que c’est la première fois qu’une étude de ce genre est réalisée. En effet, explique le magazine, si les arguments en faveur du bio sont nombreux, « c’est la première fois que l’on tente, en France, de quantifier précisément ces bénéfices, afin de les rendre visibles tant pour le consommateur que pour le décideur politique ».

Martin Fish / Flickr

Avantage chiffrés de l’agriculture biologique

Si pour certains l’agriculture biologique est une évidence, pour d’autres, le maintien d’une agriculture conventionnelle supposée plus productive reste indispensable. Surtout que cette agriculture conventionnelle permettrait, en principe, de proposer des prix moins élevés aux consommateurs. Or, cet argumentaire est biaisé : si l’on remonte l’ensemble de la chaîne de production, l’industrialisation provoque des coûts cachés, portés directement ou indirectement par la société et le consommateur. Les dégâts environnementaux provoqués par l’utilisation massive de pesticides doivent être payés par la collectivité mais n’apparaissent pas dans le prix. Les problèmes de santé qui se multiplient à force d’ingérer des substances chimiques sont autant de nouvelles dépenses. Enfin, la logique industrielle est à l’origine de la destruction d’emplois, un autre coût caché de l’intensification.

 

Ainsi, l’étude met en lumière les avantages concrets de l’agriculture biologique. Les auteurs estiment par exemple que le traitement des nitrates et des pesticides dans les eaux couterait entre 20 et 46 euros par hectare et par an à la collectivité. Autre chiffre, celui concernant les services de la pollinisation dont la valeur serait comprise entre 3,5 et 48 euros par an en agriculture biologique. Par ailleurs, l’agriculture biologique permet d’économiser 10 à 21 euros par hectare et par an en raison des traitements insecticides qui sont évités. Pour Natacha Sautereau de l’Itab et Marc Benoit ces chiffres justifient la mise en place d’aides en faveur de l’agriculture biologique pour soutenir son développement.

Wissenschaftsjahr / Flickr


 

Sources : itab.asso.fr / reporterre.net

Le grand retour de la

particule

 

Au secours, on étouffe ...

Société d’ancien régime

On étouffe, on manque d’air ! La société est en état de choc : un nuage lourd et opaque couvre nos villes, nos esprits et nos envies d’évasion. Les particules s’imposent à nous, provoquent de graves troubles. On interdit la libre circulation, les enfants sont les premières victimes, cloués à l’intérieur, sans espoir de sortir de leur condition. On les prétend fines, ces maudites particules, elles sont, en fait, bien plus sournoises, bien plus insidieuses qu’on le prétend.

Elles sortent des gaz d’échappement de l’Histoire, elles sont le retour des privilèges, des positions acquises. À la noblesse de sang, on a substitué la noblesse de rang, tout aussi héréditaire que la précédente ; elle sclérose notre société, fixe à jamais les statuts, les chances, les conditions, les revenus, les perspectives.

Ceux qui manquent d’air sont dans les quartiers de relégations, dans la cohorte des nouveaux pauvres, des femmes battues, abandonnées, dévalorisées, dans cette classe moyenne privée d’espoir et ponctionnée sans honte tandis que les privilégiés échappent à l’impôt. Le paysage est figé, rien ne peut plus désormais se passer pour ceux qui n’appartiennent pas à la caste des différents pouvoirs.

Les coteries se multiplient ; elles s’imposent sur des critères qui ne se fondent que trop rarement sur le talent. L’argent, la notoriété, l’éducation, la renommée, le pouvoir sont les moteurs d’une séparation de fait, d’un apartheid social qui ne cesse de s’accroître. Tous les dés sont pipés : pour les premiers tout est facile, pour les autres tout devient impossible.

La particule se gagne par la naissance, par héritage ou bien par la bande car il faut bien donner l’illusion aux gogos que la roue de la fortune fonctionne pour tous. Alors on invite quelques personnes à la table de ceux qui se goinfrent avec l’euro-millions et autres miroirs aux alouettes trompeurs et immoraux. Il y a encore quelques élus par le biais du sport, pour assurer la paix sociale dans les terrains vagues ou la télévision en fabriquant de toutes pièces des talents aux pieds d’argile.

Ceux-là auront tous les avantages dont disposent les élus. Fortune, privilèges, célébrité, défiscalisation sans vraiment travailler, sans vraiment le mériter. Pour les autres, les métiers de chien, les salaires de misère, le mépris des élites, la suspicion permanente, car voyez-vous : ce sont les pauvres qui sont trop payés, qui trichent, qui cherchent à profiter. Le refrain est bien connu, les particules ne cessent de nous le seriner.

On manque d’air au point que les exclus de la galette ne se sentent plus concernés par la mascarade des élections. Ils savent que ceux qui aspirent au pouvoir ne viennent jamais des couches populaires, qu’ils respirent un air moins vicié, qu’ils ignorent tout des crises d’asthme qui oppressent quand on manque de tout. La particule leur permet de ne jamais manquer d’air. Il y a maldonne dans la loterie de la vie.

Ne croyez pas qu’il faille disposer de quelque mérite pour avoir sa place au soleil, loin des miasmes d’un air corrompu. Si corruption il y a, c’est dans les hautes sphères qu’elle se répand, qu’elle permet les petits arrangements, les coups de pouce, les places privilégiées, les promotions télévisuelles, les succès immérités. Qu’une vedette écrive un livre-sans doute avec la complicité d’une plume subalterne- et le succès est garanti. Elle n’aura jamais besoin de savoir écrire pour être lue par les critiques et encensée par les valets.

Il en va ainsi dans toutes les activités. On ne met en lumière que les actions entreprises par les gens à particules, les élus de la bourgeoisie et du vedettariat, les fils et les filles à papa : ceux qui avaient un Louis d’Or pour leur anniversaire. Tous ces gens sans génie ni culture qui disposent d’entregent, de relations mondaines, de publicité, de privilèges en tous genres.

Alors, oui ! j’étouffe dans cette société d’ancien régime qui prépare avec jubilation le retour de la réaction. Il ne va pas faire bon être un marginal, un humble, un bretteur, un rebelle, un étranger, un malade, un différent. La plèbe sera mise à l’éteignoir, privée de ses droits pour redonner plus encore à la caste des nobles de pacotille.

Imposons une circulation alternée, non pas dans nos rues mais au plus haut niveau de l’État et partout ailleurs dans toutes les allées des pouvoirs. La bourgeoisie a assez régné ; vous n’allez tout de même pas lui donner une fois encore un blanc-seing !

 

Pneumologuement leur.

Centrales nucléaires vieillardes : elles redémarrent… avec un déambulateur !

Par VICTOR Ayoli 

 

Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) s’entretenait ce mercredi matin avec une journaliste de France Inter. Il s’agissait de faire le point sur l’état des réacteurs du parc générateur d’électricité nucléaire du pays. Avec en arrière-plan le risque de manque d’électricité pour les périodes critiques cet hiver...

Rappelons que 21 réacteurs sur les 58 que comporte le parc ont été récemment mis à l’arrêt Sur ces 21 réacteurs, 15 ont été en maintenance technique « planifiée », donc normale, 7 ont dû subir des tests sur leurs générateurs de vapeur, potentiellement défectueux. Suite à la détection d’anomalies sur ces générateurs de vapeur, l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) a imposé à EDF des inspections poussées sur 18 réacteurs présentant des risques sur des équipements sous pression (cuves, générateurs de vapeur et tuyauteries du circuit primaire principal) ainsi que sur des emballages de transport de substances radioactives.

À l’heure actuelle, selon l’ASN, décisionnaire en la matière, sept réacteurs parmi les huit actuellement à l’arrêt pour des contrôles sur leurs générateurs de vapeur pourront redémarrer d’ici la fin du mois de décembre. Un générateur de vapeur est un échangeur thermique qui permet de refroidir le circuit primaire qui est porté à haute température (320 °C) dans le cœur du réacteur. Le fond primaire est un composant en acier qui a la forme d’une portion de sphère située à la base du générateur de vapeur. Il permet de confiner l’eau du circuit primaire. C’est une pièce essentielle, impossible à changer une fois le réacteur en service.

À la demande de l’ASN, EDF a lancé en 2015 des analyses pour recenser les équipements de ses réacteurs en exploitation qui pourraient être affectés par une anomalie de la concentration en carbone de leur acier. Ces analyses ont conclu que les fonds primaires de certains générateurs de vapeur sont concernés par cette anomalie. Celle-ci peut conduire à des propriétés mécaniques de l’acier plus faibles qu’attendu, et remettre en cause la sûreté des réacteurs, qui repose sur l’exclusion de la rupture de ces composants.

EDF a transmis à l’ASN, par courriers des 7 octobre et 15 novembre 2016, un dossier générique destiné à justifier l’aptitude au service des fonds primaires de générateur de vapeur. Ces pièces essentielles ont été fabriquées non pas en France, mais au Japon, par l’entreprise JCFC (Japan Casting & Forging Corporation). Elles équipent des réacteurs de 900 MWe. Il a fait l’objet d’une instruction par l’ASN et l’IRSN, qui ont vérifié que les hypothèses et la méthode utilisées sont acceptables. Les hypothèses du dossier d’EDF devront toutefois être confirmées par un programme d’essais sur des pièces sacrificielles représentatives.

À la suite de cette instruction, l’ASN a formulé des demandes à EDF portant sur des contrôles complémentaires à réaliser, des mesures compensatoires d’exploitation à mettre en place ou renforcer et des compléments d’essais ou d’études à apporter à moyen terme. Chaque redémarrage de réacteur reste par ailleurs soumis à l’accord de l’ASN au vu d’un dossier spécifique.

L’ASN a rendu public le 7 avril 2015 une anomalie de la composition de l’acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur de l’EPR de Flamanville. La détection de cette anomalie a conduit l’ASN à demander à Areva NP et EDF de tirer l’ensemble du retour d’expérience de cet évènement. Trois processus sont en cours :

la recherche, sur d’autres composants des réacteurs d’EDF, d’anomalies techniques similaires à celle détectée sur la cuve de l’EPR de Flamanville. Cette recherche a conduit EDF à identifier des anomalies similaires sur les fonds primaires de certains générateurs de vapeur ;

- des revues de la qualité de la fabrication des pièces dans les usines de fabrication d’Areva NP qui ont permis à Areva NP de détecter des irrégularités dans les dossiers de fabrication de Creusot Forge ;

- le lancement de réflexions sur la surveillance réalisée par les exploitants d’installations nucléaires de base sur leurs prestataires et sous-traitants, le contrôle effectué par l’ASN et les mécanismes d’alerte.

Le patron de l’ASN a donné aussi une information qui va rendre caduque une promesse de plus du président Hollande, celle d’arrêter la centrale doyenne du parc français, celle de Fessenheim. Celle-ci a reçu le feu vert de l’ASN pour fonctionner… encore dix années ! Tremblez, Alsaciens, Allemands et autres voisins de cette vieillerie…

Et la France continue de s’enferrer dans cette industrie du passé. Il faudra entre 50 et 60 milliards d’euros pour permettre aux réacteurs français de rempiler pour 10 ans. Comment peut-on être aussi ringard ?

Pendant ce temps, l’industrie, la recherche, la technologie allemandes ont œuvré, et de belle manière. Ils sont très avancés en matière d’éoliennes, de photovoltaïque, de géothermie, d’économie d’énergie, de bâtiments à bilan énergétique neutre, etc. Toutes matières neuves, d’avenir, pourvoyeuses d’emplois et de devises à l’exportation.

Pendant ce temps, nous construisons à coups de milliards toujours plus nombreux un EPR ringard puisque n’étant que le prolongement technologique des centrales existantes. Et menacé d’arrêt avant même sa mise en route… Pendant ce temps, nous imposons à nos voisins Allemands, Belges, Luxembourgeois, Suisses le danger d’une centrale de Fessenheim à bout de souffle.

De plus, l’arrêt de toutes les centrales allemandes en implique le démantèlement. Opération particulièrement délicate (les Français n’ont pas encore réussi, depuis vingt ans, à démanteler leur petite et vieille centrale de Brennilis !) et pour laquelle les Allemands vont acquérir – on peut leur faire confiance - une maîtrise, un savoir-faire et donc des marchés mondiaux juteux qui auraient dû, logiquement, nous revenir, nous qui sommes les champions mondiaux des technologies nucléaires ! Cocus et battus les Français…

Enfin, l’avance allemande en matière d’énergies renouvelables et d’économie d’énergie va se transformer en suprématie. L’Allemagne aura un train économique d’avance sur la France et caracolera à la tête de l’Europe.

Il faudra s’en rappeler au printemps prochain, dans l’isoloir : pas de bulletin pour les candidats ne mettant pas explicitement dans leur programme la sortie programmée et définie dans un temps raisonnable (20 ans) non pas seulement du « tout nucléaire » mais DU NUCLÉAIRE.

Source : https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Situation-des-generateurs-de-vapeur-dont-l-acier-presente-une-concentration-elevee-en-carbone

 

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