SPECIAL UKRAINE par Christelle NEANT

Alerte maximale à Donetsk ! Risque d’une offensive ukrainienne imminent

 Attention, c’est peut-être le calme avant la tempête !

Depuis 2 jours, le front de Donetsk est plongé dans un silence quasi total qui contraste avec une égale gravité avec les 5 jours de bombardements et combats qui ont précipité à nouveau la population civile dans l’enfer de la guerre et jusqu’au coeur de leur cité depuis 2 ans relativement épargnée par les combats.

Ce cessez le feu de l’artillerie lourde de Kiev est intervenue quelques heures après les bombardements intenses de la nuit du 2 février, après qu’une énième demande de trêve et de retrait des armes lourdes (calibre supérieur à 100mm) ait été formulée par les représentants du groupe de contact de Minsk 2.

Mais aujourd’hui, dans les rues de Donetsk, plus personne n’y croit vraiment à ces promesses de paix signées par Kiev que pour être mieux bafouées par son armée, et les informations qui commencent à parvenir du front confirment malheureusement que les forces ukrainiennes semblent vouloir poursuivre l’escalade meurtrière dans une dynamique folle et suicidaire qui risque même d’échapper à tout contrôle si les unités se retrouvent jetées dans des mêlées acharnées.

Le délai demandé pour le retrait des armes lourdes de la ligne de front prend fin ce soir, 5 février à 00h00, et les ukrainiens non seulement n’ont rien fait mais ont même acheminé de nouvelles forces dans le secteur d’Avdeevka, présumant d’une nouvelle et prochaine offensive dans le secteur.

Les prochaines heures risquent d’être décisives pour le Donbass, surtout si Kiev décide à nouveau d’ouvrir les portes de l’enfer, et ce soir, les forces armées de la République de Donetsk sont en alerte maximale !

A l’heure où je finis ces lignes, de nouveaux claquements sourds à l’horizon Nord de Donetsk, grondements d’une guerre rampante enivrée par la folie d’un pouvoir meurtrier et suicidaire.

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Les informations sur la situation opérationnelle

le 5 février 2017

La situation dans la République Populaire de Donetsk continue de se détériorer.

“Aujourd’hui à 13h35, la partie ukrainienne a, une fois encore, gravement violé le cessez le feu et commis un acte criminel odieux par des tirs de snipers sur des soldats de la République de Donetsk chargé d’assurer la sécurité des équipes de maintenance qui réparaient les lignes électriques à côté de la “DFS” (la station d’épuration d’eau potable située entre Yasinovataya et Avdeevka).

A la suite de ces tirs, 1 soldat de la DNR a été tué, les travaux interrompus et les équipes d’entretien évacuées.

Ce fait révèle la véritable nature du pouvoir ukrainien, qui n’est tout simplement pas en mesure de tenir ses engagements

A l’heure actuelle, les forces criminelles ukrainiennes ont à nouveau utilisé l’artillerie lourde sur des zones résidentielles de Donetsk, en tirant une cinquante d’obus d’armes prohibées par les accords de Minsk, malgré le plein respect du cessez le feu observé de notre côté.”

Il n’y a plus de raison de croire les autorités ukrainiennes et les mots qui résonnent depuis Kiev ne sont que tromperies et mensonges.

Après la discussion téléphonique entre Porochenko et Trump, l’Ukraine, probablement, verra dans un avenir proche, être résiliée l’aide financière et le soutien militaire pour la poursuite de ‘l’opération anti-terroriste” sur la terre du Donbass. A cet égard, le Président ukrainien est tombé en pleine dépression et, en désespoir de cause, est prêt à s’engager dans des actes inconsidérés, pour déclencher à grande échelle une guerre sanglante à l’Est de l’Europe et bilatérale. Tout cela pour tenter ensuite de blâmer des crimes commis les Républiques du Donbass et la Fédération de Russie, et soutirer à l’Occident de nouveaux fonds pour développer un projet bâti avec le sang du peuple ukrainien.

Le commandement militaire et politique ukrainien a non seulement refusé d’appliquer la résolution de Minsk 2 sur le retrait des armes lourdes de la ligne de front, mais au contraire a engagé la poursuite du regroupement de ses forces.

Nos services de renseignement ont confirmé l’activité ennemie, en particulier, la concentration sur la ligne de contact de forces et de ressources ennemies pour créer une force de frappe.

Sur le secteur minier d’Avdeevka sont arrivés de Kramatorsk 2 ensembles de tir de missiles tactiques “Tochka U”, et à le gare de Novobahmutovke ont été déchargés 6 autres missiles et le matériel pour effectuer les opérations.

Sur le secteur de la 72ème brigade sont arrivées 2 unités de nationalistes, dirigées par l’ancien commandant du mouvement “Prayvi Sector” Dmitry Yarosh.

Dans le secteur de Volnovakha déploiement d’unités de la garde Nationale ukrainienne.

Pendant la nuit, en essayant de cacher leurs déplacements, l’unité antichars de la 57ème brigade ukrainienne est venue renforcer des brigades mécanisées ukrainiennes dans les secteurs de Donetsk et Mariupol.

En outre, il a été confirmé le déplacement de le 92ème Brigade ukrainienne au complet, de la région de Kharkiv, jusqu’à la zone de l’ “opération anti-terroriste” de Porochenko contre les civils du Donbass.

Dans le district d’Urzuf, de la ville de Mariupol, sont arrivés trois bataillons de nationalistes du régiment “Azov”.

Ces données nous permettent de conclure à une préparation ukrainienne ordonnée par le commandement politique d’une armée criminelle d’opérations de combat offensifs à travers la ligne de contact et de sabotage dans les installations d’infrastructure civile, imitant les nazis en 1941.

De notre côté, nos troupes sont prêtes à donner une rebuffade à l’ennemi et de briser les forces terroristes de Kiev dans leur élan, comme par le passé.

Nous appelons les forces militaires ukrainiennes à décider dans un avenir proche, alors que l’heure “H” approche, du sort qu’elles veulent vivre : soit aller à une mort certaine à cause de la cupidité d’oligarque-alcoolique ou rejoindre le mouvement de libération de l’Ukraine, des traîtres, qui ont endetté le pays depuis 2 ans et demi et l’ont vendu à leurs partenaires d’affaires ; ou maintenant, prendre les armes et agir contre leurs commandants qui les obligent d’aller abattre et assassiner des civils du Donbass. Vous êtes en mesure d’arrêter l’effusion de sang entre les peuples frères, une fois unis aux habitants du pays.

Choisissez cette voie et nous vaincrons les fascistes !

Le discours de Porochenko sur la présence des troupes russes dans le Donbass est simplement une tentative pour justifier votre décès auprès de votre famille et vos amis. Mais la guerre est finie ! Et tout sera clair que pendant 2 ans ce monstre inhumain vous a poussé à faire la guerre contre votre propre peuple. Pour cela, il ne sera jamais pardonné ! A partir de maintenant c’est de votre choix que dépend de l’avenir radieux de l’Ukraine ! Croyez-nous, cela arrivera seulement après que tout ce système cupide et pourri soit renversé et chassé de notre terre !”

Edouard Bassourine, Commandant en second de l’armée de la DNR

Traduit du russe par Erwan Castel

http://novorossia.today/alerte-maximale-a-donetsk/

Lance-Roquettes Multiples BM 27 “Uragan” embarqué sur un train logistique en route pour le Donbass

L’escalade monte d’un cran dans le Donbass – L’armée ukrainienne tire à coup de lance-roquettes multiples Grad et Ouragan sur Donetsk

Hier soir, des tirs ont commencé à frapper la zone proche de la gare ferroviaire de Donetsk, touchant entre autre des immeubles et des magasins. Puis une énorme explosion s'est fait entendre à l'Est du centre-ville, avec un flash lumineux visible depuis ce dernier, et une onde de choc qui a fait trembler tous les logements de la ville.

Quelques minutes après cette explosion les informations commencent à tomber et annoncent un tir de lance-roquettes multiples Ouragan (220 mm) sur le rond-point qui se trouve la sortie Est de Donetsk.

Un endroit très fréquenté, où se trouvent de nombreux magasins. Le magasin Kamouflage, est totalement rasé par l'explosion. Il n'en reste rien. Les magasins qui se trouvaient de l'autre côté du rond-point sont totalement dévastés aussi. Une rue plus loin une maison a été totalement détruite, ainsi qu'une voiture avec ses occupants. Un vrai carnage.

Si au départ le tir de roquettes d'un tel calibre semblait improbable, les dégâts aux alentours et la taille du cratère laissé par l'impact dans l'asphalte ne laissent plus de doute. Bien trop gros pour une simple roquette de Grad.

 

Vidéo prise le soir même par mon collègue Vittorio :

Le jardin botanique, qui se trouve non loin, a lui aussi été endommagé, et les employés du jardin font tout leur possible maintenant pour sauver les plantes tropicales qui se trouvaient dans la serre.

 

En nous rendant sur place en plein jour, puis par après dans différents endroits du district de Kievskyi au Nord de Donetsk, qui ont été frappés justement par des roquettes de Grad, nous pouvons voir la différence :

Ce quartier semble être devenu la cible quotidienne de l'armée ukrainienne, obligeant le ministère des Situations d'urgence à poursuivre l'évacuation de la population pendant la soirée.

L'OSCE, venue constater les dégâts à Kievskyi, a vu ses observateurs pris à partie par la population excédée. Une femme, qui parle anglais interpelle l'un des observateurs, qui accepte de discuter et de se laisser filmer.

L'homme se réfugie derrière le mandat de la mission de l'OSCE, et essaye, comme M. Hug de mettre dos à dos les deux parties du conflit comme si elles étaient responsables à part égales dans la dégradation de la situation.

Mais il ne peut cacher sa frustration face à cette situation ubuesque, où sa mission d'observateur se borne à rapporter les dégâts et les victimes sans rien pouvoir faire pour arrêter le carnage.

Au total, pendant les dernières 24 h, l'armée ukrainienne a tiré à 3481 reprises sur la République Populaire de Donetsk (y compris 1 268 fois entre 18 h et 2 h du matin), dont 196 fois avec des lance-roquettes multiples Grad et Ouragan. Ces tirs ont frappé 28 localités de la république, endommagé plus de 45 habitations, deux écoles du district de Kievksyi et fait au moins deux morts et 17 blessés à Donetsk.

Ces tirs ont aussi endommagé des gazoducs à Donetsk et Makeyevka, privant près de 1 200 personnes de gaz. Les équipes de Donbassgaz sont arrivées rapidement sur les lieux pour circonscrire les dégâts et les travaux de réparation ont commencé au plus vite.

Ces bombardements ont porté le total des tirs hebdomadaires de l'armée ukrainienne sur la RPD à 14 556 fois, et le nombre de victimes civiles à six morts et 34 blessés.

Mais tirer sur les civils ne semble pas suffire à l'armée ukrainienne, qui a aussi bombardé à deux reprises des postes d'observation du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) occupés par des officiers russes, à Yasinovataya et Bezymennoye. Il semble que l'armée ukrainienne ne veut pas de témoins lorsqu'elle commet ses crimes de guerre.

Il semble donc désormais que plus rien ne peut empêcher l'escalade de la situation de se poursuivre, et la question n'est plus de savoir si, mais quand les accords de Minsk seront officiellement enterrés.

Christelle Néant

 

 

Ukraine – Le gouvernement mis en place par le coup d’Etat tente de saboter le rapprochement entre les États-Unis et la Russie

Les combats ont recommencé dans l’est de l’Ukraine. Il s’agit d’une tentative de « l’état profond » pour empêcher tout rapprochement entre les Etats-Unis et la Russie sous la nouvelle administration Trump.

Les forces de l’Ukraine de l’ouest dirigées par le gouvernement putschiste du président Poroshenko se sont lancées dans une grande attaque contre les forces d’auto-défense ukrainiennes soutenues par la Russie dans les gouvernorats de Donetsk et de Lugansk.

Un cessez-le-feu conclu après l’accord de Minsk II prévoyait des zones démilitarisées le long d’une ligne de séparation. Le gouvernement ukrainien n’a jamais respecté l’accord de Minsk II qui permettrait la réunification du pays. Une Mission spéciale de surveillance de l’OSCE en Ukraine (SMM), qui regroupe des officiers des pays de l’OTAN ainsi que de la Russie, supervise le cessez-le-feu et rédige des rapports quotidiens.

Le 26 janvier, la SMM a déclaré :

La Mission a enregistré plus de violations du cessez-le-feu [1] dans la région de Donetsk, dont environ 420 explosions, contre 228 au cours de la période précédente. Plus de 160 explosions ont été enregistrées autour de la zone de Svitlodarsk, avec des échanges de feu également enregistrés autour d’Avdiivka et Yasynuvata.

La Mission a réexaminé un site de stockage permanent des forces armées ukrainiennes, dont l’emplacement correspondait aux lignes de retrait concernées et a constaté qu’il manquait 12 chars (T-64) et quatre mortiers (2B9 Vasilek, 82mm), comme indiqué précédemment.

La Mission s’est intéressée aux informations faisant état du blocage d’une voie ferrée près de Hirske qui est sous contrôle du gouvernement. Le train mène aux villes de Donetskyi et Sentianivka (anciennement Frunze) (49 et 44 km à l’ouest de Lugansk, respectivement) contrôlées par la « LPR (République populaire de Lugansk) ». La Mission avait mis sous observation un train qui allait vers l’est, via Donetskyi, le 23 janvier. La Mission a constaté que la voie de chemin de fer avait été bloquée par des troncs d’arbres sous un pont, au sud de la ville. Une vingtaine d’hommes sans armes portant des tenues camouflées se sont présentés à la Mission comme des anciens combattants d’anciens bataillons de volontaires. La Mission a constaté qu’il y avait une tente près de l’endroit où la voie ferrée était bloquée.

Les observations du 26 janvier ont mis en lumière la préparation d’une attaque d’envergure qui a été lancée le 28 janvier :

La Mission a enregistré moins de violations du cessez-le-feu dans la région de Donetsk les soirs des 27 et 28 janvier que dans la période précédente (y compris environ 330 explosions contre environ 520) [1]. Au cours des 24 heures suivantes, cependant, le Mission a enregistré plus de 2 300 explosions, principalement dans la région de l’aéroport d’Avdiivka-Yasynuvata-Donetsk.

Selon la Mission, l’intense barrage d’artillerie a été lancé du nord au sud depuis la zone détenue par le gouvernement.

Les bataillons de volontaires NAZIS de Galice, à l’ouest de l’Ukraine, sont à l’origine de l’attaque. Il y a des attaques continues de l’artillerie sur plusieurs points de la ligne de cessez-le-feu. La ville d’Avdeevka, dans la zone démilitarisée au nord-ouest de la ville de Donetsk, est un des principaux champs de bataille.

RFERL, un site de propagande du gouvernement des États-Unis, parle d’une «  offensive masquée » initiée par le gouvernement. Même les éditeurs bellicistes et anti-russes du Washington Post sont obligés reconnaître que c’est le gouvernement ukrainien qui a commencé. Tout en accusant injustement la Russie, ils notent :

Les commandants ukrainiens reconnaissent qu’au cours des dernières semaines, leurs forces ont avancé certaines de leurs positions dans le no man’s land entre les lignes de front.

Au cours des deux dernières années, l’armée ukrainienne s’est énormément développée. De nouveaux équipements sont arrivés des États-Unis et d’autres pays de l’OTAN et il y a eu des missions de formation étasuniennes pour essayer d’enseigner les tactiques basiques de combat. Mais tandis que cette armée de 250 000 hommes nouvellement recrutés semble importante sur le papier, elle manque encore de cohérence et de volonté de se battre pour le gouvernement putschiste et pour ses maîtres américains. Seuls les « bataillons de volontaires » NAZIS ont un certain esprit de combat, mais ils se battent contre des gens qui défendent leurs foyers et leurs familles. Toutes les offensives du gouvernement, aussi ambitieuses soient-elles, sont donc vouées à l’échec.

La lutte a été planifiée et a commencé juste après la prise de fonction du nouveau président américain Trump. Trump a reconnu que la Crimée faisait partie de la Russie, sa population étant majoritairement russe. Il a annoncé qu’il voulait de bonnes relations avec Moscou. Il va probablement supprimer les sanctions contre la Russie.

Pour le gouvernement putschiste ukrainien et ses partisans néo-conservateurs, cela marque la fin de leurs rêves. Si elle perd l’appui des États-Unis et de l’OTAN, l’Ukraine devra se déclarer en faillite, le gouvernement sera expulsé et le pays, avec le temps, reviendra tout naturellement dans la sphère russe.

Pour empêcher cela, il a été ordonné à Poroshenko de lancer une nouvelle attaque et de la mettre sur le dos de la Russie. Il a fait ce que ses mentors lui disaient et est allé à Berlin pour s’assurer du soutien allemand. Mais il ne l’a pas obtenu. Le gouvernement allemand lui a fait savoir qu’il voyait clair dans son jeu et qu’il n’avait aucun intérêt à le suivre dans cette voie. Le quotidien pro-gouvernemental Sueddeutsche Zeitung a «  laissé fuiter » que Berlin savait que Poroshenko avait commencé le combat pour influencer Trump et empêcher tout allègement des sanctions contre la Russie. Mais Berlin estime que la manœuvre va échouer et Merkel craint que Poroshenko ne finisse par perdre cette nouvelle phase de la guerre tandis que la Russie, elle, obtiendra l’amélioration voulue de ses relations.

On l’espère bien. Il n’y a rien à gagner pour l’Europe occidentale, ni pour personne d’autre, dans une nouvelle confrontation avec la Russie.

Ni l’administration Trump ni l’UE n’ont accusé aucun des deux camps d’avoir relancé le conflit. Le responsable civil de l’OTAN, Stoltenberg, est resté dans la ligne officielle en ne blâmant aucun des deux protagonistes. Ce n’est certainement pas une bonne chose pour Poroshenko.

L’accumulation massive de troupes des États-Unis et de l’OTAN le long de la frontière russe, ainsi que la reprise des combats en Ukraine, font partie du plan impérial lancé sous Obama pour réduire la Russie à un rôle mondial mineur. C’est une entreprise extrêmement dangereuse. L’histoire russe montre qu’elle ne se laissera pas faire. Trump va probablement inverser le projet d’Obama et, pour autant qu’on le sache, chercher à organiser une coopération amicale avec la Russie chaque fois que ce sera possible.

La dernière visite officielle à l’étranger de l’ancien vice-président Biden a été en Ukraine. Le promoteur de la troisième Guerre mondiale, le sénateur McCain, est allé à Kiev la veille du Nouvel An. Les deux hommes se sont fortement impliqués dans le coup d’état antérieur contre le gouvernement constitutionnel ukrainien. Le fils de Biden est engagé dans des affaires de gaz naturel en Ukraine. Ont-ils donné des conseils, voire des directives, à Porochenko ?

Les tentatives actuelles de l’Ukraine pour saboter le rapprochement de la Russie et des États-Unis ne seront probablement pas les seules. Des « accidents » dans la Baltique ou des « erreurs » en Syrie pourraient certainement être organisés par des forces dévoyées de « l’état profond ». Si tel est le cas, espérons qu’aucun des deux camps ne tombera dans le panneau.

Mise à jour :

Politico a parlé de la visite du Nouvel An de John McCain /

Lindsey Graham en Ukraine, il y a un mois. Notez bien ce que ces derniers ont dit :

« J’admire le fait que vous luttiez pour votre patrie », a déclaré Graham à la 36e brigade maritime séparée de l’Ukraine, dans la ville de Shyrokyne, à environ quatre kilomètres de la ligne de contact, selon une vidéo diffusée lundi par la présidence ukrainienne.

« Votre combat est notre combat », a déclaré Graham lors de la visite, samedi, aux côtés du président Petro Poroshenko. «  2017 sera l’année de l’offensive », a-t-il poursuivi. « Nous retournerons tous à Washington pour faire pression contre la Russie. … »

McCain, un ancien candidat à la présidentielle républicaine qui a été prisonnier de guerre au Vietnam, a déclaré : « Je crois que vous allez gagner. Je suis convaincu que vous gagnerez et nous ferons tout notre possible pour vous fournir ce qu’il vous faut pour gagner. … »

C’est évidemment une incitation à lancer une nouvelle guerre. Mais du fait de leur opposition à Trump, McCain et Lindsay sont exclus des cercles de décision de Washington. Ils peuvent écrire autant d’articles incendiaires qu’ils veulent, personne ne les lira et personne ne déclarera la guerre à la Russie.

Moon of Alabama

Traduction : Dominique Muselet

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article8201

 

Poutine explique les raisons de l’aggravation de la crise en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine a expliqué qu’avant tout Kiev avait besoin d’aide financière et tentait de se faire passer pour une «victime», surtout aux yeux de l’Union Européenne.

L’escalade du conflit dans le Donbass est due à l’envie de Kiev de « récolter » de l’argent à l’étranger.

« Concernant l’aggravation actuelle, notre position est bien connue: elle a été provoquée par la partie ukrainienne. Vendredi dernier, de réels combats ont débuté. Dimanche, les détachements ukrainiens dits de volontaires ont capturé l’un des points d’appui de l’opposition et ont pénétré dans les territoires contrôlés par les insurgés du Donbass, de 200 mètres. Dimanche, ils en ont été chassés», a déclaré Vladimir Poutine lors d’une conférence suite à une rencontre avec le premier ministre hongrois Viktor Orban.

« Je pense qu’aujourd’hui le gouvernement ukrainien n’est pas du tout prêt à la mise en œuvre des Accords de Minsk et cherche une excuse pour renoncer à leur exécution. Et cela aussi contribuerait à l’escalade du conflit. », a-t-il souligné.

Répondant à la question sur les raisons de la récente escalade, le chef de l’État russe a fait remarquer qu’il y en avait plusieurs.

« La première raison réside dans le fait que les dirigeants ukrainiens aujourd’hui ont besoin d’argent, et il est plus facile d’en récolter auprès de l’Union Européenne, de pays européens, des États-Unis et d’institutions financières internationales, en se faisant passer pour les victimes d’une agression », a expliqué M. Poutine.

Depuis le 29 janvier, la situation sur la ligne de contact dans le Donbass s’est aggravée. Selon les chiffres du commandement opérationnel de la DNR, les 30 et 31 janvier, les militaires ukrainiens ont bombardé le territoire de la république 2 411 fois, les tirs ont fait six morts et 13 blessés.

De son côté Kiev a reconnu que les militaires ukrainiens mènent une offensive dans le Donbass.

A cause des pilonnages, la ville d’Avdeïevka a été privée d’électricité, d’eau et de chauffage. L’état d’urgence a été déclaré. Les autorités n’excluent pas l’évacuation des habitants dans le cas où elles ne parviendraient pas à mener à bien des travaux de réparation.

Les représentants des parlements des Républiques populaires autoproclamées de Donetsk et de Lougansk ont adressé une déclaration commune aux dirigeants russe, américain et allemand dans laquelle ils ont appelé les leaders à « arrêter Porochenko » et à faire pression sur les autorités de Kiev pour qu’elles cessent les hostilités dans le Donbass et lèvent le blocus de la région.

Source: https://fr.sputniknews.com/international/201702021029909600-poutine-explique-raisons-crise-ukrainienne/

 

L’armée ukrainienne continue de bombarder massivement la RPD - Le ministère des Situations d’urgence évacue des civils du Nord de Donetsk


Vendredi 3 février 2017

 

 

Même si sur les dernières 24 h, le nombre de bombardements effectués par l'armée ukrainienne sur la République Populaire de Donetsk (RPD) a été presque divisé par deux (avec 1 617 bombardements dont 40 tirs de lance-roquettes multiples), ces derniers continuent de viser les habitations et zones civiles, et font de nouvelles victimes parmi la population.

Ces bombardements qui visent principalement le Nord de Donetsk, de Makeyevka, Gorlovka et Yasinovataya ont endommagé ou détruit 38 bâtiments dont 17 rien qu'à Makeyevka. Ils ont aussi blessé sept civils dont trois à Donetsk, un à Makeyevka et deux à Kominternovo, mais le bilan pourrait encore évoluer. Du côté de l'armée de la RPD, les tirs des dernières 24 h ont fait un mort et un blessé.

Les tirs de ce matin ont aussi touché la mine de Scheglovskaya à Makeyevka, blessant un mineur et obligeant à évacuer 131 autres qui se trouvaient sous terre.

Des tirs qui continuent malgré les pertes importantes subies par l'armée ukrainienne durant les derniers jours, avec plus de 200 morts et blessés.

 

Au vu des bombardements constants qui frappent désormais même en plein jour le district de Kievskyi, mais aussi Yasinovataya (trois obus ont touché la zone proche de la gare ferroviaire de Yasinovataya ce matin), le ministère des Situations d'urgence de la RPD a évacué depuis mardi soir près de 80 civils (dont 12 enfants) des zones les plus dangereuses.

Et au vu de l'accumulation d'hommes et de matériel près d'Avdeyevka, l'armée ukrainienne semble bien s'entêter dans ses tentatives d'offensives inutiles. Ainsi les services de renseignement de la RPD ont détecté l'installation d'un bataillon tactique de la 25e brigade d'assaut, à savoir des volontaires de Secteur Droit, d'Azov et de Dniepr-1. Au total ce groupe rassemble 10 compagnies d'infanterie, 15 chars d'assaut, 20 véhicules de combat d'infanterie et 16 mortiers.

L'armée ukrainienne a aussi redéployé de l'artillerie lourde et des lance-roquettes multiples près de la ligne de front, comme l'ont noté les observateurs internationaux. Des armes qui sont utilisées depuis des jardins pour enfants, des écoles, ou la cokerie d'Avdeyevka, permettant à l'armée ukrainienne d'utiliser les civils qui y vivent et travaillent comme boucliers humains.

 

Hier les résidents d'Avdeyevka ont partagé des photos et vidéos prises l'après-midimontrant des observateurs de l'OSCE ayant une discussion sympathique avec des soldats ukrainiens près de chars d'assaut des FAU qui se trouvaient en pleine zone résidentielle, au 20 de la rue Molodyozhnaya.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que le chef adjoint de la mission de l'OSCE, Alexander Hug, essaye de faire respecter le cessez-le-feu (qui a permis aux travaux de réparation de la station d'épuration d'avoir lieu et à cette dernière de redémarrer), ses subordonnés présents sur le territoire contrôlé par l'armée ukrainienne protègent les nazis qui tirent à l'artillerie et aux chars d'assaut depuis les habitations d'Avdeyevka vers les villes de DonetskMakeyevka et Yasinovataya.

Tout cela donne l'impression que certains représentants de l'OSCE cherchent à aggraver la situation, en informant l'armée ukrainienne des meilleurs endroits et moments où tirer pour toucher des infrastructures vitales ou empêcher les réparations d'avoir lieu.

Au vu de ce nouveau scandale, les autorités de la RPD ont exigé que cette violation flagrante du mandat de l'OSCE donne lieu à une enquête et que des mesures soient prises pour les observateurs couvrent objectivement la situation sans dissimuler les crimes de l'armée ukrainienne contre les civils.

De son côté, le chef de la République Populaire de Donetsk, Alexandre Zakharchenko s'est voulu rassurant en indiquant que ces attaques sont celles d'un régime à l'agonie, et que malgré les pertes civiles des derniers jours, la victoire est désormais à portée de main.

 

Christelle Néant

L’armée ukrainienne continue son jeu de massacre dans le Donbass – Lance-roquettes multiples, artillerie lourde et missiles BUK sont de la partie

Durant les dernières 24 h, l'armée ukrainienne a tiré à 3 016 reprises sur le territoire de la RPD, dont 490 fois avec des lance-roquettes multiples, et 939 fois avec de l'artillerie lourde (122 mm et 152 mm). Tirs auxquels il faut ajouter les tirs de mortiers, de chars d'assaut, de lance-roquettes, de lance-grenades, et même de systèmes de missiles anti-aériens.

Afin de cacher ses crimes, l'armée ukrainienne a même tiré à coup de missile BUK sur un drone de l'OSCE qui se trouvait au-dessus de Makeyevka. Les débris du missile sont tombés sur le territoire de l'hôpital N°5 de Makeyevka, où une femme avait trouvé la mort le 30 janvier.

Ces bombardements ont détruit ou endommagé 51 bâtiments, y compris un jardin pour enfants à Makeyevka, et un gazoduc. Les bombardements ont aussi touché l'alimentation électrique de la station d'épuration de Donetsk, privant la capitale, Yasinovataya et Avdeyevka d'eau courante. À l'heure où j'écris ces lignes l'eau n'est toujours pas rétablie. Le parallèle avec ce qui a eu lieu à Damas il y a quelques semaines à peine (où les groupes terroristes ont privé la capitale syrienne d'eau potable), rappelle que ce genre de méthode est typique des marionnettes américaines.

Alors qu'Alexander Hug de l'OSCE et des membres du Centre Conjoint de Contrôle et de Coordination du cessez-le-feu (CCCC) se rendaient sur place pour mettre en place un nouveau cessez-le-feu, le convoi a été pris sous des tirs de l'armée ukrainienne, certains tombant à 50 mètres à peine des représentants, qui ont dû se mettre à l'abri.

 

Il semble que de s'être retrouvé lui-même sous les tirs de l'armée ukrainienne a décidé M. Hug à faire son travail et à exiger la cessation des hostilités via le Twitter officiel de l'OSCE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le CCCC coordonne actuellement ce cessez-le-feu autour de la station d'épuration afin que les travaux de réparation puissent avoir lieux. La première phase de ces derniers a été accomplie, mais la deuxième devra attendre demain avant de tenter de redémarrer la station.

 

Ces bombardements ont fait deux victimes parmi les civils dont une femme, tuée ce matin par un obus de 152 mm qui a frappé directement l'abri de jardin où elle se trouvait, ne lui laissant aucune chance de survie. La direction du tir ne laisse aucun doute sur l'origine des tirs : la zone industrielle d'Avdeyevka.

Un des tirs de ce matin, a même touché une ambulance, blessant trois des occupants du véhicule. Tous ont été admis en urgence à l'hôpital. Au total cinq civils ont été blessés à divers degrés de gravité lors des bombardements des dernières 24 h.

Les tirs nourris sur la zone de Yasinovataya ont aussi obligé les autorités de la RPD à couper totalement l'entrée sur l'autoroute menant à Gorlovka depuis Yasinovataya, afin d'éviter qu'il n'y ait encore plus de victimes civiles innocentes.

L'armée ukrainienne a tiré de nouveau ce matin sur la banlieue Nord de Donetsk et sur Spartak à coup d'artillerie lourde et de lance-roquettes multiples Grad, comme nous avons pu le constater sur place :

https://youtu.be/cHTmfg7Q9TE

 

Les unités de Secteur Droit ont une lourde part de responsabilité dans l'escalade actuelle de la situation. Y compris dans les six attaques des dernières 24 h, dont deux près de Kominternovo et quatre près d'Avdeyevka.

Des attaques qui se poursuivent malgré les 93 morts et les centaines de blessés (les rapports officiels ukrainiens font état de 300 blessés) des dernières 24 h au sein de l'armée ukrainienne. Pour faire de la place pour les soldats, les civils sont évacués des hôpitaux d'Avdeyevka, Konstantinovka, et Selidovo.

Afin de dissimuler les pertes, les morts et les blessés sont évacués dans des voitures civiles des mouvements de volontaires, et il y a de bonnes chances que les morts soient discrètement enterrés comme « déchets de chirurgie », comme cela a été découvert par LiveLeak, et déclarés déserteurs pour ne pas avoir à indemniser les familles.

Malgré ces attaques, les lignes de défense de la République Populaire de Donetsk tiennent bon, alors qu'une réunion des groupes de contacts à Minsk est en cours, sans grand espoir néanmoins d'arriver à changer la donne.

Dans le cadre de l'escalade qui se poursuit, l'annonce par les services de renseignement de la RPD, que deux systèmes de missiles Tochka-U se trouvent à Kramatorsk et que les autorités ukrainiennes envisagent de tirer six de ces missiles sur le territoire de la RPD a de quoi faire froid dans le dos. Si l'armée ukrainienne utilise ces missiles, ce sera le carnage assuré.

Et alors que le vice-ministre ukrainien de la Défense a reconnu que l'armée ukrainienne était à l'offensive, à part la Russie qui craint que Kiev n'utilise l'escalade qu'elle a elle-même créée pour enterrer définitivement les accords de Minsk, les deux autres garants de ces accords gardent un silence coupable sur ce qui se joue ici.

En attendant, alors que j'écris ces lignes, des bombardements lourds frappent la zone de l'aéroport et Yasinovataya et se font entendre de manière continue depuis plusieurs heures jusque dans le centre de Donetsk.

 

Christelle Néant

Bain de sang sur le front Nord de Donetsk - L’armée ukrainienne continue ses attaques visant à relancer les hostilités à grande échelle


Mercredi 01 février 2017

Suite aux tirs continus qui avaient frappé hier la périphérie Nord de Donetsk et de Makeyevka, et qui avaient fait plusieurs morts et blessés parmi les civils et parmi les soldats de la République Populaire de Donetsk (RPD), des négociations ont eu lieu hier soir pour tenter de rétablir le cessez-le-feu. Profitant de ces négociations, après confirmation du côté de la RPD qu'elle avait cessé de tirer, l'armée ukrainienne a traîtreusement bombardé à nouveau le territoire de la république.

 

À 20 h, après une préparation d'artillerie, l'ennemi a envoyé deux pelotons attaquer les positions de la RPD situées entre Yasinovataya et Avdeyevka, avec des tirs de mortier et de chars d'assaut en couverture. Les attaquants sont tombés en plein de champ de mines, et ont eu trois morts et cinq blessés. Poursuivant leur attaque malgré ces pertes, ils ont perdu au total cette nuit au moins 15 morts et 30 blessés.

Les positions de l'armée de la RPD tenant bon malgré ces pertes, l'ennemi a tenté de faire diversion en commençant à bombarder massivement la périphérie de Donetsk et de Makeyevka, entre autre avec des armes interdites par les accords de Minsk comme l'artillerie de 122 mm et 152 mm et des mortiers de 82 mm et 120 mm.

Les services de renseignement de la RPD indiquent qu'au vu de la démoralisation des soldats ukrainiens suite aux lourdes pertes dans l'armée ukrainienne ces deux derniers jours, le commandement ukrainien a décidé d'utiliser comme chair à canon les unités de Secteur Droit. Les soldats de la RPD ont enregistré un comportement étrange de la part de ces soldats, très certainement sous l'influence de drogue ou en état d'ébriété.

Suite à ce nouvel échec, l'armée ukrainienne s'est mise à tirer plus au Nord en face de Debaltsevo, où des combats ont lieu là aussi.

Suite à ce désastre, et après avoir reçu le rapport des pertes au sein de l'armée ukrainienne lors des dernières 48 h, Porochenko serait rentré en urgence d'Allemagne.

Les services de renseignement de la RPD ont eu accès au rapport du chef d'état-major ukrainien, Muzhenko qui a été transmis au soi-disant président ukrainien, concernant les pertes réelles de l'armée ukrainienne pour les journées du 29 et 30 janvier.

D'après les informations obtenues il y a actuellement dans les morgues et hôpitaux militaires ukrainiens : 

- Morgue de Selydove - 29 corps de soldats ukrainiens morts ;

- Morgue de Krasnoarmeysk - 41 corps de soldats ukrainiens morts ;

- Hôpital militaire mobile N°65 de Chasov Yar - 62 soldats blessés ;

- Hôpital militaire mobile N°66 mobile de Novyi Trud - 8 corps de soldats morts et 14 blessés.
Total : 78 morts et 76 blessés

Auxquels il faut y rajouter les pertes de Secteur Droit de la nuit dernière à Adveyevka, soit plus de 15 morts et 30 blessés... Soit un total actuel (qui risque encore d'être revu à la hausse), de 93 morts et 106 blessés côté ukrainien.

Malgré ce bain de sang, aujourd'hui dès 4 h du matin, après une préparation d'artillerie, l'ennemi a continué ses attaques dans la zone industrielle d'Avdeyevka. Avec trois pelotons ils ont essayé de contourner les positions de l'armée de la RPD par le flanc. L'armée de la RPD a ouvert le feu en retour pour contenir l'ennemi.

Suite aux bombardements de Donetsk, Gorlovka, Yasinovataya et Makeyevka, six maisons ont été endommagées, comme au 242 de la rue Kouibycheva où le toit d'un immeuble de 9 étages a été touché par un obus de 122 mm, et un gazoduc a été endommagé à Yakolevka. Il y a deux blessés parmi les civils. Des rails ont aussi été endommagés près de la gare, et plusieurs localités ou quartiers de Donetsk sont sans électricité.

Les pertes réelles de l'armée ukrainienne sont dissimulées au public afin d'éviter de provoquer la panique dans les rangs des forces armées ukrainiennes et au sein de la population. Pour justifier de telles pertes, Poltorak a déclaré qu'ils avaient avancé de 10 mètres alors qu'en réalité ils ont perdu.

Du côté de l'armée de la RPD nous avons eu 4 morts et 7 blessés lors des attaques des positions situées entre Yasinovataya et Avdeyevka.

Afin de permettre les travaux de réparation la RPD a proposé d'instaurer un cessez-le-feu, qu'elle respecte déjà, pour éviter une catastrophe humanitaire. Mais ce matin, de nouveaux tirs ont frappé Donetsk, coupant l'électricité de la mine Zasyadko et bloquant 203 mineurs sous terre. Les mineurs sont en train d'être évacués.

Dans la foulée, les unités de reconnaissance de l'armée de la RPD ont vu des unités de Secteur Droit tirer à coup de lance-roquettes multiples Grad sur des positions de l'armée régulière ukrainienne, provoquant la panique dans leurs rangs. Le but étant bien sûr d'accuser l'armée de la RPD d'être responsable de ces tirs.

Et à 11 h 20 l'armée ukrainienne a tiré 120 roquettes de Grad sur Yasinovataya et sa périphérie, en plus des mortiers de 120 mm et de l'artillerie de 152 mm. Et une heure plus tôt, les forces armées ukrainiennes ont tenté de percer les lignes de la RPD dans le Sud près de Kominternovo. Les unités de la 36e brigade de marine et de Secteur Droit ont eu 14 morts et des dizaines de blessés, et se sont retirées en catastrophe.

Comme on peut le voir malgré l'hécatombe, les autorités ukrainiennes sont décidées à aller jusqu'au bout de leur fuite en avant et de leur logique suicidaire. Le spectre de la guerre à grande échelle, comme l'ont connue les habitants du Donbass en 2014, est de retour…

 

Christelle Néant

Le Nord de Donetsk et de Makeyevka bombardés par l’armée ukrainienne - Les civils du Donbass paient le prix de l’escalade du conflit


Mardi 31 janvier 2017

 

Après une relative accalmie hier en fin d'après-midi sur la ligne de front de la République Populaire de Donetsk (RPD), les tirs ont repris en fin de soirée, avec 211 obus tirés entre 18 h et 2 h du matin avant de se calmer à nouveau. Mais l'armée ukrainienne ne semble pas décidée à en rester là, comme le montrent les bombardements menés dès 7 h ce matin sur les zones purement civiles du Nord de Donetsk et de Makeyevka.

Nous nous rendons d'abord à l'hôpital N°5 de Makeyevka (district de Krasnogvardeisky), qui a été bombardé le matin même par l'armée ukrainienne. Très certainement à l'artillerie lourde vu la distance (9 km) qui sépare cet hôpital de la ligne de front. Une distance et une localisation qui excluent toute erreur de tir. C'est un bombardement délibéré d'un hôpital purement civil, qui fera un mort (une femme qui travaillait là) et trois blessés.

Lorsque nous arrivons le corps de la femme est encore là, et son mari ne peut plus que pleurer sur le corps sans vie de celle qui fut son épouse, et qui était simplement partie travailler ce matin. Les larmes viennent en le voyant à genoux à côté d'elle, lui caressant la tête et le visage comme pour la réveiller en douceur d'un profond sommeil.

Une victime civile de plus à ajouter à la liste déjà très longue des civils morts de la main des soldats ukrainiens depuis le début de ce conflit (plus de 10 000). Une famille de plus détruite.

 

Un peu plus tard, un mort civil de plus est annoncé par le commandement de l'armée de la RPD, qui annonce aussi trois morts et quatre blessés parmi les soldats de la RPD (un bilan qui va sûrement continuer à augmenter). Parmi les morts d'hier se trouve l'un des commandants de Vostok, Ivan Balakaï, surnommé le « Grec ». Le commandant du 3éme bataillon de la Brigade Vostok est mort au combat, dans la zone industrielle d'Avdeyevka.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'école N°32 située dans le secteur de Makeyevka qui a été bombardé à nouveau vers 9 h 30 a fait descendre les enfants dans les abris avant de demander aux parents de les ramener à la maison pour plus de sécurité.

Nous poursuivons ensuite notre route vers le Nord de Donetsk, dans l'avenue Partizansky, où un immeuble proche d'un jardin pour enfants a été bombardé tôt ce matin aussi. Les obus ont endommagé plusieurs appartements, et nous avons l'estomac noué en voyant le jardin pour enfants juste à côté et en pensant à ce qui aurait pu arriver si les obus étaient tombés dessus.

 

Alors que nous filmons de nombreux tirs lourds se font soudainement entendre depuis le Nord, vers Yasinovataya. La zone n'est pas sûre, l'armée ukrainienne pourrait, comme à Makeyevka, décider de tirer à nouveau sur le même secteur, alors que les civils essayent de nettoyer les dégâts comme ils peuvent.

Durant la nuit, plus au Nord, à Gorlovka, l'armée ukrainienne a tiré sur le point de passage de Mayorsk, heureusement sans faire de victimes.

Devant l'escalade brutale de la situation qui a vu 1912 bombardements frapper le territoire de la RPD durant les dernières 24 h, les autorités de la République trouvent les actions de l'OSCE insuffisantes et ont exigé qu'elle agisse en déclarant de manière claire qui est la partie qui viole ouvertement les accords de Minsk et qu'elle fasse respecter le cessez-le-feu.

Une exigence d'autant plus importante qu'hier soir l'armée de la RPD annonçait que les services de renseignement de la République avaient découvert la volonté du commandement ukrainien de mener une nouvelle provocation, en tirant à l'aide de lance-roquettes multiples Grad sur des quartiers résidentiels se trouvant sous son contrôle pour en accuser l'armée de la RPD.

Alors que Donald Trump et Vladimir Poutine sont tombés d'accord pour dire que la crise ukrainienne ne pouvait pas perdurer et qu'il fallait la résoudre au plus vite, les autorités ukrainiennes jettent de l'huile sur le feu que la Russie et les USA essayent maintenant d'éteindre.

Christelle Néant

 

 

L’armée ukrainienne se déchaîne sur la périphérie de Donetsk et de Yasinovataya - Les accords de Minsk-2 sont à l’agonie


Lundi 30 janvier 2017

 

 

Depuis ce matin, l'armée ukrainienne tire sans discontinuer sur la périphérie Nord - Nord-Ouest de Donetsk et principalement sur les secteurs de l'aéroport et de Yasinovataya. Les obus ukrainiens ont aussi touché des secteurs purement civils du Nord de Makeyevka et du district de Kouibyshevsky à Donetsk, blessant un civil près d'un service de réparation de véhicules. L'état de l'homme est modérément grave, mais il est toujours en soins intensifs après avoir été opéré pour les graves blessures provoquées par les shrapnels qu'il a reçus.

Avec plus de 940 obus et projectiles divers tirés sur Yasinovataya (150 obus de 152 mm, 130 obus de 122 mm, 300 obus de mortier de 120 mm, 350 obus de mortier de 82 mm, et obus de chars d'assaut) depuis ce matin et enregistrés en début d'après-midi (autant dire qu'à l'heure où j'écris ces lignes le millier a été dépassé depuis longtemps), l'armée ukrainienne semble donc avoir décidé aujourd'hui de briser définitivement les accords de Minsk-2 et se lancer dans l'escalade à la fois attendue et redoutée depuis plusieurs mois.

 

Comme craint par l'armée de la République Populaire de Donetsk, l'armée ukrainienne a tiré sur la station d'épuration de Donetsk, située près de Yasinovataya, heureusement sans interrompre son fonctionnement ni déclencher de catastrophe écologique pour le moment. Les obus semblent être tombés dans le réservoir de filtration de la station.

Suite aux combats intenses qui se déroulent encore maintenant autour de l'aéroport et de Yasinovataya, un soldat de l'armée de la RPD est mort et un autre a été blessé. Côté ukrainien, l'attaque contre Yasinovataya aurait fait 20 morts et plus de 30 blessés. Nos collègues de NTV ont eu plus de chance. Alors qu'ils se trouvaient à Makeyevka pour interviewer des civils bombardés la veille, ils se sont retrouvé pris sous les tirs de l'armée ukrainienne qui ont visé le Nord de la ville. Heureusement ils n'ont pas été blessés.

Alors que nous-mêmes nous sommes rendus sur place un peu plus tard pour constater les faits, nous avons entendu les tirs se poursuivre vers le Nord-Ouest de la capitale de manière continue, à Makeyevka comme à Kouibyshevsky.

Depuis ce matin, sept maisons ont déjà été endommagées par ces tirs : cinq à Dokouchaevsk et Makeyevka et deux dans le Sud de la RPD. Et près de Yasinovataya, le village de Yakolevka est sans électricité suite aux bombardements, et les tirs continus empêche de réparer les lignes électriques pour le moment.

 

Cette escalade brutale de la situation fait suite à la discussion téléphonique positive qui a eu lieu entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Acculée, l'Ukraine semble donc décidée à se jeter dans une offensive suicidaire et enterrer définitivement les accords de Minsk.

Christelle Néant

 

À jouer avec le feu dans le Donbass, l’Ukraine va finir par se brûler


Samedi 28 janvier 2017

 

 

Alors que Donald Trump semble décidé à appliquer ses promesses de campagne et devrait avoir une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine dès demain, l'Ukraine poursuit sa course vers le gouffre avec une constance suicidaire.

Poursuivant sa tactique de provocations croissantes afin de pousser les armées des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk (RPD et RPL) à la faute, l'armée ukrainienne a ressorti pour la deuxième fois en une semaine les lance-roquettes multiples Grad qu'elle a accumulée près du front.

Après avoir tiré le 20 janvier sur la périphérie Nord de Donetsk, à l'Est du village de Spartak, c'est les positions de l'armée de la RPD situées près du centre Volvo (à côté de l'aéroport) qui ont été visées hier soir par ces armes lourdes. Des tirs qui font partie des plus de 800 tirs des dernières 24 heures et les 5 956 tirs de la semaine sur la République Populaire de Donetsk.

Avec une moyenne de 850 tirs par jour cette semaine, l'armée ukrainienne se rapproche des niveaux de bombardements de la fin novembre 2016, et à l'allure où ils augmentent, nous devrions bientôt atteindre les mêmes niveaux qu'en décembre 2016 (qui avait été le pire mois de l'année). Autant dire que l'année 2017 part plutôt mal pour ce qui est de l'application des accords de Minsk et des autres accords pourtant signés par Kiev.

Ainsi les autorités ukrainiennes refusent de retirer leurs unités à plus d'1,5 km de la station d'épuration de Donetsk, comme le prévoit pourtant un accord signé par ces mêmes autorités en mars 2016. La présence de troupes ukrainiennes aussi près de cette station d'épuration est un nouveau crime de guerre et fait prendre le risque d'un désastre écologique et sanitaire si des tirs atteignent les produits chimiques (dont du chlore) qui se trouvent stockés sur le territoire de la station.

Des tirs qui sont loin d'être rares puisque pas plus tard qu'hier l'armée ukrainienne a tiré au mortier de 82 mm sur la station lors du changement d'équipes des ouvriers y travaillant. Sur la station d'épuration de Dokouchaevsk c'est à coup d'artillerie de 122 mm que l'armée ukrainienne a aussi tiré hier.

Et ce matin, c'est sur le Sud de la RPD que l'armée ukrainienne s'est déchaînée, tirant pendant plus de trois heures sur le village de Sakhanka.

En République Populaire de Lougansk, l'armée ukrainienne a tiré de nouveau sur le village de Kirovsk au mortier et au canon antichar, et sur le village de Bryanka situé non loin, faisant deux blessés parmi les civils et de nombreuses destructions.

L'un des autres points des accords de Minsk est lui aussi toujours au point mort : l'échange des prisonniers. Kiev a une nouvelle fois repoussé la finalisation de cet échange qui doit avoir lieu au format « tous contre tous » sous de nouveaux prétextes fallacieux qui vont à l'encontre des accords de Minsk.

L'Ukraine traîne des pieds, faisant preuve de la mauvaise volonté la plus crasse concernant la mise en œuvre des accords qu'elle a signé, montrant ainsi que les autorités ukrainiennes ne veulent pas résoudre pacifiquement le conflit du Donbass, mais veulent au contraire relancer la guerre.

Une option qui risque de poser plus de problèmes qu'elle ne va en résoudre pour Kiev, alors que la propagande d'état se fissure de plus en plus, comme le montre cette émission TV, où un auditeur, habitant de Kharkov, interpelle par téléphone le présentateur de l'émission, sur « l'agresseur » qu'est la Russie :

 

« Vous dites souvent "agresseur". Je me demande pourquoi cet "agresseur" en Crimée prend beaucoup plus soin de nos Ukrainiens. Ils touchent une retraite quatre fois supérieure à la mienne, les soins sont gratuits, le gaz moins cher. […] Qui est donc l'agresseur ? Nous sommes nous-mêmes les agresseurs ici, à l'intérieur du pays  », a déclaré l'homme.

Lorsqu'il a essayé d'échanger son appartement pour une habitation en Crimée, espérant trouver des patriotes ukrainiens qui voudraient partir de la péninsule, il a découvert que personne ne voulait quitter la Crimée pour l'Ukraine :

«  Je pensais trouver des patriotes qui voudraient partir. On m’a fait signe que j’étais fou », a-t-il expliqué.

Dans ce contexte où il apparaît de plus en plus clairement que l'Ukraine va relancer les hostilités à grande échelle pour résoudre le conflit du Donbass par la voie militaire, scellant de fait la scission du pays, de plus en plus de voix en Russie appellent à renforcer encore les relations avec le Donbass, et faciliter sa possible intégration au sein de la fédération de Russie.

Alors qu'il y a un anla Russie repoussait l'idée de fournir des passeports russes aux résidents du Donbass afin de ne pas contrevenir aux accords de Minsk, obligeant les deux républiques populaires à produire leurs propres passeports, l'idée semble aujourd'hui faire de plus en plus son chemin.

Ainsi, après la proposition de Sergueï Chargounov, député de la Douma, en novembre 2016, de travailler avec le ministère des Affaires étrangères russe afin de pouvoir fournir des passeports de la fédération de Russie aux habitants du Donbass qui le souhaitent, il semble que cette idée avance, puisqu'un autre député appelle le MAE russe à changer les règles pour pouvoir délivrer ces passeports.

Leonid Kalashnikov, président du comité des affaires de la CEI à la Douma, a en effet signalé un problème de taille pour avancer sur ce dossier : pour obtenir leur passeport russe, les citoyens du Donbass devraient renoncer à leur citoyenneté et produire un certificat en attestant. Or, qui leur fournira un tel certificat ? Certainement pas Kiev.

Le député propose donc tout simplement de changer la législation et la procédure afin de permettre la délivrance de passeports russes aux résidents du Donbass. Une façon pour la Russie de confirmer son soutien indéfectible aux habitants du Donbass, et de fournir ainsi des papiers d'identités qui permettront aux résident du Donbass de voyager et d'étudier à l'étranger (les passeports de la RPD et de la RPL n'étant reconnus que par la Russie et les républiques autonomes comme l'Ossétie du Sud).

En s'entêtant dans sa logique guerrière, Kiev scelle de plus en plus le destin mortifère de l'Ukraine. Ce soir, alors que j'écris ces lignes des tirs lourds frappant l'aéroport, Spartak et la périphérie de Yasinovataya, se font entendre depuis plus d'une heure jusque dans le centre-ville de Donetsk, prélude d'une nouvelle nuit de terreur imposée par l'armée ukrainienne aux civils du Donbass qu'ils prétendent venir « libérer ».

Christelle Néant

 

L’Ukraine multiplie les provocations contre les civils du Donbass afin d’enterrer Minsk-2 - L’Occident ferme les yeux avec le sourire


Jeudi 26 janvier 2017

 

Depuis quelques jours les mauvaises nouvelles en termes de destructions et de victimes parmi la population civile du Donbass se multiplient, laissant entrevoir un dessein des plus noirs de la part des autorités de Kiev.

Après la maison de la petite Rita à Zaïtsevo, bombardée pour la deuxième fois en moins d'une semaine, et le bombardement délibéré de l'hôpital de Kirovsk, en République Populaire de Lougansk (RPL), par l'armée ukrainienne, qui a fait un mort parmi les civils, les soldats ukrainiens persistent et signent dans ce qui semble être devenu un concours d'ignominie.

 

Hier, l'armée ukrainienne a en effet tiré au missile guidé antichar contre une voiture civile à Dolgoye, en RPL. Un missile guidé qui ne laissait aucune chance aux passagers de la voiture, faisant un mort et trois blessés.

La nature même du missile empêche toute excuse du type « tir qui n'a pas atteint sa cible initialement prévue, et qui a tapé à côté ». Les positions de la milice populaire de la RPL les plus proches sont à 7 km à l'Est du lieu touché. Impossible de faire une telle erreur de tir, surtout avec un missile guidé, que l'opérateur peut suivre en temps réel pour réajuster sa trajectoire.

L'armée ukrainienne a aussi délibérément tiré sur la zone résidentielle de Yelenovka dans la nuit d'avant-hier à hier, coupant l'électricité d'une cinquantaine de maisons qui a été rétablie en quelques heures grâce au travail acharné des ouvriers chargé de réparer. La nuit dernière c'est sur Sergeyevka, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk, que les soldats ukrainiens ont tiré privant tout le village d'électricité.

Ces provocations croissantes contre les civils, montrent clairement que l'armée ukrainienne cherche à provoquer une réponse de la part de l'armée de la RPD et de la RPL afin de leur faire endosser l'arrêt de Minsk-2. L'Ukraine a besoin de relancer les hostilités à grande échelle, mais elle ne veut pas en assumer la responsabilité.

Il faut dire qu'ils peuvent toujours compter pour cela sur la complicité plus que passive de l'OSCE. Car même après que M. Hug ait constaté sur place la mort de ce mineur de 48 ans tué lors du bombardement de l'hôpital de Kirovsk (renommé Holoubivka par les autorités ukrainiennes), l'OSCE n'a réussi à se fendre que d'un rapport soporifique énonçant tout juste que l'homme a été tué par un obus de 122 mm (arme interdite par les accords de Minsk). Aucune direction de tir fournie, aucune condamnation de ce crime de guerre, et de cette violation des accords de Minsk.

On a connu l'OSCE plus prompte à dénoncer les violations de Minsk-2 lorsqu'il s'agissait de la RPD ou de la RPL, comme en mai, lors de la préparation du défilé de la victoire à Donetsk, où l'OSCE s'était offusquée de la présence des blindés et autres armes lourdes dans le centre-ville, alors qu'elles n'étaient clairement pas là pour tirer sur la partie ukrainienne qui se trouve à quelques kilomètres de là.

Ou comme lors de sa rencontre avec Alexandre Zakharchenko il y a deux jours, en demandant des efforts de la part de la RPD concernant le cessez-le-feu, pour laisser les réparations avoir lieu. Par contre aucune déclaration semblable envers l'Ukraine alors que les violations du cessez-le-feu par l'armée ukrainienne sont plus qu'évidentes, contre les civils et souvent contre les ouvriers chargés des réparations. À force de pratiquer le deux poids deux mesures, l'OSCE finit de se discréditer totalement.

Ces nouvelles provocations ont provoqué un rappel de la part de la Russie sur le fait que la mise en œuvre des accords de Minsk était la seule solution pour résoudre pacifiquement le conflit dans le Donbass. Et que ces accords sont bloqués par le fait que Kiev ne veut pas les mettre en œuvre et renie les accords que les autorités ukrainiennes ont pourtant signés.

En Europe, pendant ce temps-là, tout le monde s'en fiche, surtout la Grande-Bretagne qui célébrait il y a peu les 25 ans de ses relations diplomatiques avec l'Ukraine. Une célébration lors de laquelle les participants, dont des parlementaires britanniques, n'ont pas supporté de devoir faire face aux questions et accusations de Graham Phillips concernant ces tirs délibérés de l'armée ukrainienne contre les civils du Donbass.

Pour ne pas avoir à répondre de leur complicité de génocide, les autorités britanniques ont préféré mettre Graham dehors avec l'aide de la sécurité. On peut même voir certains des participants sourire lorsque Graham accuse la Grande Bretagne de se rendre complice de Kiev. Voilà tout ce que les élites européennes ont à répondre depuis leur vie confortable en Europe face à ce qui se passe ici : cela les fait sourire.

 

Vidéo en anglais de Graham Phillips :

Une réaction qui donne envie, comme les alliés l'avaient fait en Allemagne après les découvertes des camps, de prendre tous ces gens-là et d'aller les confronter à ce qui les fait tant sourire. Une envie d'aller leur faire passer une nuit dans les caves de Spartak, ou dans la maison de Rita à Zaïtsevo. Je pense qu'après cela ils n'auraient plus du tout envie de sourire.

Le jour où aura lieu le tribunal international qui jugera les criminels ukrainiens, il ne faudra oublier sur le banc des accusés aucune de ces personnes qui ont soutenu et trouvé « drôle » que des civils innocents se fassent massacrer par leur gouvernement.

 

Christelle Néant

L’Ukraine poursuit sa tactique de provocations 

Poursuivant sa tactique de provocations croissantes afin de pousser les armées des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk (RPD et RPL) à la faute, l'armée ukrainienne a ressorti pour la deuxième fois en une semaine les lance-roquettes multiples Grad qu'elle a accumulée près du front.

Après avoir tiré le 20 janvier sur la périphérie Nord de Donetsk, à l'Est du village de Spartak, c'est les positions de l'armée de la RPD situées près du centre Volvo (à côté de l'aéroport) qui ont été visées hier soir par ces armes lourdes. Des tirs qui font partie des plus de 800 tirs des dernières 24 heures et les 5 956 tirs de la semaine sur la République Populaire de Donetsk.

Avec une moyenne de 850 tirs par jour cette semaine, l'armée ukrainienne se rapproche des niveaux de bombardements de la fin novembre 2016, et à l'allure où ils augmentent, nous devrions bientôt atteindre les mêmes niveaux qu'en décembre 2016 (qui avait été le pire mois de l'année). Autant dire que l'année 2017 part plutôt mal pour ce qui est de l'application des accords de Minsk et des autres accords pourtant signés par Kiev.

Ainsi les autorités ukrainiennes refusent de retirer leurs unités à plus d'1,5 km de la station d'épuration de Donetsk, comme le prévoit pourtant un accord signé par ces mêmes autorités en mars 2016. La présence de troupes ukrainiennes aussi près de cette station d'épuration est un nouveau crime de guerre et fait prendre le risque d'un désastre écologique et sanitaire si des tirs atteignent les produits chimiques (dont du chlore) qui se trouvent stockés sur le territoire de la station.

Des tirs qui sont loin d'être rares puisque pas plus tard qu'hier l'armée ukrainienne a tiré au mortier de 82 mm sur la station lors du changement d'équipes des ouvriers y travaillant. Sur la station d'épuration de Dokouchaevsk c'est à coup d'artillerie de 122 mm que l'armée ukrainienne a aussi tiré hier.

Et ce matin, c'est sur le Sud de la RPD que l'armée ukrainienne s'est déchaînée, tirant pendant plus de trois heures sur le village de Sakhanka.

En République Populaire de Lougansk, l'armée ukrainienne a tiré de nouveau sur le village de Kirovsk au mortier et au canon antichar, et sur le village de Bryanka situé non loin, faisant deux blessés parmi les civils et de nombreuses destructions.

L'un des autres points des accords de Minsk est lui aussi toujours au point mort : l'échange des prisonniers. Kiev a une nouvelle fois repoussé la finalisation de cet échange qui doit avoir lieu au format « tous contre tous » sous de nouveaux prétextes fallacieux qui vont à l'encontre des accords de Minsk.

L'Ukraine traîne des pieds, faisant preuve de la mauvaise volonté la plus crasse concernant la mise en œuvre des accords qu'elle a signé, montrant ainsi que les autorités ukrainiennes ne veulent pas résoudre pacifiquement le conflit du Donbass, mais veulent au contraire relancer la guerre.

Une option qui risque de poser plus de problèmes qu'elle ne va en résoudre pour Kiev, alors que la propagande d'état se fissure de plus en plus, comme le montre cette émission TV, où un auditeur, habitant de Kharkov, interpelle par téléphone le présentateur de l'émission, sur « l'agresseur » qu'est la Russie :

 

« Vous dites souvent "agresseur". Je me demande pourquoi cet "agresseur" en Crimée prend beaucoup plus soin de nos Ukrainiens. Ils touchent une retraite quatre fois supérieure à la mienne, les soins sont gratuits, le gaz moins cher. […] Qui est donc l'agresseur ? Nous sommes nous-mêmes les agresseurs ici, à l'intérieur du pays  », a déclaré l'homme.

Lorsqu'il a essayé d'échanger son appartement pour une habitation en Crimée, espérant trouver des patriotes ukrainiens qui voudraient partir de la péninsule, il a découvert que personne ne voulait quitter la Crimée pour l'Ukraine :

«  Je pensais trouver des patriotes qui voudraient partir. On m’a fait signe que j’étais fou », a-t-il expliqué.

Dans ce contexte où il apparaît de plus en plus clairement que l'Ukraine va relancer les hostilités à grande échelle pour résoudre le conflit du Donbass par la voie militaire, scellant de fait la scission du pays, de plus en plus de voix en Russie appellent à renforcer encore les relations avec le Donbass, et faciliter sa possible intégration au sein de la fédération de Russie.

Alors qu'il y a un anla Russie repoussait l'idée de fournir des passeports russes aux résidents du Donbass afin de ne pas contrevenir aux accords de Minsk, obligeant les deux républiques populaires à produire leurs propres passeports, l'idée semble aujourd'hui faire de plus en plus son chemin.

Ainsi, après la proposition de Sergueï Chargounov, député de la Douma, en novembre 2016, de travailler avec le ministère des Affaires étrangères russe afin de pouvoir fournir des passeports de la fédération de Russie aux habitants du Donbass qui le souhaitent, il semble que cette idée avance, puisqu'un autre député appelle le MAE russe à changer les règles pour pouvoir délivrer ces passeports.

Leonid Kalashnikov, président du comité des affaires de la CEI à la Douma, a en effet signalé un problème de taille pour avancer sur ce dossier : pour obtenir leur passeport russe, les citoyens du Donbass devraient renoncer à leur citoyenneté et produire un certificat en attestant. Or, qui leur fournira un tel certificat ? Certainement pas Kiev.

Le député propose donc tout simplement de changer la législation et la procédure afin de permettre la délivrance de passeports russes aux résidents du Donbass. Une façon pour la Russie de confirmer son soutien indéfectible aux habitants du Donbass, et de fournir ainsi des papiers d'identités qui permettront aux résident du Donbass de voyager et d'étudier à l'étranger (les passeports de la RPD et de la RPL n'étant reconnus que par la Russie et les républiques autonomes comme l'Ossétie du Sud).

En s'entêtant dans sa logique guerrière, Kiev scelle de plus en plus le destin mortifère de l'Ukraine. Ce soir, alors que j'écris ces lignes des tirs lourds frappant l'aéroport, Spartak et la périphérie de Yasinovataya, se font entendre depuis plus d'une heure jusque dans le centre-ville de Donetsk, prélude d'une nouvelle nuit de terreur imposée par l'armée ukrainienne aux civils du Donbass qu'ils prétendent venir « libérer ».

Christelle Néant

 

L’Ukraine multiplie les provocations contre les civils du Donbass afin d’enterrer Minsk-2 - L’Occident ferme les yeux avec le sourire


Jeudi 26 janvier 2017

 

Depuis quelques jours les mauvaises nouvelles en termes de destructions et de victimes parmi la population civile du Donbass se multiplient, laissant entrevoir un dessein des plus noirs de la part des autorités de Kiev.

Après la maison de la petite Rita à Zaïtsevo, bombardée pour la deuxième fois en moins d'une semaine, et le bombardement délibéré de l'hôpital de Kirovsk, en République Populaire de Lougansk (RPL), par l'armée ukrainienne, qui a fait un mort parmi les civils, les soldats ukrainiens persistent et signent dans ce qui semble être devenu un concours d'ignominie.

 

Hier, l'armée ukrainienne a en effet tiré au missile guidé antichar contre une voiture civile à Dolgoye, en RPL. Un missile guidé qui ne laissait aucune chance aux passagers de la voiture, faisant un mort et trois blessés.

La nature même du missile empêche toute excuse du type « tir qui n'a pas atteint sa cible initialement prévue, et qui a tapé à côté ». Les positions de la milice populaire de la RPL les plus proches sont à 7 km à l'Est du lieu touché. Impossible de faire une telle erreur de tir, surtout avec un missile guidé, que l'opérateur peut suivre en temps réel pour réajuster sa trajectoire.

L'armée ukrainienne a aussi délibérément tiré sur la zone résidentielle de Yelenovka dans la nuit d'avant-hier à hier, coupant l'électricité d'une cinquantaine de maisons qui a été rétablie en quelques heures grâce au travail acharné des ouvriers chargé de réparer. La nuit dernière c'est sur Sergeyevka, dans le Sud de la République Populaire de Donetsk, que les soldats ukrainiens ont tiré privant tout le village d'électricité.

Ces provocations croissantes contre les civils, montrent clairement que l'armée ukrainienne cherche à provoquer une réponse de la part de l'armée de la RPD et de la RPL afin de leur faire endosser l'arrêt de Minsk-2. L'Ukraine a besoin de relancer les hostilités à grande échelle, mais elle ne veut pas en assumer la responsabilité.

Il faut dire qu'ils peuvent toujours compter pour cela sur la complicité plus que passive de l'OSCE. Car même après que M. Hug ait constaté sur place la mort de ce mineur de 48 ans tué lors du bombardement de l'hôpital de Kirovsk (renommé Holoubivka par les autorités ukrainiennes), l'OSCE n'a réussi à se fendre que d'un rapport soporifique énonçant tout juste que l'homme a été tué par un obus de 122 mm (arme interdite par les accords de Minsk). Aucune direction de tir fournie, aucune condamnation de ce crime de guerre, et de cette violation des accords de Minsk.

On a connu l'OSCE plus prompte à dénoncer les violations de Minsk-2 lorsqu'il s'agissait de la RPD ou de la RPL, comme en mai, lors de la préparation du défilé de la victoire à Donetsk, où l'OSCE s'était offusquée de la présence des blindés et autres armes lourdes dans le centre-ville, alors qu'elles n'étaient clairement pas là pour tirer sur la partie ukrainienne qui se trouve à quelques kilomètres de là.

Ou comme lors de sa rencontre avec Alexandre Zakharchenko il y a deux jours, en demandant des efforts de la part de la RPD concernant le cessez-le-feu, pour laisser les réparations avoir lieu. Par contre aucune déclaration semblable envers l'Ukraine alors que les violations du cessez-le-feu par l'armée ukrainienne sont plus qu'évidentes, contre les civils et souvent contre les ouvriers chargés des réparations. À force de pratiquer le deux poids deux mesures, l'OSCE finit de se discréditer totalement.

Ces nouvelles provocations ont provoqué un rappel de la part de la Russie sur le fait que la mise en œuvre des accords de Minsk était la seule solution pour résoudre pacifiquement le conflit dans le Donbass. Et que ces accords sont bloqués par le fait que Kiev ne veut pas les mettre en œuvre et renie les accords que les autorités ukrainiennes ont pourtant signés.

En Europe, pendant ce temps-là, tout le monde s'en fiche, surtout la Grande-Bretagne qui célébrait il y a peu les 25 ans de ses relations diplomatiques avec l'Ukraine. Une célébration lors de laquelle les participants, dont des parlementaires britanniques, n'ont pas supporté de devoir faire face aux questions et accusations de Graham Phillips concernant ces tirs délibérés de l'armée ukrainienne contre les civils du Donbass.

Pour ne pas avoir à répondre de leur complicité de génocide, les autorités britanniques ont préféré mettre Graham dehors avec l'aide de la sécurité. On peut même voir certains des participants sourire lorsque Graham accuse la Grande Bretagne de se rendre complice de Kiev. Voilà tout ce que les élites européennes ont à répondre depuis leur vie confortable en Europe face à ce qui se passe ici : cela les fait sourire.

 

Vidéo en anglais de Graham Phillips :

Une réaction qui donne envie, comme les alliés l'avaient fait en Allemagne après les découvertes des camps, de prendre tous ces gens-là et d'aller les confronter à ce qui les fait tant sourire. Une envie d'aller leur faire passer une nuit dans les caves de Spartak, ou dans la maison de Rita à Zaïtsevo. Je pense qu'après cela ils n'auraient plus du tout envie de sourire.

Le jour où aura lieu le tribunal international qui jugera les criminels ukrainiens, il ne faudra oublier sur le banc des accusés aucune de ces personnes qui ont soutenu et trouvé « drôle » que des civils innocents se fassent massacrer par leur gouvernement.

 

Christelle Néant

L’armée ukrainienne s’acharne contre la maison de la petite Rita - « Ce n’est pas Disneyland, c’est Zaïtsevo. Bienvenue en Enfer ! »

Mercredi 25 janvier 2017

 

 

Moins d'une semaine après la douzaine de tirs qui avaient touché la maison de la famille de la petite Rita à Zaïtsevo, endommageant les murs et le toit, l'armée ukrainienne s'acharne de nouveau sur cette maison habitée exclusivement par des civils.

Ce matin, les soldats ukrainiens ont décidé de terminer le travail de destruction de la maison en tirant avec un BMP-2 (au canon de 30 mm) sur la maison, endommageant de nouveau les murs, et détruisant les fenêtres qui restaient.

L'un des projectiles a touché la chambre où la mère de la petite Rita dort habituellement. Heureusement en entendant les premiers tirs, elle s'était réfugié avec sa fille dans une pièce moins exposée de la maison. Sans cela, ces tirs auraient fait une victime.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès que Tatiana nous a prévenus nous sommes allés sur place constater les dégâts. Tatiana et sa mère sont en larmes devant le carnage. La maison est inhabitable désormais. Rita, quant à elle, si elle sourit à notre vue, est plus calme et taciturne qu'à son habitude, marquée par les tirs du matin.

La responsable de l'administration locale arrive peu après nous constater les dégâts, faire des photos et trouver une solution de relogement pour Rita et sa mère. Cette fois il n'y a pas d'autre solution, la maison est trouée de partout, murs, toits, fenêtres. Un vrai gruyère.

Tatiana et Rita ne peuvent plus vivre là pour le moment. Irina, la responsable leur obtient en urgence un appartement à Gorlovka. Même si elles seront plus en sécurité, ce déménagement temporaire est dur à encaisser pour Tatiana. Elle doit quitter sa maison, sa seule propriété, son chez elle.

C'est la colère qui domine aussi bien chez la grand-mère de Rita, que chez nous lorsque nous constatons le carnage. L'armée ukrainienne sait parfaitement que ce sont des civils, dont une petite fille innocente, qui vivent ici. Et par deux fois en moins d'une semaine, ils se sont acharnés avec sadisme sur cette maison. Dans une rue adjacente, un chien est mort, tué par les shrapnels d'un des obus tombé dans la cour de la maison qu'il gardait.

Une fois sûrs que Tatiana et Rita vont bien et sont prises en charge par les autorités, nous allons sur les positions de l'armée de la République Populaire de Donetsk (RPD) qui sont plus loin dans le village, discuter avec les soldats. Nous pouvons voir clairement les drapeaux des forces aéroportées et des Tatares de Crimée flotter sur les positions ukrainiennes qui ont tiré ce matin sur la maison de la petite Rita.

Alors que nous discutons de manière informelle avec les soldats à l'abri d'un bâtiment, des tirs d'abord ponctuels puis plusieurs salves se font entendre. Et plusieurs balles, passant à travers les trous et fenêtres du bâtiment déjà sérieusement endommagé par plus de deux ans de guerre, passeront en sifflant à moins de deux mètres de nous.

 

Comme mon collègue Vittorio avait pu le constater sur ces mêmes positions le 22 janvier, le cessez-le-feu ici est inexistant, même en plein jour. Ce qui a inspiré aux soldats une inscription terrible et lourde de sens qu'ils ont tracée à la craie sur le tableau de la salle où ils mangent et se reposent : « Ce n'est pas Disneyland, mon fils, c’est Zaïtsevo ! Bienvenue en ENFER ». D'ailleurs, comme pour confirmer ces dires, sur les dernières 24 heures, l'armée ukrainienne a tiré à 1 278 reprises sur le territoire de la RPD.

Et ce sont les civils qui en font les frais. Comme cet homme, un mineur de 48 ans, qui a été tué alors qu'il se rendait à son travail à Kirovsk, en République Populaire de Lougansk. L'hôpital de la ville a lui aussi été sérieusement endommagé par les bombardements de l'armée ukrainienne.

Pendant ce temps-là l'Allemagne et la France se font remarquer par leur silence coupable, alors qu'ils sont censés être les garants des accords de Minsk qui ont instauré ce cessez-le-feu qui ne fut jamais respecté par l'armée ukrainienne.

 

Christelle Néant

Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 21 janvier 2017

 

23 janvier 2017  

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Eveil Français TV, vous propose désormais une rétrospective en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire de l’année effectué le samedi 21 janvier 2017 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’24 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne de la semaine écoulée
04’27 » – Armes lourdes déployées sur le front par l’armée ukrainienne
05’12 » – Observations de l’OSCE dans les zones de stockage des armes lourdes des FAU
06’07 » – Nouveaux crimes de l’armée ukrainienne contre les civils
12’04 » – Utilisation de crématoriums par l’armée ukrainienne pour cacher ses pertes
14’55 » – L’armée ukrainienne recourt aux mercenaires étrangers
15’30 » – La Rada vote une loi autorisant des troupes étrangères à opérer sur son sol

OSCE
16’43 » – Visite d’Alexander Hug en République Populaire de Donetsk
19’26 » – L’OSCE refuse de faire son travail à Dolomitnoye après des tirs sur une zone civile

DIVERS
22’23 » – Accord de coopération entre la Crimée et la RPD signé lors de la visite d’Alexandre Zakharchenko sur la péninsule

ÉCONOMIE
23’11 » – La Suisse accorde un prêt de 100 millions de dollars à l’Ukraine

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
26’50 » – Appel à lancer un enquête contre Porochenko pour haute trahison
27’46 » – Des citoyens néerlandais portent plainte contre leur gouvernement pour sa ratification de l’accord d’association Ukraine-UE
29’12 » – Nadia Savtchenko exclue du comité de la sécurité nationale et de la défense de la Rada

PENDANT CE TEMPS LA À KIEV
30’49 » – Le maire de Kiev donne une leçon de géographie « à l’ukrainienne » aux participants du forum de Davos
32’21 » – Porochenko demande au monde entier de s’unir contre la Russie

 

33’45 » – Conclusion

Source: https://dnipress.com/fr/posts/rapport-de-situation-hebdomadaire-du-donbass-video-21-janvier-2017/

L’Ukraine est en phase terminale et ses gouvernants accélèrent son agonie


lundi 23 janvier 2017

 

Au vu de l'évolution de la situation en Ukraine, la devise du pays pourrait-être « Quitte à faire une connerie, autant la faire deux fois histoire d'être sûr de couler ».

Alors que juste après l'élection de Donal Trump à la maison blanche, Tatiana Montian annonçait déjà que l'Ukraine avait atteint le point de non-retour et était semblable à un malade du cancer en phase terminale, il semble que les autorités ukrainiennes n'aient toujours pas compris les erreurs du passé et sont prêtes à rajouter une couche de débilisme à toutes celles qui se sont déjà accumulées en trois ans de Maïdan.

Voir l'interview (sous-titrée en français par Thalie Thalie) de Tatiana Montian enregistrée le 10 novembre 2016 :

Alors que l'Ukraine sombre sans espoir de sauvetage, tel le Titanic après avoir heurté l'iceberg, des députés de la Rada n'ont rien trouvé de mieux à faire que de soumettre une loi visant à faire de l'Ukrainien la seule langue officielle d'état du pays.

Pour ceux qui l'auraient oublié ou pour ceux qui ne le savent pas, il faut se rappeler que le conflit dans le Donbass a été entre autre provoqué par le vote, le 23 février 2014 à la Rada, d'une loi visant à retirer à la langue russe son statut de langue régionale officielle.

Ce vote a mis le feu aux poudres, dans une région principalement russophone, où la question de la langue est profondément liée à la notion d'identité ethnique et culturelle. Même si la loi ne fut jamais appliquée car le président par intérim de l'époque (Tourtchinov) a refusé de la signer, cette dernière a allumé le brasier de la guerre civile qui ravage toujours le Donbass.

Vouloir, comme les auteurs de cette loi, éradiquer le russe de la sphère publique est du suicide étatique pur et simple. C'est comme si en Belgique ou en Suisse, on interdisait d'utiliser le français dans les médias, les magasins, les administrations, etc, sous prétexte que le grand pays voisin (la France) a occupé à une époque une partie de leur territoire, et serait donc un agresseur à contenir à tout prix, quitte à éradiquer l'une des langues majeures du pays.

À lire le projet de loi N° 5670, déposé le 19 janvier, on se demande vraiment quelle hystérie collective frappe les autorités ukrainiennes, pour sortir mois après mois de nouvelles inepties toutes plus dangereuses les unes que les autres pour le pays qu'elles sont censées gouverner.

Vouloir rendre l'ukrainien obligatoire dans les événements culturels, les médias, les films, les administrations locales, les magasins, etc, revient purement et simplement à génocider la langue russe en Ukraine, alors qu'elle est la langue native de plus d'un tiers des habitants du pays, et celle de plus des deux tiers des habitants du Donbass.

Comment prétendre vouloir réintégrer le Donbass dans l'Ukraine, alors que les autorités ukrainiennes essayent de nouveau de faire passer une loi visant à éradiquer la langue qui est celle de la très grande majorité des habitants de cette région ? Si ces députés voulaient aggraver la situation, ils ne s'y prendraient pas mieux.

Alors que l'Ukraine ne sait pas encore à quelle sauce elle va se faire manger par l'administration Trump, après que certains des conseillers de ce dernier se soient fait copieusement insulter par des politiciens ukrainiens, et pourraient vouloir se venger, les députés de la Rada poursuivent la logique d'auto-destruction de leur pays.

Les USA pourraient aussi tout simplement laisser tomber l'Ukraine, qui selon Tatiana Montian, ne pourrait pas s'en relever, faute de gens compétents et volontaires pour prendre le risque de se faire tuer par les nazis ukrainiens soutenus jusqu'ici par l'Occident :

« Pour l'instant je ne vois aucune force qui voudrait vraiment changer les choses ici, il n'y en a tout simplement pas, des millions de gens sains d'esprit, aptes à prendre en charge des postes administratifs, et capables de faire ne serait-ce que quelque chose sans aide de l'extérieur, ont quitté l'Ukraine. »

Pour elle, les pays voisins de l'Ukraine, Pologne en tête, n'attendent que son effondrement pour la dépecer : « Tous nos voisins attendent, tels des vautours, la mort de l'Ukraine pour mettre la main sur les morceaux qui les intéressent. Il n'y a plus rien à faire ici. Il n'y a aucune garantie, aucune perspective. »

Sa conclusion sur l'avenir de l'Ukraine est sans appel et rejoint celle que de nombreux analystes et moi-même avions annoncé depuis des mois :

« Ça va se détruire tout seul ! Il existe une notion appelée « point de non-retour ». Vous me demandez quoi faire, quand le cancer a atteint la quatrième phase et que la mort est imminente. »

« L'Ukraine n'est pas encore morte » dixit l'hymne ukrainien. Mais à l'allure où les autorités ukrainiennes jettent de l'huile sur le feu, çà ne saurait plus tarder.

 

Christelle Néant

Cachez ces nazis que nous ne saurions voir… en Ukraine

L’incurie des médias français en la matière a été terrible, le seul journaliste français du système, Paul Moreira, qui s’était lâché en montrant l’ampleur de la présence de néonazis, dans la Révolution du Maïdan, dans l’armée ukrainienne (11 bataillons spéciaux, type SS), sans parler du gouvernement, de la Rada, des administrations ministérielles ou régionales, fut lynché littéralement par ses confrères dans une pitoyable lettre ouverte publiée dans les lignes de l’Obs au début de 2016. Tous ces « correspondants » français, à Kiev et Moscou, dont certains ont vu de tellement près les fameux néonazis, qu’ils en vantèrent les mérites, comme le triste Stéphane Siohan à propos des bataillons Donbass et Aïdar, sont coupables à différents degrés de désinformations auprès du public français et plus largement international.

Ils étaient 18 à humilier la profession qu’ils n’exercent de toute façon plus dans son éthique (si jamais ils l’ont un jour exercé), conscients ou non par ailleurs, qui ont passé sous silence ces nazis. Citons parmi les signataires ou non, grands désinformateurs devant l’éternel de l’opinion publique en France, Gulliver Cragg de France 24, les tristes Sébastien Gobert (ayant refusé de rencontrer les prisonniers politiques torturés en Ukraine, ou de rencontrer les civils dans les caves sous les bombardements), Paul Gogo faisant du journalisme corbeau de diffamation (Libération), ou encore Elena Volochine, de son vrai nom car elle se cache, Ackerman, fille de la trop fameuse Gallia, pour tenter de cacher la vraie nature de son travail, qui n’hésita pas dans le Donbass à se livrer à des montages de fakes pour discréditer les insurgés.

Au-delà de ces journalistes, en fait tout simplement des criminels de l’information, nous vous proposons dans une nouvelle rubrique de vous présenter dans le temps quelques-uns des gens importants de l’Ukraine qu’ils ont omis de vous présenter. Ces néonazis qu’ils ne veulent pas montrer pour éviter d’avoir à dire que la France a supporté le mauvais camp, et pire, le camp des criminels de guerre, des bourreaux et des assassins, nous allons vous les montrer. Aujourd’hui Andrey Denisenko.

Andrey Denisenko, né en 1973 à Dnipropetrovsk, diplômé de la Faculté d’Histoire de sa ville natale (1995), représentant pour l’OSCE dans sa région (2004), les connections européennes de cet homme sont donc très claires, membre de différents groupes nationalistes (Narod Ryci, Réformes et Ordre, Grad), il prit des positions précoces pour la suppression de tous les symboles de l’époque soviétique, communistes, ou historiques rappelant la période (2000). Il lança un débat pour renommer sa ville jugeant son nom « trop russe », déjà dans l’idée de répressions ethniques contre une partie de la population de l’Ukraine. Il fut membre du Parti néonazi Svoboda (2011-2014), accusé d’avoir rejoint un groupe ayant jeté un cocktail Molotov à la porte du domicile d’un opposant à son idéologie (8 octobre 2013).

Après le Maïdan, la justice a repoussé les accusations d’attaques terroristes qu’il aurait mené lui et ses compères dans toute la région de Dnipropetrovsk, Kharkov et Zaporojie durant la Révolution brune (11 mars 2014). Chef de la section régionale de Dnipropetrovsk du Parti néonazi Pravyi Sektor (février 2014), il participa activement à la levée et la formation des premiers bataillons spéciaux levés dans la région dont Dniepr-1, bataillon qui se livra à des crimes de guerre. Il fut élu député à la Rada (2014), pour son Parti et dans le sein d’une alliance avec le Bloc Petro Porochenko, preuve de l’accointance entre le pouvoir ukrainien et les milieux néonazis qui firent la révolution pour lui.

Il demanda la vérité (février 2015) sur l’assassinat de Georgy Gongadze (2000), l’un des Héros de l’Ukraine. Il désavoua la politique « trop molle » de Porochenko et quitta le bloc (8 avril 2015), pour entrer dans le Parti Oukrop, également auteur d’un projet de loi visant à frapper juridiquement de diverses interdictions tous les anciens politiques nationaux et régionaux communistes de l’Ukraine (mai 2015). Magnifique exemple de la « démocratie » à l’ukrainienne soutenue par la France et nos médias. Il participa activement à la destruction du monument de Grigori Petrovski (révolutionnaire ukrainien bolchevique 1878-1958) et fit rebaptiser la gare de Dnipropetrovsk (hiver 2016). Ceci dans le grand mouvement de lutte contre l’histoire, à la manière des nazis qui brûlaient des livres, les Ukrainiens brûlent leur histoire, détruisent des monuments historiques, des plaques commémoratives des combats ou des tombes des vétérans de la Seconde Guerre Mondiale.

Il fut l’auteur d’une loi pour que les volontaires de l’opération OAT dans le Donbass reçoivent le statut de vétéran (mars 2016). Il demanda encore au procureur général, la levée de l’immunité parlementaire d’Alexandre Vilkoul, membre de l’opposition, du Parti des Régions, afin de pouvoir le traîner en justice et museler par la terreur ce qui reste de l’opposition russophone dans la Rada. Jugeant également trop mou le Parti Oukrop, il quitta ses rangs dernièrement (décembre 2016), toujours en claquant la porte après un scénario tragi-comique de prises de bec à la mode ukrainienne (comprendre assortie d’insultes, de projectiles, voire de coups).

Il est connu comme étant une « créature » du millionnaire Kolomoïsky, piste menant à tout un gang mafieux et oligarchique installé dans la région de Dnipropetrovsk, avec une armée privée dont plusieurs bataillons spéciaux sont le bras armé (Dniepr-1, Donbass etc.). Ce gang participa depuis lors à l’élimination physique ou sociale de concurrents commerciaux, ou l’éviction de tous les opposants politiques (par l’assassinat, la torture, le kidnapping, le rançonnement). Il s’était illustré grossièrement dans une empoignade pitoyable lors d’une audience de justice, éructant un langage vulgaire et projetant des bouteilles d’eau sur ses opposants du jour (26 décembre 2015).

Voici donc le portrait étonnant d’un des députés et nous en présenterons beaucoup d’autres, de la Rada d’Ukraine.

Pour l’agence DONi PressJean-Michel Humbert

 

Source: https://dnipress.com/fr/posts/cachez-ces-nazis-que-nous-ne-saurions-voir-en-ukraine/

Nouveaux crimes de guerre des FAU contre les civils de Zaïtsevo et Yelenovka, pendant que Porochenko demande au monde entier de combattre la Russie

À quelques heures de l’investiture de Trump comme président des États-Unis, l’armée ukrainienne continue sur sa lancée criminelle, tirant délibérément sur les zones civiles.

Ainsi, le 18 janvier, l’armée ukrainienne a de nouveau lourdement bombardé la périphérie de Gorlovka, entre autre le village de Zaïtsevo, qui est coupé en deux par la ligne de front, où les tirs ont endommagé trois maisons, dont celle de la famille de la petite Rita.

 

Quatre projectiles ont endommagé le toit, six ont touché les murs de la maison, et deux autres sont tombés juste à côté. Il n’y a, comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous, aucun soldat qui vit là, seulement une famille avec une petite fille. Une famille à qui les donateurs français sont venus en aide plusieurs fois, pour aider entre autre à remplacer plusieurs fenêtres.

À voir les tirs répétés de l’armée ukrainienne contre cette maison deux semaines à peine après notre dernière vidéo faite justement sur ces réparations, on a vraiment le sentiment que les soldats ukrainiens tirent délibérément pour casser ce qui vient tout juste d’être réparé. Comme pour briser le moral de cette famille. Du sadisme à l’état pur.

Et avec plus d’une dizaine de tirs sur la maison dans la même journée, il est impossible pour l’armée ukrainienne de crier à l’erreur de tir, alors que la maison est clairement visible depuis les positions ukrainiennes les plus proches. Un nouveau crime de guerre donc qui vient s’ajouter à la liste sans fin de ceux que l’armée ukrainienne cumule depuis plus de deux ans et demi.

Suite à ces tirs qui ont endommagé la maison, la famille passera la nuit chez les grands-parents de la petite Rita, après un dîner à la lumière des chandelles, faute d’électricité.

 

Deux jours à peine après, l’armée ukrainienne remet le couvert, en tirant ce matin à 7 h 30 sur la localité de Yelenovka où se trouve l’un des points de passage sur la ligne de front entre la République Populaire de Donetsk (RPD) et l’Ukraine. Une femme, qui se trouvait dans le bus reliant Donetsk à Dokouchaevsk a été blessée par des shrapnels suite à ces tirs.

La victime a été emmenée à l’hôpital et son état bien que stable et plutôt bon d’après les médecins requiert que la femme reste sous surveillance médicale pour le moment, alors que les autorités de la ville ont eu le plus grand mal à accéder rapidement à la zone à cause des bombardements incessants de l’armée ukrainienne sur la localité. Mais d’après les informations préliminaires, plusieurs maisons auraient été endommagées suite à ces tirs.

Pendant ce temps, Alexander Hug, le chef adjoint de la mission de l’OSCE visite le Sud de la RPD, pour constater les dégâts engendrés par les tirs ukrainiens sur cette zone, dont ceux qui avaient frappé l’école de Sakhanka. Visite à la suite de laquelle pas grand monde n’attend de rapport ou de déclaration fracassante de la part de l’OSCE sur les crimes de guerre pourtant évidents de l’armée ukrainienne.

Malgré les tirs qui se sont fait entendre pendant la visite du chef adjoint de la mission de l’OSCE, à part insister sur l’instabilité et l’escalade récente de la situation sur le front, et envisager d’installer plus de caméras de vidéo-surveillance le long de la ligne de contact, le moins que l’on puisse dire c’est que M. Hug n’a pas brillé par le courage de ses déclarations, qui sont restées lénifiantes à souhait.

La meilleure ayant été sa proposition de discuter avec Alexandre Zakhartchenko du déminage de la route située entre Kominternovo et Marioupol. Il faut croire que M. Hug est amnésique ou a, la mémoire très sélective, pour oublier que l’an passé, huit démineurs de la RPD ont été capturés et deux autres tués après un bombardement de l’armée ukrainienne, justement alors qu’ils déminaient une zone « prioritaire » définie par l’OSCE, sous couvert d’un accord de cessez-le-feu que l’OSCE a renié juste après cet incident.

Chacun et chacune appréciera l’impudence de cette organisation de réclamer aux soldats de la RPD de prendre le risque de se faire tuer, ou capturer et torturer, pour satisfaire les desiderata d’une organisation qui n’assume aucun de ses engagements, ni ne fait son travail correctement.

Pendant ce temps-là à Davos, Porochenko demande au monde de s’unir contre la Russie (rien moins que çà), entre autre militairement. En effet, le soi-disant président ukrainien a déclaré que « des efforts conjoints à l’échelle globale étaient nécessaires pour stopper l’agression russe ».

Il a aussi invoqué l’OTAN comme protection contre cette même agression russe, qui n’existe que dans l’esprit de Porochenko :

« L’OTAN ce n’est pas d’abord une question d’argent, c’est une question de sécurité. L’agression russe a de nouveau démontré qu’il n’y a pas d’autre système de sécurité que l’OTAN qui a été efficace pour stopper l’agression, » a déclaré Porochenko.

Sauf que la Russie n’agressant pas l’Ukraine, on voit mal où l’OTAN aurait pu stopper son agression imaginaire. Et si Porochenko parle là du Donbass, cela voudrait dire qu’il indique sans ambiguïté que l’OTAN est impliqué directement dans la fameuse « opération anti-terroriste », qui combat des femmes et des enfants innocents en guise de « terroristes ».

Si on suit donc le discours de Porochenko, cela indique que l’OTAN est directement impliqué dans une guerre civile et le génocide d’une population innocente. Avec un protecteur comme celui-là, l’Ukraine n’a pas besoin d’ennemis, même imaginaires…

Christelle Néant

Source:https://dnipress.com/fr/posts/nouveaux-crimes-de-guerre-des-fau-contre-les-civils-de-zaitsevo-et-yelenovka-pendant-que-porochenko-demande-au-monde-entier-de/

Un enfant grièvement blessé et 10 maisons endommagées en 48 h dans la région de Gorlovka après des bombardements ukrainiens

Jeudi 19 janvier 2017

 

La ville de Gorlovka et sa périphérie sont régulièrement soumises à des bombardements, mais ces dernières 48 h ont été marquées par des bombardements particulièrement lourds sur Zaïtsevo, Jeleznaya Balka et Dolomitnoye, qui ont endommagé 10 maisons et grièvement blessé un enfant à Dolomitnoye

Dans la nuit de mardi à mercredi, un obus a frappé de plein fouet une maison à Dolomitnoye, blessant grièvement un petit garçon né en 2014, Kirill Miroshnichenko. Son grand-frère et sa mère étaient avec lui dans la maison, et cette dernière a eu du mal à trouver les mots pour décrire ce qui s'est passé :

«  Je ne peux pas dire ce qui s'est passé exactement, mais nous avons reçu çà… Soit un fragment, ou un obus a touché la maison et provoqué tout ceci. Suite à cela, mon enfant est aux soins intensifs,  » a déclaré Alyona Miroshnichenko, la mère de l'enfant blessé.

L'enfant a été admis en urgence à l'hôpital N°2 de Gorlovka, où les médecins l'ont opéré. L'enfant a survécu à l'opération, et les médecins estiment que l'état de l'enfant est désormais modérément grave.

« Il a été admis dans le département de traumatologie de l'hôpital N°2 de Gorlovka. Une fracture du tibia a été réduite, et une blessure a été refermée près du genou gauche. Maintenant il est dans un état modérément grave, et stable. Mais il est trop tôt pour donner un pronostic final. Quoi qu'il en soit l'enfant devra être suivi  », a déclaré Dmitry Karabitsky, le médecin en charge de l'enfant.

Si l'enfant n'a aucune complication dans les prochaines semaines, il devrait pouvoir marcher normalement par après.

Comme à Zaïtsevo, qui a été touché hier par des bombardements de l'armée ukrainienne, Dolomitnoye est littéralement entourée de positions ukrainiennes, depuis lesquelles les FAU peuvent tirer depuis trois directions. Résultat aucun endroit n'est sûr dans ces villages dans lesquels habitent encore beaucoup d'enfants.

Ainsi hier soir, parmi les trois maisons touchées à Zaïtsevo se trouve la maison de la famille de la petite Rita, à qui nous sommes venus en aide à plusieurs reprises. L'armée ukrainienne a tiré 14 fois sur la maison, endommageant le toit et plusieurs fenêtres. Un de nos journalistes est allé passer la nuit sur place pour évaluer la situation, et un reportage vidéo sera disponible rapidement.

Il faut souligner que l'escalade qui touche ce secteur de la ligne de front a commencé fin décembre 2016, après que l'armée ukrainienne ait occupé la localité de Novolouganskoye, qui se trouve dans la zone grise définie par les accords de Minsk (c.à.d. une zone qui est censée rester démilitarisée). Les unités de reconnaissance de la République Populaire de Donetsk (RPD) y ont repéré des fortifications et des positions de tir, depuis lesquels l'armée ukrainienne tire sur les localités de la périphérie de Gorlovka.

Une augmentation de la fréquence des tirs qui s'accompagne d'une augmentation de l'utilisation des gros calibres pourtant interdits par les accords de Minsk, comme l'ont montré les derniers bombardements, où du calibre de 122 mm antichar a été utilisé d'après le commandant Jeleznyi de l'armée de la RPD. Des obus fait pour percer des véhicules blindés, et qui détruisent une maison sans la raser totalement.

Malgré les tirs, y compris aux armes légères à cause de la proximité des lignes ukrainiennes, les habitants de Dolomitnoye et de Zaïtsevo refusent de quitter leurs maisons. Un point sur lequel le commandement de l'armée de la RPD a attiré l'attention de l'OSCE à plusieurs reprises concernant Dolomitnoye. L'OSCE qui s'illustre encore une fois par sa réticence à faire son travail lorsqu'il s'agit d'enregistrer les crimes de l'armée ukrainienne.

« Nous avons informé la mission de l'OSCE de l'incident, afin qu'ils viennent et enregistrent sur place le fait que l'Ukraine utilise des armes interdites. La mission de l'OSCE a répondu qu'ils ne pouvaient pas venir ici pour des raisons de sécurité, » a déclaré Edouard Bassourine, le commandant en second du commandement opérationnel de la RPD.

« À ce sujet, je voudrais leur demander si les gens peuvent vivre ici ou pas au vu « des problèmes de sécurité ». Si ils pensent qu'ils ne devraient pas prendre de risque en venant ici, mais que les gens devraient vivre sur place, » a-t-il poursuivi.

Depuis un mois, l'armée ukrainienne mène une occupation active de la zone grise autour de Gorlovka et Svetlodarsk, et les soldats de la RPD pensent que les bombardements ukrainiens actuels visent à trouver les points faibles des lignes de défense de la RPD en vue d'une offensive.

Une offensive qui recevra une réponse sévère de la part de l'armée de la République Populaire de Donetsk, comme l'ont annoncé à plusieurs reprises Edouard Bassourine et Alexandre Zakharchenko.

 

Reportage à Dolomitnoye de Vladimir Bednyak, Alexander Gis, Panorama, UNION TV, 17.1.2017 avec sous-titres en anglais :

Christelle Néant

 

 

« Mourir, mais ne pas se rendre » – Population civile et défenseurs du Donbass endurent mais tiennent bon alors que l’escalade se poursuit

L’année 2017 commencée dans le Donbass au son des canons, continue sur sa lancée, avec une moyenne la semaine passée de 714 bombardements de l’armée ukrainienne chaque jour sur la République Populaire de Donetsk, et de 815 bombardements par jour pour les quatre derniers jours, dont 427 entre hier et aujourd’hui.

Près de la moitié des tirs des dernières 24 heures se sont concentrés sur la périphérie de Donetsk et de Yasinovataya, entre 19 h et minuit, avec pas moins de 178 obus de mortier de 82 mm et 120 mm tirés sur les localités suivantes : Aleksandrovka, Staromikhaylovka, Troudovskyi, l’aéroport de Donetsk, la périphérie du Centre Volvo, Vesyoloye, Spartak, Vassilyevka, et la zone industrielle près de Yasinovataya. L’armée ukrainienne a bien sûr aussi tiré aux véhicules de combat d’infanterie, lance-grenades et armes légères sur ces localités.

Suite aux bombardements des dernières 24 h, dix maisons ont été endommagées dans les localités de Yelenovka, Gorlovka et dans le district de Petrovskyi à Donetsk. Des tirs ont aussi frappé la localité de Dokouchaevsk plus au Sud, endommageant une station de chauffage et un gazoduc.

Ces bombardements ont aussi tué un des soldats de l’armée de la RPD, alors que le corps d’un autre soldat était rendu par l’armée ukrainienne, manifestement tué après avoir été capturé vivant et torturé. En effet le corps du soldat montrait une blessure à la jambe, et une autre à la tête, ainsi que d’autres marques évidentes de blessures dues à des tortures.

Malgré le maquillage infligé au cadavre avant sa restitution, celui-ci n’a pas suffi à cacher la concordance des blessures avec les informations obtenues par le commandement de l’armée de la RPD, sur ce qui s’est passé.

Après une autre tentative ratée de capturer un soldat de la RPD la semaine passée, il semble que l’armée ukrainienne ait réussi lors d’une seconde tentative menée dans la périphérie Ouest de Donetsk. Blessé à la jambe, le soldat capturé a été ramené côté ukrainien, puis torturé afin de lui arracher de faux aveux de la préparation par la RPD d’actes terroristes sur le territoire contrôlé par l’armée ukrainienne. Devant l’échec de leur tentative, les soldats ukrainiens ont alors abattu le soldat d’une balle en pleine tête, avant d’extraire les balles, et trafiquer les blessures afin d’empêcher toute reconstitution correcte du déroulement des faits.

Il est bon de rappeler qu’un tel traitement d’un prisonnier de guerre et de son corps post-mortem est contraire à toutes les conventions internationales, et n’est ni plus ni moins qu’un ignoble crime de guerre, qui sera ajouté à la liste déjà longue de ceux de l’armée ukrainienne dans le Donbass.

Des crimes qui frappent surtout la population civile. Ainsi, dans la nuit de dimanche à lundi, c’est un enfant de trois ans qui avait été sévèrement blessé par des tirs de mortier menés contre la localité de Dolomitnoye, dans la région de Gorlovka.

De leur côté, les autorités ukrainiennes pataugent de plus en plus, entre blocage complet de certains sous-groupes de contact à Minsk, et tentatives de chantage envers la RPD.

Ainsi, la fameuse formule Steinmeier, pourtant approuvée par Porochenko à Minsk, est toujours totalement bloquée, les représentants ukrainiens ne sachant même pas quelle est l’attitude officielle de leurs autorités sur cette formule. Une situation ubuesque qui empêche bien sûr toute discussion constructive permettant de faire avancer la mise en œuvre des accords de Minsk selon cette formule pourtant validée.

Dans le sous-groupe de contact dédié à la sécurité, les représentants ukrainiens essayent même carrément de faire chanter les représentants de la République Populaire de Donetsk concernant la situation dans la zone de Debaltsevo (qui s’est brutalement dégradée suite aux attaques de l’armée ukrainienne débutées le 18 décembre dans cette zone), et prétendent que l’OSCE est partial en faveur de la RPD et de la RPL car il y a des représentants russes au sein de la mission.

Quand on voit la façon plus qu’évidente dont l’OSCE couvre bon nombre de crimes de l’armée ukrainienne, encourageant cette dernière à poursuivre l’escalade, on ne sait plus si on doit rire ou pleurer devant des affirmations aussi ridicules.

Pendant ce temps-là, le gouvernement de la RPD a approuvé le budget du premier trimestre 2017, dont près de la moitié sera consacrée aux prestations sociales versées à la population, et surtout les personnes les plus défavorisées.

Ainsi malgré la guerre, les morts et les souffrances endurées, le Donbass tient bon, et les républiques populaires continuent de construire et de développer leurs structures étatiques. « Mourir, mais ne pas se rendre », telle pourrait être la devise des défenseurs et de la population du Donbass.

 

L’artiste Artiom Grishanov qui a déjà fait beaucoup d’excellentes musiques consacrées au Donbass et ses défenseurs a illustré parfaitement cela dans l’une de ses dernières chansons, dédiée entre autre au défunt commandant Motorola :

Christelle Néant

Source:https://dnipress.com/fr/posts/mourir-mais-ne-pas-se-rendre-population-civile-et-defenseurs-du-donbass-endurent-mais-tiennent-bon-alors-que-lescalade-se/

 

Compétition des Spetsnaz de la République Populaire de Donetsk (RPD) – Vidéo

Fin de semaine dernière, différentes unités des troupes d’élites (les Spetsnaz) de la République Populaire de Donetsk (RPD) se sont affrontées pendant deux jours de compétition par équipe à Donetsk et sur polygone.

La première journée fut marquée par toute une série d’épreuves autour d’un lac, avec course à pied sur 7,5 km, franchissement d’obstacles, transport de « blessés », le tout avec arme, casque, gilet pare-balles, et même masque à gaz pour certaines épreuves, comme le franchissement à plat ventre d’une zone barbelée. Puis des épreuves de force, avec un camion Oural de 8 tonnes à pousser par chaque équipe, avant de finir par des combats à main nue. Des épreuves chronométrées qui n’ont pas été un grand problème pour ces soldats d’élite qui s’entraînent quotidiennement à ce genre d’épreuves.

Et ce malgré les conditions météo qui étaient contre les soldats lors de cette première journée d’épreuves avec du vent, et des chutes de neige et de grésil, de quoi les mettre dans une situation la plus proche possible des conditions réelles de combat.

Le deuxième jour, fut quant à lui consacré aux épreuves de tir sur polygone. Les différentes équipes se sont alors scindées sur trois pas de tir différents selon les armes : fusil de sniper, Kalachnikov, et mitrailleuse lourde.

D’après les participants, de telles compétitions aident à entretenir la préparation au combat et l’esprit d’équipe parmi les soldats, et c’est aussi une bonne façon de développer leurs compétences militaires.

« C’est très bien que de telles compétitions aient lieu. Nous nous connaissons tous ici, trouvons de nouveaux amis sportifs. C’est très bien. Tous se sont améliorés. Certains ont appris de nouvelles choses, d’autres ont amélioré leurs performances sportives. Nous nous sommes beaucoup soudés, et c’est un plus, » a déclaré un soldat de la RPD.

Cette compétition était la première ouverte aux journalistes, mais les organisateurs veulent en refaire de manière plus régulière.

« Nous espérons qu’il y aura plus de participants dans le futur. Bien sûr nous essayons au mieux de faire de telles activités de manière régulière. Nous prévoyons d’organiser une deuxième épreuve d’obtention du béret vert au sein de l’unité fin mars ou début avril. La première a eu lieu en septembre. La seconde aura lieu en avril en conformité avec les règles et statuts sur l’obtention du béret vert, » a déclaré Illya Babourine, commandant en second de l’unité d’élite.

 

Vidéo des deux jours de compétition :

Des centaines de nationalistes ont défilé, pour commémorer l’anniversaire de Stepan BANDERA

 Valentyn Ogirenko Source: Reuters

Des nationalistes ukrainiens défilent à Kiev

Dans la capitale ukrainienne, des centaines de nationalistes ont défilé, torches à la main, pour commémorer l’anniversaire de Stepan Bandera, célèbre pour avoir collaboré avec les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

Le 1er janvier, plus de 1 000 nationalistes ukrainiens sont descendus dans les rues de Kiev pour défiler, torches à la main, et commémorer le 108e anniversaire de Stepan Bandera, nationaliste ukrainien qui collabora activement avec le régime nazi. Parmi les participants du défilé figuraient des membres des partis radicaux d'extrême droite Svoboda et Pravy Sektor.

Ces nationalistes brandissaient en défilant des drapeaux du parti Svoboda et des bannières lisant : «Le nationalisme est notre religion. Stepan Bandera est notre prophète.» Une jeune fille était en tête du défilé, portant un portrait de Bandera.

Selon l’agence de presse ukrainienne UNIAN, la sécurité du défilé était assurée par la police. La police municipale de Kiev avait annoncé que 700 hommes, dont 250 soldats de la Garde Nationale, assureraient la sécurité de la marche.

Des défilés similaires ont eu lieu dans d’autres villes ukrainiennes.

Stepan Bandera est un personnage controversé de la Seconde Guerre mondiale qui dirigeait l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et coopérait avec les troupes nazies. En 1941, il avait appelé les Ukrainiens à aider le IIIe Reich pour se battre contre le gouvernement soviétique et lutter contre l’Armée rouge dans l’Ouest de l’Ukraine. Il avait finalement été arrêté par ses alliés nazis et envoyé en camp de concentration. Libéré en 1944, Bandera essaya de miner la politique de l’Union soviétique depuis l'Allemagne avant d'être tué en 1959.

En 2010, l’ancien président ukrainien Victor Iouchtchenko avait accordé le titre de «Héro de l’Ukraine» à Stepan Bandera à titre posthume. Cette décision avait été bloquée par la Cour administrative de Donetsk, ce qu’Iouchtchenko avait qualifié de «grave erreur».

La Russie a condamné à de nombreuses reprises les tentatives de Kiev de blanchir les noms de nationalistes ayant coopéré avec les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale.

 

Deux journalistes critiques de l’enquête sur le crash du MH17 arrêtés aux Pays-Bas

17 janv. 2017

Le lieu du crash du MH17

Deux journalistes néerlandais se sont rendus sur le lieu du crash du MH17, dans l’est de l’Ukraine. Ils affirment avoir retrouvé des fragments de l’avion et des restes humains, soulevant ainsi des questions sur l’enquête néerlandaise sur l'accident.

Les journalistes néerlandais Michel Spekkers et Stefan Beck se sont rendus dans l’est de l’Ukraine pour recueillir des informations de première main quant au regard que les habitants de cette région troublée portent sur Moscou et Kiev. «Notre principal objectif était de parler à des gens et de montrer ce qu’ils pensaient de la région et de leur vie», a confié Stefan Beck à RT.

Alors que Stefan Beck menait des interviews à Donetsk, Michel Spekkers s’est rendu sur le site du crash du vol MH17. Il a été surpris de trouver de «nombreuses choses toujours sur place», des habitants ayant stocké certaines d’entre elles dans des «hangars».

«Ces matériaux n’ont jamais été collectés et le parquet néerlandais affirme que la région est trop dangereuse pour y aller. Mais la ville de Donetsk est assez calme… Et [de toute manière] cet argument ne tient pas debout parce que la région où l’avion s’est écrasé est loin de Donetsk, alors il y a des inexactitudes dans ce que le parquet néerlandais affirme», estime Stefan Beck.

Michel Spekkers a aussi retrouvé de potentiels «restes humains», qu’il a emportés. Selon Stefan Beck, son collègue aurait agi ainsi pour éviter qu'ils ne se détériorent complètement.

Les journalistes n’ont pas fait secret de leur voyage : ils ont décrit sur Twitter leurs découvertes sur place et ont convenu de les transmettre aux autorités néerlandaises à leur retour. «Nous avons été prévenus par les autorités néerlandaises qu’elles voudraient voir le matériel que Michel Spekkers avait collecté sur le lieu du crash [...] Elles affirment bien sûr qu’il est légal de nous confisquer toutes ces choses, mais nous voulions dès le début les leur transmettre […] Il est très important que ces éléments de preuve soient montrés au public», poursuit Stefan Beck.

Les journalistes ont aussi emporté des fragments de l’avion, voulant montrer au public que de nombreux éléments de preuve se trouvaient toujours sur le site du crash et que les enquêteurs ne les avaient pas pris en compte. Mais cela ne les a pas empêchés pour autant de tirer des conclusions dans leur enquête. Cela témoigne du fait «qu’il y a eu une négligence sérieuse de la part du parquet néerlandais de ne pas [...] collecter plus d'éléments de preuve», s’insurge Stefan Beck.

Les deux journalistes ont été arrêtés par les autorités à leur arrivée aux Pays-Bas malgré leur bonne volonté de coopérer avec elles. Tous les éléments recueillis, ainsi que les ordinateurs, les téléphones portables et les cartes SD des appareils photo des journalistes ont été saisis par la police néerlandaise, précise Stefan Beck.

 

La justice néerlandaise a justifié cette confiscation par communiqué : «L’impression générale était que tous les objets liés à l’enquête ne seraient peut-être pas transmis volontairement.»

La confiscation de tout l’équipement suscite de sérieuses préoccupations chez les deux journalistes. «Pour moi, personnellement, les fragments de l’avion sont ma moindre inquiétude. Ce qui m’inquiète plus est qu’ils ont saisi nos ordinateurs portables, nos téléphones, nos caméras et nos cartes SD», déplore Stefan Beck.

Le problème, a-t-il précisé, c'est que certains témoignages recueillis par les journalistes ne devraient pas être exploités car leurs auteurs n'ont accepté de leur parler qu'à condition que leur anonymat soit garanti. Les journalistes craignent que ces documents puissent être transmis aux services secrets ukrainiens. «Nous nous inquiétons beaucoup du fait que certaines personnes que nous avons interviewées puissent être affectée lorsque le SBU [service de sécurité ukrainien] et les autorités ukrainiennes l’apprendront», a souligné Stefan Beck.

Les appareils confisqués sont toujours sous scellés grâce à l’intervention de l’Union des journalistes néerlandais, selon Stefan Beck. Cela signifie que les enquêteurs du crash MH17 ne peuvent pas encore les exploiter, mais cette situation peut changer si une cour le décide.

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines reliant Amsterdam et Kuala-Lumpur s’est écrasé le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine. 298 personnes, dont 193 ressortissants néerlandais, sont décédés dans cette catastrophe. Une enquête sur le crash est menée par un groupe d’enquêteurs néerlandais, australiens, belges, malaisiens et ukrainiens dirigé par les Pays-Bas. Le 28 septembre, ses conclusions avaient été publiées : le MH17 a été abattu depuis une région contrôlée par les rebelles et par un système de missiles Buk, produit en Russie.

 

Les enquêteurs ont toutefois refusé de rendre publiques les preuves sur lesquelles ils s'appuient pour des raisons de sécurité. La firme russe Buk Almaz-Antey, a de son côté mené sa propre enquête et a transmis ses données aux enquêteurs, dont la plupart ont été ignorées. Selon Almaz-Antey, les radars russes n’ont pas repéré d’objet provenant des territoires contrôlés par les rebelles se déplaçant en direction du MH17.

Bien comprendre les crises russo-ukrainienne : le détonateur Sébastopol

 

Par Courtois Laurent 
Lundi 16 janvier 2017

Pour bien comprendre les tensions entre la Russie et l'Ukraine durant les quinze dernières années, il est essentiel de ne pas négliger le rôle primordial du Port de Sébastopol dans la géostratégie russe.

A la fin du 17éme siècle, la Russie est considérée par le reste de l'Europe comme un pays arriéré, comme le « cul de sac » de l'Europe. Le Tsar Pierre le Grand, désireux de moderniser son pays décide de rompre son isolement géographique et économique en développant le commerce maritime. Son projet repose sur l'ouverture de deux portes sur le monde, l'une donnant accès aux mers froides et l'autre aux mers chaudes. Cette politique entraîne la fondation en 1703 du Port de Saint-Pétersbourg.

Le seul accès possible aux mers chaudes pour la Russie est alors la mer noire, à l'époque sous contrôle de l'empire Ottoman. Grâce à la prise du Fort d'Azov en 1696, une porte est temporairement ouverte, mais il faudra attendre 1783 pour que la ville de Sébastopol soit fondée, concrétisant ainsi le plan de Pierre le Grand.

A partir de cette date le monde russe possède deux pôles géostratégiques majeurs Saint-Pétersbourg et Sébastopol. Deux siècles plus tard, ces pôles sont encore fondamentaux pour la Russie. Ainsi en Décembre 2014 Vladimir Poutine déclara à la Douma : 

« Sébastopol, est l’équivalent pour la Russie du Mont du Temple dans le judaïsme ou l’Islam ».

L'écroulement du monde soviétique.

Six mois avant l'indépendance de l'Ukraine, la Crimée devint par un référendum « la République Socialiste Soviétique Autonome de Crimée ». L'année suivante la « République de Crimée » indépendante fut proclamée. 
Avant même l'indépendance de l'Ukraine, la CIA avaient déjà fortement infiltré la principale partie du pays (
Rukh). C'est donc sans surprise que le gouvernement Kratchouk, tenta de prendre le contrôle de la flotte de la Mer Noire. La crise atteint son paroxysme le 5 avril 1992, lorsque l'Ukraine envoya deux unités de forces spéciales prendrent le contrôle du port. Le 3 août, un compromis est trouvé lors des accords de Yalta, concluant à un contrôle conjoint de la flotte. Néanmoins, il fallut attendre 1997 pour régler définitivement le problème.
En 1995, en violation du droit international (accords de Budapest) l'Ukraine par un vote et l'envoi de forces spéciales repris le contrôle de la péninsule.

Cette annexion de fait de la Crimée par l'Ukraine créa une tension politique avec la Russie, retardant de nouveau l'application des accords de Yalta. Ce n'est que deux ans plus tard qu'un accord est conclu le 28 avril 1997. Pour plus de détail sur cette crise (1991 à 1997), je vous conseille, la lecture de l'excellent article d'Igor Delanoë.

Le traité de 1997, stipule que le Port de Sébastopol est loué à la Russie pour 20 ans contre un loyer de 96 millions de dollars payés en grande partie en gaz. Il était stipulé qu'en l'absence de discussion avant le 28 mai 2016, le bail serait reconduit tacitement pour 5 ans.

La location russe : un bail houleux et menacé.

En 2004, l'Ukraine est le cadre de la Révolution Orange téléguidée par les USA. Le président Iouchtchenko est ouvertement pour l'adhésion de son pays à l'EU et à l'OTAN.
Il laisse régulièrement entendre qu'il ne souhaite pas le renouvellement de l'accord de 1997. 
La renégociation d'un contrat portant sur le gaz l'année suivante (premier conflit gazier russo-ukrainien) est prétexte à la première mise sous tension des russes au sujet du port de Sébastopol. Cette micro-crise se soldera par la prise le 3 août 2005 par les forces spéciales russes du phare criméen du Cap Sarytch.

La Guerre de Géorgie (2008) est de nouveau le cadre de nouvelles tensions entre la Russie et l'Ukraine. Pour empêcher la livraison d'armes de l'Ukraine à la Géorgie, la marine russe met en place un blocus le long des côtes Géorgiennes. En réaction, Kiev menace de mettre à son tour un blocus du Port de Sébastopol. Le 13 août, la Rada vote un décret pour restreindre les libertés de mouvement de la Flotte de la Mer Noire. Les russes doivent annoncer 72 heures à l'avance les mouvements de leurs bateaux


La politique ouvertement pro-américaine et la volonté d’Iouchtchenko de lancer l'Ukraine dans la guerre aux côtés de la Géorgie, entraîna l'explosion de la coalition née de la Révolution Orange. Ioula Tymochenko bien que pro-européenne, mais chargée des négociations gazières, misait sur des relations équilibrées avec l'Europe et la Russie.
Cette rupture se concrétisa le 10 septembre 2008, par le rapprochement du parti de Ioula Tymochenko et celui de Viktor Ianoukowitch.

Iouchtchenko, le Président marionnette est éliminé au premier tour des élections de 2010 avec seulement 5,45 % de votes (score calamiteux jamais atteint par aucun président sortant à l'échelle mondiale). Les élections portent au pouvoir l'ancien Premier Ministre originaire du Donbass et pro-russe Viktor Ianoukowitch.

L'incendie provoqué par la Révolution Orange étant circonscris, il était urgent pour la Russie de pérenniser la présence de sa flotte en Mer Noire.

 

En Avril, soit moins de deux mois après son élection, Viktor Ianoukowitch signe avec son homologue russe, Dimitri Medvedev les accords de Kharkov. Leur ratification provoque des troubles à la Rada.

Capture d'image d'un reportage de la chaine ukrainienne Kanal 5 (appartenant à P. Porochenko et ayant été très active lors de la Révolution Orange et l'Euro-Maidan).

 Le bail est prolongé de 25 ans (jusqu'en 2042). En plus du loyer de 96 millions de dollars, la Russie accorde à l'Ukraine une réduction de 30 % sur le prix du gaz. Cette réduction représente 7 milliards de dollars pour 2011 et 2012. Cette somme providentielle permit au pays de rentrer dans « les clous » du FMI et ainsi recevoir un prêt lui évitant la banqueroute.

Néanmoins, l'accord de Kharkov présente des lacunes. Ianoukowitch est accusé par l'opposition d'avoir contourné la Constitution et violé la loi du pays sur les traités internationaux.

 De plus, ce traité n'annule pas l'accord de 1997, il ne fait que le prolonger. Donc rien n'interdit dans ce traité au Président ukrainien qui sera alors en exercice de prévenir par écrit son homologue russe le 27 mai 2016 de son intention de dénoncer le traité

Ce qui revient à dire que le sort de la flotte de la Mer Noire ne reposait que sur la volonté du Président élu aux élections de 2015.
Il était donc primordial pour ceux qui voulaient mettre fin à la présence russe en Crimée de gagner ses futures élections.

En 2011, éclate la crise Syrienne. Sébastopol n'est qu'a 4 jours des ports Syriens contre 20 jours pour Mourmansk et 34 jours pour Vladivostok. Il joue alors un rôle primordial dans l'aide russe à Bachar El-Assad. Pour les pays occidentaux œuvrant au renversement du Président Syrien, la présence dans les « mers chaudes » devint encore plus encombrante qu'elle ne l'était dans le passé.

Aux élections législatives de 2012, le Parti des Régions (parti du Président Ianoukowitch) garde par le biais d'une alliance avec les communistes la majorité à la Rada. Ce qui n'avait pas été le cas de son prédécesseur pro-OTAN Iouchtchenko qui avait été désavoué par les urnes en 2006. Les résultats des législatives montrent que le Président pro-russe est encore bien placé pour être réélu en 2015. De surcroît, il était évident aux observateurs étrangers que la Russie lui apporterait toute l'aide financière possible pour présenter le bilan le plus favorable au moment des élections. Au milieu de l'année 2013, le sort de la base russe de Sébastopol s'annonçait sous les meilleurs augures.

Maïdan ou le feu aux poudres.

A l'automne 2013, Viktor Ianoukowitch, est toujours sur les rails pour sa réélection en 2015. Pour ceux qui souhaitent affaiblir la Russie, en lui fermant l'accès aux mers chaude, il est temps d'agir.

La négociation de l'accord d'association à l'EU sera l'occasion de provoquer le déraillement du pays. Au moment des négociations, la situation économique de l'Ukraine est comme souvent catastrophique, le défaut de paiement point à l'horizon. Il sera donc facile de mettre Ianoukowitch dos au mur.

Contrairement à ce qui était avancé par les manifestants de l'Euro-Maidan, le Président ukrainien était prêt à tous les compromis pour signer l'accord avec l'EU. En réponse à cette attitude pro-européenne, la Russie déclara qu'elle réduirait de manière drastique ses aides à l'Ukraine, l'invitant à les obtenir auprès de ses nouveaux partenaires.

Le Gouvernement ukrainien s'adressa alors à Bruxelles pour obtenir un prêt de 20 milliards de dollars et aussi pour lui demander de faire infléchir le FMI sur les conditions pour l'obtention d'un nouveau prêt. Or, ni Bruxelles, ni le FMI ne voulurent prêter de l'argent à l'Ukraine. Ianoukowitch n'avait que la solution de reporter la signature de l'accord d'association, pour renégocier avec la Russie.

Sous le prétexte fallacieux d'avoir mis fin à la procédure d'association de l'Ukraine à l'EU, le Président Ianoukowitch est renversé par un coup d'état qui comme la Révolution Orange fut piloté d'outre-Atlantique.

 

Manipulés, bernés par le mirage européen (promis actuellement vers 2027) le peuple ukrainien renverse le gouvernement lors de la révolution de l'Euro-Maidan.
Il devient alors évident que le Président en place le 28 mai 2016 serait ouvertement pro-OTAN et remettrait en cause les accords de Kharkov donc le renouvellement du bail de Sébastopol en 2017.

Manifestant pro-russe lors du Maïdan inversé Criméen (Sebastopol 23 février 2014).

Quelle solution restait-il à la Russie ? Perdre Sébastopol ? Ou allez ans le sens de la population russe de Crimée (80 % des habitants) qui affolée par l'abrogation du décret sur les langues régionales se déclare en sécession ?

La suite est connue : une occupation « pacifique » de la péninsule par les forces russes sans réelle confrontation avec l'armée ukrainienne (les bilans les plus pessimistes et non vérifiés évoquent 3 morts ukrainiens entre le 22 février et le 19 mars 2014).

 Le 16 mars, la population de la Crimée vote son rattachement à la Russie mettant ainsi fin à 25 ans de tension autour du port de Sébastopol.

 Les réactions des occidentaux bien qu'opposés à la réunification de la Crimée restaient symbolique. La Russie paiera la péninsule du seul et unique prix des sanctions économiques*. 
Cet état de fait provoque un profond mécontentement des ukrainiens qui se retrouvent « gros Jean comme d'avant. » En effet, ils perdent leur carte maîtresse dans les relations avec la Russie et les négociations gazières. La perte du tarif préférentiel du gaz représente annuellement 2,5 milliards de dollars. A ceci, se rajoutent l'annulation des 12 milliards de prêts russe sans contrepartie.

En échange l'Ukraine se voit accorder un prêt de 18 milliards de dollars du FMI contre une très lourde restructuration économique qui se réalisera au dépend du peuple ukrainien.
Pour se consoler de ces déconvenues le pays doit se contenter de sanctions économiques bien faibles jusqu'au drame du MH17...

La réintégration de la Crimée aurait pu être considérée comme un chef d’œuvre de géopolitique pour la Russie si il n'y avait pas eu le soulèvement spontané du Donbass. Voulant rattacher l'est de l’Ukraine aux wagons de la Crimée, des habitants de Donetsk prennent d’assaut les bâtiments publics. Le 7 avril 2014, l'ATO est lancé. A partir de cette date, Kiev fit payer aux populations russophones de son pays la perte de la Crimée et la mollesse de la réaction occidentale vécue comme une trahison. Peu à peu le pays sombra dans une folie augmentant progressivement jusqu'à atteindre son paroxysme durant l'été et l'automne 2014.

Maintenant que nous avons évoqué la raison qui a poussé les russes à intervenir en Ukraine, (plus précisément en Crimée et seulement elle). Il serait intéressant de nous poser la question suivante : Qui a actuellement le plus d’intérêts à faire perdurer l'état de guerre dans l'est de l'Ukraine ?

J’essaierai de répondre dans nom prochain article, où je montrerai que la guerre est la condition sine qua none pour la survie pour la junte de Kiev. Mais la crise du Donbass ne profite pas seulement à Porochenko et ses sbires, mais aussi aux USA et à l'Otan qui ont ainsi un formidable moyen de nuire aux intérêts de la Russie. Il est donc primordial de l'entretenir, quitte à déployer des idiots utiles de part et d'autre de la ligne de front.

 

Nous évoquerons aussi le rôle prépondérant, de la contrebande sur la ligne de front qui rapporte des millions de dollars aux bataillons punitifs ukrainiens. Malheureusement, la contrebande n'est possible que s'il existe des réseaux de distributions au Donbass. Dans une interview à RFI Sébastien Gobert évoque l'implication de Kiev, Donetsk et Moscou dans ces trafics. Montrant encore une fois l'obligation des journalistes français d'impliquer systématiquement la Russie dans tous les maux ukrainiens. 

«Amoral et non civilisé» : les juifs ukrainiens dénoncent la réhabilitation des nationalistes

 

16 janv. 2017

Des activistes ukranien célèbrent le Jour de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne

La communauté juive ukrainienne a vivement critiqué le projet du gouvernement de Kiev qui ambitionne d’innocenter les nationalistes liés au massacre des juifs au XXe siècle, au prétexte qu’il s’agissait d’un mouvement de libération du pays.

«C’est amoral ! Ce projet dénonce le principe sur lequel se base la civilisation européenne. C’est comme tuer la mémoire de six millions de juifs qui sont morts lors de l'Holocauste», a écrit le chef du comité des juifs d’Ukraine, Edouard Dolinsky, sur sa page Facebook. Un commentaire dicté par le fait que l'Institut ukrainien de la mémoire nationale a annoncé son intention d'innocenter plusieurs mouvements nationalistes, dont l’Organisation des nationalistes ukrainiens et l’Armée insurrectionnelle ukrainienne.

 

Les membres de ces partis qui sont impliqués dans les massacres de juifs, de Polonais et de gitans au siècle dernier «devraient être reconnus innocents dans la manière automatique», selon le projet de loi sur lequel le parlement ukrainien se penchera en février.

Plusieurs pays, y compris la Russie, ont condamné à maintes reprises les tentatives de l’Ukraine de réhabiliter la mémoire de ses nationalistes qui ont collaboré avec les nazis.

 

Dans les manuels historiques, Kiev glorifie par exemple les membres des mouvements d’extrême droite. Des centaines d'Ukrainiens descendent dans les rues chaque année à l'occasion de l’anniversaire de Stephan Bandera qui lors de la Seconde Guerre mondiale appelait les Ukrainiens à détruire Moscou. Il s'est aussi battu contre l’armée Rouge et l’armée polonaise qui défendaient l’ouest de l’Ukraine contre les nazis.

En juillet 2016, le parlement polonais a reconnu comme un génocide les crimes commis par les Ukrainiens contre les Polonais lors de la Seconde Guerre mondiale.

Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 14 janvier 2017

 

 

16 janvier 2017  

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Eveil Français TV, vous propose désormais une rétrospective en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire de l’année effectué le samedi 14 janvier 2017 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’20 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne de la semaine écoulée
04’12 » – Nouvelles armes lourdes déployées sur le front
05’38 » – Nouvelles attaques et crimes de guerre de l’armée ukrainienne
09’58 » – Nouvelles désertions et affrontements au sein de l’armée ukrainienne
10’48 » – Pertes parmi les soldats ukrainiens à cause de leur incompétence
12’22 » – Bombardement d’un village en pleine distribution d’aide humanitaire
13’24 » – L’armée ukrainienne bombarde un village situé dans la zone qui est sous son contrôle et l’OSCE cache l’origine des tirs

SITUATION POLITIQUE
15’18 » – Savtchenko s’immisce dans le processus de Minsk

DIVERS
19’54 » – Arrestation de deux journalistes néerlandais venus enquêter sur le crash du MH17 à leur retour du Donbass

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
22’41 » – L’ex-premier ministre ukrainien lance l’idée d’un gouvernement ukrainien en exil

PENDANT CE TEMPS LA À KIEV
23’20 » – La première vice-présidente du parlement ukrainien se ridiculise sur Facebook

 

25’30 » – Conclusion

L’Ukraine déchante, panique et poursuit sa fuite en avant sanglante dans le Donbass

Vendredi 13 janvier 2017

 

 

Entre Nadia Savtchenko qui brouille les cartes depuis plusieurs mois en alternant déclarations russophobes et initiatives de réconciliation avec le Donbass, la situation politique et économique interne qui s'aggrave de manière croissante, et l'Union Européenne qui montre de manière de plus en plus évidente qu'il n'a jamais été dans ses intentions d'intégrer l'Ukraine, cette dernière ne sait plus où elle en est, et se met à courir droit devant sans savoir où elle va.

Résultat ses responsables politiques commencent l'année 2017 en se prenant les pieds dans le tapis et en s'emmêlant quelque peu les pinceaux. Ainsi histoire d'en rajouter une couche à l'hystérie russophobe ambiante de ces dernières semaines, Irina Guérachtchenko, en voulant ironiser sur le mal que les sanctions anti-russes ont fait à la Russie, a en réalité annoncé sur Facebook le mal qu'elles avaient fait à l'Union Européenne (sic).

En effet, la première vice-présidente du parlement ukrainien, utilisant un article du média Economitcheskaïa pravda comme source, a confondu la Russie avec l’Union européenne, attribuant à la Russie les 17,5 milliards d'euros de pertes qu'a subi l'Union Européenne. Après Porochenko qui décrivait le soir de Noël les soldats ukrainiens comme combattant pas moins que l'Antéchrist, voilà une autre haute responsable politique (cette femme est première vice-présidente du parlement ukrainien quand même… ) qui se ridiculise en public à peine l'année 2017 commencée.

Il faut dire que niveau ridicule, Porochenko a l'habitude, lui qui entre autres choses avait promis la levée du régime des visas avec l'UE pour le 1er janvier 2015, et qui semble bien parti pour devoir continuer de remettre à jour ses promesses en fonction de la bonne ou de la mauvaise volonté de l'UE de valider enfin cette suppression des visas.

C'était lui aussi qui avait promis un avenir radieux pour l'Ukraine avec la signature de l'accord d'association avec l'UE, qui a au final précipité encore plus la chute économique de l'Ukraine en la privant de son marché majeur (la Russie) tout en ne lui offrant que des miettes du marché européen tant espéré.

Résultat Politico déclare que l'Ukraine déchante et commence à se rendre compte qu'elle n'a été utilisée comme un pion sacrifiable sur le grand échiquier mondial, et que l'UE n'a aucune intention ni d'intégrer ni d'aider l'Ukraine à se sortir du bourbier dans lequel elle s'est enfoncé depuis le Maïdan.

Une situation qui ne risque pas de s'arranger après qu'une cour de Moscou ait confirmé que les événements qui ont eu lieu en février 2014 était bel et bien un coup d'état, et qu'à la suite de cette décision l'ex-premier ministre ukrainien, Nikolaï Azarov, ait lancé l'idée de former un gouvernement ukrainien en exil afin d'offrir une alternative au peuple ukrainien. Une initiative qui vient un peu tard selon certains, comme le directeur de l'Institut ukrainien d'analyse et de management Rouslan Bortnik, qui estime que cela aurait dû être fait en 2014 pour que cela puisse marcher.

Quoi qu'il en soit, ces revers à répétition des autorités ukrainiennes sur la scène internationale sapent de plus en plus leur position, et c'est dans le Donbass que les effets s'en ressentent. Car pour éviter de finir avec leur tête au bout d'une pique, quoi de mieux que la guerre, qui occupe les bataillons spéciaux et l'attention médiatique de la population ukrainienne, qui oublie pendant ce temps-là que ses hommes politiques lui font les poches tout en lui promettant monts et merveilles.

Ainsi du 7 au 12 janvier 2017, les bombardements qui n'avaient jamais cessé malgré le cessez-le-feu de fin d'année ont augmenté à nouveau de manière drastique, surtout depuis les dernières 48 h, les bombardements ayant de nouveau dépassé les 1 000 par jour entre hier et aujourd'hui

Des attaques ont aussi eu lieu récemment, entre autre il y a deux jours contre les positions de la RPD à Spartak, et hier soir l'armée ukrainienne a de nouveau lourdement bombardé plusieurs localités dont la zone autour de l'aéroport, Yasinovataya (avec pas moins de 270 obus d'artillerie et de mortier tirés hier soir rien que sur cette localité), Zaïtsevo, et les localités du Sud de la République Populaire de Donetsk. Les Forces Armées Ukrainiennes ont aussi tiré à 10 reprises avec des mortiers sur le point de passage de Mayorsk près de Gorlovka.

À Alexandrovka, en périphérie de Donetsk, ce sont les snipers des FAU stationnés à Maryinka qui sont à l’œuvre depuis quelques temps, tirant sur les civils, parmi lesquels ils ont déjà fait plusieurs blessés, dont une mère de deux enfants et un jeune homme qui y a perdu un bras. Sûrement de dangereux terroristes…

Et hier, les soldats de la RPD en allant chercher les cadavres de trois soldats ukrainiens morts à 500 m des positions de l'armée de la République situées près d'Oktyabr (dans le Sud de la RPD), ont découvert les détails d'une nouvelle tentative d'attaque ratée de la part de l'armée ukrainienne. Une attaque qui a échouée grâce au champ de mines qui se trouve là et à l'incompétence des soldats ukrainiens.

Les soldats de la RPD ont en effet découvert que les trois hommes avaient été tués par l'explosion d'une seule mine à cause du fait, qu'en dépit du bon sens, ils avaient choisi d'avancer groupés. L'un des soldats, seulement blessé au départ, a signalé l'accident par radio tout en essayant de ramper vers les positions ukrainiennes, mais n'y est jamais parvenu et est mort ainsi au milieu du champ de mine sans que ses camarades ne le trouvent et lui viennent en aide. Une véritable armée de pieds nickelés qui aurait de quoi faire rire si ce n'était aussi tragique.

Mais la partie la plus intéressante est venue de l'examen des soldats et de ce qui se trouvait juste à côté d'eux : en plus d'une radio et de trois AK-74, se trouvait des liens de serrage en plastique utilisés habituellement pour menotter des prisonniers. Pour le reste ces soldats étaient très mal équipés.

L'hypothèse du commandement de l'armée de la RPD est que le but de ce groupe de reconnaissance était d'aller jusqu'aux positions de l'armée de la RPD pour y capturer un soldat. Mais entre le manque d'équipement, de compétence, et de préparation de cette unité, cette tentative a tourné au fiasco et révèle un certain nombre d'incohérences entre les discours et les actes de Kiev.

Comme le fait que le commandement ukrainien réfute systématiquement le fait qu'ils mènent des actes de sabotage, des bombardements, ou des attaques contre les positions de la RPD, alors que la découverte des corps de ces soldats près des positions de la RPD et de ce qu'ils transportaient laissent peu de doutes sur leurs intentions qui étaient tout sauf pacifiques.

En tout cas, au vu de la façon dont ces trois soldats ukrainiens ont été envoyés sans équipement ni préparation adéquats à une mort certaine par leur commandement, il semble évident que ce dernier ne cherche pas tant la victoire qu'une diversion à grande échelle. Et cela montre que les autorités ukrainiennes sont belle et bien prêtes à sacrifier leurs soldats comme de la vulgaire chair à canon, et mutiler ou tuer des habitants du Donbass, juste pour pouvoir continuer à piller l'Ukraine encore quelques semaines de plus.

 

Christelle Néant

Nadia Savtchenko affole les autorités de Kiev - Chien fou, nationaliste sincère ou va-t-en-guerre au service des néo-conservateurs US ?


Mercredi 11 janvier 2017

 

Depuis la libération de Nadia Savtchenko, les rumeurs et spéculations les plus folles sur la raison de son échange contre deux prisonniers russes détenus en Ukraine vont bon train, et celles sur sa motivation sous-tendant ses actions et paroles de ces derniers mois courent encore plus vite. Car le moins que l'on puisse dire c'est que la vue d'ensemble manque sacrément de cohérence et à force on finit par avoir le tournis et ne plus savoir où on en est.

Petit rappel des faits : En juin 2014 alors qu'elle est pilote au sein du bataillon Aïdar (bataillon ouvertement nazi des Forces Armées Ukrainiennes), Nadia Savtchenko corrige les tirs d'artillerie de son unité en donnant précisément les coordonnées de deux journalistes russes venus filmer l'évacuation de civils de la localité de Mirny près de Lougansk. Les volontaires du bataillon Aïdar tirent alors au mortier sur les coordonnées fournies, tuant les deux journalistes de la chaîne VGTRK :Igor Korneliouk et Anton Volochine. La Russie, qui a mis la main sur Savtchenko, l'inculpe pour meurtre et elle sera jugée coupable de complicité de meurtre et condamnée en Russie à 22 ans de prison en mars 2016. Entre temps l'Ukraine en a fait une héroïne et une martyr nationale, lui attribuant même une place de députée à la Rada dans la formation politique de Ioulia Timochenko. En mai 2016, elle est graciée et échangée contre deux prisonniers russes détenus en Ukraine, et reçoit la médaille de héros de l'Ukraine.

Mais depuis sa libération le moins que l'on puisse dire c'est que celle que certains ont été jusqu'à appeler la Jeanne d'Arc ukrainienne (sic) se comporte d'une façon plus qu'étrange, qui a attirée soupçons et critiques, certains allant jusqu'à dire qu'elle aurait retourné sa veste et serait devenue un agent du Kremlin.

Il faut dire qu'après ses déclarations fracassantes et va-t-en guerre contre la Russie et les Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk, et ses velléités de devenir présidente de l'Ukraine, ses dernières déclarations et actions sont à tout le moins diamétralement opposées.

Après avoir demandé aux Ukrainiens de pardonner et d'amnistier les combattants du Donbass pendant l'été 2016, exigé qu'un autre point des accords de Minsk, la décentralisation de l'Ukraine, soit mise en œuvre pour tout le pays, dénoncé le fait que la Rada (parlement ukrainien) était un marais boueux, exigé que le gouvernement actuel démissionne pour résoudre le conflit dans le Donbass, puis avoir taclé à plusieurs reprises Petro Porochenko pendant l'automne 2016 en le traitant de président faible et en réclamant qu'il cède sa place au président destitué Viktor Ianoukovitch, Nadia Savtchenko est allée encore plus loin dans le brouillage des cartes à la fin de l'année 2016.

Elle retourne à Moscou fin octobre 2016, afin d'assister au procès devant la Cour Suprême russe de deux nationalistes ukrainiens de l'UNA-UNSO condamnés en Russie, sur fond d'accusations disant qu'elle serait devenue un agent de Poutine.

Début décembre, elle continue de tenir des propos belliqueux contre la Russie, l'accusant de vouloir conquérir la Grande-Bretagne après le Donbass, et déclarant faire un doigt d'honneur à Vladimir Poutine.

Puis en fin d'année offre de rencontrer Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotnitsky, les deux chefs d'état des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk (RPD et RPL) respectivement afin de discuter de la mise en œuvre des accords de Minsk. Contre toute attente, la réunion a lieu a Minsk et s'avère constructive, Nadia Savtchenko proposant de changer le format afin d'avancer entre autre sur l'échange des prisonniers qui est au point mort du fait des blocages de Kiev lors des réunions du groupe de contact.

Suite à cette réunion, Savtchenko est exclue le 15 décembre 2016, du groupe parlementaire de Batkivshchyna, et le 22 décembre 2016, la Rada lui retire sa désignation à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). Résultat, elle fonde son propre parti d'opposition à Porochenko le 27 décembre 2016 : Mouvement pour le peuple actif d'Ukraine.

En parallèle, en signe de bonne volonté, la RPD et la RPL libèrent deux femmes ukrainiennes fin décembre 2016, sans contrepartie. Deux jours plus tard, l'Ukraine libère à son tour 15 prisonniers, respectant ainsi la promesse faite plus tôt par Porochenko (même si certaines personnes en Ukraine ont tenté d'utiliser médiatiquement cette libération en faisant venir des femmes de prisonniers ukrainiens toujours détenus pour mettre la pression sur la RPD et la RPL).

Galvanisée par ce résultat positif, Savtchenko a donc décidé de poursuivre sur cette lancée, et a déclaré vouloir mener de nouvelles négociations directes avec les deux chefs d'état de la RPD et de la RPL, proposant d'organiser les prochaines réunions d'abord à Donetsk et Lougansk, puis... de les inviter à Kiev.

Oui, vous avez bien lu. Devant une déclaration aussi surréaliste on se demande ce que Nadia Savtchenko a derrière la tête en souhaitant inviter à Kiev deux chefs d'état accusés de « terrorisme » par l'Ukraine et qui seraient donc au mieux arrêtés et au pire tués dès qu'ils franchiraient la frontière.

 

Et l'interrogation va croissante quand on lit les dernières nouvelles concernant les frasques de cette député de la Rada. Dans la lignée de ses négociations avec la RPD et la RPL concernant l'échange de prisonniers selon la formule « tous contre tous », Savtchenko vient de publier in extenso la liste des prisonniers ukrainiens qui sont concernés par l'échange. Des listes jusqu'ici toujours tenues secrètes et classifiées.


Ainsi on y apprend qu'alors que la partie ukrainienne a envoyé une requête pour 129 personnes et est en recherche de 494 autres, la RPD et la RPL ont indiqué n'avoir que 42 prisonniers (autant dire que les autres que l'Ukraine cherche sont soit morts au combat mais n'ont pas été déclarés comme telle par le commandement, soit déserteurs). Et qu'alors que la RPD a réclamé 524 personnes et la RPL 377 personnes, l'Ukraine n'a confirmé la présence dans ses geôles que de 256 personnes (autant dire que les autres sont soient exclus des listes officielles et croupissent dans les prisons secrètes du SBU, soit ont été exécutés). L'échange proposé serait donc de 42 contre 256.

Mais Savtchenko a tenu à mettre en garde contre d'éventuelles inexactitudes de ses listes :
« Dans ces listes que que nous avons rassemblées pendant neuf mois après mon retour, peuvent se trouver des erreurs. Certaines personnes ont pu être échangées sans que nous le sachions, il y a peut-être des inexactitudes ou des données incomplètes. »

Elle s'est aussi plainte sur le plateau de la chaîne télévisée NewsOne que Porochenko et le chef du SBU avaient refusé son aide afin de libérer les prisonniers, l'obligeant à prendre une initiative de son côté.

Une initiative que goûte peu Iouri Tandit, le négociateur du SBU en charge de ce dossier, qui déclare craindre que cela puisse porter préjudice au processus d'échange des prisonniers. On en rirait si la situation n'était pas totalement bloquée par Kiev depuis plus d'un an.

Il semble donc qu'il faille lire l'affolement des autorités de Kiev suite à cette publication sous un autre angle : celle des noms qui manquent dans ces listes. Les 581 noms qui manquent risquent bien de devoir être rajoutés à la liste des pertes ukrainiennes, très certainement dans la catégorie des morts, dont les corps n'ont jamais été retrouvés (certains étant très certainement dans les puits de ventilation des mines du Donbass où l'armée ukrainienne a pris l'habitude de jeter les cadavres encombrants de certains de ses soldats morts).

En clair : le commandement de l'armée ukrainienne va devoir revoir le chiffre de ses pertes à la hausse et vu le niveau actuel du moral des troupes ukrainiennes, et les désertions qui vont toujours bon train, un tel aveu pourrait bien attiser les vocations de futurs nouveaux déserteurs. De quoi mettre Porochenko et le commandement ukrainien dans une situation encore pire que celle déjà désastreuse dans laquelle ils se trouvent.

Alors à quoi joue Nadia Savtchenko ? Il y a à mon sens deux possibilités :

- Soit elle a ouvert les yeux, et a compris que les USA étaient prêts à sacrifier l'Ukraine et la laisser être dépecée par ses voisins et finir éclatée comme la Yougoslavie, pour avoir voulu satisfaire ses désirs de guerre contre la Russie. Et en tant que nationaliste elle aurait décidé de faire passer les intérêts de son pays au dessus de sa haine de la Russie afin d'essayer d'empêcher la destruction totale de l'Ukraine en faisant appliquer les accords de Minsk.

- Ou alors, Savtchenko n'est que l'égérie, la partie visible de l'iceberg du mouvement qui vise à destituer Porochenko, en minant sa position, afin d'installer un gouvernement encore plus radical à la tête de l'Ukraine afin de déclencher la guerre contre la Russie tant voulue par la frange néo-conservatrice de l'establishment américain. En faisant mine d'aller dans le sens de ce que veut la population ukrainienne, le retour des prisonniers, plus de décentralisation, et la paix, elle gagne des points de popularité, et en fait perdre à Porochenko qu'elle fait passer pour un incapable qui bloque tout (ce qui n'est pas faux), avec lequel rien n'avance, fournissant là du combustible qui se rajoute aux faits de corruption et à son monstrueux enrichissement avéré depuis qu'il est président de l'Ukraine. Une fois assez d'essence répandue au sol il lui suffira de craquer l'allumette pour mettre le feu à la place Maïdan une troisième fois.

 

Les prochains actes et déclarations de Savtchenko sont donc à surveiller de près pour savoir ce qui attend l'Ukraine…

 

La tactique du

 

sacrifice

L'armée ukrainienne a tenté de prendre le village de Spartak

Mercredi 11 janvier 2017

 

 

Tandis que les bombardements ukrainiens continuent de s'intensifier de jour en jour depuis la fin de la "trêve des confiseurs" sur la ligne de front (plus de 900 violations ukrainiennes du cessez le feu hier), les assauts terrestres contre les défenses républicaines  ont également repris...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la nuit du 7 au 8 janvier, Kiev a tenté une nouvelle fois de percer les lignes républicaines dans le secteur de Kalinovo (au Nord de Debalsevo), comme chaque semaine depuis le 18 décembre 2016.

Hier soir, profitant de la nuit, le Commandement ukrainien a lancé une unité contre les défenses du village de Spartak, situé à l'Est de l'aéroport de Donetsk. Cette nouvelle attaque de Kiev qui constitue une violation flagrante des accords de Minsk qui demandent de maintenir la ligne de démarcation actuelle, a été repoussée par les soldats républicains déployés dans ce secteur, et qui ont provoqué de nouvelles pertes dans les rangs des assaillants ukrainiens.

 

Vers 18h45, les forces ukrainiennes ont engagé une préparation d'artillerie avec des mortiers lourds de 120 mm qui a été par un assaut d'une première section contre les positions républicaines qui ont été forcé de riposter pour repousser les assaillants. Ces derniers ont subi plusieurs pertes (au minimum 2 tués et 3 blessés) avant d'abandonner leur offensive. Du côté républicain on ne déplore qu’un seul blessé.

 

 

Spartak fait partie des zones très sensibles du front devenu "zone de contact" depuis la reprise de l'aéroport par les forces républicaines en janvier 2015. Il est le pilier Est de la Zone aéroportuaire, d'autant plus vitale à la défense de cette dernière que le village de Peski situé à l'Ouest de la piste aéroportuaire, qui était il ya 2 ans coupé en deux par la ligne de front est aujourd'hui aux mains des ukrainiens (le front s'est déplacé plus au sud de ce village vers une zone industrielle baptisée "Volcvo Center")

Le combat d'hier soir fait partie de la stratégie globale engagée régulièrement par Kiev depuis le mois de juin 2016 et qui consiste a investir progressivement la zone grise séparant les deux belligérants jusqu'au contact direct (pour ne pas dire physique) avec les positions républicaines, qui sont aujourd'hui dans de nombreux secteurs à moins de 500 mètres des postes avancés ukrainiens (soit à portée de tir des armes légères d'infanterie).

 

 

Une stratégie de crapaud sacrificateur

 

Oleksandr Tourtchinov qui déclencha en avril 2014 la guerre contre le Donbass, continue aujourd'hui à parrainer cette cynique "Opération Spéciale Antiterroriste" en tant que Secrétaire du Conseil de Défense et de Sécurité nationale, déclarait en décembre 2016. "Mètre par mètre, nous commençons à libérer le territoire occupé. Je suis convaincu que l'année 2017 sera un tournant à cet égard".

 

Lorsqu'en mars 2016 les ukrainiens se lancent à la conquête de la zone neutre entre Yasinovataya et Avdeevka au Nord Est de Donetsk, ils constatent que leur violation territoriale au niveau internationale n'a pas plus provoqué d'émoi que leurs violations quotidiennes du cessez le feu, et même a eu pour conséquences : 

·                               de mobiliser et fixer à cet endroit du front des renforts républicains pour défendre le carrefour Donetsk/Makeevka/Gorlovka; 

·                               de menacer l'axe Donetsk-Gorlovka (dont un tronçon a du être condamné, et des infrastructures communautaires comme des stations d'épuration d'eau.

·                               d'envelopper plus au Nord et vers l'Est le front de Spartak qui est un des pivot de la défense de l'aéroport.

Depuis cette stratégie composé de petites assauts tactiques limités dans le temps, la profondeur et les moyens engagés s'est généralisée depuis le front Sud (secteur de Shirokino) jusqu'au front Nord (secteur de Svitlodarsk), et ce ne sont pas moins d'une demi-douzaine de segments de cette ligne de front qui sont aujourd'hui devenus des "zone de contact" suite à l'invasion par les troupes ukrainiennes de la zone neutre.

 

Avant la trêve de Noël, une attaque ukrainienne importante avait été déclenchée depuis Svitlodarsk au Nord de Debalsevo et au prix de lourdes pertes permis à Kiev de grignoter quelques centaines de mètres ainsi que d'occuper Novoluganskoe localité de la zone neutre.

 

Depuis le début de l'année les ukrainiens ont renforcé leurs dispositifs sur l'ensemble du front et particulièrement dans les secteurs "chauds" où les combats sont quasi permanents comme (du Nord au Sud) : Kalinovka (Nord Debalsevo) Zaitsevo (Nord Gorlovka) Yasinovataya (Nord Donetsk) Marinka (Ouest Donetsk) Dokuchaievsk (Sud Donetsk) Kominternovo et Shirokino (Sud DNR), comme ici à leninskoe un petit village situé sur ce front Sud :

 

Combats dans le secteur du  le village de Leninskoye

 

Près de Shirokino dans le Sud de la république de Donetsk

Des experts militaires ukrainiens, que le ridicule ne semblent pas intimider, ont même baptisé cet type d'opération  offensive réalisée à un échelon tactique "zhab'yachі stribki" ("saut de crapaud")... Le fait est que ces assauts limités, qui ressemblent plus à des "reconnaissances offensives" (opérations visant à définir précisément le dispositif d'un ennemi et ses protocoles réactifs, "QRF" (timing-forces-lieux etc...) qu'à une véritable attaque de conquête avec des moyens et des objectifs stratégiques conséquents, occasionnent systématiquement des pertes importantes pour l'armée ukrainienne sans faire bouger globalement la ligne de front.

Dans "l'art de la guerre", depuis la défense des abris roches jusqu'aux tranchées inondées, l'assaillant subit généralement toujours plus de pertes que les défenseurs retranchés (sauf quelques contre-exemples d'opérations spéciales ou aéroportées) aussi un assaut doit opposé toujours une force beaucoup plus nombreuse pour espérer enlever son objectif, 3 contre 1, 5 contre 1 voir 6/7 contre 1 dans le cadre des combats en zones urbaines qui sont particulièrement difficiles et meurtriers.

Or, hier soir à Spartak, alors que les unités républicaines sont solidement organisées sur un réseau de tranchées, de bunkers et de postes d'observation avec de l'équipement radar et nocturne, les ukrainiens ont lancé une seule section d'infanterie, divisée en 3 axes de groupes et après une courte préparation réalisée aux mortiers de 120mm... Autant dire qu'il ne manquait qu'un prêtre aztèque pour présider au sacrifice !

Pour une prise de Spartak il aurait fallu minimum l'effectif d'un bataillon avec une force de réserve et un appui d'artillerie lourde pour préparer l'assaut mais aussi faire barrage à d'éventuels renforts dans la profondeur... 
Au lieu de cela c'est une section d'infanterie qui a été jetée sur des positions retranchées dans une sorte de reconnaissance offensive qui n'a pas du lui ramener un seul renseignement que son commandement ne connaissait déjà depuis 2 années de face à face !

 

Alors quels peuvent être donc les objectifs de ses assauts suicidaires ?

·                               Réaliser une pression progressive du front espérant qu'il finisse par craquer un jour

·                               Provoquer les républiques pour une contre-attaque qui sera aussitôt dénoncée

·                               Fixer le maximum des forces de réserves des républiques sur des zones de contact

·                               Réveiller les unités d'assaut ukrainiennes menacées par la léthargie des tranchées

·                               Saboter le processus de paix en créant des zones de contact au cessez le feu difficile

·                               Alimenter une propagande victimaire avec des pertes inputées aux actions de la DNR

·                               etc...

Ce qui est sûr c'est que les résultats pour Kiev sont sanglants : tués, blessés, destruction de véhicules blindés, sans compter les vagues de désertions que provoquent ces "victoires à la Pyrrhus" (encore 6 pour la seule journée d'hier).

Du côté républicain, même si le front tient et que les pertes sont limitées, la situation devient cependant de plus en plus difficile dans ces zones aux lignes rapprochées et où respecter un cessez le feu tient du miracle. La pression exercée par Kiev risque de provoquer une usure progressive des défenses, comme on a pu l'observer sur Yasinovataya et menacer des points stratégiques importants (carrefours, usines, axes routiers ou ferroviaires etc...), et il y aura forcément un moment où l'adage universel "la meilleure défense c'est l'attaque" devra être inscrit à l'ordre du jour des opérations républicaines !

 

A 10 jours seulement de l'investiture de Trump, et à l'image de leurs parrains de Washington et de leurs délires hystériques russophobes, les "ukrops" semblent eux aussi décidés à augmenter leur politique du pire et a lancer de nouveaux assauts contre le Donbass rebelle...

 

Le front du Donbass est donc redevenu très sensible et d'autant plus dangereux que Kiev semble risque de vouloir imposer à la future équipe une "politique du fait accompli" que l'administration Obama, dans un dernier accès de rage russophobe (déploiement de la 4ème Division US en Europe, accusations d'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine, etc...), la pousse à réaliser ( visites de Mac Cain et Biden par exemple)...

 

Donc comme on dit du côté de Donetsk, Yasinovtaya, Debalsevo ou Washington : "Wait and see !"

 

 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

  

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Crimes contre les civils, désertions et affrontements – L’armée ukrainienne à la dérive après plus de 1 000 jours de guerre dans le Donbass

 

Mercredi 11 janvier 2017  

Alors que dimanche 8 janvier marquait le millième jour de la guerre du Donbass, l’armée ukrainienne n’a rien trouvé de mieux à faire pour marquer ce sinistre anniversaire que d’enlever de nuit une vingtaine de civils dans le village de Kourakhovo, pour les amener, menottés, sur la ligne de front, près de la localité de Maryinka. Un crime de guerre ignoble commis par la 10e brigade d’assaut de montagne des Forces Armées Ukrainiennes (FAU) et l’unité Alfa du SBU (Services de Sécurité Ukrainiens).

Apprenant les faits, les autorités de la République Populaire de Donetsk (RPD) ont appelé les autorités ukrainiennes à cesser de tels crimes contre l’humanité, et ont exhorté l’OSCE et les représentants de l’ONU à prendre connaissance des faits et à agir afin que ce genre de provocations des FAU ne puissent plus avoir lieu.

On ne peut que spéculer sur ce qui a motivé ce nouveau crime, et sur ce qui aurait pu arriver à ces civils si l’armée de la RPD ne respectait pas le cessez-le-feu. Et surtout sur l’utilisation médiatique et diplomatique qui aurait pu être faite de la mort de ces civils.

Mais cette nouvelle provocation démontre une fois de plus le peu de respect que l’armée ukrainienne et le SBU ont pour les civils du Donbass qu’ils prétendent venir « libérer ».

Et ce naufrage moral de l’armée ukrainienne se reflète dans le nombre de désertions et d’affrontements entre soldats qui continuent d’augmenter suite aux congés de fin d’année et aux permissions accordées à cette occasion.

Ainsi hier, le commandant en second de l’armée de la RPD, Edouard Bassourine a annoncé qu’un soldat du 2e bataillon de la 30e brigade mécanisée avait quitté son poste avec son arme et était parti pour la zone de Volnovakha, où il comptait vendre son arme et ses munitions pour rentrer chez lui dans le centre de l’Ukraine avec l’argent obtenu.

Dans le même temps, un soldat du 1er bataillon de la 72e brigade mécanisée a lui aussi déserté. Résultat les soldats du bataillon ont désormais l’interdiction de quitter la base, ce qui provoque une recrudescence de l’abus d’alcool dans l’unité.

Et aujourd’hui a été annoncé que quatre soldats du 501e bataillon de la 36e brigade d’infanterie de marine ont quitté leurs positions avec armes et munitions, pendant que leurs collègues du 137e bataillon se sont battus entre eux avec leurs armes, faisant trois blessés.

Suite à ces nouvelles désertions, les FAU ont constitué une escouade d’intervention rapide avec des soldats du 1er bataillon de la 36ebrigade envoyée depuis Marioupol vers la zone concernée afin de chercher ces soldats. Cette équipe de recherche a reçu l’ordre d’arrêter ces hommes ou de les tuer s’ils utilisaient leurs armes.

Comme on peut le voir l’enlisement du conflit, et l’aggravation de la situation générale en Ukraine, accélèrent l’effondrement de l’armée ukrainienne qui n’a jamais brillé par sa motivation au combat. Pendant que les éléments les plus radicaux de cette armée en déliquescence commettent de plus en plus de crimes de guerre grâce à la complicité et au silence des autorités de Kiev et de leurs patrons occidentaux.

 

Source:https://dnipress.com/fr/posts/crimes-contre-les-civils-desertions-et-affrontements-larmee-ukrainienne-a-la-derive-apres-plus-de-1-000-jours-de-guerre-dans-le/

Rapport de situation hebdomadaire du Donbass (Vidéo) – 7 janvier 2017

 

Mardi 10 janvier 2017  

Chaque semaine, Christelle Néant de l’agence DONi Press, en partenariat avec Thom Aldrin d’Eveil Français TV, vous propose désormais une rétrospective en vidéo et en français de la semaine écoulée concernant le Donbass, l’Ukraine et la Russie.

Voici les points abordés lors de ce dernier rapport de situation hebdomadaire de l’année effectué le samedi 7 janvier 2017 par vidéo conférence :

SITUATION MILITAIRE
01’31 » – Bilan des bombardements de l’armée ukrainienne de la semaine écoulée
03’26 » – Nouvelles armes lourdes déployées sur le front
04’42 » – Observations de l’OSCE dans les zones de stockage des armes lourdes
06’18 » – Pertes hors combat de l’armée ukrainienne lors du Nouvel An
07’11 » – Nouvelles attaques menées par l’armée ukrainienne
08’00 » – Bombardement d’un village de la RPL après que celui-ci ai reçu de l’aide humanitaire

SITUATION POLITIQUE
08’37 » – Visites de délégations étrangères en Ukraine
10’19 » – Légères avancées sur l’échange de prisonniers

DIVERS
10’44 » – Bilan du travail de la commission spéciale de collecte des preuves des crimes de guerre du gouvernement ukrainien pour l’année 2016

ÉCONOMIE
11’20 » – Réouverture prévue d’une vingtaine d’usine en RPD en 2017
12’45 » – Bilan du travail de l’agence pour l’emploi de la RPD en 2016

ÉVOLUTION DE LA SITUATION EN UKRAINE
14’10 » – Déclaration ignoble d’un journaliste ukrainien sur le Donbass
15’08 » – Les nazis ukrainiens fêtent l’anniversaire de Stepan Bandera à Kiev
16’28 » – L’Ukraine veut poursuivre ses essais de missiles près de la Crimée
17’12 » – L’Ukraine ne voit pas encore le bout du tunnel pour la levée du régime de visas

PENDANT CE TEMPS LA À KIEV
19’44 » – Porochenko et le « patriarche » Philarète donnent une vision fascinante de la religion en Ukraine

 

21’50 » – Conclusion et arrivée de blindés et de soldats américains en Europe de l’Est

Deux journalistes néerlandais arrêtés, et leur matériel confisqué après être revenus du Donbass où ils enquêtaient sur le crash du MH17


Lundi 9 janvier 2017

 

Deux journalistes néerlandais, Michel Spekkers et Stefan Beck, ont été arrêtés par la police néerlandaise à leur retour à Amsterdam après un voyage professionnel dans les Républiques Populaires du Donbass. Les journalistes, qui avaient reçu des accréditations officielles, ont rassemblé pendant une semaine des informations sur le crash du MH17 qui a eu lieu en 2014, et ont fait d'autres enregistrements documentaires sur la vie dans les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk.

L'agence officielle d'information dans le Donbass DONi News confirme l'information selon laquelle Spekkers et Beck avaient des documents valides et un soutien officiel pour mener leur travail de journalisme d'investigation dans les Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk. Ils ont aussi fait une interview du directeur de DONi News, Janus Putkonen, alors qu'ils visitaient Donetsk pendant les congés du Nouvel An.

Tout l'équipement, le matériel personnel et professionnel, les cartes mémoires des PC portables, téléphones et caméras ont été confisqué aux journalistes par les officiers de sécurité néerlandais immédiatement après leur arrivée. Ils ont été informés que « un tel matériel documentaire sur le dossier du MH17 est illégal  ».

« Le NJV (Syndicat des journalistes néerlandais) a réussir à faire sceller les données. Cela signifie que sans une décision judiciaire il est impossible à la police d'accéder au matériel. Néanmoins, ce que la cour décidera n'est pas encore clair, » a déclaré Stefan Beck à l'agence DONi News lundi.

Tout le matériel collecté par Michel Spekkers et Stefan Beck à propos du crash du MH17 dans le Donbass, et d'autres enregistrements, comme des micros-trottoirs, ont été confisqués par la police à leur arrivée aux Pays-Bas a déclaré Beck.

« J'espère que la discussion se tournera vers ce qui doit être discuté : que l'enquête néerlandaise sur le MH17 a négligé de récupérer du matériel, même quand il est facilement accessible. Et que le Ministère Public a donné de faux arguments concernant la raison pour laquelle l'enquête ne peut pas se poursuivre sur place  : la zone où le MH17 s'est écrasé n'est pas dangereuse contrairement à ce que le MP veux faire croire aux étrangers,  » a souligné Beck à l'agence DONi News.

Le Ministère Public (OM) prétend qu'il ne pouvait pas récupérer ce matériel parce que la région où l'avion s'est écrasé est trop dangereuse. « Néanmoins, lors de notre séjour sur place nous avons pu constater que ce n'est pas le cas,  » a déclaré Beck. « Un autre argument de l'OM est de dire qu'il est impossible de rassembler tout les morceaux du fuselage car ceux-ci sont éparpillés sur une trop grande surface. Et qu'il serait donc impossible de tous les trouver. C'est un argument valide, néanmoins l'OM a aussi négligé de récupérer le matériel qui est rassemblé dans les entrepôts, » a-t-il poursuivi.

« Le raisonnement incorrect de l'OM et la confiscation du matériel (y compris le matériel photo), suscite le doute quant à la vérifiabilité et la fiabilité de l'enquête, » a déclaré Beck.

Le matériel documentaire sur le MH17 « illégal » ?

Les services de police des Pays-Bas n'ont pas réussi à expliquer la raison de la confiscation du matériel journalistique sur la tragédie du Boeing malaisien MH17, a déclaré à Rossiiskaya Gazeta l'un des reporters détenus par la police à l'aéroport d'Amsterdam, Michel Spekkers, qui venait tout juste de revenir du Donbass.

« La police a déclaré aux médias que mes actions - j'ai rassemblé et ramené avec moi des objets venant du site du crash du MH17 - étaient illégales. Mais ils n'ont pas expliqué pourquoi c'était illégal, » a déclaré Michel Spekkers à RG. « On m'a seulement dit : c'est illégal, c'est interdit. Mais lorsque je leur ai demandé de me préciser l'article de loi dans lequel c'est indiqué, ils n'ont pas répondu. Et rien n'a été dit à ce sujet jusqu'ici, » a-t-il déclaré.

Le journaliste néerlandais a déclaré qu'il allait protéger ses droits et insister sur le retour du matériel collecté dans le Donbass. « Nous avons l'intention de protéger nos droits,  » a souligné Spekkers.

«  La nuit dernière, nous avons réussi à obtenir avec l'aide du syndicat des journalistes néerlandais un blocage de l'accès à l'information que nous avons rassemblé. Cela signifie que la police n'a pas le droit ni de toucher le matériel, ni de l'examiner sans une permission spéciale. Mais, avant cela, ils ont pu accéder librement au matériel collecté pendant plusieurs heures. Aussi, nous ne pouvons que deviner ce qui s'est passé pendant ces heures, » a déclaré Spekkers à RG.

Commentaire du directeur de DONi NEWS à Rossiiskaya Gazeta (RG)

Le directeur de l'agence d'information internationale du Donbass DONi, Janus Putkonen, qui a accompagné les journalistes néerlandais pendant leur séjour dans le Donbass, a décrit au journaliste de RG à quel point le matériel récolté près de Donetsk sur les circonstances du crash de l'avion de passagers malaisien était unique :

«  Les journalistes Stefan Beck et Michel Spekkers ont passé environ une semaine dans le Donbass. Ils avaient obtenu à l'avance toutes les accréditations nécessaire pour travailler comme journalistes sur le territoire des Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk, en conformité avec la procédure établie,  » a déclaré Putkonen à Rossiiskaya Gazeta lundi.

« Beck et Spekkers sont des reporters célèbres en Europe. Ils ont fait un nombre impressionnant de reportages et de programmes d'analyse. Je tiens à souligner que les deux Néerlandais parlent russe. Dans le Donbass ils n'ont pratiquement pas eu besoin d'aide et ont travaillé de manière indépendante  : ils sont entrés en contact avec les personnes qu'il leur fallait, se sont déplacés librement dans la région et ont pu communiquer avec leurs interlocuteurs dans traducteur, » a déclaré Putkonen.

Lors de leur séjour en RPD et RPL, les Néerlandais étaient accompagnés du journaliste britannique Graham Phillips qu'ils connaissaient bien et considéraient comme une personne digne de confiance.

« Personne n'a contrôlé Beck et Spekkers dans le Donbass, et aucun reportage précis n'était exigé. Je sais que depuis le tout début du séjour ils avaient prévu de visiter le site du crash de l'avion de la Malaysian Airlines, de parler aux témoins oculaires de l'accident et à ceux qui ont travaillé sur les lieux de la tragédie. Leur intérêt est assez clair  : le crash qui a eu lieu le 17 juillet 2014 près de Donetsk, dont la majorité des passagers à bord étaient des résidents des Pays-Bas, continue de perturber la société néerlandaise. L'enquête sur les causes de la tragédie n'est toujours pas terminée et les gens en savent peu à ce sujet, » a déclaré le directeur de l'agence DONi.

« Beck et Spekkers voulaient donner de nouveaux détails au public et se sont rendu dans le Donbass particulièrement dans ce but. Ils ont rencontré toutes les personnes avec lesquelles ils voulaient parler. Ils ont principalement parlé non à des officiels, mais aux témoins oculaires et secouristes qui ont travaillé sur le site du crash, c.à.d. ceux qui ont touché les fragments de l'avion de leurs propres mains et vu les corps des passagers décédés de leurs propres yeux  », a déclaré Putkonen.

« J'ai aussi été interviewé par les Néerlandais au sujet du crash de l'avion. Je leur ai parlé de la guerre de l'information menée par l'Occident, ainsi que la couverture sans scrupules et déshonorante que les médias européens avaient fait des circonstances de la tragédie qui est arrivée à l'avion malaisien près de Donetsk. Les journalistes soulevaient des questions sensibles. Ils s'intéressaient à l'opinion des résidents du Donbass concernant l'enquête sur les cause du crash. Ils ont rassemblé une quantité impressionnante d'enregistrements photo et vidéo, ainsi que des données analytiques et des interviews. Je ne sais pas de manière sûre ce que contiennent ces enregistrements. Nous ne contrôlons pas le travail des journalistes. Nous les aidons seulement et les assistons afin qu'ils puissent faire leur travail,  » a souligné Putkonen.

« Avant de rentrer chez eux, les Néerlandais semblaient assez satisfaits du travail accompli lors de leur séjour et ont quitté le Donbass en toute sécurité avec leurs bagages, » a-t-il poursuivi. « Tous étaient choqués à Donetsk par la nouvelle que les autorités néerlandais avaient arrêté Beck et Spekkers et confisqué toutes leurs vidéos et autres matériels journalistiques. »

Source : Rossiiskaya Gazeta

Janus Putkonen

 

Agence DONi News / Traduction depuis l'anglais par Christelle Néant

L'artillerie ukrops tonne la fin de la trêve !

Le retour le terreur pour les civils du Donbass

 

Lundi 09 janvier 2017

 

 

Par Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout d'abord cette trêve de Noël a marqué le passage vers la nouvelle année comme un filigrane le papier noirci par le feu des mitraillages et bombardements qui,  bien que diminués fortement (entre 3 et 4 fois moins) n'ont jamais cessé complètement une seule journée, comme en témoigne cette jeune fille de 14 ans tuée le 5 janvier sur le front de Staromikhailovka (à l'Ouest de Donetsk) par des tirs de mortier du 1er Bataillon de la 92ème brigade ukrainienne positionnée au Nord de Krasnogorovka. Le corps de cette adolescente trouvée dans la zone grise le 8 janvier a dû être évacué par des volontaires sollicités par les autorités de la DNR après que l'armée ukrainienne ait refusé d'aller le chercher.

 

Au lendemain de Noël une escalade des bombardements ukrainiens est revenue sur le front (environ 250 violations du cessez le feu le 6 janvier, 400 le 7 et 500 le 8) particulièrement à Sahanka et Kominternovo, dans le Sud de la République de Donetsk, Yasinovataya au Nord de Donetsk et Gorlovka au Nord de la République. Plus au Nord, entre les République de Donetsk et Lugansk, 'l'arc Svitlodarsk" est toujours le théâtre d'affrontements et bombardements permanents depuis l'offensive tentée par Kiev dans ce secteur le 18 décembre dernier.

 

Obusier automoteur ukrainien de 122mm 2S1 "Gvozdika" de la 

58ème brigade d'artillerie en train de tirer sur le front de Yasinovataya

 

lors des attaques lancées contre la station d'épuration des eaux.

Les méthodes ignobles d'un terrorisme criminel aveugle

 

Le même jour, un nouvel attentat a été déjoué dans Donetsk à proximité d'une caserne militaire où une patrouille a détecté et neutralisé à l'extérieur de la clôture 2 mines de type OZM-72. Ces mines anti personnelles bondissantes sont particulièrement dangereuses et ont un rayon d'efficacité létale de 25 mètres environ. Dans ce genre d'attaque la population civile autant que le personnel militaire est mis en danger.

 

Mais c'est un incident grave survenu dans le secteur de Marinka qui marque l'actualité de ce lendemain de Noël : 

 

 

Le 8 janvier une unité ukrainienne de la 10ème brigade de montagne coordonnée par les services de sécurité ukrainiens (SBU) a kidnappé dans le village de Kurokhove, à l'Ouest de Donetsk une vingtaine de résidents civils. Les otages ont été menottés et embarqués dans des camions Oural avant d'être acheminés vers la ligne de front de Marinka située à 10 kilomètres à l'Est. Le transfert a été effectué en convoi des véhicules blindés légers de type Hummer des forces spéciales ukrainiennes 'Alpha" accompagnaient les camions vers Marinka.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est à noter que cette prise d'otage été réalisée juste après l'arrivée importante de renforts ukrainiens dans ce secteur du front de Marinka (plusieurs unités blindées dont un peloton de chars de combat)

 

 

Quelle est le but de cette opération qui révèle une fois de plus l'ignominie des méthodes employées par Kiev à l'encontre de la population civile des territoires occupés du Donbass : réquisition pour réaliser un travail forcé, représailles, mise en place d'un bouclier humain sur une position militaire, préparation d'un futur false flag accusant les force républicaines de crime de guerre ?

Les autorités de la DNR, dès les renseignements confirmés ont aussitôt réagi, prévenu le commandement ukrainien et alerté les missions de l'OSCE et de l'ONU présentes à Donetsk.

 

Un des bombardements ukrainiens réalisés pendant la "trêve de Noël"

Kiev a donc décidé de reprendre massivement ses attaques contre le Donbass comme le montre l’intensification des bombardements de son armée qui a marqué la fin de la trêve de Noël, les déploiements d'unités sur la ligne de front, l'augmentation des ravitaillements munitions comme ce train spécial de 20 wagons repéré arrivant en gare de Krasni Liman, au Nord de Slaviansk, mais aussi de poursuivre une politique de la terreur en organisant de nouvelles répressions dans les territoires occupés et de nouveaux attentats au coeur des Républiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les USA et l’Ukraine plongent dans la folie la tête la première, quitte à entraîner le monde avec eux

 

Dimanche 08 janvier 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À moins de deux semaines de l’intronisation de Trump, l’administration d’Obama continue les provocations dangereuses envers la Russie. Après les 35 diplomates russes expulsés sous des prétextes bidons, les fake news sur le piratage russe d’un fournisseur d’électricité américain, voilà maintenant qu’à travers l’OTAN, les USA cherchent à titiller l’ours russe en Europe de l’Est.

Alors que le moindre mouvement de l’armée russe sur son propre territoire déclenche une tempête hystérique d’articles des médias occidentaux dénonçant l’agressivité de la Russie, le récent déploiement en Allemagne et en Europe de l’Est d’une brigade blindée américaine constituée de 4 000 hommes, 87 chars Abrams et 144 véhicules de combat Bradley, qui stationnera de manière permanente en Pologne, et qui sera renforcée de 1 000 hommes supplémentaires venant des pays de l’OTAN, ne semble pas émouvoir cette même presse. Pourtant rayon agressivité et provocation juste sous le nez de la Russie c’est aussi évident que le nez au milieu de la figure.

Et alors que les USA jouent au pyromane essayant de déclencher une troisième guerre mondiale en Europe de l’Est avant l’investiture de Donald Trump (le plan syrien ayant échoué lamentablement), il semble que la folie du marionnettiste ait définitivement contaminé sa marionnette ukrainienne.

Deux nouvelles aussi surréalistes qu’aberrantes ont ainsi émaillé cette semaine en provenance de Kiev.

La première a eu lieu la veille du Nouvel An et concerne le « patriarche » Philarète de Kiev (patriarche de l’église orthodoxe d’Ukraine, qui est une église non canonique, et qui n’est reconnue par aucune des églises canoniques).

Ce dernier qui est pourtant censé présider une congrégation religieuse et donc être un exemple de spiritualité et de vertus, n’a rien trouvé de mieux à faire en cette fin d’année 2016 que de bénir les soldats du bataillon Tornado (le fameux bataillon dont les atrocités – viols, tortures et meurtres de civils innocents dans le Donbass – étaient telles que 12 de ses membres sont toujours actuellement jugés à Kiev pour crimes de guerre).

À la demande d’un soldat de prier pour les soldats du bataillon Tornado, le « patriarche » n’a rien trouvé de mieux à répondre que d’appeler à prier pour que Dieu les libère (sic) :

« Nous prierons pour que le Tout Puissant les libère… Ils sont en prison pour l’Ukraine comme Piotr Kalnychevsky (le chef cosaque de Zaporojié qui fut arrêté sur ordre de Catherine II). »

Et pour ceux qui croient à un incident isolé, il faut savoir que c’est déjà la deuxième fois que Philarète bénit des soldats de ce bataillon, puisqu’au début de la guerre il avait décerné au chef de ce bataillon, Rouslan Onishchenko, une médaille de son « patriarcat ». On voit quel genre de valeurs pas franchement orthodoxes ce « patriarche » défend : vol, viols, tortures et meurtres d’innocents.

 

Et dans la lignée de cette vision très personnelle de la religion chrétienne orthodoxe du « patriarche » de Kiev, Porochenko en a rajouté une couche lors de ses vœux de Noël hier soir sur son mur Facebook, en appelant je cite à « prier pour les soldats qui nous protègent actuellement contre l’ennemi – l’Antéchrist ». Sic.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais pas s’il désigne par là le Donbass, la Russie, ou Vladimir Poutine lui-même, mais dans tous les cas il y a de quoi s’inquiéter sérieusement pour la santé mentale de Porochenko et de celle de ses patrons américains. Et surtout il y a de quoi s’inquiéter pour les conséquences de leur folie sur le monde.

Christelle Néant

Source:https://dnipress.com/fr/posts/les-usa-et-lukraine-plongent-dans-la-folie-la-tete-la-premiere-quitte-a-entrainer-le-monde-avec-eux/

 

 

 

 

1000 jours !

Dimanche 08 janvier 2017

 

Par Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 

 

1000 jours de larmes, de sang et d'espérance dans le Donbass !

"Ici les héros ne meurent jamais" - Mémorial de Saur-Moghila, bombardé en 2014

 

Il y a 1000 jours, au sortir du coup d'Etat du Maïdan organisé par les occidentaux et le lendemain de la visite de John Brennan, Directeur de la CIA, le nouveau Président du parlement ukrainien et Président par intérim Oleksandre Tourtchinov déclenchait le 15 avril 2014 une "Opération Spéciale Antiterroriste" contre les populations russophones d'Ukraine qui, protestaient contre les mesures russophobes engagées par le nouveau pouvoir, réclamant une fédéralisation du pays pour garantir et protéger leur identité culturelle russe. 

En quelques jours, la réaction hallucinée de violences de la junte de Kiev allait transformer la revendication fédéraliste initiale en rébellion séparatiste définitive !

 

 

OTAN en emporte le vent !

Dimanche 8 janvier 2017

 

Par Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 

Une Alliance sourde, aveugle et bornée (mais pas muette !) 

 

 


1000 jours de revendication naturelle d'un peuple voulant vivre selon ses coutumes, avec sa langue maternelle et dans le respect de son Histoire. L'Ukraine cette terre slave, berceau de la Russie, connait une identité territoriale russe très importante identifiée par la Novorossiya. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1000 jours de guerre fratricide insensée, d'opération punitive et disproportionnée, menée à force tanks, obusiers hélicoptères et avions de combat contre une population réfugiée derrières des barricades et des icônes dorées, mais refusant de déshonorer sa liberté et trahir son Histoire.

 

 

1000 jours de massacres aveugles et génocidaires exécutés par des soudards fanatiques et  nostalgiques d'un passé où la haine de l'autre dominait les pensées et les actes. Odessa, Mariupol, Lugansk, Slaviansk, Krasnoarmeisk, Gorlovka, bornes de sang traçant le martyr du Donbass.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1000 jours de sang et de larmes dans des familles brisées par la guerre et choquées par le barbarie lancée contre elles. Des dizaines de milliers de tués, plus de cent mille blessés, un million de réfugiés et déplacés, sans compter les destructions innombrables.


1000 jours de résistance incroyable, depuis les miliciens dépenaillées aux vieux fusils mais récupérant, combat après combat, le matériel pris ou abandonné par l'ennemi, jusqu'aux soldats équipés et entraînés des armées professionnelles des Jeunes Républiques populaires. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1000 jours de victoires éclatantes ouvrant un nouveau chapitre de l'Histoire glorieuse de cette Europe des peuples défendant leurs libertés: Saur-Moghila, Iliovaisk, Donetsk, Debalsevo et tant de tranchées et "block-post" anonymes où combattent jour et nuit les volontaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1000 jours de construction politique et social inimaginable, donnant naissance à des Républiques audacieuses et innovantes, nées dans le feu des bombardements et des combats qui sont à la fois fidèles au passé mais aussi un exemple pour l'avenir des peuples d'Europe.

 

 

Enfin 1000 jours d'espérance de paix portées par cette Foi et cette capacité de résilience exceptionnelle de ces femmes, ces hommes et ces enfants qui chaque jour pris les armes à la main pour que cette guerre cesse et que leurs enfants sortent enfin des caves pour jouer au soleil. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1000 jours et 1000 nuits qui sont passés comme une nuit d'orage, et la tourmente n'est pas terminée car l'accalmie de Minsk n'est peut-être que l'oeil d'un cyclone dont la terreur ne cesse d'enfler à l'horizon, aussi les sentinelles ici resteront éveillées sur les marches de l'Empire russe tant que la folie des hommes servant Mammon ne sera pas éteinte par la flamme de leurs fusils...

1000 jours de guerre dans le Donbass !

 

Vidéo de Graham Phillips

Car le Donbass, c'est d'abord cela: un peuple rare dont les vents violents de l'Histoire ont façonné la noblesse et qui aujourd'hui lutte debout pour défendre cette Liberté que le monde Moderne veut anéantir dans le cœur des Hommes !

 

 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Faisant fi de la victoire de Trump et des réorientations stratégiques annoncées par la prochaine équipe Trump, l'administration Obama dans un jusque-boutisme machiavélique poursuit sa stratégie agressive contre Moscou via l'OTAN son cheval de Troie militaire européen....

 

Un article de Sebastien Hairon rapporte l'arrivée des premiers convois maritimes étasuniens déployant en Europe les premières unités de la 3ème Brigade blindée de la 4ème division d'infanterie US... Sur ce blog j'avais annoncé depuis le printemps 2016, ce renforcement prévu de l'OTAN par des unités étasuniennes déployées au plus près des frontières russes. Le déploiement permanent d'unités de combat blindées étasuniennes sur les frontières de la Russie est désormais une réalité qui avec les installations des systèmes de missiles AEGIS en Pologne et Roumanie, la présence renforcée et permanente de navires de combat en Mer Noire etc... 

 

Voici une courte vidéo de propagande US décrivant ce renforcement de l'Alliance par les USA, on y voit que la Russie et particulièrement le théâtre d'opérations ukrainien est le prétexte majeur invoqué par Washington pour militariser l'Europe...

 

Ce déploiement étasunien qui se fait via l'OTAN, ce cheval de Troie militaire occupant l'Europe, a un coût exorbitant, et que Washington espère partager avec les autres membres de l'Alliance qu'elle exhorte régulièrement à augmenter leurs budgets militaires: 

·                        En 2016 entre 700 et 750 millions de dollars (variable liée aux fonds secrets estimés) ont été alloués pour cette militarisation de l'Europe. Déploiement d'unités dans les pays baltes notamment, construction des bases de missiles Aegis, une grande part ayant alimenté le programme de formation et de soutien à l'armée ukrainienne (300 millions de dollars).

·                        En 2017, ce budget militaire destiné au front européen est prévu d'être augmenté de 3,4 à 3 7 milliards de dollars !

 

Evolution de l'OTAN depuis 1990 : Entre expansionnisme et agression !

 

 

En 2016, un premier escadron blindé est déployé en Estonie (char Abrams)

C'est sur le flanc oriental de l'Alliance que Washington réalise le plus d'efforts et de dépenses pour organiser un arc blindé menaçant Moscou (Russie et Belarus). Les pays de l'OTAN les plus proches des centres névralgiques de la Russie sont les pays baltes (Estonie Lettonie et Lituanie) sur lesquels les USA sont en train de déployer des unités blindées et d'équiper une base militaire à Lata (8 à 12 millions de dollars d'investissement)

 

A ces anciens pays de l'Est devenus l'avant-garde de Washington, il faut rajouter la Finlande qui intensifie sa coopération avec l'Alliance et surtout la Géorgie et l'Ukraine qui par des révolutions colorées sont tombés dans l'escarcelle des occidentaux et sont considérés comme des "pays alliés non intégrés" de l'OTAN et qui aspirent tous deux à intégrer l'Alliance le plus rapidement possible.

 

 

Cette région d'Europe entre Mer Baltique et Mer Noire a toujours été un enjeu stratégique permettant tantôt d'isoler la Russie tantôt de lui offrir un glacis défensif occidental (comme à l'époque de l'URSS) Cet "Intermarum" est aujourd'hui réactivé par une stratégie agressive étasunienne qui en préparant une guerre conventionnelle sur son flanc Nord (Baltique) organise depuis ce dernières années des guerres hybrides sur son flanc Sud (Géorgie et Ukraine) comme le montre cette carte de l'extension orientale de l'OTAN :


Sapeurs du 2e Régiment de cavalerie US préparant la construction 
d'un pont sur la Tana, en Estonie

Soldat US en Lettonie

Instructeur US en Lituanie


Et bien sûr, en toute logique et légitimité, cette militarisation de l'OTAN qui est explicitement dirigée contre la Russie provoque de la part de cette dernière un renforcement réciproque de son dispositif de défense sur son flanc occidental, qui est doit-on le rappeler vulnérable car dépourvu de profondeur stratégique (Saint-Pétersbourg par exemple n'est qu'à 155 km des frontières de l'OTAN ! (Narva en Estonie)). Ainsi en 2016, ce sont 1100 unités supplémentaires russes qui sont venues renforcer le bouclier occidental, Kaliningrad et bien sûr la Crimée qui est en première ligne face aux menaces ukrainiennes, avec notamment 2 divisions mécanisées, des missiles "Iskander" et "S400", des escadrilles de "Sukhoï 35", des batteries d'obusiers "Koalisnia ST" et "Msta CM" etc...)

 

 

L'Ukraine au centre des objectifs européens de l'OTAN

Le Président ukrainien Piotr Porochenko et le Secrétaire Général de l'OTAN, Jens Stoltenberg 

 

L'augmentation de la présence militaire étasunienne en Europe gravite autour de la crise ukrainienne dans laquelle Washington, bien qu'étant parvenu à renverser le gouvernement Ianoukovitch, a subi un double échec en voyant s'échapper la Crimée en mars 2014 et le Donbass 2 mois plus tard, qui étaient les objectifs militaire et économiques majeurs du coup d'Etat organisé sur la Maïdan il y a 3 ans.

 

Depuis la rébellion du Donbass, les "néocons" n'ont cessé de provoquer la Russie en agitant un mythique invasion russe en Ukraine en multipliant les opérations militaires, exercices ou déploiements d'unités sur ses frontières. Si en ce qui concerne les pays intégrés à l'Alliance il est facile pour Washington d'y renforcer sa présence militaire, en revanche pour l'Ukraine cette dernière doit se faire plus discrète et surtout s'organiser autour de missions de coopération technique, de formation ou d'assistance de commandement officiellement non armées...

 

Cette coopération est réalisée dans plusieurs domaines :

·                        Aide financière directe au budget militaire ukrainien

·                        Assistance technique et tactique réalisée pour former aux procédures de l'OTAN

·                        Livraisons de matériels militaires (et donc un SAV d'instructeurs) 

·                        Organisation d'exercices de l'Alliance en Ukraine (Rapid Trident, Sea Breeze...)

 

·                        Mise à disposition de ressources de renseignement US (dronesavions et satellites) 

Formation de soldats ukrainiens par un instructeur
étasunien en 2016 dans la région de Lvov

Sauf si Trump annule cette programmation, 2017 devrait voir le Pentagone livrer des armes létales à l'Ukraine, action qui après avoir été longtemps débattue au sénat américain mais a finalement a été votée à la fin de l'année 2016. D'ailleurs directement ou via le Canada et des sociétés privées de sécurité, des armes ont déjà été livrées à l'Ukraine ainsi que des véhicules blindés légers de type

 

Au cours des derniers mois on a observé en Ukraine, entre provocation russophobe et ingérence militaire, une implication révélatrice de plus en plus importante de hauts responsables de l'OTAN 

·                        En mai 2016, l'ancien secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen et connu pour sa russophobie fanatique est nommé au poste de conseiller spécial du président Porochenko;

·                        En août 2016, le lieutenant-général Frederick Benjamin "Ben" Hodges, Commandant en chef des armées étasuniennes en Europe, vient avec une délégation de l'OTAN sur le front de Mariupol;

·                        En Septembre 2016, John Abizaid, l'ancien commandant du Commandement des forces US au Moyen Orient et Asie Centrale devient conseiller du ministre ukrainien de la Défense, Stepan Poltorak.

·                        En décembre 2016, le major-général Curtiss Scaparotti chef du Commandement allié Opérations (ACO) soit de l’ensemble des opérations de l’Alliance Militaire vient à son tour visiter (ou inspecter ?) le front du Donbass;

 

A ces visites, il faut bien sûr rajouter celles d'un sénateur John Mac Cain venu récemment passer le réveillon sur le front de Mariupol en promettant que 2017 serait "l'année de l'offensive dans le Donbass", et celle annoncée de Joe Biden, le Vice-Président des USA tous deux des parrains officiels du coup d'Etat du Maïdan animés par une russophobie belliciste délirante.

Il ne lui manque plus que le chewing gum !

 

De son côté le gouvernement de Porochenko n'a jamais cessé de demander à corps et à cris son intégration militaire dans l'Alliance atlantique, cherchant dans un zèle exacerbé à ressembler à son mentor étasunien, et parfois jusqu'au ridicule comme celui de la coupe des nouveaux uniformes de la police ukrainienne ! Par exemple alors que Washington exhorte les pays européens de monter le budget de leur Défense à 2% minimum, Kiev qui vit pourtant une inflation de 3% a décidé de monter ses dépenses militaires à 5,9% du PIB pour 2017 (Pour info, le budget de la Défense de la Russie, vous savez ce diable de pays qui veut attaquer tout le monde diminue pour même passer en dessous du budget militaire de la France !)

 

Mois après mois l'Ukraine, qui pourtant ne fait pas partie officiellement de l'Alliance participe à des exercices interalliés organisés par le commandement étasunien, comme par exemple en 2016, les manœuvres terrestres "Anakonda" en Pologne et dans les pays baltes ou navales "Sea Breeze" en Mer Noire... 

 

Mais ce qui illustre certainement le plus cette stratégie anti-russe américano-ukrainienne, est certainement cette "déclaration commune de la commission OTAN-Ukraine" réalisée lors du dernier sommet de l'OTAN tenu à Varsovie les 7 et 8 juillet 2016 (l'Ukraine y était invitée) et dont le style comme le contenu évoquent plus une déclaration de guerre lancée contre Moscou qu'un projet de coopération politico-militaire.

 

 

Où il est question de "projection de stabilité" !

 

 

Accrochez-vous car là on va atteindre des sommets ! :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de ce sommet  réalisé à Varsovie en juillet 2016, des pontes de l'OTAN nous ont expliqué qu'il ne fallait pas voir dans le déploiement par l'Alliance d'unités d'assaut le long de la frontière russe une stratégie agressive contre Moscou, mais de simples.... "Projections de stabilité au-delà de ses frontières" ! Au cours de ce même sommet du cynisme et de la russophobie, le déploiement d'unités russes sur leur propre territoire national est en revanche dénoncé comme "une projection de puissance" inadmissible "et des activités militaires provocatrices à proximité des frontières de l’OTAN" ! (article 10 de la déclaration) 

 

Ce qui fait la différence c'est que les actes de l'OTAN sont "guidés par les principes immuables que sont la démocratie, les Droits de l'Homme etc..." ce dont je suis sûr que qu'en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yemen, Donbass etc. personne n'aura à redire ! 

 

 

 

De l'implication scabreuse de l'Europe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Major Général Timothy Mac Guire, Adjoint au Commandant des forces US en Europe (Gal Ben Hodges) accueillant la 3ème brigade blindée au port de Bremerhaven.


Le transfert de la 3ème brigade US en Europe a été réalisé via le port maritime allemand de Bremerhaven, ce qui confirme le retour de plus en plus important de Berlin dans la bande des acteurs militaires zélés à l'Oncle Sam, au premier desquels on trouve la servile France et bien sûr la Grande Bretagne (pour peu qu'on la considère en Europe)

Pour ce premier convoi maritime ce sont  « plus de 2500 pièces de cargaison (des camions, des véhicules de combat, remorques, et conteneurs) qui ont initialement expédiées vers l’Allemagne, puis transportées vers la Pologne et d’autres pays d’Europe centrale et orientale ». Le matériel doit « arriver dans la période du 6 au 8 janvier par transport maritime à Bremerhaven et sera ensuite transporté vers la Pologne par rail et des convois militaires d’ici le 20 janvier », ce qui représente au total 900 wagons spéciaux...

L'Allemagne de Merkel de son côté participe également à ces jeux de guerre de l'Oncle Sam et envoie ce mois de janvier son 122 bataillon d'infanterie, 26 chars, 100 autres véhicules et 120 conteneurs seront transportés en train vers la Lituanie.

Le lien entre ce déploiement offensif et la crise ukrainienne ne fait aucun doute :

·                        Le lieutenant-général Frédéric « Ben » Hodges, commandant des forces américaines en Europe, a déclaré à son propos que c'était "une réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à l’annexion illégale de la Crimée".

·                        De même,  Peter Cooette, l'attaché de presse du Ministère de la Défense des USA qui en a fait l'annonce cette unité de chars de combat qui appartient à la 4ème Division d'infanterie des Etats Unis est déployée en Europe "dans le cadre de la situation en Ukraine."

 

Comme on le voit sur cette vidéo, le discours hypocrite revendiquant une manoeuvre défensive et non provocatrice continue de plus belle !

Cette unité blindée, la 3ème brigade n'est que le premier convoi de la 4ème Division d'infanterie dont la "projection de stabilité" est organisée comme suit :

 

 

Concernant cette 3ème Brigade sont équipement de "défense" se compose essentiellement de :

·                        87 chars de combat "Abrams"

·                        18 obusiers automoteurs de 155mm M126 "Paladin"

·                        144 véhicules de combats d'infanterie M2 et M3 "Bradley"

·                        419 véhicules blindés légers Hummvee de divers modèles et spécialités

 


Plus 907 véhicules divers (et 650 remorques), engins du génie, sanitaires, commandement, transmission, logistique etc...

Char de combat M1 Abrams

M2 Bradley

Obusier M126 Paladin

Humvee divers

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les personnels

Pour voir d'autres photos de l'arrivée des premières unités de la 4ème Division US voir la page FB de sa 3ème brigade blindée, le lien ici : "Iron brigade"

 

 

Comme on peut le voir sur les documents ci-dessus le déploiement des unités de cette 4ème division US doit continuer en février, sous la présidence du nouveau gouvernement Trump.

Ce sera un test pour voir jusqu'où va la marge de manœuvre de ce président qui nous a promis une désescalade des tensions entre Moscou et Washington et un désengagement progressif des Etats Unis en Europe et dans l'OTAN...

Les néoconservateurs semblent vouloir conserver la main sur la politique européenne et prévoient même une stratégie de remplacement dans la configuration où le "parapluie américain" diminuerait en Europe. Ce "plan B" s'appuierait sur un partenariat franco-allemand, associant la puissance économique de Berlin avec la puissance nucléaire de la France, dont le Ministre de la Défense Le Drian a décidé le 6 septembre dernier de doubler le budget. (Qui comme le sait est le secteur prioritaire pour lutter contre le terrorisme !) Mais c'est un autre sujet...

En attendant, la militarisation étasunienne de l'Europe et la propagande de guerre occidentale poursuivent une stratégie agressive vis à vis de la Russie au coeur de laquelle le conflit ukrainien s'est à nouveau réveillé depuis plusieurs semaines...

La destinée du Donbass, mais certainement également des autres peuples européennes risque d'être définie au cours du printemps 2017...

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

 

 

 

Les récentes «projections de stabilité" de l'OTAN en Europe...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Ministère de la défense US, le lien : ICI

 

 

Sources de l'article 

 

 

 

- Combattre et agir

 

 

- Colonel Cassad 
- WSWS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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