27 aout 2017

 

Pyongyang contourne les sanctions de l’ONU via la Malaisie et le Vietnam

Un rapport de l’ONU a révélé que la Corée du Nord avait déjà commencé à exporter son charbon et son minerai de fer aux pays d’Asie du Sud-Est, en vue de contourner les sanctions que lui a imposées le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies, remis le 19 août à l’agence de presse nippone Kyodo, Pyongyang a décidé de se trouver de nouveaux importateurs après que la Chine eut gelé ses importations de charbon nord-coréen. C’est apparemment afin de contourner les embargos du Conseil de sécurité, destinés à restreindre ses programmes atomique et balistique, que la Corée du Nord a décidé, depuis le mois de février, d’exporter son charbon vers la Malaisie et le Vietnam.

D’après le même rapport, la Corée du Nord continue d’exporter presque toutes les marchandises dont l’exportation est interdite par le Conseil de sécurité et elle a jusqu’ici empoché un revenu de 270 millions de dollars, depuis le mois de février.

 

« La communauté mondiale n’a pas jusqu’ici réussi à restreindre les sources de financement des programmes atomique et balistique de la Corée du Nord et tous les mécanismes destinés à contraindre Pyongyang à jeter l’éponge ont été affaiblis soit par le laxisme des parties qui ont adopté les sanctions, soit grâce aux méthodes via lesquelles Pyongyang contourne les sanctions du Conseil de sécurité », indique le rapport.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a entériné, le 5 août, une résolution durcissant les sanctions visant la Corée du Nord.

La Chine reste toujours le plus grand partenaire commercial de la Corée du Nord, bien que le président des États-Unis Donald Trump lui ait demandé de mettre Pyongyang sous pression.

 

Source:http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/08/22/532565/charbon-exportation-sanctions-Chine-Vietnam-Malaisie-ONU-Pyongyang–Core-du-Nord-missile

23 aout 2017

 

 

Malgré les tensions, un climat de sérénité à Pyongyang

En annonçant le 15 août 2017 qu’il renonçait – tout au moins pour l’instant – à procéder à des exercices de tir de missiles à proximité de l’île américaine de Guam, le Maréchal Kim Jong-un de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a permis de faire baisser d’un cran les tensions autour de la péninsule, ce qui a été salué même par le président américain Donald Trump comme une décision « sage« . De l’avis des experts occidentaux, les tensions avaient atteint leur point de paroxysme depuis 1994. Cette volonté de désescalade n’apparaît cependant pas nécessairement partagée par toutes les parties, puisque les exercices militaires annuels américano – sud-coréens Ulji Freedom Guardian, dénoncés par Pyongyang comme la préparation d’une invasion militaire, commencent comme prévu le 21 août 2017. Dans ce contexte, une délégation de l’AAFC était présente en RPD de Corée du 12 au 19 août – entraînant d’ailleurs la suspension de ses activités éditoriales, qui reprennent à compter de ce jour. En attendant la publication du compte rendu de ce déplacement, nous rendons compte de la sérénité qui prévalait alors en RPD de Corée.

Des Nord-Coréens vaquant à leurs occupations et profitant du 15 août, jour de la libération de l’occupation japonaise et qui est férié dans l’ensemble de la péninsule coréenne : l’atmosphère n’était pas celle d’une veillée d’armes à Pyongyang. Les mesures de sécurité n’étaient pas non plus particulièrement renforcée lors de notre visite de la DMZ, le 18 août – mais celle-ci intervenait, il est vrai, trois jours après les déclarations des autorités nord-coréennes affirmant attendre avant de procéder à des exercices balistiques à proximité de Guam, siège d’une importante base militaire américaine dans le Pacifique.

Comment expliquer une telle différence de traitement médiatique avec l’Occident, où d’aucuns étaient prompts à voir la crise dégénérer en conflit ouvert très rapidement ? Car les exercices militaires américano – sud-coréennes sont tout aussi proches de la RPD de Corée que le serait de Guam un tir de missile nord-coréen. Si l’on considérait qu’il y avait une menace dans les deux cas, celle-ci serait alors équivalente tant pour la RPD de Corée que pour les Etats-Unis

Si les Nord-Coréens, toujours prêts à faire face à une attaque, affichaient le calme des vieilles troupes, la vérité est que la RPDC disposant à présent d’une dissuasion nucléaire complète (la miniaturisation des têtes nucléaires étant maîtrisée selon la plupart des experts occidentaux) se trouve au contraire plus en sécurité qu’auparavant, l’histoire récente faisant apparaître que jamais une puissance nucléaire n’attaque une autre puissance nucléaire. L’écart entre le traitement médiatique en Occident et en RPDC peut alors s’expliquer par le fait que, désormais, la Corée du Nord est en capacité de faire face à une invasion étrangère – quand les Etats-Unis découvrent au contraire que leur territoire n’est plus sanctuarisé.

Les échanges qu’a eus la délégation de l’AAFC en RPDC, notamment avec le département des relations internationales du Parti du travail de Corée, confirment que les autorités nord-coréennes se préparent à toute éventualité – aujourd’hui comme hier et demain – tout en voulant préserver la paix et la stabilité. Il y a là la base d’un accord global. Mais les Etats-Unis et leurs alliés sauront-ils saisir cette opportunité, ou continueront-ils sur le chemin des sanctions et de l’escalade ? Dans l’immédiat, le maintien des exercices militaires Ulji Freedom Guardian n’apparaît pas comme le signal d’une volonté de reprendre le dialogue et de signer  – enfin – un traité de paix en lieu et place de l’accord d’armistice de 1953. Il est plus que temps de garantir la paix et la prospérité en Corée et en Asie du Nord-Est.

 

Source:http://www.amitiefrancecoree.org/2017/08/malgre-les-tensions-un-climat-de-serenite-a-pyongyang.html

21 aout 2017

 

Éviter la guerre nucléaire : pourquoi la stratégie de Kim Jong-Un fait sens

Une analyse magistrale de la situation géopolitique dans la région

En ce qui concerne les récents essais nord-coréens de deux missiles intercontinentaux, il semble que Pyongyang souhaite augmenter les tensions dans la région. Mais une analyse plus minutieuse, montre comment la RPDC met en œuvre une stratégie qui réussira probablement à éviter une guerre désastreuse dans la péninsule.

Au cours des quatre dernières semaines, la Corée du Nord semble avoir mis en œuvre la deuxième phase de sa stratégie contre la Corée du Sud, la Chine et les États-Unis. Le programme nucléaire nord-coréen aurait atteint un stade important, avec deux tests réalisés début et fin juillet. Les deux missiles semblent capables de frapper le continent américain, bien que des doutes subsistent encore sur la capacité de Pyongyang à miniaturiser une ogive nucléaire pour la monter sur un missile balistique intercontinental (ICBM). Cependant, la direction dans laquelle le programme nucléaire de la Corée du Nord est dirigée assure une dissuasion régionale importante contre le Japon et la Corée du Sud, et jusqu’à un certain point contre les États-Unis, ce qui est la principale raison du développement des ICBM par la Corée du Nord. L’histoire récente a démontré à plusieurs reprises la folie de faire confiance à l’Occident – le sort de Kadhafi reste frais dans nos esprits – et incite plutôt à la construction d’un arsenal qui représente une dissuasion sérieuse au bellicisme américain.

Ce n’est pas un mystère que, à partir de 2009, la capacité nucléaire de la Corée du Nord a augmenté proportionnellement au niveau de suspicion de l’Occident vis-à-vis de Pyongyang. Depuis 2009, les pourparlers à six sont arrêtés, Kim Jong-un s’est rendu compte que les menaces, les pratiques et les ventes d’armes continues des États-Unis au Japon et en Corée du Sud devaient être affrontées, d’une manière ou d’une autre, dans l’intérêt de la défense de la souveraineté de la RPDC. Face à une capacité de dépenses infiniment plus faible que les trois nations mentionnées, Pyongyang a choisi une double stratégie : poursuivre le développement des armes nucléaires comme mesure de dissuasion explicite, et renforcer ses forces conventionnelles, en gardant à l’esprit que Séoul est à un jet de pierre de l’artillerie nord-coréenne.

Cette double stratégie a, en un peu plus de huit ans, renforcé considérablement la capacité de la RPDC à résister à la violation de sa souveraineté. Contrairement à l’idée communément promue dans les médias occidentaux, Pyongyang a promis de ne pas utiliser d’armes nucléaires en premier, en réservant leur utilisation uniquement en réponse à une agression extérieure. De la même manière, une attaque préventive contre Séoul en utilisant l’artillerie traditionnelle serait considérée comme une agression intolérable, entraînant Pyongyang dans une guerre dévastatrice. La détermination de Kim Jong-un dans le développement de la dissuasion conventionnelle et nucléaire a réussi à établir un équilibre des forces qui aide à éviter une guerre régionale et, ce faisant, contribue au renforcement de la sécurité globale dans la région, contrairement à ce que beaucoup croient.

La raison pour laquelle les États-Unis continuent d’augmenter les tensions avec Pyongyang, en menaçant d’un conflit, ne concerne pas la protection de ses alliés japonais ou sud-coréens, comme on pourrait d’abord le penser. Les États-Unis ont, dans la région, un objectif central qui ne concerne pas Kim Jong-un ou ses armes nucléaires. Au contraire, leur attitude est motivée par la nécessité d’accroître en permanence les forces dans la région dans le but de maintenir l’équilibre des forces militaires (Pivot asiatique) et, en fin de compte, essayer de contenir l’essor de la République populaire de Chine (RPC). On pourrait même affirmer que cette stratégie provoque des dangers non seulement pour toute la région mais, dans le cas d’une confrontation entre Washington et Pékin, pour toute la planète, compte tenu de l’arsenal nucléaire possédé par les États-Unis et la République populaire de Chine.

À cet égard, la relation triangulaire entre la Chine, la Corée du Nord et la Corée du Sud prend un autre aspect. Comme toujours, chaque action est accompagnée d’une réaction. La déclaration selon laquelle Pékin préférerait se débarrasser de la direction de la RPDC est sans fondement. Dans l’esprit des décideurs politiques chinois, la menace d’un embargo par les Américains pourrait nuire à la croissance économique du pays. Cette planification stratégique est bien connue à Pyongyang et explique en partie pourquoi les dirigeants de la RPDC continuent de se livrer à des actions qui ne sont pas bien vues par Pékin. Du point de vue nord-coréen, Pékin tire un avantage de partager une frontière avec la RPDC, qui offre un leadership amical et ne lui est pas hostile. Pyongyang est conscient du fardeau économique, politique et militaire de cette situation, mais la tolère, recevant les ressources nécessaires de Pékin pour survivre et développer le pays.

Cette relation complexe conduit la RPDC à effectuer des tests de missiles dans l’espoir d’obtenir de nombreux avantages. Tout d’abord, elle espère obtenir une dissuasion régionale, voire globale, contre toute attaque surprise. Deuxièmement, elle oblige la Corée du Sud à avoir une réponse symétrique aux tests de missiles de la RPDC, et cette stratégie, issue de la diplomatie nord-coréenne, est loin d’être improvisée ou incongrue. Au cours des dernières années, la réponse de la Corée du Sud s’est manifestée sous la forme du système de défense de zone à haute altitude (THAAD), conçu pour intercepter les missiles. Comme expliqué à maintes reprises, ce système est inutile contre les missiles nord-coréens, mais représente une grave menace à  l’encontre de l’arsenal nucléaire chinois, car ses radars puissants peuvent surveiller une grande partie du territoire de la Chine, idéalement placé pour intercepter (au moins en théorie) une frappe nucléaire réactive en provenance de la Chine. En bref, THAAD est une menace mortelle pour la parité nucléaire stratégique de la Chine.

Du point de vue des quatre nations impliquées dans la région, chacune a des objectifs différents. Pour les États-Unis, il existe de nombreux avantages dans le déploiement du THAAD : cela augmente la pression sur la Chine, et conclut une vente d’armes qui est toujours bien accueillie par le complexe militaro-industriel ; cela donne également l’impression de traiter adéquatement le problème nucléaire de la RPDC. La Corée du Sud, cependant, se trouve dans une situation particulière, l’ancien président étant maintenant arrêté pour corruption. Le nouveau président, Moon Jae-in, préférerait le dialogue plutôt que le déploiement de nouvelles batteries THAAD. En tout cas, après le dernier test ICBM, Moon a exigé un système THAAD supplémentaire en République de Corée, en plus des lanceurs déjà présents. Sans aucune option particulière pour mener une négociation diplomatique, Séoul suit Washington dans une spirale d’escalade qui ne profite certainement pas à la croissance économique de la péninsule. En fin de compte, la RPC voit une augmentation du nombre de systèmes THAAD proches du pays et la RPDC accroît sa détermination à poursuivre une dissuasion nucléaire. En effet, la stratégie du Pyongyang fonctionne : d’une part, il développe une arme nucléaire pour dissuader ses ennemis extérieurs ; d’autre part, il oblige la RPC à adopter une attitude particulièrement hostile face au déploiement des THAAD en Corée du Sud. En ce sens, les nombreuses actions économiques de Pékin vers Séoul peuvent être expliquées en réponse au déploiement des batteries THAAD. La Chine est le principal partenaire économique de la Corée du Sud, et cette limitation du commerce et du tourisme est très pénalisante pour l’économie sud-coréenne.

Cette tactique a été utilisée par la Corée du Nord depuis plusieurs années et les résultats, en plus de la crise économique récente entre la RPC et la Corée du Sud, ont indirectement mené à la fin du règne du chef corrompu Park Geun-hye, une marionnette toujours empressée dans les mains américaines. La pression que la RPDC applique aux relations bilatérales entre la Chine et la Corée du Sud augmente avec chaque lancement d’un missile ICBM ; voilà la logique derrière ces tests de missiles. Pyongyang se sent justifié d’inciter son principal allié, la Chine, à intensifier les actions contre Séoul pour l’obliger à se compromettre dans une négociation diplomatique avec Pyongyang sans la présence dominante de son allié américain en faveur de la guerre.

Le principal problème dans les relations entre la Corée du Sud, la Chine et la Corée du Nord réside dans l’influence américaine et sa nécessité d’empêcher un rapprochement entre ces parties. Comme nous l’avons déjà indiqué, les États-Unis ont besoin de la RPDC pour justifier leur présence dans la région, avec l’objectif réel d’encadrer la Chine. Pyongyang a été isolé et sanctionné pendant près de 50 ans, mais sert à sécuriser la frontière sud de la Chine sous la forme d’un ami protégé plutôt que d’un ennemi. Cette situation, plus que toute sanction des Nations Unies à laquelle la RPC adhère, garantit une relation durable entre les deux pays. Pékin est bien conscient du poids de l’isolationnisme et du fardeau économique pour la Corée du Nord, c’est pourquoi Pékin accroît de manière symétrique la pression sur la Corée du Sud pour négocier.

Dans cette situation, les États-Unis essaient de rester présents dans le différend régional, tout en n’ayant pas la capacité d’influencer les décisions chinoises qui dépendent clairement d’autres tactiques, ce qui met en particulier la pression sur la Corée du Sud. En termes militaires, comme expliqué ci-dessus, Washington ne peut pas entamer une confrontation militaire contre la RPDC. Les conséquences, en plus de millions de morts, conduiraient Séoul à relâcher ses relations avec Washington et à demander un armistice immédiat, en éliminant les États-Unis des négociations et en expulsant probablement les troupes américaines de son territoire. En fin de compte, il n’y a pas de possibilité pour la Corée du Sud d’influencer le processus politique en Corée du Nord alors qu’elle est toujours collée aux États-Unis, en termes de guerre, par des exercices conjoints très agressifs. L’influence que Washington peut exercer sur Pyongyang est nulle, après avoir brûlé toutes ses cartouches avec plus d’un demi-siècle de sanctions.

Conclusion

L’essentiel est que les États-Unis ne peuvent pas se permettre d’attaquer la RPDC. Pyongyang continuera à développer son propre arsenal nucléaire, avec la bénédiction cachée de Pékin malgré sa position officielle de condamnation de ces développements. Dans le même temps, la Corée du Sud est susceptible de persévérer dans une attitude hostile, notamment en ce qui concerne le déploiement de nouvelles batteries THAAD. Tôt ou tard, Séoul va arriver à un point de rupture en raison de nouvelles restrictions sur le commerce entre la Chine et la Corée du Sud. Tant que Séoul pourra supporter les sanctions chinoises, peu de choses changeront.

Ce qui entraînera un changement majeur sera l’effet économique de ces restrictions qui obligeront finalement Séoul à considérer son rôle dans la région et son avenir. Le leadership de Séoul est conscient de trois situations qui vont à peine changer, à savoir : Pyongyang n’attaquera jamais le premier ; Pékin continuera à soutenir la Corée du Nord plutôt que d’accepter les États-Unis à sa frontière ; et Washington n’est pas capable d’apporter de solution, mais seulement un plus grand chaos et une aggravation de la situation économique mondiale dans la région. À la lumière de ce scénario, le temps joue pour Pékin et Pyongyang. Finalement, la situation économique de Séoul deviendra insupportable, et l’amènera à la table de négociation dans une position affaiblie et certainement précaire. Pékin et Pyongyang ont un objectif commun à long terme, qui consiste à briser le lien de soumission entre la Corée du Sud et les États-Unis, libérant Séoul du programme des néocons de Washington pour contenir la Chine – sur le modèle du confinement de la Russie.

Le travail indirectement coordonné entre Pékin et Pyongyang n’est pas compréhensible pour les analystes occidentaux, mais en examinant tous les aspects, en particulier en ce qui concerne les relations de cause à effet, ces décisions ne sont pas si incompréhensibles que cela et même plutôt rationnelles dans une vision plus large de la région et de son équilibre. D’une part, Séoul voit la RPDC offrir la paix, la stabilité et la prospérité sur la base d’un accord-cadre entre Séoul, Pyongyang et Pékin. Cela favoriserait également le commerce sud-coréen avec la Chine, revenant finalement aux relations normales entre pays, avec des avantages économiques importants.

D’autre part, l’alternative est une alliance avec Washington qui éliminerait complètement les avantages économiques d’une relation saine avec Pékin. Cela pourrait même conduire à une guerre impliquant des millions de morts, menée sur le sol sud-coréen et pas aux États-Unis. Les États-Unis n’offrent aucune solution à la Corée du Sud, à court ou à long terme. La seule chose que Washington offre est une présence fixe dans le pays, ainsi qu’une politique anti chinoise têtue qui aurait de graves conséquences économiques pour Séoul. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les missiles de Kim Jong-un sont beaucoup moins une menace que le partenariat de Séoul avec Washington dans la région et semblent offrir à Séoul la solution ultime à la crise dans la péninsule.

Federico Pieraccini

Source Strategic Culture

Traduit par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone

via: http://lesakerfrancophone.fr/eviter-la-guerre-nucleaire-pourquoi-la-strategie-de-kim-jong-un-fait-sens

 

 

La Corée du Nord se prépare à réagir aux provocations militaires U.S

La Corée du Nord se prépare à réagir face aux provocations militaires U.S.

Pyongyang a envoyé des émissaires à Pékin pour avertir la Chine d’une très probable riposte de type militaire face au maintien des exercices militaires US avec la Corée du Sud.

Le vol de bombardiers stratégiques US de type B-52H Stratoforteress, Rockwell B-1B Lancer et Northrop Grumman B-2A Spirit (block 30) à proximité des frontières de la Corée du Nord est jugé comme un acte hostile insupportable par Pyongyang rappelant les souvenirs traumatisants des bombardements stratégiques de la Guerre de Corée (1950-1952).

Ces exercices, prévus du 21 au 31 août 2017, verront la participation de 30 000 militaires américains et plus de 50 000 militaires sud-coréens en plus de dizaines de milliers de civils dans une simulation de guerre contre la Corée du Nord.

Pyongyang a toujours réagi à ce genre de provocations par des essais nucléaires, des tirs de missiles ou de solides échanges de tirs d’artillerie avec la Corée du Sud.

Ces exercices provoquent en général de très violentes manifestations anti-américaines en Corée du Sud.

La Chine et la Russie ont appelé à la suspension des exercices militaires US en péninsule coréenne en échange de l’arrêt des tirs de missiles balistiques ou de tests nucléaires nord-coréens. Une initiative soutenue par l’Allemagne mais rejetée par Washington.

 

Source: https://strategika51.wordpress.com/2017/08/18/la-coree-du-nord-se-prepare-a-reagir-aux-provocations-militaires-u-s/

18 aout 2017

 

 

Les possibles scénarios de guerre US contre la Corée du Nord

Le journal italien « Della Guerra  » évoque les trois scénarios qui pourrait régir la crise entre Washington et Pyongyang. Le journal se demande ce qui va se produire si les menaces contre la Corée du Nord se concrétisent et répond : »

« L’arsenal nucléaire nord-coréen est considéré comme une menace essentielle pour les États-Unis. Une attaque en vue de le détruire reste donc envisageable. En ce sens, le premier scénario consisterait à détruire les installations nucléaires nord-coréennes, en les prenant pour cible des missiles tirés depuis le  sous-marin nucléaire USS Michigan. Le navire de guerre en question a été d’ailleurs envoyés dans les eaux de la Corée par le groupe aéronaval Carrier Strike Group.

Une telle attaque suffirait à détruire toutes les centrales nucléaires  nord-coréennes dont  celles de Yon Biong et de Taïshon. Il s’agit du scénario le moins dangereux en termes de pertes infligées aux civils qui ne sont pas directement concernés.

Mais comment la Corée du Nord réagirait-elle?

Sans nul doute, Pyongyang ne resterait pas les bras croisés : soit il  prendra pour cible les navires de guerre américains déployés dans la péninsule soit les bases américaines situées au Japon et en Corée du Sud. Les Nord-coréens utiliseront très probablement des missiles à longue, à courte portée ou bien à la portée intermédiaire.

Suivant le deuxième scénario, le journal prévoit la destruction par les États-Unis des installations militaires, nucléaires et balistiques de la Corée du Nord ainsi que ses arsenaux chimiques et biologiques. Pour ce faire, les États-Unis devraient se faire épauler par la force armée de la Corée du Sud et la marine nipponne.

La réponse de la Corée du Nord serait pareille que celle réservée à l’attaque que prévoit le premier scénario. À part cela, l’idée d’une attaque balistique nucléaire sur le sol américain ne serait pas à écarter. D’autant que désormais, les États-Unis figurent sur la liste des pays à abattre par la Corée du Nord.

Quant au troisième scénario, l’attaque aurait pour but l’anéantissement de la Corée du Nord en vue de préparer la réunification des deux Corées. Suivant ce plan, une frappe préventive contre les installations militaires, les arsenaux d’armements et les hauts dirigeants nord-coréens serait effectuée. Les sites principaux de la Corée du Nord, le Centre de Commandement des forces armées, les centres de communication et les quais de tir de missiles seraient pris pour cible.

Dans ce cas de figure, ce serait la guerre totale entre la Corée du Nord d’une part et les Etats-Unis et leurs alliés de l’autre : La Corée du Nord entrera en guerre contre les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud et afin d’en attaquer les métropoles et les installations militaires, elle tirera cinquante têtes nucléaires contre les cibles présumées. Mais l’apocalypse ne s’arrête pas là : le grand danger pour les Américains serait la nature des forces armées nord-coréennes, une force composée de 900 000 soldats, aguerris et prêts à s’engager dans les batailles les plus dures.  Ces  soldats empêcheront tout déploiement de troupes US et alliés.

Pour s’attaquer à la Corée du Nord, les Etats-Unis ont besoin de beaucoup de temps et surtout d’une célérité à toute épreuve car la riposte nord-coréenne serait « immédiate » et  » maximale ». Sur le fond de ce triple scénario apocalyptique, il y a une autre menace pour les Américains, la colère du dragon chinois ….La Chine attend son heure pour mettre à profit cette crise et réunir les deux Corées dans le sens de ses intérêts….

Source: http://parstoday.com/fr/news/world-i43222-les_possibles_scénarios_de_guerre_us_contre_la_corée_du_nord

 

 

 

Corée du Nord: 3,5 millions de volontaires pour combattre les États-Unis

Alors que la tension est à son comble sur la péninsule de Corée, 3,5 millions de Nord-Coréens ont fait part de leur volonté de rejoindre l’armée pour faire face à Washington, a relaté l’agence Yonhap se référant aux médias nord-coréens.

Depuis que les États-Unis ont adopté de nouvelles sanctions à l’encontre de Pyongyang, environ 3,5 millions de Nord-Coréens, jeunes gens, étudiants, anciens militaires, se sont adressés aux autorités pour rejoindre l’armée du pays afin de lutter contre les États-Unis, a indiqué l’agence sud-coréenne Yonhap se référant aux médias de la Corée du Nord.

Par exemple, le 9 août, quelque 89 000 personnes ont demandé à rejoindre les rangs de l’armée nationale dans la province Hwanghae.

La Corée du Nord a déclaré mardi qu’elle pouvait tirer des missiles balistiques stratégiques à moyenne et longue portée Hwasong-12 contre les bases militaires américaines situées sur l’île de Guam, dans le Pacifique, si Washington poursuivait ses pressions contre Pyongyang.

Le Président américain Donal Trump a promis mardi «le feu et la colère» à Pyongyang s’il menaçait de nouveau son pays. Il s’est aussi dit prêt à une riposte militaire aux actions «irréfléchies» nord-coréennes.

Les menaces de Pyongyang ont inquiété les pays voisins de la Corée du Nord. Selon les médias japonais, Tokyo envisage de déployer des missiles intercepteurs supplémentaires PAC-3 (Patriot) dans les régions du pays que les missiles balistiques nord-coréens survoleront avant d’atteindre Guam.

 

Source:https://fr.sputniknews.com/international/201708121032615383-pyongyang-washington-guerre-volontaires/

13 aout 2017

 

La Russie en état d’alerte dans l’Extrême-Orient

Moscou a mis en état d’alerte ses systèmes de défense aérienne dans la région russe de l’Extrême-Orient sur fond d’aggravation de la situation après les récents essais de missiles par la Corée du Nord.

 

« Les systèmes russes de défense aérienne dans la région de l’Extrême-Orient ont été améliorés et mis en état d’alerte », a déclaré le vendredi 11 août l’ex-président de la commission de la défense et de la sécurité de la chambre haute du Parlement russe Viktor Ozerov.

L’ex-président de la commission de la défense et de la sécurité de la chambre haute du Parlement russe, Viktor Ozerov. ©Vestnikkavkaza

« Ce qui se passe maintenant concernant la Corée du Nord ne peut que susciter notre inquiétude. C’est pourquoi nous jugeons nécessaire de prendre des mesures supplémentaires pour protéger notre territoire. Les forces aériennes et aérospatiales ont été renforcées dans la région de l’Extrême-Orient », a-t-il ajouté.

Selon le parlementaire russe, les systèmes de défense aérienne dans l’Extrême-Orient russe sont en état d’alerte.

« Nous surveillons toutes les évolutions liées à la Corée du Nord. Les zones possibles de lancement [de missiles nord-coréens] sont sous une surveillance particulière », a-t-il déclaré.

La situation dans la péninsule coréenne s’est aggravée ces derniers mois en raison d’une série de tirs de missiles et de tests nucléaires menés par Pyongyang et de l’intransigeance des États-Unis.

L’armée nord-coréenne a déclaré mercredi qu’elle envisageait une attaque de missiles près de l’île américaine de Guam dans le Pacifique, après que le président américain Donald Trump a menacé de soumettre Pyongyang « au feu et à la fureur ».

L’île de Guam accueille plusieurs bases militaires américaines.

Photo: Le système de missiles de défense côtière russe K-300P Bastion-P. ©Sputnik

Source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/08/11/531423/Russie-Core-du-Nord-missiles-alerte

 

La Corée du Nord veut tirer quatre missiles près de Guam - Un pari risqué

L'escalade verbale entre Donald Trump et Kim Jong Un vient d'aboutir à un nouveau palier. La Corée du Nord a annoncé le 10 août préparer à partir de la mi-août un essai de missiles particulièrement provocant, avec le tir de quatre missiles balistiques à portée intermédiaire Hwasong-12 juste à côté de l'île américaine de Guam dans le Pacifique ouest.

Décision surprenante et pari risqué, car c'est le système de défense antimissile américain qui est visé, et les paramètres choisis par Pyongyang pour cet essai lui sont défavorables. Le défi est en tout cas éclatant - tout se passe comme si Kim Jong Un voulait forcer l'Amérique à utiliser sa défense antibalistique, et était persuadé de la mettre en échec. Donald Trump pourra-t-il éviter de relever ce défi ?

Pourquoi l'on parle de guerre

Suite aux essais de missiles intercontinentaux réalisés par la Corée du Nord cette année, en particulier l'essai le 4 juillet d'un missile Hwasong-14 capable de lancer une charge de 500 à 600 kg suffisante pour une ogive nucléaire à une portée de 8 000 à 10 000 km - mettant donc sous le feu au minimum les Etats américains de l'Alaska et de Hawaï ainsi que la ville de Seattle, au maximum toute la moitié ouest du pays y compris la métropole de Los Angeles - le président américain a réitéré sa politique fortement exprimée en début d'année : la Corée du Nord parvenant à mettre au point une arme nucléaire capable d'atteindre les Etats-unis "Ça n'arrivera pas !".

Le jeu des pressions, notamment l'alourdissement des sanctions économiques, s'avérant insuffisant pour convaincre Pyongyang de renoncer à étendre sa dissuasion nucléaire au territoire américain, Donald Trump est passé aux menaces ouvertes, annonçant "feu et colère" ainsi que "une puissance que franchement le monde n'a jamais vu jusqu'ici" si le dictateur nord-coréen ne faisait que continuer ses menaces.

En réalité, il serait très délicat pour les Etats-Unis de prendre l'initiative d'une attaque sur la Corée du Nord, car elle dispose de toute une échelle de ripostes possibles :

·         depuis des attaques voire un barrage d'artillerie qui s’avérerait extrêmement destructeur sur Séoul la métropole sud-coréenne, laquelle est toute proche de la frontière, ou

·         des attaques au missile à ogive classique sur les bases américaines en Corée du Sud ou au Japon

·         jusqu'à l'utilisation de l'arsenal massif d'armes chimiques, estimé entre 2 500 et 5 000 tonnes, y compris l'agent militaire le plus dangereux le VX, lequel fut utilisé lors de l'assassinat par Kim Jong Un de son frère

·         de l'arsenal biologique, qui pourrait se prêter à des attaques de type terroriste, même sur le territoire américain

·         et maintenant nucléaire monté sur missile balistique, Pyongyang disposant suivant les évaluations de 20 à 60 armes d'une puissance équivalente à celle qui bombarda Hiroshima

La solution la plus raisonnable serait pour Washington d'accepter le fait de la dissuasion nord-coréenne, de même qu'il a accepté en leur temps le fait de la dissuasion soviétique puis russe et le fait de la dissuasion chinoise. Donald Trump cependant, ayant plusieurs fois exprimé l'idée déjà entretenue par Nixon qu'apparaître "fou" ou "incontrôlable" serait utile en cas de crise internationale - car permettant d'obtenir davantage de concessions de l'interlocuteur - a décidé de continuer d'appliquer cette posture. Ou cette tactique, c'est toute la question, et le jeu tel que semble le concevoir le président américain est de créer un vrai doute sur le fait qu'il pourrait réellement être "fou". Donald Trump s'estime encore mieux qualifié que le "grand dirigeant" nord-coréen pour maintenir ce doute.

Le défi lancé par Kim Jong Un

La décision annoncée par la Corée du Nord de faire des essais de missile balistique "à 30-40 kilomètres de Guam" est évidemment suprêmement provocatrice. Légale en droit international - les missiles devant retomber hors des eaux territoriales américaines - elle est comparable à un homme armé d'un fusil lançant à un autre "Ne bouge pas... je vais tirer à dix centimètres de ta main". Difficile d'imaginer message plus clair de Pyongyang comme quoi il ne cédera pas aux pressions américaines pour lui faire limiter, sans parler d'abandonner, sa dissuasion nucléaire.

 

Mais ce qui frappe avant tout, c'est que ce projet de tirs ressemble à s'y méprendre à une invitation aux Etats-Unis à réaliser un test en vraie grandeur de leurs systèmes antibalistiques. Non seulement ils pourraient parfaitement le justifier devant leur opinion comme devant les autres pays, arguant par exemple d'un risque que les missiles nord-coréens ne frappent Guam par accident, ou simplement d'un risque pour la navigation. Mais ils se trouvent encore dans les meilleures conditions techniques pour le faire : ils connaissent précisément le lieu, ont une idée de la date ou du moins de la période dans laquelle le test aura lieu, le nombre de missiles assaillants n'est pas très élevé, et c'est précisément leur système antibalistique a priori le plus fiable qui est déjà déployé sur place ! (1)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le système de défense antimissile américain THAAD - déjà déployé sur l'île de Guam, et déjà testé contre un missile balistique de portée intermédiaire comme le Hwasong-12 nord-coréen

Il est pour le moins osé, pour ne pas dire très risqué, pour Kim Jong Un d'avoir lancé un tel défi. Car enfin le THAAD est loin d'être dénué de capacités. En service depuis 2008, il a passé avec succès les 13 tests d'interception réalisés entre 2005 et 2017 avec la version finale.

Sans doute, sa vitesse maximale de 2,8 km/s est inférieure à la vitesse finale d'un missile balistique tel que le Hwasong-12 qui en se basant sur l'estimation de sa portée doit être de l'ordre de 6 km/s, mais cela n'empêche pas une interception à partir du moment où l'ogive du missile assaillant n'est pas manœuvrante, ce qui n'est presque certainement pas le cas des missiles nord-coréens à ce stade de leur développement.

Sans doute, le THAAD n'a été testé qu'une fois contre un missile de portée intermédiaire le 11 juillet dernier, étant à l'origine prévu pour parer des missiles de portée plus courte. Cependant, ce test fut un succès.

Ce test signe une amélioration du système de défense, qui jusqu’à (ce jour) n’avait intercepté que des missiles de portée plus courte. Quoique la simulation ait été planifiée depuis des mois, elle arrive au moment d’une menace internationale croissante de la part de la Corée du Nord, qui a testé son premier missile intercontinental le 4 juillet.

Même si cet essai unique laisse la porte ouverte à quelques doutes - il faudrait plusieurs essais, dans une variété de conditions différentes, pour vraiment donner confiance dans la capacité de défense contre l’attaque simultanée de plusieurs balistiques intermédiaires - il reste bon signe s'agissant d'un système qui est par ailleurs déjà au point. Et rien n'empêcherait les batteries de défense de lancer deux intercepteurs sur chaque assaillant, afin de renforcer la probabilité de succès.

Risque majeur pour la Corée du Nord

Le risque pour Pyongyang, et il est grand, c'est que les Etats-Unis parviennent à intercepter les quatre missiles. Ce serait pour la dissuasion nord-coréenne un revers très grave et en fait réellement dangereux, avec l'impression que la Corée du Nord est en fait impuissante, ses meilleures armes incapables de percer le bouclier antimissile américain.

Même si elle conserverait en tout état de cause sa capacité à frapper Séoul par barrage d'artillerie, tout comme sa capacité à saturer les défenses antimissile américaines et japonaises sous le nombre des missiles à courte portée, Washington pourrait en conclure que ce n'est en tout état de cause pas son territoire qui est sous le feu, du moins pour l'instant, et le calcul cynique et halluciné "mieux vaut les Coréens voire les Japonais aujourd'hui que nous demain" pourrait-il pousser Trump et son entourage à déclencher une guerre pour empêcher Pyongyang de mettre en service le missile intercontinental qu'il a testé le 4 juillet, acceptant les énormes pertes civiles du fait que ce seraient des alliés qui les subiraient plutôt que les Américains eux-mêmes ?

Certes, si Washington ne réussit pas à intercepter plus d'un ou au maximum deux missiles, ou s'il n'essaie même pas, Pyongyang aura donné une démonstration impressionnante et créé l'impression - pour longtemps ? - que la défense antimissile américaine n'est qu'un tigre de papier. Oui... mais à se baser sur les informations en source ouverte, ce n'est pas l'issue qui paraît la plus probable.

Sachant que la dissuasion est avant tout un effet psychologique qui se construit dans la tête de l'adversaire potentiel, il est surprenant que Kim Jong Un accepte de prendre un tel risque. Faut-il imaginer que le jeune dictateur ait un caractère téméraire ?

Il y a de quoi s’interroger : les responsables du programme balistique nord-coréen n'auraient-ils pas "bourré le mou" du jeune dictateur, en lui décrivant un système plus avancé et imparable qu'il ne l'est en réalité ? Si c'est le cas, ce serait très risqué pour les responsables concernés, Kim Jong Un n’ayant pas le profil d’un dirigeant qui pardonne facilement – l'enjeu pour les fautifs serait au minimum le camp de rééducation... Toutefois, ce ne serait pas sans précédent, les dictateurs ayant tendance à créer autour d'eux une bulle d'admirateurs et de sycophantes assurant leur position non seulement en l'assurant de son génie, mais encore en ne lui donnant que les bonnes nouvelles.

Ou bien savent-ils quelque chose sur les performances de leur missile que les autres ne savent pas, et qui resterait confidentiel ?

Enjeu pour les Etats-Unis - pourront-ils refuser le défi ?

 

Ce qui semble clair, c'est que maintenant que le défi a été lancé, aussi publiquement et aussi solennellement que possible, il serait difficile aux Etats-Unis de le refuser, c'est-à-dire de ne pas faire tout leur possible pour intercepter les missiles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Retrouvons-nous sur le pré demain à six heures, Monsieur !"

On pourrait imaginer à première vue que les Etats-Unis se contentent de regarder les missiles s'écraser en mer pas loin de chez eux dans les eaux internationales. Seulement voilà, ils ont des alliés à rassurer, un système antimissile qui est directement mis au défi, donc ils n'ont le le choix qu'entre tenter l'interception – et courir le risque semble-t-il assez petit de tout rater et d'être ridicule – et ne pas la tenter – courant ainsi un risque majeur de convaincre le monde entier qu'ils n'ont pas eux-mêmes confiance dans les performances de la défense antimissile dont ils font tant de cas, et qu’ils proposent si bruyamment à leurs alliés dans la région (Corée du Sud, Japon) comme dans le reste du monde. Ce n'est vraiment pas le message que Washington souhaite envoyer.

D'autre part, le président américain a pour le moins l’orgueil chatouilleux, et il est engagé dans une compétition de provocations verbales avec son homologue nord-coréen. Il lui serait très difficile de refuser de participer à cette sorte d'explication et de duel technologique - missile contre missile, pas de vie humaine en jeu - que tente de lui imposer Kim Jong Un, alors même qu'il vante si volontiers la puissance américaine et la qualité de ses armes. Il semble très probable qu'il choisira d'utiliser les THAAD... sauf si ses généraux lui expliquaient qu'en fait ils seraient dépassés, mais rien dans les informations en source ouverte ne permet de le penser.

Il est surprenant que Kim Jong Un lance un tel défi avec son programme de missiles là où il en est. Mais le vin est maintenant tiré, il faut le boire. Pour la Corée du Nord, comme pour les Etats-Unis.

 

Ce sera le tout premier test en vraie grandeur du résultat de plus de trente ans de R&D américaine en défense antibalistique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La réaction américaine est pratiquement obligée...

 

1 - L'interception d'un missile balistique est pensable lors de ses trois phases de vol :

·         Agir lors de la phase ascensionnelle pose beaucoup de problèmes intrinsèques - le temps de réaction, la possibilité même de rallier à temps l'endroit adéquat - il y a lieu de douter que les Etats-Unis en aient vraiment la capacité

·         Le seul système capable de tenter une interception à mi-course est le GBI, lequel est basé en Alaska et en Californie, ce qui ne convient évidemment pas au cas d'un missile visant Guam depuis la Corée du Nord

·         Mais quant à l'interception en phase terminale - lorsque le missile se rapproche de sa cible depuis l'espace - les Etats-Unis disposent de deux systèmes supposés en être capables : le SM-3 basé sur croiseur Aegis et surtout le THAAD.

Or la base militaire de Guam a déjà son propre système THAAD

"Its components include what the Army calls the "world's most-advanced mobile radar," three truck-mounted launchers for the ballistic missile interceptors, a cooling and fire control system, as well as a 1.3-megawatt power generator."

Trois lanceurs, cela représente un total de 24 missiles, ce qui est bien assez pour lancer 2 intercepteurs sur chacun des quatre Hwasong-12 nord-coréens, afin de maximiser la probabilité d'interception.

 

 

 

La guerre de Corée du Nord n’aura pas lieu…

Le ton est brutalement monté entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, mardi 8 août, après les représailles annoncées par Trump en cas de nouvelles menaces nucléaires à l’encontre de Washington. « La Corée du Nord ferait mieux de ne plus menacer les Etats-Unis », a déclaré Donal Trump depuis son club de golf du New Jersey, au moment où les services secrets américains semblent convaincus que Pyongyang a franchi une nouvelle étape dans son programme nucléaire. De nouvelles provocations « se heurteront au feu et à la fureur comme le monde n’en a encore jamais vus. »

Quelques heures plus tard, le régime de Kim Jong-un affirmait envisager des tirs de missiles près des installations militaires américaines situées sur l’île de Guam, dans le Pacifique.

Situé dans le Pacifique, ce morceau de terre où résident 160.000 personnes est le territoire américain le plus éloigné du continent. Sa relative proximité avec la péninsule coréenne en fait un point stratégique pour Washington comme pour Pyongyang.

Palmiers, sable blanc. Guam est une étendue de terre de 550 km² (soit l’équivalent de la superficie d’Ibiza) isolée dans l’océan Pacifique. En dépit de cette description de carte postale, elle est désormais la cible des menaces de Pyongyang, qui dit «[étudier] avec attention» la possibilité de «faire feu» autour de ce territoire avec une fusée balistique.

Conquête espagnole jusqu’en 1898, l’île de Guam est ensuite cédée aux États-Unis après la guerre hispano-américaine. Elle acquiert alors le statut de «territoire non incorporé organisé des Etats-Unis» (un territoire n’ayant pas le statut d’État), statut qu’elle conserve jusqu’à présent, et qui ne sera rompu que lors de la Seconde guerre mondiale, lors de sa conquête par l’Empire du Japon peu après Pearl Harbor. L’île est reconquise par les Américains pendant l’été 1944, et retrouve alors son statut d’avant-guerre.

Si les quelque 160.000 habitants de l’île sont bien des citoyens américains, ils ont des droits limités. Par exemple, ils ne peuvent pas participer aux élections. L’autre partie de la population vivant sur l’île est à 40% Chamorro, un peuple indigène des îles Mariannes. L’île accueille également une forte communauté philippine.

Si Guam attire beaucoup de touristes notamment japonais, grâce à ses paysages paradisiaques, sa principale ressource est l’armée américaine. En effet, elle abrite depuis juillet 1944, une des plus importantes bases militaires dont la base aérienne Andersen ainsi qu’une autre navale. Ces bases occupent environ 30% des terres. Selon ABC, il y aurait actuellement 6000 soldats américains postés à Guam où la base aérienne accueille notamment des bombardiers B52 ainsi que des avions de chasse.

Sa position est stratégique, au cœur des îles Mariannes, à seulement 3370 kilomètres de la péninsule coréenne. Cité par USA Today, en 2010, l’amiral Robert Williard avait déclaré, que Guam «est le territoire le plus à l’ouest de l’Amérique. Cela fait partie de notre nation. Guam est vital». L’archipel a d’ailleurs un passif dans l’histoire militaire américaine. C’est en effet d’une des îles voisines, Tinian, qu’ont été lancées les attaques contre Hiroshima et Nagasaki durant la seconde guerre mondiale.

Guam est dirigée par un gouverneur élu, Eddie Calvo et a un siège à la Chambre des représentants des États-Unis, occupé par Madeleine Bordallo. L’île est par ailleurs très dépendante des aides sociales américaines. Près de 45.000 habitants reçoivent une aide alimentaire et bénéficient du système de santé publique.

Pourtant certaines voix s’élèvent pour réclamer l’indépendance de cette colonie. Alors que l’île a fêté le 73e anniversaire de la fin de l’occupation japonaise en juillet, l’ancien sénateur Eddie Duenas a réclamé un référendum pour décider de l’avenir de Guam. Un vote également plébiscité par Eddie Calvo qui veut proposer trois solutions: l’indépendance, devenir un État américain ou rester dans une situation de «libre association» avec Washington. Mais le débat n’est pour l’instant que théorique. En effet, un tribunal fédéral américain s’est prononcé contre un référendum d’autodétermination.

Cette nouvelle salve de déclarations belliqueuses est-elle seulement une énième surenchère entre les deux pays ? Franceinfo s’est demandé si une guerre était possible.

« Le fond de la situation n’est pas nouveau : dès son élection, Donald Trump a répété que la Corée du Nord était une menace urgente et principale contre les Etats-Unis, explique Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique. En revanche, les mots choisis pour l’exprimer ont peu à peu changé et sont aujourd’hui beaucoup plus offensifs. Ils sont destinés à inquiéter et faire peur. » 

Pendant sa campagne, le candidat à la Maison Blanche se disait prêt à discuter avec le dirigeant nord-coréen – « lui parler ne me poserait aucun problème », confiait-il à Reuters en mai 2016 – mais les tests successifs de missiles balistiques menés par Pyongyang ont conduit Donald Trump à durcir sa communication.

Le 12 février 2017, lorsque la Corée du Nord effectue son premier tir depuis l’investiture du milliardaire, il voit son ennemi comme un « gros, très gros problème ». Au printemps, il estime qu’« un conflit majeur est possible » et qualifie Kim Jong-un de « fou avec des armes nucléaires » lors d’une conversation avec son homologue philippin Rodrigo Duterte. Avant de menacer Pyongyang, mardi, d’un déchaînement de « feu et de fureur » si le régime réitérait ses provocations.

« C’est un discours erratique, qui alterne entre offres de dialogue et menaces de guerre, analyse Antoine Bondaz, chercheur spécialiste de la Chine et de la Corée du Nord à Sciences Po. Il ne correspond pas à la rhétorique habituelle utilisée par un président américain et il se met au même niveau que Kim Jong-un. » Or, cette communication « n’a jamais dissuadé la Corée du Nord de réaliser un essai balistique (onze fois depuis le début de l’année), cela a même l’effet inverse : hausse des tensions au lieu de chercher à les réduire ».

Les propos de Donald Trump ont d’ailleurs vite été minimisés par ceux du secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, qui a précisé que le président américain avait envoyé un « message fort » mais qu’il n’y avait pas de « menace imminente »« Rien de ce que j’ai vu ni rien de ce que je sais n’indique que la situation ait évolué de façon dramatique au cours des dernières 24 heures », a-t-il ajouté.

 

Le renseignement militaire américain en est désormais convaincu : la Corée du Nord a réussi à miniaturiser l’arme atomique pour l’embarquer à bord d’un missile –y compris intercontinental – capable de menacer les Etats-UnisC’est une avancée significative pour la Corée du Nord, qui pourrait ainsi devenir une puissance nucléaire à part entière, souligne le quotidien américain.

Jusqu’ici, la communauté du renseignement pensait Pyongyang loin de maîtriser ce procédé, qui nécessite une technologie bien spécifique. Mais le pays a procédé cette année à deux lancements réussis de missiles intercontinentaux, dont de nombreux experts estiment qu’ils auraient pu atteindre les deux côtes des Etats-Unis, avec une portée d’environ 10 000 kilomètres.

Néanmoins, même si la Corée du Nord parvenait à fabriquer des ogives nucléaires capables d’être transportées par missile, encore faudrait-il que l’ensemble résiste à un vol de plusieurs milliers de kilomètres ainsi qu’à « une entrée dans l’atmosphère, décrit Valérie Niquet à franceinfo. Entre un missile parfaitement réussi et un missile qui tombe exactement là où on veut, il y a un pas », poursuit la spécialiste.

En cas de guerre contre les Etats-Unis, la Corée du Nord, par le jeu des alliances, serait acculée par ses pays voisins, Corée du Sud et Japon, alliés des Etats-Unis. « Elle ne pourrait certainement pas faire face seule aux capacités militaires de ces trois pays », note Valérie Niquet.

Pyongyang se sert désormais de son arsenal nucléaire pour asseoir l’autorité du régime. “On présente les agissements de Kim Jong-un comme uniquement destinés à l’extérieur, mais il faut bien comprendre que ça lui permet d’être légitime et de se présenter comme le père de la nation devant ses concitoyens, détaille Jean-Vincent Brisset, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques et spécialiste des questions de défense en Asie, à franceinfo.

La réussite des essais balistiques permettrait donc aussi à Pyongyang de mettre en avant l’étendue de ses capacités technologiques et militaires, et prouver que malgré les sanctions internationales et l’opposition américaine, le pays a pu se mettre au même niveau que les grandes puissances occidentales. Kim Jong-un n’a donc aucun intérêt à entrer dans une guerre qui pourrait affaiblir son régime et toute cette technologie qu’il a construite.

Si le risque d’un conflit armé ne peut jamais être totalement écarté, le scénario demeure peu probable en raison du coût humain, politique et économique qu’il représenterait pour les Etats-Unis. En 1994, lors de la première crise nucléaire avec la Corée du Nord, le Pentagone avait estimé que toute frappe militaire sur le pays conduirait à des représailles sur les intérêts américains en Corée du Sud et au Japon. Une guerre conduirait à des centaines de milliers de victimes potentielles, y compris étrangères. Rappelons que la mégalopole de Séoul, située à 50 kilomètres de la frontière, représente près de 25 millions d’habitants dont des centaines de milliers d’étrangers.

Il ne suffit donc pas de frapper le continent américain ou même l’île de Guam pour infliger des pertes considérables aux Etats-Unis : « Politiquement, c’est donc une option inacceptable pour les Américains. »  Une guerre risquerait également de compromettre les liens économiques que Washington entretient avec ses alliés dans la région.

« Sans être frappé sur son sol, les Etats-Unis devront faire faire face à des risques considérables, que la Maison Blanche risque peu de prendre », note Antoine Bondaz. Le président américain en est-il conscient ? « C’est certain, estime Valérie Niquet. L’administration américaine le met en garde, mais on ne peut pas vraiment prédire la suite des événements au vu des protagonistes. Cette situation peut se prolonger ou aboutir à de vraies tentatives de frappe, mais on est loin d’une intervention au sol. »

 

Bob Woodward

Source: http://www.decryptnewsonline.com/2017/08/la-guerre-de-coree-du-nord-n-aura-pas-lieu.html

 

Pyongyang «prêt à donner une leçon aux É.-U.»

 

Corée du Nord : Feu, Fureur et Frayeur

Les sonnettes d’alarme retentissent au moment où les spéculations vont bon train à propos des «possibles» ogives nucléaires miniaturisées de Pyongyang

Méfiez-vous des chiens de guerre. Les mêmes « personnes » des services de renseignement qui vous ont servi des bébés sortis des incubateurs par de «méchants» Irakiens et les armes de destruction massive inexistantes propagent maintenant l’idée selon laquelle la Corée du Nord a produit une ogive nucléaire miniaturisée capable de s’adapter à son ICBM qu’elle vient de tester.

C’est l’essentiel d’une analyse réalisée en juillet par la Defense Intelligence Agency (DIA). De plus, le renseignement américain pense que Pyongyang a maintenant accès jusqu’à 60 armes nucléaires. Sur le terrain, les renseignements américains sont pratiquement inexistants en Corée du Nord, de sorte que ces évaluations équivalent, au mieux, à des conjectures.

Mais lorsque nous rajoutons à ces conjectures le livre blanc annuel de 500 pages publié un peu plus tôt cette semaine par le ministère japonais de la Défense, les cloches d’alerte commencent à sonner.

Le livre blanc met l’accent sur les «progrès significatifs» de Pyongyang dans la course nucléaire et sa capacité « éventuelle » à développer des ogives nucléaires miniaturisées capables de s’adapter à ses missiles.

Cette capacité « éventuelle » est noyée dans une spéculation pure et simple. Comme l’indique le rapport, «Il est concevable que le programme d’armes nucléaires de la Corée du Nord soit déjà considérablement avancé et il est possible que la Corée du Nord ait déjà réussi la miniaturisation des bombes nucléaires en ogives et qu’elle ait acquis des ogives nucléaires».

Les grands médias occidentaux ne peuvent s’empêcher de répandre cette pure spéculation en une hystérique « Corée du Nord ayant des armes nucléaires miniaturisées » dans les gros titres des journaux et de la télévision. Parler des cœurs et des esprits confortablement engourdis dans la peur.

Le livre blanc japonais, opportunément, a également enfourché la condamnation de la Chine pour les agissements de Pékin dans les mers de Chine de l’Est et du Sud.

Regardons maintenant les agendas en cours. Le Parti de la guerre aux États-Unis, avec ses innombrables liens avec le complexe industriel-militaire-média, de manière évidente veut et a besoin d’une guerre pour que ses usines continuent à fonctionner. Tokyo, pour sa part, apprécierait beaucoup une attaque militaire préventive américaine – et tant pis pour les inévitables et immenses pertes sud-coréennes qui résulteraient de la réaction de Pyongyang.

Il est tout à fait instructif de constater que Tokyo, en fin de compte, considère la Chine comme une «menace» aussi grave que la Corée du Nord; Le ministre de la Défense, Itsunori Onodera, a déclaré: «Les missiles de la Corée du Nord représentent une menace de plus en plus grave. En plus de  cela, le comportement menaçant et continu de la Chine dans la mer de Chine orientale et la mer de Chine méridionale, est une préoccupation majeure pour le Japon. « La réponse de Pékin est arrivée illico.

Kim Jong-Un, diabolisé ad infinitum, n’est pas un imbécile, et ne va pas se livrer à un seppuku rituel en attaquant unilatéralement la Corée du Sud, le Japon ou le territoire américain. L’arsenal nucléaire de Pyongyang représente un moyen de dissuasion contre un changement de régime sur lequel Saddam Hussein et Kadhafi n‘ont pas pu compter. Il n’y a qu’une seule façon de faire face à la Corée du Nord, comme je l’ai déjà dit auparavant ; la diplomatie. Dites cela à Washington et à Tokyo.

Au même moment, il y a la Résolution 2371 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Elle cible les principales exportations de la Corée du Nord: le charbon, le fer et les fruits de mer. Le charbon représente 40% des exportations de Pyongyang et peut-être 10% du PIB.

Pourtant, ce nouveau paquet de sanctions ne touche pas les importations de pétrole et de produits pétroliers raffinés en provenance de la Chine. C’est l’une des raisons pour lesquelles Beijing a voté en faveur des sanctions.

La stratégie de Pékin est une tentative très asiatique de trouver une solution qui permet de sauver la face, et cela prend du temps. La résolution 2371 du CS de l’ONU achète du temps – et peut dissuader l’administration Trump, pour l’instant, de faire du heavy metal, avec des conséquences horribles.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a prudemment déclaré que les sanctions sont un signe d’opposition internationale aux programmes de missiles et d’armes nucléaires de la Corée du Nord. La dernière chose dont Pékin a besoin, c’est d’une guerre juste sur ses frontières, qui entrave également l’expansion des nouvelles routes de la soie, alias Belt and Road Initiative (BRI).

Pékin a toujours eu la possibilité de travailler pour rétablir la confiance entre Pyongyang et Washington. C’est d’une évidence encore plus grande que l’Himalaya. Il faut simplement se pencher sur le cadre de l’accord de 1994, signé pendant le premier mandat de Bill Clinton.

Le cadre était censé geler – et même démanteler – le programme nucléaire de Pyongyang et devait normaliser les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord. Un consortium dirigé par les États-Unis construirait deux réacteurs nucléaires à eau légère pour compenser la perte d’énergie nucléaire de Pyongyang; Les sanctions seraient levées; Les deux parties donneraient des « assurances formelles » contre l’utilisation d’armes nucléaires.

Rien ne s’est passé. Le cadre s’est effondré en 2002 – quand la Corée du Nord a été classée dans l’axe du mal par le régime de Cheney. Sans oublier que la guerre de Corée est toujours techniquement en vigueur; L’armistice de 1953 n’a jamais été remplacé par un véritable traité de paix.

Alors, quelle sera la suite ? Trois rappels.

1) Méfiez-vous d’un false flag conçu pour être mis sur le dos de Pyongyang; Ce serait le prétexte idéal pour la guerre.

2) Le discours actuel est étrangement semblable à celui des suspects habituels qui braillent depuis toujours que l’Iran n’était qu’à un battement de cil de la «fabrication d’une arme nucléaire».

3) La Corée du Nord détient des milliards de dollars américains en richesse minérale inexplorée. Observez le jeu d’ombre exécuté par les candidats qui veulent profiter de ce butin juteux.

Pepe Escobar

 Source : http://www.atimes.com/article/north-korea-fire-fury-fear/

Traduction : Avic – Réseau International

 

 

Corée du Nord: Washington menace les pays africains

Washington a menacé les pays africains récalcitrants à condamner la Corée du Nord ou à participer au blocus mondial imposé à ce pays d’Asie du Nord-est.

Lors d’un débat à sens unique organisé par le Département d’État et auquel ont été invités les représentants de pays africains accrédités aux USA, un officiel américain a utilisé un langage digne de l’époque des gangsters en s’adressant à une audience aussi médusée que tétanisée…

Sur un ton menaçant et moralisateur, le responsable US a asséné une longue série d’injonctions aux africains : »Nous vous surveillons…Nous vous poursuivrons…vous devez condamner la Corée du Nord maintenant et couper tout lien avec ce pays sous peine de terribles conséquences…Vous devez réduire vos liens diplomatiques [avec la Corée du Nord] et procéder à l’expulsion immédiate de leurs diplomates sinon… »

A croire que les gens du Département d’État ont non seulement jamais entendu parler de ce foutu concept de « souveraineté » mais qu’en sus, ils considèrent l’Afrique comme une vaste plantation de canne à sucre régie par des coups de fouet…

 

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/08/08/coree-du-nord-washington-menace-les-pays-africains/

10 aout 2017

 

 

Pyongyang «prêt à donner une leçon aux É.-U.»

Le plus haut diplomate nord-coréen affirme qu’il ne mettrait «sous aucune circonstance» les armes nucléaires ou les missiles balistiques du pays à la table de négociations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong Ho, a aussi dit que son pays n’avait aucunement l’intention d’utiliser des armes nucléaires pour attaquer un pays, à l’«exception des États-Unis». Il a indiqué qu’il en serait autrement uniquement si un pays collaborait à une action des États-Unis contre la Corée du Nord.

Ri Yong Ho devait tenir une conférence de presse à Manille, aux Philippines, où des diplomates asiatiques sont réunis pour une rencontre de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est. Finalement, un porte-parole du ministre a plutôt remis aux journalistes une transcription du discours que Ri Yong Ho a livré à la rencontre.

 

Le ministre nord-coréen déclare dans ce discours que la responsabilité de la crise dans la péninsule coréenne incombe uniquement à Washington. Il affirme que la Corée du Nord est «prête à donner aux États-Unis une sérieuse leçon avec sa force nucléaire stratégique».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Armés de nouvelles sanctions extraordinaires des Nations unies, des gouvernements tentent de s’assurer que les principaux partenaires commerciaux de la Corée du Nord les mettront en vigueur. Il a s’agit d’une pierre dans l’engrenage par le passé, qui a nui aux tentatives pour amener la Corée du Nord à abandonner ses armes nucléaires.

Le président américain Donald Trump demande une mise en vigueur entière et rapide des nouvelles sanctions. Mais le plus haut diplomate américain a aussi tracé une voie étroite pour le retour à des négociations avec la Corée du Nord.

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a affirmé que si la Corée du Nord cesse ses essais de missiles pour une «période prolongée», les États-Unis pourraient déterminer qu’un dialogue est possible avec Pyongyang. Mais il a ajouté qu’il faudrait davantage qu’une simple pause de 30 jours sans essai pour que les États-Unis soient prêts à négocier.

«Nous le croirons quand nous le verrons», a dit M. Tillerson.

Michel Duchaine

Photo: Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong Ho

Source: https://michelduchaine.com/2017/08/08/pyongyang-pret-a-donner-une-lecon-aux-e-u/

 

Corée du Nord : l’ouverture ambiguë au dialogue de Rex Tillerson

Souffler le chaud et le froid. Ainsi continue la stratégie très floue de l’administration Trump à l’égard de la Corée du Nord. Ce lundi 7 août, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a laissé la porte ouverte au dialogue avec Kim Jong-un « s’il arrête les tests de missiles », sans mentionner le programme nucléaire.

Les États-Unis sont-ils disposés à des concessions à Pyongyang ? « Le meilleur signe que la Corée du Nord peut nous envoyer pour nous prouver qu’elle est prête à négocier serait d’arrêter ses tests de missiles. » Voilà ce qu’a proposé le secrétaire d’État américain Rex Tillerson hier lundi à Manille lors du Forum de l’ASEAN. Pourtant, jusqu’à la semaine dernière, les exigences américaines portaient sur l’arrêt des tests de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) et sur l’arrêt des essais nucléaires. Cette dernière requête aurait-elle été abandonnée par Tillerson ? Est-ce le début d’un tournant diplomatique ? Rien ne le laissait présager ce week-end alors que des sanctions historiques ont adoptées à l’ONU sous l’impulsion américaine ce samedi 5 août. Selon un haut représentant américain cité par le South China Morning Post, la déclaration de Tillerson « n’est pas une erreur ». D’un côté, la Maison-Blanche pourrait laisser à la Chine le soin de rappeler l’opposition des grandes puissances mondiales à de nouveaux tests nucléaires. De l’autre, l’assouplissement des exigences de Washington serait destiné à rétablir plus facilement un dialogue avec le régime de Kim Jong-un. Les propos du chef de la diplomatie américaine restent pour le moins ambigus. Ils ne précisent pas si le dialogue envisagé reprendrait dans le cadre des pourparlers à 6 (avec les deux Corées, les États-Unis, la Chine, le Japon et la Russie), ou s’il serait bilatéral comme le réclame à cor et à cri La Corée du Nord.

Pyongyang n’a pas – encore – répondu à la déclaration de Tillerson. Mais ce mardi 8 août, le pays a menacé de prendre des mesures « physiques » pour se venger des sanctions adoptées à l’ONU. Pour les Nord-Coréens, le vote du conseil de sécurité est un « acte terroriste » mené par Washington contre Pyongyang, rapporte le Korea Herald. Pyongyang n’a dans tous les cas pas l’intention de mettre son programme balistique et nucléaire sur la table de négociation, affirme un éditorial du Philippine Star. La Corée du Nord possèderait 20 bombes nucléaires et un arsenal de missiles balistique pour les porter qui demeure, selon le quotidien philippin, essentiel au maintien du régime de Kim Jong-un. Même si les dernières sanctions risquent d’appauvrir encore davantage sa population, la Corée du Nord ne devrait pas céder. Selon Scott Snyder, spécialiste de la Corée, Pyongyang « a outrepassé les sanctions dans le passé et il ne paraît pas clair que les choses soient différentes cette fois-ci. »

C’est bien ce qui inquiète Pékin. Ce mardi 8 août, l’armée chinoise a mené un exercice militaire « de grande ampleur » dans la mer Jaune et le Golfe de Bohai, qui bordent la péninsule coréenne, selon le ministère de la Défense à Pékin, indique le Straits Times. L’exercice a consisté en des tirs de missiles aériens et le déploiement de dizaines de navires. Pour le quotidien singapourien, après que la Chine a soutenu les sanctions de l’ONU ce samedi, elle confirmerait par ces exercices être « dans le camp de la communauté internationale ». Mais à travers cette démonstration de force, elle envoie aussi un message aux Américains pour marquer son territoire. La Chine obéira d’abord à ses intérêts. Son soutien aux sanctions onusiennes procède d’un calcul coût-bénéfice, analyse le South China Morning Post. En effet, en votant pour la dernière résolution du Conseil de Sécurité, Pékin s’est assuré de minimiser les sanctions secondaires contre ses entités nationales associées au programme nucléaire et balistique nord-coréen. De plus, les sanctions ne prennent pas en compte l’aide humanitaire qui peut recouvrir certains échanges autrement proscrits.

Source: https://asialyst.com/fr/2017/08/08/coree-du-nord-ouverture-ambigue-dialogue-rex-tillerson/

08 aout 2017

 

 

Le conflit en Corée du Nord – « Le renoncement à des armes nucléaires se paie »

Le 4 juillet 2017 – anniversaire de l’indépendance des États-Unis – la Corée du Nord a testé pour la première fois un missile intercontinental, aussi appelé missile à longue portée. Celui-ci passe pour le plus important moyen de transport d’ogives nucléaires et il a une portée allant jusqu’à 6 700 kilomètres selon des experts : il pourrait atteindre l’Alaska et ainsi pour la première fois le territoire des Etats-Unis. Klagemauer.TV en a parlé dans l’émission en allemand « Test de missiles intercontinentaux de la Corée du Nord et motifs cachés des dirigeants nord-coréens » (www.kla.tv/10772)

D’après des estimations différentes la Corée du Nord dispose actuellement de 10 à 20 bombes nucléaires et elle continuerait à accroître ce nombre. Puisque les missiles nord-coréens arrivent actuellement jusqu’au territoire des Etats-Unis, on parle à Washington « de l’année décisive sur la péninsule coréenne ». Comme le député de l’Etat fédéral de la CSU Hartmut Koschyk a informé, l’administration de Trump aurait « fait examiner l’option militaire » comme réaction possible à ce nouveau test de la Corée du Nord. Mais actuellement elle ne voudrait pas recourir à cela. « C’est hors de question, parce que le dommage collatéral est évalué incontrôlable à Washington », dit Hartmut Koschyk. Par dommage collatéral il faut entendre un dommage collatéral involontaire ou accepté, par exemple auprès des pays limitrophes.

Une action conjointe d’un renforcement des sanctions, d’une participation de la Chine et de la pression militaire devraient pousser la Corée du Nord à renoncer à ses armes nucléaires. Dernièrement, le 8 juillet, deux avions porteurs de missiles à longue portée des Etats-Unis, conjointement avec les armées de l’air de Corée du sud et du Japon, se sont approchés jusqu’à la frontière militaire entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Pourtant, selon une information du portail internet german-foreign-policy.com du 12 juillet 2017, il n’est pas en vue que le gouvernement nord-coréen va faire des concessions. Mais la raison ne serait pas le caractère imprévisible de Kim Jong-un, l’homme de pouvoir de Corée du nord, mais « la politique occidentale de recours à la force des 20 dernières années ».

La Corée du Nord, qui était depuis 1985 un Etat signataire du Traité antinucléaire, avait dénoncé le traité avec effet immédiat le 10 janvier 2003. A ce moment-là l’attaque des Etats-Unis contre l’Irak se dessinait clairement. Le président de ce temps-là George Bush avait classé l’Irak – avec la Corée du Nord et l’Iran – dans un prétendu « axe du mal ». Lee Young-Hee, un professeur honoraire libre à la célèbre Université Hanyang de Seoul (en Corée du Sud) a commenté littéralement encore en 2003 : « Il a été prouvé avec la guerre d’Irak qu’il y a pas de moyen pour contrôler la loi américaine du plus fort et les décisions arbitraires des Etats-Unis. »

Depuis ce moment-là Pyongyang – le gouvernement de la Corée du Nord – jouerait sans concession la carte du développement des armes nucléaires, il effectuerait régulièrement des tests nucléaires (en 2006, 2009, 2013, 2016) et il ferait également avancer son programme de missiles.

Le think-tank du congrès des Etats-Unis pour les recherches politiques, le CRS, a concédé en janvier 2016 : L’attaque sur la Libye en 2011 a montré que les Etats qui renoncent à produire des armes nucléaires en échange de garanties de sécurité, pourraient quand même être victimes de guerres d’agressions à tout moment – en dépit de tous les accords.

Ainsi le quotidien berlinois « Der Tagesspiegel » a informé le 6 mars 2014 que l’homme de pouvoir libyen Mouammar al Kadhafi aurait renoncé à des armes de destruction massive en décembre 2003 après de longues négociations secrètes avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Son programme nucléaire était bien avancé à cette époque-là. En contrepartie on a annulé les sanctions, et les relations à l’Occident se sont normalisées. Tous justes huit ans après, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont intervenus dans la guerre civile libyenne du côté des rebelles anti-Kadhafi. « Auraient-ils aussi fait cela, si le dictateur avait eu des armes nucléaires ? », demande « Der Tagesspiegel » et il a tiré la conclusion : « Le renoncement à des armes nucléaires se paie »

La mise en action d’armes nucléaires n’est en aucun cas à justifier – et un monde sans armes nucléaires doit rester le but suprême – mais ne faudrait-il pas que les Etats-Unis, la puissance atomique numéro 1 avec 1 950 ogives explosives actives, fassent le premier pas ? Les Etats-Unis sont également de loin le numéro 1 en matière « d’imprévisibilité » : Depuis la Seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis ont directement participé à environ 60 guerres – la Corée du Nord n’a plus participé à aucune depuis la guerre de Corée (de 1950 à 1953). En outre les stratèges des Etats-Unis avec plus de 30 opérations reconnues se sont immiscés dans les destins d’autres pays, ils ont fait tomber des gouvernements, ils ont financièrement et militairement secondé des groupes d’opposition dans d’autres pays, etc. Vous trouverez des détails dans les émissions en allemand insérées : www.kla.tv/9136, www.kla.tv/10155, www.kla.tv/10352.

A qui en voudrait-on alors, si on se protège du numéro 1 en matière de puissance atomique et d’imprévisibilité, comme le fait par exemple la Corée du Nord ?

Liens : http://www.srf.ch/news/international/usa-lassen-an-demarkationslinie-die-muskeln-spielen
http://www.german-foreign-policy.com/de/fulltext/59636
https://de.wikipedia.org/wiki/Atommacht
https://de.wikipedia.org/wiki/Informationen_zur_deutschen_Au%C3%9Fenpolitik
https://de.wikipedia.org/wiki/Congressional_Research_Service
https://de.wikipedia.org/wiki/Brookings_Institution
http://www.tagesspiegel.de/politik/krim-atomwaffen-sicherheitsgarantien-der-verzicht-auf-atomwaffen-raecht-sich/9575786.html

 

Source: https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

04 août 2017

 

 

Bienvenue au club, Kim !

Selon les responsables américains, les ICBM de la Corée du Nord sont capables de frapper n’importe quelle partie des États-Unis. Ces Nord-Coréens sont incroyables, n’est-ce pas? Avec toutes les sanctions qui leur sont imposées de par le monde, ils ont réussi à faire des ICBM.

Je me souviens du père d’un ami d’enfance, un homme riche du centre de Travancore qui possédait de vastes domaines et des plantations de thé de haute qualité, qui avait été convoqué par le directeur du collège pour se plaindre qu’il y avait de sacrées perturbations dans sa classe. Le directeur lui montra un engin minuscule qui pouvait créer un raffut de tous les diables pendant les cours. Sur quoi, le propriétaire de la propriété légèrement ivre examina la chose minuscule qui faisait un bruit si énervant, et avec un regard vers son fils, dit au directeur: «Mon Père, je ne savais pas que mon fils était si intelligent».

Nous connaissons très peu la Corée du Nord. Hier, Fox News a rapporté que la Corée du Nord n’avait pas de pénurie d’électricité. Eureka ! Mais, mon point de vue est autre. Seuls les Américains semblent être dans tous leurs états.

Ce doit être un cas classique de schadenfreude [joie causée par le malheur des autres]. La majeure partie de notre vie, nous vivions dans la peur abjecte des Américains. Ils peuvent surgir brusquement avec leurs bombardiers et larguer sur nous des bombes napalm, des bombes Daisy Cutter, Pineapple, Walleye, Rockeye, ou on ne sait quoi encore. Rappelez-vous Flaming Dart et Rolling Thunder, les missions de tapis de bombardement du Vietnam du Nord entre 1965 et 1968 ? Le tonnage total des munitions larguées a été d’environ trois fois le total de la Seconde Guerre Mondiale.

Il y a une certaine justice naturelle, après tout, si grâce aux Nord-Coréens, les Américains réalisent ce que c’est que de vivre dans la vallée de la mort. Ce qui est étonnant, c’est que le monde ne s’en soucie peut-être pas plus que ça que les Nord-Coréens aient maintenant des ICBM et puissent larguer une bombe atomique ou deux sur la Californie ou à Seattle. En fait, il y a un total blackout virtuel dans la presse chinoise et russe. L’indifférence est étonnante – bien que compréhensible.

L’administration Trump est en colère contre la Chine. Les derniers tweets de Trump disent:

============

 @ realDonaldTrump

Je suis très déçu par la Chine. Nos dirigeants stupides du passé leur ont permis de faire des centaines de milliards de dollars par an dans le commerce, pourtant…

4:59 AM – 30 juil. 2017

============

 @ realDonaldTrump

… ils ne font rien pour nous pour la Corée du Nord, juste des paroles. Nous ne permettrons plus que cela continue. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème!

5h05 – 30 juillet 2017

============

Mais il y a un silence tombal à Pékin. Lorsque Trump a tweeté, le président Xi Jinping décollait pour la Mongolie intérieure pour inspecter les troupes du PLA. De même, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a dit que la Chine et la Russie étaient « les principaux partenaires économiques de la Corée du Nord en raison de leurs liens commerciaux. (Le commerce Chine-Corée du Nord a enregistré une augmentation de 37% l’année dernière.) Le ministère russe des Affaires étrangères a rejeté les accusations de Tillerson.

«Nous considérons comme injustifiées les tentatives des représentants des États-Unis … de rejeter la responsabilité de ce qui se passe en Corée du Nord sur la Russie et la Chine, accusant presque Moscou et Pékin d’encourager les ambitions balistiques nucléaires de (Pyongyang) », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères le 31 juillet. « Ce sont la Fédération de Russie et la République populaire de Chine qui ont élaboré une feuille de route commune qui exclut toute utilisation de la force ou une menace d’utilisation de la force et prévoit une solution globale à tous les problèmes de la péninsule coréenne, y compris le problème nucléaire, par des méthodes politiques et diplomatiques.  » Et la déclaration a exhorté toutes les parties à  » immédiatement  » reprendre le dialogue.

L’ambassadeur de Chine à l’ONU à New York, Liu Jieyi, a déclaré que Washington et Pyongyang étaient «les principaux responsables » de l’escalade des tensions, ainsi que celui de refroidir les tensions. « Quelle que soit la capacité de la Chine, les efforts de la Chine ne donneront pas de résultats pratiques car cela dépend des deux principales parties ». Liu a rappelé que Washington et Pyongyang ont ignoré les appels lancés par le Conseil de sécurité de l’ONU pour une désescalade des tensions et relancer les Négociations à six proposées par Pékin et Moscou. Liu a ajouté que la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité est également entravée par des sanctions unilatérales et des «conditions préalables au démarrage du dialogue» avec Pyongyang.

Il me semble que Moscou et Pékin ont pris une position coordonnée. Ils ont décidé de prendre le temps et de laisser les États-Unis assimiler la réalité irréversible qui veut que la Corée du Nord est une puissance nucléaire et que les tests de missiles et le programme nucléaire de Pyongyang ne peuvent pas être stoppés, car ils constituent un moyen de survie pour le leader nord-coréen Kim Jong Un.

Les États-Unis n’ont plus d’option militaire. La bonne nouvelle c’est que les personnes responsables ont commencé à le reconnaître. Le général Joseph Dunford, chef d’état-major des armées, a averti que le coût d’une frappe militaire pourrait être «une perte en vies humaines sans commune mesure avec ce que nous avons vu jusqu’à présent». Le général Michael Hayden, ancien directeur de l’Agence de sécurité nationale, premier adjoint du Directeur du renseignement national et Directeur de l’Agence Centrale de Renseignement, a admis à la CNN qu’il était temps que tout le monde accepte que la Corée du Nord soit une puissance nucléaire. (Regardez la vidéo ici .)

 Source : http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/08/01/come-in-kim-join-the-club/

Traduction : Avic – Réseau International

 

 

Le numéro 2 de la Corée du Nord à la cérémonie d’investiture de Rohani

Le président du présidium de l’Assemblée populaire suprême Kim Yong-nam ira à Téhéran en Iran pour participer à la cérémonie d’investiture du président iranien Hassan Rohani, qui aura lieu le 5 août prochain.

D’après l’annonce de l’Agence centrale de presse nord-coréenne (KCNA) ce vendredi matin, «Kim Yong-nam, président du présidium de l’Assemblée populaire suprême, juridiquement chef d’Etat du régime nord-coréen mais numéro 2 du pays ermite après le dirigeant Kim Jong-un, fera bientôt une visite en Iran pour participer à la cérémonie d’investiture du président sur invitation de la République islamique d’Iran.»

Bien que la KCNA n’ait pas précisé le programme de sa visite, Kim rencontra Rohani pour discuter des intérêts communs des deux pays dans un contexte où le Parlement américain a adopté des sanctions simultanément contre la Corée du Nord, l’Iran et la Russie.

Hassan Rohani a été élu en mai dernier dès le premier tour pour un deuxième mandat.

Source:http://parstoday.com/fr/news/iran-i42324-le_numéro_2_de_la_corée_du_nord_à_la_cérémonie_d’investiture_de_rohani

 

 

01 aout 2017

 

 

 

L’armée américaine déclare que « le temps est compté » avant la guerre avec la Corée du Nord

Des déclarations menaçantes au cours des dernières 48 heures par les principaux commandants militaires américains soulignent à quel point le monde est au bord d’une guerre dévastatrice sur la péninsule coréenne qui, pour la première fois depuis 1945, pourrait impliquer l’utilisation d’armes nucléaires.

Le prétexte de la propagande pour la guerre est l’affirmation de l’impérialisme américain et de ses alliés selon laquelle le régime nord-coréen isolé serait sur le point de développer un missile balistique intercontinental (ICBM) à tête nucléaire capable de détruire les grandes villes du continent américain.

Le général Mark Milley, le chef d’état-major de l’armée, a déclaré hier à une conférence au National Press Club à Washington : « La guerre dans la péninsule coréenne serait terrible, mais une arme nucléaire qui exploserait à Los Angeles serait terrible. »

En faisant référence aux préparatifs d’une attaque préventive des États-Unis, Milley a déclaré que « le temps est compté » pour une « solution non militaire » aux exigences des États-Unis que la Corée du Nord mette fin à ses programmes d’armes nucléaires et de missiles. Le gouvernement Trump, a-t-il déclaré, est « arrivé à un tournant où [le] choix devrait être tranché d’une manière ou d’une autre ».

Le général s’est réjoui du fait que les États-Unis « détruiraient complètement l’armée nord-coréenne ». Il y aurait « un coût élevé en termes de vie humaine, en termes d’infrastructure ».

Les déclarations de Milley suivent celles faites le week-end dernier par le général Joseph Dunford, président des chefs de l’état-major de l’armée. Il a déclaré à un forum de sécurité qu’une guerre avec la Corée du Nord n’était « pas inimaginable ». En essayant d’imaginer les conséquences, il a déclaré qu’une guerre entraînerait « une perte de vie contraire à celle que nous avons vécue dans notre vie ». Dunford a insisté sur le fait que les « négociations » auraient lieu seulement pour « quelques mois encore ».

Ignoré par les médias de l’establishment, qui ont rapporté en toute hâte de telles affirmations, il y a pourtant la question évidente de savoir pourquoi la Corée du Nord – un état économiquement arriéré avec un produit intérieur brut de seulement 25 milliards de dollars – risquerait d’être anéantie dans une guerre par la plus grande puissance militaire de la planète.

Le régime nord-coréen à Pyongyang dirigé par Kim Jong-un est sans aucun doute une dictature brutale et réactionnaire, mais il n’est pas irrationnel. Ses hauts responsables ont déclaré à maintes reprises que leur refus de mettre fin aux programmes d’armement est une réponse à ce qui est arrivé en Irak et en Libye après que les gouvernements de ces pays se sont soumis aux diktats américains.

L’Irak a été envahi en 2003 et ses principaux dirigeants, et des centaines de milliers de citoyens ont été massacrés. La Libye a été plongée dans une guerre civile instiguée par l’impérialisme en 2011, qui a servi à justifier un bombardement massif dirigé par les États-Unis qui a tué des milliers de civils. Son chef, Muammar Kadhafi, a été assassiné par une bande de lyncheurs islamistes.

Le peuple coréen connaît très bien le carnage que l’impérialisme américain peut et va infliger dans la poursuite de ses objectifs géostratégiques. Le jour où Milley a fait ses déclarations, le 27 juillet, était le 64 anniversaire de la fin de la guerre de Corée (1950-1953). L’estimation la plus prudente est que trois millions de personnes y furent tuées ou blessées, dont deux millions dans ce qui est maintenant la Corée du Nord.

Le bombardement aérien américain du Nord fut meurtrier. L’armée de l’Air des États-Unis a noté dans une évaluation : « Dix-huit des vingt-deux grandes villes de Corée du Nord avaient été au moins à moitié effacées ». Le général américain Curtis LeMay rappela plus tard : « Nous avons incinéré à peu près toutes les villes de Corée du Nord et de Corée du Sud. Nous avons éliminé plus d’un million de Coréens civils et en avons chassé plusieurs millions de plus de leurs foyers. » À la fin du conflit, les pilotes auraient largué leurs bombes en mer, car il ne leur restait plus de bâtiments à raser.

L’impérialisme américain n’a jamais accepté le résultat de la guerre de Corée, qui a laissé la Corée du Nord intacte comme tampon entre les forces militaires américaines en Corée du Sud et la Chine et la Russie qui bordent la péninsule. Après l’effondrement de l’Union soviétique en 1991, qui était le principal partenaire économique de la Corée du Nord, les gouvernements américains successifs ont poursuivi la politique à peine dissimulée de changement de régime à Pyongyang. L’objectif est d’intégrer le Nord dans la Corée du Sud et de modifier fondamentalement l’équilibre stratégique des forces en Asie du Nord-Est.

La rhétorique et les menaces de guerre contre le programme nucléaire de Corée du Nord se déroulent dans le contexte d’antagonismes croissants entre les États-Unis et la Chine. La Chine est considérée à Washington comme un rival inacceptable de la domination américaine en raison de son ascension au rang de deuxième économie mondiale et de son influence stratégique croissante. La plus grande peur dans les milieux dominants américains est que la logique de l’intégration économique mondiale aboutisse à un partenariat géopolitique qui se consoliderait à travers la vaste masse continentale eurasienne, impliquant le bloc européen dominé par l’Allemagne, la Russie et la Chine, et finalement attirant le Japon et d’autres alliés clés des américains en Asie.

La stratégie impérialiste des États-Unis, dans toutes les parties du monde, est motivée par la volonté de perturber ce processus et de l’empêcher de devenir une réalité. La menace de guerre avec la Corée du Nord est une perturbation d’une ampleur immense. La Chine et la Russie ont rejeté les tentatives menées par les États-Unis de soumettre la Corée du Nord à l’isolement économique complet et se sont opposés à toute action militaire sur la péninsule. Il y a des informations indiquant des déploiements militaires majeurs chinois sur sa frontière coréenne. Des rencontres entre des avions chinois ou russes avec des aéronefs américains ou japonais se produisent quotidiennement. Les alliés des Américains en Europe et en Asie, même s’ils cherchent des relations commerciales plus étroites avec la Chine, sont soumis à des pressions pour s’aligner sur Washington.

La situation est rendue encore plus volatile et dangereuse par la nature assiégée de la présidence de Trump. Le gouvernement s’engouffre dans les combats internes et la tourmente ayant trait aux enquêtes en cours selon les affirmations des agences de renseignement que Trump a remporté l’élection grâce à « l’ingérence » russe. Il n’est pas à exclure que le gouvernement Trump réagisse à sa propre crise en tentant de détourner les tensions vers l’extérieur en lançant une guerre majeure.

L’armée américaine pense que cela est tout à fait possible. D’où ce qui est présenté comme sa réaction à un tweet de Trump hier matin, qui se lisait comme suit : « Après avoir consulté mes généraux et les experts militaires, soyez informé que le gouvernement des États-Unis n’acceptera ni ne permettra ».

Pendant neuf minutes, avant que Trump n’ait envoyé la deuxième partie du message déclarant l’interdiction du service militaire aux personnes transgenres, le Pentagone aurait cru que le président allait annoncer le début des hostilités via Twitter. Si cela est vrai, il n’est pas difficile d’imaginer les appels téléphoniques passés aux commandants militaires américains en Corée du Sud, au Japon et dans le monde entier. On peut supposer que les armées nord-coréennes, chinoises et russes étaient également sur la corde raide.

Depuis presque une décennie, l’armée américaine a activement planifié et préparé une guerre avec la Chine, qui pourrait être déclenchée par une attaque contre la Corée du Nord et une escalade rapide. Interrogé hier en Australie pour savoir s’il lancerait des armes nucléaires contre la Chine si Trump l’ordonnait, l’amiral Scott Swift, le commandant de la septième flotte des États-Unis, a répondu franchement : « La réponse serait oui. »

James Cogan

Source: https://www.wsws.org/fr/articles/2017/jul2017/cnor-j29.shtml

 

Les missiles balistiques de la Corée du Nord: objectif Washington!

La Corée du Nord vient d’annoncer la réussite de l’essai d’un module de ré-entrée en atmosphère lancé par un missile balistique à portée intercontinentale.

Selon l’agence officielle KCNA, le vol du missile balistique a duré 47 minutes et 12 secondes, atteignant une altitude de 3724 kilomètres.

Si ces chiffres sont corrects et en admettant un charge utile dans les normes admises, ce missile qui a mis 47 minutes pour tracer une longue trajectoire en lob vertical en parcourant près de 1000 kilomètres peut avoir une portée maximale de 10 500 kilomètres et donc frapper le territoire US.

Il est à noter que la rotation de la terre augmente la portée des fusées et des missiles balistiques lancés vers l’Est.

Cela veut dire que la Corée du Nord avance bien plus vite que prévu dans le développement de ses vecteurs balistiques et qu’en l’état actuel des choses, un missile balistique KN-20 (Hwasong-14) de la seconde Artillerie stratégique de la petite République populaire de Corée est capable d’atteindre Los Angeles (Californie), Denver (Colorado) et Chicago (Illinois) et ne raterait Washington, la capitale fédérale, ou New York, que de 200 à 300 kilomètres!

En d’autres termes, on assiste à un moment historique rare: celui où acculés par des menaces de destruction totale et littéralement assiégés, isolés, marginalisés et financièrement étranglés depuis 1953, des sans-dents dont le budget annuel ne représente presque rien par rapport aux dépenses quotidiennes de leurs puissants et richissimes adversaires, ont fini par acquérir un moyen de dissuasion susceptible de livrer le feu nucléaire à l’intérieur du sanctuaire US, protégé durant les deux guerres mondiales des forces de l’Allemagne hitlérienne et du Japon militariste par les deux immenses étendues océaniques que sont l’Atlantique et le Pacifique.

C’est un véritable bouleversement stratégique.

A vrai dire, les Nord-Coréens n’ont jamais oublié les bombardements stratégiques US, la guerre biologique et les menaces atomiques du Général MacArthur lors de la guerre de Corée.  Ils ont aussi très peu apprécié les injures de George Bush junior ou ses moqueries sur le physique jugé chétif et la taille « naine » des dirigeants et des populations de la Corée du Nord alors qu’elles venaient de survivre à de terribles famines provoquées après la chute de l’Union Soviétique en exploitant à la fois le chaos russe du temps de Eltsine et la faiblesse de Pékin durant cette période où les USA se proclamèrent de 1991 jusqu’en 2011 comme l’ultime hyperpuissance.

Paradoxalement, ce sont ces « nains », utilisant encore de vieux biplans,  qui viennent non seulement d’acquérir la bombe mais également des vecteurs balistiques capables de la délivrer au coeur de l’hinterland US.

La Corée du Nord évoque donc non sans raison l’usage éventuel d’un »marteau nucléaire » en cas d’agression ou de tentative de changement de régime dont elle pourrait éventuellement faire l’objet.

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/07/29/les-missiles-balistiques-de-la-coree-du-nord-objectif-washington/

 

 

Comme prévu, la Corée du Nord lance un nouveau missile dans l’espace

Comme nous l’avons prédit dans notre billet précédant, la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile balistique dans l’espace. D’après la NHK japonaise, le missile Nord-Coréen aurait atteint une altitude de plus de 3000 kilomètres.

Ce tir était prévu pour le 27 juillet, jour commémorant l’armistice de la guerre de Corée (27 juillet 1953) mais a été retardé de quelques heures pour des raisons inconnues. Des sources chinoises anonymes affirment, sans étayer leurs propos,  que Pyongyang aurait eu des consultations préalables avec des officiels chinois avant le tir.

L’agence de presse Yonhap de la Corée du Sud s’est contentée de rapporter qu’un « missile non identifié » a été tiré à partir de la Corée du Nord.

Selon une source militaire russe, le missile tiré par Pyongyang depuis un site de lancement situé à Tongchang-dong serait un IRBM (Intermediate Range Ballistic Missile) ou missile balistique de portée intermédiaire et il aurait parcouru une distance de 732 kilomètres.

De toute évidence, ce tir constitue la réponse la plus directe de Kim Jong-un à la Chambre des Représentants US qui vient de voter, contre toute logique rationnelle, de nouvelles sanctions visant la Russie, l’Iran et la Corée du Nord.

Quelques heures avant cet énième essai balistique de la Corée du Nord, la République Islamique d’Iran a procédé au tir d’une fusée de type « Simorgh » (Phénix).

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/07/28/comme-prevu-la-coree-du-nord-lance-un-nouveau-missile-dans-lespace/

                                                                                                                                         

 

Pourquoi la Corée du Nord rejette les pourparlers avec la Corée du Sud

Il n’y a aucune raison pour le Nord de tenir des pourparlers avec le Sud puisque Pyongyang n’a aucun besoin de ce qu’offre Séoul en ce moment

L’information selon laquelle la Corée du Nord aurait demandé 6 millions de dollars US à Séoul pour financer un recensement pourrait être considérée comme un dégel de Pyongyang pour les discussions avec le Sud. Ce serait faux.

C’est le Sud qui cherche activement à parler avec le Nord, proposant de discuter avec les militaires de Pyongyang et de négocier au sujet des familles séparées par la guerre de Corée.

Le refus de Pyongyang de s’engager peut se comprendre si l’on considère ce que peuvent lui apporter ces discussions.

Un point de départ pourrait être le besoin d’une aide alimentaire en raison de la sécheresse actuelle. Mais, depuis l’arrivée de l’aide en provenance de la Russie, et des ONG ainsi que d’autres agences assurant une aide supplémentaire non liée à des conditions, aucune discussion sur ce sujet n’est nécessaire.

Ensuite, il y a le besoin de produits pétroliers, mais ce besoin est couvert par la Chine – Pékin n’est pas prête à laisser Pyongyang s’effondrer.

On pourrait faire valoir que les pourparlers pourraient entraîner un allégement des sanctions, mais il n’y a aucune probabilité que les sanctions se terminent bientôt et, de toute façon, elles ne semblent pas avoir beaucoup d’effet, selon des rapports récents qui montrent que l’économie du Nord en réalité a progressé l’année dernière.

Du point de vue de Pyongyang, la Corée du Nord est dans une position supportable avec très peu de besoins et ne voit donc aucune nécessité d’aller chercher quoi que ce soit à Séoul.

Obtenir de l’argent pour financer un recensement dans le Nord serait le jackpot. Comme le Sud cherche à obtenir ces informations pour la planification de l’unification, la position de Pyongyang est que Séoul devrait payer pour cela.

Examinons la situation

Considérons plutôt les raisons pour lesquelles Pyongyang ne s’engagera pas dans les discussions à ce stade.

En faisant durer le suspense, Séoul est forcé de continuer à faire des supplications. Ainsi, lorsque le Nord répondra enfin, il exigera de plus en plus de concessions en échange de tout ce que le Sud demandera – les rassemblements familiaux, la fin des incidents de la DMZ (zone démilitarisée) ou la coopération sur le commerce intercoréen.

Ce que le Nord ne proposera pas dans la discussion, ce sont ses armes nucléaires ou ses programmes ICBM de longue portée. Ceci, bien sûr, se déplace à Washington, car c’est le seul problème dont les États-Unis sont prêts à discuter.

L’histoire récente est en faveur du fait que Pyongyang croit dur comme fer que ses armes nucléaires et ses vecteurs sont sa seule garantie de sécurité. Cela pourrait suggérer que les positions resteront, mais cela aussi peut être discuté.

 

De nombreux experts occidentaux estiment que la Corée du Nord est proche d’atteindre – si ce n’est déjà fait – la miniaturisation de ses dispositifs nucléaires pour compléter ses ICBM qu’il a montrés récemment.

Portées estimées de missiles nord-coréens connus.

En outre, d’autres observateurs croient qu’il ne faudra pas longtemps avant que le Nord ait un missile capable d’atteindre l’ensemble du continent américain.

Pyongyang travaille également sur des armes thermonucléaires, qui ont plusieurs fois la capacité de destruction des engins de classe Hiroshima / Nagasaki que l’on pense qu’ils possèdent déjà.

La question de savoir si les missiles du Nord soient aussi précis que les ICBM américains n’est pas pertinente. Même s’ils ne sont pas lancés avec une précision de pointe sur les bases américaines continentales, ils pourraient quand même exploser au-dessus de Seattle ou Honolulu.

Les responsables hawaïens n’ont pas manqué de noter cet aspect ; ils remettent au goût du jour leurs anciens exercices de sécurité de la Guerre froide.

Il est trop tard pour inverser les réalisations déjà atteintes par Pyongyang et une fois que ses objectifs sur les vecteurs des armes  nucléaires seront atteints, la relation entre la Corée du Nord et ses ennemis sera modifiée.

Kim Jong Un contrôlera son monde, c’est-à-dire que c’est Pyongyang qui choisira le moment où il sera intéressé à s’asseoir pour des pourparlers.

Robert E. McCoy est un retraité de l’US Air Force spécialiste de la Corée du Nord qui a vécu en Asie pendant plus de quatorze ans.

 Source : http://www.atimes.com/article/north-korea-rejecting-talks-south-korea/

Traduction : Avic – Réseau International

 

 

23  juillet 2017

 

 

Des sanctions ? Quelles sanctions? L’économie de Corée du Nord atteint son rythme de développement le plus rapide en 17 ans

Le PIB nord-coréen a progressé de 3,9% en 2016, selon la banque centrale de la Corée du Sud

Par Christine Kim

L’économie de la Corée du Nord a progressé à son rythme le plus rapide en 17 ans en 2016, a annoncé vendredi la banque centrale de la Corée du Sud, malgré l’isolement du pays confronté à des sanctions internationales visant à arrêter la poursuite des armes nucléaires.

Le produit intérieur brut (PIB) en Corée du Nord l’année dernière a augmenté de 3,9% par rapport à l’année précédente lorsque l’économie s’est contractée en raison de la sécheresse et des prix bas des produits de base, a déclaré la Banque de Corée.

L’expansion, tirée par l’exploitation minière et l’énergie, a marqué la plus forte hausse depuis les 6,1% de 1999.

La Corée du Nord, dont la Chine est le plus grand partenaire commercial, a également augmenté ses exportations de 4,6%, la plus forte progression depuis les 11,8% de 2013.

Pourtant, le revenu national brut par habitant de l’état n’était que de 1,5 million de won (1 136 $) en 2016, soit, en comparaison, moins de 5% du chiffre de la Corée du Sud.

La Corée du Nord ne publie pas de données économiques. La Banque de Corée publie chaque année les données du PIB de la Corée du Nord depuis 1991, se basant sur les informations fournies par les organismes gouvernementaux, dont le ministère de l’Unification de la Corée du Sud et le Service national de renseignement. L’estimation est largement utilisée par les organisations internationales et les chercheurs.

La Corée du Nord subit des sanctions de l’ONU depuis 2006 à cause de ses programmes de missiles balistiques et nucléaires, et le Conseil de sécurité a mis en place des mesures en réponse à cinq essais nucléaires et à deux lancements de missiles de longue portée.

Les missiles augmentent la production

La croissance économique robuste peut s’expliquer en partie par le programme nord-coréen de développement nucléaire et de missiles, car la fabrication des composants est inclue dans le calcul de la croissance du PIB, selon Shin Seung-cheol, un responsable du BOK.

Shin ajoute que la Corée du Nord avait augmenté la production d’électricité en 2016, mais n’a pas pu confirmer si cela était lié à la fabrication de missiles.

En février, la Chine a interdit toutes les importations de charbon venant de son voisin, coupant ses exportations les plus importantes. La Chine restreint également le flux pétrole dans le Nord.

Les États-Unis envisagent de nouvelles sanctions contre les entreprises chinoises et les banques qui font des affaires avec Pyongyang, pour amener la Chine et la Russie à soutenir une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU imposant des sanctions plus sévères contre la Corée du Nord suite à son dernier test de missiles.

En 2016, la Chine représentait 92,5% de l’ensemble du commerce nord-coréen, selon les données de l’Agence coréenne de promotion du commerce et de l’investissement (KOTRA) vendredi.

L’économie du Nord cette année sera «nettement» touchée par la décision de la Chine d’interdire toutes les importations de charbon, affirme Kim Suk-jin, chercheur de l’Institut de l’Unification nationale de la Corée (KINU).

« La Corée du Nord peut contourner certaines sanctions, mais le charbon est essentiel pour leur économie et c’est quelque chose qu’il est difficile de passer en contrebande. Le charbon peut facilement être repéré quand il se déplace « , a déclaré Kim.

Le responsable de la Banque de Corée a refusé de commenter la manière dont l’interdiction du charbon par la Chine et le renforcement des sanctions internationales depuis l’année dernière affecterait l’économie nord-coréenne en 2017.

L’agence alimentaire des Nations Unies a déclaré jeudi que la Corée du Nord est confrontée à de graves pénuries alimentaires en raison de la pire sécheresse depuis 2001.

Kim a déclaré qu’il était trop tôt pour dire si les récoltes de la Corée du Nord en souffriront, car il y a eu beaucoup de pluie ces dernières semaines dans la péninsule coréenne.

Nord vs Sud

Le PIB en Corée du Nord en 2016 en termes réels s’est élevé à 32,0 trillions (28,50 milliards de dollars), selon les données de la Banque de Corée – une petite fraction des 1 508,3 trillons de wons de la Corée du Sud (1,34 trillion de dollars).

L’exploitation minière et la production manufacturière constituent la plus grande partie de l’industrie de la Corée du Nord, comptant pour 33,2% l’année dernière.

Les exportations totales de la Corée du Nord, en dehors des échanges avec la Corée du Sud, ont augmenté de 4,6% l’an dernier pour s’établir à 2,82 milliards de dollars grâce aux expéditions de produits de la pêche, qui ont grimpé de 74,0%, déclare la banque centrale du Sud.

Les importations en Corée du Nord ont augmenté de 4,8% pour s’établir à 3,73 milliards de dollars, dominées par les produits végétaux et le  textile.

Bien que les échanges entre les deux Corées aient chuté de 87,7% l’année dernière en raison de la fermeture d’une zone industrielle commune que le Nord partageait avec le Sud juste au nord de la frontière, les chiffres d’affaires du Nord n’ont guère été affectés, comme le montrent les données.

La zone industrielle de Kaesong avait été fermée en 2016 après que le Nord ait testé un missile de longue portée en février défiant les sanctions de l’ONU.

 Source : http://www.atimes.com/article/sanctions-north-korea-economy-grows-fastest-pace-17-years/

Traduction : Avic – Réseau International

 

 

21  juillet 2017

 

La matrice coréenne

Par Pepe Escobar

La Corée du Sud veut discuter avec la Corée du Nord.

Le ministère de la Défense à Séoul a proposé de mener des discussions au village frontalier de Panmunjom, tandis que la Croix-Rouge propose des pourparlers séparés pour discuter de réunions de famille.

Le président sud-coréen, Moon Jae-in, a pris sa décision – après son investiture le 10 mai et le test ICBM de Pyongyang le 3 juillet.

Pyongyang a peut-être aussi envie de discuter – comme il l’avait déjà indiqué. Mais il pourrait y avoir des conditions préalables, comme la suspension de ces exercices militaires annuels provocateurs entre Américains et Sud-Coréens. Les États-Unis diront non. Encore une fois, Tout repose sur Washington.

On ne sait pas si les services secrets américains disposent de preuves à 100% que Pyongyang, en plus de posséder des ICBM, est sur la voie d’une nouvelle rupture technologique, comme la fabrication d’un système de guidage et d’une arme nucléaire miniaturisée et fonctionnelle capable de survivre à la fois au lancement du missile et à la réentrée dans l’atmosphère.

Maintenant, quelques faits bruts et durs. Kim Jong-un sait très bien que les armes nucléaires sont absolument essentielles pour la survie de la dynastie Kim. Pékin, non seulement le sait, mais aussi calcule que Pyongyang ne le considère pas comme un allié de confiance. Pendant la guerre de Corée – dont la mémoire est omniprésente dans tout le Nord – la préoccupation majeure de Mao était de protéger les frontières de la Chine et non la sécurité de son voisin.

Cependant, ce n’est un secret pour personne qu’une Corée du Nord nucléaire peut représenter une dissuasion perpétuelle contre les États-Unis, bien plus qu’une menace, mais pas contre la Chine. Donc, cela replace le cas, encore une fois, dans le cadre d’un drame Washington-Pyongyang.

La marge de manœuvre de Beijing contre Pyongyang est plutôt limitée: ce que le président Trump ainsi que l’État profond américain ne comprennent toujours pas. Et la Corée du Nord n’est pas une priorité pour la sécurité nationale chinoise – à moins que le régime ne s’effondre et qu’il y ait un afflux incontrôlable de réfugiés.

La seule chose qui importe pour les dirigeants chinois est – quoi d’autre – le commerce. Et pour ce qui concerne le commerce entre la Chine et la Corée du Sud, les affaires sont en plein essor.

Les spéculations enfiévrées des États-Unis à propos d’une «frappe» contre Pyongyang sont vaines. Toute personne ayant une connaissance minimale de la péninsule coréenne sait que la réponse serait que Pyongyang rayerait pratiquement Séoul de la carte. Sans oublier que les informations américaines ne sont pas claires sur les endroits où se trouvent tous les sites de développement nucléaire et de missiles dispersés en Corée du Nord.

Une «attaque» américaine ayant un minimum d’efficacité nécessiterait beaucoup de forces spéciales américaines infiltrées, comme des troupes au sol, sans garantie de succès. En un mot, pour être réaliste, Washington est incapable d’éliminer les programmes nucléaires et les missiles de la Corée du Nord.

Et voici le chemin de fer Trans coréen

Alors que faire? La seule stratégie logique serait d’admettre – tout comme avec l’Inde et le Pakistan à la fin des années 1990 – que la Corée du Nord est de facto une puissance nucléaire.

La stratégie de Pyongyang, après tout, est en fait une petite merveille; Vous imprimez le sentiment que vous êtes un acteur totalement imprévisible, et vous fichez une peur bleue à tout le monde tout en empêchant toute tentative de déstabilisation. Tant que prévaudra la douce illusion selon laquelle une frappe chirurgicale américaine pourrait paralyser la structure politique/militaire/de commandement/de communication de la Corée du Nord, les renseignements américains seront à côté de la plaque quand il s’agira de prédire les actions de Pyongyang.

Une source de renseignements occidentale familière avec les enjeux élevés dans la péninsule coréenne enfonce le clou ; « Le point qui n’a même pas été abordé est que la Corée du Sud se trouve déjà dans la portée des bombes nucléaires nord-coréennes, même si les États-Unis ne sont pas et ne peuvent pas être liquidés par la Corée du Nord. Nous devons examiner la nature de l’alliance de défense avec la Corée du Sud. Cela signifie-t-il que nous pouvons attaquer et attaquerons la Corée du Nord pour nous protéger, alors que nous ne pouvons pas protéger la Corée du Sud, déclenchant sa destruction pour notre défense ?

Le fait est que si la Corée du Sud est pratiquement détruite par la réponse de Pyongyang aux frappes américaines, « alors nos alliés à travers le monde auront le sentiment qu’ils seraient sacrifiés en tant qu’alliés s’ils se retrouvaient interposés. Je dirais que ce serait la fin de l’ensemble de la structure de l’alliance américaine, qui est en fait déjà imaginaire « .

La source informée est convaincue que « les Sud-Coréens ont forcé les États-Unis à accepter de s’abstenir de toute frappe contre la Corée du Nord, parce que soutenir une telle frappe serait un suicide national pour la Corée du Sud. Les États-Unis ne feront rien ».

Tout cela se passe alors que tout ce que Séoul veut vraiment, c’est de faire du business – dans une variante coréenne des nouvelles routes de soie chinoises, renommée Belt and Road Initiative (BRI). Séoul veut construire un chemin de fer Trans-coréen et même aller au-delà, pour le relier au Transsibérien et, bien sûr, le pont terrestre eurasien chinois. C’est ce qu’on appelle le concept Iron Silk Road, dont la Corée du Sud a rêvé depuis un sommet Asie-Europe (ASEM) en 2004.

« Surmonter la division des terres entre l’Asie et l’Europe », relié au vaste réseau Trans-Eurasie, cela signifie que la cinquième économie d’exportation au monde fera encore plus d’affaires. Handicapé par l’isolement de la Corée du Nord, la Corée du Sud est de facto coupée physiquement de l’Eurasie. La réponse à tous ces problèmes ? Le chemin de fer Trans-coréen. Si seulement le Président Moon pouvait attirer Kim Jong-un dans le rêve de la connectivité – et lui faire oublier ses jouets nucléaires.

 Source : https://sputniknews.com/columnists/201707171055616214-korean-matrix-pepe-escobar/

 

Traduction :  Avic – Réseau International

13  juillet 2017

 

Il est temps de penser et d’agir différemment avec la Corée du Nord

Le dernier test nord-coréen d’un missile avec une portée capable de menacer les villes américaines a laissé l’administration Trump quelque part entre des vœux pieux et une position difficile. Ce n’est pas ce qui apportera une résolution réaliste au casse-tête.

Le président Donald Trump, le secrétaire d’État Rex Tillerson, le secrétaire à la Défense James Mattis et l’ambassadrice à l’ONU, Nikki Haley, ont chanté à l’unisson le même mantra basique: le problème serait résolu si la Chine appliquait plus de pression sur la Corée du Nord.

Malheureusement, cette douce illusion naïve repose sur plusieurs postulats faux.

Tout d’abord, rien ne prouve que la Chine puisse dire à la Corée du Nord ce qu’il faut faire avec un véritable espoir de réussite. Les deux pays ne sont pas copains et ce n’est pas le grand amour entre le président chinois Xi Jinping et le chef nord-coréen Kim Jong-un. Ils ne se sont pas rencontrés depuis que les deux leaders sont arrivés au pouvoir en 2012 et ils communiquent via des messagers.

La Chine a soutenu une résolution de l’ONU condamnant fermement la Corée du Nord. Le régime de Kim ne tient plus compte de la Chine, pas plus qu’elle ne le fait des protestations de la Corée du Sud, du Japon ou des États-Unis.

Tout comme la Chine ne peut pas empêcher la Corée du Nord de développer des armes nucléaires et des techniques de missiles intercontinentaux, la Corée du Nord ne développe pas ces technologies pour l’amour de la Chine. La Corée du Nord estime qu’elle a besoin de capacités de frappe nucléaire pour être prise au sérieux par les États-Unis.

Jusqu’à ce jour, les sanctions contre la Corée du Nord n’ont pas fonctionné. La réponse américaine a été de demander au Conseil de sécurité de l’ONU d’imposer davantage de sanctions. En particulier, Trump n’a pas l’impression que la Chine serre suffisamment les vis.

L’arrêt de l’économie nord-coréenne pourrait amener Kim à tenir compte du point de vue américain, mais clairement, cette situation est inacceptable du point de vue de la Chine. L’effondrement économique entraînerait une crise humanitaire massive et la Chine aurait à faire face aux réfugiés puisqu’ils prendront la seule option viable en migrant vers le nord vers la Chine.

Il y a un revers dans cette approche. Même si les sanctions mettent à genoux la Corée du Nord, cela ne signifie pas que le régime de Kim deviendra plus conciliant. Kim peut décider qu’il n’a rien à perdre et simplement lancer une attaque contre le sud.

L’autre approche difficile est de lancer un bombardement militaire style « choc et stupeur » de Rumsfeld contre la Corée du Nord avant que le Nord ne puisse attaquer.

Il n’y a pratiquement aucune chance, cependant, que les tapis de bombes puissent vaporiser l’artillerie et les missiles dont dispose la Corée du Sud. Les dommages consécutifs à Séoul et à d’autres parties de la Corée du Sud des représailles seraient importants, sans parler du danger pour les 30 000 soldats américains stationnés dans le sud.

Il n’y a pas non plus d’assurance que les frappes de précision pourraient réussir à emporter Kim et son cercle intérieur, ni éliminer tous les centres d’armes nucléaires et de développement du pays. Les risques d’échec sont tout simplement trop grands pour être assumés.

Il existe une approche plus judicieuse qu’un nombre de plus en plus important de commentateurs et d’observateurs de la politique étrangère suggèrent et que l’Administration Trump devrait envisager: proposer le dialogue sans conditions préalables.

La Corée du Nord craint les États-Unis et sait que Pékin ne peut pas s’engager au nom de Washington. Pyongyang veut traiter directement avec Washington et ne voit pas la Chine comme un intermédiaire crédible. Pourquoi ne pas commencer un dialogue direct ?

L’administration Clinton avait presque conclu un accord avec Pyongyang à la toute fin du mandat de Clinton. George W. Bush a choisi d’ignorer la Corée du Nord, puis a imposé des conditions préalables avant de vouloir reprendre les négociations.

Pyongyang a vu la Maison Blanche de Bush traiter de mauvaise foi et que la seule façon d’obtenir un respect américain était de compléter le développement d’une bombe nucléaire. La Corée du Nord a fait exploser sa première bombe nucléaire en octobre 2006, lors du deuxième mandat de Bush.

L’administration Obama, malheureusement, a suivi la ligne de Bush: aucune négociation sans conditions préalables. Pour pousser la Corée du Nord à un accord, Washington a brandi des menaces de sanctions et a sollicité Pékin pour obtenir de l’aide.

Au cours des 16 années écoulées depuis la fin de l’administration Clinton, Washington et Pyongyang n’ont fait aucun progrès pour parvenir à une compréhension commune. Chacun a accusé l’autre d’agir de mauvaise foi. Les États-Unis ont menacé de plus de sanctions; la Corée du Nord a continué à tester les armes avec des explosions plus puissantes et des missiles à plus longue portée.

Ce cycle sans fin ne va nulle part et la menace d’une attaque américaine de type « choc et stupeur » inquiète clairement Pyongyang. Pourquoi Washington ne peut-il pas s’assouplir un peu et montrer une volonté de parler sans conditions préalables? Qu’a-t-il à y perdre?

Le monde nous respectera-t-il moins comme une hégémonie redoutable parce que nous sommes prêts à ravaler notre fierté, ou nous applaudira-t-il pour avoir fait le premier pas vers la paix? Donald Trump a l’occasion de faire un important triomphe en matière de politique étrangère qui a échappé à ses deux prédécesseurs.

 Par George Koo

Source: http://www.atimes.com/time-think-act-differently-north-korea/

 

Traduction :  Avic – Réseau International

06  juillet 2017

 

Pyongyang lance un autre missile balistique… un 04 juillet!

La Corée du Nord a choisi le 04 juillet, le jour de la fête nationale des États-Unis, pour procéder à un nouvel essai balistique en Mer du Japon. Il s’agirait d’un nouveau type de missile non identifié.

Décidément,  Pyongyang a tenu sa promesse de procéder aussi régulièrement que possible à des essais de vecteurs balistiques ainsi que des missiles de croisière, bravant ouvertement le régime interminable de sanctions internationales, la guerre économique et financière imposée à son encontre par Washington ainsi que ses habituelles menaces de guerre nucléaire.

Peu de temps avant ce nouvel essai balistique, Pyongyang a demandé l’extradition de l’ex-présidente de la Corée du Sud, destituée et emprisonnée pour des affaires de méga-corruption dans son pays mais qui est impliquée dans un énième complot visant à décapiter le régime Nord-Coréen pour venger son père, un dictateur corrompu ayant été visé vers la fin des années 70  par une opération de neutralisation menée par des Commandos du Nord à Séoul et en Birmanie.

Cet essai intervient également après l’échec d’un lanceur spatial chinois de dernière génération (Longue Marche 5) et le durcissement des déclarations chinoises suite à une série de provocations US en Mer de Chine orientale et la vente d’armes US à Taïwan, que Pékin considère comme une simple province chinoise.

Photo: A Tokyo, un écran diffuse un reportage sur le nouveau tir de missile nord-coréen. Photo Kazuhiro Nogi. AFP

Source:https://strategika51.wordpress.com/2017/07/04/pyongyang-lance-un-autre-missile-balistique-un-04-juillet/

 

 

Menace de guerre contre la Corée du Nord

Après son entretien avec le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, le 30 juin, Donald Trump a encore durci le ton contre la Corée du Nord. « La patience stratégique avec le régime nord-coréen est terminée. Ensemble, nous faisons face à la menace du régime dangereux et brutal de Corée du Nord. Les programmes nucléaire et balistique de ce régime exigent une réponse déterminée », a déclaré le président américain. Pour la première fois, Washington a également annoncé des sanctions contre une banque chinoise accusée de coopérer avec Pyongyang.

Si la fonction des médias dominants est de substituer l'imaginaire à la réalité, la représentation occidentale de la Corée du Nord n'échappe pas à la règle. Vu de l'Ouest, il est vrai que Pyongyang fait figure d'accusé idéal. Cette « monarchie rouge », ce « régime ubuesque », ce « goulag asiatique » réunit les stigmates de tout ce que l'homo occidentalis est censé détester. Désigné par les grands prêtres du droit-de-l'hommisme comme l'incarnation du Mal, cet Etat honni ferait peser, selon le secrétaire d'Etat US Rex Tillerson, « la pire des menaces sur la paix mondiale ».

Mais de quelle menace s'agit-il ? Depuis son entrée fracassante dans le club des puissances nucléaires, en octobre 2006, la Corée du Nord est mise au ban des nations. Contre ce petit pays, la « communauté internationale » phagocytée par Washington a mobilisé les grands moyens. Résolutions onusiennes, sanctions économiques et manœuvres militaires se succèdent, sans relâche, pour isoler le régime fautif. Rangée par les USA dans la catégorie des « Etats voyous », la République populaire démocratique de Corée est dans la ligne de mire.

La propagande occidentale dépeint Kim Jong-un comme un tyran sanguinaire faisant joujou avec la bombe, mais cette caricature peine à masquer la réalité des rapports de force. Inutile d'être un grand expert, en effet, pour comprendre que la stratégie nucléaire nord-coréenne est purement défensive. Dissuasion du faible au fort, sa finalité est d'exposer l'agresseur à des représailles, et non de prendre l'initiative des hostilités. Les Nord-Coréens veulent échapper au sort de l'Irak et de la Libye, pulvérisés par les USA et leurs supplétifs pour avoir le bonheur de goûter les bienfaits de la démocratie importée manu militari.

Le bellicisme prêté à Pyongyang, en réalité, relève d'une inversion accusatoire dont le soi-disant « monde libre » est coutumier. Prompts à donner des leçons de morale, les USA sont les seuls à avoir utilisé l'arme nucléaire. A Hiroshima et Nagasaki, en août 1945, ils l'ont fait sans hésitation et n'en éprouvent aucun remords. Non seulement ce massacre de masse (plus de 220 000 morts) fut d'une barbarie sans nom, mais il n'avait aucune justification militaire. Le Japon était prêt à capituler, et le recours à l'arme atomique visait à intimider l'URSS, dont les troupes écrasaient l'armée japonaise en Mandchourie.

Pour la « nation exceptionnelle » à la « destinée manifeste », carboniser des centaines de milliers de femmes, d'enfants et de vieillards ne pose aucun problème sur le plan moral. Pour fêter l'anniversaire de la double explosion, les généraux US aimaient déguster en famille une pâtisserie en forme de champignon atomique. Cinq ans plus tard, les mêmes galonnés à la bonne conscience indécrottable déchaînèrent les feux de l'enfer contre les Coréens. Ces derniers échappèrent de peu à l'apocalypse nucléaire rêvée par MacArthur, mais ils subirent les effets dévastateurs d'une arme nouvelle : le napalm. Pendant la guerre de Corée, l'US Air Force fit un usage massif de cet explosif incendiaire, et la plupart des grandes villes du Nord ont été détruites.

Imagine-t-on une guerre qui anéantirait 60 millions d'Américains en les carbonisant avec des bombes incendiaires ? C'est ce que la Corée du Nord a subi entre 1950 et 1953. Déversant davantage de bombes sur la péninsule que sur le Japon entre 1942 et 1945, les généraux du Pentagone ont massacré sans état d'âme 3 millions de personnes, soit 20% de la population de ce petit pays. On se doute bien que de telles broutilles n'entacheront jamais le prestige inégalé dont jouit l'Oncle Sam dans les contrées occidentales. Mais à la lumière de cette histoire on comprend mieux, en revanche, la hargne anti-impérialiste des Nord-Coréens.

Il n'y a pas que le passé, au demeurant, qui incite à relativiser la passion de Washington pour la paix dans le monde et l’amitié entre les peuples. Lorsque les USA jouent la vertu outragée et brandissent l'épouvantail nord-coréen, on finirait presque par oublier qu'ils détiennent 4 018 têtes nucléaires, alors que la République populaire démocratique de Corée en possède une dizaine. Les cinq essais nucléaires nord-coréens ont provoqué des torrents d'indignation en Occident, mais les USA en ont réalisé plus d'un millier. Enfin, ce n'est pas la Corée du Nord qui a pris l'initiative de nucléariser la péninsule, mais les USA en 1958.

Lorsqu'on demande ce que viennent faire des porte-avions US dans la région, la propagande répond que la Corée du Nord est un Etat-voyou qui a violé le traité de non-prolifération nucléaire. Mais un Etat souverain est libre de dénoncer un traité international, et Pyongyang a la mérite d'avoir annoncé la couleur en se retirant du TNP. De ce point de vue, sa situation est beaucoup moins scandaleuse que celle d'Israël. Car cet Etat non-signataire du TNP détient 300 têtes nucléaires avec la bénédiction des puissances occidentales, alors qu'il bombarde ses voisins et colonise des territoires qui ne lui appartiennent pas.

Les dirigeants nord-coréens ont beau user d'une rhétorique grandiloquente, ils ont les pieds sur terre. La puissance militaire de cet Etat de 25 millions d'habitants représente 2% de celle des USA, et sa seule ambition est de prévenir une agression extérieure dont la perspective n'a rien d'irréel. Réduits à l'impuissance au Moyen-Orient, les docteurs Folamour du Pentagone rêvent d'en découdre avec ce pays récalcitrant. Ils ont installé un bouclier anti-missile en Corée du Sud, dépêché dans la région un puissant groupe aéro-naval, et largué dans la montagne afghane la méga-bombe anti-bunker « MOAB » en guise d'avertissement.

Malgré les réticences du nouveau président sud-coréen, qui s'est déclaré prêt à « renvoyer » le bouclier anti-missiles, les « neocons » de Washington envisagent ouvertement une opération militaire contre les installations nucléaires nord-coréennes. Car l'affrontement avec la Corée du Nord présenterait deux avantages. Il constituerait un puissant dérivatif à l'échec de l'impérialisme au Moyen-Orient, où il se heurte à l'axe Moscou-Téhéran-Damas-Bagdad. Et il fournirait un banc d'essai pour le bombardement des installations souterraines du complexe nucléaire nord-coréen avec la bombe « MOAB ». En cas de succès, une telle prouesse technologique priverait la Corée du Nord de son outil de dissuasion et administrerait une leçon de choses à l’Iran, cible préférée de l’administration Trump.

 

Pari hasardeux, bien sûr. Dans l'immédiat, cette agressivité a pour seul effet de conforter Pyongyang dans sa détermination. Farouchement attachée à sa souveraineté, fidèle à l'idéologie du « juché » (autonomie) héritée de Kim-Il-Sung, la Corée du Nord n'aime pas qu'on lui marche sur les pieds. Contrairement aux USA dont la doctrine prévoit la possibilité d'une attaque préventive, son programme nucléaire indique clairement à ceux qui voudraient l'attaquer qu'ils s'exposent à de sévères représailles. Décidée à résister à toutes les pressions, adossées au géant chinois, la République populaire démocratique de Corée est un « domino » que Washington n'est pas près de faire tomber.

05  juillet 2017

 

La Chine fournira-t-elle un sanctuaire aux sous-marins nord-coréens ?

La Corée du Nord possède l’une des plus grandes flottes de sous-marins du monde

Par Peter J. Brown

Alors que Washington, Séoul et Tokyo s’inquiètent des tirs répétés de la Corée du Nord de missiles balistiques dans le ciel de l’Asie du Nord-Est, une autre composante de l’arsenal de Pyongyang passe largement inaperçue du fait qu’elle se trouve sous l’océan : les sous-marins.

Bien sûr, les sous-marins ne sont pas censés être remarqués, c’est ce qui fait d’eux des armes si furtives et si efficaces.

La Corée du Nord possède une force sous-marine importante, selon Terence Roehrig, professeur d’affaires de sécurité nationale et directeur du Groupe d’études sur l’Asie-Pacifique à la US Naval War College.

« Au dernier décompte, ils ont 73 sous-marins qui font d’eux l’une des plus grandes flottes sous-marines dans le monde », a déclaré Roehrig par courriel.

 

Cependant, la flotte comprend soit des mini-sous-marins diesel-électrique capables seulement de faire des patrouilles côtières, soit des sous-marins vieillissants de l’ère soviétique. La Corée du Nord semble avoir un sous-marin de classe Sinpo qui est en cours d’élaboration en tant que plateforme de missiles balistiques, a déclaré Roehrig.

Il est temps de garder un œil sur les sous-marins de Kim Jong-un. Photo: KCNA via Reuters

« La Corée du Nord a encore du chemin à faire avant non seulement de développer un sous-marin de missiles balistiques et les missiles balistiques qui seront lancés avec, mais aussi la capacité/l’expertise pour mener une patrouille de dissuasion avec l’un de ces engins », a déclaré Roehrig.

De plus, les submersibles sont bruyants et faciles à suivre, aussi ne connait-on pas les capacités des sous-marins nord-coréens quand ils opèrent loin de leurs bases, dit Roehrig.

Néanmoins, l’objectif de Pyongyang est d’avoir une capacité de frappe efficace, sûre et dissuasive, et les sous-marins balistiques y rajoutent un élément important, ajoute-t-il. Les travaux en cours de la Corée du Nord sur les sous-marins, les SLBM ainsi que les installations portuaires nécessaires aux sous-marins sont bien visibles.

Un développement qui peut être important pour la flotte sous-marine de la Corée du Nord est la récente décision de la Chine de mettre à jour sa loi sur la sécurité de la circulation maritime de 1984.

Cela suggère que la Chine se prépare à exercer son autorité et son contrôle sur une zone maritime considérablement élargie. Cela pourrait conduire à plus de confrontations en mer avec les Etats-Unis et ses alliés dans la région.

« En tant qu’Etat souverain et le plus grand État côtier, par exemple, sur la mer de Chine du Sud, la Chine a le droit d’adapter ses lois maritimes selon ses besoins, ce qui favorisera également la paix et le développement stable dans ces eaux », a déclaré China’s Global Times Wang Xiaopeng, un expert des frontières maritimes à l’Académie chinoise des sciences sociales.

Cela soulève deux scénarios du point de vue nord-coréen: tout d’abord, Pyongyang pourrait voir cette zone élargie comme un quasi-sanctuaire et ainsi y déployer ses sous-marins, sachant que les navires et les avions chinois fourniront un écran pour limiter l’accès des navires de surface anti–sous-marins et des avions des États-Unis et leurs alliés dans le processus.

Deuxièmement, la Chine imposera ces mêmes règles aux sous-marins nord-coréens, limitant de fait leurs opérations. Même si cela implique d’autres complications.

« Accepter que la Chine ait le droit de contrôler cet espace maritime comme il a été suggéré pour contrôler les activités nord-coréennes en Mer de Chine orientale et du Sud saperait la position selon laquelle ces eaux sont internationales », a déclaré Roehrig.

« La seule exception pourrait être le cas où des opérations d’un sous-marin de missiles balistiques nord-coréen tomberaient sous l’une des interdictions contenues dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans ce cas, la limitation des opérations nord-coréennes pourrait être incluse sous cette autorité et non celle qui fournit à la Chine un argument pour réécrire les lois maritimes. »

 

Une discussion régionale plus large sur les sous-marins en général est en cours.

Plus de 40 navires et sous-marins de 15 nations se déplacent en formation au cours de l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC) 25 Juillet 2014. REUTERS / US Navy / Mass Communication Specialist 1st class Shannon E. Renfroe / Handout

Lors d’une conférence sur la sécurité maritime à Singapour à la mi-mai, le chef de la marine de Singapour, le contre-amiral Lai Chung Han, a proposé un code de conduite  global pour tous les sous-marins asiatiques.

Cette décision était basée sur une prévision de l’expansion régionale de la flotte sous-marine collective à un total de 250 sous-marins d’ici 2030.

Le code pour les Rencontres en mer non planifiées – établi en 2014 – est l’objectif principal de la proposition de Loi qui veut réviser le Code afin de réduire les risques d’accidents en mer impliquant des sous-marins, et les exacerbations ultérieures résultant d’un tel accident.

Cela ouvre une porte à la discussion sur la façon dont la Chine accueillera et tolérera des sous-marins nord-coréens en patrouille sous les mers où la Chine affirme exercer un contrôle.

De toute évidence, il y a longtemps qu’il aurait dû y avoir un échange franc sur les sous-marins de missiles balistiques nord-coréens et l’endroit où ils opèrent, car il est inévitable.

Une autre question touche aux problèmes de commandement et de contrôle auxquels fait face le leader nord-coréen Kim Jong-un.

« L’envoi d’un sous-marin à l’Est ou au sud de la mer de Chine mettra à l’épreuve la capacité du régime à maintenir la communication avec le navire », dit Roehrig, qui se demande si le régime est suffisamment confiant qu’un commandant de sous-marin nord-coréen ne pourrait pas déserter.

Peter J. Brown

Source: http://www.atimes.com/article/will-china-provide-sanctuary-north-korean-submarines/

Photo: Un camion nord-coréen transporte le ‘Pukkuksong’ un missile balistique sous-marin durant la parade militaire marquant le 105eme anniversaire de la naissance du père de Kim Il Sung à Pyongyang,  le 15 avril 2017. Photo: Reuters

 

Traduction : Avic – Réseau International

 12  juin 2017

 

La Corée du Nord sur le point de tester un missile intercontinental

La Corée du Nord compte tester prochainement un missile balistique intercontinental, a annoncé samedi le journal officiel du Parti du travail de Corée, Rodong sinmun.

Selon le Rodong Sinmun, la série de tests réussis d’armes stratégiques en Corée du Nord se poursuivra avec le lancement d’un missile balistique intercontinental.

«Le test d’un tel missile, qui ne manquera pas d’être réussi, démontrera l’échec de la politique hostile des États-Unis à l’égard de la république populaire», souligne le quotidien.

Le journal estime que Washington «n’osera pas déclencher une guerre contre un pays doté de l’arme nucléaire et de missiles balistiques intercontinentaux».

Le général Joseph Dunford, chef d’état-major des armées des États-Unis, a reconnu que tôt ou tard Pyongyang pourrait lancer un missile balistique intercontinental.

Il a déclaré lors de la conférence internationale Shangri-La Dialogue à Singapour que l’utilisation d’un tel missile doté d’une ogive nucléaire «suscitait la préoccupation de Washington».

Vendredi 9 juin, la Corée du Nord a testé sur son littoral oriental des missiles de croisière sol-mer de type nouveau.

L’agence KCNA a communiqué que le nouveau missile de croisière sol-mer était une puissante arme offensive capable de frapper tout bâtiment ennemi qui menacerait la Corée du Nord. Le missile a été développé par l’Académie des sciences de défense nationale.

Source: http://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=23357&cid=341#.WT34jcbdeHs

 

 

La fin de la parade des porte-avions US au large de la péninsule nord-coréenne

Le porte-avions US Carl Vinson prêt à regagner les États-Unis

Les Etats-Unis vont arrêter de jouer les King-Kong au large de la péninsule nord-coréenne. Ce jeu, qui d’habitude terrifiait les petits, ne fonctionne plus vraiment. C’est le moins que l’on puisse dire. On pourrait même dire que le nombre de tirs effectué par la Corée du Nord a été proportionnel au nombre de navires Us venant renforcer le dispositif sensé l’en dissuader. Ce ne fut donc qu’une parade de prestige.  

***

Le convoi de navires américains dirigé par le porte-avions Carl Vinson s’apprête à quitter les eaux de la Corée du Sud, selon les médias sud-coréens.

Le porte-avions américain Carl Vinson de la Marine US devra quitter dès cette semaine les eaux territoriales de la Corée du Sud pour regagner son port d’attache à San-Diego, annonce l’agence Bloomberg se référant au journal Joong Ang Ilbo.

Se référant à un fonctionnaire anonyme au sein du gouvernement sud-coréen, le journal a noté que le porte-avions devrait également faire une escale d’une durée indéterminée à Hawaii.

Le convoi de navires américains dirigé par le porte-avions Carl Vinson est arrivé près de la péninsule coréenne le 29 avril. Au fur et à mesure que le porte-avions avançait dans la mer du Japon, il a pris part d’abord à des exercices conjoints avec les forces d’autodéfense aérienne du Japon, puis à exercices avec la Marine sud-coréenne.

À son bord, le Carl Vinson porte près de 70 avions et hélicoptères, dont 24 chasseurs-bombardiers F/A-18 embarqués, 10 avions de ravitaillement, 10 avions de lutte anti-sous-marine S-3A, six hélicoptères tactiques de lutte anti-sous-marine, quatre avions de reconnaissance radio-électronique EA-6B et quatre avions AWACS E-2.

Le convoi dirigé par le porte-avions comporte également le croiseur lance-missiles Lake Champlain (CG-57) ainsi que les destroyers Michael Murphy (DDG-112) et Wayne Meyer (DDG-108), tous les deux équipés de systèmes d’alerte précoce Aegis.

Source: https://fr.sputniknews.com/defense/201705291031579181-usa-porte-avions/

 

 

La Corée du Nord teste une nouvelle arme anti-aérienne

La Corée du Nord a augmenté ces derniers mois la fréquence des tests de missiles balistiques que tout le monde considère comme capables de transporter des ogives nucléaires [Xinhua]

L’armée nord-coréenne a testé dimanche une nouvelle arme anti-aérienne, selon l’agence de presse du pays.

C’est le troisième essai d’armes de ces semaines durant lesquelles Pyongyang a dit qu’il répondait aux menaces des États-Unis et de la Corée du Sud.

L’armée nord-coréenne a également accusé Séoul d’avoir volé un drone sur son territoire ce samedi.

Plus tôt, la Corée du Sud avait accusé Pyongyang d’un incident similaire près de la ligne de démarcation séparant les deux pays.

Les médias nord-coréens ont déclaré que le test d’arme antiaérien avait réussi et que le dirigeant Kim Jong-un avait ordonné sa production de masse et son déploiement.

La semaine dernière, la Corée du Nord avait poursuivi ses essais presque hebdomadaires de missiles en lançant le missile sol-sol Pukguksong-2.

L’Agence centrale de presse officielle de la Corée du Nord a rapporté que le Pukguksong-2 sera produit et déployé dans tout le pays.

Pendant ce temps, la Chine a déclaré cette semaine que la seule façon de désamorcer les tensions sur la péninsule coréenne était de tenir des pourparlers diplomatiques.

L’ambassadeur de la Chine aux Nations Unies Liu Jieyi a déclaré que le dialogue avait donné des résultats positifs dans le passé et devrait être la meilleure façon de convaincre Pyongyang de la dénucléarisation.

Mais l’administration Trump veut que la Chine fasse plus, malgré les éloges faits par le président américain à son homologue chinois pour les efforts visant à freiner la Corée du Nord.

Le vendredi, une fonctionnaire  du Département d’Etat américain Susan Thornton a déclaré que la Chine était le pays qui détenait le plus d’influence sur le Nord.

Lors d’une visite à Pékin la semaine dernière, elle a dit que si la Chine n’utilisait pas ce levier, cela pourrait entraîner des problèmes dans les relations sino-américaines.

 Source : http://thebricspost.com/north-korea-tests-new-anti-aircraft-weapon/#.WSuLpsbdeHu

Traduction : Avic – Réseau International

 

 

La Corée du Nord : un vrai danger ?

Selon des experts, il se pourrait que les États-Unis ne puissent pas intercepter les missiles nord-coréens.

Note du Saker Francophone

 Ken Dilanian, auteur de l’article que nous présentons ci-dessous, sent le soufre. Il est notamment accusé par Ken Silverstein, dans The Intercept, d’être une serpillière de la CIA, auprès de laquelle il prendrait ses ordres.

Alors faut-il mettre la publication de cet article sur le compte du désordre washingtonien, de la propagande ou de l’appel à plus de fonds pour le complexe militaro-industriel ? À vous de juger.

Pour paraphraser l’ineffable Rumsfeld et ses « known knowns », il y a les gens « Système système », les « Système antisystème », les « Antisystème système » et les « Antisystème antisystème » !

Des généraux parmi les plus éminents ont, depuis des années, insisté sur le fait que si la Corée du Nord lançait un missile, l’armée étasunienne l’abattrait.

Mais, selon des scientifiques indépendants et des investigateurs gouvernementaux, c’est une affirmation très discutable.

Cela étant dit, selon une série d’avis indépendants, les généraux négligent d’énormes questions concernant l’efficacité du système de défense antimissiles, qui a coûté $40 milliards, et sur lequel ils misent pour intercepter un éventuel missile balistique nord-coréen ou iranien.

« Ils font croire aux dirigeants politiques qu’ils ont une efficacité militaire qu’ils n’ont pas », explique le physicien David Wright, qui a étudié le programme pendant des années, en tant que co-directeur du Global Security Program (Programme mondial de sécurité) à l’Union of Concerned Scientists (Union des scientifiques concernés).

Chris Johnson, un des porte-paroles de l’Agence de défense antimissile du Pentagone, a déclaré que le Pentagone était « confiant quant à sa capacité de défendre le pays contre les menaces provenant de missiles balistiques ». Alors que le programme ait eu bien des problèmes de fiabilité au début de son développement, « nous avons apporté ces dernières années des améliorations importantes pour que le système puisse fonctionner comme conçu », a-t-il ajouté.

Le système de défense antimissile repose sur des fusées de 20 mètres et de trois modules pour anéantir les projectiles ennemis dans l’espace, une tâche comparable à celle d’atteindre une balle de fusil avec une autre balle de fusil. Le système est connu sous le nom de Ground-based Midcourse Defense system (Système de défense de moyenne portée basé au sol) ou GMD.

Lancement de missile par la Corée du Nord : pourquoi explosent-ils «immédiatement» ?

Il y a 36 intercepteurs en exploitation, selon l’Agence de défense des missiles – quatre à la base aérienne de Vandenberg en Californie et 32 à Ft. Greely, Alaska. Huit autres seront en ligne à la fin de l’année. Contrairement au système Iron Dome en Israël, conçu pour contrer les missiles et l’artillerie à plus courte portée, le GMD est conçu pour frapper des missiles au-dessus de l’atmosphère terrestre – une performance plus difficile. C’est l’un des héritiers de l’Initiative de défense stratégique, le soi-disant programme Star Wars lancé sous Ronald Reagan

 

Les missiles sont basés en Alaska et en Californie, parce que la côte Ouest est le meilleur endroit pour intercepter des missiles qui prendraient les itinéraires les plus courts depuis l’Iran ou la Corée du Nord. Le Congrès est favorable à la construction d’un troisième site sur la côte Est.

Un test en vol des éléments du système Ground Defense Midcourse Defense (GMD) est lancé par la 30e Space Wing et l’Agence américaine de défense contre les missiles à l’AFB de Vandenberg, en Californie, le 22 juin 2014. Fichier Gene Blevins / Reuters

Les services de renseignement estiment que la Corée du Nord est incapable, pour le moment, de lancer un missile nucléaire contre les États-Unis, mais des analystes croient qu’elle est sur la voie de la réussite.

Mais même si le système antimissile est sur le terrain, il n’est pas prouvé qu’il fonctionne.

L’année dernière, le Government Accountability Office (Agence de contrôle budgétaire), l’organe de contrôle du Congrès, a conclu que le département qui gère le système de défense antimissile « n’a pas démontré par des essais en vol qu’il puisse défendre la patrie étasunienne ».

Dans neuf simulations d’attaques depuis que le système a été déployé en 2004, les intercepteurs ont manqué six fois leur cible, bien que les essais en vol soient beaucoup moins difficiles à réaliser que lors d’une attaque réelle. Le Los Angeles Times a publié l’année dernière une enquête sur le Système de défense antimissile, celle-ci a révélé lors d’un essai une nouvelle défaillance précédemment inconnue.

La RPDC accélère son programme de missiles, avertit un expert

Malgré des années de bricolage et les promesses de corriger les lacunes techniques, la performance du système a plus empiré qu’elle ne s’est améliorée, a conclu The Times. En juillet dernier, l’Union des scientifiques concernés, qui est souvent sceptique quant aux programmes militaires, a soutenu, dans un rapport de 47 pages, que l’approche étasunienne à la défense antimissiles était « désastreuse ». À propos du GMD, il a conclu : « Son dossier d’essais est médiocre et il n’a pas de capacité démontrée à arrêter un missile entrant dans des conditions réelles. »

Une étude de l’Académie nationale des sciences de 2012 a qualifié le GMD de déficient et a recommandé une révision complète des intercepteurs, des capteurs et du concept des opérations. Malgré cela, aucune révision ne s’est matérialisée.

Un ancien conseiller du Congrès qui reçoit régulièrement des informations, classées confidentielles sur le système, a déclaré mardi sur NBC News « Aucun de ces trucs ne fonctionne de manière fiable. Rien. Leurs programmes d’intercepteurs ne fonctionnent pas. Ils abattent des cibles de temps à autre, mais ne sont pas suffisamment fiables pour risquer l’échec catastrophique d’un raté. »

Le Pentagone et son Agence de défense antimissiles sont fortement en désaccord. Des fonctionnaires ont assuré à plusieurs reprises aux législateurs et au public que le système, en dépit de ses échecs, est en mesure de protéger les États-Unis.

« Aujourd’hui, nous avons exactement ce dont nous avons besoin pour défendre les États-Unis d’Amérique contre la Corée du Nord », a déclaré, le 6 avril, le chef de l’armée de l’air Lori Robinson, responsable du Northern Command of the US au Comité des services armés du Sénat.

Le sénateur Lindsey Graham a demandé : « Par conséquent, si l’année prochaine, un missile était lancé depuis la Corée du Nord, pourrions-nous l’éliminer ? »

« Oui, Monsieur », a répondu Robinson.

Selon Wright et d’autres experts, il n’existe aucun fondement à une telle certitude.

Le Pentagone a dépensé plus de $40 milliards pour mettre sur pied un système qui n’a pas été vérifié dans le cadre de conditions réelles.

Le système a échoué quasiment une fois sur deux dans les essais programmés, dit Wright – sachant que ceux qui manœuvrent le système de défense antimissile ont des informations sur la cible qu’ils n’auraient pas eu dans des conditions réelles. En 2002, le programme a été dispensé de tests normaux et des standards de livraison, afin qu’il puisse être déployé plus rapidement.

Le système n’a toujours pas été vérifié contre des cibles réelles telles que des ogives en chute irrégulière, des ogives accompagnées de leurres crédibles ou des ogives qui se déplacent à des vitesses et des distances similaires à celles d’un ICBM (Missile balistique intercontinental), fait état le rapport de Union of Concerned Scientists« Près de 15 ans après la mise en service du système GMD, les responsables du Pentagone chargés des essais eux-mêmes ont déclaré que le système n’a pas démontré une capacité opérationnellement utile pour défendre le public américain d’une attaque de missile. »

 

Johnson, le porte-parole de l’agence de missiles, l’a contesté, affirmant que le système reposait sur des « essais d’interception opérationnellement réalistes ».

La télévision en Corée du Sud a montré des images d’un missile balistique nord-coréen. Ahn Young-joon / AP

Des responsables militaires ont reconnu que la technologie n’est pas au niveau qu’ils souhaitent. Une des façons dont ils chercheraient à améliorer la précision est de tirer quatre ou cinq intercepteurs contre chaque missile, c’est ce qu’on appelle la « shot doctrine » (doctrine de tir).

« Aujourd’hui, la shot doctrine consistant à lancer plusieurs intercepteurs pour atteindre un missile balistique entrant de longue portée, serait très efficace », a déclaré sur son site internet la Missile Defense Advocacy Alliance, un groupe d’entrepreneurs qui construit les systèmes.

Cependant, l’Union of Concerned Scientists a calculé que si cinq ogives se dirigeaient vers les États-Unis, et que chaque intercepteur avait 50% de chances de frapper sa cible, il y aurait 28% de chances qu’une ogive atteigne sa cible. Ce ne sont pas des probabilités auxquelles un président pourrait faire confiance dans le cas d’une attaque nucléaire.

En outre, ces probabilités ne prennent pas en compte l’utilisation potentielle de leurres et de contre-mesures, ce qui a affligé la défense antimissile depuis des années. Le GMD s’appuie sur des capteurs de chaleur pour déterminer parmi les leurres la véritable ogive, a déclaré Wright, mais cela pourrait être surmonté simplement en refroidissant l’ogive avec de l’azote liquide avant son lancement.

Les partisans du programme soutiennent que l’échec des essais fait partie du processus d’apprentissage.

« Dans le domaine de l’espace, c’est la manière de progresser rapidement », a déclaré le général de de l’aviation, John Hyten, responsable du Commandement stratégique des États-Unis, lors d’une récente comparution devant le Congrès.

« Von Braun, qui au début du développement des fusées avait un taux d’échec de 60%, est peut-être le plus grand scientifique des fusées de tous les temps », a-t-il ajouté, se référant au scientifique allemand Wernher von Braun, à qui est attribuée l’invention des V2 pour l’Allemagne nazie avant d’être exfiltré secrètement aux États-Unis, où il a développé la fusée Saturn V qui a servi à propulser le module spatial Apollo vers la lune.

Mais le problème, selon Wright et d’autres critiques, est que les généraux ne se confient pas au Congrès et au peuple américain à propos de l’état incertain de la technologie actuelle, et dépensent des milliards pour générer un système qui peut ne pas fonctionner.

« Plus d’argent pour acheter plus de pacotille n’est pas la réponse », a déclaré l’ancien conseiller du Congrès. « Plus pour la recherche et le développement est la réponse. »

Ken Dilanian

Traduit par Alexandre Moumbaris, relu par Marie-José Moumbaris pour le Saker Francophone

Source nbcnews

 

via: http://lesakerfrancophone.fr/la-coree-du-nord-un-vrai-danger

Ce que les médias traditionnels ne vous diront jamais sur la Corée du Nord

Il y a beaucoup de propagande et de désinformation délibérée sur la Corée du Nord, que le public devrait savoir. Alors que les néoconservateurs, les médias traditionnels hyper excités et l’Etat profond, appellent à la guerre contre la Corée du Nord, l’information est l’arme ultime. Par exemple, saviez-vous que la Corée du Nord, la Chine et l’Inde, sont les trois seuls pays qui se sont engagés à une politique de « no nuclear first ». Ils se sont engagés à ne jamais utiliser l’arme nucléaire « en premier », mais bien sûr, se réservent le droit de les utiliser en cas d’attaque.

Combien de fois les Etats-Unis ont menacé d’utiliser les armes nucléaires contre la Corée du Nord ? Savez-vous que la Corée du Nord a demandé à plusieurs reprises aux États-Unis d’engager des pourparlers bilatéraux, pour calmer la tension qui n’arrête pas de monter ? L’offre a été vertement rejetée à la fois par Obama et par Trump. Pouvez-vous résoudre les différences au sein de votre famille sans dialogue ? Pas de dialogue, pas de paix. Pourquoi les États-Unis ne veulent-ils pas parler à la Corée du Nord ?? Les néo-conservateurs, l’État profond, et les arguments des médias insistent sur le fait, Kim Jung-un est irrationnel, et donc il n’est pas possible de négocier avec lui. Un regard rétrospectif sur l’histoire récente montre que les Etats-Unis et ses médias complices diabolisent tous ceux que nous n’aimons pas, et la diabolisation se termine généralement par une guerre.

Manuel Noriega au Panama, Saddam Hussein en Irak, Kadhafi de la Libye, et Assad en Syrie, sont des exemples récents. Mais la diabolisation de Kim Jung-un continue puisque nous avançons vers une autre guerre, et encore une fois le public plonge en plein dans le mythe. Il n’y a pas de journalistes occidentaux autorisés en Corée du Nord, et depuis que la Corée du Nord est une société virtuelle fermée, on doit se demander si quelqu’un sait qui est vraiment Kim Jung-un ? D’autre part, certains pourraient penser que nous avons affaire à un leader très irrationnel dans ce pays. Cette attitude de diabolisation est semblable à l’offre des talibans pour livrer Oussama Ben Laden il y a des années de cela, et les États-Unis, qui étaient alors sous la présidence de Bush, ont catégoriquement rejeté l’offre des talibans en disant que nous ne parlons pas à ces personnes. Seize ans plus tard, nous sommes toujours en guerre en Afghanistan. La guerre est le résultat de la diplomatie qui a échoué, ou l’absence de la diplomatie. Peut-être que nous ne voulions pas de diplomatie, peut-être que nous ne la voulons toujours pas.

Savez-vous que la Corée du Nord a accepté de suspendre ses essais nucléaires si les Etats-Unis acceptaient de mettre fin aux exercices militaires annuels le long de sa frontière ? Vous ne savez peut-être pas que les États-Unis mènent des exercices militaires qui simulent le renversement du gouvernement nord-coréen, et cette année, il y avait près de 400 000 soldats qui y participent. Le saviez-vous ?? Saviez-vous que, cette année, les exercices ont été appelés « Opération Décapitation » et ont été dirigés contre la Corée du Nord, et ont été conçus pour simuler l’attaque et le renversement de la Corée du Nord?

Savez-vous que la guerre de Corée n’a jamais officiellement pris fin parce qu’aucune trêve officielle n’a jamais été signée ? C’est l’une des exigences de la Corée du Nord. Un traité final mettant fin à la guerre de Corée n’a jamais été signé, parce que s’il y avait eu un traité, les Etats-Unis n’auraient aucune base juridique pour l’occupation de la Corée du Sud avec nos nombreuses bases militaires. Savez-vous qu’en 1993 les États-Unis avaient annoncé qu’ils redirigeaient les bombes à hydrogène de l’ancienne URSS vers la Corée du Nord ? Savez-vous que George Bush a traité le leader de la Corée du Nord de « pygmée », et a dit qu’il voulait « renverser son régime » ? Savez-vous également que Bush a préparé une politique d’attaque « préventive », et classé la Corée du Nord en tant que membre de l ‘ « axe du mal » ? C’était peu de temps après que la Corée du Nord ait quitté le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, et ait jeté tous les inspecteurs hors du pays.

Les Néocons, l’État profond, et les grands médias, soutiennent que la Corée du Nord est une menace pour les Etats-Unis, et il y a quelques jours, Trump a dit qu’elle était une « menace pour le monde ». C’est stupide, comme la surenchère de Trump des 54 milliards, qui sont 11 fois supérieurs à l’ensemble du budget militaire nord-coréen. Suggérer que la Corée du Nord est une « menace pour les Etats- Unis » ou pour le « monde » est soit stupide, soit un mensonge pur et simple, et pourtant un sondage CNN montre que 37% des Américains croient que la Corée du Nord est une menace pour les Etats-Unis. Qui a dit que la propagande n’est pas efficace ? Savez-vous que l’ex leader de la Corée du Sud a été mis en accusation pour corruption, et il y a des élections en cours pour choisir le nouveau président ? Le parti d’opposition veut que les Etats-Unis partent de la Corée du Sud, et souhaite que le système de missiles THAD qui vient d’être installé par les Etats-Unis soit démantelé.

Theresa May, en Grande Bretagne, a beaucoup choqué récemment, quand elle avait annoncé qu’elle serait prête à utiliser des armes nucléaires dans une « première frappe ». Pourquoi n’avons-nous pas déclaré la guerre à la Grande Bretagne, puisque Theresa May est apparemment quelque peu « irrationnelle »? Les experts suggèrent que la Corée du Nord aurait peut-être 8 armes nucléaires, mais n’aurait pas de vecteurs efficaces. Les États-Unis en possèdent 7000, dont plusieurs sont à la frontière de la Corée du Nord. La Corée du Nord n’a pas envahi ou attaqué une nation depuis la fin de la guerre de Corée, alors que les Etats-Unis ont bombardé plus de 30 pays. Combien de pays les États-Unis sont-ils en train de bombarder actuellement ?? Il y en a tellement que l’on ne peut répondre à cette question ? Qui est l’agresseur ici ? Qui a refusé de « parler » à la Corée du Nord ? Qui a menacé d’utiliser les armes nucléaires à plusieurs reprises contre la Corée du Nord ?

Pourquoi les Etats-Unis ne peuvent-ils pas simplement s’asseoir et accepter un dialogue bilatéral ? Y a-t-il une raison logique pour laquelle cela ne peut être fait ? Qu’y a-t-il à perdre dans ce dialogue ? Toute cette politique de confrontation plutôt que de dialogue, c’est malsain ! Nous savons la folie qu’elle renferme ; nous ne savons pas si elle est un rejet intentionnel de la diplomatie.

Joe Clifford

 Traduction : Avic – Réseau International

 

http://www.informationclearinghouse.info/46960.htm

Conflit nucléaire avec la Corée du Nord : Ce que les médias occidentaux disent et ce qu’ils ne disent pas

Le 16 avril le ministère de la Défense de Corée du Sud a informé que la Corée du Nord avait essayé le matin de « tester un type de missile indéterminé dans la province sud de Hamgyong ». Ils supposent que le lancement a avorté. Il pourrait s’agir d’un missile balistique.

Un conseiller de politique extérieure du gouvernement des Etats-Unis a dit qu’il s’agissait probablement d’un missile balistique, c’est-à-dire d’un missile de moyenne portée. En se référant à des milieux gouvernementaux des Etats-Unis, l’agence de presse Reuters a rapporté que selon toute vraisemblance il ne s’agissait pas d’un missile de longue portée.

https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

 

Bien que, en l’absence de preuves, personne ne sache exactement ce qui s’est passé, les réactions violentes n’ont pas manqué dans la politique et dans les médias établis, basées sur des « supposé », « probablement » et « il pourrait » :

– Le gouvernement sud-coréen a convoqué une séance du Conseil de sécurité nationale et a averti que le test de missile menaçait le monde entier.

– Le Vice-président des Etats-Unis Mike Pence a énergiquement averti Pyongyang, le gouvernement de Corée du Nord, en disant que « l’ère de la patience stratégique » vis-à-vis de la Corée du Nord était finie. En outre Washington a annoncé qu’il envisageait « des options militaires » à cause du danger que représente la Corée du Nord.

– Le Gouvernement fédéral allemand de même a condamné le test de missile.

– L’inquiétude grandit quant à un nouveau test nucléaire de la Corée du Nord, a affirmé ZDF un jour après le « test de missile ». Aux Etats-Unis on parlerait d’une attaque préventive contre Pyongyang. D’après ZDF, Donald Trump aurait annoncé plusieurs fois son intention d’arrêter le programme nucléaire de la Corée du Nord au besoin tout seul.

Le dernier missile que la Corée du Nord avait lancé, c’était début avril à partir de la côte Est. En réplique l’armée des Etats-Unis a envoyé un porte-avions et plusieurs navires de guerre vers la péninsule coréenne. Bien que la Chine, vu la situation extrêmement tendue, ait mis en garde contre de nouvelles provocations et de nouvelles menaces, le bruit de bottes résonne toujours aussi fort de part et d’autre. Les médias occidentaux y contribuent pour leur part en présentant, souvent sans preuves claires, la Corée du Nord comme « le régime incalculable et imprévisible ».

Mais voici maintenant ce que les médias principaux ne mentionnent pas :

– Le 8 mars 2017 la Chine a fait une proposition de « cessation mutuelle » pour désamorcer la crise qui menace sur la péninsule coréenne. Le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a dit textuellement : « Comme premier pas, la Corée du Nord pourrait cesser ses activités avec le nucléaire et la technologie des missiles en échange de la cessation des grandes manœuvres militaires des Etats-Unis et de la Corée du Sud. »

Dès janvier 2015 la Corée du Nord avait fait exactement la même offre. L’administration d’Obama l’avait refusée. La Corée du Nord a renouvelé la proposition en janvier 2016 et l’administration d’Obama l’a de nouveau refusée. En mars de cette année le gouvernement chinois est intervenu en médiateur et a réitéré la proposition récurrente nord-coréenne. Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, à présent sous l’administration de Donald Trump, l’a de nouveau immédiatement refusée. L’offre a été faite et refusée pendant trois ans.

Le site web américain « Moon of Alabama » fait remarquer que la Corée du Nord est bien sûr inquiète, quand les forces armées des Etats-Unis et de la Corée du Sud font leurs grandes manœuvres annuelles et s’exercent ouvertement à l’invasion de la Corée du Nord. Des grandes manœuvres sont une situation de départ classique pour des attaques militaires. Chaque fois que commencent les grandes manœuvres des Américains, l’armée nord-coréenne, qui est dans un régime de service militaire obligatoire, doit être mise dans une position de défense maximale.

Les manœuvres de la Corée du sud et des Etats-Unis sont organisées au moment où on plante le riz ou quand on le moissonne, un moment où on a besoin de presque toute la population.

Par conséquent les manœuvres militaires ont menacé directement l’autosubsistance alimentaire de la Corée du Nord. Dans les années 1990 elles ont constitué une des raisons qui ont mené à une grave famine.

« Moon of Alabama » conclut que la dissuasion par le nucléaire permet à la Corée du Nord de diminuer sa disponibilité militaire habituelle ; et cela surtout pendant les saisons de travaux agricoles importants des plantations et des moissons. Si les Etats-Unis s’engageaient à mettre fin à leurs manœuvres annuelles, cela permettrait à la Corée du Nord de diminuer ses actions de défense conventionnelle sans devoir utiliser les armes nucléaires.

Au lieu de mettre la Corée du Nord au pilori dès la moindre information d’un nouvel essai nucléaire, les médias occidentaux auraient intérêt à mettre à la lumière les menaces de la politique belliciste des Etats-Unis.

Sans doute la Corée du Nord se souvient de la brutalité exceptionnelle avec laquelle les forces armées des Etats-Unis se sont ruées sur le pays dans les années 1950. Vous trouverez des détails dans les émissions insérées www.kla.tv/8613, www.kla.tv/8013

Liens : www.srf.ch/news/international/fast-sofort-explodiert-raketentest-nordkoreas-scheitert
www.heute.de/us-vizepraesident-demonstriert-auf-koreanischer-halbinsel-buendnistreue-mit-suedkorea-46991348.html#
https://de.sputniknews.com/politik/20170417315369934-russland-vermittler-im-nordkorea-konflikt/
https://deutsch.rt.com/newsticker/49256-nordkorea-unternimmt-neuen-raketentest/
http://de.reuters.com/article/nordkorea-usa-rakete-idDEKBN17I0A0
www.heute.de/us-vizepraesident-demonstriert-auf-koreanischer-halbinsel-buendnistreue-mit-suedkorea-46991348.html
www.moonofalabama.org/2017/04/the-reason-behind-north-koreas-nuclear-program-and-its-offer-to-end-it.html#more

Source: https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

 

La Corée du Nord exige des excuses aux USA

La Corée du Nord a exigé, samedi 6 mai, des excuses à Washington qu’elle accuse d’avoir ourdi un complot pour assassiner Kim Jong-un.

Dans un communiqué, diffusé par l’agence de presse officielle KCNA, Pyongyang a déclaré que les États-Unis devraient présenter leurs excuses, en menaçant de « faire disparaître de la surface de la Terre » les services de renseignement américains.

« Washington organise dans la coulisse des actes de terrorisme d’État contre Pyongyang, mais les États-Unis n’échapperont pas à la punition », a averti la Corée du Nord qui a accusé, ce vendredi 5 mai, la CIA et les services de renseignement de la Corée du Sud de vouloir assassiner le dirigeant Kim Jong-un.

« Le ministère nord-coréen de la Sécurité de l’État va faire disparaître de la surface de la Terre la CIA et les services de renseignement de la Corée du Sud, et tous les mercenaires de l’ennemi seront éliminés », ajoute le communiqué.

La Maison Blanche n’a pas encore réagi à ce communiqué.

Aujourd’hui, dimanche 7 mai, un autre ressortissant américain, qui enseignait à l’Université des Sciences et de Technologie de Pyongyang, a été arrêté par les forces de sécurité nord-coréennes.

Cet individu est accusé par Pyongyang d’« actes hostiles ».

Il s’agit du quatrième ressortissant américain détenu en Corée du Nord.

Source:http://www.presstv.ir/DetailFr/2017/05/07/520937/Kim-Jong-un-Pyongyang-Coree-du-Nord-Washington-Etats-Unis-assassinat

 

 

Des agences de renseignement étrangères auraient tenté d’assassiner Kim Jong Un (RPDC)

 

PYONGYANG, (Xinhua) — La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a déclaré vendredi avoir déjoué une tentative d’assassinat des agences de renseignement américaine et sud-coréenne visant le dirigeant du pays, Kim Jong Un, a rapporté KCNA.

Selon le communiqué des autorités cité par l’agence de presse de la RPDC, l’Agence centrale de renseignement des Etats-Unis (CIA) et les Services de renseignement de Corée du Sud ont tenté d’assassiner Kim Jong Un le mois dernier, avec des substances biochimiques et radioactives.

La CIA a recruté un citoyen de la RPDC dans l’Extrême-Orient russe en 2014 et l’a formé dans l’objectif d’assassiner Kim Jong Un, lors des apparitions publiques du dirigeant le 15 avril dernier, à l’occasion des célébrations du 105e anniversaire du fondateur de la RPDC Kim Il Sun, a déclaré le ministère de la Sécurité d’Etat de la RPDC dans un communiqué.

L’espion, dont le nom de famille est Kim, habitait à Pyongyang et avait reçu de l’équipement, de l’argent et des instructions pour accomplir sa mission, selon KCNA.

Source: http://french.xinhuanet.com/2017-05/05/c_136260445.htm