Fukushima, 6 ans déjà...

 

6 ans déjà...

La centrale de Fukushima, un des sites les plus sensibles du Japon, construit en front de mer, comportait 6 réacteurs nucléaires, 6 réacteurs installés en bord de mer !

Quand on connaît la fréquence des tremblements de terre dans ce pays, avec les possibilités de tsunamis, on se dit que l'inconscience humaine est terrible...

Tremblement de terre, tsunami, raz-de-marée : le 11 mars 2011, une vague submerge la centrale et envahit le site, l'eau inonde les sous-sols, les réacteurs n'ont plus aucune source d'électricité, leur système de refroidissement s'arrête, l'uranium chauffe intensément, le coeur du réacteur est susceptible de rentrer en fusion et d'exploser.

A ce moment, personne n'a de solution : l'entreprise Tepco qui gère la centrale est dépassée, car personne n'avait prévu une telle catastrophe et un tsunami aussi puissant.

En France, l'IRSN, l'institut de radio protection et de sûreté nucléaire est prévenu par une source interne à Tepco de la situation à Fukushima...

Le Japon est le jumeau nucléaire de la France, avec ses 17 centrales. Des ingénieurs sont mobilisés : il s'agit d'anticiper l'éventuelle arrivée d'un nuage radio-actif sur la France.

6 heures après le tsunami, dans la salle des commandes, les 24 opérateurs observent l'état du réacteur n° 1 : ils ignorent que faute d'électricité, leurs instruments de mesure sont déréglés. Deux techniciens inspectent l'installation, l'alarme de leur dosimètre se met, alors, à sonner. La radioactivité est très supérieure à la normale.

Le réacteur n'est plus sous contrôle : la fusion a commencé, l'eau chargée de refroidir le combustible s'est évaporée, la température atteint plus de 2800 degrés.

Le Japon connaît, alors, un véritable chaos : le tsunami a fait 19000 morts et 310000 sinistrés.

Les scientifiques japonais sont désemparés face à l'ampleur de la catastrophe. Il est urgent de rétablir l'électricité : on amène un groupe électrogène, mais les câbles ne correspondent pas et ne peuvent être connectés.

On le sait maintenant : de nombreuses erreurs humaines et improvisations ont aggravé cette catastrophe nucléaire.

Dans un domaine si sensible, ces erreurs et ces approximations sont incroyables.

Le premier ministre se rend sur place : il faut évacuer les gaz afin d'éviter l'explosion du réacteur.... deux opérateurs se portent volontaires pour se rendre dans la zone irradiée et ouvrir les vannes, mais c'est un échec. Une autre équipe est envoyée et parvient à libérer les gaz accumulés dans le réacteur.

Il faut injecter de l'eau dans la centrale : des pompiers sont dépêchés mais le bâtiment du réacteur 1 explose, c'est le toit du bâtiment qui a été soufflé.

La population japonaise est, alors, informée bien tardivement de ce qui se passe à Fukushima.

En France, une réunion d'urgence est organisée à Matignon : comment parler de Fukushima aux français ? L'avenir de l'industrie nucléaire est en jeu... Pour Eric Besson, alors ministre de l'industrie, mieux vaut minimiser l'accident.

La France est le pays du nucléaire... Eric Besson déclare donc : "C'est un accident grave mais ce n'est pas une catastrophe nucléaire...." Il faut, bien sûr, éviter que ne se répande la peur.

Puis, c'est une nouvelle alerte dans le réacteur n° 3, avec une menace d'explosion : deux opérateurs sont chargés d'ouvrir des soupapes et libérer la pression, mais face à la chaleur insoutenable, ils renoncent.

Finalement, des techniciens branchent des batteries de voiture sur les tableaux de commande du réacteur afin d'ouvrir les soupapes, mais la fusion a commencé.

Un deuxième réacteur est sur le point d'exploser. Le vent pousse les rejets radio-actif vers la capitale, Tokyo.

 L'ambassadeur de France publie un message pour conseiller aux ressortissants français de s'éloigner de la région de Tokyo.

Le gouvernement français, lui, préfère communiquer sur le tsunami, plutôt que sur la catastrophe de la centrale.

 

Au Japon, le réacteur 3 explose : le combustible se répand dans les sous-sols du bâtiment. La situation est grave : l 'IRSN annonce que le coeur en fusion s'est échappé de son confinement, il pénètre dans la dalle.

Seule solution : injecter constamment de l'eau pour refroidir le réacteur.

Le premier ministre demande à des japonais de se sacrifier et de rester sur place...

Puis c'est au tour du réacteur 3 d'exploser : des salariés sont désignés pour intervenir encore sur la centrale, ils font du bricolage. Tout l'univers de la centrale est hautement radio-actif.

Angela Merkel annonce, alors, l'arrêt du nucléaire dans son pays : le gouvernement français craint la contagion.

François Fillon, alors premier ministre décide de tester tous les réacteurs de l'hexagone, afin de contrebalancer la décision allemande.

Après un audit, la décision est prise de construire des bunkers pour protéger les centrales, mais les générateurs de secours auraient une durée limitée.

Des pompiers d'élite japonais sont, enfin, envoyés à Fukushima : de l'eau est alors projetée en continu sur le réacteur n° 3, mais cette solution est provisoire.

Les ingénieurs français imaginent alors d'envoyer des robots, mais les japonais refusent cette offre, ils veulent, aussi, des techniciens compétents pour diriger ces robots.

La France expédie finalement des tonnes de matériel périmé à la place des robots. Quant à la directrice d'Areva, Anne Lauvergeon, elle déclare n'avoir rien su de ces ratages !! 

Le premier ministre japonais annonce la fin du nucléaire dans son pays. Nicolas Sarkozy vient, alors, au Japon pour plaider la cause du nucléaire.

 

Maintenant encore, la centrale de Fukushima continue à polluer l'environnement : le sol est irradié, dans un rayon de 30 km, les villages sont inhabitables, les japonais évacués doivent régulièrement subir des contrôles de santé.

 

6 ans après, seule l'Allemagne a abandonné le nucléaire... Le Japon a rouvert 3 centrales...

 

Dans le monde, 68 nouveaux réacteurs sont en construction.

L'industrie du nucléaire continue à vendre des centrales un peu partout dans le monde...

 

 

Source : une émission de France 2 : Cellule de crise...

http://pluzz.francetv.fr/videos/cellule_de_crise.html

 

 

Documents joints à cet article

Sans pesticides, les abeilles sont en pleine forme !

 Produire sans chimie a des conséquences précieuses pour l’environnement et la survie de notre espèce. La preuve avec l’exemple cubain.

Menacées à peu près partout dans le monde par des pesticides ravageurs, les abeilles ont peut-être trouvé leur petit coin de paradis : Cuba. Pourquoi Cuba ? Parce que ce pays a précisément abandonné les pesticides dans les années 1990 ! Sachant que tout notre écosystème repose en grande partie sur la survie des abeilles, voici sans doute le modèle à suivre. Explications !

Signe que les abeilles se portent comme un charme au pays du cigare et de la salsa, à Cuba, certains apiculteurs parviennent à recueillir 45kg de miel par ruche. Pour vous donner une idée, en France, la production moyenne serait moitié moindre !

Ces rendements spectaculaires ont même fait du miel biologique le quatrième produit d’exportation cubain. La production de 2014 a même atteint les 7 200 tonnes, pour une valeur totale estimée à 23,3 millions de dollars !

Si Cuba connaît aujourd’hui de tels résultats, c’est que l’île a été contrainte de se passer des pesticides au début des années 90. À l’époque, l’URSS n’était plus en mesure de lui fournir les produits. Résultat : les colonies d’abeilles ont peu à peu repris un maximum de vigueur ! Un mal pour un bien en somme…

Raul Velasquez, apiculteur, cité par Reuters : « Le gouvernement n’est pas autorisé à nous vendre des produits chimiques. Ça pourrait être la raison pour laquelle les abeilles ne meurent pas ici comme dans d’autres endroits. C’est un environnement très naturel ici. »

Que Cuba connaisse des productions records de miel (biologique, de surcroît) est à l’évidence une bonne nouvelle pour le secteur et pour les amateurs. Mais, au-delà de ce simple constat, c’est aussi et surtout une bonne nouvelle pour l’humanité.

L’exemple cubain prouve en effet que ne plus recourir aux pesticides peut sauver les abeilles. Or, cet animal est le principal insecte pollinisateur de la planète et, de ce fait, il est à l’origine d’une grande partie de tout ce que nous mangeons et, donc, de notre survie sur Terre !

Plus près de chez nous, un autre territoire prouve lui aussi que l’absence de pesticides encourage le retour des abeilles : l’île d’Ouessant, en Bretagne. Là-bas, où les pesticides sont peu utilisés, la mortalité dans les ruches s’élève à 3% en hiver… contre 30 à 40% sur le continent !

 

Raison de plus pour dire adieu une bonne fois pour toutes à la chimie productiviste !

 Vous croyiez que c’était terminé ? Oh que non: voici ce qui se passe à Fukushima Daiichi

Personne ne sait où sont les noyaux fondus de la centrale nucléaire japonaise, alors que les fuites radioactives sont quotidiennes, affirme Kevin Kamps, contrôleur des déchets radioactifs de l’ONG Beyond Nuclear. La radioactivité à la centrale nucléaire de Fukushima est à son plus haut niveau depuis la catastrophe de 2011, quand le tremblement de terre et le tsunami qui l’a suivi ont entraîné la fusion des cœurs des réacteurs de la centrale, provoquant d’importants rejets radioactifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Michel Jarre

Tokyo Electric Power Company (TEPCO), la société gérant la Daiichi, signale que les relevés atmosphériques à l’intérieur du réacteur numéro 2 de la centrale donnent 530 sieverts par heure. A titre de comparaison, un être humain exposé à une dose unique de 10 sieverts meurt en l’espace de quelques semaines.

RT : Pouvez-vous expliquer ce qui se passe à Fukushima en ce moment ?

Kevin Kamps (K. K.) : Cette catastrophe n’est pas résorbée, elle dure depuis près de six ans maintenant. Le carburant, les noyaux fondus ont disparu. TEPCO ne sait pas où ils sont. Le gouvernement japonais ne sait pas où ils sont. Personne ne sait où ils sont. Ce qui est possible, c’est que ces enquêtes, ces caméras, ces robots, ces moniteurs de radiation envoyés par TEPCO pour essayer de comprendre ce qui se passe, soient venus au plus près de ces noyaux fondus. Ils seraient peut-être même passés sur le carburant fondu sorti de l’eau. Or, l’eau sert de protection contre les radiations. Donc si c’est une zone ouverte et qu’il n’y a pas d’eau, cela pourrait l’expliquer.

Mais ce qui est sûr, c’est que les noyaux de réacteur ont fondus. Bien sûr, les êtres humains ne peuvent pas accéder à ces réacteurs atomiques pour les réparer. Ils ne peuvent pas non plus se trouver dans cette zone de fusion. Il y a aussi des images – cela ressemble à une grille métallique qui aurait fondu. C’est assez logique que les noyaux aient fondu et que le combustible soit passé à travers les réservoirs sous pression du réacteur, vers le bas, dans les structures de confinement, directement à travers cette grille en métal.

Ce n’est pas inattendu, mais nous ne savons toujours pas où sont les noyaux. On entend dire : « Tout est maîtrisé, ne vous inquiétez pas. » Mais il est incontestable qu’il y a un flux quotidien vers l’océan d’eaux souterraines rendues radioactives. Les chiffres tournent autour de 300 000 litres par jour d’eaux relativement peu contaminées. Ensuite, il y a ces réservoirs et là, il s’agit de 800 000 tonnes d’eau hautement radioactive qui était stockée dans des réservoirs. Chaque jour, ils déversent une centaine de tonnes d’eau sur chacun de ces trois noyaux fondus. Parfois, ils perdent ces réservoirs : il y a des fuites, ils débordent – c’est une catastrophe en continu.

RT : Donc la radiation, dans ce cas, pourrait fuir, n’est-ce pas ?

K. K. : Il y a des fuites quotidiennement. Ensuite, ils essaient de capturer [l’eau] autant qu’ils le peuvent et de la contenir dans des réservoirs de stockage qu’ils perdent parfois, que ce soit pendant un typhon ou par erreur humaine. Ils ont eu des débordements. Tant de choses peuvent encore arriver à Fukushima Daiichi. Notamment, cela concerne les piscines de stockage de déchets radioactifs qui ne se trouvent même pas à l’intérieur du confinement radiologique. Dans quelques blocs, ils n’ont pas transféré tout le combustible nucléaire usé vers un endroit plus sûr.

Si quelque chose ne se passe pas comme prévu, il y aura des rejets en plein air de radioactivité de très haut niveau.

Au moment de la catastrophe, le Premier ministre Naoto Kan, avait un plan d’urgence pour l’évacuation de tout le nord-est du Japon, c’est-à-dire jusqu’à 50 millions de personnes. C’est principalement à cause de ces réservoirs de stockage. Nous nous retrouverons encore dans une situation difficile si l’un de ces bassins prend feu.

RT : Revenons à cette fuite particulière. A quel niveau cela complique-t-il les efforts de nettoyage ? Est-il possible d’examiner ce qu’il se passe là-bas, à l’heure actuelle ?

K. K. : La technologie robotique de pointe – le Japon est leader dans ce domaine – ne peut pas résister si longtemps, car l’électronique est grillée par le rayonnement gamma et probablement par le rayonnement neutronique. Telle est la situation là-bas. Ils disent déjà qu’il faudra 40 ans pour accomplir ce qu’on appelle le démantèlement, mais c’est peut-être un pronostic optimiste.

RT : En décembre, le gouvernement a déclaré que les dépenses de mise hors service de la centrale allaient presque doubler par rapport à ce qu’ils pensaient à l’origine. Cette récente fuite, rend-elle les choses encore pires ? Ou est-ce juste une situation à laquelle il faut s’attendre à ce stade ?

K. K. : Cela montre simplement à quel point la situation est grave. J’ai vu les chiffres d’un think tank au Japon soutenu par Green Peace Japon, qui estime que le coût de démantèlement pourrait atteindre jusqu’à 600 milliards de dollars. Si on fait la comptabilisation complète des coûts – où vont ces déchets hautement radioactifs ? Un dépôt géologique profond sera nécessaire. Il faudra le construire et l’exploiter. Cela coûte une centaine de milliards ou plus. Donc, lorsque vous comptabilisez l’ensemble des coûts, cette catastrophe pourrait coûter des centaines de milliards de dollars. Nous n’en sommes qu’au début.

 

https://fr.sott.net/article/30030-Vous-croyiez-que-c-etait-termine-Oh-que-non-voici-ce-qui-se-passe-a-Fukushima-Daiichi

Helen Caldicott : à Fukushima la fusion ne fait que continuer 13 février 2017

Traduction perso d’un article paru le 13/02/2017 dans Independant Australia. Helen Caldicott nous remet dans les rails en commentant les dernières nouvelles. Traduction libre de droits qui peut être reproduite.

https://independentaustralia.net/politics/politics-display/helen-caldicott-the-fukushima-nuclear-meltdown-continues-unabated,10019

Le Dr Helen Caldicott explique les photos prises par les robots des réacteurs nucléaires de Fukushima Daichii : les niveaux de radiation n’ont pas culminé, mais ont continué de répandre des déchets toxiques dans l’Océan Pacifique, mais c’est seulement maintenant que les dégâts ont été photographiés.

"Le récent rapport sur des mesures de radiations énormes dans l’Unité 2 de la centrale nucléaire de Fukushima Daichii ne signifie pas qu’il y a un sommet des radiations dans le bâtiment du réacteur. Tout ce qu’il indique, c’est que, pour la première fois, les Japonais ont été capables de mesurer l’intensité des radiations délivrées par le combustible en fusion, alors que chaque tentative précédente avait été un échec parce que la radiation est tellement intense que les composants du robot ont été fonctionnellement détruits.

La mesure est de 530 sieverts, soit 53 000 rems (Roentgen Equivalent for Man). La dose à laquelle la moitié de la population exposée mourrait est de 250 à 500 rems, donc c’est une mesure massive. Il est fort probable que si le robot avait pu pénétrer plus profondément à l’intérieur de la cavité, la mesure aurait été bien plus grande.

Ces faits illustrent pourquoi il sera à peu près impossible de "démanteler" les unités 1, 2, 3 car nul humain ne pourra jamais être exposé à une radiation aussi intense. Ce fait signifie que Fukushima Daichii demeure une tache diabolique sur le Japon et sur le monde pour le reste de l’histoire de l’humanité, situé comme il est sur des zones actives de tremblements de terre.

Ce que les photos prises par le robot révèlent, c’est que quelques-uns des soutiens structurels de l’Unité 2 ont été endommagés. Il est vrai aussi que les quatre bâtiments avaient été structurellement endommagés par le tremblement de terre initial il y a plus de cinq ans et par les explosions d’hydrogène consécutives, aussi s’il y avait un tremblement de terre supérieur à 7 sur l’échelle de Richter, il est très possible qu’une ou plus de ces structures s’effondre ; conduisant à une émission massive de radiations si le bâtiment s’effondre sur le coeur en fusion en dessous.

Mais les Unités 1, 2 et 3 contiennent aussi les piscines de refroidissement avec des barres de combustible extrêmement radioactif - 392 dans l’Unité 1, 615 dans l’Unité 2, 566 dans l’Unité 3 ; si un tremblement de terre venait à faire une brèche dans une piscine, le rayonnement gamma serait tellement intense que le site devrait être évacué définitivement. Le combustible de l’Unité 4 et des piscines de refroidissement a été enlevé.

Mais il y a plus à craindre.

Le complexe a été construit au bord d’une chaine de montagnes et des millions de litres s’écoulent quotidiennement sous le complexe, provoquant une liquéfaction partielle de la terre. Comme cette eau coule par en-dessous sur les réacteurs endommagés, elle est en contact avec les trois coeurs en fusion et devient extrêmement radioactive en continuant sa route vers l’Océan Pacifique proche.

Chaque jour depuis le début de l’accident, 300 ou 400 tonnes d’eau se sont écoulés dans le Pacifique, où de nombreux isotopes – comprenant du cesium 137, 134, strontium 90, tritium, plutonium, americium, et plus de 100 autres - et se concentrent dans la chaine biologique en augmentant à chaque étape de la chaine alimentaire - algues, crustacés, petits poissons, gros poissons, puis nous.

Les poissons parcourent des milliers de kilomètres et les thons, les saumons, et d’autres espèces trouvées sur la côte ouest américaine contiennent maintenant quelques-uns de ces éléments radioactifs qui sont sans goût, sans odeur et invisibles. Entrant dans le corps humain par ingestion, ils se concentrent dans différents organes, irradiant les cellules voisines pour de nombreuses années. Le cycle du cancer est lancé par une seule mutation d’un seul gène régulatoire dans une seule cellule, et la durée d’incubation pour le cancer va de 2 à 90 ans. Aucun cancer ne définit son origine.

Nous pourrions pêcher du poisson radioactif en Australie, ou le poisson importé pourrait contenir des isotopes radioactifs, mais à moins qu’ils ne soient soigneusement testés nous ne saurons jamais.

En même temps que l’eau des montagnes qui atteint le Pacifique depuis l’accident, TEPCO a pompé quotidiennement plus de 300 tonnes d’eau de mer sur les réacteurs endommagés pour les refroidir. Elle est extrêmement radioactive et est re-pompée puis stockée dans 1200 énormes réservoirs éparpillés sur le site de Daichii. Ces réservoirs ne pourraient supporter un gros tremblement de terre et pourraient se briser, répandant leur contenu dans l’océan.

Même si cela n’arrive pas, TEPCO va bientôt être à court d’espace de stockage et est en train d’essayer de convaincre les pêcheurs locaux que ce serait bien de déverser l’eau dans l’océan. Le RCF comme les rayons X délivré par ces réservoirs est très élevé - 10 millirems - et présente un danger pour les travailleurs. Il y a plus de 4 000 travailleurs chaque jour sur site, beaucoup recrutés par les Yakuzas ( la mafia japonaise ), comprenant des sans-domiciles, drogués et déséquilibrés mentaux.

Il y a un autre problème. Comme les coeurs en fusion émettent continuellement de l’hydrogène, explosif, TEPCO pompe de l’azote pour diluer les dangers de l’hydrogène.

De vastes surfaces au Japon sont maintenant contaminées, comprenant certaines parties de Tokyo, si radioactives que la poussière des rues mesurant 7 000 becquerels par kilo serait considérée comme bon à enterrer comme déchet radioactif aux USA.

Comme expliqué précédemment ces éléments radioactifs se concentrent dans la chaine alimentaire. La Préfecture de Fukushima a toujours été considérée comme un grenier alimentaire pour le Japon et bien que grande partie du riz, des légumes et des fruits cultivés ici soit radioactive, il y a une grosse pression pour vendre cette nourriture à la fois sur le marché japonais et à l’étranger. Taiwan a banni la vente de nourriture japonaise, pas l’Australie ni les USA.

Le Premier Ministre Abe a fait récemment adopter une loi selon laquelle tout reporter disant la vérité sur la situation est passible de 10 ans de prison. De plus les médecins disant à leurs patients que leur maladie pourrait être dûe aux radiations, ne seront plus payés, ainsi il y a un immense silence tant au Japon que dans les médias globaux.

Le Comité Préfectoral de Santé de Fukushima surveille seulement les cancers de la thyroïde dans la population et en juin 2016, 172 cas de personnes de moins de 18 ans au moment de l’accident ont développé ou sont suspectes de cancer de la thyroïde ; l’incidence normale dans cette population est de 1 ou 2 cas par million.

Cependant, d’autres cancers et leucémies causés par les radiations ne sont pas documentés de façon courante ainsi que les malformations congénitales, qui étaient et sont, répandues dans la population exposée de Tchernobyl.

 

Argument ultime, ces réacteurs ne seront jamais nettoyés ni démantelés car une telle tâche est humainement impossible. Donc ils continueront à déverser de l’eau dans le Pacifique jusqu’à la fin des temps et menaceront le Japon et l’hémisphère Nord avec des rejets massifs de radiations s’il y avait de nouveau un gros tremblement de terre."

Il serait temps de mettre un terme aux privilèges de l'industrie nucléaire

 

 

Triste jour pour la sûreté nucléaire. L'ASN a donné son accord au redémarrage de neuf des douze réacteurs concernés par des anomalies majeures et offre un délai supplémentaire à EDF pour remettre en état le réacteur n°2 de Paluel. Ces décisions sont d'autant plus choquantes que le nucléaire donne à voir qu'il n'est pas en capacité de répondre à nos besoins...

Les mauvaises nouvelles se suivent. Tout d'abord le parc nucléaire donne des signes évidents de faiblesse. De nombreux réacteurs sont à l'arrêt. Et cette nuit la tempête sur le littoral normand a contraint EDF de mettre à l'arrêt le réacteur n°1 de la centrale de Paluel qui vient tout juste d'être redémarrer après son « Grand Carénage ». Preuve s'il en est que ces opérations de maintenance ne permettent guère de renforcer la robustesse des installations. Reste que l'Autorité de sûreté a manifestement autorisé fin 2016, la poursuite d'exploitation de cette vieille casserole qui manifestement n'offre pas tous les signes de fiabilité tant vantés par les partisans de l'atome.

A croire que l'ASN est contrainte de prendre des décisions dont la robustesse n'est pas avérée

Des décisions publiées au cours des dernières heures ne font que confirmer cette désagréable impression. Le 12 janvier une décision autorise EDF à redémarrer 9 des 12 réacteurs encore concernés par des vérifications de sécurité décidées à la suite d'une concentration excessive en carbone dans l'acier de leurs générateurs de vapeur. EDF devra encore attendre un peu pour les deux réacteurs de Civaux et Tricastin 2. Mais bon, l'opérateur énergétique de l'Etat peut être satisfait. En dépit des fortes inquiétudes sur la robustesse des équipements incriminés et d'une perte de confiance globale dans la capacité des installations à fonctionner en toute sûreté, le nucléaire dispose comme souvent d'un blanc-seing choquant.

L'Etat peut être rassuré, les inquiétudes soulevées par RTE à la fin de l'automne sont levées. Les réacteurs tournent à plein régime et répondent aux appétits démesurés de consommation du plus grand nombre. Seuls 8 réacteurs étaient aujourd'hui à l'arrêt. Même ceux dont des équipements sous pression présentent des « anomalies » graves fonctionnent (à l'exception de Bugey 4 et de Tricastin 4).

Ce qui figure dans la pathétique Stratégie nationale bas carbone que les héros du climat ont oublié de dénoncé en 2015 se réalise. La sécurité des approvisionnements s'impose comme une loi d'airain et l'emporte sur le nécessaire contrôle d'installations usées et défaillantes.

Si cela suffisait pour offrir l'électricité nécessaire, cette posture pourrait se comprendre... si tant que l'on accepte comme l'Etat de nier l'ampleur du risque nucléaire. Mais ce n'est qu'un pansement sur une jambe de bois. « Les marges disponibles pour répondre aux besoins en électricité - à partir de mardi et jusqu'à vendredi (prochains) - seront réduites » alerte le gestionnaire du réseau de transport d'électricité RTE. La hausse de la consommation attendue en raison d’un recours trop massif au chauffage électrique et les arrêts de quelques réacteurs expliquent cette situation.

Ce n’est pas pour autant qu’on peut céder au moindre caprice d’EDF

Or une autre décision de l’ASN donne à voir que décidément la sûreté ne fait pas bon ménage avec quelques impératifs industriels. C’est le cas à Paluel où un réacteur n’est pas au mieux de sa forme après une modeste chute d’un générateur de vapeur, un feu de métal et quelques autres péripéties qui amène à douter des compétences d’EDF.

Ce matin, l’Autorité de sûreté nucléaire a ainsi publié un avis favorable relatif à une demande de dérogation de l’exploitant pour une prolongation de la durée autorisée d’arrêt admise par la réglementation en vigueur.

Selon la Loi de transition énergétique (art. 127) et le décret du 28 juin 2016, une installation nucléaire est considérée comme défensivement arrêté « si une installation nucléaire de base cesse de fonctionner pendant une durée continue supérieure à deux ans ». Mais bien évidemment cela n’est qu’un cadre général. « Le ministre chargé de la sûreté nucléaire peut, à la demande de l'exploitant et par arrêté motivé pris après avis de l'Autorité de sûreté nucléaire, proroger de trois ans au plus cette durée de deux ans. »

Reste qu’on est en droit de se demander si une telle dérogation est opportune ici

Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Paluel est à l’arrêt depuis le 16 mai 2015. EDF réalise en effet ici le premier « Grand Carénage » qui devait permettre à cette installation de correspondre aux exigences définies par l’Autorité de sûreté pour correspondre au référentiel de sureté de 3e visite décennale (VD3). Depuis le printemps 2015, ce chantier n’a été qu’une longue suite d’incidents, de défaillances et d’irrégularités. Deux événements notoires ont marqué ce chantier et ruiner l’ambition de l’exploitant de mener au plus vite des opérations de grande ampleur : un feu de métal au cours de l’été 2015, dont les impacts matériels restent encore à établir précisément, et surtout la chute d’un générateur de vapeur, fait sans précédent, le 31 mars 2016.

Plus généralement Paluel est une centrale qui a toujours donné à voir des signes de fragilité. La sûreté de chaque réacteur pose question. Leur production est intermittente. Les impacts sur l’environnement au vu de l’ampleur des rejets sont considérables. Et les conditions de travail pour les agents d’EDF comme pour les sous-traitants n’ont cessé de se dégrader.

Ne conviendrait-il donc pas de reconnaître que Paluel 2 ne sera plus jamais en mesure de fonctionner en toute sûreté ?

Dans une région marquée par le pétrole, le charbon et l’atome nous considérons que la mise à l’arrêt définitif de Paluel 2 serait un signal fort en faveur d’une authentique transition énergétique. Si l’électricité produite par ce réacteur n’a manqué à personne depuis près de deux ans, les travaux réalisés ici en pure perte ont privé la nécessaire évolution de notre système énergétique de ressources considérables.

Paluel 2 n’est ni utile ni indispensable au système électrique français

Les risques auxquels il nous expose sont trop grands. Non seulement de nombreux éléments nous amènent à considérer que ce réacteur ne pourra pas correspondre au nouveau référentiel de sureté applicable après les deux accidents évoqués ci-dessous mais la présence d’équipements sous pression « irréguliers » soulèvent des inquiétudes supplémentaires. Le nucléaire sûr n’existe pas… tout particulièrement à Paluel.

Arrêtons les frais !

La France ne pourra atteindre les objectifs fixés par la Loi de transition énergétique sans fermer des réacteurs. Paluel est au nombre de ceux qui présentent le plus grand nombre de problèmes aujourd’hui.

Il serait cohérent en conséquence de reconnaître la réalité des faits et d’admettre qu’un arrêt définitif est possible sans aucune suppression d’emplois puisque les agents de Paluel participent à la Force d’action rapide nucléaire (FARN) créée par EDF en réponse aux prescriptions complémentaires de sureté que l’Autorité de sureté nucléaire a imposé après Fukushima.

 

 

Non, Fukushima Daiichi n’a pas eu de pointe de rayonnement

 

La semaine dernière nous avions appris que le corium fondu du réacteur n° 2 (et vraisemblablement de 2 autres réacteurs) avait bien percé la cuve de confinement. Voici donc les dernières nouvelles de l'installation en date du 4 février 2017.

Il y a eu des reportages qui circulent affirmant qu'il y avait eu des « pointes » de radiations à Fukushima Daiichi, en attribuant cela à un certain nouvel événement à l'usine. Un article par Popular Mechanics affirmant un pic de rayonnement à l'usine a ensuite été modifié, après qu’il ait été informé de la situation réelle sur le site de l'usine.

D'autres ont affirmé, que ce fut la lecture la plus élevée jamais vue à l'usine comme celle-ci à The Guardian : "Le réacteur nucléaire de Fukushima se trouve à un niveau de rayonnement le plus élevé depuis l’effondrement de 2011."

Ce n'est pas le cas.

La cause de la confusion semble être la traduction de la déclaration initiale de Kyodo Nouvelles, également publié au Japan Times. Le titre indique "lecture la plus élevée de rayonnement depuis le 3-11". Cette nouvelle lecture est la plus élevée de la poignée de lectures prises dans les zones de rayonnement élevé entre 2012 et 2017, rien de plus. Il ne désigne pas une augmentation d'aucune sorte. La citation confuse du Japan Times ci-dessous :

"Le niveau de rayonnement dans l'enceinte de confinement du réacteur 2 à la centrale endommagé de Fukushima a atteint un maximum de 530 sieverts par heure, le plus élevé depuis la crise de la triple fonte des cœurs en mars 2011, a déclaré Tokyo Electric Power Co. Holdings Inc. Tepco a déclaré jeudi que la lecture de ce rayonnement intensif a été prise à l'entrée de l'espace, juste en dessous de la cuve sous pression, qui contenait le cœur du réacteur. Le chiffre élevé indique qu'une partie du combustible fondu qui a échappé à la cuve sous pression est à proximité. "

Cette première phrase est extrêmement trompeuse d’un certain nombre de façons. "A atteint un maximum" a donné à quelques lecteurs l’impression que cette lecture est plus élevée que les lectures précédentes pour cet emplacement. Ce n'est pas vrai. Ceci est la première lecture jamais prise dans le socle sous la cuve du réacteur de l'unité 2. Vous devez avoir des lectures précédentes pour indiquer que celle-ci est plus élevée que les lectures précédentes. Comme il n'y a pas de lectures précédentes, il n'y a aucun moyen de savoir si c'est une certaine forme d'une augmentation, un « pic » en radiothérapie ou quoi que ce soit indiquant en quelque sorte que cette mesure est plus élevée qu'avant. Cela permettrait également de ne pas être la plus élevée depuis les effondrements. Des lectures plus élevées de toute évidence ont eu lieu, sans une méthode d'enregistrement complète, il n'y a pas de données à comparer à la nouvelle lecture. Une formulation ambiguë qui semble avoir conduit à un jeu de téléphone qui s’est transformé en des rumeurs d'un nouveau problème à la centrale.

Les niveaux de rayonnement dans le piédestal pendant les effondrements et les semaines suivantes après auraient été considérablement plus élevés. À ces 530 sieverts/h qui sont en fait beaucoup plus bas que ce que nous nous attendions à trouver dans la région du piédestal, même tout ce temps après la fonte du cœur. Notre calcul de 2012 des niveaux de rayonnement à l'intérieur de la zone de piédestal où cette lecture de 530 sieverts/h lecture a été estimé cette semaine, était de 5 giga sieverts/h.

Il est important de se rappeler que les lectures de rayonnement précis à l'intérieur des bâtiments des réacteurs ou dans certaines des zones les plus dangereuses de l’usine ont été minimes, tachetées ou inexistantes pendant les effondrements et même des années après. De nombreuses tentatives pour obtenir des lectures ont simplement dépassé l'équipement utilisé. Cette nouvelle lecture de 530 sieverts est la lecture la plus élevée après l’accident qu'ils ont obtenu, mais très peu de lectures ont même été tentées dans les zones dangereuses des bâtiments des réacteurs au cours des cinq dernières années. Ceci est la seule lecture effectuée dans la région du piédestal des 3 réacteurs à ce jour.

NHK donne un rapport beaucoup plus concis de ce qui a été trouvé.

Tokyo Electric Power Company a effectué une inspection à l’intérieur de l'enceinte de confinement du réacteur n° 2 de l'usine le mois dernier, à l'aide d’une caméra contrôlée à distance, dans le cadre d'une enquête pour abandonner le réacteur. L'analyse des images a constaté que le rayonnement s’élevait jusqu'à 530 sieverts par heure dans un cylindre en béton supportant le réacteur. Ce niveau est suffisant pour être létal pour un être humain dans un court laps de temps, en dépit d'une marge d'erreur possible, allant jusqu'à 30 pour cent. Une enquête menée 1 an après l'accident nucléaire à une autre partie à l’intérieur du même récipient de confinement indiquait alors 73 sieverts par heure. Dans la dernière estimation à l'intérieur de l’usine, la zone près de son ouverture indique 50 sieverts par heure au maximum. "

NHK cite la lecture et comment elle a été obtenue. La langue choisie ici cite la lecture comme étant "jusqu'à 530 sieverts". Ceci c’est parce que la lecture est une estimation approximative obtenue par l'interférence de l'appareil, et a une marge d'erreur considérable.

Les deux autres lectures qu'ils mentionnent sont également importantes. Les deux mesures ont été prises dans la principale enceinte de confinement de l'unité 2. La lecture de 2012 était de 73 sieverts/heure. Celle de 2017 était 50 sieverts/heure. Ces deux valeurs sont inférieures à la lecture de 530 sieverts parce qu'ils sont plus éloignés de la cuve du réacteur et de la localisation potentielle du combustible fondu. Au lieu de montrer une augmentation du rayonnement entre 2012 et 2017 ceux-ci montrent une diminution. S'il y avait eu une sorte d'augmentation de rayonnement ou « pic » dans la région du piédestal cette nouvelle lecture dans la zone de confinement principale aurait augmenté plutôt que de diminuer.

 

Ce schéma tiré des documents de TEPCO, le graphique plus bas montre TEPCO citant en 2012, la lecture comme étant à l'extérieur du piédestal. Nous avons marqué l'emplacement approximatif de la lecture des 530 sieverts.

Ce schéma des précédentes investigations et des données déclarées par TEPCO en 2012 montre où, dans le confinement, s’est effectuée la lecture des 73 sieverts (en fait 72,9) l'emplacement 1-d. La zone du piédestal peut être vue à droite.

NHK confirme également que ce sont les données recueillies du travail d'enquête prévu, pas de quelque nouvel événement ou d'urgence à l'usine, comme TEPCO l’indique clairement dans les documents ci-dessous :

http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np /handouts/2017/images/handouts_170202_01-e.pdf 
http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/handouts/2017/images/handouts_170130_02-e.pdf 
http: //www.tepco .co.jp / fr / nu / fukushima-np / documents / 2017 / images / handouts_170130_01-f.pdf

Les prochaines étapes de l'usine seront l'examen de ces nouveaux résultats et quels changements pourraient devoir être fait pour les futurs travaux d'enquête pour déterminer où le combustible fondu se trouve. Comme les informations ci-dessus le documentent clairement, il n'y a pas de nouveaux dangers imminents à Fukushima Daiichi. Rien n'a « augmenté » ou changé, mais a diminué en fait sur la base de ces données.

Cet article ne serait pas possible sans les efforts considérables déployés par l'équipe de recherche de SimplyInfo

 

 

Source : Crashdebug.fr via Fukuleaks.org

Traduction : Folamour 

Corrections : Chalouette 

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr : Fukushima : 5 ans après, Tepco avoue avoir menti sur la gravité de l'état des réacteurs...

Crashdebug.fr : La mystérieuse affaire des coriums disparus de Fukushima...

Crashdebug.fr : Stuxnet, Fukushima et l’inévitable Cyber Apocalypse...

 

 

 

Armes chimiques

Armes chimiques et biologiques

Généralités : 

Les armes chimiques et les armes biologiques sont destinées, pour certaines d'entre elles, à tuer. Les premières armes de ce type datent de 4000 ans (dans les guerres de l'Inde antique, on produisait une fumée toxique contre les ennemis). Les armes chimiques mortelles (car il y en a qui sont seulement incapacitantes ou neutralisantes, comme les gaz lacrymogènes), si l'on me permet la comparaison, sont comme des pesticides destinés aux êtres humains. Elles utilisent un poison, alors que les armes biologiques utilisent un virus. Les armes chimiques sont composées de différents gaz, dont les plus connus sont par exemples le gaz sarin, le gaz VX, le gaz moutarde. Pour les armes biologiques, on retiendra notamment l'anthrax. On connaît l'effet produit tout récemment par les armes chimiques en Syrie : 1500 personnes décédées après avoir inhalé du gaz sarin.

Armes chimiques, environnement et santé :

 Les armes chimiques ont également un effet dévastateur sur l'environnement : le mercure contenu dans certaines armes se révèle par exemple très polluant, à cause notamment de sa très lente dégradabilité. Autre exemple : des obus non explosés et jetés en mer il y a près d'un siècle, commencent seulement aujourd'hui à libérer le gaz moutarde qu'ils contiennent : la faune marine et, par conséquent, l'homme qui en consomme les poissons, sont menacés par ce gaz. Sur l'homme, le gaz moutarde produit rapidement des cloques plus ou moins importantes sur la peau.

 Les pays en vert clair ou foncé ont signé et ratifié la convention interdisant l'utilisation d'armes biologiques. Les pays en jaunes ont seulement signé la convention. Les pays en rouge sont en dehors de la convention (cf sur wikipédia, la liste de tous ces états).

 Pollution marine : 

 

Les mers et les fleuves notamment sont très touchés, car les usines de fabrication d'armes chimiques y rejetaient souvent, au moins à une certaine époque, des déchets chimiques, voire des armes chimiques inutilisées. Voici ce que dit le scientifique russe Alexandre Korotenko au sujet de la pollution de la mer baltique, dans laquelle furent jetés par les alliés au moins 40 000 tonnes d'armes chimiques durant la Seconde guerre Mondiale : 
« D’un côté, le poison s’échappe, mais d’un autre côté il est moins toxique quand il entre en contact avec l’eau. Les armes chimiques, qui sont dispersées sur un gigantesque territoire, sont confrontées à des conditions très différentes. Il y a même certains endroits où elles n’entrent pas en contact avec l’oxygène et par conséquent ne rouillent pas. (…) Une seule chose sûre : ces prochaines années, la mer Baltique va connaître une nouvelle forme de pollution. » (cf 
le site).

Les chiffres

70 millions : c'est le nombre de litres de défoliant (produit chimique destiné à détruire les feuilles des arbres) utilisé de 1962 à 1970 durant la guerre du Viet-Nam, détruisant ainsi les forêts et provoquant chez les hommes des cancers et des malformations.

Quelques jours : Dans les années 50, l'armée américaine travaille sur des armes visant à tuer le bétail et détruire les récoltes ennemies. Ses conclusions furent qu'il suffisait de quelques jours pour atteindre 90% des bovins des Etats-Unis si le virus de la fièvre aphteuse se répandait sur les pâturages américains  en tant qu'arme chimique.

3000 : c'est le nombre de moutons décédés en 1968 dans un ranch américain, près d'un centre de tests scientifiques d'armes chimiques : le gaz testé avait franchi les murs du centre.

300 000 : c'est le nombre de personnes menacées aujourd'hui par la pollution produite par le site de Dzerjinsk, en Russie, spécialisé à l'époque de la guerre froide dans l'armement chimique. A l'époque, le site avait totalement pollué les eaux voisines.

5000 : c'est le nombre de personnes kurdes tuées en 1988, en l'espace de quelques secondes, par une attaque chimique dirigée par l'Irak.

Jusqu'à 600 morts : c'est le résultat d'une « erreur » de l'usine de Sverdlovsk, près de Moscou, qui, spécialisée dans l'armement chimique, a laissé échapper de l'anthrax.

Les mines et sous-munitions non-explosées polluent toujours le sol dans lequel elles sont enfouies, et les animaux qui y vivent. Aucune estimation précise n'est donnée pour le moment. 

Obsolescence programmée

Définition : 

 

L'obsolescence, c'est la propriété d'un produit de devenir tôt ou tard obsolète, dépassé, usé. Jusque-là tout est normal : tout passe... Mais l'obsolescence programmée, idée née aux Etats-Unis, c'est lorsqu'une entreprise fabrique un produit (notamment électronique) de telle sorte qu'il ne puisse plus fonctionner au bout d'un certain temps relativement court.
  Dans un sens plus large, on peut parler aussi d'obsolescence psychologique provoquée par la publicité et la mode : tel vêtement, telle véhicule, telle activité deviennent obsolètes parce que la publicité et l'esprit du moment les ont rendus obsolètes.
  Les ancêtres de l'obsolescence programmée : le dardanisme, né dans les années 30, consiste à détruire volontairement des excédents de stock afin de maintenir la rentabilité de l'entreprise. Le modèle de Détroit, qui consistait, au milieu du siècle dernier aux Etats-Unis, à convaincre les clients d'acheter un nouveau modèle de voitures d'une année sur l'autre, sans qu'il y ait pourtant de différence entre le nouveau et l'ancien modèle.

Qu'est-ce qui est touché par l'obsolescence programmée ?

  Essentiellement les produits électriques et électroniques : machines à laver, réfrigérateurs, téléviseurs, ordinateurs, cuisinières, climatiseurs, congélateurs...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup d'appareils électroniques partent en Afrique et sont laissés là, à l'abandon. L'Afrique est devenue l'une des grandes poubelles de l'Occident.

Deux responsables : les producteurs et les consommateurs.

1. Les producteurs
  Dans une société hautement compétitive et obsédée par le rendement, dans une société qui pousse systématiquement à la consommation et pour qui le but n'est plus de croître pour satisfaire des besoins, mais celui, absurde, de croître pour croître, il est nécessaire de vendre toujours plus. Si une entreprise vend des produits durables (un réfrigérateur par exemple qui soit fonctionnel durant trois ou quatre décennies, comme c'était le cas jadis), elle signe aujourd'hui son arrêt de mort face à une concurrence féroce. Elle a donc tout intérêt, pour survivre, à produire des biens qui ne fonctionneront plus au bout de quelques années, puisque c'est la garantie pour elle qu'elle verra ses clients revenir vers elle ensuite.

2. Les consommateurs
  Par notre gaspillage (des denrées alimentaires par exemple, que nous achetons mais ne consommons pas et qui peuvent représenter 30% de ce que nous achetons en termes d'alimentation), par notre paresse également : un de nos appareils ne fonctionne plus à cause d'un petit défaut dans son système. Pourtant, bien que ce défaut puisse être réparé, nous préférons jeter l'appareil et en acheter un autre...

Les conséquences écologiques de l'obsolescence

  La première conséquence, c'est naturellement l'épuisement accéléré des ressources naturelles à partir desquelles sont fabriquées les produits que nous jetons. La seconde conséquence est soulevée par le problème du traitement des déchets : brûler les produits jetés exige une technologie extrêmement polluante.

Les solutions

  Fondamentalement, la seule solution envisageable est de revenir à un rythme de production qui vise, non plus à croître pour croître, mais à produire ce qui est nécessaire au bien-être de chaque être humain (sachant qu'une multitude d'appareils électroniques n'est pas indispensable à son bien-être, comme beaucoup de gens voudraient le croire!). Le principe d'une croissance économique infinie est invivable.
  Mais les politiques et les entreprises ne feront pas ce changement : ils tiennent beaucoup trop à leurs prérogatives. Nous seuls, le peuple, pouvons engager le changement, en consommant de façon plus responsable, ce qui implique à la fois de ne pas acheter au-delà du nécessaire et ne pas jeter quand on peut réparer.
  Certaines solutions collectives existent déjà : dans les éco quartiers par exemple ou en Suède, les machines à laver individuelles disparaissent au profit de machines à usage communautaires, situées par exemple dans les sous-sols des immeubles...

Une citation pour finir...

  « Le trait le plus spécifique de la consommation moderne, sa caractéristique en tant qu'activité qui implique une poursuite apparemment sans fin de désirs, est son insatiabilité. » (Giles Slade, Made to Break. Technology and Obsolescence in America, Cambridge, Harvard University Press, 2006, p.265)

 

L'huile de palme

L'industrie de l'huile de palme:  

L'huile de palme est l'huile la plus consommée au monde, à cause de son faible coût de production et du fait qu'elle peut être utilisée dans la fabrication de nombreux produits. Loin de n'être utilisée que dans l'industrie agro-alimentaire, elle est présente également dans les cosmétiques (shampooings, savons, rouges à lèvres...), les détergents et les agrocarburants, c'est-à-dire les carburants issus de la biomasse (ensemble des matières organiques provenant d'animaux, de végétaux ou de champignons, et dont la combustion permet de produire des énergies). Plus de la moitié des produits de supermarché contiendrait de l'huile de palme.

Quels problèmes l'huile de palme pose-t-elle ? 

Tout d'abord parce que la demande en huile de palme étant colossale, il faut de plus en plus d'hectares de terres pour cultiver le palmier à huile (ou éléis de Guinée), ce qui oblige les agriculteurs à déforester massivement les forêts primitives, notamment en Indonésie et en Malaisie. Outre les conséquences que l'on sait au niveau des changements climatiques (cf article sur la déforestation), ce sont des milliers d'animaux qui sont repoussés vers des espaces forestiers de plus en plus petits, et de nombreuses tribus indigènes qui perdent elles-mêmes leur habitat.
  En outre, la qualité même de l'huile de palme est sérieusement remise en cause : elle boucherait notamment les artères, ce qui, à terme, pourrait conduire à des infarctus. On le soupçonne également de créer des cellules cancéreuses. Pour autant, ces problèmes de santé ne viennent que d'une surconsommation de cette huile (ce qui peut vite arriver, vue son omniprésence dans les supermarchés !).

Peut-on éviter la consommation d'huile de palme ? 

 

Certains producteurs ont choisi d'éviter l'huile de palme et de la remplacer, le plus souvent, par de l'huile de colza ou de tournesol. En outre, l'huile de palme bio (et oui, là aussi!) est cultivée sans qu'aient lieu des actions de déforestation massives, et dans un souci de durabilité (ce qui ne lui ôte pas ses effets néfastes sur la santé, si elle est consommée à haute dose !). Dernière solution : fabriquez vous-mêmes vos produits alimentaires !

Les chiffres de l'huile de palme

65% des huiles consommées viennent du palmier à huile (certains disent : 30% seulement).
80% de l'industrie agro-alimentaire en utilise, contre 19% pour l'industrie cosmétique et 1% pour celle des agro-carburants.
60 à 80 kilos par an : c'est la quantité moyenne d'huile de palme consommée par un européen. Largement suffisant pour susciter de graves problèmes de santé.
13 millions d'hectares de forêt sont rasés chaque année pour planter des palmiers à huile (dont 1,8million en Indonésie).
50 millions de tonnes d'huile de palme sont produites chaque année.
50% de l'huile de palme viennent de Malaisie.

Les métaux


Définition : On appelle métal tout produit chimique de nature minérale et dont la propriété est d'être conducteur d'électricité.

  La plupart des métaux ne sont toxiques pour l'organisme que s'ils sont absorbés en quantité supérieure à ses besoins naturels. L'alimentation industrielle, les produits technologiques... contiennent des métaux en quantité importante, ce qui a des effets nuisibles pour le corps et pour l'environnement, où ils sont jetés. 
  C'est ainsi que le plomb ou le mercure, dits « métaux lourds », sont très toxiques pour le corps et très nuisibles à l'environnement à forte dose. Il en va de même pour le manganèse qui, à dose « naturelle », est en revanche très bénéfique à notre santé...

Quand ingérons-nous une quantité de métaux supérieure aux besoins naturels de notre organisme ? Lorsque nous fumons ou absorbons la fumée (mercure, cadmium, polonium) ; dans les usines métallurgiques (zinc notamment) ; dans des additifs alimentaires ou des cosmétiques ; dans le papier d'aluminium, s'il est mis au contact d'aliments acides (tomate, citron...).

 


Quelques maladies dues à l'inhalation ou l'ingestion de métaux en trop grande quantité : 
L'aluminium produit de l'asthme ou peut générer la maladie d'Alzheimer s'il n'est pas utilisé avec prudence.
  Le cadmium peut former des cancers, des pneumonies, des fractures des os, des cancers et même des désordres psychologiques.
  Le chrome est un allergisant.
  Le cobalt peut générer des inflammations des voies respiratoires.
  Le cuivre génère des anémies et des cirrhoses. Il provoque aussi des irritations des voies respiratoires.
  Le manganèse génère des troubles rénaux.
  Le plomb génère le saturnisme (intoxications pouvant provoquer par la suite, à titre d'exemples, des cancers, des anémies, ou rendre stérile).
  Le thallium provoque des troubles gastro-intestinaux.

À travers quoi absorbe-t-on ces métaux au-delà du seuil autorisé par le corps ? 
  L'aluminium : Dans certains cosmétiques (crèmes, maquillants, anti-transpirants), certains additifs alimentaires (colorants alimentaires, bâtiments, ustensiles de cuisine, appareils, miroirs).
  Le cadmium : dans les pesticides et les engrais, dans la fumée de cigarette, 
  Le chrome : dans les déchets industriels, dans certains sédiments.   Le cobalt : certains crustacés bivalves, s'ils sont consommés en quantité trop importante.
  Le cuivre : dans certains aliments consommés en quantité trop importante (céréales complètes,  abats, coquillages, noix...), les porcs (à cause des compléments alimentaires à base de cuivre qui leur sont administrés), les moûts de raisin, la bouillie bordelaise (remède contre le mildiou, maladie qui attaque les plants de tomate, de vigne et de pomme de terre).
  Le manganèse : dans les alliages (acier, aluminium, bronze), les piles électriques, les engrais, et dans certains aliments si l'on en consomme de trop (céréales complètes, soja, avocat, haricots verts, épinards, noix, huile d'olive, jaunes d'oeufs, huîtres, thé, herbes de provence).
  Le plomb : dans les batteries des véhicules motorisés, dans l'essence, dans les cigarettes, dans divers objets de construction (tuyaux, revêtements...), dans l'eau (si les tuyaux de la maison sont en plomb...)...
  Le thallium : dans certains insecticides.

OGM, 2ème partie

La biologie moléculaire et la génétique ont fait des progrès suffisants pour pouvoir créer de nouvelles espèces végétales et animales. Ainsi ont été créées des plantes hybrides dont, soit dit en passant, la production implique une pollution considérable.

 

L'ADN: 

L'acide désoxyribonucléique est le matériel génétique d'un être vivant, c'est-à-dire un ensemble d'unités qu'on appelle les nucléotides. Ces unités de base sont regroupées par milliers pour former les gènes, qui sont eux-mêmes des morceaux d'ADN. Par ailleurs, les nucléotides diffèrent selon la nature des quatre bases organiques qu'ils renferment (l’adénine, la thymine, la cytosine, la guanine). La disposition de ces quatre bases dans la molécule d'ADN détermine ce qu'on appelle le code génétique. Ce code est différent pour chaque être vivant.

 La transformation de l'ADN d'un organisme vivant grâce à l'introduction dans cet ADN du gène d'un autre organisme vivant, produit ce qu'on appelle un OGM, un Organisme Génétiquement Modifié.

 LA TRANSGENESE ET LES OGM: 

La transgénèse consiste, selon les mots du docteur en biologie physico-chimique appliquée Arnaud Apoteker, « à introduire dans le génome (c’est-à-dire l'ensemble des gènes) d'un organisme vivant des gènes (c’est-à-dire une partie de l’ADN) d'autres espèces, plantes, animaux ou homme. » Ainsi sont créés les OGM. Ainsi expérimente-t-on des tomates ou des pommes de terre dans lesquelles ont été introduits des gènes humains afin d'accroître la tolérance de ces plantes aux métaux lourds qui contaminent les sols. Ainsi les plantes et les animaux deviennent-ils des OGM. Nous serons bientôt tous des cannibales!

LE GENIE GENETIQUE: 

Ce sont les techniques permettant la manipulation de l'ADN. Ainsi les généticiens sont-ils capables aujourd'hui de manipuler les gènes d'un être vivant pour les implanter dans un autre être vivant. De ces manipulations viennent le clonage ou les OGM.

 LES ANIMAUX OGM: 

Les plantes et les animaux ne sont plus aujourd'hui que des unités de production et des facteurs de prospérité économique. Ils sont génétiquement manipulés, devenant ainsi des OGM. Les bovins sont manipulés pour accroître leur production de lait, changer la composition de leur lait ou améliorer l'assimilation des aliments. Les porcs sont manipulés pour rendre leur viande moins grasse et les poissons pour accélérer leur croissance ou les rendre plus résistants au froid.

Naturellement, quand la science néglige d'évaluer les conséquences de ses choix et de ses actes (ce qu'elle fait à peu près toujours ), qu'elle ne connaît son domaine de recherche que très sommairement et qu'elle agit absurdement en faveur des lois commercialesdes effets graves et inattendus surviennent: l'épidémie de la vache folle, nourrie aux hormones pour augmenter la production de lait, en est un exemple frappant. La grippe porcine plus récemment, en est un autre exemple.

En outre, les OGM, une fois disséminés dans la nature, ne peuvent plus être arrêtés. La contamination devient presque irréversible et planétaire.

 MONSANTO: 

Monsanto a trouvé un moyen diabolique de devenir le plus gros fabriquant d'OGM et de produits chimiques pour l'agriculture. La firme vend des semences stériles (suite à des modifications génétiques de ces semences) aux agriculteurs, c'est-à-dire qu'elle leur vend des graines qui, une fois devenues des plantes, ne peuvent plus donner de nouvelles semences. Du coup, les agriculteurs sont obligés d'acheter chaque année de nouvelles semences chez Monsanto, également stériles. Et, cerise sur le gâteau, ces plantes stériles résistent à tous les pesticides qui ne proviennent pas de l'industrie Monsanto. Ainsi, les agriculteurs sont également obligés d'acheter des pesticides chez Monsanto pour protéger leurs « plantes » des maladies, des animaux et du climat.

MONSANTO ET LE ROUND-UP:

 Monsanto est la plus grosse multinationale impliquée dans la fabrication de produits faisant appel au génie génétique: elle commercialise par exemples du soja, du coton et des tomates génétiquement modifiés. Monsanto est à l'origine du fameux herbicide Round-Up.

 

Le Round-Up est un herbicide qui tue toutes les plantes, sans distinction. Il est sans danger pour l'environnement, selon Monsanto. Mais c'est oublier qu'il détruit toutes les plantes (exceptées les plantes génétiquement modifiées que la firme met au point précisément pour résister au Round-Up !). C'est oublier que le glyphosate, composant principal du Round-Up, est toxique pour les insectes et donc pour les animaux qui s'en nourrissent, ce qui affecte toute la chaîne alimentaire. C'est oublier qu'il détruit les champignons, y compris ceux qui sont les plus bénéfiques aux plantes cultivées. C'est oublier encore qu'il provoque certaines maladies chez les plantes... voire chez les hommes (intoxications, vomissements, dépressions cardiaques, irritations de la peau et des yeux...).

CERTAINES CONSEQUENCES LIEES AUX MANIPULATIONS GENETIQUES: 

Faute d'avoir une compréhension large de la génétique et d'avoir mal compris e qu'on croyait connaître, les manipulations scientifiques entraînent des conséquences négatives: la transgénèse, ou manipulation génétique, occasionne par exemple une fragilisation du génome de l'organisme qui reçoit un gène étranger, ce qui peut provoquer des cancers. Ces manipulations peuvent également affecter la structure du chromosome de la plante qui reçoit le gène étranger. Des allergies (eczéma, urticaire, asthme...) sont détectées chez les nourrissons et les enfants. Certains OGM résistent aux antibiotiques, ce qui incite les entreprises pharmaceutiques à imaginer de nouveaux antibiotiques... Sans compter que sur une plante transgénique réussie, il y a 999 échecs. Quelle maîtrise!

Beaucoup d'autres conséquences, connues ou inconnues, entourent les manipulations génétiques, et à bien des égards, la grande méconnaissance de l'homme dans le domaine de la génétique rappelle celle qu'il a pour l'énergie nucléaire.

Pourtant, l'homme agit. Comme s'il savait. Et comme si ses découvertes n'allaient pas être détournées à des fins militaires et criminelles. La science ne peut être bénéfique à l'homme que si elle a une maîtrise accomplie de son domaine et que son but n'est pas commercial, mais de servir l'homme et la nature dans la recherche du bonheur.

 

 Source: Du poisson dans les fraises, Arnaud Apoteker